06/09/2007

24/08/2007: Au Japon le communisme se porte bien ...

 -------- Message original --------
Sujet: Au Japon le communisme se porte bien - Communism Is Alive and Well and Living in Japan
Date: Fri, 24 Aug 2007 16:06:10 -0400
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>



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[FRANÇAIS] + [ENGLISH]

Magazine «Time» (États-Unis) : Au Japon le communisme se porte bien
(Traduction du Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada)

Time Magazine (U.S.A.): Communism Is Alive and Well and Living in Japan


- Original Message - From: "Sam Boskey" <sboskey@total.net> - Sent: Thursday, August 23, 2007 9:24 PM - Subject: Time: Communism Is Alive and Well and Living in Japan
[FRANÇAIS]
Magazine «Time» (États-Uni) : Au Japon le communisme se porte bien
Article de BRYAN WALSH
Drapeau du Parti communiste japonais
Mignonne comme «Hello Kitty», personnage créé par la société japonaise Sanrio, Michiko Suzuki, âgée de 19 ans ressemble à la plupart des milliers d'adolescentes qui font du lèche-vitrines dans la rue des magasins de mode du quartier de Harajuku de Tokyo, et lieu de rencontre de la jeunesse.  Mais après avoir fait leurs devoirs et avoir longuement discerté sur Marx, les étudiantes et les étudiants de l'université de Wako, se répandent dans les rues pour distribuer des tracts politiques.  Si ses camarades de classe pensent que le Parti est un lieu de réunion où les jeunes peuvent apporter leur appareil de karaoke, Michiko sait que le Parti est l'organisation d'avant-garde révolutionnaire de la lutte de classe.  C'est que Michiko est une adolescente communiste.
Le bolchevisme a de profondes racines au sein de la famille de Michiko.  Fille et petite-fille de membres du Parti communiste japonais (PCJ), elle y a adhéré dès qu'elle a eu dix-huit ans.  «Je pense que c'est «cool» de voir mes camarades lutter inébranlablement», dit Suzuki en souriant timidement.  Et elle ajoute : «J'aime beaucoup le mot «inébranlable»».
L'idée que des membres du PCJ soient encore sur le pied de guerre au sein de la seconde plus importante économie mondiale une quinzaine d'années après la chute de l'Union soviétique peut faire penser aux soldats japonais qui étaient restés longtemps cachés dans des îles isolées du Pacifique parce que personne ne leur avait dit que la Seconde guerre mondiale était finie.  Or le PCJ est loin d'être éteint.  Il déclare avoir 400 000 membres, et a recueilli aux élections législatives de 2005    7,3% des votes, soit 4,36 millions de votes.
«Le PCJ est probablement le Parti communiste qui, sans être au pouvoir, remporte le plus de succès en Asie et peut-être dans le monde» déclare Lam Peng-er, chercheur attaché de l'Université nationale de Singapore au sein de l'East Asian Institute.
Ce succès est dû à la longue histoire du Parti au Japon.  Il a été fondé en 1922, en tant que section de l'Internationale communiste, fédération internationale des partis marxistes-léninistes créé par Moscou.  Le PCJ s'est rapidement adapté aux conditions locales.  C'est l'un des rares groupes politiques japonais à s'être opposé à la montée des militaristes japonais peu avant la Seconde guerre mondiale, et, pour cela, à avoir payé très chèrement cet opposition.
«Le PCJ est le seul parti politique à s'être opposé à la guerre d'agression, au prix du sacrifice d'un grand nombre de ses membres», affirme Kazuo Shii.  Vêtu comme un travailleur ordinaire, Shii est le président du Parti communiste japonais.  Par cette ferme position de principe, le Parti communiste a gagné le respect d'un grand nombre de Japonaises/ais à la fin de la guerre.  À ce moment, devenu légal, le Parti a été autorisé à se présenter aux élections.  Mais les rapides succès du Parti communiste ont effrayé les autorités étatsuniennes d'occupation.  Craignant une infiltration soviétique, ces dernières ont commencé à essayer de briser l'influence du Parti.  Au cours de la "Purge des rouges" de 1949, ils ont destitué tous les communistes et les autres membres de la Gauche des postes qu'ils occupaient au Japon, permettant ainsi au Parti démocratique libéral de dominer les politiques du pays pendant des décennies.  Malgré cela, le Parti communiste japonais a établi, au cours de toutes ces années, un bloc d'opposition de gauche fiable au moyen du Parti socialiste japonais, plus étendu et plus traditionnel, fermement pacifiste et opposé à une alliance de sécurité avec les États-Unis.
