14/03/2007

13/03/2007: Brésil - Communiste nommée au ministère de la justice du Pará

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mardi 13 mars 2007 16:53

Objet : Brésil - Communiste nommée au ministère de la justice du Pará

 


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[FRANÇAIS][PORTUGUÊS]

 

Brésil - Socorro Gomes, une communiste nommée au ministère de la justice du Pará

 

ENTREVISTA COM SOCORRO GOMES PARA O JORNAL "SOLIDAIRE", DA BÉLGICA

 

 

 

[TRADUCTION VERS LE FRANÇAIS + ORIGINAL EN PORTUGAIS]

 

 

Solidaire, hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique - www.ptb.be

 

INTERVIEW DE SOCORRO GOMES

POUR L'HEBDOMADAIRE SOLIDAIRE DE BELGIQUE

 

Comment voyez-vous votre nomination au poste de ministre de la Justice de l'État de Pará, au Brésil?

 

- Notre Parti, le Parti communiste du Brésil (PC do B), est un allié de historique du Parti des travailleurs (PT), et ici, dans l'État de Pará, il y a eu un regroupement de forces démocratiques, populaires, de partis de gauche, qui ont construit la candidature de l'actuelle gouverneure Ana Júlia Carepa, qui a été élue.  Avec la victoire électorale, une composante de ces forces existe maintenant au sein du gouvernement.  Mon nom a alors été indiqué par le Parti communiste du Brésil pour la formation du nouveau gouvernement.  Le fait que j'en fasse partie est important et extrêmement positif étant donné que le PC do B a, dans l'ensemble du Brésil et principalement au Pará, une longue histoire de participation aux luttes populaires, pour la justice, pour la réforme agraire, pour les droits de la personne.  Nous avons, dans notre Parti, de nombreux héros, qui ont été assassinés par les latifundistes (grands propriétaires fonciers utilisant des méthodes agricoles archaïques et semi féodales).  Nous croyons que la lutte pour les droits de la personne est imbriquée à la lutte contre l'impérialisme et contre le néolibéralisme.  On ne peut en effet parler de droits de la personne sans parler d'autodétermination des peuples, d'indépendance, de souveraineté et d'adoption et de mise en oeuvre de politiques publiques de l'État visant à combattre la misère et le chômage.  Ces derniers sont les grands fléaux qui affligent l'humanité actuellement.  Ils ont pour cause la concentration de richesses entre un nombre réduit de mains, fait qu'aggrave le néolibéralisme, dans lequel les personnes n'ont de la valeur que si elles possèdent, que si elles ont de l'argent, que si elles consomment, alors que l'État est incité à ne pas investir dans la société.  Pendant des décennies, l'État brésilien a ressemblé à un gérant de grande entreprise : son rôle consistait à transférer les ressources de la société à de petits groupes multimillionnaires et, en général, aux entreprises transnationales.  Il est donc de notre devoir de rompre avec cette logique.

 

Quelles sont vos tâches quotidiennes, comment vos fonctions de ministre de la Justice de l'État du Pará ont-t-elles changé votre vie?

 

- Je viens de terminer un mandat de députée fédérale.  Mes fonctions avaient de grands objectifs, de grandes tâches telles que la lutte contre les inégalités sociales, pour la réforme agraire, pour le développement régional, pour l'indépendance du pays, tout en accordant une grande importance à la lutte pour la paix et contre la guerre.  Je viens de passer du pouvoir législatif au pouvoir exécutif.  Il s'agit d'un important changement car nous sommes maintenant responsables de la mise en oeuvre de ces politiques publiques.  Nous devons mettre en pratique ces objectifs alors que nous avons reçu le lourd héritage du démantèlement et de la mise au rebut de l'État, d'un déficit social très élevé, tel que le chômage, qui est une forme de violence, d'exclusion sociale, de discrimination dans tous les domaines, et particulièrement dans le domaine de l'économie, par la pauvreté.  Telle est sont nos tâches quotidiennes.  Par conséquent, notre responsabilité est justement d'essayer de réaliser des progrès dans le domaine des politiques publiques vers la garantie et la protection des droits de la personne dans la lutte contre toutes les formes de discrimination.

 

Quels changements fondamentaux dans le domaine de la Justice et des droits de la personne comptez-vous implanter, vous et votre équipe?

