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21/11/2016

LML 19 novembre: 99e anniversaire de la Grande Révolution social iste d'Octobre -- La naissance du nouveau

Mais quel média aux ordres, du Monde capitaliste ricano-occidental, a rappelé, évoqué, célébré l’ anniversaire d’ un des évènements les plus marquants du XXe siècle: celui de la Révolution d’ Octobre 1917, en Russie tsariste, ... ??? Il est vrai que l’ on n’ entend pas grand chose non plus à gauche, et de la part de la fausse “gauche”, ...
RoRo
 
 
Sent: Monday, November 21, 2016 12:09 AM
 
Subject: LML 19 novembre: 99e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre -- La naissance du nouveau
 
 
Le
                                                          Marxiste-Léniniste

Numéro 139 - 19 novembre 2016

99e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre

La naissance du nouveau

1918


1927


1930


1932

1937

1947

Affiches marquant les anniversaires du pouvoir des Soviets
(Cliquer sur l'image pour agrandir)

99e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre
La naissance du nouveau
Le léninisme: une idéologie indispensable pour ouvrir la voie au progrès de la société - Hardial Bains
La nécessité de l'analyse des conditions contemporaines
- K.C. Adams

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Pour toute information ou communication concernant la liste d'envoi, prière d'écrire à maitre_de_poste@cpcml.ca

20:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/11/2016

COMMENT ONT-ILS INCENDIE L'INSTITUT KURDE IL Y A 18 ANS?

Sent: Saturday, November 19, 2016 2:31 PM
lpv/lcg/wp/bl
Subject: COMMENT ONT-ILS INCENDIE L'INSTITUT KURDE IL Y A 18 ANS?
 

Extrait de mes mémoires d'exil:

Lorsqu’Öcalan se trouvait en Italie, des manifestations sauvages se déroulaient non seulement en Turquie, mais dans les métropoles européennes où se trouvaient de fortes communautés d’immigrés turcs, excités par les propos agressifs des dirigeants turcs, les articles des journaux turcs, et les émissions des chaînes de télévision turques.

Le premier résultat déplorable de ces incitations à la haine se produisit à Bruxelles, capitale de l’Europe, la nuit du 17 novembre 1998. Nous suivions le dernier bulletin d’informations du jour lorsqu’un ami nous téléphona de Saint-Josse pour nous annoncer que les locaux kurdes de la rue Bonneels avaient été incendiés.

Le premier était celui de l’Institut kurde de Bruxelles, l’autre celui de l’Association culturelle du Kurdistan, membre de la Fédération des associations kurdes en Europe. Les agresseurs en avaient profité pour molester un commerce assyrien rue Verbist.

Ce qui était impardonnable côté belge était que la police, qui était au courant que des jeunes, incités depuis des jours à l’action, s’étaient réunis sur une place à quelques kilomètres de là, et s’étaient mis en branle vers la rue Bonneels en brandissant des drapeaux turcs et du MHP et en scandant des slogans antikurdes, avait observé de loin sans intervenir l’incendie volontaire des deux locaux.

Les témoins des événements ont raconté que la foule en délire, une fois le feu bouté aux locaux kurdes, s’était dirigée vers les locaux d’Info-Türk situés deux rues plus loin, toujours scandant des slogans, mais que certains journalistes turcs les en auraient dissuadés en disant : « C’est un organe de presse, là-bas, si vous vous y attaquez, la réaction belge sera forte.» Fort heureusement, comme personne ne se trouvait dans ces locaux à ce moment-là, il n’y eu pas de victime à déplorer.

Le lendemain matin, les événements de Saint-Josse faisaient la une des journaux, des radios et des chaînes de télévision en Belgique. Le plus grand quotidien belge, Le Soir, titrait : « Violences kurdes à Bruxelles». Or, depuis des jours, nous mettions en garde les autorités et les médias belges contre l’éventualité prochaine d’une agression contre les Kurdes. Il n’y avait pas encore quatre ans que les manifestants kurdes qui marchaient dans le même quartier pour la liberté s’étaient fait agresser.

L’Institut kurde de Bruxelles, l’Association des Arméniens démocrates, le Centre culturel du Kurdistan, le Centre culturel Mésopotamie et Info- Türk publièrent un communiqué conjoint pour protester contre les agressions et contre l’attitude de la police à l’égard de celles-ci. Nous appelions les autorités belges à prendre les mesures nécessaires pour que de telles agressions ne se reproduisent plus dans la commune où vivait en paix le microcosme anatolien.

Le même soir, les chaînes de télévision turques diffusaient en boucle les images et les informations relatives aux événements avec les commentaires les plus incendiaires. Les meilleures prises de vues en plans les plus serrés, qui permettaient l’identification des agresseurs, étaient celles de Show TV, que nous enregistrâmes immédiatement.

Les dirigeants de l’Institut kurde tinrent une conférence de presse dans les ruines des locaux incendiés, et montrèrent les dommages aux journalistes belges. Je pris également la parole à cette occasion pour critiquer vivement la manière dont les médias belges avaient montré les événements. Le grand reporter de RTL, Marie-Rose Armesto, demanda :

- Je vais m’occuper de l’affaire, mais avez-vous suffisamment de preuves ?
- Et comment ! Viens tout de suite chez nous, dis-je.

Sur les images de Show TV, on voyait très nettement les drapeaux aux trois croissants des agresseurs, les signes de reconnaissance des Loups gris, et le visage d’un certain nombre de participants aux événements.

Choquée par les images, Marie-Rose dit :
- Je ne peux pas diffuser ces images telles quelles pour des questions de droits d’auteur. Ce qui serait bien, c’est que je fasse des plans rapprochés de ces images te montrant regarder la télévision, tout en passant simultanément tes commentaires.

Le reportage fut emballé en une demi-heure. Marie-Rose ne se contenta pas de diffuser ces images sur RTL, elle les distribua à toutes les chaînes de télévision francophones et néerlandophones et permit ainsi aux téléspectateurs de connaître la vérité.

Désormais, plus personne ne pouvait dissimuler la vérité. Il fallut bien traîner en justice les personnes dont l’identité avait été révélée par les enregistrements, mais rien ne fut fait à l’encontre des diplomates turcs ainsi que des associations et médias turcs qu’ils manipulaient. En outre, à l’issue des procédures qui durèrent des années, aucun des saboteurs ne fut condamné. Un seul jeune, qui fut jugé meneur, fut condamné à un mois de travaux d’intérêt général dans une association !

(Dogan Özgüden, Journaliste "apatride", Academic and Scientific Publishers, Bruxelles 2014)

 
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21:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/11/2016

Comment peut-on être Coréen (du Nord) ?

Comment peut-on être Coréen (du Nord)?

Tout d' abord, il n' y a qu' UNE SEULE Corée: ce sont les impérialistes, colonialistes, ricains qui ont annexé de force la partie Sud de la péninsule coréenne au lendemain de la Libération, ...

Ils en ont fait, évidemment, fait un véritable porte-avion nucléaire, bactériologique et chimique en Extrême-Orient, armes qu' ils ont utilisées effectivement lors de certaines étape de leur Histoire de guerres répétées et successives de domination mondiale,...

En 1950, les Corées ont raté leur opération de réunification d' alors,... Une réunification que les Vietnamiens ont réussie une vingtaine d' années après: chassant les fascistes japonais, les colonialistes français, les impérialistes, interventionnistes ricains, et leurs fantoches, ...

Les Vietnamiens réunifiés prouvent largement à la face du Monde actuel, qu' ils ont réussi, qu' ils pouvaient très bien se passer de ces différents colonialistes successifs, ... !

La nature du régime en place ? C' est leur affaire intérieure, ... Les ricano-otano-occidentaux n' ont rien à y faire, ni à imposer, à des milliers de kms de leurs frontières, ... Leurs interventions militaires en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, ne sont guère des réussites, qu' elles causent des ruines, qu' elles massacrent des millions de gens fabriquant des douleurs, des exodes de millions de gens qui n' ont plus qu' à fuir leur pays, aggravant tous les racismes et les égoïsmes, ...

RoRo

 

Comment peut-on être Coréen (du Nord)?

This undated picture released from North Korea's official Korean Central News Agency (KCNA) on August 25, 2016 shows North Korean leader Kim Jong-Un (C) laughing as he inspects a test-fire of strategic submarine-launched ballistic missile at an undisclosed location. / AFP PHOTO / KCNA / KNS / South Korea OUT / REPUBLIC OF KOREA OUT  / SOUTH KOREA OUT ---EDITORS NOTE--- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO/KCNA VIA KNS" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
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Toutes les sociétés présentent des pathologies, mais leur nature est différente. L’impact de celles qui sont occidentales a pour particularité de mettre en jeu l’existence même de nombreux peuples.

Le mépris ou l’indifférence régnant en Europe pour l’Afrique et l’Asie constituent l’une de ces maladies : ils ont pour origine le vieux colonialisme pratiqué durant des siècles et dont il y a de fortes survivances, par exemple, avec la « Françafrique » et ses ingérences, largement tolérées par l’opinion.

L’impérialisme étasunien, d’abord limité à l’Amérique du Sud puis étendu à l’ensemble de la planète, avec son soi-disant messianisme, son racisme encore très vivant et son complexe de supériorité entretenu par ses intérêts stratégiques, nourrit et prolonge la maladie européenne. Cette hégémonie est pour beaucoup d’Américains la simple expression d’une puissance légitime, chargée de répandre le « Bien » sur terre. Les Républicains, style Trump, n’arrangeront rien, pas plus qu’une présidence Clinton, candidate « Démocrate » de Wall Street, n’aurait été favorable à la paix.

Une illustration significative est le traitement de la Corée du Nord (jamais appelée par son nom « République Démocratique Populaire de Corée »), systématiquement dénoncée comme l’ « État-voyou » le plus voyou de tous, « le plus dangereux du monde », selon G. Bush en visite à Séoul en février 2003.

Pour nombre d’Occidentaux, la RPDC serait le « diable incarné », producteur d’armes de destruction massive et qui, malgré son admission à l’ONU, ne saurait être reconnue par la Patrie des droits de l’homme, autrement dit la France ! Pas question pour le Quai d’Orsay de ne pas être dans le sillage des États-Unis, au cœur de « l’espace vital » qu’ils se sont octroyés en Asie !

Les milieux progressistes, dans une confusion croissante, sont eux-mêmes contaminés par crainte d’être pointés du doigt, d’être accusés de staliniens invétérés, handicaps supplémentaires dans les controverses électorales !

« Comment peut-on être Coréen (du Nord) » ? bien qu’il soit à nouveau possible d’être Persan depuis que les États-Unis se sont rapprochés de l’Iran !

Jouer à la fable de La Fontaine, « Les animaux malades de la peste », fait consensus : le « lion » yankee, premier détenteur des armes nucléaires les plus sophistiquées, répandues dans la Mer de Chine, à proximité immédiate des cotes coréennes, dénonce comme seul coupable de dangerosité ce modeste voisin du cheval, « l’âne », traité souvent comme une bête de somme, assimilé par certains au peuple coréen , avec l’assentiment de tout le bestiaire de la fable, c’est-à-dire de tous les politiciens courtisans des plus puissants, mais aussi d’une grande partie de l’opinion occidentale. C’est que les grands médias, comme France Inter avec Bernard Guetta le 12 octobre dernier par exemple en remettent avec, semble-t-il, conviction, en fabriquant une image surréaliste de la RPDC, toujours la même, faite de soldats défilant au pas de l’oie, de meetings gigantesques et de dirigeants aux silhouettes non conformes aux top-modèles occidentaux !

Les prétendus « experts » qui se manifestent sur le sujet n’ont souvent pas la moindre connaissance réelle de la Corée (style Rigoulot) ou sont des auteurs à succès de BD, ayant passé huit jours à Pyong Yang, ne connaissant du « pays du matin calme » ni l’Histoire difficile, ni ses réalités économiques et sociales et encore moins l’héritage confucéen !

On a une opinion très « radicale » sur la Corée, sans savoir, par exemple, qu’il s’agit d’un petit pays placé au milieu des grands empires, frappé de dévastations successives (la colonisation japonaise particulièrement féroce de 1905 à 1945, la guerre de 1950-1953, plus un embargo strict qui dure depuis 70 ans!). Pire, il semble que ces déterminants fondamentaux n’intéressent pas ceux qui portent les jugements les plus sévères sur ce pays : leur fonction semble être, sans scrupule, d’utiliser la Corée pour pérenniser une hostilité sans réserve née à Washington, mini rappel de l’anticommunisme chronique nécessaire au néo-conservatisme « libéral ».

Le traitement occidental de la question coréenne est révélateur du refus total du principe de souveraineté, de la volonté d’indépendance nationale assimilée à une provocation lorsqu’elle est revendiquée par un petit pays comme la Corée du Nord ! Peu importe que la Corée Populaire ait manifesté cet esprit d’indépendance à l’égard de l’URSS (refus d’entrer dans le Comecon, refus de s’intégrer au réseau électrique soviétique malgré les insuffisances du réseau national, etc.) et qu’elle l’exprime aujourd’hui vis-à-vis de son principal allié, la Chine.

Alors que certains communistes dans le monde, y compris en France, sont en rupture avec le Parti du Travail coréen, les experts des États-Unis, notamment la CIA, ne s’y trompent pas : le mode de production de la RPDC n’est pas capitaliste et le Parti du Travail est bien en train d’essayer d’édifier, au milieu des pires difficultés, un socialisme non pas « standard » mais fortement imprégné de coréanité, ce qui explique d’ailleurs sa stabilité en dépit des épreuves.

Se refusant à tout « modèle », le socialisme nord-coréen – qui n’a pas pour ambition d’être imposé à qui que ce soit – est axé sur le principe de ne « compter avant tout que sur ses propres forces » et de ne jamais sacrifier « la bataille idéologique ».

Combien de pays du Sud, trop souvent alignés sur les Puissances du Nord sans obtenir les résultats attendus, pourraient adhérer à cette priorité nationale si la corruption ne pesait pas sur leurs « élites », et pourquoi celles-ci n’ont-elles rien à dire à leur peuple ?

On comprend que de telles expériences socialistes fassent l’objet de campagnes permanentes de discrédit pour éviter toute « contamination » : jusque dans les années 1970, le Nord se développait plus vite et plus équitablement au plan social que le Sud pourtant inondé de dollars. Il fallait par tous les moyens, y compris la guerre et l’embargo, mettre un terme à cette « anomalie » !

De surcroît, les États-Unis pratiquent une politique agressive vis-à-vis de la Corée du Nord afin de légitimer leur stratégie militaire dans la région pour contrer la « menace » chinoise et les velléités japonaises d’émancipation de la tutelle américaine. Le Japon est un concurrent dont il faut limiter les ambitions. La Chine est en voie de devenir la première puissance mondiale qu’il convient de « contenir ». La RPDC est le bouc-émissaire idéal pour légitimer le maintien des bases militaires en Corée du Sud, au Japon, ainsi que la présence de la flotte américaine, dotée d’armes nucléaires, dans toutes les mers voisines. Il est nécessaire de montrer sa force hégémonique par l’organisation permanente de vastes manœuvres militaires à proximité de la RPDC, mais aussi et surtout de la Chine et de la Russie toutes proches, comme les États-Unis le font aussi en Pologne ou sur le territoire des États Baltes avec l’OTAN !

La question nucléaire souvent mise en avant n’est qu’un faux prétexte, occasion de dénoncer avec violence les « provocations » de Pyong Yang ! Le caractère artificiel de l’argument nucléaire est prouvé s’il le fallait par les positions de la France comme de la plupart des pays de l’OTAN au Comité des Nations Unies chargé du désarmement. Ce Comité vient de voter une résolution visant à relancer les négociations en vue de la dénucléarisation militaire du monde.

2017 doit être en effet l’année de la négociation d’un traité favorable au démantèlement de tous les arsenaux nucléaires. 38 États ont voté contre cette résolution dont les grandes puissances nucléaires (États-Unis, Russie, Royaume Uni, France) entraînant derrière elles les membres de l’OTAN, la plupart des membres de l’Union Européenne et Israël. La Chine s’est abstenue comme l’Inde, le Pakistan, la Finlande et les Pays-Bas, par exemple. La Corée du Nord au contraire a voté la résolution. Les autorités françaises, qui font des discours sur la sécurité internationale et qui refusent d’établir des relations normales avec la RPDC, ont ainsi dit non à toute tentative de désarmement nucléaire généralisée démontrant ainsi leur mauvaise foi vis-à-vis de la Corée du Nord.

Le nucléaire civil par contre est une nécessité vitale pour le développement économique et social de la Corée du Nord, toujours en situation d’insuffisance énergétique. Le droit de l’acquérir est parfaitement légitime et licite.

Le nucléaire militaire est pour les dirigeants nord-coréens, adoptant une position très « gaullienne » une arme de dissuasion irremplaçable aussi longtemps que les États-Unis se refusent à toute négociation directe en vue de la levée de l’embargo très nuisible à l’économie nationale (allant jusqu’à l’interdiction d’obtenir un prêt du FMI et freinant tout investissement étranger), de la conclusion d’un traité de paix mettant fin à la situation de belligérance (guerre de 1950-1953) et de l’établissement de relations internationales normales, c’est-à-dire conformes à la légalité internationale.

Les États-Unis, en effet, n’ont pas cessé, à l’inverse de ce que répètent les politiciens et les médias occidentaux accusant exclusivement les Coréens, de multiplier les opérations et les manœuvres de toutes sortes pour se refuser à toute normalisation avec la RPDC et à bloquer son ambition nucléaire.

Il est important de constater que les positions de la RPDC sont réactives et non offensives, malgré la réputation qu’on lui attribue. Son vote au Comité des Nations Unies en fait la démonstration.

Ce n’est pas un hasard si une vaste propagande mondiale attribue à la Corée du Nord, sans examen d’une réalité complexe, la responsabilité du déclenchement de la guerre de 1950-1953. Il s’agit de montrer qu’il est dans la « nature » du régime d’être agressif, alors qu’il s’agissait en 1950 d’une guerre civile (avec des accrochages armées quotidiens) que l’Occident, comme cela est dans ses habitudes, a internationalisé, la transformant en conflit entre États.

Depuis 1950, les États-Unis ont très fréquemment menacé la RPDC de recourir à l’arme atomique contre elle, comme en attestent les document déclassés de la CIA et du NSA, analysés par les spécialistes. Washington, après hésitation, a dû démettre de ses responsabilités le chef d’état-major Mac Arthur, décidé à user de la bombe atomique contre la Chine et la Corée du Nord vers la fin de la guerre de 1950-1953.

Dès 1957, les États-Unis ont introduit en Corée du Sud des armes nucléaires, en violation des Accords d’Armistice de 1953, alors que l’armée soviétique avait quitté la Corée du Nord depuis 1949. En 1972, il y avait 763 ogives nucléaires au Sud !

Entre 1958 et 1991, les manœuvres militaires dirigées par les Américains en Corée du Sud ont toujours comporté des scénarios d’utilisation des armes nucléaires.

En 1985, la RPDC, désireuse d’obtenir un accord avec les États-Unis, a signé le Traité de Non Prolifération en échange d’un engagement américain de livrer des centrales à eau légère d’usage exclusivement civil. Les États-Unis n’ont pas respecté cette promesse, les Républicains comme les Démocrates alternant au pouvoir n’ayant jamais pratiqué clairement avec les Coréens une diplomatie de compromis (il en été ainsi aussi bien pour la mise en œuvre de l’Accord cadre d’octobre 1994 ou de celui de septembre 2005). De fausses raisons ont été invoquées par Washington pour ne jamais aller jusqu’à conclure un traité de non-agression réclamé par la partie coréenne, donnant à la RPDC des garanties minimales contre une éventuelle intervention armée.

Le paradoxe est que le nucléaire militaire nord-coréen, résultat de cette attitude américaine, est devenu le prétexte du refus de négocier !

Les gouvernements français de droite et de « gauche » ont aussi insisté pour leur part sur le non respect des droits de l’homme sans reconnaître une évidence : tout est fait pour pousser la direction nord-coréenne à s’organiser en citadelle assiégée ! Comment les droits de l’homme pourraient-ils s’épanouir dans une société en état de belligérance où l’opposition ne peut plus être assimilée qu’à la trahison ? La RPDC, comme le souligne P. Pons, ancien correspondant du Monde au Japon, dans son livre « Corée du Nord, un État-guérilla, en mutation » (2016), s’est pourtant toujours déclarée prête à négocier !

Pour dissimuler ce refus occidental, tous les moyens sont utilisés, y compris les mensonges d’État, pour justifier un ostracisme qui n’a pas d’équivalent dans les relations internationales sur une période aussi longue, avec la complicité de journalistes, dont il faut bien convenir qu’ils sont incultes ou mercenaires ! Ils ironisent, dénoncent, font mine de s’indigner, mais n’informent jamais sur une réalité qu’ils ignorent ! Ils semblent même être heureux d’avoir ce « marronnier » (de plus en plus rares) pour faire consensus et ne courir aucun risque, même en disant n’importe quoi !

L’ONU, toujours officiellement présente en Corée, qui a « couvert » l’intervention armée contre le Nord, est inerte, ce qui n’empêche pas la Corée du Sud de fournir de hauts responsables à l’organisation internationale.

Quelques ONG au sein de la cohorte des faux humanistes manifestent un parfait cynisme en ne condamnant pas les vrais responsables de l’asphyxie d’un peuple soumis à un embargo sévère (qui concerne par exemple les « produits de luxe » dissimulant des biens de consommation courante), tout en l’accusant de mal respirer !

Les forces occidentales dont la tradition est de se croire tout permis ont en 1950-1953 totalement dévasté la Corée du Nord (il restait à Pyong Yang un unique immeuble debout) avant de faire de même au Vietnam. Elles ont aujourd’hui la même pratique avec l’Irak, la Libye, la Syrie, au Yémen, avec leurs alliés du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de la Turquie (échappant toutes à un quelconque procès en matière de droits de l’homme) !

A chacun de juger après s’être réellement informé au lieu de simplement penser l’être, en acceptant sans examen une propagande délirante.

 

Novembre 2016, Robert CHARVIN

 

Source: Investig’Action

 
Corée : 1943-1953
 
Le 15 août 1945, le peuple coréen, martyrisé et appauvri par des années de brutalités de la part des forces d'occupation japonaises, célébraient ouvertement sa libération et constituait dans la foulée le Comité pour la Préparation de l'Indépendance coréenne (CPIC).
 
Le 28 août 1945, toutes les provinces coréennes de l'ensemble de la péninsule avaient installé des comités démocratiques populaires et, le 6 septembre, des délégués de toute la Corée, du Nord comme du Sud, créaient la République populaire de Corée (RPC).
 
Le 7 septembre, le lendemain de l'instauration de la RPC, le général Douglas MacArthur, commandant des forces alliées victorieuses dans le Pacifique, sortait officiellement une proclamation adressée « Au peuple de Corée ». Cette proclamation annonçait que des forces placées sous son commandement allaient « ce jour même, occuper le territoire de la Corée situé au sud du 38e degré de latitude nord ».

En fait, le premier groupe de progression des unités américaines, le 17e Régiment de la 7e Division d'Infanterie, commença à s'installer à Inchon le 5 septembre, deux jours avant la déclaration d' occupation de MacArthur. Le gros des troupes d'occupation américaines commença à débarquer de vingt et un bâtiments de la marine de guerre (y compris cinq destroyers), arrivés le 8 septembre dans le port d'Inchon. Il était commandé par le lieutenant-général John Reed Hodge.
 
Des centaines de policiers japonais, à cheval et vêtus de noir, toujours commandés par le gouverneur général japonais Abe Noabuyki, tenaient les foules coréennes en colère à l'écart des soldats américains occupés à débarquer.
 
Le matin du 9 septembre, le général Hodge annonça que le gouverneur général Abe allait rester en fonction, de même que tout le personnel japonais et coréen. En quelques semaines à peine, 25.000 soldats américains et membres des « équipes de service civil » étaient entrés dans le pays. En fin de compte, le nombre de militaires américains en Corée du Sud allait s'élever à 72.000 hommes. Bien que les Coréens fussent officiellement catalogués de peuple « semi-amical et libéré », le général Hodge instruisit malencontreusement ses propres officiers de ce que la Corée « était un ennemi des Etats-Unis (.) soumis aux dispositions et termes propres à une reddition ».

De façon tragique et ironique à la fois, le peuple coréen, c'est-à-dire des citoyens d'une nation victime, était devenu un peuple ennemi, alors que les vaincus japonais, qui en avaient été les agresseurs illégaux, jouaient un rôle d'occupants en alliance avec les Etats-Unis.
 
En effet, la Corée subissait le fardeau de l'occupation même originalement destinée au Japon, qui bénéficia de l'aide massive et des programmes de reconstruction des Américains au cours de la période de l'après-guerre De même que l’ Allemagne occidentale, du reste).
 
A ce jour, le Japon est d'ailleurs resté la base militaire américaine avancée, accordant protection et renseignements aux « intérêts » américains dans la région Asie-Pacifique.

Syngman Rhee, 75 ans, fut élu président de la Corée du Sud le 10 mai 1948, suite à des élections boycottées par à peu près tous les Coréens, sauf le KDP de l'élite et les propres groupes politiques de droite de Rhee. Cet événement, scellant politiquement le sort d'une Corée divisée, provoqua ce que l'histoire a retenu sous le nom de massacre de Cheju au cours duquel 70.000 résidents au moins de l'île méridionale de Cheju furent massacrés sans pitié en une seule année par les forces paramilitaires de Rhee, supervisées par des officiers américains.
 
Rhee entra en fonction comme président le 15 août et la République de Corée fut officiellement instaurée.
 
En réponse, trois semaines et demie plus tard (le 9 septembre 1948), le peuple de la Corée du Nord instaura à contre-coeur son propre gouvernement séparé, celui de la République démocratique populaire de Corée (RDPC), avec Kim Il Sung comme Premier ministre.

Désormais, la Corée était tragiquement et clairement coupée en deux.
 
Depuis 1932, c'est-à-dire depuis l'âge de 20 ans, Kim Il Sung avait survécu en tant que combattant de la guérilla contre l' occupation japonaise tant en Chine qu' en Corée. Il avait 33 ans lorsqu'il retourna à Pyongyang en octobre 1945 afin d'entamer une ère tant attendue de reconstruction d'une Corée unie, libre de toute domination étrangère, et, trois ans plus tard, le 9 septembre 1948, il devint le Premier ministre de la Corée du Nord. Les forces de Rhee et des Américains durcirent considérablement leur campagne impitoyable d' épuration du Sud de ses éléments dissidents, identifiant comme présumée "communiste » toute personne qui s'opposait au régime de Rhee, en public ou en privé.
 
En réalité, la plupart des membres ou sympathisants du mouvement populaire dans le Sud étaient des socialistes qui n'étaient même pas affiliés aux organisations « communistes » de l'extérieur.
 
Toutefois, comme la répression s'intensifiait, les alliances avec les mouvements populaires du Nord, dont les organisations communistes, s' accrurent.
 
La révolte de Cheju fut noyée dans le sang en  août 1949 mais, dans la presqu'île même, la guérilla se poursuivit dans la plupart des provinces jusqu'en 1949-51.
 
Aux yeux du commandant des forces militaires américaines en Corée, le général Hodge, et de celui du nouveau « président », Syngman Rhee, pratiquement tous les Coréens qui n'avaient pas témoigné publiquement leur allégeance à Rhee étaient considérés comme des traîtres « communistes ». En conséquence, de très grands nombres de paysans, de villageois et de résidents urbains furent systématiquement pourchassés dans toutes les zones rurales, les villages et les villes de Corée du Sud. Les prisonniers étaient régulièrement torturés en vue de livrer des noms. Des milliers de personnes furent emprisonnées. Des milliers d'autres, plus nombreux encore, furent obligés de creuser des fosses communes avant d'être contraints d'y entrer et de se faire abattre par des compatriotes, très souvent sous la surveillance des troupes américaines.

L'introduction des forces militaires américaines et onusiennes, le 26 juin 1950, se produisait sans que le peuple américain y comprenne quoi que ce soit (en dehors de quelques observateurs astucieux, comme le journaliste I.F. Stone) ni qu'en fait, leur pays intervenait dans une guerre civile révolutionnaire en cours menée par des Coréens mêmes cherchant leur véritable indépendance après cinq années d'ingérence américaine. L' occupation américaine ne fit qu'alimenter davantage les passions des Coréens tout en créant entre eux de plus graves divisions encore.

En automne 1950, lorsque les forces américaines se retirèrent de la Corée du Nord, le général Douglas MacArthur ordonna à toutes les forces aériennes placées sous son commandement de détruire « tout moyen de communication, toute installation, usine, ville et village » à partir du fleuve Yalu, qui constitue la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, au sud de la ligne de combat. Les bombardements intensifs de saturation menés tout au long de la guerre, incluant des bombes au napalm, des bombes incendiaires et à fragmentation, transformèrent en gigantesques monceaux de ruines fumantes les villes et les villages qu'ils touchèrent.
 
Tout comme durant la Seconde Guerre mondiale, la campagne de bombardements stratégiques des Américains provoquèrent des destructions massives et des nombres outrancièrement élevés de victimes civiles. De telles tactiques violaient on ne peut plus manifestement la Charte de Nuremberg qui avait été proclamée, ironiquement, après la Seconde Guerre et principalement sous les pressions américaines.
 
