20/02/2007

18/02/2007: La base Italie, de Vicence à Sigonella

Les Otano-ricains ou les Ricano-otaniens : les Européens en ont assez de toutes leurs bases et de leur stratégie impérialiste, dominatrice, colonialiste.

Stop aux agresseurs capitalistes qui se nourrissent du sang des peuples !

RoRo

 

 

De : melusine [mailto:melusine@nerim.net]
Envoyé : dimanche 18 février 2007 14:13
À : sortir de l europe
Objet : Fw: La base Italie, de Vicence à Sigonella

 

 

La base Italie, de Vicence à Sigonella

MANLIO DINUCCI

Le doublement projeté de la base étasunienne de Vicenza entre dans un cadre qui va bien au-delà de l’environnement local : le Pentagone est en fait en train de redéployer troupes et bases depuis le centre et le nord de l’Europe dans sa région méridionale et orientale, pour déployer plus rapidement  et efficacement  ses propres forces soit au Moyen-Orient et en Afrique,  soit en Asie centrale. Dans cette réorientation stratégique, les commandements et les bases étasuniennes en Italie jouent un rôle clé. Cela implique l’augmentation de tout le système militaire étasunien dans notre pays.

 

La 173ème brigade aéroportée, basée à Vicenza, a été transformée en « unité modulaire » : l’Escadre de combat, formée actuellement de six bataillons, à quoi s’en ajouteront d’autres dans l’avenir. Elle est en fait « la seule unité aéroportée et force de riposte rapide » du Commandement européen des Etats-Unis, dont la mission est de « promouvoir les intérêts étasuniens en Europe, Afrique et Moyen-Orient », dans une zone de 55 millions de km2, comprenant 90 pays. L’Escadre de combat, basée à Vicenza, est une des plus grandes unités effectuant la rotation des troupes en Irak et Afghanistan. En même temps, en envoyant aussi des troupes dans les bases étasuniennes en Roumanie et Bulgarie, elle participe aux préparatifs de guerre contre l’Iran.

 

Le commandement Setaf dont dépend l’Escadre de combat, dont le quartier général est aussi à Vicenza, a été transformé de commandement d’appui logistique en commandement d’opération (de théatre, précisément, en italien, NDT), avec la tâche de recevoir et préparer au combat les forces qui arrivent de bases extérieures pour être projetées depuis le territoire italien dans les divers sites de guerre. Les armements  dont ils ont besoin sont déjà "pré positionnés » en Italie. A Aviano (province du Frioul-Vénétie-Julie, NDT), se trouvent ceux des forces aériennes, dont au moins 50 bombes nucléaires tactiques B-61 ayant une puissance équivalente, chacune, à 13 bombes d’Hiroshima. Elles sont gardées dans des hangars spéciaux avec les avions de chasse F-15 et F-16 prêts à une attaque nucléaire. A Ghedi (province de Brescia) il y en a au moins 40, dont l’utilisation est consentie aussi (bien sûr sous commandement étasunien) à l’aéronautique italienne, violant ainsi le Traité de non prolifération nucléaire. A Camp Darby, entre Pise et Livourne, se trouve une énorme quantité  d’armements pour les forces terrestres : c’est l’unique site de l’armée étasunienne où le matériel prépositionné (tanks M1, Bradleys, Humvees, etc.) est relié à des munitions, comprises celles à l’uranium appauvri et au phosphore utilisées en Irak. A Sigonella (Catane, Sicile) près de la base aéronavale étasunienne, se trouve le Fleet and industrial supply center (Fisc), un des deux uniques centres de réapprovisionnement de la marine hors du territoire étasunien. Il n'est pas exclu qu’il y ait aussi des armes nucléaires à Camp Darby et à Sigonella.

 

A Naples se trouve le quartier général des forces navales Usa en Europe (qui était avant à Londres), commandé par un amiral qui est en même temps le chef du Joint Force Command de l’Otan, situé lui aussi à Naples. C’est de lui que dépend  la Sixième flotte délocalisée à Gaeta,  à laquelle vient juste de se joindre un groupe naval d’attaque composé de 7 navires de guerre, avec à leur bord 6 mille marines, guidé par le navire d’assaut amphibie Uss Bataan. Le 30 janvier, le groupe naval d’attaque a traversé le canal de Suez pour effectuer des « opérations de sécurité maritime » dans le Golfe et dans l’Océan Indien, en restant cependant relié au commandement Usa de Naples et aux bases en Italie, surtout à celle de Sigonella.

 

En plus des bases étasuniennes, le Pentagone dispose en Italie de celles de l’Otan, dont la chaîne de commandement est dirigée au Pentagone : le « Commandant suprême allié en Europe » est de fait toujours, par une sorte de droit héréditaire, un général étasunien nommé par le président des Etats-Unis. Il y a en outre, sur le territoire italien, des structures militaires étasuniennes secrètes, comme le centre de commandement  et d’espionnage du Pentagone C4I (commandement, contrôle,  communications, ordinateurs et intelligence), unique dans la zone méditerranéenne, qui relie la base de Taranto au Centre de la marine étasunienne pour l’ « interopérabilité des systèmes tactiques » situé à San Diego en Californie. C’est ainsi que l’Italie, selon le président du Conseil Romano Prodi, effectue « un parcours vers la paix, un parcours pour éteindre, un à un, les trop nombreux foyers belliqueux qui, au cours des dernières années, sont allés se multipliant ».

 

Edition de samedi 17 février 2007 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/17-Febbraio...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

19:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : italie, romain, usa, otan, euro-dictature, capitalisme, guerre, imperialisme, fascisme, crimes, colonialisme, actualite, histoire, courcelles, belgique, solidarite, silence, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/02/2007: Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

-----Message d'origine-----
De : Anti-imperialist Camp [mailto:camp@antiimperialista.org]
Envoyé : lundi 12 février 2007 18:30

Objet : Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

 

1) Le gouvernement irakien va pendre trois jeunes femmes pour résistance

2) Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

3) L'impasse libanaise

4) Le peuple serbe reste rebelle à l'Occident

 

***

 

1) Le gouvernement irakien va pendre trois jeunes femmes pour résistance

L'avocat appelle à l'action de solidarité

 

La Cour Criminelle Suprême irakienne a condamné trois femmes à la mort par

pendaison pour cause de complicité dans le meurtre des policiers irakiens

loyaux envers l'occupation et pour participation dans ce que la Cour a

considéré comme étant du terrorisme. Selon une source interne le Syndicat

des Avocats Irakiens les trois femmes sont :

 

Wacen Taleb (31 ans) : accusée du meurtre de cinq policiers par

participation à une attaque à mains armées

 

Zainab Fadhel (25 ans) : accusée d'avoir attaqué une patrouille militaire

mixte irako-américaine en septembre dernier avec son mari et son cousin à

Bagdad.

 

Lika Omar Muhammad (26 ans) : accusé de participation au meurtre de

fonctionnaires dans la Zone Verte avec son mari et son frère

 

Walid Hayali, avocat et membre du Syndicat des Avocats Irakiens, a dit que

la Cour a publié une décision sous l'article (156) contre les trois femmes

sans leur permettre de faire appel à un avocat. L'avocat a appelé le monde

entier à agir pour arrêter l'exécution des trois femmes et condamner la Cour

dirigeante. Il a spécifié que Lika Omar Muhammad a donné naissance à sa

fille en prison il y a quelques mois et qu'elle est continue à l'allaiter

tandis que Wacen Taleb est en charge d'une fille de trois ans. Il a expliqué

que les trois dames sont maintenant dans la prison "Kazim Yeh" dans la zone

Kazimiyah de Bagdad.

 

Reçu de l'Alliance Patriotique Irakienne (IPA)

 

***

 

2) Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

 

Les 24/25 mars est prévu un très important rassemblement des représentants

politiques des forces d'Irak, de Palestine et du Liban. Il aura lieu en

Italie à Chianciano entre Rome et Florence. C'est la première fois qu'un tel

événement est devenu possible en Europe. Il y a deux facteurs principaux

pour ce changement. Premièrement, tandis que le mouvement anti-guerre

souffre d'un reflux sérieux le composant anti-impérialiste dans le soutien à

la résistance a été renforcé. Personne ne peut désormais nier que les

mouvements de la résistance populaire sont le facteur principal pour arrêter

la machine de guerre impériale. Deuxièmement, le changement de gouvernement

en Italie. Tandis que le gouvernement Prodi est aussi servile envers les USA

que Berlusconi, il est néanmoins venu aux affaires en promettant un

changement de politique étrangère. Donc il sera certainement plus difficile

pour le gouvernement actuel d'empêcher la conférence que cela était pour

Berlusconi.

 

Orateurs arabes :

www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5055&Item

id=219

 

Inscription :

www.iraqiresistance.info/register.php?l=en

 

Nouvelle information :

www.iraqiresistance.info

 

***

 

3) Impasse libanaise

Interview avec Saham Idriss sur l'incitation à la guerre civile par les

forces pro-US, les difficultés de l'opposition populaire et le parti-pris de

l'UNIFIL

 

Q: Les troupes internationales déployées au Liban sont déclarées être des

forces de paix. Mais ne sont elles pas en train d'aider un gouvernement qui

a perdu sa légitimité démocratique et s'est changé en une marionnette de

l'Ouest, devenant ainsi un facteur conduisant au conflit ?

 

Les forces de l'UNIFIL sont là pour protéger Israël. C'est ce que le

Conseiller allemand a déclaré en arrière en octobre. Sinon, l'UNIFIL aurait

dû être déployée des deux côtés des frontières libano / israéliennes, comme

l'a noté Robert Fisk (qui n'est pas un fan du Hezbollah). Maintenant à la

fois Israël et le Hezbollah ont eu besoin que la guerre s'arrête : la guerre

n'avait pas permis à Israël d'être en aucune façon plus près de vaincre son

adversaire, et le Hezbollah après 34 jours de guerre ressentait la pression

sur tous les fronts (en particulier avec les réfugiés du sud établis dans

des secteurs où il n'était pas le bienvenu, pour le moins). Ainsi un article

1701 amendé qui a permis à UNIFIL d'aider l'Armée libanaise à se déployer au

sud a été jugé bon pour les deux parties en guerre. Cependant l'UNIFIL a

commencé à éveiller des soupçons parmi la population du Sud aussi bien qu'à

la direction du Hezbollah : le bataillon espagnol a fouillé les maisons et a

arrêté les gens; les troupes françaises se sont abstenues d'attaquer les

avions de guerre israéliens qui volaient au-dessus de leur quartier général;

Les Israéliens continuent à porter atteinte à la souveraineté libanaise sur

une base quotidienne sans que l'UNIFIL lève un seul doigt. Avec l'appui

actuel de l'occident pour le gouvernement Siniora, la présence de l'UNIFIL

au sud est considérée certainement comme un encouragement pour ne pas dire

plus à ce gouvernement.

 

Interview complet en anglais :

www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5053&Item

id=55

 

***

 

4) Le peuple serbe reste rebelle à la normalisation impérialiste

Le sentiment anti-occidental dominant parmi les masses populaires

 

Les dernières élections serbes ont montré un réseau de polarisation. D'un

côté il y a les forces anti-occidentales menées par le Parti Radical (SRS)

qui reste de loin le parti le plus fort. Puis il y a toujours le Parti

Socialiste (SPS) qui pourrait un fois de plus dépasser le seuil de 5 %.

Ensemble ils représentent les classes populaires. De l'autre côté il y a le

bloc gouvernemental pro-occidental soi-disant "Démocratique" qui a mené la

contre-révolution contre le gouvernement Milosevic dans l'intérêt de

l'impérialisme. Le résultat principal de l'élection a été qu'à l'intérieur

du bloc occidental le Parti Démocratique (DS) totalement pro-occidental a

gagné au détriment du nationaliste bourgeois Kostunica.

 

Les profiteurs du néo-capitalisme et du néo-colonialisme - et ceux qui

espèrent en devenir - ne veulent pas continuer le jeu double de Kostunica

entre les lignes. Ils veulent une pleine soumission à l'Ouest afin de

devenir une partie normalisée de l'Europe impérialiste comme le reste de

l'Europe de l'Est.

 

Le point de cristallisation de l'opposition populaire est la question

nationale du Kosovo et des territoires peuplés de Serbes dans les autres

anciennes républiques de la Yougoslavie. Mais derrière cette insistance sur

le droit à l'autodétermination se cache une opposition contre le pillage

néo-colonialiste et le capitalisme sauvage. Bien que non clairement

articulée, la souveraineté nationale est connectée avec le désir vague d'un

modèle de développement différent de celui imposé par le capitalisme

impérialiste.

 

Déclaration complète en anglais :

www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5063&Item

id=55

 

************************************

Camp Anti-impérialiste 

www.antiimperialista.org

camp@antiimperialista.org

14:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak, usa, terrorisme, fascisme, colonialisme, crimes, silence, presse, romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, imperialisme, guerre, islam, capitalisme, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/02/2007

17/02/2007: Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

Encore une saloperie à mettre au crédit des agresseurs et tueurs ricano-otano-occidentaux !

RoRo

 

De : crj-mailinglist@yahoogroups.com [mailto:crj-mailinglist@yahoogroups.com] De la part de Coord. Naz. per la Jugoslavia
Envoyé : samedi 17 février 2007 0:06

Objet : [JUGOINFO] Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

http://balkans.courriers.info/article7705.html

 

NEZAVISNE NOVINE

 

Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

TRADUIT PAR SELMA KULJUH

Publié dans la presse : 11 janvier 2007

Mise en ligne : mardi 13 février 2007

 

 

Comme le Kosovo et la Serbie, la Bosnie-Herzégovine a été frappée par les munitions à uranium appauvri. L’OTAN avait essentiellement bombardé des positions militaires serbes. Les conséquences de ces bombardements sur la santé sont de mieux en mieux connus : de nombreux soldats italiens ayant servi dans les Balkans souffrent de cancers des ganglions lymphatiques. Qui va financer le nettoyage des sites bombardés ?

Par D. Risojevic

« Le gouvernement de la Bosnie-Herzégovine doit demander ( ???) l’aide ( ???) de l’OTAN pour le nettoyage des lieux ayant été exposés aux effets des munitions à l’uranium appauvri », a déclaré Jelena Durkovic, ancienne présidente de la Commission de la recherche du Parlement de Bosnie-Herzégovine. 

Alarmée par l’annonce du taux élevé de mortalité parmi les soldats italiens qui ont servi dans les forces armées de l’OTAN dans les localités concernées, Jelena Durkovic a précisé que le gouvernement de Bosnie-Herzégovine devait passer à l’action et commencer le nettoyage des sites contaminés. 

Jelena Durkovic dirigeait auparavant la commission du Parlement de Bosnie-Herzégovine consacrée à l’étude des effets de l’uranium appauvri ainsi que de ses conséquences sur la population. Elle estime que l’Agence des radiations ionisantes formée par la Commission de la recherche devrait examiner tous les rapports sur les effets de l’uranium appauvri sur l’environnement et sur la population, après quoi il faudrait entreprendre le nettoyage du terrain contaminé. 

« C’est l’OTAN qui devrait ( ???) financer le nettoyage car, en fin de compte, c’est l’Alliance atlantique qui a créé ce problème », précise Jelena Durkovic. 

Selon les informations fournies par les associations d’anciens militaires italiens, plus de 50 soldats ayant servi dans les forces armées de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo sont morts, tandis qu’on compte plus de 200 malades. 

On a mené plusieurs recherches en Bosnie-Herzégovine sur ce sujet mais, pour l’instant, sans établir de lien très net entre le taux élevé de cancer dans certaines régions et les effets de l’uranium appauvri. On a souvent cité le cas des réfugiés de Hadzici à Bratunac qui, juste après la guerre, mouraient en grand nombre du cancer. Slavica Jovanovic, employée au centre de santé local de Bratunac, a constaté que le taux de mortalité des habitants de Hadzici était deux fois plus élevé que celui de la population locale. Auparavant, les autorités de Bosnie-Herzégovine avaient découvert 14 localités qui avaient été exposées aux effets de l’uranium appauvri. Cela a été confirmé par les recherches de l’agence des Nations unies. 

En général, il s’agit d’anciennes positions tenues par l’armée de RS ainsi que des usines des munitions aux alentours de Sarajevo, exposées au bombardement des forces de l’OTAN. Le rapport des experts médicaux rédigé en 2002 pour le ministère de la Défense italien a révélé qu’un grand nombre des soldats ayant servi dans les Balkans ont été victimes de maladies malignes des ganglions lymphatiques. Il en va de même pour les vétérans de guerre en Belgique, en Espagne, en Portugal et aux Pays-Bas. 

La Grande Bretagne et les États-Unis ont reconnu que l’inhalation de poussière d’uranium appauvri pouvait nuire à la santé, mais que le danger était passager et localisé.

 

__._,_.___

Messaggi relativi a questo argomento (1) Rispondi (mediante post su web) | Inizia un nuovo argomento

Messaggi

18:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, histoire, silence, presse, oppression capitaliste, liberte, democratie, crimes, fascisme, guerre, colonialisme, usa, otan, terrorisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/02/2007: Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

Encore une saloperie à mettre au crédit des agresseurs et tueurs ricano-otano-occidentaux !

RoRo

 

De : crj-mailinglist@yahoogroups.com [mailto:crj-mailinglist@yahoogroups.com] De la part de Coord. Naz. per la Jugoslavia
Envoyé : samedi 17 février 2007 0:06

Objet : [JUGOINFO] Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

http://balkans.courriers.info/article7705.html

 

NEZAVISNE NOVINE

 

Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

TRADUIT PAR SELMA KULJUH

Publié dans la presse : 11 janvier 2007

Mise en ligne : mardi 13 février 2007

 

 

Comme le Kosovo et la Serbie, la Bosnie-Herzégovine a été frappée par les munitions à uranium appauvri. L’OTAN avait essentiellement bombardé des positions militaires serbes. Les conséquences de ces bombardements sur la santé sont de mieux en mieux connus : de nombreux soldats italiens ayant servi dans les Balkans souffrent de cancers des ganglions lymphatiques. Qui va financer le nettoyage des sites bombardés ?

Par D. Risojevic

« Le gouvernement de la Bosnie-Herzégovine doit demander ( ???) l’aide ( ???) de l’OTAN pour le nettoyage des lieux ayant été exposés aux effets des munitions à l’uranium appauvri », a déclaré Jelena Durkovic, ancienne présidente de la Commission de la recherche du Parlement de Bosnie-Herzégovine. 

Alarmée par l’annonce du taux élevé de mortalité parmi les soldats italiens qui ont servi dans les forces armées de l’OTAN dans les localités concernées, Jelena Durkovic a précisé que le gouvernement de Bosnie-Herzégovine devait passer à l’action et commencer le nettoyage des sites contaminés. 

Jelena Durkovic dirigeait auparavant la commission du Parlement de Bosnie-Herzégovine consacrée à l’étude des effets de l’uranium appauvri ainsi que de ses conséquences sur la population. Elle estime que l’Agence des radiations ionisantes formée par la Commission de la recherche devrait examiner tous les rapports sur les effets de l’uranium appauvri sur l’environnement et sur la population, après quoi il faudrait entreprendre le nettoyage du terrain contaminé. 

« C’est l’OTAN qui devrait ( ???) financer le nettoyage car, en fin de compte, c’est l’Alliance atlantique qui a créé ce problème », précise Jelena Durkovic. 

Selon les informations fournies par les associations d’anciens militaires italiens, plus de 50 soldats ayant servi dans les forces armées de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo sont morts, tandis qu’on compte plus de 200 malades. 

On a mené plusieurs recherches en Bosnie-Herzégovine sur ce sujet mais, pour l’instant, sans établir de lien très net entre le taux élevé de cancer dans certaines régions et les effets de l’uranium appauvri. On a souvent cité le cas des réfugiés de Hadzici à Bratunac qui, juste après la guerre, mouraient en grand nombre du cancer. Slavica Jovanovic, employée au centre de santé local de Bratunac, a constaté que le taux de mortalité des habitants de Hadzici était deux fois plus élevé que celui de la population locale. Auparavant, les autorités de Bosnie-Herzégovine avaient découvert 14 localités qui avaient été exposées aux effets de l’uranium appauvri. Cela a été confirmé par les recherches de l’agence des Nations unies. 

En général, il s’agit d’anciennes positions tenues par l’armée de RS ainsi que des usines des munitions aux alentours de Sarajevo, exposées au bombardement des forces de l’OTAN. Le rapport des experts médicaux rédigé en 2002 pour le ministère de la Défense italien a révélé qu’un grand nombre des soldats ayant servi dans les Balkans ont été victimes de maladies malignes des ganglions lymphatiques. Il en va de même pour les vétérans de guerre en Belgique, en Espagne, en Portugal et aux Pays-Bas. 

La Grande Bretagne et les États-Unis ont reconnu que l’inhalation de poussière d’uranium appauvri pouvait nuire à la santé, mais que le danger était passager et localisé.

 

__._,_.___

Messaggi relativi a questo argomento (1) Rispondi (mediante post su web) | Inizia un nuovo argomento

Messaggi

11:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, usa, euro-dictature, europe, imperialisme, terrorisme, fascisme, guerre, democratie, liberte, romain, courcelles, histoire, belgique, silence, crimes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/01/2007

26/01/2007: L’armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie

De : melusine [mailto:melusine@nerim.net]
Envoyé : vendredi 26 janvier 2007 21:02
À : sortir de l europe
Objet : Fw: L'armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie RESEAU VOLTAIRE

 

 

Subject: L'armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie RESEAU VOLTAIRE

 

L’armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie


Le 7 et le 22 janvier 2007, les États-Unis ont lancé des raids aériens contre la Somalie. Ces opérations militaires visaient à appuyer les forces éthiopiennes et ont permi de renverser le gouvernement mis en place par les « Tribunaux islamiques ».

Un nouveau gouvernement a immédiatement été installé. Hussein Aïdid a été nommé ministre de l’Intérieur. Il est le fils de l’ancien général Farah Aïdid et l’un des dirigeants du parti « Congrès de la Somalie unifiée » soutenu par l’Ethiopie et les États-Unis.

Dans son édition du 24 janvier 2004, le quotidien arabophone en ligne Arabtimes révèkle qu’Hussein Aïdid fut engagé volontaire dans les forces états-uniennes. Il servit comme marine lors de la première Guerre du Golfe et obtint la carte verte (autorisation permanente de séjour aux USA), puis la nationalité états-unienne.

 

19:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afrique, crimes, capitalisme, courcelles, cia, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, gangsterisme, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, occupations, politique, petrole, presse, barbarie, romain, racisme, resistance, silence, terrorisme, u | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/01/2007

20/01/2007: Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : samedi 20 janvier 2007 18:04

Objet : Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

 


Abonnement, désabonnement, changement d'adresse, commentaires : pueblo@sympatico.ca

To subscribe or unsubscribe, to send your new address or your comments: pueblo@sympatico.ca

Para suscribirse o de-suscribirse, enviarme su nueva dirección o sus comentarios: pueblo@sympatico.ca


 

----- Original Message ----- 

From: sc

Sent: Saturday, January 20, 2007 7:38 AM



Tsahal ou le mythe de « l’armée la plus morale du monde »

Silvia Cattori

19 janvier 2007

 

En Israël les gens sont généralement très fiers de leur armée. Les autorités israéliennes se sont toujours attachées à la présenter comme quelque chose de pur, de noble, d’unique. Et d’aller répéter que c’est « l’armée la plus morale du monde ».

 

Tsahal (Force de défense israélienne) n’est pas une armée de défense, comme son nom l’indique, mais une armée offensive, xénophobe, responsable de la plus vaste épuration ethnique et de la plus longue occupation militaire du monde moderne.

 

Créée en mai 1948, avec la participation des organisations terroristes Haganah, Lehi, Irgoun, Tsahal est une armée offensive au service de l’idéologie raciste du Grand Israël. Ses premiers faits d’armes et de sauvagerie ont été de planifier et d’exécuter les massacres ainsi que la destruction des villes et villages qui devaient pousser les Palestiniens à l’exode et aboutir à leur déportation pour édifier, en lieu et place, un État réservé « exclusivement aux juifs ». Cette purification ethnique, qui a vidé la Palestine des trois quarts de sa population autochtone et l’a rayée de la carte, est cyniquement qualifiée de guerre d’indépendance par les Israéliens. Une guerre coloniale, et une épuration ethnique, qui n’ont jamais cessé.

 

C’est cette terreur organisée -institutionnalisée par des centaines de lois racistes et de mesures d’apartheid dites de « séparation »- qui réglemente tout le quotidien des Palestiniens de façon à les maintenir sous la domination et sous le contrôle total de l’armée israélienne, qui a permis à Israël d’imposer sa « suprématie juive »

 

L’armée israélienne a le droit de tout faire. Se servir d’un arsenal militaire, conçu pour affronter des armées modernes aguerries, contre des civils complètement démunis, femmes et enfants y compris. « Israël a le droit de se défendre » est le leitmotiv des autorités israéliennes quand les protestations de l’opinion le mettent en question. Le problème est que ce « droit de se défendre » qu’Israël revendique, est à sens unique, exclusif, comme tout ce qui a trait à son projet d’expansion coloniale. Dans les années 80, les soldats de Tsahal visaient les jambes des enfants, en 90 les bras, dès 2000 la poitrine et la tête. « Israël a le droit de se défendre » rétorquent lâchement les « grands » de ce monde quand la vue de ces massacres odieux révulse les citoyens. Autrement dit, l’armée israélienne a le droit de massacrer des peuples en toute impunité. Or, même les enfants peuvent comprendre que, quand Israël envoie des bataillons de soldats et de chars tirer avec des canons de guerre sur des populations mises en situation d’infériorité et dans l’incapacité de riposter, ce n’est pas pour « se défendre », bien évidemment, mais pour avilir, humilier, exterminer, et signifier à ces Arabes qui s’obstinent à rester, malgré la dureté, sur le peu de terre qu’il leur reste, que c’est Israël le maître.

 

En 2006, les soldats israéliens ont ôté la vie à 742 Palestiniens, (dont 145 enfants), en ont blessé 3.735 et enlevés 5.671 autres, dont 360 enfants. 210 Palestiniens ont été tués dans des assassinats ciblés. Durant la même période, les Palestiniens ont ôté la vie à 23 Israéliens et enlevé un soldat, en tout et pour tout.(1)

 

La politique de « défense » de l’État d’Israël est ni plus ni moins du « terrorisme d’État ». Avec ses escadrons de la mort (Forces spéciales) qui débarquent par surprise dans la vie précaire des villageois palestiniens et ne laissent que cadavres et douleurs derrière eux, avec ses agents secrets qui fomentent des attentats terroristes -qu’ils attribuent ensuite aux Arabes-, avec plus de 600.000 soldats et réservistes qui, une fois dans les zones occupées, ne connaissent que le langage du meurtre et de l’humiliation,(Israéliens ou double nationaux d’origine russe, polonaise, moldave, américaine, française, etc) Tsahal n’est donc pas cette entité auréolée de vertus que présentent les journalistes asservis à Israël. Mais une armée exclusive, barbare.

 

Pour ces populations arabes occupées par des forces étrangères, c’est une chose humiliante que de voir ces troufions venus du dehors tourner leurs armes et leur haine contre eux, et de s’entendre dire que la Palestine leur appartient, que « cette terre, c’est Dieu qui la leur a donnée ». Il y a un racisme latent en Israël qui s’exprime du reste ouvertement ; un refus majoritaire de considérer les voisins arabes comme des êtres dignes d’être traités humainement, en égaux.

 

L’idée de se sacrifier pour l’État d’Israël est très ancrée dans l’esprit de ces Israéliens qui ont « grandi dans le berceau du sionisme». Il n’y a pas une famille israélienne qui ne tire bénéfice, directement ou indirectement, de l’occupation militaire. Dès l’âge de 18 ans, les filles et les garçons ont l’obligation d’accomplir 3 ans de service militaire (2 ans pour les femmes), puis un mois par année jusqu’à 50 ans.

 

« Notre armée est pure. Elle ne tue pas des enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et à cause de notre morale il y a peu de victimes » disent les généraux israéliens dans le film Tsahal de Claude Lanzmann. Ainsi, comme on le constate ici, ceux qui en Israël ont les mains couvertes de sang, sont toujours montrés comme des agneaux, et l’opinion internationale est maintenue dans l’ignorance par ces cinéastes, journalistes et écrivains qui, en travestissant la réalité, se rendent complices de leurs crimes de guerre.

 

De quelles « valeurs morales » peut-on se prévaloir quand on envoie des soldats déguisés en Arabes exécuter, sans autre forme de procès, des Palestiniens qui ne sont ni armés ni dans une position de combat, et des avions de guerre bombarder des maisons remplies de femmes et d’enfants ? Ce qui se passe sur le terrain contredit malheureusement ces généraux à qui Claude Lanzmann a donné la parole.

 

Israël viole toutes les lois internationales. Il a légalisé la torture, la prise en otage des familles dont un membre est recherché, les châtiments collectifs, les arrestations et les exécutions extrajudiciaires, les réquisitions de terres, le contrôle de 80 % des ressources arabes en eaux, le bouclage des villes et des villages qui interdisent les déplacements et emprisonnent des millions de Palestiniens. Cette liste n’est pas exhaustive.

 

Le quotidien des Palestiniens a toujours été bouleversé par les assassinats, les dévastations, les enlèvements perpétrés par ces bataillons de soldats qui font irruption à toute heure du jour et de la nuit, envahissent leurs foyers de façon violente, massive, cassent tout, effrayent, humilient les parents en présence de leurs enfants, enlèvent les hommes ; assassinats, dévastations et enlèvements qui n’ont cessé de se multiplier et de redoubler en cruauté depuis 2000. Ce fut durant cette période, fort traumatisante pour les Palestiniens, que l’on a entendu parler de ces Israéliens, appelés « refuzniks », qui refusaient de servir en Palestine. Ce qui fit naître l’espoir que la paix puisse trouver une chance dans ce refus.

 

En juillet 2006, l’armée israélienne envahissait à nouveau le Liban. C’est à ce moment là que nous avons rencontré des anciens soldats connus pour avoir signé le manifeste « Courage de refuser ». En 4 ans, seuls quelques 600 Israéliens l’ont signé. Alors que leur pays était engagé dans une nouvelle guerre inhumaine, déséquilibrée, illégale, qui entraînait la mort de centaines de Libanais, il était étonnant de constater que ces refuzniks dont le refus de servir avait fait rêver des foules de gens au-dehors, étaient favorables à cette guerre horrifiante lancée par Israël. En témoignent les réponses d’Elad, 32 ans, physicien, proche des « Anarchistes contre le mur », (2) que nous avons recueillies alors qu’il attendait de partir, une bourse européenne en poche, au Centre universitaire européen en Hongrie.

 

- Faites-vous toujours partie du mouvement « refuzniks » ?

 

- J’ai signé l’appel “Courage de refuser”, mais je n’en fais plus partie. Leurs membres sont sionistes.

 

- Peut-on être refuznik et sioniste ?

 

- Naturellement ! Que veut dire le terme sioniste pour vous ? Vous pouvez être sioniste et être contre l’occupation. Le sionisme a différentes significations. Pour les Palestiniens, cela veut dire que vous brutalisez leurs terres. Donc, pour eux, tout Israélien qui soutient l’occupation est sioniste, une mauvaise personne. Mais, en Israël, le sionisme signifie quelque chose de bien. Ce terme a une signification positive. Aider une vieille dame à traverser la rue, par exemple, est qualifié comme un geste sioniste. Dans l’opinion, plus généralement parlant, le sionisme signifie qu’Israël doit être un État juif. Bien des gens appartenant au mouvement « Courage de refuser» se définissent comme sionistes. Je ne suis pas sioniste. Je ne pense pas que le concept d’État juif soit un concept juste: je pense qu’il implique le racisme à un niveau très profond.

 

- Que ressentez-vous, en ce moment où votre pays est à nouveau engagé dans une guerre au Liban et où vos frères rasent villes et villages ?

 

- Je pense que le Liban doit décider si c’est un État ou pas. Il y a deux armées au Liban. Une armée qui est démocratique, qui est la plus petite et la moins efficace des deux, et qui n’exerce pas sa souveraineté. Et l’armée du Hezbollah qui est, selon tous les critères, une bonne armée, mais qui ne répond pas au peuple libanais ; qui agit au nom de Nasrallah et répond à la Syrie et à l’Iran. C’est une armée de guerre. Le Hezbollah veut la guerre ; la guerre est un bon business pour le Hezbollah. Je ne pense pas que c’était au peuple libanais de payer le prix. D’un autre côté, j’ai lu qu’Israël a tué des centaines de personnes en peu de jours. C’est horrible et, moralement, il n’y a pas d’excuse à cela. Et stratégiquement cela ne sert aucun objectif. Ils ont juste détruit le Liban. Je pense que c’est ce que le Hezbollah voulait et que c’est une bonne chose pour lui.

 

Ici, nous avons été déconcerté de l’entendre faire sienne la propagande militaire la plus sommaire. Cet homme, que nous avions en face de nous et que nous avions souhaité rencontrer en pensant que sa façon de voir trancherait avec celle de l’État Major israélien, et de ses compatriotes en général, ne se démarquait pas de leurs opinions.

 

- A Bil’in, vous soutenez les Palestiniens que l’armée israélienne combat, et au Liban, vous soutenez l’armée israélienne ? N’est-ce pas contradictoire ?

 

- Oui, c’est comme cela. En fait, si je considère les choses en profondeur, quand je m’oppose à ce que fait l’armée, je le fais dans l’espoir d’avoir une vie meilleure ; je ne le fais pas pour les Palestiniens, mais pour moi-même.

 

- Avez-vous tué des Libanais quand vous étiez au Liban dans les années 90 ?

 

- J’avais 18 ans quand j’ai commencé l’armée. Après une année d’entraînement en Israël, entre 1995 et 1996 je suis allé au Sud Liban et j’en suis revenu à l’âge de 21 ans. J’ai reçu plus de coups que je n’en ai donnés. Des amis ont été tués. C’était comme à la guerre.

