29/04/2010

26/04/10: Le massacre de Katyn...: autre son de cloches que la propagande officielle capitaliste contre l'Urss et Staline...

Sent: Monday, April 26, 2010 8:58 AM
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Le massacre de Katyn

par Ella Rule, Stalin Society

À la fin de la Première Guerre mondiale, la frontière entre la Russie et la Pologne fut établie le long d'une ligne que l'on appela la «ligne Curzon», du nom de Lord Curzon, l'homme d'État britannique qui l'avait proposée.

Cette ligne de démarcation n'était guère du goût des Polonais, qui partirent bientôt en guerre contre l'Union soviétique, dans l'espoir de repousser quelque peu leurs frontières vers l'est. L'Union soviétique contre-attaqua, prête non seulement à se défendre mais, contre l'avis de Staline, à libérer également l'ensemble de la Pologne. Staline considérait cet objectif comme étant voué à l'échec parce que, disait-il, le nationalisme polonais n'était pas encore arrivé au bout de son parcours. Les Polonais étaient fermement décidés à NE PAS être libérés, de sorte que cela ne valait même pas la peine d'essayer de le faire. Par conséquent, les Polonais opposèrent une violente résistance à la progression soviétique. Et, finalement, l'Union soviétique fut contrainte de se replier et même de céder à la Pologne une portion de territoire située à l'est de la ligne Curzon et composée de l'ouest de la Biélorussie et de l'ouest de l'Ukraine - des régions habitées en grande majorité,respectivement, par des Biélorusses et des Ukrainiens plutôt que par des Polonais. Tout cet incident ne pouvait qu'exacerber davantage encore l'animosité mutuelle entre Polonais et Russes.

Le 1er septembre1939, l'Allemagne nazie envahissait la Pologne. Le 17 septembre, l'Union soviétique se mettait en campagne pour réoccuper les territoires annexés par la Pologne à l'est de la ligne Curzon. Après les avoir repris, l'Union soviétique se mit à distribuer la terre aux paysans et à introduire ce genre de réformes démocratiques très populaires auprès du peuple mais beaucoup moins chez les exploiteurs. Durant les combats pour la reprise des territoires à l'est de la ligne Curzon, l'Union soviétique captura quelque 10.000 officiers polonais, qui devinrent des prisonniers de guerre, furent installés dans des camps situés dans la zone litigieuse et, après cela, mis au travail à la construction de routes, etc.

Deux ans plus tard, le 22 juin 1941, l'Allemagne nazie attaquait l'Union soviétique par surprise. L'Armée rouge était forcée de battre en retraite en toute hâte et l'Ukraine était reprise par les Allemands. Durant la retraite précipitée, il ne fut pas possible d'évacuer les prisonniers de guerre polonais vers l'intérieur de l'Union soviétique. Le responsable du camp n°1, le major Vetoshnikov, fournit la preuve qu'il avait demandé au responsable du trafic de la section de Smolensk des Chemins de Fer de l'Ouest qu'on lui fournisse des wagons pour l'évacuation des prisonniers polonais, mais il lui fut répondu que la chose ne serait sans doute pas possible. L'ingénieur Ivanov qui, à l'époque, avait été le responsable du trafic dans la région, confirma qu'on n'avait pu réserver des wagons pour cette évacuation. «En outre», dit-il, «nous ne pouvions envoyer des wagons vers la ligne Gussino, où se trouvaient la majorité des prisonniers polonais, puisque cette ligne était déjà sous la ligne de feu.» Il en résulta qu'après le retrait des Soviétiques de cette zone, les prisonniers polonais devinrent prisonniers des Allemands.

En avril 1943, les hitlériens annoncèrent que les Allemands avaient découvert plusieurs fosses communes dans la forêt de Katyn, près de Smolensk, lesquelles contenaient les corps de milliers d'officiers polonais supposés avoir été tués par les Russes.

Cette «révélation» était destinée à miner encore plus les efforts de coopération entre Polonais et Soviétiques en vue de vaincre les Allemands. L'alliance russo-polonaise fut toujours malaisée du fait que le gouvernement polonais en exil, installé à Londres, était manifestement un gouvernement qui représentait les classes des exploiteurs. Ils devaient s'opposer aux Allemands, puisque ces derniers avaient cyniquement envahi la Pologne pour agrandir leur lebensraum (espace vital). La position de l'Union soviétique était la suivante : Aussi longtemps que l'Union soviétique aurait pu conserver les territoires situés à l'est de la ligne Curzon, elle n'aurait pas eu de problèmes avec le rétablissement d'un gouvernement bourgeois en Pologne. Mais l'alliance connaissait déjà des difficultés du fait que le gouvernement polonais en exil, dirigé par le général Sikorski et installé à Londres, n’aurait pas été d'accord avec la restitution de ces territoires à l'Union soviétique. Ceci, malgré le fait qu'en 1941, après l'invasion de la Pologne par Hitler, l'Union soviétique et le gouvernement polonais en exil avaient non seulement rétabli des relations diplomatiques, mais avaient également convenu que l'Union soviétique allait financer - «sous les ordres d'un chef désigné par le gouvernement polonais en exil mais approuvé par le gouvernement soviétique» - la mise sur pied d'une armée polonaise. Ce chef aurait été en l'occurrence le général Anders, un homme absolument hostile aux Soviétique et prisonnier chez eux depuis 1939. Le 25 octobre 1941, cette armée comptait 41.000 hommes, dont 2.630 officiers. Le général Anders, toutefois, finit par refuser de combattre sur le front germano-soviétique en raison du différend frontalier opposant l'Union soviétique et la Pologne et il fallut envoyer l'armée polonaise combattre ailleurs, c'est-à-dire en Iran.

Pourtant, en dépit de l'hostilité du gouvernement polonais en exil, une section importante des Polonais résidant en Union soviétique et non hostiles aux Soviétiques acceptaient les prétentions de ces derniers sur les territoires situés à l'est de la ligne Curzon. Bon nombre d'entre eux étaient juifs. Ces gens constituèrent l'Union des patriotes polonais, laquelle constitua l'épine dorsale d'une alternative au gouvernement polonais en exil.

La propagande nazie autour du massacre de Katyn avait pour but d'empêcher irrémédiablement toute tractation entre Soviétiques et Polonais. Le général Sikorski reprit la propagande nazie par vengeance, en prétendant auprès de Churchill qu'il disposait d'une «montagne de preuves». La façon dont il avait obtenu ces «preuves», au même moment où les Allemands «révélaient» ces prétendues atrocités soviétiques, est loin d'être claire, bien que l'affaire indique de toute évidence qu'il y eut une collaboration cachée entre Sikorski et les nazis. Les Allemands avaient fait état de leur «découverte» le 13 avril. Le 16 avril, le gouvernement soviétique publiait un communiqué officiel réfutant «les affabulations scandaleuses concernant de prétendues exécutions massives par des organes soviétiques, au cours du printemps 1940 dans la région de Smolensk». Le communiqué disait encore: «Les allégations allemandes ne laissent aucun doute sur le sort tragique des anciens prisonniers de guerre polonais qui, en 1941, avaient été engagés dans des travaux de construction dans les régions situées à l'ouest de Smolensk et qui, en même temps que de nombreux Soviétiques, étaient tombés aux mains des bourreaux allemands après le repli des troupes soviétiques. »

En fabriquant leur histoire, les Allemands avaient même décidé de l'embellir d'un tour antisémite en prétendant être en mesure de nommer des officiers soviétiques responsables du massacre, lesquels avaient tous des patronymes juifs. Le 19 avril, la Pravda répondait: «Conscients de l'indignation de l'ensemble de l'humanité progressiste à propos du massacre de citoyens paisibles et en particulier de juifs par leurs troupes, les Allemands essaient maintenant de susciter la colère des gens crédules contre les juifs. Pour cette raison, ils ont inventé toute une série de 'commissaires juifs' qui, disent-ils, ont participé à l'assassinat de 10.000 officiers polonais. Pour des faussaires aussi expérimentés, il n'était pas difficile d'inventer quelques noms de personnes qui n'ont jamais existé - Lev Rybak, Avraam Brodninsky, Chaim Fineberg. Ces personnes n'ont jamais existé, ni dans la 'section de Smolensk de l'OGPU' ni dans aucun département du NLVD.»

L'insistance de Sikorski à appuyer la propagande allemande se solda par une complète rupture des relations entre le gouvernement polonais en exil à Londres et le gouvernement soviétique. À ce propos, Goebbels eut le commentaire suivant dans son journal personnel: «Cette rupture constitue une victoire à cent pour-cent pour la propagande allemande et tout particulièrement pour moi-même, personnellement(.) Nous avons été à même de transformer l'incident de Katyn en une question hautement politique.»

À l'époque, la presse britannique condamna Sikorski pour son intransigeance:

Le Times du 28avril 1943 écrivait: «Ils devront éprouver surprise et regret, ceux qui, ayant eu tant de bonnes raisons de comprendre la perfidie et l'ingéniosité de la machine de propagande de Goebbels, n'ont pu éviter de tomber dans le piège que celle-ci leur tendait. Les Polonais n'auront guère oublié un ouvrage largement diffusé durant le premier hiver de la guerre et dépeignant avec force détails et preuves circonstanciés, y compris des photos, les prétendues atrocités polonaises contre les paisibles habitants allemands de la Pologne.»

L'entêtement de Sikorski à prétendre que le massacre avait été perpétré par les Soviétiques plutôt que par les Allemands trouvait sa nourriture dans le différend concernant les territoires situés à l'est de la ligne Curzon.

Sikorski essaya d'utiliser la propagande allemande pour mobiliser l’impérialisme occidental derrière les prétentions polonaises sur ces territoires, pour tenter de le faire revenir sur sa position, estimait Sikorski, qui consistait à prendre parti pour l'Union soviétique dans cette affaire de litige frontalier.

Si on parcourt les sources bourgeoises aujourd'hui, toutes affirment que l'Union soviétique a été responsable du massacre de Katyn et elles le font avec une telle assurance et un tel acharnement qu'à vouloir prétendre le contraire, on se sent dans la peau d'un révisionniste nazi tentant de nier le massacre des juifs par Hitler. Après l'effondrement de l'Union soviétique, Gorbatchev fut même enrôlé dans cette campagne de désinformation et il produisit du matériel supposé provenir des archives soviétiques et «prouvant» que c'étaient bien les Soviétiques qui avaient commis ces atrocités et que, bien sûr, s'ils avaient agi de la sorte, c’était sur les ordres de Staline. Évidemment, nous savons l'intérêt que tous les Gorbatchev de ce monde ont à diaboliser Staline. Leur cible n'est pas tant Staline que le socialisme. Leur but, en dénigrant le socialisme, est de restaurer le capitalisme et de s'offrir à eux-mêmes et à leurs partisans des existences de parasites de luxe au détriment de la souffrance de masse des peuples soviétiques. Leur cynisme vaut bien celui des nazis allemands et il n'est guère surprenant de les entendre chanter leurs hymnes d'après les mêmes partitions.

Les sources bourgeoises affirment allègrement que les preuves soviétiques permettant d'accuser les Allemands de ce massacre sont soit totalement absentes, soit simplement fondées sur des preuves par ouï-dire émanant des habitants terrorisés de la région. Elles ne mentionnent même pas un élément de preuve dont Goebbels en personne devait pourtant admettre qu'il était passablement embarrassant. À ce propos, le 8 mai 1943, il écrivait dans son journal: «Malheureusement, on a retrouvé des munitions allemandes dans les fosses de Katyn. (.) Il est essentiel que cet incident reste ultra-secret. S'il devait être porté à la connaissance de l'ennemi, il faudrait laisser tomber toute cette affaire de Katyn.»

En 1971, un échange de lettres était publié dans le Times. L'une d'elles suggérait que les massacres de Katyn ne pouvaient être imputés aux Allemands puisqu'ils se servaient de mitrailleuses et de chambres à gaz au lieu d'expédier les prisonniers de la façon dont les victimes de Katyn avaient été tuées, c'est-à-dire en leur tirant une balle dans la nuque. Un ancien soldat allemand vivant à Godalming, dans le Surrey, était intervenu dans cet échange de courrier: «En tant que soldat allemand, convaincu à l'époque de la légitimité de notre cause, j'ai participé à de nombreuses batailles et actions au cours de la campagne de Russie. Je n'ai pas été à Katyn ni dans la forêt avoisinante.

Mais je me souviens bien du tintouin qui a éclaté en 1943, à l'annonce de la découverte des horribles fosses communes près de Katyn, dont la région était alors menacée par l'Armée rouge.

«Josef Goebbels, comme le montrent les sources historiques, a trompé bien des gens. Après tout, c’était son boulot et peu de personnes, aujourd'hui, contesteraient sa maîtrise presque absolue en la matière. Toutefois, ce qui surprend, c'est qu'on en a toujours la preuve aujourd'hui, trente et quelques années plus tard, dans les pages du Times. Écrivant par expérience, je ne pense pas qu'à cette tardive époque de la guerre, Goebbels soit parvenu à tromper de nombreux soldats allemands en Russie, en ce qui concerne l'affaire de Katyn (.) Les soldats allemands étaient bien au courant de cette façon de procéder en tirant une balle dans la nuque (.)

Nous, les soldats allemands, savions pertinemment bien que les officiers polonais avaient été liquidés par nos hommes, et par personne d'autre.»

En outre, d’innombrables témoins s'étaient présentés pour attester de la présence de prisonniers polonais dans la région après que les Allemands l'eurent reconquise.

Maria Alexandrovna Sachneva, une institutrice de l'endroit, en avait fourni les preuves devant une commission spéciale instaurée par l'Union soviétique en septembre 1943, immédiatement après que la région eut été libérée des Allemands. Ces preuves établissaient qu'en août 1941, soit deux mois après le repli des soviétiques, Sachneva avait caché un prisonnier de guerre polonais dans sa maison. L'homme s'appelait Juzeph Lock et il lui avait parlé des mauvais traitements infligés par les Allemands aux prisonniers polonais.

«Quand les Allemands sont arrivés, ils se sont emparés du camp polonais et y ont instauré un régime très dur. Les Allemands ne considéraient pas les Polonais comme des êtres humains. Ils les opprimaient et les brimaient de toutes les façons possibles. En certaines occasions, des Polonais étaient abattus sans la moindre raison. Le prisonnier, Juseph Lock, avait décidé de s'évader.»

Plusieurs autres témoins ont fourni des preuves qu'ils avaient vu les Polonais travaillant aux routes en août et septembre 1941.

Par ailleurs, d’autres témoins encore ont également affirmé que les Allemands avaient traqué et rassemblé des prisonniers polonais évadés en automne 1941. Danilenko, un fermier local, figurait parmi ces témoins:

«Plusieurs rafles ont eu lieu dans notre localité pour rattraper des prisonniers de guerre polonais qui s'étaient évadés. À deux ou trois reprises, les Allemands sont venus perquisitionner dans ma propre maison.

Après l'une de ces visites, j'ai demandé au chef qui ils cherchaient dans notre village. Il m'a répondu qu'il avait reçu un ordre de la Kommandantur allemande disant qu'il fallait fouiller toutes les maisons sans exception, vu que des prisonniers de guerre polonais évadés du camp se cachaient dans notre village.»

Manifestement, les Allemands n'abattaient pas les Polonais en présence des témoins locaux, mais les gens de l'endroit ont toutefois fourni d'importantes preuves de ce qui se passait. L'un de ces témoins était Alexeïeva, que le chef de son village avait affectée au service du personnel allemand d'une résidence de campagne située à Kozy Gory, une section de la forêt de Katyn. La résidence avait servi de maison de repos pour l'administration de Smolensk du Commissariat populaire aux Affaires internes et elle se trouvait à 700 mètres environ de l'endroit où l'on avait découvert les fosses communes. Alexeïeva déclara: «À la fin du mois d'août et pendant presque tout le mois de septembre 1941, plusieurs camions sont venus, presque quotidiennement, à la résidence de Kozy Gory. D'abord, je n'y ai pas prêté attention mais, plus tard, j'ai remarqué que chaque fois que ces camions arrivaient sur le terrain de la résidence, ils s'arrêtaient durant une demi-heure, et parfois même toute une heure, quelque part sur la route forestière qui relie la résidence à la grand-route. C'est ce que j'ai conclu, parce que peu de temps après que les camions avaient atteint le terrain de la résidence, le bruit des moteurs cessait.

«Au moment où le bruit des moteurs cessait, on entendait des détonations au coup par coup. Elles se suivaient à intervalles brefs mais approximativement égaux. Ensuite, les coups de feu cessaient et, juste après, les camions arrivaient à la résidence. Des soldats allemands et leurs sous-officiers descendaient des camions. Tout en parlant bruyamment, ils allaient se laver aux sanitaires, après quoi ils se lançaient dans des orgies de boisson.

«Les jours où les camions arrivaient, d'autres soldats des unités militaires allemandes venaient aussi plus nombreux à la résidence. Pour eux, on préparait des lits spéciaux (.). Un peu avant que les camions n'arrivent à la résidence, des soldats en armes se rendaient dans la forêt, manifestement à l'endroit où les camions s'arrêtaient, parce qu'une demi-heure après, ils revenaient dans ces camions, en compagnie des soldats qui vivaient en permanence à la résidence.

«À plusieurs reprises, j'ai remarqué des traces de sang frais sur les vêtements de deux soldats de première classe. De tout cela, j'ai déduit que les Allemands amenaient des gens par camions à la propriété et qu'ils les exécutaient.»Alexeyeïeva avait également découvert que les gens abattus étaient des prisonniers polonais.

«Un jour, je suis restée à la résidence un peu plus longtemps que d'habitude (.).Avant que j'aie terminé le travail qui me retenait, un soldat est entré et m'adit que je pouvais m'en aller (.). Il m'a ensuite raccompagnée jusqu'à la grand-route.

«Sur la grand-route, à 150 ou 200 mètres de l'embranchement vers la résidence, j'ai vu un groupe d'environ 30 prisonniers de guerre polonais qui avançaient sous une lourde escorte d'Allemands (.). Je me suis arrêtée au bord de la route pour voir où on les conduisait et j'ai vu qu'ils bifurquaient vers notre résidence de Kozy Gory.

«Du fait qu'à ce moment-là, je m'étais mise à surveiller de près tout ce qui se passait à la résidence, la chose m'a intriguée. J'ai rebroussé chemin sur une certaine distance le long de la route, puis je me suis cachée dans des buissons à proximité de la route et j'ai attendu. Vingt ou trente minutes plus tard, j'ai entendu les détonations habituelles.»

Les deux autres servantes réquisitionnées à la résidence, Mikhaïlova et Konakhovskaïa, fournirent des éléments confirmant cette déclaration. D'autres résidents de la région firent eux aussi des déclarations allant dans le même sens.

Basilevski, le directeur de l'observatoire de Smolensk, fut désigné comme bourgmestre adjoint de Menchaguine, un collaborateur nazi. Basilevsky tentait d'obtenir la libération d'une enseignante incarcérée par les Allemands et il persuada Menchaguine de s'adresser au commandant allemand de la région, Von Schwetz, à propos de ce problème. Menchanguine s'exécuta mais il revint en disant qu'il était impossible d'obtenir cette libération parce que «Berlin avait envoyé des instructions prescrivant que fût maintenu le plus strict des régimes».

Basilevsky raconta alors sa conversation avec Menchaguine: «(.) Involontairement, j'ai répliqué: 'Peut-on imaginer quelque chose de plus sévère que le régime existant dans le camp?' Menchaguine m'a regardé d'un drôle d'airet, se penchant à mon oreille, il m'a répondu à voix basse: 'Oui, cela existe!Au moins, on laisse les Russes mourir, tout simplement, mais, pour ce qui est des prisonniers de guerre polonais, les ordres disent qu'ils doivent être carrément liquidés.'»

Après la libération, on découvrit le carnet de notes de Menchaguine, rédigé de sa propre main, comme l'ont confirmé les experts en graphologie. À la page 10, datée du 15 août 1941, on peut lire: «Tous les prisonniers de guerre fugitifs devront être enfermés et remis au bureau du commandant.»

En soi, ceci prouve que les prisonniers polonais étaient toujours vivants à l'époque. À la page 15, Menchaguine a noté: «Y a-t-il des rumeurs parmi la population à propos de l'exécution de prisonniers de guerre polonais à Kozy Gory (pour Umnov)?» (Umnov était le chef de la police russe.)

Nombre de témoins ont fourni la preuve qu'ils avaient subi des pressions de la part des Allemands, en 1942-43, afin de livrer des faux témoignages confirmant les exécutions des Polonais par les Russes.

Parfem Gavrilovitch Kisselev, un habitant du village le plus proche de Kozy Gory,témoigna qu'il avait été convoqué à la Gestapo, durant l'automne 1942, et qu'il y avait eu un entretien avec un officier allemand. «L'officier avait déclaré que, selon une information mise à la disposition de la Gestapo, en 1940, dans la région de Kozy Gory, et plus précisément dans la forêt de Katyn, des membres du Commissariat populaire aux Affaires internes avaient exécuté des officiers polonais. Il m'a demandé dans quelle mesure je pouvais témoigner là-dessus. J'ai répondu que je n'avais jamais entendu dire que le Commissariat populaire aux Affaires internes avait abattu des gens à Kozy Gory et que, de toute façon, c'était impossible, ai-je expliqué à l'officier, puisque Kozy Gory est un endroit absolument ouvert et très fréquenté et que si des exécutions avaient eu lieu là-bas, toute la population des villages avoisinants l'aurait su. «(.) Toutefois, l'interprète ne m'a pas écouté, mais a pris un document manuscrit sur le bureau et me l'a lu. Il y était dit que moi, Kisselev, habitant d'un hameau de la région de Kozy Gory, j'avais assisté personnellement, en 1940, à l'exécution d'officiers polonais par des membres du Commissariat populaire aux Affaires internes.

«Après m'avoir lu le document, l'interprète m'a ordonné de le signer.

J'ai refusé (.).Finalement, il s'est mis à hurler: 'Ou bien, tu le signes tout de suite, ou bien, nous allons te liquider. Fais ton choix!'«Effrayé par ces menaces, j'ai signé le document en pensant que l'affaire s'arrêterait là.» Mais l'affaire n'allait pas s'arrêter là, parce que les Allemands attendaient de Kissilev qu'il fournisse des confirmations orales de ce qu'il avait «vu» à des groupes de «délégués» invités par les Allemands à venir visiter la région et y découvrir les preuves des prétendues atrocités russes.

Peu de temps après que les autorités allemandes eurent révélé au monde l'existence des fosses communes, en avril 1943, «l'interprète de la Gestapo est venu chez moi et m'a emmené dans la forêt, dans la région de Kozy Gory.

«Quand nous avons quitté la maison et que nous avons été seuls ensemble, l'interprète m'a prévenu que je devais répéter, aux gens qui seraient présents dans la forêt, exactement ce que j'avais lu sur le document que j'avais signé à la Gestapo.

«Quand je suis arrivé sur place, dans les bois, j'ai vu les tombes ouvertes et un groupe d'étrangers. L'interprète m'a dit que c'étaient des délégués polonais qui étaient arrivés pour inspecter les tombes. Quand nous nous sommes approchés de celles-ci, les délégués se sont mis à me poser diverses questions en russe concernant l'exécution des Polonais. Mais, comme plus d'un mois s'était passé depuis ma convocation à la Gestapo, j'avais oublié tout ce qui se trouvait dans le document que j'avais signé, j'étais déboussolé et, finalement, je leur ai dit que je ne savais rien de l'exécution des officiers polonais.

«L'officier allemand était furieux. L'interprète m'a écarté sans ménagement de la 'délégation' et m'a congédié. Le lendemain, au matin, une voiture avec un officier de la Gestapo est montée jusque chez moi. L'homme est venu me trouver dans la cour, m'a dit que j'étais en état d'arrestation, puis m'a fait monter dans la voiture et m'a emmené à la prison de Smolensk. (.)

«Après mon arrestation, j'ai été interrogé à de nombreuses reprises, mais je recevais plus de coups que de questions. La première fois qu'ils m'ont fait venir, ils m'ont frappé et insulté avec une brutalité incroyable, se plaignant que je les avais laissé tomber, après quoi ils m'ont renvoyé en cellule. Au cours des convocations suivantes, ils m'ont dit que je devais déclarer publiquement que j'avais assisté à l'exécution de prisonniers polonais par les bolcheviks et que, tant que la Gestapo ne serait pas satisfaite de ma bonne foi, je ne sortirais pas de prison. J'ai dit à l'officier que je préférais rester en prison plutôt que de mentir effrontément à des gens. Sur ce, j'ai été vilainement tabassé.

«Il y a eu plusieurs interrogatoires du même genre, accompagnés de séances de coups, à la suite de quoi j'ai perdu toute ma force, je n'entendais plus très bien et je ne pouvais plus remuer mon bras droit. Environ un mois après mon arrestation, un officier allemand m'a fait venir et m'a dit: 'Vous voyez les conséquences de votre obstination, Kisselev. Nous avons décidé de vous exécuter. Le matin, nous allons vous emmener à la forêt de Katyn et vous pendre.' J'ai demandé à l'officier de ne pas le faire et je me suis mis à plaider ma cause en leur disant que je ne convenais pas pour le rôle de 'témoin oculaire' des exécutions, puisque je ne savais pas mentir et que, de ce fait, j'allais une fois de plus tout mélanger. «L'officier a continué à insister. Plusieurs minutes plus tard, des soldats sont entrés dans la pièce et se sont mis à me cogner dessus avec des gourdins en caoutchouc. Incapable de supporter les coups et la torture, j'ai accepté d'apparaître publiquement et de raconter une histoire fallacieuse sur les exécutions de Polonais par les bolcheviks. Après cela, on m'a relâché, à condition qu'à la première requête des Allemands, je parlerais devant les 'délégations' à la forêt de Katyn. (.)

«Chaque fois, avant de m'emmener aux fosses, dans la forêt, l'interprète venait chez moi, m'appelait dans la cour, me prenait à part pour être sûr que personne n'entendrait et, durant une demi-heure, il me faisait apprendre par cour tout ce que je pourrais avoir à dire à propos des supposées exécutions d'officiers polonais par le Commissariat populaire aux Affaires internes, en 1940.

«Je me rappelle que l'interprète m'a dit de répéter quelque chose de ce genre : 'Je vis dans une fermette dans la région de Kozy Gory, non loin de la résidence du Commissariat populaire aux Affaires internes. Certaines nuits, au printemps1940, j'ai vu des Polonais emmenés vers la forêt où on les exécutait ensuite. 'Puis il était impératif que je déclare littéralement que 'c'était l'œuvre du Commissariat populaire aux Affaires internes.'

Après que j'eus retenu par cœur ce que l'interprète m'avait répété, il devait m'emmener auprès des fosses communes, dans la forêt, et m'obliger à répéter toute l'histoire en présence des délégations venues sur place.

«Mes déclarations étaient strictement contrôlées et dirigées par l'interprète de la Gestapo. Un jour, comme je parlais devant l'une ou l'autre 'délégation', on m'a posé la question: 'Aviez-vous vu personnellement ces Polonais avant qu'ils ne soient exécutés par les bolcheviks?' Je n'étais pas préparé à ce genre de question et je répondis en disant la vérité, c'est-à-dire que j'avais vu des prisonniers polonais avant la guerre, quand ils marchaient sur les routes. Ensuite, l'interprète m'a tiré brusquement sur le côté et m'a ramené chez moi.

«Je vous prie de me croire quand je dis que je n'arrête pas d'avoir des tiraillements de conscience, puisque je sais qu'en réalité, les officiers polonais ont été exécutés par les Allemands en 1941. Je n'avais pas le choix, étant constamment menacé d'être arrêté et torturé à nouveau. »

De nombreuses personnes corroborèrent le témoignage de Kisselev et un examen médical confirma le récit des tortures que lui avaient infligées les Allemands.

Ivanov, un employé de la gare locale (Gnezdovo) subit également des pressions afin de faire un faux témoignage:

«L'officier m'a demandé si je savais qu'au printemps 1940, d'importants groupes d'officiers polonais capturés étaient arrivés à Gnezdovo dans plusieurs trains. J'ai dit que j'étais au courant, effectivement.

L'officier m'a ensuite demandé si je savais qu'au cours du même printemps 1940, peu après l'arrivée des officiers polonais, les bolcheviks les avaient tous exécutés dans la forêt de Katyn. J'ai répondu que je n'en savais rien et qu'il ne pouvait en avoir été ainsi, puisqu'au cours des années 1940-1941 et jusqu'au moment de l'occupation de Smolensk par les Allemands, j'avais rencontré des officiers polonais capturés qui avaient débarqué à la gare de Gnezdovo au printemps 1940 et qu'on les avait employés dans la construction de routes.

«L'officier m'a répondu que si un officier allemand prétendait que les Polonais avaient été exécutés par les bolcheviks, c'est que c'était un fait établi. 'Par conséquent', a poursuivi l'officier, 'vous n'avez strictement rien à craindre et c'est avec la conscience tranquille que vous pouvez signer un protocole affirmant que les officiers polonais capturés ont été exécutés par les bolcheviks et que vous en avez été témoin.'

«J'ai répondu que j'étais déjà un vieillard, que j'avais 61 ans et que je ne tenais pas à commettre un péché à cet âge. Tout ce que je pouvais déclarer, c'est que les Polonais capturés étaient réellement arrivés à la gare de Gnezdovo au printemps 1940. L'officier allemand a commencé à vouloir me persuader de donner le témoignage requis en me promettant que si j'acceptais, il allait me promouvoir du poste de garde-barrière à un passage à niveau à celui de chef de gare de Gnezdovo, poste que j'avais d'ailleurs occupé sous le gouvernement soviétique, et qu'il allait également subvenir à mes besoins matériels. «L'interprète a insisté sur le fait que mon témoignage en tant qu'ancien fonctionnaire des chemins de fer à la gare de Gnezdovo, la gare la plus proche de la forêt de Katyn, était d'une extrême importance pour le commandement allemand et que je ne regretterais pas de faire ce témoignage.

Je comprenais que je m'étais fourré dans une situation très difficile et qu'un triste sort m'attendait. Toutefois, une fois encore, j'ai refusé de donner un faux témoignage à l'officier allemand. Il a commencé à me crier dessus, m'a menacé de me battre et de me tuer et m'a dit que je ne comprenais pas ce qui était bon pour moi. Pourtant, j'ai tenu bon. L'interprète a ensuite sorti un bref protocole en allemand, une seule page, et m'a donné la traduction libre de son contenu. Le protocole ne mentionnait, comme me l'a dit l'interprète, que le seul fait de l'arrivée des prisonniers de guerre polonais à la gare de Gnezdovo. Quand je lui ai demandé que mon témoignage soit rédigé non seulement en allemand, mais aussi en russe, l’officier a fini par sortir de ses gonds et il m'a tapé dessus avec une matraque en caoutchouc,puis m'a fait sortir des bâtiments.»

Savvateïev fut lui aussi harcelé par les Allemands afin de leur livrer un faux témoignage. Il déclara à la Commission soviétique d'enquête:

«À la Gestapo, j’ai témoigné qu'au printemps 1940, des prisonniers de guerre polonais étaient arrivés à la garde de Gnezdovo dans plusieurs trains et qu'ils étaient ensuite montés dans des camions, mais que je ne savais pas où on les avait emmenés. J'ai également ajouté que j'avais rencontré ces Polonais plusieurs fois par la suite, sur la grand-route Moscou-Minsk, où ils travaillaient en petits groupes aux réparations routières. L'officier m'a dit que je mélangeais les faits, que je ne pouvais pas avoir rencontré les Polonais sur la grand-route, puisqu'ils avaient été exécutés par les bolcheviks, et il a exigé que je témoigne en ce sens.

«J'ai refusé. Après m'avoir menacé et tenté de me soudoyé pendant un bout de temps, l’officier a consulté l'interprète en allemand, après quoi celui-ci a rédigé un court texte et me l'a donné à signer. Il a expliqué que c'était un compte rendu de mon témoignage. J'ai demandé à l'interprète de me laisser lire le papier moi-même, mais il m'a interrompu en m'insultant, me commandant de le signer tout de suite et de sortir. J'ai hésité une minute.

L'interprète a attrapé un gourdin en caoutchouc accroché au mur et a fait mine de me frapper dessus. Après cela, j'ai signé le protocole qu'on m'avait mis sous le nez. L'interprète m'a dit de sortir et de rentrer chez moi et de ne parler à personne, sinon j'allais être fusillé (.).»

D'autres personnes ont également témoigné en ce sens.

Des preuves ont également été fournies sur la façon dont les Allemands ont trafiqué les tombes des victimes dans l'espoir d'éliminer les preuves que le massacre n'avait pas eu lieu en automne 1941 mais au printemps 1940, peu après l'arrivée des Polonais dans la région. Durant l'occupation allemande, Alexandra Mikhaïlovna avait travaillé dans la cuisine d'une unité de la Wehrmacht. En mars 1943, elle avait découvert un prisonnier de guerre russe caché dans sa remise:

«D'une conversation que j'ai eue avec lui, j'ai appris qu'il s'appelait Nikolaï Yegorov et qu'il venait de Leningrad. Depuis la fin 1941, il avait été dans le camp allemand n° 126 pour prisonniers de guerre, dans la ville de Smolensk. Au début mars 1943, il avait quitté le camp avec une colonne de plusieurs centaines de prisonniers de guerre et on les avait envoyés dans la forêt de Katyn. Sur place, les prisonniers, y compris Yegorov, avaient été forcés de creuser des tombes contenant des cadavres vêtus d'uniformes d'officiers polonais, de sortir ces corps des tombes et de vider leurs poches de leurs documents, lettres, photographies et autres articles. «Les ordres des Allemands étaient stricts: rien ne pouvait être laissé dans les poches des cadavres. Deux prisonniers de guerre ont été abattus parce que, après qu'ils eurent fouillé ces corps, un officier allemand avait découvert des papiers sur ces mêmes corps. Objets, documents et lettres tirés des vêtements des cadavres étaient ensuite examinés par les officiers allemands qui, après cela, forçaient les prisonniers de remettre une partie des papiers dans les poches des morts, tandis que le reste était jeté sur un tas d'objets et de documents prélevés sur les cadavres. Et on brûlait le tout.

«En outre, les Allemands avaient forcé les prisonniers à placer dans les poches des officiers polonais certains papiers provenant de serviettes ou de valises - je ne me souviens plus très bien - qu'ils avaient eux-mêmes amenées. Tous les prisonniers de guerre vivaient dans la forêt de Katyn dans des conditions épouvantables et à ciel ouvert et ils étaient très sévèrement gardés. (.) Au début d'avril 1943, tout le travail planifié par les Allemands était apparemment achevé et, au cours des trois jours suivants, aucun des prisonniers de guerre n'a eu à travailler (.).

«Soudain, la nuit, tous sans exception ont été éveillés et conduits quelque part. La garde avait été renforcée. Yegorov a senti que quelque chose ne tournait pas rond et il a commencé à surveiller de très près ce qui se passait. Ils ont marché pendant trois ou quatre heures dans une direction inconnue. Ils se sont arrêtés dans la forêt près d'une fosse, dans une clairière. Yegorov a vu qu'on séparait un groupe de prisonniers de guerre du reste des hommes et qu'on les conduisait près de la fosse, avant de les abattre. Non loin de Yegorov, plusieurs prisonniers de guerre ont attaqué les gardes. D'autres gardes se sont précipités sur les lieux. Yegorov a tiré parti de la confusion pour s'enfuir dans la noirceur de la forêt, tout en entendant des cris et des coups de feu.

«Après avoir entendu cette terrible histoire, qui est gravée dans ma mémoire pour le reste de mes jours, j'ai été très ennuyée pour Yegorov et lui ai dit de venir dans ma chambre, de s'y réchauffer et de se cacher chez moi jusqu'au moment où il aurait repris des forces. Mais il a refusé. (.) Il disait que peu lui importait ce qui allait lui arriver, qu'il allait s'en aller cette même nuit et qu'il avait l'intention de traverser le front pour retrouver l'Armée rouge. Le matin, quand je suis allée voir s'il était parti, il était toujours dans la remise. En fait, la nuit, il avait bien essayé de s'en aller, mais il avait à peine fait une cinquantaine de pas qu'il s'était senti très faible et qu'il avait été forcé de revenir. Cet épuisement était provoqué par sa longue détention dans le camp et par les privations des derniers jours. Nous avons donc décidé qu'il resterait chez moi quelques jours de plus pour reprendre des forces. Après lui avoir donné à manger, je suis allée travailler. Quand je suis revenue, le soir, mes voisines Branova, Mariya Ivanovna, Kabanovskaya, Yekaterina Viktorovna m'ont dit que,l'après-midi, au cours d'une visite de la police allemande, le prisonnier de guerre de l'Armée rouge avait été découvert et qu'on l'avait emmené.»

