22/05/2006

22/05/2006: Combat Communiste JuinJuillet

 
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From: rchabert
Sent: Monday, May 22, 2006 5:25 AM
Subject: Fw: Combat Communiste JuinJuillet

 
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From: Combat
To: Combat
Sent: Sunday, May 21, 2006 10:28 PM
Subject: Combat Communiste JuinJuillet

Médias menteurs, manipulateurs.
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Louis Labadie nous a quittés avocat résistant, ancien lieutenant du colonel Fabien, longtemps conseiller municipal de Fontenay, il fut aussi un ardent défenseur de la cause anti-colonialiste et tout au long de sa vie il a su rester fidèle aux idées communistes. La rédaction de Combat Communistes présente ses condoléances à sa femme et à ses filles.
(Voir l'intervention de Guy Poussy sur notre site à la rubrique "Rédaction")
 

Elles pullulent. Il y a les trois premiers dignitaires du régime qui se tiennent par la barbichette : Chirac, triste sire, Villepin KO debout, Sarko facho-démago qui multiplient les coups tordus sur un fond d’ombres chinoises des vedettes de Taïwan. Il y a Bayrou enfariné d’hypocrite bénévolence qui se fixe pour objectif de mettre en place un gouvernement de centre gauche (PS-UDF). Il y a Ségolène dont la popularité est proportionnelle au vide sidéral de ses truismes et à ses activités de pin-up pour familles bien pensantes. Il y a le PS des Nonistes et Ouistes rabibochés, et ses éléphants qui se regardent en pachydermes de faïence. Il y a le PCF et sa Pythie qui bêle à tous échos, « la gôche ! la gôche ! » en pensant très fort : « Des maroquins, des élus ! s’il vous plait M. Hollande, on vous apportera, c’est juré, nos 3 ou 4% de voix. Il y a les syndicats, carabiniers toujours en retard d’une lutte sociale qui trouvent dans un parti godillot l’interlocuteur et partenaire légitime de négociations. Il y a le chantier de démolition des acquis sociaux en pleine activité, les revendications en panne : salaires, emploi, protection sociale, il y a la détresse des jeunes…Les mouches s’activent sur un régime en décomposition ; enflant le front des abstentionnistes qui voient dans leur refus le seul moyen de s’exprimer. Les institutions, les Princes de l’Élysée, de Matignon, ceux du Palais Bourbon sont à bout de souffle. Et il y a Le Pen qui espère bien rafler la mise. Désespérant ? Non ! Il y a le peuple, cette force irrépressible lorsqu’elle s’ébranle comme en mai 2005 et en mars 2006 dans deux rejets retentissants. Etienne de la Botie en 1549, dans son Discours de la servitude volontaire distinguait trois sources de tyrans, Je parle, dit-il, des méchants princes, Les uns ont le royaume par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les autres par la succession de la race (…), cet ennemi, interroge-t-il, « Comment a-t-il pouvoir sur vous que par vous-mêmes ? » Et il poursuit « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres ».

LES TRAVAILLEURS, LES JEUNES NE SE LAISSERONT PAS FLOUER

Le gouvernement est sorti très affaibli de la bataille du CPE. Englué maintenant dans l’affaire Clearstream, le bateau gouvernemental prend l’eau de partout. A l’origine de sa capitulation, la mobilisation massive de la jeunesse. Rappelons en effet qu’à l’automne 2005 les centrales syndicales et le PS laissèrent passer sans riposte les ordonnances gouvernementales qui mettaient en application le CNE. En quelques semaines la situation a totalement changé, le rapport des forces s’est déplacé à l’avantage du monde du travail, de la création, et de la jeunesse. Après le retrait du CPE la page des luttes n’est pas tournée. Les états-majors syndicaux entendent-ils comme durant la bataille anti CPE confiner la lutte à un mot d’ordre unique l’abolition du CNE ? Comment expliquer l’absence d’initiative de leur part ? Ont-ils choisi d’attendre l’élection présidentielle de 2007 ? L’heure est à prendre des initiatives, à pousser l’avantage en relançant l’action, en posant avec force, en plus de l’abolition du CNE, les revendications concrètes, les salaires, l’emploi, les conditions de travail, la précarité, la défense des services publics, les retraites, la Sécu. Il s’est créé une situation nouvelle qui donne confiance, ce n’était pas le cas après les défaites subies en juillet 2003 sur les retraites, ou en 2004 sur l’assurance maladie, cette conjoncture montre l’existence de potentialités, et crée des conditions plus favorables pour le développement des luttes revendicatives, pour l’amplification d’un vaste mouvement populaire porteur d’autres choix politiques. Après le NON au référendum c’est un second échec pour la pédagogie du renoncement et de la fatalité inaugurée en 1983 afin de faire accepter « la rigueur ». Ce n’est pas la peur qui a fait descendre dans la rue la jeunesse et les travailleurs c’est le refus d’un recul de civilisation, c’est le rejet, en profondeur du pouvoir et d’un système où les riches sont toujours plus riches, et les pauvres toujours plus pauvres. Le nier, l’ignorer avec mépris montre bien la profonde fracture existant entre le pouvoir politique, les médias d’une part la jeunesse le monde du travail et de la création d’autre part.
Les forces de gauche, les syndicats ont choisi la négociation, la conciliation, le diagnostic partagé entre « partenaires sociaux » alors que le patronat, les représentants du Capital ne négocient plus ils imposent leur loi. Nous ne sommes plus à l’époque où devant l’existence du camp socialiste, dans le monde occidental, le patronat était contraint de concéder aux luttes un peu plus des richesses créées. En 2006 à moins de se rallier aux idées des dominants comment ignorer l’affrontement des classes ? Le monde du travail, et les peuples n’ont pas d’autres choix que d’opposer une résistance totale aux objectifs du grand capital. Les cassandres de « la France qui tombe » présentent les luttes sociales comme des actions qui isoleraient notre pays « englué dans le conservatisme, dans une bulle de démagogie et de mensonge » En Europe, ce n’est pas l’opinion de millions de salariés qui avaient les yeux tournés vers la France avec l’espoir que les étudiants et les travailleurs gagneraient. Le mécontentement est général en Europe, le CPE qui découle des décisions du sommet des chefs d’État tenu à Lisbonne en 2001 est à l’ordre du jour en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne. La Grèce l’applique déjà. Pour satisfaire les besoins, l’heure est venue de faire payer les riches. Il appartient aux travailleurs du privé et du public de définir souverainement leurs revendications et leurs mots d’ordre d’action. L’attentisme doit être combattu.

