20/01/2006

19/01/2006: de Cuba ...

----- Original Message -----
Sent: Thursday, January 19, 2006 7:04 PM
Subject: [CSP] Envoi groupé n° 1328

Aujourd'hui, 10 messages :

Sujets abordés dans ce résumé :

      1. H.R.W: Droits de l'Homme affaiblis par l'administration de Bush
           De : Jéssica <
cu_chi2003@yahoo.fr>
      2. Dépôt de deux plaintes contre le président Bush
           De : Jéssica <
cu_chi2003@yahoo.fr>
      3. article : La Colombie vit un coup d'Etat permanent
           De : M Poggi Numancia <
numanciamarpo@yahoo.fr>
      4. TR: interview de Jean Bricmont R.
           De : "jemi.bayart" <
jemi.bayart@wanadoo.fr>
      5. C. Rice annonce un transfert de postes de diplomates
           De : Jéssica <
cu_chi2003@yahoo.fr>
      6. Réponse à Jean Bricmont
           De : "Jean-Pierre Kerckhofs" <
jpkerckhofs@freegates.be>
      7. Iran : les USA achèvent les préparatifs en vue d' une attaque, par Wayne Madsen
           De : "dauphinkiri" <
Dauphinkiri@wanadoo.fr>
      8. (Irak/Usa)(Howard Zinn)Après cette guerre
           De : "Eric COLONNA" <
e.colonna@wanadoo.fr>
      9. SINA affiche les droits de l'homme sur écran géant .
           De : Jéssica <
cu_chi2003@yahoo.fr>
     10.  Les Réserves de la biosphère de Cuba
           De : "CubaSolidarity" <
cubasolidarity@club-internet.fr>


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Message : 1        
   Date : Thu, 19 Jan 2006 00:00:57 -0000
     De : Jéssica <
cu_chi2003@yahoo.fr>
  Objet : H.R.W: Droits de l'Homme affaiblis par l'administration de Bush

Le mercredi 18 janvier 2006

Les droits de l'Homme affaiblis par l'administration Bush, selon HRW

Agence France-Presse
New York

La défense des droits de l'Homme dans le monde a souffert des
politiques du gouvernement Bush justifiant le traitement dégradant
de prisonniers au nom de la lutte contre le terrorisme, a dénoncé
mercredi l'organisation Human Rights Watch (HRW) dans son 16ème
rapport annuel.

Le directeur de l'organisation américaine des droits de l'Homme a
comparé la période actuelle à la Guerre froide. Aux États-Unis, «le
terrorisme a remplacé le communisme comme rationalisation majeure
pour ignorer les abus des droits de l'Homme», a affirmé Kenneth Roth
lors d'un point de presse à Washington.

Le gouvernement Bush «n'a cessé de répéter, de manière incantatoire,
qu'il ne se livrerait pas à la torture, tout en fermant les yeux sur
des traitements inhumains», a-t-il ajouté, dressant une liste de
méthodes d'interrogatoire musclées jugées acceptables par les
responsables américains.

La Maison-Blanche a rejeté mercredi ces accusations, derrière
lesquelles elle voit une motivation «politique», assurant qu'aucun
pays n'en faisait autant que les États-Unis pour la promotion des
droits de l'Homme.

L'organisation estime au contraire que les politiques de
l'administration Bush ont affaibli la crédibilité du pays dans ce
rôle. «Désormais, Washington se contente de parler «liberté»
ou «démocratie», des notions plus vagues que les droits de l'Homme»,
a regretté M. Roth.

Selon l'organisation, le refus initial «du président Bush de
promulguer une loi contre les traitements inhumains et dégradants,
les pressions du vice-président Dick Cheney pour exempter la CIA
d'une telle loi», sont autant d'exemples évidents que «la
responsabilité pour l'usage de la torture et les mauvais traitements
ne peut plus être imputée de manière crédible aux mésaventures de
sans grade en vacation de nuit».

Le traumatisme du 11-Septembre a favorisé l'idée que «rien ne
pouvait choquer la conscience des Américains du moment que cela
était justifié par la lutte contre le terrorisme».

Mais aujourd'hui l'opinion estime «de manière croissante que les
violations des droits de l'Homme ne font rien pour contrer le
terrorisme, et même plutôt le contraire», a avancé M. Roth, le
recours à des tactiques illégales étant «contreproductif»
puisqu'il «attise le recrutement de terroristes».

Le rapport de 500 pages, qui passe en revue les situations de 68
pays, égratigne aussi la Grande-Bretagne, allié privilégié des États-
Unis, pour avoir proposé de renvoyer des présumés terroristes dans
des pays pratiquant la torture.

Face à l'absence des États-Unis sur le terrain de la défense des
droits de l'Homme, l'Union européenne n'a pas comblé le vide, estime
HRW qui attribue ce manque à la règle de l'unanimité des 25, un
processus de décision «opaque».

Sur le dossier des «disparitions» de terroristes présumés entre les
mains des États-Unis, qui les remettraient à des pays tiers,
l'Europe n'a pas véritablement exprimé son inquiétude, sauf lorsque
le scandale a éclaté autour de l'éventuelle existence de centres de
détention américains secrets en Pologne et Roumanie, en novembre.

Plus à l'est, la Russie et la Chine ont assis davantage leur
influence, parfois «tout sauf utile» à la défense des droits de
l'Homme. Ainsi ces deux pays ont-ils traité chaleureusement le
président ouzbek en dépit de la répression du soulèvement d'Andijan
en mai, note le rapport.

http://www.cyberpresse.ca/article/20060118/CPMONDE/601180981/1030/CPM
ONDE










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Message : 2        
   Date : Wed, 18 Jan 2006 10:52:41 -0000
     De : Jéssica <
cu_chi2003@yahoo.fr>
  Objet : Dépôt de deux plaintes contre le président Bush

Le mardi 17 janvier 2006

ÉCOUTES CLANDESTINES
Dépôt de deux plaintes contre le président Bush


Agence France-Presse
New York

Deux importantes organisations pour la défense des libertés civiles
ont séparément saisi mardi la justice de plaintes contre le
président George W. Bush, en l'accusant d'avoir autorisé
illégalement des écoutes clandestines sur le territoire américain.

Déposées devant le tribunal fédéral du district de New York par le
Centre pour les droits constitutionnels (CCR), et à Detroit
(Michigan, nord) par l'Union américaine pour les libertés civiles
(ACLU), ces plaintes réclament une injonction interdisant au
gouvernement de mener des écoutes dans le cadre de la lutte contre
le terrorisme, sans autorisation judiciaire spécifique.

Les poursuites lancées par le CCR visent, outre le président Bush,
plusieurs autres personnes dont le directeur de l'Agence nationale
de sécurité (NSA), l'une des agences les plus secrètes, Keith
Alexander qui a succédé en mai 2005 au général Michael Hayden.

Lundi, l'ancien vice-président démocrate de 1993 à 2001 Al Gore,
avait formulé des accusations identiques contre M. Bush dans un
discours à Washington à l'occasion de la journée nationale de
commémoration du leader noir Martin Luther King, assassiné en 1968.

«Ce que nous savons concernant ces écoutes nous amène à la
conclusion que le président des États-Unis a violé la loi de manière
répétée», a-t-il affirmé.

La révélation, en décembre, de l'existence d'écoutes pratiquées aux
États-Unis avec l'autorisation de M. Bush et sans mandat de la
justice a exacerbé la controverse politique sur les pouvoirs du
président pour combattre le terrorisme et sur le respect des
libertés civiles.

«Il est triste que les écoutes clandestines, dont avait été victime
en son temps ce grand américain (Martin Luther King), soient
devenues à nouveau une caractéristique de notre gouvernement», a
déclaré le directeur juridique du CCR, Bill Goodman, en y voyant
une «tentative de l'administration Bush d'exercer un pouvoir sans
limites».

«Le président Bush peut croire qu'il peut autoriser la mise sur
écoutes d'Américains sans mandat judiciaire ou l'accord du Congrès
mais ces écoutes sont illégales et nous avons l'intention d'y mettre
fin», a dit le directeur exécutif de l'ACLU, Anthony Romero.

Plusieurs autres organisations se sont associées à la plainte
déposée par l'ACLU, dont l'organisation écologiste Greenpeace.

Quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001, M. Bush
avait autorisé la NSÀ à procéder, sans mandat judiciaire, à des
écoutes téléphoniques et électroniques avec l'étranger de milliers
d'Américains pouvant avoir des liens avec des groupes radicaux.

Depuis que la controverse a éclaté, le président Bush a défendu
âprement sa décision en affirmant qu'elle était justifiée par l'état
de guerre engagée contre le terrorisme, «afin de découvrir les
intentions de l'ennemi».

