13/03/2007

11/02/2007: La judaïsation de la Galilée, d’al-Quds et du Naqab : un nettoyage ethnique en cours

-----Message d'origine-----
De : linala@club-internet.fr [mailto:linala@club-internet.fr]
Envoyé : lundi 12 février 2007 16:58
Objet : La judaïsation de la Galilée, d’al-Quds et du Naqab : un nettoyage ethnique en cours

 

De :  Palestine_en_marche    

From: cirepal

 

 

 

La judaïsation de la Galilée, d’al-Quds et du Naqab : un nettoyage ethnique en cours

 

11 février 2007

 

CIREPAL

 

 

 

Il y a quelques mois, en novembre 2006, s’est tenue une conférence

à Londres pour expliquer la signification du nettoyage ethnique en

Palestine, terme utilisé de plus en plus fréquemment pour décrire la

politique coloniale de l’Etat sioniste dans les territoires occupés en

1967, et notamment en Cisjordanie et la partie orientale de la ville

d’al-Quds.

 

A cette conférence, nous avons souligné que ce terme de

« nettoyage ethnique » s’appliquait aussi mais surtout aux parties

de la Palestine occupée en 1948, et notamment dans les villes dites

mixtes, en Galilée et dans le Naqab car, depuis l’expulsion massive

des Palestiniens et la destruction de leurs villages en 48, les

autorités sionistes israéliennes poursuivent sans relâche une

politique de nettoyage ethnique consistant à s’accaparer des terres

palestiniennes, démolir les maisons et les lieux saints palestiniens,

interdire aux Palestiniens d’habiter dans plusieurs zones

considérées juives, destruction des quartiers arabes des villes dites

mixtes, refus d’accorder aux Palestiniens des autorisations de

construction et de rénovation, sans parler de la loi sur la citoyenneté

qui refuse le droit aux familles palestiniennes (composées de couples

originaires des deux côtés de la « ligne verte ») de vivre réunies

dans la partie occupée en 48. Il s’agit, en résumé, d’appliquer à la

lettre le plan de « judaïsation de la Galilée, du Naqab et d’al-Quds »,

plan qui vise à rendre la population palestinienne minoritaire dans

les quelques régions de la Palestine historique où elle se trouve en

nombre, après l’avoir rendue minoritaire dans le pays, dès 1948. Ce

plan de judaïsation se poursuit, appliquant les directives des

conférences successives d’Herzelia, conférences de l’Organisation

sioniste mondiale, qui ont confié à Shimon Pérès le soin de mener ce

nettoyage ethnique, afin que l’Etat d’Israël soit un Etat juif pour les

Juifs.

 

Le nettoyage ethnique dans les régions encore palestiniennes,

occupées en 48, et dans la ville al-Quds annexée est aussi, sinon

plus grave que les menées coloniales israéliennes en Cisjordanie.

Car pour mener son nettoyage ethnique en Palestine 48, les

autorités sionistes s’appuient sur une certaine légalité

internationale, qui a approuvé la fondation de l’Etat d’Israël, Etat juif

pour les Juifs. De plus, si une petite frange de la société israélienne

refuse les agissements de son Etat et des colons qu’il protège et

dirige, et dénonce la colonisation de la Cisjordanie, les voix

israéliennes et juives se font rares pour dénoncer le nettoyage

ethnique dans les frontières de 48, ajoutant ainsi une légitimité non

déclarée à la fondation d’un Etat juif pour les Juifs, soit d’un Etat

ethniquement nettoyé des Palestiniens, population légitime du pays.

 

On ne peut logiquement séparer ce qui s’est passé après 48 de ce

qui se passe depuis 1967, car l’idéologie est la même, une idéologie

coloniale, négationniste et raciste qui permet au colon russe

Lieberman de devenir ministre, qui autorise les colons de la ville

d’al-Khalil venus des Etats-Unis, de France ou d’Ukraine, à s’emparer

de quartiers, de routes et de champs palestiniens ou les colons juifs

de France à vivre dans la colonie Gilo, au nord de Bethlehem, qui

autorise les colons juifs d’Ethiopie, du Maroc ou du Yémen à

s’installer dans Najd devenue Sderot, au nord de Gaza, ou les colons

juifs russes et ukrainiens à s’installer dans les maisons

palestiniennes de Beer Saba’, dans le Naqab, sans oublier les colons

qui se sont emparés de la terre palestinienne avant même la

création de l’Etat d’Israël. L’histoire du sionisme se poursuit sur la

terre palestinienne, avec un grignotage incessant.

