25/01/2006

25/01/2006: La " défense " du communisme de Robert Griffith - les confessions d'un révisionniste khrouchtchévien

 
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From: Démocrite
Sent: Wednesday, January 25, 2006 6:19 AM
Subject: La " défense " du communisme de Robert Griffith - les confessions d'un révisionniste khrouchtchévien

LALKARONLINE

 

 

La " défense " du communisme de Robert Griffith - les confessions d'un révisionniste khrouchtchévien

 

Écrivant dans le torchon révisionniste " indépendant " quotidien du Parti Communiste de Grande-Bretagne (Communist Party of Britain =CPB), le Morning Star, le 3 octobre 2005, le Secrétaire général du CPB, Robert Griffiths, a attiré l'attention des lecteurs sur un rapport devant être remis à l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe "  sur la nécessité d’une condamnation internationale des crimes du Communisme. "

Griffiths cite un mémorandum, rendu public par "Goran Lindblad, rapporteur pour le comité des affaires politique du Conseil de l'Europe", lequel est responsable du rapport, qui prétend il n'y a eu " aucun débat sérieux en profondeur sur l'idéologie qui était la racine de la terreur largement répandue, des violations massives des droits de l'homme, de la mort de nombreux millions d'individus et de la triste situation de nations entières ". Là dessus un communiste serait d'accord avec Lindblad qu'il n'y a eu " aucun débat sérieux en profondeur sur l'idéologie " du communisme, mais il ferait remarquer aussi que c'était bien la dernière chose que ce rapport recherchait. Alors que la crise de l'impérialisme s’aggrave de jour en jour, les impérialistes et leurs marionnettes essayent frénétiquement de souiller le nom du communisme en citant de prétendus crimes dans l'espoir que les opprimés du monde ne verront pas dans le communisme une alternative à la folie organisée qu’est l'impérialisme. Un communiste argumenterait contre l’affirmation de Lindblad de ces prétendus crimes du communisme, avec une défense de la dictature du prolétariat et la nécessité de la terreur contre la bourgeoisie renversée et ses partisans, contre les destructeurs, les saboteurs et les traîtres, mais alors, ni Griffiths ni son parti ne pourraient ni ne devraient être considérés comme communistes. Au lieu de cela Griffiths aborde, tout à fait correctement, la question des nombres d'exécutions, d’emprisonnements, etc, que Lindblad étale (bien que sa propre prise en compte de chiffres soit très douteuse, ce dont nous nous occuperons plus tard) mais essentiellement il est d'accord avec Lindblad pour dire que beaucoup de crimes ont été commis par le communisme.

Griffiths cite plus loin Lindblad disant que " dans de nombreux de pays européens, il y a des partis communistes qui n'ont pas formellement condamné les crimes du communisme. " Le CPB, bien sûr, n'est pas l’un de ces partis et Griffiths n’attend pas davantage pour se tordre les mains d’indignation morale devant les choses épouvantables qui ont été faites au nom du communisme (bien sûr, étant le petit-bourgeois, pacifiste égalitaire qu'il est, il énumère aussi les crimes de l'impérialisme), mais il est très révélateur que Griffiths note que " Lindblad reconnaît que la répression - ou ' la terreur '- a diminué significativement en Europe de l'Est à partir du milieu des années 1950... ". C'est une référence évidente – même si elle est indirecte - au Camarade Staline et le CPB, comme ses amis trotskistes et les sociaux-démocrates auxquels ils se rallient, attaquent toujours Staline pour attaquer le Marxisme-Léninisme et la magnifique réussite qu’était l'Union Soviétique sous Lénine et Staline.

Réfutant l'allégation de Lindblad selon laquelle les " crimes du communisme " n'avaient pas été condamnés par les " communistes ", Griffiths montre ses lettres de créance véritablement révisionnistes en déclarant – " Le premier compte-rendu réellement détaillé et pour une grande partie exact des crimes et des violations commis contre la démocratie socialiste en Union Soviétique a été apporté par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev dans son discours au 20ème congrès du parti en 1956. De nombreux partis communistes dans le monde entier ont depuis admis que de graves crimes et de graves violations se sont produits, en développant leur analyse plus tard depuis l'écroulement des états socialistes au début des années 1990 ". Il continue – " Il y a quelques communistes dans la tradition maoïste qui considèrent les révélations de Khrouchtchev comme une preuve de plus de son révisionnisme et de sa trahison. Contre toutes les preuves à Moscou des archives de l'état, du parti et du Comintern maintenant ouvertes au monde, de telles gens discréditent profondément eux-mêmes et la cause du communisme en persistant dans leurs illusions et leurs tromperies. "