 

- Vous vous êtes battu à Cana en 1996. N’avez-vous pas envie d’en parler ?

 

- Oui je me trouvais à Cana lors de l’opération appelée «  Raisins de la colère ». Ce qu’ils ont fait alors était très violent mais moins violent que ce qu’ils font aujourd’hui. L’objectif de cette opération était le même que celui que poursuit l’armée israélienne aujourd’hui : en finir avec le Hezbollah et faire pression sur le gouvernement libanais pour faire taire les armes du Hezbollah.

 

- Votre bataillon a tiré tout en sachant qu’il y avait là des civils non armés ?

 

- Ils ont tirés sur le mortier. La bombe n’a pas été tirée dans le but de tuer des gens. Après une semaine de combat, le Hezbollah a installé ses mortiers près du camp de réfugiés pour tirer contre les positions israéliennes, pensant que l’armée israélienne ne tirerait pas là. Les forces israéliennes ont été touchées par le Hezbollah et elles ont demandé de pouvoir tirer contre cette position. C’est alors qu’une des bombes est tombée sur le camp des réfugiés sous protection des Nations-Unies.

 

- Comment pouvez-vous dire « ils ont tiré sur le mortier » alors qu’il y a eu au moins 130 réfugiés palestiniens tués et des centaines de blessés. Un bain de sang énorme ! C’étaient pourtant des femmes et des enfants et pas des combattants du Hezbollah ?

 

- La cible était le mortier.

 

- Comment peut-on tirer pour faire taire un mortier quand on sait que l’on peut tuer des femmes et des enfants ?

 

-L’objectif était le mortier.

 

Aucune émotion, aucune inflexion dans la voix. Aucune confidence, pensions-nous. Des réponses brèves, désincarnées, apprises par cœur. S’agit-il, pensions-nous, pour tous ces soldats qui ont été envoyés sur le front massacrer des civils, de ne jamais avouer un meurtre, ne jamais assumer le fait que toute opération militaire sur le terrain est une responsabilité collective, ne jamais incriminer ses camarades ?

 

- Vous ne semblez pas condamner cette action ?

 

- Non je ne blâme pas le soldat qui a tiré sur le mortier. Il a reçu une liste de numéros, il les a mis sur l’ordinateur et il a tiré. Je blâme le gouvernement israélien qui ne devait pas entrer au Liban, ni lancer cette opération, et ne devait pas se servir des populations civiles pour obtenir des buts politiques.

 

- C’est à ce moment là que vous avez quitté l’armée ?

 

- Je n’avais plus que quatre mois avant le terme quand j’ai dit que je ne voulais plus continuer.

 

- Et, aujourd’hui, vous êtes d’accord avec votre gouvernement qui massacre des femmes et des enfants ?

 

- En ce temps là, le Hezbollah se battait contre l’occupation de nos troupes. Aujourd’hui c’est différent; ce que fait le Hezbollah n’est pas légitime.

 

- Au moment où nous parlons, l’armée israélienne occupe et bombarde ces mêmes lieux où vous avez combattu. Que ressentez-vous ?

 

- Oui, je connais très bien les lieux où ils se trouvent en ce moment. J’étais là dans le village de Marjaron où il y a eu une grande bataille hier. Et à Benjel où ils sont en train de se battre.

 

- Vous avez signé hier le manifeste « Courage de refuser », et vous semblez être totalement d’accord aujourd’hui avec l’agression du Liban par l’armée israélienne ?

 

- Je ne voudrais pas être envoyé au Liban. Cela dit, la guerre n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé des soldats. Je pense que le Hezbollah voulait la guerre. Leur but est de tuer des civils. Israël n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé…

 

- Les informations que nous avons indiquent que les soldats israéliens enlevés par les forces du Hezbollah se trouvaient à l’intérieur du Liban ?

 

- Ce n’est pas ce que je sais. Ce qui est sûr est qu’ils ont été kidnappés en Israël.

 

- Israël a envahi le Liban, rasé des villages pour trois soldats captifs. Cela n’indique-t-il pas qu’Israël avait un plan, qu’il voulait partir en guerre et qu’il a sauté sur l’occasion ?

 

- Bien évidemment qu’Israël a des plans prêts. C’est ce qu’une armée fait. De toute évidence, ce qui se passe va au-delà du kidnapping de deux soldats. La décision d’aller au Liban a été basée sur le fait que, si le Hezbollah fournissait un prétexte, Israël saisirait cette occasion comme élément déclencheur pour changer les règles du jeu au Liban. La dureté de la réaction d’Israël tient à diverses raisons. L’une d’elles est qu’Israël a compris que, s’il intervient au Liban, son action doit être très dure, très efficace. On ne peut pas laisser les choses comme cela, dans une situation où il y a deux armées au Liban. Qui est le souverain ? Le Hezbollah ou le gouvernement libanais ? Par son intervention, Israël signifie au Liban qu’il n’est pas tolérable pour lui de se soumettre à une situation où le Liban n’est pas un Etat souverain. Il y a deux armées au Liban et l’une d’elles fait ce qu’elle veut alors qu’il n’y a plus d’occupation israélienne au Liban.

 

- J’étais récemment au Liban. Israël violait l’espace aérien jour et nuit ; et les  fermes de Sebha sont considérées par les Libanais comme occupées ?

 

- Sebha c’est quelques centaines de kilomètres carrés. Le Hezbollah s’en sert comme prétexte pour continuer de se battre. La guerre est un bon business pour le Hezbollah.

 

- Mais ne croyez-vous pas que la branche armée du Hezbollah qui défend le Liban contre l’agression israélienne mène une lutte de résistance ? N’y a-t-il pas là tout un peuple qui résiste contre son envahisseur ?

 

- Quelle résistance ?

 

- Le peuple Libanais est unanime, semble-t-il, à soutenir les forces qui mènent une lutte de résistance ?

 

- Résistance contre quoi ?

 

- Les Libanais qui se font massacrer n’ont-ils pas le droit de se défendre ? Vous soutenez bien le mouvement des « Anarchistes contre le mur » qui vont manifester chaque vendredi à Bil’in contre votre armée. Le Hezbollah au Liban résiste comme les Palestiniens résistent à Bil’in. N’est-ce pas le même combat ?

 

- Soutenir Bil’in c’est ce qu’il faut faire. Ce qui se passe au Liban et dans les « territoires » n’a rien en commun.

 

Pas un mot ne désigne les choses par leurs noms : Palestine, Palestiniens. On reste dans l’abstraction. Pas de « nous », pas de reconnaissance des responsabilités.

 

Les réponses d’Elad soulèvent d’autres questions. Les refuzniks n’ont-ils pas été un facteur d’équilibre à un moment où les atrocités de Tsahal risquaient par trop de retourner l’opinion ? N’ont-ils pas été un effet de marketing, de mode ? Présentés comme une « lumière d’espoir et de courage » par ceux qui, dans le camp de paix, véhiculent des illusions, n’ont-ils pas volé la place des résistants qu’Israël traite de « terroristes », et que ses F 15 exterminent avec des missiles en violation de toutes les lois internationales ? Un militant pour la justice en Palestine nous donne ici sa réponse.

 

« Les refuzniks sont restés un mouvement très marginal en Israël. On leur a accordé une place sans commune mesure avec leur réalité. Composé de divers groupes qui, en gros, sont d'accord sur le refus d'aller faire leur service, et leurs temps de réserve, dans les "territoires palestiniens occupés". Leurs motivations sont morales et politiques. La première phrase du manifeste fondateur du mouvement « Courage de Refuser » dit: "Nous, officiers et soldats combattants de réserve de Tsahal, qui avons grandi dans le berceau du sionisme et du sacrifice pour l'état d'Israël..." Ce n’est donc pas étonnant que des refuzniks aient résolument approuvé la guerre menée contre le Liban. Car là, ils "défendent et renforcent l'état d'Israël ! » C’est leur positionnement exclusif sur « les territoires de 67 » qui explique pourquoi les refuzniks ont bénéficié d’une grande promotion de la part des mouvements de solidarité en Europe ; ces derniers s’en sont servis pour défendre leur ligne politique et celle du camp de paix en général qui se borne à dire que « le problème est l'occupation depuis 1967 », qu’il suffit de se retirer derrière la ligne verte ».

 

Faire l’impasse sur ce qui s’est passé avant 1967, revient à pérenniser l’existence d’Israël comme Etat exclusivement juif sur 80 % du sol historique de la Palestine, donc à évacuer la question du droit au retour des réfugiés. Dans une situation où tout est illégal, la tentation de l’ambiguïté et du déni de l’épuration ethnique est une échappatoire humainement compréhensible. Néanmoins, tout Israélien ne peut jamais perdre de vue qu’il foule le sang des Palestiniens, qu’Israël ne peut s’imposer, comme « Etat juif exclusif », que par la force et de la brutalité; et qu’en vivant sur cette terre volée -qui contraint Israël à mener des guerres sans fin pour la garder- l’on ne peut que prolonger les souffrances des Palestiniens. La résolution 194 de l’ONU reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs terres, même si, de facto, Israël ne l’a jamais reconnu.

 

Or, les réfugiés palestiniens qu’Israël a exclus, ghettoïsés, n’attendent qu’une chose : qu’on leur rende ce qu’on leur a pris. Pour eux, tout Israélien, vivant dans cet Etat qui s’est construit sur sa terre, est un colon qui viole les principes de justice et les droits humains. Il n’y a qu’une chose à faire : laisser les Palestiniens -et les Syriens expulsés hors du plateau du Golan- revenir là d’où ils ont été délogés, tout de suite. Et enfin, cesser d’accuser « d’antisémitisme » ceux qui demandent à Israël de reconnaître ses torts.

 

Transformer Israël en un Etat qui reconnaîtrait aux réfugiés Palestiniens leur droit à retourner chez eux, et qui accepterait de les traiter sur un pied d’égalité, dans un seul Etat, quelle que soit leur religion, ne signifierait nullement « l’anéantissement d’Israël » ni le rejet « des juifs à la mer » comme on l’entend dire parfois, mais la fin d’une forme d’Etat pratiquant la discrimination religieuse et ethnique.

 

Le camp de la paix (3) et le camp de la guerre ne sont pas si éloignés que cela. « Le problème en Israël est qu’entre Peace Now (La Paix maintenant) et Avigdor Lieberman, il n’y a pas, contrairement à ce qu’on dit, une si grande distance idéologique. C’est une question de tactique pour savoir comment assurer au mieux un Etat juif avec une forte majorité démographique, sinon exclusive » se désole l’historien israélien Ilan Pappe(4).

 

Refuser de servir dans les « territoires palestiniens occupés » - ce terme « territoires » est aussi ambigu qu’inacceptable- tout en s’attribuant le droit de rester sur cette terre volée, qui contraindra Israël à faire la guerre aux Arabes pour des siècles, n’est pas une position humainement et moralement acceptable.

 

Etre autorisé à aller s’établir à Tel Aviv, à Jerusalem ou à Haïfa -et être de facto éligible à la nationalité israélienne- parce que l’on est de confession juive, s’installer à demeure dans des maisons où les propriétaires, qui en ont été brutalement dépossédés, n’ont pas le droit de revenir et doivent rester à croupir dans des ghettos misérables en Cisjordanie, en Syrie, au Liban, à Gaza, est-ce normal ? Certes non. Mais rien n’est normal en Israël.

 

 

1)       http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=6027&ty...  - De septembre 2000 à fin 2006, 5'150 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes et les colons, dont 1151 enfants. Le  nombre d’attaques israéliennes depuis le sommet de Charm-El-Sheikh en février 2005, s'élève à 70.079.

2)          « Anarchistes contre le mur » est un mouvement israélien, dont le splendide Yonatan Pollack, 25 ans, est l’initiateur, qui compte quelques douzaines de jeunes militants. Tous les vendredis ils participent -en association avec l’International Solidarity Movement palestinien (ISM)et des internationaux de passage- à la manifestation contre la construction du mur, notamment à Bil'in. Ils sont très appréciés des villageois palestiniens qui les connaissent et mènent à leur côté des actions de résistance non violente directes et, comme eux, se font brutaliser par les soldats israéliens. Tout comme le petit groupe de militants de Tayoush.

3)          Il comprend notamment : Gush Shalom (fondé en 1993 par Uri Avnery), Femmes en Noir, Bat Shalom, (Comité contre la démolition des maisons), Physicians for Human Rights. Ce camp de paix ne compte que quelques centaines de membres actifs mais il dispose dehors d’un large soutien politique et financier, de la part d’organisations juives et associations pro-palestiniennes. En France, il a le soutien, notamment, de l’Association française Palestine Solidarité (AFPS) et de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), dont il inspire la ligne politique : deux Etats (« chacun chez soi »), la reconnaissance que le retour des refugiés est un droit, mais qui toutefois « ne peut plus être applicable ».

4)          http://electronicintifada.net/v2/article6206.shtml

21:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, fascisme, general, guerre, histoire, imperialisme, capitalisme, israel, liban, liberte, onu, occupations, palestine, politique, petrole, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, press | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/01/2007

15/01/2007: Palestine 2007 : Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie

Site d'information sur la Palestine et le Moyen-Orient

 

Palestine - Solidarité

 

Retour :  Accueil  Sommaire Ilan Pappe  -  Originaux  Dernières dépêches  -  Analyses  Ressources  -  Mises à jour



The Electronic Intifada

Palestine 2007 : Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie
Ilan Pappe

11 janvier 2007

Ici même - il n’y a pas si longtemps j’ai déclaré qu’Israël menait une politique génocidaire dans la bande de Gaza. J’ai beaucoup hésité avant d’employer ce terme si chargé et pourtant j’ai décidé de l’adopter. Evidemment la réponse que j’ai reçue, y compris de certains militants importants des droits de l’homme, montrait un certain malaise quant à l’usage de ce terme. J’ai réfléchi pendant un moment à l’idée de repenser ce mot mais je le reprends aujourd’hui avec une conviction encore plus forte : c’est le seul moyen approprié pour décrire ce que l’armée israélienne est en train de faire à Gaza.

Le 28 décembre 2006, l’organisation des Droits de l’Homme B’Tselem a publié son rapport annuel sur les atrocités israéliennes dans les territoires occupés. Les forces israéliennes ont tué l’année dernière six cent soixante citoyens. Le nombre de palestiniens tués par Israël l’année dernière a triplé par rapport à l’année précédente (environ deux cents). Selon B’Tselem, les israéliens ont tué cent quarante et un enfants l’année dernière. La plupart de ces morts sont de Gaza où les forces israéliennes ont démoli environ 300 maisons et détruit des familles entières. Ce qui signifie que depuis 2000, les forces israéliennes ont tué presque quatre mille palestiniens dont la moitié d’enfants, et fait plus de 20 000 blessés.

B’tselem est une organisation conservatrice, et il est possible que les chiffres soient plus importants. Mais la question ce n’est pas seulement l’escalade intentionnelle des tueries, mais la tendance et la stratégie. En ce début 2007, les décideurs font face à deux réalités très différentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Dans le premier cas, ils sont plus près que jamais de finir la construction de leur frontière Est. Leur débat idéologique interne est terminé et leur maître plan pour annexer la moitié de la Cisjordanie est en cours à toute vitesse. La dernière phase a été reportée en raison de la promesse faite par Israël, conformément à la Feuille de Route, de ne pas construire de nouvelles colonies. Israël a trouvé trois manières de circonvenir cette prétendue interdiction. D’abord il a déterminé qu’un tiers de la Cisjordanie (appartenait) au Grand Jérusalem ce qui lui a permis de construire à l’intérieur de ces zones des villes et des centres communautaires.

Deuxièmement il a développé d’anciennes colonies dans de telles proportions qu’il n’y avait pas besoin d’en construire de nouvelles. Cette évolution a franchi un degré de plus en 2006 (des centaines de caravanes ont été installées pour marquer la frontière de ces expansions, les plans prévus pour les nouvelles villes et les quartiers ont été arrêtés et le système de routes et de voies de contournement de l’apartheid a été terminé). Au total, les colonies, les bases militaires, les routes et les murs permettront à Israël d’avoir annexé presque la moitié de la Cisjordanie dès 2010. A l’intérieur de ces territoires il y aura un nombre considérable de Palestiniens contre lesquels les autorités israéliennes continueront d’appliquer leur politique lente et insidieuse de transfert, un sujet trop ennuyeux pour que les médias occidentaux s’en préoccupent et trop insaisissable pour que les organisations des droits de l‘homme établissent un point général sur le sujet. Rien ne presse ; tant qu’il s’agit des israéliens, ils ont la haute main ici : les mécanismes intriqués d’insultes et de déshumanisation pratiqués par l’armée et la bureaucratie sont toujours aussi efficaces contribuer à ce processus de dépossession.

La pensée stratégique d’Ariel Sharon selon qui cette politique est bien meilleure que celle voulue par les très directs « transféristes » ou les nettoyeurs ethniques, comme le plaide Avbigdor Liberman, est acceptée par tous au gouvernement, des travaillistes à Kadima. Les petits crimes du terrorisme d’état sont aussi efficaces puisqu’ils permettent aux sionistes libéraux de par le monde d’adoucir leur condamnation d’Israël et même de considérer toute véritable critique de la politique criminelle d’Israël comme de l’antisémitisme.

D’un autre côté, il n’y a pas de stratégie israélienne claire quant à la Bande de Gaza ; mais il y a une expérience quotidienne avec une (stratégie). Gaza, au regard des israéliens, est une entité geo-politique très différente de la Cisjordanie. Le Hamas contrôle Gaza, tandis qu’Abu Mazen semble conduire la Cisjordanie en morceaux avec la bénédiction des Israéliens et des Américains. Il n’y a aucune partie de Gaza qu’Israël convoite et il n’y a pas d’arrière pays comme en Jordanie, vers lequel les Palestiniens de Gaza peuvent être expulsés. Le nettoyage ethnique y est inefficace.

La précédente stratégie à Gaza c’était la ghettoïsation des Palestiniens mais cela ne marche pas. La communauté ghettoïsée continue d’exprimer sa volonté de vivre en tirant des missiles artisanaux à l’intérieur d’Israël. Ghettoïser ou mettre en quarantaine des communautés non désirées, même si elles étaient considérées comme sous- humaines ou dangereuses n’a jamais été une solution dans l’Histoire. Les juifs le savent mieux que quiconque avec leur propre histoire. Les étapes qui ont suivi, dans le passé, contre ces communautés ont été encore plus horribles et barbares. Il est difficile de dire ce que le futur réserve à la population de Gaza, ghettoïsée, mise en quarantaine, non désirée et démonisée. Sera-ce la répétition d’exemples historiques menaçants ou bien sera-ce un meilleur destin, encore possible ?

Créer cette prison et jeter la clef à la mer, comme un Envoyé Spécial des Nations Unies John Dugard l’a dit, ce fut une option contre laquelle les Palestiniens de Gaza ont réagi avec force dès Septembre 2005. Ils étaient déterminés à montrer jusqu’au bout qu’ils faisaient encore partie de la Cisjordanie et de la Palestine. Ce mois-là, ils lancèrent le premier et significatif - en nombre mais pas en qualité - barrage de missiles contre l’Ouest du Negev. Ce bombardement était la réponse à une campagne israélienne d’arrestation massive de militants du Hamas et du Jihad Islamique de la région de TulKarem. Les Israéliens ont répondu avec l’opération « Première pluie ». Il faut s’arrêter un instant sur la nature de cette opération. Elle s’inspirait des mesures punitives infligées en premier lieu par les pouvoirs coloniaux, puis par les dictatures, contre les révoltes de prisonniers ou les communautés bannies. Un spectacle effrayant du pouvoir de l’oppresseur pour intimider, précédé de toutes sortes de punitions collectives et brutales, qui se terminaient par un grand nombre de morts et de blessés. Pour « Première pluie » des avions supersoniques ont survolé Gaza pour terroriser toute la population, suivis de lourds bombardements de vastes régions, à partir de la mer, du ciel et de la terre. La logique, a expliqué l’armée israélienne, c’était de créer une pression telle qu’elle affaiblirait le soutien de la population de Gaza aux lanceurs de rockets. Comme s’y attendaient aussi les israéliens, l’opération n’a fait qu’augmenter le soutien aux lanceurs de rockets et a donné l’impulsion à leurs nouvelles tentatives. Le véritable objectif de cette opération spécial était expérimental. Les généraux israéliens souhaitaient savoir comment ce type d’opération serait reçu chez eux, dans la région et dans le monde. Et il semble qu’instantanément la réponse fut « très bien » ; en particulier personne ne s’est intéressé aux nombres de morts et aux centaines de blessés palestiniens laissés derrière après que « Première pluie » se soit retirée.

Et depuis « Première Pluie » et jusqu’à juin 2006 toutes les opérations qui se sont succédées ont été conçues sur le même modèle. La différence ce fut l’escalade : plus de puissance de feu, plus de victimes, plus de dommages collatéraux et, comme on pouvait s’y attendre, en réponse, plus de Quassams. Pour accompagner ces mesures en 2006, on eut recours, à d’avantage de sinistres moyens pour assurer l’emprisonnement complet du peuple de Gaza par le boycott et le blocus, auquel l’Europe, honteusement, collabore toujours. L’enlèvement de Gilad Shalit en juin 2006 a fourni l’occasion aux Israéliens d’augmenter plus encore les composantes de ses missions tactiques supposées punitives. Après tout, il n’y avait eu encore aucune stratégie à la suite de la décision tactique d’Ariel Sharon d’expulser 8000 colons dont la présence compliquait les missions « punitives » et dont l’éviction faisait de lui un quasi candidat au Prix Nobel de la Paix. Depuis lors, les actions « punitives » s’enchaînent et deviennent elles-mêmes stratégie.

L’armée israélienne adore le drame et on peut constater l’escalade dans le langage. « Première pluie » a été remplacée par « Pluies de Printemps », nom général qui a été attribué aux opérations « punitives » depuis juin 2006 (dans un pays où il n’y a pas de pluie en été, la seule précipitation à laquelle on peut s’attendre ce sont des douches de bombes de F-16 et des obus d’artillerie frappant la population de Gaza.

« Pluies d’été » a apporté une composante originale : l’invasion terrestre de quartiers de Gaza. Ce qui a permis à l’armée de tuer encore plus efficacement des citoyens et de présenter cela comme le résultat de lourds combats à l’intérieur de zones très peuplées, résultat inévitable dues aux circonstances et non à la politique israélienne. Avec la fin de l’été est venu l’opération « Nuages d’automne » qui fut encore plus efficace : le 1er Novembre 2006, en moins de 48 heures, les israéliens ont tué soixante dix civils ; à la fin de ce mois-là, avec en plus de petites opérations pour les accompagner, presque deux cents (personnes) ont été tuées, dont la moitié étaient des femmes et des enfants. Comme on peut le voir d’après les dates certaines de ces actions ont été parallèles aux attaques israéliennes contre le Liban, ce qui rendit les choses plus faciles pour finir les opérations sans trop attirer l’attention extérieure, ni une seule critique.

De « Première pluie » à « Nuages d’automne » on peut lire l’escalade à travers tous les paramètres. Le premier c’est la disparition de la distinction entre cibles civiles et non civiles : la tuerie gratuite a fait de la population dans son ensemble la cible principale de l’opération de l’armée. La seconde c’est l’escalade dans les moyens : l’emploi de toutes les machines à tuer possibles que possède l’armée israélienne. Troisièmement, l’escalade est visible dans le nombre de victimes : avec chaque opération, et chaque future opération, un nombre encore plus important de gens seront susceptibles d’être tués et blessés.

Finalement, et bien plus important, ces opérations deviennent stratégie - la manière dont Israël a décidé de résoudre le problème de la bande de Gaza. Un transfert rampant en Cisjordanie et une politique génocidaire calculée à Gaza sont les deux stratégies qu’Israël utilise désormais. D’un point de vue électoral la stratégie de Gaza est problématique car elle ne récolte aucun résultat tangible ; la Cisjordanie d’Abou Mazen cède aux pressions israéliennes en l’absence de force significative pour arrêter la stratégie israélienne d’annexion et de dépossession. Mais Gaza continue à tirer en réponse. Cela peut amener l’armée israélienne à engager des opérations encore plus massivement génocidaires dans le futur. Il y a un grand danger, de voir se reproduire ce qui s’est passé en 1948, l’armée réclamant une action « punitive » et collatérale encore plus drastique et systématique contre la population assiégée de la Bande de Gaza.

Ironiquement, la machine à tuer israélienne s’est reposée ces derniers temps. Même un nombre relativement important de missiles Quassam, dont un ou deux très meurtriers, n’ont pas poussé l’armée à l’action. Le porte parole de l’armée dit que cela montre sa « retenue », retenue inexistante par le passé comme probablement à l’avenir. L’armée se repose, tandis que ses généraux se réjouissent des tueries internes à Gaza qui font le travail pour eux. Ils observent avec satisfaction l’émergence d’une guerre civile à Gaza, qu’Israël fomente et encourage. Du point de vue israélien, peu importe la manière dont on réduit démographiquement la population à gaza ; par le biais d’affrontements internes au celui des assassiants israéliens. La responsabilité d’en finir avec le combat interne repose évidemment sur les groupes palestiniens eux-mêmes, mais l’interférence américaine et israélienne, les emprisonnements continuels, la faim et l’étranglement de Gaza sont autant de facteurs qui rendent le processus de cette paix interne très difficile. Mais cette paix ne saurait tarder, et alors, au premier signe d’accalmie « Pluies d’Eté » tomberont de nouveau sur le peuple de Gaza, infligeant dévastation et mort.

Et on ne se fatiguera jamais de souligner les inévitables conclusions politiques (à tirer) de cette lamentable réalité de l’année que nous laissons derrière nous et de celle qui nous attend : Il n’y a pas d’autre moyen d’arrêter Israël si ce n’est par le boycott, le désinvestissement, et les sanctions.

Nous devons tous soutenir clairement cela ouvertement, inconditionnellement, quoiqu’en disent les gourous de notre monde sur l’efficacité ou la raison d’être de ces actions. Les Nations Unies ne veulent pas intervenir à Gaza comme ils le font en Afrique ; les Nobel de la paix ne veulent pas s’enrôler pour sa défense comme ils le font pour les causes de l’Asie du Sud-Est. Le nombre de gens tués ici ne bouleverse pas autant que d’autres calamités et ce n’est pas nouveau - c’est dangereusement vieux et troublant. Le seul talon d’Achille de cette machine à tuer, c’est sa relation indispensable avec la civilisation « occidentale » et l’opinion publique. C’est pourquoi, il est encore possible de contrecarrer la stratégie d’élimination du peuple palestinien par le biasi du nettoyage ethnique en Cisjordanie et celui du génocide dans la Bande de Gaza."

http://electronicIntifada.net/v2/article 6374.shtml

(Texte traduit par Carole SANDREL)

 


Source : CAPJPO EuroPalestine
http://www.europalestine.com:80/...

20:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crimes, courcelles, actualite, barbarie, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liberte, onu, occupations, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2007

11/01/2007: de Michel Collon, journaliste belge,...

De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 15:00
À : roger.romain@skynet.be
Objet : NOUVEAU : Somalie, pétrole, Belgique, Otan, Colombie, Saddam et les médias

 

Vous désinscrire ? Changer ou ajouter une adresse ? Ne pas répondre, cliquer directement: http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

Nouveau sur :

Clea - La Belgique compte son premier prisonnier d'opinion
La ministre de la Justice viole-t-elle la Déclaration des Droits de l'Homme ?
Prisonnier d'opinion

Clea - Itinéraire d'un procureur hors-la-loi
Comment un procureur qui aurait dû être lui-même poursuivi, applique sa propre loi
Procureur

Mohamed Hassan - Somalie : c'est aussi une guerre "Made in USA"
Un diplomate éthiopien révèle les vrais objectifs de la nouvelle guerre de Bush
Somalie

Silvia Cattori - Les armées terroristes secrètes de l'Otan
Les réseaux clandestins anticommunistes resservent-ils contre "l'Islam" ?
Otan

Viktor Litovkine - Bilan militaire de l'année 2006 : l'impuissance de la force
Irak, Liban, Afghanistan : 3 échecs militaires US. Qui est fort, qui est faible ?
Impuissance

Doug Stokes - Les véritables raisons de l'intervention nord-américaine en Colombie
Un stratège US : "Le prétexte de la drogue permet d'induire le public à nous soutenir"
Colombie

Stefano Chiarini - Butin de guerre
Pétrole : la nouvelle loi coloniale approuvée à Washington, mais pas encore communiquée aux Irakiens
Pétrole

LES MEDIAS ET SADDAM :
Stop USA - La question non posée : pourquoi a-t-il été pendu ?
Tony Blair accusé : "La Convention des Droits de l'Homme ne s'applique pas en Irak"
Pourquoi

Curtis Doebbler - Un avocat de Saddam Hussein accuse les médias occidentaux
CNN a refusé qu'on débatte de l'illégalité du procès.
Saddam

Jean Bricmont - Blair recopié sans problème : "Mentez, mentez..."
En 2003, Blair dût avouer avoir menti sur les "charniers". Mais le mensonge court toujours...
Blair recopié

20:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, belgique, capitalisme, courcelles, crimes, colonialisme, barbarie, democratie, fascisme, guerre, histoire, iran, islam, irak, imperialisme, liban, liberte, onu, otan, occupations, politique, presse, collon, romain, repression, capitalism, palestine | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/01/2007: Base de Guantanamo : horreur et mystère depuis des années...

 

 

-----Message d'origine-----
De : frances-bounces@ain.cu [mailto:frances-bounces@ain.cu] De la part de Info-Cuba
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 18:41

Objet : [Frances]
Base de Guantanamo : horreur et mystère depuis des années.

 

 

ACN Service en langue française

 

Base de Guantanamo : horreur et mystère depuis des années.

 

La Havane, 10.01.07 :  Si les premiers combattants ennemis en

provenance d'Afghanistan furent conduits en janvier 2002 à Guantanamo,

rendant encore plus célèbre la base navale de ce nom, cette prison et

les tortures qui s'y pratiquent ne sont pas récentes et Manuel Prieto

peut tout à fait vous en convaincre.

 

Septuagénaire résidant dans la ville voisine de Caimanera, Prieto a

travaillé à cette installation aéronavale depuis 1947, jusqu'à début

1961, date à laquelle, accusé d'appartenir à la sécurité de l'Etat

cubain, il fut incarcéré, interrogé et torturé dans un cachot humide de

la prison de Carabela Point.

 

Libéré six jours plus tard, il fut hospitalisé suite à des blessures

qu'il s'infligea (il se piqua sous la mâchoire avec une écharde de bois

et se déchira la gorge avec les doigts pour simuler une tuberculose) et

celles qu'on lui infligea en lui donnant des coups de pieds jusqu'à

épuisement et en lui plongeant la tête dans l'eau jusqu'à la limite de

l'asphyxie.

 

Ces passages à tabac lui provoquèrent des fractures des vertèbres,

l'obligeant à porter une minerve durant des années, lui abîmèrent la

vision de l'oeil gauche, ce qui s'est aggravé avec les années, Prieto

vient d'avoir 78 ans.

 

Une autre victime de ces abus fut Rodolfo Rosell Salas, un modeste

pêcheur d'une coopérative de Caimanera, dont le cadavre réapparut le 14

juin 1962. Il fut tué avec un acharnement bestial, reporte à l'AIN,

Héctor Tati Borges, ancien employé de la base, habitant Guantanamo.

 

Ils ont également assassiné, après l'avoir capturé, un autre ouvrier,

Rubén López Sabariego. Si les eaux n'avaient pas érodé la terre autour

de la tranchée où le cadavre avait été caché, il serait toujours porté

disparu.

 

Défiant les lois internationales et le sens commun, le crime et la

torture ont une longue histoire sur ce territoire usurpé à Cuba en 1903

et converti en prison depuis janvier 2002.

 

Des militaires, des agents de l'intelligence, des employés d'entreprise

de sécurité privée participent à ces martyres, une diversité qui, par

chance pour Manuel Prieto, n'existait pas à l'époque où il fut

supplicié.

 

Il y a dans les geôles de Guantanmo, comme dans les camps de

concentration hitlériens, des médecins qui exercent, obéissant plus aux

idées patriotiques qu'au serment hippocratique. Saifulá Paracha, captif

d'origine pakistanaise en témoigne, après avoir refusé de se faire

opérer pour sa cardiopathie, redoutant être l'objet d'une négligence ou

d'une expérimentation.

 

Seul un quart des 500 détenus en provenance d'Afghanistan, dont beaucoup

d'adolescents et d'anciens, ont été libérés après des interrogatoires

infernaux, un peu modérés après 2004, quand éclata le scandale des

mauvais traitements dans la prison d'Abu Ghraib.

Il en reste actuellement 395 derrière les barreaux, dans des cellules

de 3 mètres par 4, survivants comme fantômes, ou conduisant un certain

nombre d'entre eux au suicide.

 

L'administration Bush continuant à se rire de la décence universelle,

leur nie le droit d'être considérés comme prisonniers de guerre, comme

l'établi la convention de Genève et requiert pour ses soldats, partout

dans le monde, l'impunité alors qu'ils attaquent ou massacrent des

innocents au nom de la lutte contre le terrorisme.

 

Service en langue française Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu www.cubainfo.ain.cu

 

Horror y misterio desde hace muchos años

 

-----------------------------

 

Service en langue francaise

Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu www.cubainfo.ain

 

-----------------------------

_______________________________________________

Frances mailing list

Frances@ain.cu

http://ainch.ain.cu/mailman/listinfo/frances

20:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afghanistan, amerique, belgique, barbarie, capitalisme, cuba, crimes, cia, colonialisme, democratie, fascisme, gangsterisme, guerre, histoire, islam, irak, imperialisme, injustice, mccarthysme, oppression capitaliste, onu, occupations, politiq, actualite, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/01/2007

06/01/2007: Au risque d’une guerre civile ...

Site d'information sur la Palestine et le Moyen-Orient

 

Palestine - Solidarité

 

Retour :  Accueil  Sommaire M. Warschawski  -  Originaux  Dernières dépêches  -  Analyses  Ressources  -  Mises à jour



Info Palestine

Au risque d’une guerre civile
Michel Warschawski

 

Les États-Unis et Israël tentent de renforcer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Fatah), aux dépens du Premier ministre, Ismaïl Haniyeh (Hamas). Conséquence : les affrontements interpalestiniens se multiplient, et les risques d’une guerre civile augmentent.

« Il faut renforcer Abou Mazen [Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité nationale palestinienne] ! », tel est le nouveau mot d’ordre qui, dans le consensus israélien, tient lieu de stratégie. Lancé par Condoleezza Rice lors de la visite, il y a deux mois, du Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, à Washington, il a été reçu cinq sur cinq par les politiques israéliens, comme il se doit quand c’est l’Empire qui parle. Une chose est de dire « Oui chef ! », tout autre chose est de donner un contenu à ce mot d’ordre.

Jusqu’à présent, le « renforcement d’Abou Mazen » s’est soldé par une bise retentissante, suivie d’un dîner dans la résidence d’Ehoud Olmert et d’un chèque de quelques centaines de milliers de dollars. La bise a mis le président palestinien dans l’embarras, le repas n’était pas terrible et les dollars... appartiennent de toute façon aux Palestiniens, et étaient retenus illégalement dans les caisses du trésor israélien.

Même la libération de quelques centaines de détenus palestiniens - seule mesure qu’auraient appréciée les Palestiniens des territoires occupés - n’a pas été concédée par le Premier ministre israélien, transformant la bise médiatisée en une étreinte des plus compromettantes pour le président palestinien, dont l’image de marque est déjà suffisamment dégradée et qui n’avait pas besoin de cette hypocrite marque d’amitié pour être accusé par certains militants de son propre parti d’être devenu, si ce n’est un collaborateur, du moins une marionnette aux mains des Américains.

Il s’agit de renforcer Abou Mazen afin d’affaiblir le gouvernement Hamas, massivement élu et toujours soutenu par la majorité des Palestiniens. Pour ce faire, il faudrait montrer au peuple palestinien que, contrairement au Hamas, Abou Mazen peut obtenir le gel de la colonisation - auquel Israël s’est engagé dans la feuille de route, il y a près de cinq ans ! - et, dans le cadre de négociations rapides et efficaces avec Israël, mettre fin à 40 ans d’occupation. Mais cela n’est évidemment pas au programme du gouvernement d’union nationale d’Ehoud Olmert et d’Amir Peretz.

Comment peut-on espérer renforcer Abou Mazen, alors que la colonisation se poursuit de façon accélérée et, contrairement à l’époque d’Ariel Sharon, fait l’objet des fanfaronnades du Premier ministre et de son ministre de la Défense, le travailliste Amir Peretz, qui viennent tous les deux d’annoncer la reconstruction d’une colonie dans la vallée du Jourdain ? Cette déclaration a d’ailleurs provoqué l’ire du département d’État américain, qui veut à tout prix donner l’impression que si les choses ne s’améliorent pas dans les relations israélo-palestiniennes, au moins elles n’empirent pas.

Comment renforcer Abou Mazen quand on lui concède quelques centaines de milliers de dollars, alors que l’on empêche le Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, de faire entrer plusieurs milliards de dollars dont l’Iran vient de faire don à l’Autorité palestinienne ? Si l’on voulait faire passer Mahmoud Abbas pour un collabo aux yeux de son propre peuple, on ne s’y prendrait pas autrement. Mais le pire est que les Israéliens ne le veulent pas, et ce n’est que par aveuglement colonial qu’ils donnent à celui qu’ils voudraient effectivement renforcer, mais sans y mettre le prix, le baiser de la mort.

La stratégie algérienne

Las de tenter d’affaiblir le Hamas par le renforcement impossible, dans les conditions actuelles, d’Abou Mazen, certains proches du président des États-Unis et de la CIA, d’une part, et des services secrets israéliens, de l’autre, préfèrent la méthode algérienne de 1992, qui consistait à renverser par la force un gouvernement légitime, quitte à fomenter une guerre civile. C’est l’arrière-fond des confrontations sanglantes à Gaza de ces dernières semaines entre des militants du Fatah et des militants du Hamas, et dont le Fatah porte l’entière responsabilité. Le Fatah, ou plutôt un courant du Fatah, que l’on peut appeler le « courant algérien » ou encore le « courant éradicateur », est encouragé par Washington et Tel-Aviv et est prêt à en découdre avec le Hamas pour récupérer le pouvoir... et ses prébendes.

Comme l’a montré le cas algérien, de telles manœuvres ne feront que renforcer la popularité du Hamas, d’autant que les prétendus chevaliers de la démocratie et de la laïcité, qui rêvent d’en découdre avec le gouvernement légitime, tel Muhammad Dahlan, l’ancien chef de la sécurité préventive à Gaza, ont une image de marque plutôt sulfureuse, qui ne peut que grandir celle du Hamas que personne ne peut accuser de malversation ou de corruption. Yasser Arafat entrera dans l’histoire comme celui qui a été prêt à sacrifier jusqu’à sa liberté pour empêcher une guerre fratricide entre Palestiniens et contrer les pressions combinées de Tel-Aviv et de Washington. Mahmoud Abbas n’a ni la carrure, ni le prestige du fondateur de l’OLP et, même s’il est injuste de l’accuser de tenter de fomenter une guerre civile, il tente en revanche de satisfaire la Maison Blanche en essayant de déstabiliser le pouvoir légitime afin de lui imposer un gouvernement qui donnerait un pouvoir de veto à ceux précisément que les électeurs ont voulu sanctionner.

La situation constitutionnelle qui crée, de fait, un double pouvoir - celui du Conseil législatif et celui du président, tous deux élus par le suffrage universel - donne une couverture légale aux manœuvres du président Abbas. Mais, aux yeux de la majorité des Palestiniens, elles ont une forte odeur de compromission avec Bush et Olmert.

5 janvier 2007 - - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lcr-rouge.org/article.ph...

 


Source : Info Palestine
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=483

20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, onu, usa, israel, palestine, occupations, guerre, barbarie, gangsterisme, colonialisme, terrorisme, sionisme, imperialisme, fascisme, crimes, histoire, actualite, romain, courcelles, presse, silence, solidarite, resistance, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/01/2007

30/12/2006: Huit légendes médiatiques sur l' Irak ...

De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : samedi 30 décembre 2006 15:25

 

Huit légendes médiatiques sur l’Irak
« Une vérité est un mensonge répété mille fois »

Réseau Voltaire
Publié le 13 mars 2003 http://www.voltairenet.org/article9234.html

« En 1991 l'Irak a massacré des Chiites qui s'étaient soulevés contre le régime. Selon les estimations du gouvernement états-unien, de 30 000 à 60 000 Chiites ont été tués. »

Les opposants au régime irakien ont mené une offensive contre le pouvoir en 1991, après la campagne de bombardements de la coalition internationale. Mais, comme en témoigne, entre autres, Jawad Bashara, un proche du Parti communiste irakien et membre du Forum irakien qui réunit des opposants à Saddam Hussein installés à Paris : « En 1991, le soulèvement populaire avait libéré quatorze grandes villes et la moitié de Bagdad, mais les Américains ne voulaient pas d'un pouvoir alternatif dominé par les Chiites, sous prétexte qu'ils pourraient faire une alliance avec l'Iran. Ils ont desserré le blocus autour de la garde républicaine et lui ont permis d'utiliser les armes de destruction massive, les missiles sol-sol, l'aviation, tout ce qui était interdit par les accords de cessez-le-feu, pour réprimer le soulèvement dans le sang. »  [ 1 ]
La réalité est plus complexe que la propagande. La politique des Etats-Unis dans cette région est dominée, depuis la révolution khomeyniste, par la volonté d'affaiblir les mouvements chiites en général et l'Iran en particulier. C'est pourquoi, les Etats-Unis ont financé et armé le régime de Saddam Hussein pour qu'il attaque l'Iran. puis, après la guerre du Golfe, ils ont continué à instrumentaliser le régime de Saddam Hussein, cette fois pour réprimer les mouvements chiites irakiens.

  Objectif : faire de Saddam Hussein un nouveau Staline en lui attribuant la responsabilité exclusive d'une répression de masse.

« Saddam Hussein a gazé plus de 5 000 Kurdes à Halabja en 1988 »

Les seules informations dont nous sommes sûrs est qu'une bataille entre l'Iran et l'Irak a eu lieu dans la zone d'Halabja, que les deux camps ont utilisé des gaz de combat interdits et que des civils kurdes, pris entre deux feux, ont été tués par ces gaz.
Le massacre d'Halabja n'avait pas soulevé de protestation de la communauté internationale, en mars 1988. À l'époque, il était admis que les civils avaient été tués « collatéralement » à la suite d'une erreur de maniement des gaz de combat. Deux ans plus tard, lorsque la guerre Irak-Iran prit fin et que les Occidentaux cessèrent de soutenir Saddam Hussein, le massacre d'Halabja fut attribué aux Irakiens. Un rapport classifié de l'Army War College démontra, en 1990, que cette imputation était peu crédible. Le Washington Post du 4 mai 1990 le résuma en ces termes : « L'affirmation iranienne du 20 mars [1990] selon laquelle la plupart des victimes d'Halabja a été empoisonnée par du cyanide a été considérée comme un élément clé [...]. Nous savons que l'Irak n'utilise pas de gaz cyanide. Nous avons une très bonne connaissance des agents chimiques que les Irakiens produisent et utilisent, et nous savons ce que chacun ne fait pas. »
Récemment, Stephen C. Pelletiere, un analyste politique pour l'Irak à la CIA pendant la guerre Iran-Irak puis professeur à l'Army War College qui participa à la rédaction du rapport, rappela dans le New York Times que le massacre d'Halabja était un crime de guerre, probablement commis par l'armée iranienne, et non un crime contre l'humanité commis par l'armée irakienne. Et, qu'en aucun cas, il ne s'est agit de l'assassinat délibéré de populations civiles (voir le résumé de la tribune libre de Stephen C. Pelletiere dans Tribunes libres internationales ).

  Objectif : faire de Saddam Hussein un nouvel Hitler en lui imputant des crimes contre l'humanité.

« Bagdad prétend qu'en douze ans l'embargo a causé la mort de centaines de milliers d'enfants et de personnes âgées alors qu'elles ont été victimes du régime de Saddam Hussein. »

Les sujets de presse sur les sanctions infligées à l'Irak commencent souvent par « Saddam prétend que... ». En fait, il existe, en la matière, des rapports précis provenant d'organisme internationaux reconnus.
Dès mars 1996, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiait un rapport alarmant sur dégradation de la situation sanitaire en Irak ( Rapport - Synthèse ). L'OMS attribuait directement aux sanctions l'augmentation de 600 % de la mortalité juvéno-infantile depuis 1990.
L'OMS impute également à l'embargo le développement et la réapparition de maladies infantiles qui étaient en voie de disparition. L'Unicef a publié un rapport en août 1999 montrant que les sanctions contre l'Irak ont contribué à la mort de 500 000 enfants.

  Objectif : masquer la responsabilité des États-Unis et du Royaume-Uni dans le maintien de l'embargo et occulter que ce maintien est un crime contre l'humanité.
En une occasion cependant, la responsabilité états-unienne avait été reconnue et assumée. On se souvient, en effet, que le 12 mai 1996, Madeleine Albright, alors secrétaire d'État, avait été interrogée sur les conséquences des sanctions par la journaliste Leslie Stahl qui lui demandait :
« Nous avons entendu qu'un demi-million d'enfants [en] sont morts. C'est supérieur au nombre d'enfants tués à Hiroshima. Est-ce que cela en valait vraiment la peine ? »
Mme Albright avait répondu : « Je pense que c'est un choix très difficile, mais nous pensons que cela en vaut la peine »  [ 2 ].

« Mauvaise foi de Saddam Hussein : il prétend qu'en 1998, les inspecteurs de l'ONU étaient des espions. »

C'est aussi ce qu'affirmait le New York Times à la « Une », le 7 janvier 1999 : « Des officiels états-uniens ont déclaré aujourd'hui que des espions américains ont travaillé secrètement dans les équipes d'inspecteurs des Nations Unies. »  [ 3 ]]
Le 6 janvier 1999, le Boston Globe rapportait, quant à lui, que des agents secrets états-uniens « ont mené une ambitieuse opération d'espionnage conçue pour pénétrer les services de renseignement irakiens et suivre les mouvements du leader irakien Saddam Hussein, selon des sources des États-Unis et de l'ONU » . [ 4 ]]
Le Washington Post du 2 mars suivant a indiqué en première page que les États-Unis « ont infiltré des agents et du matériel d'espionnage pendant trois ans au sein des équipes d'inspection en armement de l'ONU en Irak afin de surveiller l'armée irakienne, à l'insu des Nations Unies. »  [ 5 ]
L'information fut mise en doute, mais lorsque la presse demanda un démenti officiel, « les porte-parole de la CIA, du Pentagone, de la Maison Blanche et du Département d'État ont refusé de démentir catégoriquement » ( Washington Post du 2 mars 1999). [ 6 ]
En septembre 1991 déjà, l'ONU avait adressé une « réprimande publique » à David Kay, un inspecteur états-unien de la commission spéciale de désarmement en Irak, accusé de fournir des informations directement à Washington avant l'ONU [ 7 ]

  Objectif : faire croire que l'Irak n'a jamais véritablement accepté les inspections.

« Les inspecteurs de l'ONU ont été expulsés par l'Irak, en 1998. »

Informé d'une campagne de bombardement imminente, Richard Butler, le chef des inspections de l'époque, a décidé de retirer son personnel (Opération « Renard du désert » lancée le 16 décembre, 415 missiles de croisière tirés, 600 bombardements).
Relatant ce retour, le Washington Post du 18 décembre 1998 écrit : « Butler a ordonné à ses inspecteurs d'évacuer Bagdad, anticipant une attaque militaire, mardi soir »  [ 8 ]. Confirmant qu'il s'agit bien d'un départ volontaire et non d'une expulsion, USA Today du 17 décembre 1998 rapporte que « l'ambassadeur russe, Sergei Lavrov, a critiqué Butler pour son évacuation des inspecteurs d'Irak, mercredi matin, sans demander l'autorisation au Conseil de sécurité » . [ 9 ]

  Objectif : prétendre que Saddam Hussein a volontairement interrompu les inspections pendant plusieurs années pour reconstituer son arsenal à l'abri des regards.

Début 2003, l'Irak dispose de missiles à longue-portée.

Lors d' une rencontre avec Jose Maria Aznar le 22 février 2003 , George W. Bush a évoqué les missiles irakiens Al-Samoud 2 comme des missiles à longue-portée. En fait, les missiles incriminés figuraient dans la déclaration de 12 000 pages remise par l'Irak à l'ONU, le 7 décembre 2002. Dans une interview au Monde , Corinne Heraud, une inspectrice française de l'ONU explique qu'en octobre 2002 déjà, Bagdad avait déclaré que certains essais avaient dépassé la limite de 150 km.
Lorsque, à la demande d'Hans Blix, un groupe d'experts a rendu ses conclusions sur les Al-Samoud 2, le 12 février, John Negroponte ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, a qualifié l'information de « découverte » de « missiles violant les résolutions de l'ONU » , suggérant qu'il s'agissait d'une trouvaille inédite. Cette mise en scène, sous forme de scoop, a été reprise par de nombreux médias . Ainsi, la RTBF ou RFI entre autres, présentaient le 12 février comme une révélation « exclusive » ce qui n'était que la confirmation officielle de ce que l'Irak avait déclaré plusieurs mois auparavant.
Selon Associated Press , Hans Blix aurait annoncé en janvier que 40 essais avaient été effectués sur les missiles al-Samoud 2. Treize tirs auraient dépassé les 150 kilomètres autorisés par la résolution 687 et seul un tir aurait atteint 182 kilomètres. Le dépassement des 150 km est dû, selon Tarek Aziz vice-Premier ministre irakien, au fait que ces tests ont été effectués avec des vecteurs non chargés (ils peuvent transporter jusqu'à 300 kg de charge) et non équipés de dispositifs de guidage.
L'ambassadeur irakien auprès de Nations Unies, a déclaré le 12 février que son gouvernement souhaitait qu'une commission vienne vérifier la portée réelle des missiles.

  Objectif : faire croire que l'Irak représente aujourd'hui une menace pour ses voisins.

« L'Irak n'est pas autorisé à survoler les "zones d'exclusion aérienne" recouvrant les 2/3 de son territoire. »

Les zones d'exclusion aérienne qui comprennent les parties de l'Irak situées au nord du 36ème parallèle et au sud du 32ème parallèle ont été imposées par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, 18 mois après la guerre du Golfe. Depuis, la France est revenue sur sa position et a dénoncé ces zones. Le 3 septembre 1996, les États-Unis ont décidé unilatéralement d'étendre la zone du 32ème au 33ème parallèle.
Au regard du droit international et en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations Unies, l'Irak conserve le droit de se défendre sur l'ensemble de son territoire, y compris au dessus des zones déclarées « d'exclusion aériennes » par les États-Unis.

  Objectif : donner une apparence de légitimité aux raids aériens britanno-états-uniens contre les positions défensives irakiennes dans les zones d'exclusion aérienne.

« La guerre permettra de désarmer efficacement l'Irak. »

De 1991 à 1998, la première série d'inspections a permis d'éliminer bien plus d'armes que les six semaines de bombardements. En 1994, l'AIEA se déclarait « convaincue que, par suite des mesures de destruction, d'enlèvement et de neutralisation, qui ont été prises jusqu'ici, il n'est matériellement plus possible à l'Iraq de produire des armes nucléaires ou des matières utilisables dans les armes nucléaires ».
Selon l'États-unien Scott Ritter, ancien inspecteur de l'UNSCOM, « depuis 1998, l'Irak est grosso modo désarmé : de 90 à 95 % de ses capacités en armes de destruction massive ont été éliminées, et ce de façon vérifiable » Interview dans The Guardian .

  Objectif : justifier l'attaque contre l'Irak.

De nombreuses références reprises dans cet article ont été trouvées sur le site du collectif FAIR « Fairness & Accuracy In Reporting »

[ 1 ] L'Humanité du 20 novembre 2002 : http://www.humanite.presse.fr/journ... .

[ 2 ] Emission « 60 minutes » sur CBS , le 12 mai 1996. Leslie Stahl : - We have heard that a half million children have died. I mean that's more children than died in Hiroshima . And - you know - is the price worth it ? Madeleine Albright : - I think this is a very hard choice, but the price - we think the price is worth it.

[ 3 ] «  United States officials said today that American spies had worked undercover on teams of United Nations arms inspectors. » ( <span class="base64" title='WzxhIGhyZWY9IiNuaDQiIG5hbWU9Im5iNCIgY2xhc3M9InNwaXBfbm90ZSIgdGl0bGU9ImluZm8gbm90ZXMgNCI+NDwvYT5dIA==' ></span>« carried out an ambitious spying operation designed to penetrate Iraq's intelligence apparatus and track the movement of Iraqi leader Saddam Hussein, according to U.S. and U.N. sources ». [Copie de l'article sur globalpolicy.org->http://www.globalpolicy.org/security/issues/scomspy3.htm

<span class="base64" title='WzxhIGhyZWY9IiNuaDUiIG5hbWU9Im5iNSIgY2xhc3M9InNwaXBfbm90ZSIgdGl0bGU9ImluZm8gbm90ZXMgNSI+NTwvYT5dIA==' ></span>« Infiltrated agents and espionage equipment for three years into United Nations arms control teams in Iraq to eavesdrop on the Iraqi military without the knowledge of the U.N. agency. » ([Copie de l'article->http://www.library.cornell.edu/colldev/mideast/unspy.htm" class="spip_out">Copie de l'article )

[ 6 ] « spokesmen for the CIA, Pentagon, White House and State Department declined to repeat any categorical denials », Washington Post , 2 mars 1999 ( Copie de l'article )

[ 7 ] ( Le Monde , 3 octobre 1991, « Controverse à l'ONU sur la mission nucléaire en Irak Les informations recueillies à Bagdad n'auraient pas dû être transmises d'abord aux États-Unis » )

[ 8 ] «  Butler ordered his inspectors to evacuate Baghdad , in anticipation of a military attack, on Tuesday night »

[ 9 ] « Russian Ambassador Sergei Lavrov criticized Butler for evacuating inspectors from Iraq Wednesday morning without seeking permission from the Security Council. »



Objet : [mannekenpeace] Huit légendes médiatiques sur l'Irak

 

 

 

11:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, islam, israel, liberte, onu, guerre, histoire, imperialisme, otan, palestine, politique, presse, propagande, romain, racisme, col, irak, usa, actualite, afghanistan, capitalisme, crimes, barbarie, colonialisme, democratie, euro-dictature, fascisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/01/2007

02/01/2007: Appel franco-arabe : communiqué suite à lapendaison de Saddam Hussein

De : Patricia Latour [mailto:patricia.latour@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 2 janvier 2007 9:59

Objet : Fw: Appel franco-arabe : communiqué suite à lapendaison de Saddam Hussein

 

 

L'Appel Franco-Arabe

  

Communiqué de l’Appel franco-arabe suite à la pendaison de Saddam Hussein



    Même si les événements qui avaient touché l’Irak depuis plus d’une décennie ont souvent dépassé l’entendement humain, c’est avec surprise et consternation que nous avons appris « l’exécution » de Saddam Hussein, faisant suite à un procès que tous les juristes indépendants, et tous les hommes libres, de par le monde considèrent comme inique, illégal et scandaleux.

 

            À cela s’ajoute le fait que sa mort a été décidée un jour férié en Irak, ce que l’on ne peut comprendre autrement que comme un acte de provocation. Si, dans leur vision simpliste, les occupants de l’Irak avaient voulu diviser les Irakiens, ils ne s’en seraient pas pris autrement.

 

            Par ce « procès », et la pendaison qui a suivi, on a ôté aux Irakiens la possibilité d’examiner et de débattre de la longue période au cours de laquelle Saddam Hussein a exercé les fonctions de Président de la République d’Irak, État reconnu internationalement depuis la création de l’ONU, et dont l’Irak fut un des fondateurs.

 

            Ceux des citoyens irakiens qui ont cru judicieux de servir un envahisseur étranger pour trancher des problèmes intérieurs ont découvert dès 2003, avec les centaines de milliers de morts, les pillages de leur patrimoine culturel et économique national, les assassinats de leurs hommes de sciences et de civils, l’émergence de « milices » autoproclamées, les tortures et les prisons secrètes, etc. à quel point on s’était joué d’eux de façon cynique et criminelle. La pendaison de Saddam Hussein « couronne » ce processus, alors même que, de mois en mois, les forces de la résistance à l’occupant augmentent en force et en unité, malgré les provocations, et les tentatives de créer des divisions artificielles, sectaires ou tribales.

 

            La pendaison de Saddam Hussein constitue également une nouvelle atteinte à l’état de droit, ce qui lance un défi à toutes les nations libres. Car l’agression dont a été victime l’Irak en 2003, sans déclaration de guerre préalable et sans consensus international, constitue une atteinte au droit international. Le gouvernement irakien reconnu internationalement n’ayant pas signé d’acte de capitulation, il faut rappeler que le droit et les institutions irakiennes en place au moment de l’invasion sont toujours légales au regard du droit. Et aucun occupant n’a le droit de modifier les structures, les lois et les institutions nationales tant que dure l’occupation et qu’un gouvernement national unanimement reconnu n’est pas reconstitué. Le droit irakien a été violé à de nombreuses reprises depuis 2003 par les envahisseurs, la pendaison de Saddam Hussein venant s’ajouter à ces graves violations successives. Seul un peuple irakien libre de présence occupante aurait eu le droit de mettre Saddam Hussein en jugement.

 

            Mais, depuis l’aube de l’humanité, on n’a jamais vu un occupant réussir à changer durablement la composition et le cours de l’histoire d’un peuple. La vérité finit toujours par triompher. Tôt ou tard, ce peuple redevient maître de son destin et juge librement sa propre histoire. La signification du rôle joué par Saddam Hussein dans l’histoire de l’Irak appartient et appartiendra au peuple irakien, dans toutes ses composantes. Saddam Hussein a présidé au destin d’un Irak unifié, et qui a connu un grand bond dans son développement économique, social et culturel. Il a mené des combats et des politiques intérieures et extérieures que chaque Irakien a le droit de juger, et lui seul. Pour ce faire, encore faudrait-il que son pays soit libre de présence armée étrangère et que les conditions d’une confrontation équitable d’opinions libres, et a fortiori d’un débat juridique, soient garanties. La parodie de procès rappelant les années les plus sombres des dictatures du XXe siècle à laquelle nous venons d’assister constitue une injure pour le peuple irakien, et pour toute la communauté internationale des peuples libres. Elle vise à créer des blessures supplémentaires dans le corps déjà meurtri du peuple irakien et de la nation arabe. Mais le peuple de Sumer, de Babylone et d’Assyrie, le peuple qui a construit Bagdad et Samarra, le peuple qui s’est relevé de la monstrueuse occupation mongole a toujours su sortir de chacune de ses épreuves plus fort et plus uni qu’auparavant. L’Appel franco-arabe souhaite que, cette fois-ci encore, les forces vives de la société irakienne surmontent l’épreuve actuelle pour assurer l’indépendance, la souveraineté et l’unité de tout l’Irak, élément indispensable à l’équilibre et au développement de tout le monde arabe.

 

 

Paris, le 30 décembre 2006

Le Conseil d’administration de l’Appel franco-arabe

10:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terrorisme, barbarie, usa, irak, fascisme, imperialisme, occupations, democratie, liberte, repression, otan, onu, europe, politique, capitalisme, crimes, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, silence, resistance, solidarite, op | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/12/2006

27/12/2006: Républicains et démocrates d' accord pour envoyer encore plus de tueurs Us en Irak ???

De : Marcus Lemaire [mailto:fa029559@skynet.be]
Envoyé : mercredi 27 décembre 2006 14:27

Objet : N° 238 - Journal d'Irak Special dossier - 27-12
Importance : Haute

                 Journal d'Irak   Special dossier (extraits)

                                              N° 238                                                                           27/12/06 

                                              Par M.Lemaire


 

Le " Journal d’Irak " est visible dès maintenant sur ...

a) Mon blog : http://journal-liban.blogspot.com

b) Site de  BRussells Tribunal : http://www.brusselstribunal.org/ sous www.brusselstribunal.org/Lemaire.htm.

Site de Aredam  http://www.aredam.net ou il  est placé à la rubrique n° 14, en page d'index :14  Journal de Bagdad, La guerre en Irak.

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

3-1 Dossier : Saddam Hussein va être exécuté.

a) Opinion de Adriana Evangelizt.

Saddam Hussein va être exécuté et Pinochet est mort tranquillement dans son lit après avoir fait torturer et exécuté des milliers de personnes.

Voilà la justice des hommes et plus particulièrement celle de Bush. Ah ils n'ont pas honte ! Quand on sait que la soldatesque américaine a tué plus de 655 000 irakiens, que valent la vie de 148 personnes que Saddam aurait fait exécuté alors qu'il avait été victime d'un attentat ? Et que dire du gouvernement irakien, marionnette aux mains de l'équipe Bush, qui ressemble à celui de Pétain lors de la dernière invasion en France ?

On suppose qu'eux non plus ne seront pas jugés comme le fut le maréchal dont le seul tort fut de ne plus être maître de son pays sous le joug des nazis. Si Saddam Hussein est exécuté, que Bush ne s'attende pas à une clémence christique. Il peut planter son nez dans la Bible, on voit ce qu'il en fait. Le triste constat qu'il faut faire c'est que les plus grands criminels que la terre ait pu porter -depuis qu'elle existe- gouvernent le monde et qu'ils se préparent à trinquer pour la nouvelle année sur le dos de centaines de milliers de cadavres qui par leur faute ne verront pas, eux, l'An 2007. Ces individus sont une abomination.

 

b) Compte-rendu de l'Afp : Saddam Hussein exécuté dans les trente jours .

La condamnation à mort de l'ex-dictateur pour l'exécution de 148 chiites dans les années 80 a été confirmée par la cour d'appel irakienne. La sentence pourrait être appliquée avant un mois, ce qui empêcherait la tenue de tout nouveau procès contre Saddam Hussein.
L'appel de l'ancien dictateur a été rejeté. La cour d'appel irakienne a confirmé aujourd'hui la condamnation à mort de Saddam Hussein. L'ancien raïs devrait donc être pendu dans les trente jours. Le juge de la cour d'appel Arif Shaheen a précisé que la sentence pourrait être appliquée "à n'importe quel moment à partir de mercredi". Dans le même temps, les appels de son demi-frère, Barzan al-Tikriti, l'ancien chef des renseignements du régime baasiste, et de l'ex-président du tribunal révolutionnaire, Awad al-Bandar, ont été également rejetés et leurs condamnations à mort confirmées.
L'avocat de Saddam Hussein, maître Khalil Doulaïmi, s'est exprimé depuis Amman, en Jordanie. Il a à nouveau qualifié
le procès de son client de "100% politique" et a fustigé une décision "prévisible". Plus rien ne semble donc pouvoir sauver celui qui a tenu l'Irak d'une main de fer de 1979 à 2003, car d'après la constitution irakienne, aucune autorité, pas même le chef de l'Etat, ne peut user d'un droit de grâce. La décision du tribunal a également été critiquée par Amnesty International qui a fait part de sa déception face à un "procès faussé". Abondant dans le sens de l'organisation non-gouvernementale,

Salim al-Jibouri, membre du parti islamique, a regretté que le procès de l'ex-dictateur se soit transformé en un "show".
Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

 


c) Compte-rendu de l'Ats : Saddam Hussein sera pendu d'ici trente jours.

La cour d'appel irakienne a confirmé la condamnation à mort de Saddam Hussein pour le massacre de villageois chiites à Doujail en 1982. Le président déchu sera exécuté dans les 30 jours par pendaison et à n'importe quel moment à partir de mercredi, selon un juge..

Saddam Hussein qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à l'invasion américaine et la chute de son régime en avril 2003, avait été condamné à mort par pendaison le 5 novembre pour l'exécution de 148 villageois chiites de Doujail (au nord de Bagdad), dans les années 1980, en représailles à un attentat contre le convoi présidentiel.

Son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar avaient également été condamnés à la peine capitale. Leur appel a aussi été rejeté et tous deux seront également pendus d'ici 30 jours.

"Ce jugement figure dans les agendas américain et iranien visant à diviser l'Irak et à l'engager dans une guerre civile", a estimé l'avocat du président déchu. Selon la loi irakienne, aucune autorité, pas même le chef de l'Etat, ne peut user du droit de grâce ni commuer les peines prononcées.

En outre, la tenue d'un autre procès n'ayant pas de caractère suspensif, Saddam Hussein sera pendu, même s'il est actuellement jugé avec six anciens dirigeants pour avoir ordonné et mis en oeuvre les campagnes militaires Anfal en 1987-88 dans le Kurdistan. Ces campagnes ont coûté la vie à 180'000 Kurdes selon l'accusation.

Le verdict a été annoncé alors que le Pentagone a fait état mardi de la mort de six GI's à Bagdad. Pour le seul week-end de Noël, 16 Américains ont péri en Irak.

(ats / 26 décembre 2006 19:00)


3-2 Point de vue de Bill Van Auken : Bush met la table pour une escalade militaire en Irak.
Les remarques prononcées par le président Bush à sa conférence de fin d’année mercredi, ainsi qu’une série de développements militaires et politiques, vont inexorablement dans le sens d’une escalade majeure de la guerre américaine en Irak dans la prochaine année.
Bush n’a pas révélé beaucoup qui n’était pas déjà connu lors de sa rencontre avec les journalistes, rejetant comme étant « hypothétiques » toutes les questions sur le supposé virage de son administration vers une nouvelle offensive militaire en Irak basée sur un renfort de 40 000 soldats de combat américains dans ce pays.
Le président a affirmé qu’il était toujours en train d’évaluer les diverses recommandations de sources militaires, diplomatiques et irakiennes, tout comme celles du rapport déposé avec fanfare, mais déjà marginalisé du Groupe d’étude sur l’Irak, avant de présenter sa nouvelle politique dans un discours que l’on attend pour le début de janvier.

Son nouveau secrétaire de la Défense, Robert Gates, a passé son troisième jour de travail mercredi à Bagdad où il a rencontré des généraux américains. Après, il a dit aux journalistes : « Nous avons discuté de ce qui était évident. Nous avons discuté de la possibilité d’une augmentation du nombre des soldats et de ce que cela pourrait accomplir. »
Bush a clairement dit que
son administration n’a pas l’intention de se plier à la volonté du peuple américain, telle qu’exprimée dans les bureaux de scrutin il y a six semaines, répudiant de façon massive la guerre en Irak et administrant une bonne raclée au Parti républicain.
« Je ne vais pas spéculer à voix haute sur ce que je vais dire à la nation lorsque je serai prêt à le faire sur la façon d’aller de l’avant, a dit Bush. Je vais vous dire que nous considérons toutes les options. Naturellement, parmi celles-ci, il y a l’option d’augmenter le nombre des soldats. Mais pour cela, il faut une mission précise qui pourra être accomplie s’il y avait plus de soldats. »

Des sondages récents ont montré
une opposition écrasante à l’augmentation de la présence militaire américaine en Irak. Selon un sondage réalisé à la demande de CNN dont les résultats ont été publiés cette semaine, l’option d’envoyer plus de soldats est appuyée par à peine 11 pour cent de la population. 64 pour cent s’opposent à la guerre et 54 pour cent appellent pour le retrait de toutes les forces américaines du pays soit immédiatement soit au cours de l’année qui vient.

On a demandé à Bush s’il était, étant donné les sondages,
s’il désirait toujours « suivre une voie qui semble être en opposition à la volonté du peuple américain. »
Le président a répondu par l’affirmative. « Je veux suivre une voie qui mène à la victoire, a-t-il dit, et c’est exactement pourquoi nous faisons notre révision. » Il a rejeté une politique de « retraite », déclarant que cela « encouragerait les radicaux » et « nuirait à la crédibilité des Etats-Unis ».
Un des échanges les plus révélateurs de la conférence de presse fut la réponse de Bush à la question « Si vous concluiez qu’une augmentation du nombre des soldats en Irak était nécessaire, iriez-vous contre l’avis vos commandants militaires s’ils ne croyaient pas que ce soit une bonne idée ? »
Il a répondu en décrivant la demande du journaliste comme « une question hypothétique dangereuse ». Le danger, en ce qui le concerne, était de nature politique. Depuis que la guerre a débuté, Bush a répété qu’il basait ces décisions sur le nombre de soldats requis sur les avis de ses généraux en Irak, plutôt que sur ceux des « politiciens de Washington ».
Il s’est enveloppé dans le drapeau du « commandant en chef » dans le but de tordre le sens constitutionnel du terme, qui insiste sur le contrôle des institutions civiles sur l’armée, et de décrire toute critique de sa politique comme équivalente à une trahison.

Aujourd’hui, il est de notoriété publique que la proposition d’ajouter des dizaines de milliers de soldats aux troupes combattantes dans la région de Bagdad et de la province d’Anbar est opposée par une importante couche des officiers de l’armée. Des généraux seniors, y compris les chefs d'état-major interarmées, ont laissé savoir qu’ils voyaient un déploiement plus important comme une mesure téméraire et désespérée qui entraînera en toute probabilité un accroissement de la résistance irakienne et qui exposera plus de soldats américains à des attaques mortelles.
NBC News a cité mercredi soir un commandant senior anonyme qui a comparé le déploiement de soldats supplémentaires à « du kérosène que l’on jette sur le feu ».
Les commandants ont aussi exprimé leur crainte que la méthode proposée pour arriver à augmenter le nombre des soldats — le redéploiement hâtif de certaines unités de combat en Irak et le retardement du départ prévu pour d’autres — affaiblisse encore plus l’armée à long terme, tout en portant un autre coup au moral des troupes déjà chancelant.

Mardi, le secrétaire de presse de la Maison-Blanche Tony Snow a été obligé de nier l’existence d’une « chicane entre le président et les chefs d'état-major interarmées ».
L’hostilité au sein des hauts rangs de l’armée envers l’augmentation du nombre des soldats en Irak est à peine cachée. Le général James Conway, le commandant du corps des Marines, a dit samedi : « Nous ne croyons pas qu’ajouter des soldats dans le seul but d’en augmenter le nombre — un simple épaississement du mélange — soit nécessairement la meilleure façon d’aller de l’avant. »
D’autres dont les vues reflètent ceux des principaux dirigeants militaires ont été plus directs. Colin Powell, l’ancien secrétaire d’État de George W. Bush et l’ancien président des chefs d'état-major interarmées dans l’administration de Bush senior, a décrit l’armée comme étant « à peu près brisée » par la guerre en Irak.

Lors de sa propre conférence d’adieu mardi, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a décrit l’échec de l’ONU d’empêcher la guerre américaine contre l’Irak comme « le pire moment » de ses dix ans de présidence à la tête de l’organisme mondial, et avertissait justement qu’il y avait des « inquiétudes qu’il y ait une nouvelle opération militaire » contre l’Iran, qui serait, dit-il, « imprudente et désastreuse ».
Un des thèmes centraux de la conférence de presse de Bush était de dépeindre la débâcle en cours en Irak comme étant un élément d’une lutte continue contre les « radicaux » et les « extrémistes » qui nécessitera « des choix difficiles et des sacrifices additionnels ».
Il déclaré son appui la proposition d’augmenter la capacité militaire américaine pour poursuivre l’occupation de l’Irak aussi bien que de participer dans de nouvelles guerres en augmentant les rangs de l’armée. « Je suis tenté de croire que nous avons besoin d’augmenter… la force permanente autant de l’armée des Etats-Unis, que le corps des Marines », a déclaré Bush.
Ses commentaires faisaient écho à sa déclaration donnée dans une entrevue avec le Washington Post que les Etats-Unis avaient besoin de plus de force sur le terrain. « Il est correct de dire que cette guerre idéologique dans laquelle nous sommes va durer encore un certain temps, et que nous allons avoir besoin d’une force militaire qui est capable d’être en mesure de soutenir nos efforts et nous aider à amener la paix », a-t-il dit.

Alors que le président a décliné toute discussion concrète qui quantifierait l’augmentation du nombre des soldats, certains représentants officiels ont indiqué que l’objectif est d’ajouter 70 000 troupes permanentes dans les rangs des militaires en devoir actif
La conférence de presse de Bush a encore clairement indiqué que l’opposition de masse à la guerre en Irak exprimée aux urnes du 7 novembre est ignorée et répudiée par l’administration.
Les démocrates, qui doivent leur nouvelle majorité à la Chambre et au Sénat à ce large sentiment contre la guerre, appuient pleinement la proposition de Bush d’accroître le nombre de soldats. « Je suis content qu’il ait réalisé qu’il est nécessaire d’accroître la taille des forces armées… mais il y a deux ans que les démocrates le disent » a dit au Washington Post le représentant de l’Illinois Rahm Emanuel, le nouveau président du caucus démocrate de la Chambre.
Le sénateur John Kerry du Massachusetts, qui, en tant que candidat démocrate aux élections présidentielles de 2004, avait appelé pour une augmentation de 40 000 troupes supplémentaires dans les rangs de l’armée, a également soutenu la proposition d’extension de l’armée et des Marines, disant que c’était « un pas pragmatique requis pour faire face aux signes d’une armée en rupture ».
La direction entrante démocrate a assuré qu’elle allait approuver la requête du Pentagone, dévoilée mercredi, pour une demande de fonds supplémentaires de près de 100 milliards $ pour la guerre en Irak et en Afghanistan. La requête mènerait le budget de cette année pour les deux interventions à près de 170 milliards $ – ou plus de 3 milliards $ par semaine.
« Les démocrates se sont donné comme objectif de s’assurer que nos troupes aient tout ce dont elles ont besoin », a déclaré le porte-parole pour la nouvelle majorité au Sénat, Harry Reid.
L’establishment politique dans son ensemble – malgré de sérieuses divisions internes sur la politique en Irak – ne veut pas abandonner ses tentatives de soumettre ce riche pays pétrolier à la domination des Etats-Unis ou de renoncer à la stratégie plus large d’utiliser la puissance militaire américaine pour poursuivre les intérêts globaux du capitalisme américain.
Non seulement l’oligarchie dirigeante américaine refuse-t-elle de mettre un terme à la guerre en Irak, elle est en train de préparer une augmentation de la taille de son armée pour une nouvelle intervention encore plus sanglante.
 Bill Van Auken

Sources WSWS

Posté par Adriana Evangelizt

Mercredi 27 Décembre 2006

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, capitalisme, terrorisme, resistance, usa, irak, imperialisme, fascisme, barbarie, colonialisme, guerre, occupations, crimes, actualite, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/12/2006

30/11/2006: « Bientôt l’intervention américaine en Irak prendra fin »

 

De : democrite [mailto:democrite@neuf.fr]
Envoyé : jeudi 30 novembre 2006 17:43

 

----- Original Message -----

From: behnam.keryo

Sent: Thursday, November 30, 2006 5:41 PM

 

 

 

 

Salah Al-Mokhtar

à Al-Jazeera :

« Bientôt l’intervention américaine en Irak prendra fin »

 

 

Nous reproduisons ci-après le texte intégral de l’entretien donné en novembre par Salah al Mokhtar à la chaîne qatarie, Al-Jazeera et repris sur le site albasrah.net.

Salah Al-Mokhtar, ancien ambassadeur en Inde et au Vietnam, membre du Parti Baas depuis 1958, est réfugié au Yémen depuis le 12 juin 2003, à la suite de l’invasion américaine. Il a également été rédacteur en chef du quotidien irakien Al-Joumhouriya et Président de l’Organisation pour la Paix, l’Amitié et la Solidarité.

Salah Al-Mokhtar dit avoir accepté de participer à l’émission sur Al-Jazeera, malgré ses réticences, pour dissiper les mensonges qui courent sur le parti et la résistance irakienne, pour laver le Baas de toute diabolisation et fustiger ceux que l’on présente comme d’anciens bassistes.

 

Al-Jazeera : Au cours de votre séjour au Yémen avez-vous été confronté à des pressions de l’ambassade américaine, au travers des  autorités yéménites, demandant à ce que vous soyez éloigné ou avez-vous subi des pressions destinées à vous interdire toute activité politique ?

 

Salah Al-Mokhtar : Oui, nous avons eu écho, de sources non officielles au Yémen, que le gouvernement américain et les deux ambassades américaine et britannique, plus certains officiels américains en visite au Yémen, ont vivement incité le gouvernement du Yémen à nous éloigner ou nous faire taire, ou même éventuellement nous livrer. La réponse yéménite fut qu’il s’agissait là d’hôtes du gouvernement et du peuple yéménites, de ses tribus et de ses partis. Et il n’est ni dans les mœurs, ni dans les traditions yéménites de livrer leurs hôtes à autrui. Ceci s’est passé, il y a deux ans, et se reproduit de temps à autre.

 

Al-Jazeera : Comment jugez-vous la condamnation à mort du président Saddam Hussein ? Et croyez-vous qu’elle sera mise à exécution ?

 

Salah Al-Mokhtar : Ce jugement est un pas en direction de la destruction de l’Irak. Dès lors que les Etats-Unis sont parvenus à la conclusion que l’occupation est un échec, que leur projet en Irak s’effondre et qu’il n’y a aucun espoir de lui rendre vie, ils ont décidé de démolir ce qui restait de l’Irak. Ils ont alors lâché les escadrons de la mort, qui sont en fin de compte américano-iraniens, afin de susciter une rupture confessionnelle, d’attenter aux relations entre Irakiens pour des dizaines, si ce n’est, des centaines d’années.

Le jugement qui condamne à mort le président Saddam Hussein arrive dans ce contexte. Le but de cette sentence est d’une part de punir la résistance tout en faisant pression sur elle, d’autre part de créer des dissensions entre Irakiens. C’est là la pratique de toute occupation où qu’elle soit.

 

Al-Jazeera : Certains propos affirment que la résistance irakienne entreprendrait une opération destinée à délivrer Saddam, quelle en est la vérité ?

 

Salah Al-Mokhtar : Cela n’est ni rigoureux, ni vrai, car le lieu d’emprisonnement du président Saddam Hussein est un camp américain entouré de blindés et d’avions. Or, la résistance ne dispose ni de blindés, ni d’avions, mais mène une guerre de partisans.

 

Certains responsables dans le gouvernement irakien affirment que le jugement sera exécuté avant la fin de l’année ?

 

La décision ne relève pas de Maliki qui n’est qu’un jouet entre les mains de l’Amérique, laquelle est seule maîtresse de la décision.

 

Al-Jazeera : Quel est votre avis sur l’offre de réconciliation nationale de Maliki, qui est accompagnée de l’exclusion du parti Baas de toute activité politique ?

 

Salah Al-Mokhtar : Ils rejettent le Baas parce que cette offre de réconciliation ne concerne que les agents de l’occupation américaine entre eux, et non pas les patriotes qui défendent l’Irak. L’appel est destiné à établir une entente entre des voleurs, venus avec l’occupation qui se sont disputés les dépouilles de l’Irak, après l’avoir détruit. Il ne s’agit pas de leur position par rapport à l’occupation. Le présent appel de Maliki ne s’adresse ni aux forces nationales, ni à celles de la résistance

 

Al-Jazeera : Et pourtant ils répètent être en contact avec des secteurs de la résistance ?

 

Salah Al-Mokhtar : Ce sont des mensonges. Ils n’ont de contact avec aucun secteur réel de la résistance.

 

Qu’en est-il des forces américaines et des propos qui affirment qu’elles ont entrepris et continuent de maintenir des contacts avec la résistance armée ? Le Baas en fait-il partie ?

 

Salah Al-Mokhtar : Cela est vrai. Et le parti Baas est la première des forces avec laquelle ils prennent contact. Mais le Baas a refusé de négocier à moins que l’Amérique n’accepte les conditions posées a priori.

 

Al-Jazeera : Et quelles sont ces conditions ?

 

Salah Al-Mokhtar : Il s’agit du retrait total et inconditionnel de l’Irak, la présentation d’excuses au peuple et au gouvernement irakiens, le rétablissement du régime légitime précédent, le retour de l’armée et des forces de sécurité nationales , l’indemnisation des Irakiens qui ont subi en tant que citoyens des pertes de vies, d’argent et de biens colossales, l’indemnisation de l’Etat irakien qui a été totalement détruit, l’abolition de toutes les lois consécutives à l’occupation, à commencer par le décret de dissolution du Baas. Voilà les plus importantes conditions.

 

Al-Jazeera : Mais ces conditions paraissent irréalisables et les Etats-Unis d’Amérique ne sauraient les accepter ?

 

Salah Al-Mokhtar : C’est pour cela que nous affirmons que c’est à l’Amérique d’y souscrire. Faute de quoi si l’Amérique persistait, elle subirait en Irak une catastrophe comparable à celle qu’elle a fait subir aux Irakiens.

 

Al-Jazeera : Et croyez-vous que le Baas redeviendra ce qu’il fut, un parti unique au pouvoir ?

 

Salah Al-Mokhtar : Bien sûr qu’il reviendra. Mais pas tel qu’il a été.

 

Al-Jazeera : Y parviendra-t-il accompagné de l’ensemble des forces de la résistance islamique et nationale ?

 

Salah Al-Mokhtar : Certainement qu’il retournera avec ses alliés, les combattants (moudjahidine) baasistes et non baasistes et avec toutes les forces nationalistes irakiennes qui ont combattu l’occupation. Tout cela s’inscrit dans le contexte d’un front nationaliste qui gouvernera l’Irak après la libération.

 

Al-Jazeera : Vous avez affirmé que, parmi vos conditions, se trouvait le retour au régime précédent, entendez-vous par là les structures et les institutions de l’Etat ou bien les personnes et le régime de pouvoir ?

 

Salah Al-Mokhtar : J’entends par là l’Etat précédent avec sa légitimité populaire et constitutionnelle et tous ses instruments : ministères, armée et institutions techniques.

 

Al-Jazeera : Qu’en est-il alors des personnes ? Saddam redeviendra-t-il président ?

 

Salah Al-Mokhtar : Nous ne parlons pas du retour des personnes, dont le président Saddam Hussein. Lui-même ne veut pas redevenir président. L’important est que l’Irak soit libéré de l’occupation. Et il n’y a de notre côté aucun problème pour savoir qui sera président. En revanche, pour nous,  le problème politique principal est de savoir comment l’Irak sera totalement libéré. Il y a à cela une condition impérative : les forces de la résistance à l’occupation doivent disposer du pouvoir, qu’elles soient baasistes ou non baasistes.

 

Al-Jazeera : La résistance irakienne est-elle uniquement baasiste ? Qu’en est-il des autres forces islamiques et nationales ?

 

Salah Al-Mokhtar : Bien sûr que non. Les baasistes constituent la portion majeure de la résistance irakienne, mais il existe une résistance islamique, une autre nationaliste non baasiste et  aussi la résistance des chefs des confédérations tribales, celle des Ulémas (savants en religion). Elles sont peu nombreuses, bien que  très actives. Quant au Baas, il dispose d’un demi million de combattants.

 

Al-Jazeera : Y a-t-il eu des opérations combinées entre le Baas et les autres forces islamiques et nationales ?

 

Salah Al-Mokhtar : Oui. D’ailleurs, la plupart des unités ont passé des alliances avec les baasistes et s’épaulent en confiance depuis le début de l’invasion anglo-américaine et jusqu’à ce jour. Le programme pour la libération et l’indépendance précise ce point en disant que le pouvoir qui surgira après la libération sera un pouvoir national représentant tout ceux qui auront participé à la lutte pour la libération de l’Irak, qu’il s’agisse de forces islamiques ou nationalistes, arabes, kurdes ou turkmènes. Ce sera un pouvoir de rassemblement qui ne représentera pas un seul parti.

 

Al-Jazeera : Quelle conviction anime le combat des Baasistes en Irak, est-elle nationale ou religieuse ?

 

Salah Al-Mokhtar : Notre conviction a toujours été religieuse et son nationalisme affirme que l’arabisme est un corps dont l’âme est l’Islam. On ne saurait dans le parti Baas dissocier l’arabisme de l’Islam. Il s’agit d’un parti nationaliste dont l’essence spirituelle est l’Islam.

 

Al-Jazeera : Avez-vous des relations avec l’organisation d’al Qaïda en Irak ?

 

Salah Al-Mokhtar : Nous sommes d’accord avec toutes les forces de la résistance armée pour combattre l’occupant, l’expulser et liquider les collaborateurs. Mais, cet accord n’empêche pas l’existence de divergences idéologiques. Cependant, chacun de ceux qui prend un fusil est pour moi un camarade et un être cher.

Par ailleurs, l’organisation d’al Qaïda en Irak a annoncé que but ultime et unique de notre lutte en Irak était l’expulsion de l’occupation américaine. Et dès lors que l’occupant américain aura été expulsé, les armes se tairont, seules restant celles du gouvernement irakien. Cette décision a été prise et al Qaïda en a fait part. Au cas où al Qaïda refusait cela, nous aurions à ce moment là un autre rapport avec elle.

 

Al-Jazeera : Quel est l’objectif des combattants baasistes après la libération, est-ce l’établissement d’un Etat national arabe selon le modèle précédent, ou bien y aurait-il un projet différent quant au futur Etat irakien ?

 

Salah Al-Mokhtar : Après la libération, un gouvernement et une assemblée consultative (choura) provisoires seront constitués à partir de toutes les unités qui auront combattu l’occupation et de toutes les forces nationales, pour une durée de deux ans. Durant cette période, nous ramènerons immédiatement l’ordre en Irak. Nous rétablirons progressivement les services publics : eau, électricité, etc. Nous panserons les blessures des Irakiens. Nous organiserons des élections libres. Après ces élections libres, une constitution sera proposée à l’Irak. Au cas où elle serait acceptée, la nature de l’Etat irakien sera définie après les débats et les décisions du parlement irakien élu.

 

Al-Jazeera : Quelle sera la position des nouveaux gouvernants de Baghdad dans vos plans après la libération ?

 

Salah Al-Mokhtar : Ce sont des agents qui sont venus avec l’occupation et repartiront avec elle. S’ils demeurent en Irak, ils seront traduits devant les tribunaux comme traîtres et criminels. Déjà se sont enfuis Ibrahim al Jaafari et Ahmad Chalabi, qui résident aujourd’hui à Londres et tous ceux qui sont venus cachés sous l’uniforme de soldats de l’occupation sont sortis d’Irak.

D’autres, de troisième rang, fuient l’Irak. Quant à ceux d’entre eux qui sont restés, ils occupent des responsabilités gouvernementales sous l’occupation. Mais même ceux-là passent la majeure partie de leur temps hors d’Irak ou ils ne peuvent sortir de la zone verte à Bagdad. La résistance réclame que les occupants les leur livrent. Une des conditions de la résistance dans les négociations est la livraison des traîtres et des agents qui ont participé à l’invasion et la destruction de l’Irak. Il n’y a aucune possibilité de réconciliation avec eux.

 

Al-Jazeera : Mais ils disposent de larges appuis populaires en particulier au sud et dans les agglomérations populeuses ?

 

Salah Al-Mokhtar : Je peux vous assurer qu’ils s’échapperont dès la première heure qui suivra la libération. Il n’en restera aucun, parce qu’ils sont coupables de haute trahison, qu’ils ont détruit l’Irak et aidé l’occupation.

 

Al-Jazeera : Comment vous situez-vous par rapport à l’appel au pardon mutuel de Saddam ?

 

Salah Al-Mokhtar : Nous nous réconcilions avec ceux qui acceptent le programme de la résistance. Non avec ceux qui ont commis des crimes contre le droit des Irakiens et qui persistent dans leur comportement en faveur de l’occupant.

 

Al-Jazeera : Espérez-vous libérer l’Irak de l’occupation anglo-américaine d’ici à deux ans ?

 

Salah Al-Mokhtar : Bien plus tôt que vous ne l’imaginez. Car l’Irak va se libérer bientôt, très bientôt. Les Américains ramassent actuellement leurs effets pour se retirer. Toutes leurs déclarations et leur menace de tuer Saddam Hussein sont toutes des préludes à leur fuite d’Irak.

 

Al-Jazeera : Croyez-vous que l’Amérique abandonnera aussi facilement et qu’elle acceptera de se retirer d’Irak sans imposer la moindre condition ou le moindre engagement et ce, en dépit des énormes pertes financières, matérielles et humaines qu’elle a subies ?

 

Salah Al-Mokhtar : Il est certain que l’Amérique ne sortira pas facilement de l’Irak. Cependant, si nous prenons en considération la nature de l’Amérique et de la société américaine, ainsi que les objectifs de l’Amérique en Irak, alors, nous réalisons la proximité de son retrait de l’Irak car la société américaine est bâtie sur le principe qu’il n’y a qu’un seul dieu, le dollar. Seule, une toute petite proportion croit au christianisme, l’écrasante majorité n’est motivée que par le dollar et les impôts qu’elle est amenée à payer au gouvernement. Aussi, celui qui décide de continuer ou de terminer la guerre est le citoyen américain qui paye des impôts.

D’ailleurs, c’est lorsque la guerre du Vietnam est devenue un problème intérieur américain, que le citoyen américain subissait dans ses biens et dans le sang de ses enfants, que la guerre s’est achevée. Ce ne fut pas une victoire militaire vietnamienne, mais plutôt une victoire politique et psychologique. L’Amérique a été vaincue parce que le maintien de sa présence n’était plus glorieux. Elle faisait face à une hémorragie de sang et d’argent, aussi a-t-elle décidé de se retirer. En Irak, cette même situation se reproduit de manière plus accentuée qu’au Vietnam.

 

Al-Jazeera : Pourtant les pertes humaines des forces américaines ne dépassent pas trois mille morts, contrairement à leurs pertes au Vietnam ?

 

Salah Al-Mokhtar : Il s’agit là de statistiques officielles américaines. Il y a deux semaines, j’ai lu une étude américaine non officielle, rédigée par une association qui suit la conquête de l’Irak . Dans son estimation  des pertes de l’Amérique, elle affirme que le nombre de morts Américains en Irak ne serait pas inférieur à 20 mille morts. Quant aux invalides mentaux ou physiques, ils seraient 48 mille.

Si nous nous limitons à considérer ces chiffres, il apparaît que les pertes de l’Amérique en Irak sont plus importantes que celles subies au Vietnam parce que la guerre du Vietnam a duré plus de dix ans et que 48 mille Américains y furent tués. Alors que, pendant les trois années de guerre de libération de l’Irak, l’Amérique aurait perdu 20 mille hommes selon cette source. En revanche, si nous prenons en considération les sources de la résistance, le nombre de morts ne serait pas inférieur à 38 mille. On trouve plusieurs fosses communes destinées aux Américains dans différentes régions d’Irak. Elles ont été découvertes par des citoyens irakiens qui les ont photographiées.

Finalement, après une longue occultation, George Bush a admis que la situation en Irak était comparable à celle du Vietnam. La guerre d’Irak est donc devenue un problème intérieur américain confirmé par le résultat des dernières élections au Congrès. Les démocrates ont profité de la défaite américaine en Irak pour faire chuter les Républicains au Congrès. Je ne révèlerai pas un secret en disant que des négociations seront engagées entre les Démocrates et le président George Bush afin de définir un programme pour le retrait d’Irak.

 

Al-Jazeera : Des négociations entre les Américains et le parti Baas ou d’autres mouvements armés, destinées à préciser leur processus de retrait, de sorte à ne pas leur faire perdre la face, ont-elles abouti ?

 

Salah Al-Mokhtar : Les Américains savent avec certitude qu’une solution en Irak sans les baasistes ne peut aboutir qu’à un échec. De sorte que s’ils négocient avec d’autres portions de la résistance ou avec d’autres courants, ils savent que l’opinion des baasistes déterminera la réussite ou l’échec de n’importe quel accord. Car aujourd’hui le parti Baas tient la terre d’Irak et sa force de frappe est constituée d’un demi million de combattants baasistes. Actuellement, les Américains affrontent de très grosses difficultés, tout comme les Irakiens. En particulier, tout retrait américain sans négociation laisserait dans le monde l’image d’une défaite américaine en Irak.

En revanche, si l’Amérique négocie avec la résistance, avec en tête le parti Baas et ses alliés, elle devra consentir des concessions à la résistance. Si elle se refusait à de telles concessions, il n’y aurait pas de négociations. Alors, continuerait le broyage ; broyage des Américains et broyage des Irakiens, jusqu’à ce que l’Amérique s’effondre en Irak. Aussi va-t-elle désormais se trouver face à une alternative : soit l’effondrement militaire total, soit la négociation. Si elle choisissait la fuite, ce serait le pire des solutions pour elle.

 

Al-Jazeera : Craignez-vous une guerre civile au cas où l’Amérique se retirerait soudainement d’Irak, sans négociations ?

 

Salah Al-Mokhtar : Il n’y aura pas de guerre civile. La résistance contrôlera l’Irak et imposera l’ordre en moins de cinq heures. Ceci est la vérité. A l’heure présente la résistance contrôle la majeure partie des régions de l’Irak, y compris Bagdad, à l’exception du quartier al Shu‘lat et de Saddam City, qu’ils qualifient de Sadr City. Celle-ci est encerclée de tous côtés par la résistance et, en son sein, on trouve aussi la résistance.

 

Al-Jazeera : Que craignez-vous alors ?

 

Salah Al-Mokhtar : Ce que nous craignons, c’est une intervention directe iranienne, au cas où l’Amérique se retirait sans négocier avec la résistance. L’intervention de l’aviation, des blindés et des forces armées iraniennes. Comme vous le savez, le but principal de l’intervention américaine est de diviser l’Irak en trois mini Etats : un Etat kurde au nord, un Etat sunnite au centre et un Etat chiite au sud. L’Iran serait le facteur décisif dans la mise en œuvre de ce plan, puisqu’il est le principal instrument de l’occupation américaine de l’Irak.

 

Amitiés Franco-irakiennes AFI-Flash n°67

20:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, grande bretagne, iran, irak, occupations, imperialisme, fascisme, colonialisme, barbarie, gangsterisme, onu, vietnam, actualite, histoire, romain, courcelles, silence, terrorisme, guerre, capitalisme, oppression capitaliste, liberte, democratie, crimes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/11/2006

14/112006: Le 13 novembre 2006 : En Allemagne des organisations de juristes intentent une poursuite contre de hauts fonctionnaires états-uniens.

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mardi 14 novembre 2006 6:18
Objet : USA - Accusation Torture - Rumsfeld, Tenet, Cambone, Sanchez, etc.

 


Pour vous abonner ou vous désabonner, m'envoyer votre nouvelle adresse ou vos commentaires : pueblo@sympatico.ca
To subscribe or unsubscribe, to send me your new address or your comments: pueblo@sympatico.ca

Para suscribirse o de-suscribirse, enviarme su nueva dirección o sus comentarios: pueblo@sympatico.ca


 

[FRANÇAIS] + [ENGLISH]

 

Le 13 novembre 2006 : En Allemagne des organisations de juristes intentent une poursuite contre de hauts fonctionnaires états-uniens.

Communiqué du groupe «Lawyers Against the War» (LAW) (Avocats contre la guerre), du Canada

 

November 13, 2006: Law Groups Launch Torture Prosecution Bid in Germany against High Ranking U.S. Officials.

Press Release by Lawyers Against The War (Law) - Canada


 

[FRANÇAIS]

 

Traduction : Collectif de traduction de Montréal, collectif_de_traduction@yahoo.ca

 

----- Original Message -----

From: Lawyers Against The War

Sunday, November 12, 2006 6:18 PM

Subject: Law Groups Launch torture prosecution bid against Rumsfeld and others. Please distribute

 

13 novembre 2006 : En Allemagne des organisations de juristes

intentent une poursuite contre de hauts fonctionnaires états-uniens

 

Dimanche 12 novembre 2006

 

PLAINTE EN JUSTICE POUR UTILISATION DE LA TORTURE

 

Aucun État n'a le doit de violer l'interdiction internationale d'utiliser la torture pour aucune raison que ce soit.  Tout fonctionnaire qui autorise, dirige ou effectue des sévices ou omet d'empêcher la torture doit être accusé.  Tous les États signataires de la Convention contre la torture, y compris l'Allemagne, ont l'obligation juridique envers tout être humain, de prévenir et de punir tout cas de torture perpétré à n'importe quel moment, contre toute personne et par toute personne.   

 

Des preuves établissent que le président, le secrétaire de la Défense et d'autres haut fonctionnaires du gouvernement des États-Unis ont planifiée, autorisé et dirigé l'utilisation de la torture dans les prisons de «Guantanamo Bay» et d'Abu Ghraib.  Devant les preuves accablantes et irréfutables d'utilisation de la torture, auxquelles s'ajoutent des preuves que l'administration états-unienne n'entamera pas de poursuite, l'Allemagne doit agir pour faire enquête et poursuivre les responsables.  Agir autrement rendrait l'Allemagne complice de hauts fonctionnaires des États-Unis dans les cas futurs d'utilisation de la torture et de refus de protéger les victimes.

 

EN ALLEMAGNE

 

L'organisation «Lawyers Against the War» (LAW) (Avocats contre la guerre) se joint à ces organisations de juristes pour demander à l'Allemagne de faire enquête et de poursuivre Donald Rumsfeld et d'autres hauts fonctionnaires états-uniens pour avoir utilisé la torture.  La plainte en justice doit être déposée à Berlin lundi le 13 novembre 2006 par le «Center for Constitutional Rights» (CCR) (Centre des droits constitutionnels) et par d'autres coplaignants.  Elle nomme, comme accusés, les personnes qui ont conçu et dirigé le système d'utilisation de la torture que l'on utilise dans des prisons se trouvant hors du territoire des États-Unis contre des citoyens non états-uniens.  Les actes de torture ont continué sans aucune diminution et en toute impunité pendant presque cinq ans et ont entraîné la mort de plusieurs détenus. 

 

En novembre 2004, l'organisation «Lawyers Against the War» s'est jointe au «Center for Constitutional Rights», à la «Republican Attorneys and Lawyers Association» (RAV) à l'«International Federation for Human Rights Leagues» (FIDH) pour déposer une plainte en justice criminelle en Allemagne.  Le procureur allemand avait rejeté la plainte de 2004 en invoquant qu'il n'y avait pas d'"indications" établissant que les États-Unis ne poursuivraient pas les hauts fonctionnaires nommés comme accusés dans cette plainte.  L'organisation «Lawyers Against the War» se joint à nouveau à ces organisations pour soumettre la plainte actuelle, de novembre 2006, qui se base sur de nouvelles preuves établissant que les États-Unis ne vont pas accuser de hauts fonctionnaires. 

 

Le dossier détaillé présenté en appui à la plainte en justice de novembre 2004 a exposé à l'Allemagne les crimes et le rôle des présumés responsables.  Le dossier de novembre 2006 présente maintenant au procureur allemand des preuves irréfutables que de hauts fonctionnaires des États-Unis continuaient à pratiquer systématiquement des actes de torture et que l'administration états-unienne n'autorisera pas la présentation d'une poursuite en justice contre les personnes qui ont le commandement. 

Les personnes nommées dans le dossier de novembre 2006 sont :

 

·   l'ex-secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld;

·   l'ex-directeur de la CIA, George Tenet,

·   le sous-secrétaire à la Défense pour les services de renseignements, Stephen Cambone, Ph.D.

·   le lieutenant général, Ricardo Sanchez,

·   le major général Walter Wojdakoski,

·   le major général Geoffrey Miller,

·   le colonel Thomas Pappas,

·   l'ex-chef conseiller de la Maison Blanche, actuellement procureur général des États-Unis), Alberto R. Gonzales,

·   l'ex-assistant du procureur général, Jay Bybee,

·   l'ex-assistant du procureur général, John Yoo,

·    le conseiller général du ministère de la Défense, William James Haynes II,

·    le vice-président chef du conseil, David S. Addington,   

 

Les organisations co-plaignantes qui soumettent la demande de 2006 pour que l'Allemagne fasse enquête et juge les responsables sont : le «Center for Constitutional Rights», la «Republican Attorneys and Lawyers Association», l'«International Federation for Human Rights Leagues», l'organisation «Lawyers Against the War», l'«International Peace Bureau», la «National Lawyer’ Guild», l'«International Association of Lawyers Against Nuclear Arms», l'organisation «European Democratic Lawyers», l'organisation «European Democratic Jurists», le «Palestinian Center for Human Rights» et l'organisation «Veterans for Peace».

 

AU CANADA

 

L'organisation «Lawyers Against the War» a déposé des accusations criminelles contre George W. Bush au Canada pour avoir aidé, d'avoir été complice et d'avoir conseiller l'usage de la torture dans les camps de prisonniers d'Abu Ghraib et de «Guantanamo Bay».  Ces accusations, déposées en novembre 2004 en vertu des dispositions du Code criminel adoptées au moment où le Canada a ratifié la Convention contre la torture, ont été rejetées en septembre 2006 par la Cour d'appel de Colombie Britannique sur la base que le procureur général du Canada n'avait pas consenti à l'accusation.  Ces accusations n'avaient pas été rejetées sur la base que les présumés actes de torture n'étaient pas survenus ou sur la base que George W. Bush n'était pas responsable.

 

L'organisation «Lawyers Against the War» est un comité constitué de juristes et de non-juristes, originaires de 14 pays, qui s'opposent à la guerre, prônent le respect du droit international et s'opposent à l'impunité des responsables de ces violations.

 

Contactez :

Gail Davidson,

Présidente,

Organisation «Lawyers Against the War» (LAW)

Adresse électronique : law@portal.ca

Numéro de téléphone : +1 738 0338

 


 

[ENGLISH]

 

----- Original Message -----

From: Lawyers Against The War

To: Undisclosed-Recipient:;

Sent: Sunday, November 12, 2006 6:18 PM

Subject: Law Groups Launch torture prosecution bid against Rumsfeld and others. Please distribute

 

November 13, 2006: Law Groups Launch Torture Prosecution Bid in Germany against High Ranking U.S. Officials

 

Sunday, November 12, 2006

 

THE CASE AGAINST TORTURE

 

No state has the right to violate the universal prohibition on torture for any purpose, and all officials who authorize, direct, or execute torture or fail to prevent torture must be prosecuted.  All states, including Germany, that are signatory to the Convention against Torture are legally bound—a duty owed to all human kind--to prevent and punish all torture wherever, against whomever and by whoever committed.   

 

Evidence indicates that the torture used at Guantanámo Bay and Abu Ghraib was planned, authorized, and directed by the U.S. President, the Secretary of Defense and other high ranking officials.  In the face of overwhelming and incontrovertible evidence of torture coupled with evidence that the U.S. administration will not prosecute, Germany must act to investigate and prosecute those responsible. To do otherwise would make Germany complicit in future torture by U.S. officials and in the denial of remedies for victims.

 

IN GERMANY

 

Lawyers Against the War (LAW) joins in calling on Germany to investigate and prosecute Donald Rumsfeld and other high-ranking U.S. officials for torture.  The complaint, to be filed in Berlin on Monday November 13th 2006 by the Center for Constitutional Rights (CCR) and co-complainants, names as defendants the architects and directors of the widespread, well reported system of torture used in prisons outside the U.S. against non-U.S. citizens; torture that has continued unabated and unpunished for almost five years and has resulted in many deaths. 

 

In November 2004, LAW joined CCR, The Republican Attorneys and Lawyers Association (RAV) and The International Federation for Human Rights Leagues (FIDH) in filing a similar criminal complaint in Germany.  The German prosecutor dismissed the 2004 complaint on the basis of no ‘indications’ that the U.S. would not prosecute the U.S. officials named by that complaint. LAW  again joins in bringing the November 2006 complaint based on new evidence that the U.S. will not prosecute high ranking officials. 

 

The extensive brief filed in support of the November 2004 complaint gave Germany notice of the crimes and the involvement of the alleged perpetrators. The November 2006 brief now puts before the German prosecutor incontrovertible evidence that systematic torture by U.S. officials continues and that the U.S. administration will not authorize the prosecution of those in command. 

The named defendants in the November 2006 complaint are:

 

·        former Secretary of Defense Donald Rumsfeld,

·        former CIA Director George Tenet,

·        Undersecretary of Defense for Intelligence Dr. Stephen Cambone,

·        Lieutenant General Ricardo Sanchez,

·        Major General Walter Wojdakoski,

·        Major General Geoffrey Miller,

·        Colonel Thomas Pappas,

·        former chief White House counsel (and current U.S. Attorney General) Alberto R. Gonzales,

·        former Assistant Attorney General Jay Bybee,

·        former Deputy Assistant Attorney General John Yoo,

·        General Counsel of the Department of Defense William James Haynes II,

·        Vice-Presidential Chief Counsel David S. Addington,   

 

Co-plaintiffs in the 2006 request for investigation and prosecution by Germany are: CCR, RAV, FIDH, LAW, The International Peace Bureau, The National Lawyer’ Guild, International Association of Lawyers Against Nuclear Arms, European Democratic Lawyers, European Democratic Jurists, The Palestinian Center for Human Rights and Veterans for Peace.

 

IN CANADA

LAW laid criminal charges against George W. Bush in Canada for aiding, abetting and counselling torture at Abu Ghraib and Guantanámo Bay. These charges, laid in November 2004 under Criminal Code provisions enacted when Canada ratified the Convention against Torture, were rejected in September 2006 by the B.C. Court of Appeal on the grounds that the Attorney General of Canada had not consented to the prosecution. The charges were not rejected on the basis that the torture alleged had not occurred or that George W. Bush was not responsible.

 

 

LAW is a committee of jurists and others from fourteen countries who oppose war, promote adherence to international law and oppose impunity for violators. 

 

Contact

Gail Davidson, LAW Chair

law@portal.ca

      +1 738 0338

15:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, canada, barbarie, occupations, guerre, fascisme, imperialisme, terrorisme, actualite, histoire, presse, silence, romain, courcelles, oppression capitaliste, onu, otan, crimes, colonialisme, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/11/2006

13/11/2006: Premier bilan militaire de la guerre du Liban

 

De : COMAGUER [mailto:comaguer@wanadoo.fr]
Envoyé : lundi 13 novembre 2006 16:18
À : 'Romain Roger '
Objet : bulletin 156

 

 

 

 

 


CONTRE LA GUERRE, COMPRENDRE ET AGIR

Bulletin n°156 – semaine 45 – 2006

 

FEUILLE DE ROUTE VERS LA CATASTROPHE

Comme en témoigne l’entrée au gouvernement du leader de l’extrême-droite nationaliste israélienne : Lieberman , et la brutalité accrue des attaques quotidiennes contre les Palestiniens de Gaza, l’équipe dirigeante israélienne a fait le choix d’une politique sanguinaire, meurtrière et qui ferme la porte à toute négociation avec les palestiniens. Implicitement et pour reprendre une expression terrifiante qui a eu cours en d’autres  circonstances, Israël ne laisse plus le choix aux Palestiniens qu’entre la valise ou le cercueil. Ce durcissement est la réponse, la pire des réponses, à l’échec militaire et politique qu’a subi Israël cet été au Liban, échec dont il faut prendre l’exacte mesure.

 

Premier bilan militaire de la guerre du Liban

Il a été facile pendant le déroulement de la guerre d’en suivre au jour le jour les évènements sur le terrain et ce qui transpirait des cercles de la diplomatie internationale. En cette matière cependant on sait que coexistent le discours public et les tractations plus ou moins secrètes. Le premier est d’usage  et d’accès immédiat, destiné au grand public mais aussi à intoxiquer l’adversaire, le second ne se découvre que progressivement  et quelquefois beaucoup plus tard au fil des recherches des historiens et  au hasard des témoignages des acteurs.

Pourtant, la guerre du Liban vient de faire l’objet, dans un délai relativement court, d’un premier décryptage qui mérite d’être connu.

Il a été publié en anglais par deux bons connaisseurs de la politique internationale : ALASTAIR CROOKE et MARK PERRY. Qui sont-ils ?

ALASTAIR  CROOKE est britannique. Universitaire de formation il a fréquenté les cercles du pouvoir puisqu’il a été conseiller de JAVIER SOLANA, ancien secrétaire général de l’OTAN et aujourd’hui haut commissaire de l’Union Européenne pour les relations extérieures.  Ce n’est  donc pas un intellectuel critique mais c’est un personnage qui peut avoir accès facilement à des niveaux élevés de l’appareil politique et militaire occidental.

MARK PERRY est un historien étasunien, auteur de plusieurs livres sur l’histoire de son pays et sur ses engagements au Moyen-Orient qui lui aussi a fréquenté le monde politique puisque YASSER ARAFAT l’avait choisi pour faire partie de la délégation palestinienne qui négociait les accords d’Oslo.

Ces deux personnages qui vivent donc à la charnière de la recherche universitaire et de la politique ont fondé ensemble une sorte de club de discussion de haut niveau : le FORUM DES CONFLITS (CONFLICTS FORUM – www.conflictsforum.org) où l’on débat des grandes questions de la politique internationale et en priorité de la question palestinienne qu’ils connaissent bien tous les deux. CONFLICTS FORUM organise donc des rencontres et publie des analyses.

Après avoir eu de nombreux contacts avec les analystes du Pentagone qui ont, bien entendu, collecté une énorme masse de données sur cette guerre, ils ont rédigé dans ce cadre et sous leurs deux signatures un rapport intitulé

Comment le Hezbollah a battu Israël

qui a été publié le 12 Octobre  dans le quotidien de Hong-Kong en ligne : ASIA TIMES. (www.atimes.com)

Son titre suscite évidemment la curiosité car, si dans le monde arabe la guerre a bien été perçue comme un défaite d’Israël, les médias occidentaux se sont en général bien gardés de reprendre à leur compte ce genre de conclusion et très vite l’intérêt s’est concentré sur l’ONU, la FINUL, la reconstruction...c'est-à-dire sur l’après-guerre.

Ce rapport a été traduit en français, il est accessible sur le site de PALESTINE SOLIDARITE et chacun peut en faire la lecture intégrale. Cependant,  nous avons jugé utile d’en extraire les points principaux et d’y ajouter quelques commentaires.

La guerre a été brève, les évènements se sont succédé très rapidement et le premier intérêt de l’étude de CROOKE et PERRY est d’en proposer un phasage et une lecture militaire. Lecture  très froide, clinique, mais qu’il ne faut pas ignorer car, on le constate chaque jour, cette défaite d’Israël n’a pas amené la paix au Proche-Orient et  tous ceux qui, tout en intensifiant l’agression contre les Palestiniens, préparent une nouvelle guerre – les militaires dont c’est le métier et les politiques qui y songent - doivent tirer les enseignements de celle-ci.

L’étude est découpée en trois parties :

1 – Comment le Hezbollah a gagné la guerre du renseignement

2-  Comment le Hezbollah a gagné la guerre sur le terrain

3 – Comment le Hezbollah a gagné la bataille politique

Première partie :

Dans cette première partie CROOKE et PERRY expliquent l’échec de l’offensive aérienne israélienne qui a constitué la première phase de la guerre du 12 au 14 Juillet.

La capture de deux soldats israéliens dans le secteur des fermes de Shebaa et la mort de huit autres dans l’accrochage avec le Hezbollah a entrainé une riposte d’une intensité que le Hezbollah n’avait lui-même pas prévu. En effet, cette capture de soldats israéliens n’était pas la première et, dans les cas précédents, Ariel Sharon lui-même avait accepté la demande d’échange de prisonniers présentée par le Hezbollah et les échanges, bien qu’incomplets (il reste encore des prisonniers libanais en Israël) avaient eu lieu. Cette fois pas question de négocier et l’action militaire israélienne vise à détruire le Hezbollah, son infrastructure, ses bunkers, ses stocks d’armes et son système de transmission.

Elle échoue car, depuis le départ de l’armée israélienne du Sud-Liban en 2000, le Hezbollah a construit un double réseau de bunkers, un que l’on pourrait qualifier de virtuel constitué dans des zones peuplées au vu et au su de la population et des agents israéliens qui y sont mélangés et que le Hezbollah a quasiment tous identifiés et un deuxième réel que le renseignement israélien ignore. L’aviation israélienne va donc bombarder copieusement et sans résultat les bunkers « virtuels » qui sont vides. Au bout de 72 heures de pilonnage intensif, le Hezbollah conservera presque intactes ses installations, ses munitions et ses hommes. De plus, autre succès militaire, le Hezbollah réussit à maintenir ses liaisons internes et il continuera à le faire pendant toute la durée du conflit. Les experts du Pentagone estiment qu’à peine 7% des capacités militaires du Hezbollah ont été détruites pendant cette phase. Dans cette même période, quelques brèves incursions de blindés israéliens ont lieu sur le territoire libanais mais les chars sont détruits par le Hezbollah.

Le gouvernement israélien décide alors d’intensifier les bombardements en ciblant cette fois les objectifs civils : routes, ports, aéroports puis ensuite écoles et mosquées. Il s’agit d’une part de couper les lignes d’approvisionnement du Hezbollah et d’autre part de dresser la population libanaise contre le Hezbollah.

Ce calcul échouera puisque la population soutiendra les combattants et que les politiciens qui, dans le fond de leur cœur, souhaitaient l’écrasement du Hezbollah, à savoir le Premier ministre FOUAD SINIORA, le général GEAGEA et ses milices chrétiennes et le druze WALID JOUMBLATT, seront condamnés au silence par l’évolution, pour eux imprévue, de la situation. Ils étaient en effet les uns et les autres convaincus,  comme l’étaient les dirigeants étasuniens, français et israéliens  que le retrait de l’armée syrienne allait permettre d’en finir avec le Hezbollah. Cette phase s’achève avec le massacre de Qana qui soulève une telle réprobation internationale qu’il débouche sur un cesser le feu de 48 heures. Ce cesser le feu est respecté par le Hezbollah ce qui démontre le maintien de l’unité de commandement de la résistance.

Deuxième partie

Face à cette situation qui n’avait pas été envisagée par le gouvernement israélien, persuadé qu’il était d’une supériorité militaire écrasante et définitive, deux possibilités s’offrent à lui : soit la prise en considération de la demande initiale d’échange de prisonniers , soit l’escalade militaire sous la forme de l’invasion terrestre. Il choisit la seconde, l’accompagnant d’un appel à l’aide de la « communauté internationale » et en lançant l’idée du déploiement d’une force internationale.

C'est-à-dire qu’à la fois il poursuit l’aventure militaire (il décide pour cela de rappeler des réservistes dés le 21 Juillet) et en même temps, conscient des difficultés qu’il rencontre,  il commence à chercher des appuis extérieurs pour trouver une porte de sortie politique. Il souhaite  que cet appui vienne de l’OTAN c'est-à-dire implique directement le « grand frère » étasunien. Mais l’OTAN ne répondra pas à cette sollicitation. Le déploiement des réservistes, improvisé, va se faire de façon chaotique, sans plan d’ensemble, et des soldats israéliens vont se retrouver propulsés sans munitions sur le front.

L’appel à l’aide est bien reçu à Washington qui imaginait aussi que l’armée israélienne ne ferait qu’une bouchée du Hezbollah et le 22 Juillet les Etats-Unis commencent à expédier par voie aérienne l’armement demandé par Tel Aviv, en particulier les bombes à guidage laser.

Commence alors l’invasion du Sud-Liban. Mais l’armée israélienne, si elle arrive bien à pénétrer dans les villages libanais ne parvient pas à s’y maintenir. Le Hezbollah va en effet utiliser une tactique semblable à celle utilisée par  les combattants vietnamiens et rendre la vie impossible à cette armée qui se voudrait d’occupation. Il le fait avec une très grande économie de moyens puisqu’il n’engagera dans la guerre que la seule brigade NASR chargée du Sud-Liban qui ne compte que 3000 hommes. Aucun renfort ne sera nécessaire et ses pertes seront très faibles, moins de 200 hommes.

Quand, le 25 Juillet, CONDOLEEZA RICE arrive à Jérusalem pour  trouver une issue, on approche du point culminant de la bataille terrestre : Israël engage ses meilleures unités, rappelle encore 15000 réservistes et déverse sur le Liban une grande quantité de bombes à fragmentation qui visent clairement la population civile. Mais les experts militaires US commencent à comprendre qu’il n’y aura pas de victoire israélienne d’autant moins que le Hezbollah a continué, sans jamais pouvoir être neutralisé, d’envoyer des roquettes sur Israël. D’après COOKE et PERRY le Hezbollah n’a tiré pendant toute la guerre que 4000 roquettes sur un total de 16000 en sa possession. Tous les limiers de la FINUL doivent à cette heure chercher celles qui restent !

A ce sujet, le Hezbollah aura fait preuve d’une grande maîtrise. Il sait qu’après un tir de roquette, dont le point de lancement est identifié instantanément le délai de riposte de l’armée israélienne est de 90 secondes. Toutes ses unités de lanceurs sont mobiles et ont été entraînées à se déplacer dans les 60 secondes suivant le tir. Donc l’armée israélienne riposte dans le vide. Pendant cette phase et jusqu’au cesser le feu le Hezbollah va détruire 40 chars israéliens et encore le fera-t-il avec des missiles anciens de fabrication soviétique et datant de la guerre de 1973.

Pour ALASTAIR CROOKE et MARK PERRY la guerre de 34 jours, aérienne puis terrestre, est une évidente défaite militaire d’Israël.

Troisième Partie

Cette défaite a et va continuer à avoir des conséquences politiques considérables. Le monde arabe et plus largement l’ensemble du monde musulman a vu et compris qu’Israël avait perdu. Cette  victoire a été acquise par une lutte du type de la guérilla populaire et non pas à l’issue d’un affrontement de deux armées classiques. La guérilla a eu la capacité de toucher le territoire israélien lui-même. Les régimes arabes qu’ils soient ouvertement alliés à Israël comme l’égyptien et le jordanien ou simplement passifs se retrouvent en position d’accusés et face à une opinion publique qui leur dit ; « Vous voyez,  il est possible de résister à Israël et vous ne l’avez pas fait. » Ces régimes sont d’autant plus embarrassés que la leçon est administrée par un parti qui, se réclame du chiisme alors qu’ils sont tous sunnites et que ce parti a eu le soutien de la majorité  du peuple libanais : chrétiens, sunnites, chiites, communistes et autres, tous confondus.

 

L’office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (www.reliefweb.int) a publié des cartes détaillées des opérations de la guerre du Liban qui font apparaître toutes les zones de combat et de bombardement. Trop lourdes pour être jointes à ce bulletin elles sont d’une grande utilité.

 

 

Il ne faut pas considérer l’étude de CROOKE et PERRY comme un soutien au Hezbollah (ils reconnaissent d’ailleurs qu’ils n’ont pas rencontré de dirigeants du Hezbollah)  mais plutôt comme une invitation aux gouvernements des Etats-Unis et d’Israël à tirer les leçons de cet échec et à réviser leur stratégie. 

Mais ils admettent que la guerre du Liban est un véritable tournant dans la situation au Proche et au Moyen Orient.

Elle l’est effectivement  pour un ensemble de raisons :

-         l’espoir a changé de camp ce qui est d’une grande importance politique

-         la méthode efficace pour s’opposer à l’expansion sioniste est la guérilla armée sur le modèle vietnamien

-         le conflit est, de facto, internationalisé et pas comme le souhaitait Israël (via l’OTAN). En effet quelles que soient les arrière-pensées – et elles sont nombreuses et en général hostiles au Hezbollah - des diverses fractions de la FINUL,  la présence au Liban, à côté de troupes occidentales, de troupes chinoises, russes, indiennes fait qu’aucun gouvernement important dans le monde ne peut désormais ni  se désintéresser du conflit, ni ignorer les violations du cesser le feu par Israël, ni être à la merci de la propagande israélienne et étasunienne sur la question. Le Liban est devenu un point de cristallisation de l’ensemble des tensions internationales d’où sont seuls absents les militaires US.

-         La sauvagerie des attaques israéliennes contre la population de Gaza est proportionnelle à la crainte de Tel-Aviv de voir la résistance palestinienne passer clairement à  la lutte armée, choix qui s’impose à elle désormais dans la mesure où il est le seul susceptible d’arrêter la mécanique exterminatrice lancée à grande vitesse et où il est clair, même s’il s’agit d’un raisonnement d’apparence glaciale, que les pertes humaines palestiniennes ont atteint un tel niveau qu’il ne serait pas dépassé en cas de passage effectif à la guérilla organisée.

 

 

 

 

Comaguer, mode d’emploi

 

S’abonner au bulletin et nous écrire : comaguer@nomade.fr

Nous écouter : sur Radio galère 88.4 MHZ (région marseillaise)

ou sur Internet : radio.galere.free.fr

Les carnets de Comaguer : chaque lundi  de 13h à 14h

Les dossiers de Comaguer : le 2° mercredi de chaque mois de 20h à 21h30

Les émissions les plus récentes peuvent être téléchargées sur le site de Radio-Galère – rubrique « Programmes » ou écoutées en différé – rubrique « archives »

 

Les archives de Comaguer : http://comaguermarseille.free.fr

Archives sonores de COMAGUER : sur e.mule

22:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, israel, liban, palestine, guerre, barbarie, fascisme, colonialisme, racisme, imperialisme, sionisme, actualite, presse, silence, histoire, romain, courcelles, resistance, solidarite, occupations, oppression capitaliste, onu, otan, propagande, terrorisme, gangsterisme, crimes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/11/2006

04/11/2006: Beit Hanoun-poème-

 

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de ziad medoukh
Envoyé : samedi 4 novembre 2006 10:07

Objet : [assawra] Beit Hanoun-poème-

 

Beit Hanoun
( Ziad Medoukh )

Tu es devenue une ville de martyrs
Après ces opérations militaires
Et ces attaques meurtrières
D'une occupation qui déteste la lumière.

Une occupation aveugle et barbare
Qui est en train de commettre
Des génocides et des massacres
Contres tes arbres et ta terre.

Des massacres qui ont fait beaucoup de martyrs
Des femmes, des enfants et des vieillards
Qui ont donné leur sang pour une vie libre.
                        
Dans tes maisons c'est l'horreur
Des blessés  qui souffrent
Des prisonniers qui crient
                       Et des mères qui pleurent.
                    
Beit Hanoun, une ville pleine de vie et d'espoir
Est en train de vivre un cauchemar
À cause de cette terreur
Produite dans ses marchés et ses rues
Par des soldates et des militaires oppresseurs.
             
Beit Hanoun, continuer de résister et à dire
À tout le monde que tu resteras
Malgré l'occupant et ses mesures
La bougie de notre nord.

Les missiles aveugles tuent des écoliers et des écolières
Des innocents, des résistants qui sont morts
Pour toi, et pour la Palestine et son honneur
La Palestine des principes et des valeurs.

Beit Hanoun, tu resteras toujours dans nos mémoires
Comme une localité qui a défié les chars
Les tirs, les attaques et les bulldozers
D'une armée aveugle qui vit la déchirure.

Beit Hanoun, tu mérites le salut des solidaires
Malgré le silence, l'indifférence voire
La complicité internationale des autres
Qui n'arrivent pas à dénoncer ces crimes de guerre.

Beit Hanoun, ta résistance se poursuivra
Contre toutes les opérations militaires
Et tu affronteras tous les jours noires
Et cela malgré tes pertes et tes martyrs.

Beit Hanoun, continue de vivre
Et garde toujours l'espoir
D'un lendemain meilleur
Tu retrouveras un jour
Comme toute la Palestine ton sourire.


__._,_.___

ASSAWRA, liste de diffusion dédiée à l'Intifada ...

Visitez Al-Oufok : http://www.aloufok.net


11:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine, israel, sionisme, fascisme, terrorisme, imperialisme, racisme, colonialisme, barbarie, usa, romain, courcelles, histore, presse, silence, guerre, occupations, crimes, liberte, democratie, solidarite, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/10/2006

26/10/2006: COURRIER : Protestons contre Douste-Blazy

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de Habib Iman
Envoyé : jeudi 26 octobre 2006 21:38
À : Transfer info
Objet : [Transfer_info]
COURRIER : Protestons contre Douste-Blazy

 

Pour protester (même par un court message) aux propos du ministre : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ ( allez sur "nous écrire" en bas à droite)

 

 

Protestation suite aux déclarations pro-israéliennes de Douste-Blazy

 

J.C Lefort - député PCF

 

publié le mardi 24 octobre 2006.

 

 

M. Philippe Douste-Blazy
Ministre des Affaires étrangères
37, Quai d’Orsay
75007 Paris


 

Monsieur le Ministre,

 

Dans une déclaration faite jeudi 19 octobre sur TFJ, une télévision de la communauté juive en France, vous avez déclaré que « J’ai beaucoup évolué sur la question du mur de séparation ». Vous avez ajouté que : "Même si moralement et éthiquement pour moi, ce mur posait problème, quand j’ai su qu’il y avait 80% d’attentats en moins là où se dresse ce mur, j’ai compris que je n’avais plus le droit de penser cela vis-à-vis des Israéliens ».

 

Monsieur le Ministre,

 

Votre déclaration non démentie constitue une triple insulte :

 

-  une insulte au peuple palestinien qui vit un véritable enfer, que vous semblez ignorer, derrière ce mur de 8 mètres de haut ou derrière la clôture de séparation truffée de barbelés, de caméras et large de 40 mètres. Pourquoi Monsieur le Ministre n’allez-vous donc pas vivre, comme un simple citoyen palestinien, ne serait-ce qu’une semaine en Cisjordanie pour vous faire une idée sur ce point humain ? Je doute que pareille expérience vous conforterait dans votre opinion. Par contre cela vous ramènerait aux réalités que vous méprisez aujourd’hui.

 

-  une insulte au droit international qui, par la voix de la Cour internationale de justice a rendu, le 9 juillet 2004, un avis parfaitement clair qui condamne cette construction et qui demande sa démolition et réparation aux populations victimes. Cet avis précise clairement (article 142) que « Israël ne peut se prévaloir du droit de légitime défense ou de nécessité comme excluant l’illicéité de la construction du mur (.) En conséquence la Cour juge que la construction du mur et le régime qui lui est associé sont contraires au droit international ». Elle précise, par ailleurs, que les Etats ne doivent en aucun cas accepter cette situation et encore moins lui prêter main forte.

 

-  une insulte à la France qui a de manière constante condamné cette barbarie humaine et une humiliation permanente qui ne constitue en rien un rempart aux attentats mais qui au contraire attise haine et ressentiment entre les peuples. Cette déclaration mine notre influence dans cette région du monde et nous fait basculer, d’un seul coup d’un seul, du côté des positions unilatérales de M. Olmert.

 

Quand un mur tombait, il y a peu de temps, le monde entier se réjouissait. Aujourd’hui c’est l’inverse : on se réjouit de la construction des murs et les USA s’apprêtent à en construire un, également, à la frontière mexicaine et cela sur une longueur de 1.200 kilomètres.

 

Monsieur le Ministre,

 

Votre déclaration ne peut manquer d’être considérée comme appuyant la politique d’occupation et de colonisation du gouvernement israélien puisque ce « mur de la honte » empiète très largement dans les territoires palestiniens ainsi que dans la partie Est de Jérusalem et viole ainsi le tracé de la ligne verte de 1967 qui constitue la référence internationale juridique incontestable s’agissant des frontières d’un futur Etat palestinien.

Il est vrai que, déjà, vous n’avez rien fait contre la construction, par deux entreprises françaises, du tramway reliant la ville de Jérusalem d’Ouest en Est, des entreprises qui ne peuvent pourtant s’ éxonérer du droit international que vous avez a défendre car ce tramway est un élément de consolidation de l’occupation israélienne illégale. Les Conventions de Genève permettaient de vous opposer à ces entreprises pour cette construction. Vous n’avez rien fait.

 

A tout cela s’ajoute l’arrêt du versement de l’ensemble de l’aide européenne aux territoires palestiniens qui ne manque pas de créer un chaos profitable aux éléments radicaux à qui vous poser des conditions tandis que des conditions identiques ne sont pas posées au gouvernement de M. Olmert. Cet unilatéralisme éloigne tout accord de paix dans cette région qui est la bouche du volcan qui ne cesse de cracher son feu qui embrasse le Proche-Orient.

 

De même c’est le silence sur l’utilisation par l’armée israélienne d’une nouvelle arme atroce, la DIME (Dense Inert Metal Explosive), qui brûle les et calcine les corps et coupent comme une scie les membres des personnes visées et atteintes. Ignoble. Et vous ne dîtes rien.

 

Cette déclaration est également à rapprocher de l’inaction absolue, sauf en terme de sanctions, dont fait preuve le Quartet alors que le Président de la République française disait vouloir sa réunion urgente en vue de la tenue d’une Conférence internationale impulsée par la France. Tout ceci est au point mort.

 

Votre déclaration décrédibilise la position française et va au devant des positions américaines et israéliennes du maintien de l’occupation et de la colonisation qui se développe.

 

Monsieur le Ministre, quand vous parlez c’est la France qui parle. Quand vous soutenez le mur, c’est la France qui soutient le mur. Quand vous refusez d’agir, c’est la France qui refuse d ’agir. Quand vous affichez une position identique à celle des américains et des israéliens, c’est la France qui change de position et s’écarte non seulement du droit international mais de toute construction de la paix.

 

En vérité vous faîtes le jeu des forces qui refusent la paix au Proche-Orient tout en ne manquant jamais de saluer d’un coup de chapeau le Président Abou Mazen qui s’échine à réunir les forces palestiniennes dans un gouvernement d’Union nationale. Cela vous ne le voulez pas de sorte que puisse durer ce conflit ou s’imposer la volonté unilatérale israélienne.

 

Vos déclarations sont graves, très graves. Elles sont même insensées. Elles appellent une condamnation formelle. C’est ce que je tiens à vous signifier par ce courrier.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à mes salutations distinguées.

 

J.C Lefort - député PCF

 


Jean-Claude Lefort
Député du Val-de-Marne

Lire également : Israël doit être jugé

Paris, le 21 octobre 2006

 

 

 

 

 

 

http://www.protection-palestine.org/article.php3?id_artic...



A voir :

http://www.dailymotion.com/kony/video/190126

http://www.dailymotion.com/maphia/video/xcryj_le-vrai-sar...

http://www.dailymotion.com/relevance/search/la%20fin%20de...


Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/Transfer_info/

10:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barbarie, crimes, actualite, democratie, fascisme, france, euro-dictature, europe, general, guerre, imperialisme, israel, liberte, oppression capitaliste, onu, occupations, paix, palestine, politique, presse, romain, resistance, racisme, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, u | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/10/2006

09/10/2006: Un livre extraordinaire : L'impérialisme humanitaire

Au service de la politique criminelle de George W Bush et de l’ impérialisme ricain …

RoRo

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 9 octobre 2006 22:32

Objet : Un livre extraordinaire : L'impérialisme humanitaire

 


Vous voulez cesser de recevoir mes messages?  Changer ou ajouter une adresse?  Écrivez-moi : pueblo@sympatico.ca
Do you want to stop receiving messages?  Change or add an e-mail address?  Write to: pueblo@sympatico.ca

¿No quiere más recibir mis mensajes?  ¿Quiere cambiar o añadir una dirección?  Escribame: pueblo@sympatico.ca


 

QUARANTIÈME SOLDAT CANADIEN TUÉ EN AFGHANISTAN :

 

Le 40ème soldat canadien a été tué samedi en Afghanistan dans la guerre de Bush pour le pétrole et les profits de nos actionnaires.

 

Les collaborateurs de Bush,

- notre premier ministre Harper, du gouvernement conservateur minoritaire,

-  le bon monsieur Karzaï, qui a été reçu au Canada par un organisme de promotion des droits et de la démocratie (!!!)

- le brave general Mucharaf, qui a déclaré qu'il est dans cette guerre parce que Bush a menacé de bombarder le Pakistan s'il ne se rangeait pas du côté impérialiste;

tous ces braves gens disent que le peuple canadien doit être prêt à verser plus de sang,

à consacrer plus de milliards de dollars de nos taxes pour les désastreuses aventures impérialistes de Bush,

pour les transnationales du pétrole, pour la domination mondiale du monde par les États-Unis.

 

Verser le sang du peuple afghan?

Verser le sang de nos soldats?

Pourquoi?

 

Est-ce que le Canada est attaqué par l'Afghanistan?

Est-ce que les intérêts canadiens en Afghanistan sont menacé?

Il y a tellement de problèmes dans des tas de pays, pourquoi tant de soldats et tant d'argent pour l'Afghanistan?

Pour libérer une nation d'une dictature?  Mais les seigneurs de la guerre d'Afghanistan, alliés du Bush, sont aussi terribles que les talibans!

Pour libérer les femmes?  Les seigneurs de la guerre sont aussi oppresseurs et anti-démocratiques que les talibans et le Canada les appuie!

La culture de l'opium a atteint des records de production.

Pour justifier les guerres impérialistes modernes auprès des peuples, les impérialistes (US et canadiens) ont trouvé un moyen :

L'IMPÉRIALISME HUMANITAIRE (VOIR CI-DESSOUS).

Faire accepter les invasions, les occupations, les guerres, les conquêtes impérialistes.

 

Le Canada a oublié un principe : il ne faut pas s'engager dans un conflit qu'on ne contrôlera pas.

La guerre du Canada en Afghanistan est une catastrophe à tous les points de vue.

Le gouvernement Harper veut augmenter notre engagement dans une guerre pour nous lier à jamais à l'impérialisme US.

 

Nos pauvres soldats croient combattre pour la démocratie et la patrie canadienne.

Le nationalisme de Stephen Harper et de son gouvernement minoritaire est un nationalisme pro-états-unien!

Harper est en train de transformer notre pays en une république de banane pour servir les intérêts des transnationales.

 

Préparez-vous à la grande manifestation

POUR LE RETRAIT DES TROUPES MAINTENANT! CANADA HORS DE L'AFGHANISTAN

Samedi 28 octobre à Montréal, à Toronto, dans les grandes villes du Québec et du Canada anglophone.

 

Antonio Artuso


 

Jean Bricmont

L’Impérialisme humanitaire

Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

Préface de Normand Baillargeon

Toute idée, aussi légitime soit-elle, court le risque d’être transformée en idéologie et d’être utilisée par les pouvoirs en place à des fins qui leur sont propres. C’est ce qui arrive avec les idées de défense des droits de l’homme et de démocratie lorsqu’elles se transforment en légitimation de l’ingérence militaire unilatérale et qu’elles appuient le rejet du droit international. C’est à ce discours et à cette représentation qu’il faut s’attaquer si l’on veut construire une opposition radicale et sans complexe aux guerres actuelles et futures. Ce livre se propose de démêler un certain nombre de confusions idéologiques fort répandues sur les thèmes des droits de l’homme, de la démocratie et des rapports entre l’Occident et le reste du monde, confusions qui représentent le principal obstacle à la construction d’un réel mouvement d’opposition aux guerres impériales.

« Peut-on poser des principes humanitaires, invoquer les “droits de l’homme” en ex-Yougoslavie ou en Irak par exemple, et compter ensuite sur les moyens militaires des États-Unis pour les faire respecter, eux dont rien dans la pratique “n’indique la moindre préoccupation sincère pour les droits de l’homme et de la démocratie” ? La réponse de Jean Bricmont est franchement négative. »
Serge Halimi, Le Monde diplomatique

« L’ouvrage de Jean Bricmont exprime la révolte morale d’un homme de science concerné par les guerres contemporaines et par la manière dont elles sont légitimées. Il ose porter un autre regard sur le discours destiné à conquérir l’adhésion des peuples et des individus et fait oeuvre de démystification. »
François Houtart, Alternatives Sud

Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a notamment publié Impostures intellectuelles avec Alan Sokal (Odile Jacob, 1997).

12:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, amerique, barbarie, capitalisme, canada, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, gangsterisme, histoire, irak, imperialisme, liban, oppression capitaliste, paix, politique, presse, romain, racisme, resistance, silence, solidarite, te | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/10/2006

06/10/2006: France: MEETING ANTI IMPERIALISTE

 

De : FISCHER BERNARD [mailto:fischer02003@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 2 octobre 2006 22:57

Objet : MEETING ANTI IMPERIALISTE

 

VENDREDI 6 OCTOBRE 2006, 19 H ; SOUTENONS LA RÉSISTANCE DES PEUPLES DU MOYEN-ORIENT !

 

Soutenons la résistance des peuples du Moyen-Orient ! Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !

AU LIBAN, la nouvelle agression criminelle israélienne vient de détruire une grande partie du pays et de tuer des milliers d'habitants. Cependant, la tentative sioniste de provoquer une guerre civile et la division du pays a jusqu'à présent été mise en échec par le soutien populaire à la résistance armée : non seulement celle-ci n'a pas été anéantie par les forces sionistes, mais pour la première fois dans cette région, elle les a repoussées en leur infligeant de lourdes pertes.

EN IRAK, les États-Unis et leurs alliés ont mené deux guerres totales, ils ont détruit un pays et massacré son peuple, victime durant des années d'un embargo meurtrier. Responsables du chaos actuel, les occupants n'hésitent pas à susciter la guerre civile dans ce pays, sans parvenir à anéantir la guérilla qui les frappe jour après jour.

EN PALESTINE, le sionisme perpétue sa politique coloniale expansionniste. L'État sioniste d'Israël poursuit le nettoyage ethnique des Palestiniens dont il occupe la terre, il poursuit la destruction de la société palestinienne, la casse systématique de ses infrastructures. Cependant, malgré le mur de l'apartheid, les massacres de Gaza et les assassinats de militants, malgré les punitions collectives et les milliers d'emprisonnements arbitraires, malgré l'incroyable pression internationale l'incitant à la capitulation, la résistance multiforme de tout un peuple démontre qu'il ne renonce pas à ses droits nationaux légitimes.

Du Liban à l'Afghanistan, le plan « Grand Moyen-Orient » vise à renforcer la domination de l'impérialisme étatsunien sur toute la région. Cette politique est à l'origine des menaces contre la Syrie ou l'Iran, elle est à l'origine des guerres d'agression subies depuis des années par les peuples arabes. Mais la résistance de ces peuples met en échec le terrorisme impérialiste.

Les grandes puissances qui soutiennent et protègent l'entité sioniste (France et États-Unis en tête) ont fait voter par le Conseil de sécurité de l'ONU la résolution 1701 qui - après la résolution 1559 - met en demeure le gouvernement libanais de neutraliser la résistance. De son côté, Israël pourra continuer ses attaques - sous le prétexte habituel de son « droit à se défendre » - et maintiendra son occupation d'une partie du territoire libanais. L'envoi de troupes au Liban, sous commandement militaire français, dans le cadre de la Finul, n'est que le prolongement d'une politique impérialiste et sioniste dans la région. Il doit être combattu sans concessions ni ambiguïtés : Troupes françaises hors du Liban !

DES MILLIERS DE PRISONNIERS, dont de jeunes enfants, croupissent dans les geôles sionistes : des résistants à l'occupation, enlevés par les bandes armées d'Israël, mis au secret parfois depuis plus de trente ans et détenus arbitrairement. Ce sont des otages de la politique de terreur israélienne. Parmi les combattants antisionistes prisonniers, l'un d'entre eux nous concerne directement : GEORGES IBRAHIM ABDALLAH, COMMUNISTE LIBANAIS, DÉTENU EN FRANCE DEPUIS 23 ANS

Georges Ibrahim Abdallah est membre des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL). Son organisation riposta en 1982 à l'invasion sioniste du Liban en exécutant en France Barsimantov, responsable du Mossad, et Ray, attaché militaire US et responsable de l'OTAN en Europe. Georges Abdallah a été condamné en 1987 par un tribunal spécial à la prison à perpétuité avec une peine de sûreté de 15 ans, bien que sa participation directe n'ait jamais été établie. Le procès de Georges Abdallah fut le résultat d'une manipulation des services secrets français et d'une campagne de désinformation visant à faire l'amalgame entre les FARL et une série d'attentats aveugles commis entre 1986 et 1987. Georges Abdallah est en même temps victime des pressions sionistes et étatsuniennes sur la France. Ainsi, Reagan lui-même aborda le sujet lors d'une rencontre avec Mitterrand.

Aujourd'hui, Georges Abdallah continue à subir, comme d'autres prisonniers politiques révolutionnaires emprisonnés en France, la vengeance d'État, alors que selon le droit français il aurait pu être libéré depuis 1999 par un simple arrêté administratif du ministère de la Justice. La juridiction régionale de Pau autorisa d'ailleurs sa libération en novembre 2003 à la condition qu'il quitte la France. Mais sur ordre du ministre de la Justice, Dominique Perben, le procureur général fit appel et le maintien en prison de Georges Abdallah fut ordonné. Dans la situation actuelle, son maintien en détention apparaît encore plus clairement comme une complicité du gouvernement français avec l'État sioniste.

Le combat pour la libération de Georges Abdallah est de la responsabilité collective de tous ceux qui se revendiquent du camp de la révolution et de la liberté des peuples : communistes, anti-impérialistes, anticolonialistes, antisionistes.

Vendredi 6 octobre 2006, 19 h

MEETING

Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah Militant communiste arabe détenu en France depuis 23 ans Et pour la libération de tous les prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les geôles sionistes

Bourse du Travail de Saint-Denis (9-11 rue Génin, métro : Porte de Paris)

Avec Henri Alleg, Georges Labica, Serge Quadruppani, Sourani Ghazi (membre du Bureau Politique du FPLP), Buthania Khoury (réalisatrice palestinienne du documentaire « Femmes en lutte ») et d'un représentant d'une organisation palestinienne de prisonniers « Nadi Al Assir » De Beyrouth : des interventions du mouvement syndical libanais dont Kastro Abdullah (secrétaire général de la FENASOL)

Organisé par le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Avec la participation du Collectif de soutien à la résistance des peuples du Moyen Orient contre le l'impérialisme et le sionisme

Premiers signataires : Nanterre Palestine, Groupe CRI (communiste révolutionnaire internationaliste), St Ouen Palestine, Enfants de Palestine, Association des Palestiniens en France, Comité palestinien pour le droit au retour (section France), Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Mouvement Justice pour la Palestine, Secours Rouge, Parti communiste Maoïste de France, Revolutionary Proletariat International, ISM France, Niort pour la Palestine, SolidarP, Convergence des causes, Socialismo o Barbarie, comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire, Fédération Syndicale Etudiante Paris I/IV, Camp Anti-Impérialiste, Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT)

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim  :8 c/o LPJ, 58 rue Gay-Lussac, 75005 Paris - +Abdallah  liberonsgeorges@no-log.org

www.enfantsdepalestine.org

23:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, fascisme, histoire, france, imperialisme, injustice, israel, liban, liberte, oppression capitaliste, onu, otan, occupations, palestine, politique, presse, ps, romain, r | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/09/2006

22/09/2006: Prisonniers palestiniens et arabes : résistants otages du terrorisme sioniste

De : palestine_en_marche [mailto:palestine_en_marche@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 22 septembre 2006 0:08

Objet : Fw: Prisonniers palestiniens et arabes : résistants otages du terrorisme sioniste

 

N'oublions pas

Saïd Atabeh (détenu depuis 1977),

Nael Barghouty (détenu depuis 1978),

Samir Kintar (détenu depuis 1979),

Akram Mansour (détenu depuis 1979),

Muhammad Abu Ali (détenu depuis 1980),

Sami Younes (détenu depuis 1983),

Bishr Miqt (détenu depuis 1985). 

 

 

 

Prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons sionistes :

Résistants otages du terrorisme sioniste

 

Israël poursuit ses crimes et son agression, contre le peuple palestinien : tous les jours, il tue des résistants, il tue des civils innocents, il détruit des maisons, il rase des champs. Israël poursuit son blocus avec l'aide des Etats-Unis et l'Europe, et la complicité de certains Etats arabes, limitrophes surtout. Et Israël, tous les jours, kidnappe des Palestiniens lors de rafles commises à toute heure de la journée, de préférence à l'aube. Dans les prisons israéliennes, les mesures répressives contre les prisonniers s'accentuent. Les enfants sont utilisés pour travailler et le comble de l'ignonimie des sionistes reste dans leurs justifications : "la rééducation des enfants palestiniens". Cela ferait sans doute plaisir à Segolène Royal. Des témoignages émouvants parviennent des prisonniers, sur les conditions de détention, sur les tortures légalisées dans cet Etat. A l'approche du mois de Ramadan, les familles comptent avec douleur le nombre d'années passées sans leur fils, fille, mère ou père, détenus année après année, alors que les différentes promesses de libération ont été incapables d'aboutir. Déjà à l'approche de la rentrée scolaire, les familles pleuraient le sort de leurs enfants détenus, qui ne pourront pas rejoindre, comme les enfants du monde, leurs classes et leurs amis. 

Deux à trois fois par semaine, la parade médiatique sioniste se renouvelle : convocation des ministres et députés kidnappés au tribunal militaire, semblant de mener des enquêtes ou des délibérations comme dans des Etats ordinaires, déclarations à la presse et retour des kidnappés à leurs  géoles .

De plus, Israël veut diviser les prisonniers, refusant d'admettre que les prisonniers palestiniens issus des régions occupées en 48 sont "échangeables", puisque cet Etat les considère comme des citoyens israéliens. Pour cela, il n'hésite pas à interdire une des structures les plus importantes de la société civile palestinienne de l'intérieur, l'association Ansar el-Sageen qui non seulement défend les prisonniers de 48 mais aussi, par le biais de ses bureaux dans les principales villes de la Cisjordanie, défend les prisonniers et les familles des prisonniers. Le raid policier sur le local de l'association et son pillage ainsi que l'intimidation de son président témoignent de la violence étatique sioniste lorsque les Palestiniens vivant dans leur pays, occupé en 48, se mobilisent.

Lorsque Kofi Anan, secrétaire gérénal de l'ONU, s'était rendu récemment dans la région, il a exprimé la position de la "communauté internationale" vis-à-vis de ces 10.000 otages de l'Etat sioniste : ils ne mériteraient pas l'intérêt de l'ONU, leur sort serait lié à des négociations. Bafouant la dignité de ces milliers de détenus, il ne s'est intéressé qu'au sort des trois soldats israéliens capturés au début de l'été. Qui prétend que l'ONU et les instances internationales défendent les droits des peuples à vivre dans la dignité et l'indépendance ?

Nos prisonniers, palestiniens et arabes, détenus dans les prisons israéliennes, seront libérés, grâce à la résistance légitime palestinienne et libanaise. Cependant, nous avons un rôle important à jouer : ne pas oublier les prisonniers dans nos actions et mobilisations, rester en contact avec leurs familles, leur envoyer des lettres ou des cartes d'amitié, participer à notre échelle à aider leur résistance quotidienne.

 

Prison de Telmond : répression des prisonnières

La prisonnière Su'ad Abu Hamad, de la ville de Nazareth, a déclaré qu'une sauvage campagne de répression s'est abattue sur les prisonnières, la direction de la prison prétendant que deux prisonnières avaient essayé de s'enfuir, en creusant un tunnel. Lors de sa rencontre avec l'avocat de Nadi al-asir, au centre d'interrogatoire d'al-Jalame, le 17 septembre 2006, où elle avait été isolée avec trois autres prisonnières : Arin Ahmad, Abir Amrou et Shirine Sheikh, elle a déclaré que la direction de la prison a transféré les prisonnières suivantes à la prison de Ramleh : Laila Bukhari, Nisrine Abu Zaina, Tahani Zaki, Aysha Abiyat, Ramah Habayeb, Manal Ghanem, Lamia Jalgoum, Sana' Amrou, Su'ad Ghazal, Lina Hadayda, Hala Jabr, Maysoun Abu Ayshe, Riham Ayyash, Firyal Jaara et Amina Mouna.

La direction de la prison avait prétendu que deux prisonnières avaient creusé un tunnel dans la cellule n°16, le 12 septembre dernier, pour justifier sa répression et le transfert des prisonnières.

Le prisonnier Anwar Saoud Hafez Barahma, de Tubas, 30 ans, arrêté depuis le 12 août 2006 a témoigné à son avocat de l'association nadi al-asir, avoir été torturé sauvagement au cours de son arrestation et dans le centre d'interrogatoire d'al-Jalame.

Il a affirmé avoir été arrêté lorsqu'il était parti, à Ramallah, pour acheter un médicament à sa mère. Il a été arrêté au barrage de Attara, puis transféré au centre de détention de Ofer. Le 22 août, il a été transféré au centre d'interrogatoire d'al-Jalame, où il se trouve jusqu'à présent. Il été sauvagement torturé lors des interrgatoires, il a perdu connaissance 5 fois de suite, les séances d'interrogatoire étaient de 9 heures d'affilée, surtout les premiers jours, puis entre 4 et 5 heures, les jours suivants. Mais cela dure depuis 26 jours.

Dans ce centre, il a été enfermé dans une cellule minuscule, où il s'est senti suffoquer. Il s'est mis à crier pour qu'il soit sorti et a menacé les gardiens de se suicider. Ils l'ont alors sorti et mis dans une autre cellule, où il a été attaché au lit, avec des chaînes, pendant plus de 9 heures. "Lorsque je demandais à boire, ils versaient l'eau sur mon corps et ma bouche, pour me faire souffrir psychologiquement".

Alors qu'il se trouvait attaché sur ce lit, il a été cogné sur ses oreilles, les gardiens hurlaient cntre lui et l'insultaient. Ils l'ont menacé de le garder ainsi pendant trois mois.

Le prisonnier affirme ne pas savoir pourquoi il a été arrêté, et quelles sont les charges retenues contre lui, mais les instructeurs ont affirmé qu'il est un "terroriste".

Il avait déjà été fait prisonnier en 1993 et passé 15 mois en prison.

 

Nadi al-Asir al-Filistini, organisation de soutien aux prisonniers et de leurs familles, a lancé une campagne à la solidarité à l'occasion du mois de Ramadan, pour soutenir les prisonniers qui vivent des conditions difficiles, au moment où le blocus économique contre le peuple palestinien et ses institutions se poursuit par "Israël et la communauté internationale". La campagne vise à envoyer aux prisonniers des produits alimentaires et des produits de première nécessité.

 

Dans la prison de Nafha

Les prisonniers dans la prison de Nafha, située à l'extrême sud du désert du Naqab occupé, ont déclaré le 14 septembre dernier à l'avocat de Nadi al-Asir que les conditions de détentin sont extrêmement pénibles, et qu'ils sont soumis à des punitions collectives de la part de l'administration pénitentiaire.

Ils souffrent des transferts incessants des prisonniers, et actuellement, 95% des prisonniers de Nafha sont ceux qui ont été condamnés, alors que la plupart de ceux qui étaient seulement arrêtés ont été transférés. Les prisonniers affirment que ces changements visent à faire de la prison de Nafha une prison pour les condamnés, pour faire de la section Ohali Kedar, dans la prison de Beer Saba', une prison pour les arrêtés.

Les prisonniers se sont plaints des amendes très lourdes que les geôliers leur imposent (racket organisé par les autorités), et les punitions collectives qui touchent les cellules en entier : mise en isolement individuel, interdiction des visites, interdictions des promenades, et des visites entre cellules. Ces punitions constituent des pressions psychologiques intenses sur les prisonniers.

Les prisonniers de Nafha se sentent isolés : les familles sont rarement autorisées à visiter, les stations des télévisions locales ont été interdites et les radios ont des difficultés à recevoir, les avocats ont des difficultés pour les visiter. La Croix-Rouge internationale organise peu de visites, une visite tous les quatre mois, ce qui a de graves conséquences sur la famille du prisonnier. En effet, celle-ci est contrainte d'attendre la visite de la Croix-Rouge pour régler tous les problèmes liés aux moyens de vie de la famille, comme les procurations que doivent donner les prisonniers à leurs familles pour toutes les démarches administratives et financières. Les prisonniers se sont plaints également de l'interdiction qui leur est faite de poursuivre leurs études dans les universités, prétextant des raisons de sécurité.

Les prisonniers de Nafha sont également privés des vêtements, même apportées par la famille. Selon les règlements, les prisonniers peuvent recevoir tous les trois mois des vêtements en provenance des familles, mais l'administration gêne ces règlements, en mettant des interdits, ce qui fait que les prisonniers sont privés de renouvellement de leurs vêtements, allant jusqu'à 6 mois ou 9 mois d'affilée.

Quatre nouvelles sections ont été nouvellement ouvertes dans la prison, chaque section pour 120 prisonniers. Les prisonniers de Nafha s'attendent à l'ouverture de trois nouvelles sections pour que la prison de Nafha puisse contenir 850 prisonniers. Mais ces nouvelles sections manquent de tous les constituants nécessaires à une vie digne. De plus, les prisonniers ont demandé à toutes les associations de solidarité de leur envoyer des livres.

(Rapports de Nadi al-asir al-Filistini)

 

La prisonnière Arij Arqawi, de Jénine, témoigne

Ali Samoudi

 

La prisonnière Arij Mustafa Arqawi, de Jénine, a lancé un appel aux organismes internationaux et humanitaires pour agir et faire cesser la campagne répressive israélienne contre les prisonnières, et notamment dans la prison de Telmond - Hasharon, suite à l'annonce par la direction de la prison avoir découvert une tentative de fuite de la part des prisonnières.

Dans un entretien avec la prisonnière, condamnée à quatre ans de prison, Arij a démenti les allégations de l'administration pénitentiaire, affirmant qu'il s'agit d'une nouvelle mesure inventée par l'administration pour accentuer sa répression contre les prisonnières, arracher leurs droits et les priver de toute vie digne.

Arij Arqawi a déclaré que les prisonnières ont été surprises par la mobilisation de l'administration pénitentiaire, parlant d'un tunnel creuse, pour commencer à fouiller et à investir les cellules, pour brutaliser les prisonnières, les insulter et finalement, les séparer en isolant des prisonnières et en transférant d'autres.

Détenue depuis 38 mois, Arqawi a déclaré que les conditions de détention sont de pire en pire, surtout depuis la capture des soldats israéliens, à Gaza et au Liban, comme s'il y avait une volonté de vengeance sur les prisonnières, les empêchant d'être reliées au monde extérieure. Les chaînes satellitaires ont été supprimées, les visites et la cantine aussi. Les prisonnières malades ont été privées de soin, sauf à l'akamol (aspirine) et à l'eau.

Les pressions psychologiques prennent plusieurs formes : concernant les visites des familles, l'administration pénitentiaire supprime la visite à la dernière minute, après que la famille ait passé une demi-journée, à partir de 4 ou 5 heures du matin, à se rendre à la visite. Quant aux visites elles-mêmes, quand elles sont autorisées, les prisonnières ne peuvent saluer, embrasser ou toucher leurs familles. C'est derrière une vitre épaisse et par téléphone que les prisonnières communiquent.

Arij a déclaré que les prisonnières sont en colère contre les mesures de transfert de plusieurs prisonnières. Elle lance un cri d'appel à la Croix-Rouge Internationale et à toutes les institutions humanitaires pour agir et mettre fin à ces violations flagrantes du droit humanitaire.

 

Le prisonnier Hamze Zayed : sa mère attend courageusement sa libération

Jénine, Ali Samoudi

 

La maladie et l'âge n'ont pas entamé la volonté et la détermination de cette mère palestinienne, Jamila Zayed, dont le fils Hamze est en prison depuis vingt ans, condamné à la prison à perpétuité. Israël a refusé de le libérer tout au long de ces années, ni dans les opérations d'échanges ni dans les "mesures de bonne invention". Malgré sa tristesse et son âge avancé, elle continue à espérer sa libération, à espérer assister à son mariage, comme tous ceux de sa génération qui ont été diplômés, qui ont des familles alors que Hamze passe année après année derrière les barreaux. Ils l'ont privé d'études, il a été arrêté alors qu'il était étudiant à l'université de Beer Zeit, et ils empêchent sa mère de l'embrasser. Depuis 20 ans, elle vit cette amertume. Son père est décédé alors qu'il était en prison, il aurait bien voulu le voir et l'embrasser avant sa mort.

Jamila se rappelle les instants de l'arrestation, vingt ans plus tôt. Elle n'oublie pas quand les forces de l'occupation ont arrêté ses deux fils, Hamze, 21 ans et Umar, 23 ans, avant de les condamner à la prison à vie, en 1986, avec leur camarade Samer Mahroum, accusés d'avoir tué un coln israélien, Ilyahu Amidi, dans la ville d'al-Quds, dans une opération du FPLP. Pour l'occupation, l'arrestation des deux frères n'était pas suffisante, "ils ont démoli une partie de notre maison et clos une autre partie. Ils ont pratiqué la torture la plus sauvage, les ont privés de visites pendant de longues périodes, par esprit de vengeance après cette opération qui a suscité des remous dans la rue israélienne.

"Nous avons patienté, nous avons supporté toutes ces souffrances, nous avons espéré leur libération lorsque le processus de paix a cmmencé, mais malgré toutes les opérations de libération ou d'échanges de prisonniers, le geôlier israélien a insisté pour supprimer le nom de Hamze et de son camarade Samer de toutes les listes, car ils sont considérés comme ayant du sang sur les mains. Malgré tous les efforts que nous avons faits, Hamze et Samer n'ont pu être libérés. Et l'espoir se renouvelle constamment, mais la vie passe rapidement, et Hamze est toujours en prison.

"A chaque mois de Ramadan qui vient, et ce sont les mêmes souvenirs qui reviennent, Ramadan s'achève puis la fête, et mon coeur bat pour le voir, pour le sentir près de moi, à la maison". Et en ce mois de Ramadan, je crie : "n'oubliez pas Hamze, j'en appelle à Sayyid Hassan Nasrallah, à la résistance à Gaza, je leur demande d'être fermes et déterminés, de mener des négociations pour faire libérer ceux qui ont des lourdes peines, ceux que Israël insiste à vouloir maintenir en prison. Donnez nous l'occasion de nous rencontrer, laissez entrer la joie dans ma vie en serrant dans mes bras celui qui a maintenant 40 ans, et qui est derrière les barreaux".

 

Traduit par

Palestine en marche

20:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crimes, colonialisme, democratie, actualite, barbarie, courcelles, fascisme, histoire, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, otan, occupations, palestine, paix, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa, guerre | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/09/2006: 80 % de perdants au loto de Sarko ?

 

C’  est toujours en EURO-DICTATURE capitaliste …

Pendant ce temps, TF1 titre « A CUBA, des femmes (sans doute une poignée, gavées de dollars U$) luttent pour la libération de leur mari ! ». Rsf est leur complice …

En France « démocratique », comme en Belgique , les centres de détention sont appelés des « centres de rétention ».  C’  est plus doux, plus acceptable … Pourtant des sans-papiers, n’ ayant commis aucun délit criminel, sont détenus, sans procès, avec leurs enfants pendant des semaines, des mois, avant d’ être expulsés de force, comme au 127bis de Steennokkerzeel .  Les « droits de l’home », c’ étaient seulement valables du temps de Walesa, Sakharov, Havel, …

RoRo

 

 

 

 

De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@msn.com]
Envoyé : lundi 25 septembre 2006 22:09
Objet : FW: [Gisti-info] 80 % de perdants au loto de Sarko ? [RESF]

 

From:  Gisti <gisti@gisti.org>
To:  gisti-info@rezo.net
Subject:  [Gisti-info] 80 % de perdants au loto de Sarko ? [RESF]
Date:  Mon, 25 Sep 2006 20:07:55 +0200


80 % de perdants au loto de Sarko ?

Plus de 30 000 dossiers reçus en préfecture cet été dans le cadre de la circulaire du 13 juin. Un immense espoir...

Mais parmi toutes les familles concernées, qui remplissaient pour la plupart les critères définis par le ministère, seules 6924 ont été régularisés, sans surprise. Les préfectures ont ignoré les dossiers et appliqué les quotas définis à l'avance par le Ministère de l'Intérieur. Un soulagement pour 6 924 parents d'élèves, mais l'angoisse pour les 26 614 familles refusées au loto Sarko !

D'autres n'ont pas encore été convoquées. Certaines n'ont toujours pas reçu de réponse. A ces familles s'ajoutent toutes les personnes seules ou les couples qui ne remplissaient pas les conditions de la circulaires et qui, de ce fait, n'ont pas déposé de demande. Pour elles, pas de faux espoir, mais la même peur d'être expulsées.

 Tous ces gens vivent aujourd'hui dans l'attente et l'angoisse.

« /Quelqu'un qui n'a pas de papiers en France a vocation à être raccompagné chez lui /», a déclaré le ministre de l'Intérieur, en précisant bien que le fait d'avoir un enfant scolarisé ne donnait pas le droit de rester en France.

Le 15 septembre, il adresse une nouvelle note aux préfets : « //Vous êtes amenés à mettre à exécution, conformément à la loi, des mesures d'éloignement à l'encontre d'adultes, parents d'enfant (s) mineur (s), dont vous avez rejeté la demande de régularisation. J'appelle tout particulièrement votre attention sur le fait que l'exécution de ces mesures ne doit en aucun cas donner lieu à l'interpellation de ces adultes par les services de police ou de gendarmerie dans l'enceinte ou à proximité immédiate d'un établissement scolaire./ /»

C'est vrai : une interpellation à 6 heures du matin au domicile familial, c'est beaucoup plus humain.

Au cours de l'été le chasseur d'enfants a pu expulser quelques familles et jeunes majeurs scolarisés : les chaises vides d'Abdallah, Aminata D., Aminata S., celle de Khalid, de Mourad, de Vladislav, de Jeff, celles des enfants Nouridou, des enfants Mutischi... représentent autant d'expulsions brutales et injustes.

   *
A Chartres, la police est entrée dans une école maternelle pour récupérer un enfant de 2 ans et 1/2 dont les parents étaient en rétention.

    *
A Soissons, une famille malgache vit cachée après avoir été arrêtée.

    *
A Montereau, un père de famille, débouté de la circulaire du 13 juin, fait la grève de la faim.

   *
A Bagneux, à Cholet, à Paris des enfants attendent le retour
de leur père, expulsé pendant l'été.

   *
Et à Cachan, des dizaines de familles vivent dans des conditions iinhumaines. Chaque jour sur le chemin de l'école, ces familles sont harcelées, bousculées, interpellées et malmenées par la police.

Mais le Réseau Education Sans Frontières continuera, avec toutes les associations qui le composent et tous les citoyens qui soutiennent son action, à organiser le soutien et la solidarité autour des personnes et des familles menacées et de leurs enfants.

Demain, partout, enseignants, parents d'élèves, élèves, voisins, citoyens, élus, nous serons encore là pour empêcher les expulsions et réclamer la régularisation qui permettra à tous de vivre ici dans la dignité.

La solidarité doit l'emporter contre la chasse à l'enfant...
Mercredi 27 septembre devant les Préfectures, dans toute la France

Nous dirons NON aux expulsions aujourd'hui comme à la fin de l'année scolaire.
Nous exigerons des papiers pour tous par un titre de séjour « vie privée et familiale ».

Tous ensemble, nous voulons pouvoir continuer à construire un avenir de justice et de fraternité !

 Et à l'appel des expulsés de Cachan des collectifs de sans papiers et de RESF :
 

Manifestation samedi 30 septembre à Paris

14 h 30 Place Denfert-Rochereau

Des PAPIERS, des LOGEMENTS et des ECOLES POUR TOUS

HALTE AU DISCRIMINATIONS ET A LA REPRESSION POLICIERE

/ Rendez-vous des collectifs RESF d'Ile de France : 14 h 30, angle Bd Raspail / rue Considérant/

*Réseau Education Sans Frontières* / Réseau des militants, collectifs d'établissements, syndicats et associations pour l'information et le soutien aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers.

http://www.gisti.org/doc/actions/2006/resf/09-2730_80pcent.html

http://www.gisti.org

19:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, cuba, crimes, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, france, paris, histoire, liberte, sans-papiers, silence, solidarite, oppression capitaliste, colonialisme, politique, presse, romain, racisme, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/09/2006: Appel pour Protester contre le Monument érigé en l’honneur d’un Raciste, Kidnappeur, Esclavagiste, et Génocidaire de Noirs: le Comte von Schimmelmann

Et c’ est toujours en EURO-DICTATURE capitaliste …

RoRo

 

 

 

 

De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 25 septembre 2006 21:00

Objet : Tr : Informations sur Schimmelmann

 

 

----- Message transféré ----
De : Quibla <redactionquibla@yahoo.fr>

Liebe Freunde !

Hier ist die Information, die wir morgen auf unserer Homepage http://quibla.net veröffentlichen werden. Sie enthält interessante Informationen, die Ihr sicherlich ausnutzen könntet. Bitte haltet uns auf dem Laufenden über Eure Aktion und ihre Folgen !

Brüderliche Grüsse

von

quibla.net

 

Chers amis !

Voici l'information que nous allons publier lundi sur notre site http://quibla.net. Elle contient des éléments intéressants d'information sur Schimmelmann, que vous pourrez sans doute utiliser. SVP, tenez-nous au courant sur votre action et ses suites !

Saluts fraternels

quibla.net

Action danoise

Action de la Société de commerce danoise des Indes occidentales signée par Schimmelmann (1778). Vendues pour 100 Rigsdaler, ces actions nen valaient plus que 60 lorsque lÉtat les racheta, lors de la faillite de la Société en 1785. Bref, une vrai arnaque, qui enrichit Schimmelmann et son protecteur royal. Cette action est proposée à la vente par un antiquaire allemand pour la modique somme de 1900 …

 

Allemagne

25/09/06 - Appel pour Protester contre le Monument érigé en lhonneur dun Raciste, Kidnappeur, Esclavagiste, et Génocidaire de Noirs: le Comte von Schimmelmann
par la
Communauté noire à Hambourg

NDLR Quibla : le Comte Heinrich Carl von Schimmelmann (1724-1782), un Allemand originaire de Poméranie, fut lhomme le plus riche de son temps au Danemark et en Scandinavie. Installé à Copenhague où le roi en fit son trésorier et lanoblit, Schimmelmann construisit son immense fortune sur la traite négrière et lexploitation des esclaves sur les quatre plantations quil acheta à Sainte-Croix et Saint-Jean, deux des trois îles des Caraïbes (la troisième étant Saint-Thomas), à lest de Porto-rico, qui appartinrent à la Compagnie danoise des Indes occidentales et de Guinée (Danske Westindiske Kompaniet) de 1672 à 1916, date à laquelle elles furent vendues aux USA pour 25 millions de dollars.

Le Danmark a été le premier État esclavagiste européen à abolir la traité négrière le 16 mars 1792, mais le décret royal nentra en vigueur officiellement quen 1803. Et lesclavage fut aboli dans les îles danoises en 1848.

Schimmelmann, qui avait gagné beaucoup dargent par la fabrication de papier-monnaie et la vente dactions de sa Société de commerce danoise des Indes occidentales (Danske Westindiske Handelsselskab) avait aussi acheté la première usine de sucre de Copenhague. Récemment la municipalité de Wandsbek, un quartier de Hambourg, où Schimmelmann construisit un palais et est enterré, a décidé dhonorer Schimmelmann par une sculpture dans un parc de la ville. Ce qui a provoqué la colère de la communauté noire de la ville hanséatique, qui organise une manifestation ce lundi 25 septembre sur place. Voici leur appel.

 

 

Chères Soeurs et Chers Frères,
Le gouvernement local du district de Wandsbek à Hambourg a érigé un monument en l
honneur dun homme, qui, grâce aux enlèvements massifs, les déplacements, le viol, les déportations massives, la traite des êtres humains, lesclavagisme et le génocide des Noir/es est devenu à lépoque lhomme le plus riche dEurope: ce criminel raciste sappelait Comte Heinrich Carl von Schimmelmann (1724-1782). Grâce à ces affaires criminelles, il a acquis une fortune ensanglantée qui lui a permis de contribuer à la prospérité de Wandsbek, de Hambourg, de lAllemagne et de lEurope et de créer de nombreuses organisations et projets caritatifs au profit de ses compatriotes blancs.
La Communauté Noire en Allemagne (Black Community) condamne avec la plus grande fermeté l
érection de ce monument raciste et exige sa démolition (déboulonnage) immédiat. Car, normalement, lAllemagne devrait saisir la commémoration dun personnage barbare comme le Comte von Schimmelmann comme loccasion idéale pour se pencher sur son passé criminel et payer à lAfrique et à la Diaspora Noire , les Réparations et les Compensations quelle nous doit à cause de ses crimes coloniaux, nazis et néocoloniaux contre les Noir/es. Glorifier un trafiquant dêtres humains, un esclavagiste et un génocidaire nest rien dautre que de la Banalisation , du Révisionnisme et du Négationisme, et cela constitue une Discrimination raciste, une Insulte, du Mépris et de la Violation de la Dignité des Noir/es à Hambourg, en Allemagne et partout à travers le monde.
Nous exigeons la Démolition Immédiate de ce Monument Raciste!
Nous exigeons des excuses officielles des autorités du district de Wandsbek et de la Ville de Hambourg à la Communauté Noire de Hambourg!
En plus de cela, nous exigeons des Entreprises, Industries, et Mileux dAffaires, des Églises et des Gouvernements Régionaux et du Gouvernement Fédéral allemands des excuses officielles à la Communauté Noire pour leurs crimes coloniaux, nazis et néocoloniaux contre les Noir/es, ainsi que le paiement des Réparations et des Compensations à l
Afrique et à la Diaspora Noire !

Manifestation et Action de Protestation à Hambourg-Wandsbek:
Lundi, 25 Septembre 2006 à 16:00 h
Point de rencontre: Wandsbek-Markt (Arrêt Bus)
Co-organisateurs/trices: Commission RÉPARATIONS & Commission PANAFRICANISME/LIBÉRATION AFRICAINE de la Communauté Noire en Allemagne, SOS-Struggles Of Students, ARA-Association des Réfugié/es Africain/es, BSO-Organisation des Étudiant/es Noir/es, Quilombo Brasil-Radio Mamaterra, Colour Music, AYACSA e.V.-African-German Youth Arts, Culture & Science Association, Refugees Emancipation-RE, Women in Exile, The Voice Refugee Forum, Brandenburger Flüchtlingsinitiative-BFI, ADEFRA e.V.-Black Women in Germany, ISD-Initiative Schwarze Menschen in Deutschland, Pan African Women Liberation Organization (PAWLOGermany); avec le soutien de: Afrikanische Studentenunion-ASU, SFC- Communauté des Femmes Noires en Autriche, PAMOJA-Movement of Young African Diaspora in Austria
Responsabilité Légale & Contact: Brother Senfo: 0163-4245449, senfotonkam@yahoo.com
Sister Selamawit: 0176-70079687, selamawit_g@hotmail.com
Brother Romao: 0172-8752291, romao@gmx.de / Brother Diogni: 0176-23102006, bdiogni@yahoo.fr

 

10:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, actualite, afrique, barbarie, democratie, courcelles, colonialisme, crimes, europe, eur-dictature, fascisme, histoire, liberte, oppression capitaliste, politique, presse, romain, racisme, silence, solidarite, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/09/2006

24/09/2006: Discours de Hugo Chávez, président du Venezuela, aux Nations Unies, le 20 septembre 2006


De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : dimanche 24 septembre 2006 15:13
Objet : [mannekenpeace] Re: [siecle_de_combat] Discours de Chavez : entre réalité sociale et pouvoir des médias

 

pour ceux qui ne l'ont pas encore lu :

 

Discours de Hugo Chávez, président du Venezuela, aux Nations Unies, le 20 septembre 2006

http://questionscritiques.free.fr/discours/Hugo_Chavez_ON...

 

"Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d'abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n'ont pas lu ce livre à le lire.

 

Noam Chomsky, l'un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l'un de ces tout derniers ouvrages, /'Hegemony or Survival: The Imperialist Strategy of the United States.'/ [L'hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l'agite en face de l'Assemblée Générale.] C'est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s'est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, sur ce qui se passe aujourd'hui et sur la plus grande menace qui plane sur notre planète.

 

Les prétentions hégémoniques de l'Empire Américain mettent en danger la survie-même de l'espèce humaine. Nous continuons de vous alerter sur ce danger et nous en appelons au peuple des Etats-Unis et au monde à faire cesser cette menace, qui est une épée de Damoclès. J'avais pensé, un moment, vous faire la lecture de ce livre, mais pour des raisons de temps, [il fait tourner les pages du livre, qui sont nombreuses] je me contenterai de vous le recommander.

 

Il se lit facilement, c'est un très bon livre, et je suis sûr, Madame la Présidente, que vous le connaissez. Il a été publié en anglais, en russe, en arabe et en allemand. Je pense que les premiers qui devraient le lire sont nos frères et nos soeurs des Etats-Unis, parce que la menace se trouve exactement dans leurs propres foyers.

 

Le diable s'est introduit chez eux. Le diable, le diable lui-même, est dans leur maison.

 

Et Hier, le diable est venu ici. Ici, le diable est entré. Juste ici. [Il fait le signe de croix] Et ça sent encore le soufre aujourd'hui. Hier, Mesdames et Messieurs, de cette tribune, le président des Etats-Unis, le monsieur que j'appelle le Diable, est venu ici parler comme s'il possédait le monde entier. Vraiment. Comme s'il était le propriétaire du monde.

 

Je pense que nous pourrions appeler un psychiatre pour analyser la déclaration que le président des Etats-Unis a faite hier. En tant que porte-parole de l'impérialisme, il est venu pour faire partager ses remèdes de charlatan afin d'essayer de préserver le modèle actuel de domination, d'exploitation et de pillage des peuples du monde.

 

Alfred Hitchcock aurait pu utiliser [cette déclaration] comme scénario pour un de ses films. Je peux même proposer un titre : "La Recette du Diable".

 

Comme Chomsky le dit [dans son livre] de façon claire et détaillée, l'empire américain fait tout ce qu'il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide.

 

La déclaration du dépositaire du monde -- cynique, hypocrite, emplie de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler.

 

Ils disent qu'ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c'est cela leur modèle démocratique ! C'est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s'impose par les armes, les bombes et l'artillerie.

 

Quelle étrange démocratie ! Aristote pourrait bien ne pas la reconnaître -- ou les autres qui sont aux racines de la démocratie. Quelle sorte de démocratie imposez-vous avec les Marines et les bombes ?

 

Hier, le président des Etats-Unis nous a dit, ici-même, dans cette salle, et je cite : "Partout où vous regardez, vous entendez des extrémistes vous dire que vous pouvez échapper à la pauvreté et retrouver votre dignité par la violence, la terreur et le martyre". Partout où il regarde, il voit des extrémistes. Et vous, mes frères -- il regarde la couleur de votre peau et il dit, oh ! il y a un extrémiste. Evo Morales, le valeureux président de Bolivie est, pour lui, un extrémiste.

 

Les impérialistes voient des extrémistes partout. Ce n'est pas que nous soyons des extrémistes. C'est que le monde se réveille. Il se réveille partout. Et les gens se lèvent.

 

J'ai le sentiment, cher dictateur du monde, que vous allez vivre le reste de votre vie comme un cauchemar, parce que le reste d'entre nous se lève, tous ceux qui se soulèvent contre l'impérialisme américain, qui réclament l'égalité, le respect, la souveraineté des nations.

 

Oui, vous pouvez nous appeler des extrémistes, mais nous sommes en train de nous soulever contre l'empire, contre ce modèle de domination.

 

Alors, le président a dit -- et c'est lui qui l'a dit -- : "Je suis venu parler directement aux populations du Moyen-Orient, pour leur dire que mon pays veut la paix".

 

C'est vrai. Si nous marchons dans les rues du Bronx, si nous nous promenons dans New York, Washington, San Diego, dans n'importe quelle ville, San Antonio, San Francisco et que nous demandons aux gens, aux citoyens des Etats-Unis, que veut ce pays ? Veut-il la paix ? Ils diront oui.

 

Mais ce gouvernement ne veut pas la paix. Le gouvernement des Etats-Unis ne veut pas la paix. Il veut exploiter son système d'exploitation, de pillage, d'hégémonie par la guerre.

 

Il veut la paix ? Mais que se passe-t-il en Irak ? Que se passe-t-il au Liban ? En Palestine ? Que se passe-t-il ? Que s'est-il passé ces 100 dernières années en Amérique Latine et dans le monde ? Et à présent il menace le Venezuela -- de nouvelles menaces contre le Venezuela, contre l'Iran ?

 

Il a parlé au peuple libanais. Beaucoup d'entre vous, leur a-t-il dit, ont vu comment leurs maisons et leurs communautés ont été prises dans les tirs croisés. Comment peut-on être cynique à ce point ? Quelle capacité à mentir d'un air penaud ! Les bombes sur Beyrouth d'une précision millimétrée ?

 

Ce sont des feux croisés ? Il pense à un western, lorsque les gens dégainent de la hanche et tirent et que quelqu'un se trouve pris dans les feux croisés.

 

Ceci est impérialiste, fasciste, assassin, génocide. L'empire et Israël qui tirent sur les Palestiniens et les Libanais. C'est ce qu'il s'est passé. Et à présent, nous entendons "Nous souffrons parce que nous voyons nos maisons détruites".

 

Le président des Etats-Unis est venu parler aux peuples -- aux peuples du monde. Il est venir leur parler -- J'ai apporté quelques documents avec moi, parce que ce matin je lisais quelques déclarations -- et je vois qu'il s'est adressé au peuple d'Afghanistan, au peuple du Liban, au peuple de l'Iran. Et il s'est adressé directement à ces peuples.

 

Et vous pouvez vous demander, alors que le président des Etats-Unis s'adresse à ces peuples du monde, ce que ces peuples du monde lui diraient si on leur donnait la parole ? Qu'auraient-ils à dire ?

 

Et je pense avoir une petite idée de ce que les peuples du Sud, les oppressés pensent. Ils diraient "Impérialiste yankee, rentre chez toi!" Je pense que c'est ce que ces peuples diraient si on leur donnait le micro et s'ils pouvaient parler d'une seule voix aux impérialistes américains.

 

Et voici pourquoi, Madame la Présidente, mes chers collègues, mes amis, l'année dernière nous sommes venus ici dans cette même salle, comme nous l'avons fait ces huit dernières années, et nous avons dit quelque chose qui s'est à présent confirmée -- entièrement, entièrement confirmée.

 

Je ne pense pas que quiconque dans cette pièce pourrait défendre ce système. Voyons les choses en face ! Soyons honnêtes ! Le système de l'O.N.U., né après la Deuxième Guerre Mondiale, a fait faillite. Il est inutile.

 

Oh, oui ! Il est bon de nous réunir tous ensemble une fois par an, de nous rencontrer, de faire des déclarations et de préparer toutes sortes de longs documents et d'écouter de bons discours, comme celui que de (inaudible), hier, celui du Président Lula. Oui c'est bon pour cela. Et il y a beaucoup de discours et nous en avons entendu beaucoup, du président du Sri Lanka, par exemple, et de la Présidente du Chili.

 

Mais nous, l'assemblée, avons été transformés en un organe à peine délibérant. Nous n'avons aucun pouvoir, aucun pouvoir d'avoir le moindre impact sur la terrible situation mondiale. Et c'est pourquoi le Venezuela propose une nouvelle fois, ici, aujourd'hui, le 20 septembre [2006] que nous ré-établissions les Nations-Unies.

 

L'année dernière, Madame, nous avons fait quatre propositions modestes que nous ressentions comme étant d'une importance cruciale. Nous devons en assumer la responsabilité, nos chefs d'Etats, nos ambassadeurs, nos représentants, et nous devons en discuter.

 

La première est l'extension [du Conseil de Sécurité], et Lula en parlé hier ici-même. Le Conseil de Sécurité comporte à la fois une catégorie permanente et une catégorie non-permanente, (inaudible) les pays en développement et les pays sous-développés doivent accéder à des sièges de membres permanents. C'est la première étape.

 

Deuxièmement, des méthodes efficaces pour s'occuper et résoudre les conflits mondiaux, des décisions transparentes. Point trois, la suppression immédiate -- et c'est une chose à laquelle tout le monde appelle -- du mécanisme antidémocratique connu sous le nom de veto, le veto sur les décisions du Conseil de Sécurité.

 

Permettez-moi de vous donner un exemple récent. Le veto immoral des Etats-Unis qui a permis aux Israéliens, en toute impunité, de détruire le Liban. Exactement devant nous tous alors que nous étions debout à regarder, une résolution du conseil fut empêchée.

 

Quatrièmement, nous devons renforcer, comme nous l'avons toujours dit, le rôle et les pouvoirs du secrétaire général des Nations-Unies.

 

Hier, le secrétaire général nous a pratiquement livré son discours d'adieu. Et il a reconnu que pendant ces dix dernières années, les choses sont tout simplement devenues plus compliquées ; la faim, la pauvreté, la violence, les violations des droits de l'homme se sont aggravées. C'est la conséquence extrême de l'effondrement du système des Nations Unies et des prétentions hégémoniques des Etats-Unis.

 

Madame, le Venezuela, il y a quelques années, a décidé de livrer cette bataille au sein des Nations-Unies en reconnaissant l'ONU. En tant que membres, et nous prêtons nos voix, nos réflexions. Notre voix est une voix indépendante pour représenter la dignité et la recherche de la paix et ré-élaborer le système international ; pour dénoncer la persécution et l'agression par les forces hégémoniques de la planète.

 

Voici comment le Venezuela s'est présenté. La patrie de Bolivar a cherché à obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité. Voyons ! Bon, il y a eu une attaque en règle par le gouvernement étasunien, une attaque immorale, pour essayer d'empêcher le Venezuela d'être élu librement à un poste au Conseil de Sécurité.

 

L'imperium a peur de la vérité, il a peur des voix indépendantes. Il nous appelle extrémistes, mais ce sont eux les extrémistes. Et j'aimerais remercier tous les pays qui ont aimablement annoncé leur soutien au Venezuela, même si le scrutin est secret et qu'il n'est pas nécessaire d'annoncer ces choses.

 

Mais étant donné que l'imperium a attaqué, ouvertement, ils ont renforcé les convictions de nombreux pays. Et leur soutien nous renforce. Le Mercosur, en tant que bloc, a exprimé son soutien. Nos frères du Mercosur. Le Venezuela, avec le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay, est un membre à part entière du Mercosur.

 

Et de nombreux autres pays d'Amérique Latine, *CARICOM* et la Bolivie ont exprimé leur soutien au Venezuela. La Ligue Arabe, l'ensemble de la Ligue Arabe a exprimé son soutien, nos frères des Caraïbes, l'Union Africaine. Presque toute l'Afrique a exprimé son soutien pour le Venezuela et des pays comme la Russie et la Chine et beaucoup d'autres.

 

Je vous remercie chaleureusement de la part du Venezuela, de la part de notre peuple et de la part de la vérité, parce que le Venezuela, avec un siège au Conseil de Sécurité, n'exprimera pas seulement la pensée du Venezuela, mais il sera aussi la voix de tous les peuples du monde et nous défendrons la dignité et la vérité.

 

Au-delà et au-dessus de tout cela, Madame la Présidente, je pense que nous avons des raisons d'être optimistes. Un poète aurait dit "désespérément optimistes", parce qu'au-dessus et au-delà des guerres et des bombes et de la guerre agressive et préventive et la destruction de peuples entiers, on peut voir qu'une nouvelle ère se dessine.

 

Ainsi que Silvio Rodriguez le dit, cette ère donne naissance à un coeur. Il y a des moyens alternatifs de penser. Il y a des jeunes gens qui pensent différemment. Et ceci s'est déjà vu en l'espace d'une simple décennie. Il a été démontré que la fin de l'histoire était une affirmation totalement fausse et la même chose a été démontrée à propos de la /Pax Americana/ et de l'établissement du monde capitaliste néolibéral. Il a été démontré que ce système engendre la pauvreté. Qui le croit maintenant ?

 

Ce que nous avons à faire maintenant est de définir le futur du monde. L'aube se lève partout. Vous pouvez vous en rendre compte en Afrique et en Europe et en Amérique Latine et en Océanie. Je veux insister sur cette vision optimiste.

 

Nous devons nous renforcer, notre volonté de livrer bataille, notre conscience. Nous devons construire un monde nouveau et meilleur. Le Venezuela se joint à cette lutte et c'est pourquoi nous sommes menacés. Les Etats-Unis ont déjà planifié, financé et mis en place un coup d'Etat au Venezuela et ils continuent de soutenir les tentatives de coup d'Etat au Venezuela et ailleurs.

 

La Président Michelle Bachelet nous a rappelé, il y a juste un instant, l'assassinat horrible de l'ancien ministre des Affaires Etrangères, Orlando Letelier.

 

Et je voudrais ajouter une chose : Ceux qui ont perpétré ce crime sont libres. Et cet autre événement où un citoyen américain est mort, tué par les Américains eux-mêmes. Ils étaient des tueurs de la CIA, des terroristes.

 

Et nous devons rappeler dans cette pièce que dans exactement trois jours il y aura un autre anniversaire. Trente ans auront passé depuis cette attaque terroriste horrible contre l'avion cubain de la ligne /Cubana de Aviacion/, où 73 innocents ont trouvé la mort.

 

Et où se trouve le plus grand terroriste de ce continent qui a pris la responsabilité de faire sauter cet avion ? Il a passé quelques années en prison au Venezuela. Mais grâce à la CIA et aux responsables du gouvernement [vénézuélien] de l'époque, il fut autorisé à s'échapper et il vit dans ce pays, protégé par le gouvernement [des Etats-Unis].

 

Mais il a été condamné. Il avait avoué son crime. Mais les normes du gouvernement étasunien sont à géométrie variable. Il protège les terroristes lorsqu'il le veut.

 

Et ceci, pour dire que le Venezuela est entièrement engagé à combattre le terrorisme et la violence. Et nous sommes l'un des peuples qui combattent pour la paix.

 

Luis Posada Carriles est le nom de ce terroriste qui est protégé ici. Et d'autres personnes extrêmement corrompues qui se sont échappées du Venezuela vivent aussi ici sous protection : un groupe qui a posé des bombes dans diverses ambassades, qui a assassiné des gens pendant le coup d'Etat. Ils m'ont kidnappé et ils allaient me tuer, mais je pense que Dieu est descendu et notre peuple est sorti dans les rues et l'armée y était aussi et ainsi je suis ici devant vous, aujourd'hui.

 

Mais ces personnes qui ont dirigé ce coup d'Etat sont ici, aujourd'hui, dans ce pays, protégés par le gouvernement américain. Et j'accuse le gouvernement américain de protéger ces terroristes et d'avoir un discours complètement cynique.

 

Nous avons mentionné Cuba. Oui, nous y étions, il y a encore quelques jours. Nous sommes revenus de là-bas très heureux. Et là-bas, vous voyez qu'une nouvelle ère est née. Le Sommet des 15, le Sommet des non-alignés, ont adopté une résolution historique. Ceci est le document qui en a résulté. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous le lire.

 

Mais vous avez toute une série de résolutions ici qui ont été adoptées d'une façon transparente après un débat ouvert -- par plus de 50 chefs d'Etats. Pendant quelques semaines, La Havane était la capitale du Sud et nous avons donné, une fois encore, un nouvel élan au groupe des non-alignés.

 

Et s'il y a quelque chose que j'aimerais vous demander à tous ici, mes compagnons, mes frères et mes soeurs, c'est de bien vouloir prêter votre bonne volonté pour permettre un nouvel élan au Mouvement des Non-Alignés afin de donner naissance à une nouvelle ère, pour empêcher l'hégémonie et empêcher de nouvelles avancées de l'impérialisme.

 

Et comme vous le savez, Fidel Castro est le président des non-alignés pour les trois prochaines années et nous pouvons lui faire confiance pour qu'il dirige cette charge efficacement. Malheureusement, ils ont pensé "Oh ! Fidel est en train de mourir." Mais ils vont être déçus parce qu'il n'est pas mort. Et non seulement il est en vie, il est de retour dans son uniforme vert et il préside désormais les non-alignés.

 

Donc, mes chers collègues, Madame la Présidente, un nouveau mouvement, fort, est né, un mouvement du Sud. Nous sommes des hommes et des femmes du Sud. Avec ce document, avec ces idées, avec ces critiques. Je referme à présent mon dossier. Je prends le livre avec moi. Et, n'oubliez pas, je le recommande très fortement et très humblement à vous tous.

 

Nous voulons des idées pour sauver notre planète, pour sauver la planète de la menace impérialiste. Et espérons que dans ce siècle-même, dans pas trop longtemps, nous verrons cette, nous verrons cette nouvelle ère. Et pour nos enfants et nos petits-enfants, un monde de paix basé sur les principes fondamentaux des Nations-Unies, mais de Nations-Unies rénovées.

 

Et peut-être devrons-nous déménager leur siège. Peut-être devons nous le mettre ailleurs ; peut-être dans une ville du Sud. Nous avons proposé le Venezuela.

 

Vous savez que mon médecin personnel a dû rester dans l'avion. Le chef de la sécurité a dû rester enfermé dans un avion verrouillé. Aucuns de ces deux messieurs n'ont été autorisés à venir assister à la réunion de l'Onu. Ceci est un autre abus et un autre abus de pouvoir de la part du Diable. Cela sent le soufre ici, mais Dieu est avec nous et je vous embrasse tous.

 

Que Dieu nous bénisse tous ! Bonne journée à vous.

----- Original Message -----

From: Yves Wangneur

To: Albert ; Jean Bricmont ; Thierry Delforge ; Patsy ; radioairlibre ; thierry thomas ; Siecle ; Manneken Peace

Sent: Saturday, September 23, 2006 6:35 PM

Subject: [siecle_de_combat] Discours de Chavez : entre réalité sociale et pouvoir des médias

 


Suite au discours de Chavez à l'ONU, il y a eu beaucoup de réactions, essentiellement de la part de l'élite. Et puisque certains croient encore en l'angélisme de Clinton, le type qui se faisait tailler des pipes (par une moche en plus) au lieu de bosser, je vous propose de noter la réaction de cette personne : "Le discours de Chavez porte préjudice à son pays". Qui a dit que les Démocrates étaient le 2°parti servant l'impérialisme ?
Les différents journaux américains ont vivement critiqué les déclarations de Chavez, estimant que c'était "de la folie gauchiste". "El Comercio" (de Lima) a parlé d'insulte, La Libre Belgique parle d'injures.
Cela, c'est le discours des médias, des gens qui sont censés nous représenter.
Les représentés, donc nous, ont une réaction un peu différente. Comme vous le savez, Chavez fait référence à un des derniers bouquins de Chomsky : "Hégémonie ou survie". Sur Amazon, les commandes pour ce livre sont passés en 2 jours de la 160.772° place à la septième !!!
Ce qui tend à démontrer 2 choses : 1) Les gens écoutent Chavez, l'approuvent et suivent ses conseils, 2) Ils sont interessés par la pensée de Chomsky.

Ca doit être ça le populisme ...

20:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, romain, cuba, cia, colonialisme, chili, democratie, crimes, fascisme, guerre, actualite, afghanistan, amerique, afrique, belgique, courcelles, gangsterisme, histoire, iran, irak, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, occupations, paix, palestine, politique, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/09/2006

16/09/2006: Canada-Afghanistan - Une guerre absurde

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : samedi 16 septembre 2006 3:47

Objet : Canada-Afghanistan - guerre absurde - pointless war

 

Canada-Afghanistan - Une guerre absurde - A pointless war

 


Vous voulez cesser de recevoir mes messages?  Changer ou ajouter une adresse?  Écrivez-moi : pueblo@sympatico.ca
Do you want to stop receiving messages?  Change or add an e-mail address?  Write to: pueblo@sympatico.ca

¿No quiere más recibir mis mensajes?  ¿Quiere cambiar o añadir una dirección?  Escribame: pueblo@sympatico.ca


 

[FRANÇAIS] + [ENGLISH]

 

traduction du Collectif de traduction de Montréal - pueblo@sympatico.ca

 


----- Original Message -----

From: Jan Slakov

To: jan

Sent: Friday, September 15, 2006 5:03 PM

Subject: Top Soldier Quits "Pointless War"


 

Le 10 septembre 20006, Bill Bell a envoyé la lettre suivante au premier ministre du Canada, Stephen Harper, du Parti conservateur.

 

Des copies de cette lettre ont été envoyées à :

- Jack Layton, leader du Nouveau Parti démocratique du Canada (qui exige le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan)

- Gordon O'Connor, ministre de la Défense du Canada du gouvernement conservateur

- Diane Finley, membre du Parlement, nommée ministre des Ressources humaines et du Développement social par le premier ministre du Canada.

- Conscience Canada / Nos impôts pour la paix, organisations du Canada et du Québec d'objecteurs de conscience fiscale (Personnes qui refusent de verser au gouvernement canadien le pourcentage de leur impôt sur le revenu fédéral correspondant au pourcentage du budget militaire du Canada).
 



M. Stephen Harper, premier ministre du Canada:

Monsieur,

 

Voici des extraits d'un article publié aujourd'hui, au cas où vous l'auriez manqué.

 

Haut  gradé démissionne alors que les maladresses transforment la campagne en une «guerre absurde»

 

Christina Lamb  

L'ancien aide-de-camp du commandant de la mission britannique dans le Sud de l'Afghanistan affirme la campagne militaire menée dans la province de Helmand constitue un «exemple classique de tout ce qui ne faut pas faire lors d'une mission anti-insurrectionnelle».

«Il est insensé de mener une grande campagne comme dans le bon vieux temps.  Cela ne f
ait qu'empirer les choses» affirme le capitaine Leo Docherty, des «Scots Guards», qui a été tellement déçu qu'il a quitté l'armée le mois passé.

«Toutes les personnes dont les maisons ont été d
étruites et dont les enfants ont été tués vont se tourner contre les Britanniques», explique-t-il.  «C'est une équation très simple : si les gens perdent des maisons et des champs de pavots ils nous combattront.  C'est très certainement ce que je ferais si j'étais eux!»


«Nous avons commis des maladresses grotesques.  Nous avons dit que nous agirons autrement que les soldats des États-Unis, qui bombardent et mitraillent les vil
lages, puis nous avons fait exactement la même chose qu'eux.»

[http://www.timesonline.co.uk/newspaper/0,,2761-2350795,00.html]

J'espère que vous me pardonnerez d'insister sur des faits qui sont évidents.  L'expression «guerre absurde» suffit.

D'autre part si le capitaine Docherty signale que les Afghans se tourneront contre les Britanniques, ils pourraient se tourner aussi contre les Canadiens, n'est-ce pas?
 
Envoyer nos forces armées dans un autre pays pour tuer des gens et détruire leur biens n'est pas une façon de leur inculquer  des attitudes et des comportements conformes à nos conceptions.
 
J'aimerais que vous établissiez la paix.
 
Bill Bell
Selkirk, Ontario, Canada
 


 

[ENGLISH]

 

----- Original Message -----

From: Jan Slakov

To: jan

Sent: Friday, September 15, 2006 5:03 PM

Subject: Top Soldier Quits "Pointless War"


Sept. 10 '06
from: Bill Bell
Letter sent to P.M. Harper with copies to Jack Layton, Gordon O'Connor, D. Finley, MP, Conscience Canada
 



Dear Mr Harper:

In case you missed it, here's an excerpt from an article that appeared today:

Top soldier quits as blundering campaign turns into 'pointless' war

Christina Lamb  

The former aide-de-camp to the commander of the British taskforce in southern Afghanistan has described the campaign in Helmand province as "a textbook case of how to screw up a counter-insurgency".

"Having a big old fight is pointless and just making things worse," said Captain Leo Docherty, of the Scots Guards, who became so disillusioned that he quit the army last month.

"All those people whose homes have been destroyed and sons killed are going to turn against the British," he said.  "It's a pretty clear equation - if people are losing homes and poppy fields, they will go and fight.  I certainly would.

"We've been grotesquely clumsy ‹ we've said we'll be different to the Americans who were bombing and strafing villages, then behaved exactly like them."

[http://www.timesonline.co.uk/newspaper/0,,2761-2350795,00.html]

I hope you will forgive my pointing out the obvious but I wonder if "pointless war" doesn't say it all.  Furthermore, Captain Docherty's remark about having Afghans "turn against" the British could just as well be applied to Canadians, couldn't it?
 
Sending your armed forces to another country to kill people and to destroy their property is not the way to model the attitudes and behaviours that you wish to instil in them.
 
I want you to make peace.
 
Bill Bell
Selkirk, ON

19:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, irak, palestine, liban, crimes, barbarie, canada, grande bretagne, usa, presse, silence, romain, courcelles, histoire, terrorisme, occupations, otan, onu, resistance, solidarite, paix, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/09/2006: « La victoire du Hezbollah a marqué le début du déclin d´Israël »


De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de chris den hond
Envoyé : vendredi 15 septembre 2006 11:44

Objet : [assawra] Nahla Chahal: "La victoire du Hezbollah marque le déclin d'Israël"

 

« La victoire du Hezbollah a marqué le début du déclin d´Israël »

Interview Nahla Chahal, coordinatrice des missions civiles en Palestine CCIPPP et chercheur à Paris.

Interview par Chris Den Hond (La Gauche, Belgique) et Nicolas Qualander (Rouge, France)

Nahla Chahal est coordinatrice des Campagnes civiles internationales pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP). Elle fut l´une des dirigeantes, au cours des années 70, de l´Organisation d´action communiste du Liban (OACL). De retour du Liban, où elle a passé plus d´un mois pendant l´offensive israélienne, elle raconte et analyse ces événements.

--- Quel est l´effet de la guerre sur le peuple libanais ?

On a vécu au Liban un moment extrêmement intense. Pourquoi? Moi, j´ai ouvert mes yeux, j´ai eu une conscience politique après la défaite en 1967. J´ai vu devant moi mon père, un militant communiste libanais, et ma mère, une militante communiste irakienne, s´effondrer en 1967. Mon père a même fait un infarctus à cause de la défaite. Les régimes arabes à l´époque avaient essayé de minimiser en disant que c´était une petite défaite. Mais pour nous, c´était la fin de toute une époque où toute une région était en train de se réaliser. Dans notre conscience de nationalistes arabes ou de communistes, Israël était là pour empêcher que le monde arabe puisse se réaliser en tant qu´entité, en tant que force régionale ou en tant que société. Ensuite, il y a eu tout un déclin de la région arabe. On disait : « On ne peut pas résister à Israël. C´est impossible». Ca dure depuis 40 ans maintenant. Moi, je considère que j´ai eu la grande chance d´avoir vu une preuve qu´Israël et l´hégémonie d´Israël et la suprématie d´Israël n´étaient pas un destin indéniable. Israël est maintenant entré dans une logique de « soit nous, soit eux ». Je suis consciente que ce qu´on a vécu n´est qu´une petite lueur, mais elle a prouvé qu´on peut avec la force d´une petite milice, la milice du Hezbollah, une souris, affronter un éléphant. Les dix premiers jours, il y avait une énorme panique. Mais soudain, quand les Israéliens n´ont pas pu avancer, les gens ont accepté de payer le prix. Ca, c´est historique.

--- Le but israélien et américain était de diviser la population libanaise. Pourquoi elle n´a pas réussi ?

Elle est déjà divisée. Si quelqu´un vous dit que toute la population libanaise a fait le choix de la résistance, c´est faux. Une grande partie de la population libanaise aime bien la résistance, mais n´est pas prête à payer le prix. Elle a fait un choix, elle a rejoint le camp de ce que j´appellerais le camp néolibéral dans le sens économique avant tout : s´amuser, se concentrer sur soi. Certains ont même dit : Le Hezbollah aurait dû attendre l´hiver, ainsi on n´aurait pas raté l´été sur la plage.

Le plan israélo-américain était de faire bouger une partie de la population libanaise contre le Hezbollah. Cela aurait pu arriver si le Hezbollah et les partis qui sont avec le Hezbollah - le Hezbollah est loin d´être seul dans la résistance - n´avait pas eu la capacité de résister.

--- Quel est ton jugement sur la résistance militaire du Hezbollah ?

Il y a eu quelque chose qu´on n´a pas vu depuis très longtemps dans cette partie du monde. Les combattants du Hezbollah se sont battus avec la conviction. On n´avait jamais vu 34 Merkavas (tanks israéliens) détruits en une seule journée. Jamais! Aucune armée arabe n´a pu faire cet exploit. Le Hezbollah est vraiment très bien organisés. Mais ce qui est le plus important, c´est que très vite, la population, la base sociale du Hezbollah s´est alignée sur leurs combattants. Ils ont pris soin des combattants. Ensuite il y a eu les discours de Hassan Nasrallah. Il est intervenu quatre fois et je crois que ce sont des pièces maîtresses à étudier dans la science politique. Tout le monde savait que son deuxième fils était dans les combats (son premier fils est mort en combat, ndlr). Les fils de tous les chefs du Hezbollah étaient dans les combats, le fils de Cheikh Naim Hassem - le numéro deux de Hezbollah-  a été très grièvement blessé, donc la population a compris de quoi il s´agissait.

--- Quelles sont les répercussions plus générales sur la région ?

Les Arabes attendaient, avec une angoisse qui leur serrait le coeur. Nous avons reçu beaucoup de délégations au Liban, des délégations arabes. Ils nous ont raconté que les Arabes avaient le coeur serré pendant les 4 premiers jours, parce qu´ils s´attendaient à la défaite. Au-delà du 10ème jour, les Arabes n´en ont pas cru leurs yeux. Ca commence à faire tâche d´huile. Vous savez qu´il y a un malaise énorme en Egypte et dans l´armée égyptienne. Aussi dans l´armée syrienne. Les gens disent : comment ça se fait que le Hezbollah est capable de faire cela ? Et nous ? Qu´est-ce qu´on fait ? Historiquement la bataille du Hezbollah a marqué le début du déclin d´Israël, la fin d´Israël qui terrorise l´ensemble de la région. Même si Israël recommence, il y a dans la mémoire ce phénomène qui s´est produit. Je pense que beaucoup d´Israéliens sont conscients de cela, notamment nos amis israéliens anticolonialistes.

--- Est-ce que la gauche peut travailler avec des groupes comme le Hezbollah et le Hamas,  que certains dans la gauche qualifient même comme des islamistes intégristes fascistes ? Et si oui, quel type d´alliance est possible ou souhaitable?

Je pars de la position du parti communiste libanais, le PCL. Ce parti communiste libanais est quand même un des partis les plus anciens et les plus sérieux dans la région et aussi les plus influents. Le PCL travaille main dans la main avec le Hezbollah. C´est une alliance critique à l´égard du Hezbollah. Le PCL dit ouvertement au Hezbollah : « Là tu t´es trompé ». Après 2000, le PCL a considéré que le Hezbollah avait gaspillé la victoire, parce que dans la politique interne libanaise, le Hezbollah s´est allié à ses ennemis, à ceux qui étaient contre la libération, la bourgeoisie néolibérale.

Je fais une différence dans les mouvements islamistes. Comme chez les communistes et les gens de la gauche, les mouvements islamistes ne sont pas les mêmes. Il n´y a aucun lien de parenté entre Ben Laden et le Hezbollah, aucun ! C´est comme dans les mouvements de gauche. Quel rapport est-ce que nous avons avec le Khmers rouges? Pour moi ce sont des fascistes. Il y a des fascistes chez les islamistes comme chez des gens de gauche, mais il y a aussi des gens libérés, progressistes. Je ne fais pas l´éloge du Hezbollah. Je connais les points de faiblesse. Le Hezbollah n´est pas encore assez conscient qu´il est un mouvement de théologie de la libération. Mais c´est le seul mouvement islamiste qui vient dans les forums sociaux mondiaux et européens. Depuis 2003, il envoie régulièrement des gens pour y participer. Il y a une alliance pratique et politique entre le Hezbollah et le Parti communiste libanais et le Parti du peuple - qui est un parti nationaliste de gauche. Ils se voient régulièrement et ne dissimulent pas les points de divergence. Le PCL par exemple reproche au Hezbollah de n´avoir jamais participé à des manifestations de revendication sociale, alors que sa base est une base composée de pauvres, de paysans, d´ouvriers et de la classe petite-bourgeoise défavorisée au Liban. Le Hezbollah dit parfois : « Vous avez raison, on n´était pas assez conscient de cela ». Il faut comprendre le Hezbollah comme un phénomène jeune, qui évolue beaucoup, qui écoute. C´est très important. C´est aussi un mouvement qui est libéré des dogmes hérités. Leur capacité à travailler avec les communistes est pour moi une forte indication de cela.




__._,_.___

ASSAWRA, liste de diffusion dédiée à l'Intifada ...

Visitez Al-Oufok : http://www.aloufok.net


11:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberte, fascisme, guerre, israel, liban, otna, onu, occupations, resistance, racisme, sionisme, solidarite, terrorisme, usa, actualite, belgique, courcelles, histoire, romain, colonialisme, crimes, democratie, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/09/2006

14/09/2006: ISRAEL : La culture du mépris des Palestiniens

The Holocaust and Palestine - L' holocauste et la Palestine occupée     08/11/2001

 

 

 

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de adac association
Envoyé : jeudi 14 septembre 2006 14:13
À : Transfer info
Objet : [Transfer_info] ISRAEL : La culture du mépris des Palestiniens

 

BERNARD NOEL(POETE)...LA CULTURE DU MEPRIS EN ISRAEL

(Bernard Noel, Grand Prix national de Poésie 1992 EST né le 19 novembre 1930.

Il est écrivain et poète,

« Poète, dit-on de Bernard Noël (l'un des plus grands, ne dit-on pas moins). Oui, mais à la condition qu'on dise que la poésie serait alors : tamis, râpe, laminoir de la langue. Supplice de la pensée au sens de Kafka dans La Colonie pénitentiaire (où le texte s'écrit à même la chair) »)

 

INCURSIONS, IRRUPTIONS. CULTURE DU MEPRIS EN ISRAEL BERNARD NOEL POETE ECRIVAIN

 

INCURSIONS

 

Le mot « incursion » sert à désigner, dans les derniers bulletins d'information de France-Culture, les opérations militaires israëliennes au Liban. Ce mot saisit parce qu'il est original par rapport au vocabulaire des autres chaînes. D'après Littré, « l'incursion est une course ; par conséquent celui qui la fait passe seulement sur le terrain qu'il ravage ». Bien que vieille d'un siècle et demi, cette définition décrit assez bien l'action d'Israël, sauf que la « course » viole cette fois l'espace aérien et que le « ravage » tombe ainsi principalement du ciel.

 

Littré renvoie au mot latin « incursio » qu'il traduit par « invasion ». La consultation du Gaffiot donne « choc , attaque » pour « incursio », puis « se jeter sur » pour « incursito » et « fondre sur, attaquer » pour « incurso ». Il ne faut pas, dit le Dictionnaire analogique, confondre « incursion » , qui est le fait de pénétrer momentanément dans un domaine qui n'est pas le sien, avec « irruption », qui consiste à pénétrer de vive force et à s'installer…

L'aviation, est l'instrument parfait de « l'incursion » puisqu'elle « se jette sur » son objectif et retourne aussitôt vers sa base. Les chars , les commandos, l'infanterie, par contre, sont obligés de faire « irruption » même si, officiellement, leur commandement n'a pas l'intention de s'installer. L'armée israëlienne, dénommée Tsahal, combine de toute évidence depuis un demi-siècle « incursion » et « irruption » pour le plus grand dommage de ses voisins.

 

L'histoire de cette période prouve en effet que l'existence et le comportement de Tsahal font de l'incursion et de l'irruption une méthode d'intimidation brutale dont l'exercice est sans cesse nourri d'actions violentes. Cela va du « bouclage » toujours arbitraire à la confiscation des terres, de la destruction des oliveraies et des maisons à l'assassinat ciblé, du bombardement des infrastructures civiles au bombardement des civils, de l'enlèvement et de la séquestration des responsables politiques à l'emprisonnement et à la torture de quiconque a l'infortune d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Tout cela au nom d'un droit à l'autodéfense et à la sécurité dont le résultat est de créer une insécurité générale, non seulement autour d'Israël mais dans tout le Moyen Orient.

 

Devant tant de violences, dont le seul succès est d'en appeler et d'en rappeler d'autres aux références totalitaires fâcheuses, il semble que le simple bon sens aurait dû conduire à demander à la paix ce que ne peut obtenir par la guerre. Mais non, l'Etat d'Israël s'obstine à entretenir l'oppression, la peur, la menace quand il ne passe pas à des actes qui visent à terroriser l'ennemi qu'en réalité ils fabriquent. Pourtant, ces jours-ci, les actes en question atteignent un degré où l'injustifiable le dispute à la sauvagerie. Une sauvagerie masquée par la technologie guerrière qui métamorphose les tueries en une affaire inhumaine que les communiqués qualifient de « dégâts collatéraux ».

 

L'humanité a sans doute besoin du contact, de la vision directe ou du face à face pour que le tueur ait conscience du droit de mort dont il dispose. On peut croire que tel n'est pas le cas de l'artilleur ou de l'aviateur qui tirent sur un « objectif », mais comment accorder cette circonstance atténuante aux généraux, ministres et chef de gouvernement dont le moins qu'on puisse attendre d'eux est qu'ils sachent ce qu'ils font ? Quand on compare l'importance des « dégâts » et la justification qu'en donnent les responsables israéliens, on se demande ce qui l'emporte chez eux du mensonge ou du racisme dans leur empressement à pousser au crime.

 

Bien sûr, une bonne partie de leur arrogance dans le déni des faits tient à l'aide constante et à la conduite exemplaire de leur soutien américain, qui a si brillamment réussi la démocratisation de l'Irak et de l'Afghanistan. Les crimes de guerre, la torture des prisonniers, les massacres changent de nature dès lors qu'on les qualifie de lutte contre le terrorisme : ils tirent même de cette qualité une sanctification. Et puis, de toute évidence, les victimes de cette lutte n'ont pas droit à ce statut : il suffit de vous étiqueter « terroriste » pour que vous cessiez d'être un humain.

 

Depuis des années, et les témoignages abondent à ce propos, on assiste en Israël à un entraînement au mépris. Au mépris du Palestinien, jour après jour humilié aux check-points, privé de travail, privé d'eau, d'électricité, de nourriture, malmené pour un oui pour un non, emprisonné sans jugement… Encore n'est-ce là que les formes les plus douces d'une oppression qui n'hésite pas à recourir aux obus, aux bombes, aux fusillades à Gaza ou au fameux « Mur » qui est en train de transformer la Cisjordanie en camp de concentration.

 

La gravité de la situation ainsi créée s'accompagne de dizaines de morts avec un fort pourcentage de femmes et d'enfants. Tout cela a été dénoncé en vain par des articles, des documentaires, des livres, mais rien ne dénonce la dégradation morale qu'entraîne chez les Israéliens l'exercice régulier de l'oppression. Si l'artilleur et l'aviateur ne voient peut-être pas ce qu'ils font, l'oppresseur le voit fort bien quand il laisse des malheureux attendre des heures durant un passage, quand il enfonce les portes, casse les meubles, quand il écrase une maison avec son tank ou son bulldozer, quand il tire sur des enfants. Pour supporter ce face à face, il faut avoir pratiqué longuement le mépris et même en avoir fait sa culture. On sait à quel point il faut déshumaniser l'Autre pour le traiter comme un être inférieur.

Le gouvernement israélien organise cette déshumanisation et le mépris raciste qui en découle. Il s'étonne de la résistance qu'il rencontre dans le temps même où il s'efforce d'en finir avec elle. D'où ce redoublement de violence, qui prouve un désir de génocide latent, et la rage de ne pas oser l'accomplir. Cette rage aveugle monsieur Olmert et sa clique puisqu'elle les fait agir à l'inverse de l'intérêt de leur peuple également aveuglé par leur propagande. Ainsi au quinzième jour de la destruction du Liban avec des bombes américaines dans le but de provoquer le rejet du Hezbollah cause, soit disant, de tout ce malheur, un sondage révèle aujourd'hui que 87% des Libanais voient dans le Hezbollah un mouvement de résistance qui les honore.

 

La bêtise politique est criminelle : on le voyait en Irak, en Afghanistan, on le voit hélas en Palestine et au Liban. Le plus accablant est que cette bêtise ne rencontre aucune opposition dans un Occident qui se déshonore en lui trouvant des motifs respectables. Les pays arabes ne font pas mieux mais ils ont l'excuse, grâce encore à l'Amérique, d'avoir des gouvernements qui sont étrangers aux aspirations de leurs peuples. Il n'est pas nouveau de traiter de terroristes des mouvements de résistance, mais les utilisateurs de cette rhétorique apparemment inusable devraient savoir qu'il est dangereux de précipiter la résistance dans le désespoir.

 

L'honneur n'a jamais été le fort des diplomates et des commerçants, mais il fut longtemps la règle du jeu des militaires. Quel honneur pourrait-il y avoir à bombarder une usine de lait, les pistes d'un aéroport civil ou les immeubles de l'autorité palestinienne ? Il est dommage que Tsahal et ses généraux n'aient jamais eu à méditer ce vers classique devenu proverbial : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». L'honneur d'Israël ne tient plus qu'aux quelques « refuzniks » qui refusent de massacrer des innocents, mais pour Tsahal, il est trop tard, cette armée d'élite n'est entraînée qu'à écraser plus faible qu'elle, aussi doit-on la considérer désormais comme la plus lâche du monde.

 

Bernard Noël, écrit le 2/08/06.

 

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=65869

 

Sites à visiter :

http://www.minorites.org/

http://www.palestine-vivra.org/

http://fr.groups.yahoo.com/group/assawra/

http://fr.groups.yahoo.com/group/islam_jeunesse_international/


Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/Transfer_info/

10:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, histoire, irak, afghanistan, imperialisme, israel, liban, liberte, occupations, otan, onu, palestine, presse, politique, romain, racisme, resistance, solidarite, sionisme, silence, terro, actualite, belgique, barbarie, crimes, colonialisme, democratie, fascisme, gangsterisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/09/2006

13/09/2006: NOUS NOUS OPPOSONS À L'ENVOI DE TROUPES ESPAGNOLES AU LIBAN


De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mercredi 13 septembre 2006 18:40
Objet : Liban - Non à la participation de l'Espagne [esp + fr]

 

Changer ou ajouter une adresse?  Écrivez-moi : pueblo@sympatico.ca

Do you want to stop receiving messages:  Change or add an e-mail?  Write to: pueblo@sympatico.ca

¿No quiere más recibir mis mensajes?  ¿Quiere cambiar o añadir una direccion?  Escribame: pueblo@sympatico.ca


 

[ESPAÑOL] [FRANÇAIS]

 


 

----- Original Message -----

From: SolidNet

Sent: Wednesday, September 13, 2006 9:16 AM

Subject: CP of Peoples of Spain, Against Sending Spanish Troops to Lebanon [Sp.]

 

http://www.solidnet.org 

News, documents and calls for action from communist and workers’ parties. The items are the responsibility of the authors.

Join the mailing list: info/subscribe/unsubscribe mailto:info@solidnet.org

 

 

[ESPAÑOL]

 

CP of Peoples of Spain, Against Sending Spanish Troops to Lebanon [Sp. + Fr.]

-------------------------------------------------

From: Communist Party of Peoples of Spain, Monday, September 11, 2006

http://www.pcpe.es , mailto:qboix@sct.ictnet.es

==================================================

 

LA POSICIÓN DE LOS Y LAS COMUNISTAS DEL PCPE:

NO AL ENVÍO DE TROPAS ESPAÑOLAS A LÍBANO

 

Ante la aprobación por parte del parlamento español, a propuesta del gobierno de Zapatero, del envío de tropas españolas al Líbano, el Comité Ejecutivo del PCPE manifiesta:

 

El PCPE expresa su rechazo al envío de tropas españolas al sur del Líbano en el marco de una fuerza multinacional (principalmente de países de la UE. y la OTAN) que bajo mandato de la ONU pretende establecerse en ese país como supuesta fuerza de intermediación entre Israel y la resistencia libanesa. Esta pretendida operación “humanitaria” esconde la verdadera esencia de la misma, que no es otra que defender los intereses del imperialismo europeo en la zona y legitimar las ilegales ocupaciones israelíes de los territorios palestinos, sur del Líbano y  los altos del Golán, pertenecientes a Siria. Para el PCPE se trata de un nuevo ejemplo de cómo el capitalismo transnacional amplía su círculo de influencia de la única manera que ya puede hacerlo, mediante la intervención militar directa disfrazada nuevamente de colaboración humanitaria desinteresada.

 

El reciente fracaso militar israelí en su empeño por aniquilar a la resistencia libanesa ha desatado la preocupación de las potencias imperialistas por cuanto puede significar el resquebrajamiento de la hegemonía sionista en la zona y por tanto de los intereses imperialistas tanto europeos como norteamericanos. La celeridad con la que se han desplegado las primeras tropas europeas demuestra hasta que punto las potencias imperialistas han asumido la urgencia de socorrer al estado de Israel, atravesado por una oleada de escándalos de corrupción gubernamental y debilitado por los reveses sufridos durante su agresión militar a Líbano.

 

La resolución 1701 de la ONU, en la que se ampara la presencia de  las tropas multinacionales en la zona  establece la ubicación de estas únicamente en territorio libanés pero no dentro de las fronteras israelíes. Para el PCPE  este hecho demuestra claramente que se trata más bien de una fuerza armada de ocupación cuya misión principal será garantizar a Israel la cobertura necesaria cuando este estime oportuno atacar al país vecino además de tratar de neutralizar a la resistencia libanesa, quien ha demostrado una sobrada capacidad de organización de la resistencia civil y operatividad militar suficiente para rechazar al ejército sionista.

 

El PCPE denuncia la doble moral practicada por sectores de la socialdemocracia en el estado español, fundamentalmente por IU y PCE, quienes se han alineado vergonzosamente con la política imperialista al justificar y votar favorablemente en el congreso el envío de tropas españolas, lo que les sitúa objetivamente del lado de los agresores y no de los agredidos.

 

El PCPE, en la línea de la resolución aprobada en Julio de este mismo año se reafirma en su profunda convicción internacionalista y expresa su más firme apoyo a las luchas de resistencia de los pueblos libanés y palestino contra el agresor sionista y las potencias imperialistas que lo sustentan.

 

¡VIVA LA SOLIDARIDAD INTERNACIONALISTA!

¡VIVA LA LUCHA DE LOS PUEBLOS PALESTINO Y LIBANÉS!

 

Comité Ejecutivo del Partido Comunista de los Pueblos de España

                                                                                  Septiembre de 2006

 

 

*End*

 

subscribe/unsubscribe mailto:info@solidnet.org,

http://www.solidnet.org

 


 

[FRANÇAIS]

 

----- Original Message -----

From: SolidNet

To: info@solidnet.org

Sent: Wednesday, September 13, 2006 9:16 AM

Subject: CP of Peoples of Spain, Against Sending Spanish Troops to Lebanon [Sp.]

 

http://www.solidnet.org 

News, documents and calls for action from communist and workers’ parties. The items are the responsibility of the authors.

Join the mailing list: info/subscribe/unsubscribe mailto:info@solidnet.org

 

 

Parti communiste des peuples d'Espagne - Contre l'envoi de troupes espagnoles au Liban [Fr. +  Sp.]

-------------------------------------------------

Source : Le Parti communiste des peuples d'Espagne, lundi le 11 septembre 2006

http://www.pcpe.es , mailto:qboix@sct.ictnet.es

==================================================

 

LA POSITION DU PARTI COMMUNISTE DES PEUPLES D'ESPAGNE (PCPE) :

NOUS NOUS OPPOSONS À L'ENVOI DE TROUPES ESPAGNOLES AU LIBAN

 

Devant l'approbation, par une partie des membres du Parlement espagnol, de la demande du gouvernement Zapatero d'envoyer des troupes espagnoles au Liban, le Comité exécutif du Parti communiste des peuples d'Espagne (PCPE) déclare :

 

Le PCPE s'oppose à l'envoi de troupes espagnoles au Sud du Liban dans le cadre d'une force multinationale (constituée principalement de pays membres de l'Union européenne et de l'OTAN), qui, sous le mandat de l'ONU, compte s'installer dans ce pays en tant que prétendue "force visant à servir d'intermédiaire entre Israël et la résistance libanaise.  Cette opération soi-disant "humanitaire” cache ses véritables objectifs, qui ne consistent qu'à défendre les intérêts de l'impérialisme européen dans la région et qu'à légitimer les occupations illégales de territoires palestiniens, du Sud du Liban et des plateaux du Golan, qui appartiennent à la Syrie.  Pour le PCPE, il s'agit d'un nouvel exemple de la manière utilisée par le capitalisme transnational pour étendre sa zone d'influence de la seule manière dont il est capable maintenant, c'est-à-dire au moyen d'interventions militaires directes, déguisées une fois de plus en collaboration humanitaire désintéressée.

 

Le récent échec militaire de l'armée israélienne, qui voulait détruire la résistance libanaise, a suscité l'inquiétude des puissances impérialistes quant à l'effritement de l'hégémonie sioniste dans la région et, par conséquent, des intérêts impérialistes, tant européens qu'états-uniens.  La vitesse avec laquelle les premières troupes européennes se sont déployées montre à quel point les puissances impérialistes ont assumé l'urgence de partir au secours de l'État d'Israël, actuellement secoué par une vague de scandales de corruption gouvernementaux et affaibli par les revers soufferts au cours de son agression militaire contre le Liban.

 

La Résolution 1701 de l'ONU, qui permet la présence de troupes multinationales dans la région, établi que celles-ci ne s'installeront que sur le territoire libanais et qu'elles ne s'installeront pas à l'intérieur des frontières israéliennes. Selon le PCPE, ce fait montre clairement qu'il s'agit plutôt d'une force d'occupation, ayant pour principale mission de garantir à Israël la couverture nécessaire, lorsqu'elle le jugera opportun, pour attaquer le pays voisin et essayer de neutraliser la résistance libanaise, qui a fait preuve d'une grande capacité d'organiser la résistance civile et d'une opérativité militaire suffisante pour repousser l'armée sioniste.

 

Le PCPE dénonce la morale «deux poids, deux mesures» pratiquée par certains secteurs de la social-démocratie de l'État espagnol, principalement l'IU et le PCE, qui se sont honteusement alignés à la politique impérialiste afin de justifier et de voter favorablement au Congrès l'envoi de troupes espagnoles, ce qui les place objectivement du côté des agresseurs et non de celui des agressés.

 

El PCPE, conformément à la résolution approuvée en juillet cette année, réaffirme sa plus profonde conviction en l'internationalisme et exprime son plus solide appui aux luttes de résistance des peuples libanais et palestiniens contre l'agresseur sioniste et contre les puissances impérialistes qui le maintiennent et l'appuient.

 

VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE!

VIVA LA LUTTE DES PEUPLES PALESTINIEN ET LIBANAIS!

 

Comité exécutif du Part communiste des peuples d'Espagne

                                                                                  Septembre 2006

 

 

 

*FIN DU COMMUNIQUÉ*

 

Pour s'abonner  : mailto:info@solidnet.org

Internet : http://www.solidnet.org

23:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, espagne, europe, euro-dictature, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, onu, otan, occupations, palestine, presse, politique, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, us | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/09/2006

11/09/2006: L' autre 11 septembre - Celui de 1973- La dernière bataille de Salvador Allende

L' autre 11 septembre  - Celui de 1973-       La dernière bataille de Salvador Allende

RoRo

 

 

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 11 septembre 2006 20:04
Objet : 11 septembre 1973 - La dernière bataille de Salvador Allende

 


Vous voulez cesser de recevoir mes messages?  Changer ou ajouter une adresse?  Écrivez-moi : pueblo@sympatico.ca

Do you want to stop receiving messages:  Chage or add an e-mail?  Write to: pueblo@sympatico.ca

¿No quiere más recibir mis mensajes?  ¿Quiere cambiar o añadir una direccion?  Escribame: pueblo@sympatico.ca


 

Lundi, le 11 septembre 2006

Édition chilienne du journal «Le Monde diplomatique» <edicion.chile@lemondediplomatique.cl>

<info-diplo-cl@mondediplo.net>

 

Vous pouvez acheter un coffre contenant deux DVD

du cinéaste PatricioHenríquez, sur lesquels sont enregistrés :

- EL ULTIMO COMBATE DE SALVADOR ALLENDE; et

- IMAGENES DE UNA DICTADURA

 

VOIR LES INFORMATIONS CI-DESSOUS

 


 

Chères amies / Chers amis,

Camarades de tous les partis communistes et ouvriers du monde,

Camarades du MIR,

Camarades des deux MAPU,

Camarades des partis socialistes, celles et ceux qui n'ont pas trahi la cause de la classe ouvrière et du peuple.

 

Aujourd'hui, c'est le 11 septembre!

 

Nous nous souvenons

- du peuple chilien,

- du camarade président Salvador Allende,

- de l'Unité populaire,

- de tous les camarades qui sont tombés/ées dans la lutte

- contre l'exploitation des travailleurs et des travailleuses par les patrons capitalistes,

- contre les oppressions de toutes sortes (absence de soins gratuits, publics et accessibles de santé, d'éducation, etc.)

- contre les pillages de tous les continents par les transnationales, les banques, le complexe militaro-industriel,

- contre la répression de l'État capitaliste (armées, polices, système de justice, paramilitaires, institutions bourgeoises, etc.)

 

Aujourd'hui, c'est le 11 septembre!

Je vous invite à innonder le cyberespace

de vos messages de solidarité avec le peuples chilien!

 

Vive les militants/antes qui luttent et lutteront toute leur vie pour le socialisme!

- pour la Démocratie socialiste;

- pour la Paix seulement s'il y a justice sociale;

- pour les Droits des peuples et des personnes;

 

À toutes les personnes qui résistent de mille manières,

À bas l'impérialisme, le fascisme et la guerre!

Vive la solidarité internationale!

 

Antonio Artuso

 


 

 

 

----- Original Message -----

From: "La edicion chilena de Le Monde diplomatique" <edicion.chile@lemondediplomatique.cl>

To: "La edicion chilena de Le Monde diplomatique" <info-diplo-cl@mondediplo.net>

Sent: Monday, September 11, 2006 11:40 AM

Subject: Publicado cofre con 2DVDs de PatricioHenríquez EL ULTIMO COMBATE DE SALVADOR ALLENDE e IMAGENES DE UNA DICTADURA

 

Ø      
> Puede adquirirse desde cualquier ciudad del mundo por internet:
>
https://www.editorialauncreemos.cl
>
> Acaba de ser editado en DVD el documental de Patricio Henríquez EL ÚLTIMO
> COMBATE DE SALVADOR ALLENDE que reconstituye los eventos del 11 de
> septiembre de 1973 y la preparación del Golpe de Estado.
>
> El video EL ÚLTIMO COMBATE DE SALVADOR ALLENDE ha sido editado en Chile
> por Le Monde Diplomatique en un cofre doble (junto con IMÁGENES DE UNA
> DICTADURA) y se vende a $9.900 en la librería de Le Monde Diplomatique,
> San Antonio 434 local 14.  (fono 6642050) y directamente por internet en:
>
https://www.editorialauncreemos.cl/catalog/product_info.php?cPath=34&amp;products_id=213&amp;osCsid=dd8c97d6da9471e256cf7271e2efa3cd
>
> Desde el martes 12 de septiembre el DVD EL ÚLTIMO COMBATE DE SALVADOR
> ALLENDE estará también a la venta en quioscos y en los próximos días se
> venderá en los principales locales de Feria del Disco. 
>
> INVITACIÓN A PROYECCIONES GRATUITAS  DEL DOCUMENTAL
> EL ÚLTIMO COMBATE DE SALVADOR ALLENDE
> Este film de Patricio Henríquez, se proyectará este lunes 11, martes 12,
> miércoles 13 y jueves 14 de septiembre a las 18 horas en la Librería de Le
> Monde Diplomatique, San Antonio 434 local 14, Santiago. (Entrada Libre).
> El video EL ÚLTIMO COMBATE DE SALVADOR ALLENDE se encuentra disponible en
> un cofre doble (junto con IMÁGENES DE UNA DICTADURA) a $9.900 en la
> librería de Le Monde Diplomatique y en:
>
https://www.editorialauncreemos.cl
>
> IMAGENES DE UNA DICTADURA
> Documental de Patricio Henríquez, martes 26 de septiembre a las 18 horas
> en la Librería de Le Monde Diplomatique, San Antonio 434 local 14,
> Santiago. (Entrada Libre).
> El video IMÁGENES DE UNA DICTADURA se encuentra disponible en un cofre
> doble (junto con EL ÚLTIMO COMBATE DE SALVADOR ALLENDE) a $9.900 en la
> librería de Le Monde Diplomatique y en:
>
https://www.editorialauncreemos.cl/catalog/product_info.php?cPath=34&amp;products_id=213&amp;osCsid=dd8c97d6da9471e256cf7271e2efa3cd
>
> DOCUMENTAL VIOLA CHILENSIS
> Un completo film sobre la vida y obra de Violeta Parra. (VIOLA CHILENSIS
> forma parte de una trilogía, junto a Pablo Neruda y Gabriela Mistral
> documentales de Luis Vera que serán publicados prontamente).
> Martes 3 de octubre a las 18 horas en la Librería de Le Monde
> Diplomatique, San Antonio 434 local 14, Santiago. (Entrada Libre).
> Documental disponible en la librería y en:
>
https://www.editorialauncreemos.cl/catalog/product_info.php?cPath=34&amp;products_id=192&amp;osCsid=f159402affc2cddfca2913488a428dbd
>
> DOCUMENTAL MIGUEL, LA HUMANIDAD DE UN MITO
> A 32 años de su muerte, se proyecta este video sobre la vida de Miguel
> Enríquez, Secretario General del MIR, muerto el 5 de octubre de 1974, en
> un enfrentamiento con agentes de la DINA, cuando tenía 30 años de edad.
> Proyección en presencia del director Víctor Gómez
> Jueves 5 de octubre a las 18 horas en la Librería de Le Monde
> Diplomatique, San Antonio 434 local 14, Santiago. (Entrada Libre).
> Documental disponible en la librería y en:
>
https://www.editorialauncreemos.cl/catalog/product_info.php?cPath=34&amp;products_id=101&amp;osCsid=9370940ec67f20aaa42a640d9a413a6c
>
> AGENDA, otras actividades:
>
http://www.lemondediplomatique.cl/AGENDA-Encuentros.html
>
> ------
> Suscríbase a Le Monde diplomatique
> usted contribuye a consolidar esta publicación independiente y al mismo
> tiempo se beneficia al adquirir Le Monde Diplomatique a un precio menor y
> recibirlo en su domicilio antes que salga en quioscos.
> Elija el tipo de suscrición:
> - Suscripción anual para Chile $ 19.500  (o 1.750 mensuales con  tarjeta
> de crédito
> - Suscripción anual al periódico y a los libros mensuales para Chile:
> $40.000
> (o $3.600 mensuales con tarjeta de crédito)
>
> Para el extranjero recomendamos suscribirse por internet:
>
http://www.editorialauncreemos.cl

> FORMULARIO DE SUSCRIPCIÓN
>
> Quiero suscribirme a Le Monde diplomatique por
>
> Nombre y Apellido:
> Dirección:
> Comuna:
> Ciudad:
> Código postal:
> Teléfono Trabajo:
> Teléfono Casa:
> Célular:
> Fax:
> E-mail:
>
> FORMAS DE PAGO:
> * Cheque cruzado a la orden de
>   AÚN CREEMOS EN LOS SUEÑOS S.A.
>
> * Depositando en cuenta corriente BANCO CHILE N° 000-32006-04
>
> * Tarjetas de Crédito ( -Visa -Magna -Master -Diners  - American Express)
> N° de Tarjeta de crédito:
> Fecha de vencimiento de la tarjeta:
>
> Librería Le Monde Diplomatique
> San Antonio 434 Local 14 Santiago
> De lunes a viernes de 10 a 19 horas.
> Cualquier consulta llama al (2) 6642050
>
> También puede suscribirse a Le monde Diplomatique por internet:
>
http://www.editorialauncreemos.cl/catalog/index.php?cPath=23&amp;amp;amp;amp;amp;osCsid=2c072fa0e4a128fd7cb6b53d208a0910
>
> -----
> En quioscos el número de septiembre de Le Monde Diplomatique.
> Ver:
http://www.lemondediplomatique.cl
>
> En quioscos el libro TV Algunas reflexiones sobre la
> televisión, en venta a $2.500
> Más información en:
>
https://www.editorialauncreemos.cl/catalog/product_info.php?products_id=214&amp;osCsid=cac41b60519d96e1845786484aff8fd3
>
> Puede comprar los libros, documentales, etc.
> DIRECTAMENTE POR INTERNET pago seguro con tarjeta de crédito.
> Los gastos de envío son fijos ($1.500 para Chile y $5.000 para el
> exterior) sea cual sea la cantidad
> de productos que adquiera.
>
http://www.editorialauncreemos.cl
>
> -----------
> Si no desea recibir este boletín simplemente
> responda este mail poniendo en el asunto: Borrar

11:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fascisme, histoire, imperialisme, liberte, politique, presse, romain, propagande, resistance, silence, socialisme, solidarite, terrorisme, usa, oppression capitaliste, actualite, amerique, capitalisme, belgique, canada, communisme, courcelles, crimes, cia, chili, democratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11 septembre 1973 (Chili)

Oui, effectivement le 11 septembre, on ne commémore pas que les attentats de New-York, mais aussi les agissements fascistes au Chili, avec la complicité d’  une organisation terroriste mondialement connue : la Cia ricaine …

Le coup d’  État du fasciste Pinochet, les médias « libres » du capitalisme et bien de nos « démocrates » et « progessistes », bien des âmes sensibles, l’ ont oubliées …

RoRo

 

 

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 11 septembre 2006 20:55
Objet : Le chant des partisans - journée internationale des luttes anti-impérialistes

 

 

----- Original Message -----

From: Antonio Artuso

To: 00-artusoantonio

Sent: Monday, September 11, 2006 2:52 PM

Subject: Le chant des partisans - journée internationale des luttes anti-impérialistes

 

11 septembre 1973 (Chili)

Un peu de culture, jeunes camarades!

Voici «Le chant des partisans»

de la glorieuse Résistance française

 

En ce 11 septembre, «Journée internationale des luttes anti-impérialistes»,

 

En ce 11 septembre, nous nous souvenons du 11 septembre 1973,

du camarade Salvador Allende

de toutes les personnes qui sont tombées

dans la lutte contre le capitalisme local et les impérialismes,

 

Que cette journée devienne la «Journée internationale de la lutte anti-impérialiste»

- contre le terrorisme d'État, de l'impérialisme US et des différents États qui lui servent de laquais!

- contre le terrorisme individuel.

De toute façon, nous avons toujours le Premier mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses.

 

Nous nous souvenons de tous les peuples qui ont toujours lutté et lutteront toujours :

- afghan,

- palestinien,

- libanais,

- haïtien,

- colombien,

- vénézuélien,

- cubain,

- vietnamien,

- philippin,

- iranien,

- irakien,

- israélien,

- soviétiques,

- coréen,

- et tous les autres peuples qui ont toujours lutté et lutteront toujours,

- jusqu'au socialisme et, plus tard, jusqu'à la société sans classe et le dépérissement de l'État.

Connaissez-vous Karl Marx et Lénine chers jeunes camarades?

Lisez-les!

Les essayer c'est les adopter!

 

Oui, un peu de culture, jeunes camarades :

 

Voici, pour les militants/antes de la nouvelle génération,

qui commencent à connaissent leur histoire,

une chanson célèbre : «Le chant des Partisans»,

de la Résistance française.

 

Vive la résistance des peuples contre les armées des envahisseurs!

 

Antonio Artuso, Montréal, pueblo@sympatico.ca

 

¡El pueblo unido jamás será vencido!

Le peuple uni ne sera jamais vaincu!

 

Voici le site de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes:

http://www.fndirp.asso.fr/index.html

 

Vous y trouverez :

 

Le Chant des Partisans

 

Ami entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines.
Ami entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu'on enchaîne,
Ohé partisans
Ouvriers et paysans
C'est l'alarme!
Ce soir l'ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes…

Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades.
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades.
Ohé! les tueurs
A la balle et au couteau
Tuez vite!
Ohé! saboteurs
Attention à ton fardeau…
Dynamite…

C'est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères.
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère.
Il y a des pays
Où les gens au creux des lits
Font des rêves.
Ici, nous vois-tu
Nous on marche et nous on tue
Nous on crève…

Ici, chacun sait
Ce qu'il veut, ce qu'il fait
Quand il passe
Ami, si tu tombes,
Un ami sort de l'ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Chantez compagnons,
Dans la nuit, la liberté
Nous écoute…

Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays qu'on
Enchaîne!…
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !…

11:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, fascisme, histoire, imperialisme, liberte, politique, presse, romain, resistance, silence, solidarite, terrorisme, usa, actualite, belgique, chili, crimes, cia, courcelles, amerique | |  Facebook | |  Imprimer | | |