LA VICTOIRE DU « NON » N’A PAS FINI DE FAIRE DES VAGUES
Les manoeuvres pour contourner le « Non » commencent
 
Un an après la victoire du « Non »,  on peut mesurer que le fait de l’avoir qualifiée d’historique n’était pas usurpé. Sa vertu première est d’avoir, sans aucun doute, impulsé les luttes, affaibli le pouvoir et bloqué la machine européenne. Celle-ci est enlisée et l’euro scepticisme gagne du terrain. On peut parier que si les peuples étaient consultés par référendum, il y aurait des surprises. Il est donc aujourd’hui prouvé  que le choix du « Non » était justifié. La caste médiato-politique même en  manœuvrant pour tenter  de « corriger l’erreur française », subit de nouveaux échecs. Il en sera toujours ainsi, tant qu’à droite et à gauche, on fuira le débat pour analyser les causes du Non » et du mécontentement qui en a été « le moteur ».
Ceux qui rêvent d’un nouveau projet « plus court, acceptable », les Barrosso, Merkel, Sarko, Hollande and C°, sans omettre le Parti de la gauche européenne avec Bertinoti et Wurtz, ont certes des moyens importants pour tenter d’imposer leurs vues mais pour relancer le processus constitutionnel il leur faut l’aval de tous les gouvernements de l’Union européenne. Ce qui n’est pas acquis d’avance.
A la barre de la manœuvre, Angela Merkel qui veut conforter son leadership européen, ce qui n’est pas pour déplaire à G.Bush.   C’est  L’Allemagne qui présidera l’Union européenne au premier semestre 2007. Pour Angéla Merkel, non seulement la Constitution européenne n’est pas morte, mais elle va œuvrer pour que les « nonistes » finissent par « l’avaler ». Devant le Bundestag elle vient de déclarer : « Nous avons absolument besoin de la Constitution pour garantir l’efficacité d’agir de l’UE. Si cela n’est pas n’est pas entrepris avant, soyez sûrs que la présidence allemande s’y attellera. Je veux cette Constitution. L’Allemagne la veut. » Quitte à attendre les résultats des élection s de 2007 en France et en Hollande. Ce que confirme le  président du Parlement autrichien Andréas Kohl : Tôt ou tard ce texte entrera en vigueur si ses promoteurs savent faire preuve de patience». Pour les adeptes du projet européen, le contexte intérieur aurait davantage motivé le choix des électeurs que le texte lui-même. Ce en quoi, une fois de plus, ils se trompent. On ne le rappellera jamais assez : les Français ont manifesté leur désaccord avec l’évolution du projet européen, en ayant le sentiment d’une Europe dont les décisions ne prennent pas en compte leur raisons de citoyens et que cette Europe sert en réalité à les contraindre à un projet de société qui n’est pas la leur et ne répond à aucun moment aux problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne. Mais que, par contre, il donnait de nouveaux moyens au patronat pour  développer ses profits par la précarité, les délocalisations, la flexibilité, et autres atteintes aux droits acquis et à la sécurité des salariés.
Un an après, la situation est propice peur que le monde du travail, la jeunesse, les créateurs, fassent monter d’un cran leur exigence de rupture avec cette Europe de Maastricht, et sa dictature de la Banque centrale. Sans cela toute politique nouvelle est impossible. Il n’y a pas de marge de manœuvre. A gauche, ceux qui veulent marier   le « oui de gauche » et le « non de gauche » voudraient effacer le choix du 29 mai 2005. En déclarant qu’ils veulent une autre Europe sans mettre comme préalable la rupture avec ce qui existe aujourd’hui ils proposent à notre peuple un marché de dupes. Ils ne veulent pas  lui donner le droit de décider librement de son avenir.

UNE PRESIDENCE DE PLUS POUR PHILIPPE HERZOG

Philippe Herzog n'en finit pas de servir le capital. Il l'a fait lorsqu'il siégeait au Parlement Européen. Ces rapports et interventions témoignent de sa totale adhésion au traité de Maastricht. Depuis des années il préside l'association "Confrontation" dans laquelle il retrouve des grands patrons, des anciens ministres, mais aussi des syndicalistes notamment Jean Christophe Le Duigou, Francine Blanche dirigeants nationaux de la CGT. Confrontation est aujourd'hui une annexe officielle de l'Union européenne. Durant la campagne du référendum "Confrontation" a redoublé de pédagogie pour faire voter OUI à la constitution. Insatiable, avec l'aide de l'autorité des marchés, et de la banque de France, Philippe Herzog vient de créer "l'institut pour l'éducation financière du public" Il se veut* "éducateur, beaucoup de jeunes et de moins jeunes ne savent pas se débrouiller avec l'argent, nous allons aider les gens à se poser les bonnes questions". L'institut crée un site Internet, éditera une lettre trimestrielle, espère des partenariats avec l'éducation Nationale "pour des expériences pilotes". Herzog agent publicitaire des marchés, il fallait le faire.
*Marianne du 13 mai 2006 

QUAND SARKOZY CHOISIT AUX TROPIQUES SES BOUCHE-TROUS

 « La France ne peut accueillir toute la misère de monde », disait Rocard avec une toute chrétienne hypocrisie. L’accueillir, évidemment non, mais assumer pleinement ses responsabilités, certes oui ! Les puissances capitalistes font leurs emplettes dans le tiers-monde. Elles s’y procurent au prix qu’elles imposent les récoltes et les minéraux, les bras et les cerveaux. C’est la loi du marché mondialisé. Sarko trouve cela normal. D’ailleurs, dit-il, tout le monde fait de même, il veut dire tous les pays nantis. Il a donc décidé sous la dénomination d’émigration choisie de sélectionner, en haut, les ingénieurs, techniciens, médecins que nous ne formons pas en nombre suffisant et qui travailleront au rabais tout en privant leur patrie du savoir dont elle a tant besoin. Pillage éhonté. En bas, les mains qui viendront concurrencer celles de nos banlieues dans les secteurs où le salaire est réduit à des clopinettes, hôtellerie, bâtiment etc. Derechef, pillage éhonté. Comme si ces mesures détestables pouvaient empêcher le flux des miséreux dont on a vu sur les écrans de la télé naufrager les esquifs ou qui venaient se déchirer sur les barbelés. L’Europe paraît pays de cocagne pour ces affamés et leurs familles. Le mépris et l’aveuglement vont de pair avec le soutien aux despotes tel cet Idriss Déby tchadien qui ne tient que par la présence des blindés français. Il ne peut y avoir de maîtrise unilatérale des flux migratoires, ils doivent être régulés en amont et en aval par les parties contractantes et s’inscrire dans des coopérations, des aides au développement à avantages mutuels qui doivent aussi tenir compte de la dette des puissances impérialistes responsables du sous-développement, de l’arriération culturelle, du pillage et de la nuisance des potentats corrompus exploiteurs de leur propre peuple. Les migrants à leur manière ne font en définitive que réclamer leur dû. Ils y ont droit. Comme ils ont aussi droit à la solidarité de notre peuple. Reste à trouver les modalités adéquates. Une gauche véritable devrait y contribuer autrement qu’en bavardages et simagrées.

ATTENTION : COMMUNAUTARISME

Les premiers États généraux du conseil représentatif des associations noires (CRAN) se sont tenus à Paris. L’objectif : installer la question noire au sein de l’espace public. Il y a cinq millions de Français d’origine africaine et antillaise. Des voix se sont élevées pour mettre en garde. Le Président du collectif DOM déclarant : L’idéologie du CRAN consiste à créer une société d’apartheid, Noirs d’un coté Blancs de l’autre. Elle est à contre courant, jamais la France n’a été aussi métissée.

