15/10/2007

10/10/2007: Populariser l'esprit de la Résistance....

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Sujet: Populariser l'esprit de la Résistance.
Date: Wed, 10 Oct 2007 00:06:39 +0200
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Comité Valmy.

Depuis les années quarante, en France et dans le monde, l’hégémonie américaine a succédé à celle des nazis et de leurs alliés. L’ingérence états-unienne est organisée dans les affaires du peuple de France depuis 1942 au moins, avec la volonté de contrôler la Résistance et d’écarter de Gaulle d’une part,  de saboter l’alliance des communistes et gaullistes, de s’opposer au CNR, d’autre part. A la libération, les Etats unis et leur personnel politique en France parvinrent à empêcher la constitution d’un gouvernement d’union, dans la continuation de la Résistance que souhaitait le CNR. Leur démarche géo politique pour la France et notre continent, devint euro atlantiste.

  De nos jours, avec  leur manipulation politico médiatique, l’achat d’une partie toujours plus grande, des professionnels de la politique, l’utilisation de la violence de la torture, des assassinats politiques, de la guerre, les impérialistes américains ont aggravé leur politique d’agression et de guerre que leur déclin en marche rend de plus en plus dangereuse. La stratégie américaine de domination a déterminé la plupart du temps, la politique des gouvernements français sous influence.L’opposition entre les résistants et les collabos, sous une autre forme, est tout à fait actuelle, ainsi que le retour à l’esprit de la Résistance et au programme progressiste du CNR. Claude Beauleu.La longue marche de trahison nationale des marionnettes US,L’errance stratégique des partisans d’une France libre et républicaine.Comment en est-on arrivé là ? A Sarkozy et à son culte de la personnalité omniprésent, à un pouvoir  personnel  en apparence tout puissant, mais en réalité à un Président de la République vassalisé et enserré dans le carcan euro atlantiste. Contribuer au décryptage de l’engrenage politique qui, depuis la Résistance, a conduit à l’actuelle situation d’échec du peuple laborieux,  des forces réellement progressistes et anti-impérialistes,  attachées à la souveraineté populaire et nationale, à la République et au progrès social, impose quelques rappels historiques, nécessairement limités.

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La longue marche de trahison nationale des marionnettes US,
L’errance stratégique des partisans d’une France libre et républicaine.
Comment en est-on arrivé là ? A Sarkozy et à son culte de la personnalité omniprésent, à un pouvoir  personnel  en apparence tout puissant, mais en réalité à un Président de la République vassalisé et enserré dans le carcan euro atlantiste. Contribuer au décryptage de l’engrenage politique qui, depuis la Résistance, a conduit à l’actuelle situation d’échec du peuple laborieux,  des forces réellement progressistes et anti-impérialistes,  attachées à la souveraineté populaire et nationale, à la République et au progrès social, impose quelques rappels historiques, nécessairement limités.
Dès le 6 juin 1942, dans une note accompagnant des documents et envoyée à Molotov par l’intermédiaire de l’Ambassadeur d’URSS à Londres, de Gaulle démontre que la priorité du combat antinazi ne l’empêche  pas de percevoir très tôt le danger que le pouvoir américain représente déjà pour  l’indépendance, la souveraineté de la France et pour la paix du monde : « L’impérialisme américain se manifeste sous des formes multiples et diverses. Certains de ses représentants raisonnent en terme de domination des USA sur le monde occidental… D’autres représentants, tenant de l’impérialisme économique, désirent que les USA instaurent un mode de vie pour le monde entier, qu’ils contrôlent et gèrent partout les ressources et le commerce ».
En mai 1942, en réaction à l’occupation britannique de Madagascar qui s’est faite à son insu, De Gaulle reçoit Bogomolov puis rencontre Molotov à Londres. Celui-ci l’assure du soutien de l’URSS dans cette épreuve. Le Général renforce, en accord avec Molotov, le partenariat stratégique franco-soviétique. La constitution de l’escadrille Normandie Niémen, élément symbolique de cette coopération, est accélérée à cette occasion.
En 1942 encore, le Front National est créé par les communistes et les FTP qui, par leur patriotisme et leur osmose avec la classe ouvrière, « restée seule dans son ensemble, fidèle à la France profanée » ( François Mauriac),  ont conquis une position forte parmi les forces essentielles de la Résistance intérieure.
Fernand Grenier, ex-député communiste démobilisé en août 1940, a immédiatement repris ses activités militantes. Il est arrêté dés le 5 octobre et parviendra à s’évader du camp de Châteaubriant en juin 1941. Jacques Duclos le charge courant 1942, pour le Comité Cental clandestin du PCF, d’établir des relations avec les formations de la Résistance non communiste, et notamment avec les gaullistes. Fernand Grenier et Rémy arrivent à Londres, le 11 janvier 1943 où Grenier va rencontrer le Général de Gaulle. Il est porteur d’une lettre du Comité Central donnant « l’adhésion du PCF à la France Combattante pour la libération de la France » et, d’une seconde lettre signée Charles Tillon au nom des FTP. L’objectif du Parti Communiste,  souligne Fernand Grenier, est de contribuer à l’unification de la Résistance. Le PCF et la CGT  participeront à la création sous l’impulsion de Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance, le 27 mai 1943.
Le 10 décembre 1944, après que De Gaulle et Staline aient eu à Moscou, des entretiens politiques, un traité franco-soviétique d’alliance et d’assistance mutuelle est signé par Molotov et Georges Bidault « dans le but d’éliminer toute menace de l’Allemagne et de faire obstacle à toute initiative de nature à rendre possible une nouvelle tentative d’agression de sa part ». Il est prévu que l’Allemagne de l’Ouest aurait la capacité de reconstituer rapidement ses forces et sa capacité de nuisance, le  traité devra donc être reconduit 20 ans plus tard. Si ce traité est clairement orienté contre la traditionnelle volonté d’hégémonie allemande, il est probable que de Gaulle y ait également vu un élément d’équilibre par rapport à l’impérialisme américain, sorti seul renforcé de la guerre. L’alliance franco-soviétique, qui s’était déjà exprimée à travers l’envoi sur le front de l’Est de l’escadrille Normandie- Niémen, ne résistera pas à la promotion de la guerre froide symbolisée, avant la lettre, par les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki.
 Les vainqueurs des nazis   refusent aux Allemands de l’Ouest un Etat unitaire et  lui imposent un système fédéral. Les américains jouent un rôle moteur dans cette décision qui renforcera les partisans d’un fédéralisme mondialisé, contre les Etats Nations. Depuis, l’Allemagne utilise ce fédéralisme, qui était censé l’affaiblir, pour construire méthodiquement sa domination sur l’Europe fédérale des Länder,  atlantiste et néo-libérale, qu’elle entend imposer aux peuples de notre continent. Dans cette démarche historique, liée à la mondialisation, elle est aussi rivale des Etats-Unis.
Formé le 13 novembre 1945, le deuxième gouvernement de Gaulle comprend quatre ministres communistes. Deux participaient déjà au GPRF à Alger. Celui-ci avait dû imposer aux américains sa souveraineté sur les territoires à libérer. En effet, Roosevelt et Churchill craignaient l’union du peuple de France. Les Américains, comme de Gaulle l’avait  vu dès 1942, entendaient comme aujourd’hui gouverner la planète. Ils redoutaient que l’alliance patriotique, républicaine et progressiste que représentait le Conseil National de la Résistance  perdure après la libération et se traduise politiquement par une sorte de compromis historique. Ils tentèrent d’installer le Général Giraud, leur allié, à la tête du CFLN et préparèrent  la mise en place en France de L’AMGOT, un gouvernement militaire américain d’occupation. La souveraineté et l’indépendance de la France ne devaient pas être rétablies, tandis qu’une monnaie supranationale, précurseur de l’Euro, serait imposée aux Français, dans une perspective euro- atlantique en gestation.
Le CNR adopte le 15 mars 1944 son Programme, plateforme politique clairvoyante et réaliste, pour la France libérée. Ce texte affirme que la « mission de combat (de la Résistance) ne doit pas prendre fin à la Libération ». C’est un programme républicain, d’indépendance nationale, de rénovation et de démocratie sociales, prévoyant une planification économique, des nationalisations, (celle des banques en particulier), la Sécurité Sociale, une presse libérée du pouvoir de la finance … Les acquis sociaux importants de la libération découlent pour l’essentiel de l’application de ce programme qui aurait dû servir de fondation à un vaste front uni majoritaire. Les bases objectives pour ce rassemblement existaient, en contradiction avec la politique des blocs que tramaient les dirigeants américains et leurs alliés ou agents, et qui allait se traduire par l’application du Plan Marshall, la création de l’OTAN en 1949 et la stratégie de  construction à marche forcée de l’Europe fédérale,
Les acquis de la Libération ainsi que d’autres conquêtes populaires, seront systématiquement remis en cause par le pouvoir de la finance lié aux grandes banques américaines. La construction par étapes de l’Europe du capitalisme à perpétuité et de la concurrence libre et non faussée, accéléra cette régression économique, sociale et démocratique, qui d’abord masquée,  devint cynique et massive à partir de l’Acte unique, de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice. Elle fut menée à travers  une forme de compétition -émulation ou dans une collusion sans fard, entre les gouvernements fédéralistes de droite et ceux qui se prétendaient de gauche. (cette collusion politique, cette complicité de classe des  artisans de la politique du « pareil au même »  s’afficha en particulier lors du sommet de Barcelone qui parmi d’autres décisions antisociales, vit le couple Chirac- Jospin voter la privatisation rampante d’ EDF – GDF).
 Le CNR a été constitué à l’initiative de Jean Moulin, malgré l’opposition d’Henri Frenay dont les relations avec Vichy  ne cessèrent  qu’en 1942  et qui fut en contact avec les Américains en Suisse pour le financement du réseau Combat. Après la Libération, il combattra le CNR. Il deviendra Président d’une organisation hostile à la souveraineté nationale, l’Union Européenne des Fédéralistes dont il reconnaîtra en 1988 qu’avec d’autres officines elle fut, elle aussi, largement  financée  par les services américains.
Par anticommunisme, le CNR a très rapidement été sabordé, en particulier par son Président démocrate chrétien Georges Bidault créateur, du MRP,  qui allait participer à la démarche supranationale européiste dont il fut l’un des promoteurs.  Il devait d’ailleurs soutenir ensuite la tentative de coup d’Etat d’Alger en 1961. Après la démission de Bidault, Louis Saillant lui succèdera le 15 septembre 1944 à la tête du CNR. En réalité, cet outil  exceptionnel d’unité nationale et républicaine, de progrès social et démocratique, est volontairement écarté de la réalité politique, alors que l’esprit de la Résistance s’estompe chez certains anciens résistants. La responsabilité historique de ceux qui adoptèrent ce choix, soit pour des objectifs de classe et la mise en pratique d’une politique de trahison nationale, soit par cécité politique, s’avère aujourd’hui considérable. 
Le Général de Gaulle démissionne de la Présidence du Conseil le 20 janvier 1946. Il désapprouve les institutions  en préparation qui établiront un régime d’Assemblée alors qu’il souhaite, non sans raison face aux manigances des Américains et de leurs agents, un exécutif fort. Malgré son grand prestige populaire, de Gaulle est à ce moment isolé face aux partis politiques. Aucun d’eux ne le soutient. Lui qui, à Londres avait demandé à Fernand Grenier si le PCF allait prendre le pouvoir,  semble obsédé par l’influence et la puissance des communistes, considérables à cette époque. Le Général de Gaulle probablement influencé un temps par la stratégie de la tension déjà développée par les Américains,  s’est fourvoyé quand il n’a voulu voir dans les communistes que des « séparatistes », des agents de Moscou prêts à livrer la France à une Union soviétique souhaitant  occuper notre pays. L’URSS exsangue n’était manifestement pas capable d’envahir la France et Maurice Thorez , en faisant déposer les armes aux milices patriotiques, avait démontré avec l’appui de Staline, que la direction du PCF n’avait aucune intention de sortir du légalisme. Les communistes resteront au gouvernement jusqu’à leur exclusion en mai 1947 (par Ramadier).   Cette  posture de Charles de Gaulle était aussi manifestement erronée et subjective que celle de Maurice Thorez l’accusant lui-même plus tard, devant le CC du PCF, d’être un fasciste aux ordres de la CIA. Des responsables communistes lucides, et qui avaient eu un rôle éminent dans la Résistance, tels que Laurent Casanova, Marcel Servin, Maurice Kriegel-Valrimont et d’autres, furent écartés de leurs responsabilités pour avoir notamment, contesté cette analyse non fondée de Maurice Thorez affaibli par la maladie. Dans les faits, cette vision non fondée allait entraîner le PCF dans l’engrenage d’une stratégie contre nature d’alliance privilégiée avec des dirigeants socialistes  euro-atlantistes forcenés et, ultérieurement, à la promotion politique de François Mitterrand dont l’un des buts avoués était de marginaliser les communistes. Il allait être le promoteur du traité de Maastricht.  Dans les derniers mois de son existence, il déclarait pourtant, dans un entretien accordé au journaliste Georges Marc Benamou : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans morts. Apparemment [...] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde.» Cette lucidité étrangement tardive, n’enlève rien au fait que ses choix politiques concrets en ont fait l’un des principaux agents de l’atlantisme en France.
 La persévérance dans cette erreur stratégique des dirigeants communistes, en le privant de son rôle d’avant-garde, liant les questions sociale et nationale, conduira le PCF pas à pas, à devenir un supplétif d’un PS de plus en plus investi par les trotskystes, dont l’idéologie antinationale accentuera le dogmatisme fédéraliste.  Elle l’amènera inéluctablement à son état de déliquescence actuel, malgré le dévouement de ses militants. Sans qu’il n’y ait eu le moindre débat sur cette question dans les organisations de base du parti, et pour l’essentiel à l’insu des militants, les dirigeants du PCF se sont progressivement, dans les années qui suivirent le traité de Maastricht, alignés sur le fédéralisme de la social-démocratie.
Pourtant, depuis la guerre et l’alliance dans la Résistance des gaullistes, des communistes, et des autres républicains authentiques, les conditions existent -malgré la complexité des situations qui se sont succédé- qui permettraient une autre politique conforme aux réalités géo- politiques et aux conditions de la lutte en France comme dans le domaine international : celles du rassemblement autour du programme du CNR actualisé. Elles ne sont pas obsolètes.
Ainsi, un moment important de la politique du PCF tend à être occulté. Il confirme que cette question cruciale s’est bien posée pour les dirigeants communistes. Le 3 septembre 1952, lors de la réunion du Comité Central à Montreuil, pendant la guerre de Corée, et devant le risque d’extension du conflit, Jacques Duclos lance un appel à constituer  « un puissant front national uni ». Il affirme très justement alors, dans les « Cahiers du communisme » : « C’est  seulement l’existence d’un puissant Front national développant son action de masse à travers le pays, qui peut imposer les changements correspondants aux exigences de la situation et faire triompher une politique nouvelle ». Cette démarche sera abandonnée, à ma connaissance sans explications critiques ou autocritiques, quelques mois plus tard. Ce renoncement correspond chronologiquement au retour, en avril 1953, de Maurice Thorez d’URSS où il était soigné. Cette coïncidence pose la question du rôle éventuel du PCUS.
   En réalité, les conséquences de la démission de Charles de Gaulle en 1946, de son obsession anticommuniste,  celles également de l’incapacité du PCF à promouvoir une stratégie fondée sur le programme du CNR actualisé, en alliance avec les forces patriotiques progressistes et républicaines, seront totalement délétères. Elles conduiront à un quasi  monopole du pouvoir, sur une très longue période historique, de l’ennemi de classe principal représenté par les partis et les personnalités politiques  les plus dangereux, ceux qui  appliquent en France depuis des décennies, sous hégémonie germano-américaine, la politique stratégique de domination euro- atlantique et imposent un capitalisme de plus en plus barbare. Les mêmes atlantistes disposent aujourd’hui en France d’un pouvoir au totalitarisme ambigu.
L’alliance de fait entre les députés gaullistes et communistes, qui voteront ensemble et unanimes, a permis à l’Assemblée Nationale de rejeter la CED le 30 août 1954, et confirmé alors leurs convergences sur cette question essentielle.
Le retour Général de Gaulle à la tête de l’Etat en juin 1958, ouvrit une parenthèse qui réinstalla  l’intérêt national et pour l’essentiel, l’esprit républicain, au poste de commandement. La politique d’indépendance nationale réaffirmée fut notamment traduite par le rejet des bases militaires américaines de notre pays, le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’Otan en 1966, l’établissement de relations diplomatiques avec la République Populaire de Chine, la politique de détente, d’entente et de coopération avec l’URSS et les pays socialistes. Autres mesures clés : la condamnation de la guerre américaine contre le Vietnam, le discours de Pnom-Penh, la conversion en 1964, en leur valeur or, des réserves en dollars détenues par la Banque de France ainsi que la dénonciation du système monétaire américain qui lui permettait de faire financer par d’autres son déficit …
Les gaullistes, les communistes et d’autres républicains, convergeront à nouveau, en 1961 pour mettre en échec le putsch, à Alger  de généraux soutenus par la CIA, qui entendait favoriser l’éloignement du Général de Gaulle du pouvoir. Le parti communiste lança un appel à la grève générale qui fut suivi par 12 millions de Français. Lors de la crise de mai 1968, le PCF ne souhaita pas voir les atlantistes dits de gauche, toujours soutenus par les services américains et déjà conduits par Mitterrand, profiter des circonstances pour accéder au pouvoir.
Plus tard, face aux contradictions de la politique de programme commun,  Georges Marchais revint à plusieurs reprises, mais de manière velléitaire, sur l’hypothèse d’un rassemblement populaire liant la question sociale et la question nationale. Il lança le mot d’ordre d’union du peuple de France qui s’adressait aussi aux gaullistes, et aurait pu ouvrir une perspective et une alternative crédibles à la politique suicidaire d’union de la gauche, qui à toujours consisté  à mener au pouvoir la fraction social- libérale des représentants de la bourgeoisie financière pro américaine.
Parmi les dirigeants politiques qui refusèrent la démarche de renoncement national et républicain, il faut citer Pierre Mendès France qui , s’abstint lors du vote sur la CED puis s’opposa au Marché Commun, avec une argumentation lumineuse, le 18 janvier 1957 à l’Assemblée Nationale.
« Le projet de Marché Commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XXème siècle selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot nationale et internationale ».
Aujourd’hui, les ralliements des Kouchner et autres Strauss-Kahn à Sarkozy, confirment qu’il n’y a rien à attendre d’une politique dite d’union de la gauche autour des sociaux libéraux, ou d’alter- mondialistes souvent hostiles à l’Etat, à la Nation et à la République. La majorité populaire, patriotique et de progrès social, du non à la constitution européenne, n’indique t-elle pas la direction à prendre, celle du renouveau de l’esprit de la Résistance, de l’exemple du CNR et de son programme, si actuels ?
Claude Beaulieu, Président du Comité Valmy. Juillet 2007.
Monde : Pour une stratégie et un front uni d’endiguement de la menace états-uniène.
Europe : Sortir de l’UE intrinsèquement perverse, néolibérale, antisociale et atlantiste.
France : Pour un renouveau de l’Esprit de la Résistance. Pour un rassemblement républicain progressiste et social du peuple souverain, solidaire du front uni anti-impérialiste international !

21:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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