14/05/2009

12/05/2009: guerre 40-45, la France, l'Urss, le rôle glorieux et déterminant des communistes dans la Résistance ...

 

Sent: Tuesday, May 12, 2009 5:03 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Hommage à René et Suzanne Lanoy



 

Hommage à René Lanoy, militant communiste,

président du Front national pour la Libération de la France.

8 mai 2009.

Georges Gastaud, secrétaire départemental du Pôle de Renaissance Communiste en France

 

               Chers concitoyens et camarades,

 

               Il y a 64 ans, la coalition antifasciste composée de l’URSS, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France libre, recevait la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Les tortionnaires nazis et leurs alliés, fascistes italiens et militaristes japonais, avaient semé le massacre, la torture et le deuil sur les cinq continents au nom des « valeurs » sauvages de leur système capitaliste, plongé dans la crise par le crac de 1929, et de leurs ambitions impérialistes de domination mondiale.

 

               Les communistes, que l’Europe supranationale et l’UMP voudraient aujourd’hui criminaliser, furent les premiers et les principaux opposants armés à cette entreprise exterminatrice. C’est l’URSS et elle seule qui brisa la machine de guerre nazie au prix de sacrifices inouïs que le régime soviétique n’aurait pas pu obtenir de la population s’il n’avait pas joui d’un soutien massif dans la classe ouvrière et dans la paysannerie. Il est ridicule et odieux que les « historiens » du pouvoir capitaliste, les Courtois et Cie, osent aujourd’hui amalgamer l’URSS au Troisième Reich alors que sans Stalingrad, sans les vingt millions de Soviétiques qui périrent dans la résistance soviétique acharnée au Genghis Khan allemand, notre France eût tout bonnement cessé d’exister. Rappelons qu’à l’époque notre pays était totalement disloqué et que Hitler en projetait le démantèlement territorial définitif: le Nord-Pas-de-Calais, « zone interdite », était directement administré par l’armée allemande ; l’Alsace-Lorraine était annexée ; Nice et la Corse étaient occupées par Mussolini ; des projets précis existaient, avec l’aide d’indépendantistes bretons, pour détacher la Bretagne de la France réduite à l’Etat-croupion de Vichy. C’est le Général De Gaulle qui, en 1965, déclarait officiellement à Moscou, giflant par avance les négationnistes antisoviétiques d’aujourd’hui : « les Français savent que c’est la Russie soviétique qui a joué le premier rôle dans leur Libération », même si aujourd’hui « Sarko l’Américain » voudrait nous faire croire que la Libération a commencé deux ans après Stalingrad sur les côtes de Normandie. Entre-temps il y avait eu la contre-offensive soviétique, l’entrée des Soviétiques en Allemagne et comme chacun sait, c’est l’Armée soviétique et elle seule qui prit Berlin et planta le drapeau rouge de la victoire sur le Reichstag pendant que le monstre Hitler au nom mille fois maudit en était réduit à se suicider dans son bunker.

 

Et bien entendu, en France même, ce furent les communistes, notamment les Francs-Tireurs et Partisans qui jouèrent le rôle principal dans la lutte armée contre l’Occupant, et ce bien avant l’attaque de Hitler contre l’URSS. Ce fut, dès le 10 juillet 40, l’appel Thorez-Duclos qui se termine par la phrase : « jamais le peuple français ne sera un peuple d’esclave ». C’est, dès 40, l’attentat des frères Landini, militants communistes dans le Var, contre un convoi destiné à l’Allemagne. C’est la mise en place de l’Organisation spéciale, première organisation armée de la Résistance qui protégea la manifestation patriotique du 11 novembre 1940, organisée à l’Etoile par l’Union des Etudiants Communistes en présence de Guy Moquet, qui devait le payer de sa vie. Petits hommes qui osez aujourd’hui, parce que l’anticommunisme et la contre-révolution ont provisoirement triomphé des premières expériences socialistes de l’histoire, nier le rôle des communistes dans la Résistance alors qu’ici même, dans le bassin minier, la classe ouvrière déclencha le signal de l’héroïsme de masse à l’appel du communiste Michel Brûlé, dont aucune rue ne porte le nom à Lens, et de Vasil Porik, un mineur soviétique internationaliste, en tenant l’héroïque grève patriotique de mai-juin 1941. Ainsi, alors que la grande bourgeoisie des Louis Renault et Cie se roulait dans la Kollaboration, « la classe ouvrière resta seule, dans sa masse, fidèle à la France profanée », comme l’écrira par la suite l’écrivain gaulliste François Mauriac.