 

Pouvons-nous ne pas comparer la colonisation actuelle dans la

vallée du Jourdain occupée en 67 avec ce qui s’est passé en 48 dans

les régions de Safad, de Tabaraya ou de Bîsân ?

 

Au nom de quoi la colonisation et le nettoyage ethnique seraient-ils

légitimes dans les frontières de 48 et illégitimes dans les territoires

occupés en 67 ?

 

 

 

Arabs48

 

Les projets de confiscation des terres en Galilée suscitent la colère

des Palestiniens de Bqay’a, Yanûh-Jitt et Kisra

 

11 février

 

Les villages arabes de Bqay’a et ses environs sont mobilisés contre

le plan découvert récemment et mis au point par le ministre sioniste

de l’intérieur, visant à confisquer des milliers de dunums de leurs

terres pour les annexer au conseil régional de Maale Yousif.

 

Selon le plan, les meilleures terres de Ksra, soit 2500 dunums,

auxquels s’ajoutent 300 dunums de Yanûh-Jitt, sont être détachées

pour être annexées à la zone d’influence du conseil régional sioniste.

 

Quant à Bqay’a, le plan vise 12 blocs de terrains comprenant des

milliers de dunums. Les surfaces de terres confisquées représentent

20% de la réserve en terre pour les autorités locales palestiniennes

de Kisra, Kfar Sami’, Yanûh et Jitt, ce qui signifie étouffer la capacité

de ces municipalités à exécuter des projets vitaux au profit de leurs

habitants.

 

Le comité populaire de défense de la terre à Yanûh a appelé à une

réunion urgent le 7 février dernier. Le même jour, une réunion s’est

tenue à Bqay’a dans la maison du membre du comité central du

groupe « Traité des Maaroufiyin libres » (druzes), Sharif Mhanna,

rassemblant des villageois de toute la région (Bqay’a, Kisra, Kfar

Sami’) pour faire face, quelles que soient les conséquences, à ce

plan de colonisation.

 

 

 

Un document diffusé dans la colonie de Karma’il appele à ne pas

vendre des appartements aux Arabes.

 

Même dans les colonies juives, situées en pleine Galilée, les colons

craignent, semble-il, de devenir une minorité. Des appels ont été

lancés, dans ce sens, demandant à la population de Karma’il  de ne

pas vendre leurs appartements à des Arabes, après qu’une famille

de Nahaf (dont les terres sont prises par Karma’il) ait acheté un

appartement dans le quartier ouest.

 

« Voulez-vous voir une nouvelle réalité où le quartier ouest se

transforme en quartier arabe ? Qu’en sera-t-il de la valeur

marchande de ce quartier lorsque plusieurs familles s’y

installeront ? » pour conclure : « nous sommes un quartier juif et

nous voulons le rester ».

 

Il faut rappeler que Karma’il a été fondée sur les terres appartenant

aux villages palestiniens de la région Shaghour, selon un plan des

années 70, le plan de « judaïsation de la Galilée », visant à

accentuer la présence juive dans la région de la Galilée.

 

Les villes et villages arabes de la Galilée souffrent de manque aigu

de terrains, à cause des confiscations des terres, ce qui pousse les

familles à acheter des appartements dans les agglomérations juives,

comme Karma’il.

 

 

 

Destruction de quatre maisons abritant 32 personnes dans Khirbat

al-Batel, dans le Naqab

 

7 février 2007

 

Le ministère de l’intérieur, appuyé par d’importantes forces de la

police, ont procédé le mercredi matin à la destruction de 4 maisons

abritant 32 personnes dans le village non reconnu du Naqab, Khirbet

Batel, au sud de Rahat.

 

La police avait auparavant arrêté Abdel Karim Atayqa, membre du

comité central du Rassemblement National démocratique et son fils

Saher, ainsi que Nabhan Buhayri, afin de les empêcher d’agir et

d’arrêter les démolitions. Ils ont été libérés après le crime.

 

Atayqa a précisé : il y a un plan de construction d’une route sur le

village dans lequel nous habitons, au sud de Rahat.