D'autres confirmations ont été données par un ingénieur mécanicien appelé Soukhatchev, qui avait travaillé sous les Allemands en tant que mécanicien au moulin municipal de Smolensk:

«Je travaillais au moulin dans la seconde moitié de mars 1943. Là, j'ai bavardé avec un chauffeur allemand qui parlait un peu le russe et, puisqu'il transportait de la farine pour les troupes au village de Savenki et qu'il rentrait le lendemain à Smolensk, je lui ai demandé de m'emmener pour que je puisse acheter un peu de graisse au village. Mon idée, c'était que faire le trajet dans un camion allemand allait m'épargner le risque d'être retenu aux postes de contrôle. L'Allemand a été d'accord de me prendre, moyennant paiement.

«Le même jour, à10 heures du soir, nous roulions sur la grand-route Smolensk-Vitebsk, moi, et le chauffeur allemand au volant. La nuit était claire et seul un peu de brouillard sur la route réduisait la visibilité. À environ 22 ou 23 kilomètres de Smolensk, près d'un pont démoli sur la chaussée, il y avait une descente assez raide sur la déviation. Nous avons commencé à quitter la chaussée quand, brusquement, un camion a jailli du brouillard et nous a foncé dessus. Soit parce que nos freins n'étaient pas en ordre, soit parce que le chauffeur était inexpérimenté, nous avons été incapables de faire arrêter le camion et, puisque le passage était très étroit, nous avons heurté l'autre qui venait en face de nous. Le choc n'a pas été très violent, puisque le chauffeur de l'autre camion a fait un écart, à la suite de quoi, les camions se sont touchés avant de glisser l'un contre l'autre.

«Toutefois, la roue droite de l'autre camion a versé dans le fossé et le camion s'est renversé sur la pente. Le nôtre, lui, était resté droit.

Le chauffeur et moi avons tout de suite sauté de la cabine et nous avons couru vers le camion qui s'était renversé. Nous avons été assaillis par une lourde puanteur de chair en putréfaction venant évidemment du camion.

«En m'approchant, j’ai vu que le camion transportait un chargement couvert d'une bâche nouée avec des cordes. Les cordes avaient lâché avec le choc et une partie du chargement s'était renversée sur la route. C'était horrible, ce chargement: des corps humains vêtus d'uniformes militaires. Pour autant que je m'en souvienne, il y avait six ou sept hommes près du camion: un conducteur allemand, deux autres Allemands armés de mitraillettes et, le reste, des prisonniers de guerre russes, puisqu'ils parlaient russe et qu'ils étaient habillés en prisonniers.

«Les Allemands se sont mis à insulter mon chauffeur et ont ensuite fait plusieurs tentatives pour redresser le camion. En deux minutes à peine, deux autres camions sont arrivés sur les lieux de l'accident et ont poussé l'autre. Un groupe d'Allemands et de prisonniers de guerre russes, une dizaine d'hommes en tout, sont descendus de ces camions et sont venus vers nous. (.)

En joignant nos efforts, nous avons commencé à soulever le camion.

Tirant parti d'un moment favorable, j'ai demandé à l'un des prisonniers de guerre russes et à voix basse: 'C'est quoi, ça ?' Il m'a répondu très calmement :

'Cela fait pas mal de nuits déjà qu'on transporte des cadavres vers la forêt de Katyn.'

«Avant qu'on soit arrivé à redresser le camion renversé, un sous-officier allemand est venu vers moi et vers mon chauffeur et nous a dit de nous en aller immédiatement. Comme notre camion n'avait pas de dégâts sérieux, le chauffeur a fait une manœuvre sur le côté et est remonté sur la grand-route, et nous sommes repartis. Quand nous sommes passés devant les deux camions bâchés qui étaient arrivés après l'accident, j'ai senti à nouveau cette puanteur horrible de cadavres en décomposition.»

Diverses autres personnes ont également témoigné avoir vu des camions chargés de cadavres.

Un certain Tchoukhov, un pathologiste qui, en fait, a visité les tombes en avril 1943 à l'invitation des Allemands, a également apporté des preuves: «Les vêtements des cadavres, particulièrement les capotes, les chaussures et les ceintures, étaient en bon état de conservation. Les parties métalliques des vêtements -les boucles de ceintures, les boutons et les clous des semelles de chaussures, etc. - n'étaient pas très rouillés et, dans certains cas, le métal gardait encore son brillant. Les sections visibles de la peau des corps -visages, cous, bras - étaient généralement d'un vert sale et, dans certains cas, d'un brun sale, mais il n'y avait pas désintégration complète des tissus, pas de putréfaction. Dans certains cas, on pouvait encore voir des tendons à vif, de couleur blanchâtre, et certaines parties de muscles.

«Alors que je me trouvais près des fosses, des gens travaillaient et retiraient des corps du fond d'une grande excavation. À cet effet, ils avaient des bêches et d'autres outils et ils attrapaient les corps avec leurs mains et les traînaient d'un endroit à l'autre par les bras, les jambes ou les vêtements. Je n'ai pas vu un seul cas où ces corps soient tombés en pièces ou aient perdu un membre.

«Si on considère ce qui précède, j'en suis arrivé à la conclusion que les corps étaient restés dans la terre, non pas trois ans, comme les Allemands l'affirmaient, mais beaucoup moins longtemps. Sachant que dans les fosses communes, et particulièrement quand il n'y a pas de cercueils, la putréfaction progresse plus rapidement que dans de simples tombes, j'en ai conclu que les exécutions de masse des Polonais avaient eu lieu environ un an et demi plus tôt, et elles auraient pu se produire en automne 1941 ou au printemps 1942. À la suite de ma visite au site dégagé, j'ai été fermement convaincu qu'un crime monstrueux avait été commis par les Allemands.»

Plusieurs autres personnes qui ont visité les tombes à l'époque donnent le même témoignage.

En outre, des pathologistes qui ont examiné les corps en 1943 ont conclu qu'ils ne pouvaient être morts depuis plus de deux ans. De plus, on découvrit sur certains corps des documents qui avaient manifestement échappé aux Allemands lorsqu'ils avaient truqué les preuves. Parmi ces documents, une lettre datée de septembre 1940, une carte postale datée du 12 novembre 1940, un billet de mont-de-piété encaissé le 14 mars 1941 et un autre le 25 mars de la même année. Des reçus datés du 6 avril, du 5 mai et du 15 mai 1941 et une carte postale en polonais, non postée et datée du 20 juin 1941.

Bien que toutes ces dates précèdent le repli soviétique, elles sont postérieures à toutes les exécutions présumées des prisonniers par les autorités soviétiques au printemps 1940, la date que citent comme étant celle du supposé massacre tous ceux que les Allemands ont été en mesure de tromper en leur servant leurs faux témoignages. Si, comme le prétendent les propagandistes bourgeois, ces documents sont des faux, rien n'aurait été plus facile que de falsifier des documents et de les dater postérieurement au départ des Soviétiques, mais ce ne fut pas fait - et ce ne fut pas fait pour la simplissime raison que les documents découverts étaient incontestablement authentiques.

[Traduction Jean-Marie FLEMAL]
Les dossiers du BIP, No 111, p 20

11:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, guerre, television, romain, allemagne, europe, fascisme, euro-dictature, propagande, silence, urss, medias, hitler, gorbatchev, staline, mensonge, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/01/2010

14/12/09: Il y a 70 ans, la France déclare la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes...

 
 
 

Il y a 70 ans, la France déclare la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes. Par Jean Lévy

lundi 14 décembre 2009, par Comité Valmy


POURQUOI CE SILENCE ENTOURANT LE DEBUT DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ?

Alors que nous venons de subir la mobilisation totale des médias, communiant dans une même campagne anticommuniste, à l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin, il est bon de comparer cette campagne avec le quasi silence entourant le 70ème anniversaire de la Seconde Guerre mondiale.

Et pourtant cet évènement a davantage affecté notre propre histoire.

Revenons donc au rappel de la situation politique et militaire au cours de ce qu’on appelait, à l’époque, « la drôle de guerre ».

Faisant fi une fois de plus à ses promesses, l’Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre.1939

Le 3, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne.

On aurait pu penser que profitant de l’engagement massif des panzers et de l’aviation nazis à l’Est, les forces occidentales allaient en profiter pour mener l’offensive à l’Ouest, la ligne Siegfried non terminée, n’étant pas en état de constituer un obstacle infranchissable.

Et bien non !

L’armée française reste l’arme au pied, se contentant d’activité de patrouilles, dans le forêt frontière de la Warndt.

Le gouvernement Daladier est trop occupé à traquer les militants communistes et à faire procéder à la déchéance des députés du PCF, fidèles à leur parti, dissous dès septembre.

Seul, « l’ennemi intérieur » est visé par les autorités, pas l’ennemi de l’autre côté du Rhin.

Raison invoquée pour « justifier » cette répression de masse visant, non l’Etat à qui on a déclaré la guerre, mais un parti d’opposition, hostile au conflit : le pacte de non-agression germano-soviétique, signé le 23 août précédent.

Il s’ensuit, dans notre pays, une campagne anticommuniste féroce, d’une envergure jamais atteinte. Tous les partis, de gauche comme de droite, toute la presse, se sont joints au hallali « antirouge ». La presse communiste étant interdite depuis fin août, donc avant la déclaration de guerre, aucune voix ne s’élève publiquement contre ce déferlement de haine.

Mais, pourquoi cette offensive intérieure ?

Disons-le tout net : la signature du pacte de non-agression met en échec la stratégie envisagée par la bourgeoisie française. Celle-ci souhaitait un affrontement militaire entre l’Allemagne et l’URSS, en laissant cette dernière, seule, face à la Wehrmacht, espérant un effondrement de l’Armée Rouge.

Sans la signature du pacte, ce scénario aurait été, sans doute, possible.

L’Allemagne aurait, dès lors, dominé l’Europe pour une très longue période, sans possible éventualité d’un retournement militaire.

Qui peut croire que, face aux 200 divisions nazies, retenues en Union soviétique, un débarquement anglo-saxon eut été possible en Normandie, en juin 44 ?

La défaite française de mai-juin 40, préparée de longue date par les forces du capital, montre clairement que celles-ci avaient, bien avant Montoire, l’objectif d’une France intégrée dans une Europe allemande.

C’est donc la signature du fameux pacte de non-agression, signé par von Ribbentrop et Molotov, le 23 août, qui met bas ce sinistre scénario. L’URSS gagne ainsi deux ans de répit, qui lui permet de contenir devant Moscou les divisions hitlériennes, et d’infliger, ensuite, les défaites que l’on sait à la Wehrmacht, de Stalingrad jusqu’à Berlin.

Notre bourgeoisie a mesuré, dès l’automne 39, l’ampleur de l’échec de sa stratégie. Elle en a fait payer le prix au seul parti qui avait défendu le pacte, le Parti communiste français, celui-ci ayant analysé sa portée et ses conséquences.

On peut même dire que les forces du Capital n’ont pas encore digéré, de nos jours, l’échec subi en août 39. Comment expliquer, sans cela, la persistance actuelle d’une campagne toujours massive contre, ce que les médias à leur service, appellent « la collusion Hitler-Staline » et contre les « communistes qui ont approuvé le Pacte germano-soviétique » ?

Il est vrai que l’objectif d’une Europe intégrée, sous domination économique allemande, est toujours à l’ordre du jour

Jean LEVY

18:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, communisme, presse, guerre, television, romain, allemagne, fascisme, imperialisme, capitalisme, silence, urss, information, hitler, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/11/2009

10/10/09: Contre le révisionnisme historique... sur les origines du fascisme et de la Seconde Guerre Mondiale...

Contre le révisionnisme historique... sur les origines du fascisme et de la Seconde Guerre Mondiale

Sur le fascisme...

 par Jorge Cadima, collaborateur au secteur international du PC Portugais

 

Pour le numéro 301 de Juillet/Août d'O Militante, revue théorique du Parti Communiste Portugais

 

Traduction AC pour solidarite-internationale-pcf.over-blog.net  

Il y a 70 ans, commençait la Deuxième Guerre Mondiale. Pour la seconde fois en un quart de siècle, les rivalités et le bellicisme inhérents au capitalisme coûtaient la vie à des dizaines de milliers d'êtres humains et semaient la destruction. Entre les deux grandes guerres, la planète a été touchée par la plus grande crise économique du capitalisme connue jusqu'alors. Des entrailles d'un système d'exploitation en agonie ont surgi les monstres du fascisme et du nazisme, qui ont précipité la catastrophe de 1939-1945 et sont parvenu à établir leur empire sur quasiment tout le continent européen.


Mais le début du Vingtième siècle a été aussi une période de lutte et de progrès pour les peuples et le mouvement ouvrier depuis la grande Révolution d'Octobre, en passant par la résistance armée qui a joué un rôle décisif dans la défaite du fascisme et du nazisme, jusqu'aux profondes transformations de l'après-guerre, qui ont laissé une empreinte positive sur quasiment toute la seconde moitié du siècle. Les travailleurs et les peuples sont devenus des acteurs de premier plan de l'histoire de l'Humanité. Sans ignorer les grandes transformations ayant eu lieu entre-temps, les événements et les leçons de cette période sont toujours d'actualité au moment où l'Humanité se voit de nouveau confrontée à un capitalisme en profonde crise.



La Première Guerre Mondiale

 

 

En Août, 95 ans avaient passé depuis le déclenchement de la Première Guerre Mondiale, « une guerre impérialiste (c'est-à-dire, une guerre de conquête, de pillage et de brigandage), une guerre pour le partage du monde, pour la division et la redistribution des colonies, des 'sphères d'influence' du capital financier »1 dans les termes de Lénine.


La Première Guerre Mondiale n'a pas opposé des adversaires idéologiques ou des ennemis de classe, elle n'a pas été non plus un « choc des civilisations ». Les 15 millions de morts de la guerre de 1914-18 furent des victimes des rivalités entre les classes dirigeantes des grandes puissances européennes, « chrétiennes », défenseurs d'un même système socio-économique: le capitalisme. Ce système a connu, après 1870, un développement rapide, accompagné par la création de gigantesques monopoles, par les liens toujours plus étroits entre industrie et finance, par la financiarisation croissante de l'économie, par la nécessité d'exporter les énormes excédents de capitaux accumulés entre temps et de contrôler les sources de matière première, avec la colonisation qui en découle et le pillage des pays « périphériques ». Dans cette autre « mondialisation » on alterne entre l'entente et la rivalité. Les « vieilles » puissances impérialistes entrèrent alors en conflit avec la « jeune » Allemagne, qui est parvenu tardivement à son unification nationale mais qui, avec des taux de croissance économiques plus rapides, s'est senti dans son bon droit d'agir comme une grande puissance.2 Lénine se demande: « sur le terrain du capitalisme, quel autre moyen pouvait-il exister, si ce n'est la guerre, pour éliminer, d'une part, la disproportion entre le développement des forces productives et l'accumulation de capital, et d'autre part, le partage des colonies et des 'sphères d'influence' du capital financier? »3

 

 

La faillite de la Seconde Internationale et la Révolution d'Octobre

 

 

Le mouvement ouvrier a connu un grand développement dans les décennies qui ont précédé la Première Guerre Mondiale. A côté du renforcement syndical, se sont créés de leur côté des partis ouvriers, qui ont formé la Seconde Internationale. Mais la guerre a plongé la Seconde Internationale dans une crise profonde, due au fait que ses dirigeants ont trahi les principes toujours proclamés. Lénine a écrit: « Les socialistes du monde entier ont déclaré solennellement en 1912 [lors de la conférence de] Bâle qu'ils considéraient la future guerre européenne comme une entreprise 'criminelle' et ultra-réactionnaire de tous les gouvernements, qui devait accélérer la chute du capitalisme, en générant inévitablement la révolution contre elle. La guerre a éclaté, ainsi que la crise. Au lieu de la tactique révolutionnaire, la majorité des partis sociaux-démocrates ont adopté une tactique réactionnaire, se rangeant du côté de leurs gouvernements et de leur bourgeoisie. Cette trahison du socialisme signifie la faillite de la Seconde Internationale »4En analysant les causes de cette trahison, Lénine parle des « super-profits » résultants de l'exploitation impérialiste et de ses conséquences chez une mince couche de bénéficiaires. « Les conditions objectives de la fin du XIXème siècle ont renforcé particulièrement l'opportunisme, transformant l'utilisation de la légalité bourgeoise en servilité vis-à-vis d'elle, créant une mince couche bureaucratique et aristocratique au sein de la classe ouvrière (…). La guerre a accéléré son développement, transformant l'opportunisme en social-chauvinisme, et l'alliance secrète des opportunistes avec la bourgeoisie en une alliance ouverte ».


Les origines du mouvement communiste international se trouvent dans la rupture avec ceux qui ont défendu les bourgeoisies de leur pays dans la guerre qui a fauché des millions de personnes. La fidélité des bolchéviques à la « tactique révolutionnaire » et la justesse de son jugement sur les conditions objectives de la Russie, ont conduit, même en pleine guerre, à la Révolution Socialiste d'Octobre, neuf mois après la chute du tsarisme. Les travailleurs et le peuple, premières victimes de la guerre impérialiste, ont pris en main leur destin, lors d'un acte historique qui devait bouleverser le cours de l'Humanité et marquer tout le Vingtième siècle.



Les conséquences de la Première Guerre Mondiale

 


En Novembre 1918, avec une situation militaire et économique toujours plus difficile et les marins révoltés, les travailleurs allemands déclenchaient une révolution qui renverse le Kaiser, installe la République et met un terme à la guerre. Dans les mois qui suivent, et sous l'inspiration de la Révolution d'Octobre, émergent des situations pré-révolutionnaires dans plusieurs pays (Allemagne, Hongrie, Italie), qui sont réprimées de manière violente. Les bourgeoisies européennes vivent dans la peur de dénouements révolutionnaires. En 1922, en Italie, la réaction des classes dirigeantes à la montée de la lutte de masses se traduit par une nouvelle forme de pouvoir de classe, avec la violence extrême des squadre d'azione (escouades d'action), l'anti-communisme féroce, l'attaque impitoyable menée contre le mouvement populaire et même contre la démocratie bourgeoise. Le fascisme de Mussolini, en manipulant les peurs de la petite bourgeoisie ruinée par la guerre, la frustration des soldats démobilisés et en jouant sur les aspirations à « l'ordre » et au « salut de la Nation », canalise la révolte de vastes secteurs de la société, non contre les véritables causes de leurs problèmes, mais contre ses victimes.


Les théorisations actuelles, qui cherchent à découvrir des parallèles entre fascisme et communisme, se base sur la plus grossière falsification de la vérité historique. Les communistes et le mouvement ouvrier ne furent pas seulement, dès la première heure, les principales cibles et victimes de la terreur fasciste, mais le fascisme mussolinien a aussi servi d'inspiration aux bourgeoisies de l'ensemble des pays européens. A titre d'exemple, on peut noter les mots de Winston Churchill, le plus important dirigeant de la bourgeoisie anglaise du Vingtième Siècle, après une visite en Italie Fasciste, en 1927: « Ce pays donne une image de discipline, d'ordre, de bonne volonté, de visages souriants »; « si j'étais italien, je suis sûr que j'aurais été de tout mon cœur avec vous, dès la première heure, dans votre lutte triomphante contre les passions et les appétits animaux du Léninisme ».5


Dans les années qui ont suivi, la peste fasciste s'était étendue à d'autres pays, parmi lesquels le Portugal, et a conquis de nouveaux soutiens parmi les classes dirigeantes surtout après l'éclosion de la grande crise du capitalisme, en 1929. Et c'est en Allemagne, vaincue lors de la Première Guerre Mondiale et humiliée par le Traité de Versailles, que l'ascension du fascisme était destinée à avoir un impact terrible.

 

 

De Versailles à Hitler

 


La crainte de révolutions ouvrières n'a pas empêché, qu'après la guerre, les rivalités inter-impérialistes continuent à jouer un rôle de premier plan dans la politique des grandes puissances. Le Traité de Versailles, imposé à l'Allemagne après sa défaite, lui a enlevé ses (maigres) colonies, l'a amputée de plusieurs morceaux de son territoire européen, et lui a imposé le paiement de sommes gigantesques comme réparation des préjudices de guerre.


Dans les mots de l'ambassadeur soviétique au Royaume-Uni (1932-43), Ivan Maiski, le Traité de Versailles visait à garantir « trois choses: (1) la domination inconditionnelle en Europe de la coalition victorieuse anglo-franco-américaine (le groupe dirigeant de l'impérialisme Etats-unien aspirait déjà à ce moment-là à la domination mondiale, mais n'avait pas encore décidé de l'afficher ouvertement); (2) la subordination inconditionnelle de l'Allemagne vaincue à la coalition anglo-franco-allemande; (3) la situation d'infériorité de la Russie révolutionnaire jusqu'au moment où notre pays, comme les dirigeants de la coalition le souhaitaient sans aucun doute, tomberait sous les coups militaires et économiques de l'Alliance et serait obligé de retourner dans le giron du capitalisme »6


Les réparations de guerre imposées à l'Allemagne ont joué un rôle central dans l'hyper-inflation qui a frappé le pays entre 1921 et 1923 et ruiné de larges secteurs de la population. Mais pour la grande finance des puissances impérialistes, les années 1920 furent une manne. Selon le Professeur en Histoire économique de Cambridge, Adam Tooze, « le petit manège par lequel les allemands empruntaient aux américains pour payer les britanniques et les français, qui à leur tour payaient les américaines [des dettes contractées vis-à-vis des Etats-Unis durant la guerre] suscitait de l'anxiété de toute part. Mais il atteignait son objectif. »7 Les niveaux insupportables de l'endettement résultants de ce « petit manège » étaient à la base de l'écroulement du système financier allemand en 19318, événement qui a aggravé qualitativement la grande crise mondiale du capitalisme commencée par le krach de Wall Street en 1929.


La crise continue du capitalisme allemand entre 1914 et 33, et l'incapacité à la surmonter dans le cadre de la République de Weimar (que les franges les plus réactionnaires des classes dominantes ont toujours regardé avec méfiance), fut le facteur décisif de l'ascension de la plus violente et terrible forme de domination de classe jamais générée par le capitalisme: le nazisme hitlérien. Les communistes (qui lors des élections de Novembre 1932, avaient obtenu près de 6 millions de voix – 16,9% - et élu 100 députés) et le mouvement ouvrier furent les premières et les principales victimes du nazisme, alors qu'une partie importante de la bourgeoisie pseudo-libérale, qui aujourd'hui tente de falsifier l'Histoire, fut complaisante et complice de l'ascension d'Hitler. Tout juste après avoir été nommé Premier Ministre le 30 Janvier 1933 (sans majorité parlementaire et après avoir perdu 2 millions de voix) Hitler a organisé l'incendie du Parlement (le Reichstag), qu'il a imputé aux communistes et qui a servi de prétexte pour déchaîner la première vague de répression: « Près de 4 000 dirigeants communistes et de nombreux sociaux-démocrates et libéraux furent faits prisonniers, y compris des députés au Reichstag qui, légalement, jouissaient de l'immunité. (…) Des camions remplis de troupes de choc patrouillaient dans les rues des villes Allemandes, violant les domiciles des particuliers, rassemblant leurs victimes qui étaient menées aux quartiers des SA où elles étaient torturées et battues. La presse et les activités publiques des communistes étaient supprimées »9L'ascension du nazisme a été appuyée par le grand capital allemand. Le magnat de la métallurgie, Thyssen, finançait déjà le Parti Nazi depuis 192310Le Professeur Tooze – au-dessus de tout soupçon – a écrit: « Ce que Hitler et son gouvernement promettait, c'était de mettre fin à la démocratie parlementaire et de détruire la gauche allemande, et la majorité du grand capital allemand était disposée à apporter une contribution importante à cette entreprise. (…) Et le résultat obtenu, fin 1934, était justement celui espéré: une démobilisation populaire globale. (…) Le mouvement syndical était détruit. (…) avec la combinaison du gel des salaires dès 1933, le démantèlement des syndicats et une altitude hautement laxiste vis-à-vis des cartels industriels, (…) les perspectives de profit étaient assurément très favorables »11S'inspirant directement du modèle mussolinien, Hitler lui a adjoint une caractéristique spécifique: le racisme anti-sémite, qui lui a permis d'allier démagogie prétendument-capitaliste (en identifiant les juifs au système financier international qui a ruiné la petite et la moyenne bourgeoisie allemande) et anti-communisme (par le biais de la thèse du « complot judéo-bolchevique » visant à ruiner l'Allemagne). Ici aussi, et contrairement à ce que l'on prétend nous faire croire aujourd'hui, l'hitlérisme a montré ses affinités avec les classes dominantes européennes, où l'anti-sémitisme était monnaie courante. L'affaire Dreyfus en France12 a été seulement un épisode illustratif de conceptions dont Churchill a été aussi un partisan: « Churchill insistait sur ce qu'il considérait être l'essence juive du Bolchevisme. En privé, il décrivait le gouvernement soviétique au Ministère des Affaires Étrangères de Curzon comme “un gouvernement tyrannique de Commissaires juifs” et même en public il parlait d' “état communiste mondial sous domination juive”. Dans son discours public à Sunderland, en 1920, il parlait du “Soviet international du juif russe et polonais”. En Avril 1922 il écrivait une lettre [...] décrivant les bolcheviques comme des “ces conspirateurs Sémites”»13


L'ascension d'Hitler a été vue positivement par une bonne partie des bourgeoisies européennes. Le capitalisme vivait alors une crise sans précédents, au cours de laquelle la production industrielle planétaire était tombé de près de 40%, la bourse de 70% et le volume du commerce mondial de près de 30%. Le chômage touchait des millions de travailleurs et la crise économique était accompagnée de crises politiques. La survie du capitalisme était mise en doute, même par ses défenseurs. Parallèlement, la jeune Union Soviétique socialiste connaissait des taux de croissance économiques impressionnants avec les plans quinquennaux et les conquêtes sociales (emplois, éducation, santé, culture). Le contraste avec le capitalisme en crise était évident et lourd de sens politique. Les idées de transformation sociale révolutionnaire gagnaient du terrain. La grande bourgeoisie vivait une nouvelle période de peur.


Comme l'affirmait le journaliste américain William Shirer, qui fut correspondant en Europe, « je me rappelle que ce fut à ce moment-là que j'ai commencé à entendre dans les cercles de la haute société un commentaire qui est devenu presque un cantique: “plutôt Hitler que [Léon] Blum”»14


Pour la grande bourgeoisie des puissances impérialistes, l'ascension du nazisme ne représentait pas seulement une solution de force pour sauver le capitalisme allemand, mais aussi un moyen de détruire par la force la première expérience mondiale de construction du socialisme, en cours en URSS. Les plans d'expansion territoriaux et la colonisation de l'Est de l'Europe par l'Allemagne étaient clairement affichés dans le livre d'Hitler, Mein Kampf. En parlant des théories de « l'espace vital » (Lebensraum), Hitler critiquait ses prédécesseurs qui avaient créé un Empire allemand en Afrique. « La conquête de nouveaux territoires, poursuivait Hitler, (…) “est seulement possible à l'Est (...) Si nous revendiquons de nouveaux territoires en Europe, ceux-ci ne peuvent qu'être obtenus fondamentalement aux dépens de la Russie”».15La « poussée vers l'Est » (Drang nach Osten) théorisée par le nazisme représentait une issue aux rivalités inter-impérialistes et une « solution au problème russe »16 qui enchantait de larges secteurs de la grande bourgeoisie mondiale. Et cela explique l'honteuse collaboration de classe accompagnant l'ascension du nazisme, aujourd'hui niée par une bourgeoisie qui cherche à ré-écrire l'histoire.

 

 

De Madrid à Munich



La Guerre Civile d'Espagne a révélé au grand jour le collaborationnisme philo-fasciste. En 1936 le Front Populaire gagne les élections. Cette alliance de la gauche républicaine bourgeoise avec le Parti Socialiste et un Parti Communiste encore peu influent a été vue comme une menace par la réaction espagnole, parmi laquelle les latifundiaires et l'Église catholique avait une grande influence. En juillet 1936 le Général Franco déclenchait un coup d'Etat. En dépit de l'appui d'une partie considérable des forces armées, le coup d'Etat a été mis en échec dans les grandes villes par la résistance des masses. Mais les « démocraties », et parmi elles l'Angleterre, la France et les Etats-Unis, ont affiché leur « neutralité » entre un gouvernement légitimé par la Constitution et le vote, et les putschistes fascistes. La politique de « Non-intervention » est un coup mortel à la République démocratique, en grande mesure désarmée par la trahison des militaires. Grâce au soutien des masses, la République résiste pendant trois années héroïques, durant lesquelles le Parti Communiste d'Espagne se révèle un grand parti national. Mais la situation militaire est déséquilibrée de manière décisive avec l'envoi de 130 000 soldats par les puissances fascistes pour combattre aux côtés de Franco, tandis que le Comité de Non-Intervention créé par les anglais et les français empêchait la République d'acheter des armes à l'étranger. Churchill se fait l'écho, à nouveau, de vastes secteurs de la bourgeoisie quand il écrit en 1936 que le gouvernement républicain « était sous l'emprise de forces obscures et violentes qui de plus en plus montraient leur vrai visage et agissaient par le biais de l'assassinat, du pillage et des troubles syndicaux », représentant « un prolétariat misérable et arriéré qui exige la fin de l'Église, de l'État et de la propriété et l'instauration d'un régime communiste », tandis que du côté fasciste on retrouvait « des forces patriotiques, religieuses et bourgeoises, sous le commandement des forces armées (…) qui combattent pour rétablir l'ordre en instaurant une dictature militaire »17 Ce fut encore Churchill qui, en Juillet 1937, lors d'une intervention au Parlement britannique, a demandé la reconnaissance des franquistes comme gouvernement légitime de l'Espagne.18


Le collaborationisme anglo-français vis-à-vis des agressions fascistes est apparu clairement lors de l'invasion de l'Ethiopie par l'Italie, en 1935, s'est poursuivi avec l'annexion de l'Autriche (l'Anschluss de Février 1938) et a atteint son apogée avec l'honteux Traité de Munich. Dans les derniers jours de Septembre 1938, les Premiers Ministres Français et Anglais se sont réunis avec Hitler et Mussolini pour concéder à l'Allemagne d'importantes parcelles du territoire de la Tchécoslovaquie. Laissant les représentants légitimes tchèques en dehors de la réunion, Chamberlain et Daladier ont approuvé le démembrement du pays, en dépit du Traité selon lequel la France s'engageait à défendre la Tchécoslovaquie en cas d'agression. A la honte de la capitulation a succédé l'humiliation de voir Hitler piétiner, en l'espace de quelques semaines, les propres termes de l'accord, annexant le reste du territoire tchèque en Mars 1939.

 

 

La guerre et la défaite du nazisme et du fascisme

 

 

La politique de collaboration a renforcé le monstre nazi et a rendu la guerre inévitable. En incitant l'expansionnisme allemand, les classes dirigeantes des autres puissances impérialistes se sont condamnées à être elles-mêmes les victimes du militarisme nazi. Sur certains aspects, la Deuxième Guerre Mondiale fut le prolongement de la Première Grande Guerre. Le nazisme, dictature terroriste du grand capital allemand, n'a pas oublié les leçons de l'Histoire et la manière dont l'Allemagne fut traitée par ses « frères de classe » en 1918. Comprenant que les démocraties bourgeoises occidentales, et en particulier en France, étaient profondément corrompues par le collaborationnisme, Hitler a décidé de déclencher la guerre à l'Occident avant d'entreprendre son objectif stratégique, celui d'attaquer l'URSS, afin d'éviter le danger qui avait condamné l'Allemagne à la défaite de 1918: avoir à combattre simultanément sur deux fronts. La bourgeoisie française a poussé l'aveuglement jusqu'à ses ultimes conséquences. Confrontée à l'agression nazie, en juin 1940, elle a capitulé en quelques semaines, une bonne partie de sa classe dirigeante se couchant devant le régime fantoche et collaborateur, mené par le Maréchal Pétain. La combativité de la classe dirigeante française s'est juste révélée dans la lutte contre le Parti Communiste Français, qui fut interdit et poursuivi à partir de septembre 193919Mais ce furent les communistes qui, dans les conditions très difficiles du moment, ont hissé le drapeau de la résistance et ont construit une guerrilla populaire qui a contribué de manière importante à la défaite du nazisme. La grande bourgeoisie anglaise n'a pas eu d'autre choix que de réorienter (via Churchill) toute sa politique.


Il est ridicule d'affirmer que le Traité de Non-agression signé entre l'URSS et l'Allemagne en Août 1939 a été la cause de la guerre, faisant table rase de la nature du régime nazi, de la collaboration des puissances capitalistes et de la manière dont elles ont encouragé l'expansionnisme allemand à l'Est. Jusqu'à la fin, les dirigeants soviétiques ont lancé des initiatives répétées et insistantes pour signer, avec l'Angleterre, la France et d'autres puissances européennes, des traités de défense mutuelle ou donner des garanties à d'autres pays menacés par le nazisme et le fascisme. Ce fut le refus de cette collaboration et l'aveuglement anti-communiste et philo-fasciste de cercles importantes des classes dirigeantes européennes qui ont conduit à la guerre. Un historien militaire français et gaulliste écrit: « Il n'est pas correct, comme le firent plus tard les pays occidentaux, d'invoquer une quelconque similitude entre l'URSS et l'Allemagne pour voir dans ce fait le fondement véritable du pacte germano-soviétique. L'hostilité féroce envers le communisme et la volonté de le détruire sous toutes ses formes, étaient à l'origine même des mouvements fascistes. Hitler a toujours présenté le national-socialisme comme un instrument de mort dirigé contre le bolchévisme. (…) C'est le Parti Communiste Allemand qui l'a interdit et détruit en premier lieu (…) Mais c'était les données stratégiques qui devaient décider du choix fait à Moscou et qui, en fin de compte, ont prévalu sur tout le reste »20 L'URSS signe le Traité pour éviter de se trouver dans la même situation que la République Espagnole.


Tout comme les communistes furent les premières et les principales victimes du fascisme partout, ce furent aussi les communistes qui ont apporté la contribution principale et décisive à la défaite du nazi-fascisme, surtout grâce à l'Armée Rouge et à l'URSS, qui ont affronté et vaincu le gros de l'armée nazi. Quand à l'hiver 1941 les troupes allemandes étaient aux portes de Moscou, la quasi totalité de l'Europe était sous l'empire du fascisme et de des alliés. Les batailles décisives de la Deuxième Guerre Mondiale, qui ont changé le cours des événements, se sont déroulées (aux grands regrets donc d'Hollwood, de discours d'Obama et de la mythologie négationniste de notre époque) sur le sol soviétique en 1941-43. Ce fut à Moscou, à Stalingrad, dans la résistance héroïque pendant le siège de Leningrad, à Kursk et dans tant d'autres villes où, au prix de terribles sacrifices et pertes humaines et matérielles, le peuple et les communistes soviétiques ont vaincu la machine de guerre allemande. Quand les troupes anglo-américaines ont débarqué en Normandie, en juin 1944, l'Armée Rouge avait libéré la quasi totalité du territoire soviétique et combattu pour la libération des pays limitrophes. Et dans les pays occupés, en Italie, en Grèce, en France, en Yougoslavie, en Chine, et dans tant d'autres, les communistes furent les premiers et les principaux acteurs de la résistance armée qui a assuré la défaite finale de la plus terrible expression de la domination capitaliste.


Quand aujourd'hui on réécrit l'Histoire, en réhabilitant le fascisme, en occultant le rôle décisif des communistes dans sa défaite, ou en en arrivant à cette tentative extrême honteuse de mettre sur une même plan communisme et fascisme (comme l'a fait récemment le Parlement Européen), ce n'est pas seulement une injustice terrible et une falsification historique. C'est aussi ouvrir les portes, à nouveau, pour qu'un capitalisme en profonde crise et créateur de misère, de guerre et d'exploitation, puisse recourir à des solutions de force et de violence extrême pour tenter de maintenir sa domination. La défense de la vérité historique est, pour cela même, partie intégrante des luttes qu'il est nécessaire de mener aujourd'hui.


Site d'O Militante:

18:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, guerre, romain, allemagne, europe, fascisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, urss, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/11/2009

02/11/09: EURONEWS a lâché la phrase ...

EURONEWS a lâché la phrase ...
 
La propaganda des médias capitalistes va de plus en plus loin dans la campagne anti-communiste de plus en plus orchestrée.
 
Le 20e anniversaire de la "chute du mur" (comprenez l' Anschluss de la R.D.A) en est une nouvelle occasion.
 
Ce mardi, 03 novembre 2009, EURONEWS la chaîne télévisée de l' Euro-dictature capitaliste se livre à une interview du général  JARUZELSKI, apparemment reconverti lui aussi, puisqu'il se livre à une espèce de mea-culpa télévisé. C' est d'ailleurs pour cette raison et dans cet esprit que la chaîne l'interroge.
 
Mais la chaîne va plus loin. En préambule, elle explique que le général est inculpé en Pologne pour "crimes COMMUNISTES"...
 
Les boches parlaient des terroristes communistes.
 
Dans 20 ans, nos "démocrates", en peaux de lapin" parleront des criminels communistes...
 
Pour nos propagandistes de la pensée unique, les archives de la Stasi parlent... La Stasi avaient paraît-il 180.000 collaborateurs. Elles contiendraient 38 millions de dossiers.
 
