24/09/2007

05/09/2007: À propos du 90e anniversaire de la grande révolution socialiste d’Octobre en Russie (1917)...



Le KKE, un véritable Parti communiste qui poursuit le combat sans reniements ...
RoRo


-------- Message original --------
Sujet: KKE - Révolution d’Octobre - October Revolution - 1917-2007
Date: Wed, 5 Sep 2007 16:36:01 -0400
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>



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[FRANÇAIS] + [ENGLISH]
À propos du 90e anniversaire de la grande révolution socialiste d’Octobre en Russie (1917)
Déclaration du Comité central du Parti communiste de Grèce (KKE)
http://fr.kke.gr/   Traduit par Jean-Marie Flémal [Belgique], 5 septembre 2007
On the 90th anniversary of the Great October Socialist Revolution in Russia (1917)
Statement of the Central Committee of the KKE (Communist Party of Greece)
http://inter.kke.gr/News/2007news/2007-07-90th-october

----- Original Message -----
From: WPB@wpb.be
Sent: Wednesday, September 05, 2007 11:59 AM
Subject: KKE: A propos du 90e anniversaire de la révolution d’Octobre (1917) (traduction française)


[FRANÇAIS]
À propos du 90e anniversaire de la grande révolution socialiste d’Octobre en Russie (1917)
Déclaration du Comité central du Parti communiste de Grèce (KKE)
http://fr.kke.gr/   Traduit par Jean-Marie Flémal [Belgique], 5 septembre 2007

Déclaration du Comité central du Parti communiste de Grèce (KKE)

À propos du 90e anniversaire de la grande révolution socialiste d’Octobre en Russie (1917)

C’est avec un optimisme révolutionnaire que le Comité central du KKE célèbre le 90e anniversaire de la grande révolution socialiste d’Octobre. Aujourd’hui encore, ce sont les enseignements d’Octobre qui guident la lutte du KKE.

La révolution d’Octobre évoque les communistes de la Première Internationale de Karl Marx et Friedrich Engels, ceux de la Seconde Internationale et de l’héroïque Commune de Paris, qui fut la première révolution prolétarienne à avoir réellement pris une véritable ampleur mais s’avéra incapable de consolider son pouvoir en raison d’un manque d’expérience, tout comme elle rappelle le slogan « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ». Elle nous remet également en mémoire la Troisième Internationale communiste, les travailleurs révolutionnaires de Canton, Turin, Berlin, d’Espagne, de Hongrie et de tous les centres prolétariens du monde entier.

Dans la gloire d’Octobre, les hommes et les femmes communistes voient la réalisation de la mission historique de la classe ouvrière. Ils voient la confirmation de ce que Marx et Engels écrivaient dans le Manifeste du parti communiste : « De toutes les classes qui, à l’heure présente, s’opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie ; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. »

Octobre révèle le rôle irremplaçable du principal agent de la révolution socialiste, le parti communiste, en tant que parti d’un type nouveau, lorsqu’on le compare aux partis social-démocrates et à toutes leurs compromissions. Octobre révèle en même temps la force de l’internationalisme prolétarien.

C’est avec une grande émotion que nous nous levons pour saluer les millions de personnes qui ont donné leurs vies pour le mouvement communiste mondial, les révolutionnaires invincibles de l’héroïque histoire prolétarienne, les insurrections des travailleurs, hommes et femmes, et des paysans pauvres, toutes ces masses qui ont créé l’histoire.

Leur exemple justifie l’existence de l’homme, il représente tout un enseignement et constitue en même temps l’héritage inestimable des communistes et des peuples.

La révolution d’Octobre fut un événement de dimension historique, sans nul doute le plus important du 20e siècle et, pour de longues décennies, il allait marquer de son sceau le cours tout entier de l’humanité. Le « spectre du communisme », qui avait hanté l’Europe quelques décennies plus tôt, revêtit une signification concrète sous la forme d’un pouvoir (prolétarien).

L’issue victorieuse de la révolution d’Octobre ouvrait la voie à l’humanité pour la faire passer « du règne de la nécessité à celui de la liberté ».

« Nous avons entamé cette tâche. Mais la question la plus essentielle n’est pas de savoir exactement quand, après combien de temps, les prolétaires de chaque nation termineront cette tâche. L’essentiel, c’est d’avoir rompu la glace, d’avoir ouvert la route, d’en avoir balisé le parcours », écrivait Lénine.

La révolution d’Octobre fut l’étincelle qui déclencha le développement progressif du mouvement communiste international. Sa flamme accéléra la formation de bon nombre de partis communistes, dont le KKE. Elle aboutit à la création de la Troisième Internationale communiste (1919-1943), dont la nécessité s’était d’autant fait sentir que la Seconde Internationale avait trahi les intérêts des travailleurs.

Depuis 1917, le capitalisme international a été obligé de prendre en considération l’existence d’une force agissant en contrepoids et qui allait être l’élément le plus déterminant dans le choix de sa ligne de conduite.

Grâce à la révolution socialiste d’Octobre, apparurent les conditions pour établir des droits, ce que le monde du travail n’avait encore jamais vu avant cela, même dans les pays capitalistes les plus développés.

Les acquis des travailleurs et des paysans sous le pouvoir soviétique eurent également des effets positifs pour le monde du travail des pays capitalistes. Ils furent un facteur fondamental en obligeant les partis gouvernementaux bourgeois, libéraux et social-démocrates à faire des concessions à la classe ouvrière.

L’ébranlement provoqué par la révolution d’Octobre dans les fondements du vieux monde eut une répercussion positive immédiate sur les mouvements d’opposition au colonialisme. C’est depuis lors, en fait, que ce régime inhumain commença véritablement à se désagréger.

Le pouvoir libérateur d’Octobre s’exprima également dans la culture mondiale, surtout dans les arts et les lettres. Des artistes de premier plan du monde entier rallièrent le mouvement ouvrier révolutionnaire, trouvèrent leur inspiration dans les messages de la révolution d’Octobre et mirent leur œuvre au service de ses idéaux, au service de la classe ouvrière internationale.

Les renversements contre-révolutionnaires des années 1989-1991 ne contredisent pas que la caractéristique de notre époque est celle d’une transition du capitalisme vers le socialisme, laquelle fut inaugurée symboliquement par la révolution d’Octobre.

Les développements historiques ont mis à mal les allégations disant que la nature de l’entreprise socialiste communiste était utopiste. Aucun système socio-économique n’a jamais été consolidé une fois pour toutes dans l’histoire de l’humanité, pas même le capitalisme dans son combat contre le féodalisme. Contrairement à ce que prétendent les représentants idéologiques et politiques de la classe bourgeoise -qui clament la fin de l'histoire- , le socialisme demeure nécessaire et à propos.

La nécessité et la relevance du socialisme naissent des contradictions du système capitaliste. Elles proviennent du fait que le capitalisme a créé les préalables matériels nécessaires au passage de l’humanité à un système socio-économique supérieur, quand bien même ce passage serait reporté dans le temps, aujourd’hui, par un rapport de forces défavorable qui fait apparaître l’agressivité capitaliste comme étant irrésistible.

La nécessité de la transition vers le socialisme est générée par le capitalisme lui-même, au sein duquel les produits du travail organisé socialement constituent la propriété privée capitaliste, et ce, malgré la socialisation à une échelle sans précédent du travail et de la production.

Cette contradiction est la matrice de tous les phénomènes de crise des sociétés capitalistes contemporaines, mais elle est également la balise qui en indique l’issue ainsi que la nécessité d'amener les rapports de production en concordance avec le niveau de développement des forces productives, ce qui implique d’abolir la propriété privée des moyens de production centralisée et de les socialiser, afin qu’ils soient utilisés de façon planifiée dans la production sociale par le pouvoir socialiste qui exprime les intérêts des producteurs de la richesse sociale.

Les théories qui prétendent que n'existaient pas les préalables objectifs à la réalisation de la révolution d’Octobre résultent soit de la propagande soit d’une analyse non scientifique de la réalité.

La révolution d’Octobre a eu lieu sur base du développement du capitalisme en Russie, lequel avait déjà évolué vers son stade impérialiste. Ce fait n’est pas réfuté par la profonde disparité du développement capitaliste de la Russie ni par l’héritage précapitaliste qui avait prévalu dans une part importante de l’empire tsariste. L’existence des préalables matériels à la transformation socialiste de la Russie peut être prouvée par les statistiques de l’époque.

Dans la classe ouvrière de Russie et particulièrement dans sa section industrielle, les Soviets furent créés en tant que cellules autour desquelles fut organisée la lutte révolutionnaire de la classe ouvrière en vue de gagner du pouvoir.

Le parti bolchevique avait une confiance illimitée dans la force de la classe ouvrière et dans la capacité de celle-ci – même si, à l’époque, elle ne constituait qu’une minorité au sein de la main-d’œuvre totale – à attirer les masses dans la lutte et à les diriger. Il tira des enseignements de l’initiative révolutionnaire des masses, des institutions que ces dernières créèrent durant les périodes où la lutte des classes se fit plus intense. Dans un même temps, il développa l’initiative des masses et accrut considérablement leur niveau de conscientisation.

Les paroles de Karl Marx se sont révélées justes, à savoir que la lutte, avec sa violence révolutionnaire inhérente, est la « sage-femme de l’histoire » et que l’histoire, jusqu’à ce jour, est l’histoire de la lutte des classes. Octobre marchait sur les traces de la grande révolte des esclaves dirigés par Spartacus, des révoltes paysannes du Moyen Âge et des glorieuses révolutions bourgeoises avec, en tête, la Révolution française.

La victoire d’Octobre constitua l’expression la plus retentissante de la supériorité de la théorie du socialisme-communisme scientifique, du marxisme-léninisme sur toutes les variantes philosophiques idéalistes et antidialectiques sans exception sur lesquelles repose l’idéologie bourgeoise. Elle confirma que le marxisme constitue réellement un bond qualitatif en avant par rapport aux théories les plus avancées issues de l’esprit humain jusqu’au 19e siècle, que ce soit en philosophie ou dans les sciences sociales : l’économie politique anglaise, la philosophie allemande et le socialisme utopiste français.

Les idées des Lumières qui inspirèrent et guidèrent la révolution bourgeoise avaient été surpassées depuis longtemps parce que la bourgeoisie avait cessé d’être une classe montante et qu’elle était devenue une classe réactionnaire.

