10/01/2010

14/12/09: Il y a 70 ans, la France déclare la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes...

 
 
 

Il y a 70 ans, la France déclare la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes. Par Jean Lévy

lundi 14 décembre 2009, par Comité Valmy


POURQUOI CE SILENCE ENTOURANT LE DEBUT DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ?

Alors que nous venons de subir la mobilisation totale des médias, communiant dans une même campagne anticommuniste, à l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin, il est bon de comparer cette campagne avec le quasi silence entourant le 70ème anniversaire de la Seconde Guerre mondiale.

Et pourtant cet évènement a davantage affecté notre propre histoire.

Revenons donc au rappel de la situation politique et militaire au cours de ce qu’on appelait, à l’époque, « la drôle de guerre ».

Faisant fi une fois de plus à ses promesses, l’Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre.1939

Le 3, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne.

On aurait pu penser que profitant de l’engagement massif des panzers et de l’aviation nazis à l’Est, les forces occidentales allaient en profiter pour mener l’offensive à l’Ouest, la ligne Siegfried non terminée, n’étant pas en état de constituer un obstacle infranchissable.

Et bien non !

L’armée française reste l’arme au pied, se contentant d’activité de patrouilles, dans le forêt frontière de la Warndt.

Le gouvernement Daladier est trop occupé à traquer les militants communistes et à faire procéder à la déchéance des députés du PCF, fidèles à leur parti, dissous dès septembre.

Seul, « l’ennemi intérieur » est visé par les autorités, pas l’ennemi de l’autre côté du Rhin.

Raison invoquée pour « justifier » cette répression de masse visant, non l’Etat à qui on a déclaré la guerre, mais un parti d’opposition, hostile au conflit : le pacte de non-agression germano-soviétique, signé le 23 août précédent.

Il s’ensuit, dans notre pays, une campagne anticommuniste féroce, d’une envergure jamais atteinte. Tous les partis, de gauche comme de droite, toute la presse, se sont joints au hallali « antirouge ». La presse communiste étant interdite depuis fin août, donc avant la déclaration de guerre, aucune voix ne s’élève publiquement contre ce déferlement de haine.

Mais, pourquoi cette offensive intérieure ?

Disons-le tout net : la signature du pacte de non-agression met en échec la stratégie envisagée par la bourgeoisie française. Celle-ci souhaitait un affrontement militaire entre l’Allemagne et l’URSS, en laissant cette dernière, seule, face à la Wehrmacht, espérant un effondrement de l’Armée Rouge.

Sans la signature du pacte, ce scénario aurait été, sans doute, possible.

L’Allemagne aurait, dès lors, dominé l’Europe pour une très longue période, sans possible éventualité d’un retournement militaire.

Qui peut croire que, face aux 200 divisions nazies, retenues en Union soviétique, un débarquement anglo-saxon eut été possible en Normandie, en juin 44 ?

La défaite française de mai-juin 40, préparée de longue date par les forces du capital, montre clairement que celles-ci avaient, bien avant Montoire, l’objectif d’une France intégrée dans une Europe allemande.

C’est donc la signature du fameux pacte de non-agression, signé par von Ribbentrop et Molotov, le 23 août, qui met bas ce sinistre scénario. L’URSS gagne ainsi deux ans de répit, qui lui permet de contenir devant Moscou les divisions hitlériennes, et d’infliger, ensuite, les défaites que l’on sait à la Wehrmacht, de Stalingrad jusqu’à Berlin.

Notre bourgeoisie a mesuré, dès l’automne 39, l’ampleur de l’échec de sa stratégie. Elle en a fait payer le prix au seul parti qui avait défendu le pacte, le Parti communiste français, celui-ci ayant analysé sa portée et ses conséquences.

On peut même dire que les forces du Capital n’ont pas encore digéré, de nos jours, l’échec subi en août 39. Comment expliquer, sans cela, la persistance actuelle d’une campagne toujours massive contre, ce que les médias à leur service, appellent « la collusion Hitler-Staline » et contre les « communistes qui ont approuvé le Pacte germano-soviétique » ?

Il est vrai que l’objectif d’une Europe intégrée, sous domination économique allemande, est toujours à l’ordre du jour

Jean LEVY

18:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, communisme, presse, guerre, television, romain, allemagne, fascisme, imperialisme, capitalisme, silence, urss, information, hitler, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/11/2009

15/11/09: VINGT ANS APRES ...

 From: nicolas

Sent: Sunday, November 15, 2009 10:44 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme]: VINGT ANS APRES Comité Valmy

 

 

 

VINGT ANS APRES - Jean Lévy

QUATRE VINGT NEUF (2/2)

lundi 9 novembre 2009, par Comité Valmy


Voir en ligne : Quatre vingt neuf (1/2)

Riga ( monde libre) Comme chaque année le 16 mars, d’anciens combattants de la légion Waffen SS lettonne paradent pour commémorer le combat contre les rouges.

 

Aujourd’hui, 9 novembre, tous les médias sont sur les dents.

Radio France, en premier.

Sur l’ensemble des ses chaînes, basées pour un jour à Berlin, la radio publique consacre l’ensemble de ses émissions au 20ème anniversaire de la « chute du Mur ».

Pourquoi un tel déferlement de propagande ?

Pourquoi ce grand « show » avec la participation des ‘Grands » du monde occidental ?

Pourquoi aujourd’hui, alors que nos médias étaient bien plus discrets sur l’évènement, lors du 10ème anniversaire ?

Revenons en arrière.

En 1999, le monde était différent de ce qu’il est de nos jours.

Faisons un rapide tour d’horizon sur l’ensemble de notre globe.

La Russie est dépecée, disloquée, réduite à un territoire privé de l’Ukraine, de la Biélorussie et de ses Républiques caucasiennes et asiatiques. Elle est gouvernée par un satrape ivrogne, Boris Eltsine, qui vend les richesses nationales aux plus offrants, aux puissances étrangères, en premier lieu.

Les Etats-Unis se considèrent les maîtres du monde.

Cuba socialiste et ses dix millions d’habitants, isolés, pris au piège d’un blocus yankee, se débattent dans les plus profondes difficultés.

Le régime de Fidel Castro va-t-il pouvoir survivre à l’ombre de la bannière étoilée ?

Certes, au Venezuela, un militaire inconnu, Hugo Chavez, vient d’être élu président. Il proclame vouloir agir pour le peuple. Mais pourra-t-il mener à bien son programme démocratique, à une encablure de la flotte des Etats-Unis ?

L’Equateur, la Bolivie, le Nicaragua demeurent, pour l’heure, des satellites de Washington.

Sur le plan international, au Conseil de sécurité, qui se soucie de la Chine populaire, qui fait encore profil bas ? Elle estime n’être pas encore en état de peser sur les affaires mondiales.

L’impérialisme peut intervenir ouvertement dans les Balkans. Belgrade est quotidiennement bombardé par les avions de l’Otan. L’US Air force se permet de viser l’ambassade de Pékin.

Aussi, point d’ennemis menaçants, à l’horizon, pour les forces du Capital.

Celui-ci peut en 1999, faire l’économie d’une offensive anticommuniste, à partir de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Rien ne semble lors menacer sa toute puissance.

Le « péril rouge » n’est plus – ou pas encore revenu – à l’ordre des priorités de l’impérialisme.

En 2009, le monde a totalement changé. Les rapports de forces se sont inversés.

La Russie de Poutine et de Medvedev défendent pied à pied l’intérêt national russe, et ses richesses énergétiques d’Etat sont indispensables à la satisfaction des besoins européens.

La République Populaire chinoise est en passe de devenir la seconde puissance économique du monde. Sa diplomatie s’active sur tous les continents et sa voix est déterminante au sein des Nations Unies. La Russie et la Chine coopèrent étroitement dans le cadre de l’Organisation de Coopération de Shanghai.

« Rien maintenant ne peut plus se décider sans nous, à l‘échelle mondiale » a déclaré le président russe, lors de sa visite à Pékin, en mai 2008.

En Amérique latine, l’Alternative Bolivarienne des Amériques (ALBA) réunit Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua. Ces pays, développent une économie qui n’agit plus sous la contrainte de Washington.

Cuba n’est plus seul.

Dans les Etats considérés, il y a encore une décennie, comme « l’arrière-cour » des Etats-Unis, toutes les tentatives américaines de déstabilisation, fomentées par la CIA, ont échoué.

Au Proche-Orient, au Liban, le Hezbollah a mis en échec l’armée d’Israël en 2006. Et le Hamas, malgré l’hostilité des Occidentaux et l’offensive de Tel Aviv, contrôle toujours la bande de Gaza.

Le régime iranien peut mener une politique indépendante, malgré les pressions occidentales grâce au soutien de la Chine et de la Russie.

Tels sont les changements survenus en dix à peine, qui conduisent l’impérialisme à se considérer, à nouveau, menacé dans sa toute puissance.

Européens et Américains tentent de « criminaliser le communisme », face à l’ennemi de toujours : les peuples confrontés avec la dure réalité du capitalisme, aggravée par la crise et son cortège de misère, de chômage, d’atteintes aux libertés.

Le modèle du « marché »et de « la concurrence libre et non faussée » n’a plus cours.

Et, dans chaque pays, et en premier lieu en France, les regards, ceux de la jeunesse en particulier, pourraient se tourner vers une autre société. Le capital, mis sur la défensive, en est conscient.

D’où l’offensive idéologique développée à partir de la « chute du mur » de Berlin.

Jean LEVY

 

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16:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, cuba, communisme, russie, romain, chine, europe, economie, euro-dictature, propagande, urss, roger | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/11/2009

20/10/09: A propos du mur de Berlin...

Sent: Tuesday, October 20, 2009 12:57 PM
Subject: A propos du mur de Berlin

En 1961, les communistes de Berlin-Est avaient construit un mur afin d'empêcher leurs concitoyens opprimés (???) de s'évader vers Berlin-Ouest et la liberté. Pourquoi ? Parce que les rouges n'aiment pas que les gens soient libres, ni qu'ils sachent la « vérité ». Quelle autre raison y aurait-il eu ?

D'ici quelques semaines, on peut s'attendre à ce que bien des médias occidentaux fassent tourner leurs moulins à propagande pour commémorer le 20e anniversaire de la démolition du mur de Berlin (9 novembre 1989). Ils vont nous ressortir toutes les resucées de la guerre froide sur le monde libre opposé à la tyrannie communiste et nous narreront une fois de plus l'histoire simpliste de la façon dont le mur a vu le jour.
Tout d'abord, avant le mur, des milliers d'Allemands de l'Est avaient fait quotidiennement la navette vers l'Ouest pour travailler et, le soir, ils retournaient à l'Est. Par conséquent, on ne les retenait aucunement à l'Est contre leur gré. Le mur fut construit avant tout pour deux raisons :
1. L'Occident diabolisait l'Est par le biais d'une vigoureuse campagne de recrutement d'hommes de métier et de travailleurs hautement qualifiés de l'Allemagne de l'Est, lesquels avaient été formés aux frais du gouvernement communiste. Cela se traduisit finalement à l'Est par une grave crise de main-d'œuvre et de production. En guise d'indication, le New York Times écrivait en 1963 : « À cause du mur, Berlin-Ouest a souffert économiquement de la perte d'environ 60.000 travailleurs qualifiés qui, chaque jour, quittaient leur domicile de Berlin-Est pour se rendre au travail à Berlin-Ouest. »[1]
2. Dans les années 1950, les hommes de la guerre froide en Allemagne de l'Ouest lancèrent une violente campagne de sabotage et de subversion contre l'Allemagne de l'Est en vue d'enrayer au maximum l'appareil économique et administratif de ce pays. La CIA et d'autres services de renseignement et de l'armée recrutèrent, équipèrent, entraînèrent et financèrent des groupes d'activistes et des individus de nationalité allemande, de l'Ouest comme de l'Est, pour qu'ils mènent des actions en tous genres, allant du terrorisme à la délinquance juvénile, en bref, tout ce qui pouvait rendre la vie pénible aux citoyens est-allemands et miner leur soutien au gouvernement ou donner la plus mauvaise image qui soit aux communistes.
Ce fut une remarquable entreprise. Les États-Unis et leurs agents recouraient aux explosifs, provoquaient des incendies, des courts-circuits et usaient d'autres méthodes encore pour endommager centrales électriques, chantiers navals, canaux, docks, bâtiments publics, gazomètres, transports en commun, ponts, etc. Ils faisaient dérailler des trains de marchandises, blessant gravement des travailleurs ; un jour, ils incendièrent douze wagons d'un autre train de marchandises. Ils détruisaient des stations d'air liquide ou autres ; se servaient d'acides pour endommager les machines vitales de certaines usines, jetaient du sable dans la turbine d'une autre, la forçant à l'arrêt. Ils mirent le feu à une tuilerie. Ils encourageaient le ralentissement des cadences dans des ateliers. Ils tuèrent par le poison 7.000 vaches d'une laiterie coopérative. Ils ajoutaient du savon au lait en poudre destiné aux écoles est-allemandes. Quand on les arrêta, ils étaient en possession d'une quantité importante de cantharidine, à l'aide de laquelle ils avaient l'intention d'empoisonner des cigarettes destinées à tuer des Allemands de premier plan. Ou encore ils déclenchaient des bombes puantes pour semer la pagaille dans des meetings politiques. Un jour, ils tentèrent de perturber le Festival mondial de la jeunesse à Berlin-Est en envoyant de fausses invitations, de fausses promesses de gratuité du gîte et du couvert, de faux avis d'annulation, etc. Ils agressèrent même des participants au festival à l'explosif, à la bombe incendiaire ou en recourant à des dispositifs pour crever les pneus de voitures. Ils fabriquaient et distribuaient de fausses cartes de ravitaillement en vue de créer la confusion, de provoquer des pénuries et ainsi le mécontentement de la population. Ils envoyaient de faux avis de taxation et autres directives et documents de l'État pour stimuler la désorganisation et la foire d'empoigne dans l'industrie et les syndicats… Et la liste est loin d'être terminée. [2]
Tout au long des années 1950, les Allemands de l'Est et l'Union soviétique introduisirent un nombre incalculable de plaintes auprès des anciens alliés occidentaux de l'URSS ainsi qu'auprès des Nations unies à propos d'actes spécifiques de sabotage et d'activités d'espionnage ; ils réclamèrent également la fermeture des bureaux en Allemagne de l'Ouest qu'ils tenaient pour responsables, en fournissant même des noms et des adresses. Toutes ces plaintes furent lettres mortes. Inévitablement, les Allemands de l'Est se mirent à resserrer de plus en plus les entrées dans le pays à partir de l'Ouest.
N'oublions pas que l'Europe de l'Est est devenue communiste parce que, avec l'approbation de l'Occident, Hitler l'utilisa comme une autoroute pour atteindre l'Union soviétique et balayer à jamais le bolchevisme. Après la guerre, les Soviétiques furent bien décidés à fermer cette autoroute.
En 1999, la revue américaine USA Today écrivait : « Quand le mur de Berlin s'est écroulé, les Allemands de l'Est ont imaginé une vie de liberté où les biens de consommation étaient abondants et où les épreuves allaient disparaître. Dix ans plus tard, chose remarquable, 51 % d'entre eux disent qu'ils étaient plus heureux sous le communisme. » [3]
C'est à peu près au même moment qu'un nouveau proverbe russe vit le jour : « Tout ce que les communistes ont dit du communisme était mensonger, mais tout ce qu'ils ont dit du capitalisme s'est avéré exact. »
Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action
Source : Killing Hope
Notes
1- New York Times, June 27, 1963, p.12 2- See Killing Hope, p.400, note 8, for a list of sources for the details of the sabotage and subversion 3- USA Today, October 11, 1999, p.1 ↩1-

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03/11/2009

02/11/09: EURONEWS a lâché la phrase ...

EURONEWS a lâché la phrase ...
 
La propaganda des médias capitalistes va de plus en plus loin dans la campagne anti-communiste de plus en plus orchestrée.
 
Le 20e anniversaire de la "chute du mur" (comprenez l' Anschluss de la R.D.A) en est une nouvelle occasion.
 
Ce mardi, 03 novembre 2009, EURONEWS la chaîne télévisée de l' Euro-dictature capitaliste se livre à une interview du général  JARUZELSKI, apparemment reconverti lui aussi, puisqu'il se livre à une espèce de mea-culpa télévisé. C' est d'ailleurs pour cette raison et dans cet esprit que la chaîne l'interroge.
 
Mais la chaîne va plus loin. En préambule, elle explique que le général est inculpé en Pologne pour "crimes COMMUNISTES"...
 
Les boches parlaient des terroristes communistes.
 
Dans 20 ans, nos "démocrates", en peaux de lapin" parleront des criminels communistes...
 
Pour nos propagandistes de la pensée unique, les archives de la Stasi parlent... La Stasi avaient paraît-il 180.000 collaborateurs. Elles contiendraient 38 millions de dossiers.
 
Rappelons quand même qu' avant la "chute du mur", la propaganda occidentale affirmait sans rire qu' un Allemand de l' Est sur quatre travaillait pour la Stasi. La Rda avait quelque 18 millions d' âmes (On ne nous dit pas si les 38 millions de fichés ont fini ou non au goulag  ...).
 
Toutes les polices politiques du monde (y compris dans nos "démocraties" ont établi des fichiers), y compris en Belgique (Camille Huysmans avait aussi son dossier), et aux Usa qui ont connu la période oubliée du McCarthysme. La Rfa a connu les interdits professionnels et l'interdiction du Parti communiste d' Allemagne (sans doute parce qu'il fut là aussi à la tête de l'opposition anti-nazie ??? C' est pour enfermer en premier les communistes que l' Allemagne nazie ET CAPITALISTE a créé ses premiers camps de concentration et les Allemands, y compris ceux de l' Est, ont à une certaine époque assassiné plus de 20 millions de civiles soviétiques et des millions d' autres dans les autres pays envahis) .
 
La Belgique actuellement compte un flic en uniforme au km2. En Grande-Bretagne, il y a une caméra de surveillance pour 12 habitants. Dans toute l'Euro-dictature capitaliste, nos "démocrates" ne cessent de renforcer la répression et les forces de répression au service de l'ordre capitaliste.
 
Il y a plus d' emprisonnés aux Usa que dans l' ensemble des prisons du reste du monde... Les murs du camp de concentration ricain de Guantanamo comptent toujours des gens kidnappés dans leur pays depuis des années, enfermés sans inculpation, sans procès, sans condamnation, à l' abri des yeux et des oreilles du monde. La tâche est tellement immonde que même Obama n' arrive pas à s'en débarrasser sans l' aide de ses alliés complices européens... Les kidnappés en route pour de Guantanamo ont d' ailleurs transité en secret dans des aéroports de l' Euro-dictature...
 
En nous n' en sommes qu'au début. Les Robocops hantent les rues de Bruxelles et d' ailleurs ... dans l' entièreté du "Monde libre" en lutte contre le "terrorisme" des autres qu'il a créé, engendré par toutes ses interventions, ses injustices, son colonialisme, ses agressions, ses exploitations, ses pillages ... 
 
Où en seraient donc nos prétendues "démocraties" occidentales, s'il n'y avaient pas eu les communistes, l'Urss, Stalingrad et ... Staline, pour participer à leur sauvetage à une certaine époque ??? Au service de qui travailleraient aujourd'hui la plupart de nos braves chercheurs, historiens, analystes, journalistes, spécialistes de la propaganda ??? La guerre d'Hitler, Horthy, Mussolini, Franco, Salazar, Pinochet,...  continue avec l' aide de ses nouveaux Kollabos, complices et de tas de renégats ...
 
RoRo

13:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, communisme, presse, television, romain, europe, democratie, fascisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, propagande, silence, liberte, urss, medias, repression, staline, nazisme, rda | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/10/2009

17/10/09: Les soixante ans de la République populaire chinoise : la quête d'un modèle de développement...

From: Comité Valmy
Sent: Saturday, October 17, 2009 9:47 PM
Subject: Les soixante ans de la République populaire chinoise : la quête d'un modèle de développement

 

 

La République populaire de Chine fête son 60e anniversaire. Pays extrêmement pauvre et sous-développé en 1949 et où la plupart des gens n'avaient pratiquement rien à manger et ne couraient qu'en haillons, la Chine s'est muée en la seconde nation industrielle et la troisième économie du monde. Pour y arriver, elle a dû projeter et élaborer elle-même un modèle de développement. Son succès n'a pas seulement transformé la Chine, il a également modifié la relation entre le Nord et le Sud dans le monde. L'Asie, l'Afrique et l'Amérique latine disent que la collaboration avec la Chine « leur offre de nouvelles possibilités de développement indépendant ». C'est sous son influence que l'hégémonie américaine s'effrite de jour en jour.

Au moment où Mao Zedong proclamait la République populaire de Chine, le niveau de vie n'y était pas plus élevé que celui de l'Afrique noire. Dans la première période de construction, de 1949 à 1979, le pays enregistrait de nombreux succès dans la lutte contre la pauvreté. Mais ce fut dans la seconde période, de 1979 à nos jours, que les progrès furent les plus importants. La Banque mondiale écrit : « Entre 1981 et 2004, la partie de la population disposant de moins d'un dollar par jour est passée de 65 à 10 pour cent. Entre 1981 et 2004, plus de 500 millions de Chinois ont été sortis de la pauvreté. »

Dans les autres domaines du développement humain aussi, les progrès sont impressionnants.

En 1949, 90 pour cent des Chinois étaient analphabètes. Aujourd'hui, 87 pour cent des femmes et 96 pour cent des hommes de plus de 15 ans savent lire et écrire.

En 1949, le Chinois vivait en moyenne 35 ans. Aujourd'hui, 72. Il y a actuellement 4 millions de lits d'hôpital et 6 millions d'infirmiers, médecins et pharmaciens à temps plein. Le nombre de médecins par 10.000 habitants est aujourd'hui de 16, soit la moitié en plus qu'en 1978.

En 1949, aller à l'école était un privilège pour les riches. Aujourd'hui, la Chine a le plus grand réseau d'écoles du monde. L'enseignement gardien compte 23 millions d'enfants. Les enseignements primaire, secondaire et supérieur comptent respectivement 105, 92 et 20 millions d'élèves et d'étudiants. Chaque année, plus de 6 millions d'étudiants des universités et des écoles supérieures terminent leurs études. L'enseignement emploie 13 millions d'enseignants à temps plein.

La clé : l'économie Au cours des 60 années écoulées, la Chine n'a jamais trouvé de solutions « clé sur porte » aux problèmes qui sont immenses dans un pays où vit un bon cinquième de l'humanité et qui, en 1949 encore, faisait partie des plus pauvres de la planète. Le Parti communiste a commis bien des fautes, dont de très graves aussi, et il ne fait pas de doute qu'il en commet encore aujourd'hui. Mais on ne peut évaluer correctement ces fautes et erreurs sans les placer dans un contexte de progrès très rapide.

Aucun grand pays ne peut présenter un palmarès comme celui de la Chine. Son voisin, l'Inde, qui compte aussi plus d'un milliard d'habitants, la précédait de loin, en 1949, sur le plan du développement humain. Aujourd'hui, la situation s'est inversée. La Chine compte 7 pour cent d'enfants sous-alimentés. L'Inde 44 pour cent. En Chine, 98 pour cent des enfants de moins de 12 ans vont à l'école. En Inde, 50 pour cent.

En 1950, le revenu national chinois par habitant était d'un quart inférieur à celui de l'Inde. Aujourd'hui, il est trois fois plus élevé.

La clé du succès chinois se situe bien sûr ici : plus vite l'économie croît, plus vite on peut résoudre les problèmes de la nourriture, de l'habillement, du logement, des soins de santé, de l'enseignement, de l'emploi, de l'urbanisation.

Depuis 1980, l'économie chinoise croît chaque année de 10 pour cent en moyenne, soit plus du double de la croissance de la période 1949-1979. Aujourd'hui, la Chine est à même de nourrir toute sa population : 22 pour cent de l'humanité, même si la Chine ne possède que 9 pour cent de toutes les terres cultivables du globe. Ses réserves céréalières sont deux fois plus importantes que la moyenne mondiale.

En 1952, le produit intérieur brut (ce qui est produit dans tous les secteurs) de la Chine était de 68 milliards de yuan. En 2008, de 30.000 milliards de yuan.

En 1950, la Chine produisait moins de 3 pour cent de ce qui était produit dans le monde entier. Aujourd'hui, 12 pour cent.

Des 22 principales catégories industrielles, il y en a 7 dans laquelle la Chine est le premier producteur mondial.

Les numéros un, deux et trois du monde bancaire international sont chinois et tous trois appartiennent à l'État.

En 1950, la Chine produisait 160.000 tonnes d'acier, juste de quoi fabriquer un petit couteau de cuisine pour chaque habitant. L'an dernier, la production d'acier a été de 500 millions de tonnes – c'est plus que la production des États-Unis, du Japon et de la Russie ensemble.

En 2008, la Chine réalisait 22 pour cent de la croissance économique totale dans le monde. D'après l'ONU, cette année, elle franchira le cap des 50 pour cent.

Alors que le monde entier soupire et gémit sous la crise économique, la Chine connaîtra cette année aussi une croissance économique d'au moins 8 pour cent. À titre de comparaison : les 16 pays qui utilisent l'euro ont cette année une "croissance" négative de 4 pour cent.

