13/05/2010

12/05/2010: Chomsky sur l'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel!" ...

 

From: NICOLAS
Sent: Wednesday, May 12, 2010 10:56 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme]: L'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel" (tiré d'Investig'action)
Chomsky sur l'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel!"
Noam Chomsky   
Noam Chomsky est le plus grand intellectuel des États-Unis. La quantité impressionnante de ses écrits, qui comprennent prés de 100 livres, ont depuis des décennies démonté et exposé les mensonges des élites au pouvoir et les mythes qu’elles entretiennent. Et Chomsky l’a fait malgré la censure des médias commerciaux qui l’ont mis sur une liste noire, malgré son statut de paria au sein du monde universitaire et, de son propre aveu, malgré le fait qu’il soit un orateur pédant et parfois légèrement ennuyeux. Il combine une indépendance intellectuelle avec une démarche rigoureuse, une capacité remarquable de saisir les détails et une intelligence hors du commun. Il dénonce sans détours notre système à deux partis qu’il décrit comme un mirage orchestré par un gouvernement au service des entreprises privées, et il critique sévèrement l’intelligentsia libéral (liberal : plus ou moins l’équivalent de "progressiste" aux US – NdT) qui ne sont que les courtisans du système et décrit le flot émis par les médias commerciaux comme une forme de « lavage de cerveau ». En tant que critique le plus clairvoyant du capitalisme débridé, de la globalisation et de l’empire, il aborde sa 81ème année en nous mettant en garde sur le peu de temps qui nous reste pour sauver notre démocratie anémique.

 



« La situation actuelle est très similaire à l’Allemagne de Weimar, » m’a dit Chomsky au téléphone depuis son bureau à Cambridge, Massachusetts. « Les similarités sont frappantes. Il y avait aussi à l’époque une énorme déception par rapport au système parlementaire. Le fait le plus frappant n’était pas que les Nazis aient réussi à détruire les sociaux-démocrates et les communistes mais que les partis traditionnels, les partis conservateurs et libéraux, étaient eux aussi hais et qu’ils ont disparu. Les Nazis ont su combler le vide avec beaucoup d’intelligence et d’habilité. »

« Les États-Unis ont beaucoup de chance de n’avoir aucune figure charismatique qui se détache du lot, » a poursuivi Chomsky. « Chaque figure charismatique est si évidemment un escroc qu’elle finit par s’autodétruire, comme McCarthy ou Nixon ou les prêcheurs évangélistes. Si quelqu’un de charismatique devait se détacher, ce pays serait dans de sales draps à cause de la frustration, de la déception et de la colère justifiée et l’absence de toute réponse cohérente. Que sont censés penser les gens quand ont leur dit « j’ai une réponse, nous avons un ennemi » ? Un jour ce sont les Juifs, un autre les immigrés clandestins ou les noirs. On nous dira que les mâles blancs constituent une minorité persécutée. On nous dira que nous devons nous défendre ainsi que l’honneur de la nation. La force militaire sera exaltée. Des gens seront tabassés. Cela pourrait se transformer en une force irrésistible. Et dans ce cas, elle sera bien plus dangereuse que l’Allemagne. Les États-Unis sont une puissance mondiale. L’Allemagne était puissante mais ses adversaires l’étaient encore plus. Je crois que nous n’en sommes pas loin. Si les sondages ne se trompent pas, ce ne sont pas les Républicains, mais l’extrême droite républicaine, les républicains cinglés, qui vont remporter les prochaines élections. »

« Je n’ai jamais rien vu de tel », a-t-il ajouté. « Je suis assez vieux pour me souvenir des années 30. Toute ma famille était sans emploi. Les conditions étaient bien plus difficiles que de nos jours. Mais il y avait de l’espoir. Les gens avaient un espoir. Le syndicat CIO s’organisait. Plus personne ne veut l’admettre de nos jours mais le Parti Communiste était le fer de lance dans l’organisation des travailleurs et des droits civiques. Y compris pour des choses simples comme envoyer ma tante au chômage à la campagne pour prendre une semaine de vacances. C’était un mode de vie. Il n’y a rien de tel aujourd’hui. L’ambiance dans le pays est effrayante. Le niveau de colère, de frustration et de haine envers les institutions n’est pas organisée d’une manière constructive. Ça part en vrille dans des fantasmes autodestructeurs. »

« J’écoute les commentateurs à la radio, » a dit Chomsky, « mais ce n’est pas pour écouter Rush Limbaugh (célèbre commentateur d’extrême droite -NdT), mais pour écouter les gens qui téléphonent. Ils sont comme (le pilote kamikaze) Joe Stack. Qu’est-ce qui m’arrive ? se demandent-ils. J’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire. Je suis un bon chrétien. Je travaille dur pour nourrir ma famille. Je possède une arme. Je crois aux valeurs de ce pays et pourtant ma vie s’effondre. »

Chomsky, plus que tout autre intellectuel américain, a décrit dans de nombreuses oeuvres la descente aux enfers du système politique et économique américain. Il nous rappelle que le véritable questionnement intellectuel est toujours subversif. Il défie des présomptions culturelles et politiques. Il critique les structures. Il est pratique sans cesse l’autocritique. Il fait éclater les mythes et stéréotypes complaisants dont nous nous servons pour nous flatter et ignorer notre complicité dans les actes de violence et d’oppression. Et il dérange les puissants et leurs apologistes libéraux.

Chomsky réserve ses critiques les plus acerbes pour l’élite libérale de la presse, des universités et du système politique qui servent d’écran de fumée à la cruauté du capitalisme débridé et des guerres impérialistes. Il dénonce leurs postures morales et intellectuelles comme un arnaque. C’est pour cela que Chomsky est détesté, et peut-être craint, plus par les élites libéraux que par la droite qu’il condamne aussi. Lorsque Christopher Hitchens (journaliste « réactionnaire de gauche » du magazine The Nation – NdT) a décidé de devenir la marionnette de l’administration Bush après les attaques du 11 septembre, un de ses premiers articles a été une attaque féroce contre Chomsky. Hitchens, contrairement à la plupart des gens qu’il sert, savait quel était l’intellectuel qui comptait aux États-Unis

« Ça ne m’intéresse pas d’écrire sur Fox News, » a dit Chomsky. « C’est trop facile. Ce qui m’intéresse ce sont les intellectuels libéraux, ceux qui se présentent et se prennent pour des critiques du pouvoir, courageux, qui se battent pour la vérité et la justice. Au fond, ils ne sont que les gardiens du temple. Ce sont eux qui définissent les limites à ne pas dépasser. Ce sont eux qui disent jusqu’où il est permis de s’aventurer. Ils disent « Regardez comme je suis courageux. » Mais ne vous aventurez pas un millimètre de plus. C’est vrai pour les secteurs éduqués de la population car ce sont eux les plus dangereux à cause de leur soutien au pouvoir. »

Parce qu’il échappe à toute catégorisation et rejette toutes les idéologies, Chomsky a été indispensable au débat américain depuis des décennies, depuis son travail sur la guerre au Vietnam jusqu’à ses critiques sur l’administration Bush. Il persiste à jouer l’iconoclaste, celui qui se méfie du pouvoir sous toutes ses formes.

« La plupart des intellectuels se considèrent comme la conscience de l’humanité, » dit l’universitaire spécialiste du Moyen Orient Norman Finkelstein. « Ils se divertissent et admirent quelqu’un comme Vaclav Havel. Chomsky, lui, méprise Havel. Chomsky adopte la vision du monde de Julien Benda. Il existe deux ensembles de principes. Les principes de pouvoir et de privilège et les principes de vérité et de justice. Si vous courez après le pouvoir et les privilèges, ce sera toujours au détriment de la vérité et de la justice. Benda dit que le credo de tout intellectuel doit être, comme l’a dit le Christ, « mon royaume n’est pas de ce monde. » Chomsky dénonce les prétentions de ceux qui se déclarent les détenteurs de la vérité et de la justice. Il montre que ces intellectuels sont en fait détenteurs du pouvoir et des privilèges et de tout le mal qui va avec. »

« Certains livres de Chomsky contiennent des choses comme une critique du plan Arias en Amérique centrale, et il peut lui consacrer 200 pages » a dit Finkelstein. « Mais deux ans plus tard, qui se souvient d’Oscar Arias ? C’est à se demander si Chomsky n’aurait pas mieux fait d’écrire sur des sujets plus ambitieux, des sujets plus intemporels qu’on pourrait encore lire dans 40 ou 60 ans. C’est ce qu’a fait Russel avec des livres tels que « Marriage and Morals ». Pouvez-vous encore relire ce que Chomsky a écrit sur le Vietnam ou l’Amérique centrale ? La réponse est souvent « non ». Ça en dit long sur le personnage. Il n’écrit pas pour son ego. Si c’était le cas, il aurait écrit dans un style grandiloquent qu’il aurait laissé en héritage. Il écrit parce qu’il veut influer sur le cours des choses et participer au changement politique. Il se soucie de la vie des gens et s’attache aux détails. Il essaie de réfuter les mensonges quotidiens déversés par les grands médias. Il aurait pu consacrer son temps à rédiger des essais philosophiques qui auraient duré dans le temps, comme l’ont fait Kant ou Russel. Mais il s’est investi dans les détails minuscules qui font toute la différence et font gagner une bataille politique. »

« J’essaie d’encourager les gens à penser de façon autonome, à remettre en question les idées communément admises, » a dit Chomsky lorsque je l’ai interrogé sur ses objectifs. « Ne prenez pas vos présomptions pour des faits acquis. Commencez par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcez-la à se justifier. La plupart du temps, elle n’y arrive pas. Soyez prêts à poser des questions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. Essayez de penser par vous-même. Il y a beaucoup d’information en circulation. Vous devez apprendre à juger, à évaluer et à comparer les choses. Il vous faudra faire confiance à certaines choses, sinon vous ne pourriez pas survivre. Mais lorsqu’il s’agit de choses importantes, ne faites pas confiance. Dés que vous lisez quelque chose d’anonyme, il faut se méfier. Si vous lisez dans la presse que l’Iran défie la communauté internationale, demandez-vous qui est la communauté internationale ? L’Inde est opposée aux sanctions. Le Brésil est opposé aux sanctions. Le Mouvement des pays Non-Alignés est opposé aux sanctions et l’a toujours été depuis des années. Alors qui est la communauté internationale ? C’est Washington et tous ceux qui se trouvent être en accord avec lui. C’est le genre de choses que vous pouvez découvrir par vous-mêmes, mais pour ça il faut travailler. Et c’est pareil pour tous les sujets, les uns après les autres. »

Le courage de Chomsky de parler au nom de ceux, tels les Palestiniens dont la souffrance est souvent minimisée ou ignorée par les grands médias, montre qu’il est possible de mener une vie morale. Et, peut-être plus encore que sa formation, c’est son exemple d’indépendance morale et intellectuelle qui représente un appui pour tous ceux qui remettent en cause le discours hypocrite dominant et osent dire la vérité.

« Je ne saurais vous dire combien de gens, moi inclus, et ceci n’est pas une hyperbole, dont les vies ont changé grâce à lui » dit Finkelstein, qui a été exclu de plusieurs universités à cause de son courage intellectuel et son indépendance. « Sans Chomsky, il y a bien longtemps que j’aurais abandonné. J’ai pris pas mal de coups dans ma vie professionnelle. Et c’est parce que je savais qu’un des plus grands esprits de l’histoire humaine avait confiance en moi que j’ai pu supporter tous ces coups. Il y a beaucoup de gens dont l’existence n’est même pas reconnue, les petits comme on les appelle, qui reçoivent un jour un courrier de Chomsky. Ca leur insuffle une nouvelle énergie. Chomsky a fait bouger beaucoup, beaucoup de gens qui se sont découverts un potentiel qui, sans lui, aurait été perdu pour toujours. »

 

Source: Le Grand Soir

 

tiré d'Investig'action

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, usa, presse, guerre, television, romain, democratie, imperialisme, silence, liberte, medias, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/11/2009

02/11/09: EURONEWS a lâché la phrase ...

EURONEWS a lâché la phrase ...
 
La propaganda des médias capitalistes va de plus en plus loin dans la campagne anti-communiste de plus en plus orchestrée.
 
Le 20e anniversaire de la "chute du mur" (comprenez l' Anschluss de la R.D.A) en est une nouvelle occasion.
 
Ce mardi, 03 novembre 2009, EURONEWS la chaîne télévisée de l' Euro-dictature capitaliste se livre à une interview du général  JARUZELSKI, apparemment reconverti lui aussi, puisqu'il se livre à une espèce de mea-culpa télévisé. C' est d'ailleurs pour cette raison et dans cet esprit que la chaîne l'interroge.
 
Mais la chaîne va plus loin. En préambule, elle explique que le général est inculpé en Pologne pour "crimes COMMUNISTES"...
 
Les boches parlaient des terroristes communistes.
 
Dans 20 ans, nos "démocrates", en peaux de lapin" parleront des criminels communistes...
 
Pour nos propagandistes de la pensée unique, les archives de la Stasi parlent... La Stasi avaient paraît-il 180.000 collaborateurs. Elles contiendraient 38 millions de dossiers.
 
Rappelons quand même qu' avant la "chute du mur", la propaganda occidentale affirmait sans rire qu' un Allemand de l' Est sur quatre travaillait pour la Stasi. La Rda avait quelque 18 millions d' âmes (On ne nous dit pas si les 38 millions de fichés ont fini ou non au goulag  ...).
 
Toutes les polices politiques du monde (y compris dans nos "démocraties" ont établi des fichiers), y compris en Belgique (Camille Huysmans avait aussi son dossier), et aux Usa qui ont connu la période oubliée du McCarthysme. La Rfa a connu les interdits professionnels et l'interdiction du Parti communiste d' Allemagne (sans doute parce qu'il fut là aussi à la tête de l'opposition anti-nazie ??? C' est pour enfermer en premier les communistes que l' Allemagne nazie ET CAPITALISTE a créé ses premiers camps de concentration et les Allemands, y compris ceux de l' Est, ont à une certaine époque assassiné plus de 20 millions de civiles soviétiques et des millions d' autres dans les autres pays envahis) .
 
La Belgique actuellement compte un flic en uniforme au km2. En Grande-Bretagne, il y a une caméra de surveillance pour 12 habitants. Dans toute l'Euro-dictature capitaliste, nos "démocrates" ne cessent de renforcer la répression et les forces de répression au service de l'ordre capitaliste.
 
Il y a plus d' emprisonnés aux Usa que dans l' ensemble des prisons du reste du monde... Les murs du camp de concentration ricain de Guantanamo comptent toujours des gens kidnappés dans leur pays depuis des années, enfermés sans inculpation, sans procès, sans condamnation, à l' abri des yeux et des oreilles du monde. La tâche est tellement immonde que même Obama n' arrive pas à s'en débarrasser sans l' aide de ses alliés complices européens... Les kidnappés en route pour de Guantanamo ont d' ailleurs transité en secret dans des aéroports de l' Euro-dictature...
 
En nous n' en sommes qu'au début. Les Robocops hantent les rues de Bruxelles et d' ailleurs ... dans l' entièreté du "Monde libre" en lutte contre le "terrorisme" des autres qu'il a créé, engendré par toutes ses interventions, ses injustices, son colonialisme, ses agressions, ses exploitations, ses pillages ... 
 
Où en seraient donc nos prétendues "démocraties" occidentales, s'il n'y avaient pas eu les communistes, l'Urss, Stalingrad et ... Staline, pour participer à leur sauvetage à une certaine époque ??? Au service de qui travailleraient aujourd'hui la plupart de nos braves chercheurs, historiens, analystes, journalistes, spécialistes de la propaganda ??? La guerre d'Hitler, Horthy, Mussolini, Franco, Salazar, Pinochet,...  continue avec l' aide de ses nouveaux Kollabos, complices et de tas de renégats ...
 
RoRo

13:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, communisme, presse, television, romain, europe, democratie, fascisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, propagande, silence, liberte, urss, medias, repression, staline, nazisme, rda | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/05/2009

27/05/2009: IL Y A QUARANTE DEUX ANS A POINTE A PITRE...

 

From: FISCHER BERNARD
Sent: Thursday, May 28, 2009 10:33 PM
To: fischer02003@yahoo.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] IL Y A QUARANTE DEUX ANS A POINTE A PITRE


En Guadeloupe, la tragédie de "Mé 67" refoulée

LE MONDE | 26.05.09 | 17h38 • Mis à jour le 27.05.09 | 09h37

Pointe-à-Pitre, envoyée spéciale

Le jour se lève à peine. On a tiré toute la nuit dans Pointe-à-Pitre. Le feu ne s'est calmé qu'aux petites heures du matin, dans l'épuisement et la peur. Ce samedi 27 mai 1967, Max Jasor, 13 ans, le fils du libraire, est très tôt levé, dans l'appartement familial de la rue Barbès. Au no 25, devant la porte en fer grillagée, on a jeté un homme comme un sac. Il a plusieurs côtes brisées, la mâchoire enfoncée, des dents cassées. Du haut de l'escalier, l'adolescent ne voit qu'une masse informe, qui geint. Son père, Hubert Jasor.

La veille, vendredi 26 mai, des émeutes ont éclaté place de la Victoire, en début d'après-midi, puis se sont propagées dans Pointe-à-Pitre et ses faubourgs. Un millier d'ouvriers du bâtiment, en grève depuis le 24 mai pour obtenir une augmentation de salaire, se sont massés autour de la darse, dès la fin de la matinée.

Huit mois auparavant, le cyclone Ines a ravagé la Guadeloupe, faisant 32 morts et des millions de francs de dégâts. Les ouvriers du bâtiment ont du travail - mais peu de revenus. Ils attendent le résultat de négociations qui traînent à la chambre de commerce. Dans le petit bâtiment blanc de style colonial, au bord de la place - aujourd'hui office du tourisme -, patronat et syndicats se séparent sur un échec.

Hubert Jasor n'a rien à voir avec cette grève. Le libraire a bien été inquiété plusieurs fois pour avoir, l'un des premiers, cru à l'avenir des écrivains antillais. C'est une époque où les livres de Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs ou Les Damnés de la terre, avec sa célèbre préface de Jean-Paul Sartre, sont saisis par la police.

Une époque où littérature se confond avec politique et se conjugue avec décolonisation. Le père aime aussi Voltaire et les encyclopédistes, Racine et les tragédies, Balzac et le roman, les six enfants ont intérêt à connaître leurs classiques. "Un peu comme Prométhée avait volé le feu aux dieux, il fallait voler la lecture aux Blancs", dit aujourd'hui Max Jasor.

Cet après-midi du vendredi 26 mai, Hubert Jasor se pointe sur la darse. Un bâtiment de la marine nationale est au mouillage, les marins en ville. Un matelot blanc est pris à partie par la foule, Jasor s'interpose, une balle lui frôle la nuque. Puis il est blessé par le coup de crosse d'un gendarme. Recousu à l'hôpital Ricou, le libraire rentre chez lui, quand une patrouille de "képis rouges" l'arrête. L'insulte. Emmené dans la cour de la sous-préfecture, il y est battu comme plâtre.

Caché sous des corps inertes, Hubert Jasor entend ces mots qui le glacent : "Les morts, on les fout à la darse ou à la Gabarre" - le pont qui sépare Grande-Terre de Basse-Terre. Vers 4 heures du matin, reconnu par les forces de l'ordre, il échappe à son calvaire. Conduit à la gendarmerie, il entend des têtes cogner contre les murs, lors d'interrogatoires où les aveux pleuvent à la vitesse des coups. "Ils l'ont arrêté puis l'ont jeté devant la maison", raconte son fils.

Depuis des heures déjà, la situation a dégénéré en une violence incontrôlable. Une phrase, que son auteur présumé jure ne jamais avoir prononcée, a fait en un éclair le tour des manifestants et déclenché l'émeute, en tout début d'après-midi : "Quand les nègres auront faim, ils se remettront au travail." Georges Brizard, le président du syndicat des entrepreneurs du bâtiment, patron de la Socotra, l'aurait prononcée. C'est lui qui négocie avec la CGT Guadeloupe. Le Savoyard, bonhomme costaud et fort en gueule, moustache en balai-brosse, a la réputation de ne pas mâcher ses mots. Les CRS devront l'évacuer en urgence, et le plus discrètement possible.

L'un des fils de cet ingénieur agronome, Michel Brizard, 62 ans aujourd'hui, patron d'une PME dans la zone industrielle de Jarry, raconte que son père a été mortifié de vieillir avec cette tache. "Non seulement parce que je ne l'ai pas dit, mais parce que même si j'en avais eu envie, je n'aurais pas osé", lui répétait ce dernier, désormais décédé.

Sur la place, deux sections de 25 CRS et un peloton de 14 gendarmes gardent la chambre de commerce et, en face, la sous-préfecture. Les gardiens de la paix, dépourvus d'équipement de protection, ont été retirés. Au bord de l'eau, où accostent d'ordinaire les bateaux chargés de sel de Saint-Martin ou de boeufs vivants de Porto-Rico - qui s'échappent parfois, semant la panique dans la ville -, des conques de lambis sont entassées. Ce mollusque, spécialité culinaire antillaise, est vendu sans sa lourde coquille, hérissée de six pointes. Les conques, dont les esclaves usaient comme d'une trompe pour communiquer, vont devenir une arme redoutable.

La première atteint un CRS en pleine tête : il a enlevé son casque pour s'éponger, à cause de la chaleur. Il s'écroule, évacué par deux collègues. Jean Chomereau-Lamotte, seul journaliste sur place, témoin de la scène, prend une photo. "Qu'est-ce que vous foutez là ?", lui a demandé le chef de la section de CRS. Il a brandi sa carte de presse, no 19797.

Après une sommation du commissaire Canales, qu'aucun témoin n'a entendue,

le feu se déclenche. "Ils utilisaient des MAT 49 (Manufacture d'armes de Tulle) qui ont beaucoup servi en Algérie", témoigne Chomereau-Lamotte. Il entend les balles ricocher sur la fontaine de la place, au milieu des gaz lacrymogènes, et tout à coup, un cri : "Yo pren Nestor !" Ils ont tué Nestor. Cette nouvelle va porter la tension à son paroxysme.

"Jacques Nestor, membre du GONG, et l'un des principaux meneurs", comme l'écrira le préfet Pierre Bolotte, vient de recevoir une décharge en plein ventre. Il meurt en arrivant à l'hôpital. Le GONG, Groupe d'organisation nationale de la Guadeloupe, est la cible désignée pour les autorités. Ce ne sont que quelques dizaines de personnes, mais très actives et très surveillées. Le groupe indépendantiste, créé en 1963 à Paris par une soixantaine de militants anticolonialistes, pour la plupart issus de l'AGEG (Association générale des étudiants guadeloupéens), est même devenu une obsession pour le préfet. Il produit sur ce sujet pléthore de notes pour sa hiérarchie.

Louis Théodore le sait bien, qui passera dix ans dans la clandestinité. Cet ex-militant de l'AGEG, membre du Front antillo-guyanais, organisation interdite, a rencontré Mao, le Che, Ben Bella, voyagé dans les pays de l'Est, au beau milieu de la guerre froide. Quand un camarade vient le trouver, à l'école de Gérard Lauriette - dit "Papa Yaya", figure de la créolité guadeloupéenne -, où il enseigne, il n'hésite guère. "Loulou, Jackie est mort", lui a dit son ami en lui montrant un mouchoir imbibé de sang. "Il y avait énormément d'arrestations. La répression commençait, et je savais qu'ils frapperaient tout le monde." Ces militants avaient été formés avec l'idée qu'ils devraient un jour se cacher, et ils avaient pris des dispositions. "On se déplaçait tout le temps. On a fait rentrer Sonny Rupaire (militant nationaliste et poète) de Cuba. On était un petit noyau." En une nuit, ils sont capables de mobiliser quarante personnes pour
couvrir la Guadeloupe de tracts et d’inscriptions.

Mais, dans Pointe-à-Pitre, ils n'organisent rien, ces 26 et 27 mai. Près de 56 % de la population de l'île a moins de 20 ans, en cette fin des années 1960. Devant les CRS, les jeunes voient rouge. Des barrages sont érigés partout, des voitures incendiées, le supermarché Unimag, au bout de la rue Frébault, pillé, les pierres volent. Et surtout, l'armurerie Boyer, rue Delgrès, en centre-ville, a été dévalisée. Noir ou Blanc, il ne fait pas bon être dans les rues.

Le jeune Jasor a raccompagné chez lui l'un de ses copains du lycée Carnot pour le protéger, car il a la peau si claire qu'il pourrait passer pour un Blanc. Au retour, il observe, médusé, une femme noire, assez sophistiquée, que l'on questionne méchamment sur un barrage : "Tu es noire ou tu es blanche ?" Elle : "Je n'ai pas à répondre à cette question." Alors que son véhicule est secoué de plus en plus fort, elle se met à pleurer et dit en créole : "Zot pa ka voué an nwé ?" ("Vous ne voyez pas que je suis noire ?")

Serge Glaude, fils de notables guadeloupéens qui a participé à la fondation du GONG, est enseignant au collège de Sainte-Rose. Il a alors 32 ans. Le jeudi, il a conjuré en vain "Kiki" Nestor de quitter Pointe-à-Pitre. Ce dernier lui a raconté que, la veille, il est allé tirer du commissariat un vieux à qui la police avait pris son vélo et qu'il a été, à cette occasion, pris en photo "en long en large et en travers". Quand il apprend sa mort, Serge Glaude tente de se rendre à la veillée funèbre avec deux amis. Des gendarmes mobiles arrêtent son ID 19. "J'ai fait l'Algérie : ces gars étaient dopés au vin rouge et au bismuth. Ils sautillaient sur place en disant : "On va tirer."" L'enseignant assure que certains d'entre eux parlaient mal le français, des légionnaires. On lui intime l'ordre de descendre de voiture. "Le couvre-feu, on s'en fout. On a ordre de tirer sur les nègres comme sur des lapins." Il est aligné contre un mur quand
arrive une Jeep de gendarmes, avec un chef de détachement. Les hommes baissent tout de suite leur arme.

Outre les CRS et les forces de police déjà sur place, le préfet Bolotte reçoit vers 1 heure du matin le renfort de deux pelotons venus de Martinique. Dans l'après-midi, il a aussi pris la décision de ramener sur Pointe-à-Pitre un escadron de gendarmes mobiles sur le point d'embarquer à l'aéroport du Raizet. Leurs armes sont déjà dans l'avion. Ce sont ces "képis rouges" qui ont laissé le pire souvenir. Ces hommes avaient été appelés en renfort au mois de mars, lors d'incidents qui avaient éclaté à Basse-Terre avec Srnsky, un militant de l'UNR, le parti gaulliste.

Propriétaire du magasin de chaussures Sans Pareil, il avait lancé son berger allemand contre un cordonnier-cloutier ambulant, un Noir infirme nommé Balzinc, qui s'était installé sur le trottoir devant sa boutique. Le commerçant blanc, exfiltré par le préfet, avait échappé de peu au lynchage, et sa Mercedes avait fini à l'eau. L'affaire a surtout servi aux Renseignements généraux pour établir des listes de militants à surveiller, voire à arrêter, parmi lesquels le docteur Pierre Sainton, l'un des fondateurs du GONG.

En fin d'après-midi, le préfet reçoit la visite du maire communiste de Pointe-à-Pitre, Henri Bangou. Voici comment il le décrit à son ministre de tutelle, le général Pierre Billotte, avant une visite que ce dernier doit effectuer dans l'île : "Le docteur Bangou, c'est un problème que vous connaissez très bien. Vous le reconnaîtrez vite : il est très grand, une tête très intelligente, un aspect avenant et fort bien élevé." La description tient toujours la route. Au plus fort des troubles, le maire a ceint son écharpe et s'est rendu, accompagné d'une partie de ses adjoints, vers le marché central, où des groupes de jeunes font face aux CRS. "Je vais haranguer la foule, pour dire : calmez-vous", explique-t-il. Mais l'épisode tourne court, l'équipe municipale est obligée de battre rapidement en retraite. Lorsque le maire demande au préfet de retirer les forces de l'ordre, celui-ci refuse. "Il m'a répondu qu'il ne pouvait pas. Qu'il
avait été accusé de mollesse lors des événements de Basse-Terre."

La chasse à l'homme a commencé. Dès le 26 mai au soir, à 18 h 45, le préfet envoie un long télégramme au ministre, qui mentionne notamment ceci : "Ai ordonné arrestation principaux meneurs dont TOMICHE, secrétaire syndical employé de commerce et récemment exclu du comité central du Parti communiste STOP." Sur une radio amateur, Paul Tomiche capte les ondes de la police : il faut amener le propriétaire de "l'Opel Corsa 77 MV, Max, Victorine, mort ou vif à Petit Papa" (la gendarmerie de Petit-Pérou). Sa voiture. Il se cache à Bergevin, puis beaucoup plus loin, à Petit-Canal. Coupe sa barbe. Part au Moule. L'Etincelle, l'organe du PCG, titrera : "Les aventuriers ont pris la fuite." Il sera arrêté et fera onze mois de prison.

Le bilan officiel tiré par Pierre Bolotte pour le ministère, dans un télégramme daté du 30 mai, est le suivant : "Sept morts identifiés. Possibilité autres victimes non déclarées." Ce sont tous des manifestants. Il y a de nombreux blessés parmi les civils, mais combien ? Pour les forces de l'ordre : "Armée, un sous-lieutenant sérieusement blessé. Gendarmerie, six gradés et gendarmes, dont deux par armes à feu. CRS, vingt-sept gradés et gardiens, dont dix gravement et quatre blessés par armes à feu." Vingt-sept arrestations de droit commun ont lieu, et vingt et une inculpations. Dix inculpés écopent de peines de prison ferme. Les arrestations vont se poursuivre. Le dimanche 30 mai au soir, à la préfecture de Basse-Terre, les ouvriers, qui demandaient une augmentation de 2,5 %, en obtiennent une de 25 %.

Un autre procès a lieu, à Paris, du 19 février au 1er mars 1968, à la Cour de sûreté de l'Etat, où 18 indépendantistes guadeloupéens sont jugés pour atteinte à l'intégrité du territoire français. La raison ? Leur appartenance au GONG, supposé avoir organisé les émeutes de Pointe-à-Pitre, bien que le rapport du commissaire Honoré Gévaudan, en juin 1967, ait clairement écarté cette hypothèse. Aimé Césaire et Jean-Paul Sartre feront partie des témoins de la défense.

Le préfet Bolotte n'aura jamais à répondre de ses actes, il ne paraîtra dans aucun procès. Il a été enterré le 27 mai 2008. Le commissaire Canales n'ira pas non plus à la barre, prétextant une dépression nerveuse. Glaude, Makouke, Sainton et Théodore ont pris quatre ans avec sursis. Deux inculpés ont eu trois ans avec sursis. Tous les autres, dont Lauriette et Rupaire, ont été acquittés. C'est dans la préface des Damnés de la terre que Jean-Paul Sartre écrivit : "Les voix jaunes et noires parlaient encore de notre humanisme, mais c'était pour nous reprocher notre inhumanité." Depuis 1967, aucun CRS n'a remis les pieds dans l'île.

Béatrice Gurrey
Article paru dans l'édition du 27.05.09

http://fischer02003.over-blog.com/article-31988973.html

 

20:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, france, romain, colonialisme, democratie, liberte, dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/11/2008

02/11/2006: Élections U.S. du 4/11. Qui aura le pouvoir réel ?


Sent: Sunday, November 02, 2008 1:45 PM
 
Subject: je sais... c'est charnu mais c'est autre chose que du PPDA ou Pujadas...

 

Élections U.S. du 4/11. Qui aura le pouvoir réel ? 

L’administration républicaine actuelle Bush, Cheney, et Cie, possède des liens extrêmement étroits avec les leviers essentiels du pouvoir aux U.S.A. :

 

* Les Banques.

  •  Le gang Paulson (1) et ses 700 milliards de dollars dont il dispose pratiquement à son gré, et surtout pour sa banque (Golden Sach),
  • Le banquier David Rockefeller ; la Chase Manhattan bank : voir la "Trilatérale" et "Bilderberg,"

*

* Le lobby militaro-industriel (l’armement).

  • Idem, ce lobby et la famille Bush, se sont enrichis à milliards de dollars grâce aux guerres du terrorisme inventées par l’administration Bush contre l’Afghanistan et de l’Irak,
  • La "National Riffle" a toujours été du côté Républicain et s’est enrichie de toutes ces guerres,

* Les États-majors des armées compromis dans les 3.000 assassinats du 11/09/01 : ils ont fait effacer à coups de bulldozers l’absence de preuve sur les gazons du pentagone (pas de trace d’avion) … et aussi organiser le tir du missile sur le pentagone et … fait assassiner plusieurs dizaines de militaires y compris des officiers.

* Les Services secrets :

  • Le NSA bien sûr qui a été obligatoirement impliqué dans les actes précédemment cités,
  • Mais aussi la C.I.A. :
    • qui a fait sauter entre-autre l’ immeuble où se trouvait entre-autre ses services de New-York dans le WTC 7 (la 3ème tour) le 11/09. Tour qui a sauté quelques minutes après que sa destruction ait été annoncé à la radio comme ayant déjà eu lieu ... de manière imprévisible ; l’ordre n’ayant pu être exécuté à temps … peut-être à cause de la pagaille qu régnait au WTC ce jour là !
    • La C.I.A. était aussi chargée de la liaison entre l’administration U.S. et l’I.S.I. (les services secrets pakistanais) dans la semaine qui a précédé le 11/09 ainsi que le 09/09, l’assassinat du commandant Massoud destiné à semer le chaos en Afghanistan avant la guerre U.S. (et justifiant celle-ci : un pays dans le chaos ne pouvant faire la guerre aux "terroristes").
  • Le F.B.I. chargé d’étouffer les enquêtes aux États-Unis sur la spéculation boursière, les jours précédents le 11/09 contre les compagnie victimes des attentats du 11/09.
  • Peut-être d’autres services secrets avaient soit découvert le coup d’État de l’administration Bush ou ont dû participer à l’étouffement des preuves.
  • Le Service impliqué (N.S.A. ; C.I.A. ;&/ou I.S.I. dans le méga attentat du 20/09/08 au Pakistan, qui a fait 60 morts et des dizaines de blessés, le camion supposé terroriste avait en fait sauté sur une mine devant l'entrée de l'Hôtel et d’autres mines avaient été installées par l’OTAN aux 4ème-5ème étage de l’hôtel. Le but étant de terroriser le nouveau gouvernement Pakistanais et d’obtenir sa soumission à tous les désirs du gang Bush et Cie.
  • Le super service secret U.S. qui supervise tous les autres, et permet ainsi d’avoir d’un seul coup la haute main sur la totalité des 17 services secrets U.S..

 

                Ce ne sont pas les liens d’Obama avec le lobby des agro-carburants voir même les « lobbyistes des géants de l’industrie américaine : Cisco, Microsoft, Boeing… (4) ou ceux de Mme Mc Cain avec la bière (2) et une partie du lobby juif (5), traditionnellement républicain qui feront le poids.

 

                Le futur Président des U.S.A., vraisemblablement Obama sauf coup de théâtre extraordinaire, sera donc ficelé comme une mouche dans une toile d’araignée tissée par le gang Bush Cheney et Cie. L'armée, les services secrets, l'armement, les banques etc... décideront sans doute ce qu'ils voudront aux ordres du gang Bush, sans tenir compte des ordres de la "maison blanche", mais du chef de cette mafia qui détiendra toujours la réalité du pouvoir.

                Ce gang vient très habilement de mettre dans les pattes d’Obama Colin Powell (3), très fortement soupçonné d’être un des auteurs des attentats du 11/09.

De plus, Obama est un des seuls candidats démocrate à ne pas avoir demandé la réouverture de l’enquête du 11/09 – ou plus exactement une véritable enquête (puisque à part l’enquête présidentielle bidon il n’y en a jamais eu) - sur les évènements du 11 septembre 2001, ce n’est sans doute pas l’effet du hasard si c’est lui qui s’en est mieux sorti que les autres, les relais des lobbies républicain dans la presse, ont dû « aider » l’opinion publique à faire le « bon » choix ... démocrate. Peut-être le gang Bush pensait-il que les étasuniens ne voteraient jamais pour un noir à la présidence … et qu’ils préfèreraient finalement un républicain.

                La bande à Bush ne souhaite certainement pas la victoire d’Obama. Ils auraient préféré un homme à eux au sommet de l’État, pour continuer. Mais leur bilan, même s’il est génial pour les milliardaires de leur bande qui a fait des profits fabuleux pendant 8 ans en se couvrant de sang et d'horreurs, est catastrophique pour le peuple U.S. qui ne veut plus entendre parler de cette administration.

De toute façon, Obama sera sous surveillance très étroite, on vient de le voir, et il ne lui sera toléré aucun écart. Le sort de John Fitzgerald Kennedy ou de Marin Luther King lui sera réservé au moindre "faux pas". Les Républicains et le gang Bush et Cie, feront tout pour qu'Obama échoue et qu'ils reviennent eux, au pouvoir. Ils en ont les moyens. Réussiront-ils ?

 

Voir pour des éléments de réponse à cette question essentielle -chaque jour : Présidentielle américaine 2008, http://www.humanite.fr/

 

Enfin, la nouvelle administration U.S. hérite d’une situation financière catastrophique ; quelques chiffres repères :

* 14.150 milliards U.S.$ de P.I.B. en 2008 (environ).

* Intérêt de la dette : 8,2 % du budget 2007. En 2007, la dette détenue par le public et cumulée des intérêts a augmenté 210,2 milliards de $ à 5.100 milliards $. Elle représentait presque 50 % des dettes totales du Gouvernement (rapport officiel).

Alors qu'en 1989, la dette publique des États-Unis s'élevait à 2 700 milliards de dollars, le chiffre a dépassé le 30 septembre dernier la barre des 10 000 milliards de dollars (environ 70 % du P.I.B.).

Budget U.S. 2.009 supérieur à 3 trillions de U.S. $ : 3 milles milliards U.S $.

U.S.A. : 700 milliards U.S.$ (700.000.000.000 $) du plan Paulson.

(1) Le gang Paulson plusieurs dirigeants de Goldman Sachs sont aux plus hauts postes financiers de la planète ; M. Henry Paulson, secrétaire d'État au Trésor US lui-même, a été P.D.G de Goldman Sachs ; il peut désormais décider de la composition du secteur financier américain. Vous ne le croirez pas -- nous avons nous-même du mal à le croire -- mais Gretchen Morgenson a déclaré dans le New York Times que la décision de sauver AIG avait été prise par un très petit groupe. Non seulement un récent directeur de Goldman était présent -- Hank Paulson -- mais le PDG actuel de la firme, Lloyd Blankfein, y était aussi -- le seul représentant de Wall Street. L'article continuait en expliquant que Goldman Sachs avait pas mal d'argent en jeu dans AIG -- environ 20 milliards de dollars. (…)

Avec 700.000.000.000 $ (700 milliards) (¹) dans le compte en banque de leur chef -- gracieusement offerts par le gouvernement US -- nous ne doutons pas que Goldman et le reste des initiés de la finance travaillent d'arrache-pied pour que cet argent termine là où ils veulent qu'il soit. (…)

Source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20081017-1272.html

Info de Pascal B. Vendredi 17 octobre 2008 (déjà parue)

(2) Mme Mc Cain et la bière :

Si la politique a toujours été l’affaire de son mari, c’est elle qui gère le business familial. Héritière du distributeur de bière Hensley, présidente de la compagnie Budweiser, Cindy McCain est à la tête d’une fortune estimée à 64 millions d’euros. Avec ce joli pactole et ses contacts dans le monde de la finance, elle a joué un rôle important dans la carrière politique de son mari. Grâce à son aide, le candidat républicain est entré au Congrès dès 1983, avant de décrocher le poste de sénateur d’Arizona trois ans plus tard.

(3) L’ancien secrétaire d’État Colin Powell a annoncé (le 19/10/08) qu’il allait voter en faveur du candidat démocrate. Ce soutien tombe à pic pour Obama qui aborde la dernière ligne droite de la campagne avec une avance qui se réduit un peu dans les sondages.

Ancien chef d‘état-major des armées et général en retraite, Colin Powell est et reste un républicain mais il n’a cessé de prendre ces distances avec l’administration Bush depuis son départ de la tête de la diplomatie américaine.

Il y a peu de membres du parti républicain aussi populaires aux États-Unis que le général Colin Powell. Lequel affiche un imposant CV : ancien conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan, ancien commandant en chef et stratège de « Desert Storm », la première guerre américaine contre Saddam Hussein, et ancien secrétaire d’État de George W. Bush de 2001 a 2005.

Il était en particulier Secrétaire d’État en septembre 2001, et il rencontra le Général Mahmoud Ahmad (chef de l’ISI – les services secrets Pakistanais) officiellement 2 jours après le 11 septembre. En fait Mahmoud Ahmad a été présent à Washington pendant la semaine précédent et suivant le 11 septembre (environ une dizaine de jours en tout) et fit transiter les fonds des attentats du 11 septembre (fournis par la C.I.A.) par un proche, à la fois de l’ISI et de Al Quaeda. À ces divers titres, Colin Powell est fortement soupçonné d’appartenir avec Dick Cheney et W Bush au gang de criminels U.S., ayant commandité et exécuté les coups d’États des 09/09/01 (assassinat du commandant Massoud) et du 11/09/01 au W.T.C..

                À 15 jours du vote du 04/11/2.008, Colin Powell ne prend guère de risque ! ! !. Par contre, on peut se poser la question pourquoi, joue-t-il cette partition ? Est-ce que le gang Bush et Cie espère que Colin Powell sera nommé à un poste important par Obama. Ainsi, il pourra surveiller de l’intérieur l’administration démocrate, et prévenir de la moindre dérive.

                On pourra relire le tissus de mensonges inventés par le gang Bush, lus par Colin Powell à la tribune de l’O.N.U. et qui s’est moqué ce jour là, plus encore que les autres de tous les ambassadeurs du monde. On a pu dire ce jour là au sens propre : Colin Powell se moque du monde (11 février 2003)

Sur les armes de destructions massives http://www.voltairenet.org/article9026.html

                L'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell a admis que sa présentation en 2003 devant l'Onu sur les armes de destruction massives (ADM) prétendument détenues par l'Irak était une "tache" sur sa réputation.

 

                Powell avait fait le 5 février 2003, devant le Conseil de sécurité de l'Onu, une longue présentation du dossier à charge des États-Unis concernant les ADM supposées du régime de Saddam Hussein. Ces arguments ont servi à justifier l'invasion du pays quelques semaines plus tard, mais aucune de ces armes n'a été retrouvée.

http://web2.radio-france.fr/chaines/france-culture2/information/accueil/fiche.php?diffusion_id=34490&index=6&PHPSESSID=b93c0fc21655dabe31f7dbb96da82f3d

(4) Avant même le résultat final, la campagne américaine est d'ors et déjà entrée dans les annales comme étant la plus longue et la plus chère de l'histoire des États-Unis (et du monde). À eux deux, Obama et McCain ont ainsi récolté pas moins de 1,3 milliards $ ! D'où vient cet argent ? Et qui sponsorise les candidats ? Enquête.

http://news.fr.msn.com/election_presidentielle_americaine_photos.aspx?cp-documentid=9630372&imageindex=1

 

Voyages, opérations logistiques sur le terrain, publicités télévisées, commandes de sondages, honoraires de conseillers stratégiques… Depuis le début de la campagne, républicains et démocrates s'affrontent à coups de centaines de millions de dollars. Et à ce petit jeu, le plus riche c'est Obama qui a déboursé pas moins de 750 millions $ sur un total reçu de 834 millions ! McCain arrive loin derrière avec des dépenses évaluées à 477 millions $ sur 513 millions $ recueillis…

 

Obama et les petits donateurs

C'est la principale nouveauté de la campagne 2008 : les appels à donation sur l'Internet, une méthode surtout utilisée par le camp démocrate, ont attiré des millions de personnes. Selon les chiffres publiés en septembre, Barack Obama a amassé un pactole de 454 millions $, depuis le début de la campagne. 94 % de ces dons provient de personnes ayant signé des chèques de moins de 200 $ ! Un phénomène totalement nouveau aux États-Unis où les fonds levées pendant la campagne présidentielle proviennent généralement de lobbies et d'entreprises. (source : AFP)

 

Obama et le secteur de l’éthanol

L'Illinois, dont Barack Obama est le sénateur, est un des principaux états de la "Corn Belt" (la ceinture du maïs) et un des plus gros producteurs d'éthanol. Défenseur de l'alternative au pétrole, le sénateur a ainsi soutenu le maintien des subventions fédérales aux producteurs tout en s'opposant à l'allègement des barrières douanières sur l'éthanol brésilien. Ces prises de position ont choqué les écologistes au moment où l'intérêt écologique des biocarburants fait débat. Autre signe d'allégeance de la part du candidat démocrate : des membres de son équipe conseillent ou administrent des sociétés productrices d'éthanol. Enfin, Obama a utilisé à deux reprises un jet privé fourni par Archer Daniels Midland, un géant de l'agriculture spécialisé… dans l'éthanol. (source : New York Times)

 

Obama et les lobbyistes de Washington

C'est une des principales contradictions du candidat démocrate. Depuis le début de sa campagne, Barack Obama insiste sur son indépendance financière vis-à-vis des lobbies et notamment de Washington. Un discours pour le moins mensonger quand on sait que, pour trouver de l'argent, le sénateur de l'Illinois s’est entouré d'anciens lobbyistes travaillant jusqu'à l'an passé pour les géants de l'industrie américaine : Cisco, Microsoft, Boeing… Depuis un an, Barack Obama aurait ainsi touché plusieurs centaines de milliers de dollars grâce à ses "chercheurs de fonds". (source : The Washington Times)

 

Obama et un promoteur immobilier véreux

Aux États-Unis, Tony Rezko est un homme qu'Obama aimerait bien faire oublier. Reconnu coupable de fraude, blanchiment d’argent et corruption, ce promoteur immobilier a détourné plusieurs centaines de milliers de dollars dont une partie s'est retrouvée… dans les caisses de campagne d'Obama ! Les deux hommes se sont en fait connus à Chicago il y a une dizaine d'années, Tony Rezko finançant les grandes étapes de la carrière du candidat démocrate (élection au Sénat de l'Illinois puis au Sénat fédéral). L'affaire aurait pu devenir très embarrassante pour Obama puisqu'en 2005 Rezko lui a revendu un terrain à un prix inférieur à celui du marché. Depuis, Obama a déclaré avoir reversé toutes les donations de Rezko à des œuvres caritatives ! (source : liberation.fr)

 

Obama et le soutien des people

Scarlett Johansson, Cindy Crawford, Jennifer Aniston, Edward Norton, Matt Damon, Will Smith… Si de nombreux intellectuels ont apporté leur soutien au candidat démocrate, les stars d'Hollywood ne sont pas en reste. Ainsi, Tom Hanks a réalisé un clip pour soutenir le sénateur de l'Illinois tandis que George Clooney a récolté pas moins d'1 million $ grâce à des levées de fonds ! Plus spectaculaire : selon une étude réalisée par des chercheurs du Maryland, le soutien de la star des médias Oprah Winfrey, particulièrement appréciée par la communauté noire, aurait rapporté à Obama près d'1 million de voix issues du vote afro-américain ! (source : nouvelobs.com)

(5) Le lobby juif partagé : Israël: Obama comme Mac Cain contrôlés par le même lobby.

 

Aux États-Unis, il n'y a pas que le lobby pro Israël (AIPAC) qui influence la politique US. Le quotidien israélien Haaretz recense 36 juifs américains fortement impliqués des deux côtés dans la campagne présidentielle.

 

Dans la course à la présidence entre John McCain et Barak Obama ce qui a dominé ce sont les problèmes de Wall Street et la capacité de chacun des présidentiables à pouvoir remplir la fonction présidentielle, la question d' Israël est restée dans l'ombre. Mais le vote juif reste un élément clé dans des états disputés, et, les juifs jouent divers rôles pour façonner les campagnes des candidats. Parmi eux 36 sont mentionnés dans une liste ci dessous. Cette liste est loin d'être exhaustive, par manque de place, un grand nombre de juifs qui ont joué une part active dans les campagnes n'y figurent pas - parmi eux le sénateur US du Maryland, Ben Cardin, substitut d'Obama, et le conseiller d'Obama, l'ex membre du Congrès pour la Californie, Mel Levine.

 

Il manque de même un certain nombre de juifs qui ont joué des rôles mineurs, mais méritent d'être mentionnés pour l'intérêt qu'ils ont suscité - en particulier Sandra Froman, la première présidente juive de la National Rifle Association (2005-2007 un puissant lobby des armes ndlr) et membre du Comité de Direction de Sportmen for McCain, et Linda Lingle, première gouverneur juive d'Hawaii, qui avait auparavant défendu Sarah Palin ( co listière de McCain ndlr)

 

Ci dessous la liste par ordre alphabétique.

