18/01/2011

1g-18 TUNISIE: minute Papillon: demain est déjà là (su ite) ...

 

 
 
TUNISIE: minute papillon: demain est déjà là ... !
 
Les événements vont vite et se précipitent en TUNISIE: ex-colonie restée pro-occidentale, pro-française, par l’intermédiaire de potentats, de despotes.
Les gens sont dans la rue. En face: la police, l’ armée, le régime toujours en place, un Président - dictateur en fuite qui ne rendra sans doute jamais des comptes comme beaucoup d’ autres ..........
Les médias du capitalisme occidental font aujourd’hui semblants d’être auprès du peuple, de la Liberté et de la Démocratie, de se réveiller, dénonçant la dictature d’hier. Mais hier, la plupart de ces braves journalistes fermaient leur g...  Le tourisme à Djerba attirait les touristes occidentaux, les échanges commerciaux étaient bons, la stabilité intérieure rassurait et la TUNISIE était un bon allié politique de l’Occident au plan international. Elle rassurait l’âme capitaliste occidentale. Le soleil tunisien réchauffait les esprits, à bas prix ..........
Le silence est rompu, les réalités éclatent, mais que va-t-il se passer ???
Le peuple tunisien risque rapidement de déchanter. La fameuse “solution démocratique”, sauce ricano-occidentale est mise en avant. On met en avant des élections “libres” qui, comme d’habitude et comme une baguette magique, seraient sensées régler tous les problèmes du peuple tunisien...
Mais que fera le nouveau régime, “démocratiquement” élu ou non ? De quel côté va-t-il se ranger dans l’ arène internationale ? Et chose principale: des élections “libres, un nouveau Président, un nouveau régime, un gouvernement particrate, va-t-il donner du travail, à manger au peuple tunisien ???
Il y a toujours des priorités essentielles à respecter: je présente trois assiettes aux affamés. Dans l’une il y a à manger. L’ autre est remplie de “démocratie”, de “libertés”, de “droits de l’homme”... La troisième est vide...
Laquelle sera choisie par les crève-la-faim, les sans-travail, les misérables, les esclaves ???
C’est à mon avis le problème et c’ est le dilemme pour l’ avenir pour le peuple tunisien, comme pour tous les autres peuples de la planète, en premier tous les pays arabes réactionnaires et conservateurs, soutenus par l’ Occidentaux capitalistes. ... Pratiquement tous les régimes, conservateurs, réactionnaires, arabes sont à secouer, à abattre au plus tôt ..........
Suffira-t-il de voter, encore, encore et encore  ???
 
 

L' opposition tunisienne

(prenant en compte le fait que les élections en Tunisie se déroulaient selon des résultats décidés au ministère de l'intérieur, sans aucune transparence, ce qui rend très difficile de mesure l'implantation réelle des courants politiques)

 

Partis agréés par le pouvoir de Ben Ali, représentés au Parlement :

Le Mouvement des démocrates socialistes (MDS) : Après avoir été une vraie force d’opposition, le MDS a été récupéré par le régime. Il fait partie de l’opposition de "décor", qui a permis au président Ben Ali, tout au long de ces 23 dernières années, de faire valoir à l’Occident que la Tunisie vivait sous le multipartisme.

- Le Mouvement Ettajdid (« ex-communiste ») : Il a évolué au fil des années, renonçant à son nom et à son identité communiste après la disparition de l'URSS au nom de « la modernité », prônée à sa façon aussi par Ben Ali qui a d'abord réprimé en son nom les communistes puis les islamistes. Ettajdid a fini depuis quelques années par faire partie de « l’opposition » légèrement plus critique envers le président Ben Ali. En représailles, le régime ne lui a accordé qu’une poignée de sièges au Parlement. Il devrait faire partie du nouveau gouvernement. Parti se définissant comme moderniste, laïc et socialiste ....En fait social-libéral et anti-islamique.

L’Union démocratique unioniste : qui fait également partie de l'opposition d’opérette. Il dispose d’une dizaine de sièges à la Chambre des députés.