Le tribunal de Nuremberg qualifia « la destruction volontaire de villes, bourgades et villages » de crime de guerre et déclara que « les actes inhumains contre n'importe quelle population civile » était un crime contre l'humanité.
 
A partir de ce jour fatal du 8 septembre 1945 jusqu'aujourd'hui, c' est-à-dire durant une période de 56 ans, les forces militaires américaines (s'élevant actuellement à 37.000 hommes répartis en une centaine de bases et installations) ont assuré une occupation constante du Sud, appuyant la domination de fait des Etats-Unis sur la vie politique, économique et militaire d'une Corée inutilement divisée. Cette occupation, souvent brutale, et le soutien permanent des Etats-Unis aux lignes de conduite répressives des dictateurs marionnettes continue d'être le seul obstacle d' importance à la paix en Corée et empêche l'unification pourtant inévitable de la péninsule coréenne.
 
Jusqu'en 1994, les centaines de milliers de militaires de la Corée du Sud opérèrent sous le commandement direct des Américains. Même aujourd'hui, bien qu'intégrées dans le Commandement combiné des Forces armées (CFC), ces troupes retournent automatiquement sous le contrôle direct des Américains lorsque le commandant militaire américain en Corée décide que le pays est en état de guerre.
 
 
 

Les crimes U$ en Corée
 
 
----- Original Message -----
Sent: Friday, July 19, 2002
 
Subject: Les crimes US en Corrée
 
À propos des crimes des États-Unis durant la Guerre de Corée

Kim Ho "Pyongyang Times" 1er.06.02


Les meurtres, le pillage et la destruction commis par les forces américaines pendant la Guerre de Corée (1950-1953) ne peuvent être effacés de l'esprit du peuple coréen.
 
Après avoir déclenché la guerre, les États-Unis ont mené aveuglément des bombardements sur l'ensemble de la Corée du sud ainsi qu'au nord, tuant des gens innocents.

À la suite du bombardement américaine le 11 juillet 1950, 15 résidents ont été tués à Suwon, dans la province de Kyonggi, et entre le 11 et le 14 juillet, 54 cheminots ont été tués et plus de 450 civils ont été tués ou blessés autour de Riri, dans le nord de la province de Jolla. Le 16 juillet, des avions de guerre américains ont bombardé Séoul, tuant 1 096 personnes et en blessant grièvement 1 201 autres. 
Entre le 25 et le 28 juillet, les avions américains ont tué 400 personnes en mitraillant et en bombardant plus de 700 habitants et réfugiés, près d'un chemin de fer et sous un pont à Rogun-ri, dans le comté de Yongdong, dans la province de Chungchong dans le nord du pays.

Le 2 août, quatre avions de guerre américains ont attaqué 300 personnes cherchant à se mettre à l'abri, tuant 150 d'entre elles, à Jojang-ri, dans le sous-comté de Konmyong, comté de Sachon, dans la province du sud de Kyongsang. 
Le jour suivant, un avion de combat a bombardé à deux reprises la caverne Jinchiryong dans la vallée de Yak, Juyak-dong, où plusieurs centaines de résidents de Kangnam et de Manggyongdon, de la ville de Jinju, de la province du sud de Kyongsang, avaient cherché refuge. À cinq heures de l'après- midi, le 4 août, il a effectué des attaques répétées contre des réfugiés qui s'apprêtaient à manger, en tuant 50 et en blessant 50 autres. Des témoins ont dit que des membres étaient éparpillés, composant dans un tableau cauchemaresque.

Le 5 août, huit bombardiers américains ont survolé la ville de Jonju, dans la province de Jolla, détruisant trois villages et tuant 153 civils. Les 2, 3 et 4 septembre, 12 avions de guerre américains ont mitraillé et bombardé une place de Séoul où étaient concentrés des civils et ont tué 79 personnes. 
Entre le 28 juin et le 4 juillet, les troupes américaines ont tué 1.146 patriotes détenus à Suwon, et attaché ensemble en groupes 739 civils de 10 ou 15 avant de les abattre à la mitraillette à Chungju, dans la province de Chungchong. Plus de 600 civils ont été tués dans une vallée à Kongju, dans la province du sud de Chungchong. Utilisant des méthodes similaires, ils en ont tué 600 à Phyongthaek, 500 à Ansong, 2.000 à Puyo, 4.000 à Jonju, 400 à Kunsan, 400 à Anyang et 2.060 à Chungju. 

Les troupes américaines qui ont atterri à Itchong le 16 septembre 1950 ont massacré 1.300 personnes innocentes le premier jour, et entre le 28 septembre et le 13 novembre, ont emprisonné et ensuite tué 55.900 personnes. 
Un estimé conservateur situe le nombre de morts durant la première année de guerre, de l'été 1950 à l'été 1951, à plus de un million de Sud-Coréens. 

Amitiés
Abdelghani

12:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/09/2016

Décès d'Amadou Seydou Traoré

Décès d'Amadou Seydou Traoré
 
Sent: Wednesday, September 14, 2016 10:15 AM
To: undisclosed-recipients:
Subject: Décès d'Amadou Seydou Traoré
 

Un homme admirable est mort à Bamako

 

 

Notre camarade Amadou Seydou Traoré, libraire et éditeur dans la capitale malienne est décédé le 4 septembre 2016 à 88 ans. Comme le dit l’Essor, il était « l’une des mémoires vivantes de la 1ère République » malienne. Jeune instituteur, ce militant marxiste est dès 1957 un des fondateurs du parti PAI du Soudan, puis de l’US-RDA, les organisateurs des luttes populaires contre la colonisation française. Dès l’indépendance en 1960, il est l’un des compagnons du Président Modibo Keita, notamment dans le domaine de l’édition. Après le coup d’état militaire suscité par l’Occident, qui renverse le régime socialiste malien en 1968, Amadou est emprisonné et déporté durant dix ans dans le nord désertique du Mali. Dès le renversement de la dictature en 1991, il reprend ses activités militantes dans le parti US-RDA et ses activités éditoriales.

 

Dans la dernière période marquée par les ingérences militaires et économiques de la France et de l’Occident, le délitement de l’état national malien par la corruption, le séparatisme et l’intégrisme, Amadou Traoré a su rester un exemple de militant révolutionnaire inflexible, refusant toute compromission avec les forces impérialistes et les politiciens corrompus.

 

Nous avons eu l’honneur d’avoir cet homme pour ami et n’oublierons pas l’exemple de ce camarade malien qui savait faire la différence entre les dirigeants de l’impérialisme français et les militants qui, dans notre pays, les combattent en solidarité avec les peuples africains.

 

 

Collectif communiste Polex

Paris, le 14 septembre 2016

21:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/08/2016

En hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l 'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sa/ dirigeant de la Jeunesse communiste Us, ur France Inter

En hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sa/dirigeant de la Jeunesse communiste Us, ur France Inter
 
 
En hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sa/dirigeant de la Jeunesse communiste Us, ur France Inter
 
En hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sa/dirigeant de la Jeunesse communiste Us, ur France Inter
 
En hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sa/dirigeant de la Jeunesse communiste Us, ur France Inter
 
 
En hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sa/dirigeant de la Jeunesse communiste Us, ur France Inter
 
Guillaume Galliene rend hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sur France Inter

Une émission récente de France inter à écouter sur le combat d'Angela Davis. On y retrouve l'histoire et la parole de cette militante déterminée des droits de l'homme, professeur de philosophie et militante communiste, membre des Black Panthers : Angela Davis et son combat pour la liberté : émission « ça peut pas faire de mal » par Guillaume Galliene

Une émission récente de France inter à écouter sur le combat d'Angela Davis. On y retrouve l'histoire et la parole de cette militante déterminée des droits de l'homme, professeur de philosophie et militante communiste, membre des Black Panthers :

Angela Davis et son combat pour la liberté : émission « ça peut pas faire de mal » par Guillaume Galliene

" Il était temps de partir. Pour la première fois depuis que nous avions découvert que la police me recherchait, je sortis. Il faisait bien plus sombre que je ne l’avais cru, mais pas assez pour que je cesse de me sentir vulnérable.

Dehors, à découvert, mon chagrin et ma colère s’alourdissaient de peur. Une peur pure et simple, si puissante et si élémentaire que la seule chose à laquelle je pus la comparer était le sentiment d’engloutissement que je ressentais lorsque, enfant, on me laissait dans le noir. Cette chose indescriptible, monstrueuse, était dans mon dos, elle ne me touchait jamais mais elle était toujours prête à l’attaque. Ma vie était maintenant celle d’une fugitive. Toute silhouette étrange pouvait être un agent déguisé, entouré de limiers qui attendaient dans les bosquets les ordres de leur maître. Je devais apprendre à éviter l’ennemi, à le déjouer. Ce serait difficile, mais pas impossible" (Angela Davis)

Cette femme qui fuit la police dans les rues de Los Angeles s’appelle Angela Davis.

En 1970, elle a 26 ans. Elle vient juste d’être nommée professeur de philosophie à l’université de San Diego, en Californie.

Mais elle est aussi communiste, proche des Black Panthers, et elle se bat depuis des années pour libérer le peuple Noir de l’oppression, dans une Amérique encore très ségrégationniste.

Après avoir été accusée (à tort) de complot et de meurtre, elle est contrainte de se cacher.

Au terme d’une traque qui va durer plus de 3 mois, Angela Davis est arrêtée, emprisonnée et risque la peine de mort.

Partout, en Amérique et en Europe, l’opinion publique se mobilise pour crier son innocence. Les Rolling Stones et John Lennon lui écrivent une chanson, Aragon et Sartre défilent à Paris, Jacques Prévert lui adresse un poème.

Ce soir, je vous propose de partir à la découverte de cette héroïne moderne et insoumise, icône du Black Power, pour qui la révolution était une affaire d’honneur : « Quand on s’engage dans la lutte », écrira-t-elle, « ce doit être pour la vie ».

Alors, comment Angela, arrière-petite-fille d’esclave née en 1944, a fait basculer l’histoire des Etats-Unis ?

Voici son autobiographie, écrite « à chaud » à la fin des années 1970, et publiée par la romancière Toni Morrison. Elle est traduite pour la première fois en français, par Cathy Bernheim, aux éditions Aden.

09:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/08/2016

1999 - 2016: l' Uck: le Kosovo: la Guerre des Balkans, déclenché e par Madeleine Allbright et Xavier SOKANA, alors secrétaire génér al de l' Otan,...

 
1999 - 2016: l' Uck: le Kosovo: la Guerre des Balkans, déclenchée par Madeleine Allbreght et Willy CLAES, alors secrétaire général de l' Otan
 
HIER et AUJOURD’HUI: le KOSOVO à l’ heure terroriste et des corrompus otano - europÉistes,...
des chefs » : le PDK gère le Kosovo comme un fief privé
Les « Dossiers des chefs » : le PDK gère le Kosovo comme un fief privé
 
 
                  “Courrier des Balkans: 15 août 2015
 
Traduit par Belgzim Kamberi
Pour prendre la direction d’une Agence publique, pas besoin de diplômes ni de passer d’entretien, il suffit d’avoir l’aval d’Adem Grabovci et d’Hashim Thaçi... Les écoutes téléphoniques dévoilées par le site Insajderi révèlent comment le PDK a privatisé l’Etat et les institutions publiques, (...)
kosqovo uck taci
“Le Soir”: 15 avril 2008

Guerre du Kosovo: un peu d’ Histoire, ... (évidemment, pas un mot des attaques terroristes de l’ Uck en Serbie, un des préalables criminels à l’ origine du conflit, ...

Le maintien de la paix dans l'ex-Yougoslavie a continué à être à la fois difficile et controversé. L'IFOR et la SFOR ont fait l'objet de nombreuses critiques pour leur incapacité à capturer les dirigeants serbes Radovan Karadžić et Ratko Mladić.

Fin 1998, les relations dans la province serbe du Kosovo entre les autorités serbes et l'armée clandestine des Albanais du Kosovo (l'Armée de Libération du Kosovo (UÇK)) se sont détériorées, avec comme point culminant le massacre de Račak le 15 janvier 1999. L'OTAN estima alors que la solution du conflit ne pourrait être trouvée que par l'envoi d'une force de maintien de la paix afin de s'interposer entre les belligérants.

Le 30 janvier 1999, l'OTAN fit annoncer être prêt à lancer des frappes aériennes contre des cibles yougoslaves, ce qui fut perçu comme une menace pour les deux parties du conflit. À partir du 6 février, M. Solana (“socialiste” européiste espagnol) rencontra les deux protagonistes lors des négociations de Rambouillet, qui échouèrent.

Le 24 mars, L'OTAN lança des attaques aériennes sur des cibles militaires et civiles en Yougoslavie sans l'accord du Conseil de sécurité des Nations unies à cause de l'opposition de la Russie. Il a justifié ces attaques par des motivations humanitaires et par la responsabilité de l'OTAN de maintenir la paix en Europe et de prévenir tout nettoyage ethnique comme ceux qui ont eu lieu pendant la Guerre de Bosnie.

Les 23 et 24 avril, le Conseil nord-atlantique se réunit à Washington où les chefs d'États décident d'un nouveau concept stratégique, qui modifie et amplifie la nature défensive de l'organisation. Cela a permis des interventions humanitaires (?????) dans un plus grand nombre de situations de crise. Cela a également permis l'OTAN de prévenir et de contrôler (????) le développement des crises.

Le 10 juin, les forces serbes se retirent du Kosovo, et M. Solana arrête les attaques, ce qui met officiellement fin à la guerre du Kosovo. Le même jour, la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies autorise l'OTAN à activer l'ARRC avec la Kosovo Force (KFOR) et à occuper la province le 12 juin. M. Solana quitte l'OTAN le 6 octobre et est remplacé par George Robertson.

Le terroriste, parmi ses amis, ...:

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17:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/08/2016

Les sales guerres de la France, ...

Subject: Les sales guerres de la France, ...
 

mardi 2 août 2016

Le mythe de l’Europe en paix depuis 1945 : l’exemple français

Au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris, devant le Congrès, François Hollande affirmait d’un air grave « La France est en guerre ». Il le répète inlassablement après chaque nouvel attentat ; après Nice, il précisait « à l’extérieur et à l’intérieur de la France ». La terre sacrée des droits de l’homme, de la paix et des Lumières se réveille en état de guerre, lâchement attaquée par la barbarie et l’obscurantisme.
Voilà la version de l’histoire à laquelle nous devrions tous adhérer, nous peuples de l’Europe civilisée qui avons réussi à vivre dans la paix depuis septante ans.
En réalité, nous n’avons jamais cessé d’être en guerre. Et la France est un exemple clair de ce permanent état de guerre. Un rappel historique s’impose.

Une époque de guerres ininterrompues


Le général Giap,
et Ho Chi Minh,
La seconde guerre mondiale à peine terminée, le gouvernement provisoire français, issu des forces de la résistance, souvent pris en exemple par la gauche actuelle, envoie un corps expéditionnaire au Viet Nam (qui fait partie de l'Indochine française à l’époque), pour tenter de mater la guerre d’indépendance. Sous la présidence de Léon Blum, figure politique modèle de la gauche actuelle, l’intervention devient une véritable guerre. La France envoie près d’un demi-million de soldats pour garder sa colonie ; 43.5% de cette armée sont composés de soldats d’autres colonies françaises (Maghreb et Afrique Noire) ! La France sera défaite lors de la bataille de Dien Bien Phu en mai 1954.

Pendant la même période, en 1947, la France organise un massacre à Madagascar, contre la révolte des Malgaches ; entre 11.000 morts, selon les chiffres officiels français et 100.000 selon les résistants malgaches. Là aussi, les troupes de répression françaises sont composées en grande partie de soldats provenant des colonies africaines et maghrébines…
 

Ces guerres intenses n’empêchent pas la France de prendre part pendant la même époque à la guerre de Corée, du 25 juin 1950 au 27 juillet 1953. Une coalition de dix-sept états (dont la Belgique et la Grande-Bretagne), emmenés par les États-Unis, sous bannière ONU, avec pour objectif, tout comme en Indochine de s’opposer aux luttes de libération dirigées par des forces communistes. Ces deux guerres ont fait plus de deux millions de morts. La guerre oubliée de Corée fut une guerre de destruction massive (en termes d’aujourd’hui on appelle ça un génocide), la capitale Pyongyang fut entièrement rasée : « Au début de l'attaque, les 14 et 15 décembre, l'aviation américaine lâcha au-dessus de Pyongyang 700 bombes de 500 livres, du napalm déversé par des avions de combat Mustang, et 175 tonnes de bombes de démolition à retardement qui atterrirent avec un bruit sourd et explosèrent ensuite, quand les gens tentèrent de sauver les morts des brasiers allumés par le napalm. Début janvier, le général Ridgway ordonna de nouveau à l'aviation de frapper la capitale Pyongyang « dans le but de détruire la ville par le feu à l'aide de bombes incendiaires » (objectif qui fut accompli en deux temps, les 3 et 5 janvier 1951) »[1].
 
Tant la guerre du Vietnam que la guerre de Corée aboutirent à la partition des deux pays. Le Vietnam obtiendra sa réunification par une nouvelle longue guerre d’indépendance, contre les États-Unis cette fois, en 1975. La Corée quant à elle n’est toujours par réunifiée et toujours occupée, au Sud, par les États-Unis. Voilà le genre de paix dont ont bénéficié les nations autoproclamées civilisées dès la fin de la seconde guerre mondiale. Des guerres vite oubliées chez nous mais par par les peuples concernés.

Et les peuples concernés ne sont pas que les peuples asiatiques. La victoire des Vietnamiens de 1954 contre la métropole française a donné un élan irrésistible aux autres luttes de libération partout en Afrique.
Loin de tirer les leçons de son humiliante défaite au Vietnam, la France a poursuivi sur sa lancée coloniale : « Entre 1960 et 1998, il y a eu 60 interventions militaires françaises en Afrique subsaharienne, dont 23 pour ‘maintien de l’ordre’ au service d’un régime ami, et 14 pour changer un gouvernement disqualifié aux yeux des dirigeants français ! »[2].
 
La plus célèbre, en ce qui concerne la France, est naturellement la guerre d’Algérie. Je veux seulement revenir sur quelques aspects. Tout d’abord, la position du Parti Communiste Français, pourtant encore auréolé de sa résistance exemplaire à l’occupant nazi, à l’égard des manifestants nationalistes algériens dès la libération. Le 8 mai 1945, une manifestation nationaliste à Sétif est réprimée dans le sang, et la révolte qui s’ensuit sera elle aussi matée avec une violence inouïe. Ici aussi les chiffres varient d’un millier à près de 80.000 selon le point de vue de l’historien.

Comme l’explique Mohammed Harbi, « en France, les forces politiques issues de la Résistance se laissent investir par le parti colonial. " Je vous ai donné la paix pour dix ans ; si la France ne fait rien, tout recommencera en pire et probablement de façon irrémédiable", avait averti le général Duval, maître d’œuvre de la répression. Le PCF – qui a qualifié les chefs nationalistes de « provocateurs à gages hitlériens » et demandé que « les meneurs soient passés par les armes » – sera, malgré son revirement ultérieur et sa lutte pour l’amnistie, considéré comme favorable à la colonisation. »

L'ennemi intérieur

Un autre aspect que je veux souligner ici, c’est la création de « l’ennemi intérieur », dans la politique et l’idéologie française, qui a pris corps pendant la guerre d’Algérie. « Le 17 octobre 1961, Paris a été le lieu d'un des plus grands massacres de gens du peuple de l'histoire contemporaine de l'Europe occidentale. Ce jour-là, des dizaines de milliers d'Algériens manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui les vise depuis le 5 octobre et la répression organisée par le préfet de police de la Seine, Maurice Papon. La réponse policière sera terrible. Des dizaines d'Algériens, peut-être entre 150 et 200, sont exécutés. Certains corps sont retrouvés dans la Seine. Pendant plusieurs décennies, la mémoire de cet épisode majeur de la guerre d'Algérie sera occultée ».


Selon Mathieu Rigouste, c’est de cette époque que date le concept d’ennemi intérieur, lié à la présence d’une immigration importante issue de la colonisation : L’histoire du contrôle de l’immigration dans la pensée militaire française permet d’analyser, en observant la reconstruction d’un ennemi intérieur socio-ethnique, la régénération puis la généralisation dans le temps et dans l’espace, d’une technologie conçue pour le contrôle exceptionnel de populations infériorisées ».
En réaction à l’attentat de Nice de juillet 2016, Georges Fenech, le président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015 a proposé la création d'"un Guantanamo à la française". Il propose de regrouper tous les djihadistes de retour de Syrie dans le centre pénitentiaire de l’île de Ré. Cette idée, qui suscite la polémique, plonge ses racines dans la guerre d’Algérie au cours de laquelle le gouvernement français créa des « camps de regroupement » destinés à placer les résistants du FNL et à les couper ainsi de tout appui dans la population algérienne. Il ne reste plus qu’à introduire officiellement la pratique de la torture en France et la boucle sera bouclée.C’est d’ailleurs un débat délirant au sein du Front National : réintroduction de la torture ou de la peine de mort pour Salah Abdelslam, tout peut être envisagé.

Assassinats politiques à grande échelle


L’histoire pacifique de la France ne se limite pas aux guerres ; la patrie autoproclamée des droits de l’homme a aussi développé une longue tradition d’assassinats politiques qui a exterminé les dirigeants nationalistes de l’Afrique et du Maghreb. Dans « Retournez les fusils », Jean Ziegler consacre un chapitre aux campagnes d’assassinats politiques organisées par les services secrets européens et développe le cas du Cameroun : « Tous les dirigeants nationalistes sans exception ont été assassinés l’un après l’autre : Ruben UmNyobe, en 1955 déjà, puis ses successeurs Isaac Nyobe Pandjok, David Mitton, Tankeu Noé ». Il raconte le meurtre du jeune médecin Félix-Roland Moumié, chef de l’Union des Populations Camerounaises (UPC) invité à déjeuner à Genève par un « journaliste » français, qui mourut empoisonné la nuit suivante. Le journaliste était en réalité le colonel William Betchel, officier français du SDECE (service de documentation extérieure et de contre-espionnage) qui ne sera jamais condamné pour ce meurtre. Et tant d’autres cas encore…
Il est de bon ton aujourd’hui en Occident de dénoncer la corruption (réelle) de nombre de chefs d’État africains, mais il vaudrait mieux rappeler que nos gouvernements et leurs hommes de main ont assassiné pratiquement tout ce qu’il y avait de dirigeants nationalistes intègres qui voulaient rendre à l’Afrique son indépendance dans la dignité et la justice. En tant que Belge, je ne peux pas ne pas évoquer Patrice Lumumba, sauvagement assassiné par le commandant belge Weber, le 17 janvier 1961, et donc le corps fut ensuite dissous dans l’acide. Ses fils se battent toujours en vain aujourd’hui pour la condamnation des coupables et de l’État belge. Comme le rappelle Jean Ziegler : « Cette criminalité d’État fut implacable : il fallait, à tout prix, éliminer les leaders nationalistes authentiques afin de remettre le « pouvoir » à des « élites » autochtones préparées, suscitées et contrôlées par le colonisateur ». Tuer Lumumba pour installer la marionnette Mobutu.

Guerres, torture, assassinats politiques, voilà les vrais visages de cette France porteuse des Lumières quand elle agit pour défendre son empire colonial et les intérêts de « ses » multinationales, Elf, Total, Areva, Bolloré, Eramet, Technip, Bouygues, Orange, Geocoton, Rougier, etc. Et il ne s'agit pas d'une histoire ancienne mais de la vie quotidienne pour des millions d'Africains.

Ce qu’il y a de nouveau aujourd’hui, c’est que la guerre, ou du moins une infime fraction, a ses retombées chez nous, sur le sol français ou le sol belge. Des victimes civiles tombent, totalement innocentes, et plongent des familles dans l’horreur. Pourquoi avons-nous fermé les yeux sur tant de victimes innocentes dans le tiers monde, victimes de nos guerres coloniales ? Pourquoi continuons-nous à soutenir des gouvernements, des partis politiques qui perpétuent cette politique ? Si le discours des recruteurs du djihad touchent autant de jeunes, c’est parce qu’il est en grande partie imprégnée d’une rhétorique anti-impérialiste et parce que toutes leurs autres formes de contestation de nos sociétés ont été réprimées. Au lieu de focaliser le débat sur l’aspect religieux du phénomène, il serait plus productif d’aborder son aspect politique et de faire un bilan correct de « nos » politiques coloniales et néocoloniales. Même si les chefs de Daesh n'ont rien à voir avec les dirigeants nationalistes du siècle passé, ils peuvent occuper une place laissée vide par notre silence assourdissant sur 70 ans de politique coloniale faite de guerres et de massacres. Mais pour briser ce silence, nous ne pouvons rien attendre ni des partis au pouvoir ni des partis de l’opposition, car s’en prendre au colonialisme, c’est à coup sûr perdre des voix. Et pourtant, comme le dit Jean Ziegler, il faut « choisir son camp » : celui de ceux qui, malgré la répression et les massacres ont continué à résister, et si, chez nous, ils ont toujours été une très petite minorité, ce sont pourtant les Henri Alleg, les membres du Réseau Janson, les porteurs de valise anonymes qui peuvent encore nous faire aimer la France.
Henri Alleg, auteur de "La question", qui dénonçait l'usage de la torture en Algérie
 
Francis Azalier, Colonialisme et impérialisme : « l’exception française » ou « le mythe humaniste », in Une mauvaise décolonisation, La France : de l’Empire aux émeutes des quartiers populaires, Le temps des cerises, Pantin, 2007, p36-37
Mohammed Harbi, Faces cachées de la seconde guerre mondiale La guerre d’Algérie a commencé à Sétif. Le Monde diplomatique, mai 2005, page 21 ; http://www.monde-diplomatique.fr/2005/05/HARBI/12191 
Mathieu Rigouste, L’ennemi intérieur, de la guerre coloniale au contrôle sécuritaire, https://conflits.revues.org/3128 
Jean Ziegler, Retournez les fusils, Choisir son camp, Éditions du Seuil, Paris, 2014, pp 199-200
Idem, p 198
Voir mon précédent article : 25 ans après la révolte des jeunes à Forest : Première, deuxième, troisième génération, toujours la répression… http://nadinerosarosso.blogspot.be/2016/05/25-ans-apres-la-revolte-des-jeunes.html
 

21:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/07/2016

Lettre ouverte de Bruno guigue à François Hollande, le Frankenstein de la République, ...

 
 
Sent: Friday, July 15, 2016 9:46 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: Lettre ouverte de Bruno guigue
 
Lettre ouverte de Bruno Guigue à François Hollande, le Frankenstein de la République
 
 

15/07/2016

LETTRE OUVERTE DE BRUNO GUIGUE À FRANÇOIS HOLLANDE-FRANKENSTEIN

1. Charon's boat.JPG

 

Lettre ouverte à François Hollande, le Frankenstein de la République

 

Bruno Guigue  - Arrêt sur Info - 15 juillet 2016

 

2. hollande-otan.JPG

 

Après ce nouvel attentat terroriste qui frappe cruellement notre pays, vous avez exprimé au nom de la nation tout entière, avec émotion et dignité, votre compassion pour ses victimes. Désignant aussitôt le coupable, et nous vous supposons bien informé, vous avez appelé les Français à faire preuve d’unité et de solidarité face au « terrorisme islamiste ». Vous nous avez conviés à serrer les rangs et à faire face, en mobilisant toutes nos énergies contre cette terrible menace.

Mais cet appel légitime à la cohésion nationale en ce moment où le pays entier se sent meurtri ne saurait interdire aux citoyens d’interroger la politique qui est la vôtre. Depuis votre élection, vous prétendez lutter sans ménagement contre les organisations terroristes. Mais, en réalité, tout donne à penser que vous avez fait exactement le contraire. Car au lieu de combattre le mal, vous avez concentré vos efforts contre ceux qui tentaient de le terrasser. Vous nous disiez que vous combattiez le terrorisme, mais vous n’aviez de cesse de diaboliser et de combattre la Syrie de Bachar Al-Assad.

Cet État souverain, détesté de vos amis américano-sionistes parce qu’il refuse de se plier à leur diktat, vous l’avez sciemment désigné à la vindicte des mêmes criminels que ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés. Les mercenaires du djihad cherchaient une cible, et vous avez cyniquement désigné Damas. Oui, des milliers de jeunes ont été encouragés, par votre propagande de guerre, à aller se battre contre cet État honni que vous rêviez d’anéantir sous les bombes. Et c’est votre ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, qui donna le signal de cette curée, lorsqu’il déclara que Bachar Al-Assad « ne méritait pas de vivre » et que la branche syrienne d’Al-Qaida faisait du « bon boulot » en Syrie.