 

Sheldon Adelson ; Républicain, néoconservateur et un méga donateur, bien que des déboires financiers et des disputes internes aient altéré sa contribution à l'effort de campagne de McCain.

 

David Axelrod : chef stratégiste et conseiller en médias dans la campagne d'Obama, il a construit des soutiens de base via une campagne "virale" médiatique, les nouvelles technologies et en insistant sur le thème du changement.

 

Steven Bob et Sam Gordon : les deux rabbins du mouvement reformé du district de Chicago ont crée Rabbis for Obama, persuadant des centaines de collègues rabbiniques de soutenir publiquement le candidat. L'influence du groupe sur l'électorat juif est difficile a cerner.

 

Matt Brooks : directeur exécutif de la Coalition Républicaine Juive est tête de liste dans les médias pour répondre sur des problèmes juifs.

 

Max Broxmeyer : un homme d'affaires qui préside le Jewish Institute for National Sécurity Affairs, une boîte à penser conservatrice, il sert comme président dans la campagne de Mc Cain de la Jewish Advisory Coalition, et est membre du comité national de financement de la campagne du candidat.

 

Éric Cantor : membre du Congrès pour l'état de Virginie, il y est le seul Républicain juif, a émergé comme principal substitut de Mc Cain pour tenter d'obtenir les voix de la Floride et celles de son propre état.

 

Laurie David : activiste sur la question du réchauffement climatique qui a produit le film dans lequel Al Gore tient la vedette, "An Inconvenient Truth", ancienne épouse de Larry David créateur de " Seinfeld" et de "Curb Your enthousiasm", l'une des plus prestigieuses collectrices juives de fonds d'Hollywood.

 

Ira Forman : directeur exécutif du National Jewish Democratic Council, il est la contre partie de Matt Brook.

 

Barney Frank : membre Démocrate du Congres pour le Massachusett, est l'un des libéraux des plus visibles, et de franc parler au Congrès. il est ouvertement gay et une cible fréquente des commentateurs pro McCain, particulièrement sur Fox News, où, parce qu'il tient la présidence du Comité sur les Services Financiers du Congrès, on a dit qu'il portait une responsabilité première dans la crise des prêts immobiliers. Il a joué un rôle prépondérant dans la négociation du paquet de subventions pour Wall Street.

 

Malcolm Hoenlien : en principe neutre en tant que directeur de la « Conference of Présidents of Major American Jewish Organisations », il a invité Sarah Palin à s'exprimer lors d'une manifestation anti Ahmadinejad à l'ONU, puis a cédé aux pressions et s'est rétracté. On considère qu'il a aidé la campagne de Mc Cain dans le choix fait par les électeurs juifs indécis.

 

Cheryl Jacobs : il co préside la campagne de Mc Cain dans le County de Broward en Floride, rabbin conservateur, pendant longtemps Démocrate a soutenu la campagne d' Hillary Clinton puis est passé du côté de McCain.

 

Henri Kissinger : le New York Times a appelé l'ancien secrétaire d'état un " proche conseiller de l'extérieur" de la campagne de McCain. Le candidat l'appelle régulièrement pour avoir des conseils de politique étrangère et avant le débat des vices présidents il a organisé une cession de briefing de haut niveau avec Palin.

 

Ed Koch : l'ancien maire de New York City reste le symbole en or pour des juifs d'un certain âge. il a soutenu Bush en 2004, et Hillary Clinton pendant les primaires maintenant il soutient Obama.

 

William Kristol : comme éditeur du magazine hebdomadaire de Rupert Murdoch, le Weekly Standard, journaliste au New York Times et commentateur sur Fox News, c'est une voix néo-conservatrice extrêmement influente.

 

Sherry Lansing : la première femme à diriger l'un des plus importants studios d'Hollywood (Paramount) elle est l'une des principales donatrices pour le candidat Démocrate et l'une des principales collectrices de fonds.

 

Ed Lasky : par le biais du site internet American Thinker, ses articles ont aidé à répandre la campagne de rumeurs largement diffusées sur la soit disant position anti-Israël d'Obama.

 

Henri Lehman : immigrant de Bavière, qui s'est installé en Alabama en 1844, à l'âge de 23 ans, et a crée H. Lehman, un établissement qui en acceptant du coton brut au lieu de paiements en liquide l'a amené plus tard au commerce du coton. En 1850, lui et ses frères Emmanuel et Mayer ont crée Lehman's Brothers, qui est devenu l'une des premières et l'une des plus puissantes banques d'investissement à Wall Street. L'effondrement spectaculaire de Lehman Brother's mi Septembre, la plus grande banqueroute de l'histoire de l'Amérique, a provoqué une panique financière mondiale, qui, plus que tout autre facteur, pourrait déterminer les résultats de l'élection présidentielle de 2008.

 

Joe Leberman : Senateur du Connecticut, qui était le colistier d'Al Gore en 2000 pour le parti Démocrate; il est actuellement l'homme clé de McCain pour les électeurs juifs indécis.

 

Mike Moore : il a lancé Jewsvote.org, en utilisant des méthodes high tech pour contrer des sites web attaquant Obama. Le groupe soutien également The Great Schlep - une campagne pour que les petits enfants aillent rendre visite à leurs grands parents en Floride pour les persuader de voter pour Obama.

 

Eli Pariser : il est à la tête de MoveOn.org, un groupe libéral ayant un site Internet qui a récolté d'importantes sommes pour les candidats démocrates.

 

Martin Peretz : l'éditeur de New Republic, il a écrit un article ayant eu de l'influence intitulé " Can Friends of Israël - and Jews - trust Obama . In a word Yes " ( les amis d'Israël - et les juifs - peuvent-ils faire confiance à Obama ? En un mot, Oui)

 

Dennis Prager : ll intervient dans des émissions sur la radio nationale, sans mâcher ses mots avec vivacité, a de l'influence, et malgré quelques réserves sur la campagne de McCain il a jeté tout son poids derrière lui.

 

Penny Pritzker : elle préside la campagne financière nationale d'Obama. Milliardaire, héritière d'une famille de juifs bien connus comme donateurs, et pionnière dans son soutien à Obama, elle a été critiqué pour son implication dans l'effondrement d'une banque liée aux hypothèques sur prêts immobiliers.

 

Ed Rendell : le gouverneur de l'État clé de Pensylvannie, il est ancien dirigeant du Comité National Démocrate, et un porte parole à la tête de la campagne Démocrate.

 

Denise Rich : ex épouse du milliardaire Marc Rich, mondaine, elle est une méga collectrice de fonds pour les Démocrates.

 

Robert Rubin : le conseiller principal sur l'économie d'Obama, a une connaissance incontestée du fonctionnement de Wall Street, et a été Secrétaire au Trésor dans l'Administration Clinton.

 

Dan Shapiro : un ancien responsable du National Security Council dans l'Administration Clinton, c'est un conseiller expérimenté sur la politique au Moyen Orient, et un coordinateur du vote juif dans la campagne d'Obama. On dit qu'il a co-écrit le discours prononcé par Obama devant AIPAC (le lobby pro Israël) dans lequel le candidat déclarait : " Jérusalem restera la capitale d'Israël et elle doit restée in-divisée" - une déclaration qu'Obama a plus tard partiellement modifiée.

 

Sarah Silverman : "comédienne de choc" elle était porte-parole dans une vidéo du Great Schlep ( voir Mi Moore ci dessus). Son monologue a provoqué un contre clip d'un vétéran comique Jackie Mason.

 

Alan Solow : juriste de Chicago actif au sein de la communauté juive et dans la « Conference Of Présidents ». Il est depuis une douzaine d'années supporter d'Obama.

 

Jon Stewart : animateur d'une émission satyrique de TV " The Daily Show" il est probablement devenu le plus écouté du vote libéral de la nation. Le New York Times a nommé l'émission de Steward "une authentique force culturelle et politique".

 

Barbra Streisand : la chanteuse super star, une célébrité libérale juive et une méga collectrice de fonds. Elle avait soutenu Hillary Clnton lors des primaires et soutient Obama depuis la Convention Démocrate. Elle a aussi organisé une collecte de fonds à Hollywood en Septembre, incluant un dîner à 25.800 dollars l'assiette.

 

Robert Wexler : un substitut clé d'Obama, le membre du Congrès pour la Floride a mené une campagne intensive pour attirer vers Obama le riche électorat du Sunshine State et le détourner de McCain

 

Fred Zeidman : stratégiste juif de tête pour McCain, il est président du « Holocaust Memorial Council » des US, et un poids lourd parmi les Républicains juifs.

 

Bradley Burston et JJ Golberg - 17/10/08 www.haaretz.com

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Information complémentaire (source www.haaretz.com)

 

Sur le groupe de rabbins qui ont décidé de soutenir Barak Obama leur motivation, selon ce qu'ils ont écrit : " nous avons mis en jeu notre crédibilité en tant que rabbins aimant Israël en soutenant publiquement le Sénateur Obama comme Président à cause des dénigrements et mensonges qui viennent de la partie adverse". ..." Jamais auparavant dans l'histoire des US un groupe de rabbins d'une telle importance ne s'est crée pour soutenir activement un candidat comme président."

 

Sur le vote juif aux US : une étude annuelle a été publiée le mois dernier par le « Américan Jewish Committee » révélant que selon des estimations les électeurs juifs américains voteront à 57% pour Obama contre 30% pour McCain. Alors même qu'il y a 2% de juifs aux US, 4% des votes lors des élections présidentielles sont des votes d'électeurs américains juifs. Dans certains états, comme la Floride, le vote juif est considéré comme crucial. Plus de 40% des juifs américains participent financièrement aux campagnes présidentielles, ce qui représente 1/5 des donations pour les campagnes.



                "C'est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des États-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan", a-t-il dit sur la chaîne de télévision ABC.




Le lobby pétrolier qui ne peut que se louer de l’action de Bush depuis septembre 2001 car il s’est enrichi – ce lobby et la famille Bush, à milliards de dollars grâce à l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak.

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24/10/2008

03/10/2008: La Chine critique la politique financière des Etats-Unis ...

La Chine critique la politique financière des Etats-Unis
Peter Franssen  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Le quotidien du Parti communiste chinois estime qu’il faut un nouvel ordre financier mondial qui ne soit plus dépendant des États-Unis et du dollar. La politique financière américaine est responsable de la crise, écrit l’éditorialiste. La question sous-jacente est celle-ci : Pourquoi le monde devrait-il payer l’addition ?
 
Le commentaire se trouve dans l’édition pour l’étranger du People's Daily (17 septembre). L’éditorial est de la plume du professeur Shi Jianxun de l’université Tongji à Shanghai. « La crise aux États-Unis montre qu’il y a de grands manquements dans le contrôle et la surveillance du monde financier américain. Cette situation à provoqué la faillite de (la banque d’affaires) Lehman Brothers et elle peut dégénérer en un véritable tsunami financier. La faillite de Lehman Brothers peut avoir un effet domino. Elle aura également un contrecoup négatif sur l’économie dans d’autres pays. Le monde a un urgent besoin d’une monnaie diversifiée et d’un ordre financier qui soit juste et non plus dépendant des États-Unis », écrit le professeur Shi Jianxun.

Le dollar perd de son statut

En novembre dernier, le monde financier avait déjà été effrayé par un discours de Cheng Siwei, le vice-président du Parlement chinois. À ce moment, la Chine disposait de presque 1500 milliards de dollars en réserves de devises étrangères. Cheng déclarait : « La Chine doit équilibrer ses réserves de façon à ce que les devises fortes comme l’euro contrebalancent les devises faibles comme le dollar. »

Au même moment, un haut fonctionnaire de la Banque nationale chinoise disait que le dollar était « occupé à perdre son statut de principale monnaie de réserve dans le monde ».

Certains décideurs politiques estiment donc que la Chine ferait mieux de se couvrir contre les oscillations de cours du dollar en diversifiant ses devises étrangères. L’article de tête du People's Daily montre que ce point de vue gagne en influence dans les hautes sphères de l’État chinois.

Les conséquences négatives de la crise

La faillite de Lehman Brothers a des conséquences négatives immédiates pour trois banques chinoises qui ont des parts de Lehman ou de ses filiales. La China Merchants Bank a pour 70 millions de dollars d’actions de Lehman Brothers. L’Industrial & Commercial Bank of China pour 151 millions de dollars et la Bank of China pour 75 millions de dollars plus 53 millions de dollars de prêts à Lehman. Il est très vraisemblable que les Chinois peuvent faire une croix définitive sur ces 350 millions de dollars.

Ce sont les pertes immédiates. Ensuite, l’économie chinoise, à l’instar de l’économie mondiale, va également subir l’influence négative de la crise financière aux États-Unis. Le People's Daily écrit que la faute en incombe à la politique américaine. Ce que bien des banquiers centraux ailleurs dans le monde pensent également. Cette critique renforce, et pas dans une moindre mesure, le groupe de pays qui veulent se débarrasser de l’hégémonie du dollar. Aucun pays n’a envie de payer pour ce que même le candidat à la présidence Barrack Obama appelle « l’échec total de notre politique financière ».

Le chœur s’étoffe

Les deux bourses pétrolières dominantes dans le monde sont celles de Londres et de New York. Les deux sont aux mains d’entreprises américaines. Le pétrole, cela va de soi, est traité en dollars. Mais, à la mi-février de cette année, une bourse iranienne du pétrole s’est ouverte. L’or noir n’y est plus traité en dollars, mais en rial, la monnaie iranienne.

Une semaine avant l’ouverture de la bourse iranienne, Abdullah al-Badri, secrétaire général de l’OPEP, avait déclaré que, dans les dix ans à venir, les pays exportateurs de pétrole auraient troqué le dollar pour l’euro.

Le ministre irakien du pétrole, Hussein al-Shahristani, a dit à cette occasion : « L’OPEP va instaurer une commission afin d’étudier le passage du dollar vers toute une corbeille de monnaies. »

Au sein de l’OPEP, le Venezuela s’emploie en même temps que l’Iran à une accélération de ce processus.

D’autres pays producteurs de pétrole ne faisant pas partie de l’OPEP, telles la Norvège et la Russie, sont également prêts à laisser tomber le dollar. La décision de deux ou trois autres pays supplémentaires de passer à l’euro, au yen ou à une corbeille de monnaies est sans doute suffisante pour envoyer par le fond le navire amiral de l’hégémonie du dollar dans le monde, c’est-à-dire le pétrodollar. D’où ce commentaire de ce spéculateur hors format qu’est George Soros, au printemps dernier : « Le monde fonce vers la fin de l ‘ère du dollar. »

Jusqu’à présent, les États-Unis ont pu exporter la majeure partie de leur crise économique, tout simplement en augmentant le volume des dollars. Le monde avait besoin de ces dollars car le pétrole et les autres matières premières sont traités en dollars. C’est ainsi que 70 pour cent de toutes les réserves étrangères dans le monde sont constituées en dollars. Cette masse de dollars n’est plus, depuis bien longtemps, en rapport avec le volume réel de l’économie des Etats-Unis.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, quand la Grande-Bretagne et la livre britannique se sont retrouvées grièvement blessées, c’est le dollar qui est devenu la monnaie d’échange de la planète. Le point de vue du People's Daily montre que cette période court à sa fin.


Les lignes ci-dessus sont de la plume de Peter Franssen, rédacteur de www.infochina.be, le 19 septembre 2008.
 

21:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, banque, bourse, courcelles, capitalisme, chine, democratie, exploitation capitaliste, romain, histoire, belgique, finances, information, presse, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/10/2008

23/09/2008: Les Etats-Unis ont besoin d’un esprit révolutionnaire...

 

sur: www.michelcollon. info

Les Etats-Unis ont besoin d’un esprit révolutionnaire

Howard Zinn  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Al Jazeera s’entretient avec Howard Zinn, écrivain, historien de l’Amérique, critique social et activiste, de la manière dont la guerre en Irak a changé le regard des autres sur les Etats-Unis et des raisons pour lesquelles « l’Empire » serait près de l’effondrement.
 
9 septembre 2008


Howard Zinn: Depuis un certain temps, et à coup sûr aujourd’hui, l’Amérique évolue vers moins de pouvoir et moins d’influence dans le monde.

Manifestement, depuis la guerre en Irak, le reste du monde s’est détourné des Etats-Unis et, si la politique étrangère américaine persiste dans cette voie agressive, violente et indifférente aux sentiments et réflexions des autres peuples, alors oui, l’influence des Etats-Unis va poursuivre son déclin.
C ‘est l’empire le plus puissant qui ait jamais existé tout en étant en train de s’écrouler, un empire qui n’a pas d’avenir… parce que le reste du monde lui devient étranger et tout simplement aussi parce qu’il croule sous les engagements militaires, avec des bases partout dans le monde alors qu’il est à bout de ressources sur son propre territoire.

Cette situation entraîne un mécontentement croissant au pays et je pense que l’empire américain va dès lors suivre le chemin des autres empires avant lui, c’est ce qui est en train de se produire.


Question : Y a-t-il un espoir de voir les Etats-Unis aborder sous un autre angle le reste du monde ?

HZ : s’il y a un espoir, il ne peut être porté que par le peuple américain.

Par un peuple américain suffisamment révolté et indigné par ce qui est arrivé à son pays, par la dégradation de son image aux yeux du monde, par l’épuisement de ses ressources humaines, les carences en éducation et dans le domaine de la santé ainsi que par la mainmise du monde des affaires sur la politique, avec les répercussions que cela entraîne sur la vie au quotidien du peuple américain.

Sans compter les prix à la hausse de la nourriture, l’insécurité croissante et la mobilisation des jeunes pour la guerre.
Je pense que tout cela peut faire naître un mouvement de révolte.

Nous avons assisté à des soulèvements dans le passé : le mouvement ouvrier, les droits civils, la mobilisation contre la guerre au Vietnam. Je pense que si les Etats-Unis poursuivent dans la même direction, nous pourrions assister à la naissance d’un nouveau mouvement populaire. C’est le seul espoir pour les Etats-Unis.


Q : Comment les Etats-Unis en sont-ils arrivés là ?

HZ : Si nous en sommes arrivés là, je présume que c’est parce que la population américaine a laissé les choses se dégrader à ce point, c’est-à-dire qu’il s’est trouvé assez d’Américains pour s’estimer satisfaits de leur situation, juste assez.

Bien sûr, beaucoup d’Américains ne le sont pas, c’est pourquoi la moitié de la population ne vote pas, elle se sent exclue.
Mais il y a juste assez d’Américains qui sont satisfaits, qui estiment recevoir assez de petits cadeaux de l’Empire, juste assez de personnes suffisamment satisfaites pour perpétuer le système. Nous en sommes arrivés là grâce à l’aptitude du système à se maintenir en satisfaisant juste assez de monde pour maintenir sa légitimité.
Mais je pense que cette époque sera bientôt révolue.


Q : Que devrait savoir le monde à propos des Etats-Unis ?

HZ : Je pense que beaucoup dans le monde ignorent qu’il existe une opposition aux Etats-Unis.

Très souvent, les gens dans le monde croient que Bush est populaire chez nous, ils pensent : « oh, il a été élu à deux reprises » ; ils ne comprennent pas la perversité du système politique américain qui a permis à Bush de l’emporter deux fois.
Ils ne comprennent pas la nature fondamentalement anti-démocratique d’un système dans lequel tout le pouvoir est aux mains de deux partis qui ne diffèrent guère l’un de l’autre et dont les gens ne peuvent saisir les différences.

Dès lors, nous sommes dans une situation où il va falloir des changements fondamentaux de la société américaine si nous voulons que la population soit à nouveau en harmonie avec elle.


Q : Pensez vous que les Etats-Unis puissent se remettre de leur situation actuelle ?

HZ : Et bien, j’espère en un rétablissement mais à ce jour, nous n’avons rien vu venir.

Vous m’avez interrogé au sujet de ce que le reste du monde ignore à propos des Etats-Unis et, comme je vous l’ai dit, il ignore l’existence d’une vraie opposition.
Il y a toujours eu une opposition, mais elle a toujours été écrasée ou anesthésiée, maintenue à l’ombre ou marginalisée en sorte que sa voix ne puisse être entendue.

Les gens dans le monde n’entendent que les voix des dirigeants américains.
Ils n’entendent pas les voix de tous ceux qui dans ce pays n’approuvent pas les dirigeants et veulent des politiques différentes.

Je pense aussi que le reste du monde devrait savoir que ce qui se passe en Irak n’est que le prolongement d’une longue politique impériale d’expansion dans le monde.

Je pense aussi que beaucoup croient que cette guerre en Irak n’est qu’une aberration ponctuelle et qu’avant cette guerre les Etats-Unis étaient un pouvoir inoffensif.
Ils n’ont jamais été un pouvoir inoffensif et cela depuis le tout début, dès la révolution américaine, depuis la confiscation des terres des Indiens, la guerre du Mexique, la guerre hispano-américaine…
C’est embarrassant à dire, mais nous avons dans ce pays une longue histoire d’expansion violente et je pense que non seulement beaucoup d’étrangers l’ignorent, mais aussi beaucoup d’Américains.


Q : Peut-on améliorer cette situation ?

HZ : Vous savez, cet espoir, s’il existe, réside dans ce grand nombre de citoyens américains qui sont corrects, ne veulent pas la guerre, ne veulent pas tuer d’autres peuples.

Il est difficile d’entrevoir cette espérance parce que les Américains qui pensent ainsi sont exclus des médias, leurs voix ne sont pas entendues et on ne les voit jamais à la TV.

J’ai participé dans ma vie à nombre de mouvements sociaux et j’ai pu voir qu’au début ou juste avant le développement de ces mouvements, il semblait n’y avoir aucun espoir.
J’ai vécu dans le Sud pendant sept ans, pendant les années du mouvement des droits civils, et la situation semblait désespérée mais il y avait de l’espoir en profondeur.
Quand les personnes s’organisent, commencent à agir, commencent à travailler ensemble, alors elles osent prendre des risques, s’opposer à l’ordre établi et commettre des actes de désobéissance civile.

Alors l’espoir devient évident et se concrétise en changement.


Q : Pensez vous qu’il existe une façon pour les Etats-Unis de retrouver une influence positive sur la marche du monde ?

HZ : Oui mais pour cela nous avons besoin d’une nouvelle direction politique qui soit sensible aux vrais besoins des Américains et ni la guerre ni l’agression ne font partie de ces besoins.

Elle devra être également sensible aux besoins des autres peuples et comprendre que les ressources américaines, au lieu de financer les guerres, pourraient contribuer à aider ceux qui souffrent.

Il y a eu des tremblements de terre et des catastrophes naturelles partout dans le monde et aux Etats-Unis aussi, mais cela a entraîné bien peu de réactions, voyez l’ouragan Katrina.
Les gens dans ce pays, particulièrement les pauvres et les gens de couleur ont été victimes du pouvoir Américain comme d’autres peuples ailleurs dans le monde.


Q : Pourriez-vous nous faire une synthèse de ce dont nous venons de débattre, le pouvoir et l’influence des Etats-Unis ?

HZ : Le pouvoir et l’influence des Etats-Unis ont décliné rapidement depuis la guerre en Irak parce que cette guerre a exposé, comme cela n’avait jamais été le cas dans l’Histoire, la manière dont s’exerçait le pouvoir américain dans ce type de situation et dans d’autres.

Dès lors que l’influence US décroît, son pouvoir décroît aussi.
Si forte que soit la machine de guerre, le pouvoir ne dépend pas que d’elle. Au total, le pouvoir décroît.
À terme, le pouvoir repose sur la légitimité morale du système et les Etats-unis ont perdu cette légitimité morale.

Mon espoir est que le peuple Américain se soulève spontanément et change cette situation pour son plus grand bénéfice et celui du reste du monde.



Traduit par Oscar GROSJEAN pour Investig'Action

Source: 09/09/08 « Al Jazeera »

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, liberte, mensonges, presse, politique, romain, resistance, silence, societe, television, usa, actualite, amerique, collon, capitalisme, democratie, dictature, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/10/2008

01/10/2008: Gibier de potence...

Sent: Wednesday, October 01, 2008 11:31 AM
 
les textes de shamir

Mercredi 1 Octobre 2008 6h59mn 32s
le texte de la conf du 25 sept, et l'avant propos du livre, à la suite..
Gibier de potence

(L’effondrement de la grande pyramide) par Israël Shamir (traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier) 25 septembre 2008
Au lieu d’annoncer un désastre, l’effondrement financier offre une occasion unique de soigner tous les maux de l’Amérique. Une occasion à ne pas rater !
Sept ans après les attentats du 11 septembre, nous assistons derechef à un effondrement, plus grandiose et encore plus jouissif - celui de la pyramide financière américaine. Il avait fallu deux décennies pour la construire ; son effondrement n’a nécessité que quelques semaines. Coupons court aux pleurnicheries hypocrites : c’est là un show magnifique. Pas de regrets, pas de ‘mais’… Les bourses des valeurs américaines avaient flambé tandis que les Etats-Unis bombardaient Bagdad et Belgrade, elles avaient prospéré tandis qu’ils dévalisaient Moscou et qu’ils pressaient Pékin comme un citron pour en extraire les dernières gouttes de sueur. Tant qu’ils se payaient du bon temps, ils n’en avaient que davantage de fric pour envahir l’Irak, menacer l’Iran et étrangler la Palestine. En résumé : quand c’était ‘bon pour eux’, c’était mauvais pour nous. Rendons-leur, pour une fois, la monnaie de leur pièce, et
faisons-leur avaler leur propre potion amère…
Quand je dis « rendons-leur », je veux dire « à eux précisément », ici, et non pas les Américains, et quant au « nous », ce ne sont pas tous les autres habitants de notre chère planète. Non : « eux », c’est une minuscule pellicule de la population américaine, c’est la bande d’opulents enrichis du jour au lendemain de la côte Est, à Manhattan et autres hauts-lieux de la finance. Ces vingt dernières années, nous avons assisté à un grand transfert d’argent vers le haut, vers un quarteron extraordinairement exclusif et restreint d’animaux voraces. Alors que la majorité des Américains perdaient la possibilité d’envoyer leurs enfants dans les universités, ces gros matous se payaient de luxueuses villas en Floride et des immeubles de rapport à Tel Aviv. Pire : ils ont dépensé des milliards pour acheter les médias, afin de subvertir la démocratie américaine et d’envoyer des soldats américains faire la guerre aux
antipodes. Une grande partie de l’argent ainsi volé a été soustraite à l’économie américaine et siphonnée vers Israël, où les prix de l’immobilier ont crevé le plafond, et où ils n’ont d’ailleurs pas fini de monter.
Bien fait pour leurs tronches : ils étaient extrêmement fiers de savoir les chartes financières des Etats-Unis et du monde entier écrites dans un petit bureau réservé à Henry Paulson (du Trésor), à Ben Bernanke et à Alan Greenspan (de la Réserve fédérale), à Maurice Greenberg de l’A.I.G... Ils s’étaient construit leur monde à part, entourés des Lehman Brothers, de Merrill Lynch, de Goldman Sachs, Marc Rich, Michael Milen, Andrew Fastow, George Soros et consorts. Leur nouveau monde de Lexus et Nexus était glorifié par Tom Friedman, du New York Times. N’ont-ils pas décerné le Prix Nobel d’économie à Myron Scholes et à Robert C. Merton, les fiers PDG d’un fonds de placement à la réputation désormais infamante, le Long Term Capital Management Hedge Fund, qui a été racheté par la Réserve Fédérale de New York pour non moins de 3,6 milliards de dollars ? Le président Bush les a récompensés de leur irresponsabilité
en les exonérant d’impôts. Alors, aujourd’hui : qu’ils crachent au bassinet ! Qu’ils paient pour tout le bon temps qu’ils se sont payés!
Ils ont raflé vos dollars sonnants et trébuchants, et ils en ont fait de la monnaie de singe, en les transformant en assignats non convertibles, ne dégageant aucun intérêt, de la Banque Fédérale , gagés uniquement sur la confiance des « gogos », pour reprendre les termes d’un internaute avisé. La ruine des ouvriers américains (et même de la classe moyenne américaine) est inéluctable. La grande peur autour du grand accélérateur de particules hadrons de Genève, supposé capable de créer un trou noir avalant la planète Terre toute entière était [sans doute inconsciemment] fondée sur une sensation d’être aspirés par le fond, celle-la même que génère le spectacle des ultra-riches américains en train de disparaître, avalés par leur trou noir financier.
Ce n’est certes pas la première entourloupe à base de confiance trahie de l’Histoire : ainsi, Jay Gould et Joseph Seligman avaient provoqué le crack boursier du « Vendredi Noir », à la fin du XIXème siècle. Jacob Schiff, lui, provoqua la célèbre panique financière du « Jeudi Noir », qui entraîna une dépression économique d’ampleur nationale [1]. Seligman avait déjà été le deus ex-machina du scandale de Panama, une escroquerie boursière devenue proverbiale, en France. L’escroquerie avait été montée par deux juifs d’origine allemande, Jacques Reinach et Cornelius Herz, qui avaient acheté les députés français. Tandis que Reinach s’occupait des députés de droite, l’équivalent français des « Républicains » américains, Herz se chargeait d’acheter les « Démocrates ». L’encyclopédie en ligne sur Internet Wikipédia cite la philosophe Hanna Arendt, qui a écrit à ce sujet que les hommes assurant
l’interface entre le secteur privé et l’Etat étaient quasi-exclusivement des juifs. C’est cette étreinte torride entre l’Etat et le monde du business qui fut la recette assurée du désastre.
Manifestement, les choses ont changé, depuis lors. Aujourd’hui, les Mammonites sont membres de diverses confessions religieuses, y compris des adeptes de la Christian Science comme Hank Paulson, dont le revenu annuel net est estimé à 700 millions de dollars et dont la carrière chez Goldman Sach (dont il a été le président de 1998 à 2006) a fait de lui le candidat qui allait de soi pour le poste de Secrétaire au Trésor américain. Seule, leur dévotion au dieu de la Rapacité n’a pas changé. Dans un monde capitaliste idéal, dans le monde de l’ « économie de marché » qu’ils n’ont cessé de célébrer, ils devraient normalement payer les pots cassés. Dans le roman extrêmement divertissant de Glen David Gold, « Carter bat le Diable » [Carter Beats the Devil], leur ancêtre spirituel se voit condamné au goudron et aux plumes par le peuple vigoureux du Connecticut, autour de l’an de grâce 1670, pour avoir acheté toute une
cargaison de produits importés dans l’intention malhonnête de devenir riche du jour au lendemain en s’emparant des marchés et en saignant à blanc ses concitoyens. Aujourd’hui, un tel malfaiteur recevrait la médaille du Fonds néolibéral Milton Friedman, il serait cité au tableau d’honneur du Jinsa, cette boîte à idées à l’intitulé évocateur d’ « Institut juif pour les Questions de Sécurité nationale » (Jewish Institute for National Security Affairs) et la prestigieuse Harvard Business School le citerait en exemple…
Aujourd’hui, ils ont l’intention d’utiliser leur contrôle sur le gouvernement américain pour faire payer les pots cassés au peuple américain. Que l’on qualifie cette manœuvre de « nationalisation », de « privatisation » ou de « rachat », le résultat des courses sera qu’un nombre énorme d’Américains vont se retrouver sur la paille, et que tous les Américains crouleront sous le poids des impôts. Quant aux organisateurs de la pyramide financière, ils joueront des flûtes : ils se retireront dans leurs manoirs douillets pour gérer en toute quiétude leurs investissements hyper-protégés, en béton, comme ils l’ont toujours fait.
On s’est foutu de la gueule des Américains ; on les a dévalisés tout aussi facilement que des Albanais peu au fait des questions financières, voici de cela quelques années. C’est même pire : les Albanais avaient décroché leurs tromblons à gros sel et ils avaient pourchassé les voleurs ; les Américains, eux, s’aplatissent, et ils tendent l’autre joue.
Les Américains ont le droit de savoir qui les a dévalisés, eux et leurs enfants : ce sont ces hommes qui se sont enrichis d’une manière tellement ostentatoire durant ces vingt dernières années. Il faut que ces gens-là paient leur forfaiture. Et si le gouvernement, le président, le Congrès et le Sénat, les Démocrates et les Républicains traînent les pieds pour faire passer la justice, les citoyens américains ordinaires ont tout-à-fait la possibilité de faire ce que leurs ancêtres yankees du Connecticut avaient fait : ils peuvent les tartiner généreusement de goudron et les rouler dans le duvet de quelques polochons. Si ça ne suffit pas : accrochez ces salauds aux lampadaires !
Est-ce que ce n’est pas là, en l’occurrence, l’occasion ou jamais de se souvenir pour quelle raison précise les Pères Fondateurs de l’Amérique ont gravé dans le marbre du Deuxième Amendement de leur constitution le droit des gens à posséder et à porter des armes. Grâce à Dieu, il n’a pas encore été supprimé. Ces armes, ce n’est pas aux voleurs de s’en servir mais au peuple, quand les autres moyens ne marchent pas. Aux armes ! comme disaient les Français en se ruant sur les escrocs. L’Amérique a une grande tradition d’application directe et immédiate de la justice, leur mot d’ordre du grand Ouest : « pendez-les haut et court ! » C’est le moment ou jamais.
Faisons rentrer les soldats américains d’une guerre totalement inutile, et supprimons les bases militaires américaines dans le monde entier : le véritable ennemi des Américains est chez eux, aux Etats-Unis. Pour reprendre les paroles de Lénine, qui résonnent toujours, et restent d’actualité, transformons la guerre impérialiste en une guerre civile, contre ces bâtards cupides ! Au lieu de pressurer les contribuables, faisons des Etats-Unis une zone ‘milliardaire-free’. Les milliardaires, ces rats de la pire rapacité, se sont fait des c.uilles en or avec leur Grande Pyramide : mettons-les sur la paille ! Vidons leurs comptes bancaires numérotés ! La disparition de trillions de dollars de leurs comptes bancaires numérisés fera remonter la valeur du billet vert ; et vous, vous toucherez vos salaires en argent réel, et non plus en monnaie de singe.
Et, cerise sur le gâteau, étant donné que plus de la moitié de tous les milliardaires du globe sont des membres revendiqués du lobby israélien, cela résoudra par la même occasion les problèmes du Moyen-Orient. Pour plus de sûreté, confisquez tous les avoirs des bâtisseurs de Pyramide financière : ceux de Paulson et de Bernanke, ceux des PDG de Merrill Lynch et de Goldman Sachs, sans oublier ceux du président George Deubeuliou Bush, qui a fermé les yeux sur tout ça. La paix reviendra, ou plus exactement adviendra, en Palestine, en Afghanistan et en Irak ; les Américains pourront, à nouveau, être fiers de leur pays. Une telle auto-restitution massive réinstaurera la démocratie aux Etats-Unis : les prochains candidats à la présidence n’iront plus, chapeau à la main, déclarer leur féauté devant le congrès de l’Aipac. La défaite de la rapacité permettra au peuple de se tourner vers Dieu ; le ballast balancé par-dessus bord
permettra d’apporter à tous les citoyens la sécurité sociale, les soins médicaux et l’éducation gratuite. Ainsi, bien loin d’être une catastrophe, l’effondrement financier offre une opportunité unique de guérir tous les maux de l’Amérique ! Une occasion à ne manquer sous aucun prétexte !
Quant à vous, citoyens du monde entier en-dehors de l’Amérique, permettez-moi de vous donner un conseil : ne jetez pas par les fenêtres un argent honnêtement gagné pour, soi-disant, sauver la monnaie de singe. Rejetez les ronronnements séducteurs venant de Washington. Considérez que vos dépôts aux Etats-Unis sont d’ores et déjà foutus. Si vous en obtenez quand-même un petit quelque-chose : tant mieux ! Mais ne gaspillez ni votre argent, ni vos efforts, dans l’espoir vain de récupérer ce qui est, de toute manière, déjà parti en fumée. Il y a un avoir d’une valeur inestimable, que vous pouvez obtenir en échange de vos placements bidonnés : votre liberté, et votre indépendance. Le dollar effondré, cela veut dire que votre économie sera sauvée. L’effondrement de la Pyramide financière américaine vous rendra libres !
[1] Benjamin Ginsberg, The Fatal Embrace: Jews and the State, University of Chicago Pres, Chicago 1993, p 73.
°°°°°°°°
La Bataille du Discours, Avant-propos
par Israël Adam Shamir, p. 11-17, BookSurge 2008
http://www.amazon.fr/Bataille-discours-Israel-Adam-shamir/dp/1439211434
Traduction par Marcel Charbonnier


[Inscription sur le tank: “Today Baghdad , Tomorrow Paris”]

Sur ce tank, photographié sur la terre irakienne, on peut lire le slogan : « Aujourd’hui à Bagdad, demain à Paris ! ».. Durant la guerre en Irak, aux jours de l’opposition de Jacques Chirac à l’agression des Etats-Unis, cette animosité était très répandue parmi les Yankees : en la France , ils voyaient leur pire ennemi. Mais le pire qu’ils aient pu commettre, c’était de rebaptiser les « French Fries » (les frites) en « Freedom Sticks » (bâtonnets de la Liberté ), ce qui a beaucoup fait s’esclaffer les gens intelligents. Toutefois, quelques années plus tard, ce slogan est devenu la réalité : après la prise de Bagdad, Paris aussi est tombé aux mains des forces américaines. Pour installer un fantoche américain à Bagdad, les Américains avaient dû se battre durant plusieurs semaines. Mais le fantoche américain du Palais de l’Elysée y a été installé sans qu’on ait eu à tirer la moindre balle.
En dépit de son look de Panthère Rose, Sarkozy restera comme un des personnages les plus sinistres de l’histoire de France. La France avait été le seul pays, au monde, qui eût réussi à se débarrasser de l’occupation yankee ; c’est désormais du passé. Le Président Sarkozy a décidé de détricoter le grand œuvre de Charles de Gaulle, lequel avait réussi à chasser l’armée américaine d’occupation et à placer l’armée française sous le contrôle de la nation. Sarkozy a remis l’armée française sous la coupe de l’Otan. Il a envoyé des soldats français en Afghanistan, versant leur sang sur l’autel de la soumission à l’atlantisme. Dans un de ces discours pompeux dont il a le secret, il a juré « de ne pas livrer l’Afghanistan » [aux Afghans, j’imagine…] « Une guerre est en cours, dans ce pays – une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme, une guerre que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre,
et que nous ne perdrons pas ! » Il n’a fait que répéter les propos tenus par Jacques Doriot, lorsque celui-ci décida d’envoyer des ‘volontaires’ français se battre aux côtés du Troisième Reich, contre l’Union soviétique.
Alors : « Bienvenue en France occupée » ? Oh non : quelle absurdité ! La vie n’est pas si horrible : les cafés sont ouverts, les théâtres sont pleins, les Français sont libres de s’exprimer, allez-vous objecter. Mais, sous l’occupation allemande, les cafés étaient tout aussi pleins, et les Halles étaient tout aussi achalandées. Récemment, il y a eu une exposition de photos prises par André Zucca, intitulée « Les Parisiens sous l’Occupation », et cette expo nous a rappelé que le train-train quotidien se déroulait comme d’habitude, même alors. Maimonide a écrit, très sagement, que la vie continuera comme d’habitude, même une fois le Messie venu : le soleil se lèvera, puis il se couchera, les filles tomberont amoureuses, et les gars se battront.
Sans même y prendre garde, la France –et avec elle l’Europe– est passée de l’ère de la démocratie à la tyrannie du libéralisme totalitaire, fondé sur trois pouvoirs a-démocratiques et non élus –celui des banques, celui des médias et celui des juges– et soutenu par les armées et par les banques des USA. Cette tyrannie sans nom n’a pas non plus de visage : nous n’élisons pas ceux qui tiennent notre sort en leurs mains ; nous ne les connaissons même pas, ni ce qu’ils veulent faire de nous, mais nous en ressentons le pouvoir écrasant.

Les essais ici réunis ont été écrits principalement en Israël/Palestine, et ce lieu de leur écriture m’a rendu particulièrement sensible à un trait étrange, et quelque peu inattendu, de la nouvelle tyrannie : généralement dépourvue de tout sentiment humaniste, elle est extrêmement partiale, dès lors qu’il s’agit des juifs (en leur faveur, bien entendu). Pour un centième de ce que font les juifs, quotidiennement, les Palestiniens peuvent être affamés jusqu’à ce que mort s’ensuive, les Libanais bombardés, les Iraniens vitrifiés et les Russes ostracisés. Ce sont les hauts postes tenus par des juifs, dans les trois branches non-élues du pouvoir, qui fournissent une explication d’une telle partialité.
Les hommes politiques français le sentent bien: à chaque fois qu’un juif est blessé, tous les dirigeants politiques français se précipitent à son chevet, et des milliers d’hommes et de femmes bien intentionnés défilent, en solidarité. Si le mur d’une synagogue est sali de graffitis, le président de la République accourt, afin de faire part de sa colère et de sa tristesse. Mieux vaut nier la Création du monde et la Crucifixion du Christ que douter de la suprême importance de l’Holocauste, cette nouvelle religion élitiste et antidémocratique, fondement de l’interventionnisme et de la supériorité des riches-et-puissants. Bien que ce culte démente la soi-disant séparation de l’Eglise et de l’Etat, nul émule de Voltaire n’écrase l’infâme et, quand bien même y en aurait-il un qui le veuille, la République a de nouvelles prisons, qui valent bien celle de la Bastille.
Essayez seulement, pour voir, de formuler la moindre critique au sujet de l’apartheid à direction juive en Palestine, de ses racines historiques et idéologiques. On ne vous expédiera pas dans un camp, c’est vrai, mais on vous submergera sous les pénalités jusqu’à vous faire disparaître. Mon ouvrage consacré à cette question, The Galilee Flowers, a été publié en plusieurs langues et dans beaucoup de pays, tant en Europe qu’ailleurs. Il a été publié, également, en France, sous le titre L’Autre Visage d’Israël. Mais il n’y a qu’en France que la première édition de ce livre a été brûlée, sur les injonctions du CRIF, et que l’éditeur de la deuxième édition a été condamné à une amende d’un montant de quinze mille euros.

Ainsi, moi, qui suis Israélien, j’ai été poursuivi par le CRIF pour manque de respect envers les juifs, et un tribunal français a reçu la plainte transmise par la LICRA. Y a-t-il une autre communauté, existe-t-il une autre religion ou un autre groupe de personnes qui jouissent d’une telle protection ? Ne vous y trompez pas : ces jugements ne sont nullement fondés sur le droit, mais uniquement sur son interprétation biaisée. Quand un raciste antimusulman est poursuivi pour offense à l’Islam, les tribunaux rejettent, indignés, de telles plaintes, au nom de la liberté d’expression. En fait, les tribunaux ne jouissent jamais d’une totale liberté de décision : ils sont susceptibles d’accepter une plainte afin de protéger la dignité de quelqu’un, ou bien ils peuvent la rejeter, afin de protéger les libertés. Les juges sont des êtres humains : ils savent surtout ce qui est bon pour eux-mêmes. S’ils interdisaient les attaques
contre l’Islam, tout en autorisant la critique de la judéité, ils pourraient probablement dire adieu à leur promotion, pour commencer… Aujourd’hui, les juifs sont dans la position de l’aristocratie sous l’ancien régime : ils sont au-dessus de toute critique et il est tout simplement inenvisageable de les mettre en cause.

Nombreux sont ceux qui ont remarqué les origines juives de Sarkozy. Mais cela ne veut pas dire grand-chose. Si vous voulez observer ce que sont le véritable sycophantisme et l’authentique soumission aux juifs, alors écoutez plutôt Fadela Amara, la secrétaire d’Etat française (d’origine algérienne) chargée de la Politique de la Ville *. Pour elle, seuls importent la souffrance juive, les droits juifs, la mémoire juive. Et rien d’autre ; ni les peines des Français, ni celles de son propre peuple. Elle donne de la voix pour défendre le sang de responsables juifs potentiellement déloyaux. Elle « regrette » le malheur des Algériens ou des Africains colonisés, mais « cela ne saurait être comparé » au sort des juifs. Elle hait le Hamas, le gouvernement palestinien démocratiquement élu, elle abhorre le président de l’Iran ; elle soutient les caricatures et les films antimusulmans, et se elle sent comme chez elle en Israël.
Elle vous gouverne, dans l’ombre courte Sarkozy. Un autre ministre, celui des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, fut le gauleiter de l’Otan au Kosovo occupé ; sous son administration bienveillante, des milliers de Kosovars de la « mauvaise » ethnie ou de la « mauvaise » croyance religieuse ont été chassés de chez eux, ou tués. Aujourd’hui, il vous gouverne. Sioniste et activiste droit-de-l’hommiste, il a soutenu toutes les interventions militaires fondées sur les « droits de l’homme » : bombardements de la Serbie , invasion de la Somalie , invasion de l’Irak… (Remplissez les pointillés…) Il a gouverné le Kosovo conquis par l’Otan, et il a autorisé ses chouchous, les gangs albanais, à brûler des églises et à expulser les Serbes. Aujourd’hui – normal – il soutient les plans d’attaque de l’Iran fomentés par Bush, et les projets israéliens d’étranglement de Gaza.

Ni Sarkozy, ni Kouchner ne seraient parvenus au pouvoir, si ces puissances non-élues que sont les médias, les banques et la justice, n’avaient pas comploté contre votre liberté, placé BHL et Finklelkraut à l’intérieur de chaque téléviseur et de chaque poste de radio, arrêté et jeté en prison des gens pensant différemment, et financé exclusivement certains projets bien particuliers, à l’exclusion de tous les autres. Il faut réinstaurer la démocratie ; les pouvoirs non-élus doivent être placés sous le contrôle des électeurs.
Ce qui se passe en France préoccupe énormément le monde entier. La France était un phare de civilisation, un bastion de culture et le pays par excellence où il faisait bon vivre. Nous, les milliards d’étrangers, nous aimerions que vous restiez à la hauteur de vos glorieuses traditions françaises. Nous en vous conjurons : ne devenez pas, à votre tour, des clones produits en masse !

Israel Adam Shamir
Jaffa


*La gauchiste (de service) de Sarkozy (extraits)
par Adara Primor, le 26 août 2008, in Haaretz (Israël)
https://www.haaretz.co.il/hasen/pages/ShArtStEngPE.jhtml?itemNo=971505

Fadela Amara (43 ans), secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville , est féministe et célibataire, militante dans l’âme et elle a l’anti-islamisme dans le sang. Bien que liée à la gauche idéologique, elle est ministre dans un gouvernement de droite…


Comme chez elle, en Israël

Amara dit qu’en Israël, elle s’est sentie, de fait, comme chez elle.


L’Holocauste : incomparable

L’Algérie : « Il est exact que mon père, né sous le colonialisme, était privé de ses droits. Il n’avait pas pu aller à l’école, et je ne peux que regretter ces « intervalles malheureux » qui parsèment l’histoire de la France. Mais il n’y a rien de commun, en cela, avec la Solution finale. Le terrible Holocauste fut l’acte le plus barbare auquel le monde ait eu jamais à faire face. Cela n’est comparable à absolument rien d’autre. Même pas au génocide, au Rwanda. »


Mais, au Rwanda, il s’agissait d’un génocide organisé, cependant ?

« Certes, mais il n’avait pas été planifié, ni mis à exécution, de la même manière, mécaniste et perverse. A mon avis, le piège auquel certains intellectuels tentent de recourir en mettant tout sur le même plan, au nom d’une sorte de compétition entre les différentes mémoires, représente le summum de l’antisémitisme. C’est là un acte d’antisémitisme de luxe… L’antisémitisme est en train de revenir, sous une nouvelle formule, dans les banlieues, où les Islamistes ont pourri le cerveau de nos gamins. Si nous avions rempli nos rôle comme il aurait fallu, et si nous avions radicalement réduit l’antisémitisme en France, y compris dans l’administration, nous n’assisterions pas, aujourd’hui, dans les banlieues, à sa forme islamiste, ni à son discours, qui a des tonalités fascistes. Tout cela, c’est le résultat de notre lâcheté, et aussi du fait que nous n’avons pas voulu l’admettre, que nous voulions ne
pas savoir.


Soutenez-vous la proposition controversée du Président Sarkozy, d’assigner à chaque élève des écoles élémentaires la tâche de se souvenir d’un enfant juif particulier ayant péri dans l’Holocauste ?

« Oui. Je suis si terriblement angoissée à l’idée que cela puisse se produire à nouveau, que je ferais n’importe quoi à ce sujet. L’idée de l’adoption de la mémoire d’un enfant disparu dans l’Holocauste – peut-être pas par un élève en particulier, mais par une classe entière – est une idée qui est, à la fois, bonne, efficace et nécessaire. En particulier, aujourd’hui.

« Les gens évoquent un si grand nombre de mémoires – colonisation, esclavage, etc… Mais c’est sur l’Holocauste qu’il faut mettre l’accent, parce que nous n’en avons pas suffisamment internalisé la mémoire.

« Etant quelqu’un qui respecte la démocratie, et opposée aux forces islamistes, j’ai été très très triste, quand le Hamas a remporté les élections...

