14/03/2010

14/03/10: La Chine et les États-Unis :: La fin du rêve américain ?

From: nicolas
Sent: Saturday, March 13, 2010 10:15 PM
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Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] La Chine et les États-Unis :: La fin du rêve américain ? SOLIDAIRE

 

 

9 mars 2010 16:41 | Il y a : 4  jour(s) |

La Chine et les États-Unis :: La fin du rêve américain ?

« La Chine sort victorieuse de la crise du crédit. » Ce n’est pas Solidaire qui le dit, mais De Tijd. Pour une partie de la classe dirigeante américaine, ce revirement donne lieu à une agressivité croissante.

Baudouin Deckers

Au début de l’année 2009, la plupart des analystes occidentaux concluaient que la Chine pourrait déjà s’estimer heureuse avec une croissance de 6 à 7 % de son produit intérieur brut. La Chine a conclu l’année 2009 avec une croissance de 8,7 %. Et le pays n’a pas dû aider des banques dans le besoin, puisqu’il leur était interdit d’investir dans les produits financiers toxiques de l’Occident. Le pays socialiste a investi massivement dans ses entreprises d’État. Il a augmenté les salaires minimaux, renforcé sa sécurité sociale et assuré une hausse du revenu de ses 700 millions de paysans. La Chine s’est mise à faire du commerce en Asie avec ses propres devises, non plus avec des dollars, monnaie peu sûre.

« La Chine sort victorieuse de la crise du crédit », lit-on dans De Tijd. « D’importants indicateurs économiques, dont la production industrielle, les investissements et la croissance de la quantité d’argent, ont rattrapé les niveaux d’avant la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. La crise contribue à ce qu’en 2010, l’économie chinoise va devenir plus importante que celle du Japon… » En 2027, la Chine prendra la place de première économie de la planète, dit encore De Tijd. « En ce mois de février, la Chine est devenue le premier pays exportateur au monde », annonce également le New York Times.

La Chine se porte donc très bien. Ce n’est pas le cas des États-Unis. De nombreux analystes occidentaux craignent que la crise financière de 2008 ne signifie la fin définitive de la suprématie américaine. Voici quelques mois, le professeur et prix Nobel Joseph Stiglitz écrivait que, plus tard, les historiens feraient remarquer que la période du triomphalisme américain n’avait à peine duré que vingt ans.

Coups d’épingle américains

Souvent, Barak Obama répète « Yes we can ». Mais d’autres fois, dans des articles ou conférences un peu plus sérieux, cela devient souvent « nous devons reconduire l’hégémonie américaine ». Mais la crise a poussé encore plus à l’avant-plan la Chine et d’autres nations émergentes. Les États-Unis se résigneront-ils à cet état des choses ? La question est souvent posée.

Le déficit commercial américain par rapport à la Chine déborde depuis longtemps. Obama veut que Pékin réévalue sa monnaie. Il impose à la Chine des limitations aux importations. Fin février, Washington décidait d’imposer une taxe à l’importation de 11 à 13 % aux tuyauteries en acier originaire de la Chine. Obama fournit pour 9 milliards de dollars d’armes à Taiwan – alors que les relations entre la Chine et cette province sont précisément en train de s’améliorer. Il reçoit le dalaï-lama, qui veut une scission du Tibet de la Chine.

Ce ne sont que les coups d’épingle « classiques » des États-Unis envers la Chine. Mais, aujourd’hui, ils expriment l’impatience croissante d’une partie non négligeable de la classe dirigeante, des hautes instances militaires, des faucons. « Il se pourrait que nous cédions le contrôle du sort de l’Amérique aux mains d’une grande puissance rivale sans même avoir tiré un seul coup de feu », bougonne le Pentagone, s’il faut en croire Arthur Herman, journaliste au New York Post.

En fait, la Chine ne menace aucun pays, pas même les États-Unis. La Chine a besoin d’un environnement pacifique pour pouvoir continuer à aller de l’avant sur le plan économique et assurer à son 1,3 milliard d’habitants développement et prospérité. Le programme d’Obama prévoit 60 000 hommes de plus dans son armée de terre et 27 000 autres dans ses troupes d’élite, les marines. Bien que, sous Bush, les États-Unis aient déjà dépensé presque autant que le reste du monde en défense (48,37 % du budget mondial !), Obama en remet une couche de 6,7 milliards de dollars.

Les États-Unis doivent se montrer prudents car la Chine possède plus d’un cinquième de leur dette extérieure. Chine et Etats-Unis sont des partenaires commerciaux dépendants l'un de l'autre  – ce qui comporte aussi nombre de risques pour la Chine. D’où, les efforts de Pékin pour accroître le commerce avec d’autres partenaires. Personne ne voit aujourd’hui ce que Washington pourrait entreprendre contre l’immense Chine, alors qu’il ne parvient même pas à se dépêtrer du bourbier afghan. Pourtant, les États-Unis installent de plus en plus de bases militaires sur le continent asiatique… La crise mondiale est grave. Les années 30 doivent nous rendre vigilants. Le mouvement pour la paix a encore beaucoup de pain sur la planche !

20:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, television, romain, belgique, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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