La pratique réclame à cor et à cris un nouveau modèle économique Au fil des années, le Parti communiste chinois a projeté un modèle qu'il appelle « économie socialiste de marché ». « C'est à cela que nous devons notre succès économique », dit-il.

Ce modèle a été mis sur pied progressivement à partir de 1979, en tant qu'alternative au modèle soviétique classique, l'économie planifiée, modèle que la Chine a connu elle aussi jusqu'en 1979. Le modèle soviétique est né dans les années 1927-1929, après la mort de Lénine, le fondateur de l'Union soviétique. Tous les pays socialistes ont appliqué ce modèle après la Seconde Guerre mondiale.

L'économie planifiée, dans laquelle l'État accorde aux entreprises les moyens disponibles telles les matières premières et les finances, a connu ses succès et ses revers. Le modèle a permis à l'Union soviétique d'évoluer en très peu de temps, passant d'une situation de pays sous-développé au rang de seconde nation économique sur terre. Il a également permis à l'Union soviétique de vaincre le nazisme et, après la guerre, de se remettre rapidement sur pied sur le plan économique.

Mais, à partir des années 1960, l'économie soviétique régressait sur le plan de la croissance de la productivité, de l'efficience et du progrès économique en général. La planification centrale ne pouvait empêcher la prospérité et le bien-être des gens de ne croître que très modérément, pas plus qu'elle ne pouvait empêcher qu'intervînt une pénurie de longue durée de denrées de première nécessité et de biens de consommation. À partir des années 1960, l'économie capitaliste des centres – États-Unis et Europe occidentale – connaissait une croissance plus rapide que celle de l'Union soviétique. Trente ans plus tard, ç'allait être l'une des causes de la disparition de l'Union soviétique.

À la fin des années 1970, la Chine a connu une situation comparable à celle de l'Union soviétique au début des années 1960. Au cours du Premier Plan quinquennal, de 1952 à 1957, la planification centrale assurait une croissance économique spectaculaire mais, par la suite, le taux de croissance se mit à baisser sans arrêt.

Durant le Premier Plan quinquennal, la croissance de la productivité dans toute l'économie fut en moyenne de 8,7 pour cent par an. Durant le Troisième Plan quinquennal (1965-1970), elle était descendue à 2,5 pour cent et, durant le Quatrième Plan quinquennal (1970-1975), elle n'était plus que de 1,3 pour cent en moyenne par an.

Durant le Premier Plan quinquennal, les salaires réels dans les entreprises d'État augmentèrent de 5,4 pour cent en moyenne par an. Durant le Quatrième Plan quinquennal, cette croissance fut négative : - 0,1 pour cent en moyenne par an.

Entre 1957 et 1978, la consommation privée dans les campagnes augmenta de 1,9 pour cent par an et par habitant. Dans les villes, cette hausse fut de 2,6 pour cent. Aujourd'hui, cette hausse, tant à la campagne que dans les villes, est de trois à quatre fois plus élevée.

Entre 1958 et 1978, la production de céréales n'augmenta en moyenne que de 2,08 pour cent par an. C'est à peu près la même croissance que celle de la population.

En 1952, le rapport entre le nombre des habitants des campagnes et celui des villes était de 4,9/1. En 1978, ce rapport était exactement le même.

En 1952, 85 pour cent de la main-d'œuvre dans les campagnes était employée dans l'agriculture. En 1978, ce pourcentage était presque le même.

À la fin des années 1970, la majorité des entreprises d'État étaient déficitaires.

Bref, la pratique réclamait à cor et à cris un nouveau modèle économique susceptible d'assurer une croissance plus rapide de la productivité, des bénéfices pour les entreprises d'État, une plus grande efficience dans l'octroi et l'utilisation des moyens disponibles et la mise sur pied plus rapide d'une nation industrielle et moderne. Ce modèle devait allouer plus d'espace à l'économie individuelle et capitaliste et plus d'autonomie aux entreprises d'État sans compromettre ni perdre le contrôle de la base du socialisme, la propriété des secteurs les plus performants de l'économie plus (+) le pouvoir de l'État. Ainsi, la pratique contraignit à abandonner les vieux dogmes, peu efficients. Quand, en 1979, la Chine introduisit timidement les premiers mécanismes du marché dans l'agriculture, celle-ci connut une croissance explosive. Ce fut un encouragement à persévérer. Dans les quinze années qui suivirent, la Chine put mettre en place son modèle cohérent d'économie socialiste de marché.

Le marché socialiste et capitaliste Trois caractéristiques font la différence entre l'économie socialiste de marché et l'économie capitaliste de marché.

Dans l'économie socialiste de marché, l'État, via ses entreprises et holdings, a en main les piliers et les déterminants de la direction de l'économie, comme le secteur bancaire, la sidérurgie, les télécommunications, les transports, le secteur de l'énergie, l'exploitation minière…

En outre, l'appareil d'État n'est pas aux mains d'entrepreneurs capitalistes. Ceux-ci ne peuvent pas, comme cela s'est passé sous le capitalisme, s'unir en une classe socioéconomique prédominante et, par conséquent, ils ne déterminent pas non plus la politique socioéconomique de la nation.

Enfin, il y a des différences dans le fonctionnement du marché. Sous le socialisme, il y a une relation d'unité et de lutte entre l'État et le marché, relation dans laquelle l'État est le facteur le plus fort et celui qui décide. Bien que le marché soit le principal instrument de répartition des moyens disponibles parmi les entreprises, il n'est pas libre pour autant. Sous le socialisme, le marché fonctionne dans les limites du système social. C'est ce qui définit le caractère du marché. Ainsi, dans ses Plans quinquennaux et dans sa politique journalière, l'État chinois établit quelles sont les priorités, où et comment des percées seront réalisées, où et comment certains aspects vont devoir être corrigés. L'État encourage le parties individuelle et capitaliste de l'économie mais sa préférence va néanmoins aux entreprises d'État. En octobre 2008, l'État chinois a révélé qu'il allait lancer toute une série d'incitants pour une valeur de 4.000 milliards de yuan. Au moins 80 pour cent de ce montant colossal sera consacré à des commandes pour les entreprises d'État. Dans la libre économie capitaliste de marché, il y a également planification de l'État et intervention de l'État, mais seulement pour une part très minime et toujours axée sur la rentabilité des entreprises privées. Durant des périodes de crise et de guerre, la libre économie capitaliste de marché embraie rapidement sur un système où la planification et la coordination nationales sont beaucoup plus fortes. Mais, là aussi, le profit des entreprises privées est le principe prioritaire. Dans l'économie socialiste de marché, par contre, le développement socioéconomique général de la nation est le principe directeur.

Il ne fait absolument aucun doute que l'économie socialiste de marché crée de nouvelles contradictions. La principale est celle-ci : au fur et à mesure que l'économie croît et que les entreprises capitalistes deviennent elles aussi des géants, une tendance croîtra chez les capitalistes à vouloir assumer le contrôle de l'appareil de l'État. Comme ce fut toujours le cas, ces 60 dernières années, dans les moments cruciaux, la cohésion interne et la fermeté sur les principes du Parti communiste seront alors déterminantes.

La Chine change le monde L'économie socialiste a fait croître la Chine comme jamais aucun autre grand pays dans l'histoire ne l'a fait. La chose n'est pas passée inaperçue dans les pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine, où vit 80 pour cent de la population mondiale.

Depuis les années 1990, se met en place dans ces pays ce qu'on appelle le « consensus de Beijing », une approbation générale du modèle chinois de développement. Le consensus de Beijing prend de l'ampleur au fur et à mesure que le consensus de Washington ne cesse de s'affaiblir. Le consensus de Washington est synonyme de néolibéralisme, privatisation, démantèlement des programmes sociaux de l'État, vente aux États-Unis, à l'Europe occidentale ou au Japon des parties les plus rentables de l'économie nationale, octroi de tous les avantages aux couches les plus riches de la population… Tout cela allait en fin de compte faire grand bien aux pays du tiers monde, prétendaient les défenseurs du consensus de Washington. Le chemin serait bien çà et là, de temps à autre, douloureux mais il allait déboucher sur un avenir rayonnant.

C'est le contraire, qui s'est produit : la pauvreté a augmenté, les revenus ont stagné ou baissé, l'enseignement et les soins de santé sont allés à vau-l'eau. Le démantèlement des programmes sociaux a provoqué en Thaïlande une propagation plus grande du sida et, en Indonésie, la diminution des subsides alimentaires à ceux qui souffraient de la faim. Cerise sur le gâteau, le néolibéralisme provoquait de plus en plus de crises économiques en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Ces trente dernières années, il y a eu plus de cent crises économiques graves dans des pays en voie de développement considérés individuellement.

Le consensus de Washington a reçu le coup de grâce en 2008, quand les institutions financières de l'Occident, qui se croyaient supérieures, qui avaient toujours de bons conseils à vendre aux pays du tiers monde, se sont effondrées lamentablement, après quoi il s'en est suivi un chaos sans perspective dans toute l'économie capitalisme.

Peu de gens dans le tiers monde ont oublié comment les spécialistes des institutions financières occidentales les ont mis en garde, des années durant, contre l'effondrement des banques chinoises. Mais le tiers monde voit aujourd'hui comment ces mêmes banques chinoises doivent courir pour venir en aide au trésor américain, sans quoi le numéro un mondial va se retrouver en faillite, ou comment les chefs de bien des multinationales américaines se mettent à plat ventre pour remercier le seigneur Dieu qu'il existe un marché chinois, sans quoi ils peuvent prendre leurs cliques et leurs claques et fermer la boite. La revue d'affaires américaine Forbes écrit : « Ces prochaines années, la prospérité des États-Unis dépendra de ce qui se passera en Chine. Nous dépendons du bon vouloir des Chinois afin de pouvoir financer nos déficits budgétaires. Mais notre dépendance va plus loin. Notre commerce, notre sécurité, notre diplomatie, notre compétitivité ne peuvent croître si les choses ne vont pas bien en Chine. »

La punition encourue par le capitalisme hautain et arrogant qui, à partir du trafic des esclaves, s'est cru supérieur aux « Untermenschen », à ces 80 pour cent de la population mondiale vivant en Asie, en Afrique et en Amérique latine, cette punition est complète. Cela incite à une réflexion fondamentale. Le lauréat du prix Nobel et professeur d'économie Joseph Stiglitz écrivait récemment : « Cette crise passera. Mais aucune crise grave ne passe sans laisser de traces. De l'héritage de cette crise fait partie le combat à l'échelle mondiale entre les idées et à propos de la question de savoir quel système économique est le meilleur pour le peuple. Nulle part ce combat n'est mené avec plus d'acharnement que dans le tiers monde, parmi les gens d'Asie, d'Amérique latine et d'Afrique. Ici fait rage la bataille des idées entre le capitalisme et le socialisme. (…) Les pays du tiers monde sont de plus en plus convaincus que l'on ne doit pas embrasser les idéaux économiques américains, mais qu'on doit s'en écarter le plus rapidement possible. »

Les relations commerciales mettent sens dessus dessous les relations internationales La bataille des idées et le rejet du modèle américain sont aussi une conséquence de la modification des relations économiques dans le monde. La croissance économique de la Chine a fait que le pays est devenu de plus en plus actif sur la scène économique internationale. En vingt ans à peine, voilà ce qui a mis les relations sens dessus dessous.

Dans un volumineux rapport sur la collaboration économique entre l'Afrique et la Chine et l'Afrique et l'Inde, la Banque mondiale écrit : « Des décennies durant, le commerce mondial a été une question entre les pays développés du Nord et les pays en voie de développement du Sud, et entre les pays du Nord mutuellement. Mais, aujourd'hui, il y a un large courant d'investissements et de commerce entre l'Afrique et l'Asie. En l'an 2000, 14 pour cent des exportations africaines allaient vers l'Asie. Aujourd'hui, il s'agit de 27 pour cent. C'est presque autant que les exportations vers les États-Unis et l'Europe, les traditionnels partenaires commerciaux de l'Afrique. La part ouest-européenne des exportations africaines s'est réduite de moitié, durant la période 2000-2005. »

Le moteur de la collaboration économique entre l'Afrique et l'Asie est la Chine. Quarante pour cent des exportations africaines vers l'Asie sont destinées à la Chine.

Le commerce entre la Chine et les autres pays du tiers monde part du principe gagnant-gagnant : les deux partenaires doivent tirer avantage tous deux du commerce. En règle générale, cela signifie que la Chine fournit des infrastructures en échange de minerais et de pétrole. Ainsi, fin 2007, un vaste accord a-t-il été conclu entre le Congo-Kinshasa et la Chine, dans lequel il est écrit qu'en échange de minerais, la Chine va prendre en charge la construction de 31 hôpitaux (de 150 lits chacun), 145 cliniques ou centres de soins de santé (de 50 lits chacun), 4 grandes universités, 20.000 habitations sociales, la distribution d'eau de la ville de Lubumbashi, un nouveau siège du Parlement, 3.300 km de routes, 3.000 km de voies ferrées. Lors de la signature du contrat, le ministre congolais de l'Infrastructure, Pierre Lumbi, a déclaré : « Pour la première fois dans l'histoire, le peuple congolais sait à quoi vont servir notre cobalt, notre nickel et notre cuivre. »

Le journal The Economist écrit : « Cinquante ans d'aide européenne et américaine n'ont pas rapporté grand-chose à l'Afrique. Il en va autrement avec la Chine. En échange de pétrole et de matières premières, la Chine met en place les infrastructures africaines. »

Il est évident que, de la sorte, la Chine suscite beaucoup de bonne volonté et se fait de nombreux amis en Afrique et ce, au détriment des liens entre l'Afrique et les États-Unis et entre l'Afrique et l'Europe.

La même chose se passe en Amérique latine. Là aussi, les liens économiques ont déjà mené à la conclusion de traités de « partenariat stratégique » entre, d'une part, la Chine et, d'autre part, le Brésil, le Venezuela, le Mexique, l'Argentine, le Pérou, Cuba, la Bolivie et le Chili.

L'Asie elle aussi connaît ces changements. Déjà, en 2003, le New York Times constatait : « La domination américaine en Asie, vieille de cinquante ans, s'effrite de plus en plus. Aujourd'hui, les pays asiatiques se tournent en premier lieu vers la Chine. » Entre-temps, la situation a tellement évolué que même les rapports entre les États-Unis et le Japon, Taiwan et la Corée du Sud, les trois principaux alliés des États-Unis en Asie, se retrouvent sous pression. En 1995, la Corée du Sud et Taiwan exportaient chacune deux fois plus vers les États-Unis que vers la Chine. Dix ans plus tard, les deux pays exportaient déjà davantage vers la Chine. En 1995, le Japon exportait trois fois plus vers les États-Unis que vers la Chine. L'an dernier, la Chine est devenue la première destination des exportations japonaises.

Un rapport adressé au Congrès américain dit : « Les courants commerciaux modifiés changent également les rapports de dépendance. Le Japon, Taiwan et la Corée du Sud sont désormais davantage dépendants de la Chine. (…) Les relations économiques font en sorte qu'il y a aujourd'hui plus de collaboration politique et d'entente entre la Chine et le Japon, Taiwan et la Corée du Sud. » Cela coïncide avec l'effritement de plus en plus prononcé de l'influence américaine en Asie.

Sur les trois continents du tiers monde, se produit le même phénomène. Partout semble venir la fin de la période coloniale. Au siècle dernier, et surtout après la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de nations du tiers monde ont arraché leur indépendance. Mais, dans de très nombreux cas, cette indépendance ne fut qu'apparente et elle changea très peu de chose à leur sous-développement. La présence de la Chine sur la scène internationale contribue désormais à une réelle indépendance de ces pays et à leur développement.

L'article ci-dessus date du 1er octobre 2009 et est de la plume de Peter Franssen, rédacteur de www.infochina.be .

Sources :

–Basu, Kaushik. Asian Century | A Comparative Analysis of Growth in China, India and other Asian Economies (Le siècle asiatique. Une analyse comparative de la croissance de la Chine, de l'Inde et d'autres économies asiatiques), Department of Economics, Cornell University, New York, 2009.

–Broadman Harry. Africa's Silk Road | China and India's New Economic Frontier (La route de la soie de l'Afrique. La Chine et la nouvelle frontière économique de l'Inde), The World Bank, Washington, 2007.

–« Contrat Chine-RDC : encore des éclaircissements », Le Potentiel, 10 mai 2008.

–Datta, K.L.. Central Planning | A Case Study of China (Planification centrale/ Etude d'un cas : la Chine), Concept Publishing Company, New Delhi, 2004.

–Deng Xiaoping. « Points essentiels des propos tenus à Wuchang, Shenzhen, Zhuhai et Shanghai », dans : Textes Choisis, Éditions en langues étrangères, Beijing, 1994, Tome III, pp. 379-393.

–Economic Management Department Worldbank, From poor areas to poor people : China's evolving poverty reduction agenda | An asessment of poverty and inequality in China (Département du management économique de la Banque mondiale : Des régions pauvres aux gens pauvres : Agenda chinois de l'évolution de la réduction de la pauvreté. Une évaluation de la pauvreté et de l'inégalité en Chine), New York, 2009.

–Eunjung Cha Ariana. « China Uses Global Crisis to Assert Its Influence » (La Chine utilise la crise mondial pour affirmer son influence), The Washington Post, 23 avril 2009.

–Franssen, Peter. « Le développement du socialisme en Chine », dans : Études marxistes, n° 78, Bruxelles, 2007, pp. 13-115.

–Gabriele Alberto et Francesco Schettino. Market Socialism is a Distinct Socioeconomic Formation Internal to the Modern Mode of Production (Le socialisme de marché est une formation socioéconomique distincte inhérente au mode moderne de production), Unctad, Genève, 2008.

–Gabriele Alberto. The Role of the State in China's Industrial Development : a Reassesment, (Le rôle de l'État dans le développement industriel de la Chine : une réévaluation), Unctad, Genève, 2009.

–Gao Lu. « Seemingly Easy Struggle of Adopting Socialist Market Economy » (La lutte apparemment facile de l'adoption de l'économie socialiste de marché), Jingji Ribao, 14 novembre 1992.

–Faiola Anthony et Mary Jordan. « Developing Nations Set to Get More Say » (Les nations en voie de développement en mesure d'avoir plus à dire), The Washington Post, 31 mars 2009.

–Guo Fei. « Some thoughts on deepening the reform of ownership structure » (Pensées sur l'approfondissement de la réforme de la structure de la propriété), Social Sciences in China, Vol. XXIX, n° 4, novembre 2008, pp. 81-97.

–« Liu Guoguang on socialist market economy' » (LG sur l'économie socialiste de marché), Xinjiang Ribao, 20 novembre 1992.

–Ma Hong. « Establish a New Socialist Market Economic Structure » (Établir une nouvelle structure d'économie socialiste de marché), Jingji Yanjiu, 12 novembre 1992.

–Moffett Sebastian. « Japan Gets Shelter via China Trade » (Le Japon à l'abri grâce au commerce chinois), Wall Street Journal, 5 février 2008.

–Kornai Janos et Yingyi Qian. Market Socialisme in the Light of the Experiences of China and Vietnam (Le socialisme de marché à la lumière des expériences de la Chine et du Vietnam), Palgrave Macmillan, New York, 2009.

–Nanto Dick K. et Emma Chanlett-Avery. The Rise of China and Its Effect on Taiwan, Japan, and South Korea (La montée de la Chine et son effet sur Taiwan, le Japon et la Corée du Sud), CRS Report for Congress, Washington 2006.

–National Bureau of Statistics, China Statistical Yearbook (Livre annuel des stat. chinoises), China Statistics Press, Beijing, 2008.

–Perlez Jane. « Asian Leaders Find China a More Cordial Neighbor » (Les dirigeants asiatiques trouvent en la Chine un voisin plus cordial), The New York Times, 17 octobre 2003.

–Shankar Acharya. « Rising India labours in the shadow of Asia's real giant » (La montée de l'Inde s'opère dans l'ombre du véritable géant asiatique), Financial Times, 29 juillet 2009.

–« Special report on China's quest for resources » (Rapport spécial sur la recherche de ressources par la Chine), The Economist, 15 mars 2008.

–Stiglitz Joseph. « Wall Street's Toxic Message » (Le message empoisonné de WS), Vanity Fair, juillet 2009.

–Thwaites Christian. « China To the Rescue » (La Chine à la rescousse), Forbes, 30 mars 2009.

–Zhang Jiawei. « China enters list of lower-middle-income countries » (La Chine entre dans la liste des pays à revenu moyen inférieur), China Daily, 8 septembre 2009.

–Zhang Xudong. « Statistics Show China's Achievements, Deficiencies Over Past 60 Years » (Les statistiques montrent les réalisations et les déficiences de la Chine ces 60 dernières années), Xinhua, 18 août 2009.

–Zhu Shilong. « Interview with Liu Guoguang » (Interview de LG), Zhongguo Jizhe, 15 novembre 1992.

http://www.infochina.be/fr/node/329

11:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, communisme, presse, television, romain, chine, silence, socialisme, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/05/2009

12/05/2009: guerre 40-45, la France, l'Urss, le rôle glorieux et déterminant des communistes dans la Résistance ...

 

Sent: Tuesday, May 12, 2009 5:03 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Hommage à René et Suzanne Lanoy



 

Hommage à René Lanoy, militant communiste,

président du Front national pour la Libération de la France.

8 mai 2009.

Georges Gastaud, secrétaire départemental du Pôle de Renaissance Communiste en France

 

               Chers concitoyens et camarades,

 

               Il y a 64 ans, la coalition antifasciste composée de l’URSS, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France libre, recevait la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Les tortionnaires nazis et leurs alliés, fascistes italiens et militaristes japonais, avaient semé le massacre, la torture et le deuil sur les cinq continents au nom des « valeurs » sauvages de leur système capitaliste, plongé dans la crise par le crac de 1929, et de leurs ambitions impérialistes de domination mondiale.

 

               Les communistes, que l’Europe supranationale et l’UMP voudraient aujourd’hui criminaliser, furent les premiers et les principaux opposants armés à cette entreprise exterminatrice. C’est l’URSS et elle seule qui brisa la machine de guerre nazie au prix de sacrifices inouïs que le régime soviétique n’aurait pas pu obtenir de la population s’il n’avait pas joui d’un soutien massif dans la classe ouvrière et dans la paysannerie. Il est ridicule et odieux que les « historiens » du pouvoir capitaliste, les Courtois et Cie, osent aujourd’hui amalgamer l’URSS au Troisième Reich alors que sans Stalingrad, sans les vingt millions de Soviétiques qui périrent dans la résistance soviétique acharnée au Genghis Khan allemand, notre France eût tout bonnement cessé d’exister. Rappelons qu’à l’époque notre pays était totalement disloqué et que Hitler en projetait le démantèlement territorial définitif: le Nord-Pas-de-Calais, « zone interdite », était directement administré par l’armée allemande ; l’Alsace-Lorraine était annexée ; Nice et la Corse étaient occupées par Mussolini ; des projets précis existaient, avec l’aide d’indépendantistes bretons, pour détacher la Bretagne de la France réduite à l’Etat-croupion de Vichy. C’est le Général De Gaulle qui, en 1965, déclarait officiellement à Moscou, giflant par avance les négationnistes antisoviétiques d’aujourd’hui : « les Français savent que c’est la Russie soviétique qui a joué le premier rôle dans leur Libération », même si aujourd’hui « Sarko l’Américain » voudrait nous faire croire que la Libération a commencé deux ans après Stalingrad sur les côtes de Normandie. Entre-temps il y avait eu la contre-offensive soviétique, l’entrée des Soviétiques en Allemagne et comme chacun sait, c’est l’Armée soviétique et elle seule qui prit Berlin et planta le drapeau rouge de la victoire sur le Reichstag pendant que le monstre Hitler au nom mille fois maudit en était réduit à se suicider dans son bunker.

 

Et bien entendu, en France même, ce furent les communistes, notamment les Francs-Tireurs et Partisans qui jouèrent le rôle principal dans la lutte armée contre l’Occupant, et ce bien avant l’attaque de Hitler contre l’URSS. Ce fut, dès le 10 juillet 40, l’appel Thorez-Duclos qui se termine par la phrase : « jamais le peuple français ne sera un peuple d’esclave ». C’est, dès 40, l’attentat des frères Landini, militants communistes dans le Var, contre un convoi destiné à l’Allemagne. C’est la mise en place de l’Organisation spéciale, première organisation armée de la Résistance qui protégea la manifestation patriotique du 11 novembre 1940, organisée à l’Etoile par l’Union des Etudiants Communistes en présence de Guy Moquet, qui devait le payer de sa vie. Petits hommes qui osez aujourd’hui, parce que l’anticommunisme et la contre-révolution ont provisoirement triomphé des premières expériences socialistes de l’histoire, nier le rôle des communistes dans la Résistance alors qu’ici même, dans le bassin minier, la classe ouvrière déclencha le signal de l’héroïsme de masse à l’appel du communiste Michel Brûlé, dont aucune rue ne porte le nom à Lens, et de Vasil Porik, un mineur soviétique internationaliste, en tenant l’héroïque grève patriotique de mai-juin 1941. Ainsi, alors que la grande bourgeoisie des Louis Renault et Cie se roulait dans la Kollaboration, « la classe ouvrière resta seule, dans sa masse, fidèle à la France profanée », comme l’écrira par la suite l’écrivain gaulliste François Mauriac.