« Quoi qu’il en soit, on ne peut permettre à quiconque de remettre en cause le droit à l’existence d’Israël, comme le fait ce psychopathe de président iranien !...


Ce « président psychopathe », comme vous dites, vous effraie-t-il ?

« Quiconque affirme ne pas avoir peur de quelqu’un comme lui est aussi fou que lui ! »


Quelle est votre position en ce qui concerne la publication de la caricature du Prophète Mahomet ?

« En tant que partisane fanatique de la liberté d’expression, je la défends. Je comprends que d’aucuns puissent avoir été offensés par cette publication, mais je ne comprends toujours pas pourquoi elle a pu provoquer un tel tollé ? »


Et vous soutenez aussi la distribution du film produit par le Hollandais d’extrême-droite Geert Wilders, qui affirme que le Coran est d’essence fasciste, et qui le compare au Mein Kampf d’Adolf Hitler ?

« Oui ! », répond Amara avec ferveur. « Je suis contre la comparaison établie avec Mein Kampf, mais j’exige qu’on me permette de combattre pour que les gens puissent s’exprimer conformément à leurs idées et à leurs croyances. »


Même s’ils ont l’intention de provoquer ?

« Oui. S’il existe des gens qui pensent que l’Islam est une religion de terroristes, je dois être en mesure de les entendre dire cela, et de leur répliquer sur ce point : c’est l’essence même de la démocratie ».
 

21/08/2008

27/11/2007: Sortie de mon livre sur RSF...

 


-------- Message original -------- Sujet: Sortie de mon livre sur RSF
Date: Tue, 27 Nov 2007 12:01:55 +0100
De: Maxime Vivas <
maxime.vivas@orange.fr>
Pour :: <
"Undisclosed-Recipient:;"@orange.fr>

Amis et connaissances,
 
Des années de travail  et d'investigations (menées ici  et sur le continent américain) portant sur 5 ans de fonctionnement de RSF (2002 à novembre 2007) et le livre est là.
Le 6 avril 2006, parce que j'avais, au détour d'une phrase, évoqué ses sources de financements US,  RSF m'avait menacé dans le journal Métro : " Reporters sans frontières se réserve le droit de poursuivre Maxime Vivas en justice"
Au nom de la liberté d'expression ? m'étonné-je.
Quoi qu'il en soit, j'offre aujourd'hui au libre débat ces 272 pages (36 chapitres et 6 annexes) de preuves sur la vraie nature de cette drôle d'ONG...
Maxime Vivas
(Ce texte circule sur le Net. pardon à ceux qui l'ont déjà reçu).
 
 
 
 
 

Maxime Vivas.
Préface de Thierry Deronne.
 
 
 
 
« La face cachée de Reporters sans frontières
 
(De la CIA aux faucons du Pentagone) »
 
 
En librairie, nov. 2007.  272 pages (36 chapitres, six annexes), 20 euros. Editions Aden.
 
 


_________________________________________
Préambule (extraits).
 
Liberté de la presse, des journalistes et devoir d’informer.
 
La devise de Reporters sans frontières est simple. « Nous défendons le droit d’expression des journalistes  « Le public comprend : « notre droit à l’information « .
Ici commence un quiproquo majeur.
RSF ne prétend pas lutter pour le droit du public à bénéficier d’une information vraie. Le lecteur a peu à voir dans cette affaire. Le centre du combat, c’est le journaliste. Il faut qu’il ait le droit de publier ses articles. N’importe lesquels, quitte à raviver la douleur des victimes d’un génocide. Dans un débat au Québec devant un public nombreux, le 28 avril 2005,(1) il revendiqua le droit pour les journalistes d’écrire des articles « révisionnistes et négationnistes ».
Au cours d’une intervention prononcée le 8 novembre 2002 lors d’un colloque à l'Université de la paix et au Centre mondial de la paix de Verdun, André Lewin, ancien ambassadeur de France, ancien porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, s’est étonné du contenu du livre de Robert Ménard « La censure des bien-pensants» (écrit avec son épouse, Emmanuelle Duverger) : « Pour Robert Ménard, après réflexion, l'appel au génocide[ici au Rwuanda] ne peut servir d'argument à quelque censure que ce soit, du moment qu'il émane d'un journaliste, car ce serait selon lui l'expression d'une opinion. D'ailleurs, en toute logique, Robert Ménard écrit ensuite que Faurisson, l'universitaire négationniste bien connu, a le droit de prétendre que l'holocauste n'a pas pu exister et donc n'a pas eu lieu, il a le droit de l'écrire et même de l'enseigner à ses étudiants. Cette « dénégation» d'un fait avéré n'est en réalité pas une opinion, mais un mensonge. Et pour Robert Ménard, finalement un mensonge une fois imprimé n'est plus tout à fait un mensonge, puisqu'il a acquis en quelque sorte droit de cité.»(2)
Ce n’est donc pas la vérité qui est au cœur du combat de Robert Ménard.
Le bourrage de crâne de la population états-unienne par des médias surabondants (les USA comptent 1.700 quotidiens, 11.000 stations de radio, 2.000 chaînes de télévision et 11.500 magazines) alertant à l’unisson sur les armes de destruction massive (ADM) de Saddam Hussein ne lui inspira pas une campagne de presse (…).
Ce qui émeut RSF, ce n’est pas le licenciement des journalistes exempts de faute professionnelle mais cependant victimes d’une restructuration par les magnats de la presse, princes de l’industrie et de la finance, ni le fait que ces patrons disposent du droit (dont ils usent plus ou moins délicatement) de dicter une ligne éditoriale à des journaux prétendus objectifs.
Non, ce que veut RSF c’est que partout, toujours, les journalistes qui contestent un pouvoir populaire aient les mêmes débouchés pour le même discours (et qu’importe s’il véhicule des mensonges) que ceux qui soutiennent, en groupe serré, les pouvoirs au service des oligarchies. Ainsi l’unanimisme médiatique fera-t-il un grand pas en avant, grimé en pluralité.
Quand la presse pauvre des pays riches, la voix des citoyens les moins favorisés, sera absorbée par les banques, on ne recueillera pas dans l’oreille le moindre soupir de RSF. Quand la presse pauvre des pays pauvres, celle qui rend compte d’une politique d’indépendance et de récupération pour tous des richesses nationales, affronte en un combat inégal une presse riche, militante et phagocytaire, RSF s’inquiète des entraves législatives qui freineraient cette dernière dans sa marche gloutonne. Quand la presse des pays envahis est soumise aux diktats des militaires étrangers, RSF parle de liberté retrouvée.
Dans chacun de ces cas, la pensée unique triomphe, masquée par une pléthore de titres véhiculant le même credo. C’est la loi du plus fort, c’est celle de l’Empire qui se proclame emblématique de la démocratie, tandis que les cris du faible sont dénoncés comme dictatoriaux.
Qu’importe le contenu, dit en substance RSF, parlons du droit des contenants.
Or, la dissociation du droit de dire et du devoir de ne pas mentir est une escroquerie intellectuelle et une atteinte à la démocratie. L’absence d’analyse des répercussions de la mainmise de l’argent sur la presse en est une autre. Clamer que le journaliste doit pouvoir écrire sans ajouter que le lecteur a le droit de savoir, c’est mépriser ce dernier. Rechigner à désavouer les trucages, les impostures, les mystifications, les falsifications, c’est décrédibiliser toute la corporation. Agir comme si le journalisme était une profession à part, plus qu’un autre intouchable, c’est fabriquer un clan, c’est le désigner comme mafia(3). Exalter les réflexes de solidarité corporatiste dès qu’un organe de presse est mis en cause, c’est afficher que ce pouvoir-là ne supporte pas un contrepouvoir. Poser en principe que la possession d’une carte de presse, l’accès à un micro, confèrent un droit au monologue est révélateur d’un penchant autocratique.
Oui, la liberté d’écrire des contrevérités ou des vérités partielles, de façonner l’opinion par les choix de thèmes arbitrairement priorisés, d’en occulter d’autres, de ne pas rendre de comptes, cette liberté-là est liberticide.
L’affirmation selon laquelle la démocratie fleurit là où paraît une presse nombreuse est aussi une duperie. Non ! La démocratie est là où la presse dit vrai. Mille journaux qui mentent valent moins qu’une pauvre feuille de chou qui rapporte les faits réels. Quand le secrétaire général de RSF explique : « J’ai 52 ans, je suis de la génération d’après mai 68, et j’ai toujours pensé que le journalisme était une manière, pas seulement de commenter le monde, mais de le changer. »(4), il nous dit tout de go que le travail d’un journaliste consiste à donner son avis et à intervenir politiquement. Il évacue son premier travail : apporter de l’information, vérifiée, sincère, objective, aussi complète que possible.
Oublier que les lecteurs ont connu les mêmes écoles que les journalistes (et parfois plus longtemps), ont eu les mêmes maîtres et se sont construits à la lecture des mêmes penseurs, c’est accorder indûment aux seconds une supériorité intellectuelle qui résiste rarement à la confrontation entre le producteur de copies et le consommateur.
Soutenir que l’Etat ne doit pas intervenir (légiférer) dans le domaine de la presse, c’est accorder un pouvoir sans partage aux puissances d’argent, ouvrir un boulevard à tous les bonimenteurs sans vergogne, encourager à toutes les surenchères racoleuses, à toutes les manipulations, à tous les complots, à tous les putschs, c’est dérouler les barbelés de la propagande camouflés sous le duvet de l’information.
Pour que la presse fasse son travail, que les journalistes soient respectés, que le lecteur puisse lire, écouter, visionner en confiance, il faut des médias dont le rôle, les droits et les devoirs sont cadrés par la loi, des journalistes dont la hiérarchie est du métier et non de la finance ; il faut des conditions favorables à une minimum d’indépendance sans laquelle il n’y a pas de déontologie autre que proclamée, c’est-à-dire un supra mensonge qui couronne tous les autres en essayant de les nier.
[…] Si le grand public connaît les noms des syndicats des autres salariés, des étudiants et du patronat, si chacun sait ce que recouvrent les sigles CGT, UNEF, MEDEF, qui peut dire comment les journalistes sont organisés, qui a entendu une déclaration d’un de leurs syndicats quand un grand reporter est enlevé ou tué ou licencié, ou contraint par l’actionnaire principal de jeter son papier dans la corbeille ? Un usurpateur s’est substitué à eux, un coucou a pondu un œuf dans leur nid, un intrus y est né, y a grossi démesurément. Il s’appelle Reporters sans frontières, aberration génétique dont le bec s’ouvre sur un estomac insatiable qui engloutit argent des contribuables français et européens, dons de richissimes sponsors privés, contributions d’anonymes compatissants et, plus discrètement, les billets verts de l’Oncle Sam qui n’a jamais confondu organisation humanitaire et relais médiatique de sa politique guerrière. Parce que Reporters sans frontières ne répugne pas à propager des fausses nouvelles utiles à l’Empire, parce qu’elle s’évertue à minimiser les crimes de l’US Army contre les grands reporters, parce qu’elle revendique son mutisme sur les effets pervers de la concentration de la presse dans les mains des puissances financières, parce qu’elle dirige l’essentiel de ses tirs idéologiques sur les plus faibles, elle n’aide ni ne protège les journalistes, elle participe à la déconsidération dont ils souffrent. Elle les met en danger.
C’est ce qui sera démontré dans les pages qui suivent.
 
Ecrivain et cyberjournaliste, ex-référent littéraire d’Attac-France, Maxime Vivas (prix Roger Vailland 1997) a publié plusieurs livres (romans, polars, humour, essai), des nouvelles et des centaines d’articles traduits en plusieurs langues sur des dizaines de sites Internet. Il écrit également pour la presse quotidienne et assure chaque semaine une chronique littéraire sur Radio Mon Païs à Toulouse.
 
Licencié en Communications Sociales (IHECS, Bruxelles), le journaliste vénézuélien Thierry Deronne a fondé plusieurs télévisions associatives (Teletambores, Camunare Rojo TV), l´Ecole Populaire et Latinoaméricaine de Cinéma (Caracas), le Journal International de Quartier. Il est vice-président de la Télévision Publique nationale du Venezuela Vive TV.
 
 
 
 


(1) Ménard ne fait là que répéter une antienne. Dans son livre « Ces journalistes que l'on veut faire taire » (Albin Michel, mars 2001, il qualifie d’« anomalie contre laquelle nous luttons » la loi Gayssot à laquelle il reproche de renforcer « les sanctions visant les propos racistes, antisémites, xénophobes. » (Page 168).
Voir la vidéo sur Google :
www.ebabylone.com/encyclopedie_Reporters_sans_fronti%E8res.html (et cliquer tout en bas de la page sur Vidéo). [Le 16 août 2007, sur France Culture, il justifiera  crûment le recours à la torture « sans aucune limite ». Voir détails page 265]
(2)afnu.france.free.fr/doc%20lewin/Verduncolloque.doc
(3) 115 syndicalistes ont été assassinés dans le monde en 2005. La Colombie est le pays le plus dangereux pour eux : 70 y ont trouvé la mort. Or, le syndicalisme est nécessaire à la démocratie. Pourquoi n’est-ce pas dit plus fort, plus souvent ? La vie de ces hommes qui, partout dans le monde, ont rendu possible les conquêtes sociales et ont fait avancer le droit du travail (dont bénéficient aussi les journalistes) vaut-elle moins que d’autres ?
(4) forum.nouvelobs.com/archives/forum_284.html


 

21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, capitalisme, france, histoire, information, liberte, mensonges, medias, presse, rsf, romain, democratie, propagande, silence, television | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/07/2008

10/07/2008: Ce que le Dalaï Lama ne dit pas sur le Tibet et sur sa doctrine ...

Sur le site de Michel Collon: http://www.michelcollon.info
Ce que le Dalaï Lama ne dit pas sur le Tibet et sur sa doctrine
Elisabeth Martens  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Les raisons qui m’ont poussé à écrire ce livre qui va à l’encontre des idées toutes faites à propos du Tibet, de son histoire et de sa religion : de plus en plus d’amis proches écoutaient religieusement les discours du Dalaï Lama, se disaient sympathisants du Bouddhisme tibétain, et du même coup, adhéraient aux thèses du mouvement pour l’indépendance du Tibet. Au point où moi-même - plus sensibilisée à la question tibétaine parce que j’ai habité en Chine trois ans et parce que je donne des cours sur la pensée chinoise -, j’ai été amenée à me positionner. Dès lors, je me suis documentée et j’ai constaté que les informations disponibles, ici en Occident, à propos de l’histoire du Tibet et du Bouddhisme au Tibet sont soit détournées, soit inexistantes. De là, ma recherche.
 
« Histoire du Bouddhisme tibétain, la Compassion des Puissants »,
édition L’Harmattan, collection « Recherches asiatiques », 2007
ISBN : 978-2-296-04033-5, prix : 25,50 €

Texte de présentation du livre

Mon livre, résultat de cette recherche, raconte l’histoire du Bouddhisme tibétain (lire : BT dans la suite du texte), depuis sa formation jusqu’à son actualité brûlante ; il est divisé en trois parties distinctes : entrée, plat consistant et dessert… comme un bon repas de famille après lequel on n’a plus qu’à aller faire la sieste ! Pas de panique : il est écrit dans un style allègre et avec un brin d’ironie, ce qui allège la digestion. Toutefois il peut se lire comme trois petits livres, chacun relatant une époque du BT. L’entrée de notre petit repas familial concerne la période de gestation du BT, depuis l’enseignement du Bouddha (6ème AC), jusqu’à la formation de l’école bouddhiste qui, au 9ème PC, s’implante sur le Haut Plateau Tibétain : le Vajrayana ou Véhicule tantrique ou Tantrisme. Après avoir esquissé le Dharma (ou « enseignement du Bouddha »), je rappelle la scission que connut le Bouddhisme au 1er PC et les cheminements différents du Hinayana et du Mahayana (Petit et Grand Véhicules). Je survole ensuite l’évolution du Mahayana en Inde avec ses senteurs hindouistes et la naissance du Vajrayana au 6ème PC.

Je raconte un peu plus longuement l’entrée du Mahayana en Chine, son utilisation politique lors de l’éclatement de l’Empire chinois, et les questions que le Bouddhisme a posé à la pensée chinoise. Celle-ci, ne pensant pas en-dehors du monde physique et temporel, limité et duel, qui est le nôtre, n’était pas prête à entendre le message de délivrance du Dharma : pour la Chine, la souffrance (la « dukkha » du Bouddhisme) est l’autre facette du bien-être, et qui ne connaît pas l’un ne peut jouir de l’autre. Il n’empêche que la venue du Bouddhisme en Chine a placé celle-ci au pied de son mur philosophique : « transcendance ou immanence ? », la question était clairement posée. La Chine, après un millénaire d’influence bouddhiste, a résolument opté pour la dialectique et le Relativisme. Comme vous pouvez le constater, j’ai profité de cette première partie pour me poser des questions philosophiques et existentielles : qu’est-ce qu’une religion ? comment la distinguer d’une philosophie ? l’enseignement du Bouddha n’est-il pas aussi une religion, malgré ce qu’en disent actuellement ses adeptes ? quel est le rôle des religions dans la vie psychique des êtres humains ? quel est leur rôle dans l’évolution d’une société ? les religions sont-elles encore nécessaires ? ne peut-on se passer de la religion tout en développant notre côté spirituel ? etc. Autant de questions auxquelles je m’attarde, sans doute pour mettre mes propres idées au clair, tout en sachant que ces questions touchent la plupart d’entre nous. Donc, cette première partie de mon livre est écrite comme un essai.

La seconde partie du livre est le « plat consistant », le gros oeuvre après le hors-d’œuvre. Il s’agit de l’histoire du Bouddhisme au Tibet, depuis son arrivée au Tibet (vers le 6ème PC) jusqu’à sa pratique actuelle, au Tibet. Pour engager cette partie de l’histoire, j’ai voulu planter le décor : qu’appelle-t-on le « Tibet » avant l’arrivée du Bouddhisme ? La géographie du Haut Plateau explique comment des êtres humains ont atterri si haut et si loin de tout, dans des régions qui sont devenues inhospitalières, alors qu’elles ne l’étaient pas lorsque les premiers venus s’y sont installés. Qui sont ces gens, d’où venaient-ils ?

On s’aperçoit que ce que nous appelons le « peuple tibétain », sont des populations composites : les unes venant de l’Ouest (Asie centrale), les autres du Sud-Ouest (vallée de l’Indus), ou du Sud-Est (fonds des forêts birmanes), de l’Est (vallée du Yangzi), et du Nord (vallée du Fleuve Jaune). Cette diversité ethnique est encore visible aujourd’hui : d’une vallée à l’autre, l’architecture des maisons, les vêtements et même la langue, sont parfois différents. De ce fait, avant l’arrivée du Bouddhisme qui, au Tibet, a servi de ciment culturel et politique, le Haut Plateau tibétain était sillonné de populations de croyances et de cultures nettement plus variées. Leurs cultes étaient animistes et elles étaient influencées par une religion venue, semble-t-il, de l’Ouest (Asie centrale) : le Bön. Depuis le 4ème AC, il existait bien un petit royaume tibétain dans la vallée centrale du Yarlong (ou Brahmapoutre) avec la dynastie des Tubo, mais ce n’est qu’au 7ème PC que le roi SongTsen Gampo voulut agrandir son territoire. A la manière du célèbre Gengis Khan, le roi réunit les diverses populations du Haut Plateau en vue d’attaquer son puissant voisin, la Chine des Tang. Et c’est là que tout commença : la Chine repoussa les Tibétains, puis l’empereur des Tang offrit au roi tibétain sa fille en mariage.

Cette première alliance entre la Chine et le Tibet permit au Bouddhisme (école chinoise du JingTu) d’entrer à la cour royale du Tibet, où il resta coincé pendant quelques siècles. Au 9ème, la dynastie Tubo s’effrite et plonge les Tibétains dans l’instabilité politique, et ce jusqu’à l’arrivée des Mongols (13ème). Pendant ce temps-là, au 11ème, le Nord de l’Inde est assailli par des marées musulmanes. Or c’était justement dans le Nord de l’Inde que se trouvaient les plus importantes écoles du Tantrisme (ou Vajrayana formé en Inde vers le 6ème PC). Sous l’assaut des Musulmans, les maîtres tantriques fuient l’Inde et se réfugient de l’autre côté des montagnes de l’Himalaya : dans un Tibet sans foi ni loi. Le Bouddhisme, version tantrique, connaît alors une véritable explosion au Tibet : les maîtres importent les textes sacrés et les font traduire en tibétain (dont l’écriture est proche du sanskrit), les communautés tantriques se multiplient à vive allure, les écoles se subdivisent en de nombreuses sous-entités, dont les derniers nés (au 14ème) sont les plus connus : les Bonnets Jaunes. Les populations tibétaines, soumises jusque-là au bon vouloir des seigneurs et aux rivalités entre grandes familles de la noblesse tibétaine, se convertissent en masse au Bouddhisme et se mettent au service des communautés tantriques: la structure ecclésiastique du Tantrisme leur apporte sécurité et stabilité.

De cette manière, le Bouddhisme a permis d’instaurer au Tibet une société féodale. Le pouvoir est partagé entre la noblesse tibétaine et les communautés bouddhistes, plus de 90 % de la population est placée en servitude. C’est un système bien huilé qui va perdurer jusqu’à la moitié du 20ème siècle, pour le bonheur et le plaisir de quelques uns (noblesse et autorités tantriques) et au détriment de l’écrasante majorité (serfs et esclaves). L’arrivée des Mongols au 13ème ne va que conforter la structure féodale du Tibet ; les Mongols feront du Tibet une annexe de leur Empire chinois. Les Mandchous qui contrôlent l’Empire chinois du 17ème au 19ème divisent la Chine en 18 provinces ; depuis, le Tibet est une des 18 provinces chinoises.

Or, à la fin du 19ème, la Chine se vend par concessions successives et de plus en plus ridicules aux puissances occidentales. Le Tibet qui, grâce à la puissance de son pouvoir ecclésiastique, a amassé de grandes richesses, est convoité par les Anglais : le lieu de villégiature privilégié des lords britanniques pendant la saison des moussons - Darjeeling, Kalimpong, le Sikkim, etc.- sont autant de régions où aboutissent les caravanes de laine et de sel en provenance du Tibet. Constatant l’intérêt gourmand des Tsars russes pour le Haut Plateau, les Anglais ne font ni une ni deux : ils envahissent le Tibet, s’installent et ouvrent des comptoirs de commerce. Se retroussant les moustaches, ils jouent au bridge et au tennis devant le palais d’été du 13ème Dalaï Lama, principale autorité tibétaine à cette époque, sans omettre de l’inviter à une partie de badminton. Le grand Lama se trouble : Mandchous, Russes, Anglais, et même Japonais se pressent sur le pas de sa porte et louvoient dans les couloirs du Potala. « L’accord de Simla », qui devait être signé en 1913, signe en réalité le désaccord entre la Chine, le Tibet et l’Angleterre : la Chine ne cèdera pas le Tibet à l’Angleterre, le Tibet restera chinois ; plus tard, les Nations Unies approuveront.

Suite à la Seconde Guerre Mondiale, les Anglais sont remplacés par les Américains sur le Toit du Monde, et les parties de bridge par des boîtes de biscuits à l’huile d’arachide offertes par le président Roosevelt. Cette fois, le jeune 14ème Dalaï Lama est tiraillé entre, d’une part, la Chine communiste qui lui fait miroiter le développement économique du Tibet et une relative autonomie dans les prises de décisions concernant la politique intérieure du Tibet, et d’autre part, les Etats-Unis qui lui promettent une sécurité financière et logistique et une complète indépendance dans un futur à déterminer. Somme toute, il préfère les biscuits, même à l’huile de cacahuète. En 1959, il prend ses cliques et ses claques et s’en va avec ses tambours et ses trompettes, plus quelques carpettes, on ne sait jamais si elles commençaient à léviter. Ce que le Bouddhisme est devenu au Tibet suite au départ du Dalaï Lama, quelle a été son évolution, ses périodes difficiles, sa reconstruction, le regain d’intérêt de la Chine pour le BT, tout cela est relaté dans la fin de la seconde partie du livre. Vous l’aurez compris, ce second chapitre est une étude historique, fruit d’un long travail de documentation (voir biblio). J’ai voulu écrire cette partie, plus ardue pour le lecteur, dans un style naturel et laissant apparaître une progression dans le récit.

Le dessert, comme tous les grands desserts, plonge d’abord l’assemblée dans un profond silence, un recueillement presque méditatif, mêlé d’une certaine gêne, pour exploser ensuite en un fou rire général et se terminer en une bonne humeur communicative. Bref, je me suis beaucoup amusé dans le dernier chapitre et pour cause : dérision et autodérision étaient les fils conducteurs de ce pamphlet. Il retrace l’étrange parcours que le BT connut en Occident. Au 19ème, il fut recueilli avec ferveur par Helena Blavatsky, fille d’un colonel tsariste, et mise en contact avec des maîtres tantriques dès son jeune âge. Grâce à ses soins attentifs, les rites du BT vont servir, parmi d’autres pratiques ésotériques, à calmer les frayeurs de la bourgeoisie face à la montée du Socialisme.

Les successeurs de l’école de Théosophie fondée par Blavatsky ne sont autres que les nombreuses nébuleuses du New Age qui, dès le début du 20ème, défendront les thèses les plus « réactionnaires » : nostalgie des époques révolues, retour vers la terre-mère, culte de la race pure et des racines aryennes cachées dans les replis de l’Himalaya… un langage que l’idéologie nazie n’aura pas beaucoup de mal à récupérer avant et pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Pour le Dalaï Lama qui débarque en Europe fin des années 70, il valait mieux mettre ce passé récent au portemanteau des oubliettes. Avec l’aide de son généreux sponsor étasunien, il s’y est pris avec intelligence et patience : depuis 50 ans (un demi siècle !), la même histoire du pauvre roi-dieu déchu de son trône par l’horrible diable rouge à queue fourchue nous est servie au Mac Donald des mythes modernes, réveillant en nous le même archétype du bon père de famille qui acquit sa liberté et celle de son clan grâce à l’exil et à la souffrance, les mêmes clichés quant à la tolérance, la compassion, le détachement qui seraient les qualités innées du BT, le même déni systématique de l’histoire du Tibet, bref, le même manque de discernement dès qu’il s’agit de la question tibétaine.

Pourtant, dès qu’on se demande les raisons qui ont poussé les Etats-Unis à faire un tel cas de leur « citoyen modèle » (le Dalaï Lama vient de recevoir, des mains de G.W.Bush, la médaille d’or du meilleur citoyen américain, juste pendant que se tenait le congrès quinquennal du PCC !), la réponse est limpide : au lendemain de la « Grande Guerre », il était une effigie idéale pour soutenir la lutte contre le communisme chinois. Puis, dans la foulée de la guerre du Vietnam et du mouvement hippie, le Dalaï Lama a mis ses efforts dans un « retour aux sources du Bouddhisme », en nettoyant le BT de son aspect ésotérique et en le « philosophisant » (c’est depuis qu’on dit, chez nous, que le Bouddhisme n’est pas une religion mais une philosophie). Cela permit aux semi bourgeois intellectuels et post-68, que nous sommes, de ne plus « bêtement » croire en Dieu, mais d’adhérer au nouvel « athéisme qui embrasse l’absolu ». Qui plus est, le Bouddhisme, dans sa version dalaïste, ne demandait pas d’engagement, ce qui convenait parfaitement à notre egotisme.

Ce fut une étape délicate dans l’opération de séduction qu’entreprit le BT sur l’Occident intellectuel, mais ce fut une réussite, couronnée par un prix Nobel discerné au grand Dalaï en ’89, peu après les événements de la Place TianAnMen et la chute du Mur de Berlin ! Réussite totale pour le Dalaï Lama, à tel point qu’actuellement, une large majorité de la gauche intellectuelle, même celle qui se dit « progressiste » ou, encore plus, celle qui se dit « écologiste », et même en accord avec la droite (dont on ne peut pas vraiment dire qu’elle soit intellectuelle) adhère sans réserve à ses discours. Mais si le Dalaï Lama met « l’Occident pensant » dans sa manche en utilisant sa propre religion, n’est-ce pas pour mieux servir les desseins des Etats-Unis : fragiliser la Chine, la déstabiliser de l’intérieur par nos assauts incessants du « politiquement correct », pendant que les troupes américaines installent leurs bases militaires tout autour des frontières chinoises.


TABLE des MATIèRES

Introduction

Chapitre 1 : le Bouddhisme avant son entrée au Tibet

1.1. L’enseignement originel du Bouddha, le Dharma

Siddhârta Gautama, le Bouddha historique
La Transcendance bouddhiste : un Au-delà de la souffrance
Quelques originalités de la réflexion du Bouddha
« Les Quatre Nobles Vérités et le Sentier aux Huit Embranchements »
Le karma et la loi de « Cause à Effet »

1.2. Le Bouddhisme du Grand Véhicule, le Mahayana

Schisme fatal dans la communauté bouddhiste (1er AC)
Le Petit Véhicule se dirige vers l’Asie du Sud-Est
Le Grand Véhicule ouvre ses portes à l’ésotérisme
Principe de Vacuité, fondement des écoles du Grand Véhicule
Ecoles de la « Voie du Milieu » et de la « Pratique du Yoga »
La Vacuité bouddhiste et la physique quantique
Convergences entre Bouddhisme, Taoïsme et Relativisme
Divergences entre pensées bouddhiste et chinoise
D’où nous vient la pensée de la Transcendance ?
La poésie du « sentiment océanique »
Modèle chinois d’adoption de notre condition humaine
En Inde comme en Chine, le panthéon mahayaniste se multiplie
Le Tantrisme ou Vajrayana, ultime sursaut bouddhiste
« Expérimenter » : Voie tantrique vers l’Eveil
Le Tantrisme : paradis perdu ou enfer retrouvé ?
Fusion tantrique entre maître et disciple
Les divinités tantriques s’accouplent à leur shakti
Où donc se cache Siddhârta Gautama ?

1.3. Expansion du Grand Véhicule en Chine

Contexte de la Chine lors de l’arrivée du Bouddhisme (1er PC)
L’entré du Bouddhisme en Chine passe quasi inaperçue
Idéologie des Han lors de l’arrivée du Bouddhisme
La pensée holiste des Han, source d’inspiration pour le Tantrisme ?
A la recherche de l’unité perdue… ou acceptation de nos dualités ?
Le Bouddhisme s’installe en Chine grâce à sa confusion avec le Taoïsme
Le Bouddhisme, pacificateur des populations du Nord de la Chine (3-6ème PC)
Le JingTu, école bouddhiste la plus populaire en Chine
L’école du Vide, mais de quel « vide » s’agit-il ?
Au Sud, les avis sont partagés entre « gradualistes » et « subitistes »
Indianisation du Bouddhisme chinois et naissance du Tantrisme en Inde
Durant les Tang (7-9ème) : apogée du Bouddhisme chinois et contact avec le Tibet
Première répression du Bouddhisme en Chine : l’édit impérial de 845
Le MiZong, ou « l’école du Mystère », atteint le Tibet


Chapitre 2 : Histoire du Bouddhisme au Tibet

2.1. Paysages du Tibet avant l’arrivée du Bouddhisme

Le Plateau tibétain entre déserts, précipices et autres monstres sacrés
Le Bön, religion autochtone du Tibet
Première phase du Bön, reflet d’une société tribale et matriarcale
Polyandrie et démographie, de l’ancien Tibet au Tibet moderne
Seconde phase du Bön, naissance d’une doctrine influencée par l’Hindouisme
Le yungdrung, ou swastika, emblème du Bön

2.2. Phase d’implantation du Bouddhisme au Tibet (7-9ème)

Le Bouddhisme chinois sert les ambitions de Songtsen Gampo, roi des Tubo
Les conquêtes des Tubo génèrent un changement de structure sociale
Le Bouddhisme, catalyseur du patriarcat tibétain
Padmasambhava, maître tantrique indien, devient le père du Bouddhisme tibétain
Première école du Bouddhisme tibétain : l’école des Nyingmapa
Troisième phase du Bön et sa division en blanc, noir et zébré
Fin de règne des Tubo et premières persécutions bouddhistes

2.3. Renaissance du Bouddhisme tibétain (9-11ème)

Le Bouddhisme tibétain se réinstalle peu à peu sur le Haut Plateau
Une floraison de nouvelles écoles : Sakyapa, Kagyupa, Kadampa, etcetera
Le tantra de Kalachakra ou du « Maître de la Roue du Temps »
Le Royaume de Shambala : mythe ou réalité ?
Le Kalachakra revendique son authenticité
L’Islam, ennemi principal du Bouddhisme tibétain
Quels sont les autres ennemis de la « Bonne Doctrine » ?
Le rituel de Kalachakra œuvre-t-il pour la paix dans le monde ?
Le Tibet, l’écrin précieux des trois Véhicules
La population du Tibet subit les sévices de Kalachakra

2.4. Expansion du Bouddhisme tibétain (12-13ème)

La dynastie mongole des Yuan annexe le Tibet à l’Empire chinois
Les Mongols se convertissent au Bouddhisme tibétain
Phagpa Rinpotché nommé « précepteur impérial du Tibet »
L’histoire du « Bardo Thödol », le « Livre tibétain des morts »
Le Bardo Thödol à l’occidentale
Le Bouddhisme tibétain s’étend aux steppes mongoles

2.5. La réforme du Bouddhisme tibétain (14-15ème)

Tsongkapa, réformateur du Bouddhisme tibétain et fondateur des Bonnets Jaunes
Retour à un « Gradualisme » modéré pour l’école des Bonnet Jaunes
Les trois étapes de la Voie du Milieu
Mantra, mudra, mandala : voies sacrées de Réalisation
La petite porte du fond : voie douteuse vers la Réalisation
Le fulgurant succès des Bonnets Jaunes
Hiérarchie et discipline chez les Bonnets Jaunes
Le système des « tulkous » assure la succession et le maintien des biens

2.6. Le règne des douze premiers Dalaï Lamas (15 -19ème)

Le titre honorifique de « Dalaï Lama » est conféré par Altan Khan
Guerre civile entre écoles bouddhistes : le massacre de Drepung
Construction du palais du Potala sous le règne du Grand Cinquième
La dynastie mandchoue des Qing (1644-1911) place le Tibet sous son contrôle
La compagnie de Jésus rencontre le Bouddhisme tibétain
Guerre civile pour un Océan de Sagesse : second massacre de Drepung
L’établissement du « kashag », assemblée gouvernementale tibétaine
Les Mandchous tracent les frontières de la province tibétaine
Code civil tibétain décrété par les Mandchous
Du 8ème au 12ème Dalaï Lama : un siècle meurtrier pour les Dalaï !
Au 19ème, le Bouddhisme tibétain doit composer avec L’Empire britannique
La Russie des Tsars contaminée par le tantra de Kalachakra

2.7. Le Bouddhisme tibétain sous influence occidentale (19-20ème)

Des slaloms périlleux pour le Grand Treizième !
Une demande d’indépendance du Tibet avancée par le 13ème Dalaï Lama
Quelle modernisation pour quel Tibet ?
L’héritage spirituel et temporel du Grand Treizième
Le Bouddhisme tibétain s’allie à l’impérialisme nippon
En 1940, intrônisation du 14ème Dalaï Lama

2.8. Le Bouddhisme tibétain sous drapeau chinois (20-21ème)

En 1951, l’Armée Populaire de Chine arrive à Lhassa
Un début de règne difficile pour le 14ème Dalaï Lama
Le 14ème Dalaï Lama : « semi-bouddhiste, semi-marxiste » ?
Guerriers du Bouddha, soldats de la Libération et agents de la CIA sur le Toit du Monde
L’organisation de la résistance tibétaine est soutenue par la CIA
Exil du Dalaï Lama : forcé ou volontaire ?
Dharamsala, centre névralgique du mouvement pour l’indépendance du Tibet
Quelle démocratie à Dharamsala ?
La première bévue de la Chine : l’Arunachal-pradesh
La Révolution Culturelle, qu’eut-elle de « culturel » ?
Bouddhisme ou marxisme : risque de dérapage des « ismes »
Une grave erreur du PCC : avoir voulu éradiquer les religions
Résurgence du Bouddhisme tibétain sur le Haut Plateau à partir des années 80
Les émeutes de 1987 et 1988 à Lhassa
Amélioration du niveau de vie pour les Tibétains
Sa Sainteté le Dalaï Lama, prix Nobel de la Paix
Un nouvel objectif pour le Dalaï Lama : la re-bouddhéisation de la Chine
L’encerclement de la Chine par les USA
La réponse de la Chine
Liberté de religion en République Populaire de Chine ? et le FaLunGong ?


Chapitre 3 : Le Bouddhisme tibétain en Occident

3.1. Le Tibet, un mythe né en Occident

Quelques caractéristiques du Bouddhisme qui favorisent son implantation
Contexte idéologique de l’Europe lors de l’arrivée du Bouddhisme tibétain (19ème)
Le trait d’union : Helena Blavatsky, une étoile parmi les Tsars
La Société théosophique en marche contre le Matérialisme
Fin du 19ème, les touristes sont mal venus sur le Toit du Monde
D’Alexandra David-Neel à Lobsang Rampa, fils de plombier anglais
C.G. Jung et R. Wilhelm, un espoir pour l’orientalisme
Deux dissidents de la Théosophie : Krishnamurti et Steiner
Big Brother surveille les galaxies du Verseau
René Guénon : la « Tradition universelle » vient du Tibet !
Julius Evola ou le Bouddhisme tibétain au service du national-socialisme
L’Ahnenerbe en voyage initiatique au pays de Shambala
«…et si le Dalaï Lama devenait un criminel de guerre ! », dit le Dalaï Lama
Le mythe de la « bonne guerre », version zen
« Le sabre qui donne la vie » : une expression de D.T. Suzuki
Le Bouddhisme au service de la Guerre Froide
Golden sixties et beatnik : « let it be ! »
Durckheim et Herrigel, deux constructeurs d’ego

3.2. Usage postmoderne du mythe tibétain

La Bonne Doctrine s’implante au coeur de notre « matérialisme spirituel »
Chogyam Trungpa, précurseur de la vague dalaïste
La France, pays d’acceuil du Bouddhisme tibétain en Europe
Les mauvaises fréquentations du Dalaï Lama
Une fracture intellectuelle nécessaire à l’Eveil
Du génocide ethnique au génocide culturel
Bio branchés, BT-light ou dalaïstes convaincus : de quelle gauche s’agit-il ?
1989, l’année de tous les dangers… et de la naissance d’Arte
Les « aimables fadaises » du Dalaï Lama
Il faut un ego surdimensionné pour adhérer au Dharma
Le Bouddhisme tibétain joue la carte du « retour aux sources »
Bouddhisme et Christianisme : deux religions de salut
Les dialogues interreligieux : une internationale contre le relativisme

3.3. Critique de la bouddhomania actuelle

Phénoménologie bouddhiste et psychanalyse
Le Bouddhisme tibétain à la conquête du monde scientifique
Les pensées positives du Bouddhisme tibétain
Le dessein intelligent du Dalaï Lama
Le Bouddhisme tibétain jusqu’au cœur de nos écoles primaires
Bouddhisme tibétain et engagement social
« Se changer soi-même pour changer le monde »
Le Bouddhisme tibétain n’est pas une exception sur le marché des religions
Transcendance et concurrence en terre bouddhiste
Le marketing du Bouddhisme tibétain


Conclusion


Bibliographie




Bibliographie






Par auteurs

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112. Sautman B., « Demographic ‘Annihilation’ and Tibet », dans « Contemporary Tibet, Politics, Development and Society in a Disputed Region », Ed. Barry Sautman and J.T. Dreyer, East Gate Book, 2006
113. Serres M., « Hominescence », Le Pommier, 2001
114. Snelling J., « Buddhism in Russia, the story of Agvan Dorzhiev », Shaftesbury, 1993
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117. Suzuki, Fromm, Martino, « Bouddhisme Zen et psychanalyse », Quadrige, Presses Universitaires de France, 1971
118. Tayé, Jamgön Kongtrul Lodrö, « Myriad worlds. Buddhsi Cosmology in AbhiDharma, Kalachakra and Dzog-chen », Ithaca u.a., 1995
119. Temple R., « Quand la Chine nous précédait », Bordas, 1986
120. Trimondi V. & V., « L’ombre du Dalaï Lama, sexualité, magie et politique dans le bouddhisme tibétain », 1999, version française sur www.trimondi.de
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130. « Dalai Lama bezingt lof van de glimlach », propos recueillis par Sybille Decoo pour l’Agence Belga le 06-06-2006
131. « Dalaï-lama, quand les médias suivent le guide », suivi de « Un boudeur chez les bouddhistes », propos recueillis par J-L Van Lint pour « TL-Moustique » le 7/6/2006
132. « Dao De Jing », Hua Zhong Li Gong Da Xue Chu Ban Zhu, Ed. de Wuhan, R.P.Chine, 1991
133. « Dixit Einstein, entre sciences et engagements », Catalogue expo Bruxelles 2006, Ed. ULB
134. « Helena Blavtsky, la société théosophique et la réincarnation », sur www.samsara-fr.com
135. « Himalaya - Tibet », ouvrage collectif sous la direction de J-P Avouac et P. De Wever, CNRS Editions, 2002
136. « Histoire de la société au Tibet », China Intercontinental Press, 1995
137. « Huang Di Nei Jing », Tian Jin Ke Xue Chu Ban Zhu, Ed. scientifique de Tian Jin, R.P.Chine,1989
138. « L’évolution démographique au Tibet jusqu’à aujourd’hui et les tendances de demain », Nouvelle Etoile, Beijing, 1994
139. « Le Dalaï Lama proclame sa foi dans la science et reconnaît connaître le stress », article paru dans « Le Monde » le 15 novembre 2005
140. « Le monde selon… Mathieu Ricard », sur www.routard.com
141. « Le Tibet, 100 questions et réponses », Ed. de Beijing Information, 1988
142. « Les religions et la liberté de croyance en Chine », Nouvelle Etoile, Beijing, 1997
143. « Nouvel Age, risques et dangers », sur www.spiritualite-chretienne.com pour la revue
« Shambala Sun », novembre 1996
144. « Tchouang-tseu, œuvre complète », traduction, préface et notes de Liou Kia-hway, Connaissance de l’Orient, Gallimard, 1969
145. « The Dalaï Lama, Beyond Dogma : Dialogues aud Discourses », Ed. Marianne Dresser, North Atlantic Books, 1996
146. « Tibet museum », compiled by Tibet Museum, Encyclopedia of China Publishing House, 2001
147. « Tibet, la Roue du temps, pratique du mandala », Catalogue expo Paris 1995, Actes Sud
« Tibetan and her Neighbours, A History », ouvrage collectif sous la direction d’Alex McKay, Ed. Hansjörg Mayer, 2003
148. « Tibetan Book of the Dead », trad. De Thupten Jinpa et Graham Coleman, Penguin Books, 2005
149. « Tibetan review », revue trimestrielle éditée à HongKong, Octobre 1995



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151. http://images.library.wisc.edu/FRUS/EFacs/: archives de « Foreign Relations of United States »
152. www.iiss.org/about-us : carte « US troop deployment » sur le site de « International Institute for Strategic Studies
153. www.afforthecc.org: « Dalaï-lama et les pétitions » passé sur radio-canada le 19/10/2005
154. www.berzinarchives.com
155. www.buddhaline.net: discours de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Parlement Européen (1/11/01)
156. www.cerbi.com
157. www.clio.fr/chronologie_tibet_durepli_a_l_ouverture_forcee
158. www.dalailama.com: site du Dalaï Lama
159. www.darshan.fr.eu.org
160. www.karmapa-europe.net
161. www.maisondeshimalayas.org
162. www.mindandlife.org : site de l’Institut Mind and Life
163. www.progressive.org
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165. www.theepochtimes.com: site de « The Epoch Times », journal du FaLunGong
166. www.tibet.fr/site/gouvernement.php: site du gouvernement tibétain en exil et Free Tibet
167. www.tibet-info.net
168. www.tibet-info.org/amisdutibet/: site des « Amis du Tibet »
169. www.trimondi.de/Kalachakra/literatur.ka.htm
170. www.trimondi.de: forum critique sur le Kalachakra
171. www.wikipedia.org/wiki/livre_des_morts_tibétains

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12/07/2008

09/07/2008: Mugabe, ce pelé, ce galeux d’où nous vient tout le mal…

[http://pagesperso-orange.fr/polex/bulletin/bulletin_46_art4.htm]
Parlons clair n°46

Mugabe, ce pelé, ce galeux d’où nous vient tout le mal…

Les grands médias français, journaux de droite et de gauche, télés privées et publiques au service de Sarkozy, ont enfin trouvé un sujet qui fait leur unanimité : le Zimbabwe est un enfer africain, et Robert Mugabe, son président inamovible, un vieillard criminel responsable des maux qui affligent son peuple. Même le journal « L’Humanité », qui fut autrefois anti-impérialiste, et qui est en 2008 désireux de ne pas être différent des autres, a titré l’autre jour : « Mugabe, au ban de l’Afrique » ! Ce qui est à la fois un mensonge, comme le montre la récente réunion de l’OUA, et une falsification des propos de Mandela par exemple. Car le père de la nation arc-en-ciel, et Zuma, dirigeant élu de l’ANC, s’ils ont condamné l’obstination de Mugabe à s’accrocher à un pouvoir ébranlé, et déploré « l’échec tragique du Zimbabwe », ne l’ont jamais attribué à son seul président. Il serait donc temps d’informer l’opinion française, manipulée, de quelques vérités que l’on sait, d’Alger à Pretoria.1-Le Zimbabwe, autrefois Rhodésie, a subi très longtemps le pillage colonial par l’Empire britannique. Le peuple noir du Zimbabwe n’a réussi à arracher son indépendance qu’après de longues années de lutte armée, sous la direction de militants courageux et populaires comme Robert Mugabe et ses compagnons, les partisans de la ZANU. Ils en conservent encore le prestige, une génération plus tard.2-L’indépendance politique arrachée au Royaume Uni Britannique laissait au nouveau Zimbabwe un lourd passif, sous-développement industriel, chômage et extraordinaire inégalité agraire : les trois-quarts des terres les plus fertiles restaient entre les mains de quelques dizaines de milliers de familles de grands propriétaires d’origine européenne, qui y produisaient essentiellement du tabac destiné à l’exportation. Aux termes des accords d’indépendance, la redistribution des terres, aspiration populaire incluse dans le programme des mouvements nationalistes arrivant au pouvoir, devait se faire en quelques années, grâce à l’indemnisation des colons expropriés par la Grande Bretagne. Les autorités britanniques n’ayant jamais tenu leur promesse, la réforme agraire était toujours à faire une génération plus tard.3-Le régime élu du Président Mugabe, soutenu en cela par la population, a lancé il y a quelques années un début de réforme agraire, sans indemnisation des grands propriétaires expropriés. Malheureusement, cela s’est fait de façon chaotique, trop souvent au seul profit de clients politiques du pouvoir plutôt que des paysans nécessiteux. Parallèlement, l’asphyxie économique du pays par les Britanniques et l’occident (aucun crédit du FMI, embargo commercial) entraînait une inflation énorme et la ruine d’une agriculture d’exportation incapable de poursuivre les investissements nécessaires (engrais, machines, etc).4-Une réforme agraire, donc, entamée dans les pires conditions, qui n’étaient pas du seul fait de Mugabe et son entourage, se termine en désastre économique, et l’émigration massive vers l’Afrique du Sud, au point d’y provoquer de véritables pogroms xénophobes. Le mécontentement populaire s’est exprimé majoritairement lors des élections législatives de 2008. L’obstination de Mugabe s’accrochant au-delà du raisonnable au pouvoir, en truquant les élections présidentielles, en faisant régner la terreur grâce à des gros bras recrutés dans le « lumpen prolétariat » de Harare et des villages, n’est évidemment pas la solution adaptée à longue échéance. Mais il est malhonnête de présenter le parti d’opposition (MDC) et notamment son dirigeant Tsvangirai, ancien syndicaliste, comme des démocrates progressistes : le syndicalisme peut conduire au pouvoir, à condition d’en sortir et de donner des gages politiques à des sponsors qui n’ont rien de désintéressé. Le MDC dont le programme est flou, hormis sa volonté d’accéder au gouvernement, est soutenu et financé par les dirigeants occidentaux et les agrariens « blancs » du Zimbabwe, menacés de réforme agraire.5-Si les solutions apportées par Mugabe et son parti sont inadaptées, le problème de l’inégalité agraire est bien réel, et la réforme agraire toujours nécessaire. Mieux, le même problème hérité de la civilisation européenne, existe aussi dans les pays voisins, et surtout en Afrique du Sud. Faute de réforme agraire depuis la fin de l’apartheid, il reste explosif, se traduit par une criminalité très forte à la campagne, un chômage massif (+ de 25%) que l’industrie ne peut absorber, et peut déboucher sur le pire si l’ANC ne sait pas le résoudre.6-Pour l’instant, il s’agit d’éviter le pire en ne se joignant pas à la meute des médias occidentaux qui envisage froidement de faire du drame zimbabwéen le prétexte d’une intervention impérialiste en Afrique Australe, à l’image de ce qui se passe au Tchad, en Somalie, etc…Relayés par les « Européens », les dirigeants britanniques et Georges Bush exigent de la « communauté internationale » de ne plus reconnaître les autorités du Zimbabwe (alors qu’ils maintiennent au pouvoir « leurs » dictateurs africains, du Camerounais Biya au Tchadien Deby). Prêts à combattre pour « la démocratie » jusqu’au dernier Zimbabwéen, ils envisagent froidement la guerre civile à Harare, et une intervention militaire internationale pour y « rétablir la paix », ce qui serait une ingérence directe de l’impérialisme en Afrique Australe. Le Zimbabwe, dans ce schéma impérial, pourrait devenir un nouvel Irak. La seule issue politique est la négociation pacifique entre Zimbabwéens, sans ingérence extérieure.
Il serait ahurissant que des anti-impérialistes français, par ignorance ou par opportunisme, prêtent la main à cette opération de l’impérialisme mondial, Bush, Gordon Brown et Sarkozy réunis.
Francis Arzalier

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Envoyé par Romain dans Ce que la grande presse "libre", "neutre" et "indépendante" capitaliste ne vous dira pas le 7/09/2008 07:15:00 PM

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06/07/2008

08/06//2008: L'Erythrée, un îlot résistant en Afrique de l'Est...