Vous aurez beau tenter d’occulter vos responsabilités, chacun voit que les attentats commis en France sont le résultat de votre politique. Pourquoi n’y a-t-il aucun attentat en Italie, en Argentine, au Japon ? Les Français ont-ils pris la mesure de votre refus de coopérer avec les services syriens afin d’identifier les djihadistes français susceptibles de revenir en France ? Nos compatriotes savent-ils que vous interdisez tout transfert de fonds au profit de cette majorité de Syriens vivant dans les régions sous contrôle gouvernemental ? Réalisent-ils que vous n’avez jamais eu un mot de compassion pour les nombreuses victimes syriennes des attentats d’Al-Qaida, et que vous persistez à infliger des sanctions économiques à ce peuple victime du terrorisme de masse ?

Vous étiez décidé à prendre parti dans le conflit syrien, et vous l’avez fait sous des prétextes humanitaires qui se sont effondrés comme un château de cartes, exhalant surtout un âcre parfum d’hydrocarbures. Vous embourbant, et nous avec, dans cette ornière qu’il eût fallu éviter avec prudence, vous avez exposé les Français à un effet boomerang dont on mesure à peine le potentiel destructeur. Cette violence que vous avez déchaînée chez les autres par votre politique néo-coloniale, vous l’avez ramenée à domicile !

Je doute que les Français vous en remercient, surtout lorsqu’ils auront renoué les fils de cette dramatique affaire. Au lendemain de ce drame, M. Hollande, passé le moment de la compassion devant les caméras et de la célébration de l’unanimité patriotique, allez-vous remettre de nouvelles médailles aux banquiers de la terreur ? Condamnant le crime terroriste côté cour, irez-vous encore dîner, côté jardin, avec ses sponsors saoudiens ? Avec George W. Bush, les USA ont eu leur Dr Frankenstein, l’apprenti-sorcier de la géopolitique du chaos. Avec vous, c’est match nul. Les Français ont désormais le leur.

En rangeant la France du côté d’une rébellion sectaire, mafieuse et manipulée, en vous croyant habile alors que vous n’êtes qu’un semi-habile, vous avez nourri le monstre qui nous frappe aujourd’hui de ses tentacules. Allié objectif de Daech tant qu’il combattait Assad, vous avez juré sa perte après les premiers assassinats d’Occidentaux en Irak, nourrissant alors le ressentiment de cette mouvance criminelle dont vous attendiez sans doute davantage de compréhension !

Conseillé par de pseudo-experts dont l’indépendance intellectuelle est proportionnelle au chèque que vous leur versez, vous êtes désormais condamné à persévérer dans l’erreur faute de pouvoir vous déjuger. Vous allez continuer à nous jeter de la poudre aux yeux avec l’état d’urgence et à faire des moulins avec vos petits bras. Mais, à neuf mois d’une élection présidentielle où vous allez faire de la figuration, vous nous léguez surtout les fruits pourris de votre politique de gribouille, les manifestations d’incompétence d’un ministre qui confond Saddam Hussein et Bachar Al-Assad ne parvenant même plus à nous faire rire en ce jour de malheur.

 

4. guigue.jpgBruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’État français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion, est l’auteur de cinq ouvrages, dont « Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002 », et de centaines d’articles.

 

 

Source : http://arretsurinfo.ch/lettre-ouverte-a-francois-hollande-le-frankenstein-de-la-republique/

 

3. Ruban noir.GIF

 

Monsieur Bruno Guigue n’a pas l’air de croire  (????????????) que c’est son gouvernement qui organise les attentats qui massacrent ses compatriotes. Est-il naïf ou sont-ce là des choses qu’il est de mauvais ton de dire et même de penser à moins d’être belge ?

Quoi qu’il en soit, juste au moment (quel timing !) où il allait falloir suspendre l’« état d’urgence », voilà qu’un quidam pète les plombs en laissant – comme il est de règle depuis le 11 septembre 2001 - son passeport bien en évidence sur le siège du passager, pour qu’on soit sûr de l’y trouver à temps.

Et voilà qu’« on » s’acharne une fois de plus à nous faire avaler qu’il n’existe pas, en France, un seul policier capable d’assez de sang-froid et de compétence pour neutraliser un forcené sans le tuer.

Et ne voilà-t-il pas qu’avec le mauvais esprit qui nous caractérise, nous nous persuadons que, s’il en est ainsi, c’est qu’il est interdit, à tous les policiers de France sans exception, de faire preuve de sang-froid et de compétence.

Les Grosses Orchades

 

 

3. Ruban noir.GIF

 

Retrouvez Bruno Guigue interviewé par le Cercle des Volontaires, sur le récent référendum anglais :

BREXIT et maintenant ?

http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/06/27/brexit-et-m...

 

 

 

Mis en ligne le 15 juillet 2016.

 

 

 

 

 

21:42 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Facebook |

Commentaires

Ouf!!! Je croyais être la seule à trouver bizarre cette histoire de papiers restés dans le camion à disposition des zotorités compétentes et le fait qu'encore une fois le coupable sera muet.

Écrit par : Mandarc | 16/07/2016

Article très bien écrit. Rien à dire la-dessus.
Dommage, toutefois que Mr.Bruno Guigue n'ait pas désigné plus clairement les responsables d'attentats tels que ceux du 11 septembre et ce dernier (en date) de Nice. Oubli ? Vouloir ? Qui sait..
Je crois que les politiques tels que Hollande a engagé est une voie à sens unique qui ne leur permet plus de faire marche arrière.
En effet, ils étaient convaincus (et probablement le sont encore) que cette coalition Usa/Otan/Israel aurait le dessus sur la planète entière et donc ils se positionnaient dans le camp du vainqueur.
Mais voilà que, heureusement pour nous, ce mécanisme s'est enrayé et ce grâce, principalement, à la Russie.
Il est évident que ces politiques criminels supportant la coalition citée plus haut deviennent de plus en plus nerveux.
Personnellement, je reste très vigilant car je m'attends à ce qu'il y ait un peu plus d'attentats et de violence à l'avenir.
Je ne veux en aucun cas me présenter comme un alarmiste mais comme quelqu'un regardant la réalité bien en face..

Écrit par : Franko | 16/07/2016

22:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/07/2016

Elie Wiesel n’est plus,...

Elie Wiesel n’est plus

Histoire Société
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Elie_Wiesel_2012_Shankbone 

« N’écoutant que son courage, qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir ». Jules Renard
(Journal, 18 octobre 1908)


Notre Industrie Médiatique de la Propagande ne cesse de larmoyer, nous imposant un deuil national pour exprimer les regrets éternels que nous lui devrions... Injonction s’appliquant avec autant de zèle que dans les autres pays de la « Communauté [internationale] de l’OTAN « . Nos frères en servitude…

Sans entrer dans le détail des remises en cause d’une multitude d’historiens et de chercheurs sur les « témoignages », ou le « storytelling » comme disent nos amis anglophones, de cet « ancien déporté survivant » des camps nazis, d’origine Roumaine, il restera dans l’Histoire un maître de « l’imposture ». Référons-nous aux travaux et analyses de Norman G. Finkelstein (1) ou d’Alain Gresh (2).

A l’exemple de Tartuffe, le personnage emblématique de la célèbre pièce de Molière, de 1669, dont le titre complet était, ne l’oublions pas : Le Tartuffe ou l’Imposteur.

Pour mémoire, il se retrouva, entre autres lucratives sinécures, à la tête d’une fondation « Fondation Elie Wiesel pour l’Humanité » qui avait pour vocation de lutter, face aux crimes collectifs et génocides, « contre l’indifférence, l’intolérance et l’injustice« … Comme par hasard, les fonds propres de cette fondation, estimés à 15,2 millions de dollars, se sont volatilisés, en décembre 2008, dans l’escroquerie Bernard Madoff… Pschitt !… Plus rien…

Propagandiste le plus encensé de la colonisation européenne au Moyen-Orient, il fut couvert, dans nos pays asservis, de décorations, d’honneurs, de doctorats « honoris causa » (plus de 100 universités !…), et tutti quanti… Liste interminable.

Jusqu’à, comme il est d’usage pour les plus ardents promoteurs de cette abjection, l’incontournable Prix Nobel de la Paix qui lui fut décerné dès 1986.

Et, comme pour tout Prix Nobel de la Paix qui respecte son contrat, il fut un implacable artisan de La Guerre et du Chaos.

Parmi ses plus hystériques appels aux interventions militaires, en clair : aux massacres et destructions, citons le démembrement de la Yougoslavie sous les bombes de l’OTAN, la pulvérisation de l’Irak sur fondement de mensonges connus de tous, et son incessante campagne pour l’anéantissement de l’Iran.

Le cynisme du personnage fit de lui le récipiendaire, en 2005, du Prix Lumière de la Vérité,« pour son action en faveur des Droits de l’Homme et du peuple tibétain« . Accordé, il est vrai, par une des plus efficientes officines de propagande anti-chinoise américaine, via la promotion d’un autre célébre imposteur : le Dalaï-lama.

Lui, qui n’a jamais levé le petit doigt, prononcé la moindre parole, émis la plus insignifiante objection, pour atténuer, si ce n’est empêcher, les atroces souffrances et spoliations infligées au Peuple Palestinien par les colons européens. Encore moins pour ceux enfermés dans un des plus sanguinaires ghettos que l’Humanité ait connu jusqu’à présent : Gaza

J’espère, avant de se retrouver face aux portes de l’Enfer, qu’il soit celui de Dante ou de Jérôme Bosch, le savoir condamné à embrasser, tenir dans ses bras, tous les enfants Irakiens, Libanais et Palestiniens, massacrés, brûlés vifs, enterrés vivants, sous les bombes et les balles de nos forces armées « démocratiques », dans son silence complice.

La mort de ce monstre de cynisme, symbole de « La Conscience » ou de « L’Ethique » de nos sociétés occidentales pétries de « Vertus » et de « Valeurs », archétype de ces Belles Ames, histrions de nos plateaux médiatiques, ne cesse d’évoquer en moi le titre de l’inoubliable roman de Boris Vian : « J’irai cracher sur vos tombes« …

Georges  Stanechy | 3 juillet 2016

1.Il lui fut reproché son soutien à l’intervention américaine en Irak de 2003. Il fut accusé par Norman G. Finkelstein de soutenir le sionisme dans l’ouvrage L’industrie de l’Holocauste: Réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs. Editions La Fabrique, Paris, 2001.

2. Alain Gresh, « Elie Wiesel l’imposteur et Jérusalem », Les blogs du Monde diplomatique, 18 avril 2010.

Source: http://stanechy.over-blog.com/2016/07/elie-wiesel-un-tartuffe-n-est-plus.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


Elie Wiesel l’imposteur et Jérusalem

par Alain Gresh, 18 avril 2010

 

Dans une publicité intitulée « For Jerusalem » et reproduite par l’International Herald Tribune (16 avril 2010), Elie Wiesel, prix Nobel de la paix, réaffirme son inquiétude. Ce texte affirme hautement que « Jérusalem est au-dessus de la politique ». Ce qui, pour l’auteur, signifie qu’elle doit… rester israélienne.

Pour lui, précise-t-il, sa présence dans l’histoire juive est totale, elle est mentionnée « 600 fois dans les écritures et pas une seule fois dans le Coran ». Outre que cela est discutable (je ne vais pas entrer ici dans une interprétation du texte coranique), on ne voit pas en quoi la mention d’une ville dans un texte vieux de quelques milliers d’années donnerait un droit de propriété à quiconque. Ou alors il faudrait redéfinir les frontières de l’Europe en fonction des textes latins du Moyen Age ou des textes grecs de l’Antiquité.

Lire aussi Philippe Rekacewicz& Dominique Vidal, « Comment Israël confisque Jérusalem-Est »,Le Monde diplomatique, février 2007.« Il n’y a pas de prière plus émouvante dans l’histoire juive, poursuit-il, que celle qui exprime notre (les juifs) désir ardent de retourner à Jérusalem. » Cette interprétation politique d’une prière n’a évidemment aucun sens. Pendant des siècles, les juifs religieux ont effectivement prononcé cette prière, mais sans jamais vouloir la mettre en œuvre. Jusqu’en 1948, les juifs pouvaient se rendre à Jérusalem (certains y allaient pour être enterrés). C’est seulement avec la naissance du mouvement sioniste que l’objectif est devenu politique. Comme l’écrit si pertinemment Gilles Perrault dans sa biographie d’Henri Curiel, Un homme à part (Fayard), « la minorité sioniste exceptée, personne ne ressentait la nécessité d’un Etat juif et l’on n’éprouvait pas le besoin de psalmodier “l’an prochain à Jérusalem” quand il suffisait de prendre le train de 9h45 pour s’y rendre ».

« Aujourd’hui, poursuit Wiesel, pour la première fois dans l’histoire, juifs, chrétiens et musulmans peuvent accomplir leurs rites religieux librement. Et, contrairement à certaines affirmations des médias, juifs, chrétiens et musulmans ONT (en capitale) l’autorisation de construire leurs foyers n’importe où dans la ville. »

Il faut le dire clairement : il s’agit d’un honteux mensonge. Non seulement chrétiens et musulmans sont sans arrêt interdits d’accès à leurs lieux saints, non seulement ils n’ont pas le droit de construire dans Jérusalem, mais les maisons qu’ils ont sont détruites, comme l’ont reconnu mille et un rapports d’organisations diverses, mais aussi de gouvernements. Même les Etats-Unis se sont émus de la destruction de maisons arabes (« U.S. furious over Israel’s demolition of East Jerusalem homes », par Barak Ravid et Natasha Mozgovaya, Haaretz, 22 mars 2009). Et il suffit de lire le rapport des consuls européens à Jérusalem. Wiesel l’ignore-t-il ?

Lire aussi Alain Gresh, « Jérusalem, le rapport occulté »,Le Monde diplomatique, juillet 2009.Dans une réponse à ce texte, « For Jerusalem, a response to Elie Wiesel » (Haaretz, 18 avril), Yossi Sarid écrit :

« Quelqu’un vous a trompé, mon cher ami. Non seulement un Arabe ne peut pas construire “n’importe où”, mais il peut remercier son Dieu s’il n’est pas expulsé de sa maison et jeté à la rue avec sa famille et des biens. Peut-être avez-vous entendu parler de résidents arabes de Sheikh Jarrah, qui ont vécu là depuis 1948, qui sont à nouveau devenus des réfugiés déracinés, parce que certains juifs se jouent des contraintes de l’espace à Jérusalem. »

« Ces juifs zélés insistent même pour s’insérer comme autant d’os dans les gorges des quartiers arabes, pour les purifier et les judaïser avec l’aide de riches bienfaiteurs américains, dont vous connaissez plusieurs personnellement. Dans les coulisses, notre premier ministre et le maire de Jérusalem activent les fils de ce spectacle de marionnettes tout en se défaussant de leur responsabilité face à cette anarchie et cette cupidité. C’est la raison réelle pour laquelle “les nouvelles et les anciennes tensions” dont vous parlez dans votre lettre refont surface, “avec une telle rapidité”. »

Wiesel conclut en appelant à ne pas résoudre le problème de Jérusalem, c’est-à-dire, clairement, à maintenir la ville sous occupation.

Ce n’est pas sa première intervention sur la question de Jérusalem. Déjà, durant les négociations entre Israéliens et Palestiniens avant la seconde Intifada, alors que la presse évoquait un partage de Jérusalem, il prenait la plume et publiait une tribune dans le quotidien Le MondeJérusalem, il est urgent d’attendre », 17 janvier 2001), reprochant au premier ministre israélien d’alors ses éventuelles concessions. Ce texte, repris sur tous les sites pro-israéliens les plus extrémistes, pouvait ainsi se résumer : mieux vaut le mur des lamentations que la paix.

Dans les deux textes, celui de l’IHT et celui du Monde, Wiesel cite le rabbin hassidique Nahman de Breslev (né en 1772) pour justifier ses dires. Que dirait-on d’un intellectuel musulman qui citerait une sommité religieuse de l’époque des califes pour justifier la revendication musulmane sur Jérusalem ?

Cette « grande conscience », rarement critiquée publiquement, est pourtant un imposteur moral qui mériterait un traitement différent dans les médias.

Rappelons que, outre ses positions sur le conflit israélo-palestinien, il a fait l’éloge de la torture, celle du financier Bernard Madoff chez qui il avait placé une partie de sa fortune (il ne lui a jamais semblé immoral de gagner des millions de dollars grâce à lui quand ses combinaisons financières marchaient), comme le rapportait LeMonde.fr (« Bernard Madoff est un “psychopathe”, selon Elie Wiesel », 27 février 2009).

« “Psychopathe est un mot trop gentil pour le qualifier”, a déclaré M. Wiesel. “Il devrait être placé à l’isolement pendant au moins cinq ans avec un écran sur lequel seraient diffusées des photos de ses victimes. […] Il faudrait inventer n’importe quoi pour le faire souffrir. (…) Il devrait être présenté à des juges qui trouveraient un châtiment”, a ajouté ce survivant de l’Holocauste. »

D’autre part, comme le rappelle Max Blumenthal, un membre du lobby J-street, Elie Wiesel s’est adressé le 25 octobre 2009 à 6 000 chrétiens sionistes adeptes du pasteur John Hagee, un homme qui tient des propos homophobes, mais aussi négationistes et antisémites (rappelons qu’une partie des chrétiens sionistes sont antisémites) (« Elie Wiesel’s “Dear Pastor” Hagee Trashes Obama (and my response to Goldfarb/Goldberg) », 29 octobre 2009). En échange, si l’on peut dire, il a obtenu un chèque de 500 000 dollars pour sa fondation. Cette somme était d’autant plus nécessaire que la crise financière a frappé ce pauvre Wiesel et qu’il ne s’en est pas remis.

Nous avons déjà rappelé ce que le grand auteur de science-fiction Isaac Asimov écrivait de Wiesel, « qui a survécu à l’Holocauste et, depuis, ne sait plus parler d’autre chose. Ce jour-là, il m’a agacé en prétendant qu’on ne pouvait pas faire confiance aux savants, aux techniciens, parce qu’ils avaient contribué à rendre possible l’Holocauste. Voilà bien une généralisation abusive ! Et précisément le genre de propos que tiennent les antisémites : “Je me méfie des Juifs, parce que jadis, des Juifs ont crucifié mon Sauveur.” » Et Asimov ajoute : « J’ai laissé les autres débattre un moment en remâchant ma rancœur puis, incapable de me contenir plus longtemps, je suis intervenu : “Monsieur Wiesel, vous faites erreur ; ce n’est pas parce qu’un groupe humain a subi d’atroces persécutions qu’il est par essence bon et innocent. Tout ce que montrent les persécutions, c’est que ce groupe était en position de faiblesse. Si les Juifs avaient été en position de force, qui sait s’ils n’auraient pas pris la place des persécuteurs ?” »

21:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/06/2016

L' EURO-TYRANNIE CAPITALISTE CRAQUE !

L' EURO-TYRANNIE CAPITALISTE CRAQUE !

Europe, dictaturecartereferendum

Indépendance nationale,
Souveraineté nationale,


retour à l' autonomie de TOUS les pays de l' Euro-tyrannie des multinationales et banquiers capitalistes !

Une majorité (près de 51,89 %) des Anglais a donc voté en faveur de la sortie de cette saloperie, du machin, du nouveau Reich capitaliste, malgré toutes les pressions des gouvernants, du monde des affaires, la propaganda des médias, ... Sale coup pour l' UE et le monde capitaliste qui éclatent de toutes parts. Les temps vont devenir encore plus durs pour le Monde des affaires et des banques, car ce n' est qu' un premier pas: d' autres pays européens risquent de suivre... Nous sommes tous des Grecs, ...

Je le dis depuis toujours: comme tous les autres empires, le machin ne peut tenir et finira par éclater, tant les intérêts capitalistes sont différents, s' affrontent, selon leurs propres lois de la libre concurrence et du marché libre, ...

C' est fait, les peuples vont encore trinquer un peu plus, car les capitalistes vont de nouveau tout faire pour reporter sur les peuples le prix de leur PREMIÈRE défaite. Ils nous ont mis dans le pétrin, depuis près de 70 ans, suivant les recommandations et les ordres de Washington, ...

C' est un moment historique d' extrême importance: il suffit de voir leur g..... et les cours de bourse sur toutes les télés du Monde entier pour le comprendre,...

Cette Europe est antisociale, technocratique, bureaucratique, anti-démocratique, elle n' intègre pas les peuples, elle les dissout,... Voulue par les patrons, faite par les patrons et leurs collabos, elle sert les intérêts des patrons, des banques, des gros spéculateurs et fraudeurs, Elle est entre les mains de la droite ultra, des sociaux-démocrates et nous (aura) conduit de plus en plus à l' extrême droite, au fascisme, à des pouvoirs autoritaires et racistes, aux nouvelles guerres impérialistes et de pillages colonialistes, ...

L' Europe, le ricanisme, l' Otan, c' est ce qui aura déjà amené finalement TSIPRAS à trahir son propre peuple, le peuple travailleur et de gauche, en Grèce, ...

08:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/06/2016

UKRAINE: Maïdan : la face cachée d’une révolution,...

UKRAINE: Maïdan : la face cachée d’une révolution,...

Crises Ukraine
1
Maidan - ukraine
Certains naïfs continueront à croire, ou à faire croire, que l’opération Maïdan est le fruit d’un élan démocratique spontané. Toutefois, plus le temps passe, et plus les faits cachés ressortent à la surface, moins cette version romantique semble crédible.

 

Les médias russes ont récemment rendu accessible au public européen, et notamment français, le film: « Crimée: retour à la Patrie », que les lecteurs peuvent visionner ici.

Pour ceux qui s’intéressent à la réalité de l’histoire, ce documentaire présente l’envers des événements survenus en Ukraine mais aussi en Crimée. Les témoignages de nombreux acteurs locaux permettent de mieux appréhender le point de vue russe et confirment que la réalité est bien éloignée de la narration qui nous a été imposée par notre mainstream national.Les informations dont le pouvoir russe dispose confirment la forte immixtion occidentale et américaine dans les événements du Maïdan, qui ont provoqué un coup d’Etat suivi de la chute de Viktor Ianoukovitch et du début de la guerre civile.

Les témoignages des Berkout (policiers antiémeutes ukrainiens) qui ont survécu au Maïdan semblent confirmer l’extrême préparation des groupes radicaux à des combats de rue contre les unités de police, en employant des tactiques subtiles qui, très clairement, ne s’apprennent qu’auprès de spécialistes.Contrairement à ce qui nous a été présenté, Vladimir Poutine confirme que Viktor Ianoukovitch lui a avoué avoir refusé net de donner l’ordre à ses troupes d’élites d’ouvrir le feu sur la foule, affirmant que « sa main n’a pas pu se lever » pour signer ce décret.

Cet élément essentiel pourrait donc donner raison à un nombre croissant de journalistes d’investigation anglo-saxons (BBC) et allemands (ARD) qui semblent sur le point de prouver que les fameux snipers du Maïdan n’étaient pas des troupes d’élites soumises au pouvoir ukrainien, mais bel et bien des agents, travaillant plausiblement pour des services ou intérêts allant dans le sens du Maïdan, et ce afin de contribuer à déstabiliser davantage la situation. L’objectif était clair: perpétrer un massacre dans les deux camps sur la place Maïdan, leurrer l’opinion internationale et enrager encore plus la foule.

Les témoignages de membres du Berkout qui ont survécu au Maïdan sont également effarants: ceux qui étaient capturés étaient également battus, certains se sont fait casser les poignets au piolet, voire couper les mains ou crever ou encore coudre les yeux (source et aussi à partir de 26 min ).

Mais ce sont les civils qui ont le plus souffert de cette grande opération de déstabilisation. On apprend par exemple que le terrible massacre d’Odessa, qui a vu la mort de 43 personnes au total n’était isolé, et que les comportements des radicaux du Maïdan ce jour-là (qui ont abattu des hommes et des femmes qui tentaient d’échapper aux flammes) n’était pas exceptionnel.Le 20 février 2014 par exemple, dans la région de Tcherkassy, l’élite radicale du Maïdan a intercepté des autobus remplis de civils russophones. Passés totalement sous silence par les médias français (on se demande pourquoi), les témoignages recueillis auprès des survivants sont pourtant absolument effroyables. Les passagers des bus ont été attaqués, certains abattus et les autres torturés, battus et forcés à manger du verre cassé. Au total, sur huit autobus, sept personnes sont mortes et vingt civils sont toujours portés disparus.

Au sein de la nouvelle Ukraine démocratique, l’ancien parti dominant du pays, le Parti des régions est également victime d’une bien étrange loi des séries puisque rien que cette année, sept responsables locaux ont perdu la vie (source).

Le 29 janvier 2015, Alexeï Kolesnik, ancien président du gouvernement local de la région de Kharkov pour le Parti des régions, se suicide par pendaison. Le 24 février 2015, c’est Stanislav Melnik, membre du Parti des régions, qui choisit de se suicider par arme à feu. Le lendemain, soit le 25 février 2015, le maire de Melitopol, Sergueï Valter, se pend quelques heures avant son procès, et le lendemain c’est le directeur adjoint de la police de cette petite ville de l’oblast de Zaporojie, Alexandre Bordiouga, qui est retrouvé mort dans son garage. Le 26 février 2015 c’est l’ancien maire de Zaporojié Alexandre Peklouchenko, qui est retrouvé tué par balles. Le 28 février 2015, Mikhaïl Tchetchetov, ancien député et membre du Parti des régions, se suicide en sautant par la fenêtre de son appartement situé au 17e étage à Kiev et enfin le 14 mars 2015, Sergueï Mellick, procureur proche du Parti des régions, met lui aussi fin à ses jours en sautant par la fenêtre de son appartement situé au 9e étage à Odessa. Nos journalistes français ne souhaitent-ils pas enquêter sur ces biens étranges décès?

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, qui vient du reste de perdre son fils tragiquement, a échappé de justesse à une embuscade dans le sud-est de l’Ukraine grâce à l’intervention des troupes spéciales russes, qui ont pu l’exfiltrer en Russie où il réside toujours actuellement.Quel bilan tirer à ce jour du « projet ukrainien »?

Bien entendu, certains naïfs continueront à croire, ou à faire croire, que l’opération Maïdan est le fruit d’un élan démocratique spontané. Toutefois, plus le temps passe, et plus les faits cachés ressortent à la surface, moins cette version romantique semble crédible.

L’Ukraine a été à notre décennie ce que la Serbie a été à la précédente: un théâtre d’opération et d’entraînement permettant de vérifier l’application et l’efficacité de méthodes subversives destinées à assurer la prise de contrôle totale et autoritaire d’un territoire stratégique. Avec, au passage, l’extermination politique de la dernière élite politique qui y manifestait sa non-hostilité envers la Russie, tout comme ce fut le cas dans la Serbie d’après 1999.

06.04.2015

Source: http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150406/1015524555.html#ixzz3WvZNM65z

18:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/05/2016

Ce dimanche 8 mai 2016, nous fêterons à nouveau l’ anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre..

Comment l’Armée rouge a vaincu l’Allemagne nazie

19:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/04/2016

Il y a 8.000 ans, les Européens étaient noirs de peau.

 
 
From: Romain de Courcelles
 
Subject: Il y a 8.000 ans, les Européens étaient noirs de peau.
 

Il présente bien ce président US. Comme à l’accoutumé en ce pays, la famille (épouse et enfants) est toujours proche lors des discours et c’est bon en matière de d’audience (de voix)
Ce qui différencie le président étasunien des précédents, c’est sa couleur de peau…
Simple remarque qui mérite un rappel: « Il y a 8.000 ans, les Européens étaient noirs de peau – La dépigmentation régressive de l’homme noir vers le blanc a suivi sa migration climatique » http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/il-y-a-8-000-ans-les-europeens-166157
Les « blancs » qui ont colonisé l’Amérique du Nord étaient originaires de l’Europe.

C’est un grand pays dominateur et n’attendons aucune réaction des deux courants politiques français qui se partagent le pouvoir depuis quelques dizaines d’années. On pourrait dire –du moins chez les « éclairés »– Amérique Latine/Europe, même combat contre la domination mercantile… 

Il y a 8.000 ans, les Européens étaient noirs de peau.
L’arrivée en Europe de l’Homme moderne (Homo sapiens) se situe vers -40.000 ans. Les comparaisons entre différentes populations humaines actuelles des séquences de l’ADN mitochondrial et du chromosome Y suggèrent fortement que tous les humains actuels ont une origine commune située en Afrique. Le plus ancien Homo sapiens connu jusqu’à présent a été découvert dans le gisement d’Omo Kibish (Éthiopie) daté de -195.000 ans. Les sites archéologiques découverts dans la péninsule arabique attestent que des Homo sapiens l’ont habitée aux environs de -125.000 ans. 75.000 ans plus tard, ils atteignent l’Indonésie, et 85.000 ans plus tard, ils sont en l’Europe. Leur représentant européen le plus connu est l’Homme de Cro-Magnon. Voici qu’aujourd’hui la science affirme que, non seulement l’homo sapiens d’origine négro-arabe a peuplé l’Europe à partit de -40.000 ans (-40 ka) environ, mais que, jusqu’à -6000 ans environ, ce qui très récent, les Européens étaient noirs de peau

Pourquoi la peau est-elle devenue plus claire ?

