27/12/2006

27/12/2006: Républicains et démocrates d' accord pour envoyer encore plus de tueurs Us en Irak ???

De : Marcus Lemaire [mailto:fa029559@skynet.be]
Envoyé : mercredi 27 décembre 2006 14:27

Objet : N° 238 - Journal d'Irak Special dossier - 27-12
Importance : Haute

                 Journal d'Irak   Special dossier (extraits)

                                              N° 238                                                                           27/12/06 

                                              Par M.Lemaire


 

Le " Journal d’Irak " est visible dès maintenant sur ...

a) Mon blog : http://journal-liban.blogspot.com

b) Site de  BRussells Tribunal : http://www.brusselstribunal.org/ sous www.brusselstribunal.org/Lemaire.htm.

Site de Aredam  http://www.aredam.net ou il  est placé à la rubrique n° 14, en page d'index :14  Journal de Bagdad, La guerre en Irak.

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

3-1 Dossier : Saddam Hussein va être exécuté.

a) Opinion de Adriana Evangelizt.

Saddam Hussein va être exécuté et Pinochet est mort tranquillement dans son lit après avoir fait torturer et exécuté des milliers de personnes.

Voilà la justice des hommes et plus particulièrement celle de Bush. Ah ils n'ont pas honte ! Quand on sait que la soldatesque américaine a tué plus de 655 000 irakiens, que valent la vie de 148 personnes que Saddam aurait fait exécuté alors qu'il avait été victime d'un attentat ? Et que dire du gouvernement irakien, marionnette aux mains de l'équipe Bush, qui ressemble à celui de Pétain lors de la dernière invasion en France ?

On suppose qu'eux non plus ne seront pas jugés comme le fut le maréchal dont le seul tort fut de ne plus être maître de son pays sous le joug des nazis. Si Saddam Hussein est exécuté, que Bush ne s'attende pas à une clémence christique. Il peut planter son nez dans la Bible, on voit ce qu'il en fait. Le triste constat qu'il faut faire c'est que les plus grands criminels que la terre ait pu porter -depuis qu'elle existe- gouvernent le monde et qu'ils se préparent à trinquer pour la nouvelle année sur le dos de centaines de milliers de cadavres qui par leur faute ne verront pas, eux, l'An 2007. Ces individus sont une abomination.

 

b) Compte-rendu de l'Afp : Saddam Hussein exécuté dans les trente jours .

La condamnation à mort de l'ex-dictateur pour l'exécution de 148 chiites dans les années 80 a été confirmée par la cour d'appel irakienne. La sentence pourrait être appliquée avant un mois, ce qui empêcherait la tenue de tout nouveau procès contre Saddam Hussein.
L'appel de l'ancien dictateur a été rejeté. La cour d'appel irakienne a confirmé aujourd'hui la condamnation à mort de Saddam Hussein. L'ancien raïs devrait donc être pendu dans les trente jours. Le juge de la cour d'appel Arif Shaheen a précisé que la sentence pourrait être appliquée "à n'importe quel moment à partir de mercredi". Dans le même temps, les appels de son demi-frère, Barzan al-Tikriti, l'ancien chef des renseignements du régime baasiste, et de l'ex-président du tribunal révolutionnaire, Awad al-Bandar, ont été également rejetés et leurs condamnations à mort confirmées.
L'avocat de Saddam Hussein, maître Khalil Doulaïmi, s'est exprimé depuis Amman, en Jordanie. Il a à nouveau qualifié
le procès de son client de "100% politique" et a fustigé une décision "prévisible". Plus rien ne semble donc pouvoir sauver celui qui a tenu l'Irak d'une main de fer de 1979 à 2003, car d'après la constitution irakienne, aucune autorité, pas même le chef de l'Etat, ne peut user d'un droit de grâce. La décision du tribunal a également été critiquée par Amnesty International qui a fait part de sa déception face à un "procès faussé". Abondant dans le sens de l'organisation non-gouvernementale,

Salim al-Jibouri, membre du parti islamique, a regretté que le procès de l'ex-dictateur se soit transformé en un "show".
Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

 


c) Compte-rendu de l'Ats : Saddam Hussein sera pendu d'ici trente jours.