 -------- Message original --------

Sujet: : L'Erythrée, un îlot résistant en Afrique de l'Est
Date: Sun, 8 Jun 2008 14:02:37 +0200
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Samedi 7 juin 2008
 Il y a deux semaines, dans un entretien au Monde du 20 mai, le président érythréen Isaias Afwerki accusait Washington d'attiser les différends frontaliers entre Asmara et ses voisins, Djibouti et l'Ethiopie, et déclarait que le processus de démocratisation dans son pays ne reprendrait que si les Etats-Unis mettaient fin à l'état de guerre qu'ils entretiennent dans la zone  (http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/05/19/isaias-afwerki-la-politique-americaine-dans-la-corne-de-l-afrique-est-un-echec_1046809_3212.html). Le même jour le quotidien atlantiste accusait Asmara d'être un régime "intransigeant et nationaliste". Il devait cependant reconnaître que si presque partout en Afrique les Etats sont faibles, l'Erythrée faisait exception et que "l’éducation et l’accès aux soins sont gratuits. Le chômage est minime. Lourdement sanctionnée, la corruption est inexistante, tout comme la délinquance et la criminalité." (http://www.awetom.com/?p=430). La force de l'Etat en Erythrée constitue notamment un atout important dans le contexte actuel de crise alimentaire malgré la grande pauvreté de ce pays, qui a été sérieusement aggravée la guerre avec son voisin éthiopien de 1998-2000 (http://www.reliefweb.int/rw/RWB.NSF/db900SID/ASIN-7FBQPG?OpenDocument&rc=1&cc=eri).

L'Erythrée fait l'objet de pressions permanentes. Djibouti (qui accueille une base française et une base américaine sur son sol) a récemment accusé l’armée érythréenne d’avoir violé sa frontière nord (ce qu'Asmara a démenti), et le différend frontalier avec l'Ethiopie (client de Washington, qui occupe en ce moment militairement la Somalie) n'est toujours pas réglé. Le thème religieux fonctionne comme instrument de l'impérialisme occidental contre l'Erythrée. En 2004 la Commission sur la Liberté religieuse internationale américaine (USCIRF) - un organisme gouvernemental étatsunien - a dépêché une délégation en Erythrée en 2004. Elle a classé en 2005 l'Erythrée dans la liste de ses "pays de préoccupation particulière" (countries of particular concern), avec le Myanmar, la China, l'Iran, la Corée du nord, l'Arabie Saoudite, le Soudan, le Turkéménistan, l'Ouzbékistan, la Pakistan et le Vietnam (
http://www.uscirf.gov/index.php?option=com_content&task=view&id=1456&Itemid=59). Comme conséquence de cette inscription, l'Erythrée a fait l'objet par le Département d'Etat en septembre 2005 d'un embargo sur les ventes d'armes. Le rapport de l'USCIRF pour 2006 lui reproche d'être méfiante ("suspicious") à l'égard des groupes religieux baptistes, pentecôtistes, évangélistes et autres groupes chrétiens qui ne sont pas traditionnellement implantés en Erythrée (à la différence de l'Eglise copte et de l'Eglise catholique qui y sont institutionnalisées) - http://www.uscirf.gov/images/AR_2007/eritrea.pdf. On rappellera que les églises évangélistes sont directement liées aux intérêts étatsuniens. Par exemple, via leurs ONG, elles tentent de diffuser des OGM auprès des paysans, comme cela s'est produit en Ouzbékistan (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-12868350.html).  L'USCIRFdans son dernier rapport encourage le financement d'une commission des droits de l'homme "indépendante" (c'est à dire pro-occidentale) en Erythrée. L'Agence d'Etat pour le Développement international américaine USAID a fermé ses bureaux à Asmara le 31 décembre 2005 à la demande du gouvernement érythréen.

Les relations avec l'Union européenne, alliée des Etats-Unis, ont aussi été souvent tendues. En novembre 2001, l'Eythrée avait expulsé l'ambassadeur d'Italie après une ingérence dans sa politique de réglementation des médias. Le Parlement de Strasbourg a voté une résolution contre le gouvernement érythréen 7 février 2002
(http://www.shaebia.org/natural_to_protest_unfair_resolution.html) L'Union européenne depuis lors multiplie régulièrement les demandes d'instauration du pluralisme dans ce pays en vue du développement de partis plus favorables aux intérêts occidentaux (http://www.eritreadaily.net/News0407/article0907193.htm). Elle incite aussi le gouvernment érythréen à favoriser davantage le secteur privé capitaliste en libéralisant le marché et diminuant les impôts sur les sociétés (http://www.deleri.ec.europa.eu/eu_and_eritrea/country_strategy_paper_2002-2007.pdf p. 11)

A l'heure où Washington multiplie les sources de conflits (au Soudan, en Somalie) pour contrôler la Corne de l'Afrique sur la route du pétrole, l'Erythrée serait-elle pour les pouvoirs occidentaux un nouveau village d'Astérix à renverser ?

FD.

21:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, histoire, usa, afrique, courcelles, colonialisme, democratie, information, imperialisme, liberte, medias, otan, presse, romain, europe, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/06/2008

08/06/2008: 'Comment les États-Unis ont appauvri Haïti' ?


-------- Message original --------
Sujet: FW: comment ils l'ont appauvri...
Date: Sun, 8 Jun 2008 19:22:08 +0200
De: Joss Rovélas <jossrovelas@msn.com>


From: g.archimede@wanadoo.fr

Quelques informations:
 
'Comment les États-Unis ont appauvri Haïti'
 
source : San Francisco Bay View / Posté le 13 septembre 2003. Par J. Damu 

 
Même si la demande de réparations d'Haïti à la France est juste, cela masque le rôle que les États-Unis ont  joué dans le processus d'appauvrissement d'Haïti, un  rôle qui se poursuit jusqu'à ce jour.  Aujourd'hui, Haïti est un pays grandement endetté dont le rapport de la dette à exporter est de près de 300%, un chiffre bien plus élevé que ce qui est considéré viable même par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ces deux institutions sont dominées par les États-Unis.  En 1980, la dette d'Haïti était de $302 millions.


Depuis, elle a plus que triplé pour atteindre $1,1 milliards, soit environ 40% du produit national brut du pays. L'année dernière, Haïti a payé de plus grands montants pour la dette que pour les services médicaux à la population. 
Les fonctionnaires d'Haïti disent que plus de 80% de la dette actuelle a été contractée sous les régimes de François et Jean-Claude Duvalier, Papa Doc et BabyDoc. Ces deux régimes ont opéré sous l'oil bienveillant des États-Unis dont la longue et sordide histoire de garder Haïti bien à l'intérieur de leur sphère d'influence économique et politique est bien connue. 


C'est bien connu que la première cause de l'appauvrissement chronique d'Haïti est les réparations que le pays a dû payer aux anciens propriétaires de plantations qui sont partis après la révolution de 1804. Certains descendants blancs des anciens propriétaires de plantations, vivant maintenant en Nouvelle-Orléans, ont encore les coupons d'indemnisation distribués par la France. On peut ainsi dire qu'une certaine partie des réparations payées par Haïti ont servi au développement des États-Unis. En 1825, Haïti fut forcée d'emprunter 24 millions de francs des banques privées françaises pour commencer le remboursement de la dette écrasante d'indemnité.

Haïti n'a reconnu cette dette que pour obtenir en échange la reconnaissance de son indépendance par les Français, un principe qui continuera de caractériser les relations internationales d'Haïti.  Ces paiements d'indemnité ont causé une situation d'urgence financière continuelle et des perturbations politiques. En 51 ans, Haïti a été dirigée par 16 présidents différents - les nouveaux présidents prenant souvent le pouvoir à la tête d'une armée rebelle.  Néanmoins, Haïti a toujours effectué les paiements d'indemnité - et ensuite, les paiements de prêts à la banque - en respectant les délais.

Cependant, l'intervention de 1915 par les Marines en faveur des intérêts financiers américains a changé tout cela.  Le prélude à l'intervention américaine de 1915 a commencé en 1910 lorsque la Banque Nationale d'Haïti, fondée en 1881 avec un capital français et chargée dès le départ d'administrer le Trésor haïtien, disparut.

Elle fut remplacée par l'institution financière connue sous le nom de la Banque Nationale de la République d'Haïti.  Une partie du capital de la nouvelle banque nationale fut versée à la National City Bank of New York (Banque Nationale de la ville de New York), indiquant ainsi, pour la première fois, un intérêt américain dans les affaires financières d'Haïti. 


La motivation de départ de l'intérêt financier américain en Haïti était les projets de plusieurs corporations américaines en lien avec la National City Bank pour construire un chemin de fer dans ce pays. Pour que ces corporations - y compris la W.R.Grace Corp. - puissent protéger leurs investissements, elles ont fait pression sur le Président Woodrow Wilson et son Secrétaire d'Etat, William Jennings Bryan, afin de trouver des façons de stabiliser l'économie haïtienne, en obtenant une participation majoritaire dans les bureaux de la douane haïtienne, la principale source de revenus du gouvernement. 

Lorsque le Secrétaire d'état Bryan fut mis au courant de toutes les affaires d'Haïti par ses conseillers, il s'exclama : ' Je n'en crois pas mes oreilles ! Des nègres qui parlent français ! '.

Ironiquement, cependant, Bryan, un anti-impérialiste de longue date, était contre toute forme de relations d'exploitation entre les États-Unis et Haïti ou tout autre pays de l'hémisphère occidental. En fait, il avait demandé depuis longtemps d'annuler les dettes des plus petits pays afin que ces derniers puissent grandir normalement et se développer. Il n'est pas surprenant que les idées de Bryan n'étaient pas bien reçues à Washington ni à Wall Street. 


À cause de l'ignorance presque complète au sujet d'Haïti au Département d'Etat et à Washington, Bryan fut forcé de se tourner vers n'importe qui possédant des informations de première main. Il se trouva que cette personne était Roger L.Farnham, une des rares personnes étant très familières avec les affaires haïtiennes.  Farnham était très familier avec les affaires haïtiennes parce qu'il était vice-président de la National City Bank of New York et de la Banque Nationale de la République d'Haïti et président du Chemin de Fer National d'Haïti.

Malgré l'hostilité du Secrétaire d'Etat envers Wall Street et l'évident conflit d'intérêt de Farnham, Bryan compta beaucoup sur Farnham pour ses informations et ses conseils.  Étant vice-président de la National City Bank ainsi que de la Banque Nationale de la République d'Haïti, Farnham joua au chat et à la souris avec la législature haïtienne et le président.

À tour de rôle, il les menaçait d'une intervention américaine directe ou de bloquer les fonds du gouvernement s'ils refusaient de déléguer le contrôle des bureaux de douane haïtiens à la National City Bank. Pour défendre l'indépendance haïtienne, les législateurs refusèrent à chaque moment. 

Finalement, en 1914, avec le déclenchement de la Première Guerre Mondiale, Farnham réussit à convaincre Washington que la France et l'Allemagne représentaient des menaces directes pour les États-Unis par leur présence en Haïti. Chacun de ces pays avait une petite colonie de gens d'affaires là-bas. 

En décembre 1914, Farnham prit un arrangement avec les Marines américains pour que ces derniers débarquent à Port-au-Prince, entrent dans la Banque Nationale d'Haïti et volent deux coffres-forts contenant $500,000 en monnaie haïtienne et naviguent jusqu'à New York, où l'argent fut placé dans la New York City Bank. Avec cette manouvre, le gouvernement haïtien devint totalement dépendant de Farnham en ce qui a trait aux finances nécessaires aux opérations. 


La décision finale et immédiate d'intervenir en Haïti fut prise en juillet 1915, avec un autre renversement d'un président haïtien, s'agissant cette fois-ci de la fin sanglante de Vilbrun Guillaume Sam.  Durant les 19 années qui ont suivi, les Etats-Unis exercèrent une autorité suprême partout en Haïti, en utilisant souvent la distribution de médicaments ou de nourriture comme des formes douces de pacification.

Après quelques années cependant, des accusations pour les massacres de paysans haïtiens furent portées contre les militaires lorsque les Haïtiens se révoltèrent contre les programmes de construction des routes qui exigeaient du travail forcéLors d'un incident de la sorte à Fort Reviere, les Marines tuèrent 51 Haïtiens, tout en n'accusant aucune perte de leur côté.

Le secrétaire adjoint de la Marine, Franklin D.Roosevelt, remit la Médaille d'honneur du congrès au major Smedley D.Butler. Une situation relativement semblable à la remise de Médailles d'honneur aux ' héros ' du massacre à Wounded Knee, lorsque des centaines d'Indiens d'Amérique Sioux avaient été massacrés en 1890.  Des rapports d'abus des militaires américains contre les Haïtiens devinrent monnaie courante à un point que le responsable de la NAACP, James Weldon Johnson envoya une délégation pour enquêter sur les accusations, qui ont alors été confirmées. 

L'occupation américaine connaissait quelques succès - le système de santé fut amélioré et la devise stabilisée - mais ce fut d'autres sphères économiques qui subirent le plus de dommages. Durant les 19 années de l'intervention, un maximum d'effort fut mis en place pour rembourser les créanciers américains d'Haïti, tout en n'accordant que très peu ou pas du tout d'attention au développement de l'économie. 

En 1922, l'ancien Commandant de la brigade des Marines, John Russel, fut nommé Haut commissaire en Haïti, un poste qu'il occupa jusqu'aux derniers jours de l'occupation. Sous l'influence de Russel, toutes les différences d'opinion politique furent étouffées et les revenus des bureaux de douane furent détournés, souvent des mois d'avance, vers les créanciers américains d'Haïti, qui avaient endossé des prêts originellement accordés à Haïti pour payer les réparations aux propriétaires de plantation français ! 

En 1929, cependant, avec la dépression économique du monde occidental et la baisse du niveau de vie partout en Haïti, les sérieuses grèves d'étudiants et les révoltes de travailleurs, combinées à l'incapacité de Wall Street d'attirer de sérieux investisseurs là-bas, Washington décida qu'il était temps de mettre un terme à l'occupation militaire. Lorsque le président Franklin D.Roosevelt visita Haïti en 1934 pour annoncer le retrait des troupes, il fut le premier chef d'une nation étrangère dans l'histoire d'Haïti à s'y rendre en visite. 


Malgré le retrait des troupes américaines, les administrateurs financiers américains continuèrent de dominer l'économie haïtienne jusqu'à ce que la dernière dette des premiers prêts fut retirée en 1947.
 
Peu après le retrait américain d'Haïti, un genre de mouvement de sensibilisation noire prit naissance, un précurseur au mouvement de la ' négritude ' popularisé par Aimé Césaire et Léopold Senghor.

François Duvalier, croyant dès le début à la ' négritude ', prit le pouvoir à la fin des années 1950, rendant populaires des idées acceptées par une population qui avait résisté à une occupation étrangère blanche pendant des années.  Lorsque Duvalier prit la présidence de la première république noire du monde établie par les anciens peuples esclaves, Haïti avait expérimenté plus de 150 ans d'appauvrissement chronique et de politiques de prêts discriminatoires de la part des institutions et pouvoirs financiers les plus importants au monde.

Les prévisions économiques d'Haïti ne sont pas meilleures, même depuis l'élection démocratique de Jean-Bertrand Aristide, ce dernier étant constamment démonisé dans la presse américaine et mondiale

Il est maintenant temps de se rendre à l'évidence et de faire le nécessaire.  Répondre à la demande de réparations d'Haïti.

22:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, capitalisme, courcelles, histoire, actualite, usa, france, imperialisme, democratie, liberte, colonialisme, medias, presse, information, television, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/06/2008

29/05/2008: La hausse des cours des céréales a provoqué une crise alimentaire dans trente-sept pays...



From: socio13
Sent: Thursday, May 29, 2008 5:01 PM
Subject: La hausse des cours des céréales a provoqué une crise alimentaire dans trente-sept pays


Table ronde télévisée : La Crise mondiale des aliments, tenue dans les studios de l’Institut cubain de radio et télévision (ICRT), le 15 avril 2008RandyAlonso. Bonsoir, chers téléspectateurs et auditeurs. La FOA alerte que la hausse des cours des céréales a provoqué une crise alimentaire dans trente-sept pays. De leur côté, la Banque mondiale [...]

La hausse des cours des céréales a provoqué une crise alimentaire dans trente-sept pays

Table ronde télévisée : La Crise mondiale des aliments, tenue dans les studios de l’Institut cubain de radio et télévision (ICRT), le 15 avril 2008

Randy Alonso. Bonsoir, chers téléspectateurs et auditeurs. La FOA alerte que la hausse des cours des céréales a provoqué une crise alimentaire dans trente-sept pays. De leur côté, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international évoquent aussi les risques dont la situation menace les pays les plus pauvres.
C’est sur cette question importante, qui a aussi des retombées dans notre pays, que portera notre Table ronde informative : « La Crise mondiale des aliments », dont les intervenants seront Igor Montero Brito, vice-président de la société cubaine ALIMPORT, Ramón Pichs Madruga, sous-directeur du Centre de recherche sur l’économie mondiale, Eduardo Dimas et Ariel Terrero, collègues de la télévision cubaine et de la revue Bohemia, tandis que, comme de coutume, la journaliste Aixa Hevia suivra pour nous les informations sur Internet.
Nos invités sont aujourd’hui des élèves et professeurs de l’Ecole de formation accélérée de professeurs Vicente Pérez Noa et des travailleurs de la direction nationale des Comités de défense de la Révolution.


Avant de nous lancer dans la question qui nous occupe aujourd’hui, je tiens à  vous lire les Réflexions que le compañero Fidel Castro vient de nous faire parvenir, sous le titre :

« NE PAS FAIRE DE CONCESSIONS À L’IDÉOLOGIE ENNEMIE

« J’ai décidé d’écrire ces Réflexions après avoir entendu un commentaire public d’un média de la Révolution, dont je vais taire le nom.
« Il faut faire très attention à ce que l’on affirme pour ne pas faire le jeu de l’idéologie ennemie. On ne peut accuser la Période spéciale du système que l’impérialisme a imposé au monde ; elle n’a pas inventé les changements climatiques, la civilisation dépendante de la consommation des hydrocarbures, le transport de chaque membre d’une famille dans une voiture qui voyage quasiment à vide, ni l’idée néfaste de convertir les aliments en carburant ; elle n’a pas inventé les guerres mondiales pour le partage de la planète, les bases militaires, les armes atomiques et radio-électroniques, les satellites spatiaux qui épient toute chose et dirigent vers la cible des rayons meurtriers, les missiles téléguidés, les sous-marins qui tirent depuis mille mètres de profondeur, la science et la technologie au service de la mort et de la destruction.
« Elle n’a pas non plus inventé la géographie politique et les terres dont dispose chaque nation, qui ont été le fruit d’autres facteurs historiques.
« Que l’on réfléchisse bien à ce que l’on dit, à ce que l’on affirme, pour ne pas faire d’honteuses concessions. Que l’on analyse la nature et la psychologie des êtres humains ; leur durée d’action est très brève et constitue à peine une fraction de seconde dans l’histoire de notre espèce. Le comprendre est un grand remède contre la vanité.
« La Période spéciale a été la conséquence inévitable de la disparition de l’URSS qui a perdu la bataille idéologique et qui nous a poussés à une étape de résistance héroïque dont nous ne sommes pas encore totalement sortis.
« Qu’il est difficile d’être bref dans la Bataille d’idées ! »
Fidel Castro Ruz
15 avril 2008
16 h  45
[Documentaire d’introduction au thème, par Marisela Recaséns :

La crise alimentaire a commencé cette année à se présenter dans toute sa vérité. Ces dernières décennies, la faim rôdait dans les campagnes ou dans les zones marginales des pays sous-développés ; de nos jours, la hausse des cours des aliments sur le marché mondial menace de se propager dans tout le Tiers-monde. Selon des statistiques de la FAO, les cours du riz ont doublé en un an à peine, battant un record historique le 8 avril dernier avec une hausse de 2,3 p. 100 en un seul jour à la bourse de Chicago ; les cours de blé ont atteint leur maximum en vingt-huit ans ; ceux du lait en poudre ont triplé en un peu plus de deux ans, et ceux du maïs restent à la hausse.
 La Banque mondiale reconnaît dans une étude que cette flambée obéit à la production croissante d’agrocarburants, à la hausse des cours de l’énergie et des engrais, à la faiblesse du dollar et aux prohibitions touchant les exportations agricoles.
 De toute façon, selon des experts, trois crises se combinent en une sorte de logique perverse pour déclencher ce chaos : crise économique, crise énergétique et crise environnementale.
 Selon la FAO, si cette tendance se poursuit, le continent américain comptera en 2015 environ  40 millions de dénutris, surtout en Amérique centrale.
 Le Programme alimentaire mondial (PAM),  une institution des Nations Unies créée pour répondre aux urgences alimentaires, a besoin d’au moins 500 millions de dollars supplémentaires pour faire face à la tragédie, faute de quoi beaucoup de personnes souffriront de faim et en mourront.
 Selon le rapporteur de l’ONU pour l’alimentation, « la planète  se trouve au seuil d’une situation dangereuse ». Rien de bien neuf, assurément : Fidel en avertit depuis au moins une dizaine d’années : « L’espèce humaine est en danger d’extinction. » [Fin du documentaire d’introduction.]

 Randy Alonso. Nous ne pouvons oublier que la première des Réflexions de Fidel – ces Réflexions devenues à la longue un facteur clé dans notre Bataille d’idées – datée du 28 mars 2007, voilà donc plus d’un an, s’intitulait : « Pus de trois milliards de personnes dans le monde condamnées à mourir prématurément de faim et de soif ». Ces prédictions se sont avérées exactes au fil de ces derniers mois. Cette très grave situation suscite l’inquiétude de toute la communauté internationale et de nombreuses organisations internationales.
Comme le dit Marisela Recaséns dans son documentaire, plusieurs facteurs jouent dans cette flambée des cours internationaux des denrées alimentaires, en particulier le facteur pétrole, l’un des plus importants, celui dont on parle le plus et dont le cours ont atteint des niveaux scandaleux. J’aimerais donc commencer notre Table ronde par le pétrole. Pichs, pourquoi et comment le pétrole influe-t-il sur les cours des aliments ? Quels rapports existent-ils entre l’énergie et la production de denrées alimentaires dans le monde ?
Ramón Pichs. De fait, l’un des axes essentiels de cette équation relative à la crise mondiale des aliments est sans aucun doute l’évolution des cours pétroliers ces derniers temps.  Selon les dernières informations boursières d’aujourd’hui, le pétrole frôle les 114 dollars le baril, concrètement 113,79 dollars à la bourse de New York, dont le brut, le West Texas Intermediate, sert de référence sur le continent américain. Bien que le facteur pétrole n’ait jamais cessé de jouer depuis le début du siècle, puisque la tendance haussière des hydrocarbures apparaît dès 1999, une série de circonstances agit dernièrement. Du côté de la production, une offre rigide, inflexible ; du côté de la demande, un marché en croissance rapide ces derniers temps ; à quoi il faut ajouter l’instabilité au Moyen-Orient, une région particulièrement importante pour ce marché puisqu’elle concentre les deux tiers des réserves de pétrole mondiales, et la faiblesse du dollar, la monnaie de cotisation boursière du pétrole : logiquement, face à la dévaluation de cette monnaie, les agents de change cherchent très souvent refuge dans des matières premières stratégiques, comme le pétrole, l’or, mais aussi les aliments.
Voilà quelques-uns des facteurs sous-tendant la flambée des cours pétroliers ces derniers temps, un marché très tendu, en proie somme toute à la spéculation, à l’incertitude. Par ailleurs, la situation créée au Moyen-Orient, la présence militaire, l’occupation d’un des principaux pays producteurs de pétrole au monde, l’Iraq, par des troupes étasuniennes et alliées, a constitué la toile de fond de ce marché incertain et instable.
Les cours élevés du pétrole influent essentiellement de deux manières sur les cours des aliments. Logiquement, si le pétrole renchérit, les coûts de production et de transport des aliments en font autant. Tout simplement parce que les intrants utilisés en agriculture contiennent une force composante pétrolière : les engrais, par exemple, sont très influencés par les cours pétroliers. De même, plus ceux-ci flambent, et plus le coût du transport augmente, aussi bien celui des intrants que celui des denrées alimentaires.
Randy Alonso. Les engins agricoles, aussi.
Ramón Pichs. Aussi. Le pétrole apparaît tout au long de la chaîne de production et de transport des aliments, ce qui explique, entre autres facteurs clefs, la situation actuelle.
Mais il en est un autre. Cette hausse constante des cours du pétrole a servi de détonateur à l’expansion massive des biocarburants, censément comme une option énergétique durable. Je dis censément, parce qu’elle est en fait intenable dans la mesure où elle ne tient pas dûment compte des retombées sociales et environnementales qu’elle entraîne. Ainsi donc, la proposition du gouvernement étasunien de 2007 de réduire de 20 p. 100 en dix ans la consommation d’essence en lui substituant des biocarburants, sans modifier en absolument rien le modèle de consommation énergétique fondé sur le gaspillage, a eu une influence extrêmement négative sur les cours des aliments.
Deux facteurs, donc : 1) l’incidence des cours élevés du pétrole sur les coûts de production et de transport des aliments ; 2) la façon dont ceci s’articule à cette formule intenable de promouvoir les biocarburants à grande échelle. Ces deux facteurs commencent d’ores et déjà à avoir un coût social élevé en termes d’insécurité non seulement alimentaire, mais encore environnementale : dégradation des écosystèmes, déforestation, diminution des ressources hydriques de nombreux pays, etc.
De plus, on ne saurait oublier que la plupart des quatre-vingt-deux pays à déficit alimentaire sont en même temps des importateurs nets de pétrole. Bref, tous ces facteurs se combinent pour exercer une influence extrêmement défavorable sur des pays qui sont par ailleurs les plus faibles et les plus vulnérables dans l’économie mondiale.
Randy Alonso. Je voudrais insister sur deux points : le fait que la plupart des importateurs d’aliments sont en même temps de gros importateurs de pétrole ; et le fait que le rapport pétrole/denrées alimentaires ne se situe plus seulement de nos jours au niveau de la production dans les champs, dans la mesure où la plupart des produits alimentaires sont traités industriellement dans des usines qui consomment à leur tour de l’énergie. Tout ceci renchérit doublement les coûts.
Ramón Pichs. Exat. C’est toute la chaîne agro-industrielle de la production alimentaire qui est touchée.
Randy Alonso. Pichs a introduit la question des biocarburants. Fidel, je le répète, l’avait abordé dès la première de ces Réflexions, mais aussi dans plusieurs autres, et de nouveau dans la dernière qu’il vient de nous adresser cet après-midi. De toute évidence, le facteur que les observateurs et spécialistes en thèmes alimentaires signalent le plus de nos jours est bel et bien celui des biocarburants.
Eduardo Dimas. Et même, ce qui soulève davantage l’attention, certains qui ne le sont pas, comme Robert Zoellick, qui est en fin de compte un néoconservateur, mais qui vient d’affirmer que le motif de la flambée des cours alimentaires, c’est justement l’utilisation de céréales pour produire de l’éthanol.
Randy Alonso. L’actuel président de la Banque mondiale.
Eduardo Dimas. Oui, mais il avait été avant représentant commercial des Etats-Unis. C’est de toute façon un personnage très lié aux groupes néoconservateurs qui dirigent actuellement les USA.
Je ne sais si vous vous rappelez la fameuse « tournée de l’éthanol », autrement dit celle que Bush a faite en Amérique latine, au Brésil et dans d’autres pays, pour promouvoir la production de ce produit, ce qui a été, si j’ai bonne mémoire, le point de départ des réflexions de Fidel. En tout, depuis, on a continue de produire de l’alcool en grandes quantités, et la production d’éthanol a fait un bond : ainsi, au Brésil, quoique là, la production se fasse à partir de la canne à sucre, autrement dit des mélasses d’arrière-produit qu’elle fournit. Dans ce dernier cas, donc, la canne a donc produit quelque chose, un aliment, du sucre, bien que le Brésil soit en train de produire une canne transgénique qui ne donne plus de sucre, mais uniquement de l’alcool. Pas dans toutes les sucreries brésiliennes, bien entendu, mais c’est là un processus en cours.
Mais les Etats-Unis, eux, en revanche, produisent de l’éthanol essentiellement à parti du maïs ! Dans d’autres pays, le point de départ est le riz. Et au Brésil, la production de soja en hausse dans ce but est en train de provoquer la déforestation de l’Amazonie : il ne s’agit pas de produire de l’huile, mais du biodiesel, ce qui a enclenché bien entendu une hausse des cours des huiles comestibles sur les marchés mondiaux.
Pour en revenir aux Etats-Unis, ils vont y consacrer cette année le tiers de leur production de maïs, qui est en plus subventionnée par le gouvernement, à la production d’éthanol. Ce qui veut dire que le maïs, dont les cours ont déjà doublé – deux cents dollars et quelque la tonne actuellement  – va sans doute continuer sa hausse, mais aussi qu’il commence à manquer sur le marché mondial puisqu’on en consacre une partie à la production d’alcool.
Mais il ne faut pas oublier que le maïs sert aussi à alimenter le bétail, les volailles, de sorte que toute hausse des cours du maïs a des retombées sur ceux de la viande, du poulet et de tous les types de viande. Mais c’est aussi le fondement de l’alimentation de nombreuses cultures : au Mexique, par exemple, où le prix de la tortilla, autrement de la galette de maïs qui est l’aliment de base, a doublé, des manifestations ont éclaté tout récemment.
Donc, les USA vont consacrer le tiers de leur production de maïs à l’éthanol. Oui, mais il faut savoir que cette production a beaucoup augmenté, parce qu’ils ont consacré ces derniers temps au maïs des terres autrefois consacrées au blé et à d’autres grains, ce qui a bien entendu à son tour des répercussions sur les cours de ces derniers produits.
Ainsi donc, la production d’alcool afin de maintenir les standards de vie et les niveaux de consommation d’une société vraiment aliénée de ce point de vue entraîne la conséquence suivante : des centaines de millions de personnes – voire, sur le long terme, trois milliards, comme le dit Fidel – risquent d’avoir faim dans le monde, justement à cause de cette folie consistant à produire de l’alcool, dans ce cas, des carburants, à partir d’aliments de base.
Jean Ziegler, qui est le rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, affirme : « L’utilisation des biocarburants est un crime contre l’humanité. » Cette phrase, associée aux Réflexions de Fidel du 28 mars 2007, donne une idée du fond du problème : sacrifier des centaines de millions de personnes pour qu’un groupe minoritaire puisse avoir toute l’essence et toutes les choses dont il a besoin ! D’autant que, pour produire de l’alcool, il faut aussi des combustibles !
Randy Alonso. Selon certains scientifiques, il faut plus d’un litre de combustible pour produire un litre d’éthanol.
Eduardo Dimas. C’est exact. Du moins, ça l’était à l’époque où je travaillais dans une distillerie…
 Randy Alonso. Ça l’est toujours.
 Eduardo Dimas. Peut-être qu’avec les techniques actuelles…
 Randy Alonso. Non, non, ça l’est toujours.
 Eduardo Dimas. Alors, c’est découvrir saint Pierre pour vêtir saint Paul… Ou pis encore. Je vais vous lire quelque chose de terrible, une dépêche de l’AFP, depuis Bruxelles : « Malgré les dures critiques tournées contre les biocarburants, accusés d’être “un crime contre l’humanité”,  l’Union européenne refuse d’abandonner se projets fondés sur cette source d’énergie, car cela impliquerait d’inverser tout son plan de lutte contre les changements climatiques. “Il n’est pas prévu de suspendre pour le moment l’objectif fixé pour les biocarburants”, a affirmé ce lundi la porte-parole européenne pour l’environnement, Barbara Helfferich. “Nous ne pouvons pas changer un objectif politique, car nous devrions alors avoir un débat sur tous les autres objectifs”, a-t-elle affirmé. »
 Ainsi donc, pour ne pas éliminer un objectif politique : produire de l’éthanol – et pour produire de l’éthanol en Europe, il faut utiliser la betterave, le maïs et d’autres aliments – on va sacrifier des centaines de millions de gens ? Est-ce là le monde où nous vivons ?
 Randy Alonso. À quoi il faut ajouter la concurrence croissante, non planifiée, mais certaine, qu’on va constater dans le monde entre les aliments pour les humains et les aliments pour les animaux. S’il y a rareté dans les aliments destinés aux humains, ce n’est pas seulement à cause de ceux qui sont destinés aux biocarburants, mais aussi parce que toujours plus d’animaux – bovins, porcins, volailles et autres producteurs de viande –  sont alimentés essentiellement de céréales.
 Eduardo Dimas. Mais surtout de maïs, ce qui élève les prix de la viande, de la volaille, de tous les produits à base de viande. Ma question est la suivante : va-t-on sacrifier des centaines de millions de personnes pour maintenir des niveaux de vie et surtout pour n’avoir pas à débattre d’un programme politique ?
 Randy Alonso. À ce sujet, Dimas, je me rappelle des déclarations faites par le principal conseiller scientifique de Gordon Brown, le Premier ministre britannique, le 7 mars dernier. Quand il occupe son poste, John Beddington provoque un grand esclandre en Grande-Bretagne, parce que l’une de ses premières déclarations est que la course accélérée aux biocarburants dans de nombreux pays signifie que toujours plus de terres arables seront consacrées à la production d’agrocarburants et non d’aliments. Selon une dépêche de l’AFP de ces jours-là, « le débat sur les biocarburants, tel l’éthanol produit à partir de la canne à sucre, a été relancé en Grande-Bretagne. L’expert, qui est le principal conseiller en questions scientifiques du gouvernement de Gordon Brown, a clairement affirmé que la priorité croissante accordée aux biocarburants, juste au moment où la demande de vivres a fortement augmenté dans le monde, avait des retombées négatives sur la production d’aliments. Dans son premier discours public important depuis sa désignation au poste de conseiller scientifique du gouvernement, Beddington a souligné que les biocarburants représentaient par conséquent un vrai danger pour la vie de millions de personnes sur la planète. En lançant cette mise en garde, il entre en conflit avec son gouvernement qui s’est engagé à accroître l’utilisation des biocarburants dans les prochaines décennies. »
 Mais c’est aussi une mise en garde à l’adresse de la communauté internationale, car il contredit les discours de plusieurs gouvernements, en particulier des Etats-Unis et d’Europe, en matière de biocarburants.
 Eduardo Dimas. Nous sommes par-dessus tout en face d’une grosse affaire au nom de laquelle peu importe de sacrifier des centaines de millions d’êtres humains, comme cela s’est passé tant de fois. Et le coût de cette grosse affaire est épouvantable. Rappelle-toi Le Rapport Lugano, un livre que tout le monde devrait lire, de Susan George. C’est de la fiction, assurément, mais quand on voit ce qu’il se passe dans le monde actuel, on se rend compte qu’elle ne l’a pas écrit par plaisir et qu’elle a raison de l’avoir fait. Mais il est trop long pour l’aborder ici.
 Randy Alonso. Merci, Dimas, de ton commentaire.

 [Nouveau documentaire sur le thème de la Table ronde, par Marisela Recaséns.] :
 Marisela Recaséns : Un combat artificiel contre les changements climatiques sous les auspices des gouvernements occidentaux, qui le présentent comme une campagne écologique, a favorisé la production et la demande d’agrocarburants. Duperie masquant une nouvelle recolonisation des économies paysannes et de la souveraineté alimentaire du Tiers-monde, dont l’essence est la suivante : semer des aliments pour nourrir des voitures.
 Eric Toussaint (président d’Annulation de la dette) : C’est la conséquence de la décision de gouvernements du Nord, mais aussi du Sud, de réduire les surfaces agricoles consacrées à la production d’aliments au profit de la production d’agrocarburants, ce qui implique moins de terres semées en vue d’aliments, moins d’offre alimentaire et donc hausse des cours.
 Marisela Recaséns : De nombreux pays du Sud sont tombés dans le piège. Au Brésil, où l’on dit que produire de l’éthanol à partir de la canne à sucre peut donner de meilleurs résultats, on occulte un chiffre brutal dénoncé par les exclus et d’autres mouvements sociaux :
 Delmar Mattis (Brésil) : C’est inadmissible. On porte préjudice aux besoins essentiels des peuples, entre autres l’alimentation, pour produire des agrocarburants au profit des voitures des grands centres urbains. Et dans le cas des pays du Tiers-monde, des agrocarburants pour les voitures du Premier monde. Tel est le meilleur diagnostic qu’on peut émettre. C’est la variante d’un modèle qui a à un bout l’agrobusiness – avec aussi le soja – l’élevage, les plantations, les monocultures et la biomasse, tel l’eucalyptus, et à l’autre bout la misère, l’expulsion des petits paysans, avec au Brésil un travail semi-esclave.
 Militant social du Guatemala : Dans mon pays, le Guatemala, à la saison des récoltes, de décembre à janvier, le maïs tombe normalement à 40 quetzals le quintal ; mais aujourd’hui, il se maintient à 150-160 quetzals. Qui peut acheter à ces prix-là alors que le salaire atteint à peine 20-25 quetzals par jour ?  On ôte les aliments aux populations indigènes pour nourrir la population des villes qui mangent du pain. Et le quintal de farine est passé en trois mois de 280 quetzals à 398. Qu’est-ce que ça veut dire ? Que le prix du pain a augmenté bien entendu. On nous ôte les aliments, et c’est une situation désastreuse dans le monde.
 Marisela Recaséns : Un ensemble de raisons explique pourquoi la production d’agrocarburants n’a rien à voir avec une campagne écologique, mais avec un juteux négoce. Il suffit de voir quels sont ceux qui l’orchestrent. Les industries de l’automobile et du pétrole sont les investisseurs ; les transnationales céréalières monopolisent la distribution, tandis que les transnationales des semences et des engrais toxiques produisent en même temps des organismes transgéniques, peu importe si ceux-ci cessent d’être comestibles à la longue et provoquent des désastres en matière de pollution. Aucune des ces transnationales ne se soucient des coûts environnementaux et sociaux élevés de l’agrobusiness, et la plupart de leurs slogans publicitaires sont faux.]

 Randy Alonso. L’une des nouvelles les plus importants de la journée est le nouveau record battu par le baril de pétrole sur le marché international : selon une dépêche de l’AFP, « le baril de pétrole a atteint ce matin un record historique à la bouse de New York, pour atteindre 113,66 dollars, compte tenu de la faiblesse du dollar qui réduit le brut pour les investisseurs à monnaie plus forte et d’un ajustement de l’offre énergétique ». Un nouveau record, donc, qui nous permet de comprendre comment cette question de l’énergie et des aliments ne cesse de se compliquer.
 Ariel Terrero, comment ces cours des aliments influent-ils sur la situation internationale dans ce secteur, sur la crise financière et économique qui se développe aux USA qui a déjà des effets sur le reste du monde ?
 Ariel Terrero. Une série de facteurs influe sur la situation économique mondiale et provoque tous les problèmes de hausse des cours des aliments qu sont en train de causer des mouvements de protestation sociales dans de nombreux pays d’Afrique, mais aussi, tout dernièrement, en Haïti sur notre continent. Cette situation de si grande incertitude s’explique par une série de facteurs difficiles à solutionner, du moins en fonction des règles du jeu du système capitaliste mondial.
 Et parmi ces règles du jeu, il y a le dollar, d’une part, la spéculation, de l’autre.
 Le dollar. Qu’ont fait les USA avec ? Quel piège ont-ils tendu au reste du monde ?  Eh bien, ils ont décidé en 1973 de le faire flotter librement en le séparant de l’étalon-or, et ils en ont fait la monnaie de référence, la monnaie de change dans le monde. Depuis, ils émettent librement une quantité énorme de papier monnaie sans le moindre soutien économique derrière – par exemple l’or ou un autre métal précieux – pour couvrir justement la soif de consommation illimitée et inapaisable de leur population et leurs déficits commerciaux et fiscaux faramineux.  C’est là la manière qu’ils ont trouvé de s’en sortir. Faire fonctionne la planche à billet.
 Or, n’importe quel manuel d’économie politique vous le dira, cette augmentation effrénée de la masse monétaire entraîne une dévaluation de la monnaie, laquelle dévaluation entraîne à son tour une inflation, autrement dit la hausse des prix. Corrélativement, quand le dollar chute, les cours des matières premières, tels les aliments de base, augmentent à leur tour. Voilà ce qui explique la flambée des cours des produits ces trois dernières années : ainsi, ceux du blé, du riz et du maïs ont augmenté en moyenne de 83 p. 100 dans le monde et ont battu tous les records cette année-ci, en plus du soja.
 Certains de ces chiffres sont éloquents. Les cours mondiaux des aliments ont augmenté de 40 p. 100 l’an dernier, mais ceux du dollar ont chuté de 28 p. 100 par rapport à l’euro et de 130 p. 100 face à l’or, un autre produit dont les cours ont eux aussi flambé pour battre des records depuis le début de l’année, pour atteindre plus de 900 dollars l’once.
 Qu’est-ce qui provoque cette tendance ? A quoi il faut ajouter la crise financière qui a éclaté en août de l’an dernier par explosion de la bulle immobilière aux USA, et la crise des crédits et des hypothèques, tout ceci ayant accéléré la tendance à la récession.
 Certains refusent toujours de parler de récession aux USA, bien que toujours plus de données le prouvent.  Je veux parler des macro-indicateurs fournis par les Etats-Unis, comme les ventes au détail, comme le marché immobilier qui sont fondamentaux dans l’économie étasunienne. Parallèlement, il faut dire que le dollar a perdu de son prestige, a perdu de son intérêt pour les spéculateurs, ce n’est plus une monnaie forte, ce n’est plus une garantie d’investir ou de virer des capitaux dans cette monnaie. Alors, que font les spéculateurs ? Eh bien, face à l’inflation, ils cherchent un refuge ou une protection dans des matières premières comme le pétrole, par exemple, ce qui explique les cours records que tu donnais voilà quelques minutes, mais aussi comme l’or, qui bat des records, ou les céréales, essentielles pour l’alimentation et dont la flambée semble irrépressible.
 On constate une tendance générale à la hausse des cours de tous les produits alimentaires,  mais, quand on s’en tient aux chiffres de l’année actuelle, on voit qu’elle a été plus accélérée pour le soja, le maïs, le blé et le riz. Ce qui, bien entendu, entraîne un intérêt accru des spéculateurs pour les produits les plus rentables…
 Randy Alonso. Il vaut avoir en ce moment des tonnes de maïs que des billets verts…
 Ariel Terrero. Le papier ne se mange pas, et je ne crois pas qu’il ferait beaucoup de bien à la santé, tandis que le riz, le blé, le pétrole, les investisseurs et spéculateurs espèrent qu’ils vont continuer de monter, ce qui constitue en quelque sorte un cercle vicieux. Si vous placez votre agent dans le dollar, qui est en chute libre, vous êtes sûrs de perdre, tandis que si vous le placez dans ces produits, dans ces céréales, dans l’or, dans le pétrole, vous êtes sûrs de gagner.
 Randy Alonso. Autrement dit, selon toi, ce ne sont pas seulement des facteurs objectifs, comme la hausse du pétrole, des biocarburants, ou encore la crise elle-même, qui jouent, mais aussi la spéculation.
 Ariel Terrero. Exact. Comme tout le monde vend ces produits, mise sur eux, il existe un rapport d’offre et de demande, d’achat et de vente : j’achète un produit, son prix s’élève ; je vends un produit, son prix diminue. Que  font alors les spéculateurs ? Ils liquident leurs possessions en dollars, si bien que ces ventes entraînent la chute de la valeur de cette monnaie ; mais ils achètent ces produits alimentaires ou autres, ils misent sur eux, et leurs cours s’élèvent.  Ce qui vient s’ajouter aux autres facteurs dont nous avons parlé : la dévaluation du dollar implique en soi une tendance inflationniste sur les produits. Ceci s’ajoute au phénomène de biocarburants dont parlait Dimas, et aussi à la tendance réelle de pays en plein essor économique, comme la Chine, l’Inde et d’autres qui, de ce fait, achètent plus. A quoi viennent encore s’ajouter les stratégies des gouvernements eux-mêmes pour se prémunir d’une situation qui s’annonce chaotique : ainsi, des pays nettement exportateurs d’aliments comme le Vietnam pour le riz, l’Argentine pour le blé ou le soja – l’Australie connaît une grave sécheresse, et la Chine aussi – ont adopté des politiques pour freiner – ou du moins ne pas élever – leurs exportations. Par ailleurs, des pays achètent toujours plus : le Mexique, par exemple, a triplé le volume de ses importations de maïs blanc et de maïs jaune pour garantir ses réserves d’un produit essentiel pour ses habitants et pour la fabrication d’aliments pour animaux. Donc, de nombreux pays achètent maintenant pour faire des réserves stratégiques, pour se protéger, ces achats massifs ayant à leur tour influé sur le cours de ces produits.
 Mais le facteur essentiel de tout ce chaos, à mon avis, c’est la politique des USA vis-à-vis du dollar, une politique scandaleuse, ce que tout le monde reconnaît, ce que reconnaissent les principales institutions bancaires et financières du monde, qui ne peuvent pourtant rien faire pratiquement, parce qu’elles sont liées d’une manière ou d’autre à cette monnaie. Il ne convient à aucun pays de commence à liquider ses réserves en dollars, parce que cette monnaie se déprécierait encore plus. Et l’autre facteur clef, c’est la liberté absolue dont jouissent les spéculateurs sur le marché mondial, qui manient des billions de dollars tous les jours sans le moindre contrôle, même si les pays du premier monde commencent à parler d’adoption de mesures destinées à freiner un peu ce qu’ils appellent la volatilité excessive des marchés financiers.  Honnêtement, j’attends pour voir, parce que je ne crois pas que, compte tenu des règles du jeu, ils puissent faire grand-chose.
 La tendance va donc être aux achats effrénés de ces produits par les spéculateurs, ce qui va continuer de faire flamber les cours, en plus des autres facteurs signalés ici. La situation est extrêmement tendue, mais telle est la perspective à court terme ou du moins pour le restant de l’année, car la récession est bel et bien installée aux USA, ce qui va aggraver encore plus le peu de certitude ou de confiance : rares sont les économistes qui voient dans le placement de dollars une alternative sérieuse.
 Randy Alonso. Ce à quoi il faut ajouter, comme le signalait Marisela, les conditions climatiques qui influent à leur tour sur la production mondiale et donc sur les cours de ces produits. En fait, on vit en plein paradoxe : la FAO, les agences de presse internationales et différents observateurs annoncent que la production de céréales mondiale battra des records cette année-ci ! Ainsi, le 3 avril dernier, la FAO a annoncé une augmentation de la production mondiale de riz de 1,8 p. 100 pour 2008, soit 12 millions de tonnes en cas de conditions météorologiques normales, mais aussi, parallèlement, une élévation des cours de ce produit de plus de 50 p. 100 ces derniers mois. Voyons donc le reportage télévisé suivant :

 Journaliste. A Hong Kong, les acheteurs ont emporté tout le riz possible.  La crise de la hausse des cours a touché presque toute l’Asie, de la Chine à la Thaïlande et aux Philippines. A Manille, les acheteurs ont fait la queue pour acheter du riz pour apprendre finalement qu’ils ne pouvaient acheter que trois kilos par personne à un prix qui est pratiquement le double d’il y a  trois mois.
 Mila Gorospe, cliente. Bien sûr que la hausse du prix du riz nous affecte beaucoup. Comment on peut acheter du riz à  40 ou 50 pesos le kilo, alors que nous n’avons même pas de travail ?
 Journaliste. Les prix élevés ont déjà déclenché des protestations aux Philippines, un des plus gros importateurs de riz au monde. Pour apaiser l’indignation de la population, la présidente philippine, Gloria Macapagal Arroyo, a fait importer davantage de livraisons du Vietnam et de Thaïlande, et le gouvernement a pris des mesures énergiques contre l’accaparement.
 Piolito Santos, directeur adjoint régional. Je ne vois aucune raison pour que les Philippins s’inquiètent pour l’instant de la crise du riz. Nous déchargeons assez de riz en provenance de Thaïlande et du Vietnam.
 Journaliste. Le gouvernement a beau dire, la crise ne semble pas diminuer. Au Vietnam les cultures ont été attaquées par un virus qui a réduit les stocks. Qu’a fait le pays ? Réduire ses exportations de 25 p. 100. Le gouvernement tente de conserver plus de riz dans le pays et d’éviter la hausse des prix.
 D’autres exportateurs de riz limitent aussi leurs ventes, ce qui cause de l’inquiétude au sujet des stocks. Les organisations d’aide disent que les pauvres ont commencé à souffrir dans le monde pour avoir dû rationner leurs livraisons.
 Ceci pourrait causer des troubles dans des pays asiatiques et africains, quand les prix élevés commenceront à frapper les gens aux moindres ressources.
 Les experts ne voient aucun allègement à l’horizon. Ils envisagent plutôt un doublement éventuel des cours du riz, un élément de base pour presque la moitié de la population mondiale, dans les prochains mois.