 

Et pendant que Fabien déclenchait la lutte armée dans le métro parisien en abattant un officier allemand, Debarge et ses camarades mineurs Boulanger et Ledent menaient la première action armée contre l’occupant en abattant un garde allemand au pont Césarine de Lens. C’est aussi notre camarade Maria Delvaux, ancienne trésorière de notre section PCF de Lens, devenue section PRCF, qui fut aussi longtemps membre de la première Coordination communiste, qui fit la liaison à vélo pendant toute la guerre entre Paris et Lens pour relier les FTP Nord à l’état-major parisien dirigé par Duclos et Frachon. C’est notre camarade Jeanne Collette, de Douai, membre du PRCF, qui faisait la même chose pendant toute la guerre entre Bruxelles et Douai pour joindre l’état-major du PCF à l’Internationale communiste basée en Belgique avec Eugène Fried, dit Clément. C’est René Lanoy, notre camarade, qui présidait le VRAI Front national pendant la guerre, pendant que sa femme Suzanne, horriblement torturée, refusait jusqu’à la mort de lâcher les noms des copains malgré la menace des lâches miliciens pétainistes de tuer sous ses yeux son bébé alors âgé de quelques mois.

 

            Aujourd’hui quand, par un texte déposé en commun par des députés socialistes (dont Peillon), verts et FN mêlés, nous voyons l’Europe supranationale, digne héritière de la « GroSS Europa » nazie, criminaliser le communisme et l’URSS à l’égal de l’Allemagne nazie, alors que dans toute l’Europe la droite et l’ultra-droite s’associent à l’extrême droite fasciste, oui nous sommes écoeurés. En France même, qui donc êtes-vous, petits députés sarkozystes, pour tenter de criminaliser l’URSS avec votre projet pour faire du 9 novembre une journée européenne de l’anticommunisme, vous dont le chef de file se glorifie d’expulser 25 000 ouvriers étrangers, dont des bébés, chaque mois ? Qui êtes-vous, vous pour parler de liberté, vous dont le chef Sarkozy a fait préfacer son livre « Témoignage » par Gianfranco Fini, le chef de file des néofascistes italiens admirateurs de Mussolini ? Qui êtes-vous pour parler de démocratie, vous dont le ministre Hortefeux a organisé à Vichy une réunion européenne des ministres chargés de l’immigration, qui êtes-vous, vous qui parlez d’histoire et qui avez voulu réhabiliter la colonisation ?

 

            Bien entendu, les dirigeants de l’Europe supranationale, et le chef suprême de l’UMP, qui ne peuvent manquer de superviser, voir d’inspirer ces projets liberticides anticommunistes, mettent en avant le pacte germano-soviétique de non-agression de 1939, mensongèrement présenté aux lycéens comme une alliance agressive Hitler-Staline. Quelle duperie ! Ils feignent ainsi d’ignorer que le pacte n’a été signé par l’URSS qu’après que l’Occident anglo-français ait obstinément refusé tout au long des années 30, comme l’a reconnu après-guerre Paul Reynaud, de remettre en place l’équivalent de la « l’Entente » anglo-franco-russe de 1914, que Staline ne cessait de proposer aux Occidentaux pour encercler Hitler. Non seulement cette « belle et bonne Alliance », que De Gaulle célébrait à Moscou en 65, fut obstinément refusée par anticommunisme par la grande bourgeoisie anglo-française, mais à la même époque, le Comité des Forges, ancêtre du MEDEF et de l’UIMM, lançait une campagne anticommuniste et anti-française endiablée sur le thème, « plutôt Hitler que le Front populaire ». Comme l’a montré l’historienne Annie Lacroix-Riz, les dirigeants occidentaux se rapprochaient alors de Hitler et laissaient sciemment s’implanter en France et en Angleterre une « Cinquième colonne » nazie qui infiltrait tranquillement tous les milieux dirigeants. Cette politique anticommuniste, anti-française et pro-fasciste se traduisit d’abord par la capitulation de Léon Blum qui en 1936 décréta coup sur coup la « pause » des revendications sociales puis la « non-intervention » de la France dans la guerre civile espagnole, ce qui laissait le camp républicain espagnol seul face à Hitler, Franco et Mussolini (si l’on excepte les armes parvenant à l’Espagne républicaine de la lointaine Russie et la constitution des Brigades Internationales par l’Internationale communiste et par le PCF). La politique « plutôt Hitler que l’alliance avec l’URSS communiste » se poursuivit avec les honteux Accords de Munich de 1938 où Chamberlain et Daladier donnèrent à Hitler le feu vert pour dépecer la Tchécoslovaquie et attaquer à l’Est, malgré les objurgations du Parti communiste français.

           

            Dans le même temps la réaction se déchaînait en France contre les acquis du Front populaire que le dictateur Daladier, avec la complaisance de la droite radicale et SFIO, élue avec les voix communistes, démontait l’un après l’autre. Devant le front antisoviétique mondial qui se mettait en place, menacée à l’Ouest par l’Allemagne officieusement appuyée par les « démocraties » occidentales en voie de fascisation, menacée à l’Est par le Japon qui était déjà entré en Chine et avait constitué l’Etat fantoche du Mandchoukouo pour attaquer l’URSS par l’Est, la direction soviétique n’avait plus qu’un choix devant elle : soit subir seule l’attaque de toutes les forces antisoviétiques mondiales et être écrasée, soit tenter de diviser le front antisoviétique mondial en voie de formation après Munich. L’URSS tenta cependant d’ultimes discussions avec la France tout au long des années 38/39, mais quand il fut évident que le gouvernement anticommuniste et fascisant de la Pologne ne voudrait à aucun prix laisser l’Armée rouge entrer en Pologne pour aller au choc de l’envahisseur allemand, quand il fut évident que l’état-major ne voulait pas d’une réelle coordination militaire avec les forces soviétiques, le PCUS n’eut plus qu’une ressource : celle de briser la coalition germano-japonaise (on oublie toujours le Japon dans l’affaire !) pour gagner du temps et transférer la production de guerre dans l’Oural.

           

            Le pacte germano-soviétique servit de prétexte à la réaction française, Daladier en tête, pour interdire le PCF, arrêter les maires communistes, invalider les députés communistes et les mettre en détention, alors même que le PCF, sans désavouer la manœuvre tactique à laquelle le refus franco-anglais avait conduit l’URSS, appelait à la guerre à outrance contre Hitler et votait les crédits de guerre au parlement. Même interdit, le PCF fit encore à Paul Reynaud des propositions militaires pour fortifier Paris et entraîner toute la population au sursaut patriotique : peine perdue puisque le philosophe Georges Politzer, qui portait ces propositions du PCF au gouvernement, fut traîtreusement arrêté puis livré aux nazis quand ceux-ci eurent occupé la France, pour être torturé puis fusillé au Mont Valérien. Les courageux éditoriaux d’Aragon dans le journal communiste « Ce soir » portent encore témoignage aujourd’hui, pour qui veut bien lire et réfléchir par lui-même, de ce que fut en réalité la politique du PCF à l’époque du « pacte », malgré l’interdiction du parti et la répression de masse déclenchée par l’ex-majorité socialiste et radicale du Front populaire dont la majorité, sans les députés communistes révoqués, ne tarderait pas à abolir la République en votant les pleins pouvoirs au traître antisémite et ultra-réactionnaire Philippe Pétain.

                       

         On vit alors très vite qui résistait les armes à la main et qui était tout disposé à collaborer avec l’Allemagne. Alors que toutes les forces policières de la dictature dalariériste, puis pétainiste, étaient mobilisées pour démanteler la CGT et arrêter les élus communistes, c’était la « drôle de guerre » sur nos frontières : l’armée française restait l’arme au pied pendant un an et son état-major, commandé par les anti-républicains notoires Weygand et Gamelin ne trouvait rien de mieux que d’envoyer deux corps expéditionnaires en Finlande et en Syrie pour éluder l’affrontement avec l’Allemagne, laisser Hitler dépecer la Pologne sans avoir à s’inquiéter à l’Ouest (« mourir pour Dantzig » ?)… et tenter de prendre… l’Armée rouge en tenailles entre la Scandinavie et le Proche-Orient !

 

         Dans le même temps, l’URSS avançait elle aussi en Pologne, ayant intérêt à ce que la guerre future avec les nazis commençât le plus loin possible de ses frontières Ouest et voulant empêcher que Hitler n’occupât l’ensemble du territoire polonais, avec ce que cela signifiait pour les Juifs polonais.

 

         Dans ces conditions terribles, le PCF désorganisé par la répression trouvait le moyen de créer l’Organisation spéciale, puis les FTP qui, du nord ouvrier à la Corrèze paysanne en passant par la Corse et par la direction militaire des FFI parisiens commandés par Rol et André Tollet, fut la colonne vertébrale de la Résistance armée. Ce n’est pas pour rien qu’en 1945, le « Parti des Fusillés » obtenait 29% des voix alors que la droite se terrait, discréditée par sa collaboration éhontée du grand patronat avec les nazis. Les « historiens » à la Courtois, qui pour faire carrière pratiquent un anticommunisme de confort, peuvent toujours ergoter : en 1945, notre peuple, témoin oculaire, ne s’était pas trompé sur « qui avait fait quoi ? » !

 

            Voilà. Que dire de plus, sinon qu’aujourd’hui, quand les dirigeants de l’UE et de l’UMP, qui ont ensemble réhabilité insidieusement le régime de Vichy en organisant dans cette ville la réunion des ministres européens de l’immigration, prétendent criminaliser les communistes, ils révèlent leur vraie nature : celles de dignes descendants de ces riches bourgeois qui ont toujours préféré la « GroSS Europa » du profit et de l’anticommunisme à l’indépendance de leur pays et qui rêvent de prendre leur revanche sur Stalingrad et sur le Programme du Conseil national de la résistance, rédigé par le communiste Pierre Villon, en prenant des mesures anticommunistes dignes de Mac Carthy, qui conduiront inéluctablement à la destruction de l’indépendance nationale et de l’ensemble des libertés démocratiques.

 

         Mais cette attitude anticommuniste n’est pas un signe de force. Sans idéaliser les régimes socialistes d’hier, dont les déformations furent réelles dans des circonstances historiques marquées par la guerre froide et l’hostilité acharnée de l’Occident, les peuples de l’est peuvent aujourd’hui comparer le socialisme au capitalisme : or, tous les sondages faits à l’est montrent que, expérience faite, le socialisme apparaît presque comme un paradis perdu pour les ouvriers, les paysans, les retraités livrés au chômage de masse, à la privatisation de la santé, à la casse de l’éducation et à la re-colonisation insidieuse de leur économie par les monopoles capitalistes occidentaux, à une tutelle complète du FMI et de l’Union européenne sur les anciens pays socialistes auxquels Walesa et le Pape avaient fait croire qu’indépendance nationale rimait avec haine des « Russes ».

 

         A l’Ouest, les peuples mesurent mieux ce que leur apporte de misère et de reculs sociaux l’Europe supranationale de Maastricht qui s’est construite sur les ruines de l’Europe socialiste, avec l’aide des renégats occidentaux du communisme. Les luttes de classes montent face à ce capitalisme prédateur qui dépèce la République, les conquêtes des Lumières, de la Révolution française et du Conseil national de la Résistance, Sécu, nationalisations, retraites, statuts, conventions collectives, tous ces acquis inséparables des noms d’Ambroise Croizat, Maurice Thorez, Marcel Paul, Charles Tillon, François Billoux, et autres ministres communistes de 1945/47…

 

            La criminalisation du communisme est donc la réponse défensive du capitalisme en crise contre un mouvement ouvrier qui, lorsqu’il aura vu clair sur la signification de classe de l’euro-anticommunisme, reprendra l’offensive pour la démocratie, pour l’indépendance nationale, le socialisme et la paix.

 

                  Aujourd’hui le rôle des vrais démocrates est de comprendre que l’euro-maccarthysme qui se met en place, avec la multiplication des lois répressives de la Tchéquie, où la JC est interdite, à la Pologne, où la « lustration » anticommuniste déstabilise le débat démocratique, sans oublier les pays baltes, où les 40% de Russophones sont victimes de discrimination, et la Croatie, où les porteurs de drapeau rouge sont emprisonnés, vise TOUS les progressistes, tous les anticapitalistes, y compris ceux qui se laissent tromper par les campagnes anticommunistes menées dans notre pays sans que jamais la parole ne soit donnée à la défense et sans que jamais les dirigeants faillis du PCF ne lèvent la voix pour marcher contre le courant qui les engloutira eux aussi, si les vrais communistes ne parviennent pas à s’unir pour reprendre ensemble le flambeau du combat de classe.

 

                  Nous sommes confiants : le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire. L’Europe supranationale ne fait plus recette et des millions de Français et d’Européens vont bientôt dire leur dégoût de cette construction dictatoriale en s’abstenant le 7 juin. L’avenir n’est pas aux Mac Carthy européens, il reste aux peuples et aux travailleurs !

 

            Honneur à René et à Suzanne Lanoy, à Debarge, aux frères Camphin, à Jeanne Colette ! Honte aux lepénistes qui usurpent le nom du Front national antifasciste créé par le PCF !Honneur à Maria Delvaux, militante communiste lensoise qui mérite qu’enfin son nom d’ouvrière modeste et héroïque honore un lieu public important de la ville de Lens. 

 

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21:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, urss, belgique, guerre, nazisme, romain, courcelles, france, communisme, fascisme, europe, euro-dictatire, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/05/2009

07/06/2009: je suis candidat sur la liste Ptb+ dans l' arrondissement de Charleroi ...

 

Sent: Saturday, April 25, 2009 9:38 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] BELGIQUE: élections pour
le Parlement wallon le 07 juin 2009: RoRo de Courcelles sera candidat pour le Ptb+,
dans l' arrondissement de Charleroi ...



7 juin 2009: élections pour le Parlement wallon: je serai candidat dans l' arrondissement
de Charleroi pour le Ptb +

J' en informe tous mes amis sur Internet et Facebook et je les invite

à voter PTB +, tête de liste, ou par préférence pour l'un ou l'autre
de ses candidats.

L' essentiel est de progresser, de gagner, tous ensemble, pour marquer le ras-le-bol général
 des travailleurs de notre pays face à la dictature capitaliste et la faillite du système !
L'avenir reste successivement le Socialisme véritable, et ensuite : LE COMMUNISME !

Roger ROMAIN
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11:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, europe, euro-dictature, elections, charleroi, ptb, communisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/05/2009

30/04/2009: A propos de l’émission d’Arte mettant sur le même plan l’URSS et le Troisième Reich ...

Merci de diffuser si vous êtes d'ac ou si, tout bonnement, vous ne
supportez pas la pensée unique antisoviétique. L'amalgame Staline=Hitler
ne vise pas seulement à salir l'Union soviétique et les communistes, qui
furent et de loin la principale force de résistance à Hitler, il tend
également à réhabiliter et à banaliser le nazisme et l'extrême droite en
mettant Auschwitz au même niveau que Stalingrad...




Déclaration de Georges Gastaud, militant de la Renaissance communiste.
A propos de l’émission d’Arte mettant sur le même plan l’URSS et le Troisième
Reich
LES VRAIS DEMOCRATES DOIVENT REJETER CET AMALGAME ODIEUX QUI VISE A CRIMINALISER
LES IDEES REVOLUTIONNAIRES TOUT EN BANALISANT LES NAZIS.

Poursuivant avec acharnement sa besogne de conditionnement anticommuniste, Arte
diffuse ce 8 avril une émission intitulée Hitler-Staline, la diagonale de la haine. A nouveau, on va donc nous présenter Staline comme aussi, sinon plus fou et plus criminel que Hitler, et on va renvoyer dos-à-dos l’URSS et le Troisième Reich, la lutte prolétarienne pour le communisme et la violence ultra-réactionnaire du nazisme.

Cette campagne n’a rien d’innocent : l’Union européenne, au culte de laquelle Arte se voue depuis sa création, a entrepris depuis 2005 de criminaliser le communisme passé, présent et à venir, comme en témoignent la motion alors adoptée par le Conseil de l’Europe qui voulait lancer la chasse aux sorcières dans toute l’Europe ; l’ex-commissaire européen Frattini ne proposait-il pas alors d’interdire les emblèmes du communisme sur tout le territoire de l’UE ?
Pire, certains eurodéputés, parmi lesquels le fascisant Gollnisch, le « vert » Cohn-Bendit et le « socialiste » Peillon, défendent ensemble un projet de loi tendant à faire du 23 août de chaque année une journée européenne de condamnation de l’URSS en prétextant de la signature à cette date du Pacte de non-agression germano-soviétique (rappelons que l’URSS n’a signé ce pacte défensif que contrainte et forcée, après que les « démocraties occidentales » eurent refusé l’alliance anti-hitlérienne proposée par Moscou et que, lors des
accords de Munich de 1938, Chamberlain et Daladier eurent donné le feu vert à Hitler pour attaquer à l’est : ces accords permirent le dépeçage de la Tchécoslovaquie, ouvrirent à Hitler la voie de l’invasion de la Pologne, ; ils se traduisirent aussi par la « drôle de guerre » qui laissa les armées franco-anglaises l’arme au pied pendant près d’un an face aux maigres armées
allemandes disposées sur le Rhin. Le but annoncé de Hitler dans « Mein Kampf » étant de se ruer sur l’URSS, les Soviets tentèrent par cette manœuvre de gagner
du temps et surtout, de diviser les forces impérialistes plus antisoviétiques les unes que les autres ; Moscou ne voulait pas avoir à combattre à la fois l’Allemagne, le Japon… et les Etats occidentaux qui, par haine de classe,
poussaient Hitler à se tourner contre l’URSS…).

C’est pourquoi les travailleurs, la jeunesse et les intellectuels démocrates doivent refuser ce martelage idéologique dont le but réel est d’amorcer en
France la campagne anticommuniste mondiale qui ne manquera pas de déferler sur le monde le 9 novembre 2009 à l’occasion du 20ème anniversaire de l’ouverture de la frontière berlinoise de la RDA. Le but de l’amalgame Staline=Hitler à base de négationnisme antisoviétique est de criminaliser le communisme et de résistance au capitalisme et à l’UE ; il est de réhabiliter le fascisme et l’extrême droite, déjà associée à plusieurs gouvernements européens ; il est de préparer
idéologiquement la répression continentale contre les communistes restés fidèles à l’idéal révolutionnaire de Marx et de Lénine, cela dans le but de priver les
travailleurs licenciés et précarisés par le capital de perspectives révolutionnaires.

Mais malgré son apparence d’offensive généralisée contre le communisme, le harcèlement antisoviétique actuel, vingt ans après la chute du camp socialiste,
montre surtout la fébrilité du système capitaliste et des forces maastrichtiennes. Celles-ci s’inquiètent à juste titre car des millions de prolétaires de l’Est et de l’Ouest constatent que la « construction européenne »
érigée sur les ruines du camp socialiste et que la re-mondialisation du capitalisme résultant de la contre-révolution des années 87/91 n’a apporté
qu’exploitation, misère, précarité, destruction des libertés, casse de l’emploi, re-colonisation de fait des peuples de l’est et du Sud, menaces accrues sur la
paix mondiale avec l’extension permanente de l’alliance agressive de l’OTAN.

On peut certes critiquer Staline, comme l’a fait publiquement Lénine en 1924, et le débat sérieux, objectif et de bonne foi entre progressistes est toujours le bien venu sur le bilan réel de l’URSS à l’époque de Staline ou après sa mort ;
c’est même le devoir des communistes et des démocrates que de réfléchir ensemble de façon critique, sur la base des principes du socialisme et du progressisme, sur les aspects positifs et négatifs des processus révolutionnaires du passé.
Avec le soutien de leur organisation, des militants du PRCF ont d’ailleurs entrepris ce travail de critique marxiste et constructive dans de nombreuses
publications ignorées des médias.

Pour autant, les vrais communistes ne hurleront jamais avec les loups de l’antisoviétisme comme le font les dirigeants du PCF ou du NPA qui rivalisent d’antisoviétisme, quitte à fournir à la réaction les armes qui lui permettront demain de réprimer l’ensemble de ses opposants, non communistes inclus. C’est pourquoi, sans s’aveugler sur les contradictions et les déviations qui ont pu à tel ou tel moment affecter la construction du socialisme en URSS ou ailleurs, le PRCF n’oublie pas dans quelles conditions la 1ère expérience historique de
socialisme a dû se construire sous la menace permanente de l’impérialisme, obsédé pour des raisons de classe et non pour des motifs humanistes, à faire
échec par tous les moyens, y compris la menace croissante de guerre nucléaire, à l’épanouissement d’une société libérée de l’exploitation capitaliste.

D’autre part, et sans s’aveugler sur les répressions qui, dans les conditions de la montée du fascisme, puis de la guerre froide, frappèrent non seulement des
agents ennemis acharnés du socialisme, mais aussi hélas des communistes sincères, les progressistes doivent rejeter catégoriquement la diabolisation de
l’URSS, y compris à l’époque de Staline : alors que la crise capitaliste ravageait le monde « libre », le socialisme établissait le plein emploi, développait l’industrie, donnait la terre au paysan et l’usine à l’ouvrier, impulsait l’enseignement, la recherche, la technique et la culture, instituait les soins médicaux gratuits et le logement bon marché pour tous, transformait le pays arriéré des tsars en grande puissance économique de premier plan et en
point d’appui solide pour tous les antifascistes et pour les anticolonialistes du monde. Le capitalisme a si peu de leçons à donner au socialisme soviétique qu’à la même époque, sous la forme du nazi-fascisme, il détruisait les libertés, liquidait le mouvement syndical, persécutait la culture humaniste et institutionnalisait le génocide raciste, lançant la seconde guerre mondiale
quelques années seulement après avoir provoqué la tuerie impérialiste de 14/18 contre laquelle s’était faite la Révolution socialiste d’Octobre.

L’amalgame Hitler=Staline est d’autant plus odieux que, tandis que le Comité des forges, ancêtre de l’UIMM, déclarait « plutôt Hitler que le Front populaire »
puis collaborait cyniquement avec l’occupant, c’est l’héroïque peuple soviétique dirigé par le PCUS avec Staline à sa tête, c’est l’armée rouge ouvrière et
paysanne, qui ont stoppé les « invincibles » hordes nazies à Leningrad, Koursk et Stalingrad. Tout cela s’est fait alors que les bourgeoisies allemande et française, dont les héritiers non repentis osent faire la leçon aux communistes sur Arte, se roulaient dans la fange nazie et vichyste… Pendant ce temps, 25 millions de morts soviétiques dont d’innombrables victimes civiles génocidées par la Wehrmacht et ses Einsatzgruppen tombaient pour libérer le monde du plus grand danger qu’il ait jamais couru ! De Gaulle avait bien raison de déclarer en 1965 lors de sa visite d’Etat à Moscou : « les Français savent que l’URSS a joué le premier rôle dans leur Libération ». En France, c’est le PCF, notamment par
le biais des FTP et des FTP-MOI, qui a versé le prix du sang le plus élevé et conduit l’essentiel de la lutte armée anti-nazie. Ce n’est pas pour rien qu’en 1945 le prestige de l’URSS était immense partout, que le PCF recueillait 29% des voix en France, et que les ministres PCF du Général De Gaulle, les Thorez, Croizat, Paul, Grenier, Tillon, Billoux, Wallon, Joliot-Curie, mettaient en place les conquêtes sociales (Sécu, statuts, retraites, conventions collectives, nationalisations, plan, comités d’entreprise, loi sur la jeunesse, plan Langevin-Wallon sur l’école, CNRS, CEA) que Sarko et l’UE détruisent aujourd’hui en exploitant au profit du MEDEF la disparition de l’URSS et les reniements du PC « mutant ».

Enfin nous mettons au défi les « historiens » qui criminalisent le « socialisme réel », de sonder sur une large échelle les habitants des pays de l’Est «
décommunisés » et annexés par l’OTAN et par l’UE : car une forte MAJORITE d’entre eux REGRETTE le socialisme et ses acquis bien réels, non parce que la « nostalgie » l’aveuglerait sur les défauts des premières expériences socialistes de l’histoire, mais parce que, EXPERIENCE FAITE, les travailleurs de l’Est peuvent par eux-mêmes voir que le socialisme, même avec ses défauts passés qu’il faut identifier et dépasser, est humainement supérieur au capitalisme, qui étale d’autant sa nocivité qu’il dispose actuellement d’une hégémonie quasi-totale sur la planète.

Plus que jamais le capitalisme est porteur de régression, de fascisation et d’exterminisme (Irak, Palestine…), comme le montre l’étranglement des libertés et de la souveraineté nationale dans notre pays.

Plus que jamais l’anticommunisme et l’antisoviétisme sont des armes de destruction massive contre les libertés de tous et à pousser en avant les fascistes.

Plus que jamais le PRCF invite les anticapitalistes, les républicains, les progressistes, les militants du mouvement ouvrier et étudiant, à combattre la
criminalisation du communisme qui vise, comme en 33, l’ensemble des forces de progrès.