Rappelons quand même qu' avant la "chute du mur", la propaganda occidentale affirmait sans rire qu' un Allemand de l' Est sur quatre travaillait pour la Stasi. La Rda avait quelque 18 millions d' âmes (On ne nous dit pas si les 38 millions de fichés ont fini ou non au goulag  ...).
 
Toutes les polices politiques du monde (y compris dans nos "démocraties" ont établi des fichiers), y compris en Belgique (Camille Huysmans avait aussi son dossier), et aux Usa qui ont connu la période oubliée du McCarthysme. La Rfa a connu les interdits professionnels et l'interdiction du Parti communiste d' Allemagne (sans doute parce qu'il fut là aussi à la tête de l'opposition anti-nazie ??? C' est pour enfermer en premier les communistes que l' Allemagne nazie ET CAPITALISTE a créé ses premiers camps de concentration et les Allemands, y compris ceux de l' Est, ont à une certaine époque assassiné plus de 20 millions de civiles soviétiques et des millions d' autres dans les autres pays envahis) .
 
La Belgique actuellement compte un flic en uniforme au km2. En Grande-Bretagne, il y a une caméra de surveillance pour 12 habitants. Dans toute l'Euro-dictature capitaliste, nos "démocrates" ne cessent de renforcer la répression et les forces de répression au service de l'ordre capitaliste.
 
Il y a plus d' emprisonnés aux Usa que dans l' ensemble des prisons du reste du monde... Les murs du camp de concentration ricain de Guantanamo comptent toujours des gens kidnappés dans leur pays depuis des années, enfermés sans inculpation, sans procès, sans condamnation, à l' abri des yeux et des oreilles du monde. La tâche est tellement immonde que même Obama n' arrive pas à s'en débarrasser sans l' aide de ses alliés complices européens... Les kidnappés en route pour de Guantanamo ont d' ailleurs transité en secret dans des aéroports de l' Euro-dictature...
 
En nous n' en sommes qu'au début. Les Robocops hantent les rues de Bruxelles et d' ailleurs ... dans l' entièreté du "Monde libre" en lutte contre le "terrorisme" des autres qu'il a créé, engendré par toutes ses interventions, ses injustices, son colonialisme, ses agressions, ses exploitations, ses pillages ... 
 
Où en seraient donc nos prétendues "démocraties" occidentales, s'il n'y avaient pas eu les communistes, l'Urss, Stalingrad et ... Staline, pour participer à leur sauvetage à une certaine époque ??? Au service de qui travailleraient aujourd'hui la plupart de nos braves chercheurs, historiens, analystes, journalistes, spécialistes de la propaganda ??? La guerre d'Hitler, Horthy, Mussolini, Franco, Salazar, Pinochet,...  continue avec l' aide de ses nouveaux Kollabos, complices et de tas de renégats ...
 
RoRo

13:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, communisme, presse, television, romain, europe, democratie, fascisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, propagande, silence, liberte, urss, medias, repression, staline, nazisme, rda | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/09/2009

17/09/2009: de Michel COLLON, journaliste politique belge...

Sent: Thursday, September 17, 2009 8:06 PM
Subject: NOUVEAU: Freddy à Tel Aviv, Gabon, Serbie, Tibet, Lockerbie, Chavez, humanitaire...

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20:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, television, romain, fascisme, euro-dictature, silence, collon, urss, medias, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/05/2009

12/05/2009: guerre 40-45, la France, l'Urss, le rôle glorieux et déterminant des communistes dans la Résistance ...

 

Sent: Tuesday, May 12, 2009 5:03 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Hommage à René et Suzanne Lanoy



 

Hommage à René Lanoy, militant communiste,

président du Front national pour la Libération de la France.

8 mai 2009.

Georges Gastaud, secrétaire départemental du Pôle de Renaissance Communiste en France

 

               Chers concitoyens et camarades,

 

               Il y a 64 ans, la coalition antifasciste composée de l’URSS, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France libre, recevait la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Les tortionnaires nazis et leurs alliés, fascistes italiens et militaristes japonais, avaient semé le massacre, la torture et le deuil sur les cinq continents au nom des « valeurs » sauvages de leur système capitaliste, plongé dans la crise par le crac de 1929, et de leurs ambitions impérialistes de domination mondiale.

 

               Les communistes, que l’Europe supranationale et l’UMP voudraient aujourd’hui criminaliser, furent les premiers et les principaux opposants armés à cette entreprise exterminatrice. C’est l’URSS et elle seule qui brisa la machine de guerre nazie au prix de sacrifices inouïs que le régime soviétique n’aurait pas pu obtenir de la population s’il n’avait pas joui d’un soutien massif dans la classe ouvrière et dans la paysannerie. Il est ridicule et odieux que les « historiens » du pouvoir capitaliste, les Courtois et Cie, osent aujourd’hui amalgamer l’URSS au Troisième Reich alors que sans Stalingrad, sans les vingt millions de Soviétiques qui périrent dans la résistance soviétique acharnée au Genghis Khan allemand, notre France eût tout bonnement cessé d’exister. Rappelons qu’à l’époque notre pays était totalement disloqué et que Hitler en projetait le démantèlement territorial définitif: le Nord-Pas-de-Calais, « zone interdite », était directement administré par l’armée allemande ; l’Alsace-Lorraine était annexée ; Nice et la Corse étaient occupées par Mussolini ; des projets précis existaient, avec l’aide d’indépendantistes bretons, pour détacher la Bretagne de la France réduite à l’Etat-croupion de Vichy. C’est le Général De Gaulle qui, en 1965, déclarait officiellement à Moscou, giflant par avance les négationnistes antisoviétiques d’aujourd’hui : « les Français savent que c’est la Russie soviétique qui a joué le premier rôle dans leur Libération », même si aujourd’hui « Sarko l’Américain » voudrait nous faire croire que la Libération a commencé deux ans après Stalingrad sur les côtes de Normandie. Entre-temps il y avait eu la contre-offensive soviétique, l’entrée des Soviétiques en Allemagne et comme chacun sait, c’est l’Armée soviétique et elle seule qui prit Berlin et planta le drapeau rouge de la victoire sur le Reichstag pendant que le monstre Hitler au nom mille fois maudit en était réduit à se suicider dans son bunker.

 

Et bien entendu, en France même, ce furent les communistes, notamment les Francs-Tireurs et Partisans qui jouèrent le rôle principal dans la lutte armée contre l’Occupant, et ce bien avant l’attaque de Hitler contre l’URSS. Ce fut, dès le 10 juillet 40, l’appel Thorez-Duclos qui se termine par la phrase : « jamais le peuple français ne sera un peuple d’esclave ». C’est, dès 40, l’attentat des frères Landini, militants communistes dans le Var, contre un convoi destiné à l’Allemagne. C’est la mise en place de l’Organisation spéciale, première organisation armée de la Résistance qui protégea la manifestation patriotique du 11 novembre 1940, organisée à l’Etoile par l’Union des Etudiants Communistes en présence de Guy Moquet, qui devait le payer de sa vie. Petits hommes qui osez aujourd’hui, parce que l’anticommunisme et la contre-révolution ont provisoirement triomphé des premières expériences socialistes de l’histoire, nier le rôle des communistes dans la Résistance alors qu’ici même, dans le bassin minier, la classe ouvrière déclencha le signal de l’héroïsme de masse à l’appel du communiste Michel Brûlé, dont aucune rue ne porte le nom à Lens, et de Vasil Porik, un mineur soviétique internationaliste, en tenant l’héroïque grève patriotique de mai-juin 1941. Ainsi, alors que la grande bourgeoisie des Louis Renault et Cie se roulait dans la Kollaboration, « la classe ouvrière resta seule, dans sa masse, fidèle à la France profanée », comme l’écrira par la suite l’écrivain gaulliste François Mauriac.

 

Et pendant que Fabien déclenchait la lutte armée dans le métro parisien en abattant un officier allemand, Debarge et ses camarades mineurs Boulanger et Ledent menaient la première action armée contre l’occupant en abattant un garde allemand au pont Césarine de Lens. C’est aussi notre camarade Maria Delvaux, ancienne trésorière de notre section PCF de Lens, devenue section PRCF, qui fut aussi longtemps membre de la première Coordination communiste, qui fit la liaison à vélo pendant toute la guerre entre Paris et Lens pour relier les FTP Nord à l’état-major parisien dirigé par Duclos et Frachon. C’est notre camarade Jeanne Collette, de Douai, membre du PRCF, qui faisait la même chose pendant toute la guerre entre Bruxelles et Douai pour joindre l’état-major du PCF à l’Internationale communiste basée en Belgique avec Eugène Fried, dit Clément. C’est René Lanoy, notre camarade, qui présidait le VRAI Front national pendant la guerre, pendant que sa femme Suzanne, horriblement torturée, refusait jusqu’à la mort de lâcher les noms des copains malgré la menace des lâches miliciens pétainistes de tuer sous ses yeux son bébé alors âgé de quelques mois.

 

            Aujourd’hui quand, par un texte déposé en commun par des députés socialistes (dont Peillon), verts et FN mêlés, nous voyons l’Europe supranationale, digne héritière de la « GroSS Europa » nazie, criminaliser le communisme et l’URSS à l’égal de l’Allemagne nazie, alors que dans toute l’Europe la droite et l’ultra-droite s’associent à l’extrême droite fasciste, oui nous sommes écoeurés. En France même, qui donc êtes-vous, petits députés sarkozystes, pour tenter de criminaliser l’URSS avec votre projet pour faire du 9 novembre une journée européenne de l’anticommunisme, vous dont le chef de file se glorifie d’expulser 25 000 ouvriers étrangers, dont des bébés, chaque mois ? Qui êtes-vous, vous pour parler de liberté, vous dont le chef Sarkozy a fait préfacer son livre « Témoignage » par Gianfranco Fini, le chef de file des néofascistes italiens admirateurs de Mussolini ? Qui êtes-vous pour parler de démocratie, vous dont le ministre Hortefeux a organisé à Vichy une réunion européenne des ministres chargés de l’immigration, qui êtes-vous, vous qui parlez d’histoire et qui avez voulu réhabiliter la colonisation ?

 

            Bien entendu, les dirigeants de l’Europe supranationale, et le chef suprême de l’UMP, qui ne peuvent manquer de superviser, voir d’inspirer ces projets liberticides anticommunistes, mettent en avant le pacte germano-soviétique de non-agression de 1939, mensongèrement présenté aux lycéens comme une alliance agressive Hitler-Staline. Quelle duperie ! Ils feignent ainsi d’ignorer que le pacte n’a été signé par l’URSS qu’après que l’Occident anglo-français ait obstinément refusé tout au long des années 30, comme l’a reconnu après-guerre Paul Reynaud, de remettre en place l’équivalent de la « l’Entente » anglo-franco-russe de 1914, que Staline ne cessait de proposer aux Occidentaux pour encercler Hitler. Non seulement cette « belle et bonne Alliance », que De Gaulle célébrait à Moscou en 65, fut obstinément refusée par anticommunisme par la grande bourgeoisie anglo-française, mais à la même époque, le Comité des Forges, ancêtre du MEDEF et de l’UIMM, lançait une campagne anticommuniste et anti-française endiablée sur le thème, « plutôt Hitler que le Front populaire ». Comme l’a montré l’historienne Annie Lacroix-Riz, les dirigeants occidentaux se rapprochaient alors de Hitler et laissaient sciemment s’implanter en France et en Angleterre une « Cinquième colonne » nazie qui infiltrait tranquillement tous les milieux dirigeants. Cette politique anticommuniste, anti-française et pro-fasciste se traduisit d’abord par la capitulation de Léon Blum qui en 1936 décréta coup sur coup la « pause » des revendications sociales puis la « non-intervention » de la France dans la guerre civile espagnole, ce qui laissait le camp républicain espagnol seul face à Hitler, Franco et Mussolini (si l’on excepte les armes parvenant à l’Espagne républicaine de la lointaine Russie et la constitution des Brigades Internationales par l’Internationale communiste et par le PCF). La politique « plutôt Hitler que l’alliance avec l’URSS communiste » se poursuivit avec les honteux Accords de Munich de 1938 où Chamberlain et Daladier donnèrent à Hitler le feu vert pour dépecer la Tchécoslovaquie et attaquer à l’Est, malgré les objurgations du Parti communiste français.

           

            Dans le même temps la réaction se déchaînait en France contre les acquis du Front populaire que le dictateur Daladier, avec la complaisance de la droite radicale et SFIO, élue avec les voix communistes, démontait l’un après l’autre. Devant le front antisoviétique mondial qui se mettait en place, menacée à l’Ouest par l’Allemagne officieusement appuyée par les « démocraties » occidentales en voie de fascisation, menacée à l’Est par le Japon qui était déjà entré en Chine et avait constitué l’Etat fantoche du Mandchoukouo pour attaquer l’URSS par l’Est, la direction soviétique n’avait plus qu’un choix devant elle : soit subir seule l’attaque de toutes les forces antisoviétiques mondiales et être écrasée, soit tenter de diviser le front antisoviétique mondial en voie de formation après Munich. L’URSS tenta cependant d’ultimes discussions avec la France tout au long des années 38/39, mais quand il fut évident que le gouvernement anticommuniste et fascisant de la Pologne ne voudrait à aucun prix laisser l’Armée rouge entrer en Pologne pour aller au choc de l’envahisseur allemand, quand il fut évident que l’état-major ne voulait pas d’une réelle coordination militaire avec les forces soviétiques, le PCUS n’eut plus qu’une ressource : celle de briser la coalition germano-japonaise (on oublie toujours le Japon dans l’affaire !) pour gagner du temps et transférer la production de guerre dans l’Oural.

           

            Le pacte germano-soviétique servit de prétexte à la réaction française, Daladier en tête, pour interdire le PCF, arrêter les maires communistes, invalider les députés communistes et les mettre en détention, alors même que le PCF, sans désavouer la manœuvre tactique à laquelle le refus franco-anglais avait conduit l’URSS, appelait à la guerre à outrance contre Hitler et votait les crédits de guerre au parlement. Même interdit, le PCF fit encore à Paul Reynaud des propositions militaires pour fortifier Paris et entraîner toute la population au sursaut patriotique : peine perdue puisque le philosophe Georges Politzer, qui portait ces propositions du PCF au gouvernement, fut traîtreusement arrêté puis livré aux nazis quand ceux-ci eurent occupé la France, pour être torturé puis fusillé au Mont Valérien. Les courageux éditoriaux d’Aragon dans le journal communiste « Ce soir » portent encore témoignage aujourd’hui, pour qui veut bien lire et réfléchir par lui-même, de ce que fut en réalité la politique du PCF à l’époque du « pacte », malgré l’interdiction du parti et la répression de masse déclenchée par l’ex-majorité socialiste et radicale du Front populaire dont la majorité, sans les députés communistes révoqués, ne tarderait pas à abolir la République en votant les pleins pouvoirs au traître antisémite et ultra-réactionnaire Philippe Pétain.

                       

         On vit alors très vite qui résistait les armes à la main et qui était tout disposé à collaborer avec l’Allemagne. Alors que toutes les forces policières de la dictature dalariériste, puis pétainiste, étaient mobilisées pour démanteler la CGT et arrêter les élus communistes, c’était la « drôle de guerre » sur nos frontières : l’armée française restait l’arme au pied pendant un an et son état-major, commandé par les anti-républicains notoires Weygand et Gamelin ne trouvait rien de mieux que d’envoyer deux corps expéditionnaires en Finlande et en Syrie pour éluder l’affrontement avec l’Allemagne, laisser Hitler dépecer la Pologne sans avoir à s’inquiéter à l’Ouest (« mourir pour Dantzig » ?)… et tenter de prendre… l’Armée rouge en tenailles entre la Scandinavie et le Proche-Orient !

 

         Dans le même temps, l’URSS avançait elle aussi en Pologne, ayant intérêt à ce que la guerre future avec les nazis commençât le plus loin possible de ses frontières Ouest et voulant empêcher que Hitler n’occupât l’ensemble du territoire polonais, avec ce que cela signifiait pour les Juifs polonais.

 

         Dans ces conditions terribles, le PCF désorganisé par la répression trouvait le moyen de créer l’Organisation spéciale, puis les FTP qui, du nord ouvrier à la Corrèze paysanne en passant par la Corse et par la direction militaire des FFI parisiens commandés par Rol et André Tollet, fut la colonne vertébrale de la Résistance armée. Ce n’est pas pour rien qu’en 1945, le « Parti des Fusillés » obtenait 29% des voix alors que la droite se terrait, discréditée par sa collaboration éhontée du grand patronat avec les nazis. Les « historiens » à la Courtois, qui pour faire carrière pratiquent un anticommunisme de confort, peuvent toujours ergoter : en 1945, notre peuple, témoin oculaire, ne s’était pas trompé sur « qui avait fait quoi ? » !

 

            Voilà. Que dire de plus, sinon qu’aujourd’hui, quand les dirigeants de l’UE et de l’UMP, qui ont ensemble réhabilité insidieusement le régime de Vichy en organisant dans cette ville la réunion des ministres européens de l’immigration, prétendent criminaliser les communistes, ils révèlent leur vraie nature : celles de dignes descendants de ces riches bourgeois qui ont toujours préféré la « GroSS Europa » du profit et de l’anticommunisme à l’indépendance de leur pays et qui rêvent de prendre leur revanche sur Stalingrad et sur le Programme du Conseil national de la résistance, rédigé par le communiste Pierre Villon, en prenant des mesures anticommunistes dignes de Mac Carthy, qui conduiront inéluctablement à la destruction de l’indépendance nationale et de l’ensemble des libertés démocratiques.

 

         Mais cette attitude anticommuniste n’est pas un signe de force. Sans idéaliser les régimes socialistes d’hier, dont les déformations furent réelles dans des circonstances historiques marquées par la guerre froide et l’hostilité acharnée de l’Occident, les peuples de l’est peuvent aujourd’hui comparer le socialisme au capitalisme : or, tous les sondages faits à l’est montrent que, expérience faite, le socialisme apparaît presque comme un paradis perdu pour les ouvriers, les paysans, les retraités livrés au chômage de masse, à la privatisation de la santé, à la casse de l’éducation et à la re-colonisation insidieuse de leur économie par les monopoles capitalistes occidentaux, à une tutelle complète du FMI et de l’Union européenne sur les anciens pays socialistes auxquels Walesa et le Pape avaient fait croire qu’indépendance nationale rimait avec haine des « Russes ».

 

         A l’Ouest, les peuples mesurent mieux ce que leur apporte de misère et de reculs sociaux l’Europe supranationale de Maastricht qui s’est construite sur les ruines de l’Europe socialiste, avec l’aide des renégats occidentaux du communisme. Les luttes de classes montent face à ce capitalisme prédateur qui dépèce la République, les conquêtes des Lumières, de la Révolution française et du Conseil national de la Résistance, Sécu, nationalisations, retraites, statuts, conventions collectives, tous ces acquis inséparables des noms d’Ambroise Croizat, Maurice Thorez, Marcel Paul, Charles Tillon, François Billoux, et autres ministres communistes de 1945/47…

 

            La criminalisation du communisme est donc la réponse défensive du capitalisme en crise contre un mouvement ouvrier qui, lorsqu’il aura vu clair sur la signification de classe de l’euro-anticommunisme, reprendra l’offensive pour la démocratie, pour l’indépendance nationale, le socialisme et la paix.

 

                  Aujourd’hui le rôle des vrais démocrates est de comprendre que l’euro-maccarthysme qui se met en place, avec la multiplication des lois répressives de la Tchéquie, où la JC est interdite, à la Pologne, où la « lustration » anticommuniste déstabilise le débat démocratique, sans oublier les pays baltes, où les 40% de Russophones sont victimes de discrimination, et la Croatie, où les porteurs de drapeau rouge sont emprisonnés, vise TOUS les progressistes, tous les anticapitalistes, y compris ceux qui se laissent tromper par les campagnes anticommunistes menées dans notre pays sans que jamais la parole ne soit donnée à la défense et sans que jamais les dirigeants faillis du PCF ne lèvent la voix pour marcher contre le courant qui les engloutira eux aussi, si les vrais communistes ne parviennent pas à s’unir pour reprendre ensemble le flambeau du combat de classe.

 

                  Nous sommes confiants : le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire. L’Europe supranationale ne fait plus recette et des millions de Français et d’Européens vont bientôt dire leur dégoût de cette construction dictatoriale en s’abstenant le 7 juin. L’avenir n’est pas aux Mac Carthy européens, il reste aux peuples et aux travailleurs !

 

            Honneur à René et à Suzanne Lanoy, à Debarge, aux frères Camphin, à Jeanne Colette ! Honte aux lepénistes qui usurpent le nom du Front national antifasciste créé par le PCF !Honneur à Maria Delvaux, militante communiste lensoise qui mérite qu’enfin son nom d’ouvrière modeste et héroïque honore un lieu public important de la ville de Lens. 

 

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__,_._,___

21:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, urss, belgique, guerre, nazisme, romain, courcelles, france, communisme, fascisme, europe, euro-dictatire, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2009

09/02/2009: Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu ...

Sulla vicenda si vedano i numerosi altri documenti da noi diffusi su JUGOINFO: http://it.groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/msearch?MT=Racak+Ranta&MM=contains&pos=20&cnt=10 )


Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu


1) Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu (L. Magnin)

2) October 2008: Helena Ranta: Foreign Ministry tried to influence Kosovo reports / Controversy over events that triggered NATO attacks / Ranta speaks out about "Racak massacre" 


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Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu

Le prétexte qui a justifié le bombardement de la Yougoslavie était un énorme mensonge

Louis Magnin
 
La Dr Helena Ranta, responsable de l'équipe d'enquêteurs sur le terrain, révèle comment elle a été obligée de confirmer la version officielle d'une sinistre mise en scène.
 
Helena Ranta, une spécialiste finlandaise de médecine légale de renommée mondiale, âgée de 62 ans, vient de publier sa biographie à Helsinki, écrite avec l’aide de Kaius Niemi, un des directeurs du journal Helsingin Sanomat. Elle était la responsable de l’équipe d’enquêteurs internationaux chargée sur place du rapport sur les événements qui s’étaient déroulés dans le village de Racak, au Kosovo, où 45 cadavres avaient été découverts en 1999. La sinistre trouvaille avait été immédiatement transformée par les médias occidentaux en un massacre de civils albanais attribué aux Serbes, suscitant l’indignation mondiale, et servant de prétexte justificatif du bombardement de la Yougoslavie. Dans son livre, Helena Ranta fait des révélations spectaculaires sur les pressions qu’elle a subies pour accréditer la fausse version de la culpabilité serbe, faisant ainsi voler en éclats un des plus grands mensonges de la guerre dans les Balkans. 
Elle y raconte que William Walker, le chef américain de la mission de l’OSCE au Kosovo pendant l’hiver 1998-1999, a brisé son crayon en bois et lancé les morceaux à sa figure, furieux des conclusions de son rapport, qui n’avaient pas utilisé “un langage suffisamment convaincant” à propos des atrocités serbes. Elle y décrit les pressions de trois fonctionnaires du ministère finlandais des Affaires étrangères qui exigeaient d’elle “des conclusions plus approfondies”. “J’ai conservé leurs e-mails” a-t-elle dit à son éditeur à Helsinki. 

Une déclaration imposée 

En 1999, elle avait été obligée de déclarer à la presse “oui, il s’agit d’un crime contre l’humanité”. Mais le journaliste finlandais Ari Rusila, expert pour les Balkans, écrit dans un article sur le livre d’Helena Ranta que, pendant son enquête, elle avait voulu que ses résultats ne soient en faveur ni des uns ni des autres et avait essayé de se soustraire aux infleunces politiques, mais que, dès le début, elle travaillait sous une intense pression de sa hiérarchie et des médias. Les autorités voulaient qu’elle prouve que les coups de feu ayant tué les victimes étaient les coups de grâce d’une exécution. L’objectif de Walker était d’aider l’UCK et de mettre en scène un massacre attribué aux Serbes permettant l’intervention militaire des Occidentaux, qui s’est produite au printemps 1999. 
Ranta précise que le chef à l’époque de la section politique du ministère, Pertti Torstila, aujourd’hui secrétaire d’Etat, lui a demandé de retirer de son rapport un commentaire “modérément critique” de la politique du gouvernement. Torstila a démenti cette affirmation en se prétendant “stupéfait”. 
L’intérêt de ces révélations est qu’elles confirment de façon définitive des doutes qui se manifestaient déjà à l’époque. Un article du 1er février 2001 de FAIR (Fairness & Accuracy in Reporting – Equité et exactitude dans le reportage) fait état du black-out des médias à leur propos. Il revient sur le déroulement des faits. 

Un “horrible massacre” 

En janvier 1999, William Walker annonce que les soldats serbes ont massacré 45 Albanais du village de Racak. Il qualifie la tuerie d’“horrible massacre”, précisant que les victimes étaient toutes des civils, brutalement exécutés, certains d’entre eux même mutilés après leur mort. 
Une fois l’histoire du massacre évoquée dans ses plus bouleversants détails par les grands médias du monde entier, la poussée vers la guerre s’est intensifiée et les alliés européens hésitants ont fait un pas décisif en ce qui concernait l’autorisation de frappes aériennes. Selon un article du Washington Post du 18 avril 1999, “Racak a transformé la politique balkanique de l’Occident comme peu d’événements isolés ont pu le faire.” 

Des doutes font surface 

Des questions troublantes ont pourtant vite vu le jour, mettant le massacre en doute et évoquant la possibilité que l’incident ait été manipulé pour pousser l’OTAN à la guerre, mais elles ont été complètement ignorées par les médias américains de l’époque. 
Des articles importants de correspondants chevronnés en Yougoslavie s’interrogeant sur la version de William Walker ont pourtant été publiés par des journaux français comme Le Figaro (“Nuages noirs sur un massacre”, 20/1/99), et Le Monde (“Les morts de Racak ont-ils réellement été massacrés de sang-froid ?”, 21/1/99). Le quotidien allemand Berliner Zeitung a rapporté, le 13/3/99, que plusieurs gouvernements, dont l’Allemagne et l’Italie, demandaient à l’OSCE de renvoyer William Walker, à la lumière d’informations reçues de contrôleurs de l’OSCE au Kosovo selon lesquelles les corps de Racak “n’étaient pas – comme le prétend Walker – des victimes d’un massacre serbe de civils” mais ceux de combattants de l’UCK tués au combat. 

Un rapport occulté pendant deux ans 

Le Sunday Times de Londres (12/3/99) a écrit que l’équipe d’observateurs américains de Walker travaillait secrètement avec la CIA pour pousser l’OTAN à la guerre. Selon le journal, “Les diplomates européens collaborant à l’époque avec l’OSCE affirment avoir été trahis par une politique américaine rendant les frappes aériennes inévitables.” 
Après le massacre, l’Union européenne a embauché l’équipe de scientifiques finlandais dirigée par Ranta pour enquêter sur les morts. Son rapport a été gardé secret pendant deux ans. Les médias US l’ont ignoré, malgré le fait que le rapport ait conclu qu’il y avait eu en effet des morts à Racak, mais qu’il n’y avait aucune preuve de massacre. 
Selon le Berliner Zeitung du 16/1/01, les enquêteurs finlandais n’ont pas pu établir que les victimes étaient des civils, s’ils étaient de Racak, ni où ils avaient été tués. De plus, ils n’ont trouvé qu’un seul cadavre montrant des traces d’exécution, et aucune preuve que des corps aient été mutilés. Le journal précise que ces conclusions avaient été finalisées en juin 2000, mais qu’elles ont été occultées par l’ONU et l’UE. Aucun journal américain n’en a parlé. 
Un second article de FAIR, daté du 18 juillet 2001, soulève à nouveau des questions. 
De nouvelles informations sur l’incident de Racak ont vu le jour. 

Des douilles introuvables 

Selon le documentaire de la Canadian Broadcasting Company, “La route de Racak” (The World at Six, 29/5/2000), quand l’envoyé spécial du Figaro Renaud Girard est arrivé au village, il a été surpris de voir que William Walker n’avait pas isolé la scène du crime pour permettre l’enquête. Il s’est également étonné de ne trouver pratiquement aucune douille sur le sol. “C’était étrange, a-t-il dit à la CBC. Peut-être quelqu’un les avait ramassées.” De retour à Pristina le même jour, il a parlé à son confrère Christophe Cha-telot du Monde de l’apparente absence de douilles. Chatelot a demandé à l’un des observateurs de Walker, un capitaine de l’armée américaine, pourquoi on n’en avait pas trouvées. “C’est parce que je les ai prises, a répondu le capitaine, j’en fais collection.” Le capitaine “a déclaré à Chatelot qu’il avait ramassé toutes les douilles en arrivant sur la scène.” 
Intrigué, Chatelot est retourné à Racak le lendemain. Quand il a essayé de trouver le capitaine américain, celui-ci était “tout à coup introuvable”. Chatelot affirme que la mission de l’OSCE lui a dit : “Nous ne le connaissons pas. Il n’a jamais été ici.” Quand il a demandé à parler aux quatre contrôleurs qui étaient présents à Racak et dans ses environs le jour de la tuerie, on lui a dit que leurs noms étaient subitement devenus un secret “classé confidentiel”. “C’est très curieux”, a-t-il dit à la CBC. 

Des agents de la CIA 

Plus tard, il est apparu que l’équipe d’observateurs américains de Walker était en grande partie composée d’agents secrets appartenant à la CIA. 
Dans son discours à la nation du 19 mars 1999, annonçant la décision de l’OTAN de lancer les frappes aériennes sur la Yougoslavie, le président Bill Clinton a dit : “Au moment où nous nous préparons à agir, nous devons nous rappeler des leçons apprises dans les Balkans. Nous devons nous souvenir de ce qui est arrivé dans le village de Racak en janvier – des hommes innocents, des femmes et des enfants ont été arrachés à leurs foyers, amenés dans un ravin, forcés à s’agenouiller dans la boue et mitraillés – pas pour quelque chose qu’ils auraient fait, mais simplement pour ce qu’ils étaient.” 
Tout récemment, le Byzantine Blog a marqué le neuvième anniversaire de l’affaire de Racak en rappelant que le jour de Noël 1993, 49 civils serbes avaient été massacrés dans le village bosniaque de Kravice par des troupes musulmanes basées à Srebrenica, un épisode qui n’a entraîné qu’une prudente condamnation des responsables internationaux, bien loin de l’impitoyable bombardement de 78 jours qui a suivi la mort à Racak de 45 Albanais armés. 
Le site en profite pour rappeler quelques détails supplémentaires que nos grands médias ont passé sous silence. 

Une brigade sur place de l’UCK 

Dès son arrivée sur place, Walker a accusé la police serbe du massacre, alors que c’était une police yougoslave multiethnique qui menait les actions antiterroristes au Kosovo. Ses opérations ont été suivies par les contrôleurs de l’OSCE, deux équipes de télévision étrangères et un grand nombre d’envoyés spéciaux de différents pays : aucun d’entre n’a assisté à un massacre avant que Walker n’en ait vu un. Au début de janvier 1999, le poste de commandement d’une brigade de l’UCK de 126 hommes avait été installé à Racak. Parmi eux se trouvait la famille Mujota, connue pour avoir assassiné six policiers serbes. Les villages environnants de Petrovo, Luzak et Rance étaient sous le contrôle de l’UCK. 

Une opération contrôlée par l’OSCE 

La police yougoslave a informé la mission de l’OSCE de son intention de lancer un raid anti-terroriste sur le village de Racak. L’action a débuté à 8 heures. Selon Renaud Girard, la police n’avait rien à cacher, puisqu’à 8 h 30 elle a invité une équipe de TV (deux reporters d’Associated Press) à filmer l’opération. Des membres de l’OSCE étaient présents et des contrôleurs ont observé le village pendant toute la journée à partir d’une vallée voisine. 
A 15 h, un rapport de la police a été rendu public par le International Press Center de Pristina, qui précisait qu’au cours des combats à Racak, 15 terroristes de l’UCK avaient été tués, et qu’une quantité significative d’armes avait été confisquée. A 15 h 30, les forces de police, accompagnée par l’équipe de TV d’Associated Press, ont quitté le village, emportant une pièce lourde d’artillerie de calibre 12,7 mm, deux engins d’artillerie portables, deux fusils de snipers et 30 kalashnikovs fabriqués en Chine. A 16 h 30, un reporter français a traversé le village en voiture, et y a vu trois véhicules oranges de l’OSCE. Les contrôleurs internationaux parlaient tranquillement avec trois adultes albanais en civil. Ils cherchaient des civils éventuellement blessés. En retournant au village à 18 h, le reporter les a vus emmener deux femmes et deux vieillards légèrement atteints. 

126 terroristes et 4 instructeurs 

Au centre du village, dans une maison où avait été installée la base de l’UCK, la police a trouvé un ordinateur contenant des informations sur la brigade de l’UCK et la liste de ses 126 membres, dont faisaient partie quatre personnes avec des noms anglo-saxons, qui ont été considérées comme des instructeurs étrangers. 
Quand les policiers yougoslaves ont investi le village, et commencé à sécuriser les routes et les tranchées, ils ont été attaqués par les Albanais à partir du Lake Mountain (Jezerska planina) et des villages avoisinants. Pris sous le feu d’une forte offensive et placés en contre-bas, ils ont du se replier. C’est alors qu’a eu lieu la grande mise en scène destinée à impressionner le monde entier. 

Des cadavres déplacés et rhabillés 

Les membres de l’UCK revenus dans Racak ont récupéré dans les ravins et vallons les corps des Albanais tués pendant le combat et les ont rassemblés dans un champ où auparavant il n’y en avait aucun. L’équipe de TV d’AP qui était entrée plus tôt dans le village avec la police a certifié que le champ où on avait empilé les cadavres des victimes soi-disant exécutées était à ce moment vide. Les Albanais ont rhabillé en civils une quarantaine de morts, et ont emmené les autres cadavres en uniforme à Budakovo, où ils les ont probablement enterrés. 
Le lendemain matin tôt, Walker est arrivé au champ pour indiquer comment les corps devaient être disposés pour faire croire à un massacre. La mise en place achevée, il a fait venir les équipes de TV et les journalistes. La description détaillée de l’épisode figure dans le livre du reporter Milorad Drecun intitulé “La seconde bataille du Kosovo”, au chapitre “Le mensonge de Racak”. 

Les frappes “humanitaires” 

L’agence Tanjug rappelle, à l’occasion de cet anniversaire, que la secrétaire d’Etat US de l’époque, Madeleine Albright, avait dit à CBS que “des dizaines de personnes avaient été égorgées à Racak” et que la seule solution était “des frappes aériennes humanitaires sur la Yougoslavie”. 
Dossier préparé par Louis MAGNIN. 
B. I. n° 138, décembre 2008.

21:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, actualite, mensonges, romain, histoire, guerre, paix, fascisme, imperialisme, colonialisme, europe, euro-dictature, usa, presse, medias, information, television, silence, otan, kosovo, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/08/2008

12/08/2008: ouvrage De Munich à Vichy...

-------- Message original --------

Sujet: TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy
Date: Tue, 12 Aug 2008 22:40:28 +0200
De: Annie Lacroix-Riz <annie.lacroix-riz@wanadoo.fr>


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 12 août 2008 22:39
Objet : TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy

 

Chers amis et camarades,

Mon ouvrage De Munich à Vichy sort demain.

Voir ci-dessous les deux textes suivants, qui y ont été consacrés par deux lecteurs de ses épreuves, Jean Lévy et Jean-Christophe Grellety.

 

Bonne lecture,

 

Amitiés,

 

Annie

 

Signature à la fête de l'Huma

 

 

1° Le blog du 4 août 2008 de Jean Lévy

De Munich à Vichy

 

Nous commençons ce 'blog' par une 'histoire'.

Il s'agit d'une des nombreuses apostrophes attribuées au général de Gaulle.

Le chef de la France libre rencontre pour la première fois le général Giraud.

Nous sommes au Maroc, en janvier 1943. Les troupes anglo-américaines ont débarqué en Afrique du Nord, le 7 novembre 1942. Giraud, fraîchement arrivé de Vichy (où il avait adoubé Pétain), venait d'être promu, par le représentant de Roosevelt, « proconsul » français, en Afrique du Nord.

De Gaulle, tenu en dehors des opérations militaires alliées en Afrique du Nord, écarté de toute responsabilité politique par les plans US, rechigne.

Il impose sa venue et une nouvelle redistribution des cartes. Au repas de 'réconciliation', en présence du président des Etats-Unis et de Churchill, Giraud, très disert, raconte avec force détails son évasion d'Allemagne.

Son récit terminé, de Gaulle le félicite et poursuit :

«Vous pourriez peut-être nous conter maintenant comment vous fûtes fait prisonnier    ».

Cette 'histoire' a une morale. si les victoires et les moments glorieux de notre passé, sont célébrés avec faste, et sont accompagnés d'officielles et récurrentes cérémonies commémoratives, les évènements sombres, les époques noires passent souvent à la trappe de l'Histoire.

On rend hommage chaque année aux héros de la « Grande guerre » chaque 11 novembre. On fête la Libération de Paris d'août 44, la capitulation allemande du 8 mai 45.

Si la capitale a été libérée, c'est que le pays a été envahi, et s'il a été envahi, c'est que notre pays a subi un désastre militaire sans précédent (il a fallu 35 jours aux panzers nazis pour occuper Paris), Mais pose-t-on la question :  « comment la France en est-elle arrivée là ? ».