Pour un regard clair, même s’il est bref par nécessité, sur Khrouchtchev et son discours au 20ème Congrès du PCUS, voyons un article de Lalkar (mai / juin 1991) titré Questions Historiques et réédité dans : La perestroïka - L'écroulement complet du révisionisme, d’Harpal Brar :

" Khrouchtchev, rejetant finalement son masque bolchevique et révélant sa vraie nature révisionniste, a lancé une attaque vicieuse sur ce qu'il a nommé le culte de la personnalité de Staline. Deux brefs commentaires sur l'attaque de Khrouchtchev contre Staline doivent être faits. D'abord, dans la façon hypocrite et malhonnête typique des révisionnistes et des autres routiers du capitalisme du monde entier, les Khrouchtchéviens n'ont jamais eu le courage de sortir ce rapport en URSS, tellement ils avaient peur de l'hostilité du peuple soviétique à l’égard de quiconque qui essaye de diminuer le rôle de Staline. Au lieu de cela ils l’ont balancé à l'étranger par l’intermédiaire de leurs contacts représentant les agences de la presse impérialiste à Moscou. Les citoyens soviétiques, en pleine confusion, ont été à leur tour bombardés avec une diatribe anti-socialiste et anti-Staline, qui n’a pas cessé à ce jour, par les médias impérialistes. Cette division du travail entre les révisionnistes d’URSS et l'impérialisme a continué sans diminuer et, depuis l'accession de Gorbachev au pouvoir, elle a atteint un nouveau niveau qualitatif. Deuxièmement, en 1956 Khrouchtchev ne s’est pas senti assez fort pour dénoncer et nier les réalisations du socialisme. Au lieu de cela lui et ses disciples ont dû chanter ses éloges, en instituant, lentement mais sûrement, des réformes économiques qui, partant du socialisme, ont mis de plus en plus l'accent sur des mesures de nature capitaliste dans la gestion de l'économie - la décentralisation et le relâchement du mécanisme de planification économique; la réforme de la formation des prix et le passage des entreprises à la comptabilité de rentabilité; les augmentations de primes et l'introduction de principes d’autonomie de gestion. Toutes ces mesures, introduites pendant les dernières trois décennies et demi, ont conduit à la situation qualitativement nouvelle dans laquelle l'URSS, selon une personne qui n’est rien de moins que son Ministre des Finances, est au bord d'une catastrophe économique ".

Les crimes des révisionnistes aux postes dirigeants en Union soviétique ont été d’abattre l'Union soviétique et les révisionnistes d'aujourd'hui tentent de faire en sorte que le communisme ne renaisse pas de nouveau. Pour faire cela et pour s'appeler toujours communistes ils attaquent Staline, mais, comme l’expose une nouvelle citation du susdit article de Lalkar 1991, la cible est toujours les réalisations de l'Union Soviétique et les principes du Marxisme-Léninisme – " Il y a un dicton allemand, que Lénine aimait à répéter, qui dit à peu près cela, nous frappons le sac mais les coups sont destinés à l'âne. De Khrouchtchev à Gorbachev, les révisionnistes ont fait beaucoup pour calomnier Joseph Staline, mais leurs calomnies sont en réalité dirigées contre le Marxisme-Léninisme et les acquisitions du socialisme qui ont bouleversé la terre entière. C'est seulement dans ce contexte que l'on peut vraiment comprendre les vitupérations, la colère, le vitriol, l'injure, avec lesquels la bourgeoisie impérialiste et ses représentants idéologiques dans le prolétariat - les révisionnistes, trotskistes et autres tendances sociales-démocrates - fulminent contre Staline. Si quarante ans après sa mort l’impérialisme et ses agents trouvent nécessaire d'annihiler l'homme pour la millième fois, cela doit être sûrement parce que les réalisations associées à son nom constituent toujours une barrière insurmontable à leurs manoeuvres restaurationistes. Son nom, par conséquent, continue à les hanter et à les empêcher de dormir ".

Griffiths prétend que seuls les communistes dans la tradition maoïste dénoncent le discours de Khrouchtchev comme une nouvelle preuve de son révisionnisme.