Oui, l’avenir est au socialisme du 21ème siècle qui tirera avec esprit critique, mais sans auto-flagellation, les leçons dr l’expérience socialiste issue d’Octobre 17 pour ouvrir une nouvelle ère de fraternité à toute l’humanité.

16:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, communisme, urss, nazisme, europe, euro-dictature, medias, television, socialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/02/2009

22/02/2009: Marx est plus vivant que jamais ...


From: nicolas
Sent: Sunday, February 22, 2009 10:52 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Le vieux semble avoir pris un coup de jeune



----- Original Message -----
, February 22, 2009 9:58 PM
Subject: Le vieux semble avoir pris un coup de jeune


" Ceux qui possèdent les capitaux vont chercher à influencer sur la classe ouvrière pour qu'elle achète de plus en plus de biens chers, de
maisons et de technologie en la forçant à emprunter des crédits de plus en plus élevs jusqu'au moment où les dettes deviendront
irremboursables. Les dettes non remboursées vont amener les banques à la banqueroute et il faudra les nationaliser. C'est ainsi que l'Etat
prendra le chemin qui, en fin de compte, mènera au communisme3

Karl Marx 1867

16:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, banque, bourse, finance, marxisme, socialisme, information, presse, recession, silence, societe, courcelles, romain, histoire, capitalisme, oppression capitaliste, communisme, chomage, crise, medias, television | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/08/2008

12/08/2008: ouvrage De Munich à Vichy...

-------- Message original --------

Sujet: TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy
Date: Tue, 12 Aug 2008 22:40:28 +0200
De: Annie Lacroix-Riz <annie.lacroix-riz@wanadoo.fr>


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 12 août 2008 22:39
Objet : TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy

 

Chers amis et camarades,

Mon ouvrage De Munich à Vichy sort demain.

Voir ci-dessous les deux textes suivants, qui y ont été consacrés par deux lecteurs de ses épreuves, Jean Lévy et Jean-Christophe Grellety.

 

Bonne lecture,

 

Amitiés,

 

Annie

 

Signature à la fête de l'Huma

 

 

1° Le blog du 4 août 2008 de Jean Lévy

De Munich à Vichy

 

Nous commençons ce 'blog' par une 'histoire'.

Il s'agit d'une des nombreuses apostrophes attribuées au général de Gaulle.

Le chef de la France libre rencontre pour la première fois le général Giraud.

Nous sommes au Maroc, en janvier 1943. Les troupes anglo-américaines ont débarqué en Afrique du Nord, le 7 novembre 1942. Giraud, fraîchement arrivé de Vichy (où il avait adoubé Pétain), venait d'être promu, par le représentant de Roosevelt, « proconsul » français, en Afrique du Nord.

De Gaulle, tenu en dehors des opérations militaires alliées en Afrique du Nord, écarté de toute responsabilité politique par les plans US, rechigne.

Il impose sa venue et une nouvelle redistribution des cartes. Au repas de 'réconciliation', en présence du président des Etats-Unis et de Churchill, Giraud, très disert, raconte avec force détails son évasion d'Allemagne.

Son récit terminé, de Gaulle le félicite et poursuit :

«Vous pourriez peut-être nous conter maintenant comment vous fûtes fait prisonnier    ».

Cette 'histoire' a une morale. si les victoires et les moments glorieux de notre passé, sont célébrés avec faste, et sont accompagnés d'officielles et récurrentes cérémonies commémoratives, les évènements sombres, les époques noires passent souvent à la trappe de l'Histoire.

On rend hommage chaque année aux héros de la « Grande guerre » chaque 11 novembre. On fête la Libération de Paris d'août 44, la capitulation allemande du 8 mai 45.

Si la capitale a été libérée, c'est que le pays a été envahi, et s'il a été envahi, c'est que notre pays a subi un désastre militaire sans précédent (il a fallu 35 jours aux panzers nazis pour occuper Paris), Mais pose-t-on la question :  « comment la France en est-elle arrivée là ? ».

 

Certes, des « explications » diverses ont été données très succinctement.

D'un côté, on prétend que « notre armée (considérée en 1939 comme la première du monde) a été mal conduite, avec des généraux incapables, un armement insuffisant et inadapté ».

De l'autre, on met en cause 'les 40 heures qui auraient réduit nos capacités  industrielles d'armement', le Front Populaire et son 'esprit de jouissance(qui) l'aurait emporté sur l'esprit de sacrifice' (dixit Pétain), la 'faiblesse' de la IIIème République face aux Etats 'virils' (l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste).

Mais le motif, le plus souvent évoqué depuis des décennies, c'est « la trahison de l'Union soviétique » qui, en signant en août 1939, un pacte de non-agression avec l'Allemagne hitlérienne, aurait donné « un coup de poignard dans le dos aux Alliés ».

Cette affirmation, sans cesse assénée, tant par les médias que dans nos collèges et lycées, distillée comme « vérité officielle », depuis près de soixante-dix ans, est devenue l'Histoire, avec un grand H.

Cette version des faits répond à la volonté de la classe dirigeante de corrompre les esprits, non seulement en fonction du passé, mais également du présent. Cette attitude délibérée s'insère dans la lutte idéologique actuelle que mène, tous azimuts, le capitalisme financier contreles forces qui s'opposent à sa domination.

 

Certes, des livres militants ont tenté de donner d'autres explications. Ils ont rappelé les faits, la trahison rampante de la bourgeoisie, « préférant Hitler au Front populaire », le chemin qui a mené de la République à l'Etat français.

Mais il manquait des ouvrages savants, écrits par des historiens, nourris aux sources des archives croisées dont on dispose aujourd'hui, soucieux de prendre en compte la réalité politique et économique de la période précédant la seconde guerre mondiale et des attitudes des principaux acteurs, qui ont joué un rôle dans la décennie des années trente.

Annie Lacroix-Riz, professeur à Paris-VII, s'inspirant de cette méthodologie

 

rigoureuse, nous apporte, depuis des années, ouvrage après ouvrage, les réponses aux questions posées par la Seconde guerre mondiale, la défaite, l'Occupation.

Après « Banquiers et industriels sous l'Occupation », puis « Le choix de la défaite », Annie Lacroix-Riz publie « De Munich à Vichy, L'assassinat de la Troisième République ».* Cet ouvrage, qui couvre les deux dernières années qui ont précédé la défaite, de 1938 à 1940, s'appuie sur l'ensemble des archives disponibles, françaises, allemandes, britanniques, américaine, portant sur les sources diplomatiques, policières, économiques et politiques des camps en présence.

Annie Lacroix-Riz, en 300 pages, avec plus de 50 pages de références qui authentifient les affirmations de l'auteur, une ample bibliographie et une chronologie des évènements, restitue la vérité sur cette période décisive, vérité délibérément occultée par l'histoire officielle. L'historienne permet de comprendre l'enchaînement des évènements, les raisons d'une défaite programmée par les élites de ce temps, « l'assassinat » orchestré de la Troisième République. La réussite de ce plan supposait l'écrasement de toute résistance populaire, la mise hors la loi du Parti Communiste français

 

et de ses militants. Ce qui fut réalisé AVANT LA DEFAITE par le personnel politique en place, de droite comme, prétendument, de 'gauche'.

Pour arriver à ses fins, il fallait pervertir les esprits et falsifier l'Histoire.

Ce qui fut fait à l'époque et qui se perpétue de nos jours.

Il faut lire Annie Lacroix-Riz.

Même les esprits ouverts, tous ceux qui avaient compris la réalité de la trahison des élites dans les années trente, même ceux-là restent ébahis par l'énormité du complot, la « collaboration » avant la lettre, dès 1938, et même bien avant, entre politiciens français et nazis allemands, entre la police française et la Gestapo,

 

Cette année marquera le 70ième anniversaire de la honteuse capitulation de Munich du 28 septembre 1938. Puis, la fin de la « semaine des deux dimanches », l'écrasement de la résistance ouvrière avec la grève du 30 novembre (deux ans après le Front populaire), la réception des dignitaires hitlériens à Paris, le 6 décembre suivant, par le gouvernement Daladier- Bonnet-Reynaud (d'où furent exclus les ministres juifs), les décrets instituant les premiers camps de concentration visant les « étrangers indésirables ».

Il serait donc bon, avec le dernier ouvrage d'Annie Lacroix-Riz, de faire connaître au plus grand nombre, la vérité sur ces évènements qui préparaient la défaite et ouvraient la voie à Vichy.

 

Au-delà de notre histoire enfin restituée, cette bataille idéologique s'intègre à celle que nous menons, aujourd'hui, vis-à-vis des mêmes ennemis, l'élite de la grande bourgeoisie, ses politiciens soumis et leurs médias, contre la nouvelle trahison nationale que constitue la « collaboration européenne » au sein de l'Union, au détriment de notre peuple, de sa souveraineté, de son indépendance.

 

*Annie LACROIX-RIZ, « De Munich à Vichy,

        L'assassinat de la Troisième République 1938-1940 »

        publié chez Armand COLIN

Cet ouvrage doit sortir au mois d'août.

 

2° l’entretien avec Jean-Christophe Grellety, paru ce jour, http://jeanchristophegrellety.typepad.com

15:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, paix, propagande, politique, histoire, liberte, socialisme, guerre, paris, pc, resistance, silence, television, urss, actualite, agenda, france, fascisme, hitler, staline, imperialisme, mensonges, medias, presse, usa, agressions, courcelles, capitalisme, communisme, europhe, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/07/2008

19/07/2008: La bataille de Cuito Cuanavale et l’épopée internationaliste...

Sur le blog Changement de société

From: socio13
Sent: Saturday, July 19, 2008 6:43 AM
Subject: La bataille de Cuito Cuanavale et l’épopée internationaliste


La bataille de Cuito Cuanavale et l’épopée internationaliste

Le 18 juillet 2008,  Mandela fêtait ses 90 ans. Au même moment, Bush et les autres occidentaux parlent d’envahir le Darfour pour le pétrole et sous des prétextes humanitaires, l’impérialisme humanitaire comme l’a désigné Bricmont. Mon ami Bricmont qui n’est pas communiste l’a souvent répété, depuis que les communistes ont été battus, avec la chute de l’URSS, la politique a perdu son sens, comme si les enjeux s’étaient rétrécis, comme si la médiocrité et l’hypocrisie des intérêts, le tout à l’égo, avaient remplacé l’épopée humaine. Mais il parle de notre triste Europe, de notre triste occident, heureusement ailleurs le monde s’est remis en marche, et les communistes, les vrais sont là…  Il parlent d’un autre monde, du socialisme, ils sont debouts.

Quelquefois, ici même, certains me reprochent mes colères… Comment ne pas ressentir de la colère quand on voit comment les communistes acceptent de contribuer à ce qu’on les dépouille de leur histoire, de leur présent même puisque les luttes partout se poursuivent, que partout les communistes sont là? On cache aux communistes français l’existence de cette humanité qui est repartie à l’assaut du ciel aux côtés des victimes de la famine, de la misère, luttes  plus d’actualité que jamais.

L’ABANDON DE L’INTERNATIONALISME

Comment ne pas ressentir de la colère devant l’acceptation de grotesques mesquineries, le débat réduit à des propos et des pratiques de commères…  Quand on voit des cloportes oser s’attaquer à un géant comme Fidel et de surcroît accuser d’idolâtrie ceux qui exigent le respect, c’est la politique de nos dirigeants, les “staliniens” accusent de “stalinisme” ceux qui ont refusé de se mettre à genoux et eux perpétuent le véritable légitimisme dogmatique, le culte sacré de l’imbécilité.  Aboyant à gauche et mordillant les révolutionnaires, les géants, et se couchant devant le capital, ce faisant on prive les communistes de mémoire, comme de pouvoir se situer dans le monde actuel… Les communistes dont j’ai eu la chance de partager l’existence étaient différents, puisqu’il est question d’Afrique du sud de lutte contre l’apartheid, je me souviens de mon mari qui en phase terminale d’un cancer m’interrogeait: “As-tu envoyé ma signature pour les dix de Soweto? “  Je me souviens de toi mon ami cubain qui dirigea cette lutte et me redonna espoir face à la trahison des communistes français.

Nous étions la planète… J’ai pleuré de bonheur devant la prise de SaIgon-Ho-chi Minh et j’ai pleuré de douleur à la mort d’Allende… Jusqu’à mon dernier souffle, pour cet homme qui en mourant pensait au combat des autres,  je contribuerais à rétablir la vérité sur l’épopée des communistes. Et voici au premier rang de cette épopée, Fidel et le peuple cubain. Est-ce un hasard si les deux figures les plus lumineuses aujourd’hui sont celles du Che Guevara et celle de Nelson Mandela. Ce sont les figures de l’internationalisme. Vous, on vous a seulement appris à trahir: “les gens ne votent pas sur les problèmes internationaux“!!! “On en a assez pris avec le soutien de l’URSS!” Voici ce qu’on vous répète depuis des années, voilà ce que à quoi des dirigeants stupides ont réduit l’épopée humaine communiste… Avec ce cynisme qu’ils prennent pour de la stratégie alors qu’il n’est que la preuve de leur renoncement, de leur débilité.

Ecoutez-vous, regardez-vous dans un miroir, vous n’osez même plus admirer ce qui est admirable, respecter ce qui mérite le respect, vous ne pouvez dire votre accord sans l’assortir d’une dénégation “je ne pratique pas l’ idolâtrie” et qui vous le demande ? L’admiration, le respect vont avec ce que l’on exige de soi-même… Ne voyez-vous pas le ridicule de ne pas oser admirer, respecter qui le mérite et ne pas oser déboulonner votre propre dirigeants qui ont failli… Comme me le disait un ami cubain : “Que l’on tremble devant Staline, que l’on soit impressionné par la stature de Fidel Castro, mais que l’on n’ose pas s’élever contre un Robert Hue ou une Marie Georges Buffet, c’est incompréhensible!”…

Est-ce que pour autant cela vous rend plus modestes, plus sincères ?  Que nenni, à vous on ne l’a fait pas… Vous savez tout… Il y a même une étrange secte celle qui ose de la France endormie juger de qui est un meilleur révolutionnaire de Fidel, de Chavez, des Farc et prendre position, diviser comme s’il était chez lui… Exiger que la Chine fasse la preuve de son socialisme… de quel droit, quels sont vos exploits ?

On vous a transformé en donneurs de leçons, vous jugez les autres à partir de ce que les maîtres des médias vous obligent à penser, ou alors en pure réaction avec de pseudo outrances révolutionnaires, il n’y a plus de politique, d’action, mais le bien ou le mal généralement construit par les autres, là aussi vous avez perdu le sens de la résistance et avec elle votre liberté de penser et d’agir. Et pour tenter d’oublier ce que l’on fait de vous, vous donnez des leçons à qui ne les demande pas… Et vous êtes aussi ignorants que présomptueux dans vos jugements, on vous a privé du temps et de l’espace pour penser votre vie, pour la transformer…

NELSON MANDELA A DECRIT….

Avant de vous parler de la bataille de Cuito Cuanavale, je voudrais vous citer une page de notre livre (1), nous l’avons écrite pour cette mission sacrée du révolutionnaire (2), il raconte un moment particulier: Nelson Mandela était l’invité d’honneur de la célébration du 26 juillet 1991: il est libre, et c’est son premier voyage à l’étranger depuis sa libération le 11 février 1990. Le moment est terrible, c’est celui de l’effondrement du socialisme, les Cubains vont choisir la folie de la résistance, la même que celle de Mandela au fond de sa prison, sans savoir ce qu’il adviendra, mais parce que les uns et les autres ont connu l’esclavage et ils ne veulent pas y retourner. L’horizon est bouché.

Voici comment Fidel caractérise ce moment :

“c’est la terrible vague de néo-libéralisme qu’il y a dans toute l’Amérique latine et dans tout le monde… Autrement dit, le capitalisme jubile devant les désastres politiques survenus dans les pays socialistes de l’Est de l’Europe pour des raisons que nous ne pouvons pas analyser ici…. Parmi ceux qui avaient des idées très claires, très claires, extrêmement claires, plus claires que les eaux de Varadero, il y avait le Che, comme prophète qui avait entrevu les fruits que donneraient certaines pratiques utilisées dans la construction du socialisme… Il faut faire des études sérieuses et profondes… chacun doit être responsable de ses propres faits et de ses propres actes, et la révolution cubaine l’est, historiquement, parce qu’elles ont été nôtres et pas d’autrui, et que nous avons nos idées, nos conceptions, et que nous avons fait les choses à notre manière.”

Prenant la parole avant Fidel, Nelson Mandela visiblement ému de se trouver face au peuple qui a si généreusement versé son sang pour l’Afrique, avait affirmé:

Le peuple cubain occupe une place spéciale dans le coeur du peuple africain. Les internationalistes cubains ont apporté à l’indépendance, à la liberté et à la justice en Afrique une contribution hors de pair par son caractère de principe et désintéressée. Nous en Afrique, nous sommes d’ordinaire victimes de pays qui souhaitent morceler notre territoire ou saper notre souveraineté. Il n’existe pas de précédent dans l’histoire de l’Afrique qu’un autre peuple se lève pour défendre l’un de nous. la défaite de l’armée de l’apartheid a été une inspiration pour le peuple sud-africain combattant! Sans la défaite de Cuito Cuanavale, nos organisations seraient encore interdites! La défaite de l’armée raciste à Cuito carnavale m’a permis d’être ici aujourd’hui! Cuito Cuanavale a été un tournant dans l’histoire de la lutte pour la libération de l’Afrique australe“.

La bataille de Cuito Cuanavale par José STEINSLEGER 

20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, solidarite, socialisme, exploitation capitaliste, castro, france, actualite, courcelles, communisme, cuba, marxisme, medias, politique, pc, societe, urss, histoire, leninisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/04/2008

12/04/2008: "Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin"...


-------- Message original --------

Sujet: Daniel a dit
Date: Sat, 12 Apr 2008 10:06:25 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


"Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin"
Devinez qui a dit ça?
Cohn-Bendit,
le 26 mars en séance plénière au parlement européen 
Déclaration reprise sur son site personnel  
Il avait déjà été splendide en ce qui concerne la guerre pour démembrer  la Yougoslavie, il reste fidèle à lui-même pour ce qui concerne la Chine en 2008
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Site d'intellectuels chinois dénonçant les médias occidentaux qui manipulent à souhait les images des évènements de Lhassa

10/04/2008

10/04/2008: S’agit-il de s’intéresser au Tibet ou de développer un anti-communisme primaire ?



-------- Message original --------
Sujet: Tibet ou anticommunisme primaire?
Date: Thu, 10 Apr 2008 07:45:10 +0200
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>


S’agit-il de s’intéresser au Tibet ou de développer un anti-communisme primaire ?

On peut s’interroger parfois à propos des faits divers, pourquoi tout à coup l’un d’entre eux prend de l’ampleur, donne lieu à des comportements de compassion qui frisent l’hystérie, la rumeur s’enfle, et nous sommes devant un espèce de nœud paranoïaque de la société.  Sur le plan politique, la presse et la radio tentent de chauffer à blanc l’opinion publique pour aboutir à des phénomènes semblables, y arrivent-elles ? Vous remarquerez qu’elles ne mettent “le paquet” que quand il s’agit de provoquer la haine, l’hystérie des masses contre les communistes, aucun autre sujet ne les mobilise. Le communiste dans leur imaginaire est toujours plus ou moins le mal absolu et il est sans rival. Même pas la haine anti-musulman, même pas le racisme anti-chinois, il y faut le piment de l’anti-communisme primaire.

Etrange ? Si l’on considère la folie du passage de la flamme à Paris, on peut effectivement noter un certain résultat en matière de crétinisation  des masses ou comment donner à la politique la passion du fait divers pédophile en montant l’équation : communisme égal dictature?  Pourtant si on y regarde de près le phénomène de la « contestation » tibétaine qui a bénéficié d’une couverture médiatique inouïe, qui a été préparé jour après jour par les radios et télévisions, a connu un succès limité. Assez pour nous rendre ridicules aux yeux de la planète, pas assez pour entrainer la population française.

Ce qui est frappant dans ce phénomène est le fait que la population française à qui radio et télévision serinent sans aucune contradiction que le peuple tibétain et le peuple chinois subissent un martyre quotidien de la part du pouvoir communiste chinois ne s’intéresse que très modérément à la question, rien à voir avec par exemple le fait divers pédophile. On sait que pour faire évoluer l’opinion publique très anti-guerre lors de la première guerre d’Irak, il a fallu inventer la fable des bébés kowétiens arrachés à leur couveuse par les méchants irakiens. Là au titre des fictions télévisuelles, il y a bien eu les photos de la police népalaise bastonnant les moines tibétains, photos devenues celles de la police chinoise, ou encore on a balancé sur internet une photo de soldats chinois figurants dans un film s’apprêtant à mettre  une robe de bonze, comme la preuve des exactions qu’auraient pour les médias (absents) concocté la « propagande «  chinoise.  Mais le moine tabassé ne provoque pas l’hystérie des foules française. Je n’ai pas pour habitude d’être exagérément optimiste ces derniers temps sur un peuple français capable d’élire un Nicolas Sarkozy -  je reconnais que le monde politicien ne lui offre aucun choix digne de ce nom- mais je puis vous assurer que l’hystérie pro-tibétaine n’a jamais dépassé le cercle du politico-médiatique et encore chez ces gens-là  il a été  rare d’atteindre les sommets d’un élu vert épris de la spiritualité tibétaine. Même Ayrault, le président du groupe socialiste qui a fait monter le drapeau tibétain sur le fronton de sa mairie, même Ségolène l’éternelle gourde qui a proposé le boycott des jeux olympiques comme elle avait refusé le nucléaire civil aux iraniens, toujours un cran au-dessus de Bush, ont eu du mal à tenir le rythme fou d’un élu vert déchaîné de passion pour le dalaï Lama (1). Il est vrai qu’en matière d’anti-communisme primaire on a rarement fait mieux même à droite qu’un vert. Mais la population française s’obstine à ne suivre qu’avec beaucoup de distance.

Certes, l’extrême-gauche a fait ce qu’elle a pu pour faire monter la sauce. Marie Georges Buffet, la « dirigeante » du PCF a renouvelé son exploit de 2003 quand elle en avait appelé à l’Europe contre Cuba, elle a demandé que l’Europe exige des Chinois qu’ils arrêtent la répression sur les Tibétains. La LCR elle a appelé à suivre le sulfureux Robert Ménard comme en 2003. On ne change pas une stratégie anti-communiste qui gagne et qui est en train de transformer le communisme en France en chapelle hystériques et groupusculaires. Ces étranges communistes solubles dans les médias qui d’ailleurs n’ont qu’un rêve : abandonner ce mot de communiste trop lourd à porter suivent san état d’âme le discours dominant qui fonctionne sur le modèle du fétichiste “je sais bien mais quand même”(2), le communisme n’est pas la dicature mais quand même là où il y a communiste il y a toujours dictature.

Ce qui nous vaut cet étrange paradoxe de la question tibétaine, non seulement la gauche volant à la rescousse de moines obscurantistes et féodaux, voire pire, mais alors qu’aucune nouvelle de repression ne parvient du Tibet et que visblement les victimes l’ont été de la part de brutes déchaînées, des tibétains massacrant d’une manière raciste d’autre chinois, ces appels pathétiques à faire cesser la répression chinoise.
 
De gaulle disait « la politique de la France ne se décide pas à la corbeille », là c’est pire la politique de la France est un doux mélange de la corbeille et de groupuscules atlantistes qui prétendent nous faire rejouer l’affaire Dreyfus et les luttes anti-coloniales de Sartre pour le plus grand profit des agents de la CIA. Mais honnêtement si je dois en croire radio-bistrot, toutes les conversations entendues ci et là, en France tout le monde se moque  parfaitement du dalaï Lama.Et l’opération contre la flamme olympique a été sévérement jugée.
 
Nous subodorons confusément que nous  avons eu affaire à  une bande de provocateurs professionnels,venus de toute l’Europe, grassement payés à ne rien foutre d’autre, je veux parler des tibétains professionnels qui autour de dalaï Lama recevant des subsides confortables de la NED (officine de la CIA) propagent leur religion, fondent des monastères et dont déjà un article de ria novosti s’interrogeait : sommes-nous en train d’assister à la naissance d’un fondamentalisme bouddhiste, une organisation terroriste donc contradictoire avec le pacifisme bouddhiste, un phénomène proche d’Al qaida ? Tout le laisse à penser. Il faut également citer au titre des stipendiés de la CIA, un produit made in France, Robert Ménard, un individu totalement grotesque qui a terminé la journée en faisant partir des pétards sur la façade de notre dame de paris. Les syndicats qui ont essayé d’occuper un point stratégique pour populariser leurs luttes apprécieront les complicités nécessaires dans la police française pour accomplir ce genre de choses, Comme les complicités nécessaires pour que quelques centaines de tibétains déguisés puissent occuper le terrain. Comment un pareille bande de branquignoles peut-elle paraître diriger la politique de la France ? Comment avons-nous réussi à donner au monde entier ce spectacle incroyable des rues de Paris débordées, d’une police entièrement mobilisée incapable de contenir une bande de deux ou trois cents provocateurs professionnels, quels ordres avaient reçu  la police française pour se montrer aussi incapable ?