 

Et pendant que Fabien déclenchait la lutte armée dans le métro parisien en abattant un officier allemand, Debarge et ses camarades mineurs Boulanger et Ledent menaient la première action armée contre l’occupant en abattant un garde allemand au pont Césarine de Lens. C’est aussi notre camarade Maria Delvaux, ancienne trésorière de notre section PCF de Lens, devenue section PRCF, qui fut aussi longtemps membre de la première Coordination communiste, qui fit la liaison à vélo pendant toute la guerre entre Paris et Lens pour relier les FTP Nord à l’état-major parisien dirigé par Duclos et Frachon. C’est notre camarade Jeanne Collette, de Douai, membre du PRCF, qui faisait la même chose pendant toute la guerre entre Bruxelles et Douai pour joindre l’état-major du PCF à l’Internationale communiste basée en Belgique avec Eugène Fried, dit Clément. C’est René Lanoy, notre camarade, qui présidait le VRAI Front national pendant la guerre, pendant que sa femme Suzanne, horriblement torturée, refusait jusqu’à la mort de lâcher les noms des copains malgré la menace des lâches miliciens pétainistes de tuer sous ses yeux son bébé alors âgé de quelques mois.

 

            Aujourd’hui quand, par un texte déposé en commun par des députés socialistes (dont Peillon), verts et FN mêlés, nous voyons l’Europe supranationale, digne héritière de la « GroSS Europa » nazie, criminaliser le communisme et l’URSS à l’égal de l’Allemagne nazie, alors que dans toute l’Europe la droite et l’ultra-droite s’associent à l’extrême droite fasciste, oui nous sommes écoeurés. En France même, qui donc êtes-vous, petits députés sarkozystes, pour tenter de criminaliser l’URSS avec votre projet pour faire du 9 novembre une journée européenne de l’anticommunisme, vous dont le chef de file se glorifie d’expulser 25 000 ouvriers étrangers, dont des bébés, chaque mois ? Qui êtes-vous, vous pour parler de liberté, vous dont le chef Sarkozy a fait préfacer son livre « Témoignage » par Gianfranco Fini, le chef de file des néofascistes italiens admirateurs de Mussolini ? Qui êtes-vous pour parler de démocratie, vous dont le ministre Hortefeux a organisé à Vichy une réunion européenne des ministres chargés de l’immigration, qui êtes-vous, vous qui parlez d’histoire et qui avez voulu réhabiliter la colonisation ?

 

            Bien entendu, les dirigeants de l’Europe supranationale, et le chef suprême de l’UMP, qui ne peuvent manquer de superviser, voir d’inspirer ces projets liberticides anticommunistes, mettent en avant le pacte germano-soviétique de non-agression de 1939, mensongèrement présenté aux lycéens comme une alliance agressive Hitler-Staline. Quelle duperie ! Ils feignent ainsi d’ignorer que le pacte n’a été signé par l’URSS qu’après que l’Occident anglo-français ait obstinément refusé tout au long des années 30, comme l’a reconnu après-guerre Paul Reynaud, de remettre en place l’équivalent de la « l’Entente » anglo-franco-russe de 1914, que Staline ne cessait de proposer aux Occidentaux pour encercler Hitler. Non seulement cette « belle et bonne Alliance », que De Gaulle célébrait à Moscou en 65, fut obstinément refusée par anticommunisme par la grande bourgeoisie anglo-française, mais à la même époque, le Comité des Forges, ancêtre du MEDEF et de l’UIMM, lançait une campagne anticommuniste et anti-française endiablée sur le thème, « plutôt Hitler que le Front populaire ». Comme l’a montré l’historienne Annie Lacroix-Riz, les dirigeants occidentaux se rapprochaient alors de Hitler et laissaient sciemment s’implanter en France et en Angleterre une « Cinquième colonne » nazie qui infiltrait tranquillement tous les milieux dirigeants. Cette politique anticommuniste, anti-française et pro-fasciste se traduisit d’abord par la capitulation de Léon Blum qui en 1936 décréta coup sur coup la « pause » des revendications sociales puis la « non-intervention » de la France dans la guerre civile espagnole, ce qui laissait le camp républicain espagnol seul face à Hitler, Franco et Mussolini (si l’on excepte les armes parvenant à l’Espagne républicaine de la lointaine Russie et la constitution des Brigades Internationales par l’Internationale communiste et par le PCF). La politique « plutôt Hitler que l’alliance avec l’URSS communiste » se poursuivit avec les honteux Accords de Munich de 1938 où Chamberlain et Daladier donnèrent à Hitler le feu vert pour dépecer la Tchécoslovaquie et attaquer à l’Est, malgré les objurgations du Parti communiste français.

           

            Dans le même temps la réaction se déchaînait en France contre les acquis du Front populaire que le dictateur Daladier, avec la complaisance de la droite radicale et SFIO, élue avec les voix communistes, démontait l’un après l’autre. Devant le front antisoviétique mondial qui se mettait en place, menacée à l’Ouest par l’Allemagne officieusement appuyée par les « démocraties » occidentales en voie de fascisation, menacée à l’Est par le Japon qui était déjà entré en Chine et avait constitué l’Etat fantoche du Mandchoukouo pour attaquer l’URSS par l’Est, la direction soviétique n’avait plus qu’un choix devant elle : soit subir seule l’attaque de toutes les forces antisoviétiques mondiales et être écrasée, soit tenter de diviser le front antisoviétique mondial en voie de formation après Munich. L’URSS tenta cependant d’ultimes discussions avec la France tout au long des années 38/39, mais quand il fut évident que le gouvernement anticommuniste et fascisant de la Pologne ne voudrait à aucun prix laisser l’Armée rouge entrer en Pologne pour aller au choc de l’envahisseur allemand, quand il fut évident que l’état-major ne voulait pas d’une réelle coordination militaire avec les forces soviétiques, le PCUS n’eut plus qu’une ressource : celle de briser la coalition germano-japonaise (on oublie toujours le Japon dans l’affaire !) pour gagner du temps et transférer la production de guerre dans l’Oural.

           

            Le pacte germano-soviétique servit de prétexte à la réaction française, Daladier en tête, pour interdire le PCF, arrêter les maires communistes, invalider les députés communistes et les mettre en détention, alors même que le PCF, sans désavouer la manœuvre tactique à laquelle le refus franco-anglais avait conduit l’URSS, appelait à la guerre à outrance contre Hitler et votait les crédits de guerre au parlement. Même interdit, le PCF fit encore à Paul Reynaud des propositions militaires pour fortifier Paris et entraîner toute la population au sursaut patriotique : peine perdue puisque le philosophe Georges Politzer, qui portait ces propositions du PCF au gouvernement, fut traîtreusement arrêté puis livré aux nazis quand ceux-ci eurent occupé la France, pour être torturé puis fusillé au Mont Valérien. Les courageux éditoriaux d’Aragon dans le journal communiste « Ce soir » portent encore témoignage aujourd’hui, pour qui veut bien lire et réfléchir par lui-même, de ce que fut en réalité la politique du PCF à l’époque du « pacte », malgré l’interdiction du parti et la répression de masse déclenchée par l’ex-majorité socialiste et radicale du Front populaire dont la majorité, sans les députés communistes révoqués, ne tarderait pas à abolir la République en votant les pleins pouvoirs au traître antisémite et ultra-réactionnaire Philippe Pétain.

                       

         On vit alors très vite qui résistait les armes à la main et qui était tout disposé à collaborer avec l’Allemagne. Alors que toutes les forces policières de la dictature dalariériste, puis pétainiste, étaient mobilisées pour démanteler la CGT et arrêter les élus communistes, c’était la « drôle de guerre » sur nos frontières : l’armée française restait l’arme au pied pendant un an et son état-major, commandé par les anti-républicains notoires Weygand et Gamelin ne trouvait rien de mieux que d’envoyer deux corps expéditionnaires en Finlande et en Syrie pour éluder l’affrontement avec l’Allemagne, laisser Hitler dépecer la Pologne sans avoir à s’inquiéter à l’Ouest (« mourir pour Dantzig » ?)… et tenter de prendre… l’Armée rouge en tenailles entre la Scandinavie et le Proche-Orient !

 

         Dans le même temps, l’URSS avançait elle aussi en Pologne, ayant intérêt à ce que la guerre future avec les nazis commençât le plus loin possible de ses frontières Ouest et voulant empêcher que Hitler n’occupât l’ensemble du territoire polonais, avec ce que cela signifiait pour les Juifs polonais.

 

         Dans ces conditions terribles, le PCF désorganisé par la répression trouvait le moyen de créer l’Organisation spéciale, puis les FTP qui, du nord ouvrier à la Corrèze paysanne en passant par la Corse et par la direction militaire des FFI parisiens commandés par Rol et André Tollet, fut la colonne vertébrale de la Résistance armée. Ce n’est pas pour rien qu’en 1945, le « Parti des Fusillés » obtenait 29% des voix alors que la droite se terrait, discréditée par sa collaboration éhontée du grand patronat avec les nazis. Les « historiens » à la Courtois, qui pour faire carrière pratiquent un anticommunisme de confort, peuvent toujours ergoter : en 1945, notre peuple, témoin oculaire, ne s’était pas trompé sur « qui avait fait quoi ? » !

 

            Voilà. Que dire de plus, sinon qu’aujourd’hui, quand les dirigeants de l’UE et de l’UMP, qui ont ensemble réhabilité insidieusement le régime de Vichy en organisant dans cette ville la réunion des ministres européens de l’immigration, prétendent criminaliser les communistes, ils révèlent leur vraie nature : celles de dignes descendants de ces riches bourgeois qui ont toujours préféré la « GroSS Europa » du profit et de l’anticommunisme à l’indépendance de leur pays et qui rêvent de prendre leur revanche sur Stalingrad et sur le Programme du Conseil national de la résistance, rédigé par le communiste Pierre Villon, en prenant des mesures anticommunistes dignes de Mac Carthy, qui conduiront inéluctablement à la destruction de l’indépendance nationale et de l’ensemble des libertés démocratiques.

 

         Mais cette attitude anticommuniste n’est pas un signe de force. Sans idéaliser les régimes socialistes d’hier, dont les déformations furent réelles dans des circonstances historiques marquées par la guerre froide et l’hostilité acharnée de l’Occident, les peuples de l’est peuvent aujourd’hui comparer le socialisme au capitalisme : or, tous les sondages faits à l’est montrent que, expérience faite, le socialisme apparaît presque comme un paradis perdu pour les ouvriers, les paysans, les retraités livrés au chômage de masse, à la privatisation de la santé, à la casse de l’éducation et à la re-colonisation insidieuse de leur économie par les monopoles capitalistes occidentaux, à une tutelle complète du FMI et de l’Union européenne sur les anciens pays socialistes auxquels Walesa et le Pape avaient fait croire qu’indépendance nationale rimait avec haine des « Russes ».

 

         A l’Ouest, les peuples mesurent mieux ce que leur apporte de misère et de reculs sociaux l’Europe supranationale de Maastricht qui s’est construite sur les ruines de l’Europe socialiste, avec l’aide des renégats occidentaux du communisme. Les luttes de classes montent face à ce capitalisme prédateur qui dépèce la République, les conquêtes des Lumières, de la Révolution française et du Conseil national de la Résistance, Sécu, nationalisations, retraites, statuts, conventions collectives, tous ces acquis inséparables des noms d’Ambroise Croizat, Maurice Thorez, Marcel Paul, Charles Tillon, François Billoux, et autres ministres communistes de 1945/47…

 

            La criminalisation du communisme est donc la réponse défensive du capitalisme en crise contre un mouvement ouvrier qui, lorsqu’il aura vu clair sur la signification de classe de l’euro-anticommunisme, reprendra l’offensive pour la démocratie, pour l’indépendance nationale, le socialisme et la paix.

 

                  Aujourd’hui le rôle des vrais démocrates est de comprendre que l’euro-maccarthysme qui se met en place, avec la multiplication des lois répressives de la Tchéquie, où la JC est interdite, à la Pologne, où la « lustration » anticommuniste déstabilise le débat démocratique, sans oublier les pays baltes, où les 40% de Russophones sont victimes de discrimination, et la Croatie, où les porteurs de drapeau rouge sont emprisonnés, vise TOUS les progressistes, tous les anticapitalistes, y compris ceux qui se laissent tromper par les campagnes anticommunistes menées dans notre pays sans que jamais la parole ne soit donnée à la défense et sans que jamais les dirigeants faillis du PCF ne lèvent la voix pour marcher contre le courant qui les engloutira eux aussi, si les vrais communistes ne parviennent pas à s’unir pour reprendre ensemble le flambeau du combat de classe.

 

                  Nous sommes confiants : le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire. L’Europe supranationale ne fait plus recette et des millions de Français et d’Européens vont bientôt dire leur dégoût de cette construction dictatoriale en s’abstenant le 7 juin. L’avenir n’est pas aux Mac Carthy européens, il reste aux peuples et aux travailleurs !

 

            Honneur à René et à Suzanne Lanoy, à Debarge, aux frères Camphin, à Jeanne Colette ! Honte aux lepénistes qui usurpent le nom du Front national antifasciste créé par le PCF !Honneur à Maria Delvaux, militante communiste lensoise qui mérite qu’enfin son nom d’ouvrière modeste et héroïque honore un lieu public important de la ville de Lens. 

 

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21:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, urss, belgique, guerre, nazisme, romain, courcelles, france, communisme, fascisme, europe, euro-dictatire, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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