IL Y A 70 ANS LE FRONT POPULAIRE :

REMETTONS À L’HEURE LES PENDULES DE L’HISTOIRE

Et voilà ! Ça recommence ! La réécriture de l’Histoire est de nouveau à l’œuvre ; Cette fois c’est le Front populaire qui est manipulé. Léon Blum par ci, Léon Blum par là ! Le grand bienfaiteur du monde du travail est encensé. Voire, dirait Panurge ! Le Front populaire c’est la victoire électorale du front antifasciste. Les communistes y sont pour une bonne part. Le peuple en fut conscient qui, dès le premier tour doubla le nombre de ses suffrages qu’il amplifia au second. Le débat contradictoire à la direction du PCF influencé par l’Internationale Communiste trancha en faveur du soutien au gouvernement sans participation afin de ne pas lâcher la proie des revendications sociales pour l’ombre des promesses.
Les travailleurs attendaient avec impatience la mise en œuvre par le gouvernement Blum de la politique qu’ils avaient plébiscitée, les cahiers de revendications se remplissaient, Le raidissement du patronat mit le feu aux poudres. Aux brimades et aux sanctions répondent les grèves avec occupation d’usines. Les propositions du PCF pour rompre l’inertie gouvernementale restent sans réponses de la SFIO. Le patronat fort de la passivité du gouvernement rompt les négociations, la grève prend un nouvel essor. Plus de deux millions de grévistes dans plus de 12000 entreprises ! Sous la pression populaire Blum se résout à réunir à Matignon les représentants de la CGT et ceux du patronat. Les accords qui en résultent constituent encore aujourd’hui le socle de nos acquis sociaux. Ils ne sont pas les fruits de la volonté politique de Léon Blum mais ceux des luttes de la classe ouvrière. Ils furent conquis non octroyés. En dépit des cris d’orfraies des 200 familles l’économie française put fort bien les digérer. Mais le patronat continue d’exercer des pressions sur le ministère Blum tant en matière de lois sociales que de politique étrangère (on n’est pas loin du « plutôt Hitler que le Front populaire ». Léon Blum et la SFIO n’y résisteront pas. Le 25 juillet, 36, trois mois après la victoire, il proclame sa neutralité devant l’agression fasciste en Espagne puis se rallie à la non-intervention. En février 37, il décrète la pause c'est-à-dire le reflux. Le Front populaire achève sa brève existence. Il aura été promu et porté par le monde du travail. Le pouvoir de gauche traînait les pieds, tergiversait, atermoyait pour finalement quitter le navire et le laisser aux mains des liquidateurs du Front populaire. Léon Blum, dont la réputation est usurpée se conduisit en gérant loyal du capitalisme, comme il aimait à le dire, il n’a jamais été l’écho de la classe ouvrière. Il l’a abandonnée comme il a trahi les républicains espagnols. Il poursuivra sa carrière à la Libération comme chef du gouvernement en 46-47. L’une de ses dernières mauvaises actions sera la signature avec les Etats-Unis des désastreux accords Blum-Byrnes qui visent à liquider le cinéma français. Pour compléter le portrait il n’est pas sans intérêt de rappeler que Blum fut à Tours l’adversaire acharné de Cachin et de Marty. Il fut aussi un sioniste conséquent Dès 1937 il accepte que son nom soit donné à la localité juive de Kfar Blum (cf : biographie élogieuse par Lazar Landau, almanach KLH, organisation sioniste, Strasbourg).
Blum, un pur produit de la social-démocratie, une réputation surfaite, un fossoyeur des espérances populaires.

BOLIVIE : NATIONALISATION DE L’EAU ET DU GAZ

Evo Moralès, le nouveau chef d’État Bolivien a fait honneur à son mandat lors de la réunion des dirigeants de l’Union européenne et d’Amérique Latine. A propos de la nationalisation des hydrocarbures il a annoncé que les entreprises concernées ne seraient pas spoliées, mais qu’elles ne seraient pas non plus indemnisées. Les compagnies étrangères, y compris européennes sont souvent « les premières à ne pas respecter les règles ». Certaines ont « trahi le pays par l’invasion fiscale et la contrebande ». Evo Moralès a assuré que la nationalisation n’empêcherait pas le Brésil et l’Argentine d’être alimentés sans problème, il fallait seulement discuter des prix. Durant sa campagne électorale il n’avait cessé de dénoncer les accapareurs étrangers des richesses boliviennes. Il avait annoncé qu’élu il nationaliserait les gisements d’hydrocarbures, en particulier les réserves de gaz les deuxièmes en importance du continent sud américain. Promesse maintenue, c’est un défi aux États-unis, et au FMI qui continue de prescrire le démantèlement des services publics comme la voie royale vers la prospérité. Les firmes étrangères ont six mois pour renégocier leurs contrats. En France les gouvernements de droite et de gauche n’ont pas cessé de privatiser les entreprises publiques et nationalisées au lendemain de la libération. Ils ont suivi en cela les directives du FMI et de Bruxelles. Aujourd’hui aucun parti institutionnel, pas même le PCF, ne préconise les nationalisations, ou des renationalisations. Les choix politiques authentiquement anti-capitalistes viennent d’Amérique Latine.
Revenant d'Autriche Evo Moralès et la délégation Bolivienne ont été reçus au Conseil général du Val-de-Marne le 14 mai par le Président Christian Favier (voir photo ci contre). Dans son intervention Evo Moralès a notamment insisté sur le problème de l'eau rappelant que dans son pays les grandes luttes populaires de 2000 avaient abouti à la nationalisation de l'eau. Il y a aujourd'hui dans le gouvernement un ministre de l'eau, Abel Mamani ancien dirigeant des associations de quartiers d'El Alto. Les Boliviens connaissent des difficultés d’approvisionnement en eau potable, le Conseil général répondra à leur appel.