Selon une enquête publiée mardi par le New York Times, la plupart
des écoutes de la NSA se sont avérées infructueuses et ont conduit
le FBI à des impasses ou à s'intéresser à des personnes innocentes,
affirme le journal en se fondant sur des confidences de hauts
responsables ayant requis l'anonymat.

http://www.cyberpresse.ca/article/20060117/CPMONDE/601171024/1030/CPM
ONDE








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Message : 3        
   Date : Tue, 17 Jan 2006 15:59:10 +0100 (CET)
     De : M Poggi Numancia <
numanciamarpo@yahoo.fr>
  Objet : article : La Colombie vit un coup d'Etat permanent

Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine |
www.risal.collectifs.net/article.php3?id_article=62
 

« La Colombie vit un coup d'Etat permanent »

Alvaro Uribe a annoncé qu'il briguera, en mai prochain, un second mandat présidentiel. Il se présente désormais comme l'homme qui a désarmé les paramilitaires. Avec les ONG, Nicolas Joxe dénonce une sinistre « farce » et parle d'enracinement de ces milices subordonnées à l'armée.

par Benito Pérez
12 janvier 2006

C'est désormais officiel. Le président colombien briguera un second mandat lors des élections de mai 2006. Plébiscité par les sondages, porté à bout de bras par Washington, Alvaro Uribe ne doute pas un instant de sa bonne étoile. N'a-t-il pas fait chuter les statistiques de la violence et repoussé la guérilla dans la jungle ? Pour son nouveau mandat, celui qui se faisait appeler « Main dure » veut être porteur de paix. Sa politique de démobilisation des paramilitaires, appuyée, depuis cet été, par une loi d'amnistie [1], en attesterait.
Ce tableau idyllique fait pourtant tousser plus d'un Colombien. A l'ombre du régime, loin des écrans TV, mouvements sociaux et ONG alertent a contrario sur la « paramilitarisation » en profondeur de la société colombienne. Loin de disparaître, les milices privées seraient en phase de recyclage. « Les paramilitaires ont posé leurs uniformes et n'ont plus besoin d'opérer des massacres de masse », explique Nicolas Joxe. « Des menaces, voire leur seule présence en civil suffisent à terroriser les gêneurs. Ils ont fait leurs preuves », résume le reporter franco-colombien, spécialiste du phénomène paramilitaire.

Né dans l'Hexagone, Nicolas Joxe s'est installé à la fin des années 1990 en Colombie. Pour Arte, il a couvert les négociations entre le gouvernement de l'époque et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Mais en 2003, lorsqu'il revient en Colombie après un bref séjour en France, c'est l'autre face moins connue de la guerre qu'il décide de fouiller : celle des milices d'extrême droite. Cela donnera « Ils ont fait taire un homme » [2], un documentaire coup de poing de 58 minutes, dont une version raccourcie a été diffusée sur Arte. Eclairage sur la face cachée de la démocratie à la colombienne.

Alvaro Uribe présente ses négociations avec les paramilitaires et le recul de la guérilla comme preuve de sa volonté d'établir la paix par tous les moyens.

 Ces « négociations de paix » sont une farce. Depuis 2002, l'Etat et les paramilitaires ont mis en scène de prétendues « négociations », faites de menaces de rupture et d'avancées. Ce simulacre de conflictualité avait un double but : justifier l'impunité dont bénéficient ces milices et les « concessions » de la part de l'Etat pour obtenir le dépôt des armes. Au bout du compte, la loi de « justice et paix » votée en juin a permis d'institutionnaliser l'impunité (lire ci-dessous).

Votre documentaire tend à démontrer ces liens entre pouvoir politique et paramilitaires. De quelle nature sont-ils ?

Il y a une complicité active de l'Etat - les « paras » bénéficient de l'encadrement de l'armée - et une autre passive - leurs crimes ne sont presque jamais punis. Pour bien comprendre ces mécanismes, il faut revenir aux origines des paramilitaires. Le premier groupe de ce type - appelé « Mort aux kidnappeurs » (MAS) - a été constitué au tout début des années 1980 dans la région du Magdalena Medio. Il naît d'une triple alliance contre la guérilla, réunissant des grands propriétaires terriens (qui contrôlent le pouvoir politique local), des trafiquants de drogue qui ont investi leurs bénéfices dans la terre et l'armée. Celle-ci avait déjà recours à des escadrons de la mort pour faire le sale boulot, mais là naît au sein des forces armées l'idée de constituer une structure parallèle clandestine permettant de combattre plus efficacement la contestation armée. Dès le départ, ces groupes de mercenaires civils dits d'« autodéfense » s'attaquent également aux paysans accusés d'être au service de la guérilla, et plus largement à toute forme de revendication sociale.
D'abord localisé, le phénomène va s'étendre à l'ensemble du pays durant les années 1990, sous l'impulsion de l'oligarchie économique et surtout de l'armée qui se trouve en position de faiblesse face aux FARC. A chaque implantation paramilitaire dans une nouvelle région, l'armée a joué le rôle d'éclaireur, hébergé et transporté les miliciens. Aujourd'hui, les Autodéfenses unies de Colombie (AUC) couvrent presque la totalité du pays. Leurs effectifs sont passés de 3-4000 hommes à 20 000, selon certaines estimations. Ce que les FARC ont mis 50 ans à réussir, les AUC l'ont fait en quatre-cinq ans. Une expansion inimaginable sans la collaboration d'une partie de l'Etat !

Les groupes paramilitaires auraient permis une sorte de « containment » d'urgence des FARC.

Absolument. L'action des AUC est d'autant plus efficace qu'elle est illégale. La stratégie est connue : il s'agit d'isoler la subversion en la coupant de sa prétendue base sociale. La guérilla agit en petits groupes mobiles, elle a besoin de la population pour sa logistique. En perpétrant des massacres, en multipliant les atrocités sur la place publique, les paramilitaires poussent les paysans à s'enfuir. Lorsque l'on parle des plus de 3 millions de réfugiés internes en Colombie, c'est d'eux qu'il s'agit ! Selon les organisations de défense des droits humains, les paramilitaires sont responsables de plus de 70% des violences commises dans le pays !
Cette stratégie de terreur possède un second avantage : propriétaires terriens, mafieux et paramilitaires, qui souvent sont les mêmes, peuvent récupérer les terres « abandonnées »... On assiste à une contre-réforme agraire qui fait des chefs « paras » des sortes de seigneurs féodaux. Simultanément à cette privatisation de la guerre, l'Etat, avec l'aide des Etats-Unis, a entrepris une modernisation de l'armée. Grâce au Plan Colombie [3] et en particulier aux hélicoptères américains, elle dispose aujourd'hui d'une réelle force d'intervention dans tout le pays.

A-t-on des preuves quant à cette stratégie centralisée pour fomenter une contre-insurrection illégale ?

On ne peut pas prouver qu'à telle date, une réunion au sommet a pris une telle décision. Obtenir l'organigramme de cette association mafieuse est impossible. Si même la justice colombienne n'enquête pas, comment le ferait un simple journaliste ou une ONG ? C'est extrêmement dangereux. Je n'ai pourtant pas le moindre doute qu'une telle réunion a eu lieu et que les Etats-Unis étaient au courant.
On a de nombreuses preuves partielles. On sait que les premiers paramilitaires ont été formés par des anciens des services secrets israéliens. On a aussi établi que des généraux ont été impliqués dans des meurtres ou des massacres. Et on ne manque pas de témoignages, notamment d'ex-militaires ou de policiers, sur l'hébergement de « paras » dans des bataillons ou leur transport par l'armée vers des terrains à « nettoyer ».

Si l'armée dirige ces milices, comment expliquer qu'on recense des combats entre militaires et « paras »...

Il y en a infiniment peu. On a assisté à des affrontements entre l'armée et certaines dissidences des AUC, avec le soutien de ces derniers ! Le gouvernement affirme que 5-600 paramilitaires sont détenus dans les prisons du pays. Un capitaine de la police m'a expliqué une arrestation à laquelle il a assisté : après trois massacres commis dans sa région, un général de brigade était un peu sous pression. Les paramilitaires ont alors recruté cinquante paysans. Un mois après, l'armée leur tombait dessus et arrêtait ces cinquante malheureux !

Attention : cela ne veut pas dire que tout l'Etat est oaramilitarisé ! Il y a des policiers et des militaires qui tentent de faire honnêtement leur travail. Mais la plupart du temps, ils sont marginalisés, menacés, poussés à la démission ou à l'exil.

Comment expliquer que des chefs paramilitaires soient recherchés par la justice, étasunienne notamment ?

Il faut comprendre que le paramilitarisme est d'essence mafieuse. Il s'est mis en place avec l'appui des cartels de Medellin et de Cali, eux-mêmes étant en conflit avec la guérilla. Vingt ans plus tard, cette structure politico-militaire est le principal cartel de la drogue colombien ! Toutes les routes de la cocaïne en direction du Panama ou les voies maritimes sont sous leur contrôle. On parle souvent des liens de la guérilla avec le trafic de drogue. C'est vrai : elle contrôle des zones de culture de la coca et trafique à son échelle. Mais c'est dérisoire par rapport à ce que font les paramilitaires ! Tous les chefs des AUC qui « négocient » avec l'Etat sont en fait des narco-paramilitaires, des trafiquants qui, en se mettant au service de l'armée, ont acquis une légitimité politique, la possibilité d'avoir une amnistie et de travailler tranquillement.
C'est ce caractère mafieux qui leur vaut d'être poursuivis en Colombie par des agents de la DEA (Force anti-drogue étasunienne, ndlr). Ce qui ne veut pas dire que le Pentagone ou la CIA aie intérêt à démanteler une structure qu'ils ont suscitée...

Le vrai enjeu des négociations serait donc l'impunité.

Avec la loi votée en juin, les paras ont obtenu ce qu'ils voulaient : la garantie qu'ils ne seront pas extradés. Au pire, ils seront condamnés à deux-trois ans de « prison » qu'ils accompliront dans des fermes.
Mais l'amnistie va au-delà. Car les « paras » n'ont été que des exécutants. En refermant leurs dossiers, les commanditaires de deux décennies de crimes sont aussi blanchis. C'est une l'autoamnistie !

