26/09/2006

25/09/2006: 80 % de perdants au loto de Sarko ?

 

C’  est toujours en EURO-DICTATURE capitaliste …

Pendant ce temps, TF1 titre « A CUBA, des femmes (sans doute une poignée, gavées de dollars U$) luttent pour la libération de leur mari ! ». Rsf est leur complice …

En France « démocratique », comme en Belgique , les centres de détention sont appelés des « centres de rétention ».  C’  est plus doux, plus acceptable … Pourtant des sans-papiers, n’ ayant commis aucun délit criminel, sont détenus, sans procès, avec leurs enfants pendant des semaines, des mois, avant d’ être expulsés de force, comme au 127bis de Steennokkerzeel .  Les « droits de l’home », c’ étaient seulement valables du temps de Walesa, Sakharov, Havel, …

RoRo

 

 

 

 

De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@msn.com]
Envoyé : lundi 25 septembre 2006 22:09
Objet : FW: [Gisti-info] 80 % de perdants au loto de Sarko ? [RESF]

 

From:  Gisti <gisti@gisti.org>
To:  gisti-info@rezo.net
Subject:  [Gisti-info] 80 % de perdants au loto de Sarko ? [RESF]
Date:  Mon, 25 Sep 2006 20:07:55 +0200


80 % de perdants au loto de Sarko ?

Plus de 30 000 dossiers reçus en préfecture cet été dans le cadre de la circulaire du 13 juin. Un immense espoir...

Mais parmi toutes les familles concernées, qui remplissaient pour la plupart les critères définis par le ministère, seules 6924 ont été régularisés, sans surprise. Les préfectures ont ignoré les dossiers et appliqué les quotas définis à l'avance par le Ministère de l'Intérieur. Un soulagement pour 6 924 parents d'élèves, mais l'angoisse pour les 26 614 familles refusées au loto Sarko !

D'autres n'ont pas encore été convoquées. Certaines n'ont toujours pas reçu de réponse. A ces familles s'ajoutent toutes les personnes seules ou les couples qui ne remplissaient pas les conditions de la circulaires et qui, de ce fait, n'ont pas déposé de demande. Pour elles, pas de faux espoir, mais la même peur d'être expulsées.

 Tous ces gens vivent aujourd'hui dans l'attente et l'angoisse.

« /Quelqu'un qui n'a pas de papiers en France a vocation à être raccompagné chez lui /», a déclaré le ministre de l'Intérieur, en précisant bien que le fait d'avoir un enfant scolarisé ne donnait pas le droit de rester en France.

Le 15 septembre, il adresse une nouvelle note aux préfets : « //Vous êtes amenés à mettre à exécution, conformément à la loi, des mesures d'éloignement à l'encontre d'adultes, parents d'enfant (s) mineur (s), dont vous avez rejeté la demande de régularisation. J'appelle tout particulièrement votre attention sur le fait que l'exécution de ces mesures ne doit en aucun cas donner lieu à l'interpellation de ces adultes par les services de police ou de gendarmerie dans l'enceinte ou à proximité immédiate d'un établissement scolaire./ /»

C'est vrai : une interpellation à 6 heures du matin au domicile familial, c'est beaucoup plus humain.

Au cours de l'été le chasseur d'enfants a pu expulser quelques familles et jeunes majeurs scolarisés : les chaises vides d'Abdallah, Aminata D., Aminata S., celle de Khalid, de Mourad, de Vladislav, de Jeff, celles des enfants Nouridou, des enfants Mutischi... représentent autant d'expulsions brutales et injustes.

   *
A Chartres, la police est entrée dans une école maternelle pour récupérer un enfant de 2 ans et 1/2 dont les parents étaient en rétention.

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A Soissons, une famille malgache vit cachée après avoir été arrêtée.

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A Montereau, un père de famille, débouté de la circulaire du 13 juin, fait la grève de la faim.

   *
A Bagneux, à Cholet, à Paris des enfants attendent le retour
de leur père, expulsé pendant l'été.

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Et à Cachan, des dizaines de familles vivent dans des conditions iinhumaines. Chaque jour sur le chemin de l'école, ces familles sont harcelées, bousculées, interpellées et malmenées par la police.

Mais le Réseau Education Sans Frontières continuera, avec toutes les associations qui le composent et tous les citoyens qui soutiennent son action, à organiser le soutien et la solidarité autour des personnes et des familles menacées et de leurs enfants.

Demain, partout, enseignants, parents d'élèves, élèves, voisins, citoyens, élus, nous serons encore là pour empêcher les expulsions et réclamer la régularisation qui permettra à tous de vivre ici dans la dignité.

La solidarité doit l'emporter contre la chasse à l'enfant...
Mercredi 27 septembre devant les Préfectures, dans toute la France

Nous dirons NON aux expulsions aujourd'hui comme à la fin de l'année scolaire.
Nous exigerons des papiers pour tous par un titre de séjour « vie privée et familiale ».

Tous ensemble, nous voulons pouvoir continuer à construire un avenir de justice et de fraternité !

 Et à l'appel des expulsés de Cachan des collectifs de sans papiers et de RESF :
 

Manifestation samedi 30 septembre à Paris

14 h 30 Place Denfert-Rochereau

Des PAPIERS, des LOGEMENTS et des ECOLES POUR TOUS

HALTE AU DISCRIMINATIONS ET A LA REPRESSION POLICIERE

/ Rendez-vous des collectifs RESF d'Ile de France : 14 h 30, angle Bd Raspail / rue Considérant/

*Réseau Education Sans Frontières* / Réseau des militants, collectifs d'établissements, syndicats et associations pour l'information et le soutien aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers.

http://www.gisti.org/doc/actions/2006/resf/09-2730_80pcent.html

http://www.gisti.org

19:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, cuba, crimes, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, france, paris, histoire, liberte, sans-papiers, silence, solidarite, oppression capitaliste, colonialisme, politique, presse, romain, racisme, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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