 

Certes, des « explications » diverses ont été données très succinctement.

D'un côté, on prétend que « notre armée (considérée en 1939 comme la première du monde) a été mal conduite, avec des généraux incapables, un armement insuffisant et inadapté ».

De l'autre, on met en cause 'les 40 heures qui auraient réduit nos capacités  industrielles d'armement', le Front Populaire et son 'esprit de jouissance(qui) l'aurait emporté sur l'esprit de sacrifice' (dixit Pétain), la 'faiblesse' de la IIIème République face aux Etats 'virils' (l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste).

Mais le motif, le plus souvent évoqué depuis des décennies, c'est « la trahison de l'Union soviétique » qui, en signant en août 1939, un pacte de non-agression avec l'Allemagne hitlérienne, aurait donné « un coup de poignard dans le dos aux Alliés ».

Cette affirmation, sans cesse assénée, tant par les médias que dans nos collèges et lycées, distillée comme « vérité officielle », depuis près de soixante-dix ans, est devenue l'Histoire, avec un grand H.

Cette version des faits répond à la volonté de la classe dirigeante de corrompre les esprits, non seulement en fonction du passé, mais également du présent. Cette attitude délibérée s'insère dans la lutte idéologique actuelle que mène, tous azimuts, le capitalisme financier contreles forces qui s'opposent à sa domination.

 

Certes, des livres militants ont tenté de donner d'autres explications. Ils ont rappelé les faits, la trahison rampante de la bourgeoisie, « préférant Hitler au Front populaire », le chemin qui a mené de la République à l'Etat français.

Mais il manquait des ouvrages savants, écrits par des historiens, nourris aux sources des archives croisées dont on dispose aujourd'hui, soucieux de prendre en compte la réalité politique et économique de la période précédant la seconde guerre mondiale et des attitudes des principaux acteurs, qui ont joué un rôle dans la décennie des années trente.

Annie Lacroix-Riz, professeur à Paris-VII, s'inspirant de cette méthodologie

 

rigoureuse, nous apporte, depuis des années, ouvrage après ouvrage, les réponses aux questions posées par la Seconde guerre mondiale, la défaite, l'Occupation.

Après « Banquiers et industriels sous l'Occupation », puis « Le choix de la défaite », Annie Lacroix-Riz publie « De Munich à Vichy, L'assassinat de la Troisième République ».* Cet ouvrage, qui couvre les deux dernières années qui ont précédé la défaite, de 1938 à 1940, s'appuie sur l'ensemble des archives disponibles, françaises, allemandes, britanniques, américaine, portant sur les sources diplomatiques, policières, économiques et politiques des camps en présence.

Annie Lacroix-Riz, en 300 pages, avec plus de 50 pages de références qui authentifient les affirmations de l'auteur, une ample bibliographie et une chronologie des évènements, restitue la vérité sur cette période décisive, vérité délibérément occultée par l'histoire officielle. L'historienne permet de comprendre l'enchaînement des évènements, les raisons d'une défaite programmée par les élites de ce temps, « l'assassinat » orchestré de la Troisième République. La réussite de ce plan supposait l'écrasement de toute résistance populaire, la mise hors la loi du Parti Communiste français

 

et de ses militants. Ce qui fut réalisé AVANT LA DEFAITE par le personnel politique en place, de droite comme, prétendument, de 'gauche'.

Pour arriver à ses fins, il fallait pervertir les esprits et falsifier l'Histoire.

Ce qui fut fait à l'époque et qui se perpétue de nos jours.

Il faut lire Annie Lacroix-Riz.

Même les esprits ouverts, tous ceux qui avaient compris la réalité de la trahison des élites dans les années trente, même ceux-là restent ébahis par l'énormité du complot, la « collaboration » avant la lettre, dès 1938, et même bien avant, entre politiciens français et nazis allemands, entre la police française et la Gestapo,

 

Cette année marquera le 70ième anniversaire de la honteuse capitulation de Munich du 28 septembre 1938. Puis, la fin de la « semaine des deux dimanches », l'écrasement de la résistance ouvrière avec la grève du 30 novembre (deux ans après le Front populaire), la réception des dignitaires hitlériens à Paris, le 6 décembre suivant, par le gouvernement Daladier- Bonnet-Reynaud (d'où furent exclus les ministres juifs), les décrets instituant les premiers camps de concentration visant les « étrangers indésirables ».

Il serait donc bon, avec le dernier ouvrage d'Annie Lacroix-Riz, de faire connaître au plus grand nombre, la vérité sur ces évènements qui préparaient la défaite et ouvraient la voie à Vichy.

 

Au-delà de notre histoire enfin restituée, cette bataille idéologique s'intègre à celle que nous menons, aujourd'hui, vis-à-vis des mêmes ennemis, l'élite de la grande bourgeoisie, ses politiciens soumis et leurs médias, contre la nouvelle trahison nationale que constitue la « collaboration européenne » au sein de l'Union, au détriment de notre peuple, de sa souveraineté, de son indépendance.

 

*Annie LACROIX-RIZ, « De Munich à Vichy,

        L'assassinat de la Troisième République 1938-1940 »

        publié chez Armand COLIN

Cet ouvrage doit sortir au mois d'août.

 

2° l’entretien avec Jean-Christophe Grellety, paru ce jour, http://jeanchristophegrellety.typepad.com

15:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, paix, propagande, politique, histoire, liberte, socialisme, guerre, paris, pc, resistance, silence, television, urss, actualite, agenda, france, fascisme, hitler, staline, imperialisme, mensonges, medias, presse, usa, agressions, courcelles, capitalisme, communisme, europhe, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/05/2008

02/02/2008: STALINGRAD !

Le 2 février 1943, avec la capitulation des derniers soldats et officiers de la VIème armée allemande, se terminait la bataille de Stalingrad. "Trois jours de deuil national", décrétait alors, le Führer. 
Fin août 1942, les forces nazie atteignaient la Volga,  au nord, puis au sud de la  ville. Stalingrad, adossée au grand fleuve, était totalement encerclée. Ce furent d'abord les milices ouvrières, avec les chars à peine peints, sortant directement des usines de la ville, qui opposèrent la première résistance. Début novembre, la cité fut occupée à 90% par la Wehrmacht. 
Tout au long de ces trois mois, la bataille fit rage dans chaque rue, dans chaque maison. On se battait d'étage à étage. "Une fois la cuisine occupée, on se battait pour la salle de séjour..."et ça se poursuivait jusque dans les caves. Les Allemands appelaient ces combats la 'Rattenkrieg', 'la guerre des rats'. La fameuse colline de Mamaev, avec ses 102 mètres, objectif permanent des Allemands pour dominer l'autre rive fut prise et reprise plusieurs fois, au prix de 10.000 soviétiques tués, dans une seule journée. 
Les renforts de l'Armée rouge  traversaient la Volga sous un déluge de feu : les stukas, l'artillerie lourde bombardaient, jour et nuit, la ville et le fleuve. L'espérance de vie d'un soldat soviétique fraîchement lancé dans la fournaise, n'excédait pas 24 heures...
Forte de cette résistance héroïque, coûteuse en vies humaines, la 62ème armée du général Vassili Tchouikov, déclanchait, le 19 novembre, la contre-offensive au nord et au sud de la ville. 
Le 23 novembre, la 62ème armée allemande était encerclée. Des contre-attaques, menées de l'extérieur par les forces blindées de von Manstein, ne réussirent pas à briser l'étau qui se resserrait de jour en jour. Commencée le 31 janvier, la capitulation  est signée le 2 février, par le général Friedricht von Paulus, commandant la VIème armée,  fait maréchal la veille par Hitler, Plus de 90.000 prisonniers avec des milliers de chars et de canons, 
Des centaines de milliers de morts, tel est le bilan  de la plus sanglante bataille de l'histoire. 
Stalingrad constitue le premier désastre de l'Allemagne nazie. Il allait sceller son  destin.
Tous les peuples d'Europe, le nôtre entre autres, ont vite senti que la guerre, à Stalingrad, avait  pris un tournant décisif.  La résistance intérieure s'en est trouvée  renforcée. Les Alliés ont compris qu'il était temps de songer à préparer un second front, s'ils ne voulaient pas voir l'Union soviétique tirer seule les avantages de la victoire.

Mais la bataillede Stalingrad n'aurait pas été possible sans d'autres victoires, dont on ne parle pas assez. D'abord, à l'automne 1941, l'arrêt, puis le premier recul de la Wehrmacht devant la capitale. Hitler, le 2 octobre, triomphait : "Je vois d'ici les clochers de Moscou !". Et début décembre, le front s'en était approché à 30 kilomètres...C'est alors que la levée en masse des civils moscovites a bloqué l'avance ennemie, et permis ainsi de passer à la contre-offensive, qui rejeta les Allemands à plus de 50 kms. 
Il faut aussi rappeler le siège de Léningrad durant 900 jours. Le 8 septembre 1941, les soldats nazis atteignaient les faubourgs de la métropole du Nord, qu'ils parvenaient à encercler.  Ils ne devaient pas pénêtrer plus avant dans la ville de Lénine, Les Soviétiques ont payé le prix fort : 300.000 morts militaires, et plus d'un million de civils, victimes de la famine.

Le rôle capital joué par l'Union soviétique dans cette guerre est, aujourd'hui, occulté. Les victoires décisives remportées sur l'Allemagne hitlérienne par l'Armée rouge ne sont pas enseignées dans nos écoles.  Les politiques et les médias, porte-paroles du capital,  osent placer le communisme, au nom duquel tant de millions d'hommes sont morts pour la liberté, au même titre que le nazisme, auteur de tant de crimes ! 
Ce "déviasionnisme historique" a pour objectif de détourner les peuples de la lutte nécessaire contre l'asservissement et la domination de l'argent, en les privant d'espoir et de perspectives. 
Non, l'Histoire ne s'est pas arrêtée à Stalingrad ! 

par Jean Lévy publié dans : Internationalisme        recommander

16:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, actualite, histoire, belgique, urs, stalingrad, capitalisme, guerre, fascisme, imperialisme, liberte, democratie, medias, presse, information, television, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/10/2007

14/10/2007: Ukraine : Iouchtchenko érige un monument au chef nazi Choukhevitch ...

Sur le chemin du fascisme en Euro-dictature capitaliste ...
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: [JUGOINFO] Ukraine : Iouchtchenko érige un monument au chef nazi Choukhevitch
Date: Sun, 14 Oct 2007 17:27:53 +0200
De: Coord. Naz. per la Jugoslavia <jugocoord@tiscali.it>




Ukraine : Iouchtchenko érige un monument au chef nazi Choukhevitch

Jean-Marie Chauvier


Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a publié ce 12 octobre un Décret (Ukaz) sur la célébration des 65 ans de l’Armée d’Insurrection Ukrainienne (UPA) issue de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens. Il oblige toutes les administrations locales et régionales à accorder leur soutien social et médical aux “anciens combattants du mouvement de libération nationale”. Il invite à
prendre ou accélérer les mesures pour ériger à Lviv (Lvov) un monument à l’ancien chef nazi puis commandant de l’UPA Roman
Choukhevitch* et pour aménager à Kiev un parc en l’honneur de l’UPA.


LE PRESIDENT IOUCHTCHENKO OFFICIALISE LA REHABILITATION DE L’UPA
GLOIRE AU “MOUVEMENT DE LIBERATION NATIONALE” des années 40

(qui avaient combattu contre l’URSS et les “ennemis” juifs, polonais, russes, et ukrainiens de l’OUN-UPA )

C’est un tournant officiel décisif dans la voie de la reconnaissance de l’UPA, qui reste à être entérinée par le Parlement (Rada) ce qui est loin d’être acquis, vu l’opposition du Parti des Régions, des communistes, des socialistes, des organisations d’anciens combattants et des mouvements juifs. Mais le président Iouchtchenko bénéficie, dans ces initiatives très controversées, de la bienveillance des Etats-Unis et de l’Union Européenne, l’OUN et l’UPA faisant figure, malgré leurs liens avec les nazis, de précurseurs de la lutte anticommuniste (et indépendantiste actuelle contre la Russie.)

La Marche pour cette reconnaissance est prévue ce dimanche 14 octobre, à l’initiative du mouvement “Svoboda” (néonazi, ex Parti social-national) rallié par d’autres organisations nationalistes.
Le PC et des groupes de gauche annoncent une contre-manifestation “antifasciste”.
De nombreuses régions, surtout à l’Est et au Sud du pays, s’opposent à la “réhabilitation des nazis”. Par contre, l’UPA bénéficie du soutien des régions de l’Extrême-Ouest (Galicie, Volhynie, et dans une moindre mesure Transcarpatie) où étaient implantées, dans les années trente, l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens (OUN, fasciste) ainsi que l’UPA qui en est issue.

C’est dans ces régions également que les troupes allemandes avaient été accueillies en “libératrices” en juin 1941 et que débutèrent les grands massacres de Juifs, de communistes, de prisonniers de guerre, de Tziganes, de malades mentaux, perpétrés par les Einzastgruppen SS avec le concours des auxiliaires nationalistes ukrainiens.

D’importantes forces policières sont mobilisées pour protéger les célébrations à Kiev. Des organes de presse favorables à la politique du président accusent les communistes de vouloir “semer le désordre”.


* Egalement ancien commandant du bataillon ukrainien de la Wehrmacht
“Nachtigall” participant à l'l‘invasion de l’URSS et aux pogromes de l’été 1941, de la police auxiliaire nazie chargée de lutter contre les Partisans... Des titres qui ne sont plus rappelés.

23:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, fascisme, imperialisme, democratie, liberte, euro-dict ature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/09/2007

23/09/2007: Kouchner l'Américain ...

 -------- Message original --------
Sujet: : Kouchner l'Américain
Date: Sun, 23 Sep 2007 14:53:13 +0200
De: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



Washington confidential

Kouchner l'Américain

21/09/2007-10h21 - Patrick Sabatier - © Le Point.fr

« Kouchner va-t-en guerre sans frontières ! » proclamaient les banderoles brandies jeudi après-midi par des militantes pacifistes et féministes du mouvement Code Pink (Alerte Rose) au milieu du parterre d’'experts, diplomates, lobbyistes, fonctionnaires fédéraux et journalistes rassemblés dans le grand salon du Capitol Hill Hilton par le CSIS (Center for Strategic and International Studies) pour écouter le ministre français prononcer, dans un anglais très made in France, un discours sur Les Etats-Unis, la France et l'’Europe dans un monde incertain.

« Elles ont raison, elles sont courageuses. C’est bien de venir s’'exprimer comme ça, si elles sont convaincues que je veux faire la guerre à l'’Iran » a commenté Kouchner. « Le seul problème est qu’elles se trompent. Je suis encore plus pacifiste qu’'elles. » Sur le moment, il avait su désarmer avec une adresse héritée de sa longue expérience militante les contestataires, en demandant qu'’on les laisse revenir dans la salle après qu’'elles en eurent été expulsées sans ménagement par la sécurité, les invitant à l'’écouter avant de le juger, puis à dialoguer avec lui.

Venu à Washington consacrer « l'’amitié renouée entre les Etats Unis et la France », Kouchner a passé une bonne partie de sa première journée dans la capitale à jouer les démineurs, continuant ses explications de textes sur « ce mot tabou qu'’il ne faut pas prononcer », la guerre (contre l’'Iran) –  dont il répète à qui veut l’'entendre qu'’il ne l'’avait évoqué que « parce que je veux tout faire pour l'’empêcher ».

Cela allait mieux en le disant, même s’'il n’a pu s'’empêcher d’'ironiser sur le « diplomatiquement correct ». Au même moment à Paris, Sarkozy confiait que pour sa part il « n'’aurait pas employé le mot guerre », et George W. Bush lui-même, interrogé lors d'’une conférence de presse à la Maison-Blanche sur les propos du ministre français, avait pris la peine de tourner sept fois sa langue dans sa bouche pour éviter lui aussi le mot tabou. Compte tenu de ce qu’'on entend ces jours-ci à Washington sur les débats sur l'’Iran au sein de l’'administration Bush, les propos du ministre français avaient fait l'’effet (venant après ceux de Sarkozy sur le choix qui risque de devoir être fait entre « la bombe iranienne » ou « des bombes sur l’'Iran ») comme un tir de barrage verbal préparatoire au pire. Au moins Kouchner s’'était-il assuré de la sorte que sa visite ne passe pas inaperçue.

Paradoxalement, un des problèmes de la nouvelle diplomatie française, définie par le ministre comme « ni anti-américaine, ni alignée » sur Washington, est, comme il en a publiquement mis en garde ses interlocuteurs et son public, de ne pas susciter de trop grands espoirs de ce côté-ci de l’'Atlantique. Depuis l'’élection de Nicolas Sarkozy, les médias américains ont en effet les yeux de Chimène pour la « révolution sarkozyenne ». Le 250e anniversaire de la naissance de La Fayette a donné lieu à force embrassades et rappels du rôle éminent que les Français ont joué dans la naissance des Etats-Unis.

Kouchner, accueilli en nouveau « héros des deux mondes », s’'est employé à rappeler que « l’'amitié permettant de parler franc, il y aura inévitablement d’'autres désaccords entre nous dans l'’avenir».  Sur l'’Iran pour commencer. Si la France est favorable à un durcissement des sanctions contre Téhéran (par l’'Onu, ou l'’Union européenne ou la France), elle s’'inquiète aussi de la Loi antiprolifération de 2007, votée le 31 juillet par la Chambre des représentants et qui devrait l'’être prochainement par le Sénat. Loi qui prévoit des pénalités contre les sociétés, américaines ou installées aux Etats-Unis, qui auraient investi plus de 20 millions de dollars en Iran. Shell, Repsol mais aussi Total et bien d’autres sociétés et banques françaises (et européennes) en affaires avec Téhéran tomberaient sous le coup de la loi.

Du coup, le ministre s'’est livré auprès de ses interlocuteurs de Capitol Hill à l'’art très washingtonien du lobbying, pour tenter de les convaincre de l’'extrême nocivité de ce genre de lois « extraterritoriales », qui semblent encore plus inacceptables que l’'idée que l’'Iran puisse se doter de l’arme nucléaire.

21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro-dictature, fascisme, france, democratie, liberte, imperialisme, guerre, usa, iran, colonialisme, otan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/02/2007

18/02/2007: La base Italie, de Vicence à Sigonella

Les Otano-ricains ou les Ricano-otaniens : les Européens en ont assez de toutes leurs bases et de leur stratégie impérialiste, dominatrice, colonialiste.

Stop aux agresseurs capitalistes qui se nourrissent du sang des peuples !

RoRo

 

 

De : melusine [mailto:melusine@nerim.net]
Envoyé : dimanche 18 février 2007 14:13
À : sortir de l europe
Objet : Fw: La base Italie, de Vicence à Sigonella

 

 

La base Italie, de Vicence à Sigonella

MANLIO DINUCCI

Le doublement projeté de la base étasunienne de Vicenza entre dans un cadre qui va bien au-delà de l’environnement local : le Pentagone est en fait en train de redéployer troupes et bases depuis le centre et le nord de l’Europe dans sa région méridionale et orientale, pour déployer plus rapidement  et efficacement  ses propres forces soit au Moyen-Orient et en Afrique,  soit en Asie centrale. Dans cette réorientation stratégique, les commandements et les bases étasuniennes en Italie jouent un rôle clé. Cela implique l’augmentation de tout le système militaire étasunien dans notre pays.

 

La 173ème brigade aéroportée, basée à Vicenza, a été transformée en « unité modulaire » : l’Escadre de combat, formée actuellement de six bataillons, à quoi s’en ajouteront d’autres dans l’avenir. Elle est en fait « la seule unité aéroportée et force de riposte rapide » du Commandement européen des Etats-Unis, dont la mission est de « promouvoir les intérêts étasuniens en Europe, Afrique et Moyen-Orient », dans une zone de 55 millions de km2, comprenant 90 pays. L’Escadre de combat, basée à Vicenza, est une des plus grandes unités effectuant la rotation des troupes en Irak et Afghanistan. En même temps, en envoyant aussi des troupes dans les bases étasuniennes en Roumanie et Bulgarie, elle participe aux préparatifs de guerre contre l’Iran.

 

Le commandement Setaf dont dépend l’Escadre de combat, dont le quartier général est aussi à Vicenza, a été transformé de commandement d’appui logistique en commandement d’opération (de théatre, précisément, en italien, NDT), avec la tâche de recevoir et préparer au combat les forces qui arrivent de bases extérieures pour être projetées depuis le territoire italien dans les divers sites de guerre. Les armements  dont ils ont besoin sont déjà "pré positionnés » en Italie. A Aviano (province du Frioul-Vénétie-Julie, NDT), se trouvent ceux des forces aériennes, dont au moins 50 bombes nucléaires tactiques B-61 ayant une puissance équivalente, chacune, à 13 bombes d’Hiroshima. Elles sont gardées dans des hangars spéciaux avec les avions de chasse F-15 et F-16 prêts à une attaque nucléaire. A Ghedi (province de Brescia) il y en a au moins 40, dont l’utilisation est consentie aussi (bien sûr sous commandement étasunien) à l’aéronautique italienne, violant ainsi le Traité de non prolifération nucléaire. A Camp Darby, entre Pise et Livourne, se trouve une énorme quantité  d’armements pour les forces terrestres : c’est l’unique site de l’armée étasunienne où le matériel prépositionné (tanks M1, Bradleys, Humvees, etc.) est relié à des munitions, comprises celles à l’uranium appauvri et au phosphore utilisées en Irak. A Sigonella (Catane, Sicile) près de la base aéronavale étasunienne, se trouve le Fleet and industrial supply center (Fisc), un des deux uniques centres de réapprovisionnement de la marine hors du territoire étasunien. Il n'est pas exclu qu’il y ait aussi des armes nucléaires à Camp Darby et à Sigonella.

 

A Naples se trouve le quartier général des forces navales Usa en Europe (qui était avant à Londres), commandé par un amiral qui est en même temps le chef du Joint Force Command de l’Otan, situé lui aussi à Naples. C’est de lui que dépend  la Sixième flotte délocalisée à Gaeta,  à laquelle vient juste de se joindre un groupe naval d’attaque composé de 7 navires de guerre, avec à leur bord 6 mille marines, guidé par le navire d’assaut amphibie Uss Bataan. Le 30 janvier, le groupe naval d’attaque a traversé le canal de Suez pour effectuer des « opérations de sécurité maritime » dans le Golfe et dans l’Océan Indien, en restant cependant relié au commandement Usa de Naples et aux bases en Italie, surtout à celle de Sigonella.

 

En plus des bases étasuniennes, le Pentagone dispose en Italie de celles de l’Otan, dont la chaîne de commandement est dirigée au Pentagone : le « Commandant suprême allié en Europe » est de fait toujours, par une sorte de droit héréditaire, un général étasunien nommé par le président des Etats-Unis. Il y a en outre, sur le territoire italien, des structures militaires étasuniennes secrètes, comme le centre de commandement  et d’espionnage du Pentagone C4I (commandement, contrôle,  communications, ordinateurs et intelligence), unique dans la zone méditerranéenne, qui relie la base de Taranto au Centre de la marine étasunienne pour l’ « interopérabilité des systèmes tactiques » situé à San Diego en Californie. C’est ainsi que l’Italie, selon le président du Conseil Romano Prodi, effectue « un parcours vers la paix, un parcours pour éteindre, un à un, les trop nombreux foyers belliqueux qui, au cours des dernières années, sont allés se multipliant ».

 

Edition de samedi 17 février 2007 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/17-Febbraio...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

19:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : italie, romain, usa, otan, euro-dictature, capitalisme, guerre, imperialisme, fascisme, crimes, colonialisme, actualite, histoire, courcelles, belgique, solidarite, silence, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/02/2007: Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

-----Message d'origine-----
De : Anti-imperialist Camp [mailto:camp@antiimperialista.org]
Envoyé : lundi 12 février 2007 18:30

Objet : Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

 

1) Le gouvernement irakien va pendre trois jeunes femmes pour résistance

2) Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

3) L'impasse libanaise

4) Le peuple serbe reste rebelle à l'Occident

 

***

 

1) Le gouvernement irakien va pendre trois jeunes femmes pour résistance

L'avocat appelle à l'action de solidarité

 

La Cour Criminelle Suprême irakienne a condamné trois femmes à la mort par

pendaison pour cause de complicité dans le meurtre des policiers irakiens

loyaux envers l'occupation et pour participation dans ce que la Cour a

considéré comme étant du terrorisme. Selon une source interne le Syndicat

des Avocats Irakiens les trois femmes sont :

 

Wacen Taleb (31 ans) : accusée du meurtre de cinq policiers par

participation à une attaque à mains armées

 

Zainab Fadhel (25 ans) : accusée d'avoir attaqué une patrouille militaire

mixte irako-américaine en septembre dernier avec son mari et son cousin à

Bagdad.

 

Lika Omar Muhammad (26 ans) : accusé de participation au meurtre de

fonctionnaires dans la Zone Verte avec son mari et son frère

 

Walid Hayali, avocat et membre du Syndicat des Avocats Irakiens, a dit que

la Cour a publié une décision sous l'article (156) contre les trois femmes

sans leur permettre de faire appel à un avocat. L'avocat a appelé le monde

entier à agir pour arrêter l'exécution des trois femmes et condamner la Cour

dirigeante. Il a spécifié que Lika Omar Muhammad a donné naissance à sa

fille en prison il y a quelques mois et qu'elle est continue à l'allaiter

tandis que Wacen Taleb est en charge d'une fille de trois ans. Il a expliqué

que les trois dames sont maintenant dans la prison "Kazim Yeh" dans la zone

Kazimiyah de Bagdad.

 

Reçu de l'Alliance Patriotique Irakienne (IPA)

 

***

 

2) Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

 

Les 24/25 mars est prévu un très important rassemblement des représentants

politiques des forces d'Irak, de Palestine et du Liban. Il aura lieu en

Italie à Chianciano entre Rome et Florence. C'est la première fois qu'un tel

événement est devenu possible en Europe. Il y a deux facteurs principaux

pour ce changement. Premièrement, tandis que le mouvement anti-guerre

souffre d'un reflux sérieux le composant anti-impérialiste dans le soutien à

la résistance a été renforcé. Personne ne peut désormais nier que les

mouvements de la résistance populaire sont le facteur principal pour arrêter

la machine de guerre impériale. Deuxièmement, le changement de gouvernement

en Italie. Tandis que le gouvernement Prodi est aussi servile envers les USA

que Berlusconi, il est néanmoins venu aux affaires en promettant un

changement de politique étrangère. Donc il sera certainement plus difficile

pour le gouvernement actuel d'empêcher la conférence que cela était pour

Berlusconi.

 

Orateurs arabes :

www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5055&Item

id=219

 

Inscription :

www.iraqiresistance.info/register.php?l=en

 

Nouvelle information :

www.iraqiresistance.info

 

***

 

3) Impasse libanaise

Interview avec Saham Idriss sur l'incitation à la guerre civile par les

forces pro-US, les difficultés de l'opposition populaire et le parti-pris de

l'UNIFIL

 

Q: Les troupes internationales déployées au Liban sont déclarées être des

forces de paix. Mais ne sont elles pas en train d'aider un gouvernement qui

a perdu sa légitimité démocratique et s'est changé en une marionnette de

l'Ouest, devenant ainsi un facteur conduisant au conflit ?

 

Les forces de l'UNIFIL sont là pour protéger Israël. C'est ce que le

Conseiller allemand a déclaré en arrière en octobre. Sinon, l'UNIFIL aurait

dû être déployée des deux côtés des frontières libano / israéliennes, comme

l'a noté Robert Fisk (qui n'est pas un fan du Hezbollah). Maintenant à la

fois Israël et le Hezbollah ont eu besoin que la guerre s'arrête : la guerre

n'avait pas permis à Israël d'être en aucune façon plus près de vaincre son

adversaire, et le Hezbollah après 34 jours de guerre ressentait la pression

sur tous les fronts (en particulier avec les réfugiés du sud établis dans

des secteurs où il n'était pas le bienvenu, pour le moins). Ainsi un article

1701 amendé qui a permis à UNIFIL d'aider l'Armée libanaise à se déployer au

sud a été jugé bon pour les deux parties en guerre. Cependant l'UNIFIL a

commencé à éveiller des soupçons parmi la population du Sud aussi bien qu'à

la direction du Hezbollah : le bataillon espagnol a fouillé les maisons et a

arrêté les gens; les troupes françaises se sont abstenues d'attaquer les

avions de guerre israéliens qui volaient au-dessus de leur quartier général;

Les Israéliens continuent à porter atteinte à la souveraineté libanaise sur

une base quotidienne sans que l'UNIFIL lève un seul doigt. Avec l'appui

actuel de l'occident pour le gouvernement Siniora, la présence de l'UNIFIL

au sud est considérée certainement comme un encouragement pour ne pas dire

plus à ce gouvernement.

 

Interview complet en anglais :

www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5053&Item

id=55

 

***

 

4) Le peuple serbe reste rebelle à la normalisation impérialiste

Le sentiment anti-occidental dominant parmi les masses populaires

 

Les dernières élections serbes ont montré un réseau de polarisation. D'un

côté il y a les forces anti-occidentales menées par le Parti Radical (SRS)

qui reste de loin le parti le plus fort. Puis il y a toujours le Parti

Socialiste (SPS) qui pourrait un fois de plus dépasser le seuil de 5 %.

Ensemble ils représentent les classes populaires. De l'autre côté il y a le

bloc gouvernemental pro-occidental soi-disant "Démocratique" qui a mené la

contre-révolution contre le gouvernement Milosevic dans l'intérêt de

l'impérialisme. Le résultat principal de l'élection a été qu'à l'intérieur

du bloc occidental le Parti Démocratique (DS) totalement pro-occidental a

gagné au détriment du nationaliste bourgeois Kostunica.

 

Les profiteurs du néo-capitalisme et du néo-colonialisme - et ceux qui

espèrent en devenir - ne veulent pas continuer le jeu double de Kostunica

entre les lignes. Ils veulent une pleine soumission à l'Ouest afin de

devenir une partie normalisée de l'Europe impérialiste comme le reste de

l'Europe de l'Est.

 

Le point de cristallisation de l'opposition populaire est la question

nationale du Kosovo et des territoires peuplés de Serbes dans les autres

anciennes républiques de la Yougoslavie. Mais derrière cette insistance sur

le droit à l'autodétermination se cache une opposition contre le pillage

néo-colonialiste et le capitalisme sauvage. Bien que non clairement

articulée, la souveraineté nationale est connectée avec le désir vague d'un

modèle de développement différent de celui imposé par le capitalisme

impérialiste.

 

Déclaration complète en anglais :

www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5063&Item

id=55

 

************************************

Camp Anti-impérialiste 

www.antiimperialista.org

camp@antiimperialista.org

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17/02/2007

17/02/2007: Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

Encore une saloperie à mettre au crédit des agresseurs et tueurs ricano-otano-occidentaux !

RoRo

 

De : crj-mailinglist@yahoogroups.com [mailto:crj-mailinglist@yahoogroups.com] De la part de Coord. Naz. per la Jugoslavia
Envoyé : samedi 17 février 2007 0:06

Objet : [JUGOINFO] Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

http://balkans.courriers.info/article7705.html

 

NEZAVISNE NOVINE

 

Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

TRADUIT PAR SELMA KULJUH

Publié dans la presse : 11 janvier 2007

Mise en ligne : mardi 13 février 2007

 

 

Comme le Kosovo et la Serbie, la Bosnie-Herzégovine a été frappée par les munitions à uranium appauvri. L’OTAN avait essentiellement bombardé des positions militaires serbes. Les conséquences de ces bombardements sur la santé sont de mieux en mieux connus : de nombreux soldats italiens ayant servi dans les Balkans souffrent de cancers des ganglions lymphatiques. Qui va financer le nettoyage des sites bombardés ?

Par D. Risojevic

« Le gouvernement de la Bosnie-Herzégovine doit demander ( ???) l’aide ( ???) de l’OTAN pour le nettoyage des lieux ayant été exposés aux effets des munitions à l’uranium appauvri », a déclaré Jelena Durkovic, ancienne présidente de la Commission de la recherche du Parlement de Bosnie-Herzégovine. 

Alarmée par l’annonce du taux élevé de mortalité parmi les soldats italiens qui ont servi dans les forces armées de l’OTAN dans les localités concernées, Jelena Durkovic a précisé que le gouvernement de Bosnie-Herzégovine devait passer à l’action et commencer le nettoyage des sites contaminés. 

Jelena Durkovic dirigeait auparavant la commission du Parlement de Bosnie-Herzégovine consacrée à l’étude des effets de l’uranium appauvri ainsi que de ses conséquences sur la population. Elle estime que l’Agence des radiations ionisantes formée par la Commission de la recherche devrait examiner tous les rapports sur les effets de l’uranium appauvri sur l’environnement et sur la population, après quoi il faudrait entreprendre le nettoyage du terrain contaminé. 

« C’est l’OTAN qui devrait ( ???) financer le nettoyage car, en fin de compte, c’est l’Alliance atlantique qui a créé ce problème », précise Jelena Durkovic. 

Selon les informations fournies par les associations d’anciens militaires italiens, plus de 50 soldats ayant servi dans les forces armées de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo sont morts, tandis qu’on compte plus de 200 malades. 

On a mené plusieurs recherches en Bosnie-Herzégovine sur ce sujet mais, pour l’instant, sans établir de lien très net entre le taux élevé de cancer dans certaines régions et les effets de l’uranium appauvri. On a souvent cité le cas des réfugiés de Hadzici à Bratunac qui, juste après la guerre, mouraient en grand nombre du cancer. Slavica Jovanovic, employée au centre de santé local de Bratunac, a constaté que le taux de mortalité des habitants de Hadzici était deux fois plus élevé que celui de la population locale. Auparavant, les autorités de Bosnie-Herzégovine avaient découvert 14 localités qui avaient été exposées aux effets de l’uranium appauvri. Cela a été confirmé par les recherches de l’agence des Nations unies. 

En général, il s’agit d’anciennes positions tenues par l’armée de RS ainsi que des usines des munitions aux alentours de Sarajevo, exposées au bombardement des forces de l’OTAN. Le rapport des experts médicaux rédigé en 2002 pour le ministère de la Défense italien a révélé qu’un grand nombre des soldats ayant servi dans les Balkans ont été victimes de maladies malignes des ganglions lymphatiques. Il en va de même pour les vétérans de guerre en Belgique, en Espagne, en Portugal et aux Pays-Bas. 

La Grande Bretagne et les États-Unis ont reconnu que l’inhalation de poussière d’uranium appauvri pouvait nuire à la santé, mais que le danger était passager et localisé.

 

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16/02/2007: La guerre de l’OTAN contre les talibans et al-Kaida

De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : vendredi 16 février 2007 21:01
Objet : [mannekenpeace] La guerre de l'OTAN contre les talibans et al-Kaida

 

Fiction versus réalité?
La guerre de l’OTAN contre les talibans et al-Kaida

Albert A. Stahel
22 janvier 2007
Horizons et débats

http://www.horizons-et-debats.ch/0703/20070122_20.htm
En principe, le terrorisme comme phénomène de la violence, n’est pas un fait nouveau. Les administrations US ont lutté à l’échelle mondiale, dès les années quatre-vingts du siècle dernier, avec des instruments policiers et militaires, contre les organisations terroristes. Mais c’est le 11 septembre 2001 qui a ouvert une nouvelle dimension dans l’utilisation des forces armées. L’administration Bush, avec sa déclaration de guerre «War on Terror», mène une véritable guerre tant en Asie qu’en Afrique. L’Afghanistan et l’Irak en sont le centre. En principe, le terme de «guerre» est déplacé dans ce contexte, mais c’est seulement une minorité qui s’en rend compte. On ne fait pas la guerre contre un phénomène, mais on la fait contre un Etat ou une organisation et ici, il s’agit du réseau international de l’al-Kaida.

Mais ce réseau du terrorisme international, existe-t-il vraiment? A cette question, on ne peut répondre qu’en se fondant sur le théâtre belliqueux qui se joue en Afghanistan, en tenant compte notamment de la situation dans le sud du pays où les forces de l’OTAN doivent faire la guerre. Ces activités belliqueuses se distinguent par une caractéristique intéressante: C’est le centre de la production mondiale de pavot. Les deux provinces de Helmand et de Kandahar fournissent plus de 50% des substances brutes de cette drogue produite en Afghanistan. La seule province de Helmand en fournit 40%. 300 à 500 négociants en gros contrôlent le commerce d’opium de cette province qui est ensuite transformé en héroïne. Quelques-uns de ces négociants se sont même approvisionnés en opium, pour les prochaines 4 à 5 années, d’au moins une tonne d’opium. Ces grands commerçants déploient leurs activités aussi dans les autres régions de l’Afghanistan. Les deux provinces mentionnées sont désignées de points de jonction du commerce de l’opium. Au total, l’Afghanistan est fournisseur de plus de 85% de la production mondiale d’opium.

