30/07/2006

28/07/2006: Non à Stephen Harper! Non à l'appui des conservateurs à Israël!


De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : vendredi 28 juillet 2006 15:58
À : 00-artusoantonio
Objet : Non à Stephen Harper! Non à l'appui des conservateurs à Israël!

 


 

Montréal, le vendredi 28 juillet 2006

Notes d'Antonio Artuso, Montréal - pueblo@sympatico.ca

 

Non à Stephen Harper!

Non à l'appui des conservateurs à Israël et aux États-Unis!

Non aux investissements militaires de Harper!

 

Quelques notes sur la situation au Canada :

 

Le 23 janvier 2006, aux élections fédérales canadiennes, l'électorat, indigné par des scandales de corruption du gouvernement libéral sortant, avait porté au pouvoir un gouvernement minoritaire, dirigé par les conservateurs de Steven Harper.

 

Stephen Harper a remporté la plupart des sièges au Parlement, mais il est devenu le premier ministre ayant obtenu vote populaire le plus faible de toute l'histoire du Canada, soit seulement 36,3% des voix.

 

En effet le gouvernement minoritaire Harper appuie totalement les politiques impérialistes du gouvernement des États-Unis de George W. Bush et va totalement à l'encontre des intérêts des travailleurs/euses et du peuple canadiens.

 

La majorité de l'électorat canadien a voté pour des partis qui se sont opposés à la guerre en Irak.  Harper a même dû cacher ses véritables positions à ce sujet.  Il n'y a pas le mandat de promouvoir la participation de militaires canadiens à d'autres guerres d'agression états-uniennes.

 

La majorité de l'électorat a appuyé des partis qui ont défendu l'assurance-maladie universelle et (après de fortes pressions dans le cas des libéraux) une certaine expansion des programmes sociaux tels que les services à l'enfance.  M. Harper a fait adopter son projet de crédit fiscal pour enfants par le Parlement et refuse de protéger l'assurance-maladie du système à deux vitesses que les gouvernements provinciaux de droite essaient d'imposer.  Mais c'est contrairement aux souhaits de l'électorat canadien qu'il applique ses politiques.

 

Au moyen de mensonges et de subterfuges, M. Harper a profité de la corruption des libéraux pour devenir premier ministre.  Mais il n'a pas de mandat pour détruire les avantages sociaux durement gagnés au cours de décennies de luttes.  La classe ouvrière et les mouvements démocratiques doivent répéter cette vérité clairement et fortement.  La tâche des progressiste, depuis l'élection de Harper, consiste maintenant à faire pression sur les partis d'opposition pour résister aux attaques conjointes des grandes entreprises et des conservateurs au Parlement, et à mobiliser les travailleurs/euses contre les offensives imminentes du gouvernement Harper.

 

 

Depuis leur élection, les conservateurs et leurs politiques soulèvent la colère des citoyens/ennes, des travailleurs/euses et du peuple en général : destruction du système de santé, d'éducation et de services sociaux, lois anti-démocratiques et anti-ouvrières, envoi des troupes en Afghanistan, militarisation du Canada et achat d'armes pour appuyer les politiques guerrières et hégémonistes des États-Unis.

 

Mais plusieurs facteurs jouaient jusqu'ici :

- les médias : bombardement et désinformation;

- les partis de l'opposition : calculs opportunistes et électoralistes, manque de courage et de volonté de défendre les travailleurs/euses et le peuples

 

Au Canada, au niveau fédéral et au Parlement, les partis de l'opposition sont :

- le Parti libéral (un des deux grands partis bourgeois, l'autre étant le Parti conservateur);

- le Bloc québécois (parti social-démocrate séparatiste);

- le Nouveau parti démocratique (parti social-démocrate, qui ne reconnaît pas la nation québécoise).

 

Ces trois partis, au début faiblement opposés aux politiques de Harper, s'opposeront-ils aux politiques désastreuses de Harper et du parti conservateur ultra-réactionnaire?

 

Mais devant l'horreur des politiques israéliennes et étatsuniennes, la population canadienne s'indigne contre Stephen Harper diminue davantage dans deux grandes provinces : le Québec et l'Ontario.

 

En effet, les politiques de Harper soulèvent l'indignation de la population canadienne :

- appui de Harper aux attaques d'Israël sur le Liban;

- gestion chaotique de l'évacuation des Canadiens au Liban par le gouvernement;

- mort probable du Casque bleu canadien au Liban cette semaine.

 

Les travailleurs/eusees et le peuple canadiens ont une longue histoire de résistance à l'idéologie de l'impérialisme US.

 

Extraits d'articles reproduits ci-dessous :

 

1) «Conservateurs : la lune de miel qui a suivi l'élection est bien finie» - extrait du journal «Le Devoir», Montréal, le 28 juillet 2006;

2) «La femme du Casque bleu canadien veut des explications» - extrait du journal «Le Devoir»», Montréal, le 28 juillet 2006;

3) «L'ONU étaye ses soupçons contre Israël après les tirs contre la FINUL» - extrait du journal «Le Monde», France, du 27 juillet 2006).

