28/02/2007

27/02/2007: un des plus grands propriétaires fonciers du monde est le Pentagone

-----Message d'origine-----
De : linala@club-internet.fr [mailto:linala@club-internet.fr]
Envoyé : mardi 27 février 2007 11:31

Objet : un des plus grands propriétaires fonciers du monde est le Pentagone

 

par Juan Gelman, 25 février 2007

 

 

Cela paraît incroyable : un des plus grands propriétaires fonciers du

monde est le Pentagone. Selon des chiffres officiels de 2005, ses

737 bases militaires dans le monde plus celles qu'il possède sur son

propre territoire occupent une superficie de 2.202.735 hectares. Ces

données figurent dans le Base Structure Report (BSR pour son sigle

anglais, www.defenselink.mil, 2005), un inventaire annuel du Département

de la Défense des USA, qui enregistre la prolifération de ces bases à

partir de 2002.

Le colonialisme, avant, consistait en l'occupation militaire

permanente de pays entiers. Ce n'est plus le cas.

L'historien Chalmers Johnson signale dans Nemesis: The Last Days

of the American Republic (Metropolitan Books, 2007) que les chiffres

du BSR n'incluent pas les 106 garnisons usaméricaines installées en

Irak et en Afghanistan depuis mai 2005 ni celles construites en

Israël, au Qatar, au Kirghizstan et en Ouzbékistan. Ni les 20 que les

forces usaméricaines partagent avec les troupes locales en Turquie,

qui sont la propriété du gouvernement d'Ankara, mais des bases US

en fin de compte.

 

 

Ne sont pas incluses non plus les bases qui en Grande-Bretagne se

consacrent à l'espionnage des communications mondiales : leur

valeur totale atteint 5000 millions de dollars et elles sont

convenablement déguisées en bases de la Royal Air Force. Il y a

encore l'énorme base de Camp Bondsteel au Kosovo, édifiée en

1999 par une filiale d'Halliburton qui s'occupe encore de son

entretien. « Si le compte était honnête , souligne l'auteur – la

dimension réelle de notre empire militaire atteindrait probablement

le millier de bases à l'étranger, mais personne – même pas le

Pentagone, ne connaît son nombre exact. Un voile épais entoure des

opérations comme le déplacement d'armes nucléaires et Johnson cite

une autorité en la matière, le chroniqueur des questions militaires du

Los Angeles Times William Arkin, qui a écrit que la Maison Blanche

viole les obligations imposées par les Traités auxquels elle est liée :

« Les USA ont menti à beaucoup de leurs alliés les plus proches, y

inclus à l'OTAN, sur ses desseins nucléaires. Des dizaines de milliers

d'armes nucléaires, des centaines de bases et des dizaines de

navires et de sous-marins existent dans un monde secret spécial,

sans justification militaire rationnelle et encore moins de contention

». La construction d'un empire offre cela et d'autres détails. Les USA

ont déployé silencieusement 5000 hommes aux frontières de la

Jordanie avec l'Irak et la Syrie, ce qui n'empêche pas le roi jordanien

Abdallah II de déclarer qu'il n'y a ni troupes ni bases US dans le

pays.

 

Avant le retrait d'Arabie Saoudite en 2003, la Maison Blanche a nié

avec obstination qu'elle maintenait une flotte de bombardiers B-52,

reconnaissables au simple coup d'oeil par leur grande taille,

stationnés à Jeddah, face à la Mer Rouge. « Tant que les

bureaucrates militaires continuent à implanter la culture du secret

pour se protéger,  indique Johnson - personne ne connaîtra la

véritable étendue de notre réseau mondial de bases, et moins que

tout autre les représentants élus par le peuple usaméricain ».

Nemesis, le livre duquel proviennent ces propos, est le dernier d'une

trilogie qui met à nu de manière prolifique les entrailles des

politiques de W. Bush et de ses acolytes. Son auteur est un

personnage particulier. Historien et professeur d'université brillant,

reconnu au-delà des USA, Chalmers Johnson a servi comme

lieutenant dans la Marine au début des années 50 et fut consultant

de la CIA dans les années 1967-1973. Il s'occupait de l'URSS et des

autres pays du « socialisme réel » : « J'étais un soldat de la Guerre

Froide – explique t-il dans un entretien accordé à

TomDispatch.com, site du Nation Institute de New York (19-2-07). Je

n'ai jamais eu le moindre doute. Je croyais que l'Union Soviétique

était une vraie menace. Je continue à le penser ». Et il avoue aussi :

« Le problème est que j'en savais trop sur le mouvement

communiste international et pas assez sur le gouvernement des USA

et son Département de la Défense... en regardant en arrière, j'aurais

bien accompagné le mouvement contre la guerre (du Vietnam). Avec

toute sa naïveté et sa turbulence, il avait raison et la politique

usaméricaine était erronée ».