Evo Moralès durant son allocution au Conseil Général du Val de Marne

■ Touchez pas au grisbi. Les salaires des PDG des grandes entreprises, leurs parachutes dorés ne cessent d’augmenter. Les profits des grandes entreprises continuent de s’envoler, à la bourse. Ceux du CAC40 explosent, les dividendes des actionnaires augmenteront en 2005 de 35%. S’attaquer au parasitisme du capitalisme, pour satisfaire les besoins en équipement du pays, pour augmenter les salaires, créer de véritables emplois, développer la recherche et le développement, ne serait que justice. Mais pour la caste médiat-politique, faire payer les riches serait du « populisme » concept diabolisateur synonyme de fascisme.
■ La précarité gagne du terrain, selon l’INSEE en 2003 pour la première fois depuis dix ans, le nombre de personnes pauvres a augmenté. En retenant le seuil d’un revenu par adulte inférieur à 600 € par mois, en 2003 la France comptait 250000 personnes démunies de plus qu’en 2002. Le rapport relève aussi que la croissance économique de la fin des années 90 ne s’est pas traduite par une baisse marquée des inégalités.
■ Selon une étude de l’hebdomadaire LSA les prix des produits alimentaires dans les grandes et moyennes surfaces ont progressé de 0,4% en mars, de 0,48% dans les hypermarchés. Les prix des produits de marque ont crû de 0,64%.
■ Un agent de la sécurité chez Carrefour, désormais au chômage, signe un livre « flic de supermarché ».Il y dénonce les méthodes de surveillance des salariés qu’il dit avoir lui-même pratiquées. Pister, fliquer les salariés est du domaine courant. Il existe environ 660 000 caméras dans les entreprises assure Patrick Hass rédacteur en chef du magazine «En toute sécurité ».
Opinion d’un délégué de la Vienne au congrès confédéral de la CGT
« J’ai trouvé particulièrement choquant le fait suivant :
- Si le congrès confédéral est statutairement le congrès des syndicats, comment justifier que le temps de parole imparti aux délégués a été restreint au profit d’innombrables et souvent fort longues interventions de personnalités extérieures (M. Stéphane Rozès, dirigeant de l’institut CSA, commentant les résultats du questionnaire aux syndiqués ; Mme Martine Aubry, maire de Lilles ; M. John Monks,  secrétaire général de la CES ; les représentants de l’UNEF, de la FIDL et de l’UNL, etc.) ou aux interventions répétées des membres de la direction confédérale sortante, des présidents de séance et responsables des commissions ? Au final, seul un tiers des inscrits a pu prendre la parole en séance plénière. Quant aux débats interactifs, c’est encore plus difficile d’évaluer »
■ Selon un rapport du programme des nations unies pour le développement (PNUD) les 225 personnes les plus riches de la planète disposent d’une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d’individus les plus pauvres du monde soit plus de 3 milliards de personnes. Il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base, santé, éducation, alimentation.
■ Un rapport du Parlement européen relève que la CIA a enlevé des suspects de terrorisme sur le territoire de l’Union européenne avec la complicité passive des États membres et les a envoyés dans des pays où ils ont été torturés en particulier l’Ouzbékistan. Le rapport parle de plus de 1000 vols. L’Italie, la Suède, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume Uni, l’Irlande, des Pays de l’est sont visés. Dans ce rapport seule l’Espagne a demandé des explications.
■ Les modèles à l’épreuve des faits… La fondation Robert Schuman vient de publier une étude sur la pauvreté en Europe. L’Angleterre et l’Irlande sont parmi les plus mal notées : malgré la croissance, 21% des Irlandais et 18% des Britanniques vivent au dessous du seuil. Le taux est de 12% pour la France, 11% pour la Finlande et la Suède.
■ Silence médiatique sur l’entrée au gouvernement polonais de l’extrême droite raciste, fascisante et même antisémite. Silence aussi sur Radio Maryja une station intégriste, ultra réactionnaire, homophobe, raciste, soutenue par les jumeaux Kaczinski chefs du gouvernement et sur laquelle même le Vatican émet des réserves.
■ Ce bon Romano Prodi vient d’introduire au ministère de l’économie un éminent spécialiste, Tommaso Padoa Schioppa, professeur d’économie, renard « libéral » issu de la Banque centrale européenne, monétariste convaincu qui se battra bec et ongles pour appliquer les directives de Bruxelles, appliquer une politique de rigueur et de précarité, toute la panoplie du libéralisme.

La CGT vient de tenir son congrès, ses décisions, et orientations sont graves, elles ne correspondent pas aux intérêts du monde du travail, de la création, de la jeunesse, et des retraités. Voici des faits, jugez par vous- mêmes. La jubilation de la caste médiato-politique en France et en Europe est instructive « Bernard Thibault sort vainqueur pour conduire son syndicat sur la voie de la négociation » (1) « * Comment Thibault réforme la CGT » (2). Ces quelques titres de journaux illustrent l’ambiance euphorique qu’il fallait absolument créer. Le socialiste allemand Bebel déclarait en son temps : « Lorsque mes adversaires m’envoient des fleurs je dois me demander quelle erreur j’ai faite ». Pour jouer sur cette euphorie, pour justifier ses orientations, et le syndicalisme rassemblé, la direction confédérale a été servie par la victoire significative remportée contre le CPE . Toutefois les faits témoignent que ce sont les étudiants, et les lycéens qui ont mis le feu aux poudres et non pas les centrales syndicales. A l’automne celles-ci laissèrent passer sans riposte les ordonnances gouvernementales qui instituaient notamment le contrat nouvel embauche (CNE). La ferme contestation des jeunes, alors même que la loi Egalité des chances était promulguée, a permis de maintenir le front syndical uni des centrales. Il reste qu’en confinant la lutte au seul mot d’ordre « retrait du CPE » en refusant de soumettre à la discussion le principe d’une grève nationale interprofessionnelle les directions syndicales ont bradé les possibilités d’élargir le mouvement pour l’enraciner et développer une véritable solidarité des travailleurs, des étudiants, des chercheurs, cette force pouvait ouvrir une brèche dans la politique de bas salaires, de précarité, de chômage, d’autres succès étaient possibles
DES CARENCES REVELATRICES
Rappelons qu’après la journée d’action pour les salaires du 4 octobre 2005 la direction de la CGT refusa de donner une suite sous prétexte que la CFDT ne suivait pas. Dans la même période elle laissa la lutte des personnels d’EDF-GDF contre la privatisation isolée de l’ensemble du mouvement. Cette absence de convergences et de solidarité active, s’est aussi manifestée lors des grèves menées par les cheminots, les marins de la SNCM, les traminots de la RTM à Marseille pourtant en lutte contre la politique du patronat et du gouvernement. Alors qu’il n’y eut aucune riposte à l’opération héliportée des gendarmes du GIGN prenant d’assaut le « Pascal Paoli », on vit ce spectacle ahurissant de la rencontre Villepin Thibault à Matignon dont le but était de mettre fin à la grève des marins de la SNCM.
UN CONGRES PREFABRIQUE
 En fait pour le Congrès la direction confédérale a été sauvée par le gong, la composition des délégations a fait le reste. Les délégués dans leur immense majorité n’avaient pas été élus par leur syndicat, à l’issue d’un débat, mais le plus souvent désignés par les fédérations, ce qui explique que bon nombre d’entre eux ayant peu d’années de syndicalisation se contentaient de lire à la tribune une intervention de 4 minutes émanant de leur fédération. Cette sélection à outrance a permis d’écarter «les gêneurs » ces militants, très attachés à la CGT, qui entendaient débattre sur le fond, et demander aussi des comptes à la direction sortante sur son bilan d’activité depuis le Congrès de Montpellier. Il était interdit de parler des choses qui fâchent. Par exemple, l’échec de la stratégie d’accompagnement, du diagnostic partagé entre de prétendus partenaires sociaux, l’échec aussi du syndicalisme rassemblé qui le plus souvent se traduit par l’alignement sur la CFDT et l’inaction. Le débat sur le nouveau mode de répartition des cotisations qui annonce une centralisation, un poids pesant de la direction sur les syndicats de base a fait apparaître une forte méfiance à l’égard de méthodes qui s’annoncent autoritaires. Le vote final en témoigne, seulement 60% pour le nouveau mode de cotisation. L’intégration de la CGT aux institutions européennes réalisée par le biais de la CES connaîtra une accélération au niveau mondial avec l’adhésion de la CGT à la centrale unique mondiale sous influence américaine qui verra le jour lors du congrès de Vienne en novembre prochain. La direction confédérale se trouvera donc toujours plus prisonnière de sa politique d’adaptation au système capitaliste toujours plus mondialisé.
Le réalisme, l’esprit responsable, la priorité donnée aux propositions sur la lutte, sont devenus les slogans sur lesquels reposent les choix politiques, et l’activité de la direction confédérale. Cette stratégie Le Duigou la porte remarquablement ; rien d’étonnant qu’il ait fustigé vertement les amendements qui privilégiaient « la défense de l’existant par rapport à la conquête de nouveaux droits ». Remplacer la revendication et la lutte collective par le droit lié à la personne serait donc la dernière trouvaille pour renforcer le syndicalisme. Comment imaginer la création d’une sécurité sociale professionnelle alors que jour après jour la sécurité sociale, cette grande conquête de la Libération est vidée de son contenu et démantelée. La question du rassemblement, de la convergence des luttes est décisive, le congrès aurait été utile pour le monde du travail si le temps nécessaire avait été consacré à l’analyse concrète de la situation, aux énormes profits tirés du travail des hommes et des femmes, aux luttes les plus récentes, et aux conclusions qui en découlent. Des principes ont été éliminés de la pratique syndicale, leur mise en œuvre restent pourtant d’une ardente actualité car découlant de toute l’expérience des luttes ouvrières et sociales. Il s’agit de la consultation des travailleurs (3) sur les revendications et les mots d’ordre d’action en leur donnant tous les éléments d’appréciation qui leur permettent de se déterminer en connaissance de cause, de placer le mouvement sous leur vigilance afin que toute manigance de sommet pour entraver les lutte, la grève soit vouée à l’échec. De rechercher l’unité d’action la plus large sans subordonner à l’accord préalable de toutes les organisations, d’éviter tout ce qui pourrait rendre le mouvement impopulaire parmi les autres catégories de la population laborieuse.
Au 48e congrès l’appareil s’est montré assez fort pour étouffer une analyse sérieuse de la situation, et un véritable débat… Mais ce n’est qu’une victoire à la Pyrrhus, car les questions têtues demeurent, les dures réalités sociales s’expriment en dehors des individus et des appareils. Quoique toute référence à !a lutte des classes ait été gommée, elle ne manquera pas de rappeler son existence.
 