La cour d'appel irakienne a confirmé la condamnation à mort de Saddam Hussein pour le massacre de villageois chiites à Doujail en 1982. Le président déchu sera exécuté dans les 30 jours par pendaison et à n'importe quel moment à partir de mercredi, selon un juge..

Saddam Hussein qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à l'invasion américaine et la chute de son régime en avril 2003, avait été condamné à mort par pendaison le 5 novembre pour l'exécution de 148 villageois chiites de Doujail (au nord de Bagdad), dans les années 1980, en représailles à un attentat contre le convoi présidentiel.

Son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar avaient également été condamnés à la peine capitale. Leur appel a aussi été rejeté et tous deux seront également pendus d'ici 30 jours.

"Ce jugement figure dans les agendas américain et iranien visant à diviser l'Irak et à l'engager dans une guerre civile", a estimé l'avocat du président déchu. Selon la loi irakienne, aucune autorité, pas même le chef de l'Etat, ne peut user du droit de grâce ni commuer les peines prononcées.

En outre, la tenue d'un autre procès n'ayant pas de caractère suspensif, Saddam Hussein sera pendu, même s'il est actuellement jugé avec six anciens dirigeants pour avoir ordonné et mis en oeuvre les campagnes militaires Anfal en 1987-88 dans le Kurdistan. Ces campagnes ont coûté la vie à 180'000 Kurdes selon l'accusation.

Le verdict a été annoncé alors que le Pentagone a fait état mardi de la mort de six GI's à Bagdad. Pour le seul week-end de Noël, 16 Américains ont péri en Irak.

(ats / 26 décembre 2006 19:00)


3-2 Point de vue de Bill Van Auken : Bush met la table pour une escalade militaire en Irak.
Les remarques prononcées par le président Bush à sa conférence de fin d’année mercredi, ainsi qu’une série de développements militaires et politiques, vont inexorablement dans le sens d’une escalade majeure de la guerre américaine en Irak dans la prochaine année.
Bush n’a pas révélé beaucoup qui n’était pas déjà connu lors de sa rencontre avec les journalistes, rejetant comme étant « hypothétiques » toutes les questions sur le supposé virage de son administration vers une nouvelle offensive militaire en Irak basée sur un renfort de 40 000 soldats de combat américains dans ce pays.
Le président a affirmé qu’il était toujours en train d’évaluer les diverses recommandations de sources militaires, diplomatiques et irakiennes, tout comme celles du rapport déposé avec fanfare, mais déjà marginalisé du Groupe d’étude sur l’Irak, avant de présenter sa nouvelle politique dans un discours que l’on attend pour le début de janvier.

Son nouveau secrétaire de la Défense, Robert Gates, a passé son troisième jour de travail mercredi à Bagdad où il a rencontré des généraux américains. Après, il a dit aux journalistes : « Nous avons discuté de ce qui était évident. Nous avons discuté de la possibilité d’une augmentation du nombre des soldats et de ce que cela pourrait accomplir. »
Bush a clairement dit que
son administration n’a pas l’intention de se plier à la volonté du peuple américain, telle qu’exprimée dans les bureaux de scrutin il y a six semaines, répudiant de façon massive la guerre en Irak et administrant une bonne raclée au Parti républicain.
« Je ne vais pas spéculer à voix haute sur ce que je vais dire à la nation lorsque je serai prêt à le faire sur la façon d’aller de l’avant, a dit Bush. Je vais vous dire que nous considérons toutes les options. Naturellement, parmi celles-ci, il y a l’option d’augmenter le nombre des soldats. Mais pour cela, il faut une mission précise qui pourra être accomplie s’il y avait plus de soldats. »

Des sondages récents ont montré
une opposition écrasante à l’augmentation de la présence militaire américaine en Irak. Selon un sondage réalisé à la demande de CNN dont les résultats ont été publiés cette semaine, l’option d’envoyer plus de soldats est appuyée par à peine 11 pour cent de la population. 64 pour cent s’opposent à la guerre et 54 pour cent appellent pour le retrait de toutes les forces américaines du pays soit immédiatement soit au cours de l’année qui vient.