 

- Nous nous penchons actuellement sur la création d'une politique des droits de la personne de la part du gouvernement, qui n'existait pas jusqu'à présent, et sur la création d'une Direction des droits de la personne.  Telle est la nouvelle question que nous devons aborder : l'élaboration de ce processus de construction.  Évidemment, nous ne partons pas de zéro.  Nous comptons en effet sur l'importance de cette question dans la mémoire collective, sur le fait que nous connaissons de nombreuses organisations, que de nombreux héros populaires ont consacré leur vie à lutter pour la justice, pour les droits de la personne, contre le «latifúndio», pour la réforme agraire.  Notre tâche consiste maintenant à traduire toute cette expérience, toute cette mémoire collective en des politiques publiques avancées, établies sur la conscience du fait que le Brésil n'est pas une île, qu'il fait partie du monde, que nous ne pouvons pas vivre en paix alors que le monde est en guerre, alors qu'il existe dans le monde une grande puissance qui envahit et détruit des pays, des héritages culturels des peuples, qui massacre des populations entières, qui perpètre des génocides dans plusieurs régions du monde, alors qu'il existe une superpuissance dont l'arsenal engloutit d'immenses ressources, qui correspondent à plus du double des ressources de tous les autres pays.  Défendre les droits de la personne signifie dans un tel contexte mener une lutte acharnée pour la paix, contre la guerre, pour la souveraineté des peuples et, en même temps, pour construire ici, chaque jour, des politiques publiques qui renforcent la culture des droits de la personne.  Et nous devons saisir que les droits de la personne signifient le droit des populations au travail, à la nourriture, à l'éducation, à la santé, à la sécurité, et que ce droit doit être respecté intégralement.

 

Comment les communistes participent-ils au gouvernement Lula?

 

Le gouvernement Lula a été construit dans un contexte historique mondial où les grandes puissances sabotent le développement des pays qualifiés de "pays en voie de développement" ou de "pays du tiers monde".  C'est un gouvernement qui essaie de construire un État ayant un plus grand pouvoir d'investir.  Mais cette croissance, y compris dans le domaine économique, a été limitée.  Le président Lula a cependant annoncé que 2007 sera l'année de la croissance.  Du point de vue conservateur, croissance signifie uniquement accroissement du gâteau économique, laissant vaguement à un autre jour (Qui sait?) le partage de quelques miettes sociales.  Non, il ne doit pas en être ainsi.  Selon la nouvelle conception, celle du gouvernement Lula, croissance signifie inclusion sociale, dans un contexte de justice et implique la redistribution des revenus.  Et nous, communistes, nous participons au sein du ministère des Sports.  Le ministre est une personne qui provient de l'Union de la jeunesse socialiste, qui apporte une grande contribution et qui est en train de transformer le secteur des sports en un instrument d'inclusion sociale.

 

Il est important d'insister sur le fait suivant : le gouvernement Lula n'est pas un gouvernement socialiste.  C'est un gouvernement de coalition, un gouvernement démocratique, qui regroupe des partis de centre, de gauche ...; c'est un gouvernement qui présente des contradictions ... qui correspondent aux rapports qui existent avec les forces les plus avancées de notre époque.  Nous, communistes, nous participons au gouvernement, mais nous ne constituons pas la majorité.

 

 

Solidaire, hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique

www.ptb.be

 

ENTREVISTA COM SOCORRO GOMES

PARA O JORNAL SOLIDAIRE, DA BÉLGICA

 

Como você vê a sua indicação para o cargo de Secretaria de Justiça?

 

- Nosso Partido, o PC do B é um aliado histórico do Partido dos Trabalhadores e aqui no Pará houve uma concentração de forças democráticas, populares, de partidos de esquerda que construíram a candidatura da atual governadora Ana Júlia Carepa e tendo conseguido a vitória, há uma composição no governo dessas forças. Então, o meu nome foi indicado pelo Partido Comunista do Brasil para compor o novo governo. A minha participação é importante e extremamente positiva, porque o PC do B em todo o Brasil e principalmente no Pará, ele tem um histórico de participação nas lutas populares, por justiça, por reforma agrária, pelos direitos humanos. Nós temos, no partido, vários heróis que foram assassinados pelo latifúndio. Nós temos a compreensão de que a luta pelos direitos humanos está imbricada com a luta contra o imperialismo, contra o neoliberalismo, porque não se pode falar em direitos humanos sem autodeterminação dos povos, independência,  sem soberania, sem soberania e sem que haja, do ponto de vista do Estado, políticas públicas de combate à miséria, de combate ao desemprego que são os grandes males da humanidade atualmente, é a causa é a concentração de riquezas na mãos  de poucos, agravada pelo neo-liberalismo, onde só vale quem tem, quem tem dinheiro, quem consume e que o Estão foi sendo levado a não investir na sociedade. O Estado brasileiro ficou, durante década, como se fosse gerente de uma grande empresa, transferindo recursos da sociedade para pequenos grupos multimilionários e no geral transnacionais. Então nós temos a obrigação de quebrar essa lógica.

 

Quais são as suas tarefas diárias, o que mudou na sua vida como secretária de Justiça?

 

- Eu acabo de concluir um mandato de deputada federal, onde a grande bandeira, a grande tarefa é a luta contra as desigualdades sociais, é a luta por reforma agrária, pelo desenvolvimento regional e pela independência do país, com grande ênfase na luta pela paz, contra a guerra. Então eu saí do poder legislativo para o executivo – isso muda muito, por que agora somos responsáveis pela execução dessas políticas pública. Executar isso quando se recebe uma herança de sucateamento do Estado, com um passivo social muito elevado, como o desemprego, que é a violência, que a exclusão social, a discriminação em todos os sentidos, especialmente pelo fator econômico, pela pobreza é a nossa tarefa diária. Então, a nossa responsabilidade é justamente buscar avançar, do ponto de vista das políticas públicas, na garantia, na proteção dos direitos humanos e no combate a toda forma de discriminação.

 

Quais as mudanças fundamentais na área da Justiça e dos Direitos Humanos que a senhora e sua equipe pretendem implantar?

 

- A principal discussão é a criação de uma política de direitos humanos, do ponto de vista do governo, que até então não existia. E ainda a criação da Diretoria dos Direitos Humanos.  Essa é questão nova, a construção desse processo construtivo. É claro que isso não parte do zero. Ela parte da memória coletiva, da militância, do conhecimento de várias organizações, de vários heróis populares, que dedicaram sua vida na luta por justiça, pelos direitos humanos, contra o latifúndio, pela reforma agrária. Nossa tarefa agora é transformar toda essa experiência, essa memória, em políticas públicas avançadas; que compreenda que o Brasil não é uma ilha, que ele está integrado ao mundo; que nós não podemos viver em paz quando o mundo está em guerra; quando há uma grande potência que invade, que destrói países; que destrói patrimônio cultural dos povos; matam em massas pessoas,  cometendo genocídio em várias partes do mundo; quando existe uma superpotência cujo aparelho bélico representa em grandes recursos, muitas vezes o dobro do recursos de todos os outros países... Então, pra nós, falar em Direitos Humanos significa travar uma luta pela paz, contra a guerra, pela soberania dos povos e, ao mesmo tempo, construir aqui, no cotidiano, políticas públicas para fortalecer a cultua dos direitos humanos. E nós devemos entender que Diretos Humanos é a pessoa ter direito ao trabalho, à comida, à educação, à saúde, à segurança... a ser respeitada na sua inteireza.

 

Como está a participação dos comunistas no Governo Luta?

 

O Governo Lula foi construído nessas circunstâncias históricas mundiais, onde há sabotagem por parte das grandes potências, no desenvolvimento dos países chamados de “em desenvolvimento”, do “terceiro mundo”... É um governo que tenta construir um Estado com maior poder de investimento, mas esse crescimento, inclusive o econômico, têm sido pequenos... mas o presidente Lula está anunciando que este ano de 2007 é o ano do crescimento. Evidentemente que crescimento na concepção conservadora, trata apenas do crescimento do bolo econômico, pra quem sabe um dia repartir umas migalhas sociais. Não. Na nova concepção de crescimento do Governo Lula isso é feito com inclusão social, com justiça, com redistribuição de renda. E nós, comunistas, participamos no Ministério dos Esportes, um ministro jovem, que vem da União da Juventude Socialista, que tem contribuído muito, transformando o setor de esporte num fator de inclusão social.

 

É importante frisar que o governo Lula não é um governo socialista. É um governo de coalizão; é um governo democrático, que reúne partidos de centro, de esquerda...;  é um governo que tem suas diferenças... que corresponde à correlação das forças mais avançadas no momento. Nós comunistas temos uma participação no governo. Mas não é a maior participação

10:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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