18/07/2006

18/07/2006: L’entrée dans les ténèbres franquistes, il y a 70 ans

Hommage aux brigades internationales 1936-1939     12/06/2003

 

-ESPAGNE AU COEUR

 


De : Xarlo@aol.com [mailto:Xarlo@aol.com]
Envoyé : mardi 18 juillet 2006 11:10
Objet : L’entrée dans les ténèbres franquistes, il y a 70 ans

 

Et le toro franquiste est toujours vivant...

******************************

***************************

Le JPB > Sujet à la une

2006-07-18

 

L’entrée dans les ténèbres franquistes
·Il y a 70 ans, le Pays Basque est littéralement et immédiatement coupé en deux par le soulèvement militaire

Samedi 18 juillet 1936, le soulèvement militaire se généralise. Il a débuté la veille depuis le Maroc avec les troupes du général Franco. "Au Nord", c’est le général Mola qui mène les opérations depuis Pampelune, moins de six mois après la victoire électorale du Frente popular. Tous deux ont été mutés loin de Madrid pour tentatives de coups d’Etat antérieures. Celui perpétré voici 70 ans a été annoncé des semaines à l’avance, notamment en vain par le maire d’Estella Fortunato Aguirre, et connu des scénarios complètement opposés dans les capitales du Pays Basque sud.

En Navarre, à Pampelune, le général Mola est comme un poisson dans l’eau, et passe alliance avec les Carlistes [partisans du prétendant à la Couronne espagnole Don Carlos au XIXe siècle défendant la restauration des anciens droits foraux]. Il pourra compter sur ses milices les requetes avec qui ils prennent position Plaza del Castillo le 19 juillet où ils proclament la loi martiale. La voie est libre pour les "nationalistes" qui procèdent aux premières interpellations de figures du Front populaire. Ce dimanche-là le général Mola s’offre un bain dans une foule enthousiaste dans les rues de Pampelune aux côtés notamment du directeur du Diario de Navarra.

A Vitoria-Gasteiz, la configuration ressemble à celle de Pampelune, avec les carlistes qui s’unissent aux militaires rebelles. Les responsables du Front populaire et du PNV réclament dès le samedi 18 des armes au gouverneur civil (préfet) de Gasteiz qui les leur refuse estimant que l’Araba n’était pas touchée par la rébellion. Le millier de carlistes et centaines de phalangistes qui convergeront dans la capitale le 19 juillet ne pourront qu’y asseoir plus facilement leur nouveau pouvoir malgré la grève générale.

A Bilbao, le préfet José Echeverria Novoa fait preuve de plus de dextérité. Il met les casernes de Biscaye sur écoute dès le 17 juillet, et parvient à repérer ainsi les comploteurs, et les fait arrêter après s’être attribué les pouvoirs de police. Le 18 juillet, la Biscaye demeure sous autorité républicaine. Le 19 les militaires fidèles à la République défilent dans la rue.

A St-Sébastien, la situation est plus confuse. A l’inverse de son homologue de Bilbao, le gouverneur civil ne se met pas immédiatement en contact avec les forces politiques républicaines. Qu’importe, des syndicalistes pillent des armureries, et les miliciens patrouillent dans la ville le 19, jour de grève générale en soutien à la République. Les militaires restent dans leur caserne de Loiola. Ils tenteront de s’emparer de la ville le mercredi 22 juillet à 6h du matin. Ils seront bloqués à Amara Zaharra. Le 23, nouvelle tentative avortée. La caserne se rend le 28 juillet. Mais un autre danger menace la capitale du Gipuzkoa. Mola a installé son QG à Bera et tente de s’emparer du pont de l’Endarlatsa. En septembre 1936 Irun et Donostia tombent.

En octobre 1936 le premier gouvernement autonome basque emmené par Aguirre est proclamé. L’expérience sera éphémère. Jusqu’à la chute de Bilbao en juin 1937, deux mois après le bombardement de Gernika. Puis la répression (5.000 fusillés au Pays Basque par les vainqueurs) et l’exil (150.000 Basques dont 30.000 enfants). Pour de longues années.

Reste aujourd’hui des débats historiographiques encore vifs. Encore plus dans le champ politique avec par exemple le refus de condamnation du coup d’Etat par l’actuel Partido Popular, voici deux semaines encore au parlement européen. Au Pays Basque sud le travail de mémoire continue, notamment pour retrouver les corps des fusillés et leur rendre, en même temps qu’un hommage, une sépulture plus digne.

 

****
http://www.presoenalde.com

http://blogs.aol.fr/xarlo/txakal

http://www.diasporavasca.org/herri

www.kubakoetxea.com

******
" Pour abolir la pauvreté, il faut donner le pouvoir aux pauvres " Hugo Chavez

"Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés ; avec le pouvoir, ils survivent rarement" - Fidel Castro.

"Tu peux ne pas participer à la lutte, tu participeras obligatoirement à la défaite" - B. Brecht

"La vida es muy peligrosa. No por las personas que hacen el mal, sino por las que se sientan a ver lo que pasa." - Albert Einstein

"Con el tiempo... entiendes que los verdaderos amigos son contados, y que el que no lucha por ellos tarde o temprano se verà rodeado solo de amistades falsas" - J.L.Borges

"Si el comunismo se desinteresa de los hechos de conciencia, podrá ser un método de distribución, pero no será jamás una moral revolucionaria" - El Che.

"Si nous étions en dictature, les choses seraient plus simples dès l'instant où ce serait moi le dictateur" - G.W.Bush

"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent" - Victor Hugo.

"¡Asegúrate, cuando dejes el mundo qué no sólo fuiste bueno, sino que dejas un buen mundo!" - Bertolt Brecht.

*****
EUSKAL PRESOAK ETXERA !!! ORAIN !!!


20:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : espagne, democratie, europe, euro-dictature, fascisme, guerre, histoire, communisme, politique, romain, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.