L’homme a un besoin vital de soleil pour assurer sa survie. Plus il s’est trouvé sous des latitudes de faible ensoleillement, plus sa peau s’est éclaircie pour lui permettre de recevoir la dose de soleil salutaire à sa survie. C’est la quantité de mélanine (filtre UV naturel) qui donne sa couleur à la peau. La peau noire a un très haut pouvoir filtrant.
La dépigmentation régressive de l’homme noir vers le blanc a suivi sa migration climatique. Il existe une corrélation claire entre la latitude et la pigmentation de la peau : « les peuples, qui ont passé une longue période de temps à des latitudes plus élevées, se sont adaptés à ces conditions par la perte de la pigmentation de la peau qui est commune aux latitudes plus basses  », a expliqué Sandra Beleza, de l’Université de Porto au Portugal. Une peau plus claire exposée au soleil peut générer plus de vitamines D par rapport à une peau plus foncée, ce qui rend l’adaptation importante pour les humains qui erraient loin des régions équatoriales.

Il y a 8000 ans, les Européens étaient noirs de peau

D’après des anthropologues, l’homme « blanc » existe depuis peu. Leur étude, présentée lors de la réunion annuelle des anthropologues américains le 26 mars 2015, montre que l’homme à la peau blanche n’existe que depuis 8.000 ans.
On savait déjà que l’humanité n’avait migré vers le nord que tardivement, et que les premiers homos sapiens installés en Europe, il y a 40.000 ans, étaient noirs de peau. Mais de nouvelles données présentées fin mars à la réunion annuelle des anthropologues américains montrent que les populations d’Europe du sud et du centre avaient toujours la peau pigmentée il y a 8.500 ans, rapporte « Science Magazine », relayé par « Slate.fr ».
Les chercheurs ont comparé les génomes de 83 individus issus de différents sites archéologiques européens, notamment en Espagne, au Luxembourg et en Hongrie. La même équipe avait révélé en février que les Européens modernes avaient principalement pour ancêtres trois populations du Néolithique : des chasseurs-cueilleurs présents depuis le Paléolithique (arrivés du Proche Orient il y a 40.000 ans), des fermiers arrivés aussi du Proche-Orient il y a 7.800 ans, et un peuple d’éleveurs de troupeaux, les Yamnaya,arrivé depuis les steppes du nord de la mer Noire il y a 4.500 ans.
Ce sont ces derniers qui pourraient avoir introduit les langues indo-européennes en Europe, avançait l’étude, publiée dans la revue « Nature ».

Les Européens n’ont pas hérité de la peau claire des Néandertaliens

Beleza et ses collègues ont étudié trois gènes associés à la pigmentation de la peau plus claire. Bien que ces gènes se retrouvent dans toutes les populations humaines, ils sont beaucoup plus fréquents en Europe qu’en Afrique, et expliquent une part importante des différences de couleur entre la peau des populations européennes et africaines.
En analysant les génomes de 50 personnes d’origine européenne et 70 personnes avec une ascendance africaine subsaharienne, l’équipe de Beleza a pu estimer quels sont les trois gènes (et la peau pâle) qui se sont répandus en premier dans les populations européennes. Le résultat suggère que les trois gènes associés à la peau pâle ont balayé la population européenne il y a seulement 11.000 à 19.000 ans.
« Les balayages sélectifs pour favoriser les Européens [versions des trois gènes] ont commencé bien après les premières migrations des hommes modernes en Europe », a signalé Beleza.
« La conclusion est en accord avec des études antérieures, suggérant que les humains modernes n’ont pas perdu leurs peaux foncées immédiatement après avoir atteint l’Europe », a dit Katerina Harvati, de l’Université de Tübingen, en Allemagne. « [La nouvelle étude] est intéressante car elle suggère une différenciation très tardive de pigmentation de la peau chez les humains modernes  », a-t-elle exprimé.
Une analyse précédente d’anciens ADNs d’ossements néandertaliens datant de 40.000 et 50.000 ans, respectivement d’Espagne et d’Italie, a suggéré que nos cousins néandertaliens disparus au cœur du continent européen avaient la peau claire et les cheveux roux. Mais les hommes de Néandertal se sont éteints il y a environ 28.000 ans – bien avant que les humains modernes d’Europe n’aient acquis une peau pâle. Évidemment, les Néandertaliens n’ont pas réussi ces adaptations locales utiles à l’homme moderne, en dépit des preuves génétiques du croisement des deux espèces.

Contacts dans le Moyen-Orient

« Cela peut paraître surprenant étant donné que les deux espèces vivaient coude-à-coude en Europe depuis plusieurs milliers d’années. Mais il est logique que le métissage – mis en évidence dans les gènes – se soit produit au Moyen-Orient, où les humains modernes et les Néandertaliens se sont rencontrés pour la première fois », a écrit Chris Stringer, du Musée d’Histoire Naturelle de Londres.
Dans cette région, les Néandertaliens ont pu avoir une peau plus sombre, ce qui explique pourquoi notre espèce ne bénéficie pas d’une pâleur de la peau après le croisement avec eux. En effet, une étude, effectuée plus tôt cette année, sur de l’ADN ancien, a suggéré que les Néandertaliens, vivant dans ce qui est aujourd’hui la Croatie, avait une peau foncée et les cheveux bruns.
« La couleur de peau de Néandertal était probablement variable, chose à laquelle on pouvait s’attendre pour une population importante répartie sur une grande étendue territoriale », a expliqué Harvati.
Cette étude a été publiée dans la revue Molecular Biology and Evolution, sous la référence doi.org/h9h. Les citations viennent du NewScientist.

France et Maghreb

Un précédent article traitant de la migration de notre ancêtre commun, l’homo sapiens, d’Afrique vers l’Arabie, puis d’Arabie vers le reste du monde, m’a valu beaucoup deréactions courroucées de lecteurs français. Pourtant, je n’y faisais que relater les dernières découvertes faites par d’éminents chercheurs occidentaux, qui ne peuvent pas être, dans leur grande majorité, motivés par des considérations racistes ou par une haine anti française , d’autant plus que ces recherches concernaient l’Europe dans sa globalité, et non pas la France en particulier.

De même, lorsque la science démontre que les Maghrébins ne sont pas des Arabes, les Maghrébins qui apprennent à l’école que leurs ancêtres sont les Arabes, et qui sont soumis à un lavage de cerveau intensif dans tous les médias « nous sommes TOUS des arabo-musulmans !« , sont tout aussi furieux, et ont exactement les mêmes réactions véhémentes.

- Pour ces Maghrébins, l’Histoire commence avec les invasions arabo-musulmanes du septième siècle.

- Pour ces Français, l’Histoire commence avec « Nos ancêtres les Gaulois ». Or les Celtes seraient arrivés en France vers le cinquième siècle avant J.C. il y a 2500 ans environ. Les Francs de Clovis sont arrivés vers l’an 400, il y a 1600 ans environ. Cela veut dire que, depuis l’arrivée de l’Homme Moderne (Homo Sapiens), la France a été gauloise durant 6% de son histoire, et franque durant 4% . En termes de générations (si l’on compte 25 ans par génération), depuis 42.000 ans, il y a eu 1680 générations, dont 100 générations celtes/gauloises et 64 générations franques, ce qui démontre que les immigrations celtes et franques sont relativement récentes par rapport à l’histoire de l’Homo Sapiens en France.

Voici ce qu’écrit Le Point du 25/01/2015 : « La France est peuplée de migrants et de leurs descendants. Il ne s’agit d’ailleurs pas de descendants de Gaulois, qui ne furent qu’un peuple parmi les envahisseurs de passage. Les Celtes ont traversé la France, quand les Grecs et peut-être les Phéniciens occupaient le littoral méditerranéen. Le fantasme nostalgique d’une France issue de la Gaule, qu’il n’a pas connue, d’un Éric Zemmour, avec le succès de son livre que l’on connaît, traduit surtout une névrose, associant peur du changement, ignorance et aveuglement. La France continentale européenne est une nation géographique, aux frontières majoritairement naturelles (mer et montagne) mais poreuses, placée au centre de l’Europe, elle a été le réceptacle de toutes les migrations d’Europe et du Sud, en particulier venues de pays qu’elle a d’abord envahis. La Bretagne, chère aux Le Pen, n’a jamais été colonisée par les Francs – alors ce ne sont pas de vrais Français ? -, mais par les Romains, pendant 500 ans, en dépit d’Astérix qui flatte notre imaginaire gaulois, puis au Sud par les Bretons venus en y important leur langue, du sud de l’Angleterre dont ils étaient chassés par les Saxons … Au nord, la France fut envahie par les Normands scandinaves. Comme le chantait Maurice Chevalier « Et tout ça, ça fait d’excellents Français », ni plus ni moins xénophobes que les autres ! Ceux qui plaident pour la mémoire devraient relire l’histoire… »

Quand on parle d’origine des humains, des gens croient qu’on touche à leur identité. Dès qu’on touche à l’identité, l’ego n’est pas loin, y compris sous la forme d’ego collectif. Sur ce terrain, l’ethnocentrisme est roi et tout le monde voudrait avoir la propriété exclusive des origines de la civilisation, voire de l’humanité ! Herder disait : « chaque vieille nation aime tant se considérer comme la première-née et prendre son pays pour le lieu de naissance de l’humanité ! ».

21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/04/2016

Un seul ennemi: la Haute Finance , … !

 
 

20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

[Nouvel article] La « Guerre contre le terrorisme » a produit un « crime contre l’hu manité »

 
 

20:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Encore une fois: l' ombre de la Cia: Hugo CHAVEZ aurait été assa ssiné,... ???

 
Encore une fois: l' ombre de la Cia: Hugo CHAVEZ aurait été assassiné,... ???
 
L’assassinat de Chávez. La CIA et la DEA couvrent leurs traces.
dh/h/

Par Nil Nikandrov – Le 14 mars 2016 – Source Strategic Culture  ceal/dc/

The Murder of Chávez. The CIA and DEA Cover Their Tracks

La journaliste Eva Golinger (États-Unis – Venezuela) s’est interrogée à plusieurs reprises sur les circonstances suspectes entourant la mort du président vénézuélien Hugo Chávez. Le site aporrea.org cite sa déclaration: «Tout ce que Washington cherchait à atteindre au cours de l’administration de Hugo Chávez est aujourd’hui en train d’être réalisé en son absence. La maladie cancéreuse dont Chávez a souffert était inhabituellement agressive et suspecte, et chaque jour apporte plus de preuves qu’il est possible que Chávez ait été assassiné.»

Les premiers signes de cancer ont été trouvés chez Chávez en mai 2011. En juin, il a subi deux interventions chirurgicales dans un centre spécialisé à La Havane. Ses chirurgiens cubains ont trouvé et enlevé une tumeur maligne qui avait métastasé avec une persistance sinistre, en dépit de toutes les mesures préventives. De nouvelles opérations ont été nécessaires. Cet homme athlétique, qui était plein de force et physiquement robuste, est décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans.

En s’étendant sur ce sujet, Eva Golinger écrit, «Il suffit de savoir qu’un homme qui avait été, depuis plusieurs années, l’un de ses plus proches collaborateurs, qui était souvent seul avec lui et lui a apporté sa nourriture, du café et de l’eau, est maintenant un témoin protégé aux États-Unis. Bientôt les actions secrètes de Leamsy Salazar et sa collaboration étroite avec les agences de renseignement à Washington seront dévoilées ».

Le nom du garde du corps en chef de Hugo Chávez a rarement été mentionné dans les médias alors que le président était en vie. En raison de la nature de son travail, Leamsy Villafaña Salazar évitait la publicité, n’a pas aimé être photographié, et a essayé de rester dans l’ombre. Chávez le considérait comme un officier bolivarien fiable, incorruptible, et professionnel. Ce fut précisément de cette façon que le président l’a décrit dans une émission de télévision sur le coup d’État pro-américain tenté en avril 2002. Des conspirateurs avaient réussi à renverser Chávez pendant trois jours, mais avec le soutien du peuple et de l’armée, il est retourné triomphalement au palais présidentiel Miraflores.

Depuis le toit de son palais, il a été accueilli par les militaires, parmi lesquels Salazar était facilement visible, agitant victorieusement le drapeau vénézuélien. Cette image est devenue le symbole de la victoire sur la contre-révolution.

Curieusement, on connaît peu Salazar, et surtout à partir de sources américaines plutôt fermées. Il est né en 1974 dans une grande famille vivant à Petare, un quartier de taudis dans la capitale vénézuélienne. Après le lycée, il est entré dans l’académie navale, diplômé en 1998. Il était un étudiant médiocre, terminant 27e de sa classe de 55. Néanmoins, en 1999 Salazar a été choisi pour être faire partie de la garde d’honneur présidentielle Tito Rincón Bravo, le ministre vénézuélien de la Défense et le père de la première femme de Leamsy, a joué un rôle important dans cette nomination. Salazar est devenu un assistant personnel de Chávez. Ce travail comportait une charge de travail très intense, en raison du rythme effréné de la vie du président.

Après les événements de 2002, Salazar a été inopinément affecté à une base navale dans les provinces – à Punto Fijo (État de Falcón) – mais en 2006, Chávez a ordonné le retour de Salazar à ses anciennes fonctions de sécurité.

Après la mort de Chávez, Salazar a assuré la sécurité pour le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello. Mais des bizarreries dans le comportement de Salazar ont mis Cabello mal à l’aise. A cette époque, le débat faisait rage sur les causes de la mort de Chávez et les personnes qui pourraient avoir été impliqués, et ainsi Cabello a finalement demandé au ministre de la Défense de transférer Salazar à un autre poste. À un certain moment au cours de cette période, Salazar s’est marié une fois de plus. Sa nouvelle épouse était Anabel Linares Leal, diplômée de l’académie militaire, qui avait reçu son épée d’officier des mains même du président Chávez. Pendant un certain temps Anabel a travaillé aux comptes financiers des forces armées vénézuéliennes à Banco Bicentenario, ce qui signifie qu’elle a eu accès à des informations secrètes sur les achats d’armes à l’étranger. Les jeunes mariés ont demandé l’autorisation de se rendre en République dominicaine pour leur lune de miel. Cette autorisation a été accordée et le couple a directement rejoint Saint-Domingue, mais de là, il a pris un avion pour l’Espagne. Un avion spécial appartenant à la Drug Enforcement Administration (DEA) (lutte contre la drogue) a ramené Salazar et sa famille d’Espagne aux États-Unis.

Voici comment Emili J. Blasco, un correspondant à Washington pour le journal espagnol ABC qui a souvent servi de porte-parole à la propagande des services de renseignement des États-Unis, a décrit l’évasion de Salazar. Il a affirmé que, en Espagne, les Américains avaient soumis les Salazar à de longs interrogatoires afin de déterminer les «véritables objectifs de leur rupture avec le régime».

Les histoires sur Salazar dans les médias internationaux, qui étaient semblables dans le ton et provenaient manifestement de la même source, soulignent que, quand Chávez était vivant, Salazar avait été un «bolivarien engagé», mais que, après sa mort, Salazar avait décidé de rompre avec le régime. Par conséquent, Salazar avait tenu des négociations secrètes avec la DEA pendant 13 mois, non seulement pour organiser son évasion, mais aussi pour obtenir certaines promesses concernant sa propre sécurité, ainsi que celle de sa femme et de ses enfants. Mais la CIA n’est pas mentionnée, seulement la DEA. La raison en est claire – la CIA est une agence d’espionnage, et tout indicateur de possibles liens secrets de longue date avec ce «bureau de tueurs à gages» était quelque chose que les protecteurs de Salazar ont essayé d’éviter, sachant que le SEBIN (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional de Venezuela), agence de contre-espionnage du Venezuela, allait enquêter sur l’histoire de son implication dans l’assassinat de Chávez.

Maintenant, le couple est aux États-Unis, vivant sous protection fédérale, et ils donnent des témoignages sur un large éventail de questions, mais surtout sur la participation des différentes figures du régime bolivien dans le trafic de drogue, y compris les chefs militaires. Il faut garder à l’esprit que, bien avant que Salazar ne réalise son évasion, les agences de renseignement américaines avaient commencé à planter de fausses informations dans les médias sur l’existence d’un soi-disant Cartel des soleils (Cartel de los Soles), qui aurait été dirigé par Diosdado Cabello et un groupe de généraux vénézuéliens ayant des liens avec lui. Cabello a été compromis, en tant que mesure préventive, parce que les agences de renseignement américaines l’ont vu comme le successeur le plus probable de Chávez, mais ayant des opinions plus radicales anti-américaines. Immédiatement après son évasion, Salazar a été recruté dans cette campagne de dénigrement contre Cabello. Certains des renseignements obtenus à partir de Salazar (ou plutôt de ses gestionnaires dans la CIA et la DEA) ont été utilisés par Emili J. Blasco dans son livre Bumeran Chávez, qui a été publié simultanément à Washington et à Madrid en Avril 2015.

En particulier, Salazar a raconté comment il avait accompagné Diosdado Cabello dans une excursion au cours de laquelle il avait été témoin de la «participation directe» du chef du parlement (!) dans la répartition, tard le soir, de la drogue dans des vedettes rapide dans la péninsule de Paraguana, État de Falcón. À qui ces drogues étaient destinées et pourquoi cela a été fait si près des îles d’Aruba et de Curaçao, où le Pentagone a des postes de surveillance, ainsi que des stations de la CIA et des bureaux de la DEA, Salazar ne l’a pas expliqué. Basé sur le commentaire de Blasco, on peut conclure que les bateaux se dirigeaient vers Cuba! De plus, Salazar a affirmé que tout en accompagnant Cabello, il a également eu l’occasion de voir ses «coffres secrets blindés remplis de monnaie américaine», avec des «montagnes sur montagnes de billets, du sol au plafond». C’est à cela que la cachette d’un seigneur de la drogue ressemble dans un film de Hollywood. Selon le récit de Salazar – ou plutôt, l’histoire de couverture que les services de renseignement américains rêvaient pour lui – les problèmes rencontrés par l’un des gardes qui a refusé de prendre part aux trafic de drogue ont été la goutte faisant déborder le vase, ce qui a suscité la décision de Salazar de fuir : «Ils menaçaient d’exterminer physiquement l’homme ».

Les médias pro-américains font tout leur possible pour dissimuler les questions qui se posent inévitablement sur la participation de Salazar dans les préparatifs de l’assassinat de Chávez. Ils prétendent qu’il ne peut y avoir aucun doute sur Salazar : il a honorablement servi le régime et idolâtré Chávez jusqu’à ce qu’il réalise que ceux immédiatement au-dessus de lui étaient mêlés au trafic de drogue. Toutefois, l’enquête menée par SEBIN soulève des doutes quant à «l’attitude impeccable» de Salazar. Même sa mère a admis que le travail de Leamsy dans la garde présidentielle pesait lourdement sur lui. Mais il n’était pas pressé de se séparer de Chávez, parce que le premier employeur de Salazar était quelqu’un d’autre, et ces gens ont insisté pour qu’il s’acquitte strictement de ses fonctions.

De récentes révélations médiatiques au sujet des liens entre le Cartel des soleils du Venezuela et le cartel de Sinaloa ont démontré l’imagination et la verve avec laquelle les agences de renseignement américaines fabriquent des affaires, avec l’intention de compromettre leur ennemi. Prétendument, Chapo Guzmán était lui-même au Venezuela en août et septembre 2015, afin de discuter des projets communs. Il a été fait mention de ses voyages pour business dans le pays en 2009 et 2010 et de la nature chaleureuse de ses relations avec le général Hugo Carvajal, un proche collaborateur de Diosdado Cabello. C’est le même Carvajal que la DEA a essayé d’enlever sur l’île d’Aruba durant l’été 2014 – en dépit de son passeport diplomatique – et de l’embarquer pour les États-Unis comme trafiquant de drogue. Les fonctionnaires de l’île ont empêché que cela se produise, et le général retourna au Venezuela, où il fut accueilli par le président Maduro, Diosdado Cabello, et d’autres leaders bolivariens comme un héros. Il serait naïf de penser que la chasse de la DEA pour Carvajal soit terminée. Il est toujours sur leur wanted liste en raison de preuves fabriquées par des agents américains. Cette liste comprend également les noms d’autres personnes que la DEA a identifiées comme les meneurs du Cartel des soleils.

Les déclarations de Salazar sont fortement en désaccord avec l’image de l’honorable patriote qu’il avait déjà cultivé. Tout à fait révélatrices sont les allégations de Salazar que Chávez est mort non pas en mars 2013, mais en décembre 2012. Apparemment toute la famille de Chávez a pris part à cette ruse, ainsi que les membres du gouvernement bolivarien, les dirigeants de Cuba, et le contre-espionnage cubain. Cela a été fait afin de préserver la continuité de l’autorité du gouvernement de servir les intérêts des factions de Maduro. Ainsi, chaque décret et résolution signée par le président après Décembre peuvent être déclarés frauduleux, et illégal le gouvernement Maduro.

Pendant ce temps, le brouhaha des rapports des dirigeants vénézuéliens avec les affaires de drogues se fait plus fort. Le plan conçu par le renseignement américain est tout à fait évident : distraire le grand public du fait que Salazar soit le candidat le plus susceptible d’avoir tué Chávez. Les médias bolivariens appellent Salazar «Juda». Les agences officielles (et non officielles) au Venezuela recueillent des preuves de ses activités criminelles, ses réunions clandestines avec des représentants de la CIA et de la DEA, et la possibilité qu’il ait donné l’information aux Américains des itinéraires de voyage du président et des individus qu’il avait prévu de rencontrer, ainsi que des données biologiques de Chávez.

Les Américains font de leur mieux pour empêcher ce travail. A Madrid, par exemple, la station de la CIA a fabriqué une crise entourant le personnel vénézuélien de l’attaché du Bureau de la Défense, les accusant d’espionnage au profit des membres de l’opposition. Mais bien sûr, la vraie question est tout à fait différente – la menace de révélations sordides au sujet de l’assassinat de Chávez. À l’heure actuelle, il est difficile de dire exactement qui va révéler toute la vérité. Cela pourrait finir par être un idéaliste comme Snowden – quelqu’un qui considère que lyncher un homme politique comme cela est inacceptable. Il y a espoir qu’une incitation matérielle puisse se révéler efficace : les dirigeants du Venezuela ont décidé d’offrir une récompense financière pour toute information spécifique sur les personnes qui ont coordonné et exécuté l’assassinat de Hugo Chávez.

Traduit par Poolan Devi, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker Francophone.

 

20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/10/2015

Une vision historique du tristement célèbre accord de Münich qui nous permet de mieux comprendre pourquoi il fut signé par la Fr ance et l’Angleterre.

 
 
 

22:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/09/2015

L’ imbécilité, l’ ignorance des racistes et des égoïstes sont un éternel recommencement. En France, déjà en 1850, à l’ égard des Sovoyards, pas encore annexés, ni envahis par les colonialistes français, … Voici quelques passages d’une

 

18:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/07/2015

Les murs du nouvel ordre mondial.

h
 
Tous les “murs de la honte” du Monde “libre” et “démocratique” capitaliste valent-ils mieux que le Mur de Berlin ???
Jugeons-en ... !
RoRo
 
Sent: Wednesday, July 1, 2015 10:22 PM
 
Subject: Les murs du nouvel ordre mondial.
 

Les murs du nouvel ordre mondial.

Mondialisation.ca, 25 juin 2015


frontiere-inde-bangladesh

Des barrières militarisées sur plusieurs frontières interétatiques dans un monde de plus en plus divisé, insécurisé et paranoiaque, une mondialisation mise en échec et mat. (Photo: Mur érigé sur la frontière Inde-Bangladesh)

La paranoïa  s’’est emparée de quelques chefs d’’État dans le monde dont l’’un, Viktor Orban, vient d’’annoncer que son pays, la Hongrie, construira une clôture de 4 mètres de haut qui s’’étendra sur 175 kilomètres au sud, sur sa frontière avec la Serbie. Il est évoqué qu’’éventuellement une autre sera construite sur sa frontière avec la Croatie. Les murs se multiplient dans le monde. Avec la peur générée par le contexte géopolitique global ou régional un nouveau mur apparaît tous les trois mois et on a le droit de se demander si tous les pays seront murés de façon étanche de manière à empêcher désormais tout mouvement migratoire non contrôlé entre les États. On en vient à parler même d’’une industrie des murs qui tend à se justifier « pour limiter l’immigration de travailleurs pauvres, pour réduire l’activité de mouvements séparatistes et de groupes terroristes ou criminels, pour empêcher la contrebande et pour contrecarrer l’introduction de produits illicites (drogue, armes) sur le territoire national ».

Dans ce contexte, un grand nombre de reportages et d’analyses sous tous les aspects ont été produits concernant les murs de sécurité ou de séparation construits sur les frontières interétatiques au cours des dernières années. La Documentation française abordait cette réalité en 2008. La tenue d’une conférence internationale organisée par la Chaire Raoul-Dandurand de l’’Université du Québec à Montréal, Québec, Canada, en octobre 2013, analysait de façon exhaustive l’’ensemble du déploiement de ce phénomène. On a assisté à la création d’’un réseau mondial de chercheurs dédiés à l’’étude des murs et des barrières. Une myriade d’’articles a été consacrée au mur du Sud entre les États-Unis et le Mexique et à celui que l’’on a surnommé le Mur de fer ou le Mur de la Honte entre Israël et la Cisjordanie. Pour le grand public les informations diffusées à ce sujet ont été plutôt rares.

Le Rideau de fer symbolisé par le Mur de Berlin et situé au coeur de la guerre froide est resté dans la mémoire collective. Des murs ont été édifiés aussi pour séparer des quartiers urbains comme les « Peace Lines » à Belfast (figure 6)  et ceux de Bagdad avec la Ligne verte et ceux séparant les Sunnites des Chiites. Une enceinte a été édifiée récemment autour de Bagdad.

La prolifération de murs entre les États se veut l’illustration d’’un phénomène d’’une forte confrontation entre les populations voire même d’’une attitude raciste, d’’un sentiment profond d’’aversion entre elles et même parfois d’’un comportement paranoïaque souvent amplifié par la propagande haineuse. Pour en arriver à devoir implanter une barrière physique, il faut y voir un sentiment de haine atavique d’’une grande intensité.

L’’existence d’’un grand nombre de murs reste une inconnue pour plusieurs et, notamment, celui qui a été construit sur la frontière entre Israël et l’Égypte ou celui qui a été édifié par l’’ Inde pour entourer le Bangladesh sur une longueur de 4 000 km (figure 12). De plus, il importe de noter qu’’aujourd’hui la cinquantaine de murs-frontières recensés a une longueur totale de 21.000 km, soit plus de la moitié de la circonférence de la terre, celle-ci étant de 40.075 km.

Sans vouloir faire un examen exhaustif de cette réalité nous proposons, ici, d’’essayer d’’en cerner non seulement l’’ampleur mais aussi les conséquences à long terme de cette approche dite « sécuritaire » sur la géopolitique mondiale. La géographie des murs permet de revoir celle des frontières interétatiques et celle des espaces dans lesquels il est possible de circuler plus librement tel que celui de    Schengen. Elle permet, enfin, de comprendre que le fossé entre le Nord et le Sud ne cesse de s’’agrandir, ce fossé étant la séparation de facto entre les espaces des pouvoirs impérialistes de l’’Occident et ceux d’’une large périphérie contrôlée et exploitée par les règles d’’un système capitaliste destructeur mondialisé.

I. Les murs – Typologie et perceptions

Les murs-frontières prennent différentes formes en fonction du rôle que l’’on veut leur faire jouer. En général, les murs ont une hauteur de 4 m. Des murs de béton sont utilisés dans les milieux urbains. Certains murs sont couronnés par des fils barbelés tel que celui qui sépare Israël de l’’Égypte (figure 9). On a aussi des clôtures piétonnes et, notamment, sur la frontière entre les États-Unis et le Mexique (figure 1). Les murs sont équipés de caméras de surveillance et sont l’’objet de patrouilles des gardes-frontières. En somme, ils sont fortement militarisés. Les Murs de Belfast, par exemple, « sont faits de fer, de brique, de béton, d’acier et peuvent atteindre une hauteur allant jusqu’à environ 7,5 mètres (ou 25 pieds) (figure 6). Souvent, ils sont équipés de grillages métalliques qui les rendent encore plus difficiles à franchir. À ces catégories s’ajoutent les murs maritimes et les murs virtuels.

Figure 1. Pedestrian Fence

Source : globalsecurity.org

Les perceptions – Sécurité, entrave à la circulation, discorde, apartheid, honte et peur

La barrière entre le Botswana et le Zimbabwe est appelée le grillage de la discorde. La même appellation s’’applique pour celui qui sépare l’’Inde et le Myanmar. « Les Israéliens parlent de “clôture de sécurité” ou de “barrière de séparation”, ou encore de “barrière antiterroriste”, voire de “mur de fer”. Les Palestiniens emploient les expressions de “mur de l’’apartheid“, de “mur de la ségrégation”, de “mur d’’annexion” ou de “mur de la honte”. La Cour internationale de justice, dans un avis consultatif de juillet 2004, mêle les deux expressions parlant de “mur de séparation” » (ladocumentationfrancaise.fr). Le mur édifié entre l’’Inde et le Bangladesh est surnommé le « le mur de la peur et de la mort »  (liberation.fr): « Surnommé le  “mur de la mort” par les habitants, la barrière des 4000 km de la cinquième frontière la plus longue du monde est gardée par les forces de sécurité des frontières de l’Inde (BSF), des gardes qui tuent autant les Bangladais que les Indiens et ce en toute impunité »  (noticias.lainformacion.com).