La démobilisation des « paras » peut-elle réduire la violence contre les civils ?

C'est une vraie question. On peut malheureusement en douter. Lorsqu'un front de 200 hommes rend les armes, qu'est-ce qui prouve qu'en parallèle, on n'en recrute pas de nouveaux ? Si l'Etat voulait combattre ce phénomène, il se serait attaqué aux finances des paramilitaires. Or la structure mafieuse n'est aucunement attaquée par la loi d'amnistie. La seule chose dont on est sûr est que, même sans uniformes, les organisations paramilitaires continuent à exercer leur contrôle social par la terreur. Les « paras » sont recyclés dans des « agences de sécurité » ou deviennent des indics intégrés à l'armée. Dans cette nouvelle phase, des blocs militarisés ne sont plus aussi nécessaires. Les menaces suffisent à dissuader ou à déplacer les gêneurs. Ils ont fait leurs preuves ! Au besoin, des assassinats ciblés seront camouflés comme relevant du droit commun.

Plusieurs pays sud-américains ont connu un terrorisme d'Etat. Mais le niveau de violence atteint en Colombie en fait un cas unique. Pourquoi ?

Le phénomène y est profondément enraciné. Dans les autres pays, l'élimination des mouvements subversifs a été circonscrite dans des périodes relativement courtes. Après un coup d'Etat, il y avait un bain de sang. Comme en Argentine où 30 000 personnes ont été assassinées en cinq-six ans. En Colombie, il n'y a pas eu de rupture légale. La guerre dure depuis cinquante ans, et la guérilla y est plus puissante qu'ailleurs. En fait, la Colombie vit un coup d'Etat permanent !
Ce pays vit dans une totale duplicité. D'un côté, on a une façade démocratique, un discours légaliste, des libertés formelles, une presse libre et une petite opposition légale. De l'autre, on assiste à une sale guerre extrêmement meurtrière, où la violence est un instrument banal de règlement des conflits. Un syndicaliste vous gêne ? Passez un coup de fil aux paras, dites que c'est un rouge, et on vous en débarrasse. Des indigènes possèdent des terres que vous convoitez ? Assassinons leurs chefs, ils rejoindront les millions de déplacés...

Selon vous, comment peut-on sortir de cet engrenage ?

Il faut disqualifier la politique colombienne au niveau international, briser la caricature qui présente un Etat faible attaqué de toutes parts, une « démocratie contre le terrorisme ». La pression internationale doit forcer les autorités colombiennes à rompre avec les paramilitaires et à engager des négociations avec la guérilla. C'est la seule alternative à la voie militaire actuelle qui risque de prolonger la guerre encore cinquante ans.


"LA SIXIEME DIVISION" A DE BEAUX JOURS DEVANT ELLE
Sévères, les accusations portées par Nicolas Joxe contre l'Etat colombien sont pourtant largement corroborées par les deux grandes organisations internationales des droits humains. En 2001, un document d'Human Right Watch consacré aux paramilitaires était intitulé "la sixième division", en référence à l'armée colombienne qui en compte - vous l'avez compris - officiellement cinq... Depuis rien n'a changé. En août dernier, l'ONG étasunienne dénonçait dans un nouveau rapport la " collusion du gouvernement " avec des organisations sensément clandestines et qui disposent aujourd'hui d'un "pouvoir incalculable". Une puissance bâtie sur quatre piliers: une fortune considérable obtenue par la violence et la drogue, une grande influence politique locale et nationale, l'appui d'une partie des forces de sécurité et l'impunité judiciaire.
L'analyse est partagée par Amnesty International. L'organisation britannique rejette en outre le discours triomphaliste du président Uribe. Car si le nombre d'homicides imputés aux " paras " est bien en recul, les exactions commises directement par l'armée augmentent...
Quant aux menaces et aux déplacements forcés, ils demeurent élevés.
Autant dire que le processus de "démobilisation" des paramilitaires laisse Amnesty perplexe . L'ONG a donc décidé d'enquêter à Medellin, seconde ville du pays et bastion du redouté Bloc Cacique Nutibara, qui avait pris le contrôle des quartiers populaires avec l'aide de la police et de l'armée. Une fois la zone "nettoyée", 860 hommes du Bloc - les autres ayant été transférés en province - participeront en direct à la TV à la première cérémonie de démobilisation issue du "processus de paix". Or, selon les enquêteurs d'Amnesty, nombre des prétendus miliciens " démobilisés " étaient des figurants. Plus grave encore: non seulement les paramilitaires poursuivent aujourd'hui leur travail d'intimidation dans les quartiers, mais leur collaboration avec les forces de sécurité a été renforcée. Seule différence, les " paras " se montrent plus discrets, camouflés dernière des agences de sécurité ou des bandes criminelles! Pour l'ONG, il est clair que "le paramilitarisme, à Medellin comme ailleurs, n'a pas été démantelé, seulement réinventé". Une "parodie", dont elle interroge le but réel...(BPZ)

 


Notes:

[1] [NDLR] Consultez le dossier « Avec Uribe, l'impunité pour les paramilitaires » sur RISAL.

[2] Coréalisé avec Yves Junqua. Production : ISKRA, TV 10 Angers. Voir :
www.iskra.fr/front_office/fiche.php ?vMenu==titre&vRubrique=Êtalogue&vIDfilm=f

[3] Consultez le dossier « Plan Colombie / Initiative andine » en Colombie sur RISAL.



En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous:
Source : Le Courrier (
www.lecourrier.ch), Genève, 10 décembre 2005.






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Message : 4        
   Date : Wed, 18 Jan 2006 11:45:30 +0100
     De : "jemi.bayart" <
jemi.bayart@wanadoo.fr>
  Objet : TR: interview de Jean Bricmont R.

Bonjour,
Permettez-moi de vous adresser, à sa demande, la réponse de M. Bricmont et
mon "point de vue" sur la liberté individuelle.
Bonne continuation.
Jean marie
-----Message d'origine-----
http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSolidarityProject/message/9615                                       



Cher Monsieur,

Je vous remercie et permettez-moi de vous dire que cet interview m'a intéressé, la preuve.

Nous avons là, je dis bien nous tous qui nous intéressons à Cuba, une expérience unique au niveau mondial. La révolution y est permanente et, à mon avis, nécessaire au maintien des consciences en faveur du 'bien' pour la nation et l'environnement durable. L'Etat est vigilant, s'il ne l'était pas, je ne m'y rendrais plus car cette grande Ile serait de nouveau «aux mains» des financiers - voire tous les pays de l'Est libérés et les conséquences tragiques pour ces nations, ex entre mille autres: le fils du nouveau président Ukrainien n'est-il pas l'un des plus riches dans ce pays - le Président Poutine a trouvé l'ex URSS en faillite environnementale et humaine - la durée moyenne de vie a baissé de 10 ans en Russie (même les esturgeons sont en voie de disparition) - les peuplades de l'extrême Nord sont totalement abandonnées.

Mais les fameux oligarques ont pillé le pays et des grands groupes financiers européens de l'Ouest ont ouvert - à n'en plus finir - des hypermarchés, au nom des grands marchés à conquérir et surtout du Profit.

Les nations de la CEE ont contribué, par leurs impôts, à cette conquête au nom de la LIBERTE individuelle.

Jamais, au grand jamais, les nations de ces pays s'imaginaient perdre leurs acquis sociaux, et pourtant.

La position « procubaine » n'existe pas. N'importe quel touriste attaché aux valeurs fondamentales d'une société peut déceler à Cuba l'essentiel : voir ses enfants éduqués normalement, être soigné squel que soit son niveau de revenu, rire sans prendre les médicaments pour rire, ça existe dans nos sociétés occidentales.

Comme la droite et la gauche sont chez nous une représentation erronée de la « figuration » démocratique pour un troupeau dérouté d'électeurs, nous ne pouvons pas,en Société Occidentale, être de gauche ou de droite, nous sommes avant tout réalistes dans notre vie. Loin des commérages, du verbiage sur la notion de liberté, le souci de ce pays, Cuba, est d'affronter le vice de nos sociétés, le consumérisme galopant.

Force irrésistible du capitalisme, l'envie détruit les consciences et si Fidel évoque le risque de destruction de la Révolution de l'intérieur -les tables rondes télévisées rendent compte en direct à la nation de tous évènements importants et des décisions prises- on touche là le fond du problème, l'opportunisme qui dort en chacun des hommes.

Nombreux cubains - de La Havane surtout - sont vulnérables à la société de consommation. Certes, Monsieur Bricmont, je ne me permettrais pas de prêcher un convaincu.

Quant aux présidents Chavez et Morales, ils ont tout intérêt à s'entourer d'une garde prétorienne. Nombreux sont les exemples en Amérique latine de démocraties éphémères en raison de la confiance accordée à 'l'opposition' par d'authentiques humanistes. Le Chili en est la plus récente illustration.

L'empire démocrate n'a-t-il pas « assisté » à l'assassinat de son président Kennedy parce qu'il tentait de modérer les effets dévastateurs du capitalisme.

Sincères salutations

Jean marie bayart





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Message : 5        
   Date : Thu, 19 Jan 2006 00:03:36 -0000
     De : Jéssica <
cu_chi2003@yahoo.fr>
  Objet : C. Rice annonce un transfert de postes de diplomates

Le mercredi 18 janvier 2006

VERS LES PAYS ÉMERGENTS
Rice annonce un transfert de postes de diplomates

Agence France-Presse
Washington

La secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a annoncé mercredi
la suppression dans les prochains mois d'une centaine de postes de
diplomates américains en Europe et à Washington, pour les transférer
vers les pays émergents comme l'Inde et la Chine.