 

Des chiffres, toujours du Pentagone, indiquent qu'il possède 32.327

casernes, hangars, hôpitaux et autres édifices dans ses bases de

l'étranger et qu'il loue 16.527 autres installations. Au cours de

l'année fiscale 2005-06, presque 200.000 soldats et un nombre égal

d'employés et de fonctionnaires civils du Pentagone ont été

déployés dans ces véritables enclaves en territoire étranger et plus

de 80.000 nationaux de différents pays ont été contractés, soit un

total de l'ordre d'un demi-million de personnes. Chalmers Johnson

pensait que l'effondrement de l'Union Soviétique rendrait inutile la

haute concentration de troupes usaméricaines en Allemagne, Italie,

Japon et Corée du Sud.

 

L'étude de la réalité lui a montré autre chose: à la fin des années 90

et deux années avant les attentats du 11/9, « les néoconservateurs

déployèrent leur grandiose théorie selon laquelle 'l'unique

superpuissance' devait adopter ouvertement une posture

impérialiste, incluant les opérations militaires préventives et

unilatérales, l'imposition de la démocratie à l'étranger par la force

des armes, la neutralisation de tout pays ou bloc de pays qui

pourraient défier la suprématie militaire des USA et la vision d'un

Moyen-Orient 'démocratique' qui nous fournirait tout le pétrole que

nous voudrions ».

 Il semble que ce ne soit pas facile.

 

Pour lire cette carte de l'implantation mondiale des bases militaires

US, cliquer sur la carte

Original : Página/12

Traduit de l'espagnol par Gérard Jugant et révisé par Fausto Giudice,

membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité

linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non

commercial ; elle est libre de reproduction, à condition d’en

respecter l'intégrité et d'en mentionner sources et auteurs.

URL de cet article :

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2119&lg=fr

 

 

--

Envoyé par Basta ! dans Basta ! le 2/27/2007 10:37:00 AM

 

Roger Romain – B6180 Courcelles

 

Sites et blogs :

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

http://histoire.skynetblogs.be/

http://courcelles.skynetblogs.be/

http://www.ptb.be/solidaire.htm

 

Messages et diffusion :

 

http://fr.groups.yahoo.com/group/romain/

 

 

 

mailto: romain-subscribe@yahoogroupes.fr

 

 

 

mailto:romain-unsubscribe@yahoogroupes.fr

 

Pour correspondre, envoyez un mail à : roger.romain@skynet.be svp.

 

 

 

Si vous en avez de nouveau besoin de messages, mêmes adresses.

Vous revenez et vous partez quand vous voulez, suivant vos besoins, vos désirs, vos possibilités...

Merci !

Rediffusons pour faire triompher la vérité et rompre les silences et manipulations de la presse sécurisée capitaliste !

Infos COURCELLES, CUBA-Amérique_latine, IRAK-Palestine-Afghanistan, LIENS divers, GHETTO Varsovie, USA 1952: 6 listes séparées, sur demande.

 

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : linala@club-internet.fr [mailto:linala@club-internet.fr]
Envoyé : mardi 27 février 2007 11:31

Objet : un des plus grands propriétaires fonciers du monde est le Pentagone

 

par Juan Gelman, 25 février 2007

 

 

Cela paraît incroyable : un des plus grands propriétaires fonciers du

monde est le Pentagone. Selon des chiffres officiels de 2005, ses

737 bases militaires dans le monde plus celles qu'il possède sur son

propre territoire occupent une superficie de 2.202.735 hectares. Ces

données figurent dans le Base Structure Report (BSR pour son sigle

anglais, www.defenselink.mil, 2005), un inventaire annuel du Département

de la Défense des USA, qui enregistre la prolifération de ces bases à

partir de 2002.

Le colonialisme, avant, consistait en l'occupation militaire

permanente de pays entiers. Ce n'est plus le cas.

L'historien Chalmers Johnson signale dans Nemesis: The Last Days

of the American Republic (Metropolitan Books, 2007) que les chiffres

du BSR n'incluent pas les 106 garnisons usaméricaines installées en

Irak et en Afghanistan depuis mai 2005 ni celles construites en

Israël, au Qatar, au Kirghizstan et en Ouzbékistan. Ni les 20 que les

forces usaméricaines partagent avec les troupes locales en Turquie,

qui sont la propriété du gouvernement d'Ankara, mais des bases US

en fin de compte.

 

 

Ne sont pas incluses non plus les bases qui en Grande-Bretagne se

consacrent à l'espionnage des communications mondiales : leur

valeur totale atteint 5000 millions de dollars et elles sont

convenablement déguisées en bases de la Royal Air Force. Il y a

encore l'énorme base de Camp Bondsteel au Kosovo, édifiée en

1999 par une filiale d'Halliburton qui s'occupe encore de son

entretien. « Si le compte était honnête , souligne l'auteur – la

dimension réelle de notre empire militaire atteindrait probablement

le millier de bases à l'étranger, mais personne – même pas le

Pentagone, ne connaît son nombre exact. Un voile épais entoure des

opérations comme le déplacement d'armes nucléaires et Johnson cite

une autorité en la matière, le chroniqueur des questions militaires du

Los Angeles Times William Arkin, qui a écrit que la Maison Blanche

viole les obligations imposées par les Traités auxquels elle est liée :

« Les USA ont menti à beaucoup de leurs alliés les plus proches, y

inclus à l'OTAN, sur ses desseins nucléaires. Des dizaines de milliers

d'armes nucléaires, des centaines de bases et des dizaines de

navires et de sous-marins existent dans un monde secret spécial,

sans justification militaire rationnelle et encore moins de contention

». La construction d'un empire offre cela et d'autres détails. Les USA

ont déployé silencieusement 5000 hommes aux frontières de la

Jordanie avec l'Irak et la Syrie, ce qui n'empêche pas le roi jordanien

Abdallah II de déclarer qu'il n'y a ni troupes ni bases US dans le

pays.

 

Avant le retrait d'Arabie Saoudite en 2003, la Maison Blanche a nié

avec obstination qu'elle maintenait une flotte de bombardiers B-52,

reconnaissables au simple coup d'oeil par leur grande taille,

stationnés à Jeddah, face à la Mer Rouge. « Tant que les

bureaucrates militaires continuent à implanter la culture du secret

pour se protéger,  indique Johnson - personne ne connaîtra la

véritable étendue de notre réseau mondial de bases, et moins que

tout autre les représentants élus par le peuple usaméricain ».

Nemesis, le livre duquel proviennent ces propos, est le dernier d'une

trilogie qui met à nu de manière prolifique les entrailles des

politiques de W. Bush et de ses acolytes. Son auteur est un

personnage particulier. Historien et professeur d'université brillant,

reconnu au-delà des USA, Chalmers Johnson a servi comme

lieutenant dans la Marine au début des années 50 et fut consultant

de la CIA dans les années 1967-1973. Il s'occupait de l'URSS et des

autres pays du « socialisme réel » : « J'étais un soldat de la Guerre

Froide – explique t-il dans un entretien accordé à

TomDispatch.com, site du Nation Institute de New York (19-2-07). Je

n'ai jamais eu le moindre doute. Je croyais que l'Union Soviétique

était une vraie menace. Je continue à le penser ». Et il avoue aussi :

« Le problème est que j'en savais trop sur le mouvement

communiste international et pas assez sur le gouvernement des USA

et son Département de la Défense... en regardant en arrière, j'aurais

bien accompagné le mouvement contre la guerre (du Vietnam). Avec

toute sa naïveté et sa turbulence, il avait raison et la politique

usaméricaine était erronée ».

 

Des chiffres, toujours du Pentagone, indiquent qu'il possède 32.327

casernes, hangars, hôpitaux et autres édifices dans ses bases de

l'étranger et qu'il loue 16.527 autres installations. Au cours de

l'année fiscale 2005-06, presque 200.000 soldats et un nombre égal

d'employés et de fonctionnaires civils du Pentagone ont été

déployés dans ces véritables enclaves en territoire étranger et plus

de 80.000 nationaux de différents pays ont été contractés, soit un

total de l'ordre d'un demi-million de personnes. Chalmers Johnson

pensait que l'effondrement de l'Union Soviétique rendrait inutile la

haute concentration de troupes usaméricaines en Allemagne, Italie,

Japon et Corée du Sud.

 

L'étude de la réalité lui a montré autre chose: à la fin des années 90

et deux années avant les attentats du 11/9, « les néoconservateurs

déployèrent leur grandiose théorie selon laquelle 'l'unique

superpuissance' devait adopter ouvertement une posture

impérialiste, incluant les opérations militaires préventives et

unilatérales, l'imposition de la démocratie à l'étranger par la force

des armes, la neutralisation de tout pays ou bloc de pays qui

pourraient défier la suprématie militaire des USA et la vision d'un

Moyen-Orient 'démocratique' qui nous fournirait tout le pétrole que

nous voudrions ».

 Il semble que ce ne soit pas facile.

 

Pour lire cette carte de l'implantation mondiale des bases militaires

US, cliquer sur la carte

Original : Página/12

Traduit de l'espagnol par Gérard Jugant et révisé par Fausto Giudice,

membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité

linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non

commercial ; elle est libre de reproduction, à condition d’en

respecter l'intégrité et d'en mentionner sources et auteurs.

URL de cet article :

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2119&lg=fr

 

 

--

Envoyé par Basta ! dans Basta ! le 2/27/2007 10:37:00 AM

09:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.