 

 

 

Le comité des 40 et cinq autres associations civiles plantent les

oliviers dans le Naqab

 

Le samedi 10 février, les associations plantent des oliviers dans le

village non reconnu Wadi Naam avant de se diriger vers le collage

Tawil Abu Jarwal, qui a subi récemment des destructions de maisons.

 

Le Comité des 40 (association pour la reconnaissance des villages

non-reconnus) a organisé cette manifestation de solidarité en

mettant des cars à la disposition de la population de Galilée et

d’al-Quds.

 

« La plantation d’oliviers dans le village Wadi Naam vise à participer

à maintenir la population dans son village, à préserver sa terre et de

lui assurer une source future de revenus » a déclaré le président,

Muhammad Abu Da’uf.

 

Le village de Wadi Naam est à 10 kms au sud de la ville de Beer

Saba’. 5000 habitants y vivent. Avant 1948, la population vivait à

l’ouest de la route 40, mais en 1953, les autorités sionistes les ont

déplacés vers l’est de la route et a confisqué leurs terres,

proclamant qu’il s’agit d’une zone militaire close. Mais depuis, ces

terres confisquées furent des zones industrielles et agricoles, mais

pour les colons juifs.

 

A côté du village actuel, les autorités sionistes ont construit une

usine chimique et une centrale électrique, ainsi que des industries

militaires. Ces usines polluent la région et causent des maladies au

sein de la population de Wadi Naam, surtout le cancer, les maladies

de peau ainsi que l’insuffisance respiratoire.

 

En 1988, les autorités sionistes ont commencé à traduire les

habitants de Wadi Naam devant les tribunaux pour leur « occupation

des terres de l’Etat » et dans les années 90, l’ordre fut pris de

chasser la population et de « rendre la terre à l’état où elle se

trouvait avant leur présence ! » tout comme il fut ordonné aux

habitants de verser chacun 5000 shekels en amendes.

 

La population a fait appel contre cette décision, mais l’appel a été

refusé. Elle s’est alors dirigée vers le Tribunal suprême qui a donné

trois ans de répit afin de régler la situation.

 

Les représentants de la population de Wadi Naam affirment être

prêts à se déplacer vers un village agricole éloigné des poisons

déversés par les usines chimiques et militaires, mais l’Etat refuse la

proposition, insistant sur sa volonté de les chasser de la région,

sans offrir d’autre alternative. L’Etat a alors détruit des dizaines de

maisons ces dernières années, et a présenté des centaines d’ordres

de démolitions.

 

 

 

Le village Tawil Abu Jarwal

 

Ce village non reconnu se situe dans la région Awjan dans le Naqab,

et est habité par 300 personnes. Ces derniers mois, plusieurs

maisons ont été détruites par les autorités sionistes et des ordres

de démolition ont été récemment collés sur des dizaines de maisons.

 

Depuis 1956, les familles habitant ce village sont la cible de

poursuites et d’expulsion. Elles ont déjà été expulsées de leurs

terres sous prétexte de raisons sécuritaires mais avec la promesse

d’y revenir après, mais les autorités refusent actuellement

d’appliquer leurs promesses et n’autorisent pas la population à

revenir.

 

La population a alors décidé de revenir à ses terres. Depuis, elle est

soumise à la démolition de ses maisons.

 

 

 

Des ordres de démolition collés aux maisons du village Nasasra, près

de Ksifa dans le Naqab

 

100 ordres de démolition ont été collés sur les maisons du village, le

30 janvier dernier, par l’administration des terres d’Israël.

 

« Il y a trois ans, j’ai demandé aux autorités de nous reconnaître en

tant que quartier de Ksifa, le responsable à l’époque m’avait

répondu qu’il n’y avait aucun problème à cela, si nous abandonnons

200 dunums situés près de l’aéroport Nabatim, mais c’est une terre

de la famille, ce qui montre que les autorités font pression pour que

nous leur donnions leur terre. Les démolitions de maisons sont une

forme de pression », dit l’avocat Yousef Nasasra, du village.

 

Le président du comité des 40, Muhammad Abu Da’uf a déclaré : « la

demande d’abandonner leurs terres faite aux habitants de Nasasra

n’est pas raisonnable, elle fait partie de la politique de pillage des

terres arabes ».

 

« Ils parlent de plan de développement du Naqab, mais le

développement vise la population juive seulement, au détriment des

terres des Arabes ».

 

 

 

Centre d'Information sur la Résistance en Palestine

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De : linala@club-internet.fr [mailto:linala@club-internet.fr]
Envoyé : lundi 12 février 2007 16:58
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De :  Palestine_en_marche    

From: cirepal

 

 

 

La judaïsation de la Galilée, d’al-Quds et du Naqab : un nettoyage

ethnique en cours

 

11 février 2007

 

CIREPAL

 

 

 

Il y a quelques mois, en novembre 2006, s’est tenue une conférence

à Londres pour expliquer la signification du nettoyage ethnique en

Palestine, terme utilisé de plus en plus fréquemment pour décrire la

politique coloniale de l’Etat sioniste dans les territoires occupés en

1967, et notamment en Cisjordanie et la partie orientale de la ville

d’al-Quds.

 

A cette conférence, nous avons souligné que ce terme de

« nettoyage ethnique » s’appliquait aussi mais surtout aux parties

de la Palestine occupée en 1948, et notamment dans les villes dites

mixtes, en Galilée et dans le Naqab car, depuis l’expulsion massive

des Palestiniens et la destruction de leurs villages en 48, les

autorités sionistes israéliennes poursuivent sans relâche une

politique de nettoyage ethnique consistant à s’accaparer des terres

palestiniennes, démolir les maisons et les lieux saints palestiniens,

interdire aux Palestiniens d’habiter dans plusieurs zones

considérées juives, destruction des quartiers arabes des villes dites

mixtes, refus d’accorder aux Palestiniens des autorisations de

construction et de rénovation, sans parler de la loi sur la citoyenneté

qui refuse le droit aux familles palestiniennes (composées de couples

originaires des deux côtés de la « ligne verte ») de vivre réunies

dans la partie occupée en 48. Il s’agit, en résumé, d’appliquer à la

lettre le plan de « judaïsation de la Galilée, du Naqab et d’al-Quds »,

plan qui vise à rendre la population palestinienne minoritaire dans

les quelques régions de la Palestine historique où elle se trouve en

nombre, après l’avoir rendue minoritaire dans le pays, dès 1948. Ce

plan de judaïsation se poursuit, appliquant les directives des

conférences successives d’Herzelia, conférences de l’Organisation

sioniste mondiale, qui ont confié à Shimon Pérès le soin de mener ce

nettoyage ethnique, afin que l’Etat d’Israël soit un Etat juif pour les

Juifs.

 

Le nettoyage ethnique dans les régions encore palestiniennes,

occupées en 48, et dans la ville al-Quds annexée est aussi, sinon

plus grave que les menées coloniales israéliennes en Cisjordanie.

Car pour mener son nettoyage ethnique en Palestine 48, les

autorités sionistes s’appuient sur une certaine légalité

internationale, qui a approuvé la fondation de l’Etat d’Israël, Etat juif

pour les Juifs. De plus, si une petite frange de la société israélienne

refuse les agissements de son Etat et des colons qu’il protège et

dirige, et dénonce la colonisation de la Cisjordanie, les voix

israéliennes et juives se font rares pour dénoncer le nettoyage

ethnique dans les frontières de 48, ajoutant ainsi une légitimité non

déclarée à la fondation d’un Etat juif pour les Juifs, soit d’un Etat

ethniquement nettoyé des Palestiniens, population légitime du pays.

 

On ne peut logiquement séparer ce qui s’est passé après 48 de ce

qui se passe depuis 1967, car l’idéologie est la même, une idéologie

coloniale, négationniste et raciste qui permet au colon russe

Lieberman de devenir ministre, qui autorise les colons de la ville

d’al-Khalil venus des Etats-Unis, de France ou d’Ukraine, à s’emparer

de quartiers, de routes et de champs palestiniens ou les colons juifs

de France à vivre dans la colonie Gilo, au nord de Bethlehem, qui

autorise les colons juifs d’Ethiopie, du Maroc ou du Yémen à

s’installer dans Najd devenue Sderot, au nord de Gaza, ou les colons

juifs russes et ukrainiens à s’installer dans les maisons

palestiniennes de Beer Saba’, dans le Naqab, sans oublier les colons

qui se sont emparés de la terre palestinienne avant même la

création de l’Etat d’Israël. L’histoire du sionisme se poursuit sur la

terre palestinienne, avec un grignotage incessant.

 

Pouvons-nous ne pas comparer la colonisation actuelle dans la

vallée du Jourdain occupée en 67 avec ce qui s’est passé en 48 dans

les régions de Safad, de Tabaraya ou de Bîsân ?

 

Au nom de quoi la colonisation et le nettoyage ethnique seraient-ils

légitimes dans les frontières de 48 et illégitimes dans les territoires

occupés en 67 ?

 

 

 

Arabs48

 

Les projets de confiscation des terres en Galilée suscitent la colère

des Palestiniens de Bqay’a, Yanûh-Jitt et Kisra

 

11 février

 

Les villages arabes de Bqay’a et ses environs sont mobilisés contre

le plan découvert récemment et mis au point par le ministre sioniste

de l’intérieur, visant à confisquer des milliers de dunums de leurs

terres pour les annexer au conseil régional de Maale Yousif.

 

Selon le plan, les meilleures terres de Ksra, soit 2500 dunums,

auxquels s’ajoutent 300 dunums de Yanûh-Jitt, sont être détachées

pour être annexées à la zone d’influence du conseil régional sioniste.

 

Quant à Bqay’a, le plan vise 12 blocs de terrains comprenant des

milliers de dunums. Les surfaces de terres confisquées représentent

20% de la réserve en terre pour les autorités locales palestiniennes

de Kisra, Kfar Sami’, Yanûh et Jitt, ce qui signifie étouffer la capacité

de ces municipalités à exécuter des projets vitaux au profit de leurs

habitants.

 

Le comité populaire de défense de la terre à Yanûh a appelé à une

réunion urgent le 7 février dernier. Le même jour, une réunion s’est

tenue à Bqay’a dans la maison du membre du comité central du

groupe « Traité des Maaroufiyin libres » (druzes), Sharif Mhanna,

rassemblant des villageois de toute la région (Bqay’a, Kisra, Kfar

Sami’) pour faire face, quelles que soient les conséquences, à ce

plan de colonisation.

 

 

 

Un document diffusé dans la colonie de Karma’il appele à ne pas

vendre des appartements aux Arabes.

 

Même dans les colonies juives, situées en pleine Galilée, les colons

craignent, semble-il, de devenir une minorité. Des appels ont été

lancés, dans ce sens, demandant à la population de Karma’il  de ne

pas vendre leurs appartements à des Arabes, après qu’une famille

de Nahaf (dont les terres sont prises par Karma’il) ait acheté un

appartement dans le quartier ouest.

 

« Voulez-vous voir une nouvelle réalité où le quartier ouest se

transforme en quartier arabe ? Qu’en sera-t-il de la valeur

marchande de ce quartier lorsque plusieurs familles s’y

installeront ? » pour conclure : « nous sommes un quartier juif et

nous voulons le rester ».

 

Il faut rappeler que Karma’il a été fondée sur les terres appartenant

aux villages palestiniens de la région Shaghour, selon un plan des

années 70, le plan de « judaïsation de la Galilée », visant à

accentuer la présence juive dans la région de la Galilée.

 

Les villes et villages arabes de la Galilée souffrent de manque aigu

de terrains, à cause des confiscations des terres, ce qui pousse les

familles à acheter des appartements dans les agglomérations juives,

comme Karma’il.

 

 

 

Destruction de quatre maisons abritant 32 personnes dans Khirbat

al-Batel, dans le Naqab

 

7 février 2007

 

Le ministère de l’intérieur, appuyé par d’importantes forces de la

police, ont procédé le mercredi matin à la destruction de 4 maisons

abritant 32 personnes dans le village non reconnu du Naqab, Khirbet

Batel, au sud de Rahat.

 

La police avait auparavant arrêté Abdel Karim Atayqa, membre du

comité central du Rassemblement National démocratique et son fils

Saher, ainsi que Nabhan Buhayri, afin de les empêcher d’agir et

d’arrêter les démolitions. Ils ont été libérés après le crime.

 

Atayqa a précisé : il y a un plan de construction d’une route sur le

village dans lequel nous habitons, au sud de Rahat.

 

 

 

Le comité des 40 et cinq autres associations civiles plantent les

oliviers dans le Naqab

 

Le samedi 10 février, les associations plantent des oliviers dans le

village non reconnu Wadi Naam avant de se diriger vers le collage

Tawil Abu Jarwal, qui a subi récemment des destructions de maisons.

 

Le Comité des 40 (association pour la reconnaissance des villages

non-reconnus) a organisé cette manifestation de solidarité en

mettant des cars à la disposition de la population de Galilée et

d’al-Quds.

 

« La plantation d’oliviers dans le village Wadi Naam vise à participer

à maintenir la population dans son village, à préserver sa terre et de

lui assurer une source future de revenus » a déclaré le président,

Muhammad Abu Da’uf.

 

Le village de Wadi Naam est à 10 kms au sud de la ville de Beer

Saba’. 5000 habitants y vivent. Avant 1948, la population vivait à

l’ouest de la route 40, mais en 1953, les autorités sionistes les ont

déplacés vers l’est de la route et a confisqué leurs terres,

proclamant qu’il s’agit d’une zone militaire close. Mais depuis, ces

terres confisquées furent des zones industrielles et agricoles, mais

pour les colons juifs.

 

A côté du village actuel, les autorités sionistes ont construit une

usine chimique et une centrale électrique, ainsi que des industries

militaires. Ces usines polluent la région et causent des maladies au

sein de la population de Wadi Naam, surtout le cancer, les maladies

de peau ainsi que l’insuffisance respiratoire.

 

En 1988, les autorités sionistes ont commencé à traduire les

habitants de Wadi Naam devant les tribunaux pour leur « occupation

des terres de l’Etat » et dans les années 90, l’ordre fut pris de

chasser la population et de « rendre la terre à l’état où elle se

trouvait avant leur présence ! » tout comme il fut ordonné aux

habitants de verser chacun 5000 shekels en amendes.

 

La population a fait appel contre cette décision, mais l’appel a été

refusé. Elle s’est alors dirigée vers le Tribunal suprême qui a donné

trois ans de répit afin de régler la situation.

 

Les représentants de la population de Wadi Naam affirment être

prêts à se déplacer vers un village agricole éloigné des poisons

déversés par les usines chimiques et militaires, mais l’Etat refuse la

proposition, insistant sur sa volonté de les chasser de la région,

sans offrir d’autre alternative. L’Etat a alors détruit des dizaines de

maisons ces dernières années, et a présenté des centaines d’ordres

de démolitions.

 

 

 

Le village Tawil Abu Jarwal

 

Ce village non reconnu se situe dans la région Awjan dans le Naqab,

et est habité par 300 personnes. Ces derniers mois, plusieurs

maisons ont été détruites par les autorités sionistes et des ordres

de démolition ont été récemment collés sur des dizaines de maisons.

 

Depuis 1956, les familles habitant ce village sont la cible de

poursuites et d’expulsion. Elles ont déjà été expulsées de leurs

terres sous prétexte de raisons sécuritaires mais avec la promesse

d’y revenir après, mais les autorités refusent actuellement

d’appliquer leurs promesses et n’autorisent pas la population à

revenir.

 

La population a alors décidé de revenir à ses terres. Depuis, elle est

soumise à la démolition de ses maisons.

 

 

 

Des ordres de démolition collés aux maisons du village Nasasra, près

de Ksifa dans le Naqab

 

100 ordres de démolition ont été collés sur les maisons du village, le

30 janvier dernier, par l’administration des terres d’Israël.

 

« Il y a trois ans, j’ai demandé aux autorités de nous reconnaître en

tant que quartier de Ksifa, le responsable à l’époque m’avait

répondu qu’il n’y avait aucun problème à cela, si nous abandonnons

200 dunums situés près de l’aéroport Nabatim, mais c’est une terre

de la famille, ce qui montre que les autorités font pression pour que

nous leur donnions leur terre. Les démolitions de maisons sont une

forme de pression », dit l’avocat Yousef Nasasra, du village.

 

Le président du comité des 40, Muhammad Abu Da’uf a déclaré : « la

demande d’abandonner leurs terres faite aux habitants de Nasasra

n’est pas raisonnable, elle fait partie de la politique de pillage des

terres arabes ».

 

« Ils parlent de plan de développement du Naqab, mais le

développement vise la population juive seulement, au détriment des

terres des Arabes ».

 

 

 

Centre d'Information sur la Résistance en Palestine

12:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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