«Il est clair aujourd'hui que l'Amérique doit commencer à
repositionner ses effectifs diplomatiques dans le monde», a déclaré
le chef de la diplomatie américaine dans un discours à l'Université
de Georgetown, dans la capitale fédérale.

«Au cours des prochaines années, les États-Unis commenceront à
transférer plusieurs centaines de postes diplomatiques vers de
nouvelles destinations, très importantes pour le 21e siècle», a
ajouté Mme Rice.

«Nous allons commencer cette année, avec le transfert de 100 postes
d'Europe et --oui-- d'ici, à Washington, vers des pays comme la
Chine, l'Inde, le Nigeria et le Liban, où des effectifs
supplémentaires feront la différence», a-t-elle poursuivi.

Quelque 7440 diplomates et employés du département d'État sont
actuellement déployés à l'étranger, selon les chiffres officiels.

Mme Rice, qui a pris il y a un an la tête de la diplomatie
américaine, expliquait devant plusieurs centaines d'étudiants et de
professeurs de Georgetown le concept de «diplomatie transformatrice»
défendu par l'administration du président George W. Bush.

Il s'agit de «chercher à obtenir et défendre le développement de
mouvements et d'institutions démocratiques dans chaque nation et
chaque culture, dans le but ultime de mettre un terme à la tyrannie
dans le monde», a-t-elle précisé, reconnaissant qu'il s'agit d'une
mission «audacieuse».

«La diplomatie transformatrice est basée sur le partenariat, non le
paternalisme», a-t-elle ajouté, soulignant que pour «travailler avec
les gens, et non pas pour eux», le déploiement actuel des diplomates
américains ne reflétait pas les besoins.

«Nous avons quasiment le même nombre d'employés en Allemagne, qui
compte 82 millions d'habitants, qu'en Inde, qui en compte un
milliard», a-t-elle ainsi noté.

«Il y a près de 200 villes dans le monde de plus d'un million
d'habitants où les États-Unis n'ont pas de présence diplomatique
formelle. C'est là que les choses se passent aujourd'hui et c'est là
où nous devons être», a-t-elle ajouté, se prononçant pour l»envoi de
diplomates détachés dans les grands villes, une solution plus
économique que la création de consulats.

http://www.cyberpresse.ca/article/20060118/CPMONDE/601181115/1030/CPM
ONDE







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Message : 6        
   Date : Tue, 17 Jan 2006 21:39:25 +0100
     De : "Jean-Pierre Kerckhofs" <
jpkerckhofs@freegates.be>
  Objet : Réponse à Jean Bricmont

Jean Bricmont est tellement adepte du matérialisme dialectique qu'il pratique la contradiction avec une conscience toute particulière via à vis de ses interlocuteurs. Il défend Cuba avec les pro-capitalistes et il le critique avec les "pro-cubains" comme il dit.
Bon ça, c'est juste un clin d'oeil envers lui (j'espère qu'il me pardonnera cette "provocation" ...)

Plus sérieusement, je m'étonne qu'il reprenne un argument aussi naïf que "si les gens sont contents, ils voteront pour leurs dirigeants actuels". C'est refuser de voir la réalité du monde. Cuba est un pays du Tiers Monde très isolé sur le plan économique (un peu moins depuis Chavez, mais ...), écrasé depuis plus de 40 ans par un embargo assassin et coupé de ses relations commerciales avec ses anciens partenaires depuis 15 ans. La population y a subi des restrictions terribles dans son niveau de vie depuis cette dernière période (même si une amélioration est en cours). C'est sa grande maturité politique qui l'a empêché de se retourner majoritairement contre ses dirigeants. Si ça avait été le cas, le régime serait tombé depuis longtemps. C'est ce qui fait qu'il est correct d'affirmer que les dirigeants actuels sont populaires. Mais le sont-ils au point de gagner des élections à la "mode occidentale" ? Des élections où les pro-capitalistes raconteront à longueur de campagne et en disposant de moyens 100 fois supérieurs à leurs adversaires que ce sera le paradis s'ils gagnent les élections ? Qui peut être certain qu'une frange non négligeable de la population ne se laissera pas tenter ? Car n'oublions pas que cette population n'a pas encore l'habitude de ce genre d'élection et qu'elle ne sait donc pas que le mensonge y est institutionalisé.
Il y a un paradoxe à défendre les systèmes de santé et d'éducation cubains et à critiquer ses manquements à propos de certains droits individuels. C'est croire que tout est possible en même temps. Et dans le monde qui est le nôtre, c'est croire au Père Noël si on parle d'un pays du Tiers Monde.
Même chez nous, c'est fortement exagéré de dire que nous disposons de tous les droits. Il suffit de demander aux SDF et aux réfugiés. Quant à l'absence de risque de se retrouver en prison suite à nos échanges de mails, il faut rappeler que tous les pays capitalistes disposent d'article dans leur Constitution qui leur permet d'abolir les droits les plus élémentaires s'ils se sentent menacés. Il n'y a qu'à voir l'attitude de la France qui rétablit le couvre feu et certaines lois d'exception pôur répondre à la "menace" de quelques casseurs qui ne remettent nullment en question les fondements de la société. Qu'en sera-t-il lorsqu'ils sentiront que ces fondements sont réellement menacés par des luttes populaires conscientes ? A ce moment là, nous n'en serons sûrement plus à échanger des mails. A moins que ce ne soit entre les cellules de nos prisons respectives ...
Jean-Pierre Kerckhofs


[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été supprimées]






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Message : 7        
   Date : Sun, 15 Jan 2006 00:30:05 +0100
     De : "dauphinkiri" <
Dauphinkiri@wanadoo.fr>
  Objet : Iran : les USA achèvent les préparatifs en vue d' une attaque, par Wayne Madsen

            Iran : les USA achèvent les préparatifs en vue d' une attaque, par Wayne Madsen - Wayne Madsen Report.
             
    
     
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3143
      14 janvier 2006



      [ D'après des informations émanant des services secrets d'Asie du sud-est la soudaine décision qu'a récemment prise la Birmanie (Myanmar) de déplacer sa capitale de Rangoon (Yangon) à Pyinmana, située 200 miles plus au nord, résulterait d'avertissements lancés par les services de renseignement chinois, qui auraient mis en garde leurs alliés birmans contre les effets des retombées qui résulteraient d'une éventuelle attaque nucléaire conventionnelle ou tactique des installations nucléaires iraniennes par les États-Unis. ]





      Le monde du renseignement en effervescence : les avertissements abondent tandis que l'administration Bush achève de préparer une attaque militaire de l'Iran.



      Wayne Madsen Report, 2 janvier 2006.




      Des sources des services secrets et de l'armée aux États-Unis et à l'étranger révèlent divers éléments qui indiquent que l'on en est à la phase de finalisation d'une attaque des installations nucléaires et militaires iraniennes, pour laquelle on pourrait avoir recours à des armes nucléaires tactiques.

      Parmi les cibles probables de ces bombardements de saturation, la centrale nucléaire de Bushehr (où travaillent des Russes et d'autres techniciens étrangers), une mine d'uranium dans le Saghand près de la ville de Yazd, le site d'enrichissement de l'uranium de Natanz, une centrale à eau lourde et installation d'isotopes radioactifs à Arak, l'Unité de combustible nucléaire d'Ardekan, le Centre de conversion de l'uranium et de technologie nucléaire d'Ispahan, le Centre de recherche nucléaire de Téhéran, le Centre de production d'isotopes de molybdène, d'iode et de xénon de Téhéran, les Laboratoires multifonctionnels Jabr Ibn Hayan de Téhéran, la compagnie électrique Kalaye de la banlieue de Téhéran, une installation d'enrichissement de l'uranium, censément démantelée, à Lashkar Abad, et les sites de stockage des déchets radioactifs de Karaj et d'Anarak.








      Le premier site ciblé serait le réacteur nucléaire de Bushehr avec ses centaines de techniciens russes.




      Il se pourrait également que soient visés en premier lieu les sites de lancement de missiles Shahab-I, II, et III, les bases aériennes (y compris la vaste base aérienne de Mehrabad, qui fait aussi office d'aéroport international, près de Téhéran), les bases navales sur le Golfe Persique et la Mer Caspienne, les bases de commandement, de contrôle, de communications et de renseignement. Ensuite pourraient venir les aéroports civils, les stations de radio et de télévision, les centres de télécommunications, les bâtiments gouvernementaux, les centrales électriques traditionnelles, les autoroutes et les ponts ainsi que les lignes ferroviaires. Les sites pétroliers et les installations portuaires marchandes seraient probablement épargnés par les bombardements américains, afin de les conserver intacts pour les intérêts pétroliers et commerciaux des États-Unis.

      On a assisté à une intensification de l'entraînement et de la préparation militaires dans plusieurs bases américaines qui participeront à l'attaque en préparation, laquelle sera principalement aérienne. Le fort Rucker en Alabama a reçu l'ordre du Pentagone de se tenir prêt à entraîner environ 50 000 à 60 000 recrues, dont des civils sous contrat, qui seront déployées lors d'offensives en Iran. C'est à Rucker que se trouve le centre national d'entraînement aérien de l'armée américaine, qui comprend l'école de pilotage d'hélicoptères.