Selon le rapport récemment publié par l’Onu et la Banque Mondiale, édité par Doris Buddenberg et William A. Byrd – «Afghanisan’s Drug Industry» – en Afghanistan, plus de 25 à 30 personnes se trouvent à la tête du commerce de la drogue, qui proviennent de l’Afghanistan du sud, mais qui sont étroitement liées avec le gouvernement à Kaboul: «And balances ‹Appears to be exercised to ensure smooth flows of narcotics and protection payments›».

Sans la protection de personnalités de haut rang du gouvernement Karzai, ce cercle de la drogue, appartenant à la Criminalité Organisée, ne pourrait pas exister. Il domine – à l’exception de la province septentrionale de Badakhshan – tout l’Afghanistan et aurait totalement corrompu le ministère de l’intérieur. Celui-ci tient une main protectrice au-dessus des dealers, et par là, au-dessus de la Criminalité Organisée. Il est intéressant de savoir que c’est précisément dans les provinces du Sud de l’Afghanistan que l’OTAN mène une guerre contre les talibans, qui – à ce qu’on dit – seraient, eux aussi, liés avec la Criminalité Organisée et les marchands de drogues. Cette guerre servirait à l’élimination des bases talibanes, qui offrent leur protection au réseau international de l’al-Kaida. Ici, d’autre part, une analyse exacte de la tactique de l’OTAN s’impose. Dans le cas de ces bases, qui sont détruites par des bombardements d’avions de combat – Harrier, F-16 – avec des bombes dirigées par laser et l’artillerie avec munition-bidon, il s’agit en général de fermes armées (Qala) des Patchounes. Ce ne sont pas les talibans qu’on élimine, au contraire, d’anodines personnes civiles sont massacrées, dont la mort figurera dans le bilan positif du Bodycounting.

Bien que les massacres touchent seulement la population civile – le vrai but de ces opérations pourrait-ce être l’élimination des dealers de drogues? Point du tout, ceux-là, on les trouve, bien protégés, à Kaboul ou à Kandahar. Selon le rapport précité, il ne peut être question de démantèlement du cercle de drogues, tout au contraire: il fleurit et s’élargit.

Pourquoi donc ces batailles, qui se déroulent précisément dans les provinces de Kandahar, Uruzgan et Helmand, centre de la culture de drogues en Afghanistan? Quel but poursuit-on avec ces prétendues attaques contre les talibans? Par hasard, c’est à travers de Helmand et Kandahar qu’on a projeté le déplacement du pipeline de l’Asie centrale, avec lequel le gaz turkmène doit être pompé vers le Pakistan et l’Inde. Ce gaz contribuera aussi à l’essor ultérieur de l’économie de l’Inde. Il est évident qu’avec la guerre dans l’Afghanistan du sud, l’existence de la politique d’expansion et de force américaine doit être camouflée. Avec «War on Terror», la guerre au terrorisme, l’administration Bush poursuit ce but. La destruction du fictif réseau al-Kaida est donc bel et bien une fiction. •

Albert A. Stahel est Professeur titulaire à l’Université de Zurich, Institut pour les sciences politiques, Département relations internationales; Expert en stratégie et Directeur de l’Institut pour les Etudes stratégiques.

Traduction Horizons et débats
(Horizons et débats, 22 janvier 2007, 7e année, N°3)

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17/02/2007: Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

Encore une saloperie à mettre au crédit des agresseurs et tueurs ricano-otano-occidentaux !

RoRo

 

De : crj-mailinglist@yahoogroups.com [mailto:crj-mailinglist@yahoogroups.com] De la part de Coord. Naz. per la Jugoslavia
Envoyé : samedi 17 février 2007 0:06

Objet : [JUGOINFO] Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

http://balkans.courriers.info/article7705.html

 

NEZAVISNE NOVINE

 

Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

TRADUIT PAR SELMA KULJUH

Publié dans la presse : 11 janvier 2007

Mise en ligne : mardi 13 février 2007

 

 

Comme le Kosovo et la Serbie, la Bosnie-Herzégovine a été frappée par les munitions à uranium appauvri. L’OTAN avait essentiellement bombardé des positions militaires serbes. Les conséquences de ces bombardements sur la santé sont de mieux en mieux connus : de nombreux soldats italiens ayant servi dans les Balkans souffrent de cancers des ganglions lymphatiques. Qui va financer le nettoyage des sites bombardés ?

Par D. Risojevic

« Le gouvernement de la Bosnie-Herzégovine doit demander ( ???) l’aide ( ???) de l’OTAN pour le nettoyage des lieux ayant été exposés aux effets des munitions à l’uranium appauvri », a déclaré Jelena Durkovic, ancienne présidente de la Commission de la recherche du Parlement de Bosnie-Herzégovine. 

Alarmée par l’annonce du taux élevé de mortalité parmi les soldats italiens qui ont servi dans les forces armées de l’OTAN dans les localités concernées, Jelena Durkovic a précisé que le gouvernement de Bosnie-Herzégovine devait passer à l’action et commencer le nettoyage des sites contaminés. 

Jelena Durkovic dirigeait auparavant la commission du Parlement de Bosnie-Herzégovine consacrée à l’étude des effets de l’uranium appauvri ainsi que de ses conséquences sur la population. Elle estime que l’Agence des radiations ionisantes formée par la Commission de la recherche devrait examiner tous les rapports sur les effets de l’uranium appauvri sur l’environnement et sur la population, après quoi il faudrait entreprendre le nettoyage du terrain contaminé. 

« C’est l’OTAN qui devrait ( ???) financer le nettoyage car, en fin de compte, c’est l’Alliance atlantique qui a créé ce problème », précise Jelena Durkovic. 

Selon les informations fournies par les associations d’anciens militaires italiens, plus de 50 soldats ayant servi dans les forces armées de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo sont morts, tandis qu’on compte plus de 200 malades. 

On a mené plusieurs recherches en Bosnie-Herzégovine sur ce sujet mais, pour l’instant, sans établir de lien très net entre le taux élevé de cancer dans certaines régions et les effets de l’uranium appauvri. On a souvent cité le cas des réfugiés de Hadzici à Bratunac qui, juste après la guerre, mouraient en grand nombre du cancer. Slavica Jovanovic, employée au centre de santé local de Bratunac, a constaté que le taux de mortalité des habitants de Hadzici était deux fois plus élevé que celui de la population locale. Auparavant, les autorités de Bosnie-Herzégovine avaient découvert 14 localités qui avaient été exposées aux effets de l’uranium appauvri. Cela a été confirmé par les recherches de l’agence des Nations unies. 

En général, il s’agit d’anciennes positions tenues par l’armée de RS ainsi que des usines des munitions aux alentours de Sarajevo, exposées au bombardement des forces de l’OTAN. Le rapport des experts médicaux rédigé en 2002 pour le ministère de la Défense italien a révélé qu’un grand nombre des soldats ayant servi dans les Balkans ont été victimes de maladies malignes des ganglions lymphatiques. Il en va de même pour les vétérans de guerre en Belgique, en Espagne, en Portugal et aux Pays-Bas. 

La Grande Bretagne et les États-Unis ont reconnu que l’inhalation de poussière d’uranium appauvri pouvait nuire à la santé, mais que le danger était passager et localisé.

 

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16/02/2007

16/02/2007: L’Iran doit se tenir prêt à contrer une attaque nucléaire

De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : vendredi 16 février 2007 20:25
Objet : [mannekenpeace] L'Iran doit se tenir prêt à contrer une attaque nucléaire

 

Compte à rebours
L’Iran doit se tenir prêt à contrer une attaque nucléaire

Léonid Ivashov
16 février 2007
Réseau Voltaire

Pour le général Leonid Ivashov, ancien chef d’état-major interarmes de la Fédération de Russie, il ne fait aucun doute que l’administration Bush planifie des frappes nucléaires contre l’Iran et que le Pentagone sera en mesure de les effectuer dans les prochaines semaines. Il ne fait pas de doute non plus que les États-Unis n’en seront pas dissuadés par les autres puissances nucléaires et qu’ils ne devront essuyer qu’une riposte conventionnelle. La seule inconnue réside dans l’approbation de ce projet ou dans l’opposition du Congrès des États-Unis.

http://www.voltairenet.org:80/article145295.html


Dans l’ensemble des informations en provenance du Moyen-Orient, on trouve un nombre croissant d’écrits affirmant que d’ici à quelques mois les États-Unis mèneront des frappes nucléaires contre l’Iran. À titre d’exemple le Kuwaiti Arab Times, citant des sources bien informées mais anonymes, rapporte que les États-Unis projettent de lancer une attaque à l’aide de missiles et de bombes sur le territoire iranien avant la fin du mois d’avril 2007. La campagne débutera depuis la mer et sera appuyée par le système de défense anti-missile Patriot de manière à épargner aux troupes états-uniennes une opération terrestre et réduire l’efficacité d’une riposte en provenance de « n’importe quel pays du Golfe persique ».

« N’importe quel pays » fait essentiellement référence à l’Iran. La source ayant communiqué l’information au journal koweïtien croit que les forces états-uniennes en Irak ainsi que les autres pays de la région seront protégés de toute frappe de missile iranien par les Patriot aux frontières.

Ainsi, les préparatifs d’une nouvelle agression états-unienne ont atteint leur phase de finalisation 1.. Les exécutions de Saddam Hussein et ses associés les plus proches constituaient une partie de ces préparatifs. Leur but était de servir d’ « opération déguisée » pour les efforts des stratèges états-uniens visant à envenimer délibérément la situation à la fois en Iran et dans tout le Moyen-Orient.

Évaluant les conséquences du geste, les États-Unis ont effectivement ordonné la pendaison de l’ancien dirigeant irakien et de ses associés. Cela démontre que les États-Unis ont irréversiblement adopté le plan de partition de l’Irak en trois pseudo-États : chiite, sunnite et kurde. Washington considère qu’une situation de chaos contrôlé l’aidera à dominer l’approvisionnement en pétrole du Golfe persique ainsi que d’autres voies de transport de pétrole stratégiquement importantes.

L’aspect de plus important de la question est qu’une zone de conflit sanglant sans fin sera créée au cœur du Moyen-Orient, dans laquelle les pays voisins de l’Irak, à savoir l’Iran, la Syrie et la Turquie (via le Kurdistan) seront inévitablement aspirés. Cela résoudra le problème de la complète déstabilisation de la région, une tâche de prime importance pour les États-Unis et particulièrement Israël. La guerre en Irak n’était qu’un pas dans une série d’étapes du processus de déstabilisation régionale. Ce n’était qu’une phase du processus les rapprochant d’un règlement de comptes avec l’Iran et d’autres pays que les États-Unis ont ou vont stigmatiser.

Néanmoins il n’est pas aisé pour les États-Unis de se lancer dans une campagne militaire de plus alors que l’Irak et l’Afghanistan ne sont pas « pacifiés » (les États-Unis manquent des ressources nécessaires pour le faire). En outre, les protestations contre la politique des néo-conservateurs de Washington s’intensifient partout dans le monde. En raison de tout ce qui précède, les États-Unis feront usage de l’arme nucléaire contre l’Iran. Il s’agira du second cas d’utilisation d’armes nucléaires au combat après l’attaque états-unienne de 1945 contre le Japon.

Les cercles militaires et politiques israéliens font ouvertement des déclarations sur la possibilité de frappes de missiles nucléaires sur l’Iran depuis octobre 2006, quand l’idée fut appuyée par George W. Bush. Actuellement on parle d’une « nécessité » de frappes nucléaires. On pousse l’opinion à croire que cette éventualité n’a rien de monstrueux et que, bien au contraire, une frappe nucléaire est relativement faisable. Il n’y a prétendument pas d’autre moyen d’« arrêter » l’Iran.

Comment les autres puissances nucléaires vont-elles réagir ? En ce qui concerne la Russie, dans le meilleur des cas son gouvernement se contentera de condamner les frappes, et au pire il déclarera que « même si les États-Unis ont fait une erreur, le pays-cible a lui-même provoqué l’attaque » - comme lors des frappes qu’a subi la Yougoslavie.

L’Europe réagira sensiblement de la même façon. Cependant, il est possible que les protestations de la Chine et d’autres pays vis-à-vis des attaques nucléaires soient plus importantes. Dans tous les cas, il n’y aura pas de représailles nucléaires à l’encontre des forces états-uniennes - l’administration Bush en est totalement sûre.

Les Nations Unies n’ont aucun poids dans ce contexte géopolitique. En ne condamnant pas l’attaque subie par la Yougoslavie, le Conseil de sécurité des Nations Unies en a partagé la responsabilité. Cette institution se contente d’adopter des résolutions que les Russes et les Français interprètent comme étant une renonciation à l’usage de la force, mais que les États-uniens et les Britanniques comprennent comme un « cautionnement » de leurs agressions.

Quant à Israël, il sera de façon certaine la cible des attaques de missiles iraniens ; il est alors possible que la résistance du Hezbollah et des Palestiniens devienne plus active. Les Israéliens se poseront en victimes, auront recours à des provocations pour justifier une agression, souffriront de dommages raisonnables et les États-Unis indignés finiront par déstabiliser l’Iran, en présentant cela comme un châtiment bien mérité.

Certaines personnes semblent croire que les protestations de l’opinion publique pourront arrêter les États-Unis. Je ne pense pas. Il ne faut pas exagérer l’importance de ce facteur. Par le passé, j’ai essayé pendant des heures de convaincre Milosevic que l’OTAN se préparait à attaquer la Yougoslavie. Pendant longtemps, il a refusé de l’envisager et me disait sans cesse : « Lisez donc la Charte de l’ONU. Pour quelles raisons pourraient-ils faire ça ? ».

Mais ils l’ont fait. Ils ont délibérément ignoré la législation internationale, et ils l’ont fait. Et quel est le résultat ? Bien sûr, l’opinion publique a été choquée et indignée. Mais les agresseurs ont obtenu exactement ce qu’ils voulaient : Milosevic est mort, la Yougoslavie est divisée et la Serbie est colonisée - les officiers de l’OTAN ont établi leur quartier général dans les bureaux du ministère de la Défense du pays.

Il est arrivé la même chose en Irak. L’opinion publique a été choquée et indignée. Or ce qui intéresse les États-Unis n’est pas l’ampleur de l’indignation, mais l’étendue des revenus de leur complexe militaro-industriel.

L’information selon laquelle un deuxième porte-avions états-unien devrait arriver dans le Golfe persique d’ici la fin du mois de janvier permet de faire une analyse de l’évolution possible du conflit. Pour attaquer l’Iran, les États-Unis emploieraient essentiellement la force nucléaire aérienne. Des missiles de croisière (transportés par des avions, des sous-marins et des bâtiments de surface) et, éventuellement, des missiles balistiques seraient utilisés. Selon toutes probabilités, les frappes nucléaires seraient suivies de raids aériens lancés depuis les porte-avions, ainsi que d’autres types d’attaques.

L’Iran possède une armée puissante et les forces US pourraient souffrir des pertes importantes. C’est inacceptable pour G. W. Bush, qui se trouve déjà en position délicate. Il n’est pas nécessaire de lancer une attaque terrestre pour détruire les infrastructures en Iran, inverser le développement du pays, engendrer la panique et créer un chaos politique, économique et militaire. C’est un objectif réalisable d’abord par le nucléaire, puis par les moyens de guerre conventionnels. Voilà l’utilité du déploiement de la flotte de porte-avions à proximité des côtes iraniennes.

Quels sont les moyens de défense de l’Iran ? Ils sont considérables, mais restent largement inférieurs aux forces . L’Iran possède 29 systèmes russes de missiles anti-aériens « Tor ». Ils constituent incontestablement un renforcement de la défense aérienne iranienne. Cependant, à l’heure actuelle, l’Iran n’a aucune protection assurée contre les raids aériens.

La tactique sera la même que d’habitude : d’abord, neutraliser la défense aérienne et les radars, ensuite attaquer l‘armée de l’air dans le ciel, puis à terre les installations de contrôle et les infrastructures, sans prendre de risques.

D’ici quelques semaines, nous verrons la machine de guerre informationnelle se mettre en mouvement. L’opinion publique est déjà sous pression. Nous allons assister à une sorte de montée hystérique anti-iranienne, de nouvelles « fuites » dans les médias, de la désinformation, etc.

Simultanément, tout cela envoie un message à l’opposition « pro-occidentale » et à une fraction de l’élite de Mahmoud Ahmadinejad pour qu’ils se préparent aux évènements à venir. Les États-Unis tablent sur le fait qu’une attaque de l’Iran engendre inévitablement le chaos dans le pays, pour ensuite corrompre quelques généraux iraniens et dès lors créer une « cinquième colonne » dans le pays.

Bien entendu, l’Iran et l’Irak sont des pays très différents. Cependant, si l’agresseur réussit à provoquer un conflit entre les deux branches des forces armées iraniennes, le Corps des gardes de la Révolution islamique et l’armée, le pays se retrouvera en situation critique, particulièrement dans l’hypothèse où, au tout début de la campagne, les États-Unis parviendraient à atteindre le dirigeant iranien et à mener une frappe nucléaire, ou une frappe conventionnelle massive par des moyens conventionnels, contre l’état-major du pays.

À ce jour, la probabilité d’une attaque des États-Unis contre l’Iran est extrêmement élevée. Que le Congrès états-unien donne l’autorisation pour cette guerre reste un fait encore incertain. Le recours à une provocation pourrait éliminer cet obstacle (une attaque sur Israël ou bien des cibles états-uniennes dont les bases militaires). L’ampleur de la provocation pourrait être de l’ordre des attentats du 11 septembre 2001 à New-York. Alors le Congrès dira certainement « oui » au président états-unien.

Léonid Ivashov
Le général Léonid Ivashov est ancien chef d’état-major interarmes de la Fédération de Russie. Il est aujourd’hui vice-président de l’Académie russe de géopolitique et membre de la conférence Axis for Peace.

N.B. Cet article a été rédigé par le général Leonid Ivashov avant la déposition au Congrès du secrétaire états-unien à la Défense Robert Gates (6 février 2007) indiquant que Washington devait se préparer à une confrontation militaire avec la Russie et avant le discours du président Vladimir V. Poutine devant la Conférence sur la sécurité de Munich (10 février 2007) affirmant que Moscou ne laisserait pas les États-Unis décider seuls de la guerre ou de la paix [en Iran].
Version française : Réseau Voltaire



1 « Le général Eberhart étudie un scénario de bombardement nucléaire de l’Iran », Réseau Voltaire, 3 août 2005.
http://www.voltairenet.org/article17493.html

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29/01/2007

22/01/2007: Bosnie: La trahison comme prix de l’intégration à l’Europe

De : Collectif guantanamo [mailto:collectifguantanamo@yahoo.fr]

Objet : Bosnie : La trahison comme prix de l'intégration à l'Europe

 

Bosnie

La trahison comme prix de l’intégration à l’Europe

Par le Collectif guantanamo, France, 26 janvier 2007

Imaginez que la République espagnole, au lieu d’être écrasée, aurait triomphé et battu les forces  rebelles du général Franco en 1938. Imaginez que la plupart des 50 000 combattants des Brigades internationales, en premier lieu les communistes allemands, tchèques, slovaques, polonais, autrichiens et italiens auraient préféré rester dans l’Espagne républicaine pour éviter se retrouver dans les prisons de leurs pays soumis à dictatures ou occupés. Imaginez que, dix ans plus tard, le gouvernement de Madrid, dirigé par des hommes ayant combattu eux-mêmes durant la guerre civile, aurait décidé de retirer la citoyenneté espagnole accordée dix ans plus tôt aux brigadistes et de les renvoyer dans leurs pays, toujours sous la botte fasciste.

Eh bien, ce scénario invraisemblable est en train de se réaliser en Bosnie-Herzégovine. Il suffit de remplacer République espagnole par République de Bosnie-Herzégovine et « brigadistes » par « combattants musulmans ».

Environ 1 500 volontaires musulmans venus du monde entier ont combattu dans les rangs de l’armée bosniaque durant la guerre qui a ensanglanté ce pays de 1991 à 1995. La plupart d’entre eux sont restés dans le pays et ont acquis la citoyenneté bosniaque, soit en reconnaissance de leurs bons et loyaux services dans la défense de la Bosnie agressée soit par mariage avec une femme bosniaque.

Or voici que, depuis quelques mois, le gouvernement bosniaque a constitué une commission chargée de réexaminer le dossier de ces anciens combattants et de leur retirer leur nationalité. 330 hommes ont déjà été frappés par cette mesure, 500 autres sont en attente de passer devant la commission. Une fois privés de leur nationalité bosniaque, les intéressés disposent de deux mois pour trouver un pays d’accueil. Et la plupart d’entre eux n’en trouvent évidemment pas. Quel pays, cinq ans après le 11 septembre, serait-il disposé à accueillir des combattants de la liberté désormais étiquetés « terroristes jihadistes » ?

Quelle mouche a donc piqué le gouvernement bosniaque ? Cette mouche s’appelle l’intégration à l’Europe. L’expulsion des combattants musulmans est une des conditions posées à la Bosnie par l’Union européenne et par l’OTAN pour son adhésion à ces deux structures. Et, fidèle au proverbe ottoman « baise la main que tu ne peux mordre », le gouvernement bosniaque s’exécute. Le nouveau Premier ministre, le Serbe de Bosnie Nikola Spiric ne fera que continuer sur la voie tracée par son prédécesseur, le Musulman Adnan Terzić, lui-même ancien combattant de la guerre de Bosnie. « L’année qui est devant nous sera celle des grands défis, dont le plus important est d’intensifier nos efforts pour adhérer à l’Union européenne et à l’OTAN », vient de déclarer Spiric. Et les choses sont en bonne voie, puisque la Bosnie vient de signer l’accord qui l’intègre au « Partenariat pour la Paix », première étape pour une adhésion à l’OTAN. Et elle s’apprête à signer cette année l’Accord de stabilisation et d’association avec l’Union européenne.

Le retrait de leur nationalité et l’obligation de quitter la Bosnie est une véritable tragédie pour les anciens combattants de liberté bosniaque. Où aller ? L’un d’eux, le Tunisien Mounir Silini, a été arrêté à Paris il y a quelques semaines alors qu’il tentait de rejoindre la Grande-Bretagne. Menacé d’expulsion vers la Tunisie, il a finalement pu être relâché et déposer une demande d’asile en France. Deux Algériens, Noureddine Gaci et Omar Frendi, ont été arrêtés par la police italienne à Parme le 18 janvier, en possession de faux papiers. Leur arrestation s’inscrit dans une opération lancée par la police italienne à l’échelle nationale sous le nom de code « Retour 2 », destinée à identifier et arrêter les ex-combattants musulmans fuyant la Bosnie et tentant leur chance sur le territoire italien.

Ce n’est pas la première fois que les Bosniaques trahissent leurs frères d’armes. Ils ont déjà livré à la CIA six Bosniaques d’origine algérienne qui sont toujours détenus à Guantanamo, après avoir été acquittés par la justice bosniaque de l’accusation d’avoir préparé un attentat (imaginaire) contre l’ambassade US à Sarajevo.

Un procès récent à Sarajevo a contribué à entretenir la paranoïa antiterroriste. Mirsad Bektasevic, une jeune Suédois né en Serbie, âgé de 19 ans, Abdulkadir Cesur, un jeune Turc né au Danemark de 21 ans et Bajro Ikanovic, un Bosniaque de 29 ans, ont été condamnés respectivement à 15 ans et 4 mois , 13 ans et 4 mois et 8 ans de prison pour avoir préparé des attentats à l’explosif contre des cibles non-préciséees.

Les ex-combattants musulmans, dont un certain nombre de Maghrébins, qui sont presque tous âgés de 40 ans et plus, n’ont évidemment rien à voir avec ce genre d’affaires. Ils s’étaient tous refait une vie civile et familiale pacifique. Ce n’est pas l’avis de Bruxelles, Berlin, Londres, Rome et Paris ni bien sûr de Washington.

Il serait temps que les défenseurs des droits de l’homme et du citoyen et les parlementaires européens s’alarment de ce scandale. Sinon, des centaines d’hommes se retrouveront à terme dans des prisons tunisiennes, algériennes, marocaines, saoudiennes, égyptiennes, syriennes, pakistanaises ou russes, qui ne sont que des îles de l’archipel du nouveau goulag de l’Empire dont le centre est à Guantanamo.
Source : http://chroniquedeguantanamo.blogspot.com/2007/01/bosnie-...

28/01/2007

26/01/2007: L’armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie

De : melusine [mailto:melusine@nerim.net]
Envoyé : vendredi 26 janvier 2007 21:02
À : sortir de l europe
Objet : Fw: L'armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie RESEAU VOLTAIRE

 

 

Subject: L'armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie RESEAU VOLTAIRE

 

L’armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie


Le 7 et le 22 janvier 2007, les États-Unis ont lancé des raids aériens contre la Somalie. Ces opérations militaires visaient à appuyer les forces éthiopiennes et ont permi de renverser le gouvernement mis en place par les « Tribunaux islamiques ».

Un nouveau gouvernement a immédiatement été installé. Hussein Aïdid a été nommé ministre de l’Intérieur. Il est le fils de l’ancien général Farah Aïdid et l’un des dirigeants du parti « Congrès de la Somalie unifiée » soutenu par l’Ethiopie et les États-Unis.

Dans son édition du 24 janvier 2004, le quotidien arabophone en ligne Arabtimes révèkle qu’Hussein Aïdid fut engagé volontaire dans les forces états-uniennes. Il servit comme marine lors de la première Guerre du Golfe et obtint la carte verte (autorisation permanente de séjour aux USA), puis la nationalité états-unienne.

 

19:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afrique, crimes, capitalisme, courcelles, cia, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, gangsterisme, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, occupations, politique, petrole, presse, barbarie, romain, racisme, resistance, silence, terrorisme, u | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/01/2007: Les mensonges du journal Le Monde à propos du Vénézuela.

De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 26 janvier 2007 21:20

Objet : Fw: Les mensonges du journal Le Monde à propos du Vénézuela.

 

from :  melusine@nerim.net 

 

 

 

Les mensonges du Monde à propos du Venezuela

 

Thierry Deronne

 

 

Les pieds de Greta Garbo
C´est sous ce titre que l´écrivain Julio Cortazar écrivait au Monde dans les années 80 pour lui reprocher son refus de voir les avancées de la révolution sandiniste au Nicaragua. Dès que la liberté y avait abandonné le champ philosophique et s´était transformée en réalité pour des milliers de paysans sans terre, de coupeurs de bananes, d´enfants promis à la tuberculose, la machine médiatique s´était mise à fabriquer le “totalitarisme sandiniste”. Jouant du piano à quatre mains avec ceux qui finançaient les attaques meurtrières de la “contra”, le Figaro Magazine puis le Monde (sous la plume d´un certain de la Grange) ne s´étaient rien refusé, inventant de soi-disants “charniers sandinistes”, démentis par la suite par Amnesty.

 

La guerre médiatique ne cessa que le jour oú, vaincus électoralement,  les sandinistes remirent le pouvoir à l´opposition. Les éditoriaux applaudirent alors les “grands démocrates” dont ils juraient la veille qu´ils s´éterniseraient au pouvoir en bons “marxistes totalitaires”. Les correspondants firent leur valise. Le Nicaragua disparut du champ médiatique tandis qu´on reprivatisait la santé, reprenait les terres aux paysans et que revenait au galop le cortège de mortalité infantile, de prostitution, d´analphabétisme. Le tiers de la population émigra du pays redevenu “libre”.


Comment ne pas se souvenir des protestations sans réponse de Cortázar au Monde, en voyant ce soir de janvier 2007, le peuple sacrifié revenir sur cette place de Managua oú Daniel Ortega assume la présidence ? A ses côtés, Hugo Chávez interroge la foule :  “Imaginez un instant ce que serait ce pays aujourd´hui, sa santé, son éducation, si on n´avait détruit sa révolution ?”. Les 32 centrales électriques que le Vénézuéla envoie immédiatement au Nicaragua produiront 60 megawatts, mettant fin au cauchemar quotidien des coupures de courant. Des tracteurs suivent déjà, comme ceux envoyés en Bolivie. Le correspondant du Monde, un certain Nicolas Bourcier, est soulagé : “Un feu d´artifices conclut la cérémonie. Ortega s´en va. Pas une fois, il n´a prononcé le mot “révolution” (12.01.2007). Ortega a bien prononcé le mot, évoquant le boom de l´analphabétisme sous l´ère néo-libérale.


Depuis huit ans, Garbo est vénézuélienne mais le Monde refuse toujours de lever les yeux. La technique est immuable. Minimiser les réformes sociales, les politiques Sud-Sud et la démocratie participative pourtant sans précédent. Occulter les idées et l´engagement des millions de citoyen(ne)s qui en bénéficient. Marteler que Chávez surfe sur le pétrole, qu´il n´a donc aucun mérite. Et que si ce “national-populiste” n´est pas encore dictateur, c´est qu´il le deviendra.


Décembre 2006. En pleine liesse populaire, Hugo Chávez repart pour un nouveau mandat, réélu avec 62,8 % des votes et un taux record de participation. Avec une dizaine d´élections en huit ans validées par les observateurs, Chávez “injecte une forte dose de vitamines démocratiques á l´Amérique Latine” dit l´écrivain Eduardo Galeano. Au moment oú le gouvernement français veut privatiser le gaz et l´électricité, exposant sa population à payer plus, Hugo Chávez, plus démocrate et visionnaire, respecte ses promesses. Il ordonne la nationalisation de la compagnie d´électricité et de celle du téléphone, la récupération de toutes les industries-clefs privatisées par les gouvernements précédents, le renforcement du contrôle de l´État sur l´industrie pétrolière et sur la Banque Centrale en vue d´accélérer le développement du pays, la démocratisation accélérée de l´État par l´octroi de nouveaux pouvoirs aux Conseils communaux et la convocation d´une assemblée constituante.


“Vous avez aimé Castro ? vous aimerez Chávez” répond le Monde (19.12.2006), qui traite le  président vénézuélien de “n´importe-quoi-iste” et de “caricature du populisme”. Aux envoyés spéciaux de donner un semblant de “couleur locale” à cette ligne. La liste de leurs mensonges est longue. La palme revient à un certain Paulo A. Paranagua, ex-membre d´un groupe armé qui admirait Cuba dans les années 70, et qui a retourné sa veste depuis. En l´embauchant, Edwy Plenel s´est sans doute rappelé qu´un nouveau converti est toujours plus fanatique qu´un original de droite. Mais sa rage ne s´explique pas seulement par l´expiation d´un passé gauchiste. L´image des avant-gardes armées prend un coup de vieux à l´heure oú les peuples construisent eux-mêmes, à travers des assemblées constituantes, le socialisme du XXIème siècle. Paranagua punit ces peuples trop intelligents à coup d´épithètes. Evo Morales et ses indiens ? “Incultes et illettrés”. Les vénézuéliens ? “Des buveurs de whisky, fascinés par les États-Unis”. En janvier 2005 il annonce l ´annulation d´un sommet entre Evo Morales et Hugo Chávez, à la suite de “tensions” entre les deux gouvernements. C´est faux. Le sommet se tient quelques jours plus tard à Caracas, jetant les bases d´une coopération qui n´a cessé de croître dans tous les secteurs.


Le 09.01.2007, dans “les raisons de la popularité de Chávez” le Monde attaque la victoire “apparemment” démocratique du président. Un peuple qui vote contre le néolibéralisme, ça n´existe pas, ni en France ni au Vénézuéla. Chávez se maintient au pouvoir par une force magique, au-delà des urnes. En 2004 déjà Sylvie Kauffman découvrait que “Hugo Chávez est doué d´un instinct de survie exceptionnel” et qu´il “est passé maître dans l´art de manoeuvrer”. Cette fois, le Monde reprend les thèses de Alfredo Ramos Jimenez et de Carlos Romero, cautions universitaires et ultra-conservatrices de la droite vénézuélienne :
 
l“Le nombre de spots télévisés et de pages de publicité” en faveur de Chávez. Le Monde ne dit pas qu´au Vénézuéla, 95 % des chaînes de télé, radio et presse écrite, sont aux mains de l´opposition et des transnationales. Beaucoup de ces médias ont été impliqués dans le coup d´État sanglant de 2002. Cette “dictature médiatique” rend d´autant plus remarquable la victoire de Chávez.
 
l“Revêtir la chemise rouge et participer aux mobilisations”chavistes” est une obligation à laquelle on ne saurait se soustraire, sous peine de perdre l´emploi ou l´aide publique” ; De plus, il y a “1,3 millions de votants dont l´adresse ne figurerait pas sur les listes”. Le Monde ne dit pas qu´au Vénézuéla le vote est secret, ni que cette campagne quotidienne des chaines commerciales de l´opposition sur le thème de la “cubanisation” ou de la “fraude” a fait sourire les observateurs et experts électoraux du monde entier. L´Organisation des États Américains, l´Union Européenne, l´Asociación de Juristas Latinoamericanos et le Centre Carter, ont qualifié le processus électoral de décembre 2006 de “transparent, équitable et démocratique”.
 
l“2 millions d´électeurs naturalisés – essentiellement des colombiens”. La république bolivariennne a, ces dernières années, réglé une vieille dette d
émocratique en régularisant les étrangers qui prouvent légalement qu´ils vivent et travaillent depuis dix ans au Vénézuéla. Passer de la clandestinité à la citoyenneté, c´est pouvoir ouvrir un compte bancaire, signer un contrat, louer une maison, inscrire ses enfants a l´école, et voter. Le Monde suggère-t-il de rétablir le suffrage censitaire pour sauver la démocratie ?
 
Le Monde attaque ensuite la politique du gouvernement bolivarien :
l“les missions éducatives sont des palliatifs qui ne modifient pas une éducation nationale défaillante”. C´est faux. Grâce à la Misión Robinson, le Vénézuéla a été déclaré par l´UNESCO territoire libre de l´analphabétisme en novembre 2005. Le gouvernement a supprimé le paiement de droits d´inscription dans les écoles publiques, construit 650 nouvelles écoles et pris en charge 10.000 de plus. Il a créé l´Université Bolivarienne qui accueille les secteurs populaires exclus jusqu´ici des études supérieures, oú 400.000 jeunes étudient grâce à la Misión Sucre. Record historique, 12 millions de vénézuéliens, près de la moitié de la population totale, étudient.
 
l“Quant au logement décent auquel aspirent des millions de vénézuéliens, le gouvernement a échoué à lancer un programme de construction digne de ce nom”. C´est faux. En 2006 le gouvernement a investi 6,6 milliards de bolivars, construit 13.068 logements nouveaux et veut en construire deux cent mille en 2007. La baisse du taux d´intérêt hypothécaire, passé de 35 % avant 1998 à 5 % actuellement, a permis l´accès au logement à plus de 73.000 familles.
 
l“l´absence de plan de développement susceptible de créer des emplois en nombre suffisant pour faire baisser le chômage, déguisé par le truquage des statistiques et par l´économie informelle”. C´est faux. La première année, Chávez trouve un chômage à 15,3 %. En 2002-2003, le coup d´État et le sabotage économique font exploser ce taux à 19,2 %. En quatre ans, grâce aux mesures gouvernementales, le chômage a perdu 10 points, tombant à  9, 6 %.
 
l“Le gouvernement “arrose” tous azimuts, que ce soit par les programmes sociaux, la corruption, le crédit bon marché ou les cadeaux faits aux banques.” C´est faux. Loin d´acheter la “paix sociale” comme le faisaient les gouvernements antérieurs, le gouvernement Chávez assortit les crédits, les missions (Vuelvan Caras, Madres del Barrio, etc..) de formations et de mécanismes de soutien par lesquels les bénéficiaires peuvent créer des activités socio-productives.
 
lLe 11.12.2006 le Monde affirme que “Chávez n´a pas réussi à faire baisser la pauvreté”. C´est faux. En sept ans de révolution, le nombre de foyers pauvres a baissé de 49.000 à 33.900 . A quoi il faut ajouter l´accès gratuit aux soins, à l´éducation, au logement. Le salaire minimum est passé de 36 dollars en 1996 à 238 dollars en 2006, soit une augmentation de 560 %. Sous les gouvernements antérieurs l´augmentation ne dépassait jamais l´inflation, ce qui la rendait fictive.
 