Bien sûr, les Partis communistes d'autres pays du monde industrialisé, qui ont suivi ce modèle, ont perdu de leur importance au cours des années 1990.  Mais le PCJ, bien que plus faible qu'à son apogée, demeure important dans le domaine politique au Japon.
Kazuo Shii atribue la survie du PCJ à son indépendance politique continuelle par rapport à Moscou.  Mais l'endurance du PCJ est plutôt due à son rôle dans les affaires politiques locales.  Les plus grands partis poltiques du Japon manquent d'identité claire et cohésive, fonctionnent plutôt en tant qu'alliances d'intérêts manquant de cohésion, n'ont que peu de différences politiques distinguables, et recoivent de l'appui moins en fonction de leur ligne idéologique qu'en fonction de réseaux personnels de clientélisme établi avec des candidats.  «C'est comme le Tammany Hall», affirme Lam.  L'appui aux partis en tant que tels est faible et s'affaiblit, alors que l'électorat japonais, toujours plus exigeants quant à leurs intensions de votes, cherchent de meilleurs choix politiques.
Le PCJ gagne du prestige parce qu'il a vraiment une position, celle de préparer «la société socialiste / communiste», comme l'indique son Manifeste.  «Le PCJ est un parti qui sert de vitrine à des idées mais c'est le seul parti politique du Japon ayant une forte organisation de militantes/ants à la base», déclare Lam.  «D'une certaine façon, les communistes constituent probablement le parti politique le plus moderne du Japon».
Bien qu'il n'occupe que 18 des 722 sièges à la Diète, le PCJ est souvent la seule véritable opposition à la manière de faire de la politique à Tokyo, c'est-à-dire comme d'habitude et non autrement.  Le PCJ est pratiquement seul parmi les partis japonais à insister inlassablement pour que le premier ministre Shinzo Abe et les autres politiciens n'etouffent pas la question que le Japon, pendant la Seconde Guerre mondiale, a forcé des milliers de femmes asiatiques à servir de prostituées.  Les politiciens communistes ont à maintes reprises révélé des scandales financiers au sein du gouvernement qui ont été très dommageables.  Ils sont trop éloignés du pouvoir pour être happés par l'engrenage de la corruption endémique qui règne à Tokyo.  «Nous maintenons une surveillance, mais nous faisons plus que cela», affirme Shii.  «Je crois que si le Parti progresse, que nous pourrons jouer un rôle politif majeur au Japon."
Peut-être.  Le PCJ est sans doute le plus progressiste des partie dans le domaine de la politique au Japoin, mais il adhère encore au marxisme.  (Quand j'ai demandé sur un ton à demi-sérieux à un jeune membre du Parti en âge d'aller au secondaire s'il lisait les classiques, il a ouvert son sac a dos et a sorti la brochure numéro 2 de la traduction en japonais du Capital, qui se compose de 13 brochures.)  Et la cohésion du Parti existe au dépens de la flexibilité et de l'ouverture, car la discipline léniniste s'applique toujours, et quand le Comité central a adopté une position sur une question, les membres la défendent.  «Cela est incroyablement déphasé par rapport au Japon post-moderne», déclare Lam.  «Mais le PCJ croit que s'il abandonne ces principes, le Parti perdra de sa cohésion».
Les résultats du PCJ ne changeront pas les résultats des élections legislative de juillet, qui pourraitent décider du sort du premier ministre Shinzo Abe.  Sa popularité a dégringolé au niveau le plus bas au cours des dernières semaines en raison de la colère publique relativement aux fonds de pensions qui ont été mal administrés.  Il pourrait être forcé de démissionner si le Parti démocratique libéral au pouvoir perd trop de sièges.  Mais la majorité de l'électorat japonais choisira sans enthousiasme soit le Parti démocratique libéral soit le Parti démocratique d'opposition.  Mais le Parti comuniste japonais recueillera les votes de protestation et peut-être davantage, si les jeunes Japonaises/ais suivent l'exemple de Michiko Suzuki.  «Je crois que mes amies/is et que les personnes qui m'entoure ont beaucoup de difficulté à s'y retrouver, à avoir confiance en elles-mêmes ou en eux-mêmes», dit Michiko.  «Mais étant membre du Parti communiste japonais, j'ai une vision plus large de l'avenir.  Je sais que nous avons des possibilités».  Qui a dit que la guerre est finie?

