31/05/2006

28/05/2006: Un pogromiste honoré sur la tombe du soldat inconnu [Breaking news] - Metula News Agency -

 
----- Original Message -----
Sent: Sunday, May 28, 2006 6:54 PM
Subject: TR: Un pogromiste honoré sur la tombe du soldat inconnu [Breaking news] - Metula News Agency -

 


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : dimanche 28 mai 2006 18:53
Objet : TR: Un pogromiste honoré sur la tombe du soldat inconnu [Breaking news] - Metula News Agency -

 

On trouvera ci-dessous, une information communiquée par Dominique Vidal et mon commentaire.

Bien cordialement,

 

Annie Lacroix-Riz

 

 

 


De : Dominique Vidal [mailto:dominique.vidal@monde-diplomatique.fr]
Envoyé : dimanche 28 mai 2006 01:59
À : Annie Lacroix-Riz
Cc : Dominique Vidal
Objet : Fwd: Un pogromiste honoré sur la tombe du soldat inconnu [Breaking news] - Metula News Agency -

 

Pour info:

Début du message réexpédié :

De: "Metula News Agency" <redaction@menapress.com>
Date: 27 mai 2006 02:13:23 GMT+02:00
À: dominique.vidal@monde-diplomatique.fr
Objet: Un pogromiste honoré sur la tombe du soldat inconnu [Breaking news] - Metula News Agency -

 
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Un pogromiste honoré sur la tombe du soldat inconnu (info # 012605/6) [Breaking news]
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Jeudi 25 mai 2006 à 17 heures 30, s’est tenue, à Paris, sur la tombe du soldat inconnu, une commémoration en l’honneur de Simon Petlioura, ancien chef du gouvernement ukrainien pendant la courte indépendance de l’Ukraine, qui dura de 1918 à 1920. Petlioura fut responsable de l’organisation de pogromes qui causèrent la mort de milliers de Juifs en 1919 et 1920.
 
Cette commémoration s’est tenue en présence de l’ambassadeur d’Ukraine en France, Yuriy Sergeyev. Elle marquait le 80ème anniversaire de la mort du pogromiste ukrainien.
 
Des dizaines de massacres organisés de Juifs sont à mettre à l’actif de Petlioura et de son "Armée nationale ukrainienne". Le premier d’entre eux eut lieu à Orinin, où 5 Juifs furent massacrés, des femmes juives violées et de nombreuses autres battues à coups de plat de sabre.
 
A Brazlav, ce sont 82 Juifs qui furent égorgés et 12 autres blessés, au cours d'une action d’extermination déclenchée par les alliés et les supplétifs de Petlioura. En 1920, des unités de l’armée de Simon Petlioura égorgèrent près de 700 Juifs et en blessèrent 800, au cours d’un pogrome qui eut lieu à Hodorkov (district de Kiev) et qui dura près de douze heures.
 
Le 25 mai 1926, à Paris, un Juif révolutionnaire du nom de Samuel Schwartzbard, abattit, de six coups de revolver, l’Ukrainien Petlioura, alors réfugié en France, pour venger sa famille décimée par ses pogromes. La Ligue contre les Pogroms, à laquelle adhérèrent notamment Albert Einstein et André Malraux, et qui deviendra plus tard la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA), fut créée un an plus tard, suite à la médiatisation du procès de Schwartzbard, qui fut finalement acquitté par la cour d’assises de la Seine.
 
Un important dispositif policier avait été mis en place, ce jeudi, afin d’évacuer, sans préavis, les touristes présents sur toute l’esplanade de l’Arc de Triomphe au moment de la cérémonie. Une dizaine de militaires français, en treillis, étaient en outre postés dans le tunnel faisant la jonction entre les Champs-Élysées et l’Arc de Triomphe. Une représentation de la LICRA, emmenée par son président, Patrick Gaubert, par ailleurs député européen, a été refoulée par la police jusqu’à l’intersection de l’Avenue des Champs-Élysées et de la Rue de Presbourg.
 
Un correspondant officiel de la Metula News Agency a assisté à cette surprenante commémoration. Les officiels français lui ont demandé de quitter les lieux, mais le représentant de la Ména, ayant rétorqué qu’il ne quitterait les lieux que s’il était contraint de le faire par l’usage de la force, a finalement été le seul journaliste n’appartenant pas à l’organisation de cette commémoration à être en mesure de couvrir l’événement.
 
Des représentants de l’Etat français accompagnèrent la cérémonie, notamment en interprétant des morceaux de musique de circonstance.
 
A l’issue de la commémoration, la délégation de la LICRA reçut l’autorisation de se rendre, mais sous escorte policière, sur le lieu où elle venait de se dérouler, et a pu constater la présence des gerbes déposées en l’honneur de Simon Petlioura sur la tombe du soldat inconnu.
 
La LICRA qui, dans un communiqué de ce jour, déclare « attendre du gouvernement français des éclaircissements qui s’imposent et que réparation soit apportée à la mémoire offensée des victimes de Petlioura ».
 
Petlouria est aujourd’hui considéré, en Ukraine, comme un héros national. En 2006, une statue a notamment été érigée en son honneur par le gouvernement ukrainien. L’ambassadeur  Sergeyev a tenu à répondre par lettre aux accusations formulées par la LICRA ; [Lire] la communication de l’ambassade d’Ukraine, attribuant les crimes de Petlouria aux "falsifications de l’époque du régime totalitaire soviétique".
 
 
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Dominique Vidal est journaliste au "Monde diplomatique"
et responsable de ses éditions internationales
1-3, avenue Stephen-Pichon, 75013 Paris
Tél. : 01 53 94 96 21 Fax : 01 53 94 96 26
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Il vient de publier :
- "Les Banlieues, le Proche-Orient et nous" (L'Atelier, avec
Leila Shahid, Michel Warschawski et Isabelle Avran) et
- "Les 100 clés du Proche-Orient" (Hachette, avec Alain Gresh)
après :
- "Le Mal-être arabe. Enfants de la colonisation"
(Agone, avec Karim Bourtel) et
- "Le Mal-être juif" (Agone)
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" On devrait pouvoir comprendre que les choses sont sans espoir
et cependant être décidé à les changer... "
Francis Scott Fitzgerald

 

Les organisations ukrainiennes ont donc bien obtenu protection de la police française pour rendre hommage au pogromiste Petlioura.

La lettre au New York Times du 18 juillet 2002 d’Askold S. Lozynskyj, président (en exercice) du congrès mondial ukrainien , http://zustrich.quebec-ukraine.com/news02_shmul.htm, adressée il y a peu à mes correspondants, ne laissait aucun doute sur l’antisémitisme brûlant de l’intéressé et de son groupement, dont les organisations ukrainiennes de France (Ukraine 33 comprise, via son président Mykola – ou selon les circonstances, Nicolas ‑ Cuzin) ont été reçues le 27 février 2006 à la présidence de la République sur « l’affaire  Lacroix-Riz ».

Le Monde du 26 mai publie un « point de vue » de Patrick Gaubert, président de la LICRA, association que j’ai informée depuis plusieurs semaines des assauts contre mes travaux et moi-même portés depuis plus d’un an par des groupements présumés « ukrainiens ». Ceux-ci me traitent de « négationniste » et « révisionniste » pour avoir l’audace de travailler sur l’URSS ou sur l’uniatisme ukrainien sans leur imprimatur ‑  de même qu’ils assimilent les récits documentés sur l’activité pogromiste de Petlioura  à, selon la formule de l’ambassadeur d’Ukraine à Paris, des « falsifications de l’époque du régime totalitaire soviétique» (sur ces études, non soviétiques, voir notamment Arno Mayer, Les Furies, terreur, vengeance et violence, 1789, 1917, Paris, Fayard, 2002, index , entrées : juifs, Petlioura et pogromes).

 

M. Gaubert tiendra sans doute à s’assurer de la condamnation officielle de l’initiative du 25 mai 2005 par Ukraine 33, membre, comme la LICRA, de l’association « collectif Reconnaissance » qui a organisé un colloque à Lyon les 28 et 29 avril 2006 auprès d’autres organismes respectables. Cette condamnation constituerait une première, comme il ressort notamment du lien http://eng.maidanua.org/node/499 que j’ai récemment fourni à mes correspondants ou de la littérature habituelle de ce groupement se réclamant de l’archevêché de Lyon.

J’escompte naturellement que les associations juives, comme toutes leurs homologues  antiracistes et avocates des Droits de l'Homme, demanderont à l’État français de mettre fin à sa protection compromettante d’organismes dont l’antisémitisme s’affiche de plus en plus clairement  et qui prétendent s’opposer aux libertés universitaires de recherche et d’enseignement.

 

On trouvera ci-dessous ledit « point de vue ».

 

Bien cordialement,

 

Annie Lacroix-Riz

 

 

Point de vue

Une commémoration des plus douteuses, par Patrick Gaubert

LE MONDE | 26.05.06 | 14h18

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On se souvient de la magnifique "révolution orange" ukrainienne de fin 2004. Dénonçant la fraude massive, appuyé par la rue, Victor Iouchtchenko est élu président de la République. C'est l'état de grâce. Voilà l'Ukraine arrimée à l'Ouest avec la bénédiction des Etats-Unis.

Mais, très vite, la belle aventure "atlantiste" vire au cauchemar. L'Ukraine s'enfonce dans la crise. Pire, le souffle de la démocratie semble exhaler des relents nauséabonds dans une partie de l'Europe où nationalisme, antisémitisme et négationnisme font de nouveau bon ménage. Et la dernière péripétie orange a un nom : Simon Petlioura. Ce nom ne vous dit rien. Mais en Ukraine, l'ataman (général en chef) Petlioura est un héros. Pour la Licra, c'est un assassin.

Ce haut gradé, né en 1879, fut un temps, en 1917, l'un des chefs d'une éphémère République d'Ukraine qu'il défendit contre tous les envahisseurs possibles dans la région. A la même époque, des centaines de milliers de juifs sont massacrés dans ce qui restera l'un des plus sanglants pogroms du XXe siècle.

Après bien des péripéties, Simon Petlioura trouve refuge à Paris en 1924. Deux ans plus tard, il est abattu de plusieurs balles en pleine rue par un jeune horloger juif ukrainien naturalisé français, Samuel Schwarzbard, décoré de la croix de guerre obtenue dans l'armée française pendant la première guerre mondiale. Arrêté, le jeune homme avouera spontanément qu'il a voulu, par son geste, venger les siens victimes des pogroms organisés en Ukraine.

Simon Petlioura est enterré au cimetière du Montparnasse. Le procès, qui commence l'année suivante, aura un énorme retentissement et se transformera très vite en "procès des pogroms". Maxime Gorki vient même témoigner en faveur du jeune horloger. Finalement, grâce en partie au talent de Me Henri Torrès, Samuel Schwarzbard est acquitté. Dans la salle se trouve un jeune journaliste du nom de Bernard Lecache, qui crée, pour soutenir l'accusé, la Ligue contre les pogroms, qui devient, quelque temps plus tard, la Ligue internationale contre l'antisémitisme (Lica, puis Licra). Fin de l'histoire ? Non.

L'Etat ukrainien, dans un contexte de fortes tensions nationalistes, décide d'honorer la mémoire de Simon Petlioura à l'occasion du 80e anniversaire de sa mort, de sa "tragique disparition", pour reprendre la vulgate officielle. Où ? A Kiev, bien sûr ! Mais plus grave, à Paris aussi ! Du 25 au 27 mai, toute une série de commémorations et de colloques ont lieu, organisés par la bibliothèque ukrainienne Simon-Petlioura (ça ne s'invente pas !), le Comité représentatif de la communauté ukrainienne de France et, bien sûr, l'ambassade d'Ukraine à Paris. Au programme : un dépôt de gerbe au cimetière du Montparnasse, un colloque intitulé "La place et la perception de la personnalité de Simon Petlioura aujourd'hui", la visite du musée Simon-Petlioura (sic).

Mais il y a plus grave, ces organismes devaient se réunir, jeudi 25 mai, pour déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, déjouant probablement la vigilance du Comité de la flamme, organisateur des cérémonies de ravivage. Trop, c'est trop ! Comment une telle manifestation peut-elle avoir lieu en plein coeur de Paris, qui plus est sous l'Arc de triomphe, notre Arc de triomphe ? Nous sommes tout simplement en train d'assister à un viol de la mémoire, à un déni d'histoire, à un second assassinat, posthume celui-là, des victimes juives.

C'est pourquoi, face à cette ignominie faite à la France, à tous les citoyens épris de liberté et à tous les défenseurs des droits de l'homme, nous demandons que le gouvernement français, par la voix de son ministre des affaires étrangères, proteste énergiquement auprès des autorités ukrainiennes en France contre cette sombre commémoration. Nous en appelons également au président de la République qui, plusieurs fois dans le passé, a su rendre hommage à toutes les victimes de la barbarie raciste et antisémite.

Tous les Français doivent savoir qu'un assassin est honoré sur le sol même de la République, dans ses lieux de mémoire et de paix. Cela, la Licra ne le tolère pas. Au nom de son histoire et de toutes celles et tous ceux qui périrent de la folie des hommes.

20:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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