11/04/2007

07/04/2007: MSF et ACF dénoncent les propositions "dangereuses" d'Urgence Darfour ...

De : Bruno Drweski [mailto:bruno.drweski@wanadoo.fr]
Envoyé : samedi 7 avril 2007 10:28
À : Trybuna Robotnicza
Objet : FW: MSF et ACF dénoncent les propositions "dangereuses" d'Urgence Darfour

 


------ Message transféré
De : democrite <democrite@neuf.fr>

Date : Sat, 07 Apr 2007 07:57:17 +0200

Objet : Fw: MSF et ACF dénoncent les propositions "dangereuses" d'Urgence Darfour

----- Original Message -----
From: e.colonna <mailto:e.colonna@free.fr>  

Sent: Saturday, April 07, 2007 12:49 AM
Subject: MSF et ACF dénoncent les propositions "dangereuses" d'Urgence Darfour

Soudan : autre pays diabolisé. A la suite de cette dépêche récente , j'ai compilé quelques articles et interviews (en fin de page) qui donnent un autre point de vue sur cette région d'Afrique.
Ericrein


1/ Et le Darfour ? Arguments contre l'intervention par Justin Raimondo le 1 mai 2006 (Antiwar)
2/Le pétrole, motivation de l'intervention militaire au Soudan par John Laughland le 2 août 2004 (The Guardian)
3/Le rôle des Usa au Darfour par Sara Flounders le 3 juin 2006 (Worker's World)
4/Le rôle des évangélistes américains au Darfour le 1 octobre 2005 (Herodote)
5/ Peut-on comprendre ce qui se passe au Darfour ? Par Bruno Drweski (Informations et Commentaires)


MSF et ACF dénoncent les propositions "dangereuses" d'Urgence Darfour
AFP 23.03.07 | 16h28

Médecins sans Frontières et Action contre la Faim ont dénoncé vendredi les propositions du collectif Urgence Darfour pour la région occidentale du Soudan déchirée par une guerre depuis quatre ans, les qualifiant de "simplistes" et "dangereuses".

Selon Jean-Hervé Bradol, président de Médecins sans Frontières (MSF), interrogé par l'AFP après une virulente tribune dans Libération, le collectif, calqué sur un modèle américain, "a une cause politique à défendre: la mise au pas du régime soudanais actuel par une surenchère guerrière".

Ce collectif, présidé par Jacky Mamou, ancien président de Médecins du Monde, comprend notamment SOS-Racisme, la Licra, l'Association Communauté Rwandaise de France, le B'nai B'rith France et l'Union des étudiants juifs de France.

Soutenu par Bernard-Henri Lévy et par l'ex-ministre socialiste Bernard Kouchner, Urgence Darfour a réclamé mardi lors d'une grande soirée à Paris une intervention internationale ou demandé à défaut à la communauté internationale d'armer les rebelles du Mouvement de libération du Soudan (MLS).

Ils ont fait signer un engagement à cinq présidentiables: François Bayrou (UDF), Nicolas Sarkozy (UMP), Ségolène Royal (socialiste), Dominique Voynet (Verts) et Marie-Georges Buffet (communiste).

"Les dirigeants d'Urgence Darfour jouent sur l'ambiguïté, en prétendant parler au nom des organisations humanitaires" alors qu'"aucune des organisations de secours évoluant sur le terrain ne les soutient", souligne le Dr Bradol.

"C'est un mouvement politique, soutenu par des groupes chrétiens radicaux nord-américains, des groupes juifs et des supporters du régime actuel de Kigali", dit-il.

Le président de MSF souligne que si la situation au Darfour est "dramatique", le nombre de morts mensuel "n'est pas pire qu'au Congo, au Sri Lanka ou en Irak en ce moment".

Il pense également qu'une intervention militaire remettrait en cause l'opération de secours en cours à laquelle participent MSF et ACF, permettant notamment l'approvisionnement en nourriture, en eau potable et en soins de plus de un million de personnes.

Après les interventions militaires en Irak et en Afghanistan, ce scénario serait "dangereux" et pourrait provoquer "un bain de sang" vu la "configuration géopolitique du Soudan, pays dans lequel l'islam est la religion dominante" et étant donné le fait que Khartoum refuse l'intervention.

Pour le directeur général d'Action contre la Faim, François Danel, "les solutions prônées par le collectif paraissent simplistes, peu réalistes, voire dangereuses".

"La solution est de remettre les parties autour de la table et de faire en sorte que la France et l'Union européenne se mobilisent pour une solution politique en lien avec les puissances qui comptent aujourd'hui au Soudan, notamment la Chine", dit-il.

Le président de MSF trouve aussi "particulièrement inquiétant" le fait que les principaux candidats à la présidentielle aient cautionné ce plan, parlant de "précipitation électorale".


Et le Darfour ?
Arguments contre l'intervention


Justin Raimondo
1er mai 2006

antiwar.com http://www.antiwar.com/justin/?articleid=8922

Où que j'aille parler dans une université, on me demande chaque fois : « Mais le Darfour ? ». Cette question fait généralement la paire avec l' inévitable question de l'Holocauste, qui ressemble à ceci : « Oui, je comprends que vous vous opposiez à la guerre en Irak et je comprends vos sentiments anti-interventionnistes en général, mais qu'en est-il de notre responsabilité morale en vue d'empêcher un autre Holocauste ? » Cela
s' accompagne généralement d'un hymne à la «
bonne guerre », c'est-à-dire la Seconde Guerre mondiale, et de l'affirmation prétendant que,
«
bien sûr », il fallait intervenir, et non seulement à cause de Pearl Harbor
.
lire la suite http://stopusa.be/scripts/texte.php?section=BQ&langue=1&id=24527 <http://stopusa.be/scripts/texte.php?section=BQ&amp;langue=1&amp;id=24527>  


Le pétrole, motivation de l'intervention militaire au Soudan


John Laughland
2 août 2004
The Guardian

« Je pense que nous avons la responsabilité morale de régler ce problème », a déclaré le Premier ministre anglais à propos de la crise au Soudan. Dans chacune des cinq guerres qu'il a entamées, Blair a toujours invoqué la nécessité morale d'intervenir militairement.