      De plus, on a assisté à une intensification du degré de préparation tout près d'ici, à Hurlburt Field en Floride, qui abrite le Haut Commandement des Opérations spéciales de l'Armée de l'Air des États-Unis (U.S. Air Force Special Operations Command). L'attaque américaine de l'Iran sera principalement l'affaire de l'aviation (la Navy, l'Armée de l'Air, le Corps Navy-Marine)

      On a aussi pu constater un surcroît sensible d'activité au Centre de combat air-sol des Marines, situé à Twentynine Palms en Californie ; principalement des exercices de combat non-simulé dans un environnement désertique et montagneux comparable aux régions iraniennes susceptibles d'être attaquées.




      Les services européens de renseignement laissent entendre que les États-Unis ont averti leurs alliés de l'OTAN qu'ils devaient s'attendre à des frappes visant les sites nucléaires et militaires iraniens.

      À Samsun en Turquie, le 17 novembre 2005, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu confidentiellement pendant sept heures avec le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à l'occasion de la cérémonie d'inauguration du gazoduc sous-marin russo-turc Blue Stream, à laquelle assistait également le premier ministre italien Silvio Berlusconi.

      D'après des sources bien informées au sujet de cette rencontre, Erdogan a promis à Poutine - les deux dirigeants sont désormais très proches - que la Turquie n'autoriserait pas les États-Unis à utiliser ses bases en cas d'attaque militaire de l'Iran. Ce qui a eu pour conséquence une série de visites par des représentants de l'administration Bush, dont le directeur de la CIA Porter Goss, celui du FBI Robert Mueller, et la Secrétaire d'État Condoleezza Rice. Bien qu'Erdogan ait écouté les requêtes de Goss et de Rice qui demandent que la Turquie participe au niveau de la logistique, de la politique et du renseignement à une attaque de l'Iran, et que le chef de l'état-major turc, Yasar Buyukanit, ait entendu les responsables du Pentagone lui tenir plus ou moins le même langage lors de sa récente visite à Washington, il semblerait que Poutine ait suffisamment d'influence sur Ankara pour empêcher toute participation turque à une attaque américaine de l'Iran. Mueller a fourni à Ankara la « preuve » du soutien iranien au PKK (Parti des travailleurs kurde), à la guérilla en Turquie, mais les officines de renseignement mondiales, qu'elles soient au service de gouvernements ou du monde des affaires, ne tiennent désormais plus compte des renseignements émanant de l'administration Bush, considérés comme de la propagande néocon élaborée par les groupes de réflexion et les agences de renseignement décrédibilisées de Washington, de Tel Aviv-Herzliya et de Jerusalem.





      Une attaque de l'Iran par les États-Unis : une situation idéale pour déclencher un conflit nucléaire étendu.




      Les responsables politiques et militaires ont également demandé au Bahrain, à l'Arabie Saoudienne, au Pakistan, à la Jordanie, à l'émirat d' Oman, et à l'Azerbaijan d'apporter leur soutien aux États-Unis en cas d'attaque de l'Iran. On rejoue la scène des renseignements bidons qui s'est déroulée juste avant la guerre d'Irak  : Washington est en train d'essayer de convaincre divers pays qu'il existe un lien entre l'Iran et « al-Quaïda ».

      Des sources appartenant au renseignement polonais disent que Radek Sikorski, ministre polonais de la Défense, a assuré son homologue américain Donald Rumsfeld du soutien de son pays en cas de frappes sur l'Iran. Sikorski est un ancien membre de l'Institut américain de l'entreprise [1], où il a cotoyé des néo-cons tels que Richard Perle, Michael Ledeen, et Lynne Cheney, la prétendue « Deuxième Dame » des États-Unis. Sikorski et le ministre des Affaires étrangères polonais Stefan Meller ont assuré Rumsfeld et Rice respectivement du soutien de la Pologne au sein de l'OTAN, durant la scission que causeraient des frappes américaines.

      Ce sont des sources du renseignement polonais, qui sont contre les accords passés entre le nouveau gouvernement de droite de Varsovie et l'administration Bush, que proviennent les fuites grâce auxquelles nous avons eu connaissance de la démarche récente des Américains auprès de l'OTAN à Bruxelles au sujet des préparatifs de l'attaque.

      Le magazine allemand Der Spiegel a également eu vent de fuites similaires, émanant des services de renseignement, au sujet des plans d'attaque américains.

      D'après des informations émanant des services secrets européens, la récente décision de Poutine et de la société nationalisée du gaz naturel russe, Gazprom, de priver l'Ukraine de gaz naturel constituerait un message sans équivoque de la part de Poutine à des pays comme l'Ukraine, la Pologne, la Roumanie, la République Tchèque, la Slovaquie, la Slovenie, la Croatie, la Moldavie, la France, l'Autriche, l'Italie, la Hongrie, la Bosnie, la Serbie, et l'Allemagne, les avertissant du fait qu'ils subiraient le même traitement s'ils apportaient leur soutien à une attaque de l'Iran par les États-Unis. Gazprom fournit en gaz naturel divers pays d'Europe de l'Est et de l'Ouest, ce gaz étant acheminé depuis la Russie et le Turkménistan par des gazoducs qui traversent l'Ukraine. L'administration Bush a accusé la Russie d'utiliser ses ressources en gaz comme « arme politique ».

      Poutine dispose d'un moyen supplémentaire pour faire pression sur l'Europe de l'Ouest depuis que l'ex-chancellier allemand Gerhard Schroeder a accepté un siège au conseil d'administration du consortium russo-germanique, le Gazoduc nord-européen, contrôlé par Gazprom. Le gazoduc amènera le gaz russe en Scandinavie, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, ce qui renforcera le poids de Poutine en Europe face à Washington.




      D'après des informations émanant des services secrets d'Asie du sud-est la soudaine décision qu'a récemment prise la Birmanie (Myanmar) de déplacer sa capitale de Rangoon (Yangon) à Pyinmana, située 200 miles plus au nord, résulterait d'avertissements lancés par les services de renseignement chinois, qui auraient mis en garde leurs alliés birmans contre les effets des retombées qui résulteraient d'une éventuelle attaque nucléaire conventionnelle ou tactique des installations nucléaires iraniennes par les États-Unis. On s'inquiète, en cas de frappes des installations nucléaires iraniennes, de la possibilité de voir se former un nuage radioactif de type Tchernobyl, suceptible de se retrouver pris dans les masses d'air de l'Océan Indien lorsque souffle la mousson.








      La capitale birmane a-t-elle été transférée 200 miles plus au nord parce que les Birmans craignent les retombées radioactives en pleine mousson ?




      Rangoon, ville située à basse altitude, se trouve sur le trajet des pluies de la mousson qui transporterait éventuellement les retombées radioactives venues d'Iran jusqu'en Asie du Sud et du Sud-est entre le mois de mai et le mois d'octobre. Les villes côtières situées sur l'Océan Indien comme Rangoon, Dhaka, Calcutta, Mumbai, Chennai, et Colombo seraient davantage affectées par de telles retombées radioactives que des villes situées plus en altitude, à cause de l'effet intensificateur joué par l'humidité. Des centaines de fonctionnaires ont reçu l'ordre, avec seulement deux jours de préavis, de plier bagages et de quitter Rangoon pour Pyinmana, ville de montagne, qui jouit d'un climat plus sec.

      Au Bengale oriental, le gouvernement de gauche et ses alliés politiques se préparent à organiser des manifestations de masse pendant la visite que Bush doit prochainement effectuer en Inde. Ils protestent contre la guerre en Irak ainsi que contre les menaces qui pèsent sur l'Iran.

      Au Yémen, on rapporte que les compagnies pétrolières occidentales s'inquiètent des intentions des États-Unis en Iran : ce pays arabe qui est situé très au sud, est soumis aux pluies tropicales de la mousson susceptibles de se retrouver contaminées après une attaque nucléaire et de constituer une menace pour la santé de leurs employés.




      L'administration Bush a fini par renoncer à ses projets, concoctés à la hâte, d'attaque des installations nucléaires et militaires iraniennes avant la présidentielle de 2004. Le 9 octobre, Rumsfeld avait rencontré certains de ses homologues dans le but de les rallier à la cause des frappes, à bord du John F. Kennedy, porte-avions aujourd'hui désarmé. Cette rencontre a été confirmée par le ministre danois de la Défense alors en poste, mais il n'a pas évoqué les thèmes qui y ont été abordés. D'après des témoignages de membres de l'équipage, un « QG. de guerre » spécial avait été installé en vue de coordonner les frappes. La Grande-Bretagne, l'Australie, l'Italie et les Pays-Bas, opposés aux plans d'attaque, n'assistaient pas à la rencontre. Partout dans le monde, les gradés des services de renseignement et ceux de l'armée attendent aussi avec inquiétude les conséquences qu'aurait une attaque de l'Iran par les États-Unis. Il existerait une probabilité très élevée de représailles chiites en Irak, dans la province orientale de l'Arabie Saoudite, au Koweit, à Bahrain, aux Émirats Arabes Unis, au Liban, et en Afghanistan, contre des cibles américaines militaires, diplomatiques, et économiques dans la région.

      Les retombées radioactives résultant d'une attaque nucléaire conventionnelle ou tactique causeraient d'importants problèmes avec le Pakistan, l'Inde, la Chine, la Russie, le Japon ainsi qu'avec d'autres pays d'Asie et du Pacifique se trouvant sur la trajectoire des vents ; parmi ces problèmes on pourrait assister à la chute du gouvernement de Pervez Mousharraf au Pakistan, et à son remplacement par un régime islamiste radical doté de l'arme nucléaire, ce qui provoquerait une riposte militaire de l'Inde, une des puissances nucléaires.