Le Parti de l’unité populaire : c'est le même cas de figure. Il ne représente rien, mais en récompense de ses loyaux services, il a quelques députés.

Partis agréés par le pouvoir, mais non représentés au Parlement : (dont le rôle était de démontrer le pluralisme existant en Tunisie mais qui étaient jugés encore pas assez soumis pour recevoir des sièges au parlement)

Le Parti démocratique progressiste (PDP) :  actuellement dirigé par une femme, Maya Jribi. Le PDP a été fondé par Néjib Chebbi, figure historique de la "vraie" opposition. Cet avocat devrait entrer dans le nouveau gouvernement. Son parti a été agréé, mais a toujours été empêché d’avoir des députés à la Chambre des représentants.

Le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) : du docteur Mustapha Ben Jaafar, autre personnalité venue de la véritable opposition, est dans le même cas de figure. Ce parti a réussi à se faire agréer après treize années d’attente mais n’a jamais pu, lui non plus, avoir de députés. Ben Jaafar devrait entrer lui aussi au gouvernement.

Autres partis de la "vraie" opposition, donc non agréés par le régime Ben Ali :

Le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) : dirigé par Hamma Hammami et plusieurs fois arrêtés et dont la mise en résidence surveillée après sa libération vient d'être levée. Il est l'époux de Radhia Nasraoui, célèbre avocate et militante des droits de l’homme et de la lutte contre la torture. Il n'est pas prévu de le consulter pour former le nouveau gouvernement. D'extraction maoïsante. Durement réprimé mais a gardé des militants.

Le Congrès pour la République : de Moncef Marzouki, médecin exilé en France depuis dix ans, et prévoyant de rentrer en Tunisie mardi 18 janvier. Démocrate modéré, attaché aux droits de l'homme.  Favorable à un dialogue avec toutes les forces d'opposition sortant de l'illégalité sans exclusive, bien que rejetant à la fois les idéologies communiste et islamiste.

Ennadha (Renaissance) : le parti islamiste de Rached Ghannouchi, exilé à Londres depuis 1989. Il devrait rentrer au pays très rapidement. Persécutés par Ben Ali, ses partisans sont encore assez nombreux, bien qu'il soit impossible de les recenser pour le moment. Favorable à une démocratie islamique basée sur le système de la choura (consultation populaire) et l'opposition à l'économie usuraire.

Les trois partis sortant de l'illégalité ainsi que le PDP avaient adhéré à la « Coalition du 18-Octobre pour les libertés ».

Les manifestations et grèves ont été largement spontanées mais lorsqu'elle ont pu être organisées depuis le début de la révolte populaire de décembre, elles l'ont surtout été par les structures de base des syndicats tunisiens qui, ici où là, ont parfois été prises en partie en main par des militants clandestins d'Ennahda ou du PCOT. Ennahda semblant plus présent dans le Sud du pays, le PCOT à Tunis.
Note de RoRo: ce mardi 18 janvier 2011, on parle déjà de déception en TUNISIE. Bref, c’ est probablement la reprise en main, le retour à l’ordre bourgeois qui sera raccommodé à la sauce ricano-occidentale. Il y a de quoi être prudent et à se poser des questions lorsque l’on voit une révolution et/ou une contre-révolution bénéficier d’une quelconque sympathie de la part des médias du capitalisme, après des années de silence, voire de complicité avec le régime qui tombe sous les coups de la rue  ...  Ces médias manipulateurs qui ont appuyé, voire fomenté de l’extérieur, les contre-révolutions à l’Est contre le “communisme”et qui aujourd’hui appuient tous les sales coups portés contre les nouveaux régimes de gauche au pouvoir en Amérique-latine. Donc, attendre et voir ...  Le peuple tunisien va-t-il lui aussi voir récupérer SA révolution ?
 
 
chiracentunisie_06_12_2003                  tf1-lavage-de-cerveau
 
C’était la TUNISIE au temps de Chirac et de ... Sarkozy ...
 
 
 
RoRo 

15:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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