Le parti bolchevique traita la lutte économique, politique et idéologique de la classe ouvrière comme un tout unique et indivisible. Il était guidé par le principe léniniste disant que le rôle du combattant d’avant-garde ne peut être assumé que par un parti guidé par une théorie d’avant-garde.

L’idéologie socialiste-communiste – qui établit les lois régissant la société capitaliste et celles de la transition révolutionnaire du capitalisme vers le socialisme et qui généralise l’expérience de la lutte des classes – a été développée et propagée parmi la classe ouvrière par le parti communiste révolutionnaire, son avant-garde consciente et organisée. C’est précisément ici que réside la nécessité du parti communiste.

La théorie de la révolution socialiste a été forgée durant la lutte incessante contre l’idéologie bourgeoise et contre les diverses théories réformistes et opportunistes. Elle a établi scientifiquement pourquoi la condition de la classe ouvrière ne peut changer radicalement via une lutte pour des réformes.

Après la création du parti bolchevique (1903) et l’intense lutte idéologique qui s’ensuivit durant bien des années entre les adhérents aux principes léninistes et ceux qui défendaient les points de vue opportunistes du parti, une force organisée fut créée pour la première fois dans l’histoire politique, avec une définition statutaire des droits et obligations des membres du parti, avec un principe fondamental de fonctionnement : le centralisme démocratique, avec un droit d’opinion et de critique, avec une unité dans l’action et une discipline unanime une fois les décisions adoptées, avec de solides liens dans les masses laborieuses et populaires qui se consolident lorsque la démocratie interne et l’autocritique, reposant sur le principe conducteur suprême de collectivité, se développent au sein du parti.

La préparation théorique complète du parti bolchevique sous la direction de Lénine le rendit capable d’évaluer correctement la disposition et la corrélation des forces sociales et politiques, de faire preuve de la flexibilité politique appropriée sans se distancier de son but stratégique, le pouvoir révolutionnaire des travailleurs, de résoudre les problèmes relatifs à la politique des alliances et ce, au profit du mouvement révolutionnaire, d’adapter positivement et de développer des slogans convenant à chaque moment, au sein d’un ensemble de conditions mouvantes, complexes, à l’évolution rapide.

L’un des facteurs décisifs vers la victoire de la révolution fut la politique des bolcheviks durant la Première Guerre mondiale.

Ce fut une guerre impérialiste, son but était la redistribution des marchés, des zones d’influence et des colonies. Elle intensifia à l’extrême toutes les contradictions de la société russe et provoqua une détérioration encore plus grave et plus abrupte des conditions d’existence des masses. On comprit que la guerre était le prolongement de la même politique interne, mais par des moyens militaires, c’est-à-dire qu’elle servait les intérêts des mêmes forces de classes qui exploitaient la classe ouvrière et qui avaient conduit des dizaines de millions de paysans au dénuement.

La direction de la Seconde Internationale, projetant de lancer le slogan de la « défense de la patrie », occulta la nature impérialiste de la guerre, ce qui aboutit à la fragmentation à l’échelle mondiale de la classe ouvrière et amena cette dernière à défendre son propre voleur « national », c’est-à-dire sa classe bourgeoise nationale. Au contraire, les bolcheviks ne se contentèrent pas de dénoncer la guerre, à l’instar des pacifistes. Ils militèrent en faveur de la transformation de la guerre impérialiste en une guerre contre les classes dirigeantes dans le but de les renverser. Cette voie seule aurait pu aboutir à une paix juste, avec l’élimination de l’exploitation de classe et de l’oppression impérialiste.

La vie elle-même créa les conditions du lancement de la révolution socialiste. Elle modela la situation révolutionnaire, un fait objectif bien existant, comme l’a dit Lénine avec insistance, lorsque les conditions suivantes sont réunies au même moment : « 1) L’incapacité des classes dirigeantes à maintenir leur pouvoir sous une forme inchangée (…) C'est seulement lorsque "ceux d'en bas" ne veulent plus et que "ceux d'en haut" ne peuvent plus continuer de vivre à l'ancienne manière, c'est alors seulement que la révolution peut triompher 2) Une détérioration plus grande que d’ordinaire, dans les privations et la misère des classes opprimées. 3) Pour les raisons énoncées ci-dessus, une augmentation importante de l’activité des masses qui, dans des temps de ‘paix’, permettraient qu’on les spolie en toute quiétude (…). »

Alors que la guerre s’éternisait, les bolcheviks ne permirent pas aux masses révolutionnaires de se laisser influencer par les forces bourgeoises qui se hissèrent au pouvoir lors de la révolution de février 1917 et du renversement du gouvernement tsariste, mais ils les menèrent à la révolution d’Octobre. Ils ne participèrent pas aux gouvernements bourgeois qui furent constitués entre février et octobre 1917. Ils tirèrent parti de l’existence de contradictions qui, non seulement maintenaient la situation révolutionnaire, mais contribuaient également à modifier les rapports de forces au sein des soviets. Le dernier gouvernement bourgeois, celui de Kerenski, fut également incapable de résoudre les problèmes qui avaient mobilisé des millions de personnes dans une lutte à mort, avec à la motivation de ceux à qui tout appartient et qui méritent de le conquérir et de vivre en paix.

Le slogan « Tout le pouvoir aux soviets ! » conquit la majorité de la classe ouvrière et attira bien vite des millions de paysans, dans le même temps qu’on l’entendit également dans les rangs de l’armée bourgeoise, au sein de laquelle les soldats chassaient les officiers réactionnaires et élisaient des révolutionnaires pour les remplacer.

La théorie léniniste du maillon faible au sein du système impérialiste fut pleinement confirmée. Dans des conditions de développement économique et politique asymétrique, ce qui constitue une loi absolue du capitalisme, il existe une possibilité de victoire pour la révolution socialiste dans un petit nombre de pays et même dans un seul pays considéré séparément.

Le nouvel État, celui de la dictature du prolétariat, qui reposait sur les Soviets, eux-mêmes issus de l’activité propre aux masses dans le feu de la révolution de 1905-1907, remplaça le vieil appareil de l’État qui avait été écrasé par la révolution d’Octobre.

La destruction des structures de l’État bourgeois est nécessaire, parce que, « quelle que soit sa forme, l’État moderne est essentiellement une machine capitaliste, l’État des capitalistes, le capitaliste collectif idéal », comme l’écrivait Engels.

« La démocratie s’appuyant sur la propriété privée ou sur la lutte pour abolir la propriété privée ? Liberté et égalité pour le travailleur, pour le paysan laborieux, pour la race opprimée ! Voilà notre slogan ! », déclarait V. I. Lénine. Et d’insister :

« La dictature du prolétariat (…) n’est pas seulement le recours à la violence contre les exploiteurs et, en fait, ce n’est pas principalement la violence (…); le prolétariat, comparé au capitalisme, représente et réalise une forme plus élevée de l’organisation sociale du travail. »

L’effort du jeune gouvernement soviétique en vue de construire les fondations économiques du socialisme progressa sous les conditions d’une lutte très dure contre les forces de l’intervention militaire étrangère et de la bourgeoisie domestique, de l’encerclement impérialiste et de la subversion interne, le tout accompagné de conspirations, d’actes de sabotage et d’assassinats de bolcheviks.

Le fait que les fondations du socialisme furent en fait bel et bien posées constitue un fait historique sans précédent, vu les conditions. Ce n’est pas un hasard s’il est traité avec autant de rage par la bourgeoisie et les opportunistes. Aujourd’hui encore, le drapeau de la croisade « anti-stalinienne » est agité pour discréditer la lutte communiste et ses perspectives dans leur ensemble.

L’activité du parti reposait sur le point de vue, fondé théoriquement, relatif à la possibilité de construire le socialisme dans un seul pays, et tout particulièrement un pays de la taille de la Russie, par opposition au point de vue trotskiste de la « révolution permanente ». Ce point de vue du parti reposait sur l’unité de la classe ouvrière et son alliance avec les couches pauvres de la paysannerie. En l’absence de ces conditions, le développement industriel socialiste et la collectivisation (ou coopérativisation) de la production agricole n’auraient pu être réalisés.

Une force importante dans la construction du socialisme fut le travail d’avant-garde du mouvement stakhanoviste, qui comprenait dans ses rangs des millions de révolutionnaires, la crème de la nouvelle société.

Grâce à tout cela, l’Union soviétique fut à même de devenir une grande puissance économique et militaire à la veille de la Seconde Guerre mondiale impérialiste.

Le rôle de l’Union soviétique dans la victoire des peuples contre le fascisme, lors de la Seconde Guerre mondiale, fut décisif. L’URSS décima la machine militaire de l’Allemagne et de ses alliés qui avaient envahi son territoire. Elle libéra nombre de pays européens des forces allemandes d’occupation. C’est pour cette patrie socialiste que plus de 20 millions de citoyens soviétiques donnèrent leur vie et que 10 autres millions environ furent blessés ou restèrent handicapés.

Les victoires de l’Armée rouge donnèrent une poussée considérable au développement des mouvements de libération nationale et des mouvements antifascistes, au sein desquels les partis communistes occupaient les premiers rangs. Il est caractéristique que leur développement fut plus vigoureux après la bataille de Stalingrad, qui marqua un tournant de la guerre et ce, au détriment des forces de l’Axe.

La lutte de la classe ouvrière et du peuple de Chine, de Cuba, du Vietnam et de la République démocratique populaire de Corée trouva dans la politique de l’Union soviétique un soutien désintéressé en même temps qu’un appui contre l’impérialisme.

L’Union soviétique aida les peuples d'Afghanistan, d’Angola, du Cambodge, du Sud-Yémen, d’Éthiopie et de douzaines d’autres pays d’Afrique, d’Asie et des Amériques. Elle soutint la Palestine et Chypre. Grâce à l’URSS et aux autres pays du pacte de Varsovie, des régions entières, tels les Balkans, connurent des décennies de coexistence pacifique entre leurs peuples, en dépit de leurs diversités ethniques.

L’URSS chercha par tous les moyens de mener à bien une politique de paix et d’élimination des points chauds de tension et de guerre allumés par l’impérialisme, qui fut responsable de deux guerres mondiales et de centaines de conflits locaux. L’Union soviétique soumit des douzaines de propositions en vue de la suppression ou de la limitation de toutes les armes nucléaires et de la conclusion d’accords pour ne pas en produire de nouvelles. Ses propositions se heurtèrent à l’agressivité des pays capitalistes.