La campagne de bombardement contre l'Irak, en décembre 1998; le bombardement de la Yougoslavie, en 1999, qui allait durer 74 jours; l'intervention en Sierra Leone, au printemps 2000; l'attaque contre l'Afghanistan, en octobre 2001, et la dernière guerre contre l'Irak, en mars 2003 Chaque fois, Blair, le regard allumé, y est allé de ces certitudes absolues. Il a même défendu le bombardement de l'usine pharmaceutique d'al-Shifa, au Soudan, en août 1998, sous le prétexte complètement fallacieux qu'on y produisait de l'anthrax en lieu et place d'aspirine.

Lire la suite http://stopusa.be/scripts/texte.php?section=BQ&langue=1&id=22982 <http://stopusa.be/scripts/texte.php?section=BQ&amp;langue=1&amp;id=22982>  


Le rôle des États-Unis au Darfour


Sara Flounders
3 juin 2006
Worker's World

Chaque fois, inlassablement, on nous répète qu’il faut faire « quelque chose ». Les « forces humanitaires » et les « garants américains de la paix » doivent se déployer sans attendre pour mettre un terme aux « épurations ethniques ». Il faut engager les troupes de l’ONU ou celles de l’Otan pour faire cesser le « génocide ». Le gouvernement américain a la « responsabilité morale d’empêcher un nouvel holocauste ».

Lire la suite http://stopusa.be/scripts/texte.php?section=BQ&langue=1&id=24579 <http://stopusa.be/scripts/texte.php?section=BQ&amp;langue=1&amp;id=24579>


Le rôle des évangélistes américains au Darfour

1er octobre 2005

Hérodote n°119

Le 11 mai 2005, j’ai voyagé pour la seconde fois sur les terres du Darfour pour me rendre compte de l’évolution d’un conflit, ouvert en 2003, entre « Arabes » et « Africains ». Notons que le contenu des termes « Arabes » et « Africains » est davantage culturel que biologique, chacun ayant été arabisé à des degrés différents. Tous sont musulmans. Le rapport de force s’établit par factions armées interposées. Les miliciens
« arabes », soutenus par le gouvernement islamiste de Khartoum, sont connus sous le nom de jenjawid : les « cavaliers du diable », anciennement des bandits de grand chemin. Les « Africains » ont mutualisé leurs forces dans deux groupes de rébellion : le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE) et l’Armée de libération du Soudan (ALS). Le réel enjeu de ce conflit semble l’appartenance des terres, question laissée en friche par le pouvoir central mais devenue essentielle après des sécheresses répétées depuis les années 1970 qui ont bouleversé l’équilibre agro-pastoral de la région.

Lire la suite http://stopusa.be/scripts/texte.php?section=BQ&langue=1&id=25009 <http://stopusa.be/scripts/texte.php?section=BQ&amp;langue=1&amp;id=25009>


------ Fin du message transféré

Peut-on comprende ce qui se passe au Darfour ?

 

Octobre - décembre 2006 n°137


Informations et Commentaires

Depuis plusieurs années déjà, mais avec une vigueur grandissante, les personnalités politiques occidentales, et plus largement les sociétés, sont sommées de prendre position “pour le Darfour”. Peu de gens sont cependant en état de savoir quels sont les protagonistes des tensions existant dans cette région du Soudan, encore moins, quelle est la représentativité de chacun des camps en présence, et quels sont leurs éventuels objectifs politiques. Comment dès lors prendre position ? On ne peut en effet prendre position sur la seule base de bons sentiments, sans vraiment comprendre ce qui se passe là-bas. Les choses seraient-elles vraiment incompréhensibles au Darfour ?

Qui fait la “guerre” au Darfour ? Et quel est le rôle des États voisins et des grandes puissances dans ce conflit ? Voilà les questions qu’il faudrait d’abord poser. Est-ce le gouvernement d’union nationale au pouvoir à Khartoum ? Les chefs provinciaux ? Le groupe rebelle du Mouvement de libération du Soudan (SLM), dont la principale faction a signé le 15 mai 2006 un accord de paix, certes précaire, avec Khartoum ? Ou le Mouvement pour l’égalité et la justice (JEM) qui a refusé de signer un tel accord, et qui est dirigé par Khalil Ibrahim ? Or, Khalil Ibrahim, lié par sa famille à l’actuel président du Tchad voisin, est aussi un proche de Hassan El Tourabi, le leader islamiste extrémiste qui a été chassé du pouvoir en 1999 à Khartoum, et qui s’est rapproché depuis du régime au pouvoir à N’Djamena, après avoir tenté de s’appuyer sur les ex-rebelles du Sud, qu’il combattait auparavant violemment lorsqu’il participait au pouvoir à Khartoum. Tout cela semble donc avoir peu à voir avec les habitants du Darfour. Les estimations publiées dans les médias occidentaux annoncent 200 000 morts au Darfour depuis le début des tensions. Le président soudanais parle de conflits entre groupes tribaux n’ayant pas fait plus de 9 000 morts [1] . Comment savoir ?

[1] http://english.aljazeera.net/NR/exeres/31E44055-9354-4E87-8773-860BD29DEF27.htm


13:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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