 Randy Alonso. Igor Montero, vice-président de la société cubaine ALIMPORT, qui se charge d’importer les aliments dans notre pays, est bien placé pour nous parler de cette hausse effrénée des cours des aliments – et aussi du pétrole bien entendu – ces dernières années. Comment cette tendance haussière s’est-elle reflétée pour certains des aliments les plus vendus et les plus consommés par la population mondiale ?
 Igor Montero. La tendance a été comme nous l’avions prévue, car les facteurs analysés ici étaient déjà en jeu dès le début de la décennie : contraction de la production, demande accrue, coûts plus élevés, à qui se joignent plus récemment les biocarburants, la spéculation et la faiblesse du dollar. Bref, on voyait que tout ceci allait influer très négativement sur les cours des aliments : pratiquement depuis 2004,  un marché qui était d’acheteurs est devenu un marché de vendeurs.
 Prenez le cas des Philippines, qu’on vient de voir. Elles ont voulu acheter récemment plus d’un million de tonnes de riz sur le marché international et, tout en ayant les ressources requises, elles n’ont pas pu compléter leurs achats, faute de trouver le produit.
 Cette carence a eu bien entendu pour conséquence la flambée des cours des aliments, surtout ces deux dernières années.
 Je voudrais m’aider de quelques graphiques qui montrent bien cette tendance de 2002 à  2008. J’ai choisi des produits qui font partie du panier de la ménagère, non seulement à Cuba, mais dans le monde entier. Le blé, par exemple, dont on fait le pain, un des produits les plus consommés au monde, est passé de 155 dollars la tonne en 2o02 à 435 actuellement, et la tendance est à la hausse.
 Le maïs – qui veut dire œufs, viande et lait – est passé de 127 dollars la tonne à 315 dollars.
 Le riz, de seulement 223 dollars la tonne, est passé à 855 – avec des cotisations minimales de 1 000 dollars – et c’est l’un des produits dont la hausse peut être la plus élevée sur le court terme. Le riz, nous le savons, est un aliment de base dans le monde entier, pas seulement à Cuba : trois milliards de personnes en dépendent, pratiquement la moitié de la population mondiale.
 Les haricots sont passés de 420 dollars la tonne à 1 100 ; les pois chiches, de 250 à presque 800.
 En ce qui concerne le soja, ce qui veut dire, en plus de la consommation directe, lait, œufs et viande, la farine est passé de 200 dollars la tonne à 465 ; l’huile, de seulement 50o dollars à 1 400 et plus.
 Randy Alonso. Presque le triple.
 Igor Monero. Presque le triple. Le poulet et le poisson, des produits de consommation directe, sont passés, pour le poulet, de 600 dollars la tonne en moyenne à 1 300 ; et, pour le poisson, concrètement la carangue gros yeux, celui que nous importons le plus, de 700 à 1 300 dollars, et la tendance est à la hausse. La Niña agit actuellement dans le Pacifique-Sud, ce qui limite sa prise et réduit donc l’offre de ce poisson.
 La situation est donc bien complexe. Mais je crois que le champion dans tout ça, c’est le lait, qui est passé de 1 567 dollars la tonne en 20o2 à plus de 5 000 dollars en 2008, pour se stabiliser maintenant autour de 4 800-4 950 dollars.
 L’an dernier, répondant à une interview de Granma, autour du 26 octobre, j’analysais ce que nous avons coûté cette hausse des cours entre 2006 et 2007 : pour acheter les mêmes quantités d’aliments, nous avons dû payer 250 millions de plus.
 Si l’on compare maintenant entre 2002 et 2008, cette différence en plus est de près d’un milliard de dollars. En 20o2, les produits du panier de la ménagère nous coûtaient 700 millions de dollars ; aujourd’hui, indépendamment de l’augmentation des achats et en ne tenant compte que des cours, ils nous coûtent un milliard de plus ! Voilà la situation actuelle.
 Tout semble indiquer qu’elle se maintiendra en 2008. Certains produits vont subir des crises plus accélérées que d’autres, bien entendu, comme le riz par exemple, ou les produits oléagineux dont les cours sont partis en flèche à cause des gelées qui ont frappé la Chine en début d’année.  Dans le cas du Vietnam, son riz, en plus des basses températures enregistrées dans le Nord du pays, a été victime d’un parasite, ce qui a réduit ses capacités de production et d’exportation, au point que le pays a dû cesser d’exporter un million de tonnes de riz en quelques jours.
 Randy Alonso. Donc, la situation internationale est bien complexe. Pratiquement, tous les aliments les plus importants ont doublé ou triplé de prix sur le marché mondial. Comme le disait Igor, acheter les même aliments qu’en 2002 coûtera cette année à notre pays un milliard de plus. Et merci de tes commentaires.
 La question que nous analysons a une importance capitale, car il s’agit en fait de la survie même de notre espèce. C’est justement à ce sujet que la FAO a lancé un cri d’alerte ces derniers temps. Une réunion importante se déroule même en ce moment à Brasilia qui aborde la question des biocarburants et où plusieurs pays, dont le nôtre, ont dénoncé le rôle que joue leur production dans la réduction des aliments à l’échelle internationale. Pichs ?
 Ramón Pichs. Oui, la FAO et d’autres institutions internationales ont attiré l’attention sur cette urgence alimentaire qui frappe, bien entendu, les pays les plus pauvres, en particulier trente-sept où, dans beaucoup, ont éclaté de violentes émeutes : en  Haïti, en Egypte, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina-Faso, et dans des pays asiatiques.  Autrement dit, un groupe importants de pays où cette flambée des cours alimentaires s’est traduite par de sérieux problèmes, surtout pour les secteurs les plus pauvres.
 Pour ces populations pauvres, les familles consacrent souvent plus de 60 p. 100 de leurs revenus à l’achat d’aliments, alors que dans le monde développé, ce chiffre n’est que de 10 à 20 p. 100. Ceci provoque une situation très difficile pour trois milliards d’être humains pour lesquels une hausse de prix, si minime qu’elle soit, cause de gros problèmes.
 Par ailleurs,  notre monde compte actuellement 850 millions d’affamés. Or, ces chiffres d’affamés ne cessent d’augmenter – il faut constamment les réviser – dans la mesure où les cours des produits alimentaires de base augmentent aussi pour cette combinaison de facteurs dont nous avons parlé.
 La FAO attire l’attention sur le fait que la facture des importations de céréales augmentera  cette année de 56 p. 100 dans les pays pauvres, – après l’avoir fait de 37 p. 100 l’an dernier – voire de jusqu’à 74 p. 100 dans les pays les plus pauvres, autrement dit, les pays africains à déficit alimentaire, des pays extrêmement pauvres et très vulnérables. Comment peuvent-ils faire face à ce genre de situation ?
 Dans les années 80, nombre de ces pays pauvres et déjà fortement endettés ont été contraints d’une manière ou d’une autre de mettre en place des programmes d’ajustement structurel conçus par certaines des institutions qui font maintenant semblant de s’inquiéter de la situation actuelle, telles que le Fonds monétaire international, alors que ce qui l’inquiète le plus, ce sont les troubles, les émeutes, les manifestions contre le système, et non la sécurité alimentaire de ces pauvres. Dans le cadre des ces programmes d’ajustement structurel, donc, nombre de ces pays débiteurs ont été forcés d’orienter fondamentalement leur agriculture vers l’exportation au détriment de l’agriculture de subsistance et de toute une série de produits agricoles qui constituaient la base de leur alimentation.
 Bien entendu, ces programmes visaient à ce que ces pays disposent à tout prix de ressources d’exportation suffisantes pour payer avant tout leur dette et son service. Leur production agricole à des fins intérieures a tellement diminué qu’ils ne sont plus en mesure maintenant de faire face à cette flambée des cours alimentaires. Leur capacité de manœuvre est extrêmement réduite. Si l’on tient compte du fait qu’on a voulu, ces dernières années, suivre une politique très semblable avec les biocarburants, au point qu’on a accordé à ces pays des crédits et d’autres facilités, non pour remettre sur pied leur économie de subsistance totalement désarticulée, mais pour produire des agrocarburants et les exporter – ce qui revient à reprendre le modèle antérieur – et satisfaire ainsi les gaspillages énergétiques du Nord. Cette combinaison de facteurs se traduit par de graves problèmes pour ces pays dont trente-sept, selon les calculs de la FAO, connaissent une situation plus critique.
 Une conférence régionale de la FAO se déroule cette semaine à Brasilia et a pour thème prioritaire la sécurité alimentaire. Début juin, une conférence de haut niveau de cette même institution spécialisée se tiendra à Rome pour aborder ensemble trois des points que nous avons traités à cette Table ronde et à d’autres précédentes : la sécurité alimentaire mondiale, les problèmes des changements climatiques et les biocarburants.
 Le directeur de la FAO, Jacques Diouf, a souligné qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème économique, mais aussi d’un problème social, d’un problème politique qui doit constituer un avertissement et une préoccupation pour le monde en général.
 Randy Alonso. À ce propos, notre Table ronde est allée demander des déclarations au représentant de la FAO  dans notre pays :

Aglaya Díaz, journaliste. La FAO ne cesse de rappeler que le monde compte 850 millions d’affamés. Ce n’est pourtant que maintenant que les grands médias internationaux se décident à parler de crise alimentaire.
Marcio Porto. Oui, c’est seulement maintenant qu’on parle de la faim à ce niveau avec de nouveaux interlocuteurs, et pas seulement avec ceux qui ont vraiment faim. Le problème actuel n’est pas un simple problème de faim : c’est un problème de commerce, de cours des produits, et il y a une grande différence entre parler de marché et de commerce et de parler de la faim.
Aglaya Díaz. La hausse des cours des aliments est le résultat d’une série de facteurs simultanés.
Marcio Porto. Ce sont essentiellement quatre facteurs : 1) la flambée inouïe des cours du pétrole, à plus de 110 dollars le baril, si bien que les coûts de production agricole ont augmenté, ceux des intrants, du transport et de la distribution, qui ont des retombées négatives sur les cours des aliments ; 2) la croissance économique de pays émergents, surtout des pays très peuplés comme la Chine et l’Inde ; 3) des phénomènes climatiques, dont beaucoup sont survenus l’an dernier, qui ont causé des pertes de semailles et de récoltes ; 4) la spéculation sur les marchés, où joue la concurrence entre la production d’aliments et la production d’agrocarburants.
Aglaya Díaz. Selon cet expert, bien que l’idée de produire des agrocarburants à partir d’aliments soit née dans les années 70, c’est maintenant qu’elle constitue un problème à cause de l’ampleur avec laquelle les pays développés prétendent la développer.
Marcio Porto. Le problème est double : l’échelle à laquelle on pense substituer les carburants aux aliments et la matière première que l’on prétend employer. Aux USA, par exemple, c’est le maïs. Il est difficile de comparer l’effet qu’ont l’utilisation de la canne à sucre et l’utilisation du maïs pour produire de l’éthanol sur la production des aliments, car les gens consomment beaucoup plus de maïs que de sucre. Donc, le choix de la matière première est important.
Aglaya Díaz. L’expert de la FAO estime que l’avenir est peu prometteur, que la situation est critique, surtout en matière de distribution.
Marcio Porto. Le problème n’est pas une carence d’aliments, mais une mauvaise distribution. Le monde produit plus d’aliments qu’il n’en consomme. Notre continent, par exemple, en est un exportateur net : il produit 30 p. 100 de plus que ce dont il a besoin. Si la situation est toutefois critique, c’est que l’accès aux aliments n’est pas le même pour tous. Dans ce domaine, l’inégalité est criante, ce qui explique essentiellement pourquoi notre monde compte encore 854 millions de personnes à insécurité alimentaire, dont 52 millions de Latino-Américains.
Aglaya Díaz. La FAO a convoqué une réunion de haut niveau en juin prochain sur la sécurité alimentaire, sur les changements climatiques et sur les agrocarburants.
Marcio Porto. Elle est très importante. Cuba a un rôle très important à jouer dans cette réunion de ce niveau, dans la mesure où elle n’a cessé d’alerter le reste du monde au sujet des cours des aliments. Cette conférence aura donc beaucoup à gagner avec la présence de Cuba. Et c’est cela que souhaite la FAO : que ses membres discutent à haut niveau des stratégies à mettre en place.
Aglaya Diaz. Le système de distribution est intenable. La FAO avertit que seuls le consensus et la recherche créatrice de solutions de rechange pourront permettre de régler le problème alimentaire dans le monde.

 Randy Alonso. Comme le signalait Pichs, d’autres institutions bien discréditées, mais qui continuent d’avoir des échos dans les médias internationaux, comme le Fonds monétaire et la Banque mondiale, cherchent à attirer l’attention de la communauté internationale sur cette flambée des cours alimentaires et lancent des avertissements. Que dis-tu de ces opinions-là ?
 Ariel Terrero. Elles feraient rire si la situation n’était pas si dramatique et si la vie de tant de millions de gens, dont celle d’enfants, n’était pas en jeu. Ainsi, la semaine passée, on a eu droit à des déclarations d’organismes comme le FMI, qui a été le gendarme financier de l’ensemble de la politique néolibérale imposé depuis les années 90, ou la Banque mondiale et les groupes de pouvoir du capitalisme mondial – je parle de ceux qui tiennent si mal les rênes du pouvoir dans les nations riches, le groupe des sept nations les plus industrialisées, auquel se joint maintenant la Russie, le Groupe des Huit. Ces institutions et ces groupes de pouvoir sont bien entendu très inquiets non de la faim en soi – que les gens meurent de faim n’est malheureusement pas une nouveauté – mais des conséquences que cette situation pourrait avoir sur la stabilité du système.
 J’ai devant moi une dépêche de vendredi dernier tout à fait surprenante, et dont je vais vous lire le chapeau pour que vous voyiez les choses qui peuvent arriver dans notre monde : « Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a tenu à inscrire la hausse des cours des aliments à l’ordre du jour mondial en appelant les leaders du Groupe des Huit à la contrecarrer et à examiner les retombées de la production d’agrocarburants sur les coûts des aliments. » Il a adressé une lettre à ses pairs des nations les plus riches parce qu’ils sont tous très inquiets. Inscrire la hausse des prix à l’ordre du jour mondial ! Je n’en crois pas mes yeux. Comme s’il avait été le premier !
 Mais, bien entendu, ce serait trop demander à ces gros capitalistes de reconnaître que c’est Fidel qui, parmi les dirigeants mondiaux, a été le premier à alerter, et très tôt, au sujet des agrocarburants. Mais des chercheurs, des scientifiques et même des hommes d’affaires ont averti au sujet de ce grave problème aliments/biocarburants. Depuis, on ne cesse d’en parler. Alors, comment affirmer que c’est l’ineffable Premier ministre britannique qui a découvert le pot aux roses !
 Mais n’en restons pas là. Robert Zoellick, l’homme de la Banque mondiale, lance aussi un appel à un New Deal, à la façon dont Franklin Delano Roosevelt avait lancé cette politique dans les années 30 pour faire face à la Grande Dépression et sauver le capitalisme. Quel parallèle historique ! Un pacte des puissants pour tenter de freiner le désastre alimentaire qui s’approche. Mais ce n’est pas tout. Le tout récent président du Fonds monétaire, le Français Dominique Strauss-Kahn, a affirmé que des centaines de milliers de personnes couraient des risques d’inanition ! Seulement des centaines de milliers ? Avec la moitié de la population mondiale vivant au seuil de la pauvreté et environ un milliard de personnes qui se couchent la faim au ventre !
 Randy Alonso. C’est un peu juste, en effet…
 Ariel Terrero. Un peu juste, non ; c’est insultant ! Des centaines de milliers ! Voyez ce que dit cet homme : « Des milliers, des centaines de milliers de personnes souffriront de faim ; les enfants souffriront de malnutrition, ce qui aura des conséquences pour le restant de leurs jours. »  Non seulement, il donne des chiffres ridiculement bas, mais il parle en plus au futur : « souffriront », « des choses graves vont arriver »… Oui, on peut se demander : que se passe-t-il donc pour qu’après tant d’années de catastrophes économiques, de la moitié du monde plongée dans la pauvreté et la marginalisation, ces organismes s’en inquiètent maintenant ? Est-ce donc les biocarburants qui les tracassent, ou alors la stabilité du monde, les risques que peuvent provoquer ces politiques-là, ces émeutes, ces révolutions qui pourraient voir le jour, et qui sont même en train de le voir sur notre continent ? Ont-ils donc peur pour la stabilité d’un monde fondé avant tout – et créé dans ce but – sur une distribution foncièrement déséquilibrée, inéquitable des richesses, où le Nord riche vit grâce à la pauvreté du Sud ? On dirait que les pauvres du Sud commencent à se lasser de leur rôle, et c’est cela qui inquiète le Nord. Pourtant, ce Nord n’a même pas la décence d’appeler les choses par leur nom et nous affirme sans broncher : « Des centaines de milliers de personnes vont avoir faim » !
 Randy Alonso. La sinistre ironie de la politique actuelle… En tout cas, les pays les plus pauvres, tu le disais, vivent une situation tragique. Sur notre continent, c’est le cas d’Haïti, dont on a parlé ces derniers jours. Voyons comment Telesur voit les choses :

Citoyen. Lundi matin, si le prix du riz ne descend pas beaucoup, nous descendrons de nouveau dans la rue, parce que rien n’a changé pour l’instant.
Journaliste. La baisse des prix du riz se fera de concert avec les importateurs privés qui assumeront un manque à gagner de trois dollars par sac, tandis que le gouvernement prendra le reste en charge.
René Préval, président haïtien. Nous n’allons pas subventionner avec de l’argent public. Grâce à la coopération internationale, nous disposons de trois millions de dollars en vue de subventions : nous apporterons cinq dollars pour que le sac puisse passer à quarante-trois dollars. Si nous pouvons disposer de plus, nous l’ajouterons pour que le sac puisse diminuer encore plus.
Journaliste. En attendant, le parlement étudie la nomination d’un nouveau Premier ministre, après que les sénateurs de l’opposition ont obtenu la démission de Jacques-Edouard Alexis, l’accusant de ne pas être arrivé à contrecarrer la hausse constante du coût de la vie.  Le président Préval, bien qu’en désaccord, a accepté cette motion de censure contre son Premier ministre.

 Randy Alonso. Voilà la situation en Haïti : un Premier ministre chute à la suite des émeutes massives qu’0nt provoquées les hausses du prix du riz. Ces émeutes dont parlent des politiciens et que redoutent tant les organismes internationaux. Et ils ont raison, parce que, dans les pays les plus pauvres, les habitants ne supportent plus leur faim au ventre et les hausses continuelles des denrées alimentaires. Des médias alertent à ce sujet, et des observateurs, des spécialistes. Ce dont nous parle notre journaliste Aixa Hevia, surfant sur Internet.
 Axia Hevia. La première nouvelle concerne une autre institution internationale, l’Unicef, dont la porte-parole, Véronique Taveau, s’est dite extrêmement inquiète devant la hausse des produits de première nécessité, car cela aurait de graves conséquences sur les foyers, car les familles seraient obligées de réduire leurs dépenses et de retirer leurs enfants de l’école pour les faire travailler. Ici, l’inquiétude porte sur l’éducation.
 Même les médias étasuniens ont commencé à s’inquiéter de cette crise alimentaire causée par la hausse des prix, comme le confirment les articles d’opinion. Ainsi, certains commentaires affirment que les aliments et le pétrole bon marché appartiennent à une époque révolue dans le monde.  Des médias alternatifs analysent cette crise alimentaire. Ainsi, Juan Carlos Guerra analyse dans Rebelión, ce media espagnol, la hausse des prix, en 2007, du blé, du riz et du soja qui sont, avec le riz, les aliments les plus consommés au monde : le riz, le blé et le maïs constituent à eux  trois plus de la moitié de la production alimentaire mondiale. Selon la FAO, le blé est l’aliment de base de 2,5 milliards de personnes et celui qui fournit le plus de calories et de protéines ; il occupe 17 p. 100 des terres arables dans le monde, tandis que le riz et le maïs sont les aliments les plus consommés en Asie, en Amérique latine et en Afrique, constituant le quart de la consommation alimentaire des régions les plus pauvres de la planète. L’article analyse les conséquences de cette flambée des cours pour ces régions.
 On parle aussi des explosions sociales que cause cette hausse des aliments dans nombre de ces pays,  non seulement dans notre région, mais encore en Afrique.
 La FAO alerte au sujet de ce qui risque d’arriver, et voici l’une des informations les plus diffusées sur Internet : « Début avril, la hausse des cours des produits agricoles a engendré de graves émeutes sociales dans la région », a signalé José Graciano da Silva, directeur général de la FAO pour l’Amérique latine et les Caraïbes, ce que d’autres fonctionnaires ont affirmé ces jours-ci.
 En Haïti, ces protestations ont causé la mort de cinq personnes dans la semaine. En Egypte, la crise du pain, l’aliment essentiel, a causé la mort de plus de cinquante personnes ces deux derniers mois à cause des bousculades pour en acheter, dont quinze morts rien qu’en une semaine. Le prix du pain a monté de 35 p. 100, et celui de l’huile de 26 p. 100.
 On trouve aussi sur Internet de tristes images de troubles en Inde, en Côte-d’Ivoire, aux Philippines, dans ce cas pour le riz.
 Selon Europa Press, de ce lundi, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a alerté au sujet de la hausse rapide des aliments et dit que cent millions de personnes de plus pourraient sombrer dans la misère.
 Les informations selon lesquelles le FMI et la Banque mondiale accusent maintenant les agrocarburants de la crise ont été largement diffusées ces jours-ci. L’Europe est préoccupée à son tour des conséquences des biocarburants.
 J’ai aussi découvert quelque chose de très intéressant : pour les médias, surtout alternatifs, qui s’attachent à analyser les phénomènes agro-écologiques, les Réflexions de Fidel sont des références.  De même, depuis avril-mai de l’an dernier, l’ONU partageait les inquiétudes de Fidel au sujet des agrocarburants, tandis que des organes aussi prestigieux dans le monde que The Economist et The New York Times donnaient raison à Fidel.
 
Randy Alonso. A ces nouvelles d’Aixa, il faudrait en ajouter une de cet après-midi : l’Unesco a averti que la hausse des cours des produits alimentaires risquait de provoquer une explosion sociale imminente si les pays agricoles ne réforment pas leurs politiques, tandis que des pays touchés, comme les Philippines et l’Indonésie, tentent d’organiser l’approvisionnement des plus pauvres.  Le document, élaboré par quatre cents scientifiques, se fait l’écho de cette crainte d’une vague planétaire de troubles sociaux et politiques. Je te remercie, Aixa, de tes commentaires.

[Documentaire vidéo :
Journaliste. Le problème de la faim s’observe techniquement sous deux formes : en tant que sous-alimentation, il traduit une consommation quotidienne de calories insuffisante ; en tant que dénutrition, il expose les difficultés des gens à absorber les nutriments des aliments. Mais, indépendamment de ces concepts techniques, la persistance de la faim compromet la vie de ceux qui en souffrent. 14 p. 100 de la population mondiale souffre de la faim. Trois continents concentrent 93 p. 100 de la population mondiale dans ce cas. En Asie et dans le Pacifique, la faim touche 16 p. 10o de la population ; en Afrique et au Moyen-Orient, 42 p. 100 ; en Amérique latine et dans les Caraïbes, 10 p. 100, avec de plus forts pourcentages en Haïti, au Guatemala, au Nicaragua, en Equateur, au Pérou, en Bolivie et au Paraguay.
 Elizabeth Gutiérrez, médecin péruvien. Dans ce département, il y a une grande quantité d’enfants dénutris. Il n’y aura aucun développement tant qu’on ne luttera pas contre la dénutrition. Le développement humain n’y existera pas.
José Graciano da Silva, représentant de la FAO pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Si les enfants ont faim, ils auront beau aller à l’école, mais ils n’apprendront rien ; si une maman a faim, elle ne peut pas alimenter correctement son enfant ; un travailleur affamé a une faible productivité.
Francisca Madani, Bolivienne. Parfois, on a mangé, parfois pas, parce que Dieu seul sait pourquoi il n’y a pas de travail.
José Graciano da Silva. Sauf en Afrique, l’existence d’affamés est faute de ressources, et non faute de produits : autrement dit, les gens n’ont pas d’argent pour acheter les produits nécessaires, c’est le cas de l’Amérique latine. On estime aujourd’hui que la production alimentaire de l’Amérique latine est quatre fois supérieure aux besoins réels. Bref, ça devrait être un sous-continent où la faim n’existe pas.
Carmelo Gallardo, du Programme de sécurité alimentaire pour l’Amérique centrale. Toute une série de problèmes structurels très difficiles à régler se maintient : une grande inégalité, une géographie difficile à vulnérabilité environnementale, des problèmes de propriété de la terre, les changements climatiques, des sécheresses plus prolongées.
Journaliste. Eliminer la pauvreté extrême et la faim sont le premier des Objectifs du millénaire pour le développement adoptés en 2000 par 184 pays des Nations Unies.
José Graciano da Silva. La pauvreté engendre la faim,  mais la faim engendre aussi la pauvreté.
Jorge Chediek, coordinateur de l’ONU au Pérou. Ni la pauvreté ni la faim ne se solutionnent par une approche unisectorielle, il faut des réponses multisectorielles. Par exemple, la faim n’est pas simplement un problème de repas ou de production de repas, il existe des facteurs culturels, des facteurs d’eau, d’assainissement, d’éducation, de coction des aliments. Si tout ceci n’est pas abordé intégralement, l’impact voulu ne sera pas atteint.
Journaliste. Le concept du droit à l’alimentation a été repris pour donne la priorité à la suppression de la faim.
Carlos Condorin, Bolivien. Tout être humain devrait avoir ce droit à pouvoir d’une certaine manière protéger sa santé, se nourrir.
Walter Belik, coordonnateur de l’Initiative de la FAO pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Les gens peuvent, en poussant les choses à l’extrême, engager un procès contre l’Etat s’ils n’ont pas de quoi manger. C’est un pas important dans l’évolution des droits.
José Graciano da Silva. C’est pour cela que nous nous battons : que les pays acceptent à titre de loi le droit de l’homme à l’alimentation.].

 Randy Alonso.  Nous sommes donc devant une crise internationale qui aura une importance capitale pour l’avenir de l’humanité. Qu’en penses-tu, Dimas ?
 Eduardo Dimas. Une crise qui, comme toute les autres, frappent surtout les pays pauvre, autrement dit ceux qui ont le moins de capacité de réponse. Ces trente-sept pays dont on parle comprennent vingt et un pays africains, neuf asiatiques, parmi lesquels il vaut la peine d’en signaler deux : l’Iraq et l’Afghanistan, les deux pays attaqués par les USA, quatre latino-américains et deux européens.
 Mais je voudrais signaler un point important : quel sont les gros bénéficiaires de cette crise ? Les transnationales qui vendent des produits alimentaires et les transnationales produisant des OGM. Pour les premières, il est facile de comprendre pourquoi ; pour les secondes, c’est le meilleur moment pour introduire des semences transgéniques qui transforment les paysans, quels qu’ils soient, nous le savons, en dépendants de ces OGM. Nous ne pouvons l’oublier, car ce facteur est latent dans toute cette crise.
 Randy Alonso. Igor, cette crise internationale touche bien entendu Cuba, qui doit dépenser infiniment plus pour acheter les mêmes quantités de produits alimentaires. Comment Cuba s’en sort-elle ?
 Igor Montero. Oui, c’est un gros problème, bien sûr. Notre pays, toutefois, prévoyant cette situation parce qu’il était au courant depuis longtemps, a pris une série de mesures qui ont pu amortir un peu les effets de cette facture alimentaire accrue. Mais la solution n’est pas là. Pour paraphraser ce que disait le compañero Raúl Castro le 26 juillet dernier, la solution est qu’il faut produire pour avoir plus. Et nous devons produire en faisant preuve de rationalité et d’efficience, afin de pouvoir réduire nos importations, surtout des produits que nous pouvons faire pousser ici. Or, la production agricole nationale est loin de satisfaire les besoins.
 Mais on commence à constater les premiers résultats. Ariel signalait précisément dans son programme de la matinée une augmentation des productions de lait, d’œufs, de viande de porc. Il existe une politique bien coordonnée pour substituer des importations de produits de base, pas seulement ceux du panier de la ménagère, mais aussi de produits destinés au tourisme et au marché intérieur en devises. Et notre pays étudie toute une série d’autres mesures pour mieux rationaliser certaines consommations en les adoptant à la réalité actuelle.
 Mais nous ne devons jamais oublier que notre pays, à la différence de tous les autres, est soumis depuis très longtemps à un blocus économique, commercial et financier rigoureux, et maintenant renforcé depuis Bush, de la part des USA. Nous devons donc être très prévoyants sur le plan économique et adopter toute les mesures requises justement pour réduire les effets désormais mondiaux de la crise qui, dans notre cas, viennent aggraver ceux du blocus.
 Randy Alonso. Ariel aborde cette situation depuis longtemps dans ses commentaires télévisés et dans sa chronique de la revue  Bohemia. Notre pays, faut-il le rappeler, a garanti le droit de tous ses citoyens à l’alimentation, sans la moindre exclusion, et il doit donc faire face à cette crise en conservant cette politique de non-exclusion. Mais je crois que nos meilleures réserves, indépendamment de ce que notre pays peut faire en matière d’importations de produits étrangers, sont en nous-mêmes.
 Ariel Terrero. Exact. La différence avec les autres pays, c’est que les Cubains pensent que nous sommes à part de cette situation, parce qu’il ne constate pas dans sa consommation quotidienne les brusques hausses des prix qui sont monnaie courante ailleurs, et même dans les pays du premier monde – je me rappelle que, l’an dernier, les Italiens ont fait en quelque sorte la « grève des spaghettis » pendant une journée pour protester contre les prix élevés de ce produit. Ici, les prix ne flambent pas ou n’oscillent pas comme ils le font ailleurs.
 Ainsi, même si la farine de blé, on l’a vu, a énormément renchéri, le prix du pain est resté le même. Oui, mais ce maintien des prix intérieurs pèse lourdement sur l’économie nationale, sur notre Etat, qui doit dès lors y consacrer des sommes qu’il pourrait destiner à d’autres investissements en faveur de la population. Ce qui nous ramène à un point clef : la sécurité alimentaire qui est pour nous, comme le rappelait Igor, doublement importante à cause du blocus et à cause de la crise mondiale.
 Notre pays a fait de nombreux investissements, depuis la construction de silos pour augmenter les capacités de stockage des réserves alimentaires jusqu’aux mesures actuellement en cours pour élever la production nationale et mieux satisfaire par conséquent nos besoins sans avoir à tant importer.
 Un exemple : la hausse des prix d’achat aux producteurs de lait a entraîné une élévation de la production. Pareil pour la production de viande de porc, au point que, depuis février de l’an dernier,  notre pays a cessé d’en importer et satisfait à ses propres besoins, même dans le tourisme.
 Randy Alonso. Je me rappelle que dans un des ses interventions spéciales en 2005, Fidel avait annoncé ce genre de mesures qui donnent maintenant leurs premiers fruits.
 Ariel Terrero. Exact. Il se passe la même chose dans la production de pommes de terre, dans d’autres productions, dans celle du riz, par exemple, qui a commencé à décoller, quoique encore très lentement. Cuba est en mesure de produire du riz. Ce n’est pas le cas du blé, à cause du climat, et nous devrons toujours en importer, mais nous devrions être capables de produire tout le riz dont nous avons besoin et de produire des céréales destinées à l’alimentation du bétail. Bref, Cuba dispose des capacités et nous devons les utiliser à fond.  Les mesures récemment adoptées vont dans ce sens et peuvent donner de bonnes surprises sur ce point clef : la sécurité alimentaire.
 Randy Alonso. Je vous remercie tous de vos interventions à cette Table ronde qui constitue, je crois, une petit contribution pour mieux faire comprendre à notre population la réalité dans ce domaine, pour lui faire mieux prendre conscience, pour élever sa culture économique, parce que la situation alimentaire mondiale a forcément des retombées sur notre pays et doit nous inviter tous à chercher des solutions, à être plus efficaces, à chercher nos propres solutions pour faire face à cette très grave crise alimentaire mondiale.
Bonsoir à tous et à demain.
 

22:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, histoire, actualite, romain, economie, presse, medias, silence, information, television, capitalisme, democratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/05/2008

02/02/2008: STALINGRAD !

Le 2 février 1943, avec la capitulation des derniers soldats et officiers de la VIème armée allemande, se terminait la bataille de Stalingrad. "Trois jours de deuil national", décrétait alors, le Führer. 
Fin août 1942, les forces nazie atteignaient la Volga,  au nord, puis au sud de la  ville. Stalingrad, adossée au grand fleuve, était totalement encerclée. Ce furent d'abord les milices ouvrières, avec les chars à peine peints, sortant directement des usines de la ville, qui opposèrent la première résistance. Début novembre, la cité fut occupée à 90% par la Wehrmacht. 
Tout au long de ces trois mois, la bataille fit rage dans chaque rue, dans chaque maison. On se battait d'étage à étage. "Une fois la cuisine occupée, on se battait pour la salle de séjour..."et ça se poursuivait jusque dans les caves. Les Allemands appelaient ces combats la 'Rattenkrieg', 'la guerre des rats'. La fameuse colline de Mamaev, avec ses 102 mètres, objectif permanent des Allemands pour dominer l'autre rive fut prise et reprise plusieurs fois, au prix de 10.000 soviétiques tués, dans une seule journée. 
Les renforts de l'Armée rouge  traversaient la Volga sous un déluge de feu : les stukas, l'artillerie lourde bombardaient, jour et nuit, la ville et le fleuve. L'espérance de vie d'un soldat soviétique fraîchement lancé dans la fournaise, n'excédait pas 24 heures...
Forte de cette résistance héroïque, coûteuse en vies humaines, la 62ème armée du général Vassili Tchouikov, déclanchait, le 19 novembre, la contre-offensive au nord et au sud de la ville. 
Le 23 novembre, la 62ème armée allemande était encerclée. Des contre-attaques, menées de l'extérieur par les forces blindées de von Manstein, ne réussirent pas à briser l'étau qui se resserrait de jour en jour. Commencée le 31 janvier, la capitulation  est signée le 2 février, par le général Friedricht von Paulus, commandant la VIème armée,  fait maréchal la veille par Hitler, Plus de 90.000 prisonniers avec des milliers de chars et de canons, 
Des centaines de milliers de morts, tel est le bilan  de la plus sanglante bataille de l'histoire. 
Stalingrad constitue le premier désastre de l'Allemagne nazie. Il allait sceller son  destin.
Tous les peuples d'Europe, le nôtre entre autres, ont vite senti que la guerre, à Stalingrad, avait  pris un tournant décisif.  La résistance intérieure s'en est trouvée  renforcée. Les Alliés ont compris qu'il était temps de songer à préparer un second front, s'ils ne voulaient pas voir l'Union soviétique tirer seule les avantages de la victoire.

Mais la bataillede Stalingrad n'aurait pas été possible sans d'autres victoires, dont on ne parle pas assez. D'abord, à l'automne 1941, l'arrêt, puis le premier recul de la Wehrmacht devant la capitale. Hitler, le 2 octobre, triomphait : "Je vois d'ici les clochers de Moscou !". Et début décembre, le front s'en était approché à 30 kilomètres...C'est alors que la levée en masse des civils moscovites a bloqué l'avance ennemie, et permis ainsi de passer à la contre-offensive, qui rejeta les Allemands à plus de 50 kms. 
Il faut aussi rappeler le siège de Léningrad durant 900 jours. Le 8 septembre 1941, les soldats nazis atteignaient les faubourgs de la métropole du Nord, qu'ils parvenaient à encercler.  Ils ne devaient pas pénêtrer plus avant dans la ville de Lénine, Les Soviétiques ont payé le prix fort : 300.000 morts militaires, et plus d'un million de civils, victimes de la famine.

Le rôle capital joué par l'Union soviétique dans cette guerre est, aujourd'hui, occulté. Les victoires décisives remportées sur l'Allemagne hitlérienne par l'Armée rouge ne sont pas enseignées dans nos écoles.  Les politiques et les médias, porte-paroles du capital,  osent placer le communisme, au nom duquel tant de millions d'hommes sont morts pour la liberté, au même titre que le nazisme, auteur de tant de crimes ! 
Ce "déviasionnisme historique" a pour objectif de détourner les peuples de la lutte nécessaire contre l'asservissement et la domination de l'argent, en les privant d'espoir et de perspectives. 
Non, l'Histoire ne s'est pas arrêtée à Stalingrad ! 

par Jean Lévy publié dans : Internationalisme        recommander

16:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, actualite, histoire, belgique, urs, stalingrad, capitalisme, guerre, fascisme, imperialisme, liberte, democratie, medias, presse, information, television, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/05/2008

14/04/2008: RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption ...

-------- Message original -------- Sujet: ben, ça alors ! RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption
Date: Mon, 14 Apr 2008 04:23:11 EDT
Pour ::
Xarlo@aol.com

ça vous coupe la chique, non?
 
****************
 
RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption

PAR JEAN-GUY ALLARD
Reporters sans frontières (RSF) garde un silence total depuis quelques jours sur la scandale de corruption qui dégringole sur les principales sources de fonds aux Etats-Unis, le Cuban Freedom Center, de l'agent de la CIA, Frak Calzon, ami personnel du Secrétaire perpétuel et autoproclamé de l'organisation française Robert Ménard.
Le porte-parole de Bush, Scott Stanzel, a révélé il y a peu que le cas de Felipe Sixto, un conseiller présidentiel sur les questions cubaines et de Puerto Rico qui travaillait durant des années avec Calzon a été transféré au Département de la justice après qu'a été découvert que ce fonctionnaire était impliqué dans des activités de détournement de fonds.
Menard reçoit depuis longtemps de généreux subsides de l’organisation de Calzon, avec lequel il a noué des relations d'amitié.
L'utilisation illicite de fonds provenant de la United States Agency for International Development (USAID) a été détecté à la fin de janvier 2008, selon la confession de Calzon dans des déclarations publiques dans lesquelles il nie désespérément toute responsabilité dans les activités criminelles de son bras droit.
Selon AP, Sixto a laissé son poste à l'organisation de Calzon et s'est incorporé au bureau des Affaires intergouvernementales de la Maison Blanche comme conseiller spécial du Président au mois de juillet dernier et « avait comme mission le contact avec les fonctionnaires hispaniques, les groupes indiens et les législateurs des états dans les affaires concernant les relations avec Cuba, Puerto Rico, l'hygiène, les questions du travail, ou du milieu ambiant ».
Jusqu'à aujourd'hui, Calzon s'est abstenu d'expliquer pour quoi Sixto, qui était son plus indispensable collaborateur, a accepté subitement de quitter son organisation l'été dernier.
le GAO AVAIT DEJA MIS LE DOIGT DANS LA PLAIE
Résidant à Washington, le Cuban Freedom Center prétend passer pour une « organisation non gouvernementale » dont la mission est de promouvoir « les droits de l4homme et la transition démocratique » à Cuba. Sixto, un cubain de Miami résidant à .Frederick, Maryland, entretient des relations assidues avec les membres connus de la mafia cubanoaméricaine.
RSF possède en Floride des liens étroits avec des individus identifiés par le FBI lui-même comme terroristes et avec des groupes qui appuient ouvertement le terrorisme contre Cuba.
« Rien jusqu'ici ne met en relation le Cuban Freedom Center et je suis sûr que rien (en plus) ne l'a impliqué ou est actuellement impliqué dans ces activités », a juré Calzon à la AFP. L'agence Française affirme dans un câble que l'organisation de Calzon et de Sixto a envoyé à Cuba « des milliers de livres, ordinateurs portables, radios ondes courtes et médicaments »
Cependant, une enquête du General Accountability Office (GAO) un bureau de contrôle du gouvernement fédéral dans un rapport de 50 pages publié il y a quelques mois note que très peu des dizaines de millions distribués pour la USAID sous la Rubrique Cuba est effectivement parvenu dans l'île.
Un nombre important des organisations parasitaires de la « dissidence » de Miami s'est approprié cette fortune quand elle a touché la Floride.
Plus de 95% , c'est-à-dire la quasi-totalité des 65,4 millions du budget Cuba de la USAID examiné par le GAO a été attribué «en réponse à des propositions non sollicitées » sans justification légale, révélait le rapport.
Parmi les grands bénéficiaires de cette opération de détournement de fonds on trouve Cuban Freedom Center, de Calzón, qui a bénéficié de plus de 5 millions entre 1996 et 2005.
Comme si cela n'était pas suffisant, la USAID a reçu des subsides également de National Endowment for Democracy (IRI) et de la International Republican Institute (IRI), deux autres pourvoyeurs de RSF. Ce n'est pas par plaisir que Robert Ménard maintient un bureau à New York, et dispose d'une signature comptable en Virginie, à quelques minutes du Bunker de la CIA, en plus d'un compte bancaire nord-américain auquel lui seul a accès.
CALZON, UN EX TERRORISTE DU GROUPE ABDALA
A la fin des années 60, Frank Calzon, alors agent spécial de la CIA, a été le dirigeant du groupe terroriste Abdala, lié au mal nommé Front de Libération National de Cuba (FLNC).
Calzon devint à être directeur exécutif de la Fundación Nacional Cubano Americana (FNCA), depuis sa création en 1981, sous la directive de la Maison blanche de Ronald Reagan. Une organisation connue pour son appui aux activités criminelles du terroriste Luis Posada Carriles.
A partir de 1987, il passa à l'organisation d'extrême droite Freedom House pour là se créer une organisation propre,le Cuban Freedom Center, qui immédiatement reçut 400 mille dollars de la part du Gouvernement des Etats-Unis.
Ménard a connu Calzon à ce moment-là par l'intermédiaire de Otto Reich, un autre haut fonctionnaire nord américain, né à Cuba de père autrichien.
Durant ces années Robert Ménard nia ses relations avec Calzon.
En mars 2004, Ménard et Calzon se présentèrent en public ensemble, avec une mercenaire connue de Miami, Silvia Iriondo, dans une réunion avec les députés européens, provoquée par les alliés de José María Aznar dans l'Union Européenne.
En mai, Calzon mit la main sur 5 des 34 millions que Bush avait assignés pour la bonne marche de son plan d'annexion de Cuba. Reporters sans frontières s'est alors attribué une part du gâteau. Cependant, il fallut attendre un forum sur internet de l'hebdomadaire Nouvel Observateur, le 22 octobre 2004, pour que le chef de RSF reconnaisse ouvertement ses liens avec l'ex-agent de la CIA.
Pendant ce temps-là il développait en France des campagnes médiatiques qui montraient aux secteurs progressistes, que le chef de RSF obéissait aux directives très claires des renseignements nord-américains, Ce qui expliqua pourquoi il resta silencieux il y a peu quand d'importants médias progressistes comme la page web rebelion.org et l'Agence Bolivarienne d'Information ont été censurés par divers serveurs d'Intenet en Suisse et d'autres pays d'Europe.
Face au scandale Sixto-Calzon, Ménard a préféré éviter la question et réaliser en France une bruyante campagne contre la Chine, avec la presse française, propriété des mêmes grandes fortunes qui le soutiennent.
Néanmoins à Miami, il apparaît que la cas Sixto-Calzon est seulement la pointe de l'iceberg et que de nouvelles investigations pourraient promptement révéler d'autres scandaleux chapitres de la sale guerre contre Cuba menée depuis 50 ans par le gouvernement de Washington.
J.G.Allard
Canada

22:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, actualite, histoire, courcelles, rsf, tibet, chine, cia, democratie, liberte, presse, medias, information, television, usa, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/04/2008

23/0/2008: l'ânerie en politique ...



-------- Message original --------

Sujet: l'ânerie en politique
Date: Wed, 23 Apr 2008 11:46:02 +0200
De: Comité Valmy <info@comite-valmy.org>


 
Le Dalaï-lama "citoyen d'honneur" de Paris   ...  Ou de "l'ânerie en politique"...
brève de Charles Gilbert sur le site du Comité Valmy: www.comite-valmy.org

La ville de Paris logeait déjà un âne à l'Elysée. Voilà qu'elle en abrite un deuxième dans son  Hôtel de ville. Les braiements de cette nouvelle avant-garde de l'ânerie annonce à coup sûr la fusion de leurs semblables dans la nouvelle cavalânerie socialUMPiste en voie de formation.

L'âne de l'Elysée, le premier s'était  tiré une balle dans le pied en fonçant, front obtus,  sur le chiffon rouge agité par le Ménard sans frontière, mais pas sans dollars. Ses maîtres, atterrés par tant d'ânerie, ont dû lui ordonner un demi-tour sans protestation ni murmure en lui rappellant la fonction mercantile de ses pérégrinations dans l'Empire du Milieu (le Zhong Guo, seule terre entre les Océans et les Barbares) qu'il était en train de saccager. Il a, paraît-il des "conseillers" ! Que serait-ce donc s'il n'en avait pas ? Entre temps, deuxième balle dans le pied : des patrons employeurs de "sans papiers" entreprennent de casser son  programme touristique de charters expulsifs laborieusement installé !

Et voilà qu'en écho, un second âne, chaleureusement soutenu par les braiements du  marécage vert qui encombre l'Hôtel de Ville, se met à braire vers le vieux lama arrièré,  pensionnaire de la CIA et autres fondations pieuses. Admirons au passage l'héroïque audace de ces partis -communistes, et centristes- qui ont réussi à s'abstenir peut-être pour ne pas  fâcher trop leurs partenaires socialUMPistes, pensant probablement qu'il ne faut pas se mettre à dos une poignée de crétins parisiens pour un malheureux milliard et quelques de lointains chinois à peine sortis de la barbarie et pressés d'y rentrer à nouveau.
Bref, Paris étale jusqu'à l'obscènité la profonde misère politique des "Z'élites" françaises dont la soumission au maître angloricain en pleine débacle  n'en finit plus de nous faire vomir.

A quoi bon s'attarder sur ces lugubres débats d'un spectacle crépusculaire quand l'orage gronde à l'horizon ? 

18:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, chine, courcelles, dalai-lama, droits de l homme, france, medias, politique, propagande, repression, democratie, euro-dictature, general, histoire, imperialisme, liberte, paris, presse, romain, tibet, verts | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/04/2008

12/04/2008: "Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin"...


-------- Message original --------

Sujet: Daniel a dit
Date: Sat, 12 Apr 2008 10:06:25 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


"Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin"
Devinez qui a dit ça?
Cohn-Bendit,
le 26 mars en séance plénière au parlement européen 
Déclaration reprise sur son site personnel  
Il avait déjà été splendide en ce qui concerne la guerre pour démembrer  la Yougoslavie, il reste fidèle à lui-même pour ce qui concerne la Chine en 2008
------------------------------------
Site d'intellectuels chinois dénonçant les médias occidentaux qui manipulent à souhait les images des évènements de Lhassa

11/04/2008

10/04/2008: TIBET - HAITI: la différence ... ?


TIBET - HAITI: la différence ... ?