Le pacte de Varsovie – qui fut signé en 1955, six années après la création de l’Otan – fut un instrument de défense, un bastion du socialisme. L’Union soviétique et les autres États membres proposèrent fréquemment la dissolution simultanée des deux alliances, mais sans réponse de la part des pays capitalistes. La décision du pacte de Varsovie de fournir son assistance internationaliste à la Hongrie, en 1956, et à la Tchécoslovaquie, en 1968, avait pour but la défense du pouvoir socialiste contre la contre-révolution. La lutte des classes entre le capitalisme et le socialisme fut menée à un niveau international.

Le droit de l’homme à un travail permanent et fixe, à la gratuité de l’enseignement, des soins de santé et de l’aide sociale, à un logement à bas prix et la garantie des droits politiques et sociaux fondamentaux pour la majorité de la population, tout cela est dû à la révolution d’Octobre.

Quelques années après la révolution d’Octobre, le chômage avait déjà disparu en Union soviétique. Dès 1956, la journée de 7 heures, voire de 6 heures, fut instaurée, de même que la semaine de 5 jours.

Des périodes de loisirs étaient assurées à tous les travailleurs. Leur contenu varia aussi, en raison des infrastructures créées par le pouvoir soviétique : maisons de repos, installations hôtelières ou de camping. Un vaste réseau de théâtres et de cinémas, des associations artistiques et sportives, des ensembles musicaux et des librairies couvrirent bientôt toute l’Union soviétique jusque dans les moindres villages et même dans les coins les plus éloignés de la Sibérie, dont de vastes étendues furent exploitées et littéralement transformées grâce au labeur héroïque de milliers de travailleurs, dont de nombreux volontaires.

La sécurité sociale fut une préoccupation prioritaire, pour l’État soviétique. La retraite fut fixée universellement à l’âge de 55 ans pour les femmes et de 60 pour les hommes. Des fonds de sécurité sociale furent financés par le budget de l’État et par les contributions en provenance des entreprises. Il y eut une préoccupation similaire dans les autres pays socialistes d’Europe également. Les travailleurs ne connurent jamais l’insécurité, les problèmes et les angoisses dont souffrent les travailleurs, les jeunes et les couches populaires des pays capitalistes.

Le pouvoir soviétique posa les fondations de l’abolition de la discrimination et de l’oppression à l’égard des femmes. Il leur donna les pleins droits légaux. Il protégea la maternité dans la pratique, comme un devoir social et non pas comme un devoir privé ou familial. Il soulagea les femmes de nombreuses responsabilités dans les occupations familiales en créant un système gratuit de bénéfices sociaux gérés par l’État. Dès les premiers moments de sa création, il traita des préjugés vieux de plusieurs siècles et ainsi que toutes sortes de difficultés objectives énormes. Il témoigna un intérêt particulier pour les jeunes couples. Bien que cela ne signifie pas que toute forme d’inégalité entre hommes et femmes eût été éliminée, il est un fait que le pouvoir soviétique aida les femmes à sortir de leur statut d’oubliées, d’êtres humains de seconde zone.

L’effort consenti pour élever le niveau de l’instruction publique à tous les niveaux fut une composante constante et intégrale de la politique soviétique. Plus des trois quarts des travailleurs de l’URSS ont eu une éducation de niveau universitaire ou de niveau secondaire complet et, dans le même temps, l’analphabétisme qui, en 1917, touchait les deux tiers de la population, fut rapidement éradiqué.

Les résultats s’exprimèrent à travers de l’épanouissement des sciences, via le premier vol spatial, avec Youri Gagarine, par l’apparition de savants de renommée mondiale dans des domaines aussi variés que la physique, les mathématiques, la chimie, la médecine, l’ingénierie, la psychologie et autres, créant ainsi un immense réservoir de connaissances scientifiques.

La construction de la base économique socialiste et la formation d’un État des travailleurs devinrent le fondement et l’instrument à partir desquels on allait modeler l’homme nouveau, le créateur de la culture socialiste. Son influence fut universelle et toucha tous les peuples et nations de ce vaste pays. Les réalisations de la culture socialiste dans tous les domaines devinrent la propriété des grandes masses du peuple en tant que bénéfice social de l’État.

L’État fournissait les ressources pour l’éducation artistique dès l’enfance, afin d’aider au développement de la créativité artistique. En Union soviétique, ce ne furent pas seulement de grands artistes, qui se distinguèrent dans tous les domaines de l’esthétique, mais avant tout le haut niveau culturel des masses populaire en général.

Des soins tout aussi attentifs furent apportés pour protéger et diffuser à l’adresse de l’humanité les meilleures réalisations intellectuelles jamais connues. En même temps que naissaient des œuvres de l’art socialiste et de la culture socialiste en général, des millions de citoyens soviétiques furent en mesure d’étudier et d’assimiler les grandes œuvres de la culture humaine. Après le Louvre et le Vatican, le musée de l’Ermitage possédait la meilleure collection d’œuvres d’art du monde et elle était accessible à tous. Le peuple soviétique n’a pas tardé à avoir une solide connaissance des créations culturelles et ce, dès les tout premiers moments de la révolution d’Octobre et durant la guerre civile, à une époque où les gens avaient pourtant faim, froid et mouraient fréquemment de choléra ou sur les champs de bataille.

Les progrès réalisés par les peuples de l’Union soviétique et les autres pays socialistes prouvent la supériorité du mode de production socialiste par rapport au capitaliste. Ils acquièrent même une valeur plus grande, si nous prenons en considération l’héritage de l’asymétrie capitaliste et de l’arriération de l’époque de la révolution, en comparaison avec les États-Unis, mais également avec la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et le Japon.

La construction du socialisme commença en Russie sur les ruines qu’y avaient laissées la Première Guerre mondiale, la guerre civile et l’intervention militaire de 16 pays impérialistes. À cela, il convient d’ajouter les destructions encore plus importantes de la Seconde Guerre mondiale. La reconstruction de l’URSS, sans la moindre aide étrangère et en quatre ans à peine (de 1945 à 1949), constitua un autre fait d’éclat du pouvoir socialiste soviétique. Au contraire, la reconstruction de l’Europe capitaliste s’appuya pour une part importante sur le « plan Marshall » des États-Unis.

La création de l’Union soviétique consista en une unification populaire progressiste, au contraire des « États-Unis d’Europe sous régime capitaliste », qui est « soit irréalisable, soit réactionnaire », comme le prédisait Lénine.

Aujourd’hui, les unions impérialistes sont totalement imprégnées de contradictions insurmontables. Leur concurrence pour la domination est engendrée par la propriété privée des moyens de production. Les relations de l’Union européenne avec les autres États et celles de ses membres entre eux sont régies par l’inégalité et la domination.

Le gouvernement soviétique s’opposa au nationalisme, à l’esprit de clocher et à la xénophobie. Il reconnut le droit de chaque peuple à l’autodétermination, y compris la séparation complète. Il promut le respect mutuel et l’égalité entre les nations et les groupes ethniques, il cultiva et instaura l’idée de leur fusion volontaire dans le seul cadre de l’Union soviétique.

Cette politique s’appuya sur l’internationalisme prolétarien, le seul principe dont l’application conséquente peut assurer le respect pour les particularismes nationaux, linguistiques et culturels et la participation uniforme au processus de la construction socialiste. Au contraire, la violation de l’internationalisme prolétarien, particulièrement dans des conditions qui voient s’accumuler des problèmes internes, peut fournir matière à émousser ou relâcher les liens et même à une opposition déclarée à l’unification.

Le facteur impérialiste, en collaboration avec les forces contre-révolutionnaires internes, tira parti des distorsions et erreurs et ranima les cendres des sentiments nationalistes pour détruire le système socialiste et aggraver les tendances sécessionnistes.

À quelque niveau que ce soit, la façon dont le gouvernement soviétique a traité tant de problèmes populaires prouve que la constante amélioration de la vie et le développement de la personnalité des travailleurs résident dans la nature et dans le potentiel inhérent du socialisme-communisme. Toutefois, ces choses ne peuvent se réaliser que via l’application d’une politique correcte de la part des partis communistes. Les déviations et les violations des principes se muent en facteurs de retard, de stagnation et même de récidive contre-révolutionnaire.

Avec les conclusions et élaborations de sa Conférence nationale de juillet 1995 sur « Les causes du renversement du système socialiste en Europe », le KKE a fait un premier pas dans l’étude de cette évolution néfaste pour les peuples. Nombre d’observations et d’affirmations additionnelles furent formulées dans les « Thèses du Comité central du KKE au 60e anniversaire de la grande victoire des peuples contre le fascisme – mai 2005 ».

Aujourd’hui qu’il a acquis une plus grande maturité et une meilleure connaissance des sources historiques, mais qu’il a également suivi les discussions qui se sont développées au niveau international entre les érudits marxistes, le KKE tente d’approfondir encore sa compréhension des causes du renversement contre-révolutionnaire et ne considère aucunement cette recherche comme étant terminée.

Le renversement du système socialiste constitue une contre-révolution parce qu’il a amené une régression sociale.

La domination absolue du capitalisme a accumulé de grandes souffrances pour des millions de personnes, aussi bien à l’intérieur qu’en dehors des pays socialistes que nous avons connus. L’exploitation de l’homme par l’homme, la prostitution et les narcotiques, le chômage et le pillage capitaliste des énormes richesses de l’Union soviétique – on n’avait pas connu tout cela durant sept décennies – sont aujourd’hui typiques de la situation qui a suivi la contre-révolution et l’effondrement de l’URSS. La contre-révolution a entraîné une destruction incroyablement répandue des forces productives. La propagande contre-révolutionnaire s’est efforcée, à l’échelle mondiale, de présenter les désastres de la contre-révolution comme étant un problème inhérent à la construction du socialisme.

Les peuples ont été temporairement privés de leur grand soutien, de leur allié sincère. Ils sont des milliers à avoir perdu la vie, victimes de l’agression impérialiste, ou à être désormais infirmes, ou à avoir dû se réfugier ailleurs. Les Balkans, l’Irak et l’Afghanistan, les peuples du Rwanda, de Haïti, de la Somalie sont les victimes les plus caractéristiques du nouveau rapport mondial des forces après 1989-1981.

Aux mains des impérialistes, le nationalisme, le racisme social, les différences religieuses et culturelles, l’antisocialisme et l’anticommunisme deviennent des armes servant à organiser la discorde entre les peuples et à morceler des États. On développe toujours actuellement de nouvelles armes et de nouveaux systèmes nucléaires.

Les nouvelles dimensions adoptées par l’anticommunisme et qui sont devenues, dans nombre de cas, la politique gouvernementale officielle, révèlent le caractère formel et limité de la démocratie bourgeoise en tant que dictature du capital. Dans les États qui ont émergé de la restauration du capitalisme et de l’éclatement de l’Union soviétique, dans les pays baltes, en Pologne, en République tchèque et ailleurs, on honore désormais les criminels et les collaborateurs des nazis, alors que les héros de la lutte antifasciste sont persécutés et que les symboles de la victoire des peuples contre le fascisme sont déboulonnés.

Nous rejetons le terme « effondrement » du système socialiste parce qu’il suggère un genre de nécessité du processus contre-révolutionnaire, il dissimule la lutte sociale et les conditions requises pour son évolution dans une lutte des classes ouverte.

Nous estimons qu’il est fondamental de mentionner que, dans ces pays, la construction socialiste était en progrès, avec ses faiblesses, ses erreurs et ses déviations. Il ne s’agissait pas de l’un ou l’autre « système d’exploitation de transition », ni de l’une ou l’autre forme de « capitalisme d’État », comme le prétendent certains courants du mouvement ouvrier.

Le fait que, dans les anciens pays socialistes, le renversement fut dirigé par le parti et les directions de l’État montre ce que confirme l’histoire tout entière du mouvement ouvrier : l’opportunisme dans son développement, et particulièrement dans des conditions d’intensification de la lutte des classes, mûrit progressivement en une force contre-révolutionnaire.

Déformant nos affirmations, nos adversaires prétendent que le KKE réduit toute la question des causes des renversements contre-révolutionnaires aux activités subversives menées par les agents impérialistes au sein du parti et dans l’État. Prétendre cela, c’est en quelque sorte vulgariser les positions du KKE, dans le but de présenter la pensée du parti comme étant loin de ce que requièrent les circonstances, de discréditer le parti aux yeux des masses laborieuses concernées.

L’encerclement par l’impérialisme du système socialiste s’est traduit par un puissant renforcement de ses problèmes et contradictions internes. Cela a amené des décisions qui ont encore rendu plus malaisée la construction du socialisme. La course aux armements a absorbé une part importante des ressources de l’Union soviétique.

La ligne de la coexistence pacifique telle qu’elle a été développée durant la période de l’après-guerre, à un certain point lors du 19e Congrès (octobre 1952) mais particulièrement lors du 20e Congrès du Parti communiste de l’URSS (février 1956), a permis de cultiver des points de vue utopiques, à savoir qu’il est possible pour l’impérialisme de renoncer à la guerre et aux moyens militaires.

Dans la mise en place du rapport mondial des forces, un rôle important fut celui des développements du mouvement communiste international et des questions de stratégie. La décision de dissoudre l’Internationale communiste (mai-juin 1943) indiqua l’absence d’un centre au sein duquel il était possible de formuler une stratégie révolutionnaire contre le système impérialiste international.

En dépit du fait que la Seconde Guerre mondiale créa les conditions d’une intensification considérable des contradictions de classe, la lutte antifasciste n’amena un renversement du pouvoir bourgeois que dans les pays d’Europe centrale et de l’Est, grâce - d’une façon ou d’une autre - à la contribution décisive de l’Armée rouge.

Dans l’Occident capitaliste, les partis communistes ne purent élaborer une stratégie de transformation de la guerre impérialiste ou de la lutte de libération en une lutte de conquête du pouvoir ouvrier. Ils reportèrent le but du socialiste à plus tard et définirent des tâches qui limitèrent la lutte au front contre le fascisme. Le point de vue qui prévalait alors, prétendait qu’il était possible qu’il existât l’une ou l’autre forme intermédiaire de pouvoir, entre le pouvoir bourgeois et le pouvoir de la classe ouvrière révolutionnaire, avec la possibilité de le voir évoluer vers un pouvoir ouvrier.

Après la Seconde Guerre mondiale, il y eut un manque évident de liens organisationnels entre les partis communistes en vue d’élaborer une stratégie unie indépendante contre la stratégie unie de l’impérialisme international. Le Bureau d’information des partis communistes, qui fut instauré en 1947 et décida lui-même sa propre dissolution en 1956, de même que les conférences internationales des partis communistes qui furent mises sur pied à partir d’alors, ne parvinrent pas à contribuer à l’unité idéologique et à l’établissement d’une stratégie révolutionnaire.

Dans les analyses menées par le mouvement communiste international, les tactiques flexibles du capitaliste ne furent pas correctement évaluées. Les contradictions entre les États capitalistes qui, naturellement, contenaient l’élément de dépendance, comme c’est le cas dans la pyramide impérialiste, ne furent pas analysées correctement et ce fait amena des choix d’alliances avec certaines sections de la bourgeoisie décrites comme étant « nationales », contre les sections considérées comme étant dominées par l’étranger. En outre, les directions communistes ne tirèrent pas de conclusions correctes et complètes en ce qui concerne les activités contre-révolutionnaires flagrantes de l’impérialisme, pour commencer en République démocratique allemande et, ensuite, en Hongrie, Pologne et Tchécoslovaquie.

La politique suivie par bon nombre de partis communistes consistant à collaborer avec la social-démocratie, fit partie de la stratégie de la « gouvernance antimonopoliste », une sorte de stade intermédiaire entre le capitalisme et le socialisme, lequel s’exprima également par le biais de gouvernements qui tentèrent d’administrer le système capitaliste.

D’autre part, juste après la fin de la guerre, sous la direction des États-Unis, l’impérialisme lança la « guerre froide ».

La « guerre froide » comprenait l’organisation de la guerre psychologique contre les pays socialistes, l’escalade dans la course aux armements, des réseaux de subversion et de sabotage du système socialiste, des provocations ouvertes de la part de l’impérialisme, l’organisation de développements contre-révolutionnaires et une politique économique et diplomatique différenciée contre les nouveaux gouvernements des travailleurs en visant à rompre leur alliance avec l’URSS. En même temps, le système impérialiste mit sur pied des coalitions militaires, civiles et économiques, comme l’Otan, la Communauté européenne, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et des accords commerciaux transnationaux qui assuraient la coordination entre les États capitalistes.

Les deux sections du mouvement communiste, celle au pouvoir et l’autre qui ne l’était pas, furent incapables d’évaluer correctement le rapport mondial des forces, tout en sous-estimant le potentiel de la réorganisation d’après-guerre du capitalisme.

Dans un même temps, la crise empira au sein du mouvement communiste international, après avoir commencé par se manifester dans un durcissement total des relations entre le Parti communiste d'Union soviétique et ceux de Chine et d’Albanie. Ensuite, les difficultés s’accrurent avec la formation d’un opportunisme droitier au sein du mouvement communiste de l’Europe occidentale pour aboutir à l’actuel « eurocommunisme », qui a convergé ouvertement vers la social-démocratie.

De ces deux côtés, l’antisoviétisme se manifesta et devint une composante de leur politique. De la part du PC de Chine, il se mua même en manifestations plus dures encore.

À l’époque, l’influence réciproque de l’opportunisme au sein des partis communistes des pays capitalistes et au sein des partis communistes au pouvoir fut renforcée sous les conditions d’une menace de frappes nucléaires contre les pays socialistes.

Il conviendrait de remarquer ceci : la différence fondamentale entre le capitalisme et le socialisme-communisme, c’est que les rapports capitalistes de production sont nés dans la matrice du féodalisme, alors que ceux du socialisme-communisme ne peuvent être nés dans la matrice du capitalisme, parce qu’ils sont en conflit avec toutes les formes d’exploitation.

Le pouvoir des travailleurs révolutionnaires doit renverser radicalement et refondre toutes les relations sociales héritées du capitalisme, il doit bâtir consciemment le nouveau mode de production en résolvant les contradictions sociales au profit de la construction socialiste. C’est pourquoi il rencontre d’énormes difficultés lors de sa construction, son extension, son plein développement et sa maîtrise des nouveaux rapports de production et de distribution. Le capitalisme ne rencontra pas ce genre de difficultés.

La société socialiste porte des marques profondes de la société capitaliste qui l’a engendrée à tous les niveaux. Dans le socialisme, l’exploitation de classe est abolie, mais il n’est pas possible d’abolir toute forme d’inégalité sociale et de stratification qui se reflète dans la conscience des gens et dans leur attitude envers la vie. Pendant la construction du socialisme, les différences entre la ville et la campagne, entre le travail intellectuel et le travail manuel doivent également être éliminées. Ce n’est qu’alors que nous serons à même de dire que nous avons « enfoncé le dernier clou dans le cercueil de la société capitaliste que nous enterrons », comme l’écrivait Lénine.

La lutte pour établir et développer la nouvelle société doit être dirigée par le pouvoir des travailleurs révolutionnaires dont le noyau est le parti communiste, lequel agit consciemment, sur base des lois du mouvement de la société socialiste. Par conséquent, la nature scientifique et basée sur un point de vue de classe, de la politique du parti communiste, le développement de la théorie du socialisme-communisme scientifique par le parti communiste par-dessus tout, est un préalable absolu de la construction socialiste.

Les partis au pouvoir n’ont pas mené cette tâche à bien. Et, dans la mesure où la politique du pouvoir socialiste ne parvint pas à résoudre ces contradictions au profit de la construction socialiste, ces mêmes contradictions évoluèrent par entrer réellement en concurrence. La théorie opportuniste prétendant que les contradictions non concurrentes ne peuvent se muer en contradictions concurrentes ne fut pas confirmée.

Après la guerre, comme l’a fait remarquer le 19e Congrès du PCUS, en dépit des succès enregistrés dans la réalisation du 4e plan quinquennal (1946-1950), il y eut des problèmes concernant la modernisation et le développement des moyens de production, la direction des entreprises et le niveau du bien-être social.

À partir du 20e Congrès du PCUS, en 1956, des approches théoriques erronées furent progressivement adoptées pour résoudre de tels problèmes et des mesures opportunistes furent appliquées dans l’économie avant de s’étendre au pouvoir socialiste et aux relations internationales. En même temps, sous prétexte de vouloir combattre le « culte de la personnalité », une campagne effrénée fut lancée contre la politique de l’État soviétique sous Staline et cela ouvrit la voie au grand glissement opportuniste de droite du mouvement communiste international.

Au lieu de renforcer les rapports socialistes de production/distribution, on renforça les relations marchandes potentiellement capitalistes. La planification centrale se mit à régresser et la propriété sociale s’éroda. Une part importante des produits agricoles émanant de la production privée et coopérative fut vendue librement sur le marché, c’est-à-dire au point culminant de la fluctuation des prix. La différenciation sociale dans l’industrie fut même plus forte encore. L’enrichissement illégal, ce qu’on a appelé « le capital de l’ombre », chercha à opérer légalement en tant que capital productif, c’est-à-dire qu’il chercha à restaurer le capitalisme. Ceci affecta le parti, renforçant l’érosion opportuniste et la dégénérescence social-démocratique.

Le subjectivisme dans l’évaluation du cours de la construction socialiste en tant que « socialisme développé » et le développement de l’opportunisme se retrouvèrent dans les évaluations du 21e Congrès du PCUS en 1959 : « Le socialisme en URSS a finalement triomphé, et pour de bon (…). Il est entré dans la période de la construction étendue de la société socialiste. » En 1961, le 22e Congrès adopta le « Programme de construction du communisme ». Dans les changements qui furent formulés dans la Constitution de 1977, on institua « l’État du peuple tout entier » et le « parti du peuple tout entier ».

La théorie de « l’État du peuple tout entier » a eu un autre effet en altérant les caractéristiques de l’État et en dégradant le rôle de la classe ouvrière. Il altéra également la nature de la démocratie socialiste. En même temps, la définition du parti en tant que « parti du peuple tout entier » signifiait un changement dans son caractère de classe ouvrière.

Dans les Documents de la Conférence nationale du KKE, en juillet 1995, sur « Les causes du renversement du système socialiste en Europe », il est fait mention du fait que « le rôle d’avant-garde du parti s’est affaibli progressivement (…). Dans la période de la perestroïka, l’état du parti atteignit un stade de dégénérescence. » Les forces du parti communiste qui n’avaient pas consciemment glissé vers l’opportunisme considérèrent le rôle prépondérant du parti dans la société comme étant acquis et incontestable.

Le contrôle du parti par les forces ouvrières s’affaiblit progressivement et finit par disparaître. Le principe de l’égalité entre communistes fut violé. Les conditions furent créées pour le développement du carriérisme parmi les cadres.

La classe ouvrière et les masses populaires en général ne rejetèrent pas le socialisme. Il est typique que les slogans utilisés par la perestroïka furent « la révolution dans la révolution » et « davantage de socialisme ».

Le fait que la classe ouvrière ne réagit pas contre la contre-révolution peut s’expliquer par ceci et d’autres facteurs encore.

Au fur et à mesure que les directions des partis communistes firent des choix qui érodèrent la nature sociale de la propriété et renforcèrent les intérêts strictement privés, des sentiments d’aliénation vis-à-vis de la propriété sociale furent créés et dans le même temps, la conscience sociale s’éroda. La passivité et l’indifférence eurent ainsi tout loisir de gagner du terrain.

L’érosion opportuniste du mouvement communiste international fut un long processus avec des racines profondes dans le développement capitaliste du 20e siècle, et ce processus n’a pas été promptement analysé, ni de façon objective. L’interaction entre l’opportunisme au sein des partis communistes des pays capitalistes développés d'une part et de celui du PCUS ainsi que des autres partis communistes au pouvoir d'autre part, requiert une plus ample recherche historique et est nécessaire pour le renforcement idéologique et politique, ainsi que pour l’unité du mouvement communiste au 21e siècle.

Il est également nécessaire de tirer et d’assimiler des conclusions du développement et de la croissance de la lutte des classes durant la construction socialiste du 20e siècle. La future construction socialiste va certainement commencer et évoluer à un niveau supérieur, si on la compare à celle du 20e siècle. Il est toutefois certain aussi qu’elle entrera dans une confrontation tout aussi brutale avec l’héritage capitaliste aux niveaux économique, politique et idéologique.

Pour le mouvement ouvrier des pays capitalistes d’aujourd’hui, il reste le problème d’un piégeage des masses dans les structures du système (contrôle du parlement, du gouvernement et des patrons, syndicats, gouvernements locaux et autres). La puissante influence idéologique bourgeoise sur le mouvement ouvrier s’exprime également par le biais de révisionnisme et de l’opportunisme dans bon nombre de partis communistes.

Aujourd’hui, plus que jamais auparavant, on peut prouver que la lutte des classes ne peut être avant tout défensive, si elle veut sauvegarder certains acquis, au moment où les besoins immédiats changent, tant de la part du capital que de la classe ouvrière. Des résultats immédiats et plus particulièrement des résultats à long terme, ne peuvent être obtenus qu’en politisant les actions, en mettant en exergue les revendications qui se heurtent à la stratégie du capital, qui prétendent que la richesse doit être produite au bénéfice de ses producteurs directs, tout en préparant en même temps le facteur subjectif pour la conquête du pouvoir. De telles luttes peuvent créer des rapports de forces en faveur de la classe ouvrière et de ses alliés potentiels, les masses populaires.

L’un des principaux devoirs du front idéologique communiste est de restaurer aux yeux des travailleurs la vérité concernant le socialisme au 20e siècle, sans verser dans les idéalisations, mais objectivement et indépendamment des calomnies bourgeoises. La défense des lois du développement du socialisme et, en même temps, la défense de la contribution du socialisme au 20e siècle fournissent une réponse aux théories opportunistes concernant des « modèles » de socialisme adaptés aux particularismes « nationaux », mais aussi à la discussion défaitiste des erreurs. La défense de cette contribution est, aux yeux du KKE, un critère dans les relations avec d’autres partis communistes et partis des travailleurs, en vue de la création du pôle communiste au sein du mouvement international.

Les calomnies et les croisades anticommunistes ne peuvent cacher la vérité bien longtemps. L’anticommunisme dont l’un des éléments est la récriture de l’histoire, est une preuve de la crainte éprouvée par la classe bourgeoise.

Il a été confirmé qu’il n’y a pas de voie sans classe ou de troisième voie vers le développement. Toute voie servira le capitalisme, c’est-à-dire la gestion du système capitaliste, ou elle servira le peuple.

Tous les mythes, anciens et contemporains, doivent être renversés et dénoncés dans la pratique : les mythes du « libre marché » et de la « compétitivité », de la « modernisation », du « consensus », du « dialogue social », de la « démocratie des institutions », des « voies à sens unique » ainsi que les mythes qui touchent à la sécurité et au respect des droits souverains et des frontières. La question est celle-ci : qui est au pouvoir, qui domine, au profit de qui et à quelle fin ?

La classe ouvrière et les couches pauvres des masses populaires ne resteront pas collées au passé. La classe ouvrière, et particulièrement ses générations plus jeunes, de même que les plus jeunes générations des masses populaires, ne méritent qu’un seul futur, celui que craint l’impérialisme : un futur socialiste-communiste.

Le Programme du KKE, adopté lors du 15e Congrès, insistait d’ailleurs sur ceci : « Le 21e siècle sera le siècle où les forces révolutionnaires se regrouperont, où l’offensive du capital sera repoussée et où la contre-offensive décisive sera mise sur pied. Le 21e siècle sera le siècle d’une nouvelle croissance au sein du mouvement révolutionnaire mondial et d’une nouvelle série de révolutions sociales. »

25 mai 2007 Le Comité central du KKE

Traduit par Jean-Marie Flémal[Belgique], 5 septembre 2007


[ENGLISH]
On the 90th anniversary of the Great October Socialist Revolution in Russia (1917)
Statement of the Central Committee of the KKE (Communist Party of Greece)
http://inter.kke.gr/News/2007news/2007-07-90th-october

With revolutionary optimism, the Central Committee of the KKE pays homage to the 90th anniversary of the Great October Socialist Revolution. The teachings of October guide the struggle of the KKE.

The October Revolution brings to mind the communists of the First International of Karl Marx and Friedrich Engels, those of the Second International, the heroic Paris Commune, the first proletarian revolution that “made the leap to the skies” but was unable to consolidate its power owing to inexperience, and the slogan “Proletarians of all countries, unite”. The red armies come to mind, the Third Communist International, the revolutionary workers of Canton, Turin, Berlin, Spain, Hungary, and of all proletarian centres around the world.

In the glory of October, communist men and women see the realization of the historic mission of the working class. They see the confirmation of what Marx and Engels wrote in the Communist Manifesto, “Of all the classes which, at this moment, are confronting the bourgeoisie, only the proletariat is a truly revolutionary class. The other classes are disappearing and being eliminated by big industry, while the proletariat is its most characteristic product.”

October reveals the irreplaceable role of the leading agent of the socialist revolution, the Communist Party, as a Party of the new type, relative to the compromised social democratic parties. It reveals the strength of proletarian internationalism. We stand with great emotion before the millions who gave their lives for the world communist movement, the invincible revolutionaries of the heroic proletarian history, before the uprisings of working men and women and poor farmers – the mass creators of history.

Their example vindicates human existence; it educates and constitutes the invaluable heritage of communists and of the peoples.

The October revolution was an event of historic proportions, the greatest event in the 20th century, which set its seal for decades on the course of humankind. The “ghost of Communism”, which a few decades earlier had haunted Europe, took on concrete meaning in the form of (proletarian) power.

The victorious outcome of the October revolution meant that the way was paved for mankind to pass “from the realm of necessity to the realm of freedom.”

“We have begun this task. But exactly when, after how much time, the proletarians of which nation will finish this task is not the most essential issue. What is essential is that the ice has been broken, the road has been opened, the path has been charted,” wrote Lenin.

The October revolution was the spark that ignited the progressive growth of the international Communist Movement. Its flame accelerated the formation of a number of Communist Parties, among which was the KKE. It led to the creation of the Third Communist International (1919-1943), whose necessity arose from the fact that capital is an international power, but also from the fact that the Second International had betrayed the interests of the workers.

Since 1917, international capitalism was obliged to take into consideration the existence of a countervailing force as the first determinant of its policy.

Thanks to the October socialist revolution, the conditions were created to establish rights, unprecedented up to that point for the working people, even in the most developed capitalist countries.

The gains of the workers and farmers under Soviet power functioned in favour of the working people in the capitalist countries as well. They were a basic factor that obliged the bourgeois governmental parties, liberals and social democrats to make concessions to the working class.

The shock of the October Revolution to the foundations of the old world had an immediate positive reflection in the movements against colonialism. It was since then that this inhuman regime essentially began to crumble.

The liberating power of October was expressed in the global culture as well, in the arts and letters. Major artists worldwide joined the revolutionary labour movement, were inspired by the messages of the October Revolution, and placed their work at the service of its ideals, at the service of the international working class.

The counter-revolutionary reversals of the years 1989-1991 do not negate the character of our times as the epoch of transition from capitalism to socialism, which was symbolically inaugurated by the October Revolution.

Historical developments have refuted the claim that the nature of the socialist-communist undertaking was utopian. No socio-economic system has ever been consolidated once and for all in the history of mankind, not even capitalism in its battle with feudalism. Contrary to the ideological and political representatives of the bourgeois class, who claim that the end of history has arrived, socialism remains necessary and timely.

The necessity and timeliness of socialism arise from the contradictions in the capitalist system. They stem from the fact that capitalism has created the material pre-conditions required for humanity’s transition to a superior socio-economic system, however long this may be delayed today by the adverse correlation of forces, which makes capitalist aggressiveness appear invincible.

The necessity for the transition to socialism is generated by capitalism itself, in which, although labour and production have been socialised on an unprecedented scale, the products of socially organised labour constitute private, capitalist property.

This contradiction is the womb of all the crisis phenomena in contemporary capitalist societies, but it is also the beacon pointing to the way out and to the need for: bringing relations of production in correspondence to the level of development of the productive forces, for private ownership of the centralised means of production to be abolished, and for them to be socialised, for their planned use in social production by the socialist power that expresses the interests of the producers of social wealth.


Theories arguing that the objective pre-conditions did not exist for the realisation of the October Revolution are the result of either propaganda or unscientific analyses of reality.

The October Revolution took place on the ground of capitalism’s development in Russia, which had already evolved into its imperialist stage. This fact is not refuted by the profound disparity in the capitalist development of Russia, nor by the pre-capitalist heritage that prevailed in a large part of the Tsarist empire. The existence of the material pre-conditions for the socialist transformation of Russia can be proved by the statistics of the period.

In the working class of Russia and especially in its industrial section, the soviets were founded as cells around which the revolutionary struggle of the working class to gain power was organised.

The Bolshevik party had unlimited confidence in the strength of the working class and in its ability – even though it was then a minority of the total work force – to draw the masses into the struggle and lead them. It learned from the revolutionary initiative of the masses, from the institutions that the latter created during the moments when the class struggle became more acute. At the same time it developed the initiative of the masses, and raised it to a more conscious level.

The words of Karl Marx have proven to be true, that the class struggle, with the revolutionary violence it comprises, is the “midwife of history”, and that history to date is the history of the class struggle. October came in the footsteps of the great uprising of the slaves led by Spartacus, the revolts of the peasants in the Middle Ages, and the glorious bourgeois revolutions, first of all the French revolution.


Victorious October constituted the most resounding expression of the superiority of the theory of scientific socialism-communism, of Marxism-Leninism over any of the idealist and anti-dialectical philosophical variations on which bourgeois ideology is based. It confirmed that Marxism truly constitutes a qualitative leap forward in relation to the most advanced theories created by the human mind up to the 19th century, in philosophy and the social sciences: English political economy, German philosophy and French utopian socialism.

The ideas of the Enlightenment that inspired and guided the bourgeois revolutions had long since been surpassed, because the bourgeoisie had ceased to be an ascending class, and had become a reactionary class.


The Bolshevik party treated the economic, political and ideological struggle of the working class as a single, indivisible whole. It was guided by the Leninist principle that the role of the vanguard fighter can only be fullfiled by a party guided by a vanguard theory.

The socialist-communist ideology – which sets out the laws of motion of capitalist society and the laws for the revolutionary transition from capitalism to socialism, and generalises the experience of the class struggle – is developed and disseminated among the working class by the revolutionary Communist Party, its conscious and organised vanguard. It is precisely here that lies the need for the Communist Party.

The theory of the socialist revolution was forged in the ceaseless struggle against the bourgeois ideology, and against the various reformist and opportunist theories. It established scientifically why the condition of the working class cannot change radically through a struggle for reforms

After the foundation of the Bolshevik party (1903) and an intense ideological struggle that followed for many years between the followers of Leninist and the followers of opportunist viewpoints in the party, an organised force was created for the first time in political history, with statutorily determined rights and obligations of party members, with its fundamental operating principle being democratic centralism: with the right to an opinion and criticism, with unitary action and discipline as one voice once decisions have been adopted, with strong links with the working - popular masses, that grow stronger, when internal democracy and self-criticism, based on the supreme guiding principle of collectivity, are being developed in the party.

The comprehensive theoretical preparation of the Bolshevik Party, under the leadership of Lenin, made it capable of correctly estimating the disposition and correlation of social and political forces, of showing the appropriate political flexibility, without distancing itself from the strategic goal, revolutionary workers’ power, of solving problems related to the policy of alliances to the benefit of the revolutionary movement, of adapting positively and developing slogans suitable for each moment, within a fluid, complex and swiftly evolving set of conditions.


One of the decisive factors for the victory of the revolution was the policy of the Bolsheviks during World War I.

This was an imperialist war; its purpose was to redistribute markets, spheres of influence and colonies. It sharpened to the utmost all the contradictions in Russian society, and caused a greater and more abrupt deterioration in the lives of the masses. It was understood that the war was the continuation of the same internal policy by military means, i.e. that it served the interests of the same class forces that were exploiting the working class and had led tens of millions of peasants to destitution.

The leadership of the Second International, projecting the slogan of the “defence the homeland”, concealed the imperialist nature of the war, leading to the fragmentation of the working class worldwide, and its conversion into a defender of its own “national” thief, the domestic bourgeois class. On the contrary, the Bolsheviks did not only denounce the war, as the pacifists did. They argued in favour of transforming the imperialist war into a war against the ruling classes, for their overthrow. This road alone could have led to a just peace, with the elimination of class exploitation and imperialist oppression.

Life itself created the conditions for the onset of the socialist revolution. It shaped the revolutionary situation, which is an objective fact that exists, as Lenin emphasised, when the following conditions occur simultaneously: “1. The inability of the ruling classes to maintain their rule in an unchanged form (…) for the revolution to break out, it is not sufficient that “the lower strata do not wish to”, but it is also necessary that “those at the top are unable” to live as they had before. 2. A deterioration, greater than usual, in the privation and misery of the oppressed classes. 3. For the reasons above, a significant increase of the activity of the masses, which in “peaceful” times would allow themselves to be robbed quietly…”

While the war lasted, the Bolsheviks did not let the revolutionary masses to be influenced by the bourgeois forces that rose to power in the revolution of February 1917 and the overthrow of the Tsarist government, but led them to the October revolution. They did not take part in the bourgeois governments that were formed between February and October of 1917. They took advantage of the existence of contradictions that not only maintained the revolutionary situation, but also helped to change the correlation of forces in the soviets. The last bourgeois government, that of Kerensky, was also incapable of resolving the issues that had mobilised millions of people in a life and death struggle, with the drive of those to whom everything belongs and that deserve to conquer them and live in peace.

The slogan “All power to the soviets!” won the majority of the working class and rapidly attracted millions of peasants, while it was also expressed in the ranks of the bourgeois army, where the soldiers removed the reactionary officers and elected revolutionaries in their posts.

The Leninist theory about the weak link in the imperialist system was fully confirmed. Under conditions of asymmetrical economic and political development, which is an absolute law of capitalism, there is the possibility of victory of the socialist revolution in a few countries or even in a single country taken separately.


The new state, that of the dictatorship of the proletariat, that was based on the Soviets, an offspring of the masses’ self-activity in the flame of the revolution of 1905-07, replaced the old state machinery, that was crushed by the October Revolution.

The smashing of the structures of the bourgeois state is necessary, because “the modern state, whatever its form, is essentially a capitalist machine, the state of the capitalists, the ideal collective capitalist,” as Engels wrote.

“Democracy on the basis of private property or on the basis of the struggle to abolish private property? (…) Freedom and equality for the worker, for the working peasant, for the oppressed race! This is our slogan!” declared V.I. Lenin. And he emphasised:

“The dictatorship of the proletariat… is not solely the exercise of violence against the exploiters and, in fact, it is not mainly violence… the proletariat, in comparison to capitalism, represents and achieves a higher form of the social organisation of labour.”


The effort of the young Soviet government to build the economic foundations of socialism advanced under the conditions of a hard struggle against the forces of foreign military intervention and the domestic bourgeoisie, imperialist encirclement and internal subversion, with conspiracies, sabotage and assassinations of Bolsheviks.

The fact that the foundations of socialism were actually built constitutes an unprecedented historical feat given the conditions. It is not accidental that it is treated with such rabid rage by the bourgeoisie and opportunists. To this day, the flag of the “anti-Stalinist” crusade is being raised to discredit the communist struggle and prospects as a whole.

The Party’s activity was based on the theoretically consolidated view regarding the possibility of building socialism in one country, especially one of the size of Russia, in opposition to the Trotskyist view of the “permanent revolution”. It was based on the unity of the working class and its alliance with the poor strata of the peasantry. In the absence of these conditions, socialist industrial development and collectivisation (cooperatization) of agricultural production could not have been accomplished.

A significant force in the construction of socialism was the vanguard work of the Stakhanovite movement, that included in its ranks millions of revolutionaries, the cream of the new society.

Thanks to all this, the Soviet Union was able to become a great economic and military power by the eve of the imperialist World War II.


The role of the Soviet Union in the antifascist victory of the peoples in World War II was decisive. The USSR decimated the military machine of Germany and its allies, that had invaded its territory. It liberated a number of European countries from German occupation forces. It is for this socialist homeland, that more than 20 million Soviet citizens gave their lives, and another 10 million or so were left injured or disabled.

The victories of the Red Army gave considerable thrust to the development of national liberation and anti-fascist movements, in which the Communist Parties were in the front ranks. It is characteristic that their growth was most vigorous right after the battle of Stalingrad, which marked a turnn in the war to the detriment of the Axis forces.


The struggle of the working class and the people of China, Cuba, Vietnam, and the D.P.R. of Korea found in the policy of the Soviet Union a disinterested supporter and a prop against imperialism.

The Soviet Union helped the peoples of Afghanistan, Angola, Cambodia, South Yemen, Ethiopia and dozens of other countries in Africa, Asia and the Americas. It stood by Palestine and Cyprus. Thanks to the USSR and the other Warsaw Pact countries, entire regions, such as the Balkans, witnessed decades of peaceful co-existence between their peoples, despite their ethnic diversity.

The USSR sought in every way to implement a policy of peace, and of elimination of the hotspots of tension and war that were sparked by imperialism, which was responsible for two world wars and hundreds of local conflicts. The Soviet Union submitted dozens of proposals for the abolition or the reduction of all nuclear weapons, for the conclusion of agreements not to produce new ones. Its proposals clashed with the aggressive character of the capitalist states.

The Warsaw Pact – which was established in 1955, six years after imperialist NATO was set up – was an instrument of defence, a bastion of socialism. The Soviet Union and its other member states often proposed the simultaneous dissolution of the two alliances, but with no response. The Warsaw Pact decision to provide its internationalist assistance to Hungary (1956) and Czechoslovakia (1968) was intended to defend socialist power from the counter-revolution. The class struggle, between capitalism and socialism, was carried out at an international level.


The human right to permanent and steady work, to free education, health care and welfare, to low-cost housing, and to the guarantee of basic political and social rights for the majority of the people are all owed to the October Revolution.

Within a few years of the October Revolution unemployment disappeared in the Soviet Union. From 1956 on, the 7-hour and 6-hour working day was instituted, as well as the five-day workweek.

Leisure time was ensured for all working people. Its content was also changed, owing to the infrastructures created by Soviet power, such as rest homes, resorts and camping sites. A vast network of theatres and movie houses, artistic and sport associations, music ensembles and libraries covered the Soviet Union, reaching to the smallest village and to the remotest parts of Siberia, huge expanses of which were exploited and literally transformed thanks to the heroic labour of thousands of workers, among whom many were volunteers.

Social security was a primary concern for the Soviet state. Retirement was universal, at the age of 55 for women and 60 for men. Social security funds were financed by the state budget and by contributions from the enterprises. There was similar concern in the other socialist countries of Europe as well. The working people never experienced the insecurity, problems and anxieties that the workers, the youth and the popular strata in the capitalist countries are suffering.

The Soviet power laid the foundations for abolishing the discrimination against and the oppression of women. It gave her full legal rights. It protected maternity in practice, as a social and not as a private or family duty. It relieved women of many responsibilities in the care of the family, by creating a free state-run system of social benefits. From the very first moment it dealt with centuries-old prejudices and with the enormous objective difficulties. It showed particular interest in young couples. Although this does not mean that every form of inequity between women and men was eliminated, it is a fact that the Soviet power helped women to emerge from their status of neglect, of being second-class human beings.

The effort to raise the level of public education at all levels was a constant and integral component of Soviet policy. More than ¾ of the working people in the USSR acquired university or full secondary school education, while the illiteracy that in 1917 affected 2/3 of the population of this enormous country, was quickly eradicated.

The results were expressed through the flourishing of sciences, through the first manned space flight by Yuri Gagarin, by the rise of scientists of world renown in fields like physics, mathematics, chemistry, medicine, engineering, psychology and others, creating a vast reserve of scientific knowledge.

The building of the socialist economic base and the formation of a workers’ state became the foundation and the instrument for the molding of the new man, the creator of socialist culture. Its influence was universal and embraced all peoples and nations of this vast country. The achievements of socialist culture in all fields became the property of the broad masses of the people, as a state social benefit.

The state provided the resources for art education from childhood, for the development of artistic creativity. In the Soviet Union, it was not only the great artists in all fields of aesthetics that stood out, but above all the high cultural level of the masses of its people.

Equal care was given to protect and disseminate the best intellectual achievements ever known to mankind. Together with the works of socialist art and of socialist culture in general, millions of Soviet citizens were able to learn about and assimilate the great works of human culture. After the Louvre and the Vatican, the Hermitage museum had the best collection of art works in the world, accessible to all. The Soviet people began to become broadly acquainted with cultural creations from the very first moments of the October Revolution and the civil war, at a time when they were hungry, cold and dying of cholera or falling on the battlefield.

The advances made by the peoples of the Soviet Union and the other socialist countries prove the superiority of the socialist versus the capitalist mode of production. They acquire an even greater value, if we take into into consideration the heritage of capitalist asymmetry and backwardness at the time of the revolution, in comparison with the USA, but also with Great Britain, France, Germany and Japan.

The construction of socialism began in Russia on the ruins left over by World War I, the civil war and the intervention by the armies of 16 imperialist states. To these must be added the even greater destruction resulting from World War II. The reconstruction of the USSR without any foreign aid within four years (1945-1949) constituted another feat of the socialist Soviet power. On the contrary, the reconstruction of capitalist Europe relied to a large extent on the US “Marshall Plan”.


The creation of the Soviet Union was a progressive, popular unification, in contrast to the “United States of Europe under a capitalist regime”, which is “either unrealisable or reactionary”, as Lenin predicted.

Today, the imperialist unions are permeated with insurmountable contradictions. Their competition for domination is generated by private ownership of the means of production. The relations of the EU with other states and among its own members are governed by inequity and domination.

The Soviet government opposed nationalism, parochialism and xenophobia. It recognised the right of every people to self-determination, including full separation. It promoted mutual respect and equality between nations and ethnic groups, it cultivated and established the idea of their voluntary merger in the single framework of the Soviet Union.

This policy was based on proletarian internationalism, the only principle whose consistent application can secure respect for national, linguistic and cultural particularity and the uniform participation in the course of socialist construction. On the contrary, the violation of proletarian internationalism, particularly under conditions of accumulating internal problems, can provide the ground for the blunting and loosening of ties, and even for an open opposition to unification.

The imperialist factor, in collaboration with the internal counter-revolutionary forces, took advantage of distortions and mistakes, and triggered vestiges of nationalistic feelings, in order to undermine the socialist system and aggravate secessionary tendencies.

The Soviet government’s handling, at one level or another, of so many popular problems proves that the constant improvement of life and the development of the working people’s personality lies in the nature and the inherent potential of socialism-communism. It can only be achieved, however, through the implementation of a correct policy on the part of the Communist Parties. Deviations and violations of principles become factors fostering delay, stagnation and even counter-revolutionary backsliding.

The KKE, with the conclusions and elaborations of its National Conference of July of 1995 on “The causes for the overthrow of the socialist system in Europe”, took a first step in the study of this adverse development for the peoples. A number of further observations and assessments were formulated in the “Theses of the CC of the KKE on the 60th anniversary of the great Antifascist Victory of the peoples – May 2005”.

Today, the KKE, having acquired greater maturity and knowledge of historical sources, but also following the discussions that have developed at an international level among Marxist scholars, is striving to further deepen its understanding of the causes for the counter-revolutionary overthrow, without considering that this investigation has been completed.


The overthrow of the socialist system constitutes a counter-revolution because it brought social regression.

The absolute domination of capitalism has piled up great sufferings for millions of people, inside and outside the socialist countries that we knew. The exploitation of man by man, crime, prostitution and narcotics, unemployment and the capitalist plundering of the enormous wealth of the Soviet Union – all of which had been unknown for seven decades – are now typical of the situation that has evolved since the counter-revolution and the break-up of the USSR. The counter-revolution brought an incredibly widespread destruction of productive forces. Counter-revolutionary propaganda has endeavoured, on a global scale, to present the disasters of the counter-revolution as a problem of socialist construction.

The peoples have been temporarily deprived of their great support, their sincere ally. Thousands are the dead, the victims of imperialist aggression, the disabled and the refugees. The Balkans, Iraq and Afghanistan, the peoples of Rwanda, Haiti and Somalia are the most characteristic victims of the new global correlation of forces after 1989-91.

Nationalism, social racism, religious and cultural differences, anti-socialism and anti-communism are becoming weapons in the hands of the imperialists in fomenting discord among peoples and breaking up states. New nuclear weapons and systems are being developed. The new dimensions that anti-communism has taken on, having become in a number of cases the official government policy, reveal the formal and limited character of bourgeois democracy as the dictatorship of capital. In states that emerged from the restoration of capitalism and the break-up of the Soviet Union, in the Baltic countries, in Poland, in the Czech Republic and elsewhere, war criminals and collaborators of the Germans are honoured, while the heroes of the anti-Fascist struggle are persecuted and the symbols of the victory of the peoples against fascism are toppled.


< We reject the term “collapse” of the socialist system, because it suggests a kind of necessity for the counter-revolutionary process, it conceals the social struggle, and the conditions required for its evolution into an open class struggle.

We regard it as fundamental to acknowledge that in these counties socialist construction was in progress, with its weaknesses, mistakes and deviations. It was not some “transitional exploitive system”, or some form of “state capitalism”, as some currents in the labour movement claim.

The fact that in the former socialist countries the overthrow was led by party and state leaderships shows what the entire history of the labour movement confirms: Opportunism in its development, particularly under conditions when the class struggle is becoming sharper, matures into a counter-revolutionary force.

Our adversaries, distorting our positions, claim that the KKE reduces the entire question of the causes for the counter-revolutionary reversals to the subversive activities by imperialist agents in the party and in the state. This claim is a vulgarization of KKE positions. It aims to present the Party’s thinking as falling short of what conditions demand, to discredit it in the eyes of the concerned working people.


The imperialist encirclement of the socialist system constituted a powerful reinforcement of its internal problems and contradictions. It led to decisions that made the socialist construction more difficult. The arms race absorbed a large part of the resources of the Soviet Union.

The line of peaceful co-existence, as developed during the early post-war period, to some degree at the 19th (October 1952), but especially at the 20th Congress of the Communist Party of the USSR (February 1956), allowed the cultivation of utopian views, that it is possible for imperialism to relinquish war and military means.

In shaping the global correlation of forces, a significant role was played by developments in the international communist movement, and by issues in its strategy. The decision to dissolve the Communist International (May-June 1943) signaled the absence of a centre in which revolutionary strategy against the international imperialist system could be formulated. Despite the fact that World War II created conditions in which class contradictions were greatly sharpened, the anti-fascist struggle led to the overthrow of bourgeois power only in the countries of central and eastern Europe, with the decisive contribution of the Red Army, in one way or the other.

In the capitalist West, Communist Parties could not elaborate a strategy for the transformation of the imperialist war or the liberation struggle into a struggle for the conquering of working-class power. They postponed the goal of socialism for the future and set tasks that limited the struggle to the front against fascism. The view prevailed that it was possible for some intermediate form of power to exist, between the bourgeois and the revolutionary working-class power, with the possibility that it would evolve into a working-class power.

After World War II, there was an obvious lack of an organisational link between the Communist Parties so as to shape an independent united strategy against the united strategy of international imperialism. The Communist Parties’ Information Bureau, that was set up in 1947 and dissolved itself in 1956, and the international conferences of Communist Parties that were held from then on, did not succeed in contributing to the ideological unity and to the charting of a revolutionary strategy.

In the analyses conducted by the international communist movement, the flexible tactics of capitalism were not evaluated properly. The contradictions between capitalist states, which of course contained the element of dependency, as is the case in the imperialist pyramid, were not analysed in this way, a fact that led to choices of alliances with sections of the bourgeoisie that were described as “national”, against the so-called foreign-dominated ones. In addition, correct and comprehensive conclusions were not drawn by communist leaderships with regard to the open, counter-revolutionary activities of imperialism, initially in the German Democratic Republic and then in Hungary, Poland and the Czechoslovakia.

The policy pursued by a number of Communist Parties of collaborating with social democracy was part of the strategy of “anti-monopoly governance”, a sort of stage between capitalism and socialism, that was also expressed through governments that tried to administer the capitalist system.

On the other hand, right after the end of the war, under the leadership of the USA, imperialism launched the “cold war”.

The “cold war” included the organisation of a psychological war against the socialist countries, the escalation of the arms race, networks of subversion and sabotage of the socialist system, open provocations by imperialism, the fomenting of counter-revolutionary developments, and a differentiated economic and diplomatic policy against the new workers’ regimes, aimed at breaking their alliance with the USSR. At the same time, the imperialist system set up military, civil and economic coalitions and international lending organisations, such as NATO, the European Community, the International Monetary Fund, the World Bank and transnational trade agreements that ensured coordination between the capitalist states.


Both sections of the Communist movement, in power and not, failed to assess correctly the world correlation of forces, while they underestimated the potential of the postwar reorganisation of capitalism.

At the same time, the crisis deepened in the international communist movement, initially manifested in the total severance of relations between the Communist Party of the Soviet Union and the Communist parties of China and Albania. Then difficulties increased with the formation of rightwing opportunism in the communist movement of Western Europe into the current of the so-called “Eurocommunism”, that openly converged with social democracy.

From both these sides, anti-Sovietism was manifested and became a component element of their policies. On the part of the CP of China it attained even more raw manifestations. At that time, the reciprocal influence of opportunism in the Communist Parties in the capitalist countries and in the Communist Parties in power was reinforced under conditions where a nuclear strike was threatened against the socialist countries.


It should be pointed out that: the fundamental difference between capitalism and socialism-communism is that capitalist relations of production were born in the womb of feudalism, while the socialist-communist ones cannot be born in the womb of capitalism, because they come into conflict with all forms of exploitation.

The revolutionary workers’ power must radically overthrow and remold all social relations inherited from capitalism, it must consciously build the new mode of production, resolving social contradictions to the benefit of socialist construction. That is why it encounters great difficulties in the construction, extension and full development and domination of the new relations of production and distribution. Capitalism did not encounter such difficulties. The socialist society bears strong marks of the capitalist society that engendered it at all levels. In socialism, class exploitation is abolished, but not every form of social inequity and stratification that is reflected in people’s consience and in their attitude toward life can be abolished. During socialist construction, the differences between town and country, between manual and mental labour must also be eliminated,. Only then will we be able to say that we hammered the “last nail in the coffin of the capitalist society that we are burying,” as Lenin wrote.


The struggle to establish and develop the new society is being led by the revolutionary workers’ power whose nucleus is the Communist Party, which acts consciously on the basis of the laws of movement of the socialist society. Therefore, the scientific and class-oriented nature of Communist Party policy, the development of the theory of scientific socialism-communism by the Communist Party above all, is an absolute prerequisite of socialist construction.

The parties in power did not carry out this task successfully. And to the degree that the policies of socialist power failed to resolve these contradictions to the benefit of socialist construction, these evolved into competitive ones. The opportunist theory that non-competitive contradictions cannot evolve into competitive ones was not confirmed. After the war, as noted by the 19th Congress of the CPSU, despite the successes achieved in the fullfillement of the 4th five-year plan (1946-1950), there were problems regarding the modernisation and development of the means of production, the management of the enterprises and the level of social welfare.

Starting with the 20th Congress of the CPSU in 1956 and on, erroneous theoretical approaches were gradually adopted to resolve such problems and opportunist policies were implemented in the economy, which extended to the socialist power and to international relations. At the same time, on the pretext of combating the “personality cult”, a unrestrained campaign was unleashed against the policy of the Soviet state under Stalin, and the way was paved for the great rightwing opportunist shift of the international Communist Movement.

Instead of strengthening the socialist relations of production/distribution, the commodity, potentially capitalist, relations were reinforced. Central planning began to retreat and social ownership was eroded. A significant part of the agricultural produce of private and cooperative production was sold freely on the market, i.e. at the highest point in the fluctuation of prices. The social differentiation in industry was even stronger. Illegal enrichment, the so-called “shadow capital”, sought to operate legally as capital in production, i.e. it sought the restoration of capitalism. This affected the Party, reinforcing the opportunist erosion and the social-democratic degeneration.

Subjectivism in assessing the course of socialist construction as “developed socialism” and the development of opportunism were recorded in the assessments of the 21st Congress of the CPSU in 1959: “Socialism in the USSR has won conclusively, definitively (…) it entered the period of the broad construction of the socialist society.” While the 22nd Congress in 1961 adopted the “Program of building communism”. In the changes that were formulated in the Constitution of 1977, the “state of the whole people” and the “party of the people” were instituted.

The theory of the “state of the whole people” had a further effect in altering the characteristics of the state, and in downgrading the role of the working class. It also altered the nature of socialist democracy. At the same time, the definition of the party as a “party of the whole people” signified a change in its working class character.

In the Documents of the National Conference of the KKE in July of 1995, on “The causes for the overthrow of the socialist system in Europe”, mention is made of the fact that “the vanguard role of the Party became progressively weaker (…). In the period of perestroika, the state of the Party reached the point of degeneration.” Forces in the communist parties who had not consciously slipped towards opportunism regarded the leading role of the party in society as given and undisputable.

Control of the party by working class forces gradually weakened and eventually disappeared. The principle of equality between communists was violated. Conditions were created for the growth of careerism among cadres.


The working class, and the masses of the people in general, did not reject socialism. It is typical that the slogans used by perestroika were “revolution within the revolution” and “more socialism”.

The fact that the working class did not react against the counter-revolution can be explained by this and other factors.

To the degree that the leaderships of the communist parties adopted choices that eroded the social nature of ownership and strengthened narrow private interests, feelings of alienation from social ownership were created and at the same time consience was eroded. Passivity and indifference were fostered.


The opportunist erosion of the international Communist Movement was a long-term process, with profound roots in the capitalist development of the 20th century, which was not analysed promptly and objectively. The interaction between the opportunism in the communist parties of the developed capitalist countries and that in the CPSU and the other communist parties in government requires further historical investigation, and is necessary for the ideological and political strengthening and unity of the communist movement in the 21st century.

It is equally necessary to draw and assimilate conclusions from the development and growth of the class struggle during the socialist construction of the 20th century. The future socialist construction will certainly begin and evolve at a superior level compated to that of the 20th century. It is however also certain that it will come into an equally harsh confrontation with the capitalist heritage on the economic, political and ideological level.

For the working-class movement in the capitalist countries today, there remains the problem of a mass entrapment in the structures of the system (parliament, government and employer control, trade union, local government and others). The powerful bourgeois ideological influence on the workers’ movement is also expressed through revisionism and opportunism in a number of communist parties.


Today, more than ever before, it can be proven that the class struggle cannot be mainly defensive, for safeguarding certain gains, when the immediate needs are changing, both on the part of capital and the working class. Immediate, and particularly long-term, results can only be achieved by politicising action, by putting forward demands that clash with the strategy of capital, that claim the wealth that is being produced for the benefit of its direct producers, while at the same time preparing for the subjective factor for the conquest of power. Such struggles can create correlations of forces in favour of the working class and its potential allies, the popular masses.

One of the principal duties of the communist ideological front is to restore in the eyes of the working people the truth about socialism in the 20th century, without idealisations, objectively, free of bourgeois slander. The defence of the laws of development of socialism and, at the same time, the defence of the contribution of socialism in the 20th century provide a response to the opportunist theories regarding “models” of socialism adapted to “national” peculiarities, but also to the defeatist discussion of mistakes. The defence of this contribution is, for the KKE, a criterion in the relations with other Communist and Workers’ Parties, for the creation of the communist pole in the international movement. Slander and the anti-communist crusade cannot hide the truth for long. Anti-communism, one element of which is the re-writing of history, is an indication of fear by the bourgeois class.

It has been confirmed that there is no classless or third road to development. It will either serve imperialism, i.e. the management of the capitalist system, or it will serve the people. All the old and contemporary myths are being brought down and revealed in practice: the myth of the “free economy” and “competitiveness”, of “modernisation”, “consensus”, “social dialogue”, the “democracy of institutions”, “one-way streets” and security and respect for sovereign rights and frontiers. The question is: who is in power, who dominates, for whose benefit, and to what end.

The working class and the poor strata of the people will not remain stuck to the past. The working class, particularly its younger generations, as well as the younger generations of the popular masses, deserve only one future, the one imperialism fears: a socialist-communist one. As stressed in the Programme of the KKE that was adopted at the 15th Congress: “The 21st century will be the century when the revolutionary forces will regroup, the offensive of international capital will be repelled, and the decisive counter-offensive will be mounted. It will be the century of a new growth in the world revolutionary movement and a new series of social revolutions.”

25 May 2007
The Central Committee of the KKE

18:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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