Il est très content d’avoir cette excuse désolée comme argument. La question n'est pas de savoir si ceux qui montrent le révisionnisme de Khrouchtchev sont maoïstes ou non. L’important est de savoir si vraiment le triomphe du révisionnisme de Khrouchtchev entre 1953 et 1956 a déclenché la pourriture qui, après trois décennies d’altérations du Marxisme-Léninisme dans les sphères de la théorie, de la politique et de l'économie, a mené à l'écroulement de l'URSS et du PCUS. Cette question le camarade Griffiths ne peut pas l’éviter en collant des étiquettes sur ses adversaires. Loin d'avoir honte de l'association avec Mao Tse-toung, avec sa direction du Parti communiste de Chine et les réalisations de la révolution chinoise, nous en sommes très fiers et heureux de leur être associé. En effet, si Robert Griffiths pense nous vexer en nous liant au camarade Mao nous devons ici corriger sa croyance erronée et dire que nous considérons son insulte intentionnelle comme un compliment, particulièrement quand il vient d'un homme aussi prêt à se lier avec les semblables du méprisable traître Khrouchtchev.

Venant maintenant à la " preuve des archives de l'état, du parti et du Comintern de Moscou ", Griffiths, pour soutenir son point de vue, dit – " ... Par exemple, J Arch Getty et Robert Thurson, deux savants étasuniens liés à l'Université Yale, ont montré que le nombre de prisonniers – des criminels et les politiques purgés - incarcérés dans des camps du goulag soviétique à la fin des années 1930 étaient inférieur au double de la population carcérale des USA d’aujourd'hui. Le nombre des exécutés quand la purge était à son maximum, en 1937 et 1938, était légèrement inférieur à 700.000. C'est un chiffre choquant et impardonnable, mais ce ne sont pas les dizaines de millions revendiqués par les propagandistes antisoviétiques au long des décennies.

Une nouvelle fois il nous faut employer des citations plutôt longues pour relever les altérations et répondre de manière appropriée aux préjugés bourgeois qui émanent de Griffiths.

Des deux savants étasuniens nommés, le travail de l'un, le professeur J l'Arc Getty, est cité, avec les recherches de G T Rettersporn, chercheur du CRNS (Centre National de la Recherche Scientifique) et VAN Zemskov chercheur de l'Institut d'histoire russe dans un livret de Mario Sousa intitulé " Mensonges concernant l'histoire de l'Union Soviétique " et qui est disponible dans ce pays par l’intermédiaire de la Société Staline. Sousa déclare-

" Aux camps de travaux forcés du goulag étaient envoyés ceux qui avaient commis des infractions graves (homicide, vol, viol, crimes économiques etc) aussi bien qu'une grande proportion de ceux reconnus coupables d'activités contre-révolutionnaires. D'autres criminels condamnés à des durées supérieures à trois ans pouvaient aussi être envoyés dans des camps de travaux forcés. Après avoir passé un certain temps dans un camp de travaux forcés, un prisonnier pouvait être déplacé vers une colonie de travail ou une zone spéciale ouverte. Tous ces établissements faisaient partie du système pénal et comme ils allaient des camps de travaux forcés du goulag jusqu’aux zones ouvertes spéciales ils devenaient moins durs et les prisonniers avaient plus de libertés. Tous les prisonniers étaient là pour travailler mais dans les deux dernières catégories les prisonniers étaient payés et gardaient leurs salaires.

Plus loin Mario Sousa dit – " En 1939 il y avait un total dans tous les camps, colonies et prisons de près de 2 millions de prisonniers. De ces derniers 454.000 avaient commis des crimes politiques... Ceux qui sont morts dans des camps de travaux forcés entre 1937 et 1939 étaient environ 160.000... En 1950 il y avait 578.000 prisonniers politiques dans des camps de travaux forcés. " Mario Sousa explique que pendant les épidémies, avant l'introduction des antibiotiques, un grands nombre de prisonniers sont morts, mais comparé à la population libre de l'Union Soviétique ce n’était pas pire et leurs pertes pendant les années de guerre étaient moindres que celles de la population libre qui a perdu 25 millions en mettant le fascisme en déroute. De même, pendant les manques d'alimentation le taux de mortalité de la population carcérale était à peu près égal au taux de mortalité de la population libre soviétique. Sousa déclare aussi que – " Le nombre de prisonniers aux USA est aujourd'hui supérieur de 3 millions au nombre maximal atteint en Union soviétique! " Nous voudrions demander au lecteur, avant de poursuivre, de revenir simplement aux chiffres donnés par Griffiths quand il comparait les nombres de prisonniers détenus par l'Union Soviétique et les USA.