Je ne sais pas si vous avez effectué les comparaisons néccessaires (?).
-dès le début des émeutes de Lhassa, les ricanos-occidentaux, leurs médias sécurisés et domestiqués et tous les bourreurs de crane (Ménard-Rsf en tête), ont aussitôt parlé de manifestations pacifiques, de violations des "droits de l'homme", de répression et de désinformation de la part des Chnois. Et cela continue ...
-aujourd'hui les mêmes médias titrent "émeutes en Haïti". Là, le peuple est en  grève et en révolte dans un des pays du Monde "libre" parmi les plus pauvres du monde. La misère s'amplifie, les gens protestent contre la vie de plus en plus chère (jusqu'à 80% pour les produits de première nécessité) et vont bientôt crever de faim dans la rue, sont à bout ... Sans parler du reste sur le plan humain...
Là, pas question de répression, de violations des droits de l'homme ... Il est vrai qu'il y a 3 - 4 ans, Ricains, Canadiens et Français sont allés mettre leur nez et que la répression, dans ce pays désormais occupé lui aussi, se fait sous le sigle "UN".
Alors ? La vérité en Haïti, comme au Tibet, ne comptez pas sur nos journalistes "libres" et totalement "indépendants" pour vous la dire ... Chez nous la presse n' est pas censurée, elle est tout simplement manipulée par les comédiens de service...
RoRo

21:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, chine, cia, democratie, droits de l homme, histoire, imperialisme, medias, presse, propagande, romain, silence, usa, politique, dalai-lama, repression, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/04/2008

10/04/2008: S’agit-il de s’intéresser au Tibet ou de développer un anti-communisme primaire ?



-------- Message original --------
Sujet: Tibet ou anticommunisme primaire?
Date: Thu, 10 Apr 2008 07:45:10 +0200
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>


S’agit-il de s’intéresser au Tibet ou de développer un anti-communisme primaire ?

On peut s’interroger parfois à propos des faits divers, pourquoi tout à coup l’un d’entre eux prend de l’ampleur, donne lieu à des comportements de compassion qui frisent l’hystérie, la rumeur s’enfle, et nous sommes devant un espèce de nœud paranoïaque de la société.  Sur le plan politique, la presse et la radio tentent de chauffer à blanc l’opinion publique pour aboutir à des phénomènes semblables, y arrivent-elles ? Vous remarquerez qu’elles ne mettent “le paquet” que quand il s’agit de provoquer la haine, l’hystérie des masses contre les communistes, aucun autre sujet ne les mobilise. Le communiste dans leur imaginaire est toujours plus ou moins le mal absolu et il est sans rival. Même pas la haine anti-musulman, même pas le racisme anti-chinois, il y faut le piment de l’anti-communisme primaire.

Etrange ? Si l’on considère la folie du passage de la flamme à Paris, on peut effectivement noter un certain résultat en matière de crétinisation  des masses ou comment donner à la politique la passion du fait divers pédophile en montant l’équation : communisme égal dictature?  Pourtant si on y regarde de près le phénomène de la « contestation » tibétaine qui a bénéficié d’une couverture médiatique inouïe, qui a été préparé jour après jour par les radios et télévisions, a connu un succès limité. Assez pour nous rendre ridicules aux yeux de la planète, pas assez pour entrainer la population française.

Ce qui est frappant dans ce phénomène est le fait que la population française à qui radio et télévision serinent sans aucune contradiction que le peuple tibétain et le peuple chinois subissent un martyre quotidien de la part du pouvoir communiste chinois ne s’intéresse que très modérément à la question, rien à voir avec par exemple le fait divers pédophile. On sait que pour faire évoluer l’opinion publique très anti-guerre lors de la première guerre d’Irak, il a fallu inventer la fable des bébés kowétiens arrachés à leur couveuse par les méchants irakiens. Là au titre des fictions télévisuelles, il y a bien eu les photos de la police népalaise bastonnant les moines tibétains, photos devenues celles de la police chinoise, ou encore on a balancé sur internet une photo de soldats chinois figurants dans un film s’apprêtant à mettre  une robe de bonze, comme la preuve des exactions qu’auraient pour les médias (absents) concocté la « propagande «  chinoise.  Mais le moine tabassé ne provoque pas l’hystérie des foules française. Je n’ai pas pour habitude d’être exagérément optimiste ces derniers temps sur un peuple français capable d’élire un Nicolas Sarkozy -  je reconnais que le monde politicien ne lui offre aucun choix digne de ce nom- mais je puis vous assurer que l’hystérie pro-tibétaine n’a jamais dépassé le cercle du politico-médiatique et encore chez ces gens-là  il a été  rare d’atteindre les sommets d’un élu vert épris de la spiritualité tibétaine. Même Ayrault, le président du groupe socialiste qui a fait monter le drapeau tibétain sur le fronton de sa mairie, même Ségolène l’éternelle gourde qui a proposé le boycott des jeux olympiques comme elle avait refusé le nucléaire civil aux iraniens, toujours un cran au-dessus de Bush, ont eu du mal à tenir le rythme fou d’un élu vert déchaîné de passion pour le dalaï Lama (1). Il est vrai qu’en matière d’anti-communisme primaire on a rarement fait mieux même à droite qu’un vert. Mais la population française s’obstine à ne suivre qu’avec beaucoup de distance.

Certes, l’extrême-gauche a fait ce qu’elle a pu pour faire monter la sauce. Marie Georges Buffet, la « dirigeante » du PCF a renouvelé son exploit de 2003 quand elle en avait appelé à l’Europe contre Cuba, elle a demandé que l’Europe exige des Chinois qu’ils arrêtent la répression sur les Tibétains. La LCR elle a appelé à suivre le sulfureux Robert Ménard comme en 2003. On ne change pas une stratégie anti-communiste qui gagne et qui est en train de transformer le communisme en France en chapelle hystériques et groupusculaires. Ces étranges communistes solubles dans les médias qui d’ailleurs n’ont qu’un rêve : abandonner ce mot de communiste trop lourd à porter suivent san état d’âme le discours dominant qui fonctionne sur le modèle du fétichiste “je sais bien mais quand même”(2), le communisme n’est pas la dicature mais quand même là où il y a communiste il y a toujours dictature.

Ce qui nous vaut cet étrange paradoxe de la question tibétaine, non seulement la gauche volant à la rescousse de moines obscurantistes et féodaux, voire pire, mais alors qu’aucune nouvelle de repression ne parvient du Tibet et que visblement les victimes l’ont été de la part de brutes déchaînées, des tibétains massacrant d’une manière raciste d’autre chinois, ces appels pathétiques à faire cesser la répression chinoise.
 
De gaulle disait « la politique de la France ne se décide pas à la corbeille », là c’est pire la politique de la France est un doux mélange de la corbeille et de groupuscules atlantistes qui prétendent nous faire rejouer l’affaire Dreyfus et les luttes anti-coloniales de Sartre pour le plus grand profit des agents de la CIA. Mais honnêtement si je dois en croire radio-bistrot, toutes les conversations entendues ci et là, en France tout le monde se moque  parfaitement du dalaï Lama.Et l’opération contre la flamme olympique a été sévérement jugée.
 
Nous subodorons confusément que nous  avons eu affaire à  une bande de provocateurs professionnels,venus de toute l’Europe, grassement payés à ne rien foutre d’autre, je veux parler des tibétains professionnels qui autour de dalaï Lama recevant des subsides confortables de la NED (officine de la CIA) propagent leur religion, fondent des monastères et dont déjà un article de ria novosti s’interrogeait : sommes-nous en train d’assister à la naissance d’un fondamentalisme bouddhiste, une organisation terroriste donc contradictoire avec le pacifisme bouddhiste, un phénomène proche d’Al qaida ? Tout le laisse à penser. Il faut également citer au titre des stipendiés de la CIA, un produit made in France, Robert Ménard, un individu totalement grotesque qui a terminé la journée en faisant partir des pétards sur la façade de notre dame de paris. Les syndicats qui ont essayé d’occuper un point stratégique pour populariser leurs luttes apprécieront les complicités nécessaires dans la police française pour accomplir ce genre de choses, Comme les complicités nécessaires pour que quelques centaines de tibétains déguisés puissent occuper le terrain. Comment un pareille bande de branquignoles peut-elle paraître diriger la politique de la France ? Comment avons-nous réussi à donner au monde entier ce spectacle incroyable des rues de Paris débordées, d’une police entièrement mobilisée incapable de contenir une bande de deux ou trois cents provocateurs professionnels, quels ordres avaient reçu  la police française pour se montrer aussi incapable ?

Il y a certes la soumission de notre gouvernement et de son président non seulement aux Etats-Unis mais à son président le plus déconsidéré. Alors même que l’Europe a manifesté lors du sommet de Bucarest une timide résistance aux exigences d’un Bush sur le départ, Sarkozy frétillant comme un caniche a envoyé des soldats dans la guerre perdue d’Afghanistan. mais là encore l’événement illustre quelque chose de plus profond :  il s’agit de ne jamais se poser la question de savoir si le péril qui nous menacerait provient d’un quelconque pays du tiers-monde ou bien provient des Etats-Unis qui s’avère être aujourd’hui le pays le plus dangereux, le plus anti-démocratique pour la planète qui se puisse imaginer. Tout ce cirque autour de la Chine, des jeux olympiques évite cette question pourtant essentielle : qui menace la paix dans le monde ? Qui est à l’origine de la crise qui déferle sur nous ? Tant que cette question ne sera jamais posée par la gauche et l’extrême-gauche, il y a peu de chance pour qu’elle soit au centre de notre politique et Sarkozy aura les mains libres pour envoyer des soldats en Afghanistan, pour soutenir les crimes en irak et en Israël. Et les députés de gauche pourront se mêler à ceux de droite sur le parvis pour exiger… la fin des méfaitrs chinois.

C’est dans ce contexte qu’il faut interroger le style du pouvoir français. Le président, l’exhibitionniste compulsif a réussi en peu de temps à imprimer un style très particulier à toute la politique de la France, c’est un désordre permanent. Chaque initiative produit immédiatement sa caricature : l’engagement pour le Darfour, le soutien à la dictature tchadienne pour complaire aux USA et à Exxon tourne à l’arche de Zoe. Avec chaque fois la lancinante question, mais qui va payer ? Le président se lance-t-il dans la libération d’Ingrid Bétancourt, même désordre, ses copains Uribe et Bush lui savonnent la planche sous les pieds en massacrant les négociateurs. Alors à partir de là c’est le bordel intégral, un avion qui part revient, Kouchner qui propose d’aller dans la jungle. Tout est comme cela, les institutions sont coulées, le patronat se crêpe le chignon, les chouchous du président viennent insulter les députés, c’est à prendre ou à laisser dit Jacques Attali, suivi de près par la secrétaire d’Etat à l’environnement qui les traite de lâches, après la raclée prise aux municipales, tous ces gens l’ont mauvaise.  Sommes-nous face à un fou, voire comme s’enfle la rumeur quelqu’un qui userait trop de substances illicites ? Ca c’est ce que l’on tente de nous faire croire, en fait cette agitation, cette pipolisation, ces promesses non tenues, et cette vulgarité, sont simplement l’illustration du fait qu’il n’y a plus aucune alternative politique, plus d’opposition crédible et que donc les caprices du pouvoir, les intérêts débridés et la vulgarité médiatique n’a plus aucun contrepoids. La ridicule journée du passage de la flamme n’a fait que l’illustrer.

La droite est devenue folle parce qu’elle n’a plus aucune opposition devant elle.

Ce qui est sûr c’est que ce moment complètement paranoïaque du passage de la flamme dans les rues de Paris est révélatrice d’un mal plus profond, nous avons un Sarkozy comme président mais il n’est que le symptôme d’un politico-médiatique complètement dégénéré, incapable de définir une politique cohérente. C’est très inquiétant parce qu’au-delà de ces pitreries, nous sommes confrontés à une crise d’une grande violence qui va peser très lourdement sur nos vies, et déjà pèse sur notre emploi, notre pouvoir d’achat, si la France est devenue ce bordel, il y a des gens qui sont en capacité de continuer à défendre leurs intérêts et à nous faire payer cette crise de la finance, et à imposer par exemple de nouvelles augmentations du prix du gaz, la fin des droits sociaux à la SNCF, une accélération partout de la pression sur les plus pauvres. Et cette politique ubuesque, ce désordre généralisé n’est que le guignol destiné à nous faire croire que nos malheurs sont dû au méchant étranger, au « péril jaune ».

Il y a une logique impérialiste que reflète le politico-médiatique: les Etats-Unis veulent imposer un monde unipolaire où ils seraient tout puissant avec leurs vassaux européens et japonais. Mais tout témoigne de leur incapacité de soutenir une telle ambition, alors il faut imposer l’idée que toute concurrence à l’hégémonie, toute force émergente est un danger. Ce que l’on ne peut pas assimiler parce qu’il s’oppose au tout marché, parce qu’il développe de nouveaux rapports sud-sud, un développement endogène ne doit pas être toléré, c’est ce que l’on appelle le choc de civilisation. je ne suis pas sûre que l’on puisse parler de civilisation à propos de ce qui s’est passé à Paris.

Danielle bleitrach

(1) qu’il me soit permis de signaler aux « spiritualistes » verts que  dans les montagnes népalaises où sévit le tourisme occidental on en est à des opérations de nettoyage des sommets couverts de canettes de bière de l’ordre de 17 tonnes de déchet. Et si par hasard l’espèce humaine les intéresse, la démocratie les préoccupe toujours  au Népal où  des groupes terroristes assassinent les « maoistes » participant aux élections et bien placés pour les gagner, Hier sept d’entre eux ont été abattus dans l’ouest du pays, des attentats à l’explosifs ont lieu pour empêcher les élections. Pourquoi personne paraît-il s’intéresser aux meurtres commis à Katmandou, est-ce parce que le bailleur de fond est la CIA ? ou parce que pour les manifestants français un bon communiste est un communiste mort ?

(2) Octave Mannoni expliquait que le fétichiste fonctionnait sur le modèle: je sais bien que ma mère n’a pas de penis mais la paire de bottine suppléait à ce manque. L’anticommunisme fonctionne sur ce modèle. Il était frappant de constater que quand l’on démontrait à un de ces excités pro-tibétain que la photo qui était censée représenter les policiers chinois se déguisant en moine était une escroquerie, ils répondait “peut-être” mais de toute façon les Chinois font pire.

21:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, chine, usa, courcelles, dalai-lama, cia, colonialisme, communisme, droits de l homme, democratie, liberte, medias, politique, presse, propagtande, romain, repression, silence, socialisme, tibet, television | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/04/2008

08/04/2008: JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE ...

Des morts au Tibet ? Sûrement ! Mais Chinois et/ou Tibétains ??? Qui répondra à cette question dans la presse domestiquée capitaliste, anti-chinoise et anti-communiste ???
RoRo


mardi 8 avril 2008 (20h13) :
Thibet, un autre son de cloche !


***********

JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE

par Jean Luc Mélenchon

mardi 8 avril 2008

Je ne suis pas communiste chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d'accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d'accord avec l'opération de Robert Menard contre les jeux olympique de Pékin. Je ne suis pas d'accord avec la réécriture de l'histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu.

Je ne partage pas du tout l'enthousiasme béat pour le Dalaï Lama ni pour le régime qu'il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l'on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait pas permettre à la Chine d'être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de Chinois qui ont voulu et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite !

UN PRETEXTE

Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n'est pas celui du sport qui est un moment d'ouverture et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance ? Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n'entreprend quoi que ce soit dans ce sens. Si l'on devait vraiment se fâcher avec le gouvernement chinois, pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion ? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s'appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a -ton demandé quelque chose ? Quoi ? Qu'a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L'ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s'en soucie ? Avec une morgue ressemblant a du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s'il n'existait pas ? Pourquoi sinon parce qu'on pense par devers soi qu'il n'en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie jusqu'au nom des gouvernants qui dirigent un peuple de un milliard quatre cents millions de personnes que l'on croit assez veules pour être maîtrisées par une simple police politique !

D'une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l'écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l'obligation pour les Chinois de faire le commerce de l'opium ! Si la volonté est d'affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n'est de nature à modifier quoi que ce soit d'autre que l'opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet.

Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l'usage d'un public conditionné par la répétition d'images qui visent à créer de l'évidence davantage que de la réflexion. Exemple : seule l'enquête « d'arrêt sur image» rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d'un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l'assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l'amitié pour les Tibétains n'est qu'une variante nauséabonde du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l'ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être avéré. Comment l'apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont ceux du «gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j'ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu'il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n'importe quelles circonstances on essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l'enchaînement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l'époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu'il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n'oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n'excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison.

UN PERSONNAGE SUSPECT

J'’exprime les plus nettes réserve à propos de l'action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti-chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait-il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d'administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l'on m'interrogeait sur le sujet du Tibet et des Jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j'en suis venu au rôle de monsieur Menard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire... Hors micro, les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoi qu'il en soit, il semble qu'il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l'association internationale des droits de l'homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï Lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux et ce que ne fait pas le Dalaï Lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un défenseur des droits de l'homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats-Unis d'Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d'avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action.

LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE

A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler « d'invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice-président de l'assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu'au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d'abolir le servage au Tibet et régions limitrophes.

Dans une négation des traditions, que j'approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d'esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n'évoque pas le satut des femmes sous ce régime-là. Mais il est possible de se renseigner si l'on a le coeur bien accroché. L'autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non-violence ainsi qu'aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu'il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l'horrible « invasion » qui y a mis fin. Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d'entre eux là où il n'y en avait que 2% au temps béni des traditions. Et l'espérance de vie dans l'enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi, l'anéantissement des Tibétains se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959, faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les Chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d'un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet.

A l'heure actuelle, je n'éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu'il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes-clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu'elle veut et à ses partisans de même. Mais je m'accorde le droit d'être en désaccord total avec l'idée de leur régime théocratique.

Je suis également hostile à l'embrigadement d'enfants dans les monastères. Je suis opposé à l'existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l'autorité politique des religieux, même de ceux que l'album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l'ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l'avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n'ai jamais soutenu l'Ayatollah Khomeiny, même quand j'étais contre le Shah d'Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n'encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives sécessionistes que je condamne. Je demande : pourquoi pour exercer sa religion et la diriger, le Dalaï Lama aurait-il besoin d'un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d'amputer la Chine du quart de sa surface ! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n'être assis sur aucune royauté ?

FAUTEUR DE GUERRE

En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu'à Lhassa ? Bien sûr, aucun de ceux qui s'agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien n'indique mieux le paternalisme néo-colonial ni le racisme sous-jacent à l'enthousiasme pro-tibétain que l'indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d'histoire et de culture chinoise.

J'ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe-partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l'inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là-bas qu'ici. Mais elle sera certainement vécue par les Chinois du commun comme un acte injurieux si son motif pro-Dalai Lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d'Europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu'il portait lors des remises de médailles un tee-shirt sur lequel était écrit : "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il jurisprudence ? Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux ? Bien sûr que non !

Puisque le but c'est justement que le Tibet soit aux Chinois ce que le Kosovo a été aux serbes. Mais comme cela n'a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l'ennemi et la mise en scène médiatique, il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs. Je le souhaite.

Je suis un ami de la Chine. Et je sais que l'intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l'on voudrait les entrainer.

Lien : [www.rezocitoyen.org]

20:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, liberte, politique, presse, actualite, belgique, chine, cia, communisme, courcelles, democratie, histoire, imperialisme, colonialisme, propagande, repression, silence, medias, television, tibet, usa, dalai-lama, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/04/2008

05/04/2008: Tibet: quelques vérités commencent donc à sortir, même dans la presse domestiquée et sécurisée du capitalisme...

Quelques vérités commencent donc à sortir, même dans la presse domestiquée et sécurisée du capitalisme...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Tibet
Date: Sat, 5 Apr 2008 01:42:36 +0200
De: Demunter - Dellau <mmla@skynet.be>


Dans son numéro de ce vendredi, Le Monde publie sur 2 pages (photos et légendes explicites comprises) une "enquête" sur le déroulement des manifestations au Tibet.
De nombreuses descriptions, s'appuyant sur des témoignages de journalistes et touristes présents, vont à l'encontre des mensonges répandus ces derniers jours et confirment donc l'activisme et la brutalité des manifestants tibétains.
Quelques extraits significatifs :
Les Jeux Olympiques auronr lieu dans 5 mois, les projecteurs de la presse internationale sont braqués sur la Chine. Pour les Tibétains, c'est une aubaine. Ils entendent bien profiter de ce moment exceptionnel.
(...)
Des volées de pierre s'abattent sur les boucliers de la PAP (police armée du peuple) qui cède sous l'assaut 
(...)
Les émeutiers caillassent des camions de la police, s'en prennent à l'agence Chine nouvelle, aux bâtiments de la sécurité publique, au complexe commercial, à une mosquée dont la porte flambe. Ils frappent avec violence des Chinois han croisés en chemin, incendient toutes les échoppes appartenant à des non-Tibétains 
(...)
L'émeute prend un caractère ouvertement racial. C'était un un déversement de violence ethnique (citation de l''Economist)
(...)
L'ampleur des destructions et les traces de violence ont choqué certains Tibétains pourtant très anti-chinois (citation de Die Welt)
(...)
Des jeunes crânent : on leur a montré , aux Chinois, ce dont on était capables
(...)
22 morts, dont la plupart sont des innocents brûlés dans l'incendie de leur domicile
(...)
Aucune image disponible n'illustre une répression sanglante alors que nombre de documents attestent des agressions raciales anti-han et anti-hui
(...)
D'autres incidents graves éclatent à Luhuo (donc pas seulement à Lhassa). Ce sont les nonnes qui sont descendues les premières dans la rue
(...)
D'ailleurs, la réalité de tout cela est évidente puisque le pacifiste chef religieux du Tibet est, de son propre aveu, dépassé par ses ouailles :
Le dalaï lama avoue son impuissance à enrayer ce qu'il appelle un "mouvement populaire" et envisage de démissionner si les violences persistent
    
Mais, ho ! faudrait quand même pas passer pour un suppot du régime chinois
Et - il était temps - voilà donc le journal de s'interroger avec une évidente mauvaise foi sur ce qu'il appelle un "mystère très troublant" : pourquoi les forces chinoises, pourtant massivement déployées, ont-elles laissé les émeutiers piller, brûler et détruire ? Etaient-elles débordées ? Avaient-elles reçu des consignes de modération ?  Ou était-ce du machiavélisme pour justifier une répression ?
Bref, à l'encontre de sa propre description, le journal estime que l'histoire des émeutes reste à écrire !!!!!......
Très troublant mystère du journalisme, non ?
Martial Demunter

16:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, cia, dalai-lama, droits de l homme, actualite, belgique, courcelles, democratie, histoire, imperialisme, politique, presse, propagande, medias, romain, silence, television, liberte, tibet | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/04/2008

31/03/2008: Faits et chiffres sur le développement du Tibet

-------- Message original --------

Sujet: Fw: Le Quotidien du Peuple en ligne - Faits et chiffres sur le développement du Tibet
Date: Mon, 31 Mar 2008 16:27:14 +0200
De: nicolas mailto:nicolas@nerim.net
Pour :: Romain mailto:roger.romain@skynet.be

On peut voir que le Tibet n'est pas colonisé par les Hans.
On peut constater que la politique de l'enfant unique n'est pas appliquée aux Ethnies minoritaires donc ethnies tibétaines...
Nicolas

Mise à jour 28.03.2008
Faits et chiffres sur le développement du Tibet

La Région autonome du Tibet, représentant un huitième du territoire chinois avec une population de 2,8 millions d'habitants, s'est développée rapidement ces dernières années. Voici des faits et chiffres clés sur le Tibet:

Economie: l'économie du Tibet a enregistré une croissance annuelle supérieure à 12 % ces sept dernières années. En 2007, le produit intérieur brut (PIB) du Tibet était de 34,2 milliards de yuans (environ 4,88 milliards de dollars), soit 12 000 yuans par personne et le double de celui en 2002. Les revenus nets par personne des paysans et bergers ont connu une croissance à deux chiffre pour la cinquième année consécutive, ayant atteint 2 788 yuans en 2007.

Education: au cours des cinq dernières années, le gouvernement a investi 8,22 milliards de yuans dans l'éducation pour améliorer les installations scolaires, augmenter le taux d'alphabétisation et élever la qualité de l'éducation.

Logement: en 2006, le gouvernement régional du Tibet a lancé un programme de construction de logements en faveur de 220 000 foyers de paysans et bergers avant 2010. Plus de 570 000 personnes se sont installées dans de nouvelles maisons depuis et les investissements du gouvernement régional ont atteint 1,3 milliard de yuan. La surface d'habitation par berger au Tibet a atteint 36, 4 m2, soit 16,8 m2 de plus qu'avant la mise en place de ce programme.

Environnement: Pendant le 10e plan quinquennal (2001-2005), 120 millions de yuans ont été investis dans la protection des zones humides et des prairies au Tibet. Trente-huit réserves naturelles ont été créées, occupant 408 300 km2 et représentant 34% de la superfice totale de la région.

Santé: selon le département provincial de santé, 100 % des paysans et bergers, soit 80 % de la population locale, ont été couverts par le système d'assurance maladie et profitent de soins médicaux gratuits. L'espérance de vie au Tibet s'est allongée à 67 ans, contre 35,5 ans pendant les années 1950.

Ethnies et religions: selon le dernier recensement en 2000, la population d'ethnie tibétaine est passée de 1,2 million en 1964 à 2,41 millions en 2000, représentant 92 % de la population totale au Tibet. Le gouvernement central a affecté 700 millions de yuans à l'entretien de 1 400 monastères et sites culturels au Tibet depuis 1980. Le Tibet compte plus de 1 700 sites religieux du Bouddhisme tibétain qui abritent 460 000 moines et religieuses, quatre mosquées avec 3 000 musulmans ainsi qu'une église catholique pour 700 croyants.


http://french.people.com.cn/Chine/6382300.html


--
Envoyé par romain dans Ce que la grande presse "libre", "neutre" et "indépendante" capitaliste ne vous dira pas le 3/31/2008 06:30:00 PM

13:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, politique, general, tibet, chine, usa, dalai-lama, cia, imperialisme, liberte, democratie, droits de l homme, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/03/2008

29/03/2008: Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre



-------- Message original --------
Sujet: Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre
Date: Sat, 29 Mar 2008 08:46:05 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>

Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre
29 mars 2008

« A chaque séjour à l’étranger, en dehors de ce que communément on appelle l’Occident, je suis frappé de voir combien nos discours et propagandes n’ont aucune prise. Aucune crédibilité, en dehors de son espace territorial. A part, évidemment, le cercle des castes locales protégées par les armes occidentales. » Georges Stanechy, professionnel du développement à l’international, déconstruit les prétentions de l’occident à s’ériger en donneur de leçons morales.

Par Georges Stanechy, 28 janvier 2007

En Amérique latine, en Asie, en Afrique, nos leçons sur la démocratie ou le respect des droits de l’homme, qu’affectionnent tant nos politiques et nos médias, ne sont pas prises au sérieux. « Double langage hypocrite » est le qualificatif le plus souvent employé, lorsqu’on veut rester poli avec nous. Vision totalement différente ? C’est, surtout, une évolution géopolitique, une véritable lame de fond en train de se lever face au « double standard » de l’Occident, pour reprendre l’expression couramment employée en anglais.

Une de mes plus fortes expériences, dans ce renversement de perspective, s’est produite lors d’un dîner avec des Chinois, de la République Populaire de Chine. J’avais sympathisé avec eux en travaillant sur des projets d’investissement (1). Cette soirée célébrait la fin de nos travaux.

A la fin du repas, la confiance et la sympathie étant partagées, je me suis hasardé à leur demander ce qu’ils pensaient des remarques sur le Tibet que leur adressaient régulièrement les délégations occidentales en visite chez eux. Pour réponse, j’ai eu droit à un grand éclat de rires de la part de mes interlocuteurs. Leur responsable hiérarchique, d’une culture et expérience internationale impressionnantes, m’expliqua :

· « ... Le Tibet ? Nous avons sorti cette province, de la misère où l’avait plongé la théocratie d’un clergé bouddhiste dévoyé. Bouddha, c’est le spirituel pas le temporel : à l’opposé d’une religion d’Etat. Des siècles de misère, d’ignorance et de fatalisme. Nous y construisons des hôpitaux, des établissement d’enseignement, des routes, des stations d’épuration d’eau pour l’eau potable, un réseau électrique, un réseau d’assainissement pour les égouts, un réseau GSM, un réseau ferré qui est un des plus grands exploits techniques dans l’histoire du transport... Nous y apportons le développement et le bien-être.

Tout cela, vous n’en parlez jamais. Bien sûr, on ne rattrape pas des siècles de retard en quelques années. Mais, on va y arriver. Vos tentatives de déstabilisation avec ses faramineux budgets de propagande, qui soulageraient bien des misères de par le monde, ne nous impressionnent pas.

· Mais, les droits de l’homme, les droits à l’autodétermination, la liberté de vote...

· Vous, occidentaux, vous tournez le dos à l’évolution du monde. Nous, nous construisons là où nous allons. Vous, quand vous n’êtes pas dans un rapport de forces à peu près égal, vous ne savez que détruire, asservir et piller. Vous vivez encore sur des idées du XVI° siècle, même si vous employez des techniques modernes...

· Mais, les pressions au sujet du Tibet...

· Regardez, au Moyen-Orient, par exemple : vous vous dites laïcs, et vous êtes en train d’imposer des théocraties en créant des Etats fondés sur l’appartenance religieuse et confessionnelle. Il faut être chrétien, juif, sunnite, shiite, druze, maronite, kurde, pour avoir une existence légale, un Etat. Bien sûr, c’est pour mieux les contrôler en les opposant, pour les piller. Plus vous morcelez et plus vous êtes tranquilles pour contrôler la région et pomper le pétrole ou le gaz.

· Mais, concernant le Tibet...

· Vous ne respectez rien : vous choisissez les dirigeants. Sans tenir compte du choix électoral des peuples. Vous renversez des gouvernements légitimes, protégez des dictatures, des criminels de guerre. Vous réduisez en cendres des pays : vous bombardez, rasez des villes, des villages, emprisonnez des milliers de gens, tuez, torturez... Et, en plus : vous financez, provoquez, encouragez des guerres civiles, comme vous l’avez fait en Chine pendant si longtemps.

Ce sont des centaines de milliers de morts et de blessés et des destructions incalculables, depuis que vous avez pris la succession de l’Empire Ottoman en 1918... Au minimum, 2 millions de morts. Un véritable génocide. Et, ce n’est pas encore fini. Vous voulez détruire l’Iran. Mais, comme la Chine, le Moyen-Orient sera un jour maître de son destin, sans avoir à subir la loi de l’Occident... A ce moment-là, il y aura une redistribution des cartes.

· Mais, les interventions à propos du Tibet...

· J’y viens... Il y a une différence fondamentale, entre les occidentaux et nous : quand on prétend nous donner une leçon, nous écoutons poliment, par courtoisie à l’égard de nos invités ou de nos hôtes. Nous avons le Temps avec nous. Vous, vous n’êtes capables d’écouter que votre arrogance. Et, çà l’Histoire en marche n’en a rien à faire. Vos « idées politiques » ne sont pas crédibles : vous faites le contraire de ce que vous déclarez.

Vous des démocrates ? Il n’y a pas pires prédateurs ! Pour le moment, vous n’avez que la technique et la force pour vous imposer. Personne ne croit le premier mot de vos leçons de démocratie. Un jour, dès le milieu de ce siècle, vous serez dépassés, marginalisés. Et, ce jour-là, vous commencerez à écouter et à regarder. Ce jour-là seulement, nous le savons. Voyez : vous nous avez pillés (2) pendant un siècle, pensant que cela allait durer éternellement. Et, puis...

Mais, nous savons faire la différence entre les dirigeants politiques de l’Occident, sans foi ni loi, et les peuples qui le composent, et qui sont anesthésiés de propagande. C’est pour çà, que nous buvons à la santé du peuple français et à ta santé, Georges !... »

Et, de partir dans un grand éclat de rire. Je me suis toujours demandé comment mes joyeux compagnons de soirée arrivaient à tenir un repas arrosé de cognac, du début jusqu’à la fin. Toujours aussi lucides, précis et donnant à réfléchir...

De sacrés bons vivants, nos amis Chinois. Mais, en plus, eux : ils voient loin...

(1) Investissements chinois en dehors de la Chine, et même de l’Asie. (2) L’Occident s’est emparé des richesses de la Chine (notamment ses ports, son commerce extérieur et ses douanes) à la suite de la Guerre de l’Opium en 1842, et le traité de Nankin du 29 août, lui arrachant des concessions territoriales et des territoires (Hong Kong), suivi d’autres conflits et traités conduisant à un dépeçage massif. Les premiers pays à s’allier et mener des opérations militaires conjointes contre la Chine ont été : la Grande-Bretagne, la France, et les USA. Par la suite, pour se maintenir dans cet immense pays, divers chefs de guerres étaient soutenus financièrement pour poursuivre leurs guerres civiles. Jusqu’au bouleversement de la seconde guerre mondiale, en Asie, et la victoire de Mao.

Georges Stanechy travaille dans le domaine du conseil en gestion à l’international, de la création d’entreprises et du développement.


Publication originale George Stanechy

19:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tibet, chine, romain, courcelles, histoire, actualite, imperialisme, propagande, presse, medias, silence, democratie, liberte, capitalisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/03/2008

07/11/2004: Le féodalisme amical : le mythe du Tibet, par Michael Parenti ....

La "culture tibétaine" du dalaï-lama ...
RoRo


----- Original Message -----
From:
Homo Sapiens
To:
roger.romain@skynet.be
Sent: Sunday, November 07, 2004 4:49 PM
Subject: Le féodalisme amical : le mythe du Tibet, par Michael Parenti
Bonjour Roger,
Je t’envois un texte que je viens de traduire concernant le Tibet.
L’auteur en est Michael Parenti que tu connais probablement déjà.
Il est un des rares communistes américains. Le texte original se trouve sur son site
http://www.michaelparenti.org/
La traduction n’est pas des plus parfaites mais je crois qu’elle est malgré tout conforme à l’original.

Une question que l’on peut se poser à propos du Tibet est de savoir, sachant à la tête de quel système ignoble se trouvait le Dalaï Lama, si celui-ci serait aussi idolâtré qu’il ne l’est actuellement si la Chine n’avait pas soit occupé soit repris soit réintégré le Tibet.

Bonne lecture.