Figure 2. Le mur de la honte

Source : https://twitter.com/clementvr/status/470846044939759616

Les murs dans le monde (tableaux 1, 2 et 3)

La Grande Muraille de Chine est sans contredit l’’ouvrage de cette nature le plus connu dans le monde. Selon l’’Unesco, il s’agit « du plus grand ouvrage défensif militaire voulu par une succession d’’empires chinois, la Grande Muraille fut construite en continu du IIIe siècle avant J.-C. au XVIIe siècle après J.-C. à la frontière nord du pays. Totalisant plus de 20 000 km de long, elle commence à l’’est à Shanhaiguan, dans la province du Hebei, et se termine à Jiayuguan, dans la province orientale du Gansu. Sa partie principale se compose de murs, de pistes cavalières, de tours de guet et d’abris, et longe des forteresses et des cols sur son parcours » (unesco.org). Bref, elle constitue aujourd’hui un monument archéologique remarquable.

2008 – Un total de 16 murs principaux dont deux murs maritimes sont représentés sur la carte de la figure 3

La figure 3 localise la réalité des murs et des frontières blindées en 2008. Elle montre les frontières blindées, les frontières maritimes blindées et les blindages militaires; le premier État mentionné correspond à celui qui a décidé du blindage.

Dans les Amériques, nous avons celui situé sur la frontière USA-Mexique, en Afrique nous avons un mur entre le Maroc et les territoires sahraouis et un autre situé sur la frontière entre le Botswana et le Zimbabwe. Nous avons ensuite une frontière maritime blindée entre l’’Europe et l’’Afrique. Au Proche-Orient un mur sépare l’’Arabie saoudite et le Yémen, les Émirats arabes unis et Oman, l’’Arabie saoudite et l’’Irak et Israël des territoires palestiniens. En Asie, deux murs séparent l’’Inde et le Pakistan, l’’Inde et le Bangladesh, la Thaïlande et la Malaisie, la Corée du Nord et le Corée du Sud et la Chine de la Corée du Nord. Enfin, une frontière maritime blindée sépare l’’Australie de l’’Asie du Sud-Est (cartographie.sciences-po.fr).

Figure 3. Les murs dans le monde – 2009

Source : http://cartographie.sciences-po.fr/fr/murs-contemporains-...

 

2011 – Toujours plus de murs dans un monde sans frontières (figure 4 et tableaux 2 et 3)

Figure 4. Les murs dans le monde – 2011

Source : http://www.mondialisation.ca/toujours-plus-de-murs-dans-u...

La figure 4 identifie les murs ou barrières de séparation tels qu’’ils se présentaient en 2011.

Dans les Amériques el Muro de la Vergüenza

En Amérique, nous avons ce mur controversé surnommé le «Muro de la Vergüenza  » entre les États-Unis et le Mexique dont la construction a débuté en 2002 sur une longueur de 1.200 km (figure 5). Il faut mentionner le mur de séparation entre Cuba et Guatanamo construit en 1959. Il importe de ne pas passer sous silence l’’existence des zones de sécurité fortement gardées par les forces de l’’ordre qui sont mises en place dans les mégalopoles de l’’Amérique latine pour protéger les quartiers huppés comme nous avons pu l’’observer à Chapultepec dans la capitale mexicaine.

Figure 5. El Muro de la Vergüenza 

En ligne : http://www.latinamericanstudies.org/immigration.htm

En Europe, les murs de Belfast  sont là pour rester

« Même les morts sont séparés. Dans le cimetière de Belfast, un mur souterrain construit en 1969 délimite les tombes catholiques et protestantes. Le temps de la réconciliation durable, y compris dans l’’au-delà, n’’est pas encore à l’’ordre du jour. Malheureusement, les murs ne sont pas uniquement enterrés. Ainsi la Ville de Belfast est entrecoupée de barrières physiques, pudiquement appelées par ses habitants des « Peace Lines » (lignes de la paix) ». (figure 6) (http://www.lesmurs.org/index.php/fr/21-000-km-de-mur).

Figure 6. Peace Lines à Belfast, Irlande du Nord

Source : http://www.richwainwright.com/blog/foreign-assignments/bo...

Le continent africain. Des entités nationales en guerre et des barrières anti-immigration

Dans le continent africain, on trouve sept murs. Un mur fortement militarisé sépare le Maroc des territoires sahraouis appelé » Mur des sables ». Ce mur construit par le Maroc à partir d’août 1980 et achevé en 1987, d’une longueur de  2720 km, serait gardé par environ 100.000 soldats marocains (James Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations: S-Z, ISBN 0-313-31617-1, page 1628). (figure 7). L’armée marocaine a installé un système de surveillance tout au long du mur, allant de systèmes d’alarme simples aux radars de type Rasura et AN / PPS-15 lequel peut détecter les mouvements dans un rayon de 60 km.   (James Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations: S-Z, ISBN 0-313-31617-1, page 1628).

L’’Espagne a édifié des murs autour de ses enclaves de Melilla et de Ceuta, le premier en 1998 et le second en 2001. Plus au sud, on retrouve des murs qui séparent le Zimbabwe et la Zambie, le Botswana et le Zimbabwe aussi appelé le grillage de la discorde, l’’Afrique du Sud et le Zimbabwe et, enfin, l’’Afrique du Sud et le Mozambique dont la construction a débuté en 1975 et qui est d’une longueur de 120 km et ce pour contrer l’immigration.

Figure 7. Vue aérienne du mur de sable entre le Maroc et le Sahara occidental

 

Source : https://saharadoc.wordpress.com/le-mur-en-image/

Au Proche-Orient. Israël et l’Arabie saoudite : Deux pays aux murs-frontières fortement militarisés

Au Proche-Orient, les murs de séparation foisonnent. Israël est complètement emmuré avec un mur avec l’’Égypte (figure 9), le mur de fer avec la Cisjordanie (figures 10 et 11), un mur autour de Gaza d’une longueur de plus de 50 km et une barrière au nord avec le Liban et avec la Syrie (figure 8). L’Arabie saoudite a construit trois murs, l’un sur sa frontière avec Oman, un autre la séparant du Yémen et un dernier, au nord, sur sa frontière avec l’’Irak; commencé en 2006 celui-ci est d’une longueur de 950 km.

Figure 8. Les murs d’Israël

Source : http://www.theguardian.com/world/2012/mar/27/israel-exten...

 

Figure 9. La barrière entre Israël et l’’Égypte

Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Israel%E2%80%93Egypt_barrier

 

Figure 10. Le Mur de fer israélien et la Cisjordanie en 2010

Source : http://ceriscope.sciences-po.fr/taxonomy/term/7

 

Figure 11. Une section du mur entre Israël et la Cisjordanie

Source : http://www.algerie1.com/actualite/mur-de-separation-israe...

 

Plusieurs murs sont construits en Asie méridionale et centrale – Pakistan – Turkménistan – Kazakhstan – Ouzbékistan

En Asie méridionale, le Pakistan construit en ce moment un mur sur sa frontière avec l’’Iran. Le Turkménistan a édifié en 2001 un mur anti-immigration avec l’’Ouzbékistan. Le Kazakhstan a construit en 2006 un mur avec l’’Ouzbékistan. En 1999, l’’Ouzbékistan a construit un mur d’une longueur de 870 km, dans la vallée de Ferghana, le séparant du Kirghiztan.

L’inde a construit en 2004 un mur au Cachemire pour la séparer du Pakistan. Elle poursuit la construction d’un mur qui va encercler totalement le territoire du Bangladesh (figure 12).  Le Myanmar a édifié un mur avec le Bangladesh appelé le mur des Rohingia.

En Asie du Sud-Est, l’une des barrières transfrontalières parmi les plus surveillées au monde est celle qui sépare les deux Corés. Il s’agit là officiellement d’une zone « démilitarisée » établie en 1953.

En bref, on comptait en 2011 11 murs édifiés pour contrer l’’immigration et 15 barrières de séparation dont la construction a été justifiée officiellement par l’’une ou l’’autre des raisons suivantes : Anti-terrorisme, anti-trafic, zone de conflit, conflits territoriaux, barrière économique, etc. (mondialisation.ca). À ces ouvrages, il faut ajouter les barrières de Belfast (figure 6) et de Bagdad (figure 14).

Figure 12. Le Bangladesh aux frontières terrestres d’une longueur de 4 000 km complètement scellées et sous haute surveillance assurée par l’’Inde

Source : http://forbesindia.com/article/foreign-office/the-chinese...

Figure 13. Le Mur entre l’’Inde et le Bangladesh

Source : http://www.bfmtv.com/diaporama/encore-une-cinquantaine-de...

Figure  14. Section du Mur de la Ligne Verte de Bagdad. Depuis la création en 2003, la zone verte – un havre lourdement fortifié à Bagdad déchirée par la guerre pour les soldats américains, les entrepreneurs de la défense et des diplomates – a été  fréquemment attaquée. Elle s’avère un symbole surréaliste de l’occupation américaine de l’Irak

Source : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/story/2009/0...

 

Tableau 1. Les murs dans le monde. Inventaire 2015

Localisation – Année du début de la construction – Longueur – Justification

AFRIQUE

 Afrique du Sud –Mozambique : 1976 - 120 km – Pour contrer l’’immigration

Botswana / Zimbabwe : 2003 – 500 km -  Pour contrer l’’immigration

Barrage de Djibouti : 1962 à 1982 – Contrôler les accès terrestres, en particulier les migrations somalies.

AMÉRIQUES

États-Unis / Mexique : 2006 - 1200 km –

ASIE CENTRALE

Brunei / Malaisie : 2005 – 20 km – Contre l’’immigration

Kazakhstan / Ouzbékistan : 2006 – 45 km – Anti-trafic de drogue

Ouzbékistan / Kirghizistan : 1999 – 870 km – Zone de conflit

Ouzbékistan / Afghanistan : 2001 -  209 km – Contre l’’immigration

Turkménistan / Ouzbékistan : 2001 -  1 700 km – Contre l’’immigration

Pakistan-Afghanistan : le Pakistan entreprend depuis mars 2007 la construction d’une barrière de séparation sur sa frontière avec l’Afghanistan. La clôture devrait, à terme, mesurer 32 km de long et traverser le territoire pachtoune. L’objectif du gouvernement d’Islamabad est d’empêcher les islamistes armés d’entrer en Afghanistan depuis le Pakistan.¸

ASIE DU SUD-EST

Chine / Corée du Nord : 2006 1 416 km – Au nord de la ville de Dandong, les autorités chinoises ont aménagé une barrière de fils de fer barbelés, pour éviter l’afflux d’immigrés illégaux nord-coréens

Corée du Sud /  Corée du Nord : 1953 – Bande de terre de 248 km de long sur 4 km de large, servant de zone tampon entre la Corée du Nord et la Corée du Sud

Inde / Bangladesh : 1993 – Terminé en 2012

EUROPE

Mur de via Anelli (Padoue) Italie : 2006 – 0,085 km – Barrière interne

Murs de Belfast, Irlande : 1972 – « Leur démolition est prévue d’ici 2023 après que, le 9 mai 2013, le gouvernement nord-irlandais s’est engagé à les détruire d’ici dix ans » (http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/09/les-murs-...).

PROCHE-ORIENT

Arabie saoudite / Yémen : 2004  - 75 km – Contre l’immigration

Arabie saoudite / Irak : 2006 – 900 km – Antiterrorisme – « L’Arabie saoudite a achevé la construction d’une épaisse clôture qui sépare désormais son territoire de l’Irak et doit le protéger au nord des infiltrations d’hommes, d’armes et de marchandises. Long de 900 km, il est équipé d’un matériel ultrasophistiqué » (http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140907-mur-djihad-djihad...).

Charm el-Cheikh (Égypte) : 2005 – 20 km – Antiterrorisme

Chypre – «La Ligne Verte» Le 21 décembre 1963, un incident entre les deux communautés dégénère à Nicosie, provoquant une flambée de violence sur toute l’’île et scellant une rupture définitive entre les Chypriotes Grecs et les Chypriotes Turcs par les exactions commises de part et d’’autre (http://www.lesmurs.org/index.php/fr/21-000-km-de-mur).

Irak / Koweit : 1991 – 193 km – Zone de conflit

Israël / Cisjordanie – Mur de fer ou barrière de sécurité: 2002 – 681 km – Barrière de « protection » pour contrer les incursions des Palestiniens.

Israël / Égypte : 2011 – 230 km – Antiterrorisme

Égypte-Gaza : 2008 – 14 km – Antiterrorisme

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Barri%C3%A8re_de_s%C3%A9par...

http://www.lesmurs.org/index.php/fr/21-000-km-de-mur

http://www.lesmurs.org/index.php/21-000-km-de-mur/l-les-a...

II. Les murs en construction (tableau 2)

On construit une barrière de protection accompagnée d’un système de surveillance électronique qui s’étendra sur plus de 950 km le long de la frontière irako-saoudienne.

Selon Casafree.com, en 2010 « les autorités irakiennes ont entamé la construction d’un mur de sécurité autour de Bagdad, séparant la ville des provinces voisines, a indiqué le porte-parole du commandement opérationnel de Bagdad, le général Atta Kasim. Les travaux de construction devront être achevés d’’ici 2011 et l’’accès à la capitale ne sera possible que par huit points de contrôle.

Israël  poursuit l’’édification d’’un mur sur sa frontière avec l’’Égypte pour contrer l’’immigration : « Sud d’’Israël, paysage de sable et de pierre où s’activent des ouvriers qui soudent de grandes plaques de grillage sur de très haut poteaux métalliques : « Ici, on se trouve à la frontière égyptienne. On a un grillage de 5 mètres de haut, avec des barbelés. Quand on passe de l’’autre côté du grillage, vous avez plusieurs rangées de barbelés qui permettent de ralentir l’’arrivée de personnes au grillage », explique le lieutenant Daniel de l’’armée israélienne lors de la visite de ce chantier sensible » (rfi.fr) (figure 9).

L’’Égypte construit une barrière contre le terrorisme sur sa frontière avec Gaza.

Les Émirats Arabes Unis le font sur leur frontière avec Oman sur une longueur de 410 km pour contrer l’’immigration. L’’Inde entoure le Bangladesh d’’une barrière de sécurité d’une longueur de 3.268 km pour contrer l’’immigration, les indépendantistes et le trafic de drogue. Celle-ci le fait également sur sa frontière avec le Myanmar, un ouvrage d’une longueur de 10 km surnommé « le mur de la discorde ».

Arabie Saoudite / Irak : «Un “mur” de 1.000 kilomètres. « Tout commence en 2006, quand la proposition est mise sur la table, alors que l’’Irak a sombré dans la guerre civile, raconte The Telegraph. Ce n’’est qu’’en septembre dernier que la construction de cette immense clôture débute. À ce moment, l’’organisation État islamique (EI) a déjà gagné beaucoup de terrain en Irak et menace directement la frontière avec l’’Arabie saoudite. Or, le royaume sait bien qu’’il représente un objectif de choix pour le groupe djihadiste, qui lorgne notamment ses “deux mosquées saintes” de la Mecque et Médine ».

« En septembre, la première phase du projet est inaugurée. Les chiffres donnent le tournis : ce “mur” doit s’étendre sur toute la frontière, soit près de 1.000 kilomètres, entre les filles de Turaif, près de la Jordanie, et Hafar al-Batin, près du Koweït » (http://www.europe1.fr/international/face-a-l-ei-l-arabie-...).

Source : http://www.lesmurs.org/index.php/21-000-km-de-mur/l-les-a...

(http://www.lactualite.com/blogues/le-blogue-politique/le-...).

Tableau 2. Les murs en construction

Arabie saoudite / Irak : 2014 -

Israël / Égypte : 250 Km – Contre l’’immigration

Égypte / Gaza : 15 Km – Contre le terrorisme

Émirats arabes unis / Oman :   410 km – Contre l’’immigration

Inde / Bangladesh : 3.268 km – Contre l’’immigration, les indépendantistes et le trafic de drogue

Inde / Myanmar : 10  km – Contre le trafic de drogue et le terrorisme

Irak : Un mur entourant Bagdad

Iran / Iran : 456 km – Contre la contrebande

Kirghistan / Ouzbekistan (La vallée de Ferghana) – Contre le terrorisme

Russie / Georgie : 85 km – Zone de conflit

Sources :

http://www.lesmurs.org/index.php/21-000-km-de-mur/l-les-a...

http://www.lactualite.com/blogues/le-blogue-politique/le-...

Tableau 3. Les projets de murs dans le monde en 2015

Malaisie-Thaïlande – 2007

En 2007, la Thaïlande annonçait qu’’elle allait construire une barrière physique le long des 75 km les plus inaccessibles de sa frontière avec la Malaisie. Le but recherché, selon Bangkok, est «d’’empêcher les « terroristes » de traverser les provinces agitées, à majorité musulmane du sud de la Thaïlande (ils viennent du nord de la Malaisie, où les habitants partagent à la fois leur langue et leur religion). Si l’’expérience ailleurs s’avère fructueuse, tôt ou tard, c’’est sur toute la frontière qu’’il y aura un mur » (http://service.vigile.quebec/Murs-clotures-de-securite-On...).

En 2013, la Thaïlande exprime son intention « de bloquer la contrebande de bombes et d’engins similaires utilisés par les insurgés lors de leurs attaques mais aussi d’empêcher ces insurgés de se déplacer librement sur les zones frontalières”. Moins d’’un mur, il s’agirait plus d’une clôture qui serait dressée tout au long des 640 kilomètres... Cette clôture serait équipée de caméras de surveillance et l’’objet de patrouilles des gardes-frontières. Le chef de l’armée n’a pas fourni de détails sur le type de mur et les matériaux avec lequel il serait construit (lepetitjournal.com).

Hongrie-Serbie – 2015

Viktor Orban, président de la Hongrie, vient d’’annoncer que son pays construira une clôture de 4 mètres de haut qui s’étendra sur 175 kilomètres au sud, sur sa frontière avec la Serbie (lemonde.fr)

Turquie / Syrie : La Turquie a exprimé son intention de construire une barrière de 2,5 km aux environs du poste frontière de Cilvegözü.

Pakistan / Afghanistan : 2 400 km – En 2006, « pressé d’agir par l’Otan et les États-Unis, le Pakistan a de nouveau proposé... de construire un mur ou de miner une partie de sa frontière avec l’Afghanistan, longue de quelque 2.500 km » et ce sur la ligne Durand qui a été fixée par les Britanniques pour séparer le Pakistan et l’’Afghanistan (afghana.org). L’’Afghanistan s’’est opposé à ce projet.

Russie / Tchétchénie : 700 km – Contre le terrorisme et zone de conflit – Projet abandonné (sputniknews.com).

Figure 15. Barrière entre la Syrie et l’’Irak

Source : http://kalimuthup.blogspot.ca/2013/10/boundary-lines-betw...

 

Conclusion

Le découpage géopolitique mondial sera de plus en plus difficile à modifier et, notamment, celui qui a été marqué par l’’histoire et la colonisation, le tracé des frontières actuelles devenant entre de nombreux pays totalement immuable étant bétonné et grillagé à l’’instar des murs qui entourent les établissements pénitentiaires.

La réalité des murs est comme celle des remparts des cités fortifiées du Moyen Âge en ce qui a trait aux stratégies ou dispositifs de défense devant les assauts ou invasion des « ennemis » (terroristes, djihadistes ou migrants clandestins). Les murs sont construits aujourd’hui non seulement pour assurer la sécurité de ceux qui les édifient mais aussi pour séparer les « tenants de diverses croyances ou allégeances religieuses » ou pour contrer les mouvements migratoires de masse et/ou réfugiés comme on peut l’’observer entre les Amériques et entre le continent africain et l’’Union européenne.

La recherche d’un contrôle absolu des frontières voire même de leur fort de degré de militarisation risque de s’accentuer en dépit des efforts consentis pour l’’établissement des espaces protégés transfrontaliers pour la paix et la coopération. La militarisation planétaire grandissante accompagnée par la guerre contre la terreur perpétrée par les puissances impérialistes crée une atmosphère peu propice au rapprochement entre les peuples. Heureusement, les moyens de télécommunication permettent encore aux forces vives de la société civile de tisser des liens permanents de solidarité et de coopération dans tous les domaines de l’’activité humaine.

Nous avons constaté que le Mur de fer condamne les Palestiniens à vivre comme des prisonniers étant assujettis à un contrôle serré de leurs mouvements par les Israéliens, un contrôle marqué par une occupation accablante de leur espace de vie désormais déstructuré à tout jamais. Les murs de Belfast et de Bagdad séparent, soi-disant, des protagonistes prônant des croyances religieuses divergentes. Ces deux réalités laissent présager la construction d’autres murs dans les mégalopoles pour séparer les quartiers riches des quartiers pauvres, réalité dont nous avons un avant-goût avec les ghettos pour les mieux nantis avec entrée contrôlée et surveillance.

On assiste maintenant à une véritable prolifération des barrières de sécurité, une espèce de paranoïa qui risque d’avoir un effet fort négatif sur la gouvernance mondiale et sur les politiques en matière des droits humains et des libertés fondamentales. Le droit à la liberté de circulation sera affecté à l’instar de celui de manifester, tout ceci allant à l’encontre de l’’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’’homme, de celui des Chartes et du libellé en cette matière à l’’intérieur des constitutions nationales. Le droit fondamental de la citoyenneté va s’’étioler peu à peu et l’’humanité sera à toutes fins pratiques prise en otage et condamnée à obéir aux impératifs des puissances impérialistes. Bien plus, le sort qui lui est réservé est la mise en opération de barrières virtuelles mise en place entre toutes les entités nationales, les frontières politiques de la surface terrestre se transformant peu à peu en un casse-tête électronique dont les contours seront placés sous très haute surveillance grâce à des techniques de télédétection avancées, le tout appuyé par un contrôle militaire de plus en plus développé sur le terrain. La frontière entre les États-Unis et le Canada sera l’une des premières à être pourvue d’un tel système de contrôle virtuel.

Des murs méconnus

Des murs d’’une grande signification sont méconnus du public : Le mur entre l’’Inde et le Bangladesh entourant le pays tout entier, le territoire d’’Israël et les murs du Sud sont aujourd’hui peu connus. Ces murs n’ont pas été suffisamment couverts par la presse internationale. Le mur construit par l’’Inde sur sa frontière avec le Bangladesh s’’apparente au surréalisme. Comment concevoir et exécuter un projet aussi absurde que d’’encercler d’une barrière tout un pays dont la longueur de la frontière est la cinquième au monde, des milliers de kilomètres qui demandent une surveillance serrée? (figure 13).

Des espaces ou parcs transfrontaliers pour la paix

Par contre, dans l’’univers où l’on favorise le développement de la coopération entre les États s’’est développé le concept de l’’implantation d’’un réseau mondial d’’espaces transfrontaliers pour la paix ou Parcs pour la Paix, conçu et promu par l’’Union mondiale de la Conservation de la Nature (UICN) depuis les années 1990 (http://www.mondialisation.ca/parcs-pour-la-paix-en-am-riq...) (http://www.mondialisation.ca/parcs-pour-la-paix-en-am-riq...).  Les aires protégées transfrontalières pour la paix formaient, en 2007, un réseau mondial réparti sur tous les continents, le continent Antarctique s’avérant l’aire protégée dédiée à la coopération et à la paix entre les nations la plus étendue de la Planète. On les retrouve principalement en Europe, en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine. Plusieurs incluent des zones marines. Le réseau comprenait, en 2007, 227 composantes (Lopoukhine, N., 2007) (mondialisation.ca).

De grands murs de portée mondiale

Deux grands murs, ceux-là davantage mentaux, sont construits depuis des décennies dans les esprits : Un mur entre l’’Occident et le reste du monde et un autre, bien ancré dans l’’intelligence globale, soit celui qui sépare le monde dit industrialisé et riche de celui des pays dits en développement. Deux murs qui hantent le devenir de l’’humanité et expliquent les malheurs qui l’’affectent.

Le mur entre les États-Unis et le Mexique, voire entre l’’Amérique du Nord et l’’Amérique latine et le mur de la Méditerranée qui sépare le continent africain du continent européen sont sans contredit l’’illustration la plus flagrante de la séparation entre le Nord et le Sud. Ces barrières scellent le type de relations établies entre ces grandes entités de portée continentale.

Nous terminons avec le témoignage du Père Luis Kinzierski de Tijuana, Mexique, un défenseur de la cause des migrants : «Le mur a tué 4.000 personnes en 11 ans “…” L’histoire a montré que les murs n’’ont jamais donné de résultats. Dans dix ou quinze ans, les Américains vont avoir honte de ce qu’ils ont fait, ” témoigne le Père Luis Kinzierski, de la Colonia postal de Tijuana (“Libération”, 4 de marzo de 2006) » (globalresearch.ca).

Jules Dufour

Centre de recherche sur la Mondialisation, Montréal, Canada.

Jules Dufour , Ph.D., C.Q.. Professeur émérite. Membre de la Commission mondiale des Aires protégées de  l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN), Gland, Suisse. Membre, Cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, Paris. Membre. Groupe canadien du PUGWASS, Toronto.

Références

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WIKIPEDIA. Israel–Egypt barrier.

En ligne : https://en.wikipedia.org/wiki/Israel%E2%80%93Egypt_barrier

Vidéos

FRANCETVINFO. 2013. VIDEO. Israël érige une barrière électronique le long de sa frontière avec l’Egypte. En ligne : http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/video-isra...

 


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21:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

l’URSS vingt ans après…

 
 
 
Romain de Courcelles a publié:" l’URSS vingt ans après... Samedi 27 juin 2015, par  Gilbert Remond , Internationale |   Je vous propose une lecture attentive de ces textes qui j’espère vous donnerons envie d’aller plus loin dans la connaissance d’un passé et d’un monde que l"

16:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/06/2015

Le Bulletin du Courrier des Balkans N°1107: crevant: 16 après la lâche agression ricano-otano-occidenale contre la Serbie, ...

 crevant: 16 après la lâche agression ricano-otano-occidenale contre la Serbie, ...
Mais pourquoi les États-Unis continuent-ils à investir autant dans les Balkans ?
Mais pourquoi les États-Unis continuent-ils à investir autant dans les Balkans ?
Traduit par Jovana Papović
Depuis 1990, les États-Unis ont dépensé plus de sept milliards de dollars dans les Balkans. L’objectif : soutenir les nouveaux régimes “démocratiques” et favoriser “l’État de droit”. Force est de constater que cette diplomatie sonnante et trébuchante a montré ses limites. Pourtant, Washington continue de miser sur la région, au détriment de Bruxelles. Pourquoi donc ?
Par Milan Milošević « La Macédoine est aujourd’hui confrontée à une possible implosion, la Bosnie-Herzégovine est presque aussi désunie qu’au temps de la guerre, le Kosovo vit un exode massif, ses habitants fuient leur gouvernement corrompu et divisé… Il semble que les trois pays les plus vulnérables de la région se trouvent face au précipice. S’ils tombent, les diplomates américains et européens devront enfin se demander : qui sont les véritables perdants dans les Balkans ? », écrivait le 10 mai l’analyste Edward P. Joseph dans la revue Forein Affairs.

12:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/06/2015

La prévisible défaite de la France au Moyen-Orient

 
 
From: Nicolas
Sent: Monday, June 8, 2015 9:57 PM
 
Subject: La prévisible défaite de la France au Moyen-Orient
 

La prévisible défaite de la France au Moyen-Orient

par Thierry Meyssan

Alors que la signature de l’accord entre Washington et Téhéran se rapproche, Thierry Meyssan retrace et analyse la politique de François Hollande au Proche-Orient de soutien aux monarchies du Golfe et à l’apartheid israélien. De manière incontestable, il montre que cette politique, contraire aux valeurs de la République et aux intérêts de la Nation, sert exclusivement les ambitions personnelles de quelques individus et du groupe social qu’ils représentent.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 8 juin 2015
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Le 6 juillet 2012, le criminel de guerre Abou Saleh (Brigade Farouk) était l’invité spécial du président François Hollande (le jeune homme de face, assis sur le côté de la tribune, à la droite de la photo). Il avait dirigé l’Émirat islamique de Baba Amr et fait égorger en public plus de 150 personnes.

Élu en mai 2012 président de la République française, François Hollande aura imposé à son pays une orientation de politique étrangère entièrement nouvelle. Le fait qu’il se soit présenté comme un homme de gauche a masqué aux yeux de ses concitoyens que ce haut-fonctionnaire tournait le dos aux intérêts de la Nation, à son histoire et à sa culture, et plaçait l’État au service d’un groupuscule de grands bourgeois néo-conservateurs.

Le changement du printemps 2012

- Alors que durant sa campagne électorale, il avait semblé ouvert à toutes les analyses, s’entourant de plusieurs groupes de réflexion concurrents, il devait mettre bas son masque dès sa prise de fonction, le 15 mai. Ainsi plaçait-il son mandat sous les auspices de Jules Ferry. Avec subtilité, il affirmait honorer le fondateur de l’école laïque et obligatoire et non pas le théoricien socialiste de la colonisation. Pourtant, la laïcité de Ferry ne visait pas à garantir la liberté de conscience, mais à extirper les enfants des mains de l’Église catholique et à les former, sous l’autorité des « hussards noirs », pour en faire la chair à canon de ses expéditions coloniales.