(1)Figaro du 28 avril 2006.
(2)JDD du 30 avril 2006.
(3)Georges SEGUY « Le mai de la CGT » page 171-172

UNE RESOLUTION DE LA CE DE L’UD CGT DE PARIS

« Un des deux délégués de la Construction Paris n’a pas eu le droit de participer au congrès confédéral.
Pourtant bien mandaté démocratiquement par 26 syndicats de la Construction de Paris, le délégué du syndicat VINCI ENERGIES Île-de-France s’est vu refuser l’entrée au congrès par sa fédération qui, passant outre le vote des syndicats, a désigné un autre participant qui n’avait eu aucune voix des syndicats... ».  (Extrait 11/05/2006)

SEGOLENE ROYAL OU LA CAMPAGNE D’UNE COVER-GIRL

Elle partage, jouant de sa prestance, avec son compagnon le goût des couvertures de magazines people, particulièrement Paris-Match qu’elle avait jadis convié à son accouchement. Bien que d’une extrême prudence sur ses projets politiques, elle ne cache pas sa sympathie pour la politique blairiste, « Je ne me réjouis pas, surenchérit-elle, lorsqu’un gouvernement de gauche est en difficulté ». Le gouvernement labellisé de gauche c’est celui de ce même Tony Blair. Est-elle l’objet de questions pressantes ou de critiques, elle les met sur le compte du machisme ambiant et se drape dans son féminisme. Comme si le sexe déterminait les orientations du pouvoir ; Faut-il rappeler les tyranes contemporaines : Thatcher dont Blair est l’émule, Benazir Buto au Pakistan (la grâce et la corruption associées), Madeleine Albright, patronne de faucon, sous Clinton, Condoleeza Rice, la tigresse noire de l’impérialisme, Corazon Aquino qui, aux Philippines, ne réduisit en rien la corruption, l’aggravant même, et n’oublions pas Jian Quing, l’épouse de Mao Ze Dong qui n’était pas mal non plus… Cela dit décryptons quelques propos de la dame. Elle déteste les enseignants de l’école publique, des fainéants à ses yeux, elle a encouragé à la délation dans les suspicions de pédophilie, peu importe que les accusés y perdent l’honneur et la liberté. Elle a sacralisé la parole enfantine, apportant ainsi sa contribution au fiasco d’Outreau, Elle n’a que mépris pour ses collaborateurs (voir le livre du philosophe Etchegoyen qui fut son conseiller au ministère de l’éducation nationale). On sait surtout que, son nez fourré dans le petit argumentaire bleu pour les nuls, elle fit campagne pour le Oui au référendum sur la constitution européenne. Au fait, cette postulante est-elle « socialiste » ? A peu près comme Bayrou.
Ségolène se fout royalement de nous.

QUAND TARTUFFE ADMINISTRE LA MAISON DE MOLIERE

Peter Hanke est l’un des plus importants romanciers et dramaturges de langue allemande de notre temps. De mère slovène, il n’a jamais fait mystère de son attachement à la Yougoslavie et à la Serbie qui en fut la plus ardente composante, il dénonça l’Allemagne et le Vatican qui prirent la tête des liquidateurs américano-européens. .Il tint à rendre un dernier hommage à Milosevitch qu’il considérait comme le défenseur de la fédération. Crime impardonnable, sacrilège. négationnisme (c’est tout dire !). Libération souvent compromis dans des coups tordus publia un article où la journaliste de service accusait Peter Handke présent aux obsèques de Belgrade d’approuver le massacre de Srebrenica. Thèse démentie aussitôt par Hanke lui-même. Il n’en fallut cependant pas plus pour que l’ayatollah qui administre la Comédie française Marcel Bozonnet ne prononce une fatwa qui retirait du programme du Vœux Colombier (géré par la Comédie française) la pièce prête à la représentation, Voyage au pays sonore ou l’Art de la question qui ne traite aucunement de Milosevitch ni de la Serbie. Si c’est l’honneur de certains auteurs, Jelinek (prix Nobel de littérature), Kulturiska, le cinéaste, les romanciers Patrick Besson, Modiano, d’avoir immédiatement protesté, d’autres, éminents sociétaires de la Maison de Molière ont approuvé haineusement. Mais on ne se précipite pas au portillon pour protester. Certains approuvent la censure : surprise on lit les noms de Caubère et de Cixous, mais on ne s’étonnera pas d‘y trouver Ariane Mnouchkine…Beaucoup se taisent. Le ministre de tutelle, Renaud Donnedieu de Fabre… consulte.
Faudra-t-il censurer l’actionnaire d’entreprises négrières, Voltaire, l’émigré Chateaubriand, l’admirateur de Napoléon premier du nom, Stendhal, l’ami de Napoléon numéro III, Prosper Mérimée, le drogué Baudelaire, tous les anticommunards, de Flaubert à George Sand. Les antisémites Martin du Gard et Céline, le repris de justice Jean Genêt, le pétainiste Claudel et, puisqu’on y est, le Stalinien Louis Aragon et tant d’autres dont nous réfutons aujourd’hui les opinions et parfois les actes.