Il y a certes la soumission de notre gouvernement et de son président non seulement aux Etats-Unis mais à son président le plus déconsidéré. Alors même que l’Europe a manifesté lors du sommet de Bucarest une timide résistance aux exigences d’un Bush sur le départ, Sarkozy frétillant comme un caniche a envoyé des soldats dans la guerre perdue d’Afghanistan. mais là encore l’événement illustre quelque chose de plus profond :  il s’agit de ne jamais se poser la question de savoir si le péril qui nous menacerait provient d’un quelconque pays du tiers-monde ou bien provient des Etats-Unis qui s’avère être aujourd’hui le pays le plus dangereux, le plus anti-démocratique pour la planète qui se puisse imaginer. Tout ce cirque autour de la Chine, des jeux olympiques évite cette question pourtant essentielle : qui menace la paix dans le monde ? Qui est à l’origine de la crise qui déferle sur nous ? Tant que cette question ne sera jamais posée par la gauche et l’extrême-gauche, il y a peu de chance pour qu’elle soit au centre de notre politique et Sarkozy aura les mains libres pour envoyer des soldats en Afghanistan, pour soutenir les crimes en irak et en Israël. Et les députés de gauche pourront se mêler à ceux de droite sur le parvis pour exiger… la fin des méfaitrs chinois.

C’est dans ce contexte qu’il faut interroger le style du pouvoir français. Le président, l’exhibitionniste compulsif a réussi en peu de temps à imprimer un style très particulier à toute la politique de la France, c’est un désordre permanent. Chaque initiative produit immédiatement sa caricature : l’engagement pour le Darfour, le soutien à la dictature tchadienne pour complaire aux USA et à Exxon tourne à l’arche de Zoe. Avec chaque fois la lancinante question, mais qui va payer ? Le président se lance-t-il dans la libération d’Ingrid Bétancourt, même désordre, ses copains Uribe et Bush lui savonnent la planche sous les pieds en massacrant les négociateurs. Alors à partir de là c’est le bordel intégral, un avion qui part revient, Kouchner qui propose d’aller dans la jungle. Tout est comme cela, les institutions sont coulées, le patronat se crêpe le chignon, les chouchous du président viennent insulter les députés, c’est à prendre ou à laisser dit Jacques Attali, suivi de près par la secrétaire d’Etat à l’environnement qui les traite de lâches, après la raclée prise aux municipales, tous ces gens l’ont mauvaise.  Sommes-nous face à un fou, voire comme s’enfle la rumeur quelqu’un qui userait trop de substances illicites ? Ca c’est ce que l’on tente de nous faire croire, en fait cette agitation, cette pipolisation, ces promesses non tenues, et cette vulgarité, sont simplement l’illustration du fait qu’il n’y a plus aucune alternative politique, plus d’opposition crédible et que donc les caprices du pouvoir, les intérêts débridés et la vulgarité médiatique n’a plus aucun contrepoids. La ridicule journée du passage de la flamme n’a fait que l’illustrer.

La droite est devenue folle parce qu’elle n’a plus aucune opposition devant elle.

Ce qui est sûr c’est que ce moment complètement paranoïaque du passage de la flamme dans les rues de Paris est révélatrice d’un mal plus profond, nous avons un Sarkozy comme président mais il n’est que le symptôme d’un politico-médiatique complètement dégénéré, incapable de définir une politique cohérente. C’est très inquiétant parce qu’au-delà de ces pitreries, nous sommes confrontés à une crise d’une grande violence qui va peser très lourdement sur nos vies, et déjà pèse sur notre emploi, notre pouvoir d’achat, si la France est devenue ce bordel, il y a des gens qui sont en capacité de continuer à défendre leurs intérêts et à nous faire payer cette crise de la finance, et à imposer par exemple de nouvelles augmentations du prix du gaz, la fin des droits sociaux à la SNCF, une accélération partout de la pression sur les plus pauvres. Et cette politique ubuesque, ce désordre généralisé n’est que le guignol destiné à nous faire croire que nos malheurs sont dû au méchant étranger, au « péril jaune ».

Il y a une logique impérialiste que reflète le politico-médiatique: les Etats-Unis veulent imposer un monde unipolaire où ils seraient tout puissant avec leurs vassaux européens et japonais. Mais tout témoigne de leur incapacité de soutenir une telle ambition, alors il faut imposer l’idée que toute concurrence à l’hégémonie, toute force émergente est un danger. Ce que l’on ne peut pas assimiler parce qu’il s’oppose au tout marché, parce qu’il développe de nouveaux rapports sud-sud, un développement endogène ne doit pas être toléré, c’est ce que l’on appelle le choc de civilisation. je ne suis pas sûre que l’on puisse parler de civilisation à propos de ce qui s’est passé à Paris.

Danielle bleitrach

(1) qu’il me soit permis de signaler aux « spiritualistes » verts que  dans les montagnes népalaises où sévit le tourisme occidental on en est à des opérations de nettoyage des sommets couverts de canettes de bière de l’ordre de 17 tonnes de déchet. Et si par hasard l’espèce humaine les intéresse, la démocratie les préoccupe toujours  au Népal où  des groupes terroristes assassinent les « maoistes » participant aux élections et bien placés pour les gagner, Hier sept d’entre eux ont été abattus dans l’ouest du pays, des attentats à l’explosifs ont lieu pour empêcher les élections. Pourquoi personne paraît-il s’intéresser aux meurtres commis à Katmandou, est-ce parce que le bailleur de fond est la CIA ? ou parce que pour les manifestants français un bon communiste est un communiste mort ?

(2) Octave Mannoni expliquait que le fétichiste fonctionnait sur le modèle: je sais bien que ma mère n’a pas de penis mais la paire de bottine suppléait à ce manque. L’anticommunisme fonctionne sur ce modèle. Il était frappant de constater que quand l’on démontrait à un de ces excités pro-tibétain que la photo qui était censée représenter les policiers chinois se déguisant en moine était une escroquerie, ils répondait “peut-être” mais de toute façon les Chinois font pire.

21:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, chine, usa, courcelles, dalai-lama, cia, colonialisme, communisme, droits de l homme, democratie, liberte, medias, politique, presse, propagtande, romain, repression, silence, socialisme, tibet, television | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/04/2008

08/04/2008: JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE ...

Des morts au Tibet ? Sûrement ! Mais Chinois et/ou Tibétains ??? Qui répondra à cette question dans la presse domestiquée capitaliste, anti-chinoise et anti-communiste ???
RoRo


mardi 8 avril 2008 (20h13) :
Thibet, un autre son de cloche !


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JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE

par Jean Luc Mélenchon

mardi 8 avril 2008

Je ne suis pas communiste chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d'accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d'accord avec l'opération de Robert Menard contre les jeux olympique de Pékin. Je ne suis pas d'accord avec la réécriture de l'histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu.

Je ne partage pas du tout l'enthousiasme béat pour le Dalaï Lama ni pour le régime qu'il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l'on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait pas permettre à la Chine d'être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de Chinois qui ont voulu et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite !

UN PRETEXTE

Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n'est pas celui du sport qui est un moment d'ouverture et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance ? Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n'entreprend quoi que ce soit dans ce sens. Si l'on devait vraiment se fâcher avec le gouvernement chinois, pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion ? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s'appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a -ton demandé quelque chose ? Quoi ? Qu'a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L'ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s'en soucie ? Avec une morgue ressemblant a du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s'il n'existait pas ? Pourquoi sinon parce qu'on pense par devers soi qu'il n'en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie jusqu'au nom des gouvernants qui dirigent un peuple de un milliard quatre cents millions de personnes que l'on croit assez veules pour être maîtrisées par une simple police politique !

D'une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l'écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l'obligation pour les Chinois de faire le commerce de l'opium ! Si la volonté est d'affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n'est de nature à modifier quoi que ce soit d'autre que l'opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet.

Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l'usage d'un public conditionné par la répétition d'images qui visent à créer de l'évidence davantage que de la réflexion. Exemple : seule l'enquête « d'arrêt sur image» rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d'un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l'assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l'amitié pour les Tibétains n'est qu'une variante nauséabonde du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l'ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être avéré. Comment l'apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont ceux du «gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j'ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu'il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n'importe quelles circonstances on essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l'enchaînement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l'époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu'il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n'oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n'excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison.

UN PERSONNAGE SUSPECT

J'’exprime les plus nettes réserve à propos de l'action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti-chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait-il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d'administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l'on m'interrogeait sur le sujet du Tibet et des Jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j'en suis venu au rôle de monsieur Menard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire... Hors micro, les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoi qu'il en soit, il semble qu'il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l'association internationale des droits de l'homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï Lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux et ce que ne fait pas le Dalaï Lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un défenseur des droits de l'homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats-Unis d'Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d'avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action.

LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE

A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler « d'invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice-président de l'assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu'au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d'abolir le servage au Tibet et régions limitrophes.

Dans une négation des traditions, que j'approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d'esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n'évoque pas le satut des femmes sous ce régime-là. Mais il est possible de se renseigner si l'on a le coeur bien accroché. L'autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non-violence ainsi qu'aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu'il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l'horrible « invasion » qui y a mis fin. Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d'entre eux là où il n'y en avait que 2% au temps béni des traditions. Et l'espérance de vie dans l'enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi, l'anéantissement des Tibétains se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959, faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les Chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d'un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet.

A l'heure actuelle, je n'éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu'il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes-clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu'elle veut et à ses partisans de même. Mais je m'accorde le droit d'être en désaccord total avec l'idée de leur régime théocratique.

Je suis également hostile à l'embrigadement d'enfants dans les monastères. Je suis opposé à l'existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l'autorité politique des religieux, même de ceux que l'album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l'ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l'avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n'ai jamais soutenu l'Ayatollah Khomeiny, même quand j'étais contre le Shah d'Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n'encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives sécessionistes que je condamne. Je demande : pourquoi pour exercer sa religion et la diriger, le Dalaï Lama aurait-il besoin d'un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d'amputer la Chine du quart de sa surface ! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n'être assis sur aucune royauté ?

FAUTEUR DE GUERRE

En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu'à Lhassa ? Bien sûr, aucun de ceux qui s'agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien n'indique mieux le paternalisme néo-colonial ni le racisme sous-jacent à l'enthousiasme pro-tibétain que l'indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d'histoire et de culture chinoise.

J'ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe-partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l'inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là-bas qu'ici. Mais elle sera certainement vécue par les Chinois du commun comme un acte injurieux si son motif pro-Dalai Lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d'Europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu'il portait lors des remises de médailles un tee-shirt sur lequel était écrit : "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il jurisprudence ? Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux ? Bien sûr que non !

Puisque le but c'est justement que le Tibet soit aux Chinois ce que le Kosovo a été aux serbes. Mais comme cela n'a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l'ennemi et la mise en scène médiatique, il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs. Je le souhaite.

Je suis un ami de la Chine. Et je sais que l'intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l'on voudrait les entrainer.

Lien : [www.rezocitoyen.org]

20:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, liberte, politique, presse, actualite, belgique, chine, cia, communisme, courcelles, democratie, histoire, imperialisme, colonialisme, propagande, repression, silence, medias, television, tibet, usa, dalai-lama, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/03/2008

07/11/2004: Le féodalisme amical : le mythe du Tibet, par Michael Parenti ....

La "culture tibétaine" du dalaï-lama ...
RoRo


----- Original Message -----
From:
Homo Sapiens
To:
roger.romain@skynet.be
Sent: Sunday, November 07, 2004 4:49 PM
Subject: Le féodalisme amical : le mythe du Tibet, par Michael Parenti
Bonjour Roger,
Je t’envois un texte que je viens de traduire concernant le Tibet.
L’auteur en est Michael Parenti que tu connais probablement déjà.
Il est un des rares communistes américains. Le texte original se trouve sur son site
http://www.michaelparenti.org/
La traduction n’est pas des plus parfaites mais je crois qu’elle est malgré tout conforme à l’original.

Une question que l’on peut se poser à propos du Tibet est de savoir, sachant à la tête de quel système ignoble se trouvait le Dalaï Lama, si celui-ci serait aussi idolâtré qu’il ne l’est actuellement si la Chine n’avait pas soit occupé soit repris soit réintégré le Tibet.

Bonne lecture.