Qu'en est-il alors de ces 700.000 condamnations à mort qui choquaient M. Griffiths au point qu’il ne puisse pas les pardonner ? Sousa explique - "Il est nécessaire de mentionner ici au début que parmi eux le nombre des condamnés à mort a dû être tiré d'archives différentes et que les chercheurs, pour parvenir à un chiffre approximatif, ont dû réunir des données à partir de ces diverses archives d’une manière qui provoque un risque de double décomptage et qui produit des estimations supérieures à la réalité. Selon Dimitri Volkogonov, la personne nommée par Ieltsine pour se charger des vieilles archives soviétiques, il y a eu 30.514 personnes condamnées à mort par des tribunaux militaires entre le 1er octobre 1936 et le 30 septembre 1938. Un autre renseignement vient du KGB : selon l'information fournie à la presse en février 1990, il y a eu 786.098 personnes condamnées à mort pour des crimes contre la révolution pendant les 23 ans de 1930 à 1953. Du total des condamnés, selon le KGB, 681.692 ont été condamnés entre 1937 et 1938. Il n'est pas possible de doubler le contrôle des chiffres du KGB mais cette dernière pièce de renseignement est ouverte à la critique. Il serait très étrange que tant de personnes aient été condamnées à mort en seulement deux ans. Est-ce qu'il est possible que l’actuel KGB pro-capitaliste nous ait donné une information correcte provenant du KGB pro- socialiste ? Quoi qu’il en soit, il reste à vérifier si les statistiques qui sont à la base de l'information de KGB incluent, parmi ceux qui sont dits avoir été condamnés à mort pendant les 23 ans en question, des criminels aussi bien que les seuls contre-révolutionnaires comme le KGB pro-capitaliste l’a prétendu dans un communiqué de presse de février 1990. "

Plus loin Sousa déclare – " La conclusion que nous pouvons tirer de ça c'est que le nombre de ceux qui ont été condamnés à mort en 1937-38 était de près de 100.000... Il est aussi nécessaire de garder à l’esprit que les condamnés à mort en Union Soviétique n’ont en réalité pas tous été exécutés. Une grande proportion des peines de mort a été commutée en peines dans des camps de travaux forcés... Bon nombre de condamnés à mort avaient commis des actes de violence comme le meurtre et le viol. Il y a 60 ans ce type de crime était punissable par la mort dans un grand nombre de pays. "

Il est évident en lisant les lignes ci-dessus que le communiste auto-déclaré Griffiths a tiré son chiffre de " légèrement inférieur à 700.000 " d'un communiqué de presse mal fondé par le KGB pro-capitaliste en 1990. Si c'est là l'action d'un prétendu ami de l'Union Soviétique, est-il vraiment au-delà des limites de la possibilité qu'un ennemi déclaré de l'Union Soviétique, comme le KGB l’était en 1990, puisse falsifier ces mêmes chiffres ?

En continuant, bien qu'il soit important d'obtenir les chiffres réels de ceux qui ont été emprisonnés ou exécutés dans une mesure réaliste, nous ne devons pas laisser cela sans défendre la nécessité d'employer le système pénal contre des contre-révolutionnaires. Quand une révolution socialiste arrive et renverse la dictature de la bourgeoisie (la démocratie bourgeoise si vous voulez, c'est la même chose), alors cette bourgeoisie devient beaucoup plus mortellement dangereuse qu’elle ne l’était auparavant et elle fait appel à tous ses nombreux contacts dans le monde entier, elle emploie tous ses pouvoirs de persuasion alliés aux habitudes d'obéissance de bien des ouvriers et des petits bourgeois individualistes à causer du désordre et à essayer de générer le dissentiment et l'insatisfaction parmi les gens dans l'espoir qu'ils peuvent encore récupérer les bénéfices mal acquis que la révolution leur a pris. C'est pourquoi une période de dictature prolétarienne (démocratie) est nécessaire. Nous savons que le CPB ne reconnaît pas la dictature du prolétariat ni même la révolution violente qui l’amène, avançant au lieu de cela l'idée d'une transition paisible au socialisme par le vote en faveur du Labour et en le poussant vers la gauche, mais il n'y a aucune autre route pour la révolution socialiste ou pour la protection de cette révolution socialiste, aucune autre voie que la violence.