Le Féodalisme Amical :
le Mythe du Tibet
Décembre 2003

A travers les âges, il y a eu une harmonie affligeante entre la religion et la violence. L’'histoire du Christianisme, celle du Judaïsme, celle de l'Hindouisme et celle de l'Islam sont étroitement liées aux vendettas destructrices, aux inquisitions et aux guerres. Les religieux ont toujours invoqué un mandat divin pour terroriser et massacrer des hérétiques, des infidèles et d'autres pécheurs.
Certains ont soutenu que le Bouddhisme est différent, qu'il se distingue nettement de la violence chronique des autres religions. Pour être clair, tel qu’'il est pratiqué par beaucoup aux Etats-Unis, le Bouddhisme est plus une discipline "spirituelle" et psychologique qu'une théologie dans le sens habituel. Il offre des techniques méditatives et de traitement de soi censées promouvoir "l'éclairement" et l'harmonie avec soi-même. Mais comme pour tout autre système de croyance, on doit appréhender le Bouddhisme non seulement par rapport à ses enseignements, mais aussi en fonction du comportement effectif de ses partisans.
Le bouddhisme est-il une exception ?
Un regard sur l'histoire révèle que les organisations bouddhistes ne se sont pas abstenues d'actes violents si caractéristiques aux groupes religieux à travers les âges. Au Tibet, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, des sectes bouddhistes rivales se sont livrées à des affrontements armés et à des exécutions sommaires.
1 Au vingtième siècle, de la Thaïlande à la Birmanie, en passant par la Corée et le Japon, des Bouddhistes se sont battus entre eux et aussi avec des non-bouddhistes. Au Sri Lanka, des batailles énormes au nom du Bouddhisme font partie de l'histoire cingalaise.2
Il y a juste quelques années, en Corée du Sud, des milliers de moines de l'ordre bouddhiste Chogye - censé être reconnu pour se consacrer à une recherche méditative pour l'éclairement spirituel - se sont battus entre eux à grand renfort de coup de poings, de pierres, de bombes incendiaires et de gourdins, dans des batailles rangées qui ont duré plusieurs semaines. Ils rivalisaient pour le contrôle de l'ordre, le plus grand en Corée du Sud, avec son budget annuel de 9,2 millions de dollars, plus ses millions de dollars complémentaires en biens ainsi que le privilège de désigner 1.700 moines à des devoirs divers. Les bagarres ont en partie détruit les principaux sanctuaires bouddhistes et ont fait des douzaines de moines blessés, dont certains sérieusement. Les deux factions ennemies ont revendiqué l'appui public. En fait, les citoyens coréens ont semblé dédaigner les deux camps, estimant que quelque soit la clique de moines qui prendrait le contrôle d'un ordre, elle utiliserait les dons des fidèles pour accumuler des richesses, en ce compris des maisons et des voitures chères. Selon un bulletin d'informations, la mêlée au sein de l'ordre bouddhiste Chogye (en bonne partie suivie par la télévision coréenne) "a brisé l'image de l'éclairement bouddhiste".
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Mais beaucoup de Bouddhistes contemporains aux Etats-Unis soutiendraient que rien de cela ne s'applique au Dalaï-lama et au Tibet qu'il a présidé avant l'intervention chinoise en 1959. Le Tibet du Dalaï-lama, croient-ils, était un royaume consacré à la spiritualité, exempt de styles de vie égoïstes, de matérialisme vide, de buts vains et de vices corrupteurs qui infestent la société industrialisée moderne. Les mass media occidentaux et une grande quantité de livres de voyage, de romans et de films Hollywoodiens ont peint la théocratie tibétaine comme un véritable Shangri-La et le Dalaï-lama comme un saint, "l'homme vivant le plus grand," comme l'acteur Richard Gere l'a proclamé.
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Le Dalaï-lama, lui-même, a prêté son appui à cette image idéalisée du Tibet avec des déclarations comme : "la civilisation tibétaine a une histoire longue et riche. L'influence pénétrante du Bouddhisme et les rigueurs d’une vie au milieu des grands espaces ouverts d'un environnement intact ont eu pour effet de produire une société consacrée à la paix et à l'harmonie. Nous jouissions de la liberté et du contentement."
5 En fait, l'histoire du Tibet se lit un peu différemment. Au treizième siècle, l'Empereur Kublai Khan a créé le premier Grand Lama, qui devait présider sur tous les autres lamas à l'instar d'un pape sur ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine a envoyé une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme de 25 ans, ambitieux, qui s'est alors donné le titre de Dalaï (Océan) Lama, dirigeant de tout le Tibet. C'est tout à fait une ironie historique : le premier Dalaï-lama a été installé par une armée chinoise.
Pour élever son autorité par-delà le défi temporel, le premier Dalaï-Lama saisit les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte et aurait détruit les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication sur la divinité.
6 Le Dalaï-Lama qui lui a succédé a poursuivi une vie sybaritique, ayant beaucoup de maîtresses, faisant la fête avec des amis, écrivant de la poésie érotique et agissant de façon qui pourrait sembler peu convenable pour une divinité incarnée. Pour cela, ses prêtres le firent «disparaître». Durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de dieu, cinq Dalaï-Lama ont été assassinés par leurs grands prêtres ou d'autres courtisans bouddhistes non-violents.7
Shangri-La (pour Seigneurs et Lamas)
Les religions ont eu un rapport étroit non seulement avec la violence, mais aussi avec l'exploitation économique. En effet, c'est souvent l'exploitation économique qui nécessite la violence. Tel était le cas avec la théocratie tibétaine. Jusque 1959, quand le Dalaï-Lama a terminé de présider le Tibet, la plupart de la terre arable était toujours organisée en domaines seigneuriaux religieux ou séculaires travaillés par des serfs. Même un auteur comme Pradyumna Karan, sympathisant du vieil ordre, admet que "bon nombre de domaines ont appartenu aux monastères et la plupart d'entre eux ont amassé d’immenses richesses.... De plus, certains moines et lamas individuellement ont pu accumuler une grande richesse par la participation active dans le commerce et le prêt d'argent."
8 Le monastère de Drepung était un des plus grands propriétaires terriens dans le monde, avec ses 185 manoirs, 25.000 serfs, 300 grands pâturages et 16.000 bergers. La richesse des monastères est allée aux lamas ayant le grade le plus élevé, beaucoup d'entre eux étant les rejetons de familles aristocratiques, tandis que la plupart du clergé inférieur était aussi pauvre que la classe de paysan dont ils sont issus. Cette inégalité économique selon l'’origine de classe dans le clergé tibétain est étroitement parallèle à celle du clergé chrétien en Europe médiévale.
Ensemble avec le clergé supérieur, des leaders séculiers firent aussi bien. Un exemple notable était le commandant en chef de l'armée tibétaine, qui possédait 4.000 kilomètres carrés de terre et 3.500 serfs. Il était aussi un membre du Cabinet intime du Dalaï-lama.
9 Le vieux Tibet a été faussement représenté par certains de ses admirateurs Occidentaux comme "une nation qui n'a exigé aucune police parce que ses gens ont volontairement observé les lois du karma."10 En fait, il avait une armée professionnelle, bien que petite, qui a servi comme une gendarmerie en faveur des propriétaires pour maintenir l'ordre et attraper des serfs fugitifs.11
Des jeunes garçons tibétains ont été régulièrement enlevés à leurs familles et emmenés dans les monastères pour devenir des moines. Une fois là, ils étaient internés pour la vie. Tashì-Tsering, un moine, rapporte qu’'il était d'’une pratique commune que des enfants de paysan soient sexuellement maltraités dans les monastères. Lui-même était une victime de viol d'enfant répété pas longtemps après avoir été emmené au monastère à l'’âge de neuf ans.
12 Les domaines monastiques utilisaient des enfants de paysans aux fins de servitude perpétuelle comme des domestiques, danseurs et soldats. Au vieux Tibet, il y avait un petit nombre de fermiers qui subsistaient comme une sorte de paysannerie libre, et, peut-être, en plus, 10.000 personnes qui composaient la classe moyenne constituées des familles de marchands, commerçants et petits négociants. Des milliers d'autres étaient mendiants. Une petite minorité était des esclaves, la plupart du temps des domestiques qui ne possédaient rien. Leur descendance était née dans l'esclavage.13
En 1953, la plus grande partie de la population rurale - environ 700.000 d'une population totale évaluée à 1.250.000 - était des serfs. Lié à la terre, ils ont été répartis en petites parcelles pour cultiver leur alimentation propre. Les serfs et d'autres paysans vivaient généralement sans scolarité et sans soins médicaux. Ils passaient la plupart de leur temps à peiner pour les monastères et les lamas de haut rang, ou pour une aristocratie séculière qui se comptait à pas plus de 200 familles. En effet, ils appartenaient à leurs maîtres qui leur disaient quelle récolte planter et quels animaux élever. Ils ne pouvaient pas se marier sans le consentement de leur seigneur ou lama. Un serf pouvait facilement être séparé de sa famille s’'il plaisait au propriétaire de l’'envoyer travailler dans un emplacement éloigné. Les serfs pouvaient être vendus par leurs maîtres, ou exposés à la torture ou la mort.
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Un seigneur tibétain ferait souvent son choix de femmes dans la population de serfs, si nous devons croire une vieille femme de 22 ans, elle-même un serf fugitif : "toutes les jolies filles de serfs étaient habituellement prises par le propriétaire comme domestiques de maison et utilisées comme il le souhaitait". Ils "étaient juste des esclaves sans droits".
15 Les serfs devaient avoir la permission où qu'’ils aillent. Les propriétaires terriens avaient l'autorité légale pour capturer et pour ramener de force ceux qui ont essayé de fuir. Un vieux serf fugitif de 24 ans, interviewé par Anna Louise Strong, a accueilli l'intervention chinoise comme "une libération". Pendant le temps où il était un serf, il prétend qu'il n'était pas beaucoup différent d'un animal maltraité, soumis au travail dur incessant, la faim et le froid, incapable de lire ou d'écrire et ne sachant rien du tout. Il raconte ses tentatives de fuite :
La première fois [les hommes du propriétaire] m'ont attrapé alors que je partais en courant, j'étais très petit et ils m’'ont seulement giflé et maudit. La deuxième fois, ils m'’ont tabassé. La troisième fois, j'avais déjà quinze ans et ils m'ont donné cinquante lourds coups de fouet, deux hommes étant assis sur moi, un sur ma tête et un sur mes pieds. Le sang est venu alors de mon nez et bouche. Le surveillant a dit : "c'est seulement le sang du nez; peut-être que si vous prenez des bâtons plus lourds, le sang viendra du cerveau". Ils me battirent alors avec des bâtons plus lourds et ont versé de l'alcool et l'eau avec de la soude caustique sur les blessures pour provoquer plus de douleur. J'ai perdu connaissance pendant deux heures.
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En plus d'être dans l’'obligation de travailler à vie la terre du seigneur - ou la terre du monastère - sans être payés, les serfs étaient obligés de réparer les maisons du seigneur, de transporter sa récolte et de rassembler son bois de chauffage. Ils étaient aussi supposés fournir les animaux de transport et le transport sur demande. "C'était un système efficace d'exploitation économique qui a garanti aux élites religieuses et séculières du pays une main-d'oeuvre permanente et sûre pour cultiver leurs biens fonciers sans pour autant être accablé d'’une quelconque responsabilité directe quotidienne pour la subsistance du serf et sans le besoin de rivaliser pour le travail dans un contexte de marché."
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Les gens du peuple peinèrent sous le double fardeau de la corvée (travail forcé non rémunéré pour le compte du seigneur) et des lourdes dîmes. Ils étaient taxés sur le mariage, taxé sur la naissance de chaque enfant et sur chaque mort dans la famille. Ils étaient taxés sur la plantation d’'un nouvel arbre dans leur terrain, sur la possession d’'animaux domestiques ou de basse-cour, sur la possession d’'un pot de fleurs, ou sur la cloche mise sur un animal. Il y avait des impôts pour des festivals religieux, pour le chant, la danse, le tambourinage et la sonnerie de cloche. Les gens étaient taxés quand ils étaient envoyé en prison et quand ils en sortaient. Même les mendiants été taxés. Ceux qui ne pouvaient pas trouver de travail étaient taxés pour être en chômage et s'ils allaient à un autre village à la recherche de travail, ils devaient payer un impôt de passage. Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l'argent à un taux d'intérêt de 20 à 50 pour cent. Certaines dettes étaient passées de père en fils et au petit-fils. Les débiteurs qui ne pouvaient pas honorer leurs obligations risquaient d’être réduit en esclavage aussi longtemps que le monastère l’'exigeait, parfois pour le reste de leurs vies.
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Les enseignements religieux de la théocratie soutenaient son ordre de classe. Le pauvre et l'’affligé apprenaient qu'ils devaient supporter leurs ennuis à cause de leurs voies idiotes et mauvaises dans des vies précédentes. Donc, ils devaient accepter la misère de leur existence présente comme une expiation et dans l'attente que leur sort s'améliorerait une fois réincarné. Le riche et le puissant, bien sûr, considéraient leur bonne fortune comme une récompense pour - et évidence tangible de - vertu dans les vies passées et présentes.
Torture et Mutilation au Shanghri-La
Au Tibet du Dalaï-lama, la torture et la mutilation - incluant yeux crevés ou énucléés, langues arrachées, jarrets coupés et bras et pieds amputés - étaient des punitions favorites infligées à des voleurs, à des serfs fugitifs et à d'autres "criminels". En voyageant de par le Tibet dans les années 1960, Stuart et Roma Gelder ont interviewé un ancien serf, Tsereh Wang Tuei, qui avait volé deux moutons appartenant à un monastère. Pour cela, il a eu à la fois les yeux énucléés et la main mutilée au-delà de l'utilisation. Il explique qu'il n'est plus un Bouddhiste : "quand un saint lama leur a dit de m'aveugler, j'ai pensé qu'il n'’y avait rien de bon dans la religion".
19 Quelques visiteurs occidentaux du Vieux Tibet ont fait des remarques sur le nombre d'amputés qu'’ils ont vu. Bien qu’'il était contre les enseignements bouddhistes de prendre la vie humaine, quelques contrevenants étaient sévèrement fouettés et ensuite "abandonnés à Dieu" dans la nuit glaciale pour mourir. "Les parallèles entre le Tibet et l'Europe médiévale sont saisissantes", conclut Tom Grunfeld dans son livre sur le Tibet.20
Quelques monastères avaient leurs prisons privées, rapportent Anna Louise Strong. En 1959, elle a visité une exposition d'équipement de torture qui avait été utilisé par les chefs suprêmes tibétains. Il y avait des menottes de toutes les tailles, y compris de petites pour des enfants, et des instruments pour couper des nez et des oreilles et casser et couper des mains. Pour énucléer les yeux, il y avait un chapeau en pierre spécial avec deux trous qui était appuyé sur la tête pour que les yeux soient bombés à travers les trous et pouvaient être plus aisément déchirés. Il y avait des instruments pour couper des rotules et des talons, ou des jambes. Il y avait des fers chauds, des fouets et des instruments spéciaux pour (disembowling ???).21
L'exposition a présenté des photographies et les preuves des victimes qui avaient été aveuglées ou estropiées ou subit des amputations pour vol. Il y avait le berger dont le maître lui devait un remboursement en yuan et le blé, mais a refusé de payer. Donc, il a pris une des vaches du maître; pour cela, il lui a fait couper les mains. Un autre berger, qui s'est opposé à ce que sa femme lui soit prise par son seigneur, a eu les mains broyées. Il y avait les images d’activistes communistes dont le nez et la lèvre supérieure ont été coupées et d’une femme qui a été violée et à qui on a ensuite fait couper le nez en tranche.22
Le despotisme théocratique avait été la règle pendant des générations. Un visiteur anglais du Tibet en 1895, docteur A. L. Waddell, a écrit que le peuple tibétain était sous "la tyrannie intolérable de moines" et les superstitions diaboliques qu’ils avaient modelé pour terroriser les gens. En 1904, Perceval Landon a décrit l'autorité du Dalaï-lama comme "une machine d'oppression" et "une barrière à toute amélioration de la condition humaine". À peu près au même moment, un autre voyageur anglais, Capitaine W.F.T. O'Connor, a observé que "les grands propriétaires terriens et les prêtres ... exercent chacun dans leur dominion propre un pouvoir despotique dont il n'y a aucun appel", tandis que les gens sont "opprimés par la croissance la plus monstrueuse d’un système monastique et d’une fabrique de prêtres que le monde ait jamais vu". Les dirigeants tibétains, comme ceux d'Europe pendant le Moyen âge, "ont forgé d’innombrables armes de servitude, inventé des légendes dégradantes et ont stimulé un esprit de superstition" parmi le peuple.23
En 1937, un autre visiteur, Spencer Chapman, a écrit, "le moine lamaïste ne passe pas son temps à administrer les gens ou à les éduquer, pas plus que les laïcs ne participent pas non plus ou ne suivent même les services du monastère. Le mendiant sur le bord de la route n'est rien pour le moine. La connaissance est la prérogative jalousement gardée des monastères et est utilisée pour augmenter leur influence et richesse."24
Occupation et révolte
Les communistes chinois ont occupé le Tibet en 1951, revendiquant la souveraineté sur ce pays. Le traité de 1951 a prévu l'autonomie apparente sous l'autorité du Dalaï-lama, mais a donné à la Chine le contrôle militaire et le droit exclusif de conduire des relations avec l'étranger. Les Chinois disposaient aussi d’un rôle direct dans l'administration interne "pour promouvoir des réformes sociales". D'abord, ils réformèrent lentement, comptant surtout sur la persuasion pour tenter d'effectuer le changement. Parmi les premières réformes qu’ils ont forgées, il y avait la réduction des taux d'intérêt usuraires et la construction de quelques hôpitaux et routes.
Mao Zedung et ses cadres communistes n'ont pas simplement voulu occuper le Tibet. Ils ont désiré la coopération du Dalaï-lama dans la transformation de l'économie féodale du Tibet en accord avec les buts socialistes. Même Melvyn Goldstein, qui est un sympathisant du Dalaï-lama de la cause de l'indépendance tibétaine, admet que "contrairement à la croyance populaire à l'Ouest", les Chinois "ont poursuivi une politique de modération". "Ils ont fait preuve d’attention pour montrer du respect pour la culture et la religion tibétaines" et "ont permis aux vieux systèmes féodaux et monastiques de continuer inchangés". "Entre 1951 et 1959, non seulement aucune propriété aristocratique ou monastique n'a été confisquée, mais les seigneurs féodaux furent autorisés à exercer l'autorité juridique continue sur leurs paysans héréditairement attachés. "
25 Encore en 1957, Mao Zedung essaya de sauver sa politique de réformes graduelles. Il a réduit le nombre de cadres chinois et de troupes au Tibet et a promis au Dalaï-lama par écrit que la Chine ne mettrait pas en oeuvre de réformes agraires au Tibet pendant les six années suivantes ou encore plus longtemps si les conditions n'étaient pas encore mûres.26
Néanmoins, l'autorité chinoise sur le Tibet énormément gênait les seigneurs et les lamas. Ce qui les dérangeait le plus n'était pas que les intrus étaient chinois. Ils avaient vu les Chinois aller et venir au cours des siècles et avaient jouit de bonnes relations avec Generalissimo et son autorité de Kuomintang réactionnaire en Chine.
27 En effet, l'approbation du gouvernement Kuomintang était nécessaire pour valider le choix du Dalaï-lama actuel et du Panchen Lama. Quand le jeune Dalaï-lama a été installé à Lhasa, il était avec une escorte armée des troupes de Chiang Kaishek et un ministre chinois, conformément à la tradition vieille de plusieurs siècles.28 Ce qui a vraiment dérangé les seigneurs et lamas tibétains était que ces derniers chinois était des communistes. C'était seulement une question de temps, ils étaient sûrs, avant que les Communistes ne commence à imposer leurs solutions égalitaires et collectivistes à la théocratie fortement privilégiée.
En 1956-57, des bandes armées tibétaines ont tendus une embuscade à des convois de l'Armée Populaire de Libération chinoise. Le soulèvement a reçu l'appui matériel vaste de la C.I.A., y compris des armes, des provisions et de l'entraînement pour des unités de commando tibétaines. C'est de notoriété publique que la C.I.A. avait fondé des camps d'appui au Népal, avait effectué de nombreux ponts aériens et avait conduit des opérations de guérilla à l'intérieur du Tibet.
29 Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la Société américaine pour une Asie libre, un front de la C.I.A., avait énergiquement rendu public la cause de la résistance tibétaine. Le frère aîné du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, a joué un rôle actif dans ce groupe.
Beaucoup des commandos tibétains et des agents que la C.I.A. avait déposé dans le pays étaient les chefs de clans aristocratiques ou les fils de chefs. Pour quatre-vingt-dix pour cent d'entre eux, on n'a jamais plus reçus de nouvelles de nouveau, selon un rapport de la C.I.A. elle-même.
30 Les petites, légères et clairsemées garnisons chinoises au Tibet ne pourraient pas les capturer tous. L'armée chinoise devait obtenir l'appui des tibétains qui n'ont pas de sympathie avec le soulèvement. Cela suggère que la résistance ait une base plutôt étroite dans le Tibet. "Beaucoup de lamas et les membres séculiers de l'élite et le gros de l'armée tibétaine ont rejoint le soulèvement, mais, en général, la population ne l'a pas fait, entraînant son échec", écrit Hugh Deane.31 Dans leur livre sur le Tibet, Ginsburg et Mathos arrivent à une conclusion semblable : "les insurgés tibétains n'ont jamais réussi à rassembler dans leurs rangs ne fut-ce qu'une grande fraction de la population, alors, ne parlons pas d'une majorité. Autant qu'il peut être vérifié, la plupart du peuple de Lhasa et de la campagne attenante a échoué à joindre le combat contre les Chinois autant quand il a commencé que quand il a progressé."32 Finalement, la résistance s'est effondrée.
Les communistes renversent le féodalisme
Quelles que fussent les maux et la nouvelle oppression introduits par les chinois au Tibet après 1959, ils ont vraiment supprimé l'esclavage et le système de servage de travail impayé. Ils ont éliminé les nombreux impôts écrasants, commencé des projets de grands travaux et ont énormément réduit le chômage et la mendicité. Ils ont construit les seuls hôpitaux qui existent dans le pays et instauré l'éducation laïque, cassant ainsi le monopole de l'éducation des monastères. Ils ont mis en place la distribution d'eau courante et d'électricité dans Lhasa. Ils ont mis aussi fin aux flagellations, aux mutilations et aux amputations les établissant comme une forme de punition criminelle.
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Les Chinois ont aussi exproprié les propriétés foncières et ont réorganisé les paysans dans des centaines de communes. Heinrich Harrer a écrit un best-seller de ses expériences au Tibet qui a été montré dans un film populaire de Hollywood. (Il fut ultérieurement révélé que Harrer avait été un sergent dans les SS d'Hitler.
34) Il annonce fièrement que les tibétains qui ont résisté aux Chinois et "qui ont vaillamment défendu leur indépendance ... étaient principalement les nobles, les semi-nobles et les lamas; ils ont été punis en étant contraint de devoir exécuter les tâches les plus humbles, comme travailler sur des routes et des ponts. Ils étaient à nouveau humiliés par le fait de devoir nettoyer la ville avant que les touristes ne soient arrivés." Ils ont aussi dû vivre dans un camp à l'origine réservé pour des mendiants et des vagabonds.35
En 1961, des centaines de milliers d'acres appartenant autrefois aux seigneurs et aux lamas avaient été distribuées à des fermiers locataires et à des paysans sans terre. Dans des secteurs pastoraux, les troupeaux qui appartenaient auparavant à la noblesse ont été rendu à des collectifs de bergers pauvres. Des améliorations ont été faites dans la reproduction du bétail et des nouvelles variétés de légumes et des nouvelles souches de blé et d'orge ont été introduites, avec des améliorations en matière d'irrigation, tout cela ayant mené à une augmentation de la production agraire.
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Beaucoup de paysans sont restés aussi religieux que jamais, donnant l'aumône au clergé. Mais les gens n'ont plus été contraints de payer des tributs ou de faire des cadeaux aux monastères et aux seigneurs. Les nombreux moines qui avaient été enrôlés de force dans les ordres religieux étant enfants étaient maintenant libres de renoncer à la vie monastique, ce que des milliers ont fait, particulièrement les plus jeunes. Le clergé restant a vécu sur des bourses modestes dispensées par le gouvernement et sur le revenu supplémentaire gagné en officiant des services de prière, des mariages et des obsèques.
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Les accusations portées contre les Chinois, faites par le Dalaï-lama lui-même, de stérilisation massive et de déportation forcées des tibétains ne reposent sur aucune preuve. Tant le Dalaï-lama que son conseiller et frère le plus jeune, Tendzin Choegyal, ont prétendu que "plus de 1,2 millions de Tibétains sont morts suite à l'occupation chinoise."
38 Peu importe combien de fois exposé, ce chiffre est bizarre. Le recensement officiel de 1953 - six ans avant les mesures de répression chinoises - a enregistré la population entière de Tibet à 1,274,000. D'autres évaluations varient d'un à trois millions.39 D'autres comptes de recensement évaluent la population tibétaine ethnique dans le pays à environ deux millions. Si les Chinois ont tué 1,2 millions de Tibétains au début des années 1960, des villes entières et des parties énormes de la campagne, en fait presque tout le Tibet, aurait été exterminé, transformé en un champ de meurtres ponctué de camps de la mort et de charniers - dont nous n'avons vu aucune preuve. Les forces armées chinoises présentes au Tibet n'étaient pas assez importantes pour regrouper, pourchasser et exterminer beaucoup de personnes même si elles y avaient passé tout leur temps en ne faisant rien d'autre.
Les autorités chinoises reconnaissent "vraiment des erreurs" dans le passé, particulièrement pendant la Révolution Culturelle en 1966-76 quand la persécution religieuse a atteint une haute vague tant en Chine qu'au Tibet. Après le soulèvement à la fin des années 1950, des milliers de Tibétains ont été incarcérés. Pendant le Grand bond en avant, la collectivisation obligatoire et l'agriculture de grain ont été imposées à la paysannerie, parfois avec un effet désastreux. À la fin des années 1970, la Chine a commencé à relâcher le contrôle sur le Tibet "et a essayé de réparer certains des dégâts provoqué pendant les deux décennies précédentes."
40 En 1980, le gouvernement chinois a amorcé des réformes censément conçues pour accorder au Tibet un degré plus grand d'autonomie et d'auto-administration. On permettrait maintenant aux Tibétains de cultiver des parcelles privées, vendre leurs surplus de moisson, de décider par eux-mêmes quel produit cultiver et de tenir des yaks et des moutons. On a de nouveau permis la communication avec le monde extérieur et les contrôles aux frontières ont été facilitées pour permettre aux Tibétains de visiter des parents exilés en Inde et au Népal.41
Élites, émigrés et argent de la C.I.A.
Pour la classe supérieure tibétaine des lamas et des seigneurs, l'intervention communiste était une calamité. La plupart d'entre eux se sont enfuis à l'étranger, de même que le Dalaï-lama lui-même, qui a été aidé dans sa fuite par la C.I.A.. Certains ont découvert avec horreur qu'ils devraient travailler comme pour vivre. Ces élites féodales qui sont restées au Tibet et ont décidé de coopérer avec le nouveau régime ont fait face des difficultés d'adaptation. Considérant ce qui suit :
En 1959, Anna Louise Strong a visité l'Institut Central des Minorités nationales à Beijing qui a formé des minorités ethniques diverses pour la fonction publique ou les a préparés pour l'entrée dans des facultés d'agriculture et de médecine. Des 900 étudiants tibétains présents, la plupart étaient des serfs fugitifs et des esclaves. Mais environ 100 étaient de familles tibétaines privilégiées, envoyés par leurs parents pour qu'ils puissent gagner des postes favorables dans la nouvelle administration. La division de classe entre ces deux groupes d'étudiants était trop évidente. Comme le directeur de l'institut l'a noté :
Ceux de familles nobles considéraient d'abord que, de toutes les façons, ils étaient supérieurs. Ils étaient de devoir porter leurs propres valises propres, de faire leurs propres lits, de s'occuper de leur propre chambre. Cela, pensaient-ils, était la tâche d'esclaves; ils se sentaient insultés parce que nous nous attendions à ce qu'ils le fassent eux-mêmes. Certains ne l'acceptèrent jamais, mais sont retournés à la maison; d'autres l'acceptèrent enfin. Les serfs, au début, craignaient les autres et ne pouvaient pas s'asseoir à l'aise dans la même pièce. A l'étape suivante, ils ressentaient moins de crainte, mais restaient toujours séparés et ne pouvaient pas se mélanger. Seulement après quelque temps et des discussions considérables, ils atteignirent l'étape à laquelle ils se mélangèrent facilement comme des camarades d'étude, se critiquant et s'aidant.
42
La mauvaise fortune des émigrés bénéficia d'une attention excessive en Occident et d'un appui substantiel des agences américaines consacrées à rendre le monde sûr pour l'inégalité économique. Pendant les années 1960, la communauté tibétaine en exil a secrètement mis dans sa poche 1,7 millions de $ par an venant de la C.I.A., selon des documents rendus publics par le Département d'Etat en 1998. Une fois que ce fait a été rendu public, l'organisation du Dalaï-lama lui-même a publié une déclaration admettant qu'il avait reçu des millions de dollars de la C.I.A. pendant les années 1960 pour envoyer des escadrons armés d'exilés au Tibet pour saper la révolution Maoïste. Le revenu annuel du Dalaï-lama était 186,000 $, faisant de lui un appointé de la C.I.A.. Les services secrets indiens l'ont aussi financés ainsi que d'autres exilés tibétains.
43 Il a refusé de dire si lui ou ses frères ont travaillé avec la C.I.A.. L'agence a aussi refusé de faire des remarques.44
Tandis qu'il se présente comme un défenseur de droits de l'homme, et ayant gagné le Prix Nobel de la Paix en 1989, le Dalaï-lama a continué à s'associer avec et à prendre conseil auprès des aristocrates émigrés et d'autres réactionnaires pendant son exil. En 1995, le Raleigh, N.C. News & Observer ont publié en couverture une photographie en couleurs montrant le Dalaï-lama étant embrassé par le sénateur Républicain réactionnaire Jesse Helms, sous le titre "le Bouddhiste captive le Héros des droits religieux".
45 En avril 1999, avec Margareth Thatcher, le Pape Jean Paul II et le premier George Bush, le Dalaï-lama a fait appel au gouvernement britannique afin qu'il libère Augusto Pinochet, l'ancien dictateur fasciste du Chili et un client de C.I.A. de longue date que l'on avait appréhendé alors qu'il était en visite en Angleterre. Il a recommandé vivement que l'on permettre à Pinochet de retourner dans sa patrie plutôt que d'être forcé d'aller en Espagne où il était requis par un juge espagnol pour passer en justice pour des crimes contre l'humanité.
Aujourd'hui, surtout par la National Endowment for Democracy (NED) et d'autres canaux qui sonnent plus respectablement que la C.I.A., le Congrès US continue d'allouer 2 millions de $ par an aux Tibétains en Inde, plus quelques millions complémentaires pour "des activités démocratiques" dans la communauté d'exil tibétaine. Le Dalaï-lama obtient aussi de l'argent du financier George Soros, qui dirige maintenant Radio Free Europe/Radio Liberty, la radio créée par la C.I.A., ainsi que d'autres instituts.
46
La question de culture
On nous dit que quand le Dalaï-lama a gouverné le Tibet, le peuple a vécu en symbiose satisfaisante avec leurs seigneurs monastiques et séculiers, dans un ordre social fondé sur une culture profondément spirituelle et de non violence. Le rapport profond de la paysannerie avec le système existant de croyance sacrée lui a censément donné une stabilité tranquille, inspirée par des enseignements religieux humains et pacifiques. On peut se rappeler les images idéalisées de l'Europe féodale présentées par des Catholiques conservateurs contemporains comme G. K. Chesterton et Hilaire Belloc. Pour eux, la Chrétienté médiévale était un monde de paysans satisfaits vivant dans un lien spirituel profond avec leur Église, sous la protection de leurs seigneurs.
47 A nouveau, nous sommes invités à accepter une culture particulière à ses propres conditions, qui signifie l'accepter tel qu'elle est présentée par sa classe privilégiée, par ceux du sommet qui en ont profité le plus. L'image du Shangri-La du Tibet n'a pas plus de ressemblance avec la réalité historique que ne l'a l'image idéalisée de l'Europe médiévale.
Il pourrait être dit que nous, citoyens du monde laïc moderne, ne pouvons pas saisir les équations de bonheur et de douleur, du contentement et de la tradition, qui caractérise des sociétés "plus spirituelles et "traditionnelles". Cela peut être vrai et cela peut expliquer pourquoi certains d'entre nous idéalisent de telles sociétés. Mais tout de même, un oeil énucléé est un oeil énucléé; une flagellation est une flagellation; et l'exploitation oppressante des serfs et des esclaves est toujours une injustice de classe brutale quels que soient ses embellissements culturels. Il y a une différence entre un un lien spirituel et un esclavage humain, même quand tous les deux existent côte à côte.
Certes, il y a beaucoup dans l'intervention chinoise qui doit être déploré. Dans les années 1990, les Hans, le plus grand groupe ethnique comprenant plus de 95 pour cent de la population énorme de la Chine, a commencé à se déplacer en nombre substantiel au Tibet et dans diverses provinces occidentales.
48 Ces repeuplements ont eu un effet sur les cultures indigènes de la Chine occidentale et du Tibet. Dans les rues de Lhasa et de Shigatse, les signes de prééminence chinoise sont aisément visibles. Les Chinois dirigent les usines et beaucoup des magasins et des étalages. De grands immeubles de bureaux et de grands centres commerciaux ont été construit avec des fonds qui auraient été mieux dépensés pour des usines de traitement d'eau et des logements.
Les cadres chinois au Tibet adoptaient trop souvent une attitude supérieure envers la population indigène. Certains ont considéré leurs voisins tibétains comme arriérés et paresseux, dans le besoin d'un développement économique et d'une "éducation patriotique". Pendant les 1990, des employés du gouvernement tibétain soupçonnés d'entretenir des sympathies nationalistes ont été licenciés et des campagnes ont été lancées pour discréditer le Dalaï-lama. Des Tibétains ont, selon certaines sources, été arrêtés, emprisonné et soumis au travail obligatoire pour avoir essayé de fuir le pays, et pour avoir mené des activités séparatistes et s'être engagé dans "la subversion" politique. Certaines des personnes appréhendées ont été retenues en détention administrative sans eau et alimentation adéquates, sans couvertures, soumis aux menaces, des coups et d'autres mauvais traitements.
49
Les règlements de planning familial chinois qui permettent une limite de trois enfants par familles tibétaines ont été mis en application de manière irrégulière et varient selon la zone. Si un couple dépasse la limite, les enfants en excès peuvent être interdits d'accès à la garderie subventionnée, aux services médicaux, au logement et à l'éducation. Cependant, l'histoire, la culture et la religion tibétaines sont déniées dans les écoles. Les matériels pédagogiques, quoique traduits en tibétain, se concentrent sur l'histoire et la culture chinoises.
50
Cependant, le nouvel ordre a ses partisans. Une histoire publiée en 1999 dans le "Washington Post" note que le Dalaï-lama continue à être révéré au Tibet, mais …
... peu de Tibétains accueilleraient un retour des clans aristocratiques corrompus qui se sont enfuis avec lui en 1959, et cela comprend la plus grande partie de ses conseillers. Beaucoup de fermiers tibétains, par exemple, n'ont aucun intérêt à recéder la terre qu'ils ont gagnée pendant la réforme agraire que la Chine a imposée aux clans. Les anciens esclaves du Tibet disent qu'ils, eux aussi, ne veulent pas que leurs anciens maîtres retournent au pouvoir.
"J'ai déjà vécu cette vie une fois auparavant," a dit Wangchuk, un ancien esclave de 67 ans qui portait ses meilleurs vêtements meilleurs pour son pèlerinage annuel vers Shigatse, un des sites les plus saints du Bouddhisme tibétain. Il a dit qu'il vénérait le Dalaï-lama, mais a ajouté, "je ne peux pas être libre sous le communisme chinois, mais je suis dans de meilleures conditions que quand j'étais un esclave."
51
Soutenir le renversement de la théocratie féodale du Dalaï-lama par la Chine ne signifie pas applaudir à tout ce que fait l'autorité chinoise au Tibet. Ce point est rarement compris par des adhérents du Shangri-La aujourd'hui à l'Ouest.
L'inverse est aussi vrai. Dénoncer l'occupation chinoise ne signifie pas que nous devons idéaliser l'ancien régime féodal. Une plainte commune parmi les prosélytes bouddhistes à l'Ouest est que la culture religieuse du Tibet est détruite par les autorités chinoises. Cela semble vraiment être le cas. Mais ce que je mets en doute est la nature soi-disant admirable et essentiellement spirituelle de cette culture d'avant l'invasion. Bref, nous pouvons préconiser la liberté religieuse et l'indépendance pour le Tibet sans devoir embrasser la mythologie d'un Paradis Perdu.
Finalement, il devrait être noté que la critique posée ici ne doit pas être considérée comme une attaque personnelle contre le Dalaï-lama. Il semble être un individu assez agréable, qui parle souvent de paix, d'amour et de non-violence. En 1994, dans une interview avec Melvyn Goldstein, il a poursuivi la performance jusqu'à dire qu'il était depuis sa jeunesse en faveur de la construction d'écoles, "de machines" et de routes dans son pays. Il prétend qu'il pensait que la corvée et certains impôts imposés aux paysans "étaient extrêmement mauvais". Et il n'avait pas aimé la façon dont les gens ont été surchargés avec des vieilles dettes parfois transmises de génération en génération.
52 En outre, il a rapporté avoir établi "un gouvernement-en-exil", une constitution écrite, une assemblée représentative et d'autres attributs démocratiques.53
Comme beaucoup de dirigeants d'autrefois, le Dalaï-lama sonne beaucoup mieux hors du pouvoir qu'au pouvoir. Gardez à l'esprit qu'il lui a fallu une occupation chinoise et presque quarante ans d'exil pour proposer la démocratie pour le Tibet et pour critiquer l'autocratie féodale oppressante dont il était lui-même l'apothéose. Mais sa critique du vieil ordre vient beaucoup trop tard pour des Tibétains ordinaires. Beaucoup d'entre eux veulent bien qu'il revienne dans leur pays, mais il apparaît que relativement peu veulent un retour à l'ordre social qu'il a représenté.
Dans un livre publié en 1996, le Dalaï-lama a proféré une déclaration remarquable qui doit avoir envoyé des frissons dans la communauté en exil. Elle se lit en partie comme suit :
De toutes les théories économiques modernes, le système économique du marxisme est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme est fondé seulement sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est fondé sur la distribution de richesse sur une base égale et sur l'utilisation équitable des moyens de production. Il est aussi concerné par le destin des travailleurs - qui sont la majorité - aussi bien que par le destin d'entre ceux qui sont défavorisés et dans le besoin et le marxisme se soucie des victimes de minorités exploitées. Pour ces raisons, le système m'interpelle et il semble juste ...
L'échec du régime en Union soviétique n'était, pour moi, pas l'échec du marxisme, mais l'échec du totalitarisme. Pour cette raison, je me considère comme demi-marxiste et demi-bouddhiste.
54
Et plus récemment, en 2001, en visitant la Californie, il a fait remarquer que "le Tibet, matériellement, est très, très en arrière. Spirituellement, il est tout à fait riche. Mais la spiritualité ne peut pas remplir nos estomacs." Voici un message qui devrait être pris en compte par les prosélytes bouddhistes bien alimentés et riche en Occident, qui ne peuvent pas être perturbés par des considérations matérielles car ils idéalisent le Tibet féodal.
Le bouddhisme et le Dalaï-lama exceptés, ce que j'ai essayé de défier, ce sont le mythe du Tibet, l'image du Paradis Perdu, d'un ordre social qui était un peu plus qu'une théocratie rétrograde despotique de servage et de pauvreté, si dommageable pour l'esprit humain, où la richesse énorme a été accumulée par une minorité privilégiée qui ont vécu avec beaucoup d'arrogance du sang, de la sueur et des larmes de la majorité. Pour la plupart des aristocrates tibétains en exil, c'est le monde auquel ils désirent ardemment retourner. C'est à une longue distance du Shangri-la.

Notes :


1. Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon : China, Tibet, and the Dalai Lama (Berkeley: University of California Press, 1995), 6-16.
2. Mark Juergensmeyer, Terror in the Mind of God, (Berkeley : University of California Press, 2000), 113.
3. Kyong-Hwa Seok, "Korean monk gangs battle for temple turf", San Francisco Examiner, December 3, 1998.
4. Gere quoted in "Our Little Secret", CounterPunch, 1-15 November 1997.
5. Dalai Lama quoted in Donald Lopez Jr., Prisoners of Shangri-La : Tibetan Buddhism and the West (Chicago and London : Chicago University Press, 1998), 205.
6. Stuart Gelder and Roma Gelder, The Timely Rain : Travels in New Tibet (New York : Monthly Review Press, 1964), 119.
7. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123.
8. Pradyumna P. Karan, The Changing Face of Tibet : The Impact of Chinese Communist Ideology on the Landscape (Lexington, Kentucky : University Press of Kentucky, 1976), 64.
9. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 62 and 174.
10. As skeptically noted by Lopez, Prisoners of Shangri-La, 9.
11. See the testimony of one serf who himself had been hunted down by Tibetan soldiers and returned to his master : Anna Louise Strong, Tibetan Interviews (Peking : New World Press, 1929), 29-30 90.
12. Melvyn Goldstein, William Siebenschuh, and Tashì-Tsering, The Struggle for Modern Tibet : The Autobiography of Tashì-Tsering (Armonk, N.Y.: M.E. Sharpe, 1997).
13. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 110.
14. Strong, Tibetan Interviews, 15, 19-21, 24.
15. Quoted in Strong, Tibetan Interviews, 25.
16. Strong, Tibetan Interviews, 31.
17. Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951 (Berkeley : University of California Press, 1989), 5.
18. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 175-176; and Strong, Tibetan Interviews, 25-26.
19. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 113.
20. A. Tom Grunfeld, The Making of Modern Tibet rev. ed. (Armonk, N.Y. and London: 1996), 9 and 7-33 for a general discussion of feudal Tibet; see also Felix Greene, A Curtain of Ignorance (Garden City, N.Y.: Doubleday, 1961), 241-249; Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951, 3-5; and Lopez, Prisoners of Shangri-La, passim.
21. Strong, Tibetan Interviews, 91-92.
22. Strong, Tibetan Interviews, 92-96.
23. Waddell, Landon, and O'Connor are quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123-125.
24. Quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 125.
25. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 52.
26. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 54.
27. Heinrich Harrer, Return to Tibet (New York: Schocken, 1985), 29.
28. Strong, Tibetan Interview, 73.
29. See Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA's Secret War in Tibet (Lawrence, Kansas: University of Kansas Press, 2002); and William Leary, "Secret Mission to Tibet", Air & Space, December 1997/January 1998.
30. Leary, "Secret Mission to Tibet".
31. Hugh Deane, "The Cold War in Tibet", CovertAction Quarterly (Winter 1987).
32. George Ginsburg and Michael Mathos Communist China and Tibet (1964), quoted in Deane, "The Cold War in Tibet". Deane notes that author Bina Roy reached a similar conclusion.
33. See Greene, A Curtain of Ignorance, 248 and passim; and Grunfeld, The Making of Modern Tibet, passim.
34. Los Angeles Times, 18 August 1997.
35. Harrer, Return to Tibet, 54.
36. Karan, The Changing Face of Tibet, 36-38, 41, 57-58; London Times, 4 July 1966.
37. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 29 and 47-48.
38. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet", Imprimis (publication of Hillsdale College, Michigan), April 1999.
39. Karan, The Changing Face of Tibet, 52-53.
40. Elaine Kurtenbach, Associate Press report, San Francisco Chronicle, 12 February 1998.
41. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 47-48.
42. Strong, Tibetan Interviews, 15-16.
43. Jim Mann, "CIA Gave Aid to Tibetan Exiles in '60s, Files Show", Los Angeles Times, 15 September 1998; and New York Times, 1 October, 1998.
44. Reuters report, San Francisco Chronicle, 27 January 1997.
45. News & Observer, 6 September 1995, cited in Lopez, Prisoners of Shangri-La, 3.
46. Heather Cottin, "George Soros, Imperial Wizard", CovertAction Quarterly no. 74 (Fall 2002).
47. The Gelders draw this comparison, The Timely Rain, 64.
48. The Han have also moved into Xinjiang, a large northwest province about the size of Tibet, populated by Uighurs; see Peter Hessler, "The Middleman", New Yorker, 14 & 21 October 2002.
49. Report by the International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril (Berkeley Calif. : 2001), passim.
50. International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril, 66-68, 98.
51. John Pomfret, "Tibet Caught in China's Web", Washington Post, 23 July 1999.
52. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 51.
53. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet."
54. The Dalai Lama in Marianne Dresser (ed.), Beyond Dogma : Dialogues and Discourses (Berkeley, Calif.: North Atlantic Books, 1996).
55. Quoted in San Francisco Chronicle, 17 May 2001.

18:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dalai-lama, imperialisme, tibet, chine, cia, romain, courcelles, histoire, actualite, belgique, democratie, liberte, communisme, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/03/2008: Tibet: pour la liberté, avec la CIA?...


-------- Message original --------
Sujet: Tibet
Date: Thu, 27 Mar 2008 01:02:51 +0100
De: democrite <democrite@neuf.fr>

Tibet: pour la liberté, avec la CIA?

En 1951, les communistes prenaient le pouvoir au Tibet. Au cours des deux siècles qui avaient précédé, pas un seul pays au monde n’avait reconnu le Tibet comme un pays indépendant. Durant ces deux cents ans, la communauté internationale avait considéré le Tibet comme une partie intégrante de la Chine ou, du moins, comme un État vassal. En 1950 déjà, l’Inde disait que le Tibet était une composante de la Chine. L’Angleterre qui, il y a quarante ans, occupait pourtant une position privilégiée au Tibet, suivit la position indienne au pied de la lettre.
Seuls les États-Unis se montrèrent hésitants. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, ils considérèrent le Tibet comme appartenant à la Chine et ils freinèrent même l’Angleterre dans ses avances au Tibet. Mais, après la guerre, les États-Unis voulurent faire du Tibet un rempart religieux contre le communisme.
Contrairement à ce qui se passa avec la question coréenne, ils furent complètement isolés. Ils ne purent mettre sur pied la moindre coalition internationale. En 1951, la majorité de l’élite tibétaine elle-même, y compris l’Assemblée générale élargie, accepta l’accord négocié avec la Chine à propos d’une «libération pacifique».
Mais cela changea lorsque, en 1956, les autorités décidèrent d’appliquer une réforme agraire dans les territoires tibétains de la province de Sichuan. L’élite locale n’accepta pas qu’on touche à ses propriétés et droits. Cela allait mener au soulèvement armé de 1959.
La préparation de la révolte armée avait duré des années, sous la direction des services secrets étasuniens, la CIA. C’est écrit noir sur blanc dans «The CIA's Secret War in Tibet» (La guerre secrète de la CIA au Tibet) de Kenneth Conboy (University Press of Kansas, 2002, 300 pages), un ouvrage à propos duquel le spécialiste de la CIA, William Leary, écrit: «Une étude excellente et impressionnante sur une importante opération secrète de la CIA durant la guerre froide.»
Un autre livre, «Buddha's Warriors – The story of the CIA-backed Tibetan Freedom Fighters» (Les guerriers de Bouddha – L’histoire des combattants tibétains de la liberté soutenus par la CIA), de Mikel Dunham (Penguin, 2004, 434 pages) explique comment la CIA a transféré des centaines de Tibétains aux États-Unis, les a entraînés et armés, a parachuté des armes sur le territoire, a enseigné aux gens comment ils pouvaient se servir d’armes à feu tout en étant à cheval, etc.
La préface de cet ouvrage a été rédigée par «Sa Sainteté le dalaï-lama». Sans doute ce dernier considère-t-il comme un honneur le fait que la rébellion séparatiste armée ait été dirigée par la CIA. Dans cette préface, il écrit: «Bien que je croie que la lutte des Tibétains ne puisse être remportée que par une approche à long terme et des moyens pacifiques, j’ai toujours admiré ces combattants de la liberté pour leur courage et leur détermination inébranlables.» (page XI)
Réactions tibétaines et internationales lors de la prise de pouvoir par les communistes, en 1951, Infortibet, 14 janvier 2008. en néerlandais:
http://infortibet.skynetblogs.be/post/5433093/tibetaanse-...-
Le «Cirque de l’ombre: la CIA au Tibet», un documentaire revu, Infortibet, 5 février 2008.
Compte-rendu en néerlandais: http://infortibet.skynetblogs.be/post/5512204/het-schaduw...
Source Michel Collon

13:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tibet, courcelles, chine, presse, romain, histoire, imperialisme, usa, silence, liberte, democratie, cia | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/03/2008

26/03/2008: La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama....


-------- Message original --------

Sujet: : La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama.htm
Date: Wed, 26 Mar 2008 09:26:41 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


Sent: Tuesday, March 25, 2008 8:58 PM
Subject: La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama


« L’Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003

Célébré et transfiguré par la cinématographie hollywoodienne, le Dalaï Lama continue sans aucun doute à jouir d’une vaste popularité : son dernier voyage en Italie s’est terminé solennellement par une photo de groupe avec les dirigeants des partis de centre-gauche, qui ont ainsi voulu témoigner estime et révérence à l’égard du champion de la lutte de « libération du peuple tibétain». Mais qui est réellement le Dalaï Lama ? Disons déjà, pour commencer, qu’il n’est pas né dans le Tibet historique, mais dans un territoire incontestablement chinois, très exactement dans la province de Amdo qui, en 1935, année de sa naissance, était administrée par le Kuomintang. En famille, on parlait un dialecte régional chinois, si bien que notre héros apprend le tibétain comme une langue étrangère, et est obligé de l’apprendre à partir de l’âge de trois ans, c’est-à-dire à partir du moment où, reconnu comme l’incarnation du 13ème Dalaï Lama, il est enlevé à sa famille et enfermé dans un couvent, pour être soumis à l’influence exclusive des moines qui lui enseignent à se sentir, à penser, à écrire, à parler et à se comporter comme le Dieu-roi des Tibétains, c’est-à-dire comme Sa Sainteté.  1.     Un « paradis » terrifiant  Je tire ces informations d’un livre (Heinrich Harrer, Sept ans au Tibet, diverses éditions en français autour du film de J-J. Annaud, je reprends ici la notation des pages de l’auteur de l’article dans la version italienne du livre, chez Mondadori, NdT) qui a même un caractère semi-officiel (il se conclut sur un « Message » dans lequel le Dalaï Lama exprime sa gratitude à l’auteur) et qui a énormément contribué à la construction du mythe hollywoodien. Il s’agit d’un texte, à sa façon, extraordinaire, qui réussit à transformer même les détails les plus inquiétants en  chapitres d’histoire sacrée. En 1946, Harrer rencontre à Lhassa les parents du Dalaï Lama, qui s’y sont transférés désormais depuis de nombreuses années, abandonnant leur Amdo natal. Cependant, ceux-ci ne sont toujours pas devenus tibétains : ils boivent du thé à la chinoise, continuent à parler un dialecte chinois et, pour se comprendre avec Harrer qui s’exprime en tibétain, ils ont recours à un « interprète ». Certes leur vie a changé radicalement : « C’était un grand pas qu’ils avaient réalisé en passant de leur petite maison de paysans d’une province chinoise reculée au palais qu’ils habitaient à présent et aux vastes domaines qui étaient maintenant leur propriétés ». Ils avaient cédé aux moines un enfant d’âge tendre, qui reconnaît ensuite dans on autobiographie avoir beaucoup souffert de cette séparation. En échange, les parents avaient pu jouir d’une prodigieuse ascension sociale. Sommes-nous en présence d’un comportement discutable ? Que non. Harrer se dépêche immédiatement de souligner la « noblesse innée » de ce couple (p. 133) : Comment pourrait-il en être autrement puisqu’il s’agit du père et de la mère du Dieu-roi ? Mais quelle société est donc celle sur laquelle le Dalaï Lama est appelé à gouverner ? Un peu à contrecœur, l’auteur du livre finit par le reconnaître : «  La suprématie de l’ordre monastique au Tibet est absolue, et ne peut se comparer qu’avec une dictature. Les moines  se méfient de tout courant qui pourrait mettre en péril leur domination ». Ce n’est pas seulement ceux qui  agissent contre le « pouvoir » qui sont punis mais aussi « quiconque le met en question » (p. 76). Voyons les rapports sociaux. On dira que la marchandise la plus bon marché  est celle que constituent les serfs (il s’agit, en dernière analyse d’esclaves). Harrer décrit gaiement sa rencontre avec un haut- fonctionnaire : bien que n’étant pas un personnage particulièrement important, celui-ci peut cependant avoir à sa disposition « une suite de trente serfs et servantes » (p.56). Ils sont soumis à des labeurs non seulement bestiaux mais même inutiles : « Environ vingt hommes étaient attachés à la ceinture par une corde et traînaient un immense tronc, en chantant en cœur leurs lentes mélopées, et avançant du même pas. En nage, et haletants, ils ne pouvaient pas s’arrêter pour reprendre leur souffle, car le chef de file ne l’autorisait pas. Ce travail terrible fait partie de leur impôt, un tribut de type féodal ». Ç’aurait été facile d’avoir recours à la roue, mais « le gouvernement ne voulait pas la roue » ; et, comme nous le savons, s’opposer ou même seulement discuter le pouvoir de la classe dominante pouvait être assez dangereux. Mais, selon Harrer, il serait insensé de vouloir verser des larmes sur le peuple tibétain de ces années-là : « peut-être était-il plus heureux ainsi » (p.159-160). Un abîme incommensurable séparait les serfs des patrons. Pour les gens ordinaires, on ne devait adresser ni une parole ni un regard au Dieu-roi. Voici par exemple ce qu’il advient au cours d’une procession : « Les portes de la cathédrale s’ouvrirent et le Dalaï Lama sortit lentement (…) La foule dévote s’inclina immédiatement. Le cérémonial religieux aurait exigé que l’on se jetât par terre, mais il était impossible de le faire à cause du manque de place.  Des milliers de gens  se courbèrent donc, comme un champ de blé sous le vent. Personne n’osait  lever les yeux. Lent et compassé, le Dalaï Lama commença sa ronde autour du Barkhor (…) Les femmes  n’osaient pas respirer ». La procession finie, l’atmosphère change radicalement : « Comme réveillée soudain d’un sommeil hypnotique, la foule passa à ce moment-là de l’ordre au chaos (…) Les moines soldats entrèrent immédiatement en action (…) A l’aveuglette, ils faisaient tourner leurs bâtons sur la foule (…) mais malgré la pluie de coups, les gens y revenaient comme s’ils étaient possédés par des démons (…) Ils acceptaient maintenant les coups et les fouets comme une bénédiction. Des récipients de poix bouillante tombaient sur eux, ils hurlaient de douleur, ici le visage brûlé, là les gémissements d’un homme roué de coups ! » (p.157-8).  Il faut noter que ce spectacle est suivi par notre auteur avec admiration et dévotion. Le tout, ce n’est pas un hasard, est compris dans un paragraphe au titre éloquent : « Un dieu lève la mai, en bénissant ».  Le seul moment où Harrer a une attitude critique se trouve quand il décrit les conditions d’hygiène et de santé dans le Tibet de l’époque. La mortalité infantile fait rage, l’espérance de vie est incroyablement basse, les médicaments sont inconnus, par contre des médications assez particulières ont cours : « souvent les lamas font des onctions à leurs patients avec leur salive sainte ; ou bien tsampa ( ? NdT) et beurre sont mélangés avec l’urine des saints hommes pour obtenir une sorte d’émulsion qui est administrée aux malades ». (p.194). Ici, même notre auteur dévot et tartuffe a un mouvement de perplexité : même s’il a été « convaincu de la réincarnation du Dieu Enfant » (p. 248), il n’arrive cependant pas à  « justifier le fait qu’on boive l’urine du Buddha vivant », c’est-à-dire du Dalaï Lama. Il soulève la question avec celui-ci, mais sans trop de résultats : le Dieu-roi «  ne pouvait pas combattre seul de tels us et coutumes, et dans le fond, il ne s’en préoccupait pas trop ». Malgré cela, notre auteur, qui se contente de peu, met de côté ses réserves, et conclut imperturbable : « En Inde, du reste, c’était un spectacle quotidien de voir les gens boire l’urine des vaches sacrées ». (p.294). A ce point, Harrer peut continuer sans plus d’embarras son œuvre de transfiguration du Tibet prérévolutionnaire. En réalité, celui-ci est lourd de violence, et ne connaît même pas le principe de responsabilité individuelle : les punitions peuvent aussi être transversales, et frapper les parents du responsable d’un délit même assez léger voire imaginaire (p. 79). Qu’en est-il des crimes considérés comme plus graves ? « On me rapporta l’exemple d’un homme qui avait volé une lampe dorée dans un ces temples de Kyirong. Il fut déclaré coupable, et ce que nous aurions nous considéré comme une sentence inhumaine fut exécutée. On lui coupa les mains en public, et son corps mutilé mais encore vivant fut entouré d’une peau de yak mouillée. Quand il arrêta de saigner, il fut jeté dans un précipice » (p. 75). Pour des délits mineurs aussi, par exemple, « jeu de hasard » on peut être puni de façon impitoyable s’ils sont commis les jours de festivité solennelle : « les moines sont à ce sujet inexorables et inspirent une grande crainte, parce que plus d’une fois il est arrivé que quelqu’un soit mort sous la flagellation de rigueur, la peine habituelle » (p. 153). La violence la plus sauvage caractérise les rapports non seulement entre « demi-dieux » et « êtres inférieurs » mais aussi entre les différentes fractions de la caste dominante : on « crève les yeux avec une épée » aux responsables des fréquentes « révolutions militaires » et « guerres civiles » qui caractérisent l’histoire du Tibet prérévolutionnaire (la dernière a lieu en 1947) (p.224-5). Et pourtant, notre zélé converti au lamaïsme ne se contente pas de déclarer que « les punitions sont plutôt drastiques, mais semblent être à la mesure  de la mentalité de la population » (p.75). Non, le Tibet prérévolutionnaire est à ses yeux une oasis enchantée de non-violence : « Quand on est depuis quelques temps dans le pays, personne n’ose plus écraser une mouche sans y réfléchir. Moi-même, en présence d’un tibétain, je n’aurais jamais osé écraser un insecte seulement parce qu’il m’importunait » (p.183). Pour conclure, nous sommes face à un « paradis » (p.77). Outre Harrer, cette opinion est aussi celle du Dalaï Lama qui dans son « Message » final se laisse aller à une poignante nostalgie des années qu’il a vécues comme Dieu-roi : « nous nous souvenons de ces jours heureux que nous passâmes ensemble dans un pays heureux » (happy) soit, selon la traduction italienne, dans « un pays libre ».  2.     Invasion du Tibet et tentative de démembrement de la Chine  Ce pays « heureux » et « libre », ce « paradis » est transformé en enfer par l’ « invasion » chinoise. Les mystifications n’ont pas de fin. Peut-on réellement parler d’ « invasion » ? Quel pays avait donc reconnu l’indépendance du Tibet et entretenait avec lui des relations diplomatiques ? En réalité, en 1949, dans un livre qu’il publie sur les relations Usa-Chine, le Département d’Etat américain publiait une carte éloquente en elle-même : en toute clarté, aussi bien le Tibet que Taiwan y figuraient comme parties intégrantes du grand pays asiatique, qui s’employait une fois pour toutes à mettre fin aux amputations territoriales  imposées par un siècle d’agression colonialistes et impérialistes. Bien sûr, avec l’évènement des communistes au pouvoir, tout change, y compris les cartes géographiques : toute falsification historique et géographique est licite quand elle permet de relancer la politique commencée à l’époque avec la guerre de l’opium et, donc, d’aller vers le démantèlement de la Chine communiste.  C’est un objectif qui semble sur le point de se réaliser en 1959.  Par un changement radical en regard  de la politique suivie jusque là, de collaboration avec le nouveau pouvoir installé à Pékin, le Dalaï Lama choisit la voie de l’exil et commence à brandir le drapeau de l’indépendance du Tibet. S’agit-il réellement d’une revendication nationale ? Nous avons vu que le Dalaï Lama lui-même n’est pas d’origine tibétaine et qu’il a été obligé d’apprendre une langue qui n’est pas sa langue paternelle. Mais portons plutôt notre attention sur la caste dominante autochtone.  D’une part, celle-ci, malgré la misère générale et extrême du peuple, peut cultiver ses goûts de raffinement cosmopolite : à ses banquets on déguste « des choses exquises  provenant de tous les coins du monde » (p.174-5). Ce sont de raffinés parasites qui les apprécient, et qui, en faisant montre de leur magnificence, ne font assurément pas preuve d’étroitesse provinciale : « les renards bleu viennent de Hambourg, les perles de culture du Japon, les turquoises de Perse via Bombay, les coraux d’Italie et l’ambre de Berlin et du Königsberg » (p.166). Mais tandis qu’on se sent en syntonie avec l’aristocratie parasite de tous les coins du monde, la caste dominante tibétaine considère ses serviteurs comme une race différente et inférieure ; oui, « la noblesse a ses lois sévères : il n’est permis d’épouser que quelqu’un de son rang » (p. 191). Quel sens cela a-t-il alors de parler de lutte d’indépendance nationale ? Comment peut-il y avoir une nation et une communauté nationale si, d’après le chantre même du Tibet prérévolutionnaire, les « demi-dieux » nobles, loin de considérer leurs serviteurs comme leurs concitoyens, les taxent et les traitent d’ « êtres inférieurs » (p. 170 et 168) ?  D’autre part, à quel Tibet pense le Dalaï Lama quand il commence à brandir le drapeau de l’indépendance ? C’est le Grand Tibet, qui aurait du rassembler de vastes zones hors du Tibet proprement dit, en annexant aussi les populations d’origine tibétaine résidant dans des régions comme le Yunnan et le Sichuan, qui faisaient partie depuis des siècles du territoire de la Chine et qui furent parfois le berceau historique de cette civilisation multiséculaire et multinationale. C’est clair, le Grand Tibet représentait et représente un élément essentiel du projet de démantèlement d’un pays qui, depuis sa renaissance en 1949, ne cesse de déranger les rêves de domination mondiale caressés par Washington.  Mais que serait-il arrivé au Tibet proprement dit si les ambitions du Dalaï Lama s’étaient réalisées ? Laissons pour le moment de côté les serfs et les « êtres inférieurs » à qui, bien entendu, les disciples et les dévots de Sa Sainteté ne prêtent pas beaucoup d’attention. Dans tous les cas, le Tibet révolutionnaire est une « théocratie » (p.169) : « un européen est difficilement en mesure de comprendre quelle importance on attribue au plus petit caprice du Dieu-roi ». Oui, « le pouvoir de la hiérarchie était illimité » (p.148), et il s’exerçait sur n’importe quel aspect de l’existence : « la vie des gens est réglée par la volonté divine, dont les interprètes sont les lamas » (p.182). Evidemment, il n’y a pas de distinction entre sphère politique et sphère religieuse : les moines permettaient « aux tibétaines les noces avec un musulman à la seule condition de ne pas abjurer » (p.169) ;  il n’était pas permis de se convertir du lamaïsme à l’Islam. Comme la vie matrimoniale, la vie sexuelle aussi connaît sa réglementation circonspecte : « pour les adultères, des peines très drastiques sont en vigueur, on leur coupait le nez » (p. 191).  C’est clair : pour démanteler la Chine, Washington n’hésitait pas à enfourcher le cheval fondamentaliste du lamaïsme intégriste et du Dalaï Lama.  A présent, même Sa Sainteté est obligé d’en prendre acte : le projet sécessionniste a largement échoué. Et voilà  apparaître des déclarations par lesquelles on se contenterait de l’ « autonomie ». En réalité, le Tibet est depuis pas mal de temps une région autonome. Et il ne s’agit pas que de mots. En 1988 déjà, tout en formulant des critiques, Foreign Office, la revue étasunienne proche du Département d’Etat, dans un article de Melvyn C. Goldstein, avait laissé passer quelques reconnaissances importantes : dans la Région Autonome Tibétaine, 60 à 70 % des fonctionnaires sont d’ethnie tibétaine et la pratique du bilinguisme est courante. Bien sur, on peut toujours faire mieux ; il n’en demeure pas moins que du fait de la diffusion de l’instruction, la langue tibétaine est aujourd’hui parlée et écrite par un nombre de personnes bien plus élevé que dans le Tibet prérévolutionnaire. Il faut ajouter que seule la destruction de l’ordre des castes et des barrières qui séparaient les « demi-dieux » des « êtres inférieurs » a rendu possible l’émergence à grande échelle d’une identité culturelle et nationale tibétaine. La propagande courante est l’envers de la vérité. Tandis qu’il jouit d’une ample autonomie, le Tibet, grâce aussi aux efforts massifs du gouvernement central, connaît une période d’extraordinaire développement économique et social. Parallèlement au niveau d’instruction, au niveau de vie et à l’espérance moyenne de vie, s’accroît aussi la cohésion entre les différents groupes ethniques, comme confirmé entre autres par l’augmentation des mariages mixtes entre hans (chinois) et tibétains. Mais c’est justement ce qui va devenir le nouveau cheval de bataille de la campagne anti-chinoise. L’article de B. Valli sur La Repubblica du 29 novembre 2003 en est un exemple éclatant. Je me bornerai ici à citer le sommaire : « L’intégration entre ces deux peuples est la dernière arme pour annuler la culture millénaire du pays du toit du monde ». C’est clair, le journaliste s’est laissé  aveugler par l’image d’un Tibet à l’enseigne de la pureté ethnique et religieuse, qui est le rêve des groupes fondamentalistes et sécessionnistes. Pour en comprendre le caractère régressif, il suffit de redonner la parole au chroniqueur qui a inspiré Hollywood. Dans le Tibet prérévolutionnaire, en plus des tibétains, et des chinois, « on peut rencontrer aussi des ladaks, des boutans (orthographe non garantie, NdT), des mongols, des sikkimais, des kazakhs, etc ». Les népalais sont aussi largement présents : « Leurs familles demeurent presque toujours au Népal, où eux-mêmes rentrent de temps en temps. En cela ils se différencient des chinois qui épousent volontiers des femmes tibétaines, et mènent une vie conjugale exemplaire ». (p. 168-9). La plus grande « autonomie » qu’on revendique, on ne sait d’ailleurs pas très bien si pour le Tibet à proprement parler ou pour le Grand Tibet, devrait-elle comporter aussi la possibilité pour le gouvernement régional d’interdire les mariages mixtes et de réaliser une pureté ethnique et culturelle qui n’existait même pas avant 1949 ?  3.     La cooptation du Dalaï Lama en Occident et dans la race blanche et la dénonciation du péril jaune  L’article de Repubblica est précieux car il nous permet de cueillir la subtile veine raciste qui traverse la campagne anti-chinoise actuelle. Comme il est notoire, dans sa recherche des origines de la race « aryenne » ou « nordique » ou « blanche », la mythologie raciste et le Troisième Reich ont souvent regardé avec intérêt l’Inde et le Tibet : c’est de là qu’allait partir la marche triomphale de la race supérieure. En 1939, à la suite d’une expédition de SS, l’autrichien Harrer arrive en Inde du Nord (aujourd’hui Pakistan) et, de là, pénètre au Tibet. Lorsqu’il rencontre le Dalaï Lama, il le reconnaît immédiatement, et le célèbre, comme membre de la race supérieure blanche : « Sa carnation était beaucoup plus claire que celle du tibétain moyen, et par certaines nuances plus blanche même que celle de l’aristocratie tibétaine » (p. 280). Par contre, les chinois sont tout à fait étrangers à la race blanche. Voilà pourquoi la première conversation que Sa Sainteté a avec Harrer est un événement extraordinaire : celui-ci se trouve « pour la première fois seul avec un homme blanc » (p. 277). En tant que substantiellement blanc le Dalaï Lama n’était certes pas inférieur aux « européens » et était de toutes façons « ouvert aux idées occidentales » (p. 292 et 294). Les Chinois, ennemis mortels de l’Occident, se comportent bien autrement. C’est ce que confirme à Harrer un « ministre–moine » du Tibet sacré : « dans les écritures anciennes, nous dit-il, on lisait une prophétie : une grande puissance du Nord fera la guerre au Tibet, détruira la religion et imposera son hégémonie au monde » (p.114). Pas de doute : la dénonciation du péril jaune est le fil conducteur du livre qui a inspiré la légende hollywoodienne du Dalaï Lama. Revenons à la  photo de groupe qui a mis un terme à son voyage en Italie. On peut considérer comme physiquement absents mais bien présents du point de vue des idées Richard Gere et les autres divas de Hollywood, inondés de dollars pour la célébration de la légende du Dieu-roi, venu du mystérieux Orient. Il est désagréable de l’admettre mais il faut en prendre acte : tournant le dos depuis quelques temps à l’histoire et à la géographie, une certaine gauche se révèle désormais capable de ne plus s’alimenter que de mythes théosophiques et cinématographiques, sans plus prendre de distances même avec les mythes cinématographiques les plus troubles.  Publié dans « L’Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003, p. 54-57. Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

10:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, romain, actualite, presse, medias, chine, tibet, silence, belgique, imperialisme, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/03/2008

23/03/2008: La droite chute avec Sarkozy ...

