09/07/2006

09/07/2006: fraude électorale massive au Mexique, manif monstre à Mexico



De : e.colonna [mailto:e.colonna@wanadoo.fr]
Envoyé : dimanche 9 juillet 2006 14:20
À : "Undisclosed-Recipient:;"@orange.fr
Objet : [CSP] [La Jornada] fraude électorale massive au Mexique, manif monstre à Mexico

Plus de 100.000 manifestants à Mexico pour Lopez Obrador

MEXICO (Reuters) - Plus de 100.000 manifestants ont répondu samedi soir à l'appel d'Andres Manuel Lopez Obrador, le candidat de la gauche mexicaine battu d'extrême justesse à la présidentielle, en se massant sur le Zocalo, la plus grande place de Mexico.

Aux cris de "Fraude, fraude" et dans une atmosphère saturée de coups de sifflets, les sympathisants de gauche ont entendu le chef de file du Parti de la révolution démocratique (PRD) se dire victime de fraudes électorales lors du scrutin de dimanche dernier.

"Nous allons défendre la démocratie", leur a promis Lopez Obrador, qui entend contester les résultats proclamés du scrutin du 2 juillet = devant le Tribunal fédéral électoral (TRIFE).

Après vérification des procès-verbaux des bureaux de vote de l'ensemble du pays, l'Institut fédéral des élections (IFE) a déclaré Felipe Calderon vainqueur de l'élection.

Le candidat du Parti d'action nationale (PAN, droite) et héritier du président sortant est crédité de 35,89% des voix, contre 35,31% pour Lopez Obrador. Au final, à peine plus de 240.000 suffrages séparent les deux hommes dans un pays comptant quelque 71 millions d'électeurs.

"Nous allons réclamer un nouveau décompte de tous les votes, voix par voix, bureau de vote par bureau de vote. Toutes les urnes doivent être ouvertes, parce qu'il existe de solides preuves établissant que l'on a écarté des bulletins pour favoriser le candidat de la droite", a poursuivi "Amlo".

L'ancien maire de Mexico, qui se présente comme le candidat des pauvres, a promis de maintenir la pression sur les autorités.

"Nous avons affaire à un cas typique de fraude électorale au Mexique", avait-il dit peu avant la manifestation, affirmant être victime d'une manipulation du système informatique. "Nous sommes sûrs d'avoir gagné l'élection. Je vais défendre notre victoire."

Le verdict du tribunal fédéral est attendu pour le 31 août au plus tard. Le nom du vainqueur doit être annoncé avant le 6 septembre. Sans attendre, le président américain George Bush et le président du gouvernement espagnol José Luis Zapatero ont d'ores et déjà félicité Calderon.

Et l'équipe de juristes de Lopez Obrador devra faire la preuve que le scrutin a été entaché d'irrégularités alors que les observateurs de l'Union européenne ont estimé vendredi qu'aucune fraude ou irrégularité majeure n'avait perturbé le scrutin.

"Nous sommes mathématiquement en mesure de prouver comment la manipulation a été menée", a assuré le candidat de la gauche.

RESISTANCE CIVILE

Depuis jeudi matin, Lopez Obrador s'était fait plutôt discret et demandait à ses partisans de faire preuve de sérénité. Les militants de gauche se souviennent de l'élection présidentielle de 1988, durant laquelle, selon eux, les fraudes imputées au Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) auraient probablement privé leur candidat, Cuauthemoc Cardenas, d'une victoire.

Pour Lopez Obrador, le parti de Calderon et de Fox a "vite appris" les manoeuvres dont le PRI s'était servi pour se maintenir au pouvoir 71 ans, jusqu'à la victoire de Fox au scrutin présidentiel de 2000.

Slogan en vogue samedi soir sur le Zocalo: "S'il n'y pas de solution, ce sera la révolution."

L'entourage de Lopez Obrador insiste pourtant sur le refus de recourir à la violence. "Nous suivons la voie légale et pacifique", a martelé Gerardo Fernandez, le porte-parole du PRD.

