04/07/2006

03/07/2006: GUANTANAMO: la "Justice" française les attendait à la sortie ...

GUANTANAMO: la "Justice" française les attendait à la sortie ...
 
 
 
Comme si plusieurs années de détention illégale au camp de concentration ricain de Guantanamo, précédées d' un véritable kidnapping et d'une déportation, ne suffisaient pas, la France "démocratique" en remet ...
Tous terroristes, pour faire plaisir à Bush ... Moi, le "Monde libre" capitaliste me surprendra toujours ...
RoRo


De : FISCHER BERNARD [mailto:fischer02003@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 3 juillet 2006 23:23
À : linala@club-internet.fr; moualekahmed@yahoo.fr; jossoner@yahoo.fr; francesco.condemi@clap36.net; transfer_info@yahoogroupes.fr; roger.romain@skynet.be
Objet : GUANTANAMO

 
lundi 3 juillet 2006, 13h31

Six anciens détenus de Guantanamo jugés à Paris


PARIS (Reuters) - Six anciens détenus français du camp américain de Guantanamo, à Cuba, ont commencé à s'expliquer devant le tribunal correctionnel de Paris où ils sont jugés pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
Remis en deux fois, en juillet 2004 et mars 2005, par les Etats-Unis à la France après de longues tractations, Khaled ben Mustapha, 34 ans, Mourad Benchellali, 24 ans, Nizar Sassi, 26 ans, Imad Achab-Kanouni, 29 ans, Redouane Khalid, 38 ans, comparaissent libres. Brahim Yadel, 35 ans, est toujours détenu.
L'accusation leur reproche des séjours en Afghanistan où ils ont, pour cinq d'entre eux, participé en 2000 et 2001 à des stages d'entraînement militaire d'Al Qaïda et pour le dernier, Imad Kanouni, à un enseignement religieux qui aurait prôné l'action violente.
La défense présente les prévenus comme des victimes, en soulignant qu'ils ont été privés de liberté entre deux ans et demi et trois ans à Guantanamo, subissant, selon eux, tortures et privations, avant d'être à nouveau emprisonnés à leur retour en France durant un an à 18 mois pour cinq d'entre eux, et depuis deux ans pour Brahim Yadel.
"Cette prévention est intellectuellement, moralement et juridiquement choquante (...) Ce n'est pas parce qu'on suit un islam assez radical qu'on a envie d'aller faire exploser des bombes", a dit Me Félix de Belloy, avocat d'Imad Kanouni.
"J'attends de savoir ce que la France peut lui reprocher compte tenu du fait que le dossier est absolument vide en ce qui concerne M. Mustapha. Par conséquent, nous espérons de façon très confiante sa relaxe", a dit Me Jean Chervais.
"L'AFGHANISTAN ETAIT A LA MODE"
L'audience, qui doit durer jusqu'à la mi-juillet, intervient alors que le camp de Guantanamo, où sont encore détenus environ 450 personnes, est de plus en plus critiqué car les droits de l'homme y seraient violés, selon ses détracteurs.
La Cour suprême américaine a récemment déclaré illégaux les tribunaux militaires qui y ont été mis en place.
Le tribunal a commencé les interrogatoires par Imad Kanouni. Fils d'un Marocain musulman et d'une Française chrétienne installés en France en 1997, le jeune homme aurait rejoint l'islam radical après son installation à Francfort, en Allemagne, où il s'est lié d'amitié avec des intégristes.
Il a assuré qu'il ne voulait qu'apprendre la religion en voyageant. "L'Afghanistan était à la mode", a-t-il dit. Il a cependant expliqué être en faveur de la loi islamique et a reconnu avoir cherché à aller combattre en Europe centrale et en Tchétchénie, sans y parvenir.
Tous les prévenus, sauf lui, ont été accueillis à Londres par un lieutenant algérien d'Oussama ben Laden, Rachid Boukhalfa, alias "Abou Doha", avant d'être acheminés entre mars 2000 et juillet 2001 au Pakistan, puis de gagner Djalalabad, en Afghanistan, avant de suivre des stages de formation militaire.
Deux de leurs compatriotes partis avec eux, Djamel Loiseau et Samir Ferraga, sont morts dans les montages de Tora Bora en 2001.
Capturés par les Afghans anti-taliban, les prévenus auraient été parfois vendus aux troupes américaines, comme Khaled ben Mustapha, qui a parlé à l'audience de 5.000 dollars comme prix de sa remise aux GI's.
Le tribunal a évoqué le cas d'un septième Français incarcéré à Guantanamo et remis aussi à la France en mars 2005, Mustaqali Patel. Ce dernier a été libéré sans même avoir été mis en examen, et ne sera pas jugé. Aucun élément ne permet de relier cet homme, qui aurait simplement fait du commerce de pièces détachées en Afghanistan, à un groupe armé.

12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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