Dans “Au Vénézuéla, viva la corrupción !” (01.01.2007) le Monde va plus loin et affirme sans preuve que le président Chávez “a l´habitude de voyager à l´étranger avec des valises de pétrodollars”. Puis il part du fait que l´orientation du FONDEN, Fonds de Développement National se trouve constitutionnellement sous l´autorité du chef de l´État pour en faire “une grosse tirelire dont l´usage dépend exclusivement du président de la République et du ministre des finances”, “sans règles connues ni obligation de publier ses entrées et ses dépenses.”. C´est faux. Les réserves internationales, en augmentation constante grâce aux cours du pétrole, n´appartiennent pas à la Banque Centrale mais à la République, laquelle consacre enfin les excédents (au-delà d´un plafond de 29,9 milliards de dollars) à de multiples programmes sociaux en faveur de millions de vénézuéliens. Ce samedi 13 janvier, comme chaque année, le président Chávez a présenté à l´Assemblée Nationale le bilan de la gest! ion 2006, rendant compte de la dépense publique. Cet épais document, accessible par tous, détaille les projets financés par le FONDEN.
Evidemment, dans un libre marché en pleine croissance et compte tenu de la culture héritée des régimes antérieurs, la corruption a fait des progrès. Tout le monde, à commencer par le président Chávez, le souligne. Mais le Monde veut convaincre le lecteur que “la corruption découle de la facon de gouverner de Chávez”. En oubliant de dire que contrairement à l´époque de Carlos Andres Perez (social-démocrate populiste), le gouvernement n´est plus nommé par l´entreprise privée. Le 9 janvier 2007 (quelques jours avant que Rafael Correa, nouveau président de l´Equateur, prenne une mesure semblable) le président Chávez annonce la réduction des salaires excessifs des fonctionnaires. Il dénonce devant les députés ceux qui gagnent entre 7 et 30 millons par mois, en plus des frais généraux et autres pensions multimillonnaires, et l´époque oú “les ministres, les gouverneurs qui achevaient leur mandat sans s´être offert une villa, étaient vus comme des idiots alors que les corrompus étai! ent reconnus comme des êtres intelligents”. Tirant les enseignements de nombreux témoignages reccueillis au cours de la campagne électorale, il ordonne aux ministres de passer trois jours par semaine à labourer le pays, pour dresser avec la population des rapports circonstanciés sur tout ce qui ne va pas dans les politiques publiques. A la différence de la France ou du Brésil, le Vénézuéla s´attaque à la corruption à travers une arme redoutable : la démocratie participative. Conscient qu´il ne peut mettre “un policier derrière chaque fonctionnaire”, le gouvernement a fait adopter en 2005 la loi des Conseils Communaux qui dote les communautés du pouvoir de contrôler l´usage des fonds publics. 18.238 de ces conseils se sont déjà formés, soit  des centaines de milliers de citoyens exerçant le “contrôle social” sur l´éxécution des politiques publiques (éducation, infrastructures, logement, santé, agriculture, transport). En 2007 cinq milliards de dollars seront transférés et adm! inistrés par les conseils communaux dont le pouvoir sera renforcé par de nouvelles lois.
 
Si le Monde avait enquêté sur le terrain, il aurait remarqué de nombreux commerces fermés pendant un ou deux jours, et lu sur leur vitrine, les avis du SENIAT (fisc national) informant les badauds des fraudes commises et du manque à gagner pour les politiques d´éducation, de santé, et pour la sécurite sociale. Alors que sous les gouvernements antérieurs, la corruption annulait une grande part de la rentrée d´ impôts, l´opération “evasión cero” (fraude zéro) a permis de récupérer pour le budget de l´État la somme de 52,2 milliards de bolivars.
 
En recyclant le cliché colonialiste du “viva la corrupción !”, le Monde conduit ses lecteurs à une grave inintelligence de ce qui se passe aujourd´hui au Vénézuéla, en Bolivie ou en Equateur. Simon Bolivar et Simon Rodriguez, dont se réclament aujourd´hui Evo Morales, Rafael Correa et Hugo Chávez, disaient leur refus de copier les “républiquettes” européennes. Sans pelotons d´éxécution mais par la force pacifique du nombre, les assemblées constituantes refondent des républiques plus aptes à résoudre les problèmes de corruption qu´une Europe dominée par les forces du marché.
 
Le 08.01.2007, le Monde laisse entendre que le Vénézuéla s´achemine vers la création d´un “parti unique” et que “Chávez impose a ses partisans et au gouvernement une centralisation accrue”. C´est faux. Le débat, qui commence à peine, sur le parti “unido” - c´est-à-dire uni et non pas “unique” -  répond au besoin de créer un grand parti de gauche (sur le modèle du PT brésilien original). C´est le même défi qu´affronte Rafael Correa, qui vient d´assumer la présidence de l´Equateur après sa victoire surprise contre les partis traditionnels, celui d´unifier un mouvement politique cohérent, solide, autour de sa révolution citoyenne et de réunifier le mouvement indigène face à des partis qu´il considère comme de “véritables mafias liées à des intérêts privés ou familiaux”. Au Vénézuéla, il s´agit de dépasser l´électoralisme qui marquait le MVR, structure hétéroclite créée lors de la première campagne de Chávez face aux machines à frauder du bipartisme rivé au pouvoir – Acción Demo! cràtica (social-démocrate) et Copei (démocrate-chrétien). Chávez propose que ce nouveau parti de gauche, qui s´insèrera parmi une quarantaine de partis de droite et de gauche, élise ses dirigeants démocratiquement, par le vote de la base, et non par cooptation au sommet.
Paranagua cite le sociologue Edgardo Lander de l´Université Centrale du Vénézuéla, pour qui “l´identité entre l´État et un parti ne conduit pas à la démocratie”. Contacté par nous, Edgardo Lander s´amuse de cette manipulation : “jamais Paranagua ne m´a contacté. Mon opinion se résume à :  il faut poursuivre le débat.”
 
Le 02.01.2007, le Monde affirme que “Hugo Chávez veut mettre au pas une télévision “putchiste”. C´est faux. Le spectre des ondes hertziennes, qui n´est pas illimité, est un patrimoine public comme l´air, l´eau, la terre. Il n´appartient à nul entrepreneur privé mais à tous les vénézuéliens. La concession octroyée il y a vingt ans par l´État à l´entreprise commerciale RCTV, arrive à son terme en mai 2007. Or RCTV n´a cessé d´attenter contre les institutions démocratiques en incitant à la haine, à la violence, en participant activement à la préparation et à la réalisation du coup d´État sanglant d´extreme-droite du 12 avril 2002 contre le président Chávez (voir le documentaire de Kim Bartley, la Révolution ne sera pas télévisée). Tandis que le dictateur Carmona dissout toutes les institutions démocratiques et fait réprimer les partisans de Chávez, le directeur de RCTV, Marcel Granier, accourt au palais pour le féliciter et, de là, impose le black-out de la chaîne sur la résist! ance populaire. Certains journalistes démissionnent, comme Andrés Izarra, directeur de l´information. Lorsque la population chasse finalement les putschistes, le 13 avril, elle encercle le siège de RCTV, protestant contre la censure. En 1989 déjà, occultant les 3000 morts que l´armée vient de massacrer sur ordre de Carlos Andrés Pérez, la chaîne appelle les vénézuéliens à rentrer chez eux puisque “la paix est revenue”. En décembre 2002, RCTV appelle de nouveau à renverser le président Chávez, et se fait porte-parole quotidienne des militaires putschistes de la Plaza Francia puis des organisateurs du putsch pétrolier (remake de la grève des camionneurs contre Salvador Allende). De nombreuses voix avaient alors réclamé la fermeture d´un média contre lequel n´importe quel autre gouvernement aurait pris immédiatement des mesures. Celui du Vénézuéla a préféré attendre l´expiration légale de la concession.
Il ne s´agit donc ni de fermer RCTV, ni de l´exproprier : l´entreprise pourra continuer à émettre par cable et par satellite. Il s´agit de démocratiser la fréquence qu´elle a occupée durant le laps de la concession, en l´octroyant à une coopérative mixte de travailleurs dont les droits ont toujours été bafoués par le patron de RCTV, d´enseignants qui ont analysé les effets pervers de la violence transmise par RCTV, de journalistes que la chaîne a forcés à se transformer en vendeurs de portables ou de crêmes faciales, de producteurs indépendants exploités dans sa maquila des telenovelas, et d´organisations citoyennes ou de médias associatifs jusqu´ici exclus par racisme ou par mépris social. Des ambassadeurs africains avait protesté par écrit auprès de RCTV en mars 2004, lorsque la chaîne avait traité plusieurs chefs d´État noirs, reçus par Chávez, de “singes”.
“Atteinte au pluralisme éditorial !” proteste RSF, cité par Marie Delcas. Quel pluralisme ? Celui du quasi monopole privé de la communication ? Dans le cas de RCTV, quoi de plus démocratique que de permettre à un collectif pluraliste de créateurs d´en faire autre chose qu´une machine à organiser des coups d´État ? S´il s´agit vraiment de défendre le “pluralisme éditorial” ou la “liberté d´expression”, pourquoi le Monde ou RSF n´ont-ils pas protesté lors de la répression des médias communautaires ou de la fermeture, réelle celle-là, de l´unique chaîne publique par les putschistes de 2002 ? Pourquoi restent-ils muets sur la complicité de médias privés dans les violations des Droits de l´Homme, lorsqu´ils traitent d´”envahisseurs” ou de “guérilleros” les paysans assassinés lorsqu´ils réclament une terre pour la travailler ? Pourquoi n´enquêtent-ils pas sur le mouvement profond de démocratisation de l´information, dont le Vénézuéla est pour l´heure le seul exemple au monde ? Une! loi pensée, mûrie avec les médias associatifs permet en effet aux organisations citoyennes d´accéder au spectre radio-électrique, le seul frein à cette démocratisation restant le quasi monopole privé des fréquences. Déjà près de deux cents radios et télés associatives (réprimées sous les gouvernements antérieurs) ont été légalisées, deux cents autres sont en voie de l´être. Sans que leur parole ne soit contrôlée par le gouvernement. Cette explosion de liberté s´accompagne de la reconstruction du service public de la télévision avec TeleSur ou Vive TV. Celle-ci transmet de nombreux programmes participatifs réalisés par les organisations populaires ainsi que des productions indépendantes, des documentaires sociaux d´Amerique Latine et du monde entier. Ce nouveau mode de production d´une information “socialement utile”, qui transforme les codes de la communication marchande, amorce la praxis de quarante ans de théorie critique de la communication.
En ce qui concerne RSF, le Monde ne dit pas que la première correspondante de RSF au Vénézuéla, Maria Sol Pérez Schael, membre de l´opposition, confiait au journal El Universal que son coeur vibrait à la vue des militaires putschistes. Ni que dans sa revue “Médias”, le directeur de RSF Robert Ménard, écrivait : “Les alters ont toutes les indulgences pour l´ex-putchiste Hugo Chávez, ce caudillo d´opérette qui ruine son pays mais se contente – pour l´instant ? - de discours à la Castro sans trop de conséquences réelles pour les libertés de ses concitoyens”... Ni que la journaliste Naomi Klein a reproché à RSF de confondre liberté d´expression et liberté d´entreprise alors que la plus grande menace sur la liberté d´expression ne vient plus des États mais du monopole privé de la communication.
C´est une vielle ruse de l´Histoire que de voir des entreprises privées de communication s´autoproclamer “médias d´information”. Cela leur permet d´en appeler à la “liberté d´expression” quand leurs intérêtss sont menacés. RSF n´existait pas encore quand Armand Mattelard analysant l´alliance de la SIP (société de propriétaires de médias) et des grands médias chiliens dans le coup d´État contre Allende, écrivait : “L´enquête judiciaire sur l´administration du journal El Mercurio, accusé d´irrégularités fiscales, a servi de prétexte pour dénoncer de soi-disant mesures coercitives contre “la presse libre”. Le message émis par la presse de la bourgeoisie chilienne revient à sa source, renforcé par l´autorité que lui confère le fait d´avoir été reproduit à l´étranger. Nous sommes en présence d´une SIP tautologique. Sa campagne n´est qu´un immense serpent qui se mord la queue.”
 
Conclusion à l´heure des chacals
 
Une des sources écartées par le Monde, et qui caractérise pourtant le processus vénézuélien, est la critique populaire à tous les échelons. Dans les conseils communaux, dans les médias associatifs, dans les manifestations et les assemblées citoyennes, cette critique sans baillon fait bouger les choses. Lorsqu´on demande aux vénézuéliens ce qu´ils pensent de la révolution, surgit un flot de reproches amers sur la corruption, la bureaucratie, les promesses non tenues. Mais lorsqu´on leur demande pour qui ou pour quoi ils votent, la réponse majoritaire est : pour que continue le processus. C´est que contrairement au système antérieur, l´actuel permet de transformer la critique en changements concrets. Ce qui explique le score croissant d´un président, après huit ans de gouvernement, là oú on attendrait l´usure. Si les peuples font eux-mêmes la critique, s´ils connaissent mieux que quiconque leurs problèmes et les possibles solutions, pourquoi ne pas les écouter ?
 
La critique du Monde est d´une tout autre nature. C´est du point de vue d´une minorité infime que le Monde attaque le fait que les réserves d´une banque centrale puissent servir le développement national, ou occulte les progrès de la souveraineté alimentaire à travers la réforme agraire, ou les nombreux bienfaits sociaux de l´intégration du Sud, à travers l´OPEP – que rejoindra sous peu l´Equateur, ou la création d`une Banque du Sud. Mais à mesure que cette politique se propage en Bolivie et en Equateur, le Monde se retrouve dans une position difficile. Sans doute, à force de mépriser le peuple et de se coupler aux mouvements de la Bourse, est-il tombé dans le même piège que les médias privés vénézuéliens : croire que le peuple n´existe pas et que l´Histoire est finie.


En France la critique des médias sème dans un  terrain encore inégal, les idées qui permettront un jour de démocratiser l´information. Ce n´est pas une “éthique” retrouvée par miracle qui rendrait le Monde, Libération ou TF1 plus “objectifs”. Mais comme le proposait le Conseil National de la Résistance en 1944, l´appropriation citoyenne de l´information.
 
* Licencié en Communications Sociales, IHECS, Bruxelles. Cofondateur des télévisions associatives Teletambores et Camunare Rojo TV. Actuel vice-président de la télévision publique Vive, Venezuela.
http://www.vive-fr.org/blog
 
Thierry Deronne
Vicepresidencia de Producción
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14:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, bolivie, belgique, amerique, capitalisme, courcelles, cuba, cia, colonialisme, chili, democratie, fascisme, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, politique, petrole, presse, propagande, romain, silence, social, syndicats, terrorisme, usa, ven | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/01/2007

20/01/2007: Lettre manuscrite du Président Saddam Hussein au peuple des USA

 Lettre manuscrite du Président Saddam Hussein au peuple des USA.htm

 

 

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Testament

Lettre manuscrite du Président Saddam Hussein au peuple des USA

 

Saddam Hussein, 6 juillet 2006

Au nom de Dieu le Miséricordieux, le Bienfaisant
«Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certains d'entre eux ont atteint leur fin, et d'autres attendent encore; et ils n'ont varié aucunement (dans leur engagement); afin qu'Allah récompense les véridiques pour leur sincérité, et châtie, s'Il veut, les hypocrites, ou accepte leur repentir. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Et Allah a renvoyé, avec leur rage, les infidèles sans qu'ils n'aient obtenu aucun bien, et Allah a épargné aux croyants le combat. Allah est Fort et Puissant.» [Le Coran 33:23-25]
La paix sur ceux qui croient et désirent la paix, et la miséricorde de Dieu et sa bénédiction. Je vous adresse cette lettre depuis mon lieu d’incarcération, pour tenter, en vertu de ma responsabilité morale, humaine et constitutionnelle, de faire qu’aucun parmi vous ne puisse dire ne pas avoir entendu un message de paix après que la guerre ait commencé, pour réfuter ainsi ses prétextes, dans le désir de paix pour vous ainsi que pour notre digne, loyal et héroïque peuple. Alors que je dis cela, je ne sais pas si mes frères et camarades à l’extérieur qui conduisent la Résistance vous ont déjà approché ou pas. Cela est dû à la «démocratie» de vos dirigeants qui depuis mon arrestation à ce jour m’interdit l’accès aux journaux, aux magazines, à la radio et à la télévision. Cela m’a isolé du monde et isole le monde de moi, pour que je ne puisse pas entendre ou voir quoi que ce soit en dehors de mon lieu d’emprisonnement.
Est-ce cela le vrai visage de la démocratie et des droits de l’homme que vos dirigeants préconisent pour l’extérieur des USA !? Ou auraient-ils alors menti? Cette «Démocratie» comprendrait-elle, le meurtre de personnes dans les prisons, certaines au moyen de pistolets par des investigateurs étasuniens. Ou alors tout cela, et d’autres détails encore qui donneraient des cheveux blancs à une personne sensible, vous ont été cachés par vos dirigeants pour que vous ne sachiez pas la vérité!?
En tout cas, je vous adresse cette lettre dans l’espoir qu’elle vous arrivera, et que vous en prendrez connaissance. Sur la base de ma responsabilité je porte ces faits devant l’opinion internationale, quelle que soit sa couleur ou sa nationalité, parce que c’est notre devoir envers elle, de même que c’est le sien envers nous de ne pas accepter la malfaisance.
1. Je vous adresse cette lettre aujourd’hui sur le conseil de mon avocat éminent, le professeur Ramsey Clark. Celui-ci ainsi que le professeur Curtis Dobler sont des exemples de conviction humanitaire et m’ont laissé une très bonne impression. En cette occasion je voudrais saluer leur courage pour s’être proposés pour cette tâche, bien qu’ils connaissaient les dangers encourus – quatre parmi les avocats de la défense ont été assassinés.

Peuple des USA , il me semble que les officiels de votre gouvernement persistent dans le mensonge et ne vous disent pas les raisons exactes pour lesquelles ils ont engagé cette agression. Ils ont trompé délibérément, dès le départ, pas seulement la communauté internationale, et en particulier l’Union européenne mais aussi les peuples des USA  eux-mêmes. Ils n’est pas non plus vrai quand ils disent, après que leurs mensonges aient été découverts, d’avoir été trompés par leurs agences de renseignement et les pantins amenés dans leur fourgon pour les servir en Iraq. Cela rappelle ce qu’avait l’habitude de faire le vieil impérialisme et les vieux empires des 19ème et 20ème siècles. Nos affirmations sont basées sur beaucoup de faits, et voici les principaux d’entre eux:

Les équipes d’inspecteurs – agissant au nom des Nations Unies qui ont fouillé même des maisons privées, des départements gouvernementaux, des palais présidentiels – savaient que l’Iraq n’avait pas d’armes de destruction massive. Les dirigeants de ces équipes étaient étasuniens, britanniques et avaient en plus des espions et des volontaires d'autres nationalités. Ces équipes qui ont fouillé l’Iraq de fond en comble, d’une extrémité à l’autre n’ont jamais trouvé d’informations contraires à celles communiquées par notre gouvernement. Les inspections ont duré plus de sept ans. En plus des équipes qui voyageaient en voiture et à pied, ils se sont servis d’avions espions, d’hélicoptères et de satellites. Les dirigeants étasuniens et britanniques pensaient que c’était l’opportunité historique pour frapper l’Iraq et détruire ses aspirations légitimes, ses éminentes réussites scientifiques et culturelles de ces 35 dernières années. Ils ont fait usage d’informations collectées par leurs espions parmi les équipes d’inspecteurs et ont utilisé - après l’incident du 11 septembre - la soi-disant guerre contre le terrorisme. Ils ont mélangé les cartes pour faire remonter des objectifs décidés d’avance, autres que ceux annoncés publiquement au départ.

Ils ont estimé que l’embargo inique n’avait pas réussi à détruire la volonté de l’Iraq, pas plus que ses aspirations légitimes de se développer économiquement, culturellement, scientifiquement et en tant que civilisation. Ils ont cru que l’Iraq était sur le point de briser l’embargo économique à l’aide de ceux qui coopéraient avec lui sur la base d’intérêts mutuels et des sentiments nationaux fraternels pour ce qui concernait les Arabes. Les dirigeants de votre pays ont cru que là se trouvait leur chance d’imposer leur volonté au monde, par le contrôle du pétrole du Moyen-Orient, sa production et sa nouvelle mercatique et d’autres objectifs – ceux dont nous avons parlé avant 2003 – en plus d’avoir atteint un de leurs objectifs sionistes et obtenir leur soutien à vos élections. L’Iran et ses laquais de leur côté ont joué un sale rôle en faisant paraître l’agression attractive et en facilitant son implémentation.

2. Malgré la pression de l’évidence les officiels étasuniens ne se sont pas retirés de l’Iraq, mais avouèrent que les faits étaient contraires à ce qu’ils avaient affirmé lors de l’invasion de mars-avril 2003. S’ils avaient été honnêtes quand ils ont dit qu’ils avaient été trompés par les informations qu’on leur avait fourni, qui ont servi de justification à l’invasion – comme quoi la sécurité des USA  était affecté – ils auraient dû se retirer de l’Iraq et faire leurs excuses à l’héroïque peuple iraquien, au peuple étasunien et aux peuples du monde pour ce qu’ils avaient commis.

Aucun parmi les [officiels] étasuniens n’a demandé à son gouvernement, avant la guerre, comment l’Iraq qui n’était pas encore sorti du sous-développement, pouvait-il menacer la sécurité d’un pays comme les USA , au-delà de l’Atlantique, et la raison pour laquelle l’Iraq aurait voulu les menacer, surtout à une époque où ceux-ci n’avaient pas encore violé son territoire. Si les officiels étasuniens voulaient promouvoir l’idée que la menace iraquienne provenait de l’opposition entre l’Iraq et les USA  au sujet de l’occupation sioniste de la Palestine et d’autres terres arabes, on peut réponde que l’Iraq n’était pas le seul pays dans le monde, arabe ou non, qui soit dans ce cas. De plus, qui a autorisé les USA  à commander à leur guise les politiques des autres pays et à leur faire la guerre s’ils ne s’y conforment pas? Comment peut-on comprendre l’appel des USA  pour la démocratie, si cela ne permet pas les différences d’opinion même sur des questions de caractère régional, sinon international?

Un autre mensonge était la prétention par les officiels étasuniens que l’Iraq avait des liens avec ce qu’ils appelaient le «terrorisme» alors que le Premier ministre britannique allait déclaré le contraire – l’Iraq ne possédait pas non plus d’armes interdites par les instances internationales - ce qui a obligé Bush de déclarer la même chose. Malgré cela, aucune parmi les personnalités étasuniennes importantes n’a demandé au président Bush, sur quelle analyse rationnelle ou information réaliste reposait cette affirmation. Savez-vous, mesdames et messieurs, pourquoi ils ne l’ont pas demandé? Parce que certains parmi vos personnalités proéminentes sont manipulés par des puissances occultes qui déforment l’information que vous recevez concernant l’Iraq, durant des années ils ont préparé le terrain pour faciliter cette agression. Par conséquent, personne n’a demandé aux officiels étasuniens, par exemple, pourquoi aucun Iraquien n’avait pris part aux événements du 11 septembre!? Et si la participation d’individus à l’attaque de cibles étasuniennes n’implique pas forcément la participation d’un pays, alors, comment pouvez-vous accuser un état comme l’Iraq, dont le caractère de son système politique est connu, de soi-disant relations avec la terreur? Comment pouvez vous accepter cette accusation comme l’une des deux à avoir servi de prétexte pour agresser notre peuple, détruisant son patrimoine et ses réalisations, menaçant des vies directement et journellement?

Le savez-vous, mesdames et messieurs, que j’avais demandé à un des officiels étasuniens qui s’est entretenu avec moi pendant deux semaines: «Sur quoi avez vous basé ces fausses accusations?» Il m’a répondu qu’en ce qui concerne les armes de destruction massive, «nous n’avions rien pour confirmer ce que vous disiez», et concernant les liens avec le terrorisme, il a dit: «Parce que vous, Saddam Hussein, n’avez pas envoyé de lettre de condoléances au président Bush après l’incident» [du 11 septembre].

J’ai souri avec amertume et lui ai dit qu’en ce qui concerne la prétendue absence de confirmations à propos de nos déclarations, il semblerait que vos officiels mentent et imaginent que leurs homologues dans les autres pays du monde font de même ou alors que parmi ceux avec qui vous avez des relations il y en a - qu’ils s’opposent ou s’accordent avec vous - qui ne vous disent pas la vérité. C’est une question dangereuse, pas seulement pour les autres pays dans le monde, mais aussi pour les USA , si personne ne dit leur dit «c’est une erreur» et «ce n’est pas acceptable»! Et à un moment ou les avions étasuniens ciblent l’Iraq et détruisent nos biens publics et privés, tuant sans raison des citoyens iraquiens, y compris des femmes et des enfants, et imposent à notre pays un embargo injuste lui interdisant l’importation même de crayons pour les enfants de l’école primaire, qu’est ce qui obligerait Saddam Hussein à envoyer un télégramme de condoléances au président d’un état, dont les officiels ont commis tous ces crimes, si ce n’était que par hypocrisie et par faiblesse? Je ne suis ni hypocrite ni faible et je n’ai pas envoyé de télégramme de condoléances à Bush. Cependant j’ai été d’accord pour l’envoi d’un tel télégramme au nom du gouvernement par le camarade Tarik Aziz, le Vice-Premier ministre, à notre ami Ramsey Clark et à travers lui aux familles qui ont été frappées.
Les grands états vivent-ils tellement en dehors de la réalité pour imaginer que quiconque n’envoie pas de lettre de condoléances mérite qu’on lui déclare la guerre, ainsi qu’à son pays et à son peuple!? Constatez-vous comment les dirigeants de votre pays se sont même servis de votre sang pour promouvoir une politique dangereuse et agressive? Est-ce une telle moralité que devrait avoir un peuple, des hommes, des responsables politiques? Il n’y a rien de plus grave, et qui conduise à des désastres, que les erreurs commises par des gens frappés de délires, méprisant délibérément le rôle des autres. Il s’agit bien là de la pire maladie des dirigeants étasuniens impliqués dans la guère contre l’Iraq.

3. Après mon arrestation ils ont vainement tenté de m’intimider. Un des leurs généraux m’a fait une série de menaces et essayé de négocier avec moi, promettant de me laisser la vie si je consentais à lire de ma propre voix et à signer une déclaration, qui appelait le peuple d’Iraq et à la Résistance de baisser les armes. Selon mon interlocuteur, si je refusais, mon sort serait celui de Mussolini. Évidemment, j’ai refusé avec dédain; et n’ai même pas touché ce sale document pour ne pas me souiller. Je lui ai dit que si j’avais la chance de m’adresser à mon peuple, je leur demanderait d’intensifier leur résistance.

 

Sept jours plus tard, ils ont envoyé en renfort un groupe. Ils m’ont dit qu’ils venaient d’une université aux USA  et voulaient engager avec moi une large discussion. J’étais d’accord et leur ai confirmé que l’Iraq n’avait rien de ce dont les officiels étasuniens l’accusaient et leur ai conseillé que les é-U quittent rapidement l’Iraq et s’excusent auprès du peuple iraquien. Je les avais alors prévenus de ce à quoi ils sont aujourd’hui confrontés – en fait, avec le temps leur situation empirera et ils n’auront même pas la possibilité de retirer leur armement ni leur équipement quand les deux moitiés de l’Iraq les submergeront, si Dieu le veut, parce que notre peuple est profondément enraciné et consciencieux. Notre libération ne peut être nette et complète que dans l’unité et la tolérance parmi les rangs de notre peuple. Les plaies doivent être soignées et non pas envenimées davantage.

Je les avais alors averti, mais ils n’ont pas changé, ils n’ont pas remplacé les clés du mensonge et persistent à frapper à la porte du mal plutôt qu’à celle de la légitimité. À ce propos j’ai attaché à cette lettre quelques versets d’une longue ode de 56 versets. [Ils n’ont pas été traduits]

 

4. Il n’est pas rationnel, ni convainquant, qu’un pays tel que les USA  ayant accès à toutes les agences de renseignement des pays de l’Est, et de la plupart des pays de l’Ouest, ne sache pas, ni ne puisse apprendre la vérité. Beaucoup de pays dans le monde peuvent trouver un intérêt dans nos guerres, mais les USA , malgré ce qu’ils peuvent penser, n’en ont pas, bien au contraire.

 

Les USA  sont un grand pays de l’autre côté de l’Atlantique. Un grand pays d’une telle puissance inégalée, faisant penser à certaines gens chez vous qu’il est en voie de devenir un empire mondial. N’ont-ils pas appris la leçon de la guerre du Vietnam? Alors que les Occidentaux appuyaient l’idée que le communisme international et le bloc soviétique étaient une menace pour leurs intérêts et leur sécurité, cette propagande n’était qu’un piètre prétexte. Néanmoins les USA  s’en sont servis, se sont enrobés dedans, jusqu’à ce que le peuple héroïque du Vietnam les expulsé par la force.

 

Pour ce qui concerne l’invasion de l’Iraq, elle est survenue dans un contexte où le premier pas était facile, du point de vue de la réaction de la communauté internationale et du rapport de forces international. Pourtant elle s’est avérée plus coûteuse que leur guerre contre le Vietnam. C’est dû au fait que lorsque les USA  ont été expulsés du Vietnam, ils n’ont pas perdu de leur prestige, ni de leur rang. Mais quand ils seront expulsés, voire mis en déroute par un pays comme l’Iraq, qui n’a pas l’appui direct d’une grande puissance, ils perdront le fondement de leur position et de leur crédibilité internationale.

 

En fait, leur réputation a déjà commencé à se désagréger. Ils ne sont plus en mesure de brandir le grand bâton et menacer de s’en servir comme ils le faisaient dans le passé, quand la menace accomplissait davantage que son usage. J’irai plus loin encore et dire qu’après cette guerre, ce bâton n’effraye plus beaucoup de monde, et les USA  ont besoin du silence des pays les plus petits et les plus modestes, à qui ils tentent de faire plaisir pour qu’ils ne dénoncent pas leurs crimes et leurs politiques téméraires et déviantes.

Dans le passé, beaucoup de pays dans le monde s’étaient habitués à courtiser les USA . La plupart d’entre eux, hormis quelques-uns, cédaient aux menaces ou les parent avec des arguments défensifs. Mais maintenant, Mao Zedong, de chère mémoire, rit dans sa tombe parce que sa prédiction a été réalisée, les USA  se sont avérés un tigre de papier. Cela a été par la volonté du Dieu éternel et vivant et des ses représentants sur terre, les héroïques Moudjahidin dans le glorieux, vertueux, militant, Iraq djihadiste. Que Dieu bénisse le peuple héroïque de l’Iraq, que Dieu bénisse le djihad et les Moudjahidin.

 

Mesdames et messieurs, peuple des USA , l’époque est terminée où les armées les plus grandes et les mieux armées pouvaient vaincre les formations organisées de l’armée opposée et amener ainsi leur guerre à un terme. Maintenant regardez notre armée courageuse, notre peuple héroïque et nos Moudjahidin, ont remplacé le système de formations organisées avec une nouvelle façon de faire la guerre. Au fur et à mesure que les étasuniens sur le terrain deviennent les cibles des armes des révolutionnaires ou sont attaqués par des meurtrières bombes humaines, dont le corps est empli de la foi en Dieu, la supériorité étasunienne s’effrite. En fait, dans le proche avenir, cette supériorité deviendra un fardeau et l’équipement difficile à récupérer. Les USA , se fieront-ils à la voix de la rationalité qui appelle à la préservation de ce qui leur reste encore, ou à Satan, le dissimulateur, et aux suppôts du sionisme pleins de haine, qui continueront à pousser les étasuniens jusqu’à ce que les vagues les avalent et qu’ils sombrent dans les profondeurs de la mer enragée?

Qui, après tout, a décrété que le gouvernement des USA  deviendraient le gendarme du monde, modelant le monde suivant leur souhait, donnant des ordres aux pays du monde? Saddam Husssein, mesdames et messieurs, est un honorable patriote, un homme honnête. Il est un homme d’état résolu à implémenter la loi, avec justice, mais bienveillance. Il aime son peuple et sa nation. Il est droit. Il ne trahit, ni ne trompe. Il parle la vérité même contre lui-même. Est-ce que des tyrans comme Bush aiment de telles caractéristiques? Si Bush avait été une des personnes telles que De Gaulle ou même Reagan, peut-être les aurait-il comprises ou tout au moins il ne les aurait pas détestées. Mais je dois vous avertir que votre pays découvrira plus encore, mesdames et messieurs. Votre pays à perdu sa réputation et sa crédibilité. Vos compatriotes qui pouvaient voyager de par le monde, être respectés, en sécurité et les bienvenues où qu’ils aillent, ne peuvent plus maintenant sortir des USA  sans craindre pour leur vie. Votre département d’état émet constamment des mises en garde sur les régions du monde qui sont dangereuses pour vous.

Ce sont les dirigeants des USA  avec leurs politiques qui ont créé dans le monde une atmosphère anti-étasunienne par leur comportement arrogant, leur attitude hautaine et agressive, leur manque de respect pour la loi internationale et la sécurité du monde – y compris la sécurité de ma nation arabe, par leur soutien à l’entité sioniste en Palestine – et leurs positions sur d’autres questions mondiales et humaines.

Aujourd’hui vous êtes dans une situation internationale fâcheuse et personne d’autre que vous-mêmes, ne peut vous secourir. Si vous vous réformez vous ouvrirez pour vous et le monde une nouvelle opportunité. Il vous appartient de décider de prendre ou pas cela en compte. Ce dont vous avez besoin est une concurrence libre et juste dans une situation de paix, pour assurer la sécurité.

 

Bien après le 18ème siècle ils sont venus comme les anciens envahisseurs au Moyen-Orient rappeler des souvenirs qui réveillent et suscitent la résistance. Le Moyen-Orient, la patrie arabe en particulier, a été le berceau de prophètes et de messagers de Dieu. Est-ce que ce berceau à prophètes, l’endroit où ils sont enterrés, serait aussi la maison de démons et de leurs adeptes – les envahisseurs malveillants?

Nous avons cru, et notre foi nous a convenu

 

Puis sont venus le Sionistes avec le diable pour guide

Ils ont surgi sur nous comme des envahisseurs, injustes.

 

Ils n’ont pas arrêté leur progression, ni resté sur place,

 

Leur patron diabolique avait préparé leur dilemme.

Mais pour nous, nous avons comme patron Dieu le Miséricordieux.

Peuple des USA , malgré les crimes que votre gouvernement a perpétré contre notre peuple, notre nation arabe et l’humanité, le peuple d’Iraq – et par là j’entends les vrais Iraquiens, pas ceux dont la loyauté est aliénée, ceux qui préfèrent servir des étrangers plutôt que leur peuple – je parle du peuple libre d’Iraq, qui même dans les circonstances présentes ne pense pas seulement à sa destinée mais aussi de la destinée des autres, là où il est possible de trouver une solution à un problème pénible.

 

Sur cette base j’ai dit à quelques étasuniens que j’ai rencontré en prison, pourquoi n’arrivez-vous pas à un accord avec la Résistance pour désigner un pays et définir des modalités qui permettraient à la Résistance de livrer les soldats étasuniens qu’elle capture, plutôt que d’avoir à les exécuter comme c’est le cas, semble-t-il, aujourd’hui. En fait le degré de responsabilité de la résistance pour cela est inconnu, mais il est connu que les USA  n’ont pas respecté la loi internationale en Iraq, y compris les Conventions de Genève concernant les prisonniers et les détenus. Que la responsabilité incombe à la Résistance ou à d’autres parties sans lien avec elle, la justification pour cela réside dans le fait qu’il n’y a pas de lieu convenu où garder des prisonniers.

Donc pour faire face aux nécessités humanitaires et pour éliminer la justification de tuer les prisonniers je vous fais cette proposition ainsi qu’à la Résistance et à tous ceux concernés. Je fais cela avec les meilleures intentions. Si vous l’acceptez, et respectez les Conventions de Genève alors l’argument de ceux qui tuent plutôt que prendre des prisonniers disparaîtra. Mais si votre gouvernement ne l’accepte pas, il portera la responsabilité pour l’avoir refusée, ainsi que toutes les conséquences. Cela sera particulièrement vrai si le nombre de prisonniers étasuniens dans l’avenir augmente, et nous croyons que tel sera le cas. Votre gouvernement est-il incapable d’anticiper avant qu’il ne soit touché?

Mesdames et messieurs, l’heure est venue à votre gouvernement de considérer tous les peuples comme ses égaux devant la loi internationale quelle que soit leur importance et les pays auxquels ils appartiennent. Quand un pays viole la loi internationale, que ce soit par sa politique ou par le comportement de son armée, il doit subir les conséquences de ses actes et n’a pas le droit de demander à d’autres de le protéger en vertu des lois qu’il a bafouées.

Mesdames et messieurs, ceux qui ont manqué leur chance d’essayer de prévenir la guerre, ont encore la possibilité d’agir pour y mettre un terme et ramener la paix et la liberté en Iraq selon la volonté de son peuple, sans intervention étrangère quelle qu’elle soit.

Peuple des USA , je vous parle ni par faiblesse, ni en suppliant. Moi, mon peuple, mes frères, mes camarades et ma nation – nous nous adressons à vous sur la base de la responsabilité morale et humaine. Je vous dis que les officiels que vous connaissez, et le premier d’entre eux, votre Président, vous a menti, fourvoyé et trompé en se servant des media qui vous ont dépeint l’Iraq comme incorrigible et Saddam Hussein comme un haïssable dictateur, que son peuple hait et n’attend que l’opportunité pour s’en débarrasser. Certains, se vautrant dans le mensonge et la fausseté au point de déclarer ouvertement que les Iraquiens accueilleraient les envahisseurs avec des fleurs; des chants et des cymbales.

Je sais que beaucoup de personnes ne font pas suffisamment d’analyses, n’ont pas le temps, ni la capacité, ni le désir de faire des évaluations précises pour découvrir la vérité quand des informations falsifiées leur sont présentées. Les peuples des USA  n’avaient pas la possibilité de vérifier, par exemple: pourquoi, si le peuple d’Iraq haït Saddam Hussein, comment a-t-il réussi à battre l’Iran de Khomeini après huit ans de guerre d’agression que l’Iran a tenté de nous imposer sous le slogan d’exporter la révolution en commençant par l’Iraq? Peuple des USA , la victoire sur Khomeini n’était pas due à la brièveté de la guerre. Elle n’est arrivée qu’après huit ans de guerre d’usure où nous avons perdu des dizaines de milliers d’hommes de notre côté et des centaines de milliers du côté iranien.