LE CPE A LA SAUCE ESPAGNOLE

Il porte un titre ronflant : Accord pour l’amélioration et la croissance de l’emploi. José Louis Zapatero le qualifie d’historique. Ce n’en est pas moins une fusée mouillée qui ne fâchera guère le patronat mais qui ne changera pas grand-chose à la pratique de l’emploi temporaire qui sévit outre-Pyrénées, La loi prévoit une limitation de l’enchaînement des CDD, l’employeur devant embaucher tous les salariés ayant cumulé deux ans d’emploi temporaires dans la même entreprise et sur le même poste. Mais il revient au salarié de prouver qu’il en est bien ainsi. Pas si évident, aucune disposition n’interdit des rotations d’emplois qui permettent en toute légalité à l’employeur d’échapper à la contrainte et de recruter avant la fin de contrat un autre salarié pour le même poste. En outre la requalification des contrats se négociera entre le seul employé et son patron, dialogue inégal. En outre, selon l’usage, les entreprises reçoivent en prime toute une panoplie de cadeaux sous forme de subventions. Danger imminent, cette « réforme » comporte le risque de généralisation des contrats « d’aide à l’embauche », qui sont des CDI avec indemnités de licenciement réduites au minimum ; Notons que l’Espagne (autre réussite mirobolante) détient le record du travail précaire, 5,3 millions de salariés, 34% des actifs. Le taux est de 14% en moyenne européenne. L’Europe partout installe ses barrières de sécurité non pour les salariés mais pour les patrons. Hélas, l’UGT et les Commissions ouvrières (CCOO) ont apposé leur signature au côté de celles de patrons de la CEOE et de la Cepyme.

QUAND LE BUSINESS DICTE SA LOI AU SPORT

A quelques semaines de la Coupe du Monde de football, le « barnum » du fric se met en place. S’appuyant sur le fait que le football suscite la passion, et qui plus est, une passion populaire, les multinationales investissent les médias, les stades, la publicité pour un retour sur investissement des plus élevé. Une aubaine pour le « marché » du sexe qui avec l’assentiment du gouvernement allemand (1) a transformé ce pays en un immense lupanar. Plus de sept millions de visiteurs voilà de quoi faire fructifier ce commerce. Les proxénètes recrutent en Afrique et dans les pays de l’Est. Sans parler du blanchiment de l’argent sale attaché à ce trafic de corps humains. Tout cela se fait avec l’assentiment de la FIFA (2) qui en choisissant l’Allemagne comme pays organisateur n’ignorait pas où elle mettait ses …crampons et devient un proxénète fréquentable. Il est vrai que l’argent qu’elle va se mettre dans les poches vaut bien de fermer les yeux sur ce bordel européen ! Prenons l’exemple de la retransmission Télé. En 1998, lors du Mondial disputé en France, TF1 et France Télévision se partagent les droits et, à eux deux, déboursent 15,4 millions d’euros. Pour transmettre les 24 meilleures rencontres de juin prochain, TF1 investit …1018 millions d’euros ! Il n’y a que les gens malintentionnés pour penser que c’est la porte ouverte aux « combinaziones » ! Ils n’ont peut-être pas tort. Prenons l’exemple de la Ligue des Champions .Les droits de retransmissions n’ont cessé de croître, mais l’épreuve a failli disparaître pour cause de chute d’audience. La réponse n’a pas tardé : les matches à élimination directe ont fait place à un système de poules, multipliant ainsi le nombre de matches, donc le nombre de rentrées publicitaires. Et que dire de l’instauration du « tie-break » en tennis qui abrège la durée des matches pour les adapter aux formats de retransmissions télévisées et des « pauses » publicitaires On peut aussi parler des Jeux olympiques dont on sait que nombre de membres du CIO (Comité international olympique) ne sont pas insensibles aux appels des sirènes ! Chacun a encore en mémoire les aléas qui ont présidé à la désignation de Londres au détriment de Paris pour les JO de 2012. Il faut savoir qu’en 1992, pour le CIO, les revenus issus de la retransmission télévisuelle étaient de 636 millions de dollars. En 2008 à Pékin ils seront de…1.706 milliards de dollars ! Voici un terrain hautement rentable, à court terme et sans trop de prises de risques pour les multinationales qui, à des niveaux divers, prennent place dans le sport- spectacle.

LES ATHLÉTES VRP DES MULTINATIONALES

La rentabilité c’est aussi investir sur les athlètes qui deviennent ainsi les vecteurs pour une rentabilité maximum. Il est significatif que sur les 10 athlètes les plus payés au monde, 8 sont Américains et dans des disciplines fortement typées US. En tête le joueur de golf Tiger Woods avec 70 000 000 millions € de revenus annuels, soit 4600 ans d’un smicard et 1380 ans d’un polytechnicien, André Agassi, (tennis) 37 000 000, Shaquille O’Neal (basket) 33 000 000, Michael Vick (football américain) 30 000 000. Seuls l’Allemand Michael Schumacher en Formule 1 avec un revenu annuel de 65 000 000 millions € et le Brésilien Ronaldinho (football) 23 500 000 € entrent dans le top de tête. Notre vertueux héros national Zinédine Zidane fait figure de « parent pauvre » avec un revenu annuel de…15 000 000 millions €. Ce qui représente quand même 1000 années de travail pour un smicard ! Et il est vrai que la PUB ça paye et les œuvres pies ça rapporte des dégrèvements d’impôts… Quant à l’égalité des salaires entre athlètes hommes et femmes les organisateurs de tournois féminins peuvent se réjouir. La première athlète pointe à la 19 ème place du classement mondial Il s’agit de Maria Sharapova (tennis) dont la plastique n’est pas pour rien dans ce classement, puisqu’elle est aussi mannequin de mode et représentante de produits de beauté. Amélie Moresmo, dont le palmarès est certainement plus étoffé que celui de la Russe, avec 4 millions € occupe le 15 ème rang du classement…national. C'est-à-dire qu’elle ne figure même pas parmi les 100 premiers revenus mondiaux. Ce qui contenterait largement un smicard qui devrait travailler 270 ans pour le même salaire !
Cette débauche immorale d’argent, plus ou moins propre fait dire à Raymond Poulidor, notre Poupou national, « Ces chiffres sont même dangereux Il ne faudrait pas qu’ils traumatisent la jeunesse. Je n’excuse pas le phénomène des voitures qui brûlent, mais je me mets à la place du jeune qui découvre ces chiffres. Qui se dit qu’avec un dixième, un centième, un millième d’un tel revenu il pourrait faire vivre toute sa famille pendant des années… » (3)
(1) Depuis janvier 2002, c’est à l’initiative des verts de Cohn-Bendit et du SPD de Schröder que la prostitution n’est plus considérée comme contraire aux bonnes mœurs
(2) FIFA (Fédération internationale football) association organisatrice de la coupe du monde
(3) Calculs livrés par le Figaro Magazine du 5 mai 2006 et basés sur un ensemble de plusieurs données françaises et américaines recoupées par le Figaro, Challenge, l’Express, l’Equipe, Sport Illustrated.

LES MAQUEREAUX DU SPORT

Les petits miséreux d’Espagne rêvaient de revêtir l’habit de lumière des toreros. Gloire et fortune. Beaucoup d’appelés, quelques estropiés, peu d’élus. Puis il y eut les admirateurs en culotte courte du roi Pelé. Aujourd’hui les minots (comme on dit en Provence) des quartiers nord de Marseille rêvent aussi. Étudier ça ne rapporte pas, au bout de l’école il y a le chômage, le deal ou les petits boulots, la galère, mais la balle au pied, c’est la fortune assurée pour soi et la famille. Ce sont les honneurs auxquels peu de bronzés démunis ont droit. Autour de ces rêveurs, les maquereaux du sport rôdent, séduisent, racolent. Ce proxénétisme négrier s’étend à l’Afrique. Combien de gosses sont emmenés en France avec de fabuleuses perspectives, que leurs sponsors laisseront tomber si la marchandise comme c’est le plus souvent le cas ne se révèle pas assez rentable. Le sport vu sous cet angle, c’est un peu un opium du peuple et pire une drogue pour enfants. L’argent a une odeur, celle de la merde. Dommage qu’on la sente trop tard.

Dernière minute :

Au cours de la conférence de presse de présentation de l’équipe de France pour le Mondial, les journalistes ont été étonnés de la brièveté de l’exposé du sélectionneur national, Raymond Domenech. On aurait pu croire qu’il s’agissait là d’un manque de courtoisie envers ses interlocuteurs, mais la raison était ailleurs .Le sélectionneur national, avait, tout simplement  préféré réserver la primeur de se explications aux abonnés d’un opérateur privé de mobiles (SFR) sponsor de l’équipe de France.  La preuve est faite, une fois plus,  que c’est la loi du fric qui dicte ses ordres. Quitte à fouler aux pieds la liberté de l’information. Les journalistes en étant réduits à être des « porteurs d’eau. » ou des « caisses de résonance » pour justifier des choix souvent contraires à l’éthique sportive. Journal « l’Équipe » en tête.

PALESTINE : LES CRIMES DE L’OCCIDENT

C’est l’usage de la civilisation occidentale, lorsqu’elle veut frapper un gouvernement elle affame le peuple et supprime vivres et médicaments. Ce fut la décision prise par l’ONU en Irak et on ne mesure pas encore aujourd’hui les dégâts humains qui en ont résulté. Les mêmes sanctions déshonorantes pour leurs auteurs frappent le peuple palestinien comme si son martyre n’avait pas été assez long ni assez atroce. Que lui reproche-t-on d’autre que d’avoir voté en toute démocratie et conscience pour les candidats qui n’étaient pas ceux de Washington ni de Bruxelles. Le Hamas est certes un parti islamiste mais ce ne sont pas des branquignoles, il n’est pas corrompu, il est proche du peuple, il anime la résistance et il en paie le prix. Il évolue mais on ne veut pas tenir compte de cette évolution. On exige de lui tout sinon le peuple qui l’a élu n’aura rien. Maudit peuple qui vote librement mais mal selon les critères des Excellences occidentales. Intolérable chantage. Depuis plus d’un an le Hamas a suspendu les attentats. Seul le Fatah membre de l’OLP continue, manipulé par qui et pour quels objectifs de sabotage de toute négociation ? Les fonds sont coupés de partout à un peuple sans État, à une nation sans ressources, à des travailleurs sans emploi que les grands démocrates occidentaux et les pays arabes dits par antiphrase frères abandonnent à la misère et à la maladie. Ce furent d’abord les Israéliens collecteurs des taxes dues aux Palestiniens et qui en gèlent le produit : A Ramallah, 346 employés et quelque 150 000 fonctionnaires ne sont plus payés. Puis ce fut le quartet et l’Europe à la botte des États-unis qui bloquent en tout ou partie les crédits. C’est une mort lente qui s’amorce. Pour s’en tenir à la seule Ramallah, on y manque ou on y manquera incessamment dans les hôpitaux de seringues, de canules, d’antibiotiques, de médicaments de dialyse, de fil pour recoudre les opérés etc.. Il va falloir fermer des services, licencier du personnel. Dans quelques jours la pharmacie centrale qui fournit l’ensemble des hôpitaux manquera de 85 produits de base. Et même si les fournitures étaient immédiatement autorisées, il faudrait une attente de deux mois avant qu’elles arrivent. Combien de morts entre temps ? Mais qui est coupable, qui est responsable de l’enlisement de la paix sinon Israël refusant tout dialogue et considérant les résolutions de l’ONU comme chiffons de papier ? Qui sinon les grands du Conseil de sécurité incapables de faire appliquer leurs décisions. Nul compte ne leur est demandé. C’est le peuple palestinien qui est coupable, lui seul, comme l’âne de la fable, « ce pelé, ce galeux d’où venait tout le mal ». Le pauvre, comme toujours en somme… Non assistance à peuple en danger, n’est-ce pas un crime contre l’humanité.

BUSH N’ECARTE PAS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN IRAN

Les États-unis viennent de faire savoir que leurs stratèges militaires préparaient, en cas de besoin, des plans d’attaques contre les sites nucléaires iraniens Ce pourrait être par Israël interposé comme cela s’est déjà fait. Une stratégie dont les conséquences, compte tenu du poids de l’Iran au Moyen-Orient, sont incalculables pour le monde.
 Les États-unis qui viennent de renouveler leurs menaces militaires contre l’Iran, répètent que la diplomatie doit encore jouer. Cette pensée qui se veut rassurante ne doit pas créer d’illusions. Il est dicté par le fait qu’il leur faut mettre en place le plan de désengagement progressif en Irak car il serait suicidaire pour eux d’ouvrir un nouveau front militaire dans cette région du globe. Cela, compte tenu des échecs qu’ils subissent à Bagdad et de la montée de l’opposition du peuple américain.
Bush sait aussi qu’au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, il peut compter sur le soutien de ses amis européens. Ceux-ci tentent de se mettre d’accord sur un texte contraignant inacceptable pour l’Iran. Mais ils se heurtent à l’opposition de la Russie et de la Chine qui, pour des raisons qui leur sont propres, refusent qu’une résolution s’appuie sur l’article VII de la Charte des Nations unies qui confère un caractère contraignant aux demandes du Conseil de sécurité, ouvrant la voie à des sanctions voire à l’usage de la force. Même si les positions de l’ONU et de l’Iran paraissent, à ce jour inconciliables, l’emploi de la force doit être exclu sans réserve. Les conséquences sont imprévisibles. Pour les occidentaux, il est inacceptable que l’Iran conserve, ne serait-ce, qu’une seule installation d’enrichissement d’uranium, même à des fins civiles mais ils l’acceptent pour des fins militaires en Israël, au Pakistan, en Inde, au Japon ou encore en Corée du Nord. Pour l’Iran il et inadmissible de renoncer à un cycle autonome de fabrication de matières fissiles et Il argue de son droit à s’en doter, en tant que signataire du traité sur la non prolifération des armes nucléaires (TNP). C’est une question de souveraineté nationale.
C’est aussi l’avis de la majorité du peuple iranien, y compris de ceux qui s’opposent au président Ahmadinejab. Le passage en douceur à un gouvernement démocratique correspond à l’aspiration profonde des Iraniens. La menace d’un recours à la force pour changer de régime en Iran, dont l’affaire du nucléaire serait le prétexte, mettrait en péril tous les efforts accomplis par les Iraniens en faveur de la démocratie. Une intervention militaire donnerait un prétexte au système actuel, pour réprimer sévèrement son opposition. Les Iraniens qui sont de plus en plus nombreux à exprimer leur aversion pour le régime islamique, en viendraient à soutenir des dirigeants impopulaires par pur souci de l’indépendance nationale. Si les USA et l’OTAN utilisent la force, cela n’incitera pas les mollahs à protéger les droits des citoyens dans un pays où, malgré la manne pétrolière, une personne sur sept vit dans la pauvreté avec moins d’un dollar par jour. Ce qui fait dire à Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix en 2003 « La restriction des libertés, la censure, tout cela crée au sein de l’opinion un fort mécontentement. La pression exercée par la communauté internationale est donc utile, mais elle doit être ciblée : d’abord et avant tout de nature diplomatique. Car la révolution iranienne a engendré sa propre opposition, sans compter une nation de femmes instruites - plus de 65% des étudiants sont des femmes, ce que bien des occidentaux ignorent- qui militent pour leurs droits »
Aujourd’hui la seule question qui nous est donc posée, est de s’opposer résolument à toute aventure militaire, d’où qu’elle vienne. C’est en cela que nous pouvons apporter notre soutien au peuple iranien. Ce devrait être aussi, au Conseil de sécurité, la position de la France. Notre représentation doit dire non aux sanctions comme elle a dit non à l’intervention américaine