 -------- Message original --------
Sujet: DEFAITE DE SARKOZY AUX MUNICIPALES
Date: Sun, 23 Mar 2008 21:22:35 +0000 (GMT)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr


La droite chute avec Sarkozy www.lariposte.com Les résultats des élections municipales et cantonales ont confirmé ce qu’indiquaient déjà tous les sondages : à peine dix mois après la victoire de Nicolas Sarkozy aux présidentielles, le soutien dont bénéficie la politique du gouvernement a nettement chuté. La droite a perdu les voix de millions de travailleurs et de retraités qui, en 2007, avaient crû aux promesses démagogiques de l’UMP, et dont les difficultés se sont aggravées depuis. Après avoir distribué des milliards d’euros de ristournes fiscales aux plus riches, le gouvernement a déclaré aux plus pauvres : « circulez, les caisses sont vides ». Le chômage n’a reculé que dans les statistiques officielles. Les services publics et la sécurité sociale ont été attaqués. La crise du logement se poursuit. La précarité et la misère gagnent chaque jour du terrain. En un mot, la régression frappe tous les organes du corps social – à l’exception de cette minorité de privilégiés pour laquelle travaille Sarkozy. Telles sont les causes fondamentales de la défaite électorale de la droite.Ces résultats balayent une fois pour toutes l’idée selon laquelle la victoire de Sarkozy, en 2007, marquait un « virage à droite » de la société française, qui était supposée s’enfoncer dans une période de « réaction » et « d’adhésion aux valeurs de la droite ». Les dirigeants socialistes et communistes qui dressaient un tel diagnostic cherchaient à se disculper de toute responsabilité dans la défaite : « que voulez-vous, les gens virent à droite ! » Dix mois plus tard, non seulement le résultat des élections locales détruit la théorie du « glissement vers la droite », mais il rappelle que la gauche a perdu les élections présidentielles faute d’un programme crédible et combatif.Comme il fallait s’y attendre, c’est le Parti Socialiste qui a le plus bénéficié du rejet de la politique gouvernementale. Mais il ne faudrait pas y voir le moindre enthousiasme à l’égard de son programme. Dans ce domaine, rien n’a été résolu. Des millions de jeunes, de salariés et de retraités ont utilisé le vote socialiste comme le moyen le plus sûr de battre la droite – voilà tout. En fait, l’abstention aurait sans doute été moins élevée et la défaite de la droite encore plus sévère si le PS avait mené campagne sur un programme sérieux.Le PCFL’autre fait important de ces élections – que les médias capitalistes s’efforcent de passer sous silence – c’est le résultat du PCF. Aux cantonales, qui expriment mieux l’implantation nationale du parti, il progresse légèrement en pourcentage de voix. Cette progression, même modeste, aura un effet positif sur le moral et la combativité des militants communistes, qui avaient été sonnés par le score du parti en 2007. Les innombrables « analystes » et « commentateurs » bourgeois qui, depuis les présidentielles, annonçaient la mort toute proche du PCF, vont devoir une fois de plus remballer leur nécrologie.Le score du PCF est une mauvaise nouvelle pour la classe dirigeante, qui rêve de le voir disparaître. Mais elle est aussi une mauvaise nouvelle pour ceux qui, dans le parti lui-même, ont exploité le revers électoral de 2007 pour en appeler au « dépassement » du parti vers « autre chose » – bref, à sa liquidation. De fait, on ne liquide pas un parti qui progresse ! Les liquidateurs ne se laisseront sans doute pas détourner de leurs objectifs par ce seul résultat électoral. Mais il est clair qu’il affaiblit leur position. A l’inverse, il conforte la position de tous les militants qui – comme La Riposte – veulent maintenir et renforcer le PCF.Ceci étant dit, il ne faudrait pas exagérer la progression du parti – ni, surtout, en tirer la conclusion que, désormais, il ne peut plus reculer. Les causes fondamentales du déclin du PCF, au cours de la dernière période, résident dans le caractère réformiste de son programme, qui a été vidé de toute atteinte à la propriété capitaliste. En d’autres termes, ce n’est pas un programme communiste, mais une version « anti-libérale » – c’est-à-dire un peu plus à gauche – du programme du PS. Or, les travailleurs n’ont pas besoin de deux partis réformistes, et auront forcément tendance à voter pour le plus grand.Le problème des idées et du programme du PCF n’est donc toujours pas réglé. Le score du PCF, aux cantonales et aux municipales, n’exprime pas l’enthousiasme des électeurs pour cette usine à gaz de mesures fiscales qui constitue le « socle » de son programme. Ce score reflète surtout l’implantation nationale et les réserves sociales dont dispose toujours le parti, malgré les graves carences de son programme. La seule garantie d’une progression durable du PCF réside dans un retour aux idées du marxisme et dans l’adoption d’un programme réellement communiste.A en croire de nombreux dirigeants du parti, les idées du socialisme révolutionnaire « effrayent » les travailleurs. D’où, selon eux, la nécessité d’un discours et d’un programme plus « modérés ». Nous avons déjà répondu à cette idée absurde – qui, si elle était correcte, signifierait l’impossibilité du socialisme en général. Mais une anecdote permet à elle seule de réfuter cet argument classique des réformistes. Lors du premier tour des élections cantonales, en Haute-Garonne, plusieurs camarades de La Riposte étaient investis par le PCF local. Partout, ils ont amélioré les scores de 2001. Notre camarade Hubert Prévaud, par exemple, était le candidat PCF d’un grand canton de Toulouse. Dans sa profession de foi, envoyée à tous les électeurs du canton, Hubert fustigeait « la poignée de milliardaires qui s’accapare la richesse nationale », et expliquait : « tant que les banques et les grands groupes de l’industrie et du commerce demeureront la propriété d’une minorité capitaliste, rien ne sera définitivement acquis. Il est donc grand temps de mettre à l’ordre du jour le programme et les principes du socialisme. C’est un changement fondamental, un changement révolutionnaire qui est nécessaire. » Les mots « socialisme » et « révolutionnaire » ont-ils effrayé les travailleurs du canton ? Non. Avec 12,7 % des suffrages, Hubert a plus que doublé le résultat du PCF en 2001. Avec 2421 voix, il fait le meilleur score du PCF dans tout le département, en nombre de voix. Nous ne voulons pas exagérer la portée de cet exemple, mais il ne cadre pas du tout avec l’idée que le marxisme « effraye » les électeurs !Le MoDemLes militants et les électeurs de gauche auront accueilli avec une satisfaction toute particulière la défaite de François Bayrou, à Pau. De manière générale, le MoDem a perdu ces élections. Partout où il s’est maintenu, au deuxième tour, face à l’UMP et à la gauche, il s’est littéralement effondré (à l’exception de Pau, où il manque de peu la victoire). La polarisation croissante de la société ne laisse pas de place au « Centre », ou plus exactement à la fiction d’un « Centre ». Les dirigeants du MoDem, qui sont les fidèles serviteurs de la classe capitaliste, prétendent se situer « au-delà des clivages ». Ils feignent d’ignorer l’existence de clivages bien réels dans la société française : entre les riches et les pauvres, entre les exploiteurs et les exploités. Or, sous l’impact de la crise du capitalisme, le gouffre ne cesse de s’élargir entre les classes sociales. Dans ce contexte, le Centre « fort et indépendant » que Bayrou appelle de ses vœux n’a aucune chance de voir le jour. D’ores et déjà, des responsables du MoDem tirent les conclusions de leur défaite électorale : ils demandent que leur parti jète le masque « centriste » et soutienne ouvertement le gouvernement de Sarkozy.La défaite du MoDem aurait été encore plus nette si, dans un grand nombre de villes, les dirigeants du PS ne l’avaient pas accueilli sur leurs listes. Ces alliances avec la droite illustrent la complète dégénérescence politique de la direction actuelle du PS. Elles soulignent l’adhésion totale des dirigeants socialistes à « l’économie de marché » – c’est-à-dire au capitalisme. Comme le disait Lénine, « la politique est de l’économie concentrée ». Les « réformistes sans réformes » que sont Royal, Hollande et compagnie n’ont aucune alternative à la politique de Sarkozy. Sur toutes les questions touchant aux intérêts fondamentaux des capitalistes, ils sont d’accord avec la droite. Les militants qui ont adhéré au PS pour lutter contre la misère et les injustice sociales doivent se mobiliser contre cette dérive droitière de leurs dirigeants et contre la politique d’alliance avec le prétendu « Centre ».La présence de candidats PCF sur des listes d’« union » avec le PS et le MoDem a provoqué un profond malaise, dans les rangs du parti. La direction du PCF a cherché à minimiser l’affaire et à placer la responsabilité de ces accords sur les épaules des seuls dirigeants socialistes. Mais cela n’a pas convaincu beaucoup de militants communistes, qui ont appris avec stupéfaction la fusion des listes du PCF et du MoDem à Aubagne, entre les deux tours. La Riposte s’est fermement opposée à ces alliances. Dans toutes les villes où des candidats du MoDem ont été élus sur des listes de gauche, nous pensons que les militants du PS et du PCF devraient exiger une rupture de leurs élus avec ceux du MoDem – quitte à perdre la majorité aux conseils municipaux.Instabilité croissanteEntre les deux tours des élections, Nicolas Sarkozy déclarait qu’il « tiendrait compte » des résultats. Bien sûr ! Et de quelle façon ? « En accélérant le rythme des réformes », expliquent tous les ministres. Autrement dit, en poursuivant la politique de contre-réformes rejetée par les électeurs. Les dirigeants socialistes reprochent au gouvernement de ne pas « entendre » le verdict des urnes. Or, Sarkozy et sa clique l’ont très bien entendu, très bien compris. Ils savent, comme François Hollande, lire les résultats d’une élection. Mais ils sont au pouvoir pour servir les intérêts de la classe capitaliste, laquelle exige de nouvelles attaques contre la vaste majorité de la population – à commencer par une nouvelle contre-réforme des retraites. Ces attaques seront menées au pas de charge. La crise du capitalisme français, son déclin sur le marché mondial et le niveau historique de son endettement pèsent infiniment plus lourd, aux yeux du patronat, qu’une simple défaite électorale. La politique du gouvernement a été rejetée dans les urnes. Mais désormais, il va falloir la combattre dans la rue, les entreprises, les quartiers, les lycées et les universités.La défaite de la droite renforce le camp de tous ceux qui luttent contre la politique réactionnaire du gouvernement. La période à venir sera marquée par de grandes mobilisations de la jeunesse et des salariés. La chute rapide de la popularité de Sarkozy est, à elle seule, une illustration limpide de l’énorme instabilité politique et sociale qui caractérise notre époque. Sous la surface de la société, une immense quantité de matériel explosif s’est accumulée. Quarante ans après la grande grève générale de mai 68, toutes les conditions d’une nouvelle explosion révolutionnaire sont réunies. Il faut s’y préparer. Et cela signifie d’abord qu’il faut réarmer le mouvement ouvrier avec les seules idées à la hauteur de sa tâche historique : les idées du marxisme.Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)Publication : lundi 17 mars 2008

20:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, belgique, france, paris, democratie, capitalisme, politique, silence, medias, propagande | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/03/2008

19/03/2008: L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, prélude des grandes guerres impérialistes ....


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Sujet: L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, prélude des grandes guerres impérialistes
Date: Wed, 19 Mar 2008 11:03:04 -0400
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>



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L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, prélude des grandes guerres impérialistes
Le capitalisme est né dès que, vers le 11e siècle, des personnes libres ont commencé, dans les bourgs, à se distancer du pouvoir de l'État féodal.
Les bourgeois se sont enrichis au moyen de leur travail, de leurs affaires, de la création de banques, du financement des expéditions coloniales et des guerres que se livraient entre eux les seigneurs féodaux, de la découverte des Amériques, du pillage des civilisations pré-colombiennes (or et argent des Empires inca, azteque, maya, etc.), de l'esclavage et de l'exploitation des richesses des Amériques.
Avec les révolutions bourgeoises européennes [anglaise, française et celles de 1848 dans toute l'Europe], l'État féodal a été totalement détruit et l'État bourgeois est né.
La révolution industrielle, l'exploitation des travailleuses/eurs, les oppressions politiques, économiques, nationales, etc., le pillage des colonies ont conduit à un renforcement et à un enrichissement des classes dominantes (capitalistes, banquiers, grands proprietaires fonciers, etc.) et à la naissance des grands monopoles modernes.  «Le vrai début des monopoles modernes se situe, au plus tôt, vers les années 1860-1870.»
(Lénine - L'impérialisme, stade suprême du capitalisme - 1916 - éd. Pékin - p. 19)
Vers 1860-1870, au sein de chaque grande puissance, le capitalisme atteint son stade suprême, celui de l'impérialisme.
L'impérialisme est le résultat de la fusion, au sein de chaque grande puissance, (1) du capital industriel et (2) du capital financier en un capital unifié, le capital financier.  Cette unification des capitalistes entraîne l'unification du commandement de l'État capitaliste et l'unification des plans militaires de défense mais surtout d'agression des grandes puissances, avides de matières premières, de marchés, de main-d'oeuvre, de contrôle hégémonique de vastes régions.
À ce stade, tous les territoires ont déjà été partagés entre grandes puissances.  Mais la classe dominante (bourgeoisie c'est-à-dire capitaliste) de chaque puissance, en constante compétition avec celles des autres puissances, pour augmenter ses profits, doit envahir des territoires des autres puissances.  Commence alors un repartage du monde et le début de guerres impérialistes d'une violence jamais égalée auparavant, car les ressources matérielles, technologiques, humaines, scientifiques modernes dépassent celles qui existaient antérieurement.
La guerre (avant le stade impérialiste proprement dit) entre la france et la Prusse, déclenche la Commune de Paris (1871) : le peuple de Paris se révolte et installe, pour la première fois dans l'histoire, un État socialiste, qui ne durera que 3 mois, installant le mode de production socialiste, sous direction de la classe ouvrière et du peuple de Paris, où les principaux moyens de productions seront dirigés par des élections par la classe ouvrière et le peuple (dictature du prolétariat).
L'impérialisme se développe ailleurs dans le monde et entraîne des conflits qui conduisent à trois premières guerres impérialistes locales (le stade impérialiste étant maintenant développé :
a) 1898 (de février à décembre) - La guerre hispano-américaine :

Le 15 février 1898, l'explosion en rade de La Havane d'un navire nord-américain, le Maine, avec à son bord quelque 260 personnes, constitue le prétexte de l'intervention des États-Unis dans la guerre d'émancipation coloniale qui oppose Cuba à l'Espagne depuis 1895. La chute de Santiago de Cuba, en juillet, contraint le gouvernement de Madrid à signer, le 10 décembre 1898, le traité de Paris par lequel il renonce à Cuba et à Porto Rico, mais aussi aux Philippines.(...)

b) 1899-1902 - La guerre anglo-boer (seconde partie) :

L'expression Guerre des Boers se rapporte à deux conflits, l'un intervenu de 1880 à 1881 et le deuxième du 11 octobre 1899 au 31 mai 1902, tous deux entre les Britanniques et les colons d'origine néerlandaise (appelés alors Boers puis Afrikaners au XXesiècle) en Afrique du Sud. À la fin du deuxième conflit, les deux républiques fondées par les Boers perdirent leur indépendance et furent intégrées à l'empire britannique.

c) 1804-1905 - La guerre russo-japonaise :

La Guerre russo-japonaise s'est déroulée du 8 février 1904 au 5 septembre 1905. Elle met aux prises la Russie impériale d'un côté, et l'Empire japonais de l'autre.

Sur le plan militaire, ce conflit préfigure les guerres du Xxe siècle par sa durée (1 an et demi), par les forces engagées (sans doute plus de 2 millions d'hommes au total) et les pertes (156 000 morts, 280 000 blessés, 77000 prisonniers) ainsi que par l'emploi des techniques les plus modernes de l'art de la guerre (logistique, ligne de communication et renseignements ; opérations combinées terrestres et maritimes; durée de préparation des engagements) [1].

Sur le plan politique, l'affrontement trouve son origine dans une triple inter-action :

l'opposition direct de deux impérialismes : entre le japonais et le russe. Ce dernier a pour objectif stratégique d'obtenir un accès permanent à l'Océan Pacifique.

la démarche propre de l'Empire japonais consistant :

d'abord à préserver son indépendance et ses intérêts face aux impérialismes européens de plus en plus présents dans la région depuis la seconde moitié du XIXe siècle

ensuite à s'affirmer et à se faire reconnaitre en tant que et comme puissance régionale à part entière, c'est-à-dire comme un acteur développant sa propre stratégie impériale et coloniale à l'égal et à l'identique des autres.

Ces trois premières grandes guerres impérialistes locales n'étaient que le prélude d'une grande guerre impérialiste mondiale, d'abord intitulée la "Grande guerre", («Première guerre mondiale»), qui, selon l'idéologie capitaliste, devait être la dernière des dernières.
En 1917, la Révolution d'Octobre en Russie, a mis fin à la Première guerre mondiale et a fait naître, après la Commune de Paris (1871), le mode de production socialiste, sous la direction des travailleurs et des nations soviétiques, c'est-à-dire le début de la fin de la dictature de la bourgeoisie.
En réaction à la naissance de l'État socialiste des Républiques soviétiques, la dictature ouverte de la bourgeoisie s'installe au sein de certaines puissances impérialistes, sous la conduite de Mussolini (1922), d'Hitler (1933) et de Franco (1936).
Les communistes seront les premiers à dénoncer et à combattre le fascisme politiquement et militairement.  En 1935, la Troisième Internationale (communiste) propose la tactique du Front uni contre le fascisme et la guerre.  En 1936, les partis communistes organisent au niveau mondial, les Brigades internationales (Bataillons Mackenzie-Papineau, Abraham Lincoln, Mateotti, etc.)
L'impérialisme a continué à se développer et a conduit à la Seconde (s'il n'y en a pas d'autres) / Deuxième (s'il y a une autre) guerre mondiale (1939-1945).
À partir de 1948, les puissances capitalistes brisent le front uni avec l'URSS et se lance dans la "guerre froide", véritable troisième guerre mondiale sans déclarations de guerre contre les États socialistes, contre la classe ouvrière et les peuples qui veulent un autre mode de production que le capitalisme, contre toute force politique, ouvrière, sociale, populaire, nationale qui refuse le capitalisme.  La guerre des États-Unis contre les peuples du Vietnam, du Cambodge et du Laos à elle seule coûtera la vie à 6 millions d'Indochinois au cours d'un conflit atroce.
L'impérialisme c'est, entre autre, la guerre permanente pour l'hégémonie de chaque puissance impérialiste, contre les autres puissances impérialistes, mais aussi contre la classe ouvrière mondiale, contre les peuples et les nations du monde.
Les impérialismes se combattront entre eux, et les contradictions ne font que croître.
Les peuples veulent la paix.
Les puissances impérialistes veulent la guerre pour accroître leurs profits.
Le capitalisme est condamné à la guerre perpétuelle.
Les peuples du monde doivent l'écraser.
Antonio Artuso - pueblo@sympatico.ca - Montréal - mercredi le 19 mars 2008

20:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, romain, belgique, capitalisme, imperialisme, guerre, democratie, liberte, colonialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/03/2008

18/03/2008: Quelques rares informations sur la Chine et le Tibet...


C' est clair: le dalaï-lama cherche à remonter sur le trône, rétablir son pouvoir absolu et féodal, avec l' aide des moines religieux, des ricano-occidentaux et des médias sécurisés du capitalisme. L' Occident parle de répression de manifestations pacifiques. Les rares images parlent d' elles-mêmes: on voit l'oeuvre de véritables émeutiers. Une images montre un de ceux-ci une machette à la main, une autre un motocycliste de passage et à l' arrêt sous les coups d'un "manifestant" pacifique, un moine parmi les saccageurs et incendiaires jette des coups de pieds dans le grillage d'un magasin détruit...
Mais, il est quasi sûr que la Chine ne laissera jamais le Tibet devenir un nouveau ... Kosovo, malgré les Jeux olympiques. A ce sujet les manifestants n'ont peut être pas tout à fait tort lorsqu'ils disent: "Un pays qui ne respecte pas les "droits de l'homme" ne doit pas organiser les jeux olympiques". Je leur suggère de les organiser à Bagdad, Tel-Aviv, Kaboul, Guantanamo, Steenokkerzeel (liste non-limitative)...
De telles émeutes à Paris ou à Bruxelles, capitale de la Belgique "démocratique" et de l'Europe, ne seraient pas réprimées moins durement par le pouvoir capitaliste ... On peut toujours essayer...
RoRo ..
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-------- Message original --------
Sujet: Fw: [MM&D:4969] Quelques rares informations sur la Chine et le Tibet
Date: Tue, 18 Mar 2008 09:28:20 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>


----- Original Message -----
Sent: Monday, March 17, 2008 10:41 PM
Subject: [MM&D:4969] Quelques rares informations sur la Chine et le Tibet

Quelques rares informations sur la Chine et le Tibet


Mondialisation.ca, Le 17 mars 2008

La situation au Tibet et la nature des  informations

Les informations que nous avons actuellement en occident  émanent pour l’essentiel de Radio Free, une radio financée par les Etats-Unis, Radio free Europe et Radio free Asie. Les informations officielles venues de Chine confirment partiellement leurs dires, tout aurait commencé par des manifestations de moines mais aurait dégénéré en violences . En revanche des informations gouvernementales chinoises disent  que les morts sont des commerçants chinois massacrés par des bandes organisées et elles infirment les thèses du tir par la police chinoise.  

Jeudi 13 mars 2008, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères,  avait accusé les manifestants de “chercher à déclencher des troubles sociaux“..Samedi en marge des travaux de l’Assemblée Nationale chinoise , l’agence Chine Nouvelle a décrit ainsi la situation: “Les manifestations de moines bouddhistes tibétains contre le pouvoir chinois qui ont dégénéré vendredi à Lhassa ont fait 10 morts, et aucun étranger ne figure parmi les victimes.”

Le chef du gouvernement régional du Tibet, Champa Phunstok, a affirmé que les forces de l’ordre n’avaient pas tiré. “Nous n’avons pas ouvert le feu, cependant nous serons sévères avec ces criminels dont les activités visent à diviser la Nation“, a déclaré samedi Champa Phunstok à l’Associated Press en marge de la session annuelle du Congrès national du Peuple, l’assemblée législative chinoise. Selon Chine Nouvelle, “la plupart des victimes étaient des commerçants“.

Selon les informations de radio Free: des manifestations emmenées par des moines bouddhistes tibétains contre le pouvoir chinois ont dégénéré vendredi à Lhassa, la capitale tibétaine mais des témoins auraient fait état de tirs des forces de sécurité, de véhicules et de commerces incendiés.


Toujours d’après des informations de Radio Free Europe, deux personnes ont été tuées. Selon Radio Free Asia, des soldats utilisant des gaz lacrymogènes mais aussi des munitions réelles ont tiré sur des manifestants qui incendiaient des véhicules et des commerces détenus par des Chinois dans le centre-ville.

Radio free Europe ou Radio Free Asie ont  également cité des témoins qui rapportent avoir vu deux corps gisant sur le sol dans le quartier de Barkor où se sont concentrées les manifestations.  La radio a évoqué des bilans plus élevés, sans fournir de chiffres.

La Chine estime que le Tibet, fait partie intégrante de son territoire. Au plan international c’est le cas alors qu’en occident nous pensons que les Chinois ont envahi le Tibet en 1950. 

voici en gros les termes du débat sur le Tibet:

Effectivement depuis le XIII e siècle le Tibet appartient à l’Empire Chinois, et les monuments impériaux ont en fronton des textes écrits dans les cinq langues chinoises dont le tibétain un Empire avec ses féodalités et ses bureaucratie. Avant même qu’apparaisse le bouddhisme tibétain tel qu’il existe aujourd’hui. Les tenants de l’indépendance du Tibet et du Dalai-Lama estiment que le Tibet était un simple fief, un protectorat. Sur le plan historique les indépendatistes Tibétains expliquent que si la région himalayenne était jadis partie intégrante de la Chine, la région était devenue quasiment indépendante  et accusent la Chine de chercher à détruire la culture tibétaine.

 Le Tibet  a été dans le cadre du dépeçage et de la colonisation de la Chine l’objet d’une rivalité entre la grande Bretagne et la Russie. La Grande Bretagne, implantée en Inde voisine,  l’ a emporté et elle a toujours reconnu la suzeraineté de la Chine sur ce pays qu’elle a occupé militairement et commercialement. En 1908, la Chine profitant du départ des britanniques a  repris  le contrôle du pays.

Puis ça a été  l’effondrement de l’Empire chinois et l’instauration de la République en 1911. Ce qui rompt les relations personnelles de vassalité qui existaient entre la Chine et le Tibet selon les moines tibétains, qui sont  leur niveau le  plus élevé des féodaux pratiquant le servage. Le 13e Dalaï Lama a proclamé l’indépendance du Tibet et a refusé de reconnaître la République chinoise.

La Grande Bretagne  s’est entremise et a proposé une partition du Tibet que la Chine a refusé de reconnaître même si de fait les liens se sont distendus et le gouvernement théocratique du Dalai-Lama a élargi ses attributions. En 1950, l’Armée populaire de Libération  communiste est rentré au Tibet qu’elle estimait être gouvernée par des féodaux. Elle n’a pas  rencontré de résistance. Un gouvernement du Tibet a été créé qui a maintenu la religion et les monastères .

Mais à partir de 1956, les révoltes vont se succéder, en 1959 c’est l’insurrection de Lhassa. Le DalaÏ Lama quitte le Tibet et se réfugie aux Indes avec 150.000 de ses partisans. La révolte a été sévèrement réprimés, les exilés et les associations pour l’indépendance du Tibet font état d’un million de morts, en fait les chiffres déjà  considérables ne dépassent pas une dizaine de milliers.

Le gouvernement communiste chinois abolit le servage, les terribles châtiment corporels  et expliquera  qu’il s’agit de révoltes fomentées par les anciens maîtres et les moines. Alors les instances religieuses en exil dénoncent, comme  leurs partisans occidentaux, l’attaque contre la culture tibétaine autant que les atteintes aux droits de l’homme. L’occident, les Etats-Unis en particulier vont développer ce thème de la spiritualité thibétaine bafouée par les “envahisseurs” chinois.

La Chine considère que non seulement il s’agit d’une région intégrée à la Chine depuis le XIII e siècle mais qu’elle l’a libéré de la féodalité, désenclavée récemment  en construisant un chemin de fer. Une région  de surcroît est indispensable à sa sécurité, une marche par rapport à l’Inde avec laquelle elle a depuis toujours des rapports tendus. Alors que le Dalai Lama et les exilés, avec les Etats-Unis et les associations pour l’indépendance du Tibet considèrent qu’il s’agit d’une région indépendante dont la Chine détruit la culture.

 Ainsi avec les aspects religieux les chinois auraient supprimé la médecine traditionnelle et l’Astrologie. Autour du DalaÏ Lama en Inde s’est reconstituée  cette culture avec une université d’astrologie, elle bénéficie pour se faire de grands moyens financiers des Etats-Unis. Les Chinois affirment que la liberté religieuse est respectée, mais leurs adversaires dénoncent la désacralisation de certains aspects de cette culture qui leur ferait perdre leur signification originelle.

Ils dénoncent le peuplement massif par les Chinois et une situation d’exclusion des Tibétains ainsi que les arrestations et les droits de l’homme bafoués, même s’ils reconnaissent une amélioration en matière de droit de l’homme ces dernières années.  Les Chinois eux disent que la situation en matière de droits de l’homme est meilleure que sous le servage ou mutilations et châtiments corporels étaient fréquents, le statut de la femme a été amélioré et ils ont introduit le développement, ainsi que la protection de l’environnement et la préservation de la culture locale. 

La richesse des commerçants chinois est un des thèmes les plus agités au plan local et ce n’est sans doute pas un hasard s’ils ont été attaqués. Le contexte économique du développement chinois  témoigne ici  comme partout dans le reste de la Chine d’ une croissance formidable, liée en particulier ici du tourisme, mais aussi un accroissement des inégalités et actuellement une inflation élevée qui rend difficile l’approvisionnement des familles les plus modestes. A ce titre on peut penser que les manifestations des moines ont donné lieu également à d’autres manifestations de colère plus économiques, doublés peut-être de phénomènes délinquants attisés.

Les défenseurs de la cause tibétaine craignent que la nouvelle ligne ferroviaire contribue à accélérer l’immigration chinoise au Tibet ainsi qu’à le vider plus rapidement de ses ressources naturelles déjà surexploitées. Le gouvernement tibétain en exil estime notamment que « le chemin de fer facilitera le contrôle chinois du Tibet et entraînera l’arrivée de nombreux migrants chinois ». Mais pour les Chinois il n’y a pas plus de migration que l’arrivée à Paris de commerçants auvergnats. Le Tibet est partie intégrante de la Chine et les mouvements de population se font à l’intérieur du pays. La Chine est un pays d’intenses migrations internes.

Y a-t-il implication du Dalaï-Lama ?  

Autre source à  Dharamsala, en Inde, le dalaï-lama a appelé la Chine à “cesser d’utiliser la force” contre les manifestations, dans lesquelles il voit “une expression du ressentiment très profond du peuple tibétain“. Dans un communiqué, le chef spirituel des bouddhistes tibétains en exil se déclare “très préoccupé” par la situation au Tibet et demande à Pékin de “répondre au ressentiment des Tibétains (…) par le dialogue“. Il exhorte en outre les Tibétains à “ne pas recourir à la violence“. Ce qui visiblement était le cas lors des premières manifestation des moines mais a rapidement dégénéré en violence. Le dalaÏ Lama a affirmé ne pas être impliqué dans les événements du Tibet, mais on peut douter de son affirmation.

Des manifestations de soutien aux Tibétains ont également eu lieu en Inde et au Népal, autre source d’information.  A Katmandou, au Népal, au moins 12 moines bouddhistes ont été blessés dans des heurts avec la police lors d’une manifestation pro-Tibet qui a réuni un millier de personnes. Des incidents ont également éclaté à New Delhi, en Inde, où est réfugié le daili Lama et ses partisans, il y a eu également des heurts entre des manifestants pro-tibétains qui tentaient d’atteindre l’ambassade de Chine et les forces de l’ordre. La police indienne a arrêté plusieurs dizaines de personnes.

Beaucoup d’images qui nous sont transmises sont soit des images d’archives soit des image de ces manifestations indiennes.

Position des pays occidentaux

S’il est possible de développer des campagnes destinées à sensibiliser l’opinion publique sur la culture propre du Tibet, sa spiritualité bafouée, et sur les droits de l’homme non respectés par la Chine (1). Au plan international il est difficile pour les pays occidentaux qui, derrière les Etats-Unis, favorisent ces campagnes, de ne pas reconnaître le Tibet comme territoire chinois. A aucun moment il n’y a eu la reconnaissance d’un territoire indépendant tibetain au plan international, même si, comme nous l’avons vu, la Grande Bretagne a proposé au moment de l’instauration de la république de Chine une certaine autonomie et la reconnaissance d’un pouvoir “spirituel”. Légalement il est difficile voir impossible  de reconnaitre cette indépendance, donc c’est essentiellement sur la répression et les droits de l’homme que porte l’intervention occidentale.

C’est aussi pourquoi la Chine a réagi très fortement devant le cas du Kosovo. Il y a eu l’exemple du depeçage de l’ex-URSS auquel Poutine a mis un frein et la Chine mesure bien que la stratégie employée pour l’ex-URSS, et pour l’ex-Yougoslavie peut lui être appliquée. Comme la plupart des pays du monde la Chine a vu dans le Kosovo, un précédent suceptible d’aboutir à une balkanisation généralisée sur des bases raciales, religieuses ou tout autres.

D’où un choix politique: premièrement la Chine répond à la question des droits de l’homme en renvoyant les Etats-Unis à leur propre responsabilité dans ce domaine et elle a établi le 13 mars un livre blanc sur les violations des droits de l’homme aux Etats-Unis, mais  elle n’a pas  répondu  directement sur la question du Tibet qu’elle juge affaire interne. Il ya eu des morts mais aucun étranger et cela ne vous regarde pas leur dit-elle. Il faudra attendre le samedi 17 mars 2008 pour que soient diffusées les premières photos officielles.

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont appelé la Chine à faire preuve de “retenue“. “Pékin doit respecter la culture tibétaine“, a affirmé de son côté Gordon Johndroe, porte-parole de la Maison Blanche. Le président américain George W. Bush estime que “Pékin doit avoir un dialogue avec le dalaï-lama“. Les autorités américaines ont recommandé à leurs ressortissants d’éviter de se rendre à Lhassa.

L’Union européenne a adopté vendredi une déclaration appelant la Chine à la “retenue” au Tibet. “La présidence slovène nous a proposé un texte, que nous avons accepté” qui “demande de la retenue, qui demande que les personnes arrêtées manifestant pour le Tibet (…) soient relâchées“, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner autre source d’information.

Robert Mesnard de Reporters Sans Frontières a incité à faire pression pour la Chine, qui tient à la tranquilité pour les jeux olympique qui auront lieu en août, pour obtenir la fin de la répression. Les personnalités, engagées depuis pas mal de temps dans la dénonciation de la Chine, ont pris le train en marche, ainsi Mia farrow qui depuis des mois mobilise contre les jeux olympique et s’était illustrée dans la campagne contre la Chine au nom du Darfour, mène maintenant une campagne pour le Tibet et s’est rendu à l’Ambassade de Chine à la tête d’une délégation.

Donc nous avons une stratégie tout à fait au point : faire agir les ONG, les groupes traditionnellement financés par l’occident qui rameutent contre un pays, affirment que les droits de l’homme, la “spiritualité, la culture autochtone” sont menacées, qu’il y a des discriminations intolérables, les pays occidentaux ne disent rien dans un premier temps parce qu’ils savent bien que la légalité internationale n’est pas de leur côté, mais ils appuient la campagne en prenant position sur les droits de l’homme et la répression. Ce à quoi la Chine les renvoit à la situation du Moyen orient et à leurs propres répressions.

Il paraît difficile d’imaginer une intervention militaire actuellement contre la Chine mais il s’agit d’entretenir des lieux de révolte potentiels et des campagnes qui créent une opinion.


(1) Selon leur habitude, les Chinois refusent de commenter ce qui leur apparaît comme un problème interne, suivi en cela par la plupart des pays non-occidentaux, d’où la raréfication de toute information autre qu’occidentale. Mais la Chine choisit de répondre plus généralement sur la question des droits de l’homme aux Etats-Unis en les mettant en cause. Il faudrait également noter la grande activité diplomatique de la Chine sur ce que les Etats-Unis considèrent comme leur chasse gardée dans le pacifique, la multitude de petites îles sous protectorat étasunien. On a vu également l’évolution politique de taiwan et les efforts vers la normalisation de la situation avec le Japon. les Etats-Unis qui maintiennent dans le pacifique la puissante 7 e armée ont du mal à maintenir des alliances belliciste contre la Chine, l’encerclement traditionnel.

20:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, romain, courcelles, histoire, actualite, imperialisme, chine, tibet, democratie, liberte, capitalisme, usa, kosovo | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/03/2008: Quand le dalaï-lama exerçait la ... "culture tibétaine" ...


Quand le dalaï-lama exerçait la ... "culture tibétaine" ...
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: Enfin, un grand défenseur de la démocratie ! Chauve Marcel !!!
Date: Wed, 19 Mar 2008 23:38:37 +0100
De: Jean-Marie Flémal <jm.flemal@brutele.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>

La « démocratie », la parure trompeuse du dalaï-lama
par Zang Yanping
14 nov 2007
 
Traduction : Jean-Marie Flémal

Afin de conférer au 14e dalaï-lama une apparence de respectabilité, sa clique le présente, lui, l’ancienne figure de proue principale du servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un « représentant de la démocratie » et elle prétend que « la démocratie a de tous temps été son idéal » et qu’il « fait la promotion de la démocratie parmi les Tibétains en exil ».
            Tout le monde sait que la société humaine passe par trois stades d’évolution : la théocratie, la monarchie et les droits civiques. Il est tout simplement ridicule, sinon bizarre, de décrire le dalaï-lama, ce symbole vivant de la théocratie, sous les traits d’un « combattant pour la démocratie ».
            Que s’est-il réellement passé au Tibet, avant 1959, lorsqu’il était dirigé par ce dalaï-lama qui prétend que la démocratie est son idéal ? Avant 1959, les terres et les habitants du Tibet n’étaient autres que les fiefs des institutions des gouvernements, monastères et nobles tibétains locaux, c’est-à-dire les trois principales catégories de propriétaires qui soutenaient le servage féodal tibétain. Constituant moins de 5 pour cent de la population totale du Tibet, ces trois principales catégories de propriétaires possédaient la quasi-totalité des terres arables, des prairies, des forêts, des montagnes, des cours d’eau et du bétail. Elles étaient non seulement habilitées à exploiter les serfs de façon vampirique, mais elles exerçaient également un pouvoir dominateur sur leurs personnes. Les serfs et les esclaves, qui représentaient 95 pour cent de la population du Tibet, ne disposaient d’aucun droit fondamental de l’homme et n’avaient aucune liberté. Dès la naissance, les serfs appartenaient à un propriétaire. Leur existence, leur mort et leur mariage étaient à l’entière disposition de leur propriétaire. Traités comme du bétail, les serfs pouvaient être vendus, achetés, transférés, proposés en guise de dot, offerts à titre gracieux à d’autres propriétaires de serfs, utilisés pour apurer des dettes ou échangés contre d’autres serfs.
            Afin de protéger leurs propres intérêts, les propriétaires féodaux de serfs maintenaient en place un système social hiérarchisé et strict en même temps qu’ils exerçaient un pouvoir cruel. Les Treizième et Seizième Codes, qui ont été utilisés jusqu’à la fin des années 1950, stipulaient clairement le prix de la vie des diverses catégories sociales, allant de personnes aussi bon marché qu’un vulgaire cordage de paille à d’autres, plus chères que l’or. Les gouvernements locaux étaient dotés de cours de justice et de prisons et les grands monastères, de même que les nobles, avaient leurs propres prisons aussi. Les serfs qui osaient se révolter étaient persécutés selon le bon plaisir des seigneurs, sous cette dictature cruelle.
            Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise.
            Les trois principaux ordres de propriétaires forçaient les serfs à assurer toutes sortes de corvées et à payer un loyer, ils les exploitaient en pratiquant l’usure. Les serfs devaient non seulement assurer des corvées pour les diverses institutions des gouvernements locaux, les fonctionnaires et l’armée, mais ils devaient également travailler sans le moindre salaire à l’entretien des récoltes et du bétail au profit des seigneurs, tout en payant diverses taxes. Certains d’entre eux devaient également s’acquitter de taxes et de corvées au profit des monastères.
            Des statistiques ont montré que les taxes collectées par les gouvernements locaux du Tibet étaient répertoriées en plus de deux cents catégories et que les corvées assumées par les serfs au service des trois principaux ordres de propriétaires représentaient plus de 50 pour cent de leur travail, voire entre 70 et 80 pour cent en certains endroits. Avant la réforme démocratique, le montant total de l’usure au Tibet était deux fois plus élevé que celui de la production totale des serfs.
            Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.
            Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.
            Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système social.
            « L’intégration de la politique et de la religion » constituait le fondement du servage féodal au Tibet. Sous un tel système, la religion était non seulement une croyance spirituelle, mais également une entité politique et économique. L’oppression et l’exploitation existaient dans les monastères, qui jouissaient eux aussi des privilèges féodaux. Le despotisme culturel régnant sous cette structure sociopolitique théocratique ne pouvait fournir au peuple l’occasion de choisir sa propre croyance religieuse, pas plus qu’elle ne pouvait lui permettre de bénéficier d’une véritable liberté religieuse.
            Les serfs n’avaient aucun droit de l’homme, même le plus élémentaire, et ils vivaient dans une indigence extrême. Un dixième des jeunes hommes du Tibet entraient dans un monastère et se faisaient moines. De la sorte, ils n’étaient pas tenus à la production matérielle ni à la reproduction humaine, et cela aboutit à une dépression économique ainsi qu’à un déclin de la population du Tibet. Avec cet asservissement spirituel et la promesse de la béatitude dans une vie ultérieure, le groupe privilégié des moines et des nobles privaient les serfs non seulement de leur liberté physique, mais encore de leur liberté spirituelle.
            Le dalaï-lama, à l’époque principal représentant du servage féodal tibétain et chef du gouvernement local tibétain, ne s’est jamais embarrassé de « démocratie » ou de « droits de l’homme ». En fait, c’est par crainte de la réforme démocratique que le 14e dalaï-lama et la clique au pouvoir déclenchèrent une rébellion armée en 1959 et gagnèrent l’exil après son échec.
            Après s’être enfuie à l’étranger, la clique du dalaï-lama maintint toujours le cadre politique de base de l’intégration de la politique et de la religion. Selon ce qu’il appelle la « constitution » tibétaine, la dalaï-lama, en tant que figure de proue religieuse, exerce non seulement la fonction de « chef de l’État », mais il bénéficie également du pouvoir décisionnel final dans toutes les questions majeures auxquelles est confronté son « gouvernement en exil ».
            Un phénomène intéressant, ici, c’est que les frères et sœurs du 14e dalaï-lama ont successivement occupé des postes clés, dans ce « gouvernement en exil » dirigé leur frère, prenant ainsi en charge des départements importants. Cinq membres de la famille du dalaï-lama ont été « bkha’ blon supérieurs » ou « bkha’ blon » (très hauts fonctionnaires des gouvernements locaux tibétains de l’ancien régime). La famille du dalaï-lama et plusieurs autres familles contrôlent le pouvoir politique, économique, éducationnel et militaire du « gouvernement en exil » ainsi que ses principaux circuits financiers. Il semble que, ces dernières années, ils se soient mis à suivre les exemples occidentaux en organisant des « élections démocratiques » et en adoptant la « séparation des pouvoirs » mais, en fait, le dalaï-lama est toujours nanti de l’ultime pouvoir décisionnel, son « gouvernement en exil » est toujours étroitement lié à la religion et la fonction de « bkha’ blon supérieur » ne peut toujours être exercée que par des moines. Peu importe donc la façon dont la clique du dalaï-lama se pare d’ornements démocratiques puisque, en fait, elle constitue toujours une structure politique théocratique et une coalition de moines de rangs supérieurs et de nobles. La « démocratie » est-elle vraiment possible sous le pouvoir d’une structure politique théocratique et d’une alliance de moines et de nobles ? Le Tibet et d’autres éléments de la communauté tibétaine en Chine ont réalisé voici longtemps la séparation entre la politique et la religion, ils ont accompli des réformes démocratiques et mis en place des gouvernements régionaux autonomes et sont aujourd’hui engagés dans la construction politique et démocratique du socialisme.
            Contrastant avec une telle réalité, le discours creux sur la démocratie que nous servent le dalaï-lama et ses partisans internationaux n’est qu’une parure à bon marché qu’ils exhibent pour abuser le public.
            
Xinhua News Agency
(China Daily, 14 novembre 2007, p. 10)

19:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, tibet, actualite, romain, courcelles, belgique, histoire, imperialisme, liberte, democratie, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |