22/01/2008

21/01/2008: Communiqué à l’occasion du 60ème anniversaire de la répression sanglante des grèves minières de 1948...

 -------- Message original --------
Date: Mon, 21 Jan 2008 23:01:37 +0100
De: gastaud <gastaudcrovisier2@wanadoo.fr>
Pour :: roger.romain@skynet.be

Pôle de Renaissance Communiste en France

 

Communiqué à l’occasion du 60ème anniversaire de la répression sanglante des grèves minières de 1948

 

Hiver 1948 : le gouvernement de « troisième force » remet brutalement en cause certains acquis sociaux accordé aux mineurs à la Libération, au moment où le mineur communiste Maurice Thorez, alors ministre d’Etat du général De Gaulle, mettait en place le statut des mineurs, et où il appelait ses camarades mineurs à gagner la bataille du charbon pour relancer la production industrielle française détruite par la guerre et l’Occupation.

Aussitôt la classe ouvrière minière, soutenue par le PCF, entre en grève massivement à l’appel de la CGT.

La réaction du gouvernement est brutale et sanglante : le ministre « socialiste » Jules Moch envoie les CRS, les mobiles et les tanks (!) occuper militairement le bassin minier et les corons, rappelant aux mineurs la terrible répression qu’ils avaient subie en 1941 à la suite de leur héroïque grève patriotique contre l’Occupant. La chasse aux « rouges » s’organise. La grève est brisée, onze militants sont tués ; des milliers de mineurs communistes, cégétistes ou supposés tels sont révoqués, puis inscrits sur liste rouge. Jamais plus ils ne retrouveront de travail dans le bassin minier, le patronat local s’étant donné le mot avec la complicité du parti « socialiste ». Une intense campagne anticommuniste est menée contre le PCF, accusé de fomenter une insurrection sur l’ordre d’une « puissance étrangère »…

Les anticommunistes, qui n’ont que le mot « droit de l’homme à la bouche » quand il s’agit de porter des coups à ceux qui combattent le capitalisme, sont très discrets au sujet de leur « exploit » militaire de 1948 contre des ouvriers désarmés…

Aujourd’hui une poignée de mineurs survivants réclame à l’Etat réparation du préjudice moral et matériel subi par des milliers d’entre eux ; ils mettent en avant la discrimination politique et syndicale dont ils ont alors été l’objet avec l’accord de tous les bien-pensants de l’époque.

C’est pourquoi le PRCF 59 et 62 s’associe à cette revendication élémentaire de justice.

Faudra-t-il à nouveau 60 ans pour rétablir dans leurs droits les syndicalistes de classe réprimés aujourd’hui par le patronat et le gouvernement, comme notre camarade métallo Serge Pieplat (Hawker) ou nos camarades de la CGTE/Dalkia ? Nombreux sont en effet aujourd’hui les syndicalistes véritables qui risquent leur emploi et leur santé pour défendre leurs camarades de travail contre les Jules Moch modernes, sans que les docteurs ès droits de l’homme de la société capitaliste leur accorde la moindre attention. Bien évidemment les propagandistes médiatiques du capitalisme préfèrent célébrer la « modernité » de MM. Mailly et Chérèque, qui viennent de trahir la lutte contre le CPE en signant le nouveau contrat hyper-précaire promu par Mme Parisot et par M. Sarkozy.

Honneur à ceux qui luttent, ils ont été l’honneur de la France en 1941, en 1948, leurs descendants communistes le sont encore aujourd’hui !

 

13:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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