LES ANGLO-AMÉRICAINS « IRAKISENT » LA GUERRE D’IRAK

La guerre d’Irak est entrée dans sa quatrième année. L’invasion anglo américaine devait produire des effets mirifiques. La mise en scène médiatique nous montrait les Irakiens « libérés » , en liesse, abattant la statue de Saddam Hussein et accueillant les GI comme des libérateurs. Trois ans après le peuple irakien vit dans de cruelles souffrances, le pays est en partie détruit, ses ressources pétrolières pillées. Ceux qui en France justifiaient une guerre préventive, hors la loi internationale et applaudissaient à l’invasion, aujourd’hui se taisent. Tels André Glucksmann et quelques autres qui exaltaient dans les colonnes du « Monde » la joie d’un peuple libéré, faisaient l’éloge de Tony Blair et stigmatisaient l’attitude Française. Chaque jour la résistance patriotique porte des coups à l’armée d’occupation. Pour « irakiser » la guerre, et écarteler le pays, les Américains ont divisé les Irakiens non pas en fonction de leurs opinions politiques mais selon leur appartenance communautaires et religieuse. Pour semer la terreur, porter des coups à la résistance patriotique, tenter de la discréditer dans le peuple, les Américains ont fait appel à des escadrons de la mort appliquant à l’Irak ce que le sinistre ambassadeur Négroponte avait mis en application en Amérique centrale. La police Irakienne reconstituée par les occupants se livre aussi à des exactions sectaires. Embourbés dans une sale guerre les Anglo-Américains voudraient faire basculer l’Irak dans la guerre civile avec l’espoir que trop occupés à s’entretuer, les Irakiens n’attaqueront plus les « boys ». Pour essayer de venir à bout de la résistance ils ont de plus en plus recours aux emprisonnements aveugles, à la torture. Ainsi un rapport (*) d’Amnesty international de mars 2006 relève que « depuis l’invasion de l’Irak des dizaines de milliers de personnes ont été détenues par les forces étrangères principalement étasuniennes sans avoir été mises en accusation ni jugées. Les images diffusées encore en février 2006 montraient des = prisonniers torturés, des jeunes insurgés passés à tabac par des soldats britanniques juste après leur interpellation » Depuis l’occupation des centaines d’universitaires et de scientifiques ont été assassinés. Des milliers d’avocats, de chercheurs, de professeurs meurent à petit feu, certains fuient le pays. En France, la caste intello-médiatique dominante observe un silence absolu sur cette situation dramatique. Honte à eux.
(*)au delà d’Abou Graib : la détention et la torture en Irak

NB : Sur notre site « COMBAT Communistes » vous pouvez signer la pétition de solidarité en faveur des femmes Irakiennes en lutte contre l’occupation et pour un Irak libre et démocratique.

LETTRE DU CAMEROUN (1)

Dans un message « A tous les vrais communistes du monde luttant pour un monde juste et équitable quel que soit le continent, la couleur de la peau », des amis camerounais s’adressent à la rédaction de COMBAT. Ils déclarent notamment : « Il y a de cela quatre ans nous croyions que la France perdrait l’Afrique. Un diplomate américain avait dit qu’elle était à reconquérir et elle est en train d’être reconquise. Nous sommes étonnés de la politique française sous la conduite de Chirac : Les dictateurs sont supportés, les coopérations discriminées, pendant que l’Amérique se démène pour transplanter le fameux arbre juteux africain longtemps exploité par la France, dans son jardin, la France qui a longtemps récolté les fruits de cet arbre se contente de penser que c’est un acquis pour elle. La politique française déçoit beaucoup d’Africains, d’où le sentiment anti-Français qui se développe en Afrique ».
(1) Voir le texte complet sur notre site à la rubrique "Des lecteurs"

L’OTAN, INSTRUMENT DE LA NOUVELLE GUERRE FROIDE

L’ambition de l’OTAN n’à plus de frontières, après l’Europe de l’est, la Méditerranée et le golfe persique, l’Alliance atlantique entend jeter l’ancre dans le Pacifique, au Japon et en Australie. Il n’est pas question de mondialiser l’OTAN mais de tisser des liens avec des partenaires mondiaux, explique l’ambassadrice des États-unis ; le projet, soutenu par la Grande-Bretagne, permettrait la création d’un arc de cercle autour de la Russie et la Chine. Les États-unis et le Japon viennent de signer le 1er mai un accord qui crée un commandement intégré. Il sera opérationnel en 2008 et deviendra le centre névralgique en cas de crise dans la péninsule coréenne ou dans le détroit de Taiwan. Cette hégémonie vient d’être exprimée par Donald Rumsfeld, secrétaire d’État à la défense et Dick Cheney vice-président des États-unis. « En ce nouveau siècle les États-unis opèrent une transformation significative de leurs positions et de leurs partenariats militaires sur l’ensemble de la planète depuis 2001, les États-unis ont probablement accompagné un grand nombre de choses avec et dans plus de pays et d’une façon plus constructive qu’à tout autre moment de leur histoire. L’OTAN qui a mis en place une nouvelle force d’intervention est sortie pour la première fois des frontières européennes en Afghanistan ». (*)
Dick Cheney lors de réunions à Vilnius (Lituanie) et Dubrovnik (Croatie) a ouvertement parlé de confrontation avec la Russie. La presse parle de « parfum de guerre froide ». Les États-unis financent des groupes de citoyens et forment des journalistes dans les pays de l’ex-URSS pour « développer la démocratie ». L’implantation de l’OTAN dans les différents pays baltes et dans l’ex-Yougoslavie a été au centre des discussions lors de ces réunions tenues au sommet. Rien d’étonnant que le ton monte entre Moscou et Washington, il en sera ainsi jusqu’à la réunion du G8 qui se tiendra à Saint-Pétersbourg en septembre prochain. Soljenitsyne sonne la charge contre l’OTAN : « Il ne fait aucun doute que se prépare un encerclement total de la Russie et par la suite la perte de sa souveraineté »Lors de son discours à la nation Vladimir Poutine a accusé les États-unis de mener une course aux armements. Le paradoxe est qu’en mai se dérouleront en Russie des manifestations conjointes destinées à promouvoir la connaissance de l’alliance atlantique et ses liens avec la Russie.
(*)Donald Rumsfeld figaro 11 mai 2006.

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16:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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