      En guise de contre-attaque, l'Iran enverrait immédiatement ses missiles Shahab I et II sur la Zone Verte américaine à Bagdad, sur la base aérienne du Qatar, sur la base de la Marine américaine à Bahrain, sur la base de Camp Doha au Kowait, sur la base aérienne Al Seeb à Oman, sur l'aéroport international de Bagdad, sur la base américaine de Kandahar en Afghanistan. L'Iran enverrait aussi ses missiles longue-portée Shahab III sur les villes israéliennes de Tel Aviv, de Haifa, de Beersheba, d'Eilat, et sur le complexe nucléaire israélien de Dimona. L'Iran enverrait également des missiles sur les vaisseaux américains qui naviguent dans le Golfe Persique et sur les sites pétroliers de l'Arabie Saoudite et du Koweit.

      Des frappes pourraient aussi entraîner la fin virtuelle de l'OTAN en tant qu'organisation de défense viable, en finissant de séparer Washington de l'Europe. De plus, il se pourrait bien que la Chine choisisse de soutenir financièrement et militairement l'Iran, qui est sa deuxième source en matière d'importation de pétrole après l'Arabie Saoudite, et que la Chine a l'intention de faire transiter par l'Iran le gaz naturel qu'elle achète au Turkménistan. [La Chine importe 60% de son pétrole dont 17% à l'Iran].

      Sous l'égide de l'Organisation de coopération de Shanghai (SCO), la Russie a récemment pris part à un exercice militaire auquel participaient en outre la Chine et l'Inde, en cas de velléités expansionnistes des États-Unis en Asie y compris une attaque de l'Iran, qui pourrait devenir membre de la SCO. En août dernier, la Russie et la Chine ont pour la première fois organisé des manoeuvres communes, avec la participation des armées de Terre et de l'Air et de la Marine.

      Début décembre 2005, l'Iran a également mis sur pied de vastes manoeuvres à Bandar Abbas sur le Golfe Persique. Le 6 décembre, un C-130 iranien, en provenance de l'aéroport de Mehrabad et se rendant à Bandar, à bord duquel se trouvaient des journalistes iraniens censés couvrir les manoeuvres tomba sur un immeuble de Téhéran, faisant au moins 116 victimes dont 68 journalistes.

      Au sein de l'armée américaine et sur toute la planète, les intentions de l'administration néocon de Bush et ses alliés israéliens suscitent de plus en plus de tension.

      Wayne Madsen




      Wayne Madsen est journaliste d'investigation, auteur d'éditoriaux, d'articles et de livres publiés aux États-Unis.
      Depuis 1994 il enquête sur des sujets tels la politique de Washington, la sécurité nationale, et le monde du renseignement. Il a écrit pour The Village Voice, The Progressive, CAQ, Counterpunch, et pour l'Intelligence Newsletter (basée à Paris).

      Madsen est l'auteur de Genocide and Covert Operations in Africa 1993-1999 (« Génocide et opérations secrètes en Afrique de 1993 à 1999 »), co-auteur de America's Nightmare : The Presidency of George Bush II ( « Le cauchemar de l'Amérique : La présidence de George Bush II ») et de Jaded Tasks : Big Oil, Black Ops & Brass Plates (« La routine : pétrole à gogo, opérations clandestines et plaques commémoratives », à paraître). Madsen est également l'auteur de The Handbook of Personal Data Protection (London : Macmillan, 1992) (« Manuel de protection des données personnelles »), un livre qui traite de la législation internationale sur la protection des données et qui a remporté un vif succès.

      Madsen, ancien officier de la Marine américaine, avait été affecté à la NSA (National Security Agency, « agence de sécurité nationale ») sous la présidence de Reagan. Il a aussi 20 ans d'expérience en matière de sécurité informatique et de protection des données. En outre, il a travaillé pour le NAVDAC (Naval Data Automation Command), le Départment d'État, RCA Corporation, et CSC (Computer Sciences Corporation).




        Source : Wayne Madsen
www.waynemadsenreport.com

        Traduction Catherine-Françoise Karaguezian pour Le Grand Soir.
     
www.legrandsoir.info/articles.php3 ?id_article=3143




      Les forces spéciales israéliennes se tiennent « fin prêtes ».
      Le directeur de la CIA demande à la Turquie de se tenir prête à une attaque contre l'Iran, Chris Floyd, Kurt Nimmo.




      Préparation... Les Etats-Unis attaqueront-ils l'Iran ? par Juan Gelman.




      [L'agressivité des USA s'explique par la peur de voir émerger un pôle indépendant pouvant contrer leurs ambitions au Moyen-Orient. L'Iran a les moyens et l'intention de devenir ce pôle. Notamment avec son projet d'une bourse pétrolière, avec des échanges en euros, qui pourra concurrencer les autres bourses pétrolières (la britannique IPE, l'américaine NYMEX) et mettre en question la domination du dollar sur le marché pétrolier international.]
      Iran : la fabrication d'une crise, par Marc Botenga.




      [Mais, par une bizarrerie qui n'est qu'apparente, les plus contents autres à l'heure actuelle sont probablement à Washington. Le Financial Times, insoupçonnable d'anti-américanisme, n'a-t-il pas écrit que les plus durs dans l'administration Bush -les Cheney, les Rumsfeld, les néo et les théo-cons- espéraient une victoire de Ahmadinejab ? ] Le cri de l'Iran, par Maurizio Matteuzzi.




      [(...) pour "couvrir" cet éventuel retrait [d' Irak] d'une image avantageuse de grande manoeuvre stratégique, une attaque contre l'Iran pourrait être décidée d'une façon coordonnée.
      L'idée générale, inspirée d'un argument venu de milieux proches des néo-conservateurs, développe la logique qu'il serait bon que l'aspect négatif pour le prestige américain de la manouvre irakienne soit compensé par une manouvre offensive contre l'Iran, qui renforcerait au contraire le prestige de puissance des USA. (...) Un argument technique est avancé, pour renforcer cette idée : le passage d'une tactique surtout terrestre à une tactique beaucoup plus aérienne pour la doctrine d'intervention US en Irak pourrait aider à envisager une intervention contre l'Iran qui serait essentiellement aérienne.
      Lire : Irak-Iran, le temps des complots
www.dedefensa.org/article.php ?art_id=2276.]



    


[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été supprimées]





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Message : 8        
   Date : Wed, 18 Jan 2006 12:41:59 +0100
     De : "Eric COLONNA" <
e.colonna@wanadoo.fr>
  Objet : (Irak/Usa)(Howard Zinn)Après cette guerre


Après cette guerre
par Howard Zinn Janvier 2006

Source : The Progressive "After the War" 
http://www.progressive.org/mag_zinn0106 Publié sur Alencontre http://www.alencontre.org/

Howard Zinn est un des rares historiens américains, connus, qui ont traité l'histoire des Etats-Unis à partir « d'en bas ». C'est avec un grand retard que son oeuvre magistrale a été traduite en français : Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours, aux Editions Agone. On trouve aussi, chez le même éditeur, un ensemble de réflexions politiques et historiques importantes qui porte le titre : Nous le peuple des Etats-Unis (2004). Howard Zinn a publié une autobiographie fort intéressante intitulée :  You Can't Be Neutral on a Moving Train : A Personal History of Our Times, Beacon Press, 2002

Tôt ou tard, la guerre contre l'Irak, l'assaut contre son peuple, l'occupation de ses villes, se termineront. Ce processus a déjà commencé: les premiers signes de «mutinerie» apparaissent au sein du Congrès; les premiers éditoriaux appelant à un retrait de l'Irak paraissent dans la presse; depuis quelque temps, le mouvement anti-guerre se renforce, lentement mais sûrement, dans tout le pays.

Des sondages effectués récemment montrent que le pays est résolument contre la guerre et contre l'administration Bush. Les dures réalités commencent à se faire jour. Les troupes devront rentrer.

Pendant que nous ouvrons avec une détermination accrue pour que cela arrive, ne devrions-nous pas - même avant la fin de cette guerre honteuse - commencer à réfléchir à comment mettre un terme à notre addiction à la violence de masse, et à utiliser les énormes richesses de notre pays pour satisfaire les besoins humains? Autrement dit, ne devrions-nous pas commencer à envisager de mettre un terme non seulement à cette guerre, mais à la guerre en tant que telle? Peut-être le moment est-il venu pour mettre un terme à la guerre et pour conduire l'humanité sur la voie de la santé et de la guérison.

Un groupe de personnalités connues au niveau international, et célébrées aussi bien pour leur talent que pour leur engagement pour les droits humains - Gino Strada, Paul Farmer, Kurt Vonnegut, Nadine Gordimer, Eduardo Galeano et d'autres encore - va bientôt lancer une campagne au niveau international dans le but d'engager des dizaines de millions de gens dans un mouvement pour renoncer à la guerre. Ils espèrent que ce mouvement atteindra une telle ampleur que des gouvernements, confrontés à une résistance populaire, trouveront difficile, voire impossible, de mener la guerre. Peut-être le moment est-il arrivé où une telle idée pourrait prendre de l'ampleur.