On a demandé à Bush s’il était, étant donné les sondages,
s’il désirait toujours « suivre une voie qui semble être en opposition à la volonté du peuple américain. »
Le président a répondu par l’affirmative. « Je veux suivre une voie qui mène à la victoire, a-t-il dit, et c’est exactement pourquoi nous faisons notre révision. » Il a rejeté une politique de « retraite », déclarant que cela « encouragerait les radicaux » et « nuirait à la crédibilité des Etats-Unis ».
Un des échanges les plus révélateurs de la conférence de presse fut la réponse de Bush à la question « Si vous concluiez qu’une augmentation du nombre des soldats en Irak était nécessaire, iriez-vous contre l’avis vos commandants militaires s’ils ne croyaient pas que ce soit une bonne idée ? »
Il a répondu en décrivant la demande du journaliste comme « une question hypothétique dangereuse ». Le danger, en ce qui le concerne, était de nature politique. Depuis que la guerre a débuté, Bush a répété qu’il basait ces décisions sur le nombre de soldats requis sur les avis de ses généraux en Irak, plutôt que sur ceux des « politiciens de Washington ».
Il s’est enveloppé dans le drapeau du « commandant en chef » dans le but de tordre le sens constitutionnel du terme, qui insiste sur le contrôle des institutions civiles sur l’armée, et de décrire toute critique de sa politique comme équivalente à une trahison.

Aujourd’hui, il est de notoriété publique que la proposition d’ajouter des dizaines de milliers de soldats aux troupes combattantes dans la région de Bagdad et de la province d’Anbar est opposée par une importante couche des officiers de l’armée. Des généraux seniors, y compris les chefs d'état-major interarmées, ont laissé savoir qu’ils voyaient un déploiement plus important comme une mesure téméraire et désespérée qui entraînera en toute probabilité un accroissement de la résistance irakienne et qui exposera plus de soldats américains à des attaques mortelles.
NBC News a cité mercredi soir un commandant senior anonyme qui a comparé le déploiement de soldats supplémentaires à « du kérosène que l’on jette sur le feu ».
Les commandants ont aussi exprimé leur crainte que la méthode proposée pour arriver à augmenter le nombre des soldats — le redéploiement hâtif de certaines unités de combat en Irak et le retardement du départ prévu pour d’autres — affaiblisse encore plus l’armée à long terme, tout en portant un autre coup au moral des troupes déjà chancelant.

Mardi, le secrétaire de presse de la Maison-Blanche Tony Snow a été obligé de nier l’existence d’une « chicane entre le président et les chefs d'état-major interarmées ».
L’hostilité au sein des hauts rangs de l’armée envers l’augmentation du nombre des soldats en Irak est à peine cachée. Le général James Conway, le commandant du corps des Marines, a dit samedi : « Nous ne croyons pas qu’ajouter des soldats dans le seul but d’en augmenter le nombre — un simple épaississement du mélange — soit nécessairement la meilleure façon d’aller de l’avant. »
D’autres dont les vues reflètent ceux des principaux dirigeants militaires ont été plus directs. Colin Powell, l’ancien secrétaire d’État de George W. Bush et l’ancien président des chefs d'état-major interarmées dans l’administration de Bush senior, a décrit l’armée comme étant « à peu près brisée » par la guerre en Irak.