- Le 6 juillet, il réunissait à Paris une coalition d’États auto-proclamés « Amis de la Syrie », pour saboter l’accord de Genève et relancer la guerre contre la Syrie. Symboliquement, il saluait les « démocrates » (sic) du Conseil national syrien, une organisation fantoche composée par le Qatar en s’appuyant sur la société secrète des Frères musulmans. Il se pavanait aux côtés du criminel de guerre Abou Saleh qui avait dirigé l’Émirat islamique de Baba Amr et fait décapiter plus de 150 de ses compatriotes. Il prononçait alors un discours, écrit en anglais par ses mentors, puis traduit en français.

- Dans la foulée, le 22 juillet, il affirmait solennellement que la France était comptable des crimes commis par le gouvernement illégitime de Philippe Pétain envers les citoyens juifs. En d’autres termes, le haut-fonctionnaire Hollande posait la supériorité de l’État sur la République.

J’écrivais alors que François Hollande, prenant la succession de Philippe Pétain, avait offert la France aux puissants du moment et renouait avec la politique coloniale [1]. Considérant que mon exil politique m’avait fait perdre le sens de la mesure, beaucoup décidèrent d’ignorer ce qu’ils considéraient comme une outrance.

Aussi ai-je été soulagé en lisant le dernier ouvrage du démographe Emmanuel Todd, Qui est Charlie ?, dans lequel il s’emploie à analyser comment et pourquoi l’électorat actuel du Parti socialiste est l’héritier des « Maréchalistes » [2]. J’ai toujours éprouvé une forte admiration pour cet intellectuel qui est parvenu à montrer l’impact inconscient des systèmes familiaux sur l’histoire. Étant étudiant en sciences politiques, j’avais dévoré sa thèse montrant que la division du monde durant la Guerre froide correspondait en réalité aux structures familiales des peuples. Cartes à l’appui, il observe qu’aujourd’hui, l’électorat du Parti socialiste, largement déchristianisé, a perdu ses repères et se replie sur lui-même. Il avait déjà analysé le ralliement de la classe dirigeante autour du culte de l’euro, c’est-à-dire de la loi du plus fort dans l’espace européen. Il conclut que le Parti socialiste a vendu le pays à l’étranger avec l’approbation d’un électorat de possédants.

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Jacques Audibert, François Hollande et le général Benoît Puga en réunion à l’Élysée.

L’équipe de François Hollande

Le changement de politique étrangère voulu par le président de la République s’appuie sur une analyse simple : les États-Unis ayant moins besoin du pétrole du Golfe ont annoncé leur intention de faire pivoter leur dispositif militaire vers l’Extrême-Orient. En soutenant Washington à la manière d’un Tony Blair sur la scène internationale, François Hollande pourrait prendre la place que les États-Unis laissent vacante dans le Golfe et bénéficier d’argent facile.

C’est en toute logique que le Qatar —c’est-à-dire Exxon-Mobil, la société des Rockefeller— a largement financé la campagne électorale de François Hollande [3]. Ce don illégal au regard du droit français ayant été négocié par Laurent Fabius, M. Hollande, une fois élu, le désigna ministre des Affaires étrangères malgré leur vieille rivalité.

La cour effectuée par François Hollande auprès de ses généreux mécènes du Golfe s’accompagne d’un soutien appuyé à l’État d’Israël. On se souvient que le président Charles De Gaulle avait rompu avec cet État colonial, en 1967, affirmant que la France, qui s’était alliée avec lui pour contrôler le Canal de Suez et lutter contre l’indépendance de l’Algérie, ne pouvait plus le faire une fois qu’elle avait renoncé à son Empire. Le président Hollande choisit, au contraire, de déclarer en hébreu lors de son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv, en novembre 2013 : « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël, je suis votre ami et je le serai toujours » [4].

Pour mettre en œuvre son virage, le président a constitué une équipe autour de deux personnalités d’extrême-droite : son chef d’état-major privé, le général Benoît Puga, et son conseiller diplomatique, Jacques Audibert.

Le général Benoît Puga est un ancien de « la coloniale » (infanterie de Marine). Chrétien lefebvriste, il ne fait pas mystère de son admiration de l’ancien archevêque de Dakar et de sa détestation de la Révolution française. Entre deux messes à Saint Nicolas-du-Chardonnet, il a dirigé les Opérations spéciales et le Renseignement militaire. Il avait été nommé à l’Élysée par le président Nicolas Sarkozy et, fait sans précédent pour cette fonction, a été incorporé dans son cabinet par son successeur.

Jacques Audibert est souvent qualifié par ses anciens collaborateurs d’« Américain avec un passeport français », sa dévotion à l’impérialisme états-unien et au colonialisme israélien étant bien plus grande que son respect pour la République française. Il a joué un rôle central dans le blocage durant des années des négociations 5+1 avec l’Iran. Il espérait être nommé représentant permanent de la France à l’Onu, mais a finalement rejoint le président Hollande à l’Élysée.

Lorsqu’il était directeur des Affaires politiques au Quai d’Orsay, Jacques Audibert a systématiquement éliminé les diplomates arabisants en commençant par les plus compétents. Les plus prestigieux ont été exilés en Amérique latine. Il s’agissait certes d’éliminer tout soutien aux Palestiniens pour satisfaire les colons israéliens, mais aussi et surtout d’en terminer avec des siècles de « politique arabe de la France » de manière à laisser tomber les alliés traditionnels et à se rapprocher des milliardaires du Golfe, malgré leurs dictatures et leur fanatisme religieux.

Cette évolution, aussi surprenante soit elle, correspond à ce que François Hollande avait annoncé, il y a plusieurs années. Reçu le 30 novembre 2005 par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), il avait alors déclaré, selon le procès-verbal de séance : « Il y a une tendance qui remonte à loin, ce que l’on appelle la politique arabe de la France et il n’est pas admissible qu’une administration ait une idéologie. Il y a un problème de recrutement au Quai d’Orsay et à l’ENA et ce recrutement devrait être réorganisé » [5].

Le fond de la pensée Hollande

François Hollande a exprimé le fond de sa pensée en évoquant la Résistance. Il a défini ce concept lors de la panthéonisation de quatre grandes figures de la Résistance française, le 27 mai dernier, en excluant les communistes de son hommage.

La Résistance française a inspiré des États et des milices qui, aujourd’hui, disent non à l’occupation de leur terre et à la soumission à un régime d’apartheid. En hommage à leurs prédécesseurs français, ils ont défini leur alliance comme l’« Axe de la Résistance ».

Mais aux Palestiniens, François Hollande a dénié le droit de résister et, dans la droite ligne de l’armistice de 1940 les a enjoints de « négocier » (sic). Il a fait qualifier le Hezbollah de « terroristes » par l’Union européenne, comme Philippe Pétain fit condamner Charles De Gaulle à mort pour « terrorisme » [6]. Il a livré la guerre aux Syriens et a imposé un siège économique aux Iraniens.

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Après le président israélien Shimon Peres par vidéo-conférence, François Hollande a été le second chef d’État non-musulman invité à une séance du Conseil de coopération du Golfe.

François Hollande et les dictateurs du Golfe

Durant les trois dernières années, la France a bénéficié du soutien d’Hillary Clinton et du général David Petraeus pour les États-Unis, d’Exxon-Mobil et de son État privé le Qatar, et enfin de la famille des Séoud et de l’État privé auquel elle a donné son nom d’« Arabie saoudite ».

La France a pu ainsi lancer une seconde guerre contre la Syrie et l’Irak en déplaçant des dizaines de milliers de mercenaires venus du monde entier, dont quelques milliers de Français. Elle porte ainsi une responsabilité primordiale dans les centaines de milliers de morts qui ont endeuillé le Levant. Bien sûr, tout cela a été fait sous couvert d’aide humanitaire à des populations martyrisées.

Officiellement, cette politique n’a pas encore donné ses fruits. La Syrie est toujours en guerre et il est impossible d’en exploiter le gaz, bien que les « Amis de la Syrie » (sic) se le soient déjà répartis, en juin 2012 [7]. Par contre,
- la France a reçu une commande de 3 milliards de dollars en armement de l’Arabie saoudite pour l’Armée libanaise. Il s’agissait de remercier les Libanais de ne pas avoir enregistré les aveux de Majed el-Majed, l’agent de liaison entre l’Arabie saoudite et al-Qaïda et de remercier les Français de mener la guerre contre la Syrie [8].
- la France a vendu 24 Rafale au Qatar pour 6,3 milliards d’euros.

Mais ces méga-contrats ne profiteront pas à la France :
- les Israéliens ont opposé un veto à la vente au Liban d’armes capables de leur résister. La France n’a donc été autorisée qu’à fournir pour 700 millions de dollars d’uniformes, de véhicules de service et d’armes de poing. Les 2,3 milliards restants seront des armes dépassées fabriquées en Allemagne de l’Est.
- le Qatar a certes acheté des Rafales, mais a exigé en échange que le gouvernement contraigne Air-France a abandonner certaines de ses lignes les plus profitables à Qatar Airways.

De toute manière, même si ces contrats avaient été honnêtes, ils n’auraient jamais remplacé ceux qui ont été perdus par l’acharnement de Jacques Audibert contre toutes sociétés françaises travaillant avec l’Iran, tel Peugeot ou Total, ni par celui du général Benoît Puga pour faire détruire toutes les usines françaises installées en Syrie.

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Le 30 juin, malgré l’opposition de Benjamin Netanyahu et de François Hollande, et leurs multiples tentatives de sabotage, John Kerry et Mohammad Javad Zarif devraient signer d’une part un accord multi-parties sur le nucléaire et, d’autre part, un accord bilatéral de cessez-le-feu régional.

L’accord Washington-Téhéran

Malgré les efforts de l’équipe Hollande en général et de Jacques Audibert en particulier, l’accord négocié entre les États-Unis et l’Iran devrait être signé le 30 juin 2015. On se reportera à mes articles antérieurs sur les conséquences de ce texte [9]. D’ores et déjà, il apparaît que les deux grands perdants seront le peuple palestinien et la France. Le premier parce que plus personne ne défendra son droit inaliénable au retour et la seconde parce qu’elle aura associé son nom à trois ans d’injustice et de massacres dans cette région.

Cette semaine, le 2 juin, le secrétaire d’État adjoint, Antony Blinken, est venu co-présider à Paris une réunion des 22 États membres de la Coalition internationale anti-Daesh. Contrairement à ce qu’en a dit la presse française, il ne s’agissait pas d’organiser la riposte militaire aux chutes de Ramadi et de Palmyre ; le Pentagone n’a pas besoin de réunir ses alliés pour savoir ce qu’il doit faire. Non, le sujet était de faire avaler son chapeau au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de lui faire accepter l’accord irano-états-unien. Ce qu’il a été contraint de faire.

La signature de l’accord était menacée par la chute de Palmyre qui coupe la « route de la soie », c’est-à-dire la voie de communication entre l’Iran d’un côté, la Syrie et le Hezbollah de l’autre [10]. Dans le cas où Palmyre resterait aux mains des jihadistes (c’est-à-dire des mercenaires luttant contre l’« Axe de la Résistance » [11]), Téhéran ne pourrait pas transporter son gaz et l’exporter vers l’Europe et n’aurait donc aucun intérêt à s’entendre avec Washington.

Le secrétaire d’État adjoint Antony Blinken a donc informé l’assistance qu’il avait autorisé l’« Axe de la Résistance » à amener en Syrie des troupes fraîches pour vaincre Daesh. Il s’agit en l’occurrence de 10 000 Gardiens de la Révolution, qui viendront renforcer l’Armée arabe syrienne avant le 30 juin. Jusqu’ici les Syriens se défendaient seuls, uniquement avec le Hezbollah libanais et le PKK turc, mais sans troupes russes ou iraniennes, ni milices irakiennes.

Antony Blinken a également informé ses interlocuteurs qu’il avait été conclu avec la Russie un accord autorisant la tenue d’une conférence de paix sur la Syrie, sous les auspices des Nations unies au Kazakhstan. Il a exigé que Laurent Fabius signe une déclaration finale acceptant le principe d’un gouvernement syrien désigné par « consentement mutuel » entre l’actuelle coalition au pouvoir (Baas et PSNS) et ses différentes oppositions, qu’elles soient à Paris ou à Damas.

Après s’être fait remonter les bretelles, M. Fabius a ravalé son slogan « Bachar doit partir », a admis que le président el-Assad terminerait le mandat pour lequel son peuple l’a largement élu, et s’est piteusement rabattu sur un « Monsieur Bachar (sic) ne sera pas l’avenir de la Syrie ».

Dans trois semaines, le roi devrait être nu. En signant ensemble, Washington et Téhéran réduiront à néant les calculs de François Hollande, du néoconservateur Jacques Audibert et du néo-fasciste Benoît Puga.

[1] « La France selon François Hollande », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 30 juillet 2012.

[2] La majorité des Français qui soutinrent l’armistice de Philippe Pétain n’étaient pas des fascistes, mais des « Maréchalistes ». Traumatisés par la boucherie de 14-18, ils se réfugiaient derrière l’autorité du vainqueur de Verdun pour justifier leur refus de combattre l’envahisseur nazi.

[3] « François Hollande négocie avec l’émir de Qatar », Réseau Voltaire, 31 janvier 2012.

[4] « Déclaration de François Hollande à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv », par François Hollande, Réseau Voltaire, 17 novembre 2013.

[5] « France : le Parti socialiste s’engage à éliminer les diplomates pro-arabes », par Ossama Lotfy, Réseau Voltaire, 9 janvier 2006.

[6] « L’UE assimile la Résistance libanaise à du terrorisme », Réseau Voltaire, 22 juillet 2013.

[7] « Les « Amis de la Syrie » se partagent l’économie syrienne avant de l’avoir conquise », par German Foreign Policy, Horizons et débats (Suisse), Réseau Voltaire, 14 juin 2012.

[8] « Le silence et la trahison qui valaient 3 milliards de dollars », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 janvier 2014.

[9] Voir notamment : « Que deviendra le Proche-Orient après l’accord entre Washington et Téhéran ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2015.

[10] « La chute de Palmyre renverse l’équilibre géopolitique au Levant », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 mai 2015.

[11] « Les jihadistes au service de l’impérialisme », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er juin 2015.

 

10:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/06/2015

Histoire et mémoire: Les duplicités ricaines sont bien connues,…

 
 
Histoire et mémoire: Les duplicités ricaines sont bien connues,…
 
Romain de Courcelles a publié:" « Bien entendu, je traite avec Darlan, puisque Darlan me donne Alger ! Demain, je traiterai avec Laval si Laval me donne Paris ! » (Franklin Roosevelt, Président des États-Unis, le 23 novembre 1942, devant les émissaires de Charles de Gaulle à la Maison "

22:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/06/2015

Oscar Fortin "Québec) : "Poutine passe la seconde vitesse"

 
 
Sent: Tuesday, June 2, 2015 10:01 AM
 
Subject: Oscar Fortin "Québec) : "Poutine passe la seconde vitesse"
 
 

http://1.bp.blogspot.com/-diklrH32Nwg/VWyX7bLit4I/AAAAAAAAEUg/JUUXF55qmjE/s1600/Poutine+202810822.jpg

 
 
Tout semble indiquer qu’a pris fin la période où Poutine expliquait au monde et tout particulièrement à l’Occident les principes et orientations qui fondent les politiques de la Russie face aux défis présents. Finies les palabres, il passe maintenant à la seconde vitesse. Des décisions importantes se prennent, toutes orientées à contrer l’arrogance d’un Occident qui se croit tout permis et à mettre en valeur des actions qui ne laissent place à aucune ambigüité. En un mot, Poutine passe à l’offensive.
 
Déjà, son ministre des Relations extérieures, M. Lavrov, avait fait savoir à quelques reprises qu’une guerre froide entre deux grandes puissances se disputant le contrôle du monde était du passé. Ce temps est périmé, la Russie ne dispute, d’aucune manière, le contrôle du monde et ne se prêtera pas à une diplomatie visant à conforter la puissance des États-Unis comme l’une des deux puissances pouvant dominer le monde. Dans une déclaration récente du ministre Lavrov, il est clairement dit que les États-Unis ne font même pas partie des priorités de la Russie. Ces priorités portent, d’abord et avant tout, sur l’émergence d’un monde multipolaire qui s’affirme de plus en plus et dont les pôles de décisions sont multicentriques. Dans une entrevue, réalisée le 29 mai , il a dit, entre autres :
 
« Les relations avec les États-Unis ne sont pas une priorité pour Moscou alors qu’un nouvel ordre mondial est formé … Pour nous, la chose la plus importante est de veiller à ce que tous soient d’accord avec le fait que, aujourd’hui, les problèmes du monde ne peuvent pas être résolus unilatéralement ou bilatéralement » 
 
À une autre occasion, il précise :
 
«Nous ne renonçons pas à l'interaction (avec Washington). Toutefois, nous acceptons la coopération non pas parce qu'ils veulent coopérer avec nous dans tel ou tel domaine, mais parce que ces contacts sont dans notre intérêt »,
 
Les choses sont claires et le fait que ça plaise ou pas à Washington ne fait plus partie de l’équation.
 
Le président Poutine, lors de sa dernière grande conférence de presse, n’a pas hésité à hausser le ton et à donner la réplique en 15 points aux accusations occidentales contre la Russie. Il met en relief l’aspect psychopathique des dirigeants étasuniens.
 
De toute évidence, la Russie passe à la seconde vitesse.
 
En février dernier, Poutine menace Obama de livrer des images satellites des attaques du 11 septembre qui prouveraient la complicité du gouvernement des États-Unis dans ces attentats qui ont permis de transformer en terroristes tous ceux et celles qui ne seraient pas d’accord avec les politiques de Washington..
 
« Selon des experts américains, la Russie se prépare donc à diffuser les preuves du rôle joué par les États-Unis et des services secrets le jour des terribles attentats. »
 
Tout récemment, Poutine est revenu à la charge, cette fois, en invoquant l’interventionnisme des États-Unis, tout particulièrement au M.O. et en Afrique. Il met en évidence que les informations dont dispose la Russie ne s’alimentent pas des communiqués de presse de la Maison-Blanche ni du Pentagone, mais à des sources privilégiées qui lèvent le voile sur les véritables intentions de Washington et les moyens qu’il utilise pour atteindre ses objectifs.
 
« Tout ce qui est arrivé sur la scène internationale au cours des deux dernières années doit être réajusté. Il est évident que nos nations sont menacées et cela est dû au fait que le droit international a été violé en combinaison avec la violation de la souveraineté des différents états et de leurs sphères d’influence ».
 
Et, d’ajouter pour que Washington ne se méprenne pas sur ses propos: « Nous savons ce qui se passe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » laissant entendre par là le rôle joué par les États-Unis dans la formation, l’armement et l’utilisation des terroristes pour atteindre certains objectifs.
 
 
S’ajoutent à ces déclarations explosives, des décisions qui en sont tout autant
 
Déjà Poutine avait avisé l’Occident qu’il y aurait une réponse adaptée à chacune des sanctions visant la sécurité et les intérêts de la Russie. Ce moment semble arrivé.
 
Il faut d’abord mentionner, cette liste de 89 personnes, soigneusement sélectionnées, portée à la connaissance des consulats et ambassades russes en Europe. Il s’agit de personnalités auxquelles l’entrée en Russie leur est désormais interdite. Une liste qui répond de toute évidence à celle élaborée par l’Europe et les États-Unis contre certaines personnalités russes. Tout semble indiquer que les pays européens, allés des États-Unis, ne la trouvent pas drôles. Pour en savoir plus, lisez ceci.
 
À remarquer qu’aucun Américain ne figure sur cette liste. Y aurait-il un motif particulier à cela? Si on prend en considération le fait que l’Europe est la première victime à devoir absorber les contrecoups les plus sévères de cette politique des sanctions, on peut penser que les gouvernements et les peuples du Continent européen vont s’éveiller et se demander si le prix que l’Amérique leur demande de payer n’est pas un peu trop élevé. De quoi alimenter des fissures dans cette alliance dont l’Europe paie le gros prix. À ce sujet, un article tout récent, publié en Allemagne, se demande si l’Europe n’est pas le dindon de la farce de l’Amérique. L’article se termine par cette observation:
 
« Lorsque l'économie américaine en a besoin, Washington se permet de négliger les sanctions antirusses, conclut l'hebdomadaire. Dans le même temps, les compagnies allemandes souffrent des conséquences de la politique imposée par les Américains, dont les pertes économiques et la réorientation de l'économie russe vers l'Orient. »
 
On ne se cachera pas que l’affaiblissement de l’alliance de l’Europe avec les États-Unis serait un gain important pour la Russie. Pourquoi, alors, ne pas en profiter pour en accentuer les divergences?
 
Il faut également signaler la loi, signée par Poutine, concernant les ONG. Une manière pour la Russie de reprendre en main sa souveraineté, souvent menacée par certains de ces organismes de couverture dont les objectifs sont plus souvent que moins de nature politique
 
Le 30 mai dernier, des avions russes de la Mer Noire ont forcé un contre-torpilleur américain à rejoindre les eaux neutres. On ne peut plus se permettre de jouer au chat et à la souris avec la Russie. Ses forces armées de terre, de mer et d’air sont en position de répondre à toute infraction en provenance de quelque endroit que ce soit.
 
Dans l’Arctique, région fort importante pour la Russie, les infrastructures militaires seront complétées d’ici la fin de la présente année.
 
« Les travaux se déroulent selon le calendrier et sont actuellement achevés à 70%. Nous sommes persuadés de pouvoir aménager l'ensemble des infrastructures pour nos troupes dans la région arctique d'ici la fin de 2015 », a déclaré le général aux journalistes. »
 
De toute dernière heure, Moscou informe que plus de 18 000 militaires seront en Arctique pour en assurer la défense.
 
Je ne puis terminer cet article sans parler de ces exercices militaires conjoints, Russie et Chine, en mer méditerranéenne. Ce fut une démonstration de force et d’indépendance. Les liens entre la Chine et la Russie sont là pour résister aux forces de l’OTAN et des États-Unis. Ils ne sont d’ailleurs pas seuls à faire front commun. L’Inde et l’ensemble des pays qui forme la coalition BRICS en font partie. L’alliance pour un monde multipolaire et multicentrique gagne du terrain et se renforce si on la compare à l’Alliance atlantiste, unissant les pays d’Europe et les États-Unis auxquels il faut ajouter le Canada. Dans ce dernier cas, le cordage se fait de moins en moins résistant.
 
S’il n’y a pas de guerre, la machine de guerre est en marche. Pour un officiel de l’OTAN une guerre éclatera cet été. Chacun peut y aller avec ses prédictions, mais l’élément déclencheur peut être de bien des natures, allant d’une faille technique, d’une erreur humaine à un plan froidement élaboré par ceux qui ont tout à gagner.
 
Oscar Fortin
Le 1er juin 2015
 
http://humanisme.blogspot.com

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Publié par Blogger à l'adresse « POUR UNE SOCIÉTÉ AU SERVICE DE L'HUMAIN » le 6/01/2015 01:37:00 PM
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"Le pouvoir ne change pas les personnes; il révèle ce qu'elles sont vraiment"
Pepe Mujica

22:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/06/2015

Kosovo

 
Crises/guerres Droit international

Le genevois Ueli Leuenberger, député Vert et fondateur de l’Université albanaise de Genève, a été un des soutiens aveugles les plus proches et farouches des nationalistes de l’UCK aujourd’hui au pouvoir au Kosovo. [ASI]

 

UCK

Sami Lushtaku, ancien commandant de l’UÇK condamné à douze années de prison, est toujours maire de la commune de Skenderaj, au cœur de la Drenica, une région de collines pelées située au centre du Kosovo. Cette région est un bastion historique du nationalisme albanais, et c’est là que la guérilla de l’UÇK avait établi ses premiers quartiers, dès le milieu des années 1990 (RoRo: pour ceux qui ne le savent pas, les assassins-gangsters de l’ Uck ont commencé leurs actions terroristes en menant des attaques armées et criminelles contre des postes et commissariats de Police à l’ intérieur de la Serbie même). Sami Lushtaku est issu de l’une des grandes familles qui, les premières, s’engagèrent dans la guérilla. C’est un pilier de l’UÇK, tout comme Sylejman Selimi, qui était devenu ambassadeur du Kosovo en Albanie, avant son inculpation en 2013. Les condamnés appartiennent au « noyau dur » de l’UÇK, issu d’un petit groupe clandestin, le Mouvement populaire du Kosovo (LPK). Ils sont très proches d’Hashim Thaçi, actuel vice-Premier ministre, le chef du Parti démocratique du Kosovo (PDK), lui aussi originaire de la Drenica.

La « prison » de Likoc, lieu du crime

Dans le cadre du procès « Drenica I », Sami Lushtaku a été reconnu coupable d’un meurtre d’un civil, Sylejman Selimi, d’actes de torture et a été condamné à huit années de prison. Dans le procès « Drenica II », jugé parallèlement par le tribunal de Mitrovica, neuf autres anciens guérilleros ont été condamnés à des peines allant de trois à sept ans de prison. Tous étaient jugés pour les crimes commis dans la « prison » de Likoc, un village de Drenica, où l’UÇK détenait, interrogeait et torturait, dès l’été 1998, des « collaborateurs » supposés du pouvoir serbe.

En fait, la plupart des civils passés par Likoc étaient des sympathisants de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), la formation d’Ibrahim Rugova, perçue comme rivale par la guérilla. La guérilla avait mis en place un véritable archipel de centre d’interrogatoire et de détention qui s’étendait jusqu’au territoire de l’Albanie voisine – avec les prisons de Cahan, Kukës, etc. Des prisonniers serbes ou roms sont également passés par ces centres de détention, principalement à l’été 1999, dans les semaines qui ont suivi la fin de la guerre, mais ils ont d’abord accueilli les « collabos » supposés.

Parmi les inculpés du procès Drenica II, Sabit Geci a été relaxé, faute de preuves, alors que son nom est cité par de nombreux témoins, tant pour les crimes commis dans la prison de Likoc que dans celle de Cahan. Son rôle est également pointé dans le rapport de Dick Marty sur les crimes de l’UÇK. Les membres du « groupe de la Drenica » ont été inculpés en 2013. En mai 2014, Sami Lushtaku s’était échappé de manière rocambolesque, lors d’un transfert à l’hôpital de Pristina. Il avait fallu que les plus hauts chefs de la mission européenne Eulex, notamment le procureur Jonathan Ratel, viennent négocier » sa reddition.

Arianit Koci, l’avocat de Sami Lushtaku, a annoncé que son client allait faire appel, tout en déclarant que le jugement de mercredi aurait des effets allant « bien au-delà de Lushtaku et de Selimi« . Selon lui, « on a ouvert la boîte de Pandore et on prépare le terrain pour le tribunal spécial ». En effet, le Parlement du Kosovo doit donner ces jours-ci son aval définitif à la constitution du tribunal chargé de juger les crimes de guerre attribués à l’ancienne guérilla. La création de cette juridiction d’exception est une conséquence directe des enquêtes menées par Dick Marty pour le Conseil de l’Europe, puis par le procureur américain Clint Williamson. L’éventuel trafic d’organes pratiqué sur des prisonniers serbes ne constitue qu’une petite partie des crimes pointés dans ces rapports.

Colère des nationalistes

Les associations de vétérans ont déjà condamné ce verdict, dénonçant la justice « sélective » mise en place par la mission Eulex. Jeudi, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Skenderaj et plusieurs centaines de vétérans de l’UÇK et de sympathisants du PDK ont bloqué la route nationale Pristina-Peja, au niveau du carrefour de Komorane. D’autres actions sont prévues dans les prochains jours. Alors que neuf des dix combattants tués lors de l’attaque « terroriste » des 9 et 10 mai derniers à Kumanovo, en Macédoine, ont été enterrés mercredi au Kosovo, ce verdict risque de radicaliser encore plus les milieux nationalistes albanais.

11:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/05/2015

Une nouvelle saloperie pour faire les guerres, et massacrer les peuples, ...

lcg/edc/
 
 
 
Une nouvelle saloperie européenne pour faire les guerres, et massacrer les peuples, ...
 
En écoutant la télévision ce lundi-soir, 25 mai 2015, j’ apprends que la France, l’ Italie et l’ Allemagne vont investir 1 milliard d’ euros dans la mise à l’ étude et la fabrication, d’ un euro-drone.
 
C’ est quoi ? Mais tout simplement la mise au point du futur bombardier, sans pilote de l’ avenir, … Avec ce machin, les puissances impérialistes pourront faire la guerre pirate, la guerre-gangster, contre n’ importe quel pays dérangeant, à n’ importe quel endroit de la planète, rien qu’ en appuyant sur des boutons, … D’ autres pays de l’ Euro-tyrannie capitaliste et impérialiste peuvent apporter leur contribution en s’ associant évidemment au projet, … Bref, une nouvelle saloperie pour faire la guerre en massacrant les peuples, des dizaines de millions d’ innocents, entre les mains des tueurs qui dirigent la planète, au service des marchands de canons et qui misent sur “l’ avenir”, le “progrès”, …
 

21:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/05/2015

Vers un nouveau monde bipolaire sionisme/antisionisme ?