J'ai entendu des gens appartenant à tout l'éventail des couleurs politiques invoquer l'argument suivant contre cette possibilité: nous ne pourrons jamais éliminer la guerre parce qu'elle fait partie de la nature humaine. Or, l'histoire nous fournit la réfutation la plus concluante à cet argument: elle ne nous montre nulle part des peuples qui se précipitent spontanément pour faire la guerre à d'autres peuples. Ce que nous voyons, par contre, ce sont des gouvernements qui font des efforts acharnés pour mobiliser les populations pour faire la guerre. Ils doivent séduire des soldats avec des promesses d'argent, d'éducation, ils doivent persuader des jeunes dont les perspectives sont extrêmement limitées, qu'il y a là une chance d'obtenir du respect et un statut social. Et lorsque ces manouvres de séduction ne donnent pas les résultats escomptés, les gouvernements doivent utiliser la coercition - ils doivent recruter de force les jeunes, les obliger à faire leur service militaire, les menacer de prison s'ils ne s'y soumettent pas.

En outre, le gouvernement doit persuader les jeunes et leurs familles que, malgré le fait que le soldat peut mourir, ou perdre ses bras ou ses jambes, ou devenir aveugle, tout cela est pour une noble cause, pour Dieu, pour la patrie.

Quand on examine les innombrables guerres de ce siècle, on n'y trouve pas des opinions publiques qui réclament la guerre, mais plutôt une résistance publique à la guerre. Et cette résistance ne cède que devant le barrage d'exhortations qui font appel non pas à un instinct meurtrier mais plutôt à un désir de faire le bien, de répandre la démocratie ou la liberté, ou de renverser un tyran.

Thomas Woodrow Wilson [démocrate, président des Etats-Unis de 1913 à 1921] avait constaté que l'ensemble des citoyens était tellement réticent à entrer dans la boucherie de la Première Guerre mondiale que, lors de sa campagne présidentielle de 1916, il a promis de rester en dehors: "Il peut arriver qu'une nation soit trop fière pour combattre." Mais après son élection, il a demandé au Congrès - qui a accepté - une déclaration de guerre. Le déferlement de slogans patriotiques s'est enclenché, des lois ont été votées pour permettre l'emprisonnement des dissidents, et les Etats-Unis ont rejoint la boucherie [Première Guerre mondiale] qui se déroulait en Europe.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, il y avait effectivement un impératif moral fort et qui résonne encore parmi la plupart des gens de ce pays [Etats-Unis], et qui fait que la Deuxième Guerre mondiale est encore vue comme étant une "bonne" guerre. Il est vrai qu'il fallait vaincre la monstruosité du fascisme. C'est cette conviction qui m'a conduit à m'engager dans les forces aériennes et à mener des missions de bombardement au-dessus de l'Europe.

Ce n'est qu'une fois la guerre finie, que j'ai commencé à remettre en question la pureté de cette croisade morale. En lâchant des bombes depuis une distance de 5 milles, je n'avais pas vu d'êtres humains, ni entendu des cris, ni vu des enfants déchiquetés. Mais, maintenant, il faut aussi tenir compte de Hiroshima et Nagasaki, des bombes incendiaires lancées sur Tokyo et sur Dresde, les morts de 600'000 civils au Japon et un nombre similaire en Allemagne.

Et c'est ainsi que dans le domaine de ma propre psychologie et celle des autres combattants, je suis arrivé à la conclusion suivante: une fois que nous avions décidé que notre camp était du côté du Bien et le camp adverse du côté du Mal, une fois ce calcul à la fois simple et simpliste accompli, nous n'avions plus besoin de réfléchir. Nous pouvions commettre des crimes innommables sans nous poser de questions.

J'ai alors commencé à réfléchir aux motivations des puissances occidentales et de la Russie soviétique, et je me suis demandé s'ils étaient davantage motivés par la destruction du fascisme ou par leur souci de conserver leurs propres empires, leur propre pouvoir, et si c'était pour cela qu'ils avaient des priorités plus importantes que de bombarder les voies de chemin de fer qui conduisaient à Auschwitz. Sur les six millions de Juifs tués dans les camps de la mort (parce qu'on a permis leur mort?), seuls 60'000 ont été sauvés par la guerre - soit 1%. Un mitrailleur dans une autre unité, un lecteur d'histoire avec lequel je m'étais lié d'amitié, m'a dit un jour : "Tu sais, ceci est une guerre impérialiste. Les fascistes sont mauvais, mais notre camp n'est guère mieux." À l'époque, je ne pouvais accepter cette déclaration, mais elle m'est restée en mémoire.

Je suis arrivé à la conclusion que la guerre crée, de manière insidieuse, une moralité commune aux différents camps. Elle empoisonne tous ceux qui s'y engagent, quelles que soient par ailleurs leurs différences, elle les transforme, comme nous le voyons actuellement, en tueurs et en tortionnaires. On a l'impression que la guerre est destinée à renverser des tyrans, et parfois cela arrive effectivement, mais les gens abattus sont les victimes des tyrans. On croit que la guerre peut éradiquer le Mal du monde, mais cela ne dure pas, car la nature même de la guerre fait qu'elle engendre encore davantage de maux. Et j'ai conclu que la guerre, comme la violence en général, est une drogue. Elle donne un moment d'exaltation, le frisson de la victoire, mais cela ne tarde pas à se dissiper, pour laisser la place au désespoir.

Quoi qu'on puisse dire au sujet de la Deuxième Guerre mondiale, en en comprenant toute la complexité, les situations qui sont venues par la suite - la Corée, le Vietnam - étaient tellement éloignées du type de menace qu'avaient fait peser sur le monde l'Allemagne nazie et le Japon, que ces guerres ne pouvaient être justifiées qu'en faisant encore allusion au mythe de la "bonne" guerre. L'hystérie au sujet du communisme a conduit au maccarthysme [campagne lancée par le sénateur républicain Joseph McCarthy - 1909-1957 - dès 1950 contre des milliers de personnes et personnalités qualifiés de « communistes »] propre aux Etats-unis et aux interventions militaires (ouvertes ou secrètes) en Asie et en Amérique latine - prétendument justifiées par une "menace soviétique", menace qu'on a exagérée juste ce qu'il fallait pour mobiliser les gens pour qu'ils fassent la guerre.

Mais le Vietnam s'est révélé être une expérience dégrisante, qui, sur une période de plusieurs années, a permis au public américain de commencer à voir au-delà des mensonges qui lui avaient été débités pour justifier ce bain de sang. Les Etats-Unis ont été obligés de se retirer du Vietnam, et le monde ne s'est pas effondré pour autant. La moitié d'un minuscule pays au Sud-Est asiatique a ainsi rejoint son autre moitié [Vietnam du Nord], communiste, alors que 58'000 vies américaines et des millions de vies vietnamiennes avaient été gaspillées pour éviter ce résultat. Une majorité d'Américains en étaient venus à s'opposer à la guerre, ce qui a suscité le plus vaste mouvement anti-guerre de l'histoire de la nation. À la fin de la guerre au Vietnam, le public en avait assez de la guerre. Je pense qu'une fois dissipés les brouillards de la propagande, le peuple américain a pu revenir à un état plus naturel. Des sondages ont montré que les gens des Etats-Unis étaient opposés à l'envoi de troupes ailleurs dans le monde, pour quelque raison que ce fût. Et l'establishment s'en est alarmé. Le gouvernement s'est délibérément employé à surmonter ce qu'il appelait "le syndrome vietnamien". Comme si l'opposition aux interventions militaires à l'étranger était une maladie dont il fallait guérir. Et c'est ainsi qu'ils ont sevré le public américain de cette attitude pathologique, en contrôlant plus strictement l'information, en évitant la conscription, et en s'engageant dans des guerres courtes et rapides, contre des adversaires faibles (La Grenade [1983, sous Reagan : opération Urgent Fury], Panama [1989, sous Bush père : intervention intitulée Juste Cause], Irak), en évitant de donner au public le temps de construire un mouvement anti-guerre.

Je pense que la fin de la guerre au Vietnam a permis au peuple des Etats-Unis de se débarrasser du "syndrome guerrier", une maladie qui n'est pas naturelle au corps humain. Mais l'infection pouvait encore survenir, et le 11 septembre a fourni au gouvernement cette opportunité. Le terrorisme est devenu la justification de la guerre. Le terrorisme reste un phénomène effrayant partout dans le monde. Mais, comme nous le constatons actuellement, la guerre ne peut arrêter le terrorisme, car la guerre elle-même est terroriste, engendrant colère et haine. La guerre se substitue à une véritable campagne pour miner les racines mêmes du terrorisme, et les Etats-Unis ont adopté cette voie, parce que le fait d'affronter les questions fondamentales, au lieu de s'en prendre aux symptômes, exigerait des changements politiques radicaux.

La guerre en Irak a exposé l'hypocrisie de la "guerre contre le terrorisme". Je ne pense pas que notre gouvernement pourra, une fois de plus, faire ce qu'il a fait après le Vietnam, à savoir préparer la population a une nouvelle plongée dans la violence et le déshonneur. Il me semble que lorsque la guerre en Irak se terminera, et lorsque le syndrome guerrier sera guéri, il y aura une chance de faire en sorte que cette guérison soit permanente. J'espère que la mémoire de la mort et de la honte sera tellement intense que la population des Etats-Unis pourra entendre le message, que le reste du monde, dégrisé par des guerres sans fin, peut aussi comprendre.

Nous sommes peut-être sur le point d'atteindre d'une compréhension mondiale du fait que la guerre, définie en tant que tuerie aveugle d'un grand nombre de personnes (sous réserve d'intervention humanitaire pour prévenir des atrocités), ne peut plus être acceptée, pour quelque raison que ce soit. En effet, la technologie guerrière a atteint un tel stade qu'inévitablement 90% des victimes sont des civils, et, parmi elles, beaucoup sont des enfants. Ainsi, n'importe quelle guerre, quels que soient les termes utilisés pour la justifier, est une guerre contre des enfants.