Et si Saddam Hussein avait été un dictateur, pourquoi a-t-il établi un parlement avec des élections pour la première fois en 1980, pendant la guerre, alors qu’il n’y avait pas de parlement en Iraq depuis 1958? Si lui et son gouvernement étaient des dictateurs, comment a-t-il pu visiter des écoles, des universités, des villes et des villages et passer la nuit avec le peuple où qu’il se trouvait? Comment pourrait-il voyager et se guider, sur le front de la bataille, la nuit et le jour, même dans les tranchées des lignes avancés parmi des soldats musulmans!?

Oui mesdames et messieurs, votre gouvernement vous a trompé, et vous, ou plutôt pour la plupart d’entre vous, n’avez pas eu l’opportunité d’enquêter par vous-mêmes ou par d’autres moyens pour découvrir la vérité parce que le lobby sioniste qui poussait à la guerre, ensemble avec quelques centres de pouvoir, vous trompaient, vous bernaient, cachaient à vos yeux la réalité, échangeant les faits pour de l’information falsifié et tendancieuse. La dernière raison et ce n’est pas la moindre, si Saddam Hussein avait été un dictateur haï et méprisé par son peuple, comment se fait-il que son peuple l’ait enduré et pourquoi aurait-il été choisi par référendum?

Peuple des USA , les infortunes qui vous ont affligé – et cela comprend la chute de crédibilité – ainsi que celles qui ont affligé la nation arabe à l’intérieur de laquelle l’héroïque peuple iraquien, sont dues au comportement téméraire de votre gouvernement soumis à la pression sioniste et des centres de pouvoir, qui l’ont conduit à commettre ces crimes et ces actions scandaleuses à des fins spécifiques qui n’ont rien à voir avec vos intérêts. La responsabilité pour les massacres et le sang qui coule maintenant à torrents dans les rues et la campagne d’Iraq, incombe aux USA  avant tout autre. Vous savez, ou plutôt vous devez maintenant avoir compris, que ni les pantins que les forces étasuniennes ont amené dans leurs avions ou abord de leurs chars, ni l’Iran qui poussait et continue à pousser en avant ceux qui le soutiennent, n’auraient pu causer ce bain de sang, ni atteindre notre honneur, ni détruire la propriété de notre peuple et de notre état, si les USA  n’avaient pas entrepris et ordonné, cette agression. Ils continuent encore à donner des ordres dans la Zone Verte. Par conséquent les USA  porte le blâme de tous ces crimes et tous ces outrages. Ainsi, pourriez-vous mettre fin à ce qui arrive en utilisant comme méthode la vérité directe sans évasion ni digression? Ou inviteriez-vous la machine de la mort à continuer à dévorer la chair des Iraquiens et la chair des étasuniens sans rien faire pour arriver à une solution.

Il est de votre responsabilité historique, mesdames et messieurs, d’arriver à faire ce changement, car vous pourriez sauver les restes de la réputation et de la crédibilité des USA  et de ses intérêts légitimes. Si vous ne faites rien, vous resterez silencieux à propos de quelque chose de mal. «Ô notre Seigneur! Déverse sur nous l'endurance et fais nous mourir entièrement soumis.» [Le Coran 7:126]

Peuple des USA , les guerres que votre gouvernement promeut dans le monde – une d’entre elles étant l’Iraq – sous l’influence de certains centres de pouvoir – que vous connaissez mieux que nous – ne sont pas dans l’intérêt du peuple des USA . Vous savez mieux que beaucoup d’autres, comment vous avez payé de votre sang pour vous libérer du colonialisme britannique et après cela comment les USA  d’Amérique ont été unifiés et les rivières de sang versées pour que cela s’achève. Ainsi mesdames et messieurs, comment acceptez-vous cette interférence qui abaisse les USA  avant d’abaisser l’Iraq? Comment pouvez-vous accepter non seulement l’invasion mais aussi que votre gouvernement s’embourbe dans les affaires internes de l’Iraq? Vous savez que l’Iraq est une terre de prophètes, de messagers et de figures intègres. Vous savez que Bagdad est au regard du monde islamique, la quatrième ville la plus sainte de la patrie arabe après la Mecque , al Médina et Jérusalem. Comment pouvez-vous imaginer que l’Iraq pourrait se concilier avec le règne colonial, même s’il arrive cette fois-ci sous un autre nom et sous d’autres slogans? Sauvez votre pays, mesdames et messieurs et quittez l’Iraq.

Paix!

 

Dieu est le plus grand! Dieu est le plus grand!

Signé


Saddam Hussein

Original : albasrah.net
Traduit de l'arabe par Alexandre Moumbaris

URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1934&lg=fr

 

 

Source : TLAXCALA
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=1934

20:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak, occupations, guerre, usa, grande-bretagne, euro-dictature, otan, onu, terrorisme, fascisme, imperialisme, colonialisme, histoire, actualite, romain, belgique, courcelles, resistance, solidarite, democratie, liberte, repression, capitalisme, oppression ca | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/01/2007: En Irak, des syndicalistes en lutte - Bulletin d'informations du 20 janvier 2007

En Irak, des syndicalistes en lutte - Bulletin d'informations du 20 janvier 2007

 

Bulletin d'informations du 20 janvier 2007

 

En Irak, au milieu de la guerre civile et de l’occupation militaire, les syndicats restent l’un des seuls traits d’union entre travailleurs, hommes et femmes, de différentes origines culturelles ou confessionnelles. Malgré les difficultés, ils luttent pour améliorer la vie quotidienne, obtenir des droits sociaux et en finir avec l’occupation.

En Irak, des syndicalistes en lutte

La Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak (FCOSI) a organisé, le 27 décembre à Bassora (sud de l’Irak), une importante manifestation contre la hausse du prix du fuel, devant le siège de la Compagnie pétrochimique publique. La hausse des prix est organisée par le gouvernement afin de faciliter le processus de privatisation.

« Sous prétexte de faibles profits, des milliers de travailleurs risquent d’être mis dehors », a dénoncé Falah Alwan, secrétaire général de la FCOSI. En effet, 5000 ouvriers de la raffinerie sont menacés de licenciements liés à ces privatisations. Déjà, les salaires, qui sont gelés depuis plusieurs années, sont payés avec un retard toujours plus important. Une seconde hausse du prix du fuel, principal moyen de chauffage, est prévue en mars.

Le 12 janvier, à l’appel de la FCOSI et d’autres organisations, des travailleurs de quartiers sunnites et chiites ont manifesté ensemble contre la corruption  la centrale électrique de Karbala, à 100 km au sud de Bagdad. La FCOSI a appelé au départ des troupes d’occupation et exigé que les ouvriers jouent un rôle déterminant dans la création du futur gouvernement irakien dans les lois sociales et dans la constitution.

A Zakho, au Kurdistan d’Irak, la FCOSI dénonce les discriminations contre les travailleurs Arabes venus du centre et du sud de l’Irak, qui reçoivent des paies inférieures à celles des Kurdes et des travailleurs étrangers. Les ouvriers arabes sont de plus en plus nombreux à venir chercher du travail à Zakho et dans les autres villes Kurdes, en raison du manque de boulot et de sécurité dans le centre et dans le sud.

A Bagdad, le Syndicat des services de la FCOSI évalue à 132 le nombre des coiffeurs assassinés par les milices islamistes dans les quartiers d’Al-Amil et Al-Bayaa. Les islamistes considèrent que la coiffure est contraire à la religion.

Enfin, le 5 décembre 2006 à Bagdad, plusieurs leaders syndicaux de la FCOSI, présidée par Falah Alwan, de la FGTI (Fédération générale des travailleurs irakiens), présidée par Hmoud Majid et du Syndicat des ingénieurs en Irak, présidé par Ali Husein Msheil, se sont rencontrés dans les locaux de la FCOSI, rue Al-Zaim à Bagdad, en vue d’organiser une conférence générale des travailleurs. Leur objectif est de discuter des problèmes essentiels des travailleurs dans la situation de guerre civile et de mettre fin à la division actuelle du mouvement ouvrier. Déjà, lors de son premier congrès, la FGTI avait lancé un appel en faveur d’une fusion avec la FCOSI.

 

Agenda

Nicolas Dessaux présentera son livre "Résistances irakiennes  contre l'occupation, l'islamisme et le capitalisme" :

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20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak, occupations, imperialisme, fascisme, terrorisme, usa, liberte, democratie, guerre, barbarie, actualite, histoire, romain, courcelles, solidarite, syndicats, social, resistance, capitalisme, oppression capitaliste, repression, colonialism | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/01/2007

20/01/2007: Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : samedi 20 janvier 2007 18:04

Objet : Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

 


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----- Original Message ----- 

From: sc

Sent: Saturday, January 20, 2007 7:38 AM



Tsahal ou le mythe de « l’armée la plus morale du monde »

Silvia Cattori

19 janvier 2007

 

En Israël les gens sont généralement très fiers de leur armée. Les autorités israéliennes se sont toujours attachées à la présenter comme quelque chose de pur, de noble, d’unique. Et d’aller répéter que c’est « l’armée la plus morale du monde ».

 

Tsahal (Force de défense israélienne) n’est pas une armée de défense, comme son nom l’indique, mais une armée offensive, xénophobe, responsable de la plus vaste épuration ethnique et de la plus longue occupation militaire du monde moderne.

 

Créée en mai 1948, avec la participation des organisations terroristes Haganah, Lehi, Irgoun, Tsahal est une armée offensive au service de l’idéologie raciste du Grand Israël. Ses premiers faits d’armes et de sauvagerie ont été de planifier et d’exécuter les massacres ainsi que la destruction des villes et villages qui devaient pousser les Palestiniens à l’exode et aboutir à leur déportation pour édifier, en lieu et place, un État réservé « exclusivement aux juifs ». Cette purification ethnique, qui a vidé la Palestine des trois quarts de sa population autochtone et l’a rayée de la carte, est cyniquement qualifiée de guerre d’indépendance par les Israéliens. Une guerre coloniale, et une épuration ethnique, qui n’ont jamais cessé.

 

C’est cette terreur organisée -institutionnalisée par des centaines de lois racistes et de mesures d’apartheid dites de « séparation »- qui réglemente tout le quotidien des Palestiniens de façon à les maintenir sous la domination et sous le contrôle total de l’armée israélienne, qui a permis à Israël d’imposer sa « suprématie juive »

 

L’armée israélienne a le droit de tout faire. Se servir d’un arsenal militaire, conçu pour affronter des armées modernes aguerries, contre des civils complètement démunis, femmes et enfants y compris. « Israël a le droit de se défendre » est le leitmotiv des autorités israéliennes quand les protestations de l’opinion le mettent en question. Le problème est que ce « droit de se défendre » qu’Israël revendique, est à sens unique, exclusif, comme tout ce qui a trait à son projet d’expansion coloniale. Dans les années 80, les soldats de Tsahal visaient les jambes des enfants, en 90 les bras, dès 2000 la poitrine et la tête. « Israël a le droit de se défendre » rétorquent lâchement les « grands » de ce monde quand la vue de ces massacres odieux révulse les citoyens. Autrement dit, l’armée israélienne a le droit de massacrer des peuples en toute impunité. Or, même les enfants peuvent comprendre que, quand Israël envoie des bataillons de soldats et de chars tirer avec des canons de guerre sur des populations mises en situation d’infériorité et dans l’incapacité de riposter, ce n’est pas pour « se défendre », bien évidemment, mais pour avilir, humilier, exterminer, et signifier à ces Arabes qui s’obstinent à rester, malgré la dureté, sur le peu de terre qu’il leur reste, que c’est Israël le maître.

 

En 2006, les soldats israéliens ont ôté la vie à 742 Palestiniens, (dont 145 enfants), en ont blessé 3.735 et enlevés 5.671 autres, dont 360 enfants. 210 Palestiniens ont été tués dans des assassinats ciblés. Durant la même période, les Palestiniens ont ôté la vie à 23 Israéliens et enlevé un soldat, en tout et pour tout.(1)

 

La politique de « défense » de l’État d’Israël est ni plus ni moins du « terrorisme d’État ». Avec ses escadrons de la mort (Forces spéciales) qui débarquent par surprise dans la vie précaire des villageois palestiniens et ne laissent que cadavres et douleurs derrière eux, avec ses agents secrets qui fomentent des attentats terroristes -qu’ils attribuent ensuite aux Arabes-, avec plus de 600.000 soldats et réservistes qui, une fois dans les zones occupées, ne connaissent que le langage du meurtre et de l’humiliation,(Israéliens ou double nationaux d’origine russe, polonaise, moldave, américaine, française, etc) Tsahal n’est donc pas cette entité auréolée de vertus que présentent les journalistes asservis à Israël. Mais une armée exclusive, barbare.

 

Pour ces populations arabes occupées par des forces étrangères, c’est une chose humiliante que de voir ces troufions venus du dehors tourner leurs armes et leur haine contre eux, et de s’entendre dire que la Palestine leur appartient, que « cette terre, c’est Dieu qui la leur a donnée ». Il y a un racisme latent en Israël qui s’exprime du reste ouvertement ; un refus majoritaire de considérer les voisins arabes comme des êtres dignes d’être traités humainement, en égaux.

 

L’idée de se sacrifier pour l’État d’Israël est très ancrée dans l’esprit de ces Israéliens qui ont « grandi dans le berceau du sionisme». Il n’y a pas une famille israélienne qui ne tire bénéfice, directement ou indirectement, de l’occupation militaire. Dès l’âge de 18 ans, les filles et les garçons ont l’obligation d’accomplir 3 ans de service militaire (2 ans pour les femmes), puis un mois par année jusqu’à 50 ans.

 

« Notre armée est pure. Elle ne tue pas des enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et à cause de notre morale il y a peu de victimes » disent les généraux israéliens dans le film Tsahal de Claude Lanzmann. Ainsi, comme on le constate ici, ceux qui en Israël ont les mains couvertes de sang, sont toujours montrés comme des agneaux, et l’opinion internationale est maintenue dans l’ignorance par ces cinéastes, journalistes et écrivains qui, en travestissant la réalité, se rendent complices de leurs crimes de guerre.

 

De quelles « valeurs morales » peut-on se prévaloir quand on envoie des soldats déguisés en Arabes exécuter, sans autre forme de procès, des Palestiniens qui ne sont ni armés ni dans une position de combat, et des avions de guerre bombarder des maisons remplies de femmes et d’enfants ? Ce qui se passe sur le terrain contredit malheureusement ces généraux à qui Claude Lanzmann a donné la parole.

 

Israël viole toutes les lois internationales. Il a légalisé la torture, la prise en otage des familles dont un membre est recherché, les châtiments collectifs, les arrestations et les exécutions extrajudiciaires, les réquisitions de terres, le contrôle de 80 % des ressources arabes en eaux, le bouclage des villes et des villages qui interdisent les déplacements et emprisonnent des millions de Palestiniens. Cette liste n’est pas exhaustive.

 

Le quotidien des Palestiniens a toujours été bouleversé par les assassinats, les dévastations, les enlèvements perpétrés par ces bataillons de soldats qui font irruption à toute heure du jour et de la nuit, envahissent leurs foyers de façon violente, massive, cassent tout, effrayent, humilient les parents en présence de leurs enfants, enlèvent les hommes ; assassinats, dévastations et enlèvements qui n’ont cessé de se multiplier et de redoubler en cruauté depuis 2000. Ce fut durant cette période, fort traumatisante pour les Palestiniens, que l’on a entendu parler de ces Israéliens, appelés « refuzniks », qui refusaient de servir en Palestine. Ce qui fit naître l’espoir que la paix puisse trouver une chance dans ce refus.

 

En juillet 2006, l’armée israélienne envahissait à nouveau le Liban. C’est à ce moment là que nous avons rencontré des anciens soldats connus pour avoir signé le manifeste « Courage de refuser ». En 4 ans, seuls quelques 600 Israéliens l’ont signé. Alors que leur pays était engagé dans une nouvelle guerre inhumaine, déséquilibrée, illégale, qui entraînait la mort de centaines de Libanais, il était étonnant de constater que ces refuzniks dont le refus de servir avait fait rêver des foules de gens au-dehors, étaient favorables à cette guerre horrifiante lancée par Israël. En témoignent les réponses d’Elad, 32 ans, physicien, proche des « Anarchistes contre le mur », (2) que nous avons recueillies alors qu’il attendait de partir, une bourse européenne en poche, au Centre universitaire européen en Hongrie.

 

- Faites-vous toujours partie du mouvement « refuzniks » ?

 

- J’ai signé l’appel “Courage de refuser”, mais je n’en fais plus partie. Leurs membres sont sionistes.

 

- Peut-on être refuznik et sioniste ?

 

- Naturellement ! Que veut dire le terme sioniste pour vous ? Vous pouvez être sioniste et être contre l’occupation. Le sionisme a différentes significations. Pour les Palestiniens, cela veut dire que vous brutalisez leurs terres. Donc, pour eux, tout Israélien qui soutient l’occupation est sioniste, une mauvaise personne. Mais, en Israël, le sionisme signifie quelque chose de bien. Ce terme a une signification positive. Aider une vieille dame à traverser la rue, par exemple, est qualifié comme un geste sioniste. Dans l’opinion, plus généralement parlant, le sionisme signifie qu’Israël doit être un État juif. Bien des gens appartenant au mouvement « Courage de refuser» se définissent comme sionistes. Je ne suis pas sioniste. Je ne pense pas que le concept d’État juif soit un concept juste: je pense qu’il implique le racisme à un niveau très profond.

 

- Que ressentez-vous, en ce moment où votre pays est à nouveau engagé dans une guerre au Liban et où vos frères rasent villes et villages ?

 

- Je pense que le Liban doit décider si c’est un État ou pas. Il y a deux armées au Liban. Une armée qui est démocratique, qui est la plus petite et la moins efficace des deux, et qui n’exerce pas sa souveraineté. Et l’armée du Hezbollah qui est, selon tous les critères, une bonne armée, mais qui ne répond pas au peuple libanais ; qui agit au nom de Nasrallah et répond à la Syrie et à l’Iran. C’est une armée de guerre. Le Hezbollah veut la guerre ; la guerre est un bon business pour le Hezbollah. Je ne pense pas que c’était au peuple libanais de payer le prix. D’un autre côté, j’ai lu qu’Israël a tué des centaines de personnes en peu de jours. C’est horrible et, moralement, il n’y a pas d’excuse à cela. Et stratégiquement cela ne sert aucun objectif. Ils ont juste détruit le Liban. Je pense que c’est ce que le Hezbollah voulait et que c’est une bonne chose pour lui.

 

Ici, nous avons été déconcerté de l’entendre faire sienne la propagande militaire la plus sommaire. Cet homme, que nous avions en face de nous et que nous avions souhaité rencontrer en pensant que sa façon de voir trancherait avec celle de l’État Major israélien, et de ses compatriotes en général, ne se démarquait pas de leurs opinions.

 

- A Bil’in, vous soutenez les Palestiniens que l’armée israélienne combat, et au Liban, vous soutenez l’armée israélienne ? N’est-ce pas contradictoire ?

 

- Oui, c’est comme cela. En fait, si je considère les choses en profondeur, quand je m’oppose à ce que fait l’armée, je le fais dans l’espoir d’avoir une vie meilleure ; je ne le fais pas pour les Palestiniens, mais pour moi-même.

 

- Avez-vous tué des Libanais quand vous étiez au Liban dans les années 90 ?

 

- J’avais 18 ans quand j’ai commencé l’armée. Après une année d’entraînement en Israël, entre 1995 et 1996 je suis allé au Sud Liban et j’en suis revenu à l’âge de 21 ans. J’ai reçu plus de coups que je n’en ai donnés. Des amis ont été tués. C’était comme à la guerre.

 

- Vous vous êtes battu à Cana en 1996. N’avez-vous pas envie d’en parler ?

 

- Oui je me trouvais à Cana lors de l’opération appelée «  Raisins de la colère ». Ce qu’ils ont fait alors était très violent mais moins violent que ce qu’ils font aujourd’hui. L’objectif de cette opération était le même que celui que poursuit l’armée israélienne aujourd’hui : en finir avec le Hezbollah et faire pression sur le gouvernement libanais pour faire taire les armes du Hezbollah.

 

- Votre bataillon a tiré tout en sachant qu’il y avait là des civils non armés ?

 

- Ils ont tirés sur le mortier. La bombe n’a pas été tirée dans le but de tuer des gens. Après une semaine de combat, le Hezbollah a installé ses mortiers près du camp de réfugiés pour tirer contre les positions israéliennes, pensant que l’armée israélienne ne tirerait pas là. Les forces israéliennes ont été touchées par le Hezbollah et elles ont demandé de pouvoir tirer contre cette position. C’est alors qu’une des bombes est tombée sur le camp des réfugiés sous protection des Nations-Unies.

 

- Comment pouvez-vous dire « ils ont tiré sur le mortier » alors qu’il y a eu au moins 130 réfugiés palestiniens tués et des centaines de blessés. Un bain de sang énorme ! C’étaient pourtant des femmes et des enfants et pas des combattants du Hezbollah ?

 

- La cible était le mortier.

 

- Comment peut-on tirer pour faire taire un mortier quand on sait que l’on peut tuer des femmes et des enfants ?

 

-L’objectif était le mortier.

 

Aucune émotion, aucune inflexion dans la voix. Aucune confidence, pensions-nous. Des réponses brèves, désincarnées, apprises par cœur. S’agit-il, pensions-nous, pour tous ces soldats qui ont été envoyés sur le front massacrer des civils, de ne jamais avouer un meurtre, ne jamais assumer le fait que toute opération militaire sur le terrain est une responsabilité collective, ne jamais incriminer ses camarades ?

 

- Vous ne semblez pas condamner cette action ?

 

- Non je ne blâme pas le soldat qui a tiré sur le mortier. Il a reçu une liste de numéros, il les a mis sur l’ordinateur et il a tiré. Je blâme le gouvernement israélien qui ne devait pas entrer au Liban, ni lancer cette opération, et ne devait pas se servir des populations civiles pour obtenir des buts politiques.

 

- C’est à ce moment là que vous avez quitté l’armée ?

 

- Je n’avais plus que quatre mois avant le terme quand j’ai dit que je ne voulais plus continuer.

 

- Et, aujourd’hui, vous êtes d’accord avec votre gouvernement qui massacre des femmes et des enfants ?

 

- En ce temps là, le Hezbollah se battait contre l’occupation de nos troupes. Aujourd’hui c’est différent; ce que fait le Hezbollah n’est pas légitime.

 

- Au moment où nous parlons, l’armée israélienne occupe et bombarde ces mêmes lieux où vous avez combattu. Que ressentez-vous ?

 

- Oui, je connais très bien les lieux où ils se trouvent en ce moment. J’étais là dans le village de Marjaron où il y a eu une grande bataille hier. Et à Benjel où ils sont en train de se battre.

 

- Vous avez signé hier le manifeste « Courage de refuser », et vous semblez être totalement d’accord aujourd’hui avec l’agression du Liban par l’armée israélienne ?

 

- Je ne voudrais pas être envoyé au Liban. Cela dit, la guerre n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé des soldats. Je pense que le Hezbollah voulait la guerre. Leur but est de tuer des civils. Israël n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé…

 

- Les informations que nous avons indiquent que les soldats israéliens enlevés par les forces du Hezbollah se trouvaient à l’intérieur du Liban ?

 

- Ce n’est pas ce que je sais. Ce qui est sûr est qu’ils ont été kidnappés en Israël.

 

- Israël a envahi le Liban, rasé des villages pour trois soldats captifs. Cela n’indique-t-il pas qu’Israël avait un plan, qu’il voulait partir en guerre et qu’il a sauté sur l’occasion ?

 

- Bien évidemment qu’Israël a des plans prêts. C’est ce qu’une armée fait. De toute évidence, ce qui se passe va au-delà du kidnapping de deux soldats. La décision d’aller au Liban a été basée sur le fait que, si le Hezbollah fournissait un prétexte, Israël saisirait cette occasion comme élément déclencheur pour changer les règles du jeu au Liban. La dureté de la réaction d’Israël tient à diverses raisons. L’une d’elles est qu’Israël a compris que, s’il intervient au Liban, son action doit être très dure, très efficace. On ne peut pas laisser les choses comme cela, dans une situation où il y a deux armées au Liban. Qui est le souverain ? Le Hezbollah ou le gouvernement libanais ? Par son intervention, Israël signifie au Liban qu’il n’est pas tolérable pour lui de se soumettre à une situation où le Liban n’est pas un Etat souverain. Il y a deux armées au Liban et l’une d’elles fait ce qu’elle veut alors qu’il n’y a plus d’occupation israélienne au Liban.

 

- J’étais récemment au Liban. Israël violait l’espace aérien jour et nuit ; et les  fermes de Sebha sont considérées par les Libanais comme occupées ?

 

- Sebha c’est quelques centaines de kilomètres carrés. Le Hezbollah s’en sert comme prétexte pour continuer de se battre. La guerre est un bon business pour le Hezbollah.

 

- Mais ne croyez-vous pas que la branche armée du Hezbollah qui défend le Liban contre l’agression israélienne mène une lutte de résistance ? N’y a-t-il pas là tout un peuple qui résiste contre son envahisseur ?

 

- Quelle résistance ?

 

- Le peuple Libanais est unanime, semble-t-il, à soutenir les forces qui mènent une lutte de résistance ?

 

- Résistance contre quoi ?

 

- Les Libanais qui se font massacrer n’ont-ils pas le droit de se défendre ? Vous soutenez bien le mouvement des « Anarchistes contre le mur » qui vont manifester chaque vendredi à Bil’in contre votre armée. Le Hezbollah au Liban résiste comme les Palestiniens résistent à Bil’in. N’est-ce pas le même combat ?

 

- Soutenir Bil’in c’est ce qu’il faut faire. Ce qui se passe au Liban et dans les « territoires » n’a rien en commun.

 

Pas un mot ne désigne les choses par leurs noms : Palestine, Palestiniens. On reste dans l’abstraction. Pas de « nous », pas de reconnaissance des responsabilités.

 

Les réponses d’Elad soulèvent d’autres questions. Les refuzniks n’ont-ils pas été un facteur d’équilibre à un moment où les atrocités de Tsahal risquaient par trop de retourner l’opinion ? N’ont-ils pas été un effet de marketing, de mode ? Présentés comme une « lumière d’espoir et de courage » par ceux qui, dans le camp de paix, véhiculent des illusions, n’ont-ils pas volé la place des résistants qu’Israël traite de « terroristes », et que ses F 15 exterminent avec des missiles en violation de toutes les lois internationales ? Un militant pour la justice en Palestine nous donne ici sa réponse.

 

« Les refuzniks sont restés un mouvement très marginal en Israël. On leur a accordé une place sans commune mesure avec leur réalité. Composé de divers groupes qui, en gros, sont d'accord sur le refus d'aller faire leur service, et leurs temps de réserve, dans les "territoires palestiniens occupés". Leurs motivations sont morales et politiques. La première phrase du manifeste fondateur du mouvement « Courage de Refuser » dit: "Nous, officiers et soldats combattants de réserve de Tsahal, qui avons grandi dans le berceau du sionisme et du sacrifice pour l'état d'Israël..." Ce n’est donc pas étonnant que des refuzniks aient résolument approuvé la guerre menée contre le Liban. Car là, ils "défendent et renforcent l'état d'Israël ! » C’est leur positionnement exclusif sur « les territoires de 67 » qui explique pourquoi les refuzniks ont bénéficié d’une grande promotion de la part des mouvements de solidarité en Europe ; ces derniers s’en sont servis pour défendre leur ligne politique et celle du camp de paix en général qui se borne à dire que « le problème est l'occupation depuis 1967 », qu’il suffit de se retirer derrière la ligne verte ».

 

Faire l’impasse sur ce qui s’est passé avant 1967, revient à pérenniser l’existence d’Israël comme Etat exclusivement juif sur 80 % du sol historique de la Palestine, donc à évacuer la question du droit au retour des réfugiés. Dans une situation où tout est illégal, la tentation de l’ambiguïté et du déni de l’épuration ethnique est une échappatoire humainement compréhensible. Néanmoins, tout Israélien ne peut jamais perdre de vue qu’il foule le sang des Palestiniens, qu’Israël ne peut s’imposer, comme « Etat juif exclusif », que par la force et de la brutalité; et qu’en vivant sur cette terre volée -qui contraint Israël à mener des guerres sans fin pour la garder- l’on ne peut que prolonger les souffrances des Palestiniens. La résolution 194 de l’ONU reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs terres, même si, de facto, Israël ne l’a jamais reconnu.

 

Or, les réfugiés palestiniens qu’Israël a exclus, ghettoïsés, n’attendent qu’une chose : qu’on leur rende ce qu’on leur a pris. Pour eux, tout Israélien, vivant dans cet Etat qui s’est construit sur sa terre, est un colon qui viole les principes de justice et les droits humains. Il n’y a qu’une chose à faire : laisser les Palestiniens -et les Syriens expulsés hors du plateau du Golan- revenir là d’où ils ont été délogés, tout de suite. Et enfin, cesser d’accuser « d’antisémitisme » ceux qui demandent à Israël de reconnaître ses torts.

 

Transformer Israël en un Etat qui reconnaîtrait aux réfugiés Palestiniens leur droit à retourner chez eux, et qui accepterait de les traiter sur un pied d’égalité, dans un seul Etat, quelle que soit leur religion, ne signifierait nullement « l’anéantissement d’Israël » ni le rejet « des juifs à la mer » comme on l’entend dire parfois, mais la fin d’une forme d’Etat pratiquant la discrimination religieuse et ethnique.

 

Le camp de la paix (3) et le camp de la guerre ne sont pas si éloignés que cela. « Le problème en Israël est qu’entre Peace Now (La Paix maintenant) et Avigdor Lieberman, il n’y a pas, contrairement à ce qu’on dit, une si grande distance idéologique. C’est une question de tactique pour savoir comment assurer au mieux un Etat juif avec une forte majorité démographique, sinon exclusive » se désole l’historien israélien Ilan Pappe(4).

 

Refuser de servir dans les « territoires palestiniens occupés » - ce terme « territoires » est aussi ambigu qu’inacceptable- tout en s’attribuant le droit de rester sur cette terre volée, qui contraindra Israël à faire la guerre aux Arabes pour des siècles, n’est pas une position humainement et moralement acceptable.

 

Etre autorisé à aller s’établir à Tel Aviv, à Jerusalem ou à Haïfa -et être de facto éligible à la nationalité israélienne- parce que l’on est de confession juive, s’installer à demeure dans des maisons où les propriétaires, qui en ont été brutalement dépossédés, n’ont pas le droit de revenir et doivent rester à croupir dans des ghettos misérables en Cisjordanie, en Syrie, au Liban, à Gaza, est-ce normal ? Certes non. Mais rien n’est normal en Israël.

 

 

1)       http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=6027&ty...  - De septembre 2000 à fin 2006, 5'150 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes et les colons, dont 1151 enfants. Le  nombre d’attaques israéliennes depuis le sommet de Charm-El-Sheikh en février 2005, s'élève à 70.079.

2)          « Anarchistes contre le mur » est un mouvement israélien, dont le splendide Yonatan Pollack, 25 ans, est l’initiateur, qui compte quelques douzaines de jeunes militants. Tous les vendredis ils participent -en association avec l’International Solidarity Movement palestinien (ISM)et des internationaux de passage- à la manifestation contre la construction du mur, notamment à Bil'in. Ils sont très appréciés des villageois palestiniens qui les connaissent et mènent à leur côté des actions de résistance non violente directes et, comme eux, se font brutaliser par les soldats israéliens. Tout comme le petit groupe de militants de Tayoush.

3)          Il comprend notamment : Gush Shalom (fondé en 1993 par Uri Avnery), Femmes en Noir, Bat Shalom, (Comité contre la démolition des maisons), Physicians for Human Rights. Ce camp de paix ne compte que quelques centaines de membres actifs mais il dispose dehors d’un large soutien politique et financier, de la part d’organisations juives et associations pro-palestiniennes. En France, il a le soutien, notamment, de l’Association française Palestine Solidarité (AFPS) et de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), dont il inspire la ligne politique : deux Etats (« chacun chez soi »), la reconnaissance que le retour des refugiés est un droit, mais qui toutefois « ne peut plus être applicable ».

4)          http://electronicintifada.net/v2/article6206.shtml

21:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, fascisme, general, guerre, histoire, imperialisme, capitalisme, israel, liban, liberte, onu, occupations, palestine, politique, petrole, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, press | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/01/2007

15/01/2007: Palestine 2007 : Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie

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The Electronic Intifada

Palestine 2007 : Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie
Ilan Pappe

11 janvier 2007

Ici même - il n’y a pas si longtemps j’ai déclaré qu’Israël menait une politique génocidaire dans la bande de Gaza. J’ai beaucoup hésité avant d’employer ce terme si chargé et pourtant j’ai décidé de l’adopter. Evidemment la réponse que j’ai reçue, y compris de certains militants importants des droits de l’homme, montrait un certain malaise quant à l’usage de ce terme. J’ai réfléchi pendant un moment à l’idée de repenser ce mot mais je le reprends aujourd’hui avec une conviction encore plus forte : c’est le seul moyen approprié pour décrire ce que l’armée israélienne est en train de faire à Gaza.

Le 28 décembre 2006, l’organisation des Droits de l’Homme B’Tselem a publié son rapport annuel sur les atrocités israéliennes dans les territoires occupés. Les forces israéliennes ont tué l’année dernière six cent soixante citoyens. Le nombre de palestiniens tués par Israël l’année dernière a triplé par rapport à l’année précédente (environ deux cents). Selon B’Tselem, les israéliens ont tué cent quarante et un enfants l’année dernière. La plupart de ces morts sont de Gaza où les forces israéliennes ont démoli environ 300 maisons et détruit des familles entières. Ce qui signifie que depuis 2000, les forces israéliennes ont tué presque quatre mille palestiniens dont la moitié d’enfants, et fait plus de 20 000 blessés.

B’tselem est une organisation conservatrice, et il est possible que les chiffres soient plus importants. Mais la question ce n’est pas seulement l’escalade intentionnelle des tueries, mais la tendance et la stratégie. En ce début 2007, les décideurs font face à deux réalités très différentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Dans le premier cas, ils sont plus près que jamais de finir la construction de leur frontière Est. Leur débat idéologique interne est terminé et leur maître plan pour annexer la moitié de la Cisjordanie est en cours à toute vitesse. La dernière phase a été reportée en raison de la promesse faite par Israël, conformément à la Feuille de Route, de ne pas construire de nouvelles colonies. Israël a trouvé trois manières de circonvenir cette prétendue interdiction. D’abord il a déterminé qu’un tiers de la Cisjordanie (appartenait) au Grand Jérusalem ce qui lui a permis de construire à l’intérieur de ces zones des villes et des centres communautaires.

Deuxièmement il a développé d’anciennes colonies dans de telles proportions qu’il n’y avait pas besoin d’en construire de nouvelles. Cette évolution a franchi un degré de plus en 2006 (des centaines de caravanes ont été installées pour marquer la frontière de ces expansions, les plans prévus pour les nouvelles villes et les quartiers ont été arrêtés et le système de routes et de voies de contournement de l’apartheid a été terminé). Au total, les colonies, les bases militaires, les routes et les murs permettront à Israël d’avoir annexé presque la moitié de la Cisjordanie dès 2010. A l’intérieur de ces territoires il y aura un nombre considérable de Palestiniens contre lesquels les autorités israéliennes continueront d’appliquer leur politique lente et insidieuse de transfert, un sujet trop ennuyeux pour que les médias occidentaux s’en préoccupent et trop insaisissable pour que les organisations des droits de l‘homme établissent un point général sur le sujet. Rien ne presse ; tant qu’il s’agit des israéliens, ils ont la haute main ici : les mécanismes intriqués d’insultes et de déshumanisation pratiqués par l’armée et la bureaucratie sont toujours aussi efficaces contribuer à ce processus de dépossession.

La pensée stratégique d’Ariel Sharon selon qui cette politique est bien meilleure que celle voulue par les très directs « transféristes » ou les nettoyeurs ethniques, comme le plaide Avbigdor Liberman, est acceptée par tous au gouvernement, des travaillistes à Kadima. Les petits crimes du terrorisme d’état sont aussi efficaces puisqu’ils permettent aux sionistes libéraux de par le monde d’adoucir leur condamnation d’Israël et même de considérer toute véritable critique de la politique criminelle d’Israël comme de l’antisémitisme.

D’un autre côté, il n’y a pas de stratégie israélienne claire quant à la Bande de Gaza ; mais il y a une expérience quotidienne avec une (stratégie). Gaza, au regard des israéliens, est une entité geo-politique très différente de la Cisjordanie. Le Hamas contrôle Gaza, tandis qu’Abu Mazen semble conduire la Cisjordanie en morceaux avec la bénédiction des Israéliens et des Américains. Il n’y a aucune partie de Gaza qu’Israël convoite et il n’y a pas d’arrière pays comme en Jordanie, vers lequel les Palestiniens de Gaza peuvent être expulsés. Le nettoyage ethnique y est inefficace.