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lpv/
Sent: Wednesday, May 20, 2015 10:10 AM
 
 
Vers un nouveau monde bipolaire sionisme/antisionisme ?

E & R jeudi 14 mai  2015


Avant c’était les Soviétiques contre les Américains, le communisme contre le capitalisme, un conflit qui a dissocié le monde pendant 70 ans. Aujourd’hui, la bipolarité n’a pas disparu, mais semble avoir muté en un affrontement entre les pro et les antisionistes. Peut-on reformuler une géopolitique contemporaine sur cette base ?

Un traité d’amitié forgé par les liens du sang

En d’autres termes, quelle est la puissance réelle du sionisme, et celle de sa résistance, baptisée antisionisme ?

Si l’on s’en réfère à la politique extérieure américaine, qui va globalement et en toute transparence dans le sens des intérêts israéliens depuis 40 ans (1973 et la guerre du Kippour, où les États-Unis ont littéralement sauvé Israël), et la faible politique extérieure européenne, qui ne s’oppose pas au Grand Israël, malgré un soutien financier à l’Autorité palestinienne (245 millions d’euros au titre de l’Union, plus 250 millions d’euros de contributions individuelles des pays de l’Union… une aide conditionnée par la reconnaissance de l’État d’Israël par le Hamas, qui devra en outre renoncer à toute violence), sans oublier la ferveur sioniste britannique, on peut affirmer que le monde occidental a pris fait et cause pour le sionisme.

Par intérêt, déterminisme historique (incluant le déterminisme démographique), ou crainte ?

Les racines très européennes et forcément sionistes du (re)peuplement d’Israël depuis les années 30, le robinet humain et financier des diasporas européennes d’est en ouest, l’appui de dirigeants occidentaux pro-sionistes, ainsi que les contributions de juifs de poids (Rothschild, Bronfman), ont évidemment lié le destin des juifs d’Israël à leurs racines européennes. Mais cela n’explique pas les décisions prises par certains hommes politiques occidentaux, qui vont dans le sens des intérêts d’Israël, parfois au mépris de leurs propres intérêts nationaux. Le déterminisme personnel primant alors sur le déterminisme national.

Sarko l’Américain 
Si c’est par intérêt, cette prise de position rentre en conflit avec le besoin de bonnes relations diplomatiques avec les pays producteurs de pétrole (acheteurs d’armes occidentales), en majorité arabes, donc pas forcément sionistes, tous les pays arabes n’étant pas forcément antisionistes. Cela explique le double jeu américain, dont l’économie a d’un côté absolument besoin du pétrole arabe, et du marché arabe pour écouler ses armes en surproduction ou dépassées, tout en protégeant de l’autre côté Israël des mesures de rétorsion internationales pour ses nombreuses et permanentes violations territoriales, militaires (grâce au concept de « guerre préventive ») ou civiles (colonisation).

Si c’est par crainte, comment ce petit pays, camp occidentaliste avancé et retranché en territoire hostile, peut-il mener par le bout du nez les hyperpuissances américaine et européenne ? Les attentats ciblés ou les pressions psychologiques du Mossad ne pouvant à eux seuls forger cette influence. La puissance financière internationale, entre la City, Wall Street et les paradis fiscaux, a-t-elle une patrie ? Que pèsent les Rothschild et leurs descendants ? Où réside la force sioniste ? Pourquoi les pouvoirs publics français se couchent-ils devant elle depuis 30 ans ? Pourquoi les médias sont-ils prosionistes à 95 % ? Pourquoi Hollande a-t-il cédé à Netanyahu lors de la dernière guerre de Gaza (juillet 2014) ? Pourquoi et comment le très propalestinien (???) Valls s’est-il mué en farouche défenseur d’Israël ? Pourquoi ne peut-on parler de cette realpolitik sans risque ?

Hollande l’Israélien
La première fracture, qui naît juste après la bipolarité ouverte américano-soviétique de 1945 (celle de 1917 n’était encore que politique), est celle de la création de l’État d’Israël en 1948, avec les guerres arabes qui en découlent. Il n’y a pas eu une décennie sans guerre entre Israéliens et leurs voisins, plus ou moins proches, depuis 70 ans. Guerre secrète ou guerre ouverte. Si les Israéliens ont pu calmer le jeu sur plusieurs fronts, avec la Jordanie depuis les années 60 (le roi Hussein étant proche du futur numéro un du Mossad, Ephraim Halevy, qui prendra soin de le prévenir à chaque tentative d’attentat, suite au septembre noir des Palestiniens en 1970) et l’Égypte en 1976, c’est surtout le conflit irano-irakien de 1979-1989, l’écrasement de l’Irak en deux fois (1991 et 2003), et donc l’affaiblissement des grands nationalismes voisins qui ont conforté la puissance israélienne.

Cependant, l’Iran, depuis le début des années 90, malgré la saignée de la guerre contre l’Irak, une agression internationale en réalité, comme il en arrive toujours quand un pays sort de la sphère américaine, finance le Hezbollah, milice libanaise chiite devenue la première armée de résistance face à Israël. Surtout depuis que la Syrie est occupée avec sa guerre civile, qui camoufle une agression « internationale », mue par des intérêts israélo-américains. Les Américains avaient-ils prévu que l’effondrement de l’Irak allait mécaniquement conforter l’Iran en nouvelle puissance régionale, malgré le fait qu’Israël possède l’arme nucléaire ? D’ailleurs, à quoi sert l’arsenal nucléaire israélien ?

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à David Pujadas, lors d’un entretien à Téhéran, diffusé partiellement dans le 20 Heures de France 2 le 22 mars 2007
« Leur bombe les sauve-t-elle [les Américains] du bourbier irakien ? […] L’État d’Israël, qui a la bombe, a-t-il gagné au Liban ? »

La bataille d’Israël est gagnée par les… Américains 
Le 6 octobre 1973, ne croyant pas à une invasion des armées égyptienne et syrienne, qui attaquent conjointement dans le Sinaï et le Golan le jour du Kippour (le jeûne), Israël est à deux doigts de passer l’arme à gauche. Kissinger, au début du conflit, refuse d’intervenir, car il pense que les Arabes finiront par être contenus, puis battus. Une prise de position ouvertement et militairement anti-arabe serait d’ailleurs contreproductive pour la diplomatie américaine. Mais la tournure des évènements ne lui donne pas raison : les défenses israéliennes (la ligne Bar-Lev) sont enfoncées, son aviation est inefficace devant les batteries de missiles sol-air égyptiennes de fabrication russe, et le ministre de la Défense Moshe Dayan évoque une « troisième destruction du temple », c’est-à-dire, ni plus ni moins, la fin d’Israël. Le 7 octobre 1973 à 14h50, Moshe Dayan, lors d’une réunion avec les plus hautes autorités du pays, délivre son sentiment : « Les Arabes se battent mieux qu’avant… Ils veulent conquérir Eretz Israel, en finir avec les juifs. » Cependant, là où les Israéliens voient un anéantissement possible du pays, Sadate ne pense qu’à une guerre éclair pour récupérer les territoires perdus en 1967.

Voici la version du site Ciel de Gloire :
« Le 13 octobre, Israël fit savoir aux autorités de Washington qu’il ne disposait plus que de quatre jours de moyens de feu – une affirmation qui, en fait, était fausse, mais qui poussa les Américains à fournir à leur allié du Proche-Orient d’importantes quantités de matériel, dont des Skyhawk et des Phantom, par le truchement d’un immense pont aérien assuré par des Hercules, des StarLifter et des Galaxy. »
 
Quittons maintenant l’Histoire légendaire et la théorie du retournement de situation magique en faveur d’Israël, suite à l’audace du général Sharon, pour entrer dans l’histoire plus prosaïque du renseignement : un ambassadeur de Golda Meir appelle ni plus ni moins Henri Kissinger et lui annonce que la riposte nucléaire est la seule option qui reste aux autorités israéliennes pour sauver le pays du désastre annoncé. Averti, Nixon réagit, et envoie toute l’aide militaire possible en un temps record. Le retournement miraculeux du génie tactique israélien, totalement à cours d’armement, c’est en réalité l’entrée en guerre des Etats-Unis, en moins de 48 heures, le 14 octobre 1973.
 
Prudent, le roi Hussein de Jordanie pactisera toujours avec la puissance régionale, que ce soit l’Irak, comme ici en 1987, ou Israël. Ce qui n’empêchera pas les défenses antiaériennes de tirer sur les avions israéliens qui survolaient le nord de la Jordanie en 1973 pour aller vers le Golan, alors occupé par les Syriens. 

Diplomatiquement, on sait aujourd’hui que juste avant le conflit, Hussein informe Kissinger de l’imminence d’une guerre. À ce moment-là, le secrétaire d’État de Nixon pense surtout à ne pas envenimer la guerre froide avec l’URSS, tout en voulant rapprocher Égyptiens sous influence communiste et Israéliens. Il sait pertinemment, car c’est la stratégie israélienne, que cette information peut déclencher une « attaque préventive » de l’aviation israélienne sur les sites stratégiques égyptiens : ports, centrales électriques, ponts, aérodromes, raffineries… Et se tait, pensant comme en 1967, que les Arabes finiront par perdre la partie. Mais en six ans, les généraux égyptiens ont beaucoup appris : le renseignement sait brouiller les pistes, le génie sait poser des ponts, l’infanterie sait utiliser les missiles antichars. La victoire est dans la défaite.

Effectivement, en lui infligeant 3 000 morts et 12 000 blessés, en abattant 114 avions et 6 hélicoptères, en détruisant 840 chars, 400 blindés et 2 vedettes, la coalition arabe fait vaciller l’État hébreu sur ses fondations. L’entrée en guerre américaine sonnera la fin de la revanche de 1967. La publication de documents déclassifiés (commission Agranat) révèlera en 2005 à un peuple israélien atterré, que le pays avait frôlé le précipice.

L’appui de Nixon/Kissinger à Israël coûtera cher au citoyen américain 
Sur le front économique, la réplique des pays arabes producteurs de pétrole (majoritaires dans l’OPEP) ne se fait pas attendre : dès le 16 octobre (le cessez-le-feu tombera le 24), ils décident d’un embargo sur les livraisons contre les pays qui soutiennent l’État hébreu. Le prix du baril bondit de 70 %, et sera multiplié par quatre en cinq mois. Même si des économistes invoquent le contrecoup de la fin de la guerre du Viêt-Nam, qui après avoir tiré vers le haut l’économie américaine, provoquera une inflation croissante à partir de 1971, fera fondre les stocks d’or et affaiblira le dollar, cette date marque le début d’une crise économique majeure en Europe occidentale et aux États-Unis.

Et même si les Israéliens réussissent à contourner ce blocus pétrolier, notamment par la livraison de pétrole iranien (eh oui, l’Iran des mollahs commerce avec Israël par des circuits discrets et au travers de sociétés écrans, notamment pour les armes grâce à Arnon Milchan, trafiquant d’armes numéro un du Mossad devenu… producteur à succès à Hollywood !), les années 70 et 80 voient fleurir le terrorisme (d’autres disent le contre-terrorisme) et la guérilla palestinienne. L’opinion publique assiste à la mondialisation du conflit israélo-palestinien : prises d’otages, mitraillages, explosions, le FPLP et autres formations paramilitaires issues de la nébuleuse Arafat, qui rassemble 60 000 hommes dans ses forces de sécurité. L’argent palestinien, au-delà de l’aide des pays arabes riches, provient en majorité du racket des grandes entreprises (dont les compagnies aériennes), qui préfèrent payer pour être à l’abri des menaces militaires. Là encore, ce sont les pays occidentaux qui payent le prix de leur appui, ou plutôt de l’appui de leurs dirigeants à l’État d’Israël.
 
Le multimilliardaire (chiffre d’affaires de sa société en 1980 : 15 milliards de dollars) Marc Rich permet à Israël de profiter du pétrole iranien, avec lequel il spécule sur les marchés internationaux. Son officier traitant du Mossad dira : « Israël a une grande dette envers Marc. Il a assuré la fourniture d’énergie à Israël dans les temps les plus difficiles. » (Source : Les Guerres secrètes du Mossad, Yvonnick Denoël, Nouveau Monde éditions, 2012)

Le 9 septembre 2001, en plein conflit israélo-palestinien (la seconde Intifada est déclenchée par Sharon le 28 septembre 2000), se termine la conférence de Durban contre toutes les formes de racisme. L’Afrique du Sud met un point d’honneur à montrer qu’elle a changé, par rapport à 1978 et son régime d’apartheid. Une semaine de débats houleux où sont critiquées les relations entre l’État juif et le régime sud-africain blanc. Pire : le sionisme est assimilé à un racisme ! La simple évocation du sort du peuple palestinien provoque l’ire de la délégation israélienne, qui fait ses valises le 3 septembre, avec les Américains. Une ligue de pays africains n’obtiendra pas les excuses (et réparations qui vont généralement avec) de la part des pays occidentaux qui ont pris part à l’esclavage. C’est le départ du « deux poids deux mesures » par rapport au traitement médiatico-politique du génocide des juifs, concept qui sera utilisé par Dieudonné à partir de décembre 2003. La demande de requalification de l’esclavage en crime contre l’humanité fera bondir les délégations occidentales, se déclarant solidaires de la position israélienne, comme si l’Holocauste devait être dépouillé de sa raison d’être par la reconnaissance de la déportation et du travail forcé de millions d’Africains. Le délégué canadien accuse la conférence de « délégitimer l’État d’Israël et à déshonorer son histoire et la souffrance du peuple juif ». Pourquoi cet État d’Amérique du Nord soutient-il Israël ?
Sommes-nous déjà dans le choc de civilisations, en référence au livre paru en 1996 qui analyse le monde après l’effondrement du régime soviétique, dans le sens du nouvel ordre mondial cher à la dynastie Bush ?
 
Sa collaboration avec le régime d’apartheid n’a pas renforcé la popularité d’Israël 
De nouvelles croisades seront effectivement décidées… deux jours plus tard, le soir même du 11 septembre 2001. Avec la guerre désormais ouverte de l’impérialisme américain contre les nationalismes arabes en particulier, et les musulmans en général, le Pakistan mis à part (il faut bien mettre la pression sur l’Inde, longtemps proche de l’URSS, et pas assez alignée). La destruction de l’État irakien ressemblant à une guerre préventive d’Israël – même sans les Israéliens – contre une puissance régionale trop menaçante.

Si les nombreux conflits déclenchés dans le monde depuis les années 90, après la chute du communisme en URSS, ne sont pas tous en rapport avec le sionisme, un nombre disproportionné de conflits concerne de près ou de loin Israël, en tout cas ses intérêts. Si l’influence de ce petit pays de huit millions d’habitants sur la politique extérieure des États-Unis a été étudiée et médiatisée, notamment dans l’ouvrage Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, cherchons pourquoi la France prend le même chemin que les États-Unis, après la cassure politique de 2004, date à laquelle le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy s’empare du pouvoir réel en France, avant même d’être élu président de la République trois ans plus tard, en 2007.
 
Vous connaissez celle du petit David qui nique les deux Goliath ?
Certes, la première nomination en 2002 de Sarkozy au poste de ministre de l’Intérieur ne changera pas la décision du tandem Chirac/Villepin de se désolidariser de la guerre américaine contre l’Irak en 2003, ce chant du cygne de la politique d’indépendance nationale d’inspiration gaulliste. L’affaiblissement de Chirac, en vérité un président sortant décrié élu par accident à plus de 82 % des voix, puis l’éviction habile par une contre-manipulation de Villepin, lâché par les services, poussent Sarkozy devant Chirac, pourtant élu du peuple, à l’image de Valls devant Hollande en 2014. Un changement doux de l’organigramme politique, mais aux effets spectaculaires : après avoir avalé l’adoubement par Chirac du jeune Bachar al-Assad en novembre 1999 et le soutien indirect du même Chirac au Hezbollah en août 2006, Sarkozy qualifie le Hezbollah de « mouvement terroriste » le 2 septembre 2006, et tout en rappelant en permanence son soutien indéfectible à Israël (voir le livre de Blanrue sur le sujet), fera bombarder la Libye en 2011. Quant à Hollande – pourtant pas très porté sur l’ultrasionisme, mais aiguillonné par Valls et le CRIF –, il déclenchera des opérations aéroterrestres contre les islamistes au Mali (janvier 2013), et aériennes contre le soi-disant État islamique en Syrie (septembre 2014).
 
Le marionnettiste est au centre sur la photo 
Nous ne constatons alors aucune rupture idéologique dans la chaîne Sarkozy/Guéant/Kouchner-Hollande/Valls/Fabius : depuis 10 ans, quelle que soit sa couleur, la politique extérieure de la France s’aligne sur les positions israélo-américaines au Moyen-Orient, au grand dam des amoureux de l’indépendance nationale, qui n’est évidemment pas synonyme d’antisionisme et encore moins d’antisémitisme. La défense d’Israël ayant été déclarée prioritaire par tous nos Premiers ministres ou nos présidents lors des dîners successifs du CRIJF.

Alors ? Qui fait plier nos dirigeants ?
Une campagne de presse hurlant à l’antisémitisme en cas de non alignement ? Des révélations sur un parcours politique forcément sinueux ? La menace d’opérations terroristes sur notre sol, dans les airs, ou contre nos intérêts disséminés dans le monde ? Des mesures de rétorsion financières à grande échelle ? Israël et ses appuis/relais en France en ont-il les moyens ?

« Sans la domination financière de la City sur la planète jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et la création de sa monnaie privée le 23 décembre 1913, le dollar, par les soins de ses filiales dans le Nouveau Monde, le sionisme serait resté une excroissance nationaliste hérétique, et demeurée localisée en Europe de l’Est, d’un judaïsme principalement pharisaïque et d’influence talmudique. » (Interview d’Aline de Diéguez sur algeriepatriotique.com <http://algeriepatriotique.com>  le 6 décembre 2012)
 
Arbre généalogique de la nouvelle dynastie royale française qui a pris la suite des Bourbons déchus et rituellement sacrifiés
Qu’est-ce qui modifie les rapports de forces officiels à l’intérieur même d’un régime, changeant le vote des Français en théâtre inutile ?
La presse, subventionnée en partie par l’État, tenue par les annonceurs sous l’égide des monstres Publicis et Havas, et appartenant à de grands groupes directement ou indirectement liés au commerce des armes (Dassault, Lagardère), sinon à des puissances bancaires (Rothschild, Pigasse), dispose-t-elle de cette force ? Si oui, le sionisme pèse-t-il assez lourd dans ce secteur pour désigner des cibles, imposer des priorités, orienter des/les politiques ?
Les socialistes en France sont-ils la transposition des « chrétiens sionistes » ou protestants fondamentalistes d’outre-Atlantique, qui pour des raisons théologiques et commerciales amplifient la politique prosioniste du gouvernement américain ?
Si personne de sérieux ne peut croire qu’un simple bluff médiatique ou une menace d’excommunication pour antisémitisme peut suffire à faire plier certains des gouvernements les plus puissants de la planète, alors nous devons accepter qu’une force supérieure fait d’une majorité des gouvernants occidentaux ses obligés. Pour cela, il faut remonter à des temps immémoriaux, quand Mayer Amschel entre dans l’Histoire…

Rothschild ou la puissance du couple argent/information

Si la synergie avions/chars marque le début de la guerre mobile moderne (inaugurée par les Soviétiques contre les Japonais en 1939), le couple argent/information est le déclencheur de la puissance politique de la « haute banque » aux débuts du XIXe siècle, dont les Rothschild sont les maîtres. Le poids financier mène à l’information stratégique, qui peut se changer en bénéfice. 250 ans après l’avènement du patriarche Mayer Amschel Bauer (devenu Rothschild), la banque d’affaires gérée par David de Rothschild est au cœur du pouvoir français, pouvoir qu’il n’est pas utile de qualifier de politique, bancaire ou économique, puisque chez nous, la confusion semble totale. Le voyage que nous vous proposons dans la dynastie et la galaxie Rothschild permet de réduire quelques fantasmes, et d’en consolider d’autres. Entre le juif-Satan griffu qui possède la terre, et le juif-victime qui fait pleurer dans les chaumières, il y a un juste milieu, étayé par des sources historiques, économiques, et politiques.

Rothschild : fantasmes vs réalités
« La véritable menace pour notre république est le gouvernement invisible, qui, comme une pieuvre géante, étend ses tentacules gluants autour de notre ville, état et nation. À sa tête se trouve un petit groupe de maisons bancaires, qu’on appelle généralement “banquiers internationaux”
http://www.egaliteetreconciliation.fr/Rothschild-ou-la-pu...
(John F. Hylan, maire de New York, 1911)
Certains historiens font coïncider le siècle des révolutions avec l’influence montante de Mayer Amschel (1744-1812). Selon eux, Napoléon aurait été l’instrument dans la main des Rothschild de la destruction des monarchies dans toute l’Europe à l’aube du XIXe siècle ; dans le même ordre d’idées, le communisme serait né du désir à la fois secret et subventionné de détruire le christianisme et surtout, la dynastie tsariste, qui refusa d’accorder une citoyenneté à part entière aux juifs, comme la Révolution française put le faire.

Les juifs, et derrière eux les Rothschild, les grands argentiers de la subversion, seraient à l’œuvre derrière toutes les révolutions des deux derniers siècles. En réalité, c’est l’appât du gain qui conduit cette famille de banquiers : si un régime peut augmenter ses bénéfices, alors il est consolidé ; sinon, lâché, un autre étant favorisé. Aussi simple que cela. Il y a donc une confrontation permanente et larvée entre les intérêts des Rothschild, et ceux des nations qui les abritent (Angleterre, France, Autriche, Italie et Allemagne, même si ces deux dernières n’existeront en tant que nations qu’en 1861 et 1871), ou des peuples en question. Parfois, ces intérêts ne sont pas contradictoires, et cela mène au développement industriel de la première moitié du XIXe siècle, avec le financement du chemin de fer, des bassins miniers qui les produisent et des voies de communications entre eux. La Compagnie des Chemins de fer du Nord sera le fer de lance industriel des Rothschild, ainsi que l’entreprise la plus prospère du siècle (elle sera nationalisée un siècle plus tard, l’État français unifiant les cinq grandes compagnies désormais déficitaires sous l’égide de la SNCF, en 1938). Les intérêts Rothschild ne sont donc pas fondamentalement antihumanistes, ou antifrançais, pour ne parler que du cas français. La preuve, ils se sont accommodés des trois formes de gouvernement au cours de ce fameux XIXe : Première République (1792), puis l’Empire (1804), la Restauration ou monarchie constitutionnelle (1814), les parenthèses révolutionnaires de 1830 et 1848 (Deuxième République), la Commune (1871), et enfin la Troisième République (1870) ! Opportunisme et adaptation, voici la clé.

D’où vient la fortune du père fondateur ? Officiellement, de son sens instinctif des affaires, officieusement, de sa gestion habile de la fortune du prince de Hesse, Guillaume 1er. Orphelin à 10 ans, entré en banque à 13 ans, le petit Amschel montre une singulière appétence pour l’argent et un flair pour les bons coups. Il gère la location annuelle des 15 000 soldats du prince de Hesse à la Couronne Britannique, origine réelle de sa fortune : l’argent détourné (le prince est en fuite au Danemark après la bataille d’Iéna) est déposé à la « NM Rothschild and sons », la banque de son fils Nathan Mayer, basé à Londres, les autres fils constituant un réseau de places fortes entre Paris, Vienne, Naples et Francfort. Première mondialisation bancaire ! Avec des relations secrètes entre les cinq pôles, et un service de communication imbattable à l’époque : par bateau, cheval ou pigeon, par tous les temps, les messagers Rothschild traversent terres et mers pour apporter l’information la plus fraîche, celle qui fera la différence. Sur la concurrence, et même sur les États. La coalition Rothschild, malgré les intérêts nationaux, travaillera toujours in fine pour elle-même… tout en se gardant bien de rentrer en conflit ouvert avec les autorités officielles. D’où les hommes politiques achetés ici et là, couverts de cadeaux ou d’invitations, dans une des nombreuses demeures qui fleuriront dans les meilleurs endroits : châteaux en région parisienne d’Armainvilliers, Laversine, Vaulx-de-Cernay, Fontaines, La Ferme, et Chantilly, et hôtels particuliers au cœur de Paris : rue Saint-Florentin (le « Versailles de la ploutocratie parisienne » selon Heine), rue de Monceau, Faubourg Saint-Honoré, avenue Marigny, avenue de Friedland, avenue du Bois-de-Boulogne…
 
Anciennement propriété de Talleyrand, l’hôtel de la rue Saint-Florentin sera acheté par James de Rothschild en 1838 ; il accueillera un siècle plus tard le centre du Plan Marshall pour l’Europe (1949), puis la première mission américaine de l’OTAN, pour  devenir le consulat des États-Unis.
Nantis de ce système, les Rothschild disposent d’un coup bancaire d’avance sur leurs concurrents. Et quand il s’agit d’emprunts d’État, les bénéfices sont rapidement mirifiques. Rappel : les rentes dont on parle à l’époque (première moitié du XIXe) sont des emprunts perpétuels qui supposent le versement d’intérêts réguliers. Ce sont les établissements de la « Haute Banque » qui financent donc les besoins des gouvernements, par exemple pour la guerre, ou un investissement industriel. Qui prête 100, récupère 110. Républicains ou révolutionnaires, bourgeois ou monarchistes, les gouvernements auront tous besoin d’argent frais, et la caisse des Rothschild est toujours prête à rendre service. À l’époque, il n’y a pas d’épargne, et les banques de dépôts n’ont pas encore modifié la donne. Ce sont les frères Pereire, ces banquiers juifs qui poseront quelques soucis aux Rothschild, qui auront l’idée de drainer l’épargne populaire. Mais avant cela, tous les emprunts nationaux passent pas un conglomérat de banques d’affaires, qui disposent de comptes de dépôts, prestigieux mais limités. Ce n’est pas la source de leur richesse future.

Voici le principe de la rente par Wikipédia :
« La rente a un avantage politique, celui d’obliger le rentier à soutenir le gouvernement contre les alternatives qui menacent de supprimer les rentes… Mais si le rentier perdait confiance, il vendait sa rente plutôt que de risquer de le perdre dans un soubresaut politique, et le prix baissait. C’était inquiétant pour les gouvernants et ils surveillaient cela comme le lait sur le feu : représentatif de la confiance accordée au gouvernement, au gré des événements économiques, politiques ou militaires, ce prix de la rente avait un impact direct sur les finances publiques. En effet, les États perpétuellement nécessiteux et par conséquent perpétuellement émetteurs de dettes étaient obligés de suivre le prix du marché pour les nouvelles dettes, et donc, si celui-ci baissait, de donner plus de rente pour recueillir la même quantité d’argent, donc de gager plus de leur futures recettes (fiscales). »
Résumé : une partie des Français paye ses impôts aux Rothschild ! Conséquence : qui tient la rente, pour peu que le régime soit stable, tient le gouvernement. En détenant les rentes principales, les Rothschild tiennent les gouvernements successifs dans leurs mains. Et ceux qui croient que la famille est réactionnaire dans l’âme, se trompent : le besoin d’argent est apolitique, il se situe au-dessus du jeu politique classique. De plus, les Rothschild s’assurent le contrôle du commerce de l’or, de l’argent, et des minerais précieux. Avant d’en faire profiter les gouvernements. Les économistes le savent : qui contrôle la monnaie contrôle la politique.
Les Rothschild : premier système d’écoute européen ?
« Talleyrand, ambassadeur à Londres, écrit à la sœur du roi Louis-Philippe, le 15 octobre 1830 : “Le ministère britannique est toujours mis au courant de tout par Rothschild, 10 à 12 heures avant les dépêches de Lord Stuart (l’ambassadeur à Paris), et il ne saurait en être autrement. Car les navires sur lesquels embarquent les courriers des Rothschild appartiennent à cette maison, ne prennent aucun passager, et appareillent par tous les temps.” Mieux : les diplomates, autrichiens ou français, utilisèrent souvent les courriers des cinq frères pour leur propre correspondance. D’où la possibilité, pour les uns et les autres, de jolis coups. Un observateur autrichien à Francfort notait en 1821 : “Les nouvelles de M. de Rothschild n’ont que la Bourse pour objet.” Metternich, le chancelier d’Autriche, fut accusé un jour d’avoir fait retarder l’entrée dans Vienne d’un certain courrier porteur de graves nouvelles politiques, pour préparer, en accord avec Salomon, une spéculation boursière. » (Extrait de Les Rothschild, histoire d’un capitalisme familial, de Jean Bouvier, aux éditions Complexe, 1983)
De la sorte, après la défaite française à Waterloo, les Rothschild (avertis de la défaite avant tout le monde grâce à leurs services secrets, ils réalisent une jolie culbute financière) mettent la main sur la rente anglaise grâce à Nathan, puis française, grâce à la collaboration fructueuse de James avec les rois de la Restauration, et surtout Louis-Philippe (qui règnera après 1830). Un état de grâce qui va faire exploser les bénéfices maison. Un cercle vertueux qui unit hausse des capacités de financement et influence politique majeure, qui n’aura d’autres limites que les résistances des nations ou des banques concurrentes coalisées. Résistances qui s’effriteront tout au long du siècle face à ce mur de l’argent, mais aussi à une série de coups bas. En Europe, la puissance de la Maison ne fait plus aucun doute, du moins parmi les hauts dirigeants :
« James de Rothschild fut le gérant de la fortune personnelle du roi Louis-Philippe. Metternich lui-même, pourtant orfèvre, s’en offusquait et, faisant allusion à cette circonstance, écrivait à l’ambassadeur autrichien à Paris Apponyi : “La maison Rothschild joue en France, pour des raisons naturelles que, toutefois, je ne saurais considérer de ce fait comme étant bonnes, surtout morales, un rôle bien plus considérable que les gouvernements eux-mêmes, à l’exception peut-être du cabinet anglais, le grand ressort étant l’argent.” (Lettre du 11 décembre 1845) »

Le grand écrivain [juif] romantique Heinrich Heine est un familier de la rue Laffitte, où James travaille : « C’est à son bureau de la banque que je préfère voir le baron, car j’y peux observer la façon dont les gens… font devant lui des courbettes. Il y a là une contorsion de l’épine dorsale que le plus fin acrobate aurait de la peine à imiter. J’ai vu des hommes se plier en deux comme au contact d’une pile voltaïque en approchant du baron. Nombreux sont ceux qui sont frappés d’une crainte respectueuse à la porte de son bureau, tel Moïse au mont Horeb… » 
On pensait que les Rothschild s’adaptaient à la politique, il n’en est rien : c’est la politique qui s’adapte désormais à eux.

