27/04/2007

27/04/2007: Mettez un Chavez dans votre moteur : l’essence de Caracas pour les bus londoniens ...

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De : Xarlo@aol.com [mailto:Xarlo@aol.com]
Envoyé : vendredi 27 avril 2007 6:42
À : Xarlo@aol.com
Objet :
Quand vous trouverez un article pareil dans la Presse française, vous prévenez..

 

_http://mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MAT20070222&artic

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(http://mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MAT20070222&articleId=4894)

 

Mettez un Chavez dans votre moteur : l’essence de Caracas pour les bus 

londoniens

Ken Livingstone-Hugo Chavez

 

par Maurizio  Matteuzzi

 

Mondialisation.ca, Le 22 fevrier 2007

Il manifesto 

 

Pétrole vénézuélien à bon marché pour approvisionner le réseau urbain  des

bus londoniens, et permettre au maire Ken Livingstone d’abaisser le prix des 

billets pour 250 mille londoniens vivant en conditions économiques  précaires.L’

accord a été signé hier dans la capitale anglaise par le maire,  représentant

historique de la gauche Travailliste en rupture avec le « nouveau 

travaillisme de Tony Blair (au point qu’aux dernières élections il s’est  présenté et a

été élu comme « indépendant »), et par le ministre des affaires  étrangères

vénézuélien Nicolas Maduro, accompagné par Alejandro Gonzalez, un des 

vice-présidents de Padvsa, la compagnie pétrolière d’état qui sera celle qui  paye en

fin de comptes. Hugo Chavez continue imperturbablement sur la voie de sa  «

pétro démocratie » et de son « populisme », indifférent – railleur même-   aux

critiques qui pleuvent sur lui de la part de la droite, la vieille et la  neuve,

à l’intérieur et à l’extérieur du Venezuela, et de la « gauche »  européenne

la plus moderne. Critiques non seulement de ce ménestrel du néo  libéralisme

pur et dur auquel s’est converti le fameux romancier péruvien Mario  Vargas

Llosa. Qui, dans les colonnes accueillantes de El Pais  (libéral-socialiste et

pro-Zapatero en politique intérieure mais grossièrement  conservateur quand il s

’agit de l’Amérique Latine), tente de promouvoir le livre  « El regreso del

idiota » (le recul de l’idiot ? NDT ) avec lequel Plinio  Apuleyo Mendoza

(ex-gauchiste colombien passé à l’extrême-droite), Carlos  Montaner

(anti-castriste cubain à la solde de la Cia) et Alvarito Vargas Llosa  (le fils) donnent

suite, dix ans après, à leur « Manual del perfecto  idiota  latino-americano »,

et définissent Chavez comme l’ « idiot étoile  ». Chef de file, avec ses «

clowneries », son « délire messianique », son «  anachronisme » et sa « stratégie

totalitaire rusée », de la « gauche carnivore »  (Fidel,  Chavez, Morales et

maintenant l’équatorien Correa) « re-née de ses  cendres » en Amérique latine,

par opposition à la « gauche végétarienne » et  bonne (les chiliens Bachelet

et Lagos, le brésilien Lula, l’uruguayen Vasquez,  jusqu’au péruvien Garcia

et, qui l’eut cru ! le nicaraguayen Ortega). 

 

Grâce à l’accord signé hier, qui s’appliquera « tout de suite »,  la

Municipalité de Londres paiera le pétrole vénézuélien 20% de moins et réduira  ainsi

de moitié le coût des transports pour les londoniens les plus pauvres. En  

contrepartie, le gouvernement vénézuélien bénéficiera de « la consultation » de 

la Municipalité de Londres en matière de recyclage des déchets ménagers, de 

trafic urbain, de réduction des émissions de dioxyde de carbone et autres 

problèmes environnementaux. « Cet accord contribue au travail que Chavez est en 

train d’accomplir dans le monde entier pour alléger les problèmes de la 

pauvreté, qui touchent tous les pays », a dit Livingstone. Déjà quand il fut 

annoncé, en mai 2006 à l’occasion d’une visite non officielle de Chavez à  Londres,

l’accord déchaîna de violentes polémiques. Si bien que Livingstone dut 

annuler un voyage à Caracas, fixé pour la veille des élections de décembre qui  ont

confirmé Chavez.

 

Polémiques et critiques qui se répètent maintenant  que l’accord est entré en

vigueur : pourquoi offrir des ressources importantes,  qui devraient être

destinées à la population pauvre du Venezuela, à une des  villes les plus riches

du monde ?

« Populisme » ? Peut-être.

 

«  Anachronisme », comme dit Vargas Llosa ? Certainement. Mais cette

extraordinaire  sensibilité pour les pauvres exhibée à chaque initiative «

anachronique » prise  par Chavez dans et hors du Venezuela, pue l’hypocrisie à plein nez.

Pourquoi la  pétro démocratie scandalise-t-elle tant quand elle est de sceau

chaviste et ne  scandalise pas du tout quand –ce qui a toujours eu lieu- ce

sont les Etats-Unis  qui la pratiquent, en faisant chaque année la liste des b

ons et des méchants  avec distribution correspondantes  de prix et punitions ? 

 

L’utilisation de l’arme du pétrole n’est pas nouvelle. Mais ce qui est 

inacceptable pour beaucoup c’est que, pour la première fois, c’est quelqu’un 

comme Chavez qui l’utilise. Non seulement en cédant le pétrole à des conditions 

planchers à la mairie de  « Ken le rouge » : Cuba, les petits pays des 

Caraïbes, les municipalités administrées par le Fmln au Salvador et par le Fsln  au

Nicaragua, l’Equateur, l’Uruguay, et même –provocation intolérable- aux 

pauvres de New Orleans et du Bronx new-yorkais.

 

On entend la même  litanie ces jours ci à Caracas, après l’annonce de la

re-nationalisation de la  compagnie des téléphones Cantv et de la compagnie

électrique Eds, vendues dans  les années 90 par les présidents social démocrate

Carlos Andres et social  chrétien Rafael Caldera. S’il les avait re-nationalisées

sans indemnisation,  ç’aurait été la fin du monde. Comme il les a rachetées,

en payant rubis sur  ongle les compagnies étasuniennes -572 millions de dollars

la Verizon et  quelques autres centaines de millions la AES- plus que ce que

valaient en Bourse  leurs actions- voilà que surgissent les vieilles barbes

comme l’économiste  Gerver Torres, ex ministre de Perez, pour dire que cela a

été la « pire décision  politique » prise par Chavez, et prévenir que les

nationalisations des  ressources stratégiques annoncées dans le cadre du «

socialisme du 21ème siècle  » -pétrole, télécommunications et électricité- coûteront

rien moins que 24  milliards de dollars. « Qui pouvaient servir à payer la dette

extérieure  équivalente» ou « être destinées aux pauvres du Venezuela  »…

 

 

Article original en italien, Edition de mercredi 21 février  2007 de il

manifesto

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange  Patrizio

 

Articles de Maurizio Matteuzzi publiés par  Mondialisation.ca

 

 

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“El fuero para el gran ladrón, la cárcel  para el que roba un pan”. Pablo

Neruda

 

"Le verbe résister doit toujours  se conjuguer au présent." Lucie  Aubrac

 

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21:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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