Voici les mots de Lénine sur le sujet – " Les traîtres, les imbéciles et les pédants de la Seconde Internationale ne pourraient jamais comprendre cette dialectique - que le prolétariat ne peut pas triompher à moins qu'il ne gagne une majorité de son côté, mais limiter la victoire d'une majorité à l'obtention d’une majorité de votes dans les sondages sous le règne de la bourgeoisie , ou la rendre conditionnelle à cette majorité, est ou bien la plus épaisse des stupidités, ou bien une pure et simple tentative pour duper les travailleurs. Pour gagner la majorité de la population, le prolétariat doit, en premier lieu, renverser la bourgeoisie et s’emparer du pouvoir d'état; deuxièmement, il doit établir un gouvernement soviétique et briser la vieille machinerie d'état en miettes, ce par quoi il sape immédiatement le règne, l'autorité et l'influence de la bourgeoisie et des collaborateurs petit-bourgeois sur les masses laborieuses non-prolétariennes en satisfaisant leurs besoins d'une façon révolutionnaire aux dépends des exploiteurs " (L'élection à l'Assemblée Constituante et la Dictature du Prolétariat. Œuvres choisies. Vol.6, page 475).

Plus loin – " La doctrine de la lutte des classes, telle qu’ appliquée par Marx à la question de l'état et de la révolution socialiste, mène inévitablement à la reconnaissance de l’autorité politique du prolétariat, de sa dictature, c'est-à-dire, du pouvoir partagé avec personne d’autre et comptant directement sur la force armée des masses. Le renversement de la bourgeoisie ne peut être réalisé que par le seul prolétariat se transformant en la classe dirigeante, capable d'écraser la résistance inévitable et désespérée de la bourgeoisie et d'organiser tous les travailleurs et les masses exploitées pour le nouvel ordre économique" (L'État et la Révolution. Œuvres choisies. Vol 7. page 26).

Lénine a plus loin de mauvaises nouvelles pour les héros du CPB – " L'opportunisme ne mène pas la reconnaissance de la lutte des classes au point principal, à la période de transition du capitalisme au communisme, à la période du renversement et de l'abolition totale de la bourgeoisie. En réalité, cette période devient inévitablement une période de luttes des classes exceptionnellement violentes dans leurs formes les plus aiguës possibles et, donc, pendant cette période, l'état doit être un état qui est démocratique d'une nouvelle façon (pour le prolétariat et les gens sans propriété en général) et dictatorial d'une nouvelle façon (contre la bourgeoisie) " (Ibid. page 34).

Et à tout hasard, à nos amis, les opportunistes, ne se sont pas encore rendus compte que la période de transition, qui n'est pas d’une paire de semaines ni de mois ni d’une quelconque durée prédéterminée, mais prend nécessairement le temps qu’il faut, est la période de l'oppression de la classe exploiteuse qui a été renversée et de ses laquais par la nouvelle classe dirigeante, le prolétariat, nous offrons deux dernières citations de Lénine – " La dictature est un pouvoir basé directement sur la force et non limité par quelques lois. La dictature révolutionnaire du prolétariat est le pouvoir gagné et maintenu par la violence du prolétariat contre la bourgeoisie, pouvoir qui est sans restriction par de quelconques lois. " (La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky. Œuvres choisies. Vol. 7. page 123).

" Pas un seul problème de la lutte des classes n’a jamais été résolu dans l'histoire autrement que par la violence. Quand la violence est exercée par les travailleurs, par les masses des exploités contre les exploiteurs - alors nous sommes pour elle " (Les activités du Conseil des Commissaires des Peuples. Œuvres choisies. Vol.7. page 269).

Nous avons délibérément pris ces citations d’oeuvres différentes pour montrer que ce n'est pas quelque chose que Lénine a dit une fois et a été mal interprétée ou sortie du contexte - au contraire, il y avait tant à en choisir que nous aurions pu remplir les pages de ce papier avec des citations appropriées de Lénine rien que sur ce seul sujet.