 


 

Extrait d'un article publiée par le journal «Le Devoir», Montréal, le 28 juillet 2006 :

 

Conservateurs : la lune de miel qui a suivi l'élection est bien finie

PC
Édition du vendredi 28 juillet 2006

Mots clés : Canada (Pays), conservateurs

Ottawa -- Un nouveau sondage indique que la lune de miel qui a suivi l'élection de Stephen Harper est maintenant terminée et que les chances de transformer son gouvernement minoritaire en gouvernement majoritaire se sont amenuisées.

[...]

Sondage Décima

Le sondage téléphonique a été effectué auprès de 1009 Canadiens du 20 au 23 juillet, alors que la controverse relativement à l'appui de M. Harper aux attaques d'Israël sur le Liban faisait la une des médias. Les conservateurs ont aussi fait face à de sévères critiques pour la gestion chaotique de l'évacuation des Canadiens au Liban. La marge d'erreur est de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Dans l'ensemble du Canada, les conservateurs obtenaient l'appui de 36 % des citoyens, les libéraux de 30 % et les néo-démocrates de 17 %.

Au Québec, la province que M. Harper a courtisée avec le plus d'assiduité, le sondage démontre que le Bloc québécois obtient 43 % des intentions de vote, une hausse de cinq points depuis le dernier sondage de Décima, en mai. Les conservateurs sont en baisse de six points, avec 23 %, les libéraux détiennent 18 % et les néo-démocrates 8 %.

En Ontario, les conservateurs et les libéraux étaient au coude à coude jusqu'à la mi-juin. Le sondage indique maintenant que les libéraux obtiennent 43 % des appuis, les conservateurs 33 % et les néo-démocrates 18 %.

«Ces résultats montrent que les libéraux font une remontée en Ontario et que l'air du temps n'est plus favorable aux conservateurs au Québec, du moins pour le moment», a dit M. Anderson [président du Centre de recherche Décima].

«Il est raisonnable de croire que la baisse des intentions de vote au Québec est liée à l'alignement du Canada avec la politique étrangère des États-Unis [sur Israël] et aux investissements militaires importants», a expliqué M. Anderson.


Extrait d'un article publiée par le journal «Le Devoir», Montréal, le 28 juillet 2006 :

La femme du Casque bleu canadien tué veut des explications

AFP , PC
Édition du vendredi 28 juillet 2006

Mots clés : Canada (Pays), Liban (pays), cynthia hess-von kruedener, casque bleu canadien

Kingston, Ontario -- La femme du Casque bleu canadien présumé tué au Liban plus tôt cette semaine veut comprendre pourquoi les missiles israéliens ont frappé le site de l'ONU où son mari militaire était en mission d'observation.

Cynthia Hess-von Kruedener a indiqué, à l'occasion d'un point de presse organisé à la base des forces canadiennes de Kingston, que l'attaque israélienne, qui impliquait des missiles à guidage de précision, était intentionnelle. «Ils sont clairement identifiés comme des observateurs de l'Organisation des Nations unies, alors pourquoi les Israéliens ont-ils tiré sur ce site ? Si des missiles à guidage de précision ont été utilisés, cela constitue une attaque intentionnelle avec trois bombes.»

Son mari, le major Paeta Hess-von Kruedener, toujours porté disparu, est selon toute vraisemblance mort après que des tirs israéliens eurent touché le poste clairement identifié de l'ONU. Trois autres soldats, un Autrichien, un Chinois et un Finlandais ont été tués lors de l'attaque survenue à Khiam, qui est située à l'est du Liban, près de la frontière avec Israël.

Mme Hess-von Kruedener a affirmé que son mari lui avait dit que le site de l'ONU avait fait l'objet de tirs depuis des semaines, malgré le fait que les véhicules et l'édifice étaient très bien identifiés par l'organisation.

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a laissé entendre qu'Israël aurait intentionnellement ciblé l'avant-poste de l'ONU, malgré les appels répétés pour mettre un terme aux attaques. Le premier ministre Stephen Harper a dit, mercredi, qu'il ne croyait pas que c'était le cas. Quant aux porte-parole d'Israël, ils ont nié que l'avant-poste ait été désigné comme cible.

La rhétorique politique n'est pas suffisante pour Mme Hess-von Kruedener. «Les Israéliens doivent, au moins, arrêter de tirer sur les observateurs de l'ONU dans cette région. Cela doit cesser», a-t-elle poursuivi. Le major Paeta Hess-von Kruedener, originaire de Kingston, en Ontario, devait rentrer au Canada ce mois-ci.

 

Un courriel

Par ailleurs, quelques jours avant le bombardement qui a détruit un poste d'observateurs de l'ONU au Liban, le major Hess-von Kruedener avait raconté que les bombes tombaient très près, tout en refusant de critiquer l'armée israélienne.

Dans un courriel envoyé le 18 juillet à la chaîne de télévision CTV, le commandant Paeta Hess-von Kruedener écrivait : «À plusieurs reprises chaque jour notre position se trouve sous le feu direct ou indirect de l'artillerie et de bombardements aériens.»