La précédente stratégie à Gaza c’était la ghettoïsation des Palestiniens mais cela ne marche pas. La communauté ghettoïsée continue d’exprimer sa volonté de vivre en tirant des missiles artisanaux à l’intérieur d’Israël. Ghettoïser ou mettre en quarantaine des communautés non désirées, même si elles étaient considérées comme sous- humaines ou dangereuses n’a jamais été une solution dans l’Histoire. Les juifs le savent mieux que quiconque avec leur propre histoire. Les étapes qui ont suivi, dans le passé, contre ces communautés ont été encore plus horribles et barbares. Il est difficile de dire ce que le futur réserve à la population de Gaza, ghettoïsée, mise en quarantaine, non désirée et démonisée. Sera-ce la répétition d’exemples historiques menaçants ou bien sera-ce un meilleur destin, encore possible ?

Créer cette prison et jeter la clef à la mer, comme un Envoyé Spécial des Nations Unies John Dugard l’a dit, ce fut une option contre laquelle les Palestiniens de Gaza ont réagi avec force dès Septembre 2005. Ils étaient déterminés à montrer jusqu’au bout qu’ils faisaient encore partie de la Cisjordanie et de la Palestine. Ce mois-là, ils lancèrent le premier et significatif - en nombre mais pas en qualité - barrage de missiles contre l’Ouest du Negev. Ce bombardement était la réponse à une campagne israélienne d’arrestation massive de militants du Hamas et du Jihad Islamique de la région de TulKarem. Les Israéliens ont répondu avec l’opération « Première pluie ». Il faut s’arrêter un instant sur la nature de cette opération. Elle s’inspirait des mesures punitives infligées en premier lieu par les pouvoirs coloniaux, puis par les dictatures, contre les révoltes de prisonniers ou les communautés bannies. Un spectacle effrayant du pouvoir de l’oppresseur pour intimider, précédé de toutes sortes de punitions collectives et brutales, qui se terminaient par un grand nombre de morts et de blessés. Pour « Première pluie » des avions supersoniques ont survolé Gaza pour terroriser toute la population, suivis de lourds bombardements de vastes régions, à partir de la mer, du ciel et de la terre. La logique, a expliqué l’armée israélienne, c’était de créer une pression telle qu’elle affaiblirait le soutien de la population de Gaza aux lanceurs de rockets. Comme s’y attendaient aussi les israéliens, l’opération n’a fait qu’augmenter le soutien aux lanceurs de rockets et a donné l’impulsion à leurs nouvelles tentatives. Le véritable objectif de cette opération spécial était expérimental. Les généraux israéliens souhaitaient savoir comment ce type d’opération serait reçu chez eux, dans la région et dans le monde. Et il semble qu’instantanément la réponse fut « très bien » ; en particulier personne ne s’est intéressé aux nombres de morts et aux centaines de blessés palestiniens laissés derrière après que « Première pluie » se soit retirée.

Et depuis « Première Pluie » et jusqu’à juin 2006 toutes les opérations qui se sont succédées ont été conçues sur le même modèle. La différence ce fut l’escalade : plus de puissance de feu, plus de victimes, plus de dommages collatéraux et, comme on pouvait s’y attendre, en réponse, plus de Quassams. Pour accompagner ces mesures en 2006, on eut recours, à d’avantage de sinistres moyens pour assurer l’emprisonnement complet du peuple de Gaza par le boycott et le blocus, auquel l’Europe, honteusement, collabore toujours. L’enlèvement de Gilad Shalit en juin 2006 a fourni l’occasion aux Israéliens d’augmenter plus encore les composantes de ses missions tactiques supposées punitives. Après tout, il n’y avait eu encore aucune stratégie à la suite de la décision tactique d’Ariel Sharon d’expulser 8000 colons dont la présence compliquait les missions « punitives » et dont l’éviction faisait de lui un quasi candidat au Prix Nobel de la Paix. Depuis lors, les actions « punitives » s’enchaînent et deviennent elles-mêmes stratégie.

L’armée israélienne adore le drame et on peut constater l’escalade dans le langage. « Première pluie » a été remplacée par « Pluies de Printemps », nom général qui a été attribué aux opérations « punitives » depuis juin 2006 (dans un pays où il n’y a pas de pluie en été, la seule précipitation à laquelle on peut s’attendre ce sont des douches de bombes de F-16 et des obus d’artillerie frappant la population de Gaza.

« Pluies d’été » a apporté une composante originale : l’invasion terrestre de quartiers de Gaza. Ce qui a permis à l’armée de tuer encore plus efficacement des citoyens et de présenter cela comme le résultat de lourds combats à l’intérieur de zones très peuplées, résultat inévitable dues aux circonstances et non à la politique israélienne. Avec la fin de l’été est venu l’opération « Nuages d’automne » qui fut encore plus efficace : le 1er Novembre 2006, en moins de 48 heures, les israéliens ont tué soixante dix civils ; à la fin de ce mois-là, avec en plus de petites opérations pour les accompagner, presque deux cents (personnes) ont été tuées, dont la moitié étaient des femmes et des enfants. Comme on peut le voir d’après les dates certaines de ces actions ont été parallèles aux attaques israéliennes contre le Liban, ce qui rendit les choses plus faciles pour finir les opérations sans trop attirer l’attention extérieure, ni une seule critique.

De « Première pluie » à « Nuages d’automne » on peut lire l’escalade à travers tous les paramètres. Le premier c’est la disparition de la distinction entre cibles civiles et non civiles : la tuerie gratuite a fait de la population dans son ensemble la cible principale de l’opération de l’armée. La seconde c’est l’escalade dans les moyens : l’emploi de toutes les machines à tuer possibles que possède l’armée israélienne. Troisièmement, l’escalade est visible dans le nombre de victimes : avec chaque opération, et chaque future opération, un nombre encore plus important de gens seront susceptibles d’être tués et blessés.

Finalement, et bien plus important, ces opérations deviennent stratégie - la manière dont Israël a décidé de résoudre le problème de la bande de Gaza. Un transfert rampant en Cisjordanie et une politique génocidaire calculée à Gaza sont les deux stratégies qu’Israël utilise désormais. D’un point de vue électoral la stratégie de Gaza est problématique car elle ne récolte aucun résultat tangible ; la Cisjordanie d’Abou Mazen cède aux pressions israéliennes en l’absence de force significative pour arrêter la stratégie israélienne d’annexion et de dépossession. Mais Gaza continue à tirer en réponse. Cela peut amener l’armée israélienne à engager des opérations encore plus massivement génocidaires dans le futur. Il y a un grand danger, de voir se reproduire ce qui s’est passé en 1948, l’armée réclamant une action « punitive » et collatérale encore plus drastique et systématique contre la population assiégée de la Bande de Gaza.

Ironiquement, la machine à tuer israélienne s’est reposée ces derniers temps. Même un nombre relativement important de missiles Quassam, dont un ou deux très meurtriers, n’ont pas poussé l’armée à l’action. Le porte parole de l’armée dit que cela montre sa « retenue », retenue inexistante par le passé comme probablement à l’avenir. L’armée se repose, tandis que ses généraux se réjouissent des tueries internes à Gaza qui font le travail pour eux. Ils observent avec satisfaction l’émergence d’une guerre civile à Gaza, qu’Israël fomente et encourage. Du point de vue israélien, peu importe la manière dont on réduit démographiquement la population à gaza ; par le biais d’affrontements internes au celui des assassiants israéliens. La responsabilité d’en finir avec le combat interne repose évidemment sur les groupes palestiniens eux-mêmes, mais l’interférence américaine et israélienne, les emprisonnements continuels, la faim et l’étranglement de Gaza sont autant de facteurs qui rendent le processus de cette paix interne très difficile. Mais cette paix ne saurait tarder, et alors, au premier signe d’accalmie « Pluies d’Eté » tomberont de nouveau sur le peuple de Gaza, infligeant dévastation et mort.

Et on ne se fatiguera jamais de souligner les inévitables conclusions politiques (à tirer) de cette lamentable réalité de l’année que nous laissons derrière nous et de celle qui nous attend : Il n’y a pas d’autre moyen d’arrêter Israël si ce n’est par le boycott, le désinvestissement, et les sanctions.

Nous devons tous soutenir clairement cela ouvertement, inconditionnellement, quoiqu’en disent les gourous de notre monde sur l’efficacité ou la raison d’être de ces actions. Les Nations Unies ne veulent pas intervenir à Gaza comme ils le font en Afrique ; les Nobel de la paix ne veulent pas s’enrôler pour sa défense comme ils le font pour les causes de l’Asie du Sud-Est. Le nombre de gens tués ici ne bouleverse pas autant que d’autres calamités et ce n’est pas nouveau - c’est dangereusement vieux et troublant. Le seul talon d’Achille de cette machine à tuer, c’est sa relation indispensable avec la civilisation « occidentale » et l’opinion publique. C’est pourquoi, il est encore possible de contrecarrer la stratégie d’élimination du peuple palestinien par le biasi du nettoyage ethnique en Cisjordanie et celui du génocide dans la Bande de Gaza."

http://electronicIntifada.net/v2/article 6374.shtml

(Texte traduit par Carole SANDREL)

 


Source : CAPJPO EuroPalestine
http://www.europalestine.com:80/...

20:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crimes, courcelles, actualite, barbarie, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liberte, onu, occupations, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2007

11/01/2007: de Michel Collon, journaliste belge,...

De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 15:00
À : roger.romain@skynet.be
Objet : NOUVEAU : Somalie, pétrole, Belgique, Otan, Colombie, Saddam et les médias

 

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11/01/2007: Base de Guantanamo : horreur et mystère depuis des années...

 

 

-----Message d'origine-----
De : frances-bounces@ain.cu [mailto:frances-bounces@ain.cu] De la part de Info-Cuba
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 18:41

Objet : [Frances]
Base de Guantanamo : horreur et mystère depuis des années.

 

 

ACN Service en langue française

 

Base de Guantanamo : horreur et mystère depuis des années.

 

La Havane, 10.01.07 :  Si les premiers combattants ennemis en

provenance d'Afghanistan furent conduits en janvier 2002 à Guantanamo,

rendant encore plus célèbre la base navale de ce nom, cette prison et

les tortures qui s'y pratiquent ne sont pas récentes et Manuel Prieto

peut tout à fait vous en convaincre.

 

Septuagénaire résidant dans la ville voisine de Caimanera, Prieto a

travaillé à cette installation aéronavale depuis 1947, jusqu'à début

1961, date à laquelle, accusé d'appartenir à la sécurité de l'Etat

cubain, il fut incarcéré, interrogé et torturé dans un cachot humide de

la prison de Carabela Point.

 

Libéré six jours plus tard, il fut hospitalisé suite à des blessures

qu'il s'infligea (il se piqua sous la mâchoire avec une écharde de bois

et se déchira la gorge avec les doigts pour simuler une tuberculose) et

celles qu'on lui infligea en lui donnant des coups de pieds jusqu'à

épuisement et en lui plongeant la tête dans l'eau jusqu'à la limite de

l'asphyxie.

 

Ces passages à tabac lui provoquèrent des fractures des vertèbres,

l'obligeant à porter une minerve durant des années, lui abîmèrent la

vision de l'oeil gauche, ce qui s'est aggravé avec les années, Prieto

vient d'avoir 78 ans.

 

Une autre victime de ces abus fut Rodolfo Rosell Salas, un modeste

pêcheur d'une coopérative de Caimanera, dont le cadavre réapparut le 14

juin 1962. Il fut tué avec un acharnement bestial, reporte à l'AIN,

Héctor Tati Borges, ancien employé de la base, habitant Guantanamo.

 

Ils ont également assassiné, après l'avoir capturé, un autre ouvrier,

Rubén López Sabariego. Si les eaux n'avaient pas érodé la terre autour

de la tranchée où le cadavre avait été caché, il serait toujours porté

disparu.

 

Défiant les lois internationales et le sens commun, le crime et la

torture ont une longue histoire sur ce territoire usurpé à Cuba en 1903

et converti en prison depuis janvier 2002.

 

Des militaires, des agents de l'intelligence, des employés d'entreprise

de sécurité privée participent à ces martyres, une diversité qui, par

chance pour Manuel Prieto, n'existait pas à l'époque où il fut

supplicié.

 

Il y a dans les geôles de Guantanmo, comme dans les camps de

concentration hitlériens, des médecins qui exercent, obéissant plus aux

idées patriotiques qu'au serment hippocratique. Saifulá Paracha, captif

d'origine pakistanaise en témoigne, après avoir refusé de se faire

opérer pour sa cardiopathie, redoutant être l'objet d'une négligence ou

d'une expérimentation.

 

Seul un quart des 500 détenus en provenance d'Afghanistan, dont beaucoup

d'adolescents et d'anciens, ont été libérés après des interrogatoires

infernaux, un peu modérés après 2004, quand éclata le scandale des

mauvais traitements dans la prison d'Abu Ghraib.

Il en reste actuellement 395 derrière les barreaux, dans des cellules

de 3 mètres par 4, survivants comme fantômes, ou conduisant un certain

nombre d'entre eux au suicide.

 

L'administration Bush continuant à se rire de la décence universelle,

leur nie le droit d'être considérés comme prisonniers de guerre, comme

l'établi la convention de Genève et requiert pour ses soldats, partout

dans le monde, l'impunité alors qu'ils attaquent ou massacrent des

innocents au nom de la lutte contre le terrorisme.

 

Service en langue française Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu www.cubainfo.ain.cu

 

Horror y misterio desde hace muchos años

 

-----------------------------

 

Service en langue francaise

Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu www.cubainfo.ain

 

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_______________________________________________

Frances mailing list

Frances@ain.cu

http://ainch.ain.cu/mailman/listinfo/frances

20:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afghanistan, amerique, belgique, barbarie, capitalisme, cuba, crimes, cia, colonialisme, democratie, fascisme, gangsterisme, guerre, histoire, islam, irak, imperialisme, injustice, mccarthysme, oppression capitaliste, onu, occupations, politiq, actualite, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/01/2007

06/01/2007: Au risque d’une guerre civile ...

Site d'information sur la Palestine et le Moyen-Orient

 

Palestine - Solidarité

 

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Info Palestine

Au risque d’une guerre civile
Michel Warschawski

 

Les États-Unis et Israël tentent de renforcer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Fatah), aux dépens du Premier ministre, Ismaïl Haniyeh (Hamas). Conséquence : les affrontements interpalestiniens se multiplient, et les risques d’une guerre civile augmentent.

« Il faut renforcer Abou Mazen [Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité nationale palestinienne] ! », tel est le nouveau mot d’ordre qui, dans le consensus israélien, tient lieu de stratégie. Lancé par Condoleezza Rice lors de la visite, il y a deux mois, du Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, à Washington, il a été reçu cinq sur cinq par les politiques israéliens, comme il se doit quand c’est l’Empire qui parle. Une chose est de dire « Oui chef ! », tout autre chose est de donner un contenu à ce mot d’ordre.

Jusqu’à présent, le « renforcement d’Abou Mazen » s’est soldé par une bise retentissante, suivie d’un dîner dans la résidence d’Ehoud Olmert et d’un chèque de quelques centaines de milliers de dollars. La bise a mis le président palestinien dans l’embarras, le repas n’était pas terrible et les dollars... appartiennent de toute façon aux Palestiniens, et étaient retenus illégalement dans les caisses du trésor israélien.

Même la libération de quelques centaines de détenus palestiniens - seule mesure qu’auraient appréciée les Palestiniens des territoires occupés - n’a pas été concédée par le Premier ministre israélien, transformant la bise médiatisée en une étreinte des plus compromettantes pour le président palestinien, dont l’image de marque est déjà suffisamment dégradée et qui n’avait pas besoin de cette hypocrite marque d’amitié pour être accusé par certains militants de son propre parti d’être devenu, si ce n’est un collaborateur, du moins une marionnette aux mains des Américains.

Il s’agit de renforcer Abou Mazen afin d’affaiblir le gouvernement Hamas, massivement élu et toujours soutenu par la majorité des Palestiniens. Pour ce faire, il faudrait montrer au peuple palestinien que, contrairement au Hamas, Abou Mazen peut obtenir le gel de la colonisation - auquel Israël s’est engagé dans la feuille de route, il y a près de cinq ans ! - et, dans le cadre de négociations rapides et efficaces avec Israël, mettre fin à 40 ans d’occupation. Mais cela n’est évidemment pas au programme du gouvernement d’union nationale d’Ehoud Olmert et d’Amir Peretz.

Comment peut-on espérer renforcer Abou Mazen, alors que la colonisation se poursuit de façon accélérée et, contrairement à l’époque d’Ariel Sharon, fait l’objet des fanfaronnades du Premier ministre et de son ministre de la Défense, le travailliste Amir Peretz, qui viennent tous les deux d’annoncer la reconstruction d’une colonie dans la vallée du Jourdain ? Cette déclaration a d’ailleurs provoqué l’ire du département d’État américain, qui veut à tout prix donner l’impression que si les choses ne s’améliorent pas dans les relations israélo-palestiniennes, au moins elles n’empirent pas.

Comment renforcer Abou Mazen quand on lui concède quelques centaines de milliers de dollars, alors que l’on empêche le Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, de faire entrer plusieurs milliards de dollars dont l’Iran vient de faire don à l’Autorité palestinienne ? Si l’on voulait faire passer Mahmoud Abbas pour un collabo aux yeux de son propre peuple, on ne s’y prendrait pas autrement. Mais le pire est que les Israéliens ne le veulent pas, et ce n’est que par aveuglement colonial qu’ils donnent à celui qu’ils voudraient effectivement renforcer, mais sans y mettre le prix, le baiser de la mort.

La stratégie algérienne

Las de tenter d’affaiblir le Hamas par le renforcement impossible, dans les conditions actuelles, d’Abou Mazen, certains proches du président des États-Unis et de la CIA, d’une part, et des services secrets israéliens, de l’autre, préfèrent la méthode algérienne de 1992, qui consistait à renverser par la force un gouvernement légitime, quitte à fomenter une guerre civile. C’est l’arrière-fond des confrontations sanglantes à Gaza de ces dernières semaines entre des militants du Fatah et des militants du Hamas, et dont le Fatah porte l’entière responsabilité. Le Fatah, ou plutôt un courant du Fatah, que l’on peut appeler le « courant algérien » ou encore le « courant éradicateur », est encouragé par Washington et Tel-Aviv et est prêt à en découdre avec le Hamas pour récupérer le pouvoir... et ses prébendes.

Comme l’a montré le cas algérien, de telles manœuvres ne feront que renforcer la popularité du Hamas, d’autant que les prétendus chevaliers de la démocratie et de la laïcité, qui rêvent d’en découdre avec le gouvernement légitime, tel Muhammad Dahlan, l’ancien chef de la sécurité préventive à Gaza, ont une image de marque plutôt sulfureuse, qui ne peut que grandir celle du Hamas que personne ne peut accuser de malversation ou de corruption. Yasser Arafat entrera dans l’histoire comme celui qui a été prêt à sacrifier jusqu’à sa liberté pour empêcher une guerre fratricide entre Palestiniens et contrer les pressions combinées de Tel-Aviv et de Washington. Mahmoud Abbas n’a ni la carrure, ni le prestige du fondateur de l’OLP et, même s’il est injuste de l’accuser de tenter de fomenter une guerre civile, il tente en revanche de satisfaire la Maison Blanche en essayant de déstabiliser le pouvoir légitime afin de lui imposer un gouvernement qui donnerait un pouvoir de veto à ceux précisément que les électeurs ont voulu sanctionner.

La situation constitutionnelle qui crée, de fait, un double pouvoir - celui du Conseil législatif et celui du président, tous deux élus par le suffrage universel - donne une couverture légale aux manœuvres du président Abbas. Mais, aux yeux de la majorité des Palestiniens, elles ont une forte odeur de compromission avec Bush et Olmert.

5 janvier 2007 - - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lcr-rouge.org/article.ph...

 


Source : Info Palestine
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=483

20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, onu, usa, israel, palestine, occupations, guerre, barbarie, gangsterisme, colonialisme, terrorisme, sionisme, imperialisme, fascisme, crimes, histoire, actualite, romain, courcelles, presse, silence, solidarite, resistance, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/01/2007: 5 ans déjà ... Fermez Guantánamo Bay !

De : Collectif guantanamo [mailto:collectifguantanamo@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 5 janvier 2007 12:28

Objet : 5 ans déjà ... Fermez Guantánamo Bay !

 

5 ans déjà ... Fermez Guantánamo Bay !

Le 11 janvier, le centre de détention américain de Guantánamo « fêtera » ses cinq années d’existence. Afin de marquer cette date, des militants des droits humains vont se mobiliser dans le monde entier pour manifester leur solidarité avec les détenus et leurs familles, et exiger une nouvelle fois, avec toujours plus de force, que le gouvernement des USA ferme Guantánamo.
En France, Amnesty International organise une manifestation le samedi 6 janvier à 14 heures au pont de Grenelle à Paris, devant la réplique de la Statue de la Liberté et une autre manifestation à Toulouse le 13 janvier. L’organisation propose aussi d’envoyer un message à George Bush lui demandant de fermer le bagne de Guantánamo ou
de faire juger équitablement les détenus.
Voici le message proposé, à envoyer à
The Honourable George W. Bush, The President of the United States, 1600 Pennsylvania Avenue NW, Washington DC 20500, United States of America
Ou par courriel à
president@whitehouse.gov

Dear Mr. President,
I would like to state our concern over the situation of all Guantánamo detainees.
Due to their situation, it is a matter of the most importance that they are given immediate access to fair trials, or in case they are not tried, they should be immediately released.
Besides their imprisonment, it is a matter of major concerns the allegations of torture and ill-treatment of several prisoners. Since these facts occurred while they are in US custody, we call on the US authorities to immediately conduct a full and impartial investigation, and to make sure that all those found responsible for such acts are brought to justice.
Thus, we would like to appeal to the US government to set up a commission of inquiry into all aspects of the detention policies and practices taken on the "war on terror" led by the USA.
I also call for immediate closing of the Guantánamo detention facilities.
Yours sincerely,

Parmi les actions ailleurs dans le monde, la plus originale que nous ayons retenue aura lieu à Birmingham, en Grande-Bretagne :

'Brisez les chaînes, fermez Guantánamo!'
À l’occasion des cinq ans d'existence de Guantánamo, Clive Stafford-Smith, un avocat spécialiste des droits humains, Mark Thomas, humoriste et militant, ainsi que des membres de
Reprieve et d'AI UK, entre autres, apporteront un "gâteau d’anniversaire" à la société Hiatts (à Birmingham).
Le groupe Seize the Day jouera une chanson satirique intitulée Do the Shackle Shuffle at Club X-Ray, et le traditionnel Happy Birthday. Pour plus de détails, visitez le site web de
Seize the Day.
Les manifestants porteront la tenue orange des détenus de Guantánamo, ainsi que diverses entraves et des fers aux pieds. Ils danseront (autant que faire se peut) au rythme de la musique.
Il se dit que la société Hiatts, qui a fourni des fers pour le commerce aux esclaves en 1807, fabrique actuellement les entraves utilisées par les militaires américains à Guantánamo.
La manifestation sera suivie d’un meeting à la University of Central England (Perry Barr Campus), Attwood building Room 040, vers 15 heures.
Pour plus de détails sur l’organisation de la journée, visitez
http://www.guantanamo.org.uk/.


'Break the chains, close  down Guantánamo'
Human rights lawyer, Clive Stafford-Smith, comedian and activist, Mark Thomas and members of the
Birmingham Guantánamo campaign, Reprieve and Amnesty International UK will deliver a ‘birthday cake’ to Hiatts of Birmingham on the 5th anniversary of Guantánamo. 
Folk band Seize the Day will perform their satirical song Do the Shackle Shuffle at Club X-Ray and Happy Birthday. For a preview of the original song visit
Seize the Day website.
Protesters will be dressed in orange Guantánamo jump suits, ready-shackled, and will dance  - or shuffle - as the band performs. 
It is said that Hiatts, shackle  supplier to the Slave Trade in 1807, manufactures the shackles used by the US military at Guantánamo.
The protest will be followed by a meeting at the University of Central England (Perry Barr Campus), Attwood building Room 040 starting after the protest around 3.00 pm.
Please check
www.guantanamo.org.uk for final plans for the day.

'Rompen las cadenas, cerremos Guantánamo'
El abogado de derechos humanos Clive Stafford-Smith, el comediante y activista Mark Thomas y miembros de la Birmingham Guantánamo campaign, Reprieve y Amnesty International UK entregarán una 'tarta de cumpleaños' a la empresa Hiatts de Birmingham en el quinto aniversario de Guantánamo. 
El grupo de música folk Seize the Day interpretará su canción satírica Do the Shackle Shuffle at Club X-Ray y Cumpleaños feliz. Visita el sitio web de 
Seize the Day para escuchar las canciones.  
Los participantes en la protesta irán esposados y vestidos de naranja, y bailarán - o arrastrarán los pies - al ritmo de la música.
Se dice que Hiatts, suministrador de esposas para al comercio de esclavos en 1807, fabrica las esposas que se utilizan en Guantánamo.
Después de la manifestación se celebrará un mitin a las 15 en la University of Central England (Perry Barr Campus), Attwood building Room 040.
Visita la página 
www.guantanamo.org.uk (Inglés) para conocer la última hora sobre los planes para el 11 de enero.

 

 

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13:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, cuba, amerique, terrorisme, fascisme, barbarie, gangsterisme, occupations, colonialisme, imperialisme, guerre, democratie, liberte, onu, repression, capitalisme, oppression capitaliste, mccarthysme, histoire, actualite, romain, courcelles, presse, silenc | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/01/2007: Pour la Palestine, un secret ...


 

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Tariq Ramadan.com

Pour la Palestine, un secret ...
Tariq Ramadan

 

L’aube. Le silence... et le temps qui semble s’arrêter. Il est l’heure des solitaires pensées où l’on demande à Dieu, à son cœur, à sa conscience, à son être tout entier de comprendre. Quel secret fait donc vivre notre humanité, quelle douleur, quel souffle ? Solitaires pensées, infiniment.
Soudain me viennent à l’esprit une myriade d’images. Au cœur de la guerre et des conflits, des êtres exilés, maltraités, traînés, torturés... ensemble concentrés dans les camps de la mort. Humiliés pour un nom, une origine, une identité. Humiliés et oubliés. C’était hier et dans les brumes de ma mémoire les visages sont à la fois marqués et noyés dans l’immensité du mal que l’Histoire des hommes a bercée. Responsables de notre Histoire, sans doute n’avons-nous pas toujours su comment nous y prendre avec la vie... Tristement, amèrement.
Hier comme aujourd’hui. Qui sommes-nous donc ? Des innocents réitérant à l’envie l’insouciance de leurs maladresses ? Des fous emportés par l’inconscience de leurs gestes ? Des monstres enfin colonisés par leur soif de pouvoir et de confort ? Qui sommes-nous ? Les victimes d’hier, bourreaux d’aujourd’hui... opprimé du crépuscule, dictateur de l’aube ? Que serons-nous après cette longue nuit ? Qui sommes-nous donc ? Quelle mémoire est la nôtre ? Les mêmes images : des êtres exilés, maltraités, traînés, torturés... ensemble concentrés dans les camps de la même mort. Aujourd’hui comme hier. Ils le savaient, ont laissé faire... Nous le savons, nous laissons faire. Identique lâcheté.
L’aube. Le silence... et le temps qui semble s’arrêter. J’ai soudain envie de parler à ma fille, à mon fils. Envie de murmurer l’essentiel. Un secret. Je ne sais pas, au fond, ce que sont les êtres humains ; je ne sais pas, à vrai dire, ce que valent leurs espérances ; je ne sais plus, vraiment, ce que valent leurs promesses... Je ne sais plus. Nous nous sommes tellement trahis. Ma fille, mon fils, si notre sang vit de sens alors il est l’heure de réveiller nos communes mémoires. Se réveiller et résister.
On nous a trompés. Nos rêves furent si beaux, la réalité si laide. On nous avait dessiné la paix comme on peint un espoir : pour nous, au-delà de nous... sans nous. Sans effort. Tous spectateurs d’un destin qui aurait dû se faire sans mémoire, sans justice, sans sacrifice. Sans dignité. A l’horizon de la Palestine, j’entends les mélodies assoupies des consciences blessées, des culpabilités entretenues, des malaises qui étouffent : j’aimerais être la voix des sans voix, perdus, exilés ou réfugiés, qui par deux fois ont payé le prix de nos lâchetés. J’aimerais, comprends-tu, être l’énergie de cette victime mémoire du crépuscule enfantant l’exigeante justice de l’aube. Tirer profit de notre nuit... de notre histoire. J’aimerais tant.
L’aube. Le silence... et le temps qui semble s’arrêter. Une vie pour la paix. Se lever enfin et au nom de ces mille images d’êtres exilés, maltraités, traînés, torturés... ensemble concentrés dans les camps de la mort... hier comme aujourd’hui... redevenir la conscience des opprimés. Ici se cache l’amour, la dignité, l’espérance. Ici naît la foi, le souffle, l’exigence. La paix est à ce prix : entre nous, avec nous, pour nous. Ne jamais démissionner. Peu de choses en effet... mais au cœur de cet étourdissant silence, parmi les êtres humains, je ne connais point d’autre secret.
***

Ce texte a été écrit en juin 2001, avant septembre 2001 et le reste... , pour paraître dans l’ouvrage collectif Un très proche Orient, édité par Sapho (oct. 2001). Rien n’a changé... on promettait aux Palestiniens une feuille de route, une paix si proche, le respect et la dignité. Ce sont les mensonges, les hypocrisies et les indignités qui les ont accompagnés depuis...

Depuis.. mon visa pour les Etats-Unis a été revoqué pour avoir critiqué, avec constance et détermination, la politique américaine et également pour avoir financé des projets éducatifs dans les territoires occupés, dévastés, terrorisés. On a inventé d’autres prétextes, bien sûr, des mensonges, encore et toujours, de l’actuelle administration américaine. Or, s’il fallait ne plus jamais entrer aux Etats-Unis pour défendre la justice et la dignité des Palestiniens... alors je n’hésiterais pas une seconde. Ne jamais se taire, condamner les trahisons et dire avec force notre attachement à la cause palestinienne. C’est notre honneur, et notre secret clairement avoué ...

 


Source : Tariq Ramadan
http://www.tariqramadan.com/article.php3?id_article=912

12:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terrorisme, israel, usa, sionisme, imperialisme, fascisme, colonialisme, barbarie, occupations, guerre, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, silence, solidarite, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/01/2007: Les check-points "servent à nous humilier"

De : ForumCommuniste@yahoogroupes.fr
Envoyé : vendredi 5 janvier 2007 11:27

Objet : [ForumCommuniste] Les check-points "servent à nous humilier"

 

La "Paix" de l'occupant ...

Les check-points "servent à nous humilier"

 

Les habitants de Cisjordanie affichent leur scepticisme face à l’annonce israélienne d’un allégement des barrages en Cisjordanie

Les quatre blocs de béton qui barrent la route du village de Ras Karkar sont toujours là. Dix jours après l’annonce, le 25 décembre, par le premier ministre israélien Ehoud Olmert de la levée prochaine de certains barrages israéliens en Cisjordanie, la mesure tarde à se concrétiser.

Ras Karkar, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Ramallah, pourrait être parmi les premiers bénéficiaires de cet allégement annoncé. La route principale, qui dessert également la colonie de Dolev, a été fermée en 2002 après une vague d’attentats suicides en Israël.

Depuis, les Palestiniens doivent emprunter une route de contournement, étroite et dangereuse, au fond d’une vallée encaissée qui n’était auparavant qu’un chemin de pâture pour le bétail. Cela allonge le trajet d’une dizaine de kilomètres.

« Regardez cette route ! On ne peut même pas se croiser à deux voitures. Il faut que l’un se range sur le côté pour laisser passer l’autre. Tous les mois, on doit changer un pneu à cause de l’état de la route qui abîme le caoutchouc », tempête un chauffeur du taxi qui balaye d’un haussement d’épaule les promesses israéliennes de faciliter les déplacements des Palestiniens en Cisjordanie. « Les annonces d’Olmert, c’est pour la presse. On n’a aucune confiance.

Depuis toujours, on entend dire que l’armée va lever des barrages. Ça n’arrive jamais. »

 

"Sur le terrain, on ne voit rien"

Devant la gare routière de Ramallah, d’où partent les taxis collectifs pour le nord de la Cisjordanie, les chauffeurs qui attendent les passagers pour Naplouse, Jénine ou Qalqilya, affichent le même scepticisme. « On n’a rien vu. Je fume toujours un paquet de cigarettes par jour en attendant aux check-points », ironise un chauffeur.

Tous passent plusieurs heures par jour aux différents points de contrôle qui coupent la Cisjordanie en plusieurs tronçons. « Il n’y a eu aucune amélioration, lance un autre. Les Israéliens parlent mais, sur le terrain, on ne voit rien. Vendredi 29 décembre, veille de l’Aïd, ils ont fermé le check-point d’Atara (NDLR : point de contrôle au nord de Ramallah). On a mis plus de quatre heures pour arriver à Qalqilya. »

Depuis la seconde Intifada, Israël a considérablement restreint la liberté de circulation des Palestiniens en Cisjordanie. Entre Ramallah et Naplouse, le trajet d’une quarantaine de kilomètres peut prendre entre 45 minutes et plus de trois heures, selon la sévérité des contrôles aux trois check-points qu’il faut traverser.

Lors d’une enquête, le bureau des Nations unies chargé de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) a recensé pas moins de 534 « obstacles », check-points, blocs de béton ou simples amas de terre, qui entravent les déplacements des Palestiniens en Cisjordanie, sur un territoire de la taille d’un demi-département français. L’armée israélienne explique que ces barrages sont nécessaires pour empêcher la circulation des armes et des activistes palestiniens recherchés.

 

"Depuis deux ou trois ans tout est bloqué"

« Depuis deux ou trois ans tout est bloqué. Beaucoup de chemins ont été fermés », témoigne Abou Daoud par la fenêtre de sa longue Mercedes huit places. Parfois, nous sommes forcés de passer à travers champ, mais gare à toi si les soldats te voient. Ils peuvent te frapper ou casser la voiture. Des fois, ils confisquent les clés, c’est pour ça que tous les chauffeurs en ont au moins quatre », dit-il dans un éclat de rire, en agitant plusieurs trousseaux de rechange.

De son côté, l’armée israélienne affirme n’avoir reçu aucune consigne pour commencer à lever des barrages. « C’est encore au niveau politique, entre le bureau du premier ministre et celui du ministre de la défense », affirme une porte-parole du bureau de presse de l’armée israélienne. En fait, les généraux traînent les pieds pour appliquer ce plan de démantèlement, qu’ils jugent préjudiciable à la sécurité d’Israël et des colons qui vivent en Cisjordanie.

Selon les informations du quotidien israélien Haaretz, les premiers assouplissements pourraient commencer à prendre effet cette semaine. Si les mesures annoncées sont effectivement appliquées, 27 barrages routiers qui ne sont pas occupés par des soldats seront démantelés. Les contrôles seront également allégés sur une quinzaine de check-points.

 

Les check-points "servent à nous humilier"

Une goutte d’eau, juge Khaled, 30 ans, qui travaille à Ramallah et ne rentre chez lui à Naplouse qu’une fois par semaine pour éviter le tracas de check-points. « Souvent les soldats nous font descendre de voiture et nous demandent de nous déshabiller. Les check-points ne sont pas là pour arrêter les personnes recherchées. Ils servent à nous humilier, à faire sentir que les Israéliens sont là. C’est une forme de pression psychologique. Si certains barrages sont enlevés, à la moindre alerte, ils seront vite remis en place. »

Preuve supplémentaire pour les Palestiniens de l’ambiguïté de la politique israélienne, le jour de l’annonce de la levée de certains barrages, Ehoud Olmert a également officialisé la construction d’une nouvelle colonie juive dans la vallée du Jourdain, Maskiot, pour accueillir les colons évacués de Gaza en 2005.

C’est la première fois depuis dix ans qu’une colonie va être construite en Cisjordanie avec l’aval du gouvernement israélien. « Quel message cherchent-ils à envoyer ? », s’est interrogé Saeb Erekat, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, jugeant que cette construction violait le nouvel esprit de coopération affiché par le premier ministre israélien.

 

Karim LEBHOUR, à Ramallah
La Croix du 04 janvier 2007

 

 

Pétition

 

Non au terrorisme de l'État d'Israël

contre les peuples Palestinien et Libanais

 

Signez et faites signer la pétition à l'adresse :

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

 

4088 signatures

 

www.aloufok.net

 

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Liste dédiée à l'Intifada ...
S'inscrire en envoyant un message à :  assawra-subscribe@yahoogroupes.fr 

 

12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, israel, terrorisme, imperialisme, fascisme, barbarie, guerre, occupations, democratie, liberte, colonialisme, actualite, histoire, romain, courcelles, resistance, solidarite, presse, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |