30/05/2007

29/05/2007: VENEZUELA: Différence de traitement d'une même information ...



Et si l' EURO-DICTATURE capitaliste et tous ses gouvernants nettoyaient d' abord leurs propres écuries à propos des "libertés" ... ?
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: [CSP] [ Venezuela-RCTV] Différence de traitement d'une même information
Date: Tue, 29 May 2007 11:09:15 +0200
De: Sierra <sierramaestra@wanadoo.fr>
Répondre à: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr
Pour: CSP group <Cubasolidarityproject@yahoogroupes.fr>


Voila la version de L'Express (plus bas, celle du Figaro) :

mardi 29 mai 2007, mis à jour à 09:26

Vénézuela

Chavez bâillonne la dernière chaîne d'opposition
LEXPRESS.fr

Après la fermeture de la chaîne de télévision RCTV, des manifestants dénoncent la "dictature" du président vénézuélien. L'Union européenne exprime son "inquiétude" et demande à Hugo Chavez de protéger la liberté de la presse

Le régime de Hugo Chavez a été pris lundi sous le feu des critiques au Venezuela mais aussi à l'étranger après l'arrêt forcé de Radio Caracas Television (RCTV), dernière chaîne nationale d'opposition.

Après 54 années d'existence, la télévision privée, dont le gouvernement a refusé de renouveler la licence, a disparu des écrans à minuit pour se trouver aussitôt remplacée par TVES, une chaîne "socialiste" financée par l'Etat.

Les agents de la police métropolitaine de Caracas ont dispersé vers 15h une manifestation d'étudiants avec des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes. Les échauffourées ont fait plusieurs blessés, selon la police. Des centaines d'étudiants, rejoints par des journalistes et des habitants, s'étaient rassemblés pacifiquement depuis le début de la matinée dans un quartier de l'est de la capitale avec pour slogan "c'est une dictature".

Selon le commissaire Armando Soto, "un groupe de manifestants violents a commencé à lancer des pierres et des bouteilles" et un policier a été hospitalisé avec une jambe fracturée. Après les incidents, certains étudiants ont érigé des barricades dans des rues avec des sacs d'ordures auxquels ils ont mis le feu, tandis que d'autres continuaient à manifester en criant "nous n'avons pas peur".

Le maire et dirigeant du parti d'opposition Un Nouveau Temps, Leopoldo Lopez, a affirmé qu'il s'agissait de la première fois en huit ans que les étudiants manifestaient massivement". "Le gouvernement ferme les chaînes critiques car il ne veut pas qu'on voit ces choses", a-t-il affirmé.

D'autres manifestation se sont aussi produites à Valencia (100 km au sud-ouest de Caracas) et San Cristobal (650 km au sud-ouest).

Le gouvernement vénézuélien a de son côté annoncé avoir porté plainte auprès du parquet pour incitation à la violence contre CNN, accusée par le ministre de la Communication, William Lara d'"émettre un message associant le président Chavez à la violence et la mort". Le ministre a reproché à la chaîne d'information américaine d'avoir illustré les protestations contre la fermeture de RCTV au Venezuela avec des images montrant une manifestation au Mexique après le meurtre d'un journaliste.

Très virulent, un archevêque du Venezuela, Mgr Baltasar Porras Cardoso, a fustigé le "sectarisme" du chef de l'Etat, comparant Chavez à Hitler, Mussolini et Castro dans les colonnes du quotidien brésilien O Estado de Sao Paulo.

A l'étranger, la présidence allemande de l'Union européenne a exprimé son "inquiétude", rappelant que "la liberté de parole et la liberté de presse sont des éléments essentiels de la démocratie". "L'Union européenne attend du Venezuela qu'il protège ces libertés et soutienne le pluralisme dans la diffusion des informations", indique un communiqué diffusé à Berlin.

Plusieurs organisations internationales de défense des médias ont également apporté leur soutien à la chaîne interdite d'antenne. "Chavez détient une position hégémonique sur les moyens de communication", a estimé le président de Reporters Sans Frontières, Robert Ménard.

Le président de RCTV, Marcel Granier, a soutenu que Chavez, un allié du Cubain Fidel Castro, était mu par "la volonté mégalomaniaque d'instaurer une dictature totalitaire". Le dirigeant vénézuélien avait annoncé après sa réélection en décembre la fin de la chaîne qui avait fait campagne contre sa candidature, lui reprochant le ton acerbe de ses journaux et son soutien à un coup d'Etat avorté en 2002. Sans RCTV, l'opposition ne dipose pour se faire entendre que de journaux ou radios ainsi qu'une chaîne hertzienne, Globovision, captée seulement dans la capitale ou par câble.

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=11643

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Et voila la version....du Figaro

Chavez bâillonne la télé d'oppositionCaracas (Venezuela)
LAMIA OUALALOU. Publié le 26 mai 2007

Chavez bâillonne la télé d'opposition

Le président Hugo Chavez s'est moqué cette semaine des motions adoptées par le Parlement européen et par le Sénat américain condamnant sa décision de ne pas renouveler la concession du principal canal de télévision vénézuélien, RCTV, qui doit disparaître des ondes cette nuit. Six mois après sa triomphale réélection, Chavez veut accélérer la conversion du Venezuela au « socialisme du XXIe siècle », provoquant une concentration croissante du pouvoir entre ses mains.