Il précisait qu'un obus d'artillerie était tombé à deux mètres du poste d'observateurs de Khiam et une bombe de 500 kilogrammes, à 100 mètres.

«Cela n'est pas dû à un ciblage délibéré, mais à une nécessité tactique», ajoutait toutefois le militaire, dont le courriel figurait hier sur le site de CTV.

Le commandant canadien, qui était au Liban depuis neuf mois, soulignait que les combats auxquels il a assisté étaient «de loin les plus intenses et les plus spectaculaires» qu'il ait vus au cours de sa mission.


Extrait d'un article publiée par le journal «Le Monde», Paris, le 27 juillet 2006 :

 

L'ONU étaye ses soupçons contre Israël après les tirs contre la FINUL

 

LE MONDE | 27.07.06 | 14h14  •  Mis à jour le 27.07.06 | 14h36

NEW YORK (Nation unies) CORRESPONDANT

 

L'ONU a étayé, mercredi 26 juillet, les déclarations de son secrétaire général, Kofi Annan, qui avait affirmé, la veille, que les quatre observateurs de l'ONU tués mardi dans leur base de Khiam, dans le Liban sud, avaient été "apparemment délibérément visés" par Israël.

Selon Jane Holl Lute, sous-secrétaire générale en charge des opérations de maintien de la paix, l'armée de l'air et l'artillerie israélienne ont bombardé pendant six heures ce poste d'observation de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), pourtant "établi de longue date et clairement indiqué".

L'opération s'est poursuivie en dépit des protestations onusiennes, plus vives à mesure que les bombes se rapprochaient de la base, dont Tsahal avait reçu de l'ONU les coordonnées. Selon Mme Holl Lute, qui s'exprimait au Conseil de sécurité, il n'y avait alors aucune activité du Hezbollah dans un rayon de cinq kilomètres, qui aurait pu justifier l'attaque. Au total, 21 projectiles israéliens ont visé le poste d'observation, dont 12 se sont abattus à moins de 100 mètres des installations occupées par les quatre observateurs non armés (un Autrichien, un Canadien, un Finlandais et un Chinois), appartenant au corps des observateurs de la trêve.

Réuni d'urgence pour réagir à l'incident, le Conseil de sécurité n'est pas parvenu à adopter, mercredi soir, une déclaration unanime. Les Etats-Unis, quoiqu'isolés, avaient réussi à édulcorer un texte initial, proposé par la Chine, qui "condamnait" une attaque "apparemment délibérée" et réclamait une "cessation immédiate des hostilités". Au terme de consultations difficiles, Pékin avait finalement accepté de renoncer à "condamner" Israël, mais le Qatar n'a pas pu donner son accord à un texte jugé affaibli. La négociation devait reprendre jeudi.

Selon l'ambassadeur de Chine à l'ONU, Wang Guangya, les informations de l'ONU étaient toutefois "claires" et "pointaient dans la direction" d'une attaque israélienne volontaire. "La force de maintien de la paix de la communauté internationale a été attaquée", a aussi affirmé l'ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Marc de la Sablière. "La France ne peut que condamner cette action", a-t-il ajouté.

Selon l'ONU, la première bombe israélienne a été larguée à 13 h 20, heure locale, à 200 mètres du poste. Dans les heures qui ont suivi, "la Finul a protesté directement auprès des forces de défense israéliennes, après chacun des tirs", a déclaré Mme Holl Lute. Le bombardement s'est poursuivi, en dépit de l'intervention de Mark Malloch Brown, le numéro deux de l'ONU.

"ENQUÊTE CONJOINTE"

A 18 h 29, quatre obus ont finalement atteint la base de Khiam. Une heure plus tard, le tir fatal, vraisemblablement un puissant missile aérien, a réduit à l'état de ruine le bunker dans lequel les observateurs onusiens avaient trouvé refuge. La Finul a alors envoyé sur place deux véhicules blindés d'un bataillon indien. Malgré les garanties données par Israël, les tirs se sont poursuivis pendant une partie des secours. Les restes de trois des observateurs ont été retirés des décombres. Le quatrième, présumé mort, n'avait pas encore été retrouvé.

Depuis le début de l'offensive israélienne, la Finul a recensé 145 tirs à proximité de ses positions, dont 16 l'ont directement touchée, endommageant ses véhicules ou ses installations. Depuis le 16 juillet, 6 casques bleus ont été blessés par Tsahal. Le 17 juillet, un employé civil de la Finul et son épouse ont aussi disparu dans l'effondrement de leur habitation, à Tyr, frappé par l'armée israélienne. Mercredi matin, un obus tombait encore à 10 mètres du quartier général de la Finul, à Naqoura. En marge de la conférence de Rome sur le Liban, M. Annan a "suggéré" de faire "une enquête conjointe" ONU-Israël.

 

Philippe Bolopion

 

00:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, capitalisme, canada, guerre, histoire, israel, liban, otan, politique, presse, romain, sionisme, terrorisme, social, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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