[ENGLISH]

----- Original Message -----
From: "Sam Boskey" <
sboskey@total.net> - Sent: Thursday, August 23, 2007 9:24 PM - Subject: Time: Communism Is Alive and Well and Living in Japan
Postcard from Tokyo
Communism Is Alive and Well and Living in Japan
Japanese Communist flag.
Cute as Hello Kitty, 19-year-old Michiko Suzuki looks like any of the thousands of teens haunting the street fashion stores of Tokyo's youthful Harajuku district. But when the Wako University student takes time off from study sessions dissecting Marx to hit the street, it's usually in order to distribute political literature. To her classmates, the party may be something to which you bring the karaoke machine, but Suzuki knows it's really the revolutionary vanguard of class struggle. That's because Suzuki is a teenage communist.
Bolshevism runs in her family: The daughter and granddaughter of party members, she joined the Japanese Communist Party (JCP) as soon as she turned 18. "I think it's cool to see [fellow members] struggling unyieldingly," says Suzuki, smiling shyly. "I really love that last word."
The idea of a communist party soldiering on in the world's second-largest economy more than 15 years after the collapse of the Soviet Union may invite comparisons to Japanese soldiers who remained hidden on isolated Pacific islands because nobody told them World War II had ended. But the JCP is far from extinct: It claims some 400,000 members, and earned 7.3% of the vote in the most recent legislative elections, in 2005 — that's 4.36 million voters.
"The JCP is probably the most successful non-ruling communist party in Asia, if not the world," says Lam Peng-er, a research fellow at the National University of Singapore's East Asian Institute.
That success has its roots in the party's long history in Japan. Born in 1922 as the Japanese branch of the Communist International, the international federation of Marxist-Leninist parties created by Moscow, the JCP quickly adapted itself to local conditions. It was one of the few Japanese groups to stand up to the rise of Japanese militarists in the run-up to World War II, and suffered heavily as a result.
"The JCP was the only political party that struggled against the past war of aggression with the sacrifice of members' lives," says Kazuo Shii, the JCP's salaryman-suited chairman. That principled stance earned the respect of many Japanese after the war ended, and the newly legal JCP was allowed to run for election. But the JCP's early success spooked American occupation officials fearful of Soviet infiltration, and they moved to curtail the party's influence. In the "Red Purge" of 1949, they removed all communists and other left-wingers from official positions in Japan, leaving the LDP to dominate for decades. Still, the JCP formed a reliable leftist opposition bloc with the larger and more mainstream Japanese Socialist Party, steadfastly pacifist and opposed to a security alliance with the U.S.
Of course, communist parties elsewhere in the industrialized world that had followed a similar script nonetheless faded into irrelevance in the 1990s. But the JCP, although weaker than in its heyday, still matters in Japanese politics.
Shii credits the JCP's consistent independence from Moscow for its survival. But the JCP's endurance has more to do with its role in the domestic political arena. The largest parties in Japanese politics lack a clear and cohesive identity, functioning more as loose alliances of interest with few discernible political differences, and they draw support less on ideological bases than through personal networks of patronage built by individual candidates. "It's like Tammany Hall," says Lam. Support for the parties themselves is weak, and getting weaker, as increasingly sophisticated Japanese voters seek meaningful political choice.
The JCP may benefit by virtue of actually standing for something — "the socialist/communist society," according to its manifesto. "The JCP is a boutique party, but it's the only political party in Japan that has a strong grassroots organization," says Lam. "In a way, the communists are probably the most modern political party in Japan."
Despite holding only 18 of the 722 seats in the Diet, the JCP often functions as the only genuine opposition to politics-as-usual in Tokyo. Virtually alone among Japan's parties, the communists have hammered Prime Minister Shinzo Abe and others for backsliding on Japan's role in forcing tens of thousands of Asian women into prostitution during World War II. Communist politicians have repeatedly uncovered damaging financial scandals in government — they're too far removed from power to be enmeshed in Tokyo's endemic corruption. "We are the watchdog, but we go further than that," says Shii. "I think the advance of the JCP will be key to the advance of Japanese politics."
Well, maybe — it may be the most progressive party in Japanese politics, but it still adheres to Marxism. (When I half-seriously ask one college-aged party member whether he reads the classics, he reaches into his backpack and produces Volume 2 of the 13-volume Japanese translation of Das Kapital.) And the JCP's cohesion comes at the expense of flexibility and openness — Leninist discipline still applies, and when the Central Committee has ruled on an issue, members are expected to obey. "That's increasingly out of sync with postmodern Japan," says Lam. "But the fear of the JCP is that if they relent, the party will lose its cohesiveness."
The JCP's performance won't change the outcome of July's legislative elections, which could decide the fate of Abe. The Prime Minister's popularity has dropped to record lows in recent weeks due to public anger over mismanaged pension accounts, and he may be forced to resign if the ruling LDP loses too many seats. Still, most Japanese voters will choose either the LDP or the opposition Democratic Party, however unenthusiastically. But the JCP will pick up protest votes, and maybe more, if young Japanese follow Suzuki's example. "I think my friends and those around me have a lot of difficulty and hardship finding themselves, having any confidence in themselves," says Suzuki. "But as a member of the JCP, I have a wider perspective on my future. I know we have possibility." Who said the war was over?



     
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23:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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