18/07/2007

12/07/2007: José Martí ...

 -------- Message original --------

Sujet: Tr: José Marti par Fernando Martinez Herdia (CUBARTE)
Date: Thu, 12 Jul 2007 19:11:27 +0200 (CEST)
De: Joss Rovélas <jossrovelas@yahoo.fr>


José Martí
Par: Fernando Martínez Heredia

09 de Juillet, 2007


C´était un garçon havanais âgé de
15 ans, blanc mais fils de deux immigrants pauvres, le seul garçon parmi six enfants. Un bon enseignant a su apprécier chez lui ses naissantes qualités intellectuelles et son désir de savoir, et l´ a aidé à continuer ses études.
C´était le début du changement de sa destinée : au lieu du comptoir d´une épicerie, l´école secondaire.
Son pays était beau et bestial. Depuis 80 ans, on broyait sans cesse le travail et les vies de centaines de milliers d´esclaves africains. Des palais, des penseurs, des voitures, des contredanses, des belles demoiselles, des magnifiques garçons, vivaient sur une mer de crimes et d´iniquités. Le garçon havanais était très sensible, au-delà de ses expériences familiales, et dans une excursion avec son père il s´est heurté avec l´expression maximale de la résistance humaine des humbles : le suicide.
Trente ans plus tard, déjà maître de sa langue, il a synthétisé dans un poème l´horreur de l´esclavage à Cuba, la destruction de la condition humaine, il a rendu immortel cet obscur sacrifice et il a parlé de la trace que ce fait lui a laissé : « un enfant l´a vu : il a tremblé de passion pour ceux qui gémissent : et au pied du mort, il a juré de laver avec sa vie le crime !»
Cette année où il aura ses 15 ans, le peuple de l´Est du pays s´était soulevé contre le pouvoir colonial. Le pigeonneau d´insulaire est grandi brusquement, et il a utilisé une arme à sa portée, les endécasyllabes : « Ce n´est pas un rêve, il est vrai : cri de guerre lance le peuple cubain, enragé… ». Avec son poème d´adolescent il prenait part ainsi au baptême du nouveau gentilice.
Peut être qu´il connaissait déjà les paroles de la marche de guerre du bayamés, de musique un peu mozartienne, qui avait confirmée la nouvelle née entre le sang et la fumée de l´incendie : « que mourir pour la patrie c´est vivre ».
Le jeune créole a assumé le mandat de ce vers, et il est devenu Cubain. Alors ils sont venus la feuille subversive et la poésie militante, l´ardeur patriotique et la police. Il est allé en prison en novembre 1869, plus par son attitude rebelle que par avoir commis un crime. Soumis à la juridiction militaire, la haute marée répressive et la modeste condition sociale de l´accusé se sont réunies : il a été condamné à six ans de travaux forcés. Quinze mois après cette poésie anúteba avec laquelle il avait chanté au Dix Octobre, José Julián Martí Pérez a fait le pas décisif de l´engagement envers la révolution, lui donner son corps. Et il a écrit d´autres vers, maintenant plus complexes dans la forme, mais surtout pleins de contenu humain, des vers qui portaient en eux la douleur, l´amour, le dévouement à la cause et la vision de son propre avenir.
« En toi j´ai enfermé mes heures de joie et d´amer douleur; permettez-moi au moins que dans tes heures je laisse mon âme avec mon adieu. Je vais à une maison immense dans laquelle on m´a dit que vivre c´est mourir. La patrie m´y conduit. Pour la patrie, mourir c´est de se réjouir plus ».
Toutes les révoltes de jeunesse sont belles bien que parfois ephimères. Mais celle du jeune homme assujetti au fer dans les chantiers, aux cotés des gens pauvres et malades de Cuba, ne faisait que commencer. Dans les 25 ans qu´il allait vivre après de ce 1870, il a dû opter à maintes reprises pour être rebelle ou pour ne pas l´être. Il a appris que non pas toujours la disjonctive est aussi claire que lorsque l´on affirme « Ou Yara ou Madrid » et que la rébellion n´est pas obligée d´être lucide et catégorique, créatrice et tenace, conséquente et habile, sagace, tendre et héroïque.
Marti a choisi pour l´abnégation, la volonté inébranlable,et le dévouement, la vie dans l´exil permanent, dans la pauvreté matérielle de celui qui a renoncé à devenir un avocat réussi, un écrivain fameux et bien payé, un prospère et culte père de famille. Il a choisi de ne pas substituer chez lui la fonction de père laborieux et de ne pas être le soutien dont la mère et les sœoeurs s´attendaient du fils homme qui promettait tant, et par contre il assumé la douleur de rester séparé de son petit fils par une décision qu´à dû être, sans doute, déchirante.
Le devoir est une des expressions que nous trouvons les plus fréquemment dans ses écrits, dans ses réflexions, dans ses discours, dans ses poèmes, dans ses lettres, dans les conseils qu´il nous offre, dans les polémiques, dans les jugements sur des autres et sur lui-même. C´est le Nord de sa boussole la plus personnelle, de même que la création de la patrie cubaine c´est le Nord de toute sa projection publique. Et de la même manière que ces nords vont s´unir dans sa vie, ainsi dans son projet vont s´articuler le devoir individuel et celui du corps social en mouvement, et le devoir de Cuba en Amérique va se manifester.