La politique des Rothschild
Où l’on comprend que la politique n’est que la peau des flux financiers, le serpent pouvant muer plusieurs fois sans problème…
« Quant à James – 23 ans en 1815 – il héritera de la situation la plus délicate ; banquier des Bourbons pendant les 15 années de leur artificielle résurrection, il allait vivre en France, zone charnière entre les deux camps, au milieu d’évènements parfois dramatiques, le passage d’un monde à l’autre ; financier de la “Restauration”, comme ses frères de l’Est l’étaient en même temps de la “Sainte-Alliance”, il fut capable d’épouser le cours des événements, au point de passer sans dommage du régime des “ultra-royalistes” de 1815-1830, à celui des “barricades de juillet”. Même tour de force en 1848, quand il réussira à traverser les orages de la République, puis du coup d’État, sans rien perdre de sa puissance. »
Cultiver les amitiés politiques permet d’être au courant des opérations financières en cours. Dans leurs châteaux, les Rothschild reçoivent les politiques, qui leur mangent dans la main, et les informent des derniers développements. Du délit d’initiés à grande échelle. Ainsi, comme l’écrit Jean Bouvier, « au cours des négociations préliminaires entre les Alliés [qui ont vaincu Napoléon], les banquiers et le gouvernement français, James s’était présenté comme le fondé de pouvoir de certains créanciers de la France – princes et rois d’Allemagne , dont Guillaume de Hesse, naturellement »…

Incontournables, au cœur du pouvoir et de toutes ses intrigues. Tant que les peuples ne sont pas au courant, tout se passe entre gens du « monde ». Mais parfois, l’information filtre, comme l’emprunt d’avril 1820, qui fera grincer des dents l’opinion autrichienne : les Rothschild avancent 20 millions de florins à un gouvernement qui devra en rembourser 36 à Salomon, le frère basé à Vienne. Le besoin d’argent étrangle : souveraineté et indépendance échappent aux gouvernements européens, qui doivent en passer par les Rothschild pour prendre des décisions économiques, et politiques. Et quand on décide de la politique, la guerre n’est jamais très loin. La guerre avec ses profits formidables (le blocus maritime français pendant les campagnes napoléoniennes accroît considérablement la fortune d’Amschel, qui se jette avec gourmandise sur tous les trafics de marchandises), mais aussi la paix, qui assure le rapport de la rente. Guerre ou paix, tout est profitable, du moment qu’on joue gagnant. Cependant, à leurs débuts, les Rothschild ne sont pas des va-t-en-guerre, comme le montre cette lettre de James à son frère Salomon le 24 novembre 1830 :
« Nous ne négligerons rien pour maintenir la paix. Nous ferons l’impossible… Aussi, cher Salomon, tâche de te renseigner, car si nous ne spéculons sur aucune rente, nous détenons néanmoins pour 900 000 francs de rente effective – ce qui représente un nominal de 18 millions de francs – et si la paix est maintenue, leurs cours atteindra 75 %, alors qu’il tombera à 45 % si nous avons la guerre. Il est certain que nous ne perdrions pas moins maintenant de 25 à 30 %... Les gens sensés ne peuvent imaginer que les puissances veuillent par un conflit anéantir l’industrie, le commerce et le crédit public. Et pourtant le monde entier s’arme et cela m’effraye… L’expérience montre malheureusement que le fait d’équiper des armées et de les mettre en présence entraîne facilement la guerre… »
Exact, et cela n’empêchera pas, à la fin du siècle, les Rothschild de devenir le soutien bancaire de la principale société d’armement britannique, la Vickers, représentée par le célèbre Basil Zaharoff, le faiseur de guerres. Guerre étant synonyme de dette, et dette de raffermissement du pouvoir des créanciers sur les États… Revirement somme toute logique quand on a des intérêts dans le transport maritime, les métaux et la géopolitique.

Louis-Philippe, dans la main de James de Rothschild : « Je connais tous les ministres, je les vois journellement, et dès que je m’aperçois que la marche qu’ils suivent est contraire aux intérêts du gouvernement [comprendre ceux de la Maison], je me rends chez le roi que je vois quand je veux… Comme il sait que j’ai beaucoup à perdre et que je ne désire que la tranquillité, il a toute confiance en moi, m’écoute et tient compte de ce que je lui dis. »

Qui est le vrai roi ?
Celui qu’on appelle le roi, ou celui qui fait les rois ?
Voici une note de l’historien Michelet dans les années 1840 sur le même James :
« Jeudi 21 juillet 1842. M. Rothschild sait l’Europe prince par prince, et la Bourse courtier par courtier. Il a leur compte à tous dans la tête, le compte des courtiers et celui des rois ; il le leur dit sans consulter ses livres. Il dit à untel : “Votre compte se réglera mal, si vous prenez tel ministère…” Il n’est qu’une chose qu’ils ne prévoient point, c’est le sacrifice. Ils ne devineront pas, par exemple, qu’il y a à Paris 10 000 hommes prêts à mourir pour une idée. Ils furent surpris en juillet (1830)… Dans la journée, ma voiture croisa rapidement celle de M. Rothschild, si vite que je ne pus le saluer ; son profil de singe intelligent me frappa comme une ébauche de Rembrandt, un coup de crayon qui dit tout… »
 
Philippine de Rothschild au festival de Cannes en 2012 
Michelet prend des risques avec les associations, là. Plus sérieusement, si nous creusons aussi loin dans la pratique rothschildienne, c’est que rien n’a changé, au fond. En 2011, David de Rothschild, contre toute attente, en pleine DSK-mania, mise sur le cheval Hollande, que personne ne voit gagnant. Ni même partant. Il lui adjoint une pointure, le jeune Emmanuel Macron, issu de la Maison, qui participe à son programme politique, et devient rapidement le numéro deux du gouvernement. Le Rothschild de gouvernement, une habitude en France depuis l’avènement de Georges Pompidou, poursuivie sous Balladur et Sarkozy sans aucun complexe. Mais retournons encore 150 ans en arrière : si l’argent conduit naturellement à l’influence politique, la politique se tourne naturellement vers les intérêts de la Maison. La preuve avec ce coup de pouce de l’État à la société de transport rothschildienne :
« Tels que les évènements se déroulèrent ensuite, on peut penser, en toute vraisemblance, que James avait soutenu, ou inspiré, ces mesures législatives décisives puisqu’elles lançaient effectivement l’entreprise en faisant démarrer les travaux préparatoires. En 1845, en effet, l’État cédait ces diverses lignes à une compagnie financière Rothschild par le biais d’une adjudication de l’exploitation du réseau. Les banquiers héritaient d’un travail tout fait. Ils n’avaient pour ainsi dire, qu’à mettre les trains sur les rails. »
Autre forme d’avantage : quand la situation politique se tend, comme pendant la révolution de 1948, James n’a pas de raison de partir en Angleterre :
« Le ministre des Finances, Michel Goudchaux, Israélite d’une famille de négociants de Nancy, républicain modéré, lui donna des apaisements, et le préfet de police, Caussidière, le reçut fort civilement. James, rassuré, paya son entrée dans le nouveau régime, qui pensait avoir besoin de la “Haute-Banque”, en versant 50 000 francs pour les blessés de février. Le scénario de 1830 était-il en passe de se reproduire ? »
Commentaire ironique et fataliste du journal Le Tocsin des Travailleurs en août 1848 :
« Vous êtes admirable, Monsieur. En dépit de la majorité légale, Louis-Philippe tombe, Guizot disparaît, la royauté constitutionnelle et l’éloquence parlementaire sont obligées de céder la place, mais vous, vous ne bougez pas !... Vous auriez pu fuir ce pays… Vous restez, supposant que votre force est indépendante des vieilles dynasties et hardie à l’égard des jeunes républiques… Vous êtes plus qu’un homme d’État. Vous êtes le symbole du crédit. »
Cette force supérieure, qui plane au-dessus des grands États européens et des conflits entre les hommes, James en fait partie. Et malgré leur attachement national, les cinq frères n’entreront jamais en conflit, participant de plus en plus aux relations internationales, tout en gardant le cap sur leur unité intrinsèque, et leur intérêt commun : Amschel, sur son lit de mort, leur a fait jurer de ne jamais briser le noyau dur. Un noyau qui grossira de génération en génération, à coups de mariages entre cousins et cousines, frères et belles-sœurs, et pour les femmes, des unions étudiées de près et entérinées par les frères tout-puissants.
 
Philip Sassoon, conseiller de Lloyd Georges lors du traité de Versailles (1919), fils de Aline Caroline de Rothschild et Sir Edward Albert Sassoon, recevra la haute société britannique dans son mirifique hôtel particulier de Port Lympne : duc et duchesse de Windsor, Churchill, Chaplin... Son alter ego français lors des négociations de Versailles n’est autre que Georges Mandel, de son vrai nom Louis Georges Rothschild, à l’ascendance floue. Il fera l’objet d’une biographie de Nicolas Sarkozy en 1994 (entachée d’un soupçon de plagiat), futur président de la République déjà présent dans le noyau dur balladurien issu de la banque Rothschild dans les années 90. Vous n’avez pas voulu de Balladur ? Vous aurez Sarkozy.

En trois générations, une dynastie royale a surgi du monde post-révolutionnaire sur les cendres de l’aristocratie européenne. Face à cette puissance montante, les nouveaux hommes politiques des républiques successives ne feront pas le poids, ainsi que le rapporte l’auteur du Journal des Goncourt en janvier 1890 :
« Les Rothschild ne détestent pas du tout la république, se trouvant, en l’absence d’empereurs et de rois, les vrais souverains, et rencontrant dans les ministres actuels, ainsi que les Rothschild l’ont rencontré chez un tel et un tel, par le seul fait de la vénération du capital chez des hommes à la jeunesse besogneuse – rencontrant des condescendances qu’ils n’ont jamais obtenues des gens faits au prestige de la pièce de cent sous. »
 
Monarchie ou république ? On gagne à tous les coups !
Là est la pliure. Il ne faudra pas deux générations pour que la haute société britannique fasse sauter ses barrières antijuives.
« C’est par la route des honneurs politiques que les Rothschild de Londres se firent aussi admettre comme citoyens à part entière de Sa Majesté. L’épisode de l’entrée de Lionel aux Communes est connu ; sa signification n’en demeure pas moins grande. Avec lui, les Israélites anglais forcèrent une des rares portes qui leur fût encore fermée dans le pays du libéralisme bourgeois triomphant. Sans doute, à côté de leurs frères d’Europe centrale et orientale, les Israélites anglais avaient-ils peu de raisons de se plaindre ; mais ils ne pouvaient siéger aux Communes, ni aux Lords : le serment de la prise de fonctions par sa formule “sur la foi sincère d’un Chrétien” interdisait en fait aux Israélites de siéger. Lionel décida de briser cet interdit d’un autre âge. Il y fut sans doute incité par l’un de ses proches amis : Benjamin Disraeli, Israélite d’origine, mais que sa famille avait fait élever dans la religion anglicane. […] Disraeli soutint que c’était un faux calcul politique de persécuter les Israélites, race essentiellement conservatrice selon lui… Mais quand le bill fut présenté à la Chambre des Lords, ceux-ci le repoussèrent sans ménagement. Lionel donna alors sa démission – et se représenta à la première occasion ; six fois il fut réélu, et six fois le même déroulement des faits se reproduisit. En 1857 enfin, par une modification de la formule du serment, Lionel put siéger aux Communes : il n’y prit jamais la parole mais la dernière discrimination antijuive en Angleterre n’était plus. Il représenta la City jusqu’en 1872 ; Meyer son frère, Ferdinand son gendre siégèrent aux Communes de son vivant même. Et, peu après sa mort, son fils Nathaniel (1840-1915) porta, le premier, le titre de Lord Rothschild. »
Après la puissance financière, l’influence politique, et son corollaire, la loi d’exception. Une fois acceptée par l’establishment, plus rien ne pourra contrarier le développement de la Maison, pas même la nationalisation bancaire de 1982, qui n’empêchera pas une fulgurante recomposition de la nébuleuse rothschildienne à l’ombre du grand public, toujours marqué par le Mur de l’Argent et les « 200 Familles ». Si la fin du XIXe siècle marque l’arrêt apparent de la domination de la banque d’affaires sur les autres banques, qui s’enrichiront des dépôts des petits épargnants, l’activité des Rothschild ne se limite heureusement pas à la banque : ils restent directement ou indirectement les maîtres des mers et du transport des matières premières stratégiques vers l’Europe. Espagne, Bruxelles, Anvers, New York, Le Havre, la Maison est présente partout où les denrées précieuses aboutissent. Voici ce qu’écrit Jean Bouvier pour les années 1890 :
« Naturellement il n’était pas dans les habitudes des Rothschild de faire de tout, en fait de négoce. Mais de choisir certains produits-clefs, objets de grands échanges et dont le trafic pouvait être contrôlé  par un petit nombre d’intermédiaires. Et d’abord l’or et l’argent qu’ils n’allaient pas quérir à leurs diverses et nombreuses sources mais à leurs points d’arrivée dans les pays européens, afin d’être les fournisseurs des gouvernements en matières premières monétaires… Les Rothschild fournirent aussi de l’or monétaire aux gouvernements turc, russe, espagnol. »

Mine de diamants Murowa du Zimbabwe, appartenant à la société de Beers (propriété à 85 % de l’Anglo American, devenue Vallar PLC puis Asia Resource Minerals en 2013, contrôlée par Nathaniel Rothschild), et évaluée à… 3420 kilos de diamant (0,18 g de diamant pour 19 millions de tonnes de minerai), pour un investissement de 60 millions de dollars. 

Le négoce n’empêchant nullement de prendre des parts dans les mines… stratégiques pour l’industrie de l’armement. Ils sont loin les vœux de paix et de stabilité émis par James !
« Tant d’intérêts économiques et politiques étaient attachés à ce genre d’investissements. Almaden, Penarroya, Rio-Tinto – toutes trois en Espagne : mercure, fer, plomb, zinc, cuivre ; le Nickel, en lointaine Calédonie ; la de Beers : diamants d’Afrique du Sud ; le pétrole russe, en alliance avec les célèbres frères Nobel : explosifs, armes et philanthropie. Toute la gamme, variée, des techniques de financement,  leur fut appliquée. Le nom de Rothschild n’apparaît même pas chaque fois aux yeux du public. »
Discrétion est mère de sûreté. Il est vrai que le dernier quart du XIXe siècle voit le sentiment antisémite monter dans la population. À cela, plusieurs explications, selon Bouvier : une dépression industrielle après un fort développement, le durcissement des luttes ouvrières basées sur le sentiment d’injustice, les progrès du (vrai) socialisme, la déception des monarchistes et les tares de plus en plus visibles du parlementarisme. Pamphlets et journaux antisémites fleurissent, dont La Libre Parole de Drumont, qui s’attaquent entre autres aux Rothschild en tant que symbole. L’affaire Dreyfus, à l’aube du XXe siècle, annonce des temps menaçants pour l’unité du pays et une question fondamentale pour la Maison : faut-il financer le sionisme ? Au début, Gustave de Rothschild, président du Consistoire de Paris, intervient mollement. Nous ne sommes pas encore à l’ère des associations communautaires au poids juridique démesuré. La répression médiatique ne s’abat pas encore sur la société civile.
 
Pièce israélienne de l’indépendance frappée en 1982 du visage du baron Edmond de Rothschild (1845-1934) 
En réalité, la Maison finance l’installation de juifs en Palestine, achetant des terres d’une main, obtenant le départ de juifs européens de l’autre. Si Edmond de Rothschild et Théodor Herzl se voient en 1896, rien ne se fera avant la mort en 1904 du théoricien du sionisme, dont Edmond donne une définition : « Un juif américain qui donne de l’argent à un juif anglais pour amener un juif polonais en Palestine. »
« Mais en Angleterre Lionel Walter Rothschild, fils de Lord Nathaniel, n’en soutint pas moins directement le sionisme après la mort de Herzl et c’est à lui que le chef du Foreign Office, Balfour, transmit le 2 novembre 1917 la célèbre “Déclaration Balfour” selon laquelle “le gouvernement de Sa Majesté considère avec faveur l’établissement  en Palestine d’une patrie pour le peuple juif”. Les Rothschild furent finalement malgré Edmond, des soutiens du mouvement sioniste. De nos jours des représentants de la famille, anglais et français, ont de nombreux intérêts en Israël. Triomphe posthume de Herzl. »
La Seconde Guerre mondiale ayant raison des branches italienne, allemande et autrichienne, le groupe Rothschild déplace son centre de gravité vers l’Angleterre et l’Amérique, pour réapparaître, tel un serpent de mer, en… Afrique lors de la soi-disant décolonisation.

Les rois de l’Afrique, royaume de France compris
Plus rien, après le frein dû au second conflit mondial, ne s’opposera à l’expansion et à la diversification des activités de la Maison. Qui prendra des formes diverses, mais toutes centrées sur le vrai pouvoir : de la décision, du financement, et du contrôle de la marchandise stratégique. Le cœur absolu de l’économie politique. Pour preuve, en 1957, un consortium réunissant grandes banques (Crédit lyonnais, Société générale, Paribas…) autour de Rothschild crée la COFIMER, avec des intérêts dans le minerai de fer mauritanien, l’aluminium de Guinée et du Cameroun, le fer et l’uranium du Gabon, les phosphates du Sénégal… D’aucuns y verront la mainmise du groupe Rothschild sur l’Afrique, en route théoriquement vers les indépendances. Jean Bouvier rapporte les propos du président de la COFIMER, Jacques de Fouchier, qui s’adresse à ses actionnaires le 22 juin 1965. Admirons les euphémismes, qui cachent les interventions directes ou indirectes des autorités politiques et militaires françaises :
« Au cours de l’année 1964 les pays d’Afrique francophone où sont situés nos  principaux intérêts se sont, dans leur ensemble, politiquement stabilisés et consolidés. Plusieurs de ceux qu’une conception plus révolutionnaire de leur indépendance avait pour un temps tenus éloignés de la France ont marqué vers elle un net mouvement de rapprochement. De part et d’autre une compréhension plus sereine s’établit du fait que les jeunes nations africaines peuvent avoir des raisons valables de ne pas adopter purement et simplement les structures politiques et économiques des pays industriellement développés, et que de telles divergences de structures, exprimant des différences d’âge plus que de nature, ne doivent impliquer aucune hostilité réciproque. Tous les gouvernements d’Afrique Noire francophone admettent et démontrent, par leur comportement, que l’existence d’affaires privées à capitaux étrangers demeure compatible avec celle d’un secteur socialisé de leur économie. Il n’y a pas de raison de penser que les crises politiques toujours possibles, qu’elles proviennent de heurts entre tenants de la génération en place ou de l’arrivée au pouvoir d’une génération nouvelle, doivent comporter inévitablement la rupture de tels équilibres : ceux-ci sont, en effet, fondés sur la libre adhésion de tous les intéressés à une vue objective de l’intérêt commun. »
Socialisme ou capitalisme, c’est du pareil au même : pas touche au grisbi ! Moins exposés qu’au siècle précédent, les Rothschild sont toujours là, et bien là : c’est Georges Pompidou, le fondé de pouvoir de la Maison, qui mène en Suisse le 10 mai 1961 les négociations avec le gouvernement provisoire de la République algérienne, le GPRA. La loi de 1973 surnommée « loi Rothschild », qu’on impute au futur président de la République, et qui bascule les emprunts d’État de la Banque de France (dans laquelle un Rothschild siégera jusqu’en 1930) vers « les marchés » aux intérêts bien compris, sera plus une loi d’affaiblissement de l’État qu’autre chose. Le vrai coup sera porté par le clan balladurien, qui hébergera dans les années 90 la nouvelle banque d’affaires de David de Rothschild après la nationalisation de 1982.
Cette structure apparaît en filigrane des grandes fusions-acquisitions – les « fusacs » – de l’époque libérale : GDF-Suez, succession de Robert Louis-Dreyfus... Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, rejeton du clan Balladur, elle devient tout simplement incontournable dans les dossiers majeurs : La Poste, Thalès/Dassault, Dexia... Les réseaux économico-politiques de la Maison sont tels, qu’en moins de 30 ans, son influence a retrouvé son lustre d’antan. Le capital, c’est bien les hommes… placés aux postes stratégiques  – pas besoin d’être président bling-bling pour décider, l’influence se conjuguant avec la discrétion –, les officiers rothschildiens se révélant plus efficaces qu’une armée. Et faisant dire à David de Rothschild, dans le livre Rothschild, une banque au pouvoir (Martine Orange, paru en septembre 2012 aux éditions Albin Michel) :

« J’ai toujours trouvé normal que les associés aient d’autres centres d’intérêt que la banque. Il faut être au contact d’autres réalités, dialoguer avec d’autres milieux. » 
Au-delà des polémiques sur la loi Rothschild, malgré le peu d’informations qui filtrent, on peut affirmer que la Maison ne domine plus le secteur bancaire comme elle a pu le faire jusqu’au dernier quart du XIXe siècle, mais qu’elle s’est insinuée (on ne parle pas de tentacules) dans les secteurs les plus lucratifs et prépondérants. Des observateurs économiques iront jusqu’à dire de l’Afrique qu’elle est « le continent Rothschild », une chasse gardée familiale, forcément en rapport avec les réseaux Foccart. Une anecdote en passant : Edouard Stern, assassiné officiellement par sa maîtresse en 2005, est le descendant d’une dynastie de banquiers qui se croisent et s’entrecroisent, mêlant les noms les plus prestigieux de cette branche économique. Rothschild, Halphen, Fould, David-Weill… la page relative à la famille Stern dans Wikipédia, cette espèce d’arbre généalogique involontaire du réseau des puissants, donne le vertige [2 <http://www.egaliteetreconciliation.fr/Rothschild-ou-la-pu...> ].

Le mariage d’amour entre les Rothschild et l’Afrique donnera naissance à la SAGA, Société anonyme de gérance et d’armement, son fer de lance sur le continent noir, qu’on appelle par maladresse ou imprécision « les intérêts de la France en Afrique ». Là aussi, la lucidité impose de dissocier le privé du public : l’un (le pool financier) exploitant et profitant, l’autre (la société civile) étant accusé de colonisation, source de bien des malentendus entre colonisés et colonisateurs.

En mai 1845, le soyeux et humaniste lyonnais Arlès-Dufour affirmait déjà :
« Aujourd’hui, c’est près de Rothschild qu’il faut voler, sans calembour, et sur les rails qu’il faut marcher, si l’on veut se mêler vraiment aux grandes affaires de ce monde… Les hommes qui mènent vraiment les grandes affaires du monde ne sont pas là (au parlement). »
On comprend dès lors que le couple Argent-Information, une fois formé, débouche immanquablement sur le vrai pouvoir de décision, qu’il soit politique, économique ou même culturel. En la matière, Guy de Rothschild (1909-2007), parrain de Pompidou, excellera, parallèlement à ses activités bancaires, dans le vin, les chevaux, et les arts. Pour donner une simple idée de l’omnipotence rothschildienne, sachez que dès 1820, le Vatican empruntait de l’argent à la maison Rothschild. Cela peut-il expliquer Vatican II, ou ce qui suit ?

Le Monde du 27 mai 2014 écrit : « À la demande des Israéliens, le pape s’est aussi rendu sur la tombe de Theodor Herzl, le père du sionisme. Puis, il a rencontré des survivants de la Shoah au mémorial de Yad Vashem. Dans ce lieu, où Benoît XVI, jugé trop froid, avait déçu les Israéliens, le pape François a baisé les mains des survivants présents. »
Les Rothschild ayant saisi avant tout le monde l’importance de l’information, de sa captation et de sa vitesse, un rival (mais coreligionnaire) s’emparera d’une autre partie de ce secteur-clé en France. Un niveau de puissance en dessous du grand business mêlant finance et géopolitique, le monde de la presse et de la publicité appartiendra à Charles-Louis Havas dans la première moitié du XIXe siècle. L’expansion rapide de ce réseau bancaire provient du couplage information/publicité, assis sur un réseau mondial d’agences, qui imposeront en moins de 30 ans un monopole de fait sur la grande information. Source de toutes les spéculations pour le public spécialisé, et de toutes les influences sur le grand public, qui sera nourri sans le savoir au lait des besoins et des intrigues des grands potentats économiques, des maîtres de la Bourse et des politiciens à leur service.
 
Notes

[1 <http://www.egaliteetreconciliation.fr/Rothschild-ou-la-pu...> ] “The real menace of our republic is the invisible government which, like a giant octopus, sprawls its slimy length over our city, state and nation. At the head is a small group of banking houses, generally referred to as ’international bankers.”

[2 <http://www.egaliteetreconciliation.fr/Rothschild-ou-la-pu...> ] http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Stern

21:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/05/2015

Cuba. Le géant et «l’autre» (Dans le blog de Jean Ortiz.)

Quant le Napoléon “socialiste” de l’ Élysée rencontre ... Fidel CASTRO !
RoRo
 
From: Xarlo
Sent: Saturday, May 16, 2015 10:53 AM
 
Subject: Cuba. Le géant et «l’autre» (Dans le blog de Jean Ortiz.)
 
Le voilà habillé jusqu'à la fin de son mandat, le "moi, président" !!
 
**************
 
Qu’il est petit sur la photo à côté de ce géant du 20ième siècle, de cet irréductible révolutionnaire, de ce communiste qui a fait de sa petite île une « grande puissance », un pays qui « exporte » des milliers de médecins, d’enseignants, un pays aimé par des millions d’hommes dans le monde pour sa générosité, son internationalisme, son anti-impérialisme, toujours aux côtés des peuples, des plus faibles.
Un pays pauvre (soumis à un embargo total et criminel depuis 50 ans: note de RoRo) qui a aidé de son sang l’Afrique du Sud à en finir avec l’apartheid, le Nicaragua à s’alphabétiser, qui a opéré et opère gratuitement de la cataracte des dizaines de milliers de latino-américains. L’opération « Milagro », « Miracle », pas des opérations militaires néo-colonialistes à forte odeur de pétrole et de « Françafrique ».
Le petit Poucet cubain a tenu tête, dans les pires conditions, les plus grands sacrifices, au « monstre » 50 ans durant, alors que « l’autre » a les genoux élimés de tant de génuflexions devant les Ricains, devant « l’empire ».
Mais il est content « Normal ». Il l’a eu sa photo. Il a fait son coup. Vous voyez bien qu’il est de gauche ! En France, il assimile les cocos aux fascistes, il crache son anticommunisme, il oublie les plus de vingt millions de morts de l’Union Soviétique (pour nous libérer du fascisme).  Ce faisant il  insulte la mémoire de tous les antifascistes... Qu’importe ! Obama et Merkel ont donné la ligne. En toute indépendance, il ne lui reste plus qu’à obtempérer.
Alors non, Normal, tu ne me la fais pas !!!.
Le géant n’a pas reçu le président apostat, proaméricain, néolibéral. Il a reçu la France des Communards, de Louise Michel, de la Révolution française, des Lumières, de Victor Hugo, de Jaurès , de De Gaulle, des Résistants, de Guy Moquet, d’Aragon, de Picasso, de « L’Humanité », depuis toujours solidaire, la France des amis de Cuba. Où étais-tu, Normal, lorsque les vents soufflaient fort ?
Merci à Fidel de ce geste envers « ma France », et merci d’avoir donné à beaucoup plus petit que lui cette leçon de dignité.
 
 
 
***
«Notre système économique et industriel nous propose d'appuyer à fond sur la pédale d'accélérateur de la voiture en espérant que l'on inventera les ailes avant d'atteindre le bord de la falaise. »
Philippe Bihouix, ingénieur centralien et auteur de L’Âge des low tech (éditions Le Seuil, 2014)

12:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

La sale guerre ricaine au Vietnam, ...

Mémoire et archives de RoRo: pour l’ Histoire: La sale guerre ricaine au Vietnam:
 
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