La gauche demande un nouveau décompte bulletin par bulletin au lieu du simple recompte des feuilles de résultats effectué cette semaine, même si la loi mexicaine ne le prévoit pas.

Dans les années 1980 et 1990, Lopez Obrador avait utilisé à plusieurs reprises la résistance civile pour protester contre ce qu'il estimait être des irrégularités. En 1994, il avait marché 900 km jusqu'à Mexico, s'estimant victime de fraude lors de l'élection pour le poste de gouverneur de l'Etat de Tabasco. Il avait également persuadé des dizaines de milliers de foyers de ne plus payer leurs factures d'électricité.

 
 
To: Viktor
Sent: Friday, July 07, 2006 8:56 AM
Subject: [CSP] [La Jornada] El voto, en la basura (La démocratie à la poubelle - au sens "propre"!)

Incroyable mais vrai! Plusieurs urnes remplies de bulletins de votes ont été trouvées le 5 juillet par un habitant de Bordo de Xochiaca (Mexique) dans ... la décharge de la ville! L´information, reprise par Alfredo Viloria dans son éditorial de La Jornada et retransmise par le réseau Virtin, (vous trouverez l´éditorial complet en espagnol ci-dessous) a de quoi scandaliser. Surtout si on y ajoute la surprenante « réapparition » de deux millions et demi de bulletins de vote (vous avez bien lu : 2.500.000 !) favorables au candidat de l´opposition, Andrés López Obrador, que l´Institut Fédéral Electoral (IFE) avait malencontreusement rangés dans « des archives d´inconsistances » ( ???)... On voudrait croire à un canular. Hélas !

Voilà qui doit rappeler de bien mauvais souvenirs aux Mexicains, ne serait-ce que celui du 6 juillet 1988 (à croire que juillet n´est pas un bon mois pour des élections !) qui vit la victoire du candidat de droite Carlos Salinas grâce, entre autres « irrégularités », au maquillage des votes et à la mise à la poubelle (déjà !) de nombreux bulletins favorables à Cárdenas, l´opposant de l´époque, qui furent retrouvés dans les fossés de la banlieue de México.

Je ne sais pas pourquoi, moi, ça me rappelle d´autres élections, en Floride, par exemple... Peut-être parce que le candidat de la droite mexicaine, Luis Carlos Ugalde, est le protégé du gouvernement américain ? Vous y voyez un rapport, vous?

Oui??
Seigneur !! Auriez-vous mauvais esprit ?
Annie Arroyo

* * * * *

México: El voto, en la basura
Editorial de La Jornada

Las urnas repletas de votos halladas ayer por un ciudadano en el tiradero del Bordo de Xochiaca, la desaparición hormiga de sufragios opositores en el Programa de Resultados Electorales Preliminares (PREP), las inverosímiles tendencias registradas en la actualización de ese instrumento durante la noche del domingo y la madrugada del lunes, así como la súbita aparición de 2 millones y medio de votos colocados por el Instituto Federal Electoral (IFE) en un "archivo de inconsistencias", en los cuales se muestra una composición claramente favorable a Andrés Manuel López Obrador, a contrapelo de lo dado a conocer hasta ahora por el organismo electoral, entre otros elementos, traen a la mente una fecha clave para la sociedad mexicana y su larga lucha por la democracia: 6 de julio de 1988, aquella elección de Estado en la que el poder público desvirtuó el mandato popular para imponer en la Presidencia a Carlos Salinas de Gortari y su proyecto antinacional y antipopular.

