11/01/2011

2010/12/18: HAITI: LES MENSONGES DE BILL CLINTON ...

-----Message d'origine-----
From: Xarlo@aol.com
Sent: Saturday, December 18, 2010 10:02 PM
To:
Subject: On rattrappe plus vite un menteur qu'un boiteux, dit un proverbe...
 
Un coup de pied de Fidel au cul de Clinton...
 
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LES MENSONGES DE BILL CLINTON
 
Je regrette vraiment  d’avoir à le démentir. Aujourd’hui, ce n’est plus
que quelqu’un à l’aspect  bonhomme, consacré au legs historique, comme si l’
histoire de l’Empire, voire  quelque chose de plus important : le sort de l’
humanité, étaient garantis  au-delà de quelques dizaines d’années, et ce à
condition qu’aucune guerre  nucléaire n’éclate au sujet de la Corée, de l’
Iran ou de tout autre point chaud. 
L’Organisation des Nations Unies, on le sait, l’a nommé son « envoyé
spécial  » en Haïti.
Clinton –président des États-Unis entre les deux Bush – empêcha  l’ancien
président Carter, par jalousie politique ridicule, de participer aux 
négociations migratoires avec Cuba, signa la loi Helms-Burton et fut complice  des
actions de la Fondation nationale cubano-américaine contre notre patrie. 
Il existe abondance de preuves sur sa conduite, mais nous ne le prenions
pas  trop au sérieux pour autant et nous n’étions pas hostiles à ses activités
au  sujet de la mission que l’ONU lui avait assignée pour des raisons
évidentes. 
Nous coopérions avec ce pays frère depuis bien des années dans plusieurs 
domaines, notamment dans la formation de médecins et la prestation de
services à  la population, et Clinton ne nous gênait en rien. S’il désirait
remporter  quelques petits succès, nous n’avions pas de raisons de bloquer notre 
coopération avec Haïti sur un terrain aussi sensible.  Puis sont venus le 
terrible séisme qui a causé tant de morts et de destructions, et l’épidémie. 
Une réunion qui s’est déroulée avant-hier dans la capitale de la République
dominicaine au sujet de la reconstruction d’Haïti, et qui a rassemblé
environ  quatre-vingts personnes, dont plusieurs ambassadeurs des pays donateur
de plus  de cent millions de dollars, de nombreux membres de la Fondation
Clinton, ainsi  que des gouvernements étasunien et haïtien, est venue
compliquer les choses. 
Peu de gens y ont pris la parole, entre autres l’ambassadeur du Venezuela, 
parce que son pays est l’un des donateurs les plus importants, une
intervention  brève, émue et sûre. Quasiment tout le reste de cette réunion qui a
duré de 17 h  30 à minuit, c’est Clinton qui l’a occupé. L’ambassadeur cubain
était là, tel un  convive de pierre, à la demande d’Haïti et de
Saint-Domingue. On ne lui a pas  concédé la parole, ce qui en a fait un simple témoin d’
une rencontre qui n’a  réglé absolument rien. Elle devait se prolonger le
lendemain,  mais rien ne  s’est passé.
Cette réunion de République dominicaine a été une manœuvre  trompeuse, et
les Haïtiens étaient indignés à juste titre. Leur pays, détruit  par le
séisme de janvier dernier, a été en fait livré à son sort. 
Aujourd’hui, jeudi  16 décembre, une dépêche de l’agence de presse 
étasunienne AP, affirme ce qui suit :
« L’ancien président Bill Clinton a  exprimé sa confiance dans les efforts
de reconstruction d’Haïti, durant une  visite d’une journée au milieu de
désordres civils, d’un mal endémique et d’une  crise politique inextricable.
« L’envoyé spécial de l’ONU en Haïti s’est  rendu dans ce pays affligé, un
jour après que la Commission intérimaire de  reconstruction, dont il
partage la présidence, a été contrainte de se réunir  dans la République
dominicaine voisine, à cause de la violence qui a éclaté  après les élections
présidentielles aux résultats controversés tenues en Haïti  le 28 novembre.
« Clinton a visité une clinique spécialisée pour  cholériques, gérée par
Médecins sans frontière, qui a traité cent mille  personnes touchées par l’
épidémie qui a éclaté en octobre. Puis il s’est rendu  sur la principale base
de troupes de pacification de l’ONU pour rencontrer des  fonctionnaires
haïtiens et internationaux.
« La réunion de la veille a  approuvé des projets pour environ 430 millions
de dollars. Mais le plus notable,  ce sont les expressions d’indignation
devant la lenteur de la reconstruction et  une lettre adressée par des
Haïtiens frustrés qui affirment qu’on les tient à  l’écart des décisions et que
les projets approuvés "ne contribuent pas à la  reconstruction d’Haïti ni au
développement à long terme". »
Mais observez ce  que Clinton a ajouté ensuite en conférence de presse :
« "Je partage leur  frustration".
« …des centaines de milliers d’Haïtiens trouveront un logement  permanent l
’an prochain et bien plus cesseront de vivre sous la tente, comme le  font
plus d’un million de personnes depuis le séisme du 12 janvier.
« Ces  promesses ont déjà été faites. […] De  plus, des 5,7 milliards  de 
dollars promis en aide pour 2010-2011, seuls 897 millions sont arrivés. »
En  fait, ces 897 millions ne se voient nulle part.
C’est par ailleurs prendre  vraiment beaucoup de libertés avec la vérité
que d’affirmer qu’une clinique  gérée par Médecins sans frontière a traité
cent mille personnes !
La  doctoresse Lea Guido, représentante de l’Organisation panaméricaine de
la  santé/Organisation mondiale de la santé en Haïti, vient d’informer
aujourd’hui  dans un communiqué de presse que le nombre de cholériques s’était
élevé au 11  décembre à 104 918, une quantité de malades vraiment sans
précédent que Médecins  sans frontières n’a pas pu traiter dans une clinique.
L’Europe, les USA et  le Canada – et M. Clinton le sait pertinemment –
enlèvent des médecins, du  personnel infirmier et de rétablissement et d’autres
techniciens de la santé aux  pays caribéens et n’ont pas le personnel
requis pour remplir une telle mission,  sauf  honorables exceptions.
Clinton prétend de toute évidence, par ses  mensonges, passer sous silence
le travail réalisé par plus de mille médecins,  personnels infirmiers et
techniciens cubains et latino-américains qui mènent le  plus gros de la
bataille pour vaincre l’épidémie de la seule façon possible : en  allant dans les
endroits les plus reculés du pays dont la moitié des presque dix  millions d’
habitants vit dans des zones rurales.
Il aurait été impossible,  dans de telles conditions, de traiter un si
grand nombre de personnes sans  l’appui de l’éminente Latino-Américaine qui
représente l’OPS-OMS à Cuba et en  Haïti.
Notre pays s’est engagé à mobiliser le personnel humain requis pour 
remplir cette noble tâche.
Lea Guido a affirmé : « Les ressources humaines  que Cuba envoie sont
destinées actuellement aux zones les plus isolées de cette  nation. Et c’est tout
à fait opportun. »
Ces ressources arrivent, et le  reste du personnel nécessaire sera très
vite sur place.
Hier, la Brigade  médicale cubaine a traité 931 patients, dont deux sont
décédés, soit un taux de  mortalité de 0,2 p. 100.
 
 
Fidel Castro Ruz
Le 16  décembre 2010

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualité, haïti, amérique, presse, silence, médias, télévision, solidarité, cuba, venezuela, politique | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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