Griffiths, argumentant du mieux qu’il peut de l'intérieur sa camisole de force révisionniste auto-imposée contre la notion selon laquelle les crimes du fascisme sont comparables aux événements du moment de la dictature du prolétariat en Union Soviétique, continue à dire – " Les communistes n'ont jamais été pardonnés pour le rôle principal qu'ils ont joué dans le combat contre le fascisme à chaque niveau. Pour beaucoup de libéraux et de conservateurs anti-fascistes, la contribution apportée par les l’Armée Rouge soviétique et les partisans menés par les communistes est un embarras qu’ils préféreraient enterrer que reconnaître. "

Griffiths a raison quand il souligne que l'Union Soviétique a joué le rôle principal dans la défaite du fascisme il y a 60 ans et que les communistes du monde entier y ont aussi tenu un rôle, mais ce n'est pas pour cela que les libéraux, conservateurs ou démocrates sociaux ne peuvent pas leur pardonner. Non, l'Union Soviétique a été haïe et détestée longtemps avant la 2ème Guerre Mondiale. Ce qui est impardonnable aux yeux de cette petite noblesse impérialiste est le fait que le communisme a fait naître cette inspiration chez les opprimés du monde, la Révolution d’Octobre, et avec elle la dictature du prolétariat! C'est ce qui fait courir un frisson le long de leurs épines dorsales et c’est cela qu'ils cherchent à cacher et à enterrer ou déformer et mal articuler et c'est dans ce travail odieux que la plus grande aide des impérialistes vient de partis révisionnistes comme le CPB qui sont aussi terrifiés par la dictature prolétarienne que les impérialistes eux-mêmes.

Dernièrement, nous devons nous occuper d’une autre des révélations du camarade Griffith. Il dit, près de la fin de l'article en question :

" Quant au rapport de Lindblad, il a ouvertement proclamé deux de ses trois motifs. D'abord, il tient beaucoup à instruire - ou endoctriner " les jeunes générations qui n'ont aucune expérience personnelle de l’autorité communiste '. Deuxièmement, il déclare que ' des régimes communistes sont toujours actifs dans quelques pays du monde et des crimes commis au nom de l'idéologie communiste continuent à avoir lieu '. Son troisième motif, inexprimé, est plus interne. Lindblad est un parlementaire suédois de droite. Dans ce pays, le Parti de Gauche des communistes et des socialistes est né pour maintenir l'équilibre des forces dans le Parlement Suédois. Une massive campagne anti-communiste a été mise en route dans ce pays pendant plusieurs années pour essayer de discréditer les membres principaux du Parti de la Gauche qui refusent de renoncer à leur communisme. "

Griffiths donne là trois motifs à Lindblad et nous les traiterons l’un après l’autre.

Bien sûr Lindblad essayera d'endoctriner avec des mensonges ceux qui sont trop jeunes pour n'avoir aucune connaissance de l'Union Soviétique, mais, comme nous avons déjà dit, les gens de l'acabit de Griffiths aident à cette mauvaise éducation antisoviétique.

Ayant réussi à obtenir que les révisionnistes condamnent les régimes communistes passés, Lindblad serait stupide de ne pas essayer de tracer des parallèles avec des régimes socialistes présents. Bien sûr, un communiste accourait ici à la défense de Cuba, de la RDPC, etc, mais comme nous nous l’avons également prouvé maintenant, Griffiths n'est aucunement communiste. Au lieu de défendre les régimes socialistes existants il ajoute un troisième motif pour le rapport de Lindblad qu'il peut alors attaquer aussi impitoyablement que Don Quichotte a attaqué les moulins à vent.

Griffiths parle du " Parti de Gauche des communistes et des socialistes " mais un regard sur leur site Web, www.vansterpartiet.se, où ceux-ci, incidemment, se nomment le Parti de Gauche des socialistes et des féministes, révèle qu’ils ne sont rien de plus que des sociaux-démocrates. Le Parti de Gauche, a cependant un bon nombre de ses membres qui s’appellent eux-même des ex-communistes. Il y a un parti communiste en Suède appelé simplement le Parti Communiste, précédemment le Parti Communiste Marxiste-Léniniste ( révolutionnaire), qui adhère aux principes du communisme (www.kommunistiskpartiet.org), les deux sites Web peuvent être lus en anglais et nous demanderions aux lecteurs qui sont en mesure de les visiter tous les deux de voir lequel a " des membres dirigeants qui refusent de renoncer à leur communisme ". De nouveau, on peut voir que Griffiths et le parti parlent pour que les communistes dédaignent de se plier aux sociaux démocrates.

Le CPB ne peut pas aimer ce qui est écrit ici mais ses membres sont tout à fait invités à venir débattre ces points avec nous et essayer de défendre leur position révisionniste ou, même, nous prouver qu'ils sont de vrais marxistes-léninistes et que nous ne somment rien d’autre qu’une bande de spécialistes ultra-Stalinistes. Nous pensons qu’il est plus probable que leur silence sur cette question sera assourdissant.

12:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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