26/05/2006

26/05/2006: de la Revue Voltaire ...

 
----- Original Message -----
Sent: Friday, May 26, 2006 7:50 PM
Subject: TR: VOLTAIRE, EDITION INTERNATIONALE, 25 MAI 2006


Réseau de presse non-alignée

Voltaire, édition internationale, 25 mai 2006

 

 

 

 

 

«Forbes» invente la fortune de Fidel Castro

 

 

Le 4 mai 2006, la revue Forbes a publié la liste des gouvernants les plus fortunés du monde. De la même manière que l’année précédente, Forbes inclut dans ce classement le président Fidel Castro, à qui il est attribué une fortune personnelle de 900 millions de dollars. Ainsi, le chef d’Etat cubain serait le 7ème dirigeant le plus riche de la planète. La presse internationale a immédiatement repris l’information pour la divulguer de manière retentissante et disproportionnée [1].

En 2003, Forbes attribuait déjà à M. Castro un butin personnel de 110 millions de dollars. Deux années plus tard, en 2005, la somme était subitement multipliée par cinq pour atteindre les 550 millions de dollars. Désormais, elle serait de 900 millions de dollars.

La presse internationale n’a pas daigné s’attarder sur la manière, fort révélatrice, dont s’effectue le calcul de la supposée fortune du président cubain, légitimant de facto les affirmations de la revue états-unienne. Forbes, en personne, avoue tout simplement que son calcul relève «plus de l’art que de la science». En effet, jusqu’à 2003, Forbes se contentait d’attribuer, de manière arbitraire, une partie du PIB cubain, environ 10%, à M. Fidel Castro [2].

Pour ce qui est de 2006, Forbes «assume que [Fidel Castro] exerce un contrôle économique sur un réseau d’entreprises d’Etat, y compris le Palacio de Convenciones, un centre de convention près de La Havane ; Cimex, un conglomérat de ventes au détail ; et Medicuba, qui vend des vaccins et d’autres médicaments produits à Cuba. D’anciens hauts fonctionnaires cubains insistent sur le fait que Castro, qui se déplace uniquement dans un cortège de Mercedes noires, a tiré profit de ces commerces pendant des années. Pour arriver à un chiffre concret, nous utilisons une méthode qui calcule les entrées d’argent liquide pour évaluer ces entreprises, et ensuite nous avons assumé qu’une partie de ce flux de profits va à Castro [3]». La présentation de Forbes ne résiste pas à l’analyse et est parsemée de maladresses grossières. Tout d’abord, le Palacio de Convenciones est un édifice public où se tiennent les réunions de l’Assemblée nationale, les différents congrès internationaux, et il ne génère aucun revenu à l’Etat cubain. Ensuite, Cimex et Medicuba sont des monopoles d’Etat. Il convient de signaler que la législation cubaine ne permet pas aux particuliers d’être propriétaires d’entreprises de cette taille. Donc, si l’on suit le raisonnement de la revue, le président français, M. Jacques Chirac, serait multimilliardaire car il possèderait les entreprises nationales telles que La Poste, Air France, EDF-GDF et France Télécom. Enfin, le magazine s’étonne que le président cubain se déplace dans un cortège de Mercedes qui, au passage, datent des années 1980. Sans doute, assume-t-il que le président Bush se déplace en taxi et que le président Chirac utilise le métro.

La revue admet ne disposer d’aucune preuve quant à d’éventuels comptes bancaires du président cubain à l’étranger [4]. Forbes reconnaît également que la fortune attribuée à M. Castro est calculée de manière fantaisiste, et c’est la raison pour laquelle elle est passée de 110 millions de dollars à 900 millions de dollars en l’espace de quatre ans. Nul doute, qu’elle atteindra d’autres sommets en 2007 [5]. Cependant, la presse internationale n’a pas hésité à divulguer l’information malgré son manque flagrant de crédibilité.

Quant à M. Forbes, qui lui-même est multimilliardaire, il n’est pas inutile de rappeler qu’il est proche des néo-conservateurs états-uniens en général et du président Bush en particulier. Il a été candidat à la présidence du parti républicain à deux reprises, en 1996 et en 2000. Il est également président d’honneur de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), une organisation créée par Ronald Reagan dans les années 1980, dirigée par les descendants de l’oligarchie cubaine prérévolutionnaire. Celle-ci n’a de but que de renverser le gouvernement cubain par tous les moyens, y compris le terrorisme. Mais ces détails ont apparemment échappé à la sagacité des journalistes internationaux qui ont avalisé le rapport de Forbes sans aucune réserve [6].

De son côté, le président cubain a répondu à ces attaques en lançant un défi : «Je défie le président Bush, la CIA, les 33 services de renseignements des Etats-Unis, les milliers de banques qu’il y a dans le monde, les serviteurs de la revue Forbes, qui m’attribuent une fortune de 900 millions de dollars, de prouver que je dispose d’un seul dollar à l’étranger. […] S’ils prouvent que j’ai un seul dollar, je renonce à mes fonctions et ils n’auront plus besoin ni de plans ni de transitions [pour me faire disparaître]. Je leur offre également toute cette supposée fortune s’ils trouvent une seule preuve. Pourquoi voudrais-je de l’argent, alors que je vais avoir 80 ans et que je n’en ai jamais voulu avant ? […] Je ne suis pas né totalement pauvre. Mon père possédait des milliers d’hectares de terre. Au triomphe de la Révolution, ces terres ont été remises aux ouvriers et aux paysans [7]».

Il y a quelques années, Forbes avait identiquement accusé le président Yasser Arafat de détenir une fortune personnelle cachée, imputation qui fut définitivement récusée après son empoisonnement.

 

 

 

 

 

La Russie envisage de créer une bourse pétrolière cotée en roubles

 

 

Dans son discours annuel sur l’état de la nation du mercredi 10 mai 2006, le président russe Vladimir Poutine a mis l’accent sur les efforts de retour à la convertibilité totale du rouble, qui devrait être atteinte le 1er juillet 2006, soit 6 mois avant la date initialement prévue. Cet objectif paraît en effet essentiel pour la restauration de la souveraineté économique russe, gravement mise à mal dans les années Eltsine.

Afin de renforcer le rôle du rouble dans les transactions internationales, il convient logiquement d’en susciter la demande. Vladimir Poutine a donc emboîté le pas à l’Iran, qui vient d’ouvrir sa propre place d’échanges pétroliers chiffrés en euros, en déclarant que la Russie devait se doter d’une bourse similaire, quant à elle basée sur le rouble : «Le rouble doit devenir une devise plus répandue dans les transactions internationales. Dans ce but, il est nécessaire que nous lancions une place boursière en Russie pour le commerce du pétrole, du gaz et autres commodités qui seraient facturées en roubles.», a-t-il déclaré lors de son discours.

Comme nous l’avons montré récemment dans ces colonnes, de nombreux pays exportateurs de ressources énergétiques envisagent de se désengager du système d’échanges pétroliers en dollars, qu’ils estiment obsolète et contraire à leurs intérêts commerciaux régionaux notamment.

Avec plus de 15 % des exportations de pétrole mondiales et 25 % du gaz naturel, la Russie a effectivement de quoi renforcer sa monnaie nationale. Si l’on ajoute à cela l’Iran (5,8 % du pétrole sur le marché) et le Venezuela (5,4 %), qui ont également annoncé leur rupture vis-à-vis des places d’échanges anglo-saxonnes, il ne fait plus aucun doute que le système des pétrodollars vit ses derniers jours.

Suite au démantèlement de l’Union soviétique, la brutale dévaluation du rouble avait permis à des intérêts étrangers de prendre le contrôle d’une bonne partie des ressources naturelles russes à moindre coût pour réaliser ensuite des profits records, alors même que la valeur sur les marchés internationaux de ces ressources était stable. La principale conséquence de ce pillage fut une baisse énorme du niveau de vie moyen et de de l’espérance de vie des Russes.

Aujourd’hui, la Russie a ainsi non seulement repris le contrôle de ses ressources, mais elle entend également renforcer la valeur du rouble par la même occasion. N’en déplaise à Dick Cheney, cela est d’autant plus légitime que le dollar bénéficie quant à lui grandement des échanges pétroliers alors que les États-Unis n’exportent plus de pétrole depuis longtemps.

 

 

 

 

 

Rumeur d’antisémitisme
Iran : les gouvernements anglo-saxons fabriquent de fausses nouvelles

par Thierry Meyssan

Jouissant d’une impunité confirmée depuis le 11 septembre et la guerre d’Irak, les néoconservateurs n’hésitent plus à utiliser les plus hautes fonctions des États pour répandre des rumeurs et des calomnies. Manipulant des médias qui privilégient la réactivité et l’émotion à la vérification et à l’analyse, ils ont accusé l’Iran d’imposer le port d’un signe vestimentaire discriminatoire aux juifs. C’est faux, mais ça fait mal. Les gouvernements états-unien, australien et canadien se sont prêtés au jeu.


 

 

Après les caricatures de Mahomet, voici venu le temps des caricatures de la République islamique d’Iran. Depuis son célèbre discours sur l’Axe du Mal, George W. Bush ne cache pas son intention d’attaquer Téhéran et, désormais, chaque jour apporte de nouvelles informations effrayantes pour justifier de cette décision. Dernier avatar en date : l’affaire des «zonnar», c’est-à-dire des signes religieux discriminatoires.

«Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose» (Beaumarchais)

 

Amir Taheri

Ce membre du cabinet de communication néoconservateur Benador Associates est à la source de la fausse information.

 

Le vendredi 19 mai, le National Post de Toronto (Canada) publie un article du journaliste iranien en exil Amir Taheri : «Un code de couleur pour les infidèles en Iran» [1]. L’auteur décrit les débats actuels au Marjlis (Parlement) à l’occasion de la réforme de la loi de 1982 qui définit la décence vestimentaire pour les musulmanes. On y apprend que, sous l’influence du président Ahmadinedjad, un uniforme sera imposé par étapes à toute la population afin que chacun soit visuellement égal lors du «retour de l’imam caché». 4,5 millions de fonctionnaires devront l’avoir adopté d’ici 2009 et 800 millions de dollars devraient être débloqués pour habiller «les pauvres et les nécessiteux». Une loi ultérieure devrait définir l’apparence du visage masculin (cheveux, barbes, moustaches). Bref, l’Iran serait en passe de devenir un pays totalitaire. Au passage, Amir Tahéri précise que des signes distinctifs («zonnar» en farsi) seront imposés aux non-musulmans : les juifs devront coudre un emblème jaune sur leurs vêtements, les chrétiens un rouge et les zoroastriens un bleu.

Dans un petit article non signé, le quotidien précise que les informations de M. Tahéri lui ont été confirmées par des expatriés vivant au Canada. La loi aurait déjà été votée et serait en attente de l’approbation du Guide suprême, Ali Khamenei. Le National Post a également eu le temps de recueillir la réaction du rabbin Marvin Hier, doyen du Centre Simon Wiesenthal. Ce dernier commente : «C’est une réminiscence de l’Holocauste. L’Iran s’approche de plus en plus de l’idéologie des nazis» [2].

Sur le site internet du quotidien, la rédaction propose immédiatement aux lecteurs de répondre à un sondage en forme d’approbation ou de négation des propos du rabbin Hier : «Dangereux parallèle : L’Iran est-il en train de devenir la nouvelle Allemagne nazie ?» [3].

 

Sean McCormack, Stephen Harper et John Howard

Le porte-parole du département d’État US et les Premiers ministres canadien et australien. Quelques heures seulement après la publication de l’article mensonger, ils relaient simultanément l’information en conférence de presse.

 

Le jour même, le porte-parole du département d’État des États-Unis, Sean McCormack, interrogé lors du point de presse quotidien, déclare : «J’ai lu les articles de presse [à ce sujet]. Je pense qu’ils se reprennent les uns les autres. Il y a —tel que je le comprends— une loi, actuellement discutée au Parlement, dont la nature exacte n’est pas claire, c’est pourquoi je m’abstiendrai d’approfondir ou de donner un commentaire définitif ou détaillé sur un sujet à propos duquel je n’ai pas tous les éléments. Ceci dit, si une telle chose devait survenir, que ce soit en Iran ou ailleurs, ce serait ignoble» [4].

Simultanément, lors d’une conférence de presse commune à Ottawa, les Premiers ministres canadien et australien étaient invités par un journaliste, dans une question formulée dans des termes similaires à celle posée au département d’État, à commenter la nouvelle. L’Australien John Howard déclara : «Je n’ai jamais entendu parler de cela, mais je suis très heureux de vous répondre. Si cela est vrai, c’est totalement répugnant. Cela fait évidemment écho à la plus horrible période de génocide de l’histoire mondiale [5] et au marquage des juifs, avec un signe sur leurs vêtements par les nazis, et toutes les choses de cette sorte sont totalement répugnantes pour les pays civilisés —si c’est le cas, c’est une chose de plus qui m’indique la nature de ce régime. C’est une insulte calculée —si c’est vrai— pas seulement pour les chrétiens, mais plus particulièrement pour les juifs, et cela a donc un rapport direct avec l’État d’Israël qui fait l’objet de discours de haine et de diffamation [6]. Si c’est vrai, et je n’ai pas vu les articles, ils doivent être récents ou avoir été écrits dans des langues que je ne comprends pas, mais si c’est le cas, vous connaissez mon point de vue et pouvez imaginer ce que seront les réponses d’autres gouvernements à ce genre de choses. Ce sera effroyable.» [7]

Et le Premier ministre canadien Stephen Harper d’ajouter : «Vous savez, je ne sais pas quoi ajouter de plus à ce qui vient d’être dit. Comme le Premier ministre Howard, je formulerai ma réponse en commençant par dire “si cela est vrai”. Malheureusement, nous en avons déjà assez vu du régime iranien pour suggérer qu’il est capable de ce genre de choses. Je pense que c’est ahurissant de penser qu’un régime sur terre veuille faire quoi que ce soit qui puisse rappeler aux gens l’Allemagne nazie. Bien que vous savez que nous avons vu tant de choses du régime iranien depuis si longtemps, le fait qu’une telle mesure puisse être envisagée, je pense que c’est absolument odieux. Et j’espère que —vous savez comme nos alliés sont passifs face aux difficiles questions autour de l’apparente volonté de l’Iran de se doter de la capacité nucléaire— cela fera méditer prudemment [nos alliés] sur la nature d’un régime qui peut envisager de telles actions ou de telles pensées.» [8].

Le samedi 20 mai, l’article d’Amir Taheri était reproduit à l’identique par Le New York Post [9]. Tandis que quantité d’organisations sionistes ou évangéliques publiaient des communiqués vengeurs.

Or, comme l’a reconnu depuis le National Post, les imputations de M. Tahéri sont sans fondement. La loi discutée au Majlis porte sur la définition d’un costume national, au même titre qu’un hymne et un drapeau, et nullement sur un uniforme. Elle ne contient aucun élément discriminatoire et il n’en a jamais été question dans les longs débats parlementaires. Il s’agit d’une opération de guerre psychologique classique, mais impliquant de hautes personnalités comme propagandistes.

Amir Tahéri est un ancien collaborateur de la dictature de Shah Reza Pahlevi. Il était alors le rédacteur en chef du quotidien officiel Kheyan. Il est aujourd’hui membre du cabinet néoconservateur et sioniste Benador Associates, qui joua un rôle central dans la diffusion de fausses informations poussant à la guerre contre l’Irak.

Son article a d’abord été publié par le National Post, racheté en 2001 par CanWest Global et actuellement dirigé par Leonard et David Asper, tous deux militants libertariens et sionistes. Les frères Asper se sont distingués au Canada en accusant la télévision publique de parti pris anti-israélien. Puis, l’article de M. Tahéri a été repris par le New York Post, un quotidien populaire appartenant à Ruppert Murdoch.

 

Nicolas Sarkozy

Recevant le «prix de la tolérance» du Centre Simon Wiesenthal, en 2003.

 

Nos lecteurs se souviennent que le Centre Simon Wiesenthal, dont le commentaire publié avec l’article de Tahéri en confirme les imputations, s’est récemment distingué en diffamant le président Hugo Chavez [10]. Au demeurant, entre deux échanges de courriers avec Nicolas Sarkozy, le centre organise actuellement une campagne pour interdire au président Ahmadinedjad de se rendre en Allemagne assister à la Coupe du monde de football.

L’originalité de l’opération est de faire appel à des personnalités investies de l’autorité de l’État : Sean McCormack, John Howard, Stephen Harper. Chacun prend soin de glisser dans son commentaire des précautions oratoires : «Si cela est vrai.». Cependant, il est naïf de croire que le département d’État et des chefs de gouvernements puissent ignorer ce dont il en retourne. Les États-Unis, l’Australie et le Canada suivent attentivement la vie politique iranienne et ses débats parlementaires. Des diplomates et des analystes étudient chaque document et rédigent en permanence des notes et des rapports. En aucun cas, un long débat parlementaire et une loi de cette importance auraient pu échapper à leur vigilance. La formule «Si cela est vrai.» permet de se rétracter quand l’information est démentie. Elle permet surtout de s’exprimer au présent et non au conditionnel, de sorte que des extraits diffusés par la presse audiovisuelle semblent affirmatifs. La comparaison choisie par les divers comparses est toujours la même : le régime nazi et le port de l’étoile jaune. Elle ne s’impose pas pourtant d’elle même. L’article d’Amir Tahéri aurait pu évoquer d’autres références au totalitarisme. Mais cette comparaison est la seule qui vaille pour justifier l’attaque de l’Iran, à laquelle M. Harper ne manque pas de faire finalement référence.

Il est à noter que les agences de presse ont, comme à l’habitude, relayé l’intoxication et que la presse écrite s’en est faite à son tour l’écho. Ce ne sont pas des correspondants de presse à Téhéran qui ont dénoncé la manipulation, mais des communiqués d’ambassades et des déclarations de parlementaires qui y ont mis fin. Les journaux qui se sont abstenus ne sont pas forcément meilleurs que les autres. Ils ne paraissaient pas le week-end et n’ont traité l’information que le lundi, alors que sa fausseté était établie. Au demeurant, une fois de plus, l’accusation d’antisémitisme a montré son efficacité : elle est chargée d’une telle force émotionnelle que les médias ne se sentent pas l’obligation de la vérifier avant de la répercuter.

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.

 

 

[1] «A Colour Code for Iran’s Infidels» par Amir Taheri, National Post, 19 mai 2006.

[2] «This is reminiscent of the Holocaust. Iran is moving closer and closer to the ideology of the nazis»

[3] «Dangerous Parallel : Is Iran turning into the new nazi Germany ?»

[4] «I have seen the news reports. These have, I think, recycled over time. There is — as I understand it, there is a — some law currently in the parliament, the exact nature of which is unclear, so I’m not going to try to delve into giving a definitive comment or a detailed comment about something about which I don’t have all the facts. That said, if you did have such an occurrence, whether it was in Iran or elsewhere, it would certainly be despicable.» Source : http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2...

[5] Comme M. Bush, M. Howard est adepte de l’évangélisme dispentionnaliste. Pour lui, le génocide des juifs est plus important que tous les autres massacres de l’Histoire en ce qu’il frappe le «peuple élu» et marque une étape du combat du Bien et du Mal préalable au retour glorieux du Christ.

[6] Allusion à des propos mensongèrement attribués au président Ahmadinedjad. Cf. «Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran», Voltaire, 14 novembre 2005.

[7] «Well I hadn’t previously heard of that, but I’m very happy to give you a response. If that is true I would find that totally repugnant. It obviously echoes the most horrible period of genocide in the world’s history and the marking of Jewish people, with a mark on their clothing by the Nazi’s, and anything of that kind of would totally repugnant to civilised countries - if it’s the case - and something that would just further indicate to me the nature of this regime. It’s a calculated insult - if it’s true - not only to Christians, but most particularly to Jews, and therefore it has direct connotations for the State of Israel, that it’s been the object of hate speeches and speeches of vilification. Now if this is true, and I haven’t seen the reports, they must be very recent, or they must have been written in a language I don’t understand, but obviously if it is the case then you know my views and you can imagine what the response of other governments will be to such things. It would be appalling.» Source : http://www.pm.gov.au/news/interview...

[8] «You know I don’t know that I can add all that much. I’ve only seen the reports. Like Prime Minister Howard I’ll couch my answers = with the beginning to say if they’re true. Unfortunately we’ve seen enough already from the Iranian regime to suggest that it is very capable of this kind of action. I think it boggles the mind that any regime on the face of the earth would want to do anything that could remind people of Nazi Germany. However you know we’ve seen a number of things from the Iranian regime that are along these lines and the fact that such a measure could even be contemplated, I think is absolutely abhorrent. And I would hope that, you know as our allies rest with the difficult issues surrounding Iran’s apparent desire to attain nuclear capacity, that they will reflect carefully on the nature of a regime that would even contemplate such actions or such.».

[9] Sous le titre provoquant «Iran Oks Nazi Social Fabric».

[10] Lire «Faut-il brûler Hugo Chavez ?» par Thierry Meyssan et Cyril Capdevielle, Voltaire, 10 janvier 2006.

 

 

 

 

 

Une jeune femme et ses deux enfants nés en France expulsés de force vers le Mali
Nicolas Sarkozy veut «faire du chiffre»

par Réseau éducation sans frontières

Pour gonfler ses statistiques, le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, procède à des expulsions du territoire, honteuses sur le fond, illégales dans la forme, et contraires aux engagements du gouvernement.


Le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, prend depuis quelques semaines la pose de la victime parce que son nom est cité dans une affaire de comptes occultes dont il ne serait pas titulaire. C’est bien triste. Mais on connaît pire. Bien pire. Et qui se produit de son fait.

Mariam Sylla et ses deux enfants Mohamed (5 ans et demi) et Aïssata (3 ans) ont été montés de force dans un avion pour le Mali, le samedi 13 mai 2006. Cette jeune femme vivait en France depuis sept ans. Ses enfants y sont nés. Mariée très jeune, elle avait été victime de violences conjugales qui lui avaient laissé un lourd handicap : elle est pratiquement sourde. Réfugiée à Orléans, elle tentait de se reconstruire. Ses enfants y étaient scolarisés, Mohamed en grande section à l’école maternelle Jolibois à Orléans-La Source, Aïssata en petite section à l’école maternelle Claude Bernard à Orléans-La Source.

Mariam Sylla a été interpellée le jeudi 11 mai, dans l’Eure où elle visitait une amie. Le soir même, elle était placée en rétention à Rouen (Oissel) avec ses enfants alors qu’une procédure était en cours pour contester l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière pris par le préfet du Loiret et que l’audience était fixée au 15 mai.

Elle a été expulsée en moins de 48 heures, sans que personne ne soit prévenu. La circulaire ministérielle du 31 octobre qui suspend jusqu’à la fin de l’année scolaire la reconduite des parents d’enfants scolarisés à été délibérément ignorée par les préfets et le Cabinet du ministre alerté.

Elle devait être entendue par le juge des libertés et de la détention (JLD) avant son expulsion. Elle ne l’a pas été. Elle devait comparaître au tribunal administratif le 15 mai, pour contester l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) pris par la préfecture du Loiret. Il ne lui a pas été permis d’être présente à l’audience.

Soumises à l’obligation de faire du chiffre édictée par le ministre de l’Intérieur, les préfectures du Loiret (signataire de l’APRF) et de l’Eure (responsable du placement en rétention) ont ignoré les règles de procédure. Qu’importent les formes, pourvu qu’on ait l’expulsion et les chiffres !

Statuant (en son absence forcée) sur son cas, 15 mai, le Tribunal administratif d’Orléans a annulé l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Autrement dit, honteuse sur le fond, l’expulsion de Mariam Sylla et de ses enfants est aussi illégale dans la forme.

Le Réseau éducation sans frontières (RESF), les enseignants et les parents d’élèves des écoles où étaient scolarisés Mohamed et Aïssata, tous ceux qui dans ce pays conservent un minimum d’attachement aux valeurs qui devraient fonder la société, exigent le rapatriement de Mariam Sylla et de ses enfants.

Ces événements déshonorent ceux qui en sont responsables. A commencer par le ministre de l’Intérieur, le Premier ministre et le Président de la République qui, par delà les sordides conflits qui les opposent, portent collectivement la responsabilité de ces horreurs, parmi d’autres. Sans compter les hauts fonctionnaires qui y prêtent la main.

Réseau éducation sans frontières
Le Réseau éducation sans frontières (RESF) rassemble une cinquantaine d’associations et de syndicats français pour venir en aide aux enfants scolarisés en France qui sont menacés de mise en rétention ou d’expulsion du territoire.

20:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.