Desde muchos meses antes de aquellos comicios, el gobierno federal se volcó en la calumnia y la denostación contra la candidatura de Cuauhtémoc Cárdenas y en el respaldo masivo y obsceno, con recursos públicos, al aspirante beneficiado por el dedazo de Miguel de la Madrid. El día de la elección, la ciudadanía se enfrentó a un catálogo de prácticas inmundas que no bastaron para fabricarle un triunfo creíble a Salinas, y entonces la dependencia a cargo de los comicios organizó una caída del sistema para dar tiempo al maquillaje de las cifras. En los días posteriores la gente fue encontrando, en los bordes de las carreteras y en terrenos baldíos, restos de boletas y demás papelería electoral, vehículo de expresión de la voluntad popular que jamás fue computado. Los sufragios preservados tampoco fueron revisados. El régimen se negó y unos años después, con el beneplácito de los diputados de Acción Nacional, coordinados entonces por Diego Fernández de Cevallos, el salinato destruyó las cajas con los votos.

Se equivocan quienes apuestan a la falta de recuerdos de la sociedad. Los episodios referidos están presentes en la memoria colectiva y surgen a la vista del enorme desaseo con que se ha desempeñado el poder público en los meses previos a la elección presidencial del pasado domingo y por la manifiesta incapacidad o falta de voluntad del IFE para garantizar un proceso electoral equitativo, transparente y apegado a la legalidad. Los peores temores de manipulación de las elecciones se confirman a cada hora desde el cierre de las casillas, a cada balbuceo público de los funcionarios electorales, a cada emisión televisiva que ostenta la huella inconfundible de la línea oficial, a cada discrepancia de los datos, a cada inconsistencia en la conducta de quienes habrían debido arbitrar el sufragio. Hay que cotejar los certificados de normalidad y transparencia expedidos por el observador electoral aznarista enviado por la Unión Europea con la realidad de urnas desparramadas en un basurero, con las pruebas de los votos opositores que desaparecieron del PREP y con los indicios de manoseo electrónico ­el "algoritmo de Hildebrando", como lo denomina ya la creatividad popular­ en las cifras del IFE.

El guión es harto previsible: en las próximas horas Luis Carlos Ugalde saldrá a decir que lo del Bordo de Xochiaca es "un caso aislado", que el robo hormiga de sufragios opositores no altera las tendencias generales y que el PREP es impecable. Lo que resulta desolador y ofensivo es que éste y otros funcionarios del grupo gobernante pretendan estirar la credulidad de los ciudadanos ­de todas las preferencias políticas­ hasta el punto de hacerlos comulgar con esas ruedas de molino.

Lo grave es que en unas horas comenzarán los cómputos distritales en una circunstancia en la que el IFE se encuentra ayuno de prestigio, autoridad moral y credibilidad. A los desaseos prelectorales se agregan vicios en la elección propiamente dicha y un manejo de las expresiones de la voluntad popular tan inescrupuloso como el que está apareciendo; las irregularidades, ahora está a la vista, complementan la parcialidad gubernamental y mediática; el "empate técnico" entre López Obrador y Felipe Calderón se revela como un escenario construido desde los poderes político, económico y electoral para facilitar un "triunfo" del segundo que se vuelve cada vez más incierto y sospechoso.

Los recuentos distritales son la última oportunidad de corregir las evidentes alteraciones sufridas por la masa de sufragios, y se abre la perspectiva, en consecuencia, de que el IFE no sea capaz de entregar resultados mínimamente verosímiles y de que la elección deba dirimirse en el Tribunal Electoral del Poder Judicial de la Federación (TEPJF). Tales son los cauces legales establecidos y a ellos deben apegarse todos los actores. El domingo pasado la ciudadanía dio una lección de cultura democrática y de civilidad; los árbitros de la contienda, en cambio, ensuciaron y enturbiaron el procesamiento de los sufragios, en lo que constituye un exasperante agravio para el país y para su memoria histórica. La primera presidencia de la alternancia, el gobierno "del cambio", está llegando a su fin de esta manera, con una grosera intromisión en los comicios. Por su parte, los actuales responsables del IFE, institución lograda con el esfuerzo y el sacrificio de incontables mexicanos demócratas, obligan a remontarse a 1988: hoy, como hace 18 años, una parte indeterminada del veredicto popular ha ido a parar a los basureros cibernéticos o reales, y semejante involución es llanamente inadmisible.  

20:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, courcelles, democratie, general, politique, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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