Le gouvernement des Etats-Unis - et d'autres gouvernements ailleurs - a été exposé comme n'étant pas digne de confiance. Autrement dit, on ne peut leur confier la sécurité d'êtres humains, ni la sécurité de la planète, ni la sauvegarde de l'eau ou des ressources naturelles, ni l'éradication de la pauvreté, cette maladie qui se répand à un rythme alarmant au gré des désastres naturels qui frappent tant d'êtres humains parmi les 6 milliards qui peuplent cette terre.

Il est vrai que ce sont les gouvernements qui détiennent le pouvoir, qui monopolisent les richesses, qui contrôlent l'information. Mais ce pouvoir, même s'il peut paraître écrasant, est aussi fragile. Il dépend en effet de l'acceptation, de la soumission des peuples. Lorsque cette subordination fait défaut, les entités les plus puissantes, les gouvernements armés, les firmes richissimes, ne peuvent plus poursuivre leurs guerres ou leurs affaires. Des grèves, des boycotts, le refus de coopérer peuvent réduire à l'impuissance les institutions les plus arrogantes.

Le gouvernement le plus puissant de la terre, celui des Etats-Unis, a dû se retirer du Vietnam lorsqu'il n'a plus pu compter sur la loyauté de ses militaires et le soutien de ses citoyens. Il existe un pouvoir plus grand que les fusils et la richesse. Il est arrivé, occasionnellement, au cours de l'histoire, que cette puissance se manifeste pour arrêter des guerres, pour renverser des tyrannies. Peut-être le moment est arrivé d'en terminer avec la guerre, et de conduire l'humanité sur la voie de la santé et de la guérison.

Je me dois de citer Einstein, qui a réagi contre des tentatives d'"humaniser" la guerre, dans ces termes: "La guerre ne peut pas être humanisée, elle ne peut être qu'abolie." Les fortes vérités doivent être répétées jusqu'à ce qu'elles pénètrent de manière indélébile dans nos pensées, jusqu'à ce qu'elles se transmettent à d'autres, jusqu'à ce qu'elles deviennent comme un mantra répété partout dans le monde, jusqu'à ce que le son de ces mots devienne assourdissant, et noie enfin le bruit des fusils, des roquettes, des avions. (Trad. de l'américain.)



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[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été supprimées]





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Message : 9        
   Date : Tue, 17 Jan 2006 23:17:02 -0000
     De : Jéssica <
cu_chi2003@yahoo.fr>
  Objet : SINA affiche les droits de l'homme sur écran géant .

[ modérateur : les droits de l'homme sur grand écran ? C'est la preuve que pour les états-unis, les droits de l'homme, c'est du cinéma, non ? ]

* * * *

Le mardi 17 janvier 2006

La mission US à La Havane affiche les droits de l'homme sur écran
géant

Agence France-Presse
La Havane

La façade de la mission diplomatique américaine à La Havane s'est
illuminée lundi avec le défilé sur un écran électronique géant des
articles relatifs à la liberté de la Déclaration universelle des
Droits de l'homme, a constaté l'AFP.

Dans ce qui apparaît comme un nouvel épisode de la «guerre des
panneaux» entre la Section des intérêts américains (SINA) et l'État
cubain, les passants, surpris, ont pu lire, en lettres rouges,
que «tout individu a droit à la vie, à la liberté et la sécurité de
sa personne. Article 3», ou que «Nul ne peut être arbitrairement
arrêté, détenu ou exilé. Article 9».

Le défilé de la série d'articles de la Déclaration universelle,
adoptée par l'ONU en décembre 1948, se clôt sur un extrait célèbre
de Martin Luther King, à l'occasion du 77ème anniversaire de sa
naissance le 15 janvier 1929: «J'ai fait un rêve, libres, libres
enfin. Grâce à Dieu tout-puissant», pouvait-on lire sur le panneau,
qui citait le discours historique de l'activiste noir américain des
droits civiques, prononcé le 28 août 1963.

Située sur le Malecon, le grand boulevard qui longe l'océan, la SINÀ
est sévèrement gardée par la police cubaine, qui a laissé les
badauds prendre des photos et s'attrouper.

En face du bâtiment, le gouvernement cubain a disposé depuis
plusieurs mois des panneaux montrant des photos d'exactions commises
par des soldats américains dans la prison irakienne d'Abou Ghraib,
avec la mention «Fasciste. Made in USA».


Le nouveau chef de la mission américaine à La Havane, Michael
Parmly, a été qualifié récemment par le président Fidel Castro
de «petit bandit».

Son prédécesseur, James Cason, avait fait poser devant la SINA à
Noël 2004 un gigantesque «75», en référence aux 75 dissidents
lourdement condamnés en avril 2003.

Le régime cubain organise régulièrement des manifestations hostiles
sous les fenêtres de la SINA.

Les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis
1961.

http://www.cyberpresse.ca/article/20060117/CPMONDE/601170303/1030/CPM
ONDE









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Message : 10       
   Date : Thu, 19 Jan 2006 03:06:43 +0100
     De : "CubaSolidarity" <
cubasolidarity@club-internet.fr>
  Objet :  Les Réserves de la biosphère de Cuba

From: <
Denisjpmo@aol.com>

TOURISME ÉCOLOGIQUE

Les Réserves de la biosphère de Cuba

Richard Saindon

Le Soleil

Collaboration spéciale


J'ai eu un gros coup de foudre pour un petit village de 478 habitants ayant pour nom San Juan de Sagua. Lové au pied de El Pan de Guajaibon qui, avec ses 710 mètres, est la plus haute montagne de l'ouest de l'île de Cuba, San Juan représente l'archétype du village cubain.

Située à quelque 70 kilomètres de La Havane, en contrebas d'une petite route de terre, la commune vit de l'élevage du bétail. On y retrouve une école, un dispensaire, une salle communautaire et le magasin d'État où les gens peuvent obtenir, avec des coupons, tous les produits alimentaires de première nécessité. Mais il abrite surtout des gens sympathiques et accueillants, comme le sont la plupart des Cubains.

Après avoir pris un café dans la maisonnette d'un paysan, je suis parti en compagnie d'un guide local, à la recherche d'un véritable fossile vivant, le palmier liège. La région de San Juan est le seul endroit sur la planète où l'on trouve encore cet arbre qui n'a pas changé depuis l'ère jurassique, soit la bagatelle de 135 millions d'années ! Il pousse notamment sur les berges de la rivière San Marco où l'on vient d'aménager un sentier de randonnée pédestre.







L'arbre, qui peut atteindre une dizaine de mètres de hauteur, ressemble à un palmier ordinaire quoique le tronc soit plus nervuré. Le feuillage évoque plutôt une fougère géante ce qui lui donne un brin l'air préhistorique.

Réserve Sierra del Rosario

San Juan fait partie de la Sierre del Rosario, une région classée Réserve de la biosphère en 1985 par l'UNESCO. Cette zone écologique complexe abrite une flore étonnante parmi laquelle on observe 39 espèces d'orchidées et une faune comprenant 539 types d'invertébrés et la moitié de toutes les espèces d'oiseaux de Cuba. Le tout nouveau pavillon d'accueil de la station écologique de Mil Cumbres (les mille sommets), ainsi que des sentiers de randonnées avec possibilité de camping, permettent aux visiteurs d'admirer la biodiversité de ce territoire protégé.

Las Terrazas

Au sein de la Réserve de la biosphère, le complexe touristique de Las Terrazas m'a beaucoup impressionné. Situé dans les montagnes, Las Terrazas était au départ, en 1968, une expérience de développement rural durable autour du reboisement d'une région dévastée. On y a planté en terrasses plus de six millions d'arbres. Métamorphosée, la commune de Las Terrazas revendique maintenant le titre de capitale de l'écotourisme cubain. Pour donner du travail aux villageois, un hôtel absolument fabuleux, La Moka, a ouvert ses portes en 1994. Le bâtiment parfaitement intégré à l'environnement (des arbres traversent la toiture dans le hall), compte 26 chambres confortables avec des baignoires dotées d'une vue sur la forêt !

Plusieurs sentiers parcourent la région. J'en ai fait deux. D'abord le sentier La Serafina, d'une longueur de quatre kilomètres, qui permet d'observer de nombreuses espèces d'oiseaux et 199 espèces de végétaux, et ensuite le sentier menant aux Banos del San Juan, une série de chutes et de piscines naturelles dans un cadre idyllique sur la rivière San Juan. L'endroit, idéal pour pique-niquer, attire le dimanche de nombreux résidants de La Havane.

Guanahacabibes

La longue et étroite langue de terre qui constitue la pointe ouest de l'île de Cuba porte le nom de péninsule de Guanahacabibes. Elle a été déclarée en 1987 Réserve de la biosphère par l'UNESCO. Paradis des ornithologues, la péninsule abrite 140 espèces d'oiseaux, 21 espèces de reptiles et 19 espèces de mammifères dont le joli cerf à queue blanche. Avis aux intéressés, en raison de son isolement, ce territoire compte aussi 14 merveilleuses plages de sable fin pratiquement vierges... Voilà qui change de Varadero!


http://www.cyberpresse.ca/article/20060117/CPVOYAGES/60117100/5275/CPVOYAGES





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13:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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