Le Féodalisme Amical :
le Mythe du Tibet
Décembre 2003

A travers les âges, il y a eu une harmonie affligeante entre la religion et la violence. L’'histoire du Christianisme, celle du Judaïsme, celle de l'Hindouisme et celle de l'Islam sont étroitement liées aux vendettas destructrices, aux inquisitions et aux guerres. Les religieux ont toujours invoqué un mandat divin pour terroriser et massacrer des hérétiques, des infidèles et d'autres pécheurs.
Certains ont soutenu que le Bouddhisme est différent, qu'il se distingue nettement de la violence chronique des autres religions. Pour être clair, tel qu’'il est pratiqué par beaucoup aux Etats-Unis, le Bouddhisme est plus une discipline "spirituelle" et psychologique qu'une théologie dans le sens habituel. Il offre des techniques méditatives et de traitement de soi censées promouvoir "l'éclairement" et l'harmonie avec soi-même. Mais comme pour tout autre système de croyance, on doit appréhender le Bouddhisme non seulement par rapport à ses enseignements, mais aussi en fonction du comportement effectif de ses partisans.
Le bouddhisme est-il une exception ?
Un regard sur l'histoire révèle que les organisations bouddhistes ne se sont pas abstenues d'actes violents si caractéristiques aux groupes religieux à travers les âges. Au Tibet, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, des sectes bouddhistes rivales se sont livrées à des affrontements armés et à des exécutions sommaires.
1 Au vingtième siècle, de la Thaïlande à la Birmanie, en passant par la Corée et le Japon, des Bouddhistes se sont battus entre eux et aussi avec des non-bouddhistes. Au Sri Lanka, des batailles énormes au nom du Bouddhisme font partie de l'histoire cingalaise.2
Il y a juste quelques années, en Corée du Sud, des milliers de moines de l'ordre bouddhiste Chogye - censé être reconnu pour se consacrer à une recherche méditative pour l'éclairement spirituel - se sont battus entre eux à grand renfort de coup de poings, de pierres, de bombes incendiaires et de gourdins, dans des batailles rangées qui ont duré plusieurs semaines. Ils rivalisaient pour le contrôle de l'ordre, le plus grand en Corée du Sud, avec son budget annuel de 9,2 millions de dollars, plus ses millions de dollars complémentaires en biens ainsi que le privilège de désigner 1.700 moines à des devoirs divers. Les bagarres ont en partie détruit les principaux sanctuaires bouddhistes et ont fait des douzaines de moines blessés, dont certains sérieusement. Les deux factions ennemies ont revendiqué l'appui public. En fait, les citoyens coréens ont semblé dédaigner les deux camps, estimant que quelque soit la clique de moines qui prendrait le contrôle d'un ordre, elle utiliserait les dons des fidèles pour accumuler des richesses, en ce compris des maisons et des voitures chères. Selon un bulletin d'informations, la mêlée au sein de l'ordre bouddhiste Chogye (en bonne partie suivie par la télévision coréenne) "a brisé l'image de l'éclairement bouddhiste".
3
Mais beaucoup de Bouddhistes contemporains aux Etats-Unis soutiendraient que rien de cela ne s'applique au Dalaï-lama et au Tibet qu'il a présidé avant l'intervention chinoise en 1959. Le Tibet du Dalaï-lama, croient-ils, était un royaume consacré à la spiritualité, exempt de styles de vie égoïstes, de matérialisme vide, de buts vains et de vices corrupteurs qui infestent la société industrialisée moderne. Les mass media occidentaux et une grande quantité de livres de voyage, de romans et de films Hollywoodiens ont peint la théocratie tibétaine comme un véritable Shangri-La et le Dalaï-lama comme un saint, "l'homme vivant le plus grand," comme l'acteur Richard Gere l'a proclamé.
4
Le Dalaï-lama, lui-même, a prêté son appui à cette image idéalisée du Tibet avec des déclarations comme : "la civilisation tibétaine a une histoire longue et riche. L'influence pénétrante du Bouddhisme et les rigueurs d’une vie au milieu des grands espaces ouverts d'un environnement intact ont eu pour effet de produire une société consacrée à la paix et à l'harmonie. Nous jouissions de la liberté et du contentement."
5 En fait, l'histoire du Tibet se lit un peu différemment. Au treizième siècle, l'Empereur Kublai Khan a créé le premier Grand Lama, qui devait présider sur tous les autres lamas à l'instar d'un pape sur ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine a envoyé une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme de 25 ans, ambitieux, qui s'est alors donné le titre de Dalaï (Océan) Lama, dirigeant de tout le Tibet. C'est tout à fait une ironie historique : le premier Dalaï-lama a été installé par une armée chinoise.
Pour élever son autorité par-delà le défi temporel, le premier Dalaï-Lama saisit les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte et aurait détruit les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication sur la divinité.
6 Le Dalaï-Lama qui lui a succédé a poursuivi une vie sybaritique, ayant beaucoup de maîtresses, faisant la fête avec des amis, écrivant de la poésie érotique et agissant de façon qui pourrait sembler peu convenable pour une divinité incarnée. Pour cela, ses prêtres le firent «disparaître». Durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de dieu, cinq Dalaï-Lama ont été assassinés par leurs grands prêtres ou d'autres courtisans bouddhistes non-violents.7
Shangri-La (pour Seigneurs et Lamas)
Les religions ont eu un rapport étroit non seulement avec la violence, mais aussi avec l'exploitation économique. En effet, c'est souvent l'exploitation économique qui nécessite la violence. Tel était le cas avec la théocratie tibétaine. Jusque 1959, quand le Dalaï-Lama a terminé de présider le Tibet, la plupart de la terre arable était toujours organisée en domaines seigneuriaux religieux ou séculaires travaillés par des serfs. Même un auteur comme Pradyumna Karan, sympathisant du vieil ordre, admet que "bon nombre de domaines ont appartenu aux monastères et la plupart d'entre eux ont amassé d’immenses richesses.... De plus, certains moines et lamas individuellement ont pu accumuler une grande richesse par la participation active dans le commerce et le prêt d'argent."
8 Le monastère de Drepung était un des plus grands propriétaires terriens dans le monde, avec ses 185 manoirs, 25.000 serfs, 300 grands pâturages et 16.000 bergers. La richesse des monastères est allée aux lamas ayant le grade le plus élevé, beaucoup d'entre eux étant les rejetons de familles aristocratiques, tandis que la plupart du clergé inférieur était aussi pauvre que la classe de paysan dont ils sont issus. Cette inégalité économique selon l'’origine de classe dans le clergé tibétain est étroitement parallèle à celle du clergé chrétien en Europe médiévale.
Ensemble avec le clergé supérieur, des leaders séculiers firent aussi bien. Un exemple notable était le commandant en chef de l'armée tibétaine, qui possédait 4.000 kilomètres carrés de terre et 3.500 serfs. Il était aussi un membre du Cabinet intime du Dalaï-lama.
9 Le vieux Tibet a été faussement représenté par certains de ses admirateurs Occidentaux comme "une nation qui n'a exigé aucune police parce que ses gens ont volontairement observé les lois du karma."10 En fait, il avait une armée professionnelle, bien que petite, qui a servi comme une gendarmerie en faveur des propriétaires pour maintenir l'ordre et attraper des serfs fugitifs.11
Des jeunes garçons tibétains ont été régulièrement enlevés à leurs familles et emmenés dans les monastères pour devenir des moines. Une fois là, ils étaient internés pour la vie. Tashì-Tsering, un moine, rapporte qu’'il était d'’une pratique commune que des enfants de paysan soient sexuellement maltraités dans les monastères. Lui-même était une victime de viol d'enfant répété pas longtemps après avoir été emmené au monastère à l'’âge de neuf ans.
12 Les domaines monastiques utilisaient des enfants de paysans aux fins de servitude perpétuelle comme des domestiques, danseurs et soldats. Au vieux Tibet, il y avait un petit nombre de fermiers qui subsistaient comme une sorte de paysannerie libre, et, peut-être, en plus, 10.000 personnes qui composaient la classe moyenne constituées des familles de marchands, commerçants et petits négociants. Des milliers d'autres étaient mendiants. Une petite minorité était des esclaves, la plupart du temps des domestiques qui ne possédaient rien. Leur descendance était née dans l'esclavage.13
En 1953, la plus grande partie de la population rurale - environ 700.000 d'une population totale évaluée à 1.250.000 - était des serfs. Lié à la terre, ils ont été répartis en petites parcelles pour cultiver leur alimentation propre. Les serfs et d'autres paysans vivaient généralement sans scolarité et sans soins médicaux. Ils passaient la plupart de leur temps à peiner pour les monastères et les lamas de haut rang, ou pour une aristocratie séculière qui se comptait à pas plus de 200 familles. En effet, ils appartenaient à leurs maîtres qui leur disaient quelle récolte planter et quels animaux élever. Ils ne pouvaient pas se marier sans le consentement de leur seigneur ou lama. Un serf pouvait facilement être séparé de sa famille s’'il plaisait au propriétaire de l’'envoyer travailler dans un emplacement éloigné. Les serfs pouvaient être vendus par leurs maîtres, ou exposés à la torture ou la mort.
14
Un seigneur tibétain ferait souvent son choix de femmes dans la population de serfs, si nous devons croire une vieille femme de 22 ans, elle-même un serf fugitif : "toutes les jolies filles de serfs étaient habituellement prises par le propriétaire comme domestiques de maison et utilisées comme il le souhaitait". Ils "étaient juste des esclaves sans droits".
15 Les serfs devaient avoir la permission où qu'’ils aillent. Les propriétaires terriens avaient l'autorité légale pour capturer et pour ramener de force ceux qui ont essayé de fuir. Un vieux serf fugitif de 24 ans, interviewé par Anna Louise Strong, a accueilli l'intervention chinoise comme "une libération". Pendant le temps où il était un serf, il prétend qu'il n'était pas beaucoup différent d'un animal maltraité, soumis au travail dur incessant, la faim et le froid, incapable de lire ou d'écrire et ne sachant rien du tout. Il raconte ses tentatives de fuite :
La première fois [les hommes du propriétaire] m'ont attrapé alors que je partais en courant, j'étais très petit et ils m’'ont seulement giflé et maudit. La deuxième fois, ils m'’ont tabassé. La troisième fois, j'avais déjà quinze ans et ils m'ont donné cinquante lourds coups de fouet, deux hommes étant assis sur moi, un sur ma tête et un sur mes pieds. Le sang est venu alors de mon nez et bouche. Le surveillant a dit : "c'est seulement le sang du nez; peut-être que si vous prenez des bâtons plus lourds, le sang viendra du cerveau". Ils me battirent alors avec des bâtons plus lourds et ont versé de l'alcool et l'eau avec de la soude caustique sur les blessures pour provoquer plus de douleur. J'ai perdu connaissance pendant deux heures.
16
En plus d'être dans l’'obligation de travailler à vie la terre du seigneur - ou la terre du monastère - sans être payés, les serfs étaient obligés de réparer les maisons du seigneur, de transporter sa récolte et de rassembler son bois de chauffage. Ils étaient aussi supposés fournir les animaux de transport et le transport sur demande. "C'était un système efficace d'exploitation économique qui a garanti aux élites religieuses et séculières du pays une main-d'oeuvre permanente et sûre pour cultiver leurs biens fonciers sans pour autant être accablé d'’une quelconque responsabilité directe quotidienne pour la subsistance du serf et sans le besoin de rivaliser pour le travail dans un contexte de marché."
17
Les gens du peuple peinèrent sous le double fardeau de la corvée (travail forcé non rémunéré pour le compte du seigneur) et des lourdes dîmes. Ils étaient taxés sur le mariage, taxé sur la naissance de chaque enfant et sur chaque mort dans la famille. Ils étaient taxés sur la plantation d’'un nouvel arbre dans leur terrain, sur la possession d’'animaux domestiques ou de basse-cour, sur la possession d’'un pot de fleurs, ou sur la cloche mise sur un animal. Il y avait des impôts pour des festivals religieux, pour le chant, la danse, le tambourinage et la sonnerie de cloche. Les gens étaient taxés quand ils étaient envoyé en prison et quand ils en sortaient. Même les mendiants été taxés. Ceux qui ne pouvaient pas trouver de travail étaient taxés pour être en chômage et s'ils allaient à un autre village à la recherche de travail, ils devaient payer un impôt de passage. Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l'argent à un taux d'intérêt de 20 à 50 pour cent. Certaines dettes étaient passées de père en fils et au petit-fils. Les débiteurs qui ne pouvaient pas honorer leurs obligations risquaient d’être réduit en esclavage aussi longtemps que le monastère l’'exigeait, parfois pour le reste de leurs vies.
18
Les enseignements religieux de la théocratie soutenaient son ordre de classe. Le pauvre et l'’affligé apprenaient qu'ils devaient supporter leurs ennuis à cause de leurs voies idiotes et mauvaises dans des vies précédentes. Donc, ils devaient accepter la misère de leur existence présente comme une expiation et dans l'attente que leur sort s'améliorerait une fois réincarné. Le riche et le puissant, bien sûr, considéraient leur bonne fortune comme une récompense pour - et évidence tangible de - vertu dans les vies passées et présentes.
Torture et Mutilation au Shanghri-La
Au Tibet du Dalaï-lama, la torture et la mutilation - incluant yeux crevés ou énucléés, langues arrachées, jarrets coupés et bras et pieds amputés - étaient des punitions favorites infligées à des voleurs, à des serfs fugitifs et à d'autres "criminels". En voyageant de par le Tibet dans les années 1960, Stuart et Roma Gelder ont interviewé un ancien serf, Tsereh Wang Tuei, qui avait volé deux moutons appartenant à un monastère. Pour cela, il a eu à la fois les yeux énucléés et la main mutilée au-delà de l'utilisation. Il explique qu'il n'est plus un Bouddhiste : "quand un saint lama leur a dit de m'aveugler, j'ai pensé qu'il n'’y avait rien de bon dans la religion".
19 Quelques visiteurs occidentaux du Vieux Tibet ont fait des remarques sur le nombre d'amputés qu'’ils ont vu. Bien qu’'il était contre les enseignements bouddhistes de prendre la vie humaine, quelques contrevenants étaient sévèrement fouettés et ensuite "abandonnés à Dieu" dans la nuit glaciale pour mourir. "Les parallèles entre le Tibet et l'Europe médiévale sont saisissantes", conclut Tom Grunfeld dans son livre sur le Tibet.20
Quelques monastères avaient leurs prisons privées, rapportent Anna Louise Strong. En 1959, elle a visité une exposition d'équipement de torture qui avait été utilisé par les chefs suprêmes tibétains. Il y avait des menottes de toutes les tailles, y compris de petites pour des enfants, et des instruments pour couper des nez et des oreilles et casser et couper des mains. Pour énucléer les yeux, il y avait un chapeau en pierre spécial avec deux trous qui était appuyé sur la tête pour que les yeux soient bombés à travers les trous et pouvaient être plus aisément déchirés. Il y avait des instruments pour couper des rotules et des talons, ou des jambes. Il y avait des fers chauds, des fouets et des instruments spéciaux pour (disembowling ???).21
L'exposition a présenté des photographies et les preuves des victimes qui avaient été aveuglées ou estropiées ou subit des amputations pour vol. Il y avait le berger dont le maître lui devait un remboursement en yuan et le blé, mais a refusé de payer. Donc, il a pris une des vaches du maître; pour cela, il lui a fait couper les mains. Un autre berger, qui s'est opposé à ce que sa femme lui soit prise par son seigneur, a eu les mains broyées. Il y avait les images d’activistes communistes dont le nez et la lèvre supérieure ont été coupées et d’une femme qui a été violée et à qui on a ensuite fait couper le nez en tranche.22
Le despotisme théocratique avait été la règle pendant des générations. Un visiteur anglais du Tibet en 1895, docteur A. L. Waddell, a écrit que le peuple tibétain était sous "la tyrannie intolérable de moines" et les superstitions diaboliques qu’ils avaient modelé pour terroriser les gens. En 1904, Perceval Landon a décrit l'autorité du Dalaï-lama comme "une machine d'oppression" et "une barrière à toute amélioration de la condition humaine". À peu près au même moment, un autre voyageur anglais, Capitaine W.F.T. O'Connor, a observé que "les grands propriétaires terriens et les prêtres ... exercent chacun dans leur dominion propre un pouvoir despotique dont il n'y a aucun appel", tandis que les gens sont "opprimés par la croissance la plus monstrueuse d’un système monastique et d’une fabrique de prêtres que le monde ait jamais vu". Les dirigeants tibétains, comme ceux d'Europe pendant le Moyen âge, "ont forgé d’innombrables armes de servitude, inventé des légendes dégradantes et ont stimulé un esprit de superstition" parmi le peuple.23
En 1937, un autre visiteur, Spencer Chapman, a écrit, "le moine lamaïste ne passe pas son temps à administrer les gens ou à les éduquer, pas plus que les laïcs ne participent pas non plus ou ne suivent même les services du monastère. Le mendiant sur le bord de la route n'est rien pour le moine. La connaissance est la prérogative jalousement gardée des monastères et est utilisée pour augmenter leur influence et richesse."24
Occupation et révolte
Les communistes chinois ont occupé le Tibet en 1951, revendiquant la souveraineté sur ce pays. Le traité de 1951 a prévu l'autonomie apparente sous l'autorité du Dalaï-lama, mais a donné à la Chine le contrôle militaire et le droit exclusif de conduire des relations avec l'étranger. Les Chinois disposaient aussi d’un rôle direct dans l'administration interne "pour promouvoir des réformes sociales". D'abord, ils réformèrent lentement, comptant surtout sur la persuasion pour tenter d'effectuer le changement. Parmi les premières réformes qu’ils ont forgées, il y avait la réduction des taux d'intérêt usuraires et la construction de quelques hôpitaux et routes.
Mao Zedung et ses cadres communistes n'ont pas simplement voulu occuper le Tibet. Ils ont désiré la coopération du Dalaï-lama dans la transformation de l'économie féodale du Tibet en accord avec les buts socialistes. Même Melvyn Goldstein, qui est un sympathisant du Dalaï-lama de la cause de l'indépendance tibétaine, admet que "contrairement à la croyance populaire à l'Ouest", les Chinois "ont poursuivi une politique de modération". "Ils ont fait preuve d’attention pour montrer du respect pour la culture et la religion tibétaines" et "ont permis aux vieux systèmes féodaux et monastiques de continuer inchangés". "Entre 1951 et 1959, non seulement aucune propriété aristocratique ou monastique n'a été confisquée, mais les seigneurs féodaux furent autorisés à exercer l'autorité juridique continue sur leurs paysans héréditairement attachés. "
25 Encore en 1957, Mao Zedung essaya de sauver sa politique de réformes graduelles. Il a réduit le nombre de cadres chinois et de troupes au Tibet et a promis au Dalaï-lama par écrit que la Chine ne mettrait pas en oeuvre de réformes agraires au Tibet pendant les six années suivantes ou encore plus longtemps si les conditions n'étaient pas encore mûres.26
Néanmoins, l'autorité chinoise sur le Tibet énormément gênait les seigneurs et les lamas. Ce qui les dérangeait le plus n'était pas que les intrus étaient chinois. Ils avaient vu les Chinois aller et venir au cours des siècles et avaient jouit de bonnes relations avec Generalissimo et son autorité de Kuomintang réactionnaire en Chine.
27 En effet, l'approbation du gouvernement Kuomintang était nécessaire pour valider le choix du Dalaï-lama actuel et du Panchen Lama. Quand le jeune Dalaï-lama a été installé à Lhasa, il était avec une escorte armée des troupes de Chiang Kaishek et un ministre chinois, conformément à la tradition vieille de plusieurs siècles.28 Ce qui a vraiment dérangé les seigneurs et lamas tibétains était que ces derniers chinois était des communistes. C'était seulement une question de temps, ils étaient sûrs, avant que les Communistes ne commence à imposer leurs solutions égalitaires et collectivistes à la théocratie fortement privilégiée.
En 1956-57, des bandes armées tibétaines ont tendus une embuscade à des convois de l'Armée Populaire de Libération chinoise. Le soulèvement a reçu l'appui matériel vaste de la C.I.A., y compris des armes, des provisions et de l'entraînement pour des unités de commando tibétaines. C'est de notoriété publique que la C.I.A. avait fondé des camps d'appui au Népal, avait effectué de nombreux ponts aériens et avait conduit des opérations de guérilla à l'intérieur du Tibet.
29 Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la Société américaine pour une Asie libre, un front de la C.I.A., avait énergiquement rendu public la cause de la résistance tibétaine. Le frère aîné du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, a joué un rôle actif dans ce groupe.
Beaucoup des commandos tibétains et des agents que la C.I.A. avait déposé dans le pays étaient les chefs de clans aristocratiques ou les fils de chefs. Pour quatre-vingt-dix pour cent d'entre eux, on n'a jamais plus reçus de nouvelles de nouveau, selon un rapport de la C.I.A. elle-même.
30 Les petites, légères et clairsemées garnisons chinoises au Tibet ne pourraient pas les capturer tous. L'armée chinoise devait obtenir l'appui des tibétains qui n'ont pas de sympathie avec le soulèvement. Cela suggère que la résistance ait une base plutôt étroite dans le Tibet. "Beaucoup de lamas et les membres séculiers de l'élite et le gros de l'armée tibétaine ont rejoint le soulèvement, mais, en général, la population ne l'a pas fait, entraînant son échec", écrit Hugh Deane.31 Dans leur livre sur le Tibet, Ginsburg et Mathos arrivent à une conclusion semblable : "les insurgés tibétains n'ont jamais réussi à rassembler dans leurs rangs ne fut-ce qu'une grande fraction de la population, alors, ne parlons pas d'une majorité. Autant qu'il peut être vérifié, la plupart du peuple de Lhasa et de la campagne attenante a échoué à joindre le combat contre les Chinois autant quand il a commencé que quand il a progressé."32 Finalement, la résistance s'est effondrée.
Les communistes renversent le féodalisme
Quelles que fussent les maux et la nouvelle oppression introduits par les chinois au Tibet après 1959, ils ont vraiment supprimé l'esclavage et le système de servage de travail impayé. Ils ont éliminé les nombreux impôts écrasants, commencé des projets de grands travaux et ont énormément réduit le chômage et la mendicité. Ils ont construit les seuls hôpitaux qui existent dans le pays et instauré l'éducation laïque, cassant ainsi le monopole de l'éducation des monastères. Ils ont mis en place la distribution d'eau courante et d'électricité dans Lhasa. Ils ont mis aussi fin aux flagellations, aux mutilations et aux amputations les établissant comme une forme de punition criminelle.
33
Les Chinois ont aussi exproprié les propriétés foncières et ont réorganisé les paysans dans des centaines de communes. Heinrich Harrer a écrit un best-seller de ses expériences au Tibet qui a été montré dans un film populaire de Hollywood. (Il fut ultérieurement révélé que Harrer avait été un sergent dans les SS d'Hitler.
34) Il annonce fièrement que les tibétains qui ont résisté aux Chinois et "qui ont vaillamment défendu leur indépendance ... étaient principalement les nobles, les semi-nobles et les lamas; ils ont été punis en étant contraint de devoir exécuter les tâches les plus humbles, comme travailler sur des routes et des ponts. Ils étaient à nouveau humiliés par le fait de devoir nettoyer la ville avant que les touristes ne soient arrivés." Ils ont aussi dû vivre dans un camp à l'origine réservé pour des mendiants et des vagabonds.35
En 1961, des centaines de milliers d'acres appartenant autrefois aux seigneurs et aux lamas avaient été distribuées à des fermiers locataires et à des paysans sans terre. Dans des secteurs pastoraux, les troupeaux qui appartenaient auparavant à la noblesse ont été rendu à des collectifs de bergers pauvres. Des améliorations ont été faites dans la reproduction du bétail et des nouvelles variétés de légumes et des nouvelles souches de blé et d'orge ont été introduites, avec des améliorations en matière d'irrigation, tout cela ayant mené à une augmentation de la production agraire.
36
Beaucoup de paysans sont restés aussi religieux que jamais, donnant l'aumône au clergé. Mais les gens n'ont plus été contraints de payer des tributs ou de faire des cadeaux aux monastères et aux seigneurs. Les nombreux moines qui avaient été enrôlés de force dans les ordres religieux étant enfants étaient maintenant libres de renoncer à la vie monastique, ce que des milliers ont fait, particulièrement les plus jeunes. Le clergé restant a vécu sur des bourses modestes dispensées par le gouvernement et sur le revenu supplémentaire gagné en officiant des services de prière, des mariages et des obsèques.
37
Les accusations portées contre les Chinois, faites par le Dalaï-lama lui-même, de stérilisation massive et de déportation forcées des tibétains ne reposent sur aucune preuve. Tant le Dalaï-lama que son conseiller et frère le plus jeune, Tendzin Choegyal, ont prétendu que "plus de 1,2 millions de Tibétains sont morts suite à l'occupation chinoise."
38 Peu importe combien de fois exposé, ce chiffre est bizarre. Le recensement officiel de 1953 - six ans avant les mesures de répression chinoises - a enregistré la population entière de Tibet à 1,274,000. D'autres évaluations varient d'un à trois millions.39 D'autres comptes de recensement évaluent la population tibétaine ethnique dans le pays à environ deux millions. Si les Chinois ont tué 1,2 millions de Tibétains au début des années 1960, des villes entières et des parties énormes de la campagne, en fait presque tout le Tibet, aurait été exterminé, transformé en un champ de meurtres ponctué de camps de la mort et de charniers - dont nous n'avons vu aucune preuve. Les forces armées chinoises présentes au Tibet n'étaient pas assez importantes pour regrouper, pourchasser et exterminer beaucoup de personnes même si elles y avaient passé tout leur temps en ne faisant rien d'autre.
Les autorités chinoises reconnaissent "vraiment des erreurs" dans le passé, particulièrement pendant la Révolution Culturelle en 1966-76 quand la persécution religieuse a atteint une haute vague tant en Chine qu'au Tibet. Après le soulèvement à la fin des années 1950, des milliers de Tibétains ont été incarcérés. Pendant le Grand bond en avant, la collectivisation obligatoire et l'agriculture de grain ont été imposées à la paysannerie, parfois avec un effet désastreux. À la fin des années 1970, la Chine a commencé à relâcher le contrôle sur le Tibet "et a essayé de réparer certains des dégâts provoqué pendant les deux décennies précédentes."
40 En 1980, le gouvernement chinois a amorcé des réformes censément conçues pour accorder au Tibet un degré plus grand d'autonomie et d'auto-administration. On permettrait maintenant aux Tibétains de cultiver des parcelles privées, vendre leurs surplus de moisson, de décider par eux-mêmes quel produit cultiver et de tenir des yaks et des moutons. On a de nouveau permis la communication avec le monde extérieur et les contrôles aux frontières ont été facilitées pour permettre aux Tibétains de visiter des parents exilés en Inde et au Népal.41
Élites, émigrés et argent de la C.I.A.
Pour la classe supérieure tibétaine des lamas et des seigneurs, l'intervention communiste était une calamité. La plupart d'entre eux se sont enfuis à l'étranger, de même que le Dalaï-lama lui-même, qui a été aidé dans sa fuite par la C.I.A.. Certains ont découvert avec horreur qu'ils devraient travailler comme pour vivre. Ces élites féodales qui sont restées au Tibet et ont décidé de coopérer avec le nouveau régime ont fait face des difficultés d'adaptation. Considérant ce qui suit :
En 1959, Anna Louise Strong a visité l'Institut Central des Minorités nationales à Beijing qui a formé des minorités ethniques diverses pour la fonction publique ou les a préparés pour l'entrée dans des facultés d'agriculture et de médecine. Des 900 étudiants tibétains présents, la plupart étaient des serfs fugitifs et des esclaves. Mais environ 100 étaient de familles tibétaines privilégiées, envoyés par leurs parents pour qu'ils puissent gagner des postes favorables dans la nouvelle administration. La division de classe entre ces deux groupes d'étudiants était trop évidente. Comme le directeur de l'institut l'a noté :
Ceux de familles nobles considéraient d'abord que, de toutes les façons, ils étaient supérieurs. Ils étaient de devoir porter leurs propres valises propres, de faire leurs propres lits, de s'occuper de leur propre chambre. Cela, pensaient-ils, était la tâche d'esclaves; ils se sentaient insultés parce que nous nous attendions à ce qu'ils le fassent eux-mêmes. Certains ne l'acceptèrent jamais, mais sont retournés à la maison; d'autres l'acceptèrent enfin. Les serfs, au début, craignaient les autres et ne pouvaient pas s'asseoir à l'aise dans la même pièce. A l'étape suivante, ils ressentaient moins de crainte, mais restaient toujours séparés et ne pouvaient pas se mélanger. Seulement après quelque temps et des discussions considérables, ils atteignirent l'étape à laquelle ils se mélangèrent facilement comme des camarades d'étude, se critiquant et s'aidant.
42
La mauvaise fortune des émigrés bénéficia d'une attention excessive en Occident et d'un appui substantiel des agences américaines consacrées à rendre le monde sûr pour l'inégalité économique. Pendant les années 1960, la communauté tibétaine en exil a secrètement mis dans sa poche 1,7 millions de $ par an venant de la C.I.A., selon des documents rendus publics par le Département d'Etat en 1998. Une fois que ce fait a été rendu public, l'organisation du Dalaï-lama lui-même a publié une déclaration admettant qu'il avait reçu des millions de dollars de la C.I.A. pendant les années 1960 pour envoyer des escadrons armés d'exilés au Tibet pour saper la révolution Maoïste. Le revenu annuel du Dalaï-lama était 186,000 $, faisant de lui un appointé de la C.I.A.. Les services secrets indiens l'ont aussi financés ainsi que d'autres exilés tibétains.
43 Il a refusé de dire si lui ou ses frères ont travaillé avec la C.I.A.. L'agence a aussi refusé de faire des remarques.44
Tandis qu'il se présente comme un défenseur de droits de l'homme, et ayant gagné le Prix Nobel de la Paix en 1989, le Dalaï-lama a continué à s'associer avec et à prendre conseil auprès des aristocrates émigrés et d'autres réactionnaires pendant son exil. En 1995, le Raleigh, N.C. News & Observer ont publié en couverture une photographie en couleurs montrant le Dalaï-lama étant embrassé par le sénateur Républicain réactionnaire Jesse Helms, sous le titre "le Bouddhiste captive le Héros des droits religieux".
45 En avril 1999, avec Margareth Thatcher, le Pape Jean Paul II et le premier George Bush, le Dalaï-lama a fait appel au gouvernement britannique afin qu'il libère Augusto Pinochet, l'ancien dictateur fasciste du Chili et un client de C.I.A. de longue date que l'on avait appréhendé alors qu'il était en visite en Angleterre. Il a recommandé vivement que l'on permettre à Pinochet de retourner dans sa patrie plutôt que d'être forcé d'aller en Espagne où il était requis par un juge espagnol pour passer en justice pour des crimes contre l'humanité.
Aujourd'hui, surtout par la National Endowment for Democracy (NED) et d'autres canaux qui sonnent plus respectablement que la C.I.A., le Congrès US continue d'allouer 2 millions de $ par an aux Tibétains en Inde, plus quelques millions complémentaires pour "des activités démocratiques" dans la communauté d'exil tibétaine. Le Dalaï-lama obtient aussi de l'argent du financier George Soros, qui dirige maintenant Radio Free Europe/Radio Liberty, la radio créée par la C.I.A., ainsi que d'autres instituts.
46
La question de culture
On nous dit que quand le Dalaï-lama a gouverné le Tibet, le peuple a vécu en symbiose satisfaisante avec leurs seigneurs monastiques et séculiers, dans un ordre social fondé sur une culture profondément spirituelle et de non violence. Le rapport profond de la paysannerie avec le système existant de croyance sacrée lui a censément donné une stabilité tranquille, inspirée par des enseignements religieux humains et pacifiques. On peut se rappeler les images idéalisées de l'Europe féodale présentées par des Catholiques conservateurs contemporains comme G. K. Chesterton et Hilaire Belloc. Pour eux, la Chrétienté médiévale était un monde de paysans satisfaits vivant dans un lien spirituel profond avec leur Église, sous la protection de leurs seigneurs.
47 A nouveau, nous sommes invités à accepter une culture particulière à ses propres conditions, qui signifie l'accepter tel qu'elle est présentée par sa classe privilégiée, par ceux du sommet qui en ont profité le plus. L'image du Shangri-La du Tibet n'a pas plus de ressemblance avec la réalité historique que ne l'a l'image idéalisée de l'Europe médiévale.
Il pourrait être dit que nous, citoyens du monde laïc moderne, ne pouvons pas saisir les équations de bonheur et de douleur, du contentement et de la tradition, qui caractérise des sociétés "plus spirituelles et "traditionnelles". Cela peut être vrai et cela peut expliquer pourquoi certains d'entre nous idéalisent de telles sociétés. Mais tout de même, un oeil énucléé est un oeil énucléé; une flagellation est une flagellation; et l'exploitation oppressante des serfs et des esclaves est toujours une injustice de classe brutale quels que soient ses embellissements culturels. Il y a une différence entre un un lien spirituel et un esclavage humain, même quand tous les deux existent côte à côte.
Certes, il y a beaucoup dans l'intervention chinoise qui doit être déploré. Dans les années 1990, les Hans, le plus grand groupe ethnique comprenant plus de 95 pour cent de la population énorme de la Chine, a commencé à se déplacer en nombre substantiel au Tibet et dans diverses provinces occidentales.
48 Ces repeuplements ont eu un effet sur les cultures indigènes de la Chine occidentale et du Tibet. Dans les rues de Lhasa et de Shigatse, les signes de prééminence chinoise sont aisément visibles. Les Chinois dirigent les usines et beaucoup des magasins et des étalages. De grands immeubles de bureaux et de grands centres commerciaux ont été construit avec des fonds qui auraient été mieux dépensés pour des usines de traitement d'eau et des logements.
Les cadres chinois au Tibet adoptaient trop souvent une attitude supérieure envers la population indigène. Certains ont considéré leurs voisins tibétains comme arriérés et paresseux, dans le besoin d'un développement économique et d'une "éducation patriotique". Pendant les 1990, des employés du gouvernement tibétain soupçonnés d'entretenir des sympathies nationalistes ont été licenciés et des campagnes ont été lancées pour discréditer le Dalaï-lama. Des Tibétains ont, selon certaines sources, été arrêtés, emprisonné et soumis au travail obligatoire pour avoir essayé de fuir le pays, et pour avoir mené des activités séparatistes et s'être engagé dans "la subversion" politique. Certaines des personnes appréhendées ont été retenues en détention administrative sans eau et alimentation adéquates, sans couvertures, soumis aux menaces, des coups et d'autres mauvais traitements.
49
Les règlements de planning familial chinois qui permettent une limite de trois enfants par familles tibétaines ont été mis en application de manière irrégulière et varient selon la zone. Si un couple dépasse la limite, les enfants en excès peuvent être interdits d'accès à la garderie subventionnée, aux services médicaux, au logement et à l'éducation. Cependant, l'histoire, la culture et la religion tibétaines sont déniées dans les écoles. Les matériels pédagogiques, quoique traduits en tibétain, se concentrent sur l'histoire et la culture chinoises.
50
Cependant, le nouvel ordre a ses partisans. Une histoire publiée en 1999 dans le "Washington Post" note que le Dalaï-lama continue à être révéré au Tibet, mais …
... peu de Tibétains accueilleraient un retour des clans aristocratiques corrompus qui se sont enfuis avec lui en 1959, et cela comprend la plus grande partie de ses conseillers. Beaucoup de fermiers tibétains, par exemple, n'ont aucun intérêt à recéder la terre qu'ils ont gagnée pendant la réforme agraire que la Chine a imposée aux clans. Les anciens esclaves du Tibet disent qu'ils, eux aussi, ne veulent pas que leurs anciens maîtres retournent au pouvoir.
"J'ai déjà vécu cette vie une fois auparavant," a dit Wangchuk, un ancien esclave de 67 ans qui portait ses meilleurs vêtements meilleurs pour son pèlerinage annuel vers Shigatse, un des sites les plus saints du Bouddhisme tibétain. Il a dit qu'il vénérait le Dalaï-lama, mais a ajouté, "je ne peux pas être libre sous le communisme chinois, mais je suis dans de meilleures conditions que quand j'étais un esclave."
51
Soutenir le renversement de la théocratie féodale du Dalaï-lama par la Chine ne signifie pas applaudir à tout ce que fait l'autorité chinoise au Tibet. Ce point est rarement compris par des adhérents du Shangri-La aujourd'hui à l'Ouest.
L'inverse est aussi vrai. Dénoncer l'occupation chinoise ne signifie pas que nous devons idéaliser l'ancien régime féodal. Une plainte commune parmi les prosélytes bouddhistes à l'Ouest est que la culture religieuse du Tibet est détruite par les autorités chinoises. Cela semble vraiment être le cas. Mais ce que je mets en doute est la nature soi-disant admirable et essentiellement spirituelle de cette culture d'avant l'invasion. Bref, nous pouvons préconiser la liberté religieuse et l'indépendance pour le Tibet sans devoir embrasser la mythologie d'un Paradis Perdu.
Finalement, il devrait être noté que la critique posée ici ne doit pas être considérée comme une attaque personnelle contre le Dalaï-lama. Il semble être un individu assez agréable, qui parle souvent de paix, d'amour et de non-violence. En 1994, dans une interview avec Melvyn Goldstein, il a poursuivi la performance jusqu'à dire qu'il était depuis sa jeunesse en faveur de la construction d'écoles, "de machines" et de routes dans son pays. Il prétend qu'il pensait que la corvée et certains impôts imposés aux paysans "étaient extrêmement mauvais". Et il n'avait pas aimé la façon dont les gens ont été surchargés avec des vieilles dettes parfois transmises de génération en génération.
52 En outre, il a rapporté avoir établi "un gouvernement-en-exil", une constitution écrite, une assemblée représentative et d'autres attributs démocratiques.53
Comme beaucoup de dirigeants d'autrefois, le Dalaï-lama sonne beaucoup mieux hors du pouvoir qu'au pouvoir. Gardez à l'esprit qu'il lui a fallu une occupation chinoise et presque quarante ans d'exil pour proposer la démocratie pour le Tibet et pour critiquer l'autocratie féodale oppressante dont il était lui-même l'apothéose. Mais sa critique du vieil ordre vient beaucoup trop tard pour des Tibétains ordinaires. Beaucoup d'entre eux veulent bien qu'il revienne dans leur pays, mais il apparaît que relativement peu veulent un retour à l'ordre social qu'il a représenté.
Dans un livre publié en 1996, le Dalaï-lama a proféré une déclaration remarquable qui doit avoir envoyé des frissons dans la communauté en exil. Elle se lit en partie comme suit :
De toutes les théories économiques modernes, le système économique du marxisme est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme est fondé seulement sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est fondé sur la distribution de richesse sur une base égale et sur l'utilisation équitable des moyens de production. Il est aussi concerné par le destin des travailleurs - qui sont la majorité - aussi bien que par le destin d'entre ceux qui sont défavorisés et dans le besoin et le marxisme se soucie des victimes de minorités exploitées. Pour ces raisons, le système m'interpelle et il semble juste ...
L'échec du régime en Union soviétique n'était, pour moi, pas l'échec du marxisme, mais l'échec du totalitarisme. Pour cette raison, je me considère comme demi-marxiste et demi-bouddhiste.
54
Et plus récemment, en 2001, en visitant la Californie, il a fait remarquer que "le Tibet, matériellement, est très, très en arrière. Spirituellement, il est tout à fait riche. Mais la spiritualité ne peut pas remplir nos estomacs." Voici un message qui devrait être pris en compte par les prosélytes bouddhistes bien alimentés et riche en Occident, qui ne peuvent pas être perturbés par des considérations matérielles car ils idéalisent le Tibet féodal.
Le bouddhisme et le Dalaï-lama exceptés, ce que j'ai essayé de défier, ce sont le mythe du Tibet, l'image du Paradis Perdu, d'un ordre social qui était un peu plus qu'une théocratie rétrograde despotique de servage et de pauvreté, si dommageable pour l'esprit humain, où la richesse énorme a été accumulée par une minorité privilégiée qui ont vécu avec beaucoup d'arrogance du sang, de la sueur et des larmes de la majorité. Pour la plupart des aristocrates tibétains en exil, c'est le monde auquel ils désirent ardemment retourner. C'est à une longue distance du Shangri-la.