Lors de sa propre conférence d’adieu mardi, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a décrit l’échec de l’ONU d’empêcher la guerre américaine contre l’Irak comme « le pire moment » de ses dix ans de présidence à la tête de l’organisme mondial, et avertissait justement qu’il y avait des « inquiétudes qu’il y ait une nouvelle opération militaire » contre l’Iran, qui serait, dit-il, « imprudente et désastreuse ».
Un des thèmes centraux de la conférence de presse de Bush était de dépeindre la débâcle en cours en Irak comme étant un élément d’une lutte continue contre les « radicaux » et les « extrémistes » qui nécessitera « des choix difficiles et des sacrifices additionnels ».
Il déclaré son appui la proposition d’augmenter la capacité militaire américaine pour poursuivre l’occupation de l’Irak aussi bien que de participer dans de nouvelles guerres en augmentant les rangs de l’armée. « Je suis tenté de croire que nous avons besoin d’augmenter… la force permanente autant de l’armée des Etats-Unis, que le corps des Marines », a déclaré Bush.
Ses commentaires faisaient écho à sa déclaration donnée dans une entrevue avec le Washington Post que les Etats-Unis avaient besoin de plus de force sur le terrain. « Il est correct de dire que cette guerre idéologique dans laquelle nous sommes va durer encore un certain temps, et que nous allons avoir besoin d’une force militaire qui est capable d’être en mesure de soutenir nos efforts et nous aider à amener la paix », a-t-il dit.

Alors que le président a décliné toute discussion concrète qui quantifierait l’augmentation du nombre des soldats, certains représentants officiels ont indiqué que l’objectif est d’ajouter 70 000 troupes permanentes dans les rangs des militaires en devoir actif
La conférence de presse de Bush a encore clairement indiqué que l’opposition de masse à la guerre en Irak exprimée aux urnes du 7 novembre est ignorée et répudiée par l’administration.
Les démocrates, qui doivent leur nouvelle majorité à la Chambre et au Sénat à ce large sentiment contre la guerre, appuient pleinement la proposition de Bush d’accroître le nombre de soldats. « Je suis content qu’il ait réalisé qu’il est nécessaire d’accroître la taille des forces armées… mais il y a deux ans que les démocrates le disent » a dit au Washington Post le représentant de l’Illinois Rahm Emanuel, le nouveau président du caucus démocrate de la Chambre.
Le sénateur John Kerry du Massachusetts, qui, en tant que candidat démocrate aux élections présidentielles de 2004, avait appelé pour une augmentation de 40 000 troupes supplémentaires dans les rangs de l’armée, a également soutenu la proposition d’extension de l’armée et des Marines, disant que c’était « un pas pragmatique requis pour faire face aux signes d’une armée en rupture ».
La direction entrante démocrate a assuré qu’elle allait approuver la requête du Pentagone, dévoilée mercredi, pour une demande de fonds supplémentaires de près de 100 milliards $ pour la guerre en Irak et en Afghanistan. La requête mènerait le budget de cette année pour les deux interventions à près de 170 milliards $ – ou plus de 3 milliards $ par semaine.
« Les démocrates se sont donné comme objectif de s’assurer que nos troupes aient tout ce dont elles ont besoin », a déclaré le porte-parole pour la nouvelle majorité au Sénat, Harry Reid.
L’establishment politique dans son ensemble – malgré de sérieuses divisions internes sur la politique en Irak – ne veut pas abandonner ses tentatives de soumettre ce riche pays pétrolier à la domination des Etats-Unis ou de renoncer à la stratégie plus large d’utiliser la puissance militaire américaine pour poursuivre les intérêts globaux du capitalisme américain.
Non seulement l’oligarchie dirigeante américaine refuse-t-elle de mettre un terme à la guerre en Irak, elle est en train de préparer une augmentation de la taille de son armée pour une nouvelle intervention encore plus sanglante.
 Bill Van Auken

Sources WSWS

Posté par Adriana Evangelizt

Mercredi 27 Décembre 2006

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, capitalisme, terrorisme, resistance, usa, irak, imperialisme, fascisme, barbarie, colonialisme, guerre, occupations, crimes, actualite, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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