19/03/2008

18/03/2008: MORT D'UN JUSTE...


-------- Message original --------

Sujet: décès de Claude Despretz
Date: Tue, 18 Mar 2008 00:57:53 +0100
De: CISC <comite-honecker@comite-honecker.org>


Prière de bien vouloir diffuser également disponible sur  : 
http://www.comite-honecker.org/
Stéphane Dubois




MORT D'UN JUSTE

J'ai la profonde tristesse de vous informer du décès de mon camarade et
ancien Claude Despretz, survenu en février.

Ancien professeur d'EPS au collège Condorcet de Lens, Claude Despretz fut
un militant émérite du SNEP et de la FSU.

Pendant la guerre d'Algérie, ce militant communiste devint, à l'appel de
son parti, un "soldat du refus" qui refusa de porter les armes contre le
peuple algérien en lutte pour son indépendance. Il fut pour cela condamné
à deux années de forteresse. Après sa mutation dans les
Alpes-de-Haute-Provence, il continua de militer pour l'EPS à l'école. Il
eut aussi des responsabilités politiques à la direction de la
Fédération communiste de ce département. Il entra en conflit avec la ligne
de son parti dès le milieu des années 70, auquel il reprochait
d'abandonner ses idéaux révolutionnaires pour suivre le PS; écarté de
toute responsabilité, il milita avec ardeur dans l'Association des
Combattants de la Cause Anticoloniale, au Comité de Solidarité
Internationaliste (notamment pour la solidarité avec les dizaines de
milliers de communistes est-allemands "interdits professionnels" après
1990) et il fonda avec d'autres militants du Midi le journal "Regroupement
Communiste". Malgré la maladie et de lourds soucis familiaux, Claude et sa
femme, militante épousée en prison, ont milité jusqu'au bout sans souci de
carrière, sans ménagement pour leur santé, dans une parfaite modestie,
dans un grand esprit de convivialité. Ce professeur n'était certainement
pas ce que M. Darcos appellerait un enseignant modèle, docile à son
ministre, obsédé de chiffres et de pédagogie sans contenu. Mais il était
un homme véritable, un juste comme il en est peu, un professeur
d'humanité. Et c'est sans doute pour cela que le ministère a longtemps
tenté d'amputer sa pension de retraite, en décomptant ses années de
prison, alors que par décision de F. Mitterrand, les généraux putschistes
d'Alger liés aux assassins de l'OAS ont bénéficié de leur pleine
reconstitution de carrière puis d'une retraite dorée.

Selon que vous serez du côté des puissants ou que vous servirez les
misérables, les jugements de cour...

Georges Gastaud


11:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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