Notes :


1. Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon : China, Tibet, and the Dalai Lama (Berkeley: University of California Press, 1995), 6-16.
2. Mark Juergensmeyer, Terror in the Mind of God, (Berkeley : University of California Press, 2000), 113.
3. Kyong-Hwa Seok, "Korean monk gangs battle for temple turf", San Francisco Examiner, December 3, 1998.
4. Gere quoted in "Our Little Secret", CounterPunch, 1-15 November 1997.
5. Dalai Lama quoted in Donald Lopez Jr., Prisoners of Shangri-La : Tibetan Buddhism and the West (Chicago and London : Chicago University Press, 1998), 205.
6. Stuart Gelder and Roma Gelder, The Timely Rain : Travels in New Tibet (New York : Monthly Review Press, 1964), 119.
7. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123.
8. Pradyumna P. Karan, The Changing Face of Tibet : The Impact of Chinese Communist Ideology on the Landscape (Lexington, Kentucky : University Press of Kentucky, 1976), 64.
9. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 62 and 174.
10. As skeptically noted by Lopez, Prisoners of Shangri-La, 9.
11. See the testimony of one serf who himself had been hunted down by Tibetan soldiers and returned to his master : Anna Louise Strong, Tibetan Interviews (Peking : New World Press, 1929), 29-30 90.
12. Melvyn Goldstein, William Siebenschuh, and Tashì-Tsering, The Struggle for Modern Tibet : The Autobiography of Tashì-Tsering (Armonk, N.Y.: M.E. Sharpe, 1997).
13. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 110.
14. Strong, Tibetan Interviews, 15, 19-21, 24.
15. Quoted in Strong, Tibetan Interviews, 25.
16. Strong, Tibetan Interviews, 31.
17. Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951 (Berkeley : University of California Press, 1989), 5.
18. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 175-176; and Strong, Tibetan Interviews, 25-26.
19. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 113.
20. A. Tom Grunfeld, The Making of Modern Tibet rev. ed. (Armonk, N.Y. and London: 1996), 9 and 7-33 for a general discussion of feudal Tibet; see also Felix Greene, A Curtain of Ignorance (Garden City, N.Y.: Doubleday, 1961), 241-249; Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951, 3-5; and Lopez, Prisoners of Shangri-La, passim.
21. Strong, Tibetan Interviews, 91-92.
22. Strong, Tibetan Interviews, 92-96.
23. Waddell, Landon, and O'Connor are quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123-125.
24. Quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 125.
25. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 52.
26. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 54.
27. Heinrich Harrer, Return to Tibet (New York: Schocken, 1985), 29.
28. Strong, Tibetan Interview, 73.
29. See Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA's Secret War in Tibet (Lawrence, Kansas: University of Kansas Press, 2002); and William Leary, "Secret Mission to Tibet", Air & Space, December 1997/January 1998.
30. Leary, "Secret Mission to Tibet".
31. Hugh Deane, "The Cold War in Tibet", CovertAction Quarterly (Winter 1987).
32. George Ginsburg and Michael Mathos Communist China and Tibet (1964), quoted in Deane, "The Cold War in Tibet". Deane notes that author Bina Roy reached a similar conclusion.
33. See Greene, A Curtain of Ignorance, 248 and passim; and Grunfeld, The Making of Modern Tibet, passim.
34. Los Angeles Times, 18 August 1997.
35. Harrer, Return to Tibet, 54.
36. Karan, The Changing Face of Tibet, 36-38, 41, 57-58; London Times, 4 July 1966.
37. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 29 and 47-48.
38. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet", Imprimis (publication of Hillsdale College, Michigan), April 1999.
39. Karan, The Changing Face of Tibet, 52-53.
40. Elaine Kurtenbach, Associate Press report, San Francisco Chronicle, 12 February 1998.
41. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 47-48.
42. Strong, Tibetan Interviews, 15-16.
43. Jim Mann, "CIA Gave Aid to Tibetan Exiles in '60s, Files Show", Los Angeles Times, 15 September 1998; and New York Times, 1 October, 1998.
44. Reuters report, San Francisco Chronicle, 27 January 1997.
45. News & Observer, 6 September 1995, cited in Lopez, Prisoners of Shangri-La, 3.
46. Heather Cottin, "George Soros, Imperial Wizard", CovertAction Quarterly no. 74 (Fall 2002).
47. The Gelders draw this comparison, The Timely Rain, 64.
48. The Han have also moved into Xinjiang, a large northwest province about the size of Tibet, populated by Uighurs; see Peter Hessler, "The Middleman", New Yorker, 14 & 21 October 2002.
49. Report by the International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril (Berkeley Calif. : 2001), passim.
50. International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril, 66-68, 98.
51. John Pomfret, "Tibet Caught in China's Web", Washington Post, 23 July 1999.
52. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 51.
53. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet."
54. The Dalai Lama in Marianne Dresser (ed.), Beyond Dogma : Dialogues and Discourses (Berkeley, Calif.: North Atlantic Books, 1996).
55. Quoted in San Francisco Chronicle, 17 May 2001.

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26/09/2007

26/09/2007: Pour lire SOLIDAIRE ce mercredi ...

Solidaire n° 38 - 26/09/2007

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Janssen Pharmaceutica (J&J) :: Une lourde restructuration
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Janssen Pharmaceutica (J&J) :: Interview de Stan Hens, secrétaire du Setca (employés FGTB)
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Janssen Pharmaceutica (J&J) :: Et que font nos hommes politiques ?
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Justice :: Reprise du procès DHKP-C à Anvers
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Energie :: Action contre la hausse des prix
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Luminus suit la lumière d’Electrabel
Tom De Meester
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Gand :: Une école primaire organise des échanges linguistiques

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La Chine investit au Congo, le FMI menace
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Israël :: Gaza toujours sous blocus
Luc Vancauwenberge

Régions
Charleroi :: 23 700 Carolos attendent leurs sacs poubelle
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Seraing :: Travailleurs et riverains d'Agriphar au conseil communal
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Conseil communal Herstal :: Motion pour le bureau de poste
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Le presse-citron d’or est attribué à H&M
Le presse-citron : le classement général
Le presse-citron: onze critères, onze champions
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Le presse-citron: ce qu’ils disent de notre enquête

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Pollution intérieure

Presse et lettres
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Solidaire n° 37 - 19/09/2007

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21/01/2007

19/01/2007: Fidel est un mythe vivant, a déclaré Pierre Richard ...

De : e.colonna [mailto:e.colonna@free.fr]
Envoyé : vendredi 19 janvier 2007 23:31
À : Undisclosed-Recipient:;
Objet : [CSP] Fidel est un mythe vivant, a déclaré Pierre Richard

 

 

Subject: [CSP] Fidel est un mythe vivant, a déclaré Pierre Richard

 

 

ACN Service en langue française

 

Fidel est un mythe vivant, a déclaré Pierre Richard.

 

La Havane, 19.01.07  :  « Fidel Castro a un charisme extraordinaire ,  qui

fascine ; il est  l'un des  personnages les plus importants du  XXème siècle

; en France, il n'en existe aucun de sa dimension ; cet  homme est un mythe

vivant », a déclaré l'acteur Pierre Richard, qui est  de nouveau de passage

à Cuba.

 

Le journal Granma, développe aujourd'hui une longue entrevue avec ce

personnage du cinéma français, il y parle de son enfance, de l'indignation

face à tant d'injustice sur cette planète, de celles commises par les

Etats-Unis contre les peuples d'Amérique Latine, entre autres nations, de la

pauvreté qui s'accroît dans le monde et de sa première rencontre avec le

lieder cubain.

 

Pierre Richard commente que son obsession pour la justice lui vient de son

enfance : « J'ai grandi dans un monde de richesses, dans une  famille de «

bourgeoisie aristocratique ». Je me rappelle que, enfant, je volais des

pommes dans un château pour les donner à des travailleurs. Je le faisais de

manière spontanée. Personne ne m'a jamais expliqué que c'était bien ou mal,

mais, instinctivement, je sentais que je devais le faire car ces personnes

en avaient besoin. »

 

« Mais je dois reconnaître, que quand je fais un point sur ma vie, je trouve

que je n'ai pas défendu de grandes causes. Peut être est ce pour ça que j'ai

cherché à donner un sens humain à mes films. A part dire ce que je pense, je

ne me suis jamais engagé dans un combat politique, je ne me suis même jamais

mis à la tête d'une manifestation. Néanmoins, je suis indigné par les

injustices qui m'entourent, bien que j'aie la reconnaissance et l'argent me

permettant de fermer les yeux. »

 

Il explique que son premier voyage à Cuba fut motivé par le Ché, quand,  en

1987, un ami, journaliste français, lui proposa de faire un documentaire sur

cet inoubliable guérillero et, dès son arrivée sur le sol cubain, il a été

surpris par la gentillesse des gens. « Jamais, je  n'avais pu imaginer que

mes films pouvaient être si populaires sur  cette terre que les médias nous

présentent plein de dangereux communistes.»

 

A propos de sa première rencontre avec Fidel, il se rappelle qu'ils

conversèrent quelques 45 minutes. « Je voulais qu'il me parle de mon film

sur le Ché, mais il ne le fit pas, pourtant, j'appris qu'il l'avait vu et

qu'il l'avait apprécié. Nous avons parlé de la cuisine cubaine et de la

mer.»

 

« Mais, durant chaque minute de cet entretien, je me suis rendu compte que

c'était un personnage extrêmement charismatique. Je le regardais, fasciné,

car il est fascinant, en effet, il est très grand, il fait beaucoup de

gestes pour parler. »

 

« On peut croire ou non à Fidel Castro, mais cet homme est un mythe.»

 

Service en langue française Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu www.cubainfo.ain.cu

16:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amerique, cuba, histoire, atcualite, paix, communisme, solidarite, social, syndicats, courcelles, presse, silence, revolution, terrorisme, usa, france, paris, romain, belgique, sociliasme, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2007

SOLIDAIRE du mercredi 10 janvier 2007

n°2 - 10/01/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Le prince Laurent et vous

Nouvelles des entreprises
Projet d’accord interprofessionnel (AIP) • Le fossé salaires-bénéfices ne diminue pas
Jef Bruynseels, Johnny Coopmans & Jo Cottenier

En bref

VW • Les primes? C’est le pain d’aujourd’hui, mais la faim de demain
Riet Dhont

VW • Une majorité étroite accepte le préaccord
Daniel Savage

Santé
L’abus des brevets met les soins de santé en danger
Mark Kennes

Belgique
Vœux • Ce qui peut changer en 2007
David Pestieau

Energie • Plusieurs façons d’acheter plus pour payer moins
Alice Bernard

Elections législatives • Le cartel Dirk Van Duppen (PTB) - Jef Sleeckx(CAP) compromis
Peter Mertens

International
In Memoriam • Jean Van Lierde, pionnier anticolonialiste
Tony Busselen

Saddam Hussein : l'exécution qui abrège un procès gênant
Bert De Belder

Ethiopie - Somalie • L'ombre de Washington plane sur la guerre
Tony Busselen

En bref

Bolivie • Bras de fer entre gouvernement et opposition
André Crespin

Union européenne • L’Allemagne veut (re)fourguer la Constitution
Jean Pestieau

Régions
In Memoriam Maxime Nélis

In Memoriam Henriette Bosmans-Courtens

[Portrait] Saïd Maamar, au four et au moulin
Julien Versteegh

La Louvière • Une revendication du PTB acquise dès le deuxième conseil communal?
Marco Van Hees

Hoboken • La porte du PTB est ouverte depuis trois mois
Mark Kennes

Courtrai • Menacée d'expulsion, Viola peut compter sur ses copains
Jan Noordijk

Rozemaai (Anvers Nord) • Un ascenseur pour 50 familles
Ella Wagemans

Ça s'est passé près de chez vous

Genk • Harrie Dewitte n’a pas raté son entrée
Free Van Doorslaer

à Zelzate, ça promet d’être passionnant
Gaston Van Dyck

Lommel • AKTIEF entend dépasser le SP.a à gauche

Dossier
La grande braderie des bâtiments publics
Thomas Blommaert

Cartoons
Cartoon • Laurent
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

15:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : repression, actualite, resistance, capitalisme, oppression capitaliste, courcelles, presse, silence, solidaire, terrorisme, euro-dictature, histoire, romain, belgique, communisme, ptb, syndicats, solidarite, social | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/12/2006

SOLIDAIRE n°49 - 20/12/2006

n°49 - 20/12/2006

Solidaire
La une

Éditorial
Faux journal, vrai débat

Nouvelles des entreprises
VW • Les sous-traitants restent dans l’incertitude
Riet Dhont

VW • Les primes de départ sont-elles «exceptionnelles»?
Jo Cottenier

VW • Revenir comme intérimaire en 2009?
Daniel Savage

La Poste • Libéralisation, non merci
Edith Janssen

Genk Kolderbos • Fermeture du bureau de poste, les employés réagissent
Tashunka Saeys

Grands magasins • Manifestation devant la Fedis

Marxisme • Pourquoi le capitalisme ferme des usines ultra-modernes
Emilie Aubrac

Belgique
Ils sont néerlandophones et carrément hostiles au séparatisme

Dossier • Séparatisme: neen bedankt!
Herwig Lerouge

Bénéfices des entreprises: multipliés par 3 en 3 ans
Marco Van Hees

Pas de bonus pension pour les travailleurs
Tom De Meester

International
En bref

Cuba aujourd’hui, Fidel et le socialisme

Vietnam • Théâtre en campagne
Staf Henderickx

Palestine • Moi, Miras, 13 ans, transpercé par une balle
Julien Versteegh

Régions
Ça s'est passé près de chez vous

2006 en images

Cartoons
Cartoon • Leterme pris en flagrant délit
Le dessin de Matiz

Interview
Walter Zinzen (VRT): j’ai toujours emballé mon poison dans un large sourire
Thomas Blommaert

Presse et lettres
Lettres • Bonne ou mauvaise émission ?

Expresso
Espresso

Culture
[Portrait] Michael Franti, messager musical du changement social
Mark Kennes

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15/12/2006

SOLIDAIRE n°48 - 13/12/2006

n°48 - 13/12/2006

Solidaire
La une

Éditorial
41 milliards d’euros : des bénéfices jamais vus. Et nos salaires?

Nouvelles des entreprises
VW • Vives discussions au sujet des primes et de l’emploi

VW • Maintenant, c'est la lutte pour de bonnes conditions de travail qui commence
Daniel Savage

VW • Traiter sur le même pied les travailleurs de la sous-traitance
Jo Cottenier

L’accord interprofessionnel 2007-2008 • Les syndicats réclament 6,8% d’augmentation
Jef Bruynseels

Arcelor Mittal • Une prime à la limite de la légalité
Hubert Hedebouw

Caterpillar • Des centaines d’emplois pour ceux de VW?
Germain Mugemangango

En bref

Aviapartner • Action contre la vente au rabais de l’entreprise
Nicole Materne

SNCB Port d’Anvers • Les cheminots sur la brèche pour la sécurité au travail

Belgique
[Portrait] Hans Krammisch, docteur serein au cœur ardent
David Pestieau

Ces élus qui font la différence

Namur • Demain, 14 kilomètres pour aller à la poste
Thierry Warmoes

Enseignement • L’école mariée de force à la police?
Olivier Fellemans

Cadeau de Noël du gouvernement: la journée de 10 heures et la semaine de 48
Jef Bruynseels

Gand • Une taxe égouts cachée dans la facture d'eau
Gaston Van Dyck

In Memoriam Albert De Coninck

International
L’Amérique latine toujours plus à gauche

Liban • Un million de manifestants à la solde de la Syrie?
Luc Vancauwenberge

En bref

Régions
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Qui va nous sortir de la?
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Expresso
Expresso

Culture
Notre marché de Noel

21:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, presse, silence, ptb, communisme, solidaire, social, syndicats, politique, imperialisme, amerique, capitalisme, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/12/2006

06/12/2006: Cuba et l'espoir d'un monde meilleur - Salim Lamrani

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mercredi 6 décembre 2006 12:47

Objet : Cuba et l'espoir d'un monde meilleur - Salim Lamrani

 


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----- Original Message -----

Sent: Wednesday, December 06, 2006 4:32 AM

Subject: article

 

Voici mon dernier article.

Amitiés,

Salim.


Cuba et l’espoir d’un monde meilleur

 

Salim Lamrani

 

            Intervention durant le panel « Solidarité avec la Révolution cubaine » le 30 novembre 2006 au Palais des Conventions, La Havane, à l’occasion de l’hommage rendue par la Fondation Guayasamín à Fidel Castro.

 

            Tout d’abord, je voudrais chaleureusement remercier la Fondation Guayasamín et le gouvernement révolutionnaire de Cuba pour m’avoir invité à un évènement de cette importance.

 

            Cuba a un statut assez particulier dans l’histoire de l’humanité. Depuis près de 50 ans, cette petite nation de 11 millions d’habitants est victime d’un déferlement de haine et d’hostilité qui atteint des proportions inouïes, de la part de la première puissance mondiale, à savoir les Etats-Unis. Jamais aucun autre pays n’a subi, de manière aussi implacable, une politique d’agression de cette ampleur.

 

La guerre économique que Washington mène contre Cuba depuis le 6 juillet 1960 dépasse tout entendement. Elle viole toutes les normes internationales dont la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Le 7 novembre 2006, pour la 15ème fois consécutive, l’Assemblée générale des Nations unies a unanimement condamné les sanctions imposées au peuple cubain, avec une majorité de 183 voix, jamais atteinte auparavant.

 

Le blocus contre Cuba se caractérise par son extraterritorialité. Le 3 février 2006, une délégation de 16 fonctionnaires cubains a été expulsée de l’hôtel Sheraton María Isabel de la capitale mexicaine, suite à une injonction du Département du Trésor étasunien qui a invoqué la Loi de commerce avec l’ennemi de 1917 (Trading with the Enemy Act) et la loi Helms-Burton de 1996. Lesdites législations stipulent qu’aucun Cubain ne peut bénéficier des produits ou des services d’une entreprise nord-américaine. Lors de cette occasion, Washington a publiquement humilié un allié docile comme M. Vicente Fox, et bafoué la souveraineté du peuple mexicain.

 

Les sanctions économiques contre Cuba sont d’une cruauté inimaginable. Ainsi, selon les mesures draconiennes adoptées le 6 mai 2004 par l’administration Bush, tout Cubain résidant aux Etats-Unis qui rendrait visite à sa mère malade à Cuba sans obtenir d’autorisation de sortie du territoire de la part du département du Trésor, ou qui séjournerait dans l’Île plus de 14 jours tous les 3 ans, ou qui dépenserait plus de 50 dollars par jour lors de son séjour de 14 jours, ou qui enverrait une aide financière à son cousin ou à sa tante, ou à son père si celui-ci est membre du parti communiste, risquerait une peine de 10 ans de prison et 1 million de dollars d’amende.

 

Il est désormais temps que cesse cet acharnement sordide et cruel contre la population cubaine.

 

Cuba a également été victime de la plus longue campagne terroriste de l’histoire, orchestrée par les Etats-Unis, et qui a coûté la vie à 3 478 Cubains et a paralysé 2 099 personnes. Les scélérats responsables de ces atrocités sont toujours impunis. Le « terroriste anti-cubain » Orlando Bosch – ainsi a-t-il été surnommé par la CIA dans un rapport désormais déclassifié – est l’auteur intellectuel du sanglant attentat contre l’avion civil de Cubana le 6 octobre 1976 qui a coûté la vie à 73 personnes. Il est non seulement toujours en liberté mais se vante également de sa trajectoire violente dans les médias et affirme qu’il poursuivra son entreprise criminelle.

 

Luis Posada Carriles, « le pire terroriste de l’hémisphère américain », selon le FBI, est actuellement détenu à El Paso, au Texas, pour être entré illégalement sur le territoire étasunien. La justice de ce pays refuse de le juger pour ses activités terroristes alors qu’il est responsable de plus d’une centaine d’assassinats. L’administration Bush refuse de l’extrader vers le Venezuela et viole par la même occasion pas moins de trois traités de lutte antiterroriste signés entre ces deux nations. Le double standard cynique dont Washington fait preuve dans sa « lutte contre la terreur » est inacceptable. La mémoire des victimes du terrorisme exige que la justice triomphe sur la barbarie.

 

            Depuis le 12 septembre 1998, cinq jeunes Cubains innocents, Antonio Guerrero, Fernando González, Gerardo Hernández, Ramón Labañino et René González, sont victimes de la cruauté et de l’arbitraire de la politique étasunienne contre Cuba. Ces personnes, qui ont risqué leur vie en infiltrant les groupuscules terroristes de Floride, endurent un véritable calvaire. Depuis plus de huit ans, ils sont incarcérés dans cinq différentes prisons de haute sécurité. Après une parodie de procès, ils ont été condamnés au total à 4 peines de prisons à vie doublées de 77 ans pour avoir combattu le terrorisme. Il est impératif d’exiger leur immédiate libération.

 

Les transnationales de l’information sont les premiers complices de l’agression étasunienne contre Cuba. Elles dissimulent et censurent la portée impitoyable de la guerre de Washington contre le peuple cubain. Plus grave encore, les médias occidentaux se font complices du terrorisme contre Cuba en qualifiant le terroriste Luis Posada Carriles de militant « anticastriste », de personne « accusée de terrorisme » ou, comble de la fourberie, « d’ex-terroriste ». Que se passerait-il si M. Oussama Ben Laden était qualifié « d’anti-Bush », de personne « accusée de terrorisme » ou « d’ex-terroriste ». A leurs yeux, les attentats sanglants contre Cuba ne revêtent aucune importance. Dans la mesure du possible, les horreurs commises contre ce pays sont occultées. Quand cela n’est plus possible, elles sont minimisées et les criminels responsables sont médiatiquement absous en toute impunité, comme le montrent les termes utilisés pour se référer au pire terroriste du continent américain.

 

La presse accepte tacitement de justifier un type de violence et de dénoncer ce qu’elle qualifie de terrorisme arbitraire. La nuance varie selon la victime visée : si elle est européenne ou étasunienne, les responsables sont des criminels sans foi ni loi ; lorsqu’elle est cubaine, ils deviennent des personnes « accusées de terrorisme », des « anticastristes » ou des « ex-terroristes ».

 

            Cuba est victime d’un état de siège féroce car elle symbolise l’espoir d’un monde meilleur, où les êtres humains ne sont pas condamnés à l’humiliation quotidienne et au désespoir. Elle est la source d’inspiration pour les peuples opprimés à travers le monde qui ont soif de justice sociale. Le niveau de développement humain atteint par Cuba est sans précédent dans l’histoire du Tiers-monde. Onze millions de personnes ont osé défier le modèle néolibéral et le résultat est édifiant. Les maîtres de l’univers, défenseurs de l’actuel système économique dominant et insoutenable, ne leur pardonnent pas cet affront. Revendiquer le droit du peuple cubain à être maître de son destin, à vivre en liberté et en paix, est plus qu’une action louable, c’est une obligation impérieuse et urgente. Lutter contre l’impunité et pour la libération des Cinq est plus qu’un acte noble, il s’agit d’un devoir nécessaire = et capital.

20:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : imperialisme, silence, communisme, solidarite, resistance, usa, cuba, amerique, fascisme, gangsterisme, capitalisme, oppression capitaliste, democratie, liberte, terrorisme, actualite, histoire, romain, courcelles, belgique, presse, socialisme, colonialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/12/2006

SOLIDAIRE n°46 - 29/11/2006

n°46 - 29/11/2006

 

Solidaire
La une

Éditorial
Que vont devenir nos enfants, Monsieur?

Nouvelles des entreprises
Kraft Liège • «Ils font du fric et puis s’en vont»
Alice Bernard

AMP Anvers • La direction obligée d‘accorder des chèques-repas aux intérimaires

Violea Anvers • Le délégué sanctionné peut reprendre le travail
Raf Vandecasteele

SNCB Anvers • Les machinistes demandent des horaires «humains»
Tony Pirard

Belgique
Prison de Bruges • Des traitements inhumains maintenus malgré une décision de justice
Marco Van Hees

International
Philippines • Des syndicalistes belges brandiront 760 photos

Venezuela • Chavez, favori des présidentielles
Ringo Guzman

En bref

Le Portugal accueille 63 délégations de partis communistes
Baudouin Deckers

Afghanistan • Les soldats belges sont-ils en danger?
Pol De Vos

Les Pays-Bas, leader en matière de libéralisation et de flexibilité
Jo Cottenier

Régions
Charleroi: «L’argent détourné doit revenir à l’enseignement»
Frank Venmans

Dossier
Les coûts salariaux ne font pas la différence

Des délégués d’IG-Metall en visite de solidarité à VW-Forest
David Pestieau

Vw • Trois scénarios, dont pas un en faveur des travailleurs

VW • La restructuration en quelques lignes
Jo Cottenier

VW - Forest • Pour sauver l’emploi, c’est pas l’argent qui manque
Marco Van Hees

VW • Le ministre veut des semaines de 48 h dans l’automobile
Tom De Meester & Stefan Dewilde

VW • Et pendant ce temps, rue de la Loi…
David Pestieau

Congrès métallo • «Nous ne voulons pas d’une société kleenex»
Johnny Coopmans

VW • Manifestation pour l’emploi, samedi 2 décembre

Dossier • Arrêter les licenciements, c’est possible

Des ouvriers de VW témoignent

Cartoons
Cartoon • La Poste et VW
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Culture
[Portrait] Tom Waits s’en prend à Bush
Thomas Blommaert

20:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, solidaire, ptb, communisme, presse, silence, actualite, histoire, courcelles, romain, solidarite, social, syndicats, democratie, liberte, capitalisme, repression, oppression capitaliste, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/11/2006

27/11/2006: Equateur: le nationaliste de gauche Rafael Correa donné vainqueur

L’ Euro-dictatue capitaliste vire à droite et à l’ extrême-droite, en instaurant le McCarthysme et la répression, les privatisations capitalistes, le règne absolus des patrons, des banquiers, des multinationales, le ricanisme et l’ impérialisme.

Les Usa instaurent leur dictature mondiale et leur domination économique.

L’ Amérique-latine montre la voie : elle vire de plus en plus à gauche, pour sortir de la misère, instaurer le contrôle de ses richesses et de la domination ricaine. C’ est une très bonne chose, un grand espoir pour l’ avenir.

RoRo

 

 

De : e.colonna [mailto:e.colonna@free.fr]
Envoyé : lundi 27 novembre 2006 20:33

Objet : Rafael Correai devrait devenir le premier président de gauche en Equateur depuis 1978

 

Equateur: le nationaliste de gauche Rafael Correa donné vainqueur

 

Par Jean-Luc PORTE

QUITO (AFP) - Le candidat nationaliste de gauche Rafael Correa était donné lundi vainqueur de l'élection présidentielle en Equateur devant le milliardaire conservateur Alvaro Noboa, qui n'avait toujours pas admis sa défaite et exigeait un nouveau décompte des voix.

Le candidat de gauche est crédité de 68% des voix selon des résultats officiels portant sur 47% des bulletins.

 

 

"Nous avons obtenu plus de 3,5 millions de voix et la plus grande différence enregistrée entre deux candidats en 30 ans de démocratie", a déclaré M. Correa.

Selon une projection électorale confirmant trois sondages effectués à la sortie des bureaux de vote, il est crédité de 56,9% des voix et de près de 14 points d'avance sur son rival.

Un concert de klaxons a salué l'annonce de la victoire quasi assurée du candidat de gauche dans les rues du centre de la capitale, envahies durant la nuit par des milliers de militants arborant des drapeaux nationaux.

Rafael Correa, qui devrait devenir le premier président de gauche en Equateur depuis 1978, a passé une partie de la journée à Guayaquil (sud-ouest) dans le bastion politique de son rival pour fêter sa victoire, au son de musiques consacrées au militant révolutionnaire Che Guevara.

Geste symbolique, M. Correa a annoncé qu'il allait dès sa prise de fonctions, le 15 janvier, réduire de moitié le salaire présidentiel, aujourd'hui de 8.000 dollars.

"Nous avons réussi à vaincre les carnets de chèques les plus gros et les gens peu scrupuleux de ce pays", a-t-il ajouté, dans une allusion à son rival le magnat de la banane Alvaro Noboa, qui distribuait des dollars aux électeurs devant les caméras de télévision et les journalistes présents pendant sa campagne.

Bien que media et hommes politiques s'accordaient lundi à reconnaître la victoire de Correa, Noboa, trois fois battu au second tour d'une élection présidentielle, exigeait un nouveau décompte des voix, en déclarant qu'il "n'acceptait pas les résultats car il n'y a pas de résultats officiels".

L'homme d'affaires, à la tête de 120 entreprises ce qui fait de lui la première fortune du pays, a dénoncé une conspiration à son encontre.

Le second tour de la présidentielle s'est déroulé normalement et sans incident majeur, a néanmoins estimé lundi le coordinateur de la mission des observateurs de l'Organisation des Etats d'Amérique (OEA), le Chilien José Viera Gallo.

Les résultats officiels définitifs ne sont pas attendus avant mardi, a toutefois averti le Tribunal suprême électoral (TSE).

Lors d'une conférence de presse, Rafael Correa a annoncé son intention de "rejoindre l'OPEP", l'Organisation des pays exportateurs de pétrole que l'Equateur avait quittée en 1992.

"Si c'est possible, nous réintégrerons l'Equateur dans l'OPEP parce que c'est seulement unis que nous pourrons nous imposer devant les pays pétroliers", a-t-il estimé. Il s'est également fixé pour objectif de "chercher des unions avec d'autres pays pour affronter les pouvoirs hégémoniques du monde".

L'ex-ministre de l'Economie souhaite aussi imposer une renégociation des contrats pétroliers avec les multinationales opérant dans le pays, cinquième producteur d'Amérique latine avec 543.000 barils de brut par jour.

"(Hugo) Chavez est mon ami personnel mais dans ma maison ce ne sont pas mes amis qui commandent, celui qui commande c'est moi", a-t-il également déclaré à propos du président vénézuélien.

"Je ne suis pas une nouvelle version de Chavez ou (du président cubain) Fidel Castro", a-t-il précisé en soulignant qu'il "coopérerait avec Caracas sans compromettre la souveraineté du pays".

"Ce serait merveilleux si le gouvernement de Caracas pouvait aider l'Equateur à éponger sa dette extérieure de 11 milliards de dollars", à moins, a-t-il ironisé, que le président américain ne soit prêt à lui "offrir les mêmes avantages".

23:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, imperialisme, colonialisme, racisme, amerique, cuba, venezuela, elections, capitalisme, oppression capitaliste, presse, silence, histoire, actualite, romain, courcelles, democratie, liberte, social, politique, socialisme, communisme, solidarite, resi | |  Facebook | |  Imprimer | | |

SOLIDAIRE n°45 - 22/11/2006

n°45 - 22/11/2006

Solidaire
La une

Éditorial
Point de vue • Licencier avec 1,2 milliard d’euros de bénéfices ?

Nouvelles des entreprises
VW-Forest: «En colère contre une direction qui n’a jamais assez de profits»
Riet Dhont & Daniel Savage

Amiante • Les patrons empoisonnent à bon prix
Julien Versteegh

Commerce • Plus d’ouverture le dimanche? Les syndicats protestent

En bref

Amylum • Alost: entreprise à vendre

CORA - Woluwé • Épié par un détective, le délégué veut être réintégré
Stef Rooyaerts

DHL Zaventem • Feu vert pour le plan social
Nicole Materne

Santé
[Portrait] A la tête de l’Organisation mondiale de la santé
Gaston Van Dyck

Belgique
Accord interprofessionnel • Quatre lourds dossiers pèsent sur les négociations salariales
Tom De Meester

En mémoire de Tony Delgado

International
En bref

Elections au Congo • Joseph Kabila dévoile les nouvelles priorités

Chine • Une nouvelle loi qui déplaît aux entreprises occidentales
Pol De Vos

OTAN • Le Sommet de Riga dessine une « transformation » de l’Alliance
Roland Marounek

France • La royale Ségolène côté cour
David Pestieau

Journal de Bolivie • Primes scolaires et tracteurs gratuits

Jeunes
Informatique • Jetez Windows par la fenêtre
Batist Leman

Opinion • Les bons et les mauvais terroristes

Europe • Les jeunes communistes échangent leurs expériences
Wouter Van Damme

Manif FEF

Philippines • Cinq ans de grève chez Nestlé

Film The Edukators • Finies les années grasses
Tijs Hostijn

Régions
Ça s'est passé près de chez vous

Dossier
Dossier • Grandes sociétés, petits impôts
Marco Van Hees

Cartoons
Cartoon • Royal
Le dessin de Matiz

Interview
Jean-Luc Fonck, star non conventionnelle
Julien Versteegh

Presse et lettres
Lettres

Expresso
Expresso

L'avocat vous répond
Nouvelles mesures pour les locataires privés

19:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidaire, presse, silence, actualite, histoire, romain, courcelles, communisme, ptb, social, syndicats, politique | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/11/2006

SOLIDAIRE n°44 - 15/11/2006

n°44 - 15/11/2006

Solidaire
La une

Éditorial
Opération de rattrapage

Nouvelles des entreprises
En bref

Maria Vindevoghel contre Flightcare : round suivant
Nicole Materne

SNCB • Le problème des congés n’est que le sommet de l’iceberg

Anvers • Retombées judiciaires d’une action contre le Pacte des générations

Caterpillar • Gosselies: un intérimaire compétent, il faut l’embaucher pour de bon
Germain Mugemangango

Belgique
Salaires • 5,5% d'augmentation de salaire, est-ce beaucoup ou pas?
Tom De Meester

Libéralisation • Gaz-électricité: quel fournisseur choisir?
Herwig Lerouge

Hoboken • Le VLD refuse de s'asseoir à la même table que le PTB
Joris Van Gorp

Procès DHKP-C • Cinq ans de prison pour avoir défendu ses opinions
David Pestieau & Marco van Hees

Surendettement • Crédit facile… N’avalez pas n’importe quoi
Thomas Blommaert

Enseignement • Les profs s’impatientent
Pierre Charles

À tous les donateurs, merci pour les 70 500 euros!

International
[Portrait] Robert Gates, successeur de Rumsfeld
Pol De Vos

États-Unis • Les élections se sont muées en un référendum sur l’Irak
Pol De Vos

En bref

Népal • Un pas vers la paix sur le toit du monde
Bert De Belder

Bande de Gaza • A quand un boycott d'Israël?
Léa Mathy

Nicaragua • Daniel Ortega : le nouvel ancien président
Pol De Vos

Jeunes
Louvain • 3 000 signatures pour aller au Parlement
Pieterjan Caes

ULB • Un campus en ébullition

D’après les autorités tchèques, toi aussi, tu es illégal
Wouter Van Damme

Etre membre de Comac

Régions
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Et le gagnant est...
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
Intoxication au CO : attention danger !

Presse et lettres
Lettres

Expresso
Expresso

Culture
Une vérité qui dérange: un documentaire à vous glacer le sang
Marc Kennes

20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, solidaire, presse, communisme, ptb, silence, belgique, actualite, social, syndicats, capitalisme, oppression capitaliste, democratie, liberte, courcelles, romain, repression, terrorims, guerre, fascisme, terrorisme, usa, turquie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/11/2006

01/11/2006: SOLIDAIRE nouveau est arrivé

 

n°42 - 01/11/2006

Éditorial
Le nouveau Solidaire: aidez-le à grandir

Nouvelles des entreprises
En bref

New Holland • Zedelgem: la FGTB gênée par une action politique

SNCB • Hainaut: Chez nous, 41 conducteurs sur 47 seront pensionnés dans dix ans
Marco Van Hees

Prison de Verviers • Qui menace le plus la sécurité du personnel?

Emploi • «Vous n’avez pas besoin d’un boucher à votre journal?»
Marco Van Hees

Syndicats
Congres CSC • Paroles de militants à propos de la solidarité
Jef Bruynseels

Belgique
Scandales Charleroi • De l’argent pour l’école et la propreté détourné au bénéfice du privé?
Germain Mugemangango

La fortune des 20 plus riches familles a augmenté de 34%
Marco Van Hees

Assurances • Sabrez le champagne, nous ne vous mettons pas dehors
Thomas Blommaert

Nouveau miracle technologique: le hold-up sans fil

Le feu pourrait passer à l’orange pour les actes racistes
Thomas Blommaert

Energie • A Bruxelles, Lampiris vampirise
Cécile Chams

International
Campagne 11.11.11 • La pauvreté, c’est nos oignons!
Joacquim Da Fonseca

Allemagne • Plus de 200 000 manifestants contre la pension à 67 ans

Qu’en serait-il avec… Lisbonne?
Ward Coenegrachts

En bref

Le docteur Lise en stage en Bolivie

Photo de la semaine

Régions
Ça s'est passé près de chez vous

Dossier
Que sont devenus les héritiers de la Sabena?
Nicole Materne, Stan Van Hulle & Marco Van Hees

Cartoons
Cartoon • Seigneur Van Cau
Le dessin de Matiz

Interview
Interview • Jean-Claude Defossé cherche, trouve et dérange
Julien Versteegh

Presse et lettres
Expresso

Lettres

Bien joué - Carton rouge
Coca-Cola: grève contre les bousillages de la direction

Gouvernement: un coeur qui bat pour les entreprises

Culture
Clint Eastwood, le cow-boy au double visage
Julien Versteegh

L’homme fort du FC Brussels tacle un des siens
Thomas Blommaert

20:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, romain, courcelles, histoire, presse, silence, ptb, solidaire, communisme, socialisme, syndicats, social | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/10/2006

SOLIDAIRE n° 39 du 25 octobre 2006

Solidaire n° 39 du 25 octobre 2006

25-10-2006

Le budget 2007 emballe les patrons

Le budget concocté par le gouvernement Verhofstadt offre de nouvelles réductions fiscales aux entreprises. Alors qu'il fixe de nouvelles taxes pour les ménages, sur les emballages et le tabac. Combien cela va-t-il vous coûter?

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Charleroi : des propositions pour éviter les « affaires »

Le bourgmestre Van Gompel était présenté comme un îlot de pureté dans l'océan du système PS. Le voilà en prison. Que faire pour assainir les pratiques politiques?

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Les étudiants refusent une unif Big Brother

Les étudiants de l'ULB s'opposent à l'instauration d'une carte étudiante électronique multifonctions. Une carte munie d'une antenne à radiofréquence qui permettrait à tout moment de localiser son détenteur sur le campus.

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Un nouveau mouvement politique en Flandre

Malgré un très large mouvement d'opposition des travailleurs, le Parlement a voté le Pacte des Générations, le 15 décembre 2005. Ce mépris du peuple a suscité la création du «Mouvement du 15 décembre».

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Et en plus...

10:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, communisme, democratie, euro-dictature, fascisme, histoire, courcelles, imperialisme, amerique, liberte, oppression capitaliste, otan, onu, politique, presse, ps, elections, elections 2006, ptb, romain, sionisme, silence, social, solidaire, syndicats, terrori | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/10/2006

23/10/2006: Non à la criminalisation du communisme en Albanie

Le McCarthysme et le fascisme s’ instaurent progressivement en Euro-dictature capitaliste …

RoRo

 

 

 

De : PRCF.INTER [mailto:prcf.inter@voila.fr]
Envoyé : lundi 23 octobre 2006 18:07
À : z prcf.inter
Objet : Non à la criminalisation du communisme en Albanie

 

Non à la criminalisation du communisme en Albanie

Après l'interdiction du KSM en Tchéquie, c'est au pouvoir mafieux et contre-révolutionnaire d'Albanie de criminaliser le communisme et de salir son histoire. Le parlement albanais vient, à l'initiative du fascisant parti dit "démocratique", d'édicter un projet de loi qui a pour objet de criminaliser, et à terme d'interdire, le mouvement communiste albanais et son histoire. Ce texte anticommuniste est directement inspiré du rapport Lindblad, adopté en mai dernier par le Conseil de l'Europe, et qui prétend criminaliser le communisme à l'égal du nazisme, au risque de banaliser et de réhabiliter ce dernier et de criminaliser tout le mouvement ouvrier de lutte de classe. Le texte proposé au parlement albanais salit notamment la figure d'Enver Hoxha, dont le rôle dans la résistance antifasciste à l'occupant mussolinien est totalement occulté. C'est à croire que les pseudo-"démocrates" préféraient l'occupation fasciste à la résistance patriotique conduite par les communistes. Le régime d'Enver Hoxha n'était certainement pas au-dessus de toute critique; sa politique isolationniste qui l'a conduit à couper tout lien avec le reste camp socialiste européen, sa propension à renvoyer dos-à-dos l'impérialisme occidental et le "social impérialiste soviétique" (sic) n'était certainement pas juste, même s'il ne s'agit pas de dire a posteriori que la politique de l'URSS dans les années 60 à l'égard de la Chine et de l'Albanie était sans reproche. Il n'en reste pas moins que l'Albanie populaire était alors un pays souverain et indépendant disposant d'une audience internationale, que chaque Albanais avait un emploi, un logement, une possibilité d'étudier et de se soigner gratuitement. Depuis la chute de cette première étape du socialisme en Albanie, l'Albanie contre-révolutionnaire est devenue infernale pour les simples gens, les ouvriers, les paysans, les retraités, les chômeurs, dont beaucoup sont sans travail et sans ressources, sont rançonnés par les maffias locales. Devenue une base américaine en Europe, l'Albanie contre-révolutionnaire a servi de tremplin aux forces de l'UCK qui, en exploitant les problèmes nationaux aigus de la Yougoslavie et de la Serbie, ont servi de tête de pont à l'impérialisme américain, à l'impérialisme allemand et à l'OTAN pour attaquer, occuper et dépecer la Yougoslavie et favoriser la dangereuse expansion balkanique des impérialistes européen et américain. Surtout, il semble que le régime contre-révolutionnaire mafieux ait grand peur de la prochaine réunification du PC d'Albanie et du PC albanais, comme le régime contre-révolutionnaire tchèque a grand peur de l'implantation du PCBM et de la JCTch.

Face à cette chasse aux sorcières communistes, qui représente une menace sur les libertés de tous, le PRCF appelle à protester auprès des autorités albanaises et de la présidence du "parlement européen" dont l'attachement au "pluralisme démocratique" est de plus en plus suspect. Surtout, le PRCF presse les organisations communistes d'Europe d'organiser, peut-être à l'occasion du 7 novembre 2006 et sûrement à l'occasion du 90ème anniversaire d'Octobre 1917, un grand forum européen contre l'anticommunisme et la fascisation de l'Europe. Répondons offensivement à la criminalisation du communisme: communistes d'Europe fidèles à Lénine, regroupons-nous avant qu'il ne soit trop tard!

Daniel Antonini
Pôle de Renaissance Communiste en France
http://www.initiative-communiste.fr

15:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communisme, courcelles, democratie, actualite, capitalisme, europe, euro-dictature, fascisme, general, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, otan, politique, presse, romain, resistance, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/10/2006

20/10/2006: l' interdiction et bientôt de nouveau la chausse aux communistes dans l' Euro-dictature ...

Comme dans les années ’30 : en plein centre de l’ Euro-dictature capitaliste, un véritable délit d’ opinion : l’ interdiction des jeunes communistes en Tchéquie par les « démocrates » arrivés au pouvoir pour restaurer le capitalisme absolu et bientôt le fascisme …Le McCarthysme s' installe chez nous !

RoRo

 

 

 

 


De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : vendredi 20 octobre 2006 3:25
À : 00-artusoantonio
Objet : Non aux délits d'opinion dans l'Union européenne - No to criminalization of opinion in the European Union

 


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FRANÇAIS] + [ENGLISH]


Declaration by the Bureau of the GUE-NGL Group in the European Parliament

NO TO CRIMINILIZATION OF POLITICAL OPINIONS IN THE EUROPEAN UNION)

 


Déclaration du Bureau duGroupe GUE-NGL au Parlement Européen 

NON AUX DELITS D'OPINION DANS L'UNION EUROPEENNE!


 

[FRANÇAIS]

 

----- Original Message -----

From: SolidNet

To: info@solidnet.org

Sent: Thursday, October 19, 2006 10:04 AM

Subject: CPBM, Statement by the Bureau of the GUE-NGL Group in the European Parliament [En., Fr.]

 

http://www.solidnet.org 

News, documents and calls for action from communist and workers’ parties. The items are the responsibility of the authors.

Join the mailing list: info/subscribe/unsubscribe mailto:info@solidnet.org  .

 

CPBM, Statement by the Bureau of the GUE-NGL Group in the European Parliament [En., Fr.]

-------------------------------------------------

From: Communist Party of Bohemia and Moravia, Thursday, October 19, 2006

http://www.kscm.cz , mailto:leftnews@kscm.cz

==================================================

 

 

NEWS UPDATE

FROM THE GUE/NGL GROUP

Déclaration du Bureau du Groupe GUE-NGL au Parlement Européen 

 

NON AUX DELITS D'OPINION DANS L'UNION EUROPEENNE!

 

Bruxelles, le 18 octobre 2006,

 

Nous venons d'apprendre avec consternation que le ministre de l'intérieur de la République tchèque a prononcé la dissolution de l'"Union de la Jeunesse communiste" de ce pays, au motif que celle-ci prône, dans son programme, ... "la propriété collective des moyens de production" à la place de la "propriété privée de ces moyens"!  On croit rêver!

 

Depuis longtemps, la menace d'une telle mesure planait sur cette organisation, suscitant déjà un large courant de solidarité autour de celle-ci, en République tchèque et au-delà. La concrétisation de cette menace appelle à nos yeux, une réaction encore plus significative.  L'Union européenne est concernée: les valeurs auxquelles elle se réfère ne sont pas compatibles avec un délit d'opinion!

 

Les ennemis de la démocratie sont ceux qui prêchent le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie, l'homophobie; qui pratiquent les violences ou appellent à la guerre.  Rien de tel - et pour cause! - dans le cas de cette "Union de la Jeunesse communiste".  Libre à ceux qui ne partagent pas ses vues de les contrer dans le cadre d'un débat contradictoire.  Nous invitons les démocrates de toute opinion à ne pas laisser passer sans réagir ce dangereux précédent.

 

 

**************************************

 

[ENGLISH]

 

Declaration by the Bureau of the GUE-NGL Group in the European Parliament

 

NO TO POLITICAL CRIMES IN THE EUROPEAN UNION

(CORRECTION : NO TO CRIMINILIZATION OF POLITICAL OPINIONS IN THE EUROPEAN UNION)

 

Brussels, 17 October 2006,

 

It is with consternation that we have just heard that the Czech Republic's interior minister has announced the dissolution of the country's "Communist Youth Union" on the pretext that this organisation advocates, in its programme ... "the collective ownership of means of production" instead of the "private ownership of these means"! This is unbelievable!

           

The threat of that this kind of step would be taken has been hanging over this organisation for a long time, resulting in a huge wave of solidarity for it in the Czech Republic and beyond. The fact this threat has been put into practice calls, in our view, for a far more significant reaction. This is of direct concern to the European Union: the values on which it is based are not compatible with a political crime.

 

The enemies of democracy are those who preach racism, anti-Semitism, xenophobia, homophobia as well as those who carry out violent acts or who call for war.  This is not the case - and with good reason! - of the " Communist Youth Union". Let those who do not share their views confront them in the framework of a two-sided debate. We invite democrats of all opinions not to let this dangerous precedent pass without reacting.

 

GUE/NGL PRESS OFFICER:

Gianfranco Battistini + 32 475 646628 / + 32 -0- 2 2846785 www.guengl.eu           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*End*

 

subscribe/unsubscribe mailto:info@solidnet.org,

http://www.solidnet.org

20:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, communisme, socialisme, capitalisme, oppression capitaliste, fascisme, presse, silence, actualite, europe, euro-dictature, romain, courcelles, histoire, belgique, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/10/2006

SOLIDAIRE n°38 du 18 octobre 2006

 

 
SOLIDAIRE n° 38 du 18 octobre 2006

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