La politique révolutionnaire est le centre de la projection publique de Marti, une politique qui ne tente pas de gouverner la vie des gens, bien qu´elle soit sûre d´avoir la mission de a sauver. Sa tache est d´apprendre les cubains à se servir de la politique pour devenir les maîtres de leurs vies et de créer leur pays. L´éthique alors ne se conforme pas à fournir des règles pour guider le comportement fe chacun ; s´entremêle fermement avec la politique révolutionnaires et cela sert à fiscaliser et de juge de ses principes et de ses actions en tant que stimulant de ses créations et de sa vigueur. En même temps, l´éthique garantit l´efficacité de cette politique, sans prétendre pour autant la dépouiller de sa spécificité.
C´était dure la tache de Marti, qui portait en lui toutes ses qualités pour lesquelles on l´a appelé du vivant, l´apôtre et qui s´est consacré à créer les bases de l´avenir. Afin de réunir les individus dans une escale capable de modifier le résultat attendu à la suite du Zanjón, qui ne passerait d´être une modernisation de la domination, on a vu la nécessité de lier les vertus et les mérites de ses compatriotes avec les confusions, les ambition, les maladresses, les intérêts mesquins et la peur aux changements.
Pour donner une suite à la révolution de Yara, il a dû préparer une révolution différente à celle-ci; pour unir les vieux et les jeunes et ceux-la avec la révolution il a dû tisser avec une patience infinie une réseau des coordinations et des volontés, et un parti politique nouveau, et à être le chef de tous. Il a dû faire bouger les inertes et chasser les imprudents, se donner aux humbles et attirer à tout le reste possible, nier les races et combattre la réalité du racisme, vouloir l´égalité des opportunités et la république démocratique pour le bien de tous et lutter pour l´indépendance nationale pour obtenir la liberté et la justice en même temps.
On peut trouver des traces de cette tache de géants si pleine des merveilles et des angoisses, d´amertume et des joies, sur les milliers de pages qu´il a écrit. Comment il fustige l´idée de l´annexion dans son poème angoissé « A l´étranger », ou la fierté enflammée avec laquelle il raconte les épisodes de la geste du 68 ; la profondeur aussi convaincant au moment d´exposer les matériaux très différents et parfois opposés avec lesquels il devra faire la révolution et la république. A savoir dans son discours du 10 octobre 1891, et l´opiniâtre conviction avant tout : « nous les fous, nous sommes les sains » ; la correspondance inlassable, séduisante o pleine de concepts, ce prodige de sciences politiques qui est son article « Le langage récent de certains autonomistes », la joie de partir finalement à la révolution dans ses écrits de 1895.
Avec sa mère il prend quelques libertés, parmi tant d´activité civique. Un an avant de sa mort il écrit : « …je continue ma tache, plus pure, ma mère, qu´un nouveau né, propre en tant qu´une étoile, sans une tache d´ambition, d´intrigue ou de haine (…) Mon avenir c´est comme la lumière du charbon blanc, qui brûle en lui, pour illuminer autour de lui. Je pense que mes luttes ne finiront jamais (…). Il n´y a que les malheureux qui arrivent parfois au pouvoir et qui arrivent avec beaucoup de colère, auront la paix avec moi. ».
Il a pu se réjouir de son premier triomphe : déclencher la guerre révolutionnaire qu´allait créer la nation et les Cubains, Il connaissait la transcendance de cet événement. Lorsque il a débarqué à Oriente le 11 avril 1895, en compagnie de Maximo Gomez, il a écrit dans don cahier : « Grand joie ».Il arrive pour affronter des taches immenses et difficiles : d´affirmer, d´organiser et d´élargir la guerre ; de définir les lignes fondamentales du pouvoir et la politique de la révolution, et laisser constituée la République en Armes ; d´exercer la conduite politique du processus, bien qu´il a de doutes sur la possibilité de le faire au moins dans un temps, et avoir le sort des combattants. Dans les camps d´Oriente, Marti est heureux lorsqu´il fait la connaissances des personnes, du paysage et des noms des choses de sa terre natale, les récits, les hommes et les lieux de la Guerre Grande. Et il se réjouit de voir tant du monde de Cuba qu´il n´avait qu´imaginé- avec son flot de vertus et des défauts. Submergés dans la révolution véritable.
Sans repos, Marti se plonge entre les chefs et les soldats, il fait la politique quotidienne et il réalise avec Maceo et Gomes la réunion à La Mejorana, il dresse des faits et des caractères sur son journal, il diffuse la revolution vers l´extérieur, il signe un ordre très dure de guerre, il vit la quotidienneté de la guerre irrégulière. Et il a encore le temps d´admirer la beauté d´une jeune dame andalouse et- là où tant milliers ne voyaient que des levées et des actions a mener- il est capable de regarder une étoile , et un pigeon.
Il connaît maintenant la mort palpable, non pas seulement à l´état ou le passage qui ont été si présents dans ses écrits et ses sentiments. Dos Rios a pu être seulement son premier combat, une rencontre sans trop d´importance, Aujourd´hi nous savons qu´il marchait vers la mort depuis qu´il est arrivé par Playitas, mais c´est uniquement la raison pour laquelle il est arrivé. Pour la Patrie, mourir c´est se réjouir davantage.
Marti a multiplié avec sa mort la valeur permanente de l´ouvrage de sa vie, la promesse que la révolution était en train de faire à un peuple nouveau et la transcendance de son projet cubain et continental. Ils sont toujours avec nous, et devant nous, en marquant la route.


Fuente: CUBARTE
 

  


 






21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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