Depuis qu'il a rencontré Graciela, David n'est plus le même. Le beau garçon aux cheveux gominés veut en finir avec sa réputation de don Juan pour se dédier corps et âme à sa belle. Mais il apprend que Graciela est gravement malade. Leur amour suffira-t-il à la sauver ? Les téléspectateurs vénézuéliens ne le sauront jamais. Comme toutes les émissions du canal RCTV, la télénovela « Mi Prima Ciela », qui fait fureur depuis des mois, sera interrompue demain. En décembre, le président Hugo Chavez, vêtu de son uniforme vert olive et de son béret rouge de parachutiste, a annoncé qu'il ne renouvellerait pas la concession de la plus ancienne chaîne de télévision du pays. Si dans les médias et dans les quartiers aisés de Caracas la nouvelle a provoqué des protestations indignées sur le thème de la liberté d'expression, les habitants des « barrios », les zones déshéritées qui rassemblent 60 % de la population, se plaignent surtout de la disparition des émissions de divertissement, inexistantes sur le réseau public. Les patrons de RCTV l'ont bien compris : à chaque coupure publicitaire, une femme au foyer apparaît à l'écran en demandant à Hugo Chavez « de laisser (sa) télénovela en paix ». Réunis dans l'amphithéâtre orange de l'université centrale de Caracas (UVC), à la sortie d'un débat sur le « socialisme du XXIe siècle » promu par le régime, une poignée de professeurs discute des conséquences de la disparition de RCTV, sans parvenir à une opinion tranchée. Car, sur le plan légal, le gouvernement est dans son droit. Il ne s'agit pas de la fermeture d'un canal mais du non-renouvellement d'une concession. « C'est une décision souveraine, l'espace télévisuel est public, pas privé, et faire de RCTV le représentant de la démocratie est une blague », insiste le sociologue Luis Lander.

Pendant des années, la chaîne a ouvertement conspiré contre le président en place en relayant les appels à renverser le régime. Lors du coup d'État du 11 avril 2002, le canal annonçait qu'Hugo Chavez avait démissionné et accepté que le dirigeant du patronat local, Pedro Carmona, assure l'intérim à la tête de l'État. En réalité, le président était maintenu au secret dans une île au large du Venezuela par des militaires putschistes. La stratégie n'a pas fonctionné : les dizaines de radios communautaires des « barrios » ont convoqué le peuple dans la rue pour protester. Moins de quarante-huit heures plus tard, les militaires putchistes capitulaient et Hugo Chavez revenait au palais présidentiel de Miraflores. Jamais il n'a pardonné. « Le discours des patrons de RCTV est hypocrite : ils ont agi en tant qu'acteur politique contre le régime et aujourd'hui ils cherchent la protection internationale au nom de la liberté d'expression », estime Antonio Gonzalez, un jeune professeur de la UCV. « Ils ne méritent pas d'administrer une chaîne, mais il faut à tout prix qu'on maintienne la pluralité dans les médias », ajoute-t-il.

Or, le Venezuela pourrait basculer d'un extrême à un autre. Pendant des années, le secteur privé, contrôlé par l'opposition, a dominé le paysage de la presse écrite et télévisuelle, avec cinq chaînes - Venevisión, RCTV, Globovisión, Televen and CMT - et neuf des dix principaux quotidiens. À chaque offensive pour déloger Hugo Chavez, les médias ont perdu de la crédibilité, alors que le chef de la révolution bolivarienne en profitait pour concentrer les pouvoirs.

Le coup d'État avorté d'avril 2002 et la grève du patronat de la fin de cette même année lui ont permis de prendre le contrôle de l'armée et de l'entreprise pétrolière nationale PDVSA. En emportant le référendum révocatoire organisé à son encontre en 2004 et les élections législatives de 2005, Hugo Chavez a installé ses hommes dans toutes les institutions. En jouant les pauvres contre les riches face à une élite aveugle des réalités du pays, le président a pris le contrôle du pouvoir judiciaire, électoral, législatif et d'une grande partie de l'économie du pays. « Avec la puissance financière de l'État et de grandes compagnies comme PDVSA, le gouvernement est de très loin le premier annonceur dans la presse », rappelle Andres Canizales, directeur de l'institut Presse et Société, à Caracas. Conséquence, toutes les télévisions, hormis RCTV, ont baissé le ton, préférant faire de bonnes affaires avec le pouvoir. « Avec la disparition de RCTV, la critique va disparaître de la télévision, on ne va plus voir que Hugo Chavez fait des discours, sans même connaître les divisions au sein de son propre camp », dit Andres Canizales.

La création du Parti socialiste unifié vénézuélien (PSUV), il y a deux mois, symbolise l'intolérance ambiante. Tous les partisans de Chavez sont sommés d'y adhérer, sous peine d'être considérés comme traîtres ou dissidents. « Hugo Chavez a parfaitement compris l'importance des médias. C'est avec l'armée et le pétrole, son outil principal pour diffuser la révolution bolivarienne, analyse le politologue Alberto Garrido. Il va donc en prendre le contrôle, mais de manière progressive, avec des arguments technicojuridiques, comme dans le cas de RCTV. » En attendant, le président a convoqué dans l'urgence des professionnels du feuilleton à l'eau-de-rose pour proposer le plus vite possible un programme remplaçant l'écran noir de RCTV. Même chavistes, les familles des «barrios» ne lui pardonneraient pas de les laisser sans télénovelas.

http://www.lefigaro.fr/reportage/20070526.FIG000001063_chavez_baillonne_la_tele_d_opposition.html

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22:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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