30/12/2010

29/12/10: La filière nazie d'Electrolux ...

Les liaisons nazies des impérialistes anglo-américains

La filière nazie d'Electrolux

Le fabricant suédois d'électroménagers Electrolux a été fondé en 1919 et repris dans les années 1930 par le riche suédois et collaborateur nazi Axel Wenner-Gren. Au début de la Deuxième Guerre mondiale, l'amitié Wenner-Gren avec le commandant en chef nazi de la Luftwaffe, Hermann Goering, et le duc de Windsor, qui a dû abdiquer le trône d'Angleterre en 1938 à cause de son soutien aux nazis, a conduit les Alliés à mettre Wenner-Gren sur une liste noire des entreprises et entrepreneurs. Wenner-Gren a également fait partie d'un partenariat avec le propriétaire d'ITT, Sosthène Behn, et le président de SKF, Sven Wingquist (voir ci- dessous), dans l'empire géant des munitions Bofors, acheté par Krupp, qui a fourni en armes l'Allemagne. ITT possédait 25 % de Focke Wulfe, qui a produit des avions de chasse pour la Luftwaffe allemande. ITT a également financé le coup d'État militaire sanglant de Pinochet, au Chili, en 1973.

En 1957, Wenner-Gren a proposé un plan au premier ministre W.A.C. Bennett de la Colombie-Britannique pour exploiter les ressources d'un territoire de 100 000 km carrés (représentant un dixième de la Colombie-Britannique) dénommé « la fosse des Rocheuses », dans le nord de la province. Le plan comprenait un « barrage plus grand que le barrage Hoover », mais seulement un chemin de fer reliant Prince-George à l'Alaska a été complété. Quelques années après la mort de Wenner-Gren, en 1961, le gouvernement de la Colombie-Britannique a construit le barrage WAC Bennett sur le lac Williston.


Un avion de combat Focke Wulfe 190.

En 1956, Wenner-Gren a vendu ses actions d'Electrolux aux Wallenberg, les plus puissants financiers capitalistes de la Suède. Marcus Wallenberg est le président actuel d'Electrolux et les Wallenberg contrôlent 27,6 % de la société. Marcus Wallenberg est également président de la banque appartenant à la famille Wallenberg, Skandinaviska Enskilda Banken (SEB), avec des filiales en Estonie, Lettonie, Lituanie, Ukraine, Russie, Allemagne et à New York. Il est président du fournisseur de matériel militaire Saab, vice-président du géant des télécommunications Ericsson et président de la Chambre de commerce internationale (CCI), une organisation commerciale mondiale qui comprend des milliers d'entreprises dans plus de 130 pays. Les Wallenberg détiennent également une participation importante dans Saab, Ericsson, SKF Bearing inc, Skandinavian Airlines Systems (SAS), Husqvarna, Atlas Copco, Astra Zeneca, et de nombreuses autres sociétés.

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, la Suède, qui est devenue avec la fin de la guerre le pays le plus riche en Europe, a été officiellement « neutre » mais ce n'est qu'un mythe. Les entreprises suédoises ont grandement collaboré avec les nazis, y compris en fournissant à l'Allemagne du minerai de fer, des roulements à billes, des denrées alimentaires, du bois et beaucoup d'autres matières premières, tout en offrant du crédit qui a permis la livraison de matériel de guerre à la Wermacht, fournissant le transport ferroviaire afin d'aider à l'invasion de la Norvège et agissant comme un intermédiaire pour le transit des marchandises et des devises à destination et en provenance d'Allemagne. Le roi de Suède Gustave V a été un ami proche de Herman Goering (dont la première femme était suédoise) et d'autres hauts responsables nazis.

Après la guerre, la Suède « neutre » a accepté de payer près de 70 millions $ de réparations, mais ne l'a toujours pas fait et elle détient toujours plusieurs tonnes d'or pris par les nazis, quelque part dans ses coffres de banque. Aujourd'hui, en Suède « neutre », le parti Svenskarnas qui se proclame néo-nazi est autorisé à participer officiellement à la politique suédoise, alors qu'il incite à des attaques racistes contre les immigrants et les « non-Suédois ».[1]

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, autant Electrolux (alors propriété de Wenner-Gren) que la famille Wallenberg ont collaboré avec les nazis. Selon l'American Jewish Committee[2], Electrolux AG à Berlin a utilisé de la main-d'oeuvre esclave pour fabriquer ses produits. En 2005, Electrolux a acheté la marque AEG, le plus grand fabriquant allemand de produits électriques durant la guerre, et maintenant transige « fièrement » à la bourse en utilisant la marque AEG-Electrolux, même si, pendant la Deuxième Guerre mondiale, AEG a donné de l'argent aux nazis, a fait partie du « Cercle des Amis » de Himmler et a exploité de la main-d'oeuvre esclave, y compris au camp de concentration d'Auschwitz.

La banque de Wallenberg, Enskilda Banken (qui a fusionné en 1972 avec Skandinaviska Banken pour former Skandinaviska Enskilda Banken), a collaboré avec les nazis en les aidant à disposer de millions de dollars en avoirs confisqués aux prisonniers, en convertissant l'or volé nazi en monnaie suédoise. Au cours de l'année 1939-1940, la Banque Enskilda a secrètement acheté toutes les succursales étrangères du groupe Robert Bosch, un fabricant allemand de bougies qui utilisait de la main d'oeuvre esclave. À son tour, Bosch a facilité la vente de 3,6 millions $ d'obligations allemandes détenues par Enskilda. La Banque Enskilda a également aidé les sociétés nazies telles IG Farben et Krupp à dissimuler leurs filiales à l'étranger pour éviter la confiscation par les Alliés.

Le secrétaire américain au Trésor, Henry Morgenthau, dans une lettre adressée au secrétaire d'État américain, en février 1945, a accusé Enskilda de faire des prêts importants sans garantie aux nazis et d'effectuer des investissements clandestins pour des capitalistes allemands dans les industries des États-Unis.

SKF Bearing appartenant à Wallenberg, le plus grand fabricant mondial de roulements à billes, a collaboré avec les nazis en leur fournissant des roulements à billes en acier, tout en retenant en même temps la fourniture aux Alliés. Jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, 60 % de la production de SKF a été acheminée vers l'Allemagne. SKF a été intimement lié à tous les groupes industriels en Suède et les administrateurs de SKF ont représenté des sociétés qui ont dirigé toute l'économie suédoise.

SKF a également contrôlé des mines de fer, des aciéries et des usines aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne. Sven Wingquist, un partenaire des Wallenberg et d'Axel Wenner-Gren, et un ami de Goering et du duc de Windsor, était directeur de la société SKF. Le cousin de Goering, le comte Hugo von Rosen, a été un administrateur américain de SKF pendant toute la guerre.

Bien que de petite taille, les roulements à billes de SKF ont été absolument essentiels pour les nazis. La Luftwaffe n'aurait pas pu voler sans roulements à billes, les chars et les véhicules blindés n'auraient pas pu rouler sans eux. Les canons nazis, les viseurs, les génératrices et les moteurs, les systèmes de ventilation, les U-boats, les chemins de fer, les machines d'exploitation minière et les dispositifs de communication n'auraient pas fonctionné sans roulements à billes. En fait, les nazis n'ont pu combattre durant la guerre si SKF Wallenberg n'avait pas fourni tous les roulements à billes dont ils ont eu besoin.[3]

Notes

1. Il a également été récemment révélé que le père de la reine actuelle de Suède a été membre du parti nazi, a travaillé pour une filiale brésilienne d'une société allemande qui a utilisé de la main-d'oeuvre esclave, puis est retourné en 1939 en Allemagne pour devenir riche en fabriquant de l'armement pour les nazis dans une usine volée à leurs propriétaires juifs, Wechsler et Henning.
2. Information provenant de Jewish Virtual Library Page, les données fournies par Berliner Geschichtswerkstatt)
3. La plupart des informations sur Enskilda et SKF proviennent de Higham, Charles, « Trading with the Enemy : An Exposure of the Nazi-American Money Plot », 1933-1949. New York, Dell, 1983.

 

Haut de page


Décès d'un éminent spécialiste
en fusées nazi étasunien

Walter Haeussermann, un membre dirigeant de l'équipe de spécialistes en fusées dirigée par le colonel nazi S.S. Werner von Braun, et qui fut expédiée aux États-Unis après la Deuxième Guerre mondiale afin d'aider à développer des missiles téléguidés étasuniens, est décédé le 8 décembre à Huntsville, en Alabama. Il y fut directeur du Centre de vol spatial Marshall. De 1939 à 1942, Haeusserman a travaillé pour les nazis à Peenemünde, en Allemagne, où il a contribué à développer le V-1, la « bombe volante » ainsi que les fusées supersoniques V-2. Lancées comme une pluie destructrice sur la population de Londres et d'Antwerpen en Belgique, les attaques par V-1 ont fait 22 892 victimes dont 8 000 morts, et ont détruit ou endommagé plus d'un million de maisons, tandis que les V-2 tuèrent 2 541 civils et en blessèrent 5 923 autres.

En 1942, Haeussermann fut envoyé à Darmstadt pour y développer un système de guidage gyroscopique pour le V-2. Les Alliés ayant bombardé Peenemünde en 1943-44, la production de V-1 et de V-2 fut déménagée à Mittelwerk, une installation souterraine mise en place par le gouvernement nazi dans les montagnes de Kohnstein, à proximité de Nordhausen. Une main d'oeuvre esclave provenant du camp de concentration de Buchenwald fut forcée de construire l'installation et de vivre dans ses tunnels. Cette main d'oeuvre fut ensuite forcée de construire un camp de concentration du nom de Dora ou Mittelbau près de l'installation, et fut forcée aussi de travailler dans l'usine souterraine de Mittelwork afin d'y produire des armes nazies. Près de vingt compagnies allemandes participèrent à la construction de Mittelwerk ainsi qu'au processus d'assemblage des fusées, y inclus Siemens, BMW et Telefunken.

Le grand patron nazi de Haeussermann, Werner von Braun, visita Dora en 1944-45. Ainsi, l'équipe de spécialistes en fusée était au courant des conditions inhumaines qui y sévissaient. Environ 60 000 personnes constituant une main d'oeuvre esclave et provenant de 21 pays, principalement de l'Union soviétique, de la Pologne et de la France, travaillèrent à Dora, et tous furent traités avec une grande cruauté, ce qui a entraîné la maladie, les blessures et la mort. Ces travailleurs peinaient de leurs mains nues 18 heures par jour, afin que le directeur des opérations, Arthur Rudolph, en tant que membre loyal du Parti nazi, puisse respecter l'objectif fixé par Hitler de produire 5 000 fusées V-2 afin de les faire pleuvoir sur Londres en un seul coup. L'endroit de travail le plus dangereux était l'atelier de galvanisation, où l'effet cumulatif des gaz toxiques tuait les travailleurs en moins d'un mois.

On estime que 25 000 personnes constituant cette main d'oeuvre esclave périrent à Dora : 9 000 sont mortes d'épuisement et d'affaissement, 350 furent pendues (dont 200 pour actes de sabotage), et les autres sont mortes suite aux maladies, aux privations ou par balles. La vibration des machines en rendit plusieurs déments. Après la guerre, les seules personnes soumises à des accusations criminelles furent seize gardiens de Dora. Le directeur des opérations, Arthur Rudolph, le directeur général de Mittelwerk, Georg Rickhy, ainsi que tous les autres scientifiques, ingénieurs et directeurs, s'en tirèrent sans qu'aucune accusation ne soit portée contre eux.

La Deuxième Guerre mondiale venait à peine de finir que Haeusserman et ses collègues nazis, y inclus von Braun, Rudolph et Rickhy, furent mutés aux États-Unis grâce au service de renseignement des États-Unis et son opération « Paperclip », malgré leur notoriété en tant que criminels de guerre. Operation Paperclip, qui existait encore en 1973, n'avait qu'un but et celui-ci devait être atteint à tout prix : se servir des scientifiques nazis dans la recherche militaire des États-Unis afin de développer des armes pour combattre l'Union soviétique. Le concept du missile de croisière, qui fut le sujet d'opposition massive lorsque testé au Canada, s'inspire du V-1.


Assermentation de 39 scientifiques d'origine allemande,
dont deux nazis, amenés aux États-Unis pour l'Opération
Paperclip, devenus citoyens américains le 11 novembre
1954 (Jour des anciens combattants aux États-Unis).

Les architectes du programme Paperclip n'ont pas hésité à utiliser la recherche meurtrière que les nazis avaient menée sur des sujets humains en état de captivité. Les scientifiques associés à Paperclip ont trempé dans l'évaluation de drogues psychoactives telles que le LSD sur environ 7 000 soldats étasuniens entre 1955 et 1975, sans qu'ils en soient conscients, sous prétexte de développer un « sérum de la vérité ». Un éminent scientifique nazi, Hubertus Strughold, en tant que dirigeant de l'Institut de la Force aérienne pour la médecine aéronautique, avait mené des expériences inhumaines au camp de concentration de Dachau, menant à la torture et à la mort des détenus à qui on administrait de l'eau salée, qu'on submergeait dans l'eau à des températures glaciales ou qu'on soumettait à de hautes pressions atmosphériques. Ce même Strughold débuta sa carrière aux États-Unis à l'École de médecine aéronautique, sur la Base des forces aériennes Brooks, au Texas, où des humains furent soumis à l'irradiation totale et à l'aveuglement par l'éclair, expériences reliées aux essais d'armes atomiques.

Il est estimé qu'au moins 1600 scientifiques nazis furent recrutés dans la période 1945-55, même si Operation Paperclip prétendait exclure tout individu « ayant été membre du Parti nazi, ayant été plus qu'un participant secondaire dans ses activités, ou ayant activement supporté le militarisme nazi ». Afin d'apaiser l'opinion publique, les renseignements étasuniens ont fabriqué des biographies pour les scientifiques nazis et ont éliminé tout document prouvant qu'ils avaient été membres du Parti nazi. Haeussermann et les autres nazis ont nié leur culpabilité jusqu'à la fin, déclarant qu'ils ne faisaient qu'exécuter les ordres (un argument de « défense » qui fut rejeté par les tribunaux de Nuremberg). Ils prétendaient aussi qu'ils n'étaient pas au courant de la main d'oeuvre esclave. En 1954, Haeussermann fut récompensé pour ses loyaux services aux nazis ainsi qu'à l'oligarchie financière étasunienne. On fit de lui un citoyen des États-Unis.

 

(Soutce : Hunt, Linda. Secret Agenda : The United States Government, Nazi Scientists, and Project Paperclip, 1945 to 1990. New York : St. Martin's Press. 1991)

12:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, nazisme, canada, usa, guerre, impérialisme, médias, silence, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/09/2010

12/09/10: 9 ans après le 11/9 ...

From: nicolas
Sent: Sunday, September 12, 2010 10:39 AM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] : 9 ans après le 11/9

 

http://www.reopen911.info/
Paris: Rassemblement au Trocadéro le 11/9 à 15h
 
Notes :
Neuf ans après le 11-Septembre
par Thierry Meyssan*


Le temps passe. Neuf ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la lucidité et la ténacité de Thierry Meyssan portent leurs fruits : une large majorité de personnes dans le monde ne croit plus à la version gouvernementale des États-Unis. Ce phénomène s’observe jusqu’aux États-Unis, où un dernier sondage évalue à 74 % le nombre de citoyens pris par le doute. Même les responsables de la commission d’enquête présidentielle admettent ne pas être convaincus par le rapport qu’ils ont signé. Pour l’initiateur opiniâtre de ce débat, le temps n’est plus à discuter de l’impossibilité de la version officielle, il faut maintenant saisir l’ONU et poursuivre les réels coupables.
____________________


Nous commémorons le neuvième anniversaire des attentats du 11-Septembre qui marquèrent le début d’une guerre que ses promoteurs voulaient sans fin. Après avoir tué près de 3 000 personnes aux États-Unis, les commanditaires des attentats causèrent la mort de plus d’un million de personnes supplémentaires en Afghanistan et en Irak. Leur plan prévoyait de poursuivre ce carnage en détruisant la Syrie et l’Iran, mais ils n’ont pu —pour le moment— mener cette phase à exécution.


À l’occasion de ce triste anniversaire, ceux qui ont rejeté la responsabilité de leur propre crime sur des islamistes avant de ravager le Proche-Orient musulman nous offrent une nouvelle mise en scène. Un faux débat agite les États-Unis à propos de la construction d’un centre culturel musulman à Manhattan, et un autre faux débat accompagne l’autodafé annoncé de Corans. À l’issue de ces provocations, les autorités US ne manqueront pas de nous expliquer qu’elles sont intervenues pour garantir la liberté religieuse dans leur pays, espérant ainsi nous faire oublier que les crimes de masse qu’elles ont commis au Proche-Orient le furent dans une ambiance de croisade contre l’islam.


Elles voudraient aussi nous empêcher de prendre conscience de leur échec à convaincre. Il y a neuf ans, j’étais seul à réfuter les mensonges du 11-Septembre, à dénoncer un coup d’État du complexe militaro-industriel, et à alerter sur les projets bellicistes du nouvel Empire. Malgré les insultes, les menaces et les attaques, j’ai parcouru le monde pour éclairer l’opinion publique internationale et désamorcer l’idéologie de guerre des civilisations. Je n’ai pas pu développer ce travail aux États-Unis, où j’ai été déclaré persona non grata. Cependant, une fois le choc assimilé et le deuil accepté, de courageux États-uniens ont porté le flambeau dans leur propre pays. Chaque année les sondages montrent que 10 % d’Américains supplémentaires doutent de la version établie par la Commission Kean-Hamilton.


Aujourd’hui plus de 70 % des États-uniens doutent, y compris MM. Kean et Hamilton, les co-présidents de la commission chargée de graver dans le marbre la version gouvernementale. À ce rythme constant, la totalité de la population US aura rejeté cette version dans trois ans.


Nous sommes désormais une large majorité dans le monde à exiger que toute la lumière soit faite sur ces crimes. Le 11-Septembre ayant été utilisé par les États-Unis et le Royaume-Uni devant l’ONU pour justifier de leur invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, cette affaire n’est plus nationale, mais internationale. Le temps est venu pour que l’Assemblée générale des Nations Unies désigne une commission d’enquête, réunisse les éléments déjà connus du public et prépare la mise en accusation des suspects.


Que nous ayons perdu des parents sous les décombres du World Trade Center ou sous ceux des maisons bombardées de Kaboul et de Bagdad, que nous ayons perdu des enfants tués par l’occupant ou tué en occupant le Proche-Orient, nous sommes tous victimes du même système. Nous devons ensemble lutter pour établir toute la vérité et punir les coupables, parce que nous ne parviendrons pas à la paix sans la justice.

http://www.voltairenet.org/fr
 
tir de TSS

14:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Obama | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, histoire, courcelles, actualites, grande-bretagne, silence, mensonge, presse, médias, impérialisme, gangstérisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/08/2010

08/08/10: Hiroshima et Nagasaki: Plus Jamais !

Sent: Sunday, August 08, 2010 5:41 PM
To:
Subject: PCC(M-L): Hiroshima et Nagasaki: Plus Jamais! Une seule humanité! Une seule lutte!
Hiroshima et Nagasaki: Plus Jamais!
Une seule humanité! Une seule lutte!
Luttons pour un gouvernement anti-guerre!

- Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) -

Il y a 65 ans cette année, soit les 6 et 9 août 1945, des bombes atomiques étaient larguées sur les villes japonaises de Hiroshima et de Nagasaki. La bombe atomique que les États-Unis ont lancée sur Hiroshima a tué environ 140 000 personnes sous le coup du choc initial et plus de 237 000 personnes en tout. Trois jours plus tard, la bombe qu'ils ont lancée sur Nagasaki a tué 8500 personnes sur le coup et a causé la mort de plus de 70 000 personnes suite aux radiations et à d'autres blessures.

En cette occasion, le PCC(M-L) commémore avec le plus grand respect les victimes d'Hiroshima et de Nagasaki et leurs familles de même que tous les peuples du monde qui ont souffert et continuent de souffrir des crimes que les impérialistes américains ont commis depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Le but visé par le largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki était de menacer les peuples du monde qui avaient émergé de la Deuxième Guerre mondiale comme une grande force pour la libération et l'émancipation. Elles ont constitué un avertissement que les États-Unis allaient commettre tous les crimes possibles afin d'établir leur hégémonie sur l'Europe, dominer l'Asie et défaire le communisme. Le gouvernement canadien, en tant que partie intégrante de l'impérialisme anglo-américain, a été directement impliqué dans la production de la bombe atomique, notamment en fournissant de l'uranium enrichi. Les ministres canadiens savaient à l'avance que la bombe allait être utilisée contre le peuple japonais.

Les 6 et 9 août sont devenus des moments où l'on commémore ceux qui ont été tués lors de ces crimes horribles et où les Canadiens et les peuples du monde expriment leur détermination à empêcher que de tels crimes contre l'humanité soient perpétrés à nouveau.

Les leçons historiques qui ont été apprises des événements tragiques organisés il y a 65 ans contre le peuple japonais sont tout aussi importantes aujourd'hui alors que les États-Unis menacent encore une fois d'un holocauste nucléaire des pays comme la République démocratique populaire de Corée et l'Iran. C'est un crime de la part de ceux qui ont utilisé les armes nucléaires dans le passé, dans le but de menacer les peuples du monde entier, contre un adversaire déjà battu que de menacer aujourd'hui d'utiliser les frappes nucléaires préventives en invoquant la «paix », la « sécurité nationale », la «sécurité humaine » et la « démocratie ».

Pour mener à bien la lutte de l'humanité pour débarrasser le monde des armes nucléaires et défaire le «nouvel ordre mondial » des impérialistes américains, il faut intensifier la lutte pour défendre la souveraineté et l'indépendance de toutes les nations grandes ou petites et éliminer la menace de l'utilisation de la force de même que l'utilisation de cette force pour régler les conflits entre les nations. Il faut également que la classe ouvrière et le peuple du Canada mettent en place un gouvernement anti-guerre qui rejette l'utilisation de la force comme moyen de résoudre les conflits entre les peuples et les nations, qui retire le pays des blocs et traités militaires agressifs comme l'OTAN, NORAD et le Commandement intégré américain et exige que tous les États nucléaires démantèlent leur arsenal militaire respectif en commençant par les États-Unis et les autres grandes puissances.

Hiroshima et Nagasaki: Plus Jamais!
Une seule humanité! Une seule lutte!
Luttons pour gouvernement anti-guerre!

 

 

 

          

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21:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, usa, japon, impérialisme, guerre | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/07/2010

26/05/10: Comment les USA ont acheté le vote sanction russe ... ?

From: NICOLAS
Sent: Wednesday, May 26, 2010 9:38 PM
To:
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Comment les US ont acheté le vote sanction russe contre l'Iran,Mireille Delamarre
Comment les USA ont acheté le vote sanction russe
contre l'Iran

 Mireille Delamarre


Samedi 22 mai 2010

Le consentement de la Russie pour une nouvelle résolution avec amplification des sanctions contre l'Iran au CSONU a été acheté par Washington.               Explications.

Le revirement de Moscou concernant de nouvelles sanctions au CSONU contre l'Iran, qui refuse de stopper son programme d'enrichissement d'uranium sous contrôle de l'AIEA alors que signataire du TNP l'Iran a tout à fait le droit de le faire, a été obtenu suite à un savant marchandage Washington/Moscou.

Selon le Washington Post du 22/05/2010, l'explication de cet accord de dernière minute pour obtenir le soutien de la Russie à ces nouvelles sanctions onusiennes contre l'Iran a été révélée vendredi quand l'administration Obama a déclaré avoir levé les sanctions contre quatre entités russes impliquées dans le commerce « illégal » d'armes avec l'Iran et la Syrie depuis 1999.

La levée des sanctions a été enregistrée vendredi dans le Registre Fédéral, cela juste trois jours après l'annonce par la secrétaire d'état US, Hillary Clinton, que la Russie avait donné son accord pour de nouvelles sanctions au CSONU contre l'Iran.

La Russie s'était plainte depuis longtemps de ces sanctions américaines touchant notamment Rosoboronexport, une entreprise d'état exportatrice d' armes et qui avait été sanctionnée pour des ventes à l'Iran en 2006 et 2008. Mais Moscou a marchandé la levée des sanctions ces derniers jours bien que les Américains aient affirmé avoir le OK de la Russie pour les sanctions depuis un certain temps déjà.

Les sanctions ont également été levées contre le Moscou Aviation Institute, sanctionné depuis 1999 pour avoir aidé l'Iran à développer ses missiles balistiques. La D.Mendeleyev University of Chemical Technology of Russia avait également été sanctionnée depuis 1999 pour avoir aidé l'Iran dans son programme de missiles de même que le Tula Instrument Design Bureau, sanctionné la même année pour avoir fourni des équipements anti tanks à la Syrie.

Depuis le début de l'année, l'administration Obama a également levé les sanctions contre deux autres entités russes Glavkosmos et Baltic State Technological University pour avoir travaillé avec l'Iran.

Pour faire échec à l'accord entre la Turquie, le Brésil et l'Iran sur l'échange de LEU à 3.5% contre du LEU enrichi à environ 20% en Turquie sous contrôle de l'AIEA pour son réacteur de recherche nucléaire de Téhéran fabricant des isotopes pour traiter les malades iraniens contre le cancer, échange réclamé par le P5+1 mais en fait prétexte à vouloir confisquer l'uranium enrichi à 3.5% par l'Iran, les US ont lancé toute une série de négociations marathon avec la Russie et la Chine deux pays récalcitrants avec un droit de veto au CSONU.

Selon certains responsables américains l'administration Obama a fait en sorte qu'il y ait dans la formulation de la proposition de résolution de sanctions une lacune concernant l'interdiction de vente d'armes qui permettrait aux Russes d'honorer la vente de missiles anti missiles S300 à l'Iran, vente conclue en 2005 d'un montant de plusieurs centaines de millions de dollars, déjà payés, retardée depuis 2007 sous la pression des américains et des israéliens.

Ces systèmes de missiles anti missiles S300 que Moscou affirme vouloir livrer à Téhéran mais dont la livraison aurait été retardée selon les Russes pour des « problèmes techniques » sont capables d'intercepter des missiles balistiques et d'abattre des avions de combat, et rendraient les sites d'installations nucléaires iraniens inattaquables notamment par les Israéliens.

Selon la proposition de résolution qui doit encore être discutée au CSONU celle -ci interdirait la vente de 8 catégories d'armes conventionnelles, dont des « missiles et systèmes de missiles comme définis selon le critère du Registre des Armes Conventionnelles de l'ONU ». Ce Registre inclus les missiles sol sol et les systèmes de missiles air sol mais pas les systèmes défensifs de missiles sol air.

Malgré l'offensive américaine pour faire passer cette nouvelle résolution amplifiant les sanctions contre l'Iran, Téhéran a décidé d'aller de l'avant dans son accord d'échange de LEU conclu avec le Brésil et la Turquie. L'Iran va transmettre une lettre officielle lundi au secrétaire général de l'AIEA comprenant les détails de cet accord d'échange. Les représentants du Brésil et de la Turquie auprès de l'AIEA vont accompagner leur homologue iranien pour remettre ce document. La première livraison de LEU à 3.5% devrait arriver en Turquie d'ici un mois.

L'administration Obama a réaffirmé son objectif de faire cesser le programme d'enrichissement d'uranium iranien et même avoué publiquement que cette proposition d'échange avait en fait pour objectif caché la suspension de ce programme.

La malhonnêteté de l'administration Obama et de ses acolytes français britannique allemand et probablement chinois et russe - ces deux derniers utilisant le nucléaire iranien pour marchander des concessions auprès de Washington, les Russes la levée des sanctions, les Chinois la fin des pressions économiques américaines pour une réévaluation de la monnaie chinoise -ne fait que confirmer ce qu'on savait depuis longtemps qu'Obama n'a jamais sérieusement cherché à dialoguer avec l'Iran et que derrière sa belle rhétorique se cache un va t-en guerre froid calculateur menteur pire que G.W Bush.

Le dossier Iran
Dernières mises à jour

 

 


Source : Planète non violence
http://www.planetenonviolence.org/...
 
 

17:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, presse, médias, silence, usa, iran, russie, impérialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/05/2010

12/05/2010: Chomsky sur l'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel!" ...

 

From: NICOLAS
Sent: Wednesday, May 12, 2010 10:56 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme]: L'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel" (tiré d'Investig'action)
Chomsky sur l'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel!"
Noam Chomsky   
Noam Chomsky est le plus grand intellectuel des États-Unis. La quantité impressionnante de ses écrits, qui comprennent prés de 100 livres, ont depuis des décennies démonté et exposé les mensonges des élites au pouvoir et les mythes qu’elles entretiennent. Et Chomsky l’a fait malgré la censure des médias commerciaux qui l’ont mis sur une liste noire, malgré son statut de paria au sein du monde universitaire et, de son propre aveu, malgré le fait qu’il soit un orateur pédant et parfois légèrement ennuyeux. Il combine une indépendance intellectuelle avec une démarche rigoureuse, une capacité remarquable de saisir les détails et une intelligence hors du commun. Il dénonce sans détours notre système à deux partis qu’il décrit comme un mirage orchestré par un gouvernement au service des entreprises privées, et il critique sévèrement l’intelligentsia libéral (liberal : plus ou moins l’équivalent de "progressiste" aux US – NdT) qui ne sont que les courtisans du système et décrit le flot émis par les médias commerciaux comme une forme de « lavage de cerveau ». En tant que critique le plus clairvoyant du capitalisme débridé, de la globalisation et de l’empire, il aborde sa 81ème année en nous mettant en garde sur le peu de temps qui nous reste pour sauver notre démocratie anémique.

 



« La situation actuelle est très similaire à l’Allemagne de Weimar, » m’a dit Chomsky au téléphone depuis son bureau à Cambridge, Massachusetts. « Les similarités sont frappantes. Il y avait aussi à l’époque une énorme déception par rapport au système parlementaire. Le fait le plus frappant n’était pas que les Nazis aient réussi à détruire les sociaux-démocrates et les communistes mais que les partis traditionnels, les partis conservateurs et libéraux, étaient eux aussi hais et qu’ils ont disparu. Les Nazis ont su combler le vide avec beaucoup d’intelligence et d’habilité. »

« Les États-Unis ont beaucoup de chance de n’avoir aucune figure charismatique qui se détache du lot, » a poursuivi Chomsky. « Chaque figure charismatique est si évidemment un escroc qu’elle finit par s’autodétruire, comme McCarthy ou Nixon ou les prêcheurs évangélistes. Si quelqu’un de charismatique devait se détacher, ce pays serait dans de sales draps à cause de la frustration, de la déception et de la colère justifiée et l’absence de toute réponse cohérente. Que sont censés penser les gens quand ont leur dit « j’ai une réponse, nous avons un ennemi » ? Un jour ce sont les Juifs, un autre les immigrés clandestins ou les noirs. On nous dira que les mâles blancs constituent une minorité persécutée. On nous dira que nous devons nous défendre ainsi que l’honneur de la nation. La force militaire sera exaltée. Des gens seront tabassés. Cela pourrait se transformer en une force irrésistible. Et dans ce cas, elle sera bien plus dangereuse que l’Allemagne. Les États-Unis sont une puissance mondiale. L’Allemagne était puissante mais ses adversaires l’étaient encore plus. Je crois que nous n’en sommes pas loin. Si les sondages ne se trompent pas, ce ne sont pas les Républicains, mais l’extrême droite républicaine, les républicains cinglés, qui vont remporter les prochaines élections. »

« Je n’ai jamais rien vu de tel », a-t-il ajouté. « Je suis assez vieux pour me souvenir des années 30. Toute ma famille était sans emploi. Les conditions étaient bien plus difficiles que de nos jours. Mais il y avait de l’espoir. Les gens avaient un espoir. Le syndicat CIO s’organisait. Plus personne ne veut l’admettre de nos jours mais le Parti Communiste était le fer de lance dans l’organisation des travailleurs et des droits civiques. Y compris pour des choses simples comme envoyer ma tante au chômage à la campagne pour prendre une semaine de vacances. C’était un mode de vie. Il n’y a rien de tel aujourd’hui. L’ambiance dans le pays est effrayante. Le niveau de colère, de frustration et de haine envers les institutions n’est pas organisée d’une manière constructive. Ça part en vrille dans des fantasmes autodestructeurs. »

« J’écoute les commentateurs à la radio, » a dit Chomsky, « mais ce n’est pas pour écouter Rush Limbaugh (célèbre commentateur d’extrême droite -NdT), mais pour écouter les gens qui téléphonent. Ils sont comme (le pilote kamikaze) Joe Stack. Qu’est-ce qui m’arrive ? se demandent-ils. J’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire. Je suis un bon chrétien. Je travaille dur pour nourrir ma famille. Je possède une arme. Je crois aux valeurs de ce pays et pourtant ma vie s’effondre. »

Chomsky, plus que tout autre intellectuel américain, a décrit dans de nombreuses oeuvres la descente aux enfers du système politique et économique américain. Il nous rappelle que le véritable questionnement intellectuel est toujours subversif. Il défie des présomptions culturelles et politiques. Il critique les structures. Il est pratique sans cesse l’autocritique. Il fait éclater les mythes et stéréotypes complaisants dont nous nous servons pour nous flatter et ignorer notre complicité dans les actes de violence et d’oppression. Et il dérange les puissants et leurs apologistes libéraux.

Chomsky réserve ses critiques les plus acerbes pour l’élite libérale de la presse, des universités et du système politique qui servent d’écran de fumée à la cruauté du capitalisme débridé et des guerres impérialistes. Il dénonce leurs postures morales et intellectuelles comme un arnaque. C’est pour cela que Chomsky est détesté, et peut-être craint, plus par les élites libéraux que par la droite qu’il condamne aussi. Lorsque Christopher Hitchens (journaliste « réactionnaire de gauche » du magazine The Nation – NdT) a décidé de devenir la marionnette de l’administration Bush après les attaques du 11 septembre, un de ses premiers articles a été une attaque féroce contre Chomsky. Hitchens, contrairement à la plupart des gens qu’il sert, savait quel était l’intellectuel qui comptait aux États-Unis

« Ça ne m’intéresse pas d’écrire sur Fox News, » a dit Chomsky. « C’est trop facile. Ce qui m’intéresse ce sont les intellectuels libéraux, ceux qui se présentent et se prennent pour des critiques du pouvoir, courageux, qui se battent pour la vérité et la justice. Au fond, ils ne sont que les gardiens du temple. Ce sont eux qui définissent les limites à ne pas dépasser. Ce sont eux qui disent jusqu’où il est permis de s’aventurer. Ils disent « Regardez comme je suis courageux. » Mais ne vous aventurez pas un millimètre de plus. C’est vrai pour les secteurs éduqués de la population car ce sont eux les plus dangereux à cause de leur soutien au pouvoir. »

Parce qu’il échappe à toute catégorisation et rejette toutes les idéologies, Chomsky a été indispensable au débat américain depuis des décennies, depuis son travail sur la guerre au Vietnam jusqu’à ses critiques sur l’administration Bush. Il persiste à jouer l’iconoclaste, celui qui se méfie du pouvoir sous toutes ses formes.

« La plupart des intellectuels se considèrent comme la conscience de l’humanité, » dit l’universitaire spécialiste du Moyen Orient Norman Finkelstein. « Ils se divertissent et admirent quelqu’un comme Vaclav Havel. Chomsky, lui, méprise Havel. Chomsky adopte la vision du monde de Julien Benda. Il existe deux ensembles de principes. Les principes de pouvoir et de privilège et les principes de vérité et de justice. Si vous courez après le pouvoir et les privilèges, ce sera toujours au détriment de la vérité et de la justice. Benda dit que le credo de tout intellectuel doit être, comme l’a dit le Christ, « mon royaume n’est pas de ce monde. » Chomsky dénonce les prétentions de ceux qui se déclarent les détenteurs de la vérité et de la justice. Il montre que ces intellectuels sont en fait détenteurs du pouvoir et des privilèges et de tout le mal qui va avec. »

« Certains livres de Chomsky contiennent des choses comme une critique du plan Arias en Amérique centrale, et il peut lui consacrer 200 pages » a dit Finkelstein. « Mais deux ans plus tard, qui se souvient d’Oscar Arias ? C’est à se demander si Chomsky n’aurait pas mieux fait d’écrire sur des sujets plus ambitieux, des sujets plus intemporels qu’on pourrait encore lire dans 40 ou 60 ans. C’est ce qu’a fait Russel avec des livres tels que « Marriage and Morals ». Pouvez-vous encore relire ce que Chomsky a écrit sur le Vietnam ou l’Amérique centrale ? La réponse est souvent « non ». Ça en dit long sur le personnage. Il n’écrit pas pour son ego. Si c’était le cas, il aurait écrit dans un style grandiloquent qu’il aurait laissé en héritage. Il écrit parce qu’il veut influer sur le cours des choses et participer au changement politique. Il se soucie de la vie des gens et s’attache aux détails. Il essaie de réfuter les mensonges quotidiens déversés par les grands médias. Il aurait pu consacrer son temps à rédiger des essais philosophiques qui auraient duré dans le temps, comme l’ont fait Kant ou Russel. Mais il s’est investi dans les détails minuscules qui font toute la différence et font gagner une bataille politique. »

« J’essaie d’encourager les gens à penser de façon autonome, à remettre en question les idées communément admises, » a dit Chomsky lorsque je l’ai interrogé sur ses objectifs. « Ne prenez pas vos présomptions pour des faits acquis. Commencez par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcez-la à se justifier. La plupart du temps, elle n’y arrive pas. Soyez prêts à poser des questions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. Essayez de penser par vous-même. Il y a beaucoup d’information en circulation. Vous devez apprendre à juger, à évaluer et à comparer les choses. Il vous faudra faire confiance à certaines choses, sinon vous ne pourriez pas survivre. Mais lorsqu’il s’agit de choses importantes, ne faites pas confiance. Dés que vous lisez quelque chose d’anonyme, il faut se méfier. Si vous lisez dans la presse que l’Iran défie la communauté internationale, demandez-vous qui est la communauté internationale ? L’Inde est opposée aux sanctions. Le Brésil est opposé aux sanctions. Le Mouvement des pays Non-Alignés est opposé aux sanctions et l’a toujours été depuis des années. Alors qui est la communauté internationale ? C’est Washington et tous ceux qui se trouvent être en accord avec lui. C’est le genre de choses que vous pouvez découvrir par vous-mêmes, mais pour ça il faut travailler. Et c’est pareil pour tous les sujets, les uns après les autres. »

Le courage de Chomsky de parler au nom de ceux, tels les Palestiniens dont la souffrance est souvent minimisée ou ignorée par les grands médias, montre qu’il est possible de mener une vie morale. Et, peut-être plus encore que sa formation, c’est son exemple d’indépendance morale et intellectuelle qui représente un appui pour tous ceux qui remettent en cause le discours hypocrite dominant et osent dire la vérité.

« Je ne saurais vous dire combien de gens, moi inclus, et ceci n’est pas une hyperbole, dont les vies ont changé grâce à lui » dit Finkelstein, qui a été exclu de plusieurs universités à cause de son courage intellectuel et son indépendance. « Sans Chomsky, il y a bien longtemps que j’aurais abandonné. J’ai pris pas mal de coups dans ma vie professionnelle. Et c’est parce que je savais qu’un des plus grands esprits de l’histoire humaine avait confiance en moi que j’ai pu supporter tous ces coups. Il y a beaucoup de gens dont l’existence n’est même pas reconnue, les petits comme on les appelle, qui reçoivent un jour un courrier de Chomsky. Ca leur insuffle une nouvelle énergie. Chomsky a fait bouger beaucoup, beaucoup de gens qui se sont découverts un potentiel qui, sans lui, aurait été perdu pour toujours. »

 

Source: Le Grand Soir

 

tiré d'Investig'action

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, usa, presse, guerre, television, romain, democratie, imperialisme, silence, liberte, medias, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/02/2010

05/02/10: Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge...

-- Original Message -----

Sent: Friday, February 05, 2010 9:59 PM
Subject: [alerte_otan] Domenico Losurdo - Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel ...

 

Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge
 
La nouvelle est à présent officielle. Sous peu le Dalaï Lama sera reçu par Obama à la Maison Blanche. La rencontre entre ces deux âmes jumelles était inévitable : à vingt ans d’écart  l’un de l’autre (1989 et 2009), tous les deux ont reçu le Prix Nobel pour  la paix, et tous les deux ont reçu cette distinction ad maiorem Dei gloriam, ou, pour plus d’exactitude,  pour la plus grande gloire de la "nation élue" par Dieu. 1989 était l’année où les Usa obtenaient le triomphe dans la guerre froide et s’apprêtaient à démanteler l’Union soviétique, la Yougoslavie et aussi –comme ils l’espéraient- la Chine. Dans ces conditions, celui qui allait être couronné champion de la paix ne pouvait être que le moine intrigant qui depuis trente ans déjà, encouragé et financé par la Cia, se battait pour détacher de la Chine un quart de son territoire (le Grand Tibet).
 
En 2009, la situation  avait radicalement changé : les dirigeants de Pékin étaient arrivés à éviter la tragédie qu’on voulait infliger à leur pays ;  au lieu d’être renvoyés aux décennies terribles de la Chine, opprimée, humiliée et souvent condamnée en masse à la mort par inanition, à la "Chine crucifiée" dont parle les historiens, un cinquième de la population mondiale avait connu un développement  prodigieux (...) . Dans les conditions qui avaient émergé en 2009, le Prix Nobel pour la paix couronnait celui qui, grâce à son habileté oratoire et sa capacité de se présenter comme un homme nouveau et venant d’en bas, était appelé à redonner quelque lustre  à l’impérialisme étasunien.
 
En réalité, la signification authentique de la présidence Obama est à présent sous les yeux de tous. Il n’est de zone au monde dans laquelle  ne se soient pas accentués le militarisme et la politique de guerre des Usa. Dans le Golfe Persique a été envoyée une flotte, équipée pour neutraliser la riposte possible de l’Iran aux bombardements  sauvages qu’Israël prépare fébrilement grâce aussi aux armes fournies par Washington. En Amérique Latine, après avoir encouragé ou promu le coup d’état au Honduras, Obama installe sept bases militaires en Colombie, relance la présence de la IVème flotte, profite de l’urgence humanitaire en Haïti (dont la gravité est aussi la conséquence de la domination néocoloniale que les Usa y exercent depuis deux siècles) pour occuper massivement le pays : avec un déploiement de forces qui est aussi un lourd avertissement  aux pays latino-américains. En Afrique, sous prétexte de combattre le "terrorisme", les Usa renforcent leur dispositif militaire par tous les moyens : sa tâche réelle est de rendre le plus difficile possible l’approvisionnement  en énergie et matières premières dont la Chine a besoin, de façon à pouvoir l’étrangler au moment opportun.  En Europe même, Obama n’a pas du tout renoncé à l’expansion de l’OTAN à l’Est, et à l’affaiblissement de la Russie ; les concessions sont formelles et ne visent qu’à isoler le plus possible la Chine, le pays qui risque de mettre en question l’hégémonie planétaire de Washington.
 
Oui, c’est en Asie que le caractère agressif de la nouvelle présidence états-unienne émerge dans toute sa clarté. Il ne s’agit pas  seulement du fait que la guerre en Afghanistan a été étendue au Pakistan, avec un recours aux avions sans pilotes (et sa suite de "dommages collatéraux") nettement plus massif qu’à l’époque de l’administration Bush junior. C’est surtout ce qui arrive à Taïwan qui est significatif.  La situation allait s’améliorant nettement : entre la Chine continentale et l’île, les contacts et les échanges ont repris et se développent ; les rapports entre le Parti Communiste Chinois et le Kuomindang ont été rétablis. Avec la nouvelle vente d’armes, Obama veut atteindre un objectif bien précis : si vraiment on ne peut pas démanteler le grand pays asiatique, du moins faut-il en empêcher la réunification pacifique.
 
Et c’est en ce point là qu’annonce son arrivée à Washington une vieille connaissance de la politique du containment et du démantèlement de la Chine. Voici qu’au moment opportun entre de nouveau en scène Sa Sainteté qui, avant même de mettre les pieds aux Usa, bénit à distance le marchand de cannons qui siège à la Maison Blanche. Mais le Dalaï Lama n’est-il pas universellement connu comme le champion de la non-violence ? Je me permets, à propos de cette manipulation raffinée, de renvoyer à un chapitre de mon livre (La non-violence. Une histoire hors du mythe), que l’éditeur Laterza (Bari-Rome, NdT) sortira en librairie le 4 mars prochain . Pour le moment je me borne à anticiper un seul point. Des ouvrages ayant pour auteur ou co-auteur des ex-fonctionnaires de la Cia révèlent une vérité qui ne doit jamais être perdue de vue : la non-violence est un "écran" (screen) inventé  par le département des services secrets étasuniens majoritairement engagé dans la "guerre psychologique".  Grâce à cet "écran", Sa Sainteté était plongé dans une aura sacrée, alors que depuis longtemps, après sa fuite hors de Chine en 1959, il a promu au Tibet une révolte armée, alimentée par les ressources financières massives, par la puissante machine organisatrice et multi médiatique et par l’immense arsenal états-uniens ; révolte qui a cependant échoué à cause du manque d’appui de la part de la population tibétaine.  Il s’agissait d’une révolte armée –écrivent encore les ex-fonctionnaires de la Cia- qui a permis  aux Usa d’accumuler de précieuses expériences pour les guerres en Indochine, c’est-à-dire pour des guerres coloniales –c’est moi qui ajoute, cette fois- qui sont à ranger parmi les plus barbares du XXème siècle.
 
Maintenant, le Dalaï Lama et Obama se rencontrent. C’était dans la logique des choses.  Cette rencontre entre les deux Prix Nobel du mensonge sera plutôt affectueuse comme seule peut l’être une rencontre entre deux personnalités liées entre elles par des affinités électives. Mais elle ne promet rien de bon pour la cause de la paix.
 
Domenico Losurdo
 
Domenico Losurdo enseigne l’histoire de la philosophie à l’Université d’Urbino. Il dirige depuis 1988 la Internationale Gesellschaft Hegel-Marx für dialektisches Denken, et est membre fondateur de l’Associazione Marx XXIesimo secolo « Rievoluzione »
( voir : http://www.pdcitv.it/video/2644/Associazione-Marx-XXI--Domenico-Losurdo ).
Parmi ses nombreux ouvrages, sont (entre autres) disponibles en français :
Fuir l’histoire ? La révolution russe et la révolution chinoise aujourd’hui. (Le temps des Cerises-Delga, 2007),
Démocratie ou bonapartisme, triomphe et décadence du suffrage universel. (Le temps des Cerises
Le péché originel du 20ème siècle. (Aden, 2007)
Le révisionisme en histoire. Problèmes et mythes.  (Albin Michel, 2005)
Gramsci. Du libéralisme  au « communisme critique » (Syllepse, 2006)
Nietzsche, philosophe réactionnaire. Pour une biographie politique (Delga, 2008).
Contre-histoire du libéralisme,
Le Langage de l’Empire. Lexique de l’idéologie états-unienne (Laterza editori), sont en cours de traduction.
Staline. Histoire et critique d’une légende noire, paraîtra au printemps 2010 chez Aden.
 
Article original sur le blog de l’auteur :www.domenicolosurdo. it
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

21:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, guerre, romain, chine, colonialisme, imperialisme, silence, medias, tibet, mensonge, dalai-lama | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/01/2010

14/12/09: Il y a 70 ans, la France déclare la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes...

 
 
 

Il y a 70 ans, la France déclare la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes. Par Jean Lévy

lundi 14 décembre 2009, par Comité Valmy


POURQUOI CE SILENCE ENTOURANT LE DEBUT DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ?

Alors que nous venons de subir la mobilisation totale des médias, communiant dans une même campagne anticommuniste, à l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin, il est bon de comparer cette campagne avec le quasi silence entourant le 70ème anniversaire de la Seconde Guerre mondiale.

Et pourtant cet évènement a davantage affecté notre propre histoire.

Revenons donc au rappel de la situation politique et militaire au cours de ce qu’on appelait, à l’époque, « la drôle de guerre ».

Faisant fi une fois de plus à ses promesses, l’Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre.1939

Le 3, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne.

On aurait pu penser que profitant de l’engagement massif des panzers et de l’aviation nazis à l’Est, les forces occidentales allaient en profiter pour mener l’offensive à l’Ouest, la ligne Siegfried non terminée, n’étant pas en état de constituer un obstacle infranchissable.

Et bien non !

L’armée française reste l’arme au pied, se contentant d’activité de patrouilles, dans le forêt frontière de la Warndt.

Le gouvernement Daladier est trop occupé à traquer les militants communistes et à faire procéder à la déchéance des députés du PCF, fidèles à leur parti, dissous dès septembre.

Seul, « l’ennemi intérieur » est visé par les autorités, pas l’ennemi de l’autre côté du Rhin.

Raison invoquée pour « justifier » cette répression de masse visant, non l’Etat à qui on a déclaré la guerre, mais un parti d’opposition, hostile au conflit : le pacte de non-agression germano-soviétique, signé le 23 août précédent.

Il s’ensuit, dans notre pays, une campagne anticommuniste féroce, d’une envergure jamais atteinte. Tous les partis, de gauche comme de droite, toute la presse, se sont joints au hallali « antirouge ». La presse communiste étant interdite depuis fin août, donc avant la déclaration de guerre, aucune voix ne s’élève publiquement contre ce déferlement de haine.

Mais, pourquoi cette offensive intérieure ?

Disons-le tout net : la signature du pacte de non-agression met en échec la stratégie envisagée par la bourgeoisie française. Celle-ci souhaitait un affrontement militaire entre l’Allemagne et l’URSS, en laissant cette dernière, seule, face à la Wehrmacht, espérant un effondrement de l’Armée Rouge.

Sans la signature du pacte, ce scénario aurait été, sans doute, possible.

L’Allemagne aurait, dès lors, dominé l’Europe pour une très longue période, sans possible éventualité d’un retournement militaire.

Qui peut croire que, face aux 200 divisions nazies, retenues en Union soviétique, un débarquement anglo-saxon eut été possible en Normandie, en juin 44 ?

La défaite française de mai-juin 40, préparée de longue date par les forces du capital, montre clairement que celles-ci avaient, bien avant Montoire, l’objectif d’une France intégrée dans une Europe allemande.

C’est donc la signature du fameux pacte de non-agression, signé par von Ribbentrop et Molotov, le 23 août, qui met bas ce sinistre scénario. L’URSS gagne ainsi deux ans de répit, qui lui permet de contenir devant Moscou les divisions hitlériennes, et d’infliger, ensuite, les défaites que l’on sait à la Wehrmacht, de Stalingrad jusqu’à Berlin.

Notre bourgeoisie a mesuré, dès l’automne 39, l’ampleur de l’échec de sa stratégie. Elle en a fait payer le prix au seul parti qui avait défendu le pacte, le Parti communiste français, celui-ci ayant analysé sa portée et ses conséquences.

On peut même dire que les forces du Capital n’ont pas encore digéré, de nos jours, l’échec subi en août 39. Comment expliquer, sans cela, la persistance actuelle d’une campagne toujours massive contre, ce que les médias à leur service, appellent « la collusion Hitler-Staline » et contre les « communistes qui ont approuvé le Pacte germano-soviétique » ?

Il est vrai que l’objectif d’une Europe intégrée, sous domination économique allemande, est toujours à l’ordre du jour

Jean LEVY

18:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, communisme, presse, guerre, television, romain, allemagne, fascisme, imperialisme, capitalisme, silence, urss, information, hitler, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/11/2009

10/10/09: Contre le révisionnisme historique... sur les origines du fascisme et de la Seconde Guerre Mondiale...

Contre le révisionnisme historique... sur les origines du fascisme et de la Seconde Guerre Mondiale

Sur le fascisme...

 par Jorge Cadima, collaborateur au secteur international du PC Portugais

 

Pour le numéro 301 de Juillet/Août d'O Militante, revue théorique du Parti Communiste Portugais

 

Traduction AC pour solidarite-internationale-pcf.over-blog.net  

Il y a 70 ans, commençait la Deuxième Guerre Mondiale. Pour la seconde fois en un quart de siècle, les rivalités et le bellicisme inhérents au capitalisme coûtaient la vie à des dizaines de milliers d'êtres humains et semaient la destruction. Entre les deux grandes guerres, la planète a été touchée par la plus grande crise économique du capitalisme connue jusqu'alors. Des entrailles d'un système d'exploitation en agonie ont surgi les monstres du fascisme et du nazisme, qui ont précipité la catastrophe de 1939-1945 et sont parvenu à établir leur empire sur quasiment tout le continent européen.


Mais le début du Vingtième siècle a été aussi une période de lutte et de progrès pour les peuples et le mouvement ouvrier depuis la grande Révolution d'Octobre, en passant par la résistance armée qui a joué un rôle décisif dans la défaite du fascisme et du nazisme, jusqu'aux profondes transformations de l'après-guerre, qui ont laissé une empreinte positive sur quasiment toute la seconde moitié du siècle. Les travailleurs et les peuples sont devenus des acteurs de premier plan de l'histoire de l'Humanité. Sans ignorer les grandes transformations ayant eu lieu entre-temps, les événements et les leçons de cette période sont toujours d'actualité au moment où l'Humanité se voit de nouveau confrontée à un capitalisme en profonde crise.



La Première Guerre Mondiale

 

 

En Août, 95 ans avaient passé depuis le déclenchement de la Première Guerre Mondiale, « une guerre impérialiste (c'est-à-dire, une guerre de conquête, de pillage et de brigandage), une guerre pour le partage du monde, pour la division et la redistribution des colonies, des 'sphères d'influence' du capital financier »1 dans les termes de Lénine.


La Première Guerre Mondiale n'a pas opposé des adversaires idéologiques ou des ennemis de classe, elle n'a pas été non plus un « choc des civilisations ». Les 15 millions de morts de la guerre de 1914-18 furent des victimes des rivalités entre les classes dirigeantes des grandes puissances européennes, « chrétiennes », défenseurs d'un même système socio-économique: le capitalisme. Ce système a connu, après 1870, un développement rapide, accompagné par la création de gigantesques monopoles, par les liens toujours plus étroits entre industrie et finance, par la financiarisation croissante de l'économie, par la nécessité d'exporter les énormes excédents de capitaux accumulés entre temps et de contrôler les sources de matière première, avec la colonisation qui en découle et le pillage des pays « périphériques ». Dans cette autre « mondialisation » on alterne entre l'entente et la rivalité. Les « vieilles » puissances impérialistes entrèrent alors en conflit avec la « jeune » Allemagne, qui est parvenu tardivement à son unification nationale mais qui, avec des taux de croissance économiques plus rapides, s'est senti dans son bon droit d'agir comme une grande puissance.2 Lénine se demande: « sur le terrain du capitalisme, quel autre moyen pouvait-il exister, si ce n'est la guerre, pour éliminer, d'une part, la disproportion entre le développement des forces productives et l'accumulation de capital, et d'autre part, le partage des colonies et des 'sphères d'influence' du capital financier? »3

 

 

La faillite de la Seconde Internationale et la Révolution d'Octobre

 

 

Le mouvement ouvrier a connu un grand développement dans les décennies qui ont précédé la Première Guerre Mondiale. A côté du renforcement syndical, se sont créés de leur côté des partis ouvriers, qui ont formé la Seconde Internationale. Mais la guerre a plongé la Seconde Internationale dans une crise profonde, due au fait que ses dirigeants ont trahi les principes toujours proclamés. Lénine a écrit: « Les socialistes du monde entier ont déclaré solennellement en 1912 [lors de la conférence de] Bâle qu'ils considéraient la future guerre européenne comme une entreprise 'criminelle' et ultra-réactionnaire de tous les gouvernements, qui devait accélérer la chute du capitalisme, en générant inévitablement la révolution contre elle. La guerre a éclaté, ainsi que la crise. Au lieu de la tactique révolutionnaire, la majorité des partis sociaux-démocrates ont adopté une tactique réactionnaire, se rangeant du côté de leurs gouvernements et de leur bourgeoisie. Cette trahison du socialisme signifie la faillite de la Seconde Internationale »4En analysant les causes de cette trahison, Lénine parle des « super-profits » résultants de l'exploitation impérialiste et de ses conséquences chez une mince couche de bénéficiaires. « Les conditions objectives de la fin du XIXème siècle ont renforcé particulièrement l'opportunisme, transformant l'utilisation de la légalité bourgeoise en servilité vis-à-vis d'elle, créant une mince couche bureaucratique et aristocratique au sein de la classe ouvrière (…). La guerre a accéléré son développement, transformant l'opportunisme en social-chauvinisme, et l'alliance secrète des opportunistes avec la bourgeoisie en une alliance ouverte ».


Les origines du mouvement communiste international se trouvent dans la rupture avec ceux qui ont défendu les bourgeoisies de leur pays dans la guerre qui a fauché des millions de personnes. La fidélité des bolchéviques à la « tactique révolutionnaire » et la justesse de son jugement sur les conditions objectives de la Russie, ont conduit, même en pleine guerre, à la Révolution Socialiste d'Octobre, neuf mois après la chute du tsarisme. Les travailleurs et le peuple, premières victimes de la guerre impérialiste, ont pris en main leur destin, lors d'un acte historique qui devait bouleverser le cours de l'Humanité et marquer tout le Vingtième siècle.



Les conséquences de la Première Guerre Mondiale

 


En Novembre 1918, avec une situation militaire et économique toujours plus difficile et les marins révoltés, les travailleurs allemands déclenchaient une révolution qui renverse le Kaiser, installe la République et met un terme à la guerre. Dans les mois qui suivent, et sous l'inspiration de la Révolution d'Octobre, émergent des situations pré-révolutionnaires dans plusieurs pays (Allemagne, Hongrie, Italie), qui sont réprimées de manière violente. Les bourgeoisies européennes vivent dans la peur de dénouements révolutionnaires. En 1922, en Italie, la réaction des classes dirigeantes à la montée de la lutte de masses se traduit par une nouvelle forme de pouvoir de classe, avec la violence extrême des squadre d'azione (escouades d'action), l'anti-communisme féroce, l'attaque impitoyable menée contre le mouvement populaire et même contre la démocratie bourgeoise. Le fascisme de Mussolini, en manipulant les peurs de la petite bourgeoisie ruinée par la guerre, la frustration des soldats démobilisés et en jouant sur les aspirations à « l'ordre » et au « salut de la Nation », canalise la révolte de vastes secteurs de la société, non contre les véritables causes de leurs problèmes, mais contre ses victimes.


Les théorisations actuelles, qui cherchent à découvrir des parallèles entre fascisme et communisme, se base sur la plus grossière falsification de la vérité historique. Les communistes et le mouvement ouvrier ne furent pas seulement, dès la première heure, les principales cibles et victimes de la terreur fasciste, mais le fascisme mussolinien a aussi servi d'inspiration aux bourgeoisies de l'ensemble des pays européens. A titre d'exemple, on peut noter les mots de Winston Churchill, le plus important dirigeant de la bourgeoisie anglaise du Vingtième Siècle, après une visite en Italie Fasciste, en 1927: « Ce pays donne une image de discipline, d'ordre, de bonne volonté, de visages souriants »; « si j'étais italien, je suis sûr que j'aurais été de tout mon cœur avec vous, dès la première heure, dans votre lutte triomphante contre les passions et les appétits animaux du Léninisme ».5


Dans les années qui ont suivi, la peste fasciste s'était étendue à d'autres pays, parmi lesquels le Portugal, et a conquis de nouveaux soutiens parmi les classes dirigeantes surtout après l'éclosion de la grande crise du capitalisme, en 1929. Et c'est en Allemagne, vaincue lors de la Première Guerre Mondiale et humiliée par le Traité de Versailles, que l'ascension du fascisme était destinée à avoir un impact terrible.

 

 

De Versailles à Hitler

 


La crainte de révolutions ouvrières n'a pas empêché, qu'après la guerre, les rivalités inter-impérialistes continuent à jouer un rôle de premier plan dans la politique des grandes puissances. Le Traité de Versailles, imposé à l'Allemagne après sa défaite, lui a enlevé ses (maigres) colonies, l'a amputée de plusieurs morceaux de son territoire européen, et lui a imposé le paiement de sommes gigantesques comme réparation des préjudices de guerre.


Dans les mots de l'ambassadeur soviétique au Royaume-Uni (1932-43), Ivan Maiski, le Traité de Versailles visait à garantir « trois choses: (1) la domination inconditionnelle en Europe de la coalition victorieuse anglo-franco-américaine (le groupe dirigeant de l'impérialisme Etats-unien aspirait déjà à ce moment-là à la domination mondiale, mais n'avait pas encore décidé de l'afficher ouvertement); (2) la subordination inconditionnelle de l'Allemagne vaincue à la coalition anglo-franco-allemande; (3) la situation d'infériorité de la Russie révolutionnaire jusqu'au moment où notre pays, comme les dirigeants de la coalition le souhaitaient sans aucun doute, tomberait sous les coups militaires et économiques de l'Alliance et serait obligé de retourner dans le giron du capitalisme »6


Les réparations de guerre imposées à l'Allemagne ont joué un rôle central dans l'hyper-inflation qui a frappé le pays entre 1921 et 1923 et ruiné de larges secteurs de la population. Mais pour la grande finance des puissances impérialistes, les années 1920 furent une manne. Selon le Professeur en Histoire économique de Cambridge, Adam Tooze, « le petit manège par lequel les allemands empruntaient aux américains pour payer les britanniques et les français, qui à leur tour payaient les américaines [des dettes contractées vis-à-vis des Etats-Unis durant la guerre] suscitait de l'anxiété de toute part. Mais il atteignait son objectif. »7 Les niveaux insupportables de l'endettement résultants de ce « petit manège » étaient à la base de l'écroulement du système financier allemand en 19318, événement qui a aggravé qualitativement la grande crise mondiale du capitalisme commencée par le krach de Wall Street en 1929.


La crise continue du capitalisme allemand entre 1914 et 33, et l'incapacité à la surmonter dans le cadre de la République de Weimar (que les franges les plus réactionnaires des classes dominantes ont toujours regardé avec méfiance), fut le facteur décisif de l'ascension de la plus violente et terrible forme de domination de classe jamais générée par le capitalisme: le nazisme hitlérien. Les communistes (qui lors des élections de Novembre 1932, avaient obtenu près de 6 millions de voix – 16,9% - et élu 100 députés) et le mouvement ouvrier furent les premières et les principales victimes du nazisme, alors qu'une partie importante de la bourgeoisie pseudo-libérale, qui aujourd'hui tente de falsifier l'Histoire, fut complaisante et complice de l'ascension d'Hitler. Tout juste après avoir été nommé Premier Ministre le 30 Janvier 1933 (sans majorité parlementaire et après avoir perdu 2 millions de voix) Hitler a organisé l'incendie du Parlement (le Reichstag), qu'il a imputé aux communistes et qui a servi de prétexte pour déchaîner la première vague de répression: « Près de 4 000 dirigeants communistes et de nombreux sociaux-démocrates et libéraux furent faits prisonniers, y compris des députés au Reichstag qui, légalement, jouissaient de l'immunité. (…) Des camions remplis de troupes de choc patrouillaient dans les rues des villes Allemandes, violant les domiciles des particuliers, rassemblant leurs victimes qui étaient menées aux quartiers des SA où elles étaient torturées et battues. La presse et les activités publiques des communistes étaient supprimées »9L'ascension du nazisme a été appuyée par le grand capital allemand. Le magnat de la métallurgie, Thyssen, finançait déjà le Parti Nazi depuis 192310Le Professeur Tooze – au-dessus de tout soupçon – a écrit: « Ce que Hitler et son gouvernement promettait, c'était de mettre fin à la démocratie parlementaire et de détruire la gauche allemande, et la majorité du grand capital allemand était disposée à apporter une contribution importante à cette entreprise. (…) Et le résultat obtenu, fin 1934, était justement celui espéré: une démobilisation populaire globale. (…) Le mouvement syndical était détruit. (…) avec la combinaison du gel des salaires dès 1933, le démantèlement des syndicats et une altitude hautement laxiste vis-à-vis des cartels industriels, (…) les perspectives de profit étaient assurément très favorables »11S'inspirant directement du modèle mussolinien, Hitler lui a adjoint une caractéristique spécifique: le racisme anti-sémite, qui lui a permis d'allier démagogie prétendument-capitaliste (en identifiant les juifs au système financier international qui a ruiné la petite et la moyenne bourgeoisie allemande) et anti-communisme (par le biais de la thèse du « complot judéo-bolchevique » visant à ruiner l'Allemagne). Ici aussi, et contrairement à ce que l'on prétend nous faire croire aujourd'hui, l'hitlérisme a montré ses affinités avec les classes dominantes européennes, où l'anti-sémitisme était monnaie courante. L'affaire Dreyfus en France12 a été seulement un épisode illustratif de conceptions dont Churchill a été aussi un partisan: « Churchill insistait sur ce qu'il considérait être l'essence juive du Bolchevisme. En privé, il décrivait le gouvernement soviétique au Ministère des Affaires Étrangères de Curzon comme “un gouvernement tyrannique de Commissaires juifs” et même en public il parlait d' “état communiste mondial sous domination juive”. Dans son discours public à Sunderland, en 1920, il parlait du “Soviet international du juif russe et polonais”. En Avril 1922 il écrivait une lettre [...] décrivant les bolcheviques comme des “ces conspirateurs Sémites”»13


L'ascension d'Hitler a été vue positivement par une bonne partie des bourgeoisies européennes. Le capitalisme vivait alors une crise sans précédents, au cours de laquelle la production industrielle planétaire était tombé de près de 40%, la bourse de 70% et le volume du commerce mondial de près de 30%. Le chômage touchait des millions de travailleurs et la crise économique était accompagnée de crises politiques. La survie du capitalisme était mise en doute, même par ses défenseurs. Parallèlement, la jeune Union Soviétique socialiste connaissait des taux de croissance économiques impressionnants avec les plans quinquennaux et les conquêtes sociales (emplois, éducation, santé, culture). Le contraste avec le capitalisme en crise était évident et lourd de sens politique. Les idées de transformation sociale révolutionnaire gagnaient du terrain. La grande bourgeoisie vivait une nouvelle période de peur.


Comme l'affirmait le journaliste américain William Shirer, qui fut correspondant en Europe, « je me rappelle que ce fut à ce moment-là que j'ai commencé à entendre dans les cercles de la haute société un commentaire qui est devenu presque un cantique: “plutôt Hitler que [Léon] Blum”»14


Pour la grande bourgeoisie des puissances impérialistes, l'ascension du nazisme ne représentait pas seulement une solution de force pour sauver le capitalisme allemand, mais aussi un moyen de détruire par la force la première expérience mondiale de construction du socialisme, en cours en URSS. Les plans d'expansion territoriaux et la colonisation de l'Est de l'Europe par l'Allemagne étaient clairement affichés dans le livre d'Hitler, Mein Kampf. En parlant des théories de « l'espace vital » (Lebensraum), Hitler critiquait ses prédécesseurs qui avaient créé un Empire allemand en Afrique. « La conquête de nouveaux territoires, poursuivait Hitler, (…) “est seulement possible à l'Est (...) Si nous revendiquons de nouveaux territoires en Europe, ceux-ci ne peuvent qu'être obtenus fondamentalement aux dépens de la Russie”».15La « poussée vers l'Est » (Drang nach Osten) théorisée par le nazisme représentait une issue aux rivalités inter-impérialistes et une « solution au problème russe »16 qui enchantait de larges secteurs de la grande bourgeoisie mondiale. Et cela explique l'honteuse collaboration de classe accompagnant l'ascension du nazisme, aujourd'hui niée par une bourgeoisie qui cherche à ré-écrire l'histoire.

 

 

De Madrid à Munich



La Guerre Civile d'Espagne a révélé au grand jour le collaborationnisme philo-fasciste. En 1936 le Front Populaire gagne les élections. Cette alliance de la gauche républicaine bourgeoise avec le Parti Socialiste et un Parti Communiste encore peu influent a été vue comme une menace par la réaction espagnole, parmi laquelle les latifundiaires et l'Église catholique avait une grande influence. En juillet 1936 le Général Franco déclenchait un coup d'Etat. En dépit de l'appui d'une partie considérable des forces armées, le coup d'Etat a été mis en échec dans les grandes villes par la résistance des masses. Mais les « démocraties », et parmi elles l'Angleterre, la France et les Etats-Unis, ont affiché leur « neutralité » entre un gouvernement légitimé par la Constitution et le vote, et les putschistes fascistes. La politique de « Non-intervention » est un coup mortel à la République démocratique, en grande mesure désarmée par la trahison des militaires. Grâce au soutien des masses, la République résiste pendant trois années héroïques, durant lesquelles le Parti Communiste d'Espagne se révèle un grand parti national. Mais la situation militaire est déséquilibrée de manière décisive avec l'envoi de 130 000 soldats par les puissances fascistes pour combattre aux côtés de Franco, tandis que le Comité de Non-Intervention créé par les anglais et les français empêchait la République d'acheter des armes à l'étranger. Churchill se fait l'écho, à nouveau, de vastes secteurs de la bourgeoisie quand il écrit en 1936 que le gouvernement républicain « était sous l'emprise de forces obscures et violentes qui de plus en plus montraient leur vrai visage et agissaient par le biais de l'assassinat, du pillage et des troubles syndicaux », représentant « un prolétariat misérable et arriéré qui exige la fin de l'Église, de l'État et de la propriété et l'instauration d'un régime communiste », tandis que du côté fasciste on retrouvait « des forces patriotiques, religieuses et bourgeoises, sous le commandement des forces armées (…) qui combattent pour rétablir l'ordre en instaurant une dictature militaire »17 Ce fut encore Churchill qui, en Juillet 1937, lors d'une intervention au Parlement britannique, a demandé la reconnaissance des franquistes comme gouvernement légitime de l'Espagne.18


Le collaborationisme anglo-français vis-à-vis des agressions fascistes est apparu clairement lors de l'invasion de l'Ethiopie par l'Italie, en 1935, s'est poursuivi avec l'annexion de l'Autriche (l'Anschluss de Février 1938) et a atteint son apogée avec l'honteux Traité de Munich. Dans les derniers jours de Septembre 1938, les Premiers Ministres Français et Anglais se sont réunis avec Hitler et Mussolini pour concéder à l'Allemagne d'importantes parcelles du territoire de la Tchécoslovaquie. Laissant les représentants légitimes tchèques en dehors de la réunion, Chamberlain et Daladier ont approuvé le démembrement du pays, en dépit du Traité selon lequel la France s'engageait à défendre la Tchécoslovaquie en cas d'agression. A la honte de la capitulation a succédé l'humiliation de voir Hitler piétiner, en l'espace de quelques semaines, les propres termes de l'accord, annexant le reste du territoire tchèque en Mars 1939.

 

 

La guerre et la défaite du nazisme et du fascisme

 

 

La politique de collaboration a renforcé le monstre nazi et a rendu la guerre inévitable. En incitant l'expansionnisme allemand, les classes dirigeantes des autres puissances impérialistes se sont condamnées à être elles-mêmes les victimes du militarisme nazi. Sur certains aspects, la Deuxième Guerre Mondiale fut le prolongement de la Première Grande Guerre. Le nazisme, dictature terroriste du grand capital allemand, n'a pas oublié les leçons de l'Histoire et la manière dont l'Allemagne fut traitée par ses « frères de classe » en 1918. Comprenant que les démocraties bourgeoises occidentales, et en particulier en France, étaient profondément corrompues par le collaborationnisme, Hitler a décidé de déclencher la guerre à l'Occident avant d'entreprendre son objectif stratégique, celui d'attaquer l'URSS, afin d'éviter le danger qui avait condamné l'Allemagne à la défaite de 1918: avoir à combattre simultanément sur deux fronts. La bourgeoisie française a poussé l'aveuglement jusqu'à ses ultimes conséquences. Confrontée à l'agression nazie, en juin 1940, elle a capitulé en quelques semaines, une bonne partie de sa classe dirigeante se couchant devant le régime fantoche et collaborateur, mené par le Maréchal Pétain. La combativité de la classe dirigeante française s'est juste révélée dans la lutte contre le Parti Communiste Français, qui fut interdit et poursuivi à partir de septembre 193919Mais ce furent les communistes qui, dans les conditions très difficiles du moment, ont hissé le drapeau de la résistance et ont construit une guerrilla populaire qui a contribué de manière importante à la défaite du nazisme. La grande bourgeoisie anglaise n'a pas eu d'autre choix que de réorienter (via Churchill) toute sa politique.


Il est ridicule d'affirmer que le Traité de Non-agression signé entre l'URSS et l'Allemagne en Août 1939 a été la cause de la guerre, faisant table rase de la nature du régime nazi, de la collaboration des puissances capitalistes et de la manière dont elles ont encouragé l'expansionnisme allemand à l'Est. Jusqu'à la fin, les dirigeants soviétiques ont lancé des initiatives répétées et insistantes pour signer, avec l'Angleterre, la France et d'autres puissances européennes, des traités de défense mutuelle ou donner des garanties à d'autres pays menacés par le nazisme et le fascisme. Ce fut le refus de cette collaboration et l'aveuglement anti-communiste et philo-fasciste de cercles importantes des classes dirigeantes européennes qui ont conduit à la guerre. Un historien militaire français et gaulliste écrit: « Il n'est pas correct, comme le firent plus tard les pays occidentaux, d'invoquer une quelconque similitude entre l'URSS et l'Allemagne pour voir dans ce fait le fondement véritable du pacte germano-soviétique. L'hostilité féroce envers le communisme et la volonté de le détruire sous toutes ses formes, étaient à l'origine même des mouvements fascistes. Hitler a toujours présenté le national-socialisme comme un instrument de mort dirigé contre le bolchévisme. (…) C'est le Parti Communiste Allemand qui l'a interdit et détruit en premier lieu (…) Mais c'était les données stratégiques qui devaient décider du choix fait à Moscou et qui, en fin de compte, ont prévalu sur tout le reste »20 L'URSS signe le Traité pour éviter de se trouver dans la même situation que la République Espagnole.


Tout comme les communistes furent les premières et les principales victimes du fascisme partout, ce furent aussi les communistes qui ont apporté la contribution principale et décisive à la défaite du nazi-fascisme, surtout grâce à l'Armée Rouge et à l'URSS, qui ont affronté et vaincu le gros de l'armée nazi. Quand à l'hiver 1941 les troupes allemandes étaient aux portes de Moscou, la quasi totalité de l'Europe était sous l'empire du fascisme et de des alliés. Les batailles décisives de la Deuxième Guerre Mondiale, qui ont changé le cours des événements, se sont déroulées (aux grands regrets donc d'Hollwood, de discours d'Obama et de la mythologie négationniste de notre époque) sur le sol soviétique en 1941-43. Ce fut à Moscou, à Stalingrad, dans la résistance héroïque pendant le siège de Leningrad, à Kursk et dans tant d'autres villes où, au prix de terribles sacrifices et pertes humaines et matérielles, le peuple et les communistes soviétiques ont vaincu la machine de guerre allemande. Quand les troupes anglo-américaines ont débarqué en Normandie, en juin 1944, l'Armée Rouge avait libéré la quasi totalité du territoire soviétique et combattu pour la libération des pays limitrophes. Et dans les pays occupés, en Italie, en Grèce, en France, en Yougoslavie, en Chine, et dans tant d'autres, les communistes furent les premiers et les principaux acteurs de la résistance armée qui a assuré la défaite finale de la plus terrible expression de la domination capitaliste.


Quand aujourd'hui on réécrit l'Histoire, en réhabilitant le fascisme, en occultant le rôle décisif des communistes dans sa défaite, ou en en arrivant à cette tentative extrême honteuse de mettre sur une même plan communisme et fascisme (comme l'a fait récemment le Parlement Européen), ce n'est pas seulement une injustice terrible et une falsification historique. C'est aussi ouvrir les portes, à nouveau, pour qu'un capitalisme en profonde crise et créateur de misère, de guerre et d'exploitation, puisse recourir à des solutions de force et de violence extrême pour tenter de maintenir sa domination. La défense de la vérité historique est, pour cela même, partie intégrante des luttes qu'il est nécessaire de mener aujourd'hui.


Site d'O Militante:

18:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, guerre, romain, allemagne, europe, fascisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, urss, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/11/2009

02/11/09: EURONEWS a lâché la phrase ...

EURONEWS a lâché la phrase ...
 
La propaganda des médias capitalistes va de plus en plus loin dans la campagne anti-communiste de plus en plus orchestrée.
 
Le 20e anniversaire de la "chute du mur" (comprenez l' Anschluss de la R.D.A) en est une nouvelle occasion.
 
Ce mardi, 03 novembre 2009, EURONEWS la chaîne télévisée de l' Euro-dictature capitaliste se livre à une interview du général  JARUZELSKI, apparemment reconverti lui aussi, puisqu'il se livre à une espèce de mea-culpa télévisé. C' est d'ailleurs pour cette raison et dans cet esprit que la chaîne l'interroge.
 
Mais la chaîne va plus loin. En préambule, elle explique que le général est inculpé en Pologne pour "crimes COMMUNISTES"...
 
Les boches parlaient des terroristes communistes.
 
Dans 20 ans, nos "démocrates", en peaux de lapin" parleront des criminels communistes...
 
Pour nos propagandistes de la pensée unique, les archives de la Stasi parlent... La Stasi avaient paraît-il 180.000 collaborateurs. Elles contiendraient 38 millions de dossiers.
 
Rappelons quand même qu' avant la "chute du mur", la propaganda occidentale affirmait sans rire qu' un Allemand de l' Est sur quatre travaillait pour la Stasi. La Rda avait quelque 18 millions d' âmes (On ne nous dit pas si les 38 millions de fichés ont fini ou non au goulag  ...).
 
Toutes les polices politiques du monde (y compris dans nos "démocraties" ont établi des fichiers), y compris en Belgique (Camille Huysmans avait aussi son dossier), et aux Usa qui ont connu la période oubliée du McCarthysme. La Rfa a connu les interdits professionnels et l'interdiction du Parti communiste d' Allemagne (sans doute parce qu'il fut là aussi à la tête de l'opposition anti-nazie ??? C' est pour enfermer en premier les communistes que l' Allemagne nazie ET CAPITALISTE a créé ses premiers camps de concentration et les Allemands, y compris ceux de l' Est, ont à une certaine époque assassiné plus de 20 millions de civiles soviétiques et des millions d' autres dans les autres pays envahis) .
 
La Belgique actuellement compte un flic en uniforme au km2. En Grande-Bretagne, il y a une caméra de surveillance pour 12 habitants. Dans toute l'Euro-dictature capitaliste, nos "démocrates" ne cessent de renforcer la répression et les forces de répression au service de l'ordre capitaliste.
 
Il y a plus d' emprisonnés aux Usa que dans l' ensemble des prisons du reste du monde... Les murs du camp de concentration ricain de Guantanamo comptent toujours des gens kidnappés dans leur pays depuis des années, enfermés sans inculpation, sans procès, sans condamnation, à l' abri des yeux et des oreilles du monde. La tâche est tellement immonde que même Obama n' arrive pas à s'en débarrasser sans l' aide de ses alliés complices européens... Les kidnappés en route pour de Guantanamo ont d' ailleurs transité en secret dans des aéroports de l' Euro-dictature...
 
En nous n' en sommes qu'au début. Les Robocops hantent les rues de Bruxelles et d' ailleurs ... dans l' entièreté du "Monde libre" en lutte contre le "terrorisme" des autres qu'il a créé, engendré par toutes ses interventions, ses injustices, son colonialisme, ses agressions, ses exploitations, ses pillages ... 
 
Où en seraient donc nos prétendues "démocraties" occidentales, s'il n'y avaient pas eu les communistes, l'Urss, Stalingrad et ... Staline, pour participer à leur sauvetage à une certaine époque ??? Au service de qui travailleraient aujourd'hui la plupart de nos braves chercheurs, historiens, analystes, journalistes, spécialistes de la propaganda ??? La guerre d'Hitler, Horthy, Mussolini, Franco, Salazar, Pinochet,...  continue avec l' aide de ses nouveaux Kollabos, complices et de tas de renégats ...
 
RoRo

13:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, communisme, presse, television, romain, europe, democratie, fascisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, propagande, silence, liberte, urss, medias, repression, staline, nazisme, rda | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2009

09/02/2009: Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu ...

Sulla vicenda si vedano i numerosi altri documenti da noi diffusi su JUGOINFO: http://it.groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/msearch?MT=Racak+Ranta&MM=contains&pos=20&cnt=10 )


Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu


1) Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu (L. Magnin)

2) October 2008: Helena Ranta: Foreign Ministry tried to influence Kosovo reports / Controversy over events that triggered NATO attacks / Ranta speaks out about "Racak massacre" 


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Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu

Le prétexte qui a justifié le bombardement de la Yougoslavie était un énorme mensonge

Louis Magnin
 
La Dr Helena Ranta, responsable de l'équipe d'enquêteurs sur le terrain, révèle comment elle a été obligée de confirmer la version officielle d'une sinistre mise en scène.
 
Helena Ranta, une spécialiste finlandaise de médecine légale de renommée mondiale, âgée de 62 ans, vient de publier sa biographie à Helsinki, écrite avec l’aide de Kaius Niemi, un des directeurs du journal Helsingin Sanomat. Elle était la responsable de l’équipe d’enquêteurs internationaux chargée sur place du rapport sur les événements qui s’étaient déroulés dans le village de Racak, au Kosovo, où 45 cadavres avaient été découverts en 1999. La sinistre trouvaille avait été immédiatement transformée par les médias occidentaux en un massacre de civils albanais attribué aux Serbes, suscitant l’indignation mondiale, et servant de prétexte justificatif du bombardement de la Yougoslavie. Dans son livre, Helena Ranta fait des révélations spectaculaires sur les pressions qu’elle a subies pour accréditer la fausse version de la culpabilité serbe, faisant ainsi voler en éclats un des plus grands mensonges de la guerre dans les Balkans. 
Elle y raconte que William Walker, le chef américain de la mission de l’OSCE au Kosovo pendant l’hiver 1998-1999, a brisé son crayon en bois et lancé les morceaux à sa figure, furieux des conclusions de son rapport, qui n’avaient pas utilisé “un langage suffisamment convaincant” à propos des atrocités serbes. Elle y décrit les pressions de trois fonctionnaires du ministère finlandais des Affaires étrangères qui exigeaient d’elle “des conclusions plus approfondies”. “J’ai conservé leurs e-mails” a-t-elle dit à son éditeur à Helsinki. 

Une déclaration imposée 

En 1999, elle avait été obligée de déclarer à la presse “oui, il s’agit d’un crime contre l’humanité”. Mais le journaliste finlandais Ari Rusila, expert pour les Balkans, écrit dans un article sur le livre d’Helena Ranta que, pendant son enquête, elle avait voulu que ses résultats ne soient en faveur ni des uns ni des autres et avait essayé de se soustraire aux infleunces politiques, mais que, dès le début, elle travaillait sous une intense pression de sa hiérarchie et des médias. Les autorités voulaient qu’elle prouve que les coups de feu ayant tué les victimes étaient les coups de grâce d’une exécution. L’objectif de Walker était d’aider l’UCK et de mettre en scène un massacre attribué aux Serbes permettant l’intervention militaire des Occidentaux, qui s’est produite au printemps 1999. 
Ranta précise que le chef à l’époque de la section politique du ministère, Pertti Torstila, aujourd’hui secrétaire d’Etat, lui a demandé de retirer de son rapport un commentaire “modérément critique” de la politique du gouvernement. Torstila a démenti cette affirmation en se prétendant “stupéfait”. 
L’intérêt de ces révélations est qu’elles confirment de façon définitive des doutes qui se manifestaient déjà à l’époque. Un article du 1er février 2001 de FAIR (Fairness & Accuracy in Reporting – Equité et exactitude dans le reportage) fait état du black-out des médias à leur propos. Il revient sur le déroulement des faits. 

Un “horrible massacre” 

En janvier 1999, William Walker annonce que les soldats serbes ont massacré 45 Albanais du village de Racak. Il qualifie la tuerie d’“horrible massacre”, précisant que les victimes étaient toutes des civils, brutalement exécutés, certains d’entre eux même mutilés après leur mort. 
Une fois l’histoire du massacre évoquée dans ses plus bouleversants détails par les grands médias du monde entier, la poussée vers la guerre s’est intensifiée et les alliés européens hésitants ont fait un pas décisif en ce qui concernait l’autorisation de frappes aériennes. Selon un article du Washington Post du 18 avril 1999, “Racak a transformé la politique balkanique de l’Occident comme peu d’événements isolés ont pu le faire.” 

Des doutes font surface 

Des questions troublantes ont pourtant vite vu le jour, mettant le massacre en doute et évoquant la possibilité que l’incident ait été manipulé pour pousser l’OTAN à la guerre, mais elles ont été complètement ignorées par les médias américains de l’époque. 
Des articles importants de correspondants chevronnés en Yougoslavie s’interrogeant sur la version de William Walker ont pourtant été publiés par des journaux français comme Le Figaro (“Nuages noirs sur un massacre”, 20/1/99), et Le Monde (“Les morts de Racak ont-ils réellement été massacrés de sang-froid ?”, 21/1/99). Le quotidien allemand Berliner Zeitung a rapporté, le 13/3/99, que plusieurs gouvernements, dont l’Allemagne et l’Italie, demandaient à l’OSCE de renvoyer William Walker, à la lumière d’informations reçues de contrôleurs de l’OSCE au Kosovo selon lesquelles les corps de Racak “n’étaient pas – comme le prétend Walker – des victimes d’un massacre serbe de civils” mais ceux de combattants de l’UCK tués au combat. 

Un rapport occulté pendant deux ans 

Le Sunday Times de Londres (12/3/99) a écrit que l’équipe d’observateurs américains de Walker travaillait secrètement avec la CIA pour pousser l’OTAN à la guerre. Selon le journal, “Les diplomates européens collaborant à l’époque avec l’OSCE affirment avoir été trahis par une politique américaine rendant les frappes aériennes inévitables.” 
Après le massacre, l’Union européenne a embauché l’équipe de scientifiques finlandais dirigée par Ranta pour enquêter sur les morts. Son rapport a été gardé secret pendant deux ans. Les médias US l’ont ignoré, malgré le fait que le rapport ait conclu qu’il y avait eu en effet des morts à Racak, mais qu’il n’y avait aucune preuve de massacre. 
Selon le Berliner Zeitung du 16/1/01, les enquêteurs finlandais n’ont pas pu établir que les victimes étaient des civils, s’ils étaient de Racak, ni où ils avaient été tués. De plus, ils n’ont trouvé qu’un seul cadavre montrant des traces d’exécution, et aucune preuve que des corps aient été mutilés. Le journal précise que ces conclusions avaient été finalisées en juin 2000, mais qu’elles ont été occultées par l’ONU et l’UE. Aucun journal américain n’en a parlé. 
Un second article de FAIR, daté du 18 juillet 2001, soulève à nouveau des questions. 
De nouvelles informations sur l’incident de Racak ont vu le jour. 

Des douilles introuvables 

Selon le documentaire de la Canadian Broadcasting Company, “La route de Racak” (The World at Six, 29/5/2000), quand l’envoyé spécial du Figaro Renaud Girard est arrivé au village, il a été surpris de voir que William Walker n’avait pas isolé la scène du crime pour permettre l’enquête. Il s’est également étonné de ne trouver pratiquement aucune douille sur le sol. “C’était étrange, a-t-il dit à la CBC. Peut-être quelqu’un les avait ramassées.” De retour à Pristina le même jour, il a parlé à son confrère Christophe Cha-telot du Monde de l’apparente absence de douilles. Chatelot a demandé à l’un des observateurs de Walker, un capitaine de l’armée américaine, pourquoi on n’en avait pas trouvées. “C’est parce que je les ai prises, a répondu le capitaine, j’en fais collection.” Le capitaine “a déclaré à Chatelot qu’il avait ramassé toutes les douilles en arrivant sur la scène.” 
Intrigué, Chatelot est retourné à Racak le lendemain. Quand il a essayé de trouver le capitaine américain, celui-ci était “tout à coup introuvable”. Chatelot affirme que la mission de l’OSCE lui a dit : “Nous ne le connaissons pas. Il n’a jamais été ici.” Quand il a demandé à parler aux quatre contrôleurs qui étaient présents à Racak et dans ses environs le jour de la tuerie, on lui a dit que leurs noms étaient subitement devenus un secret “classé confidentiel”. “C’est très curieux”, a-t-il dit à la CBC. 

Des agents de la CIA 

Plus tard, il est apparu que l’équipe d’observateurs américains de Walker était en grande partie composée d’agents secrets appartenant à la CIA. 
Dans son discours à la nation du 19 mars 1999, annonçant la décision de l’OTAN de lancer les frappes aériennes sur la Yougoslavie, le président Bill Clinton a dit : “Au moment où nous nous préparons à agir, nous devons nous rappeler des leçons apprises dans les Balkans. Nous devons nous souvenir de ce qui est arrivé dans le village de Racak en janvier – des hommes innocents, des femmes et des enfants ont été arrachés à leurs foyers, amenés dans un ravin, forcés à s’agenouiller dans la boue et mitraillés – pas pour quelque chose qu’ils auraient fait, mais simplement pour ce qu’ils étaient.” 
Tout récemment, le Byzantine Blog a marqué le neuvième anniversaire de l’affaire de Racak en rappelant que le jour de Noël 1993, 49 civils serbes avaient été massacrés dans le village bosniaque de Kravice par des troupes musulmanes basées à Srebrenica, un épisode qui n’a entraîné qu’une prudente condamnation des responsables internationaux, bien loin de l’impitoyable bombardement de 78 jours qui a suivi la mort à Racak de 45 Albanais armés. 
Le site en profite pour rappeler quelques détails supplémentaires que nos grands médias ont passé sous silence. 

Une brigade sur place de l’UCK 

Dès son arrivée sur place, Walker a accusé la police serbe du massacre, alors que c’était une police yougoslave multiethnique qui menait les actions antiterroristes au Kosovo. Ses opérations ont été suivies par les contrôleurs de l’OSCE, deux équipes de télévision étrangères et un grand nombre d’envoyés spéciaux de différents pays : aucun d’entre n’a assisté à un massacre avant que Walker n’en ait vu un. Au début de janvier 1999, le poste de commandement d’une brigade de l’UCK de 126 hommes avait été installé à Racak. Parmi eux se trouvait la famille Mujota, connue pour avoir assassiné six policiers serbes. Les villages environnants de Petrovo, Luzak et Rance étaient sous le contrôle de l’UCK. 

Une opération contrôlée par l’OSCE 

La police yougoslave a informé la mission de l’OSCE de son intention de lancer un raid anti-terroriste sur le village de Racak. L’action a débuté à 8 heures. Selon Renaud Girard, la police n’avait rien à cacher, puisqu’à 8 h 30 elle a invité une équipe de TV (deux reporters d’Associated Press) à filmer l’opération. Des membres de l’OSCE étaient présents et des contrôleurs ont observé le village pendant toute la journée à partir d’une vallée voisine. 
A 15 h, un rapport de la police a été rendu public par le International Press Center de Pristina, qui précisait qu’au cours des combats à Racak, 15 terroristes de l’UCK avaient été tués, et qu’une quantité significative d’armes avait été confisquée. A 15 h 30, les forces de police, accompagnée par l’équipe de TV d’Associated Press, ont quitté le village, emportant une pièce lourde d’artillerie de calibre 12,7 mm, deux engins d’artillerie portables, deux fusils de snipers et 30 kalashnikovs fabriqués en Chine. A 16 h 30, un reporter français a traversé le village en voiture, et y a vu trois véhicules oranges de l’OSCE. Les contrôleurs internationaux parlaient tranquillement avec trois adultes albanais en civil. Ils cherchaient des civils éventuellement blessés. En retournant au village à 18 h, le reporter les a vus emmener deux femmes et deux vieillards légèrement atteints. 

126 terroristes et 4 instructeurs 

Au centre du village, dans une maison où avait été installée la base de l’UCK, la police a trouvé un ordinateur contenant des informations sur la brigade de l’UCK et la liste de ses 126 membres, dont faisaient partie quatre personnes avec des noms anglo-saxons, qui ont été considérées comme des instructeurs étrangers. 
Quand les policiers yougoslaves ont investi le village, et commencé à sécuriser les routes et les tranchées, ils ont été attaqués par les Albanais à partir du Lake Mountain (Jezerska planina) et des villages avoisinants. Pris sous le feu d’une forte offensive et placés en contre-bas, ils ont du se replier. C’est alors qu’a eu lieu la grande mise en scène destinée à impressionner le monde entier. 

Des cadavres déplacés et rhabillés 

Les membres de l’UCK revenus dans Racak ont récupéré dans les ravins et vallons les corps des Albanais tués pendant le combat et les ont rassemblés dans un champ où auparavant il n’y en avait aucun. L’équipe de TV d’AP qui était entrée plus tôt dans le village avec la police a certifié que le champ où on avait empilé les cadavres des victimes soi-disant exécutées était à ce moment vide. Les Albanais ont rhabillé en civils une quarantaine de morts, et ont emmené les autres cadavres en uniforme à Budakovo, où ils les ont probablement enterrés. 
Le lendemain matin tôt, Walker est arrivé au champ pour indiquer comment les corps devaient être disposés pour faire croire à un massacre. La mise en place achevée, il a fait venir les équipes de TV et les journalistes. La description détaillée de l’épisode figure dans le livre du reporter Milorad Drecun intitulé “La seconde bataille du Kosovo”, au chapitre “Le mensonge de Racak”. 

Les frappes “humanitaires” 

L’agence Tanjug rappelle, à l’occasion de cet anniversaire, que la secrétaire d’Etat US de l’époque, Madeleine Albright, avait dit à CBS que “des dizaines de personnes avaient été égorgées à Racak” et que la seule solution était “des frappes aériennes humanitaires sur la Yougoslavie”. 
Dossier préparé par Louis MAGNIN. 
B. I. n° 138, décembre 2008.

21:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, actualite, mensonges, romain, histoire, guerre, paix, fascisme, imperialisme, colonialisme, europe, euro-dictature, usa, presse, medias, information, television, silence, otan, kosovo, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/11/2008

21/11/2008: "les americains ont realise la plus grande escroquerie financiere de l'humanite"...

 

 

Sent: Friday, November 21, 2008 8:18 PM
Subject: [Transfer_info] CRISE : Les USA ont realisé la plus grande escroquerie financière de l'humanité

 "les americains ont realise la plus grande escroquerie financiere de l'humanite"

 
nov 02 2008
 

L´élection annoncée de Barack Obama sera interprétée comme

une régénération de la démocratie américaine, affirme Emmanuel Todd.

Suffira-t-elle pourtant à opérer les ruptures espérées?

Historien, démographe, auteur en 2002 d´un «essai sur la décomposition

du système américain», Todd ne cache pas sa perplexité.

S´il accueille avec enthousiasme l´accession d´un président noir

à la Maison-Blanche, il craint, dit-il, que l´événement ne s´inscrive

dans un «processus de dislocation».

- Voilà six ans, vous dressiez le tableau d´un pays devenu «un facteur

de désordre international». Une élection de Barack Obama pourrait-elle

modifier ce constat?
- Elle donnera dans un premier temps l´image d´une Amérique qui rebondit.

Avec Bush, on a eu le pire des présidents - une sorte de Rantanplan, qui

 fait la guerre, qui par sa maladresse accélère la destruction de l´empire américain.

Avec Obama, resurgit le visage d´une Amérique optimiste et dynamique.

Une Amérique civilisée, à la politique étrangère plus raisonnable, qui aspire à

se retirer d´Irak, qui ne veut pas déclarer la guerre à l´Iran.

Une Amérique qui pourrait néanmoins rester aussi anti-russe que la précédente,

les démocrates ciblant la Russie comme le seul véritable adversaire

stratégique des Etats-Unis.

Dans le climat actuel de débâcle, de déroute financière et morale, et compte-tenu

de la responsabilité inouie de l´Amérique dans le désordre du monde, la victoire

d´Obama va permettre aux pro-Américains des pays occidentaux de dire que

l´Amérique est redevenue merveilleuse. Elle redonnera quelques années

de vie supplémentaires à l´empire.

- L´accession d´un élu noir à la Maison-Blanche ne confirme-t-elle pas

les mutations intervenues au sein de la société américaine?
- Il se produit des événements vraiment extraordinaires aux Etats-Unis.

L´implosion du système financier et du mythe économique, d´un côté;

l´implosion de la structuration raciale, de l´autre. On comprend dans ces conditions

que les Américains vivent dans une sorte d´état d´apesanteur.

Cela dit, si l´affaissement du sentiment racial est évidemment une bonne

nouvelle, le racisme aura vraiment disparu le jour où les électeurs n´attendront

rien de particulier d´un président noir.

Obama est un homme politique américain. Son discours est truffé des

habituelles références aux valeurs religieuses. Il est entouré des personnalités

issues de l´establishment démocrate - ces mêmes démocrates qui ont, plus

nombreux encore que les républicains, voté les subventions au système bancaire.

- L´élection de Barack Obama ne plaide-t-elle pas pour la vitalité

de la démocratie américaine?
- Ce qui se passe est étrange, et paradoxal.

Si l´on observe l´histoire des Etats-Unis, on constate en effet que le racisme

n´est pas du tout un petit défaut de la démocratie blanche: il en est le fondement.

 Au départ, les colons anglais n´attachaient pas une grande importance à

la valeur de l´égalité, que ce soit dans la famille ou ailleurs.

Ce qui a permis alors d´assimiler des Européens d´origines très diverses,

c´est la fixation de la différence sur les Indiens et les Noirs.

Dans l´Amérique jacksonienne, le président était un héros des guerres contre

les Indiens. Le racisme a été le moteur de l´émergence démocratique.

Aujourd´hui, on assiste à l´avènement d´une ploutocratie irresponsable:

la montée des inégalités constitue la dynamique fondamentale de la société

américaine. L´Amérique cesse d´être démocratique au sens économique du terme.

Le racisme y est en baisse, mais la démocratie est malade.

Elle pourrit sous nos yeux. Dès lors, j´ai peur que l´on tombe très vite de haut.

Une partie de l´oligarchie est derrière Obama. Il a du reste ramassé plus d´argent

chez les riches que McCain. Son élection sera interprétée comme une regénération

de la démocratie américaine. J´ai quant à moi le sentiment qu´elle fait plutôt

partie d´un processus de dislocation.

- Les Etats-Unis comptent certaines des meilleures universités du monde.

Ils attirent de partout les capitaux, les chercheurs, les entrepreneurs

de la nouvelle économie. Ces atouts-là ne leur assurent-ils pas une place

centrale dans la compétition internationale?
- Quelques universités sont en effet très bonnes. Mais la majorité d´entre elles

est d´une médiocrité absolue.

Sur le terrain de la production scientifique et technologique, les chiffres

sont sans équivoque: l´Europe est redevenue le centre de gravité du monde.

Ce sont les Européens qui savent construire les centrales nucléaires modernes,

ou qui fabriquent des avions gros porteurs - même avec retard.
L´ouragan Katrina avait en 2005 constitué un premier moment de vérité.

On a compris tout à coup que les Américains ne disposaient pas d´assez

d´ingénieurs pour protéger les villes, ou les reconstruire. Je pense aussi que

le conflit au Caucase a contribué au cours de l´été dernier à précipiter

la crise financière. L´inexistence de l´Amérique a été perçue comme

un moment d´atterrissage dans la réalité.

- Il reste pour l´industrie américaine des secteurs porteurs.

L´informatique, la Silicon Valley...
- Si l´on songe à ce qu´étaient les Etats-Unis en 1945, il serait étonnant

qu´il ne reste rien de leur puissance industrielle et technologique.

Mais alors qu´ils étaient excédentaires dans tous les domaines,

ils enregistrent aujourd´hui un déficit commercial de 800 milliards de dollars.

La vitesse de régression est hallucinante, et elle n´épargnera pas l´informatique:

l´Inde va bientôt porter l´estocade.

- Le projet économique du candidat démocrate peut-il contrecarrer

la dépression qui menace?
- Il n´a pas de programme économique. Au début de sa campagne, il a

bien proposé quelques mesures protectionnistes, mais le déficit commercial est

tel que le protectionnisme entraînerait dans une première période une baisse

dramatique du niveau de vie.
Obama se confond avec son image. Or les difficultés américaines vont bien

au delà d´une image. Pour le moment, le dollar tient, car à l´extérieur, des institutions,

des gens riches, des Etats veulent que les Etats-Unis restent au centre du monde.

Mais la situation ne changera pas: elle devrait même se dégrader encore.

La question est maintenant de savoir comment, avec la fin de la mécanique

des subprimes, on va donner aux Américains les moyens financiers de continuer

à vivre aux frais de la planète.

- Les Etats-Unis gardent une forte capacité d´influence sur les leaders

d´opinion du monde occidental. Leur image est-elle en train de se troubler?
- L´Amérique, c´est une image. On ne peut en parler sans évoquer le cinéma,

 les scénarios de feuilletons télévisés, Hollywood.

Il y a dans tout ce qui est américain un côté extraordinairement virtuel.

Et voilà que par étape on voit émerger la réalité.

Il sera en ce sens très intéressant de suivre l´évolution de l´opinion dans

les oligarchies financières occidentales. Elles éprouvent un sentiment de solidarité

avec l´Amérique. Mais elles viennent aussi de se faire plumer...

Je n´aimerais pas être en ce moment un ploutocrate français de la sphère

financière.

- La notion d´«hyperpuissance» a-t-elle un sens pour vous?
- Dans le domaine militaire, le monde est déjà multipolaire. L´incertitude tient

aux illusions que les Américains entretiennent encore sur eux-mêmes.

Ils sont un peu comme les Russes, au moment de l´effondrement (??????) du

communisme. Lorsqu´ une puissance de cette nature possède encore une armée,

elle n´est pas à l´abri de réactions irrationnelles.
Les Etats-Unis ont également perdu la place centrale qu´ils occupaient sur

le terrain économique. Avec l´aventure des subprimes, ils ne viennent pas

moins de réaliser la plus grande escroquerie financière de l´histoire de

l´humanité. Autrement dit, ils ne sont plus dans ce domaine une hyperpuissance,

mais compte-tenu de l´absence de régulation de l´économie mondiale,

ils détiennent une «hypercapacité de nuisance».

Emmanuel Todd vient de signer chez Gallimard «Après la démocratie».

Source : TdG

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15:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, belgique, presse, medias, histoire, imperialisme, courcelles, colonialisme, silence, actualite | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/10/2008

01/10/2008: Gibier de potence...

Sent: Wednesday, October 01, 2008 11:31 AM
 
les textes de shamir

Mercredi 1 Octobre 2008 6h59mn 32s
le texte de la conf du 25 sept, et l'avant propos du livre, à la suite..
Gibier de potence

(L’effondrement de la grande pyramide) par Israël Shamir (traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier) 25 septembre 2008
Au lieu d’annoncer un désastre, l’effondrement financier offre une occasion unique de soigner tous les maux de l’Amérique. Une occasion à ne pas rater !
Sept ans après les attentats du 11 septembre, nous assistons derechef à un effondrement, plus grandiose et encore plus jouissif - celui de la pyramide financière américaine. Il avait fallu deux décennies pour la construire ; son effondrement n’a nécessité que quelques semaines. Coupons court aux pleurnicheries hypocrites : c’est là un show magnifique. Pas de regrets, pas de ‘mais’… Les bourses des valeurs américaines avaient flambé tandis que les Etats-Unis bombardaient Bagdad et Belgrade, elles avaient prospéré tandis qu’ils dévalisaient Moscou et qu’ils pressaient Pékin comme un citron pour en extraire les dernières gouttes de sueur. Tant qu’ils se payaient du bon temps, ils n’en avaient que davantage de fric pour envahir l’Irak, menacer l’Iran et étrangler la Palestine. En résumé : quand c’était ‘bon pour eux’, c’était mauvais pour nous. Rendons-leur, pour une fois, la monnaie de leur pièce, et
faisons-leur avaler leur propre potion amère…
Quand je dis « rendons-leur », je veux dire « à eux précisément », ici, et non pas les Américains, et quant au « nous », ce ne sont pas tous les autres habitants de notre chère planète. Non : « eux », c’est une minuscule pellicule de la population américaine, c’est la bande d’opulents enrichis du jour au lendemain de la côte Est, à Manhattan et autres hauts-lieux de la finance. Ces vingt dernières années, nous avons assisté à un grand transfert d’argent vers le haut, vers un quarteron extraordinairement exclusif et restreint d’animaux voraces. Alors que la majorité des Américains perdaient la possibilité d’envoyer leurs enfants dans les universités, ces gros matous se payaient de luxueuses villas en Floride et des immeubles de rapport à Tel Aviv. Pire : ils ont dépensé des milliards pour acheter les médias, afin de subvertir la démocratie américaine et d’envoyer des soldats américains faire la guerre aux
antipodes. Une grande partie de l’argent ainsi volé a été soustraite à l’économie américaine et siphonnée vers Israël, où les prix de l’immobilier ont crevé le plafond, et où ils n’ont d’ailleurs pas fini de monter.
Bien fait pour leurs tronches : ils étaient extrêmement fiers de savoir les chartes financières des Etats-Unis et du monde entier écrites dans un petit bureau réservé à Henry Paulson (du Trésor), à Ben Bernanke et à Alan Greenspan (de la Réserve fédérale), à Maurice Greenberg de l’A.I.G... Ils s’étaient construit leur monde à part, entourés des Lehman Brothers, de Merrill Lynch, de Goldman Sachs, Marc Rich, Michael Milen, Andrew Fastow, George Soros et consorts. Leur nouveau monde de Lexus et Nexus était glorifié par Tom Friedman, du New York Times. N’ont-ils pas décerné le Prix Nobel d’économie à Myron Scholes et à Robert C. Merton, les fiers PDG d’un fonds de placement à la réputation désormais infamante, le Long Term Capital Management Hedge Fund, qui a été racheté par la Réserve Fédérale de New York pour non moins de 3,6 milliards de dollars ? Le président Bush les a récompensés de leur irresponsabilité
en les exonérant d’impôts. Alors, aujourd’hui : qu’ils crachent au bassinet ! Qu’ils paient pour tout le bon temps qu’ils se sont payés!
Ils ont raflé vos dollars sonnants et trébuchants, et ils en ont fait de la monnaie de singe, en les transformant en assignats non convertibles, ne dégageant aucun intérêt, de la Banque Fédérale , gagés uniquement sur la confiance des « gogos », pour reprendre les termes d’un internaute avisé. La ruine des ouvriers américains (et même de la classe moyenne américaine) est inéluctable. La grande peur autour du grand accélérateur de particules hadrons de Genève, supposé capable de créer un trou noir avalant la planète Terre toute entière était [sans doute inconsciemment] fondée sur une sensation d’être aspirés par le fond, celle-la même que génère le spectacle des ultra-riches américains en train de disparaître, avalés par leur trou noir financier.
Ce n’est certes pas la première entourloupe à base de confiance trahie de l’Histoire : ainsi, Jay Gould et Joseph Seligman avaient provoqué le crack boursier du « Vendredi Noir », à la fin du XIXème siècle. Jacob Schiff, lui, provoqua la célèbre panique financière du « Jeudi Noir », qui entraîna une dépression économique d’ampleur nationale [1]. Seligman avait déjà été le deus ex-machina du scandale de Panama, une escroquerie boursière devenue proverbiale, en France. L’escroquerie avait été montée par deux juifs d’origine allemande, Jacques Reinach et Cornelius Herz, qui avaient acheté les députés français. Tandis que Reinach s’occupait des députés de droite, l’équivalent français des « Républicains » américains, Herz se chargeait d’acheter les « Démocrates ». L’encyclopédie en ligne sur Internet Wikipédia cite la philosophe Hanna Arendt, qui a écrit à ce sujet que les hommes assurant
l’interface entre le secteur privé et l’Etat étaient quasi-exclusivement des juifs. C’est cette étreinte torride entre l’Etat et le monde du business qui fut la recette assurée du désastre.
Manifestement, les choses ont changé, depuis lors. Aujourd’hui, les Mammonites sont membres de diverses confessions religieuses, y compris des adeptes de la Christian Science comme Hank Paulson, dont le revenu annuel net est estimé à 700 millions de dollars et dont la carrière chez Goldman Sach (dont il a été le président de 1998 à 2006) a fait de lui le candidat qui allait de soi pour le poste de Secrétaire au Trésor américain. Seule, leur dévotion au dieu de la Rapacité n’a pas changé. Dans un monde capitaliste idéal, dans le monde de l’ « économie de marché » qu’ils n’ont cessé de célébrer, ils devraient normalement payer les pots cassés. Dans le roman extrêmement divertissant de Glen David Gold, « Carter bat le Diable » [Carter Beats the Devil], leur ancêtre spirituel se voit condamné au goudron et aux plumes par le peuple vigoureux du Connecticut, autour de l’an de grâce 1670, pour avoir acheté toute une
cargaison de produits importés dans l’intention malhonnête de devenir riche du jour au lendemain en s’emparant des marchés et en saignant à blanc ses concitoyens. Aujourd’hui, un tel malfaiteur recevrait la médaille du Fonds néolibéral Milton Friedman, il serait cité au tableau d’honneur du Jinsa, cette boîte à idées à l’intitulé évocateur d’ « Institut juif pour les Questions de Sécurité nationale » (Jewish Institute for National Security Affairs) et la prestigieuse Harvard Business School le citerait en exemple…
Aujourd’hui, ils ont l’intention d’utiliser leur contrôle sur le gouvernement américain pour faire payer les pots cassés au peuple américain. Que l’on qualifie cette manœuvre de « nationalisation », de « privatisation » ou de « rachat », le résultat des courses sera qu’un nombre énorme d’Américains vont se retrouver sur la paille, et que tous les Américains crouleront sous le poids des impôts. Quant aux organisateurs de la pyramide financière, ils joueront des flûtes : ils se retireront dans leurs manoirs douillets pour gérer en toute quiétude leurs investissements hyper-protégés, en béton, comme ils l’ont toujours fait.
On s’est foutu de la gueule des Américains ; on les a dévalisés tout aussi facilement que des Albanais peu au fait des questions financières, voici de cela quelques années. C’est même pire : les Albanais avaient décroché leurs tromblons à gros sel et ils avaient pourchassé les voleurs ; les Américains, eux, s’aplatissent, et ils tendent l’autre joue.
Les Américains ont le droit de savoir qui les a dévalisés, eux et leurs enfants : ce sont ces hommes qui se sont enrichis d’une manière tellement ostentatoire durant ces vingt dernières années. Il faut que ces gens-là paient leur forfaiture. Et si le gouvernement, le président, le Congrès et le Sénat, les Démocrates et les Républicains traînent les pieds pour faire passer la justice, les citoyens américains ordinaires ont tout-à-fait la possibilité de faire ce que leurs ancêtres yankees du Connecticut avaient fait : ils peuvent les tartiner généreusement de goudron et les rouler dans le duvet de quelques polochons. Si ça ne suffit pas : accrochez ces salauds aux lampadaires !
Est-ce que ce n’est pas là, en l’occurrence, l’occasion ou jamais de se souvenir pour quelle raison précise les Pères Fondateurs de l’Amérique ont gravé dans le marbre du Deuxième Amendement de leur constitution le droit des gens à posséder et à porter des armes. Grâce à Dieu, il n’a pas encore été supprimé. Ces armes, ce n’est pas aux voleurs de s’en servir mais au peuple, quand les autres moyens ne marchent pas. Aux armes ! comme disaient les Français en se ruant sur les escrocs. L’Amérique a une grande tradition d’application directe et immédiate de la justice, leur mot d’ordre du grand Ouest : « pendez-les haut et court ! » C’est le moment ou jamais.
Faisons rentrer les soldats américains d’une guerre totalement inutile, et supprimons les bases militaires américaines dans le monde entier : le véritable ennemi des Américains est chez eux, aux Etats-Unis. Pour reprendre les paroles de Lénine, qui résonnent toujours, et restent d’actualité, transformons la guerre impérialiste en une guerre civile, contre ces bâtards cupides ! Au lieu de pressurer les contribuables, faisons des Etats-Unis une zone ‘milliardaire-free’. Les milliardaires, ces rats de la pire rapacité, se sont fait des c.uilles en or avec leur Grande Pyramide : mettons-les sur la paille ! Vidons leurs comptes bancaires numérotés ! La disparition de trillions de dollars de leurs comptes bancaires numérisés fera remonter la valeur du billet vert ; et vous, vous toucherez vos salaires en argent réel, et non plus en monnaie de singe.
Et, cerise sur le gâteau, étant donné que plus de la moitié de tous les milliardaires du globe sont des membres revendiqués du lobby israélien, cela résoudra par la même occasion les problèmes du Moyen-Orient. Pour plus de sûreté, confisquez tous les avoirs des bâtisseurs de Pyramide financière : ceux de Paulson et de Bernanke, ceux des PDG de Merrill Lynch et de Goldman Sachs, sans oublier ceux du président George Deubeuliou Bush, qui a fermé les yeux sur tout ça. La paix reviendra, ou plus exactement adviendra, en Palestine, en Afghanistan et en Irak ; les Américains pourront, à nouveau, être fiers de leur pays. Une telle auto-restitution massive réinstaurera la démocratie aux Etats-Unis : les prochains candidats à la présidence n’iront plus, chapeau à la main, déclarer leur féauté devant le congrès de l’Aipac. La défaite de la rapacité permettra au peuple de se tourner vers Dieu ; le ballast balancé par-dessus bord
permettra d’apporter à tous les citoyens la sécurité sociale, les soins médicaux et l’éducation gratuite. Ainsi, bien loin d’être une catastrophe, l’effondrement financier offre une opportunité unique de guérir tous les maux de l’Amérique ! Une occasion à ne manquer sous aucun prétexte !
Quant à vous, citoyens du monde entier en-dehors de l’Amérique, permettez-moi de vous donner un conseil : ne jetez pas par les fenêtres un argent honnêtement gagné pour, soi-disant, sauver la monnaie de singe. Rejetez les ronronnements séducteurs venant de Washington. Considérez que vos dépôts aux Etats-Unis sont d’ores et déjà foutus. Si vous en obtenez quand-même un petit quelque-chose : tant mieux ! Mais ne gaspillez ni votre argent, ni vos efforts, dans l’espoir vain de récupérer ce qui est, de toute manière, déjà parti en fumée. Il y a un avoir d’une valeur inestimable, que vous pouvez obtenir en échange de vos placements bidonnés : votre liberté, et votre indépendance. Le dollar effondré, cela veut dire que votre économie sera sauvée. L’effondrement de la Pyramide financière américaine vous rendra libres !
[1] Benjamin Ginsberg, The Fatal Embrace: Jews and the State, University of Chicago Pres, Chicago 1993, p 73.
°°°°°°°°
La Bataille du Discours, Avant-propos
par Israël Adam Shamir, p. 11-17, BookSurge 2008
http://www.amazon.fr/Bataille-discours-Israel-Adam-shamir/dp/1439211434
Traduction par Marcel Charbonnier


[Inscription sur le tank: “Today Baghdad , Tomorrow Paris”]

Sur ce tank, photographié sur la terre irakienne, on peut lire le slogan : « Aujourd’hui à Bagdad, demain à Paris ! ».. Durant la guerre en Irak, aux jours de l’opposition de Jacques Chirac à l’agression des Etats-Unis, cette animosité était très répandue parmi les Yankees : en la France , ils voyaient leur pire ennemi. Mais le pire qu’ils aient pu commettre, c’était de rebaptiser les « French Fries » (les frites) en « Freedom Sticks » (bâtonnets de la Liberté ), ce qui a beaucoup fait s’esclaffer les gens intelligents. Toutefois, quelques années plus tard, ce slogan est devenu la réalité : après la prise de Bagdad, Paris aussi est tombé aux mains des forces américaines. Pour installer un fantoche américain à Bagdad, les Américains avaient dû se battre durant plusieurs semaines. Mais le fantoche américain du Palais de l’Elysée y a été installé sans qu’on ait eu à tirer la moindre balle.
En dépit de son look de Panthère Rose, Sarkozy restera comme un des personnages les plus sinistres de l’histoire de France. La France avait été le seul pays, au monde, qui eût réussi à se débarrasser de l’occupation yankee ; c’est désormais du passé. Le Président Sarkozy a décidé de détricoter le grand œuvre de Charles de Gaulle, lequel avait réussi à chasser l’armée américaine d’occupation et à placer l’armée française sous le contrôle de la nation. Sarkozy a remis l’armée française sous la coupe de l’Otan. Il a envoyé des soldats français en Afghanistan, versant leur sang sur l’autel de la soumission à l’atlantisme. Dans un de ces discours pompeux dont il a le secret, il a juré « de ne pas livrer l’Afghanistan » [aux Afghans, j’imagine…] « Une guerre est en cours, dans ce pays – une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme, une guerre que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre,
et que nous ne perdrons pas ! » Il n’a fait que répéter les propos tenus par Jacques Doriot, lorsque celui-ci décida d’envoyer des ‘volontaires’ français se battre aux côtés du Troisième Reich, contre l’Union soviétique.
Alors : « Bienvenue en France occupée » ? Oh non : quelle absurdité ! La vie n’est pas si horrible : les cafés sont ouverts, les théâtres sont pleins, les Français sont libres de s’exprimer, allez-vous objecter. Mais, sous l’occupation allemande, les cafés étaient tout aussi pleins, et les Halles étaient tout aussi achalandées. Récemment, il y a eu une exposition de photos prises par André Zucca, intitulée « Les Parisiens sous l’Occupation », et cette expo nous a rappelé que le train-train quotidien se déroulait comme d’habitude, même alors. Maimonide a écrit, très sagement, que la vie continuera comme d’habitude, même une fois le Messie venu : le soleil se lèvera, puis il se couchera, les filles tomberont amoureuses, et les gars se battront.
Sans même y prendre garde, la France –et avec elle l’Europe– est passée de l’ère de la démocratie à la tyrannie du libéralisme totalitaire, fondé sur trois pouvoirs a-démocratiques et non élus –celui des banques, celui des médias et celui des juges– et soutenu par les armées et par les banques des USA. Cette tyrannie sans nom n’a pas non plus de visage : nous n’élisons pas ceux qui tiennent notre sort en leurs mains ; nous ne les connaissons même pas, ni ce qu’ils veulent faire de nous, mais nous en ressentons le pouvoir écrasant.

Les essais ici réunis ont été écrits principalement en Israël/Palestine, et ce lieu de leur écriture m’a rendu particulièrement sensible à un trait étrange, et quelque peu inattendu, de la nouvelle tyrannie : généralement dépourvue de tout sentiment humaniste, elle est extrêmement partiale, dès lors qu’il s’agit des juifs (en leur faveur, bien entendu). Pour un centième de ce que font les juifs, quotidiennement, les Palestiniens peuvent être affamés jusqu’à ce que mort s’ensuive, les Libanais bombardés, les Iraniens vitrifiés et les Russes ostracisés. Ce sont les hauts postes tenus par des juifs, dans les trois branches non-élues du pouvoir, qui fournissent une explication d’une telle partialité.
Les hommes politiques français le sentent bien: à chaque fois qu’un juif est blessé, tous les dirigeants politiques français se précipitent à son chevet, et des milliers d’hommes et de femmes bien intentionnés défilent, en solidarité. Si le mur d’une synagogue est sali de graffitis, le président de la République accourt, afin de faire part de sa colère et de sa tristesse. Mieux vaut nier la Création du monde et la Crucifixion du Christ que douter de la suprême importance de l’Holocauste, cette nouvelle religion élitiste et antidémocratique, fondement de l’interventionnisme et de la supériorité des riches-et-puissants. Bien que ce culte démente la soi-disant séparation de l’Eglise et de l’Etat, nul émule de Voltaire n’écrase l’infâme et, quand bien même y en aurait-il un qui le veuille, la République a de nouvelles prisons, qui valent bien celle de la Bastille.
Essayez seulement, pour voir, de formuler la moindre critique au sujet de l’apartheid à direction juive en Palestine, de ses racines historiques et idéologiques. On ne vous expédiera pas dans un camp, c’est vrai, mais on vous submergera sous les pénalités jusqu’à vous faire disparaître. Mon ouvrage consacré à cette question, The Galilee Flowers, a été publié en plusieurs langues et dans beaucoup de pays, tant en Europe qu’ailleurs. Il a été publié, également, en France, sous le titre L’Autre Visage d’Israël. Mais il n’y a qu’en France que la première édition de ce livre a été brûlée, sur les injonctions du CRIF, et que l’éditeur de la deuxième édition a été condamné à une amende d’un montant de quinze mille euros.

Ainsi, moi, qui suis Israélien, j’ai été poursuivi par le CRIF pour manque de respect envers les juifs, et un tribunal français a reçu la plainte transmise par la LICRA. Y a-t-il une autre communauté, existe-t-il une autre religion ou un autre groupe de personnes qui jouissent d’une telle protection ? Ne vous y trompez pas : ces jugements ne sont nullement fondés sur le droit, mais uniquement sur son interprétation biaisée. Quand un raciste antimusulman est poursuivi pour offense à l’Islam, les tribunaux rejettent, indignés, de telles plaintes, au nom de la liberté d’expression. En fait, les tribunaux ne jouissent jamais d’une totale liberté de décision : ils sont susceptibles d’accepter une plainte afin de protéger la dignité de quelqu’un, ou bien ils peuvent la rejeter, afin de protéger les libertés. Les juges sont des êtres humains : ils savent surtout ce qui est bon pour eux-mêmes. S’ils interdisaient les attaques
contre l’Islam, tout en autorisant la critique de la judéité, ils pourraient probablement dire adieu à leur promotion, pour commencer… Aujourd’hui, les juifs sont dans la position de l’aristocratie sous l’ancien régime : ils sont au-dessus de toute critique et il est tout simplement inenvisageable de les mettre en cause.

Nombreux sont ceux qui ont remarqué les origines juives de Sarkozy. Mais cela ne veut pas dire grand-chose. Si vous voulez observer ce que sont le véritable sycophantisme et l’authentique soumission aux juifs, alors écoutez plutôt Fadela Amara, la secrétaire d’Etat française (d’origine algérienne) chargée de la Politique de la Ville *. Pour elle, seuls importent la souffrance juive, les droits juifs, la mémoire juive. Et rien d’autre ; ni les peines des Français, ni celles de son propre peuple. Elle donne de la voix pour défendre le sang de responsables juifs potentiellement déloyaux. Elle « regrette » le malheur des Algériens ou des Africains colonisés, mais « cela ne saurait être comparé » au sort des juifs. Elle hait le Hamas, le gouvernement palestinien démocratiquement élu, elle abhorre le président de l’Iran ; elle soutient les caricatures et les films antimusulmans, et se elle sent comme chez elle en Israël.
Elle vous gouverne, dans l’ombre courte Sarkozy. Un autre ministre, celui des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, fut le gauleiter de l’Otan au Kosovo occupé ; sous son administration bienveillante, des milliers de Kosovars de la « mauvaise » ethnie ou de la « mauvaise » croyance religieuse ont été chassés de chez eux, ou tués. Aujourd’hui, il vous gouverne. Sioniste et activiste droit-de-l’hommiste, il a soutenu toutes les interventions militaires fondées sur les « droits de l’homme » : bombardements de la Serbie , invasion de la Somalie , invasion de l’Irak… (Remplissez les pointillés…) Il a gouverné le Kosovo conquis par l’Otan, et il a autorisé ses chouchous, les gangs albanais, à brûler des églises et à expulser les Serbes. Aujourd’hui – normal – il soutient les plans d’attaque de l’Iran fomentés par Bush, et les projets israéliens d’étranglement de Gaza.

Ni Sarkozy, ni Kouchner ne seraient parvenus au pouvoir, si ces puissances non-élues que sont les médias, les banques et la justice, n’avaient pas comploté contre votre liberté, placé BHL et Finklelkraut à l’intérieur de chaque téléviseur et de chaque poste de radio, arrêté et jeté en prison des gens pensant différemment, et financé exclusivement certains projets bien particuliers, à l’exclusion de tous les autres. Il faut réinstaurer la démocratie ; les pouvoirs non-élus doivent être placés sous le contrôle des électeurs.
Ce qui se passe en France préoccupe énormément le monde entier. La France était un phare de civilisation, un bastion de culture et le pays par excellence où il faisait bon vivre. Nous, les milliards d’étrangers, nous aimerions que vous restiez à la hauteur de vos glorieuses traditions françaises. Nous en vous conjurons : ne devenez pas, à votre tour, des clones produits en masse !

Israel Adam Shamir
Jaffa


*La gauchiste (de service) de Sarkozy (extraits)
par Adara Primor, le 26 août 2008, in Haaretz (Israël)
https://www.haaretz.co.il/hasen/pages/ShArtStEngPE.jhtml?itemNo=971505

Fadela Amara (43 ans), secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville , est féministe et célibataire, militante dans l’âme et elle a l’anti-islamisme dans le sang. Bien que liée à la gauche idéologique, elle est ministre dans un gouvernement de droite…


Comme chez elle, en Israël

Amara dit qu’en Israël, elle s’est sentie, de fait, comme chez elle.


L’Holocauste : incomparable

L’Algérie : « Il est exact que mon père, né sous le colonialisme, était privé de ses droits. Il n’avait pas pu aller à l’école, et je ne peux que regretter ces « intervalles malheureux » qui parsèment l’histoire de la France. Mais il n’y a rien de commun, en cela, avec la Solution finale. Le terrible Holocauste fut l’acte le plus barbare auquel le monde ait eu jamais à faire face. Cela n’est comparable à absolument rien d’autre. Même pas au génocide, au Rwanda. »


Mais, au Rwanda, il s’agissait d’un génocide organisé, cependant ?

« Certes, mais il n’avait pas été planifié, ni mis à exécution, de la même manière, mécaniste et perverse. A mon avis, le piège auquel certains intellectuels tentent de recourir en mettant tout sur le même plan, au nom d’une sorte de compétition entre les différentes mémoires, représente le summum de l’antisémitisme. C’est là un acte d’antisémitisme de luxe… L’antisémitisme est en train de revenir, sous une nouvelle formule, dans les banlieues, où les Islamistes ont pourri le cerveau de nos gamins. Si nous avions rempli nos rôle comme il aurait fallu, et si nous avions radicalement réduit l’antisémitisme en France, y compris dans l’administration, nous n’assisterions pas, aujourd’hui, dans les banlieues, à sa forme islamiste, ni à son discours, qui a des tonalités fascistes. Tout cela, c’est le résultat de notre lâcheté, et aussi du fait que nous n’avons pas voulu l’admettre, que nous voulions ne
pas savoir.


Soutenez-vous la proposition controversée du Président Sarkozy, d’assigner à chaque élève des écoles élémentaires la tâche de se souvenir d’un enfant juif particulier ayant péri dans l’Holocauste ?

« Oui. Je suis si terriblement angoissée à l’idée que cela puisse se produire à nouveau, que je ferais n’importe quoi à ce sujet. L’idée de l’adoption de la mémoire d’un enfant disparu dans l’Holocauste – peut-être pas par un élève en particulier, mais par une classe entière – est une idée qui est, à la fois, bonne, efficace et nécessaire. En particulier, aujourd’hui.

« Les gens évoquent un si grand nombre de mémoires – colonisation, esclavage, etc… Mais c’est sur l’Holocauste qu’il faut mettre l’accent, parce que nous n’en avons pas suffisamment internalisé la mémoire.

« Etant quelqu’un qui respecte la démocratie, et opposée aux forces islamistes, j’ai été très très triste, quand le Hamas a remporté les élections...

« Quoi qu’il en soit, on ne peut permettre à quiconque de remettre en cause le droit à l’existence d’Israël, comme le fait ce psychopathe de président iranien !...


Ce « président psychopathe », comme vous dites, vous effraie-t-il ?

« Quiconque affirme ne pas avoir peur de quelqu’un comme lui est aussi fou que lui ! »


Quelle est votre position en ce qui concerne la publication de la caricature du Prophète Mahomet ?

« En tant que partisane fanatique de la liberté d’expression, je la défends. Je comprends que d’aucuns puissent avoir été offensés par cette publication, mais je ne comprends toujours pas pourquoi elle a pu provoquer un tel tollé ? »


Et vous soutenez aussi la distribution du film produit par le Hollandais d’extrême-droite Geert Wilders, qui affirme que le Coran est d’essence fasciste, et qui le compare au Mein Kampf d’Adolf Hitler ?

« Oui ! », répond Amara avec ferveur. « Je suis contre la comparaison établie avec Mein Kampf, mais j’exige qu’on me permette de combattre pour que les gens puissent s’exprimer conformément à leurs idées et à leurs croyances. »


Même s’ils ont l’intention de provoquer ?

« Oui. S’il existe des gens qui pensent que l’Islam est une religion de terroristes, je dois être en mesure de les entendre dire cela, et de leur répliquer sur ce point : c’est l’essence même de la démocratie ».
 

13/08/2008

12/08/2008: ouvrage De Munich à Vichy...

-------- Message original --------

Sujet: TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy
Date: Tue, 12 Aug 2008 22:40:28 +0200
De: Annie Lacroix-Riz <annie.lacroix-riz@wanadoo.fr>


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 12 août 2008 22:39
Objet : TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy

 

Chers amis et camarades,

Mon ouvrage De Munich à Vichy sort demain.

Voir ci-dessous les deux textes suivants, qui y ont été consacrés par deux lecteurs de ses épreuves, Jean Lévy et Jean-Christophe Grellety.

 

Bonne lecture,

 

Amitiés,

 

Annie

 

Signature à la fête de l'Huma

 

 

1° Le blog du 4 août 2008 de Jean Lévy

De Munich à Vichy

 

Nous commençons ce 'blog' par une 'histoire'.

Il s'agit d'une des nombreuses apostrophes attribuées au général de Gaulle.

Le chef de la France libre rencontre pour la première fois le général Giraud.

Nous sommes au Maroc, en janvier 1943. Les troupes anglo-américaines ont débarqué en Afrique du Nord, le 7 novembre 1942. Giraud, fraîchement arrivé de Vichy (où il avait adoubé Pétain), venait d'être promu, par le représentant de Roosevelt, « proconsul » français, en Afrique du Nord.

De Gaulle, tenu en dehors des opérations militaires alliées en Afrique du Nord, écarté de toute responsabilité politique par les plans US, rechigne.

Il impose sa venue et une nouvelle redistribution des cartes. Au repas de 'réconciliation', en présence du président des Etats-Unis et de Churchill, Giraud, très disert, raconte avec force détails son évasion d'Allemagne.

Son récit terminé, de Gaulle le félicite et poursuit :

«Vous pourriez peut-être nous conter maintenant comment vous fûtes fait prisonnier    ».

Cette 'histoire' a une morale. si les victoires et les moments glorieux de notre passé, sont célébrés avec faste, et sont accompagnés d'officielles et récurrentes cérémonies commémoratives, les évènements sombres, les époques noires passent souvent à la trappe de l'Histoire.

On rend hommage chaque année aux héros de la « Grande guerre » chaque 11 novembre. On fête la Libération de Paris d'août 44, la capitulation allemande du 8 mai 45.

Si la capitale a été libérée, c'est que le pays a été envahi, et s'il a été envahi, c'est que notre pays a subi un désastre militaire sans précédent (il a fallu 35 jours aux panzers nazis pour occuper Paris), Mais pose-t-on la question :  « comment la France en est-elle arrivée là ? ».

 

Certes, des « explications » diverses ont été données très succinctement.

D'un côté, on prétend que « notre armée (considérée en 1939 comme la première du monde) a été mal conduite, avec des généraux incapables, un armement insuffisant et inadapté ».

De l'autre, on met en cause 'les 40 heures qui auraient réduit nos capacités  industrielles d'armement', le Front Populaire et son 'esprit de jouissance(qui) l'aurait emporté sur l'esprit de sacrifice' (dixit Pétain), la 'faiblesse' de la IIIème République face aux Etats 'virils' (l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste).

Mais le motif, le plus souvent évoqué depuis des décennies, c'est « la trahison de l'Union soviétique » qui, en signant en août 1939, un pacte de non-agression avec l'Allemagne hitlérienne, aurait donné « un coup de poignard dans le dos aux Alliés ».

Cette affirmation, sans cesse assénée, tant par les médias que dans nos collèges et lycées, distillée comme « vérité officielle », depuis près de soixante-dix ans, est devenue l'Histoire, avec un grand H.

Cette version des faits répond à la volonté de la classe dirigeante de corrompre les esprits, non seulement en fonction du passé, mais également du présent. Cette attitude délibérée s'insère dans la lutte idéologique actuelle que mène, tous azimuts, le capitalisme financier contreles forces qui s'opposent à sa domination.

 

Certes, des livres militants ont tenté de donner d'autres explications. Ils ont rappelé les faits, la trahison rampante de la bourgeoisie, « préférant Hitler au Front populaire », le chemin qui a mené de la République à l'Etat français.

Mais il manquait des ouvrages savants, écrits par des historiens, nourris aux sources des archives croisées dont on dispose aujourd'hui, soucieux de prendre en compte la réalité politique et économique de la période précédant la seconde guerre mondiale et des attitudes des principaux acteurs, qui ont joué un rôle dans la décennie des années trente.

Annie Lacroix-Riz, professeur à Paris-VII, s'inspirant de cette méthodologie

 

rigoureuse, nous apporte, depuis des années, ouvrage après ouvrage, les réponses aux questions posées par la Seconde guerre mondiale, la défaite, l'Occupation.

Après « Banquiers et industriels sous l'Occupation », puis « Le choix de la défaite », Annie Lacroix-Riz publie « De Munich à Vichy, L'assassinat de la Troisième République ».* Cet ouvrage, qui couvre les deux dernières années qui ont précédé la défaite, de 1938 à 1940, s'appuie sur l'ensemble des archives disponibles, françaises, allemandes, britanniques, américaine, portant sur les sources diplomatiques, policières, économiques et politiques des camps en présence.

Annie Lacroix-Riz, en 300 pages, avec plus de 50 pages de références qui authentifient les affirmations de l'auteur, une ample bibliographie et une chronologie des évènements, restitue la vérité sur cette période décisive, vérité délibérément occultée par l'histoire officielle. L'historienne permet de comprendre l'enchaînement des évènements, les raisons d'une défaite programmée par les élites de ce temps, « l'assassinat » orchestré de la Troisième République. La réussite de ce plan supposait l'écrasement de toute résistance populaire, la mise hors la loi du Parti Communiste français

 

et de ses militants. Ce qui fut réalisé AVANT LA DEFAITE par le personnel politique en place, de droite comme, prétendument, de 'gauche'.

Pour arriver à ses fins, il fallait pervertir les esprits et falsifier l'Histoire.

Ce qui fut fait à l'époque et qui se perpétue de nos jours.

Il faut lire Annie Lacroix-Riz.

Même les esprits ouverts, tous ceux qui avaient compris la réalité de la trahison des élites dans les années trente, même ceux-là restent ébahis par l'énormité du complot, la « collaboration » avant la lettre, dès 1938, et même bien avant, entre politiciens français et nazis allemands, entre la police française et la Gestapo,

 

Cette année marquera le 70ième anniversaire de la honteuse capitulation de Munich du 28 septembre 1938. Puis, la fin de la « semaine des deux dimanches », l'écrasement de la résistance ouvrière avec la grève du 30 novembre (deux ans après le Front populaire), la réception des dignitaires hitlériens à Paris, le 6 décembre suivant, par le gouvernement Daladier- Bonnet-Reynaud (d'où furent exclus les ministres juifs), les décrets instituant les premiers camps de concentration visant les « étrangers indésirables ».

Il serait donc bon, avec le dernier ouvrage d'Annie Lacroix-Riz, de faire connaître au plus grand nombre, la vérité sur ces évènements qui préparaient la défaite et ouvraient la voie à Vichy.

 

Au-delà de notre histoire enfin restituée, cette bataille idéologique s'intègre à celle que nous menons, aujourd'hui, vis-à-vis des mêmes ennemis, l'élite de la grande bourgeoisie, ses politiciens soumis et leurs médias, contre la nouvelle trahison nationale que constitue la « collaboration européenne » au sein de l'Union, au détriment de notre peuple, de sa souveraineté, de son indépendance.

 

*Annie LACROIX-RIZ, « De Munich à Vichy,

        L'assassinat de la Troisième République 1938-1940 »

        publié chez Armand COLIN

Cet ouvrage doit sortir au mois d'août.

 

2° l’entretien avec Jean-Christophe Grellety, paru ce jour, http://jeanchristophegrellety.typepad.com

15:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, paix, propagande, politique, histoire, liberte, socialisme, guerre, paris, pc, resistance, silence, television, urss, actualite, agenda, france, fascisme, hitler, staline, imperialisme, mensonges, medias, presse, usa, agressions, courcelles, capitalisme, communisme, europhe, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/07/2008

09/07/2008: Mugabe, ce pelé, ce galeux d’où nous vient tout le mal…

[http://pagesperso-orange.fr/polex/bulletin/bulletin_46_art4.htm]
Parlons clair n°46

Mugabe, ce pelé, ce galeux d’où nous vient tout le mal…

Les grands médias français, journaux de droite et de gauche, télés privées et publiques au service de Sarkozy, ont enfin trouvé un sujet qui fait leur unanimité : le Zimbabwe est un enfer africain, et Robert Mugabe, son président inamovible, un vieillard criminel responsable des maux qui affligent son peuple. Même le journal « L’Humanité », qui fut autrefois anti-impérialiste, et qui est en 2008 désireux de ne pas être différent des autres, a titré l’autre jour : « Mugabe, au ban de l’Afrique » ! Ce qui est à la fois un mensonge, comme le montre la récente réunion de l’OUA, et une falsification des propos de Mandela par exemple. Car le père de la nation arc-en-ciel, et Zuma, dirigeant élu de l’ANC, s’ils ont condamné l’obstination de Mugabe à s’accrocher à un pouvoir ébranlé, et déploré « l’échec tragique du Zimbabwe », ne l’ont jamais attribué à son seul président. Il serait donc temps d’informer l’opinion française, manipulée, de quelques vérités que l’on sait, d’Alger à Pretoria.1-Le Zimbabwe, autrefois Rhodésie, a subi très longtemps le pillage colonial par l’Empire britannique. Le peuple noir du Zimbabwe n’a réussi à arracher son indépendance qu’après de longues années de lutte armée, sous la direction de militants courageux et populaires comme Robert Mugabe et ses compagnons, les partisans de la ZANU. Ils en conservent encore le prestige, une génération plus tard.2-L’indépendance politique arrachée au Royaume Uni Britannique laissait au nouveau Zimbabwe un lourd passif, sous-développement industriel, chômage et extraordinaire inégalité agraire : les trois-quarts des terres les plus fertiles restaient entre les mains de quelques dizaines de milliers de familles de grands propriétaires d’origine européenne, qui y produisaient essentiellement du tabac destiné à l’exportation. Aux termes des accords d’indépendance, la redistribution des terres, aspiration populaire incluse dans le programme des mouvements nationalistes arrivant au pouvoir, devait se faire en quelques années, grâce à l’indemnisation des colons expropriés par la Grande Bretagne. Les autorités britanniques n’ayant jamais tenu leur promesse, la réforme agraire était toujours à faire une génération plus tard.3-Le régime élu du Président Mugabe, soutenu en cela par la population, a lancé il y a quelques années un début de réforme agraire, sans indemnisation des grands propriétaires expropriés. Malheureusement, cela s’est fait de façon chaotique, trop souvent au seul profit de clients politiques du pouvoir plutôt que des paysans nécessiteux. Parallèlement, l’asphyxie économique du pays par les Britanniques et l’occident (aucun crédit du FMI, embargo commercial) entraînait une inflation énorme et la ruine d’une agriculture d’exportation incapable de poursuivre les investissements nécessaires (engrais, machines, etc).4-Une réforme agraire, donc, entamée dans les pires conditions, qui n’étaient pas du seul fait de Mugabe et son entourage, se termine en désastre économique, et l’émigration massive vers l’Afrique du Sud, au point d’y provoquer de véritables pogroms xénophobes. Le mécontentement populaire s’est exprimé majoritairement lors des élections législatives de 2008. L’obstination de Mugabe s’accrochant au-delà du raisonnable au pouvoir, en truquant les élections présidentielles, en faisant régner la terreur grâce à des gros bras recrutés dans le « lumpen prolétariat » de Harare et des villages, n’est évidemment pas la solution adaptée à longue échéance. Mais il est malhonnête de présenter le parti d’opposition (MDC) et notamment son dirigeant Tsvangirai, ancien syndicaliste, comme des démocrates progressistes : le syndicalisme peut conduire au pouvoir, à condition d’en sortir et de donner des gages politiques à des sponsors qui n’ont rien de désintéressé. Le MDC dont le programme est flou, hormis sa volonté d’accéder au gouvernement, est soutenu et financé par les dirigeants occidentaux et les agrariens « blancs » du Zimbabwe, menacés de réforme agraire.5-Si les solutions apportées par Mugabe et son parti sont inadaptées, le problème de l’inégalité agraire est bien réel, et la réforme agraire toujours nécessaire. Mieux, le même problème hérité de la civilisation européenne, existe aussi dans les pays voisins, et surtout en Afrique du Sud. Faute de réforme agraire depuis la fin de l’apartheid, il reste explosif, se traduit par une criminalité très forte à la campagne, un chômage massif (+ de 25%) que l’industrie ne peut absorber, et peut déboucher sur le pire si l’ANC ne sait pas le résoudre.6-Pour l’instant, il s’agit d’éviter le pire en ne se joignant pas à la meute des médias occidentaux qui envisage froidement de faire du drame zimbabwéen le prétexte d’une intervention impérialiste en Afrique Australe, à l’image de ce qui se passe au Tchad, en Somalie, etc…Relayés par les « Européens », les dirigeants britanniques et Georges Bush exigent de la « communauté internationale » de ne plus reconnaître les autorités du Zimbabwe (alors qu’ils maintiennent au pouvoir « leurs » dictateurs africains, du Camerounais Biya au Tchadien Deby). Prêts à combattre pour « la démocratie » jusqu’au dernier Zimbabwéen, ils envisagent froidement la guerre civile à Harare, et une intervention militaire internationale pour y « rétablir la paix », ce qui serait une ingérence directe de l’impérialisme en Afrique Australe. Le Zimbabwe, dans ce schéma impérial, pourrait devenir un nouvel Irak. La seule issue politique est la négociation pacifique entre Zimbabwéens, sans ingérence extérieure.
Il serait ahurissant que des anti-impérialistes français, par ignorance ou par opportunisme, prêtent la main à cette opération de l’impérialisme mondial, Bush, Gordon Brown et Sarkozy réunis.
Francis Arzalier

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Envoyé par Romain dans Ce que la grande presse "libre", "neutre" et "indépendante" capitaliste ne vous dira pas le 7/09/2008 07:15:00 PM

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16:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, actualite, presse, medias, democratie, liberte, propagande, silence, information, television, capitalisme, colonialisme, imperialisme, euro-dictature, afrique, zimbabwe, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/07/2008

08/06//2008: L'Erythrée, un îlot résistant en Afrique de l'Est...

 -------- Message original --------

Sujet: : L'Erythrée, un îlot résistant en Afrique de l'Est
Date: Sun, 8 Jun 2008 14:02:37 +0200
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Samedi 7 juin 2008
 Il y a deux semaines, dans un entretien au Monde du 20 mai, le président érythréen Isaias Afwerki accusait Washington d'attiser les différends frontaliers entre Asmara et ses voisins, Djibouti et l'Ethiopie, et déclarait que le processus de démocratisation dans son pays ne reprendrait que si les Etats-Unis mettaient fin à l'état de guerre qu'ils entretiennent dans la zone  (http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/05/19/isaias-afwerki-la-politique-americaine-dans-la-corne-de-l-afrique-est-un-echec_1046809_3212.html). Le même jour le quotidien atlantiste accusait Asmara d'être un régime "intransigeant et nationaliste". Il devait cependant reconnaître que si presque partout en Afrique les Etats sont faibles, l'Erythrée faisait exception et que "l’éducation et l’accès aux soins sont gratuits. Le chômage est minime. Lourdement sanctionnée, la corruption est inexistante, tout comme la délinquance et la criminalité." (http://www.awetom.com/?p=430). La force de l'Etat en Erythrée constitue notamment un atout important dans le contexte actuel de crise alimentaire malgré la grande pauvreté de ce pays, qui a été sérieusement aggravée la guerre avec son voisin éthiopien de 1998-2000 (http://www.reliefweb.int/rw/RWB.NSF/db900SID/ASIN-7FBQPG?OpenDocument&rc=1&cc=eri).

L'Erythrée fait l'objet de pressions permanentes. Djibouti (qui accueille une base française et une base américaine sur son sol) a récemment accusé l’armée érythréenne d’avoir violé sa frontière nord (ce qu'Asmara a démenti), et le différend frontalier avec l'Ethiopie (client de Washington, qui occupe en ce moment militairement la Somalie) n'est toujours pas réglé. Le thème religieux fonctionne comme instrument de l'impérialisme occidental contre l'Erythrée. En 2004 la Commission sur la Liberté religieuse internationale américaine (USCIRF) - un organisme gouvernemental étatsunien - a dépêché une délégation en Erythrée en 2004. Elle a classé en 2005 l'Erythrée dans la liste de ses "pays de préoccupation particulière" (countries of particular concern), avec le Myanmar, la China, l'Iran, la Corée du nord, l'Arabie Saoudite, le Soudan, le Turkéménistan, l'Ouzbékistan, la Pakistan et le Vietnam (
http://www.uscirf.gov/index.php?option=com_content&task=view&id=1456&Itemid=59). Comme conséquence de cette inscription, l'Erythrée a fait l'objet par le Département d'Etat en septembre 2005 d'un embargo sur les ventes d'armes. Le rapport de l'USCIRF pour 2006 lui reproche d'être méfiante ("suspicious") à l'égard des groupes religieux baptistes, pentecôtistes, évangélistes et autres groupes chrétiens qui ne sont pas traditionnellement implantés en Erythrée (à la différence de l'Eglise copte et de l'Eglise catholique qui y sont institutionnalisées) - http://www.uscirf.gov/images/AR_2007/eritrea.pdf. On rappellera que les églises évangélistes sont directement liées aux intérêts étatsuniens. Par exemple, via leurs ONG, elles tentent de diffuser des OGM auprès des paysans, comme cela s'est produit en Ouzbékistan (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-12868350.html).  L'USCIRFdans son dernier rapport encourage le financement d'une commission des droits de l'homme "indépendante" (c'est à dire pro-occidentale) en Erythrée. L'Agence d'Etat pour le Développement international américaine USAID a fermé ses bureaux à Asmara le 31 décembre 2005 à la demande du gouvernement érythréen.

Les relations avec l'Union européenne, alliée des Etats-Unis, ont aussi été souvent tendues. En novembre 2001, l'Eythrée avait expulsé l'ambassadeur d'Italie après une ingérence dans sa politique de réglementation des médias. Le Parlement de Strasbourg a voté une résolution contre le gouvernement érythréen 7 février 2002
(http://www.shaebia.org/natural_to_protest_unfair_resolution.html) L'Union européenne depuis lors multiplie régulièrement les demandes d'instauration du pluralisme dans ce pays en vue du développement de partis plus favorables aux intérêts occidentaux (http://www.eritreadaily.net/News0407/article0907193.htm). Elle incite aussi le gouvernment érythréen à favoriser davantage le secteur privé capitaliste en libéralisant le marché et diminuant les impôts sur les sociétés (http://www.deleri.ec.europa.eu/eu_and_eritrea/country_strategy_paper_2002-2007.pdf p. 11)

A l'heure où Washington multiplie les sources de conflits (au Soudan, en Somalie) pour contrôler la Corne de l'Afrique sur la route du pétrole, l'Erythrée serait-elle pour les pouvoirs occidentaux un nouveau village d'Astérix à renverser ?

FD.

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10/06/2008

08/06/2008: 'Comment les États-Unis ont appauvri Haïti' ?


-------- Message original --------
Sujet: FW: comment ils l'ont appauvri...
Date: Sun, 8 Jun 2008 19:22:08 +0200
De: Joss Rovélas <jossrovelas@msn.com>


From: g.archimede@wanadoo.fr

Quelques informations:
 
'Comment les États-Unis ont appauvri Haïti'
 
source : San Francisco Bay View / Posté le 13 septembre 2003. Par J. Damu 

 
Même si la demande de réparations d'Haïti à la France est juste, cela masque le rôle que les États-Unis ont  joué dans le processus d'appauvrissement d'Haïti, un  rôle qui se poursuit jusqu'à ce jour.  Aujourd'hui, Haïti est un pays grandement endetté dont le rapport de la dette à exporter est de près de 300%, un chiffre bien plus élevé que ce qui est considéré viable même par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ces deux institutions sont dominées par les États-Unis.  En 1980, la dette d'Haïti était de $302 millions.


Depuis, elle a plus que triplé pour atteindre $1,1 milliards, soit environ 40% du produit national brut du pays. L'année dernière, Haïti a payé de plus grands montants pour la dette que pour les services médicaux à la population. 
Les fonctionnaires d'Haïti disent que plus de 80% de la dette actuelle a été contractée sous les régimes de François et Jean-Claude Duvalier, Papa Doc et BabyDoc. Ces deux régimes ont opéré sous l'oil bienveillant des États-Unis dont la longue et sordide histoire de garder Haïti bien à l'intérieur de leur sphère d'influence économique et politique est bien connue. 


C'est bien connu que la première cause de l'appauvrissement chronique d'Haïti est les réparations que le pays a dû payer aux anciens propriétaires de plantations qui sont partis après la révolution de 1804. Certains descendants blancs des anciens propriétaires de plantations, vivant maintenant en Nouvelle-Orléans, ont encore les coupons d'indemnisation distribués par la France. On peut ainsi dire qu'une certaine partie des réparations payées par Haïti ont servi au développement des États-Unis. En 1825, Haïti fut forcée d'emprunter 24 millions de francs des banques privées françaises pour commencer le remboursement de la dette écrasante d'indemnité.

Haïti n'a reconnu cette dette que pour obtenir en échange la reconnaissance de son indépendance par les Français, un principe qui continuera de caractériser les relations internationales d'Haïti.  Ces paiements d'indemnité ont causé une situation d'urgence financière continuelle et des perturbations politiques. En 51 ans, Haïti a été dirigée par 16 présidents différents - les nouveaux présidents prenant souvent le pouvoir à la tête d'une armée rebelle.  Néanmoins, Haïti a toujours effectué les paiements d'indemnité - et ensuite, les paiements de prêts à la banque - en respectant les délais.

Cependant, l'intervention de 1915 par les Marines en faveur des intérêts financiers américains a changé tout cela.  Le prélude à l'intervention américaine de 1915 a commencé en 1910 lorsque la Banque Nationale d'Haïti, fondée en 1881 avec un capital français et chargée dès le départ d'administrer le Trésor haïtien, disparut.

Elle fut remplacée par l'institution financière connue sous le nom de la Banque Nationale de la République d'Haïti.  Une partie du capital de la nouvelle banque nationale fut versée à la National City Bank of New York (Banque Nationale de la ville de New York), indiquant ainsi, pour la première fois, un intérêt américain dans les affaires financières d'Haïti. 


La motivation de départ de l'intérêt financier américain en Haïti était les projets de plusieurs corporations américaines en lien avec la National City Bank pour construire un chemin de fer dans ce pays. Pour que ces corporations - y compris la W.R.Grace Corp. - puissent protéger leurs investissements, elles ont fait pression sur le Président Woodrow Wilson et son Secrétaire d'Etat, William Jennings Bryan, afin de trouver des façons de stabiliser l'économie haïtienne, en obtenant une participation majoritaire dans les bureaux de la douane haïtienne, la principale source de revenus du gouvernement. 

Lorsque le Secrétaire d'état Bryan fut mis au courant de toutes les affaires d'Haïti par ses conseillers, il s'exclama : ' Je n'en crois pas mes oreilles ! Des nègres qui parlent français ! '.

Ironiquement, cependant, Bryan, un anti-impérialiste de longue date, était contre toute forme de relations d'exploitation entre les États-Unis et Haïti ou tout autre pays de l'hémisphère occidental. En fait, il avait demandé depuis longtemps d'annuler les dettes des plus petits pays afin que ces derniers puissent grandir normalement et se développer. Il n'est pas surprenant que les idées de Bryan n'étaient pas bien reçues à Washington ni à Wall Street. 


À cause de l'ignorance presque complète au sujet d'Haïti au Département d'Etat et à Washington, Bryan fut forcé de se tourner vers n'importe qui possédant des informations de première main. Il se trouva que cette personne était Roger L.Farnham, une des rares personnes étant très familières avec les affaires haïtiennes.  Farnham était très familier avec les affaires haïtiennes parce qu'il était vice-président de la National City Bank of New York et de la Banque Nationale de la République d'Haïti et président du Chemin de Fer National d'Haïti.

Malgré l'hostilité du Secrétaire d'Etat envers Wall Street et l'évident conflit d'intérêt de Farnham, Bryan compta beaucoup sur Farnham pour ses informations et ses conseils.  Étant vice-président de la National City Bank ainsi que de la Banque Nationale de la République d'Haïti, Farnham joua au chat et à la souris avec la législature haïtienne et le président.

À tour de rôle, il les menaçait d'une intervention américaine directe ou de bloquer les fonds du gouvernement s'ils refusaient de déléguer le contrôle des bureaux de douane haïtiens à la National City Bank. Pour défendre l'indépendance haïtienne, les législateurs refusèrent à chaque moment. 

Finalement, en 1914, avec le déclenchement de la Première Guerre Mondiale, Farnham réussit à convaincre Washington que la France et l'Allemagne représentaient des menaces directes pour les États-Unis par leur présence en Haïti. Chacun de ces pays avait une petite colonie de gens d'affaires là-bas. 

En décembre 1914, Farnham prit un arrangement avec les Marines américains pour que ces derniers débarquent à Port-au-Prince, entrent dans la Banque Nationale d'Haïti et volent deux coffres-forts contenant $500,000 en monnaie haïtienne et naviguent jusqu'à New York, où l'argent fut placé dans la New York City Bank. Avec cette manouvre, le gouvernement haïtien devint totalement dépendant de Farnham en ce qui a trait aux finances nécessaires aux opérations. 


La décision finale et immédiate d'intervenir en Haïti fut prise en juillet 1915, avec un autre renversement d'un président haïtien, s'agissant cette fois-ci de la fin sanglante de Vilbrun Guillaume Sam.  Durant les 19 années qui ont suivi, les Etats-Unis exercèrent une autorité suprême partout en Haïti, en utilisant souvent la distribution de médicaments ou de nourriture comme des formes douces de pacification.

Après quelques années cependant, des accusations pour les massacres de paysans haïtiens furent portées contre les militaires lorsque les Haïtiens se révoltèrent contre les programmes de construction des routes qui exigeaient du travail forcéLors d'un incident de la sorte à Fort Reviere, les Marines tuèrent 51 Haïtiens, tout en n'accusant aucune perte de leur côté.

Le secrétaire adjoint de la Marine, Franklin D.Roosevelt, remit la Médaille d'honneur du congrès au major Smedley D.Butler. Une situation relativement semblable à la remise de Médailles d'honneur aux ' héros ' du massacre à Wounded Knee, lorsque des centaines d'Indiens d'Amérique Sioux avaient été massacrés en 1890.  Des rapports d'abus des militaires américains contre les Haïtiens devinrent monnaie courante à un point que le responsable de la NAACP, James Weldon Johnson envoya une délégation pour enquêter sur les accusations, qui ont alors été confirmées. 

L'occupation américaine connaissait quelques succès - le système de santé fut amélioré et la devise stabilisée - mais ce fut d'autres sphères économiques qui subirent le plus de dommages. Durant les 19 années de l'intervention, un maximum d'effort fut mis en place pour rembourser les créanciers américains d'Haïti, tout en n'accordant que très peu ou pas du tout d'attention au développement de l'économie. 

En 1922, l'ancien Commandant de la brigade des Marines, John Russel, fut nommé Haut commissaire en Haïti, un poste qu'il occupa jusqu'aux derniers jours de l'occupation. Sous l'influence de Russel, toutes les différences d'opinion politique furent étouffées et les revenus des bureaux de douane furent détournés, souvent des mois d'avance, vers les créanciers américains d'Haïti, qui avaient endossé des prêts originellement accordés à Haïti pour payer les réparations aux propriétaires de plantation français ! 

En 1929, cependant, avec la dépression économique du monde occidental et la baisse du niveau de vie partout en Haïti, les sérieuses grèves d'étudiants et les révoltes de travailleurs, combinées à l'incapacité de Wall Street d'attirer de sérieux investisseurs là-bas, Washington décida qu'il était temps de mettre un terme à l'occupation militaire. Lorsque le président Franklin D.Roosevelt visita Haïti en 1934 pour annoncer le retrait des troupes, il fut le premier chef d'une nation étrangère dans l'histoire d'Haïti à s'y rendre en visite. 


Malgré le retrait des troupes américaines, les administrateurs financiers américains continuèrent de dominer l'économie haïtienne jusqu'à ce que la dernière dette des premiers prêts fut retirée en 1947.
 
Peu après le retrait américain d'Haïti, un genre de mouvement de sensibilisation noire prit naissance, un précurseur au mouvement de la ' négritude ' popularisé par Aimé Césaire et Léopold Senghor.

François Duvalier, croyant dès le début à la ' négritude ', prit le pouvoir à la fin des années 1950, rendant populaires des idées acceptées par une population qui avait résisté à une occupation étrangère blanche pendant des années.  Lorsque Duvalier prit la présidence de la première république noire du monde établie par les anciens peuples esclaves, Haïti avait expérimenté plus de 150 ans d'appauvrissement chronique et de politiques de prêts discriminatoires de la part des institutions et pouvoirs financiers les plus importants au monde.

Les prévisions économiques d'Haïti ne sont pas meilleures, même depuis l'élection démocratique de Jean-Bertrand Aristide, ce dernier étant constamment démonisé dans la presse américaine et mondiale

Il est maintenant temps de se rendre à l'évidence et de faire le nécessaire.  Répondre à la demande de réparations d'Haïti.

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27/05/2008

02/02/2008: STALINGRAD !

Le 2 février 1943, avec la capitulation des derniers soldats et officiers de la VIème armée allemande, se terminait la bataille de Stalingrad. "Trois jours de deuil national", décrétait alors, le Führer. 
Fin août 1942, les forces nazie atteignaient la Volga,  au nord, puis au sud de la  ville. Stalingrad, adossée au grand fleuve, était totalement encerclée. Ce furent d'abord les milices ouvrières, avec les chars à peine peints, sortant directement des usines de la ville, qui opposèrent la première résistance. Début novembre, la cité fut occupée à 90% par la Wehrmacht. 
Tout au long de ces trois mois, la bataille fit rage dans chaque rue, dans chaque maison. On se battait d'étage à étage. "Une fois la cuisine occupée, on se battait pour la salle de séjour..."et ça se poursuivait jusque dans les caves. Les Allemands appelaient ces combats la 'Rattenkrieg', 'la guerre des rats'. La fameuse colline de Mamaev, avec ses 102 mètres, objectif permanent des Allemands pour dominer l'autre rive fut prise et reprise plusieurs fois, au prix de 10.000 soviétiques tués, dans une seule journée. 
Les renforts de l'Armée rouge  traversaient la Volga sous un déluge de feu : les stukas, l'artillerie lourde bombardaient, jour et nuit, la ville et le fleuve. L'espérance de vie d'un soldat soviétique fraîchement lancé dans la fournaise, n'excédait pas 24 heures...
Forte de cette résistance héroïque, coûteuse en vies humaines, la 62ème armée du général Vassili Tchouikov, déclanchait, le 19 novembre, la contre-offensive au nord et au sud de la ville. 
Le 23 novembre, la 62ème armée allemande était encerclée. Des contre-attaques, menées de l'extérieur par les forces blindées de von Manstein, ne réussirent pas à briser l'étau qui se resserrait de jour en jour. Commencée le 31 janvier, la capitulation  est signée le 2 février, par le général Friedricht von Paulus, commandant la VIème armée,  fait maréchal la veille par Hitler, Plus de 90.000 prisonniers avec des milliers de chars et de canons, 
Des centaines de milliers de morts, tel est le bilan  de la plus sanglante bataille de l'histoire. 
Stalingrad constitue le premier désastre de l'Allemagne nazie. Il allait sceller son  destin.
Tous les peuples d'Europe, le nôtre entre autres, ont vite senti que la guerre, à Stalingrad, avait  pris un tournant décisif.  La résistance intérieure s'en est trouvée  renforcée. Les Alliés ont compris qu'il était temps de songer à préparer un second front, s'ils ne voulaient pas voir l'Union soviétique tirer seule les avantages de la victoire.

Mais la bataillede Stalingrad n'aurait pas été possible sans d'autres victoires, dont on ne parle pas assez. D'abord, à l'automne 1941, l'arrêt, puis le premier recul de la Wehrmacht devant la capitale. Hitler, le 2 octobre, triomphait : "Je vois d'ici les clochers de Moscou !". Et début décembre, le front s'en était approché à 30 kilomètres...C'est alors que la levée en masse des civils moscovites a bloqué l'avance ennemie, et permis ainsi de passer à la contre-offensive, qui rejeta les Allemands à plus de 50 kms. 
Il faut aussi rappeler le siège de Léningrad durant 900 jours. Le 8 septembre 1941, les soldats nazis atteignaient les faubourgs de la métropole du Nord, qu'ils parvenaient à encercler.  Ils ne devaient pas pénêtrer plus avant dans la ville de Lénine, Les Soviétiques ont payé le prix fort : 300.000 morts militaires, et plus d'un million de civils, victimes de la famine.

Le rôle capital joué par l'Union soviétique dans cette guerre est, aujourd'hui, occulté. Les victoires décisives remportées sur l'Allemagne hitlérienne par l'Armée rouge ne sont pas enseignées dans nos écoles.  Les politiques et les médias, porte-paroles du capital,  osent placer le communisme, au nom duquel tant de millions d'hommes sont morts pour la liberté, au même titre que le nazisme, auteur de tant de crimes ! 
Ce "déviasionnisme historique" a pour objectif de détourner les peuples de la lutte nécessaire contre l'asservissement et la domination de l'argent, en les privant d'espoir et de perspectives. 
Non, l'Histoire ne s'est pas arrêtée à Stalingrad ! 

par Jean Lévy publié dans : Internationalisme        recommander

16:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, actualite, histoire, belgique, urs, stalingrad, capitalisme, guerre, fascisme, imperialisme, liberte, democratie, medias, presse, information, television, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/05/2008

14/04/2008: RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption ...

-------- Message original -------- Sujet: ben, ça alors ! RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption
Date: Mon, 14 Apr 2008 04:23:11 EDT
Pour ::
Xarlo@aol.com

ça vous coupe la chique, non?
 
****************
 
RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption

PAR JEAN-GUY ALLARD
Reporters sans frontières (RSF) garde un silence total depuis quelques jours sur la scandale de corruption qui dégringole sur les principales sources de fonds aux Etats-Unis, le Cuban Freedom Center, de l'agent de la CIA, Frak Calzon, ami personnel du Secrétaire perpétuel et autoproclamé de l'organisation française Robert Ménard.
Le porte-parole de Bush, Scott Stanzel, a révélé il y a peu que le cas de Felipe Sixto, un conseiller présidentiel sur les questions cubaines et de Puerto Rico qui travaillait durant des années avec Calzon a été transféré au Département de la justice après qu'a été découvert que ce fonctionnaire était impliqué dans des activités de détournement de fonds.
Menard reçoit depuis longtemps de généreux subsides de l’organisation de Calzon, avec lequel il a noué des relations d'amitié.
L'utilisation illicite de fonds provenant de la United States Agency for International Development (USAID) a été détecté à la fin de janvier 2008, selon la confession de Calzon dans des déclarations publiques dans lesquelles il nie désespérément toute responsabilité dans les activités criminelles de son bras droit.
Selon AP, Sixto a laissé son poste à l'organisation de Calzon et s'est incorporé au bureau des Affaires intergouvernementales de la Maison Blanche comme conseiller spécial du Président au mois de juillet dernier et « avait comme mission le contact avec les fonctionnaires hispaniques, les groupes indiens et les législateurs des états dans les affaires concernant les relations avec Cuba, Puerto Rico, l'hygiène, les questions du travail, ou du milieu ambiant ».
Jusqu'à aujourd'hui, Calzon s'est abstenu d'expliquer pour quoi Sixto, qui était son plus indispensable collaborateur, a accepté subitement de quitter son organisation l'été dernier.
le GAO AVAIT DEJA MIS LE DOIGT DANS LA PLAIE
Résidant à Washington, le Cuban Freedom Center prétend passer pour une « organisation non gouvernementale » dont la mission est de promouvoir « les droits de l4homme et la transition démocratique » à Cuba. Sixto, un cubain de Miami résidant à .Frederick, Maryland, entretient des relations assidues avec les membres connus de la mafia cubanoaméricaine.
RSF possède en Floride des liens étroits avec des individus identifiés par le FBI lui-même comme terroristes et avec des groupes qui appuient ouvertement le terrorisme contre Cuba.
« Rien jusqu'ici ne met en relation le Cuban Freedom Center et je suis sûr que rien (en plus) ne l'a impliqué ou est actuellement impliqué dans ces activités », a juré Calzon à la AFP. L'agence Française affirme dans un câble que l'organisation de Calzon et de Sixto a envoyé à Cuba « des milliers de livres, ordinateurs portables, radios ondes courtes et médicaments »
Cependant, une enquête du General Accountability Office (GAO) un bureau de contrôle du gouvernement fédéral dans un rapport de 50 pages publié il y a quelques mois note que très peu des dizaines de millions distribués pour la USAID sous la Rubrique Cuba est effectivement parvenu dans l'île.
Un nombre important des organisations parasitaires de la « dissidence » de Miami s'est approprié cette fortune quand elle a touché la Floride.
Plus de 95% , c'est-à-dire la quasi-totalité des 65,4 millions du budget Cuba de la USAID examiné par le GAO a été attribué «en réponse à des propositions non sollicitées » sans justification légale, révélait le rapport.
Parmi les grands bénéficiaires de cette opération de détournement de fonds on trouve Cuban Freedom Center, de Calzón, qui a bénéficié de plus de 5 millions entre 1996 et 2005.
Comme si cela n'était pas suffisant, la USAID a reçu des subsides également de National Endowment for Democracy (IRI) et de la International Republican Institute (IRI), deux autres pourvoyeurs de RSF. Ce n'est pas par plaisir que Robert Ménard maintient un bureau à New York, et dispose d'une signature comptable en Virginie, à quelques minutes du Bunker de la CIA, en plus d'un compte bancaire nord-américain auquel lui seul a accès.
CALZON, UN EX TERRORISTE DU GROUPE ABDALA
A la fin des années 60, Frank Calzon, alors agent spécial de la CIA, a été le dirigeant du groupe terroriste Abdala, lié au mal nommé Front de Libération National de Cuba (FLNC).
Calzon devint à être directeur exécutif de la Fundación Nacional Cubano Americana (FNCA), depuis sa création en 1981, sous la directive de la Maison blanche de Ronald Reagan. Une organisation connue pour son appui aux activités criminelles du terroriste Luis Posada Carriles.
A partir de 1987, il passa à l'organisation d'extrême droite Freedom House pour là se créer une organisation propre,le Cuban Freedom Center, qui immédiatement reçut 400 mille dollars de la part du Gouvernement des Etats-Unis.
Ménard a connu Calzon à ce moment-là par l'intermédiaire de Otto Reich, un autre haut fonctionnaire nord américain, né à Cuba de père autrichien.
Durant ces années Robert Ménard nia ses relations avec Calzon.
En mars 2004, Ménard et Calzon se présentèrent en public ensemble, avec une mercenaire connue de Miami, Silvia Iriondo, dans une réunion avec les députés européens, provoquée par les alliés de José María Aznar dans l'Union Européenne.
En mai, Calzon mit la main sur 5 des 34 millions que Bush avait assignés pour la bonne marche de son plan d'annexion de Cuba. Reporters sans frontières s'est alors attribué une part du gâteau. Cependant, il fallut attendre un forum sur internet de l'hebdomadaire Nouvel Observateur, le 22 octobre 2004, pour que le chef de RSF reconnaisse ouvertement ses liens avec l'ex-agent de la CIA.
Pendant ce temps-là il développait en France des campagnes médiatiques qui montraient aux secteurs progressistes, que le chef de RSF obéissait aux directives très claires des renseignements nord-américains, Ce qui expliqua pourquoi il resta silencieux il y a peu quand d'importants médias progressistes comme la page web rebelion.org et l'Agence Bolivarienne d'Information ont été censurés par divers serveurs d'Intenet en Suisse et d'autres pays d'Europe.
Face au scandale Sixto-Calzon, Ménard a préféré éviter la question et réaliser en France une bruyante campagne contre la Chine, avec la presse française, propriété des mêmes grandes fortunes qui le soutiennent.
Néanmoins à Miami, il apparaît que la cas Sixto-Calzon est seulement la pointe de l'iceberg et que de nouvelles investigations pourraient promptement révéler d'autres scandaleux chapitres de la sale guerre contre Cuba menée depuis 50 ans par le gouvernement de Washington.
J.G.Allard
Canada

22:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, actualite, histoire, courcelles, rsf, tibet, chine, cia, democratie, liberte, presse, medias, information, television, usa, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/04/2008

23/0/2008: l'ânerie en politique ...



-------- Message original --------

Sujet: l'ânerie en politique
Date: Wed, 23 Apr 2008 11:46:02 +0200
De: Comité Valmy <info@comite-valmy.org>


 
Le Dalaï-lama "citoyen d'honneur" de Paris   ...  Ou de "l'ânerie en politique"...
brève de Charles Gilbert sur le site du Comité Valmy: www.comite-valmy.org

La ville de Paris logeait déjà un âne à l'Elysée. Voilà qu'elle en abrite un deuxième dans son  Hôtel de ville. Les braiements de cette nouvelle avant-garde de l'ânerie annonce à coup sûr la fusion de leurs semblables dans la nouvelle cavalânerie socialUMPiste en voie de formation.

L'âne de l'Elysée, le premier s'était  tiré une balle dans le pied en fonçant, front obtus,  sur le chiffon rouge agité par le Ménard sans frontière, mais pas sans dollars. Ses maîtres, atterrés par tant d'ânerie, ont dû lui ordonner un demi-tour sans protestation ni murmure en lui rappellant la fonction mercantile de ses pérégrinations dans l'Empire du Milieu (le Zhong Guo, seule terre entre les Océans et les Barbares) qu'il était en train de saccager. Il a, paraît-il des "conseillers" ! Que serait-ce donc s'il n'en avait pas ? Entre temps, deuxième balle dans le pied : des patrons employeurs de "sans papiers" entreprennent de casser son  programme touristique de charters expulsifs laborieusement installé !

Et voilà qu'en écho, un second âne, chaleureusement soutenu par les braiements du  marécage vert qui encombre l'Hôtel de Ville, se met à braire vers le vieux lama arrièré,  pensionnaire de la CIA et autres fondations pieuses. Admirons au passage l'héroïque audace de ces partis -communistes, et centristes- qui ont réussi à s'abstenir peut-être pour ne pas  fâcher trop leurs partenaires socialUMPistes, pensant probablement qu'il ne faut pas se mettre à dos une poignée de crétins parisiens pour un malheureux milliard et quelques de lointains chinois à peine sortis de la barbarie et pressés d'y rentrer à nouveau.
Bref, Paris étale jusqu'à l'obscènité la profonde misère politique des "Z'élites" françaises dont la soumission au maître angloricain en pleine débacle  n'en finit plus de nous faire vomir.

A quoi bon s'attarder sur ces lugubres débats d'un spectacle crépusculaire quand l'orage gronde à l'horizon ? 

18:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, chine, courcelles, dalai-lama, droits de l homme, france, medias, politique, propagande, repression, democratie, euro-dictature, general, histoire, imperialisme, liberte, paris, presse, romain, tibet, verts | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/04/2008

12/04/2008: "Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin"...


-------- Message original --------

Sujet: Daniel a dit
Date: Sat, 12 Apr 2008 10:06:25 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


"Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin"
Devinez qui a dit ça?
Cohn-Bendit,
le 26 mars en séance plénière au parlement européen 
Déclaration reprise sur son site personnel  
Il avait déjà été splendide en ce qui concerne la guerre pour démembrer  la Yougoslavie, il reste fidèle à lui-même pour ce qui concerne la Chine en 2008
------------------------------------
Site d'intellectuels chinois dénonçant les médias occidentaux qui manipulent à souhait les images des évènements de Lhassa

11/04/2008

10/04/2008: TIBET - HAITI: la différence ... ?


TIBET - HAITI: la différence ... ?

Je ne sais pas si vous avez effectué les comparaisons néccessaires (?).
-dès le début des émeutes de Lhassa, les ricanos-occidentaux, leurs médias sécurisés et domestiqués et tous les bourreurs de crane (Ménard-Rsf en tête), ont aussitôt parlé de manifestations pacifiques, de violations des "droits de l'homme", de répression et de désinformation de la part des Chnois. Et cela continue ...
-aujourd'hui les mêmes médias titrent "émeutes en Haïti". Là, le peuple est en  grève et en révolte dans un des pays du Monde "libre" parmi les plus pauvres du monde. La misère s'amplifie, les gens protestent contre la vie de plus en plus chère (jusqu'à 80% pour les produits de première nécessité) et vont bientôt crever de faim dans la rue, sont à bout ... Sans parler du reste sur le plan humain...
Là, pas question de répression, de violations des droits de l'homme ... Il est vrai qu'il y a 3 - 4 ans, Ricains, Canadiens et Français sont allés mettre leur nez et que la répression, dans ce pays désormais occupé lui aussi, se fait sous le sigle "UN".
Alors ? La vérité en Haïti, comme au Tibet, ne comptez pas sur nos journalistes "libres" et totalement "indépendants" pour vous la dire ... Chez nous la presse n' est pas censurée, elle est tout simplement manipulée par les comédiens de service...
RoRo

21:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, chine, cia, democratie, droits de l homme, histoire, imperialisme, medias, presse, propagande, romain, silence, usa, politique, dalai-lama, repression, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/04/2008

08/04/2008: JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE ...

Des morts au Tibet ? Sûrement ! Mais Chinois et/ou Tibétains ??? Qui répondra à cette question dans la presse domestiquée capitaliste, anti-chinoise et anti-communiste ???
RoRo


mardi 8 avril 2008 (20h13) :
Thibet, un autre son de cloche !


***********

JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE

par Jean Luc Mélenchon

mardi 8 avril 2008

Je ne suis pas communiste chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d'accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d'accord avec l'opération de Robert Menard contre les jeux olympique de Pékin. Je ne suis pas d'accord avec la réécriture de l'histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu.

Je ne partage pas du tout l'enthousiasme béat pour le Dalaï Lama ni pour le régime qu'il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l'on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait pas permettre à la Chine d'être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de Chinois qui ont voulu et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite !

UN PRETEXTE

Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n'est pas celui du sport qui est un moment d'ouverture et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance ? Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n'entreprend quoi que ce soit dans ce sens. Si l'on devait vraiment se fâcher avec le gouvernement chinois, pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion ? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s'appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a -ton demandé quelque chose ? Quoi ? Qu'a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L'ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s'en soucie ? Avec une morgue ressemblant a du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s'il n'existait pas ? Pourquoi sinon parce qu'on pense par devers soi qu'il n'en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie jusqu'au nom des gouvernants qui dirigent un peuple de un milliard quatre cents millions de personnes que l'on croit assez veules pour être maîtrisées par une simple police politique !

D'une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l'écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l'obligation pour les Chinois de faire le commerce de l'opium ! Si la volonté est d'affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n'est de nature à modifier quoi que ce soit d'autre que l'opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet.

Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l'usage d'un public conditionné par la répétition d'images qui visent à créer de l'évidence davantage que de la réflexion. Exemple : seule l'enquête « d'arrêt sur image» rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d'un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l'assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l'amitié pour les Tibétains n'est qu'une variante nauséabonde du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l'ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être avéré. Comment l'apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont ceux du «gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j'ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu'il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n'importe quelles circonstances on essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l'enchaînement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l'époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu'il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n'oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n'excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison.

UN PERSONNAGE SUSPECT

J'’exprime les plus nettes réserve à propos de l'action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti-chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait-il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d'administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l'on m'interrogeait sur le sujet du Tibet et des Jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j'en suis venu au rôle de monsieur Menard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire... Hors micro, les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoi qu'il en soit, il semble qu'il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l'association internationale des droits de l'homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï Lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux et ce que ne fait pas le Dalaï Lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un défenseur des droits de l'homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats-Unis d'Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d'avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action.

LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE

A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler « d'invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice-président de l'assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu'au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d'abolir le servage au Tibet et régions limitrophes.

Dans une négation des traditions, que j'approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d'esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n'évoque pas le satut des femmes sous ce régime-là. Mais il est possible de se renseigner si l'on a le coeur bien accroché. L'autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non-violence ainsi qu'aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu'il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l'horrible « invasion » qui y a mis fin. Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d'entre eux là où il n'y en avait que 2% au temps béni des traditions. Et l'espérance de vie dans l'enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi, l'anéantissement des Tibétains se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959, faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les Chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d'un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet.

A l'heure actuelle, je n'éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu'il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes-clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu'elle veut et à ses partisans de même. Mais je m'accorde le droit d'être en désaccord total avec l'idée de leur régime théocratique.

Je suis également hostile à l'embrigadement d'enfants dans les monastères. Je suis opposé à l'existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l'autorité politique des religieux, même de ceux que l'album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l'ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l'avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n'ai jamais soutenu l'Ayatollah Khomeiny, même quand j'étais contre le Shah d'Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n'encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives sécessionistes que je condamne. Je demande : pourquoi pour exercer sa religion et la diriger, le Dalaï Lama aurait-il besoin d'un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d'amputer la Chine du quart de sa surface ! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n'être assis sur aucune royauté ?

FAUTEUR DE GUERRE

En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu'à Lhassa ? Bien sûr, aucun de ceux qui s'agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien n'indique mieux le paternalisme néo-colonial ni le racisme sous-jacent à l'enthousiasme pro-tibétain que l'indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d'histoire et de culture chinoise.

J'ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe-partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l'inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là-bas qu'ici. Mais elle sera certainement vécue par les Chinois du commun comme un acte injurieux si son motif pro-Dalai Lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d'Europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu'il portait lors des remises de médailles un tee-shirt sur lequel était écrit : "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il jurisprudence ? Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux ? Bien sûr que non !

Puisque le but c'est justement que le Tibet soit aux Chinois ce que le Kosovo a été aux serbes. Mais comme cela n'a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l'ennemi et la mise en scène médiatique, il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs. Je le souhaite.

Je suis un ami de la Chine. Et je sais que l'intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l'on voudrait les entrainer.

Lien : [www.rezocitoyen.org]

20:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, liberte, politique, presse, actualite, belgique, chine, cia, communisme, courcelles, democratie, histoire, imperialisme, colonialisme, propagande, repression, silence, medias, television, tibet, usa, dalai-lama, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/04/2008

05/04/2008: Tibet: quelques vérités commencent donc à sortir, même dans la presse domestiquée et sécurisée du capitalisme...

Quelques vérités commencent donc à sortir, même dans la presse domestiquée et sécurisée du capitalisme...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Tibet
Date: Sat, 5 Apr 2008 01:42:36 +0200
De: Demunter - Dellau <mmla@skynet.be>


Dans son numéro de ce vendredi, Le Monde publie sur 2 pages (photos et légendes explicites comprises) une "enquête" sur le déroulement des manifestations au Tibet.
De nombreuses descriptions, s'appuyant sur des témoignages de journalistes et touristes présents, vont à l'encontre des mensonges répandus ces derniers jours et confirment donc l'activisme et la brutalité des manifestants tibétains.
Quelques extraits significatifs :
Les Jeux Olympiques auronr lieu dans 5 mois, les projecteurs de la presse internationale sont braqués sur la Chine. Pour les Tibétains, c'est une aubaine. Ils entendent bien profiter de ce moment exceptionnel.
(...)
Des volées de pierre s'abattent sur les boucliers de la PAP (police armée du peuple) qui cède sous l'assaut 
(...)
Les émeutiers caillassent des camions de la police, s'en prennent à l'agence Chine nouvelle, aux bâtiments de la sécurité publique, au complexe commercial, à une mosquée dont la porte flambe. Ils frappent avec violence des Chinois han croisés en chemin, incendient toutes les échoppes appartenant à des non-Tibétains 
(...)
L'émeute prend un caractère ouvertement racial. C'était un un déversement de violence ethnique (citation de l''Economist)
(...)
L'ampleur des destructions et les traces de violence ont choqué certains Tibétains pourtant très anti-chinois (citation de Die Welt)
(...)
Des jeunes crânent : on leur a montré , aux Chinois, ce dont on était capables
(...)
22 morts, dont la plupart sont des innocents brûlés dans l'incendie de leur domicile
(...)
Aucune image disponible n'illustre une répression sanglante alors que nombre de documents attestent des agressions raciales anti-han et anti-hui
(...)
D'autres incidents graves éclatent à Luhuo (donc pas seulement à Lhassa). Ce sont les nonnes qui sont descendues les premières dans la rue
(...)
D'ailleurs, la réalité de tout cela est évidente puisque le pacifiste chef religieux du Tibet est, de son propre aveu, dépassé par ses ouailles :
Le dalaï lama avoue son impuissance à enrayer ce qu'il appelle un "mouvement populaire" et envisage de démissionner si les violences persistent
    
Mais, ho ! faudrait quand même pas passer pour un suppot du régime chinois
Et - il était temps - voilà donc le journal de s'interroger avec une évidente mauvaise foi sur ce qu'il appelle un "mystère très troublant" : pourquoi les forces chinoises, pourtant massivement déployées, ont-elles laissé les émeutiers piller, brûler et détruire ? Etaient-elles débordées ? Avaient-elles reçu des consignes de modération ?  Ou était-ce du machiavélisme pour justifier une répression ?
Bref, à l'encontre de sa propre description, le journal estime que l'histoire des émeutes reste à écrire !!!!!......
Très troublant mystère du journalisme, non ?
Martial Demunter

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05/04/2008: de Michel Collon ...

 -------- Message original --------

Sujet: NOUVEAU: Chomsky, Elections US, Congo, Argentine, Tibet, Palestine, Net-journalisme...
Date: Sat, 5 Apr 2008 10:37:28 +0200
Répondre à :: michel.collon@skynet.be


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01/04/2008

30/03/2008: Ernest Glinne, à propos du Tibet ...

 -------- Message original --------
Sujet: Fw: TIBET: réponse interne avec élargisements potentiels..
Date: Sun, 30 Mar 2008 19:41:06 +0200
De: ernest glinne <ernest.glinne@skynet.be>


----- Original Message -----
Sent: Sunday, March 30, 2008 6:36 PM
Subject: TIBET

Cher Tim,
J'ai tenté d'atteindre le www..end the violence..etc, pour tomber sur une demi-douzaine de textes assez curieux, dont une publicité pour un Tshirt < à ne pas montrer aux Jeux Olympiques >.. Je te communiqueà toutes fins utiles mon appréciation, pour toi et les ami(e)s intéressé(e)s.
1. Le Tibet a été une extension-tampon de l'Empire britannique jusqu'au milieu du 17ème siècle. La suzeraineté de la Chine a alors été reconnue au point que le Tibet, sa hiérarchie et ses temples ont dès lors payédes redevances à Pékin. L'appartenance à la Chine a été confirmée ( à la demande de Tchang Kaï Chek et avec l'accord de tous les Occidentaux ) à la fin de la la deuxième guerre mondiale. Cette appartenance n'est pas discutable et il serait potentiellement désastreux de créer un nouveau problème à la Taïwan-Formose..Il est impossible que je souscrive à toute forme d'indépendantisme tibétain, littéralement exprimée ou par implication...
2.La tradition théocratique féodale du < tibétisme > n'est pas motivante pour nos militants de gauche. Est par contre attachante, comme ce fut démontré à l'égard de Ghandi et des non-violents de l'Inde, la solidarité avec la protestation ou l'affirmation paisible et sans arme ,sinon celle de la dignité. De la Birmanie au Tibet, la solution de gravissimes problèmes INTERIEURS a tout à gagner de la démonstration d'un soutien extérieur,éthique et politique, à l'égard des pacifistes rabroués , a fortiori lorsqu'ils sont assassinés.
3. La fin de mesures répressives et la reconnaissance réelle d'une autonomie culturelle( dans le cadre de la protection des minorités ) sont des exigences justifiées au niveau du droit des gens et de la moralitéinternationale. La sinisation du Tibet par une affluence démesurée de Chinois devrait préoccuper l'UNESCO.
4.J'ai mes raisons de croire que l'Administration Bush et ses services de déstabilisation ne sont pas étrangers à la création de dérives médiatiques en ce moment où l'Irak, l'Afghanistan (où sont engagés 500militaires belges et 5 F16..) et l'effondrement du capitalisme US proche d'un 1929 font que Washington est le centre de gravité négatif du monde.
5. Quoique je déteste très fort des écrits de de Coubertin, <père> des Jeux Olympiques, il ne faut pas mêler leur réunion à Pékin avec la question tibétaine. Les JO doivent dissocier sport et politique à leur niveau.
C'est une tradition qui a ses bons et ses mauvais côtés. Les JO ont eu lieu à Berlin en 1936, trois ans après la conquête du pouvoir par Hitler, ...qui a quitté la tribune lorsqu'un athlète afroaméricain a spectaculairement battu les invincibles aryens... Le Dalaï Lama lui-même ne demande pas du tout un boycott des Jeux. Les Ministres des Affaires étrangères ( joignons-y Chastel...) sont là pour user de la voie diplomatique...Et pourquoi pas un débat avec notre < bourgmestre pour la paix > locale !
A toi d'apprécier si et comment il conviendrait de diffuser cette opinion..


-------- Message original --------
Sujet: [romain : paix_socialisme_communisme] A l' occasion des Jeux olympiques de Pékin ...
Date: Mon, 31 Mar 2008 13:31:34 +0200
De: Romain <roger.romain@skynet.be>



A l' occasion des Jeux olympiques de Pékin ...

STOP à la civilisation et à la "répression" chnoises contre les émeutiers, vandales, incendiaires et meurtriers du Tibet !

Avec la Cia, Reporters sans frontières et l'infatigable Robert Ménard, exigeons la restauration du pouvoir absolu, féodal, dictatorial, exploiteur et criminel du dalaï-lama, de ses seigneurs et moines à Lhassa.

Ce jour, le courageux Ménard et ses gangs d' émeutiers manifestent à Bagdad.

Demain, ils seront à Kaboul.

Après-demain à Tel Aviv et à Gaza.

Dans 3 jours, ils remettront leurs protestations devant le camp de concentration ricain de Guantanamo.

Dans 4 jours, ce sera le tour du 127bis à Steenokkerzeel en souvenir de Semira Adama, étouffée avec un coussin pour que l'on n'entende pas ses cris...

Ensuite, à Washington, ils réclameront enfin un procès équitable pour le noir Abu-Jamal emprisonné depuis près de 30 ans au paradis ricain pour un crime qu'il n'aurait pas commis...

Toutes ces manifs de protestations légitimes en présence d' "Euronew" et des autres médias domestiqués et sécurisés du capitalisme et du Monde "libre", mobilisés pour nous "informer".

Justice, Paix, "démocratie", "Droits de l' Homme", "Liberté"...: si les émeutes "pacifiques" de Lhassa  se produisaient à Bruxelles, Paris, Londres, Berlin, New York, Séoul, Gênes, ...,

elles ne seraient évidemment pas réprimées par les robocops de nos régimes "libres" et "démocratiques" capitalistes !

Les infos que l'on vous cache: pour en savoir un peu plus sur le Tibet et le chef de bandes Robert Ménard, cliquez donc sur les liens ci-dessous ...

 

http://lecapitalismecestlaguerre.skynetblogs.be

http://histoire.skynetblogs.be
http://romainroger@blogspot.com

http://users.skynet.be/roger.romain/rsf_menard.htm


roger.romain@skynet.be

--

13:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberte, courcelles, romain, histoire, actualite, belgique, presse, silence, politique, propagande, medias, democrtatie, droits de l homme, dalai-lama, cia, imperialisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/03/2008: Faits et chiffres sur le développement du Tibet

-------- Message original --------

Sujet: Fw: Le Quotidien du Peuple en ligne - Faits et chiffres sur le développement du Tibet
Date: Mon, 31 Mar 2008 16:27:14 +0200
De: nicolas mailto:nicolas@nerim.net
Pour :: Romain mailto:roger.romain@skynet.be

On peut voir que le Tibet n'est pas colonisé par les Hans.
On peut constater que la politique de l'enfant unique n'est pas appliquée aux Ethnies minoritaires donc ethnies tibétaines...
Nicolas

Mise à jour 28.03.2008
Faits et chiffres sur le développement du Tibet

La Région autonome du Tibet, représentant un huitième du territoire chinois avec une population de 2,8 millions d'habitants, s'est développée rapidement ces dernières années. Voici des faits et chiffres clés sur le Tibet:

Economie: l'économie du Tibet a enregistré une croissance annuelle supérieure à 12 % ces sept dernières années. En 2007, le produit intérieur brut (PIB) du Tibet était de 34,2 milliards de yuans (environ 4,88 milliards de dollars), soit 12 000 yuans par personne et le double de celui en 2002. Les revenus nets par personne des paysans et bergers ont connu une croissance à deux chiffre pour la cinquième année consécutive, ayant atteint 2 788 yuans en 2007.

Education: au cours des cinq dernières années, le gouvernement a investi 8,22 milliards de yuans dans l'éducation pour améliorer les installations scolaires, augmenter le taux d'alphabétisation et élever la qualité de l'éducation.

Logement: en 2006, le gouvernement régional du Tibet a lancé un programme de construction de logements en faveur de 220 000 foyers de paysans et bergers avant 2010. Plus de 570 000 personnes se sont installées dans de nouvelles maisons depuis et les investissements du gouvernement régional ont atteint 1,3 milliard de yuan. La surface d'habitation par berger au Tibet a atteint 36, 4 m2, soit 16,8 m2 de plus qu'avant la mise en place de ce programme.

Environnement: Pendant le 10e plan quinquennal (2001-2005), 120 millions de yuans ont été investis dans la protection des zones humides et des prairies au Tibet. Trente-huit réserves naturelles ont été créées, occupant 408 300 km2 et représentant 34% de la superfice totale de la région.

Santé: selon le département provincial de santé, 100 % des paysans et bergers, soit 80 % de la population locale, ont été couverts par le système d'assurance maladie et profitent de soins médicaux gratuits. L'espérance de vie au Tibet s'est allongée à 67 ans, contre 35,5 ans pendant les années 1950.

Ethnies et religions: selon le dernier recensement en 2000, la population d'ethnie tibétaine est passée de 1,2 million en 1964 à 2,41 millions en 2000, représentant 92 % de la population totale au Tibet. Le gouvernement central a affecté 700 millions de yuans à l'entretien de 1 400 monastères et sites culturels au Tibet depuis 1980. Le Tibet compte plus de 1 700 sites religieux du Bouddhisme tibétain qui abritent 460 000 moines et religieuses, quatre mosquées avec 3 000 musulmans ainsi qu'une église catholique pour 700 croyants.


http://french.people.com.cn/Chine/6382300.html


--
Envoyé par romain dans Ce que la grande presse "libre", "neutre" et "indépendante" capitaliste ne vous dira pas le 3/31/2008 06:30:00 PM

13:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, politique, general, tibet, chine, usa, dalai-lama, cia, imperialisme, liberte, democratie, droits de l homme, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/03/2008

29/03/2008: Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre



-------- Message original --------
Sujet: Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre
Date: Sat, 29 Mar 2008 08:46:05 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>

Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre
29 mars 2008

« A chaque séjour à l’étranger, en dehors de ce que communément on appelle l’Occident, je suis frappé de voir combien nos discours et propagandes n’ont aucune prise. Aucune crédibilité, en dehors de son espace territorial. A part, évidemment, le cercle des castes locales protégées par les armes occidentales. » Georges Stanechy, professionnel du développement à l’international, déconstruit les prétentions de l’occident à s’ériger en donneur de leçons morales.

Par Georges Stanechy, 28 janvier 2007

En Amérique latine, en Asie, en Afrique, nos leçons sur la démocratie ou le respect des droits de l’homme, qu’affectionnent tant nos politiques et nos médias, ne sont pas prises au sérieux. « Double langage hypocrite » est le qualificatif le plus souvent employé, lorsqu’on veut rester poli avec nous. Vision totalement différente ? C’est, surtout, une évolution géopolitique, une véritable lame de fond en train de se lever face au « double standard » de l’Occident, pour reprendre l’expression couramment employée en anglais.

Une de mes plus fortes expériences, dans ce renversement de perspective, s’est produite lors d’un dîner avec des Chinois, de la République Populaire de Chine. J’avais sympathisé avec eux en travaillant sur des projets d’investissement (1). Cette soirée célébrait la fin de nos travaux.

A la fin du repas, la confiance et la sympathie étant partagées, je me suis hasardé à leur demander ce qu’ils pensaient des remarques sur le Tibet que leur adressaient régulièrement les délégations occidentales en visite chez eux. Pour réponse, j’ai eu droit à un grand éclat de rires de la part de mes interlocuteurs. Leur responsable hiérarchique, d’une culture et expérience internationale impressionnantes, m’expliqua :

· « ... Le Tibet ? Nous avons sorti cette province, de la misère où l’avait plongé la théocratie d’un clergé bouddhiste dévoyé. Bouddha, c’est le spirituel pas le temporel : à l’opposé d’une religion d’Etat. Des siècles de misère, d’ignorance et de fatalisme. Nous y construisons des hôpitaux, des établissement d’enseignement, des routes, des stations d’épuration d’eau pour l’eau potable, un réseau électrique, un réseau d’assainissement pour les égouts, un réseau GSM, un réseau ferré qui est un des plus grands exploits techniques dans l’histoire du transport... Nous y apportons le développement et le bien-être.

Tout cela, vous n’en parlez jamais. Bien sûr, on ne rattrape pas des siècles de retard en quelques années. Mais, on va y arriver. Vos tentatives de déstabilisation avec ses faramineux budgets de propagande, qui soulageraient bien des misères de par le monde, ne nous impressionnent pas.

· Mais, les droits de l’homme, les droits à l’autodétermination, la liberté de vote...

· Vous, occidentaux, vous tournez le dos à l’évolution du monde. Nous, nous construisons là où nous allons. Vous, quand vous n’êtes pas dans un rapport de forces à peu près égal, vous ne savez que détruire, asservir et piller. Vous vivez encore sur des idées du XVI° siècle, même si vous employez des techniques modernes...

· Mais, les pressions au sujet du Tibet...

· Regardez, au Moyen-Orient, par exemple : vous vous dites laïcs, et vous êtes en train d’imposer des théocraties en créant des Etats fondés sur l’appartenance religieuse et confessionnelle. Il faut être chrétien, juif, sunnite, shiite, druze, maronite, kurde, pour avoir une existence légale, un Etat. Bien sûr, c’est pour mieux les contrôler en les opposant, pour les piller. Plus vous morcelez et plus vous êtes tranquilles pour contrôler la région et pomper le pétrole ou le gaz.

· Mais, concernant le Tibet...

· Vous ne respectez rien : vous choisissez les dirigeants. Sans tenir compte du choix électoral des peuples. Vous renversez des gouvernements légitimes, protégez des dictatures, des criminels de guerre. Vous réduisez en cendres des pays : vous bombardez, rasez des villes, des villages, emprisonnez des milliers de gens, tuez, torturez... Et, en plus : vous financez, provoquez, encouragez des guerres civiles, comme vous l’avez fait en Chine pendant si longtemps.

Ce sont des centaines de milliers de morts et de blessés et des destructions incalculables, depuis que vous avez pris la succession de l’Empire Ottoman en 1918... Au minimum, 2 millions de morts. Un véritable génocide. Et, ce n’est pas encore fini. Vous voulez détruire l’Iran. Mais, comme la Chine, le Moyen-Orient sera un jour maître de son destin, sans avoir à subir la loi de l’Occident... A ce moment-là, il y aura une redistribution des cartes.

· Mais, les interventions à propos du Tibet...

· J’y viens... Il y a une différence fondamentale, entre les occidentaux et nous : quand on prétend nous donner une leçon, nous écoutons poliment, par courtoisie à l’égard de nos invités ou de nos hôtes. Nous avons le Temps avec nous. Vous, vous n’êtes capables d’écouter que votre arrogance. Et, çà l’Histoire en marche n’en a rien à faire. Vos « idées politiques » ne sont pas crédibles : vous faites le contraire de ce que vous déclarez.

Vous des démocrates ? Il n’y a pas pires prédateurs ! Pour le moment, vous n’avez que la technique et la force pour vous imposer. Personne ne croit le premier mot de vos leçons de démocratie. Un jour, dès le milieu de ce siècle, vous serez dépassés, marginalisés. Et, ce jour-là, vous commencerez à écouter et à regarder. Ce jour-là seulement, nous le savons. Voyez : vous nous avez pillés (2) pendant un siècle, pensant que cela allait durer éternellement. Et, puis...

Mais, nous savons faire la différence entre les dirigeants politiques de l’Occident, sans foi ni loi, et les peuples qui le composent, et qui sont anesthésiés de propagande. C’est pour çà, que nous buvons à la santé du peuple français et à ta santé, Georges !... »

Et, de partir dans un grand éclat de rire. Je me suis toujours demandé comment mes joyeux compagnons de soirée arrivaient à tenir un repas arrosé de cognac, du début jusqu’à la fin. Toujours aussi lucides, précis et donnant à réfléchir...

De sacrés bons vivants, nos amis Chinois. Mais, en plus, eux : ils voient loin...

(1) Investissements chinois en dehors de la Chine, et même de l’Asie. (2) L’Occident s’est emparé des richesses de la Chine (notamment ses ports, son commerce extérieur et ses douanes) à la suite de la Guerre de l’Opium en 1842, et le traité de Nankin du 29 août, lui arrachant des concessions territoriales et des territoires (Hong Kong), suivi d’autres conflits et traités conduisant à un dépeçage massif. Les premiers pays à s’allier et mener des opérations militaires conjointes contre la Chine ont été : la Grande-Bretagne, la France, et les USA. Par la suite, pour se maintenir dans cet immense pays, divers chefs de guerres étaient soutenus financièrement pour poursuivre leurs guerres civiles. Jusqu’au bouleversement de la seconde guerre mondiale, en Asie, et la victoire de Mao.

Georges Stanechy travaille dans le domaine du conseil en gestion à l’international, de la création d’entreprises et du développement.


Publication originale George Stanechy

19:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tibet, chine, romain, courcelles, histoire, actualite, imperialisme, propagande, presse, medias, silence, democratie, liberte, capitalisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/03/2008

07/11/2004: Le féodalisme amical : le mythe du Tibet, par Michael Parenti ....

La "culture tibétaine" du dalaï-lama ...
RoRo


----- Original Message -----
From:
Homo Sapiens
To:
roger.romain@skynet.be
Sent: Sunday, November 07, 2004 4:49 PM
Subject: Le féodalisme amical : le mythe du Tibet, par Michael Parenti
Bonjour Roger,
Je t’envois un texte que je viens de traduire concernant le Tibet.
L’auteur en est Michael Parenti que tu connais probablement déjà.
Il est un des rares communistes américains. Le texte original se trouve sur son site
http://www.michaelparenti.org/
La traduction n’est pas des plus parfaites mais je crois qu’elle est malgré tout conforme à l’original.

Une question que l’on peut se poser à propos du Tibet est de savoir, sachant à la tête de quel système ignoble se trouvait le Dalaï Lama, si celui-ci serait aussi idolâtré qu’il ne l’est actuellement si la Chine n’avait pas soit occupé soit repris soit réintégré le Tibet.

Bonne lecture.





Le Féodalisme Amical :
le Mythe du Tibet
Décembre 2003

A travers les âges, il y a eu une harmonie affligeante entre la religion et la violence. L’'histoire du Christianisme, celle du Judaïsme, celle de l'Hindouisme et celle de l'Islam sont étroitement liées aux vendettas destructrices, aux inquisitions et aux guerres. Les religieux ont toujours invoqué un mandat divin pour terroriser et massacrer des hérétiques, des infidèles et d'autres pécheurs.
Certains ont soutenu que le Bouddhisme est différent, qu'il se distingue nettement de la violence chronique des autres religions. Pour être clair, tel qu’'il est pratiqué par beaucoup aux Etats-Unis, le Bouddhisme est plus une discipline "spirituelle" et psychologique qu'une théologie dans le sens habituel. Il offre des techniques méditatives et de traitement de soi censées promouvoir "l'éclairement" et l'harmonie avec soi-même. Mais comme pour tout autre système de croyance, on doit appréhender le Bouddhisme non seulement par rapport à ses enseignements, mais aussi en fonction du comportement effectif de ses partisans.
Le bouddhisme est-il une exception ?
Un regard sur l'histoire révèle que les organisations bouddhistes ne se sont pas abstenues d'actes violents si caractéristiques aux groupes religieux à travers les âges. Au Tibet, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, des sectes bouddhistes rivales se sont livrées à des affrontements armés et à des exécutions sommaires.
1 Au vingtième siècle, de la Thaïlande à la Birmanie, en passant par la Corée et le Japon, des Bouddhistes se sont battus entre eux et aussi avec des non-bouddhistes. Au Sri Lanka, des batailles énormes au nom du Bouddhisme font partie de l'histoire cingalaise.2
Il y a juste quelques années, en Corée du Sud, des milliers de moines de l'ordre bouddhiste Chogye - censé être reconnu pour se consacrer à une recherche méditative pour l'éclairement spirituel - se sont battus entre eux à grand renfort de coup de poings, de pierres, de bombes incendiaires et de gourdins, dans des batailles rangées qui ont duré plusieurs semaines. Ils rivalisaient pour le contrôle de l'ordre, le plus grand en Corée du Sud, avec son budget annuel de 9,2 millions de dollars, plus ses millions de dollars complémentaires en biens ainsi que le privilège de désigner 1.700 moines à des devoirs divers. Les bagarres ont en partie détruit les principaux sanctuaires bouddhistes et ont fait des douzaines de moines blessés, dont certains sérieusement. Les deux factions ennemies ont revendiqué l'appui public. En fait, les citoyens coréens ont semblé dédaigner les deux camps, estimant que quelque soit la clique de moines qui prendrait le contrôle d'un ordre, elle utiliserait les dons des fidèles pour accumuler des richesses, en ce compris des maisons et des voitures chères. Selon un bulletin d'informations, la mêlée au sein de l'ordre bouddhiste Chogye (en bonne partie suivie par la télévision coréenne) "a brisé l'image de l'éclairement bouddhiste".
3
Mais beaucoup de Bouddhistes contemporains aux Etats-Unis soutiendraient que rien de cela ne s'applique au Dalaï-lama et au Tibet qu'il a présidé avant l'intervention chinoise en 1959. Le Tibet du Dalaï-lama, croient-ils, était un royaume consacré à la spiritualité, exempt de styles de vie égoïstes, de matérialisme vide, de buts vains et de vices corrupteurs qui infestent la société industrialisée moderne. Les mass media occidentaux et une grande quantité de livres de voyage, de romans et de films Hollywoodiens ont peint la théocratie tibétaine comme un véritable Shangri-La et le Dalaï-lama comme un saint, "l'homme vivant le plus grand," comme l'acteur Richard Gere l'a proclamé.
4
Le Dalaï-lama, lui-même, a prêté son appui à cette image idéalisée du Tibet avec des déclarations comme : "la civilisation tibétaine a une histoire longue et riche. L'influence pénétrante du Bouddhisme et les rigueurs d’une vie au milieu des grands espaces ouverts d'un environnement intact ont eu pour effet de produire une société consacrée à la paix et à l'harmonie. Nous jouissions de la liberté et du contentement."
5 En fait, l'histoire du Tibet se lit un peu différemment. Au treizième siècle, l'Empereur Kublai Khan a créé le premier Grand Lama, qui devait présider sur tous les autres lamas à l'instar d'un pape sur ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine a envoyé une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme de 25 ans, ambitieux, qui s'est alors donné le titre de Dalaï (Océan) Lama, dirigeant de tout le Tibet. C'est tout à fait une ironie historique : le premier Dalaï-lama a été installé par une armée chinoise.
Pour élever son autorité par-delà le défi temporel, le premier Dalaï-Lama saisit les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte et aurait détruit les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication sur la divinité.
6 Le Dalaï-Lama qui lui a succédé a poursuivi une vie sybaritique, ayant beaucoup de maîtresses, faisant la fête avec des amis, écrivant de la poésie érotique et agissant de façon qui pourrait sembler peu convenable pour une divinité incarnée. Pour cela, ses prêtres le firent «disparaître». Durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de dieu, cinq Dalaï-Lama ont été assassinés par leurs grands prêtres ou d'autres courtisans bouddhistes non-violents.7
Shangri-La (pour Seigneurs et Lamas)
Les religions ont eu un rapport étroit non seulement avec la violence, mais aussi avec l'exploitation économique. En effet, c'est souvent l'exploitation économique qui nécessite la violence. Tel était le cas avec la théocratie tibétaine. Jusque 1959, quand le Dalaï-Lama a terminé de présider le Tibet, la plupart de la terre arable était toujours organisée en domaines seigneuriaux religieux ou séculaires travaillés par des serfs. Même un auteur comme Pradyumna Karan, sympathisant du vieil ordre, admet que "bon nombre de domaines ont appartenu aux monastères et la plupart d'entre eux ont amassé d’immenses richesses.... De plus, certains moines et lamas individuellement ont pu accumuler une grande richesse par la participation active dans le commerce et le prêt d'argent."
8 Le monastère de Drepung était un des plus grands propriétaires terriens dans le monde, avec ses 185 manoirs, 25.000 serfs, 300 grands pâturages et 16.000 bergers. La richesse des monastères est allée aux lamas ayant le grade le plus élevé, beaucoup d'entre eux étant les rejetons de familles aristocratiques, tandis que la plupart du clergé inférieur était aussi pauvre que la classe de paysan dont ils sont issus. Cette inégalité économique selon l'’origine de classe dans le clergé tibétain est étroitement parallèle à celle du clergé chrétien en Europe médiévale.
Ensemble avec le clergé supérieur, des leaders séculiers firent aussi bien. Un exemple notable était le commandant en chef de l'armée tibétaine, qui possédait 4.000 kilomètres carrés de terre et 3.500 serfs. Il était aussi un membre du Cabinet intime du Dalaï-lama.
9 Le vieux Tibet a été faussement représenté par certains de ses admirateurs Occidentaux comme "une nation qui n'a exigé aucune police parce que ses gens ont volontairement observé les lois du karma."10 En fait, il avait une armée professionnelle, bien que petite, qui a servi comme une gendarmerie en faveur des propriétaires pour maintenir l'ordre et attraper des serfs fugitifs.11
Des jeunes garçons tibétains ont été régulièrement enlevés à leurs familles et emmenés dans les monastères pour devenir des moines. Une fois là, ils étaient internés pour la vie. Tashì-Tsering, un moine, rapporte qu’'il était d'’une pratique commune que des enfants de paysan soient sexuellement maltraités dans les monastères. Lui-même était une victime de viol d'enfant répété pas longtemps après avoir été emmené au monastère à l'’âge de neuf ans.
12 Les domaines monastiques utilisaient des enfants de paysans aux fins de servitude perpétuelle comme des domestiques, danseurs et soldats. Au vieux Tibet, il y avait un petit nombre de fermiers qui subsistaient comme une sorte de paysannerie libre, et, peut-être, en plus, 10.000 personnes qui composaient la classe moyenne constituées des familles de marchands, commerçants et petits négociants. Des milliers d'autres étaient mendiants. Une petite minorité était des esclaves, la plupart du temps des domestiques qui ne possédaient rien. Leur descendance était née dans l'esclavage.13
En 1953, la plus grande partie de la population rurale - environ 700.000 d'une population totale évaluée à 1.250.000 - était des serfs. Lié à la terre, ils ont été répartis en petites parcelles pour cultiver leur alimentation propre. Les serfs et d'autres paysans vivaient généralement sans scolarité et sans soins médicaux. Ils passaient la plupart de leur temps à peiner pour les monastères et les lamas de haut rang, ou pour une aristocratie séculière qui se comptait à pas plus de 200 familles. En effet, ils appartenaient à leurs maîtres qui leur disaient quelle récolte planter et quels animaux élever. Ils ne pouvaient pas se marier sans le consentement de leur seigneur ou lama. Un serf pouvait facilement être séparé de sa famille s’'il plaisait au propriétaire de l’'envoyer travailler dans un emplacement éloigné. Les serfs pouvaient être vendus par leurs maîtres, ou exposés à la torture ou la mort.
14
Un seigneur tibétain ferait souvent son choix de femmes dans la population de serfs, si nous devons croire une vieille femme de 22 ans, elle-même un serf fugitif : "toutes les jolies filles de serfs étaient habituellement prises par le propriétaire comme domestiques de maison et utilisées comme il le souhaitait". Ils "étaient juste des esclaves sans droits".
15 Les serfs devaient avoir la permission où qu'’ils aillent. Les propriétaires terriens avaient l'autorité légale pour capturer et pour ramener de force ceux qui ont essayé de fuir. Un vieux serf fugitif de 24 ans, interviewé par Anna Louise Strong, a accueilli l'intervention chinoise comme "une libération". Pendant le temps où il était un serf, il prétend qu'il n'était pas beaucoup différent d'un animal maltraité, soumis au travail dur incessant, la faim et le froid, incapable de lire ou d'écrire et ne sachant rien du tout. Il raconte ses tentatives de fuite :
La première fois [les hommes du propriétaire] m'ont attrapé alors que je partais en courant, j'étais très petit et ils m’'ont seulement giflé et maudit. La deuxième fois, ils m'’ont tabassé. La troisième fois, j'avais déjà quinze ans et ils m'ont donné cinquante lourds coups de fouet, deux hommes étant assis sur moi, un sur ma tête et un sur mes pieds. Le sang est venu alors de mon nez et bouche. Le surveillant a dit : "c'est seulement le sang du nez; peut-être que si vous prenez des bâtons plus lourds, le sang viendra du cerveau". Ils me battirent alors avec des bâtons plus lourds et ont versé de l'alcool et l'eau avec de la soude caustique sur les blessures pour provoquer plus de douleur. J'ai perdu connaissance pendant deux heures.
16
En plus d'être dans l’'obligation de travailler à vie la terre du seigneur - ou la terre du monastère - sans être payés, les serfs étaient obligés de réparer les maisons du seigneur, de transporter sa récolte et de rassembler son bois de chauffage. Ils étaient aussi supposés fournir les animaux de transport et le transport sur demande. "C'était un système efficace d'exploitation économique qui a garanti aux élites religieuses et séculières du pays une main-d'oeuvre permanente et sûre pour cultiver leurs biens fonciers sans pour autant être accablé d'’une quelconque responsabilité directe quotidienne pour la subsistance du serf et sans le besoin de rivaliser pour le travail dans un contexte de marché."
17
Les gens du peuple peinèrent sous le double fardeau de la corvée (travail forcé non rémunéré pour le compte du seigneur) et des lourdes dîmes. Ils étaient taxés sur le mariage, taxé sur la naissance de chaque enfant et sur chaque mort dans la famille. Ils étaient taxés sur la plantation d’'un nouvel arbre dans leur terrain, sur la possession d’'animaux domestiques ou de basse-cour, sur la possession d’'un pot de fleurs, ou sur la cloche mise sur un animal. Il y avait des impôts pour des festivals religieux, pour le chant, la danse, le tambourinage et la sonnerie de cloche. Les gens étaient taxés quand ils étaient envoyé en prison et quand ils en sortaient. Même les mendiants été taxés. Ceux qui ne pouvaient pas trouver de travail étaient taxés pour être en chômage et s'ils allaient à un autre village à la recherche de travail, ils devaient payer un impôt de passage. Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l'argent à un taux d'intérêt de 20 à 50 pour cent. Certaines dettes étaient passées de père en fils et au petit-fils. Les débiteurs qui ne pouvaient pas honorer leurs obligations risquaient d’être réduit en esclavage aussi longtemps que le monastère l’'exigeait, parfois pour le reste de leurs vies.
18
Les enseignements religieux de la théocratie soutenaient son ordre de classe. Le pauvre et l'’affligé apprenaient qu'ils devaient supporter leurs ennuis à cause de leurs voies idiotes et mauvaises dans des vies précédentes. Donc, ils devaient accepter la misère de leur existence présente comme une expiation et dans l'attente que leur sort s'améliorerait une fois réincarné. Le riche et le puissant, bien sûr, considéraient leur bonne fortune comme une récompense pour - et évidence tangible de - vertu dans les vies passées et présentes.
Torture et Mutilation au Shanghri-La
Au Tibet du Dalaï-lama, la torture et la mutilation - incluant yeux crevés ou énucléés, langues arrachées, jarrets coupés et bras et pieds amputés - étaient des punitions favorites infligées à des voleurs, à des serfs fugitifs et à d'autres "criminels". En voyageant de par le Tibet dans les années 1960, Stuart et Roma Gelder ont interviewé un ancien serf, Tsereh Wang Tuei, qui avait volé deux moutons appartenant à un monastère. Pour cela, il a eu à la fois les yeux énucléés et la main mutilée au-delà de l'utilisation. Il explique qu'il n'est plus un Bouddhiste : "quand un saint lama leur a dit de m'aveugler, j'ai pensé qu'il n'’y avait rien de bon dans la religion".
19 Quelques visiteurs occidentaux du Vieux Tibet ont fait des remarques sur le nombre d'amputés qu'’ils ont vu. Bien qu’'il était contre les enseignements bouddhistes de prendre la vie humaine, quelques contrevenants étaient sévèrement fouettés et ensuite "abandonnés à Dieu" dans la nuit glaciale pour mourir. "Les parallèles entre le Tibet et l'Europe médiévale sont saisissantes", conclut Tom Grunfeld dans son livre sur le Tibet.20
Quelques monastères avaient leurs prisons privées, rapportent Anna Louise Strong. En 1959, elle a visité une exposition d'équipement de torture qui avait été utilisé par les chefs suprêmes tibétains. Il y avait des menottes de toutes les tailles, y compris de petites pour des enfants, et des instruments pour couper des nez et des oreilles et casser et couper des mains. Pour énucléer les yeux, il y avait un chapeau en pierre spécial avec deux trous qui était appuyé sur la tête pour que les yeux soient bombés à travers les trous et pouvaient être plus aisément déchirés. Il y avait des instruments pour couper des rotules et des talons, ou des jambes. Il y avait des fers chauds, des fouets et des instruments spéciaux pour (disembowling ???).21
L'exposition a présenté des photographies et les preuves des victimes qui avaient été aveuglées ou estropiées ou subit des amputations pour vol. Il y avait le berger dont le maître lui devait un remboursement en yuan et le blé, mais a refusé de payer. Donc, il a pris une des vaches du maître; pour cela, il lui a fait couper les mains. Un autre berger, qui s'est opposé à ce que sa femme lui soit prise par son seigneur, a eu les mains broyées. Il y avait les images d’activistes communistes dont le nez et la lèvre supérieure ont été coupées et d’une femme qui a été violée et à qui on a ensuite fait couper le nez en tranche.22
Le despotisme théocratique avait été la règle pendant des générations. Un visiteur anglais du Tibet en 1895, docteur A. L. Waddell, a écrit que le peuple tibétain était sous "la tyrannie intolérable de moines" et les superstitions diaboliques qu’ils avaient modelé pour terroriser les gens. En 1904, Perceval Landon a décrit l'autorité du Dalaï-lama comme "une machine d'oppression" et "une barrière à toute amélioration de la condition humaine". À peu près au même moment, un autre voyageur anglais, Capitaine W.F.T. O'Connor, a observé que "les grands propriétaires terriens et les prêtres ... exercent chacun dans leur dominion propre un pouvoir despotique dont il n'y a aucun appel", tandis que les gens sont "opprimés par la croissance la plus monstrueuse d’un système monastique et d’une fabrique de prêtres que le monde ait jamais vu". Les dirigeants tibétains, comme ceux d'Europe pendant le Moyen âge, "ont forgé d’innombrables armes de servitude, inventé des légendes dégradantes et ont stimulé un esprit de superstition" parmi le peuple.23
En 1937, un autre visiteur, Spencer Chapman, a écrit, "le moine lamaïste ne passe pas son temps à administrer les gens ou à les éduquer, pas plus que les laïcs ne participent pas non plus ou ne suivent même les services du monastère. Le mendiant sur le bord de la route n'est rien pour le moine. La connaissance est la prérogative jalousement gardée des monastères et est utilisée pour augmenter leur influence et richesse."24
Occupation et révolte
Les communistes chinois ont occupé le Tibet en 1951, revendiquant la souveraineté sur ce pays. Le traité de 1951 a prévu l'autonomie apparente sous l'autorité du Dalaï-lama, mais a donné à la Chine le contrôle militaire et le droit exclusif de conduire des relations avec l'étranger. Les Chinois disposaient aussi d’un rôle direct dans l'administration interne "pour promouvoir des réformes sociales". D'abord, ils réformèrent lentement, comptant surtout sur la persuasion pour tenter d'effectuer le changement. Parmi les premières réformes qu’ils ont forgées, il y avait la réduction des taux d'intérêt usuraires et la construction de quelques hôpitaux et routes.
Mao Zedung et ses cadres communistes n'ont pas simplement voulu occuper le Tibet. Ils ont désiré la coopération du Dalaï-lama dans la transformation de l'économie féodale du Tibet en accord avec les buts socialistes. Même Melvyn Goldstein, qui est un sympathisant du Dalaï-lama de la cause de l'indépendance tibétaine, admet que "contrairement à la croyance populaire à l'Ouest", les Chinois "ont poursuivi une politique de modération". "Ils ont fait preuve d’attention pour montrer du respect pour la culture et la religion tibétaines" et "ont permis aux vieux systèmes féodaux et monastiques de continuer inchangés". "Entre 1951 et 1959, non seulement aucune propriété aristocratique ou monastique n'a été confisquée, mais les seigneurs féodaux furent autorisés à exercer l'autorité juridique continue sur leurs paysans héréditairement attachés. "
25 Encore en 1957, Mao Zedung essaya de sauver sa politique de réformes graduelles. Il a réduit le nombre de cadres chinois et de troupes au Tibet et a promis au Dalaï-lama par écrit que la Chine ne mettrait pas en oeuvre de réformes agraires au Tibet pendant les six années suivantes ou encore plus longtemps si les conditions n'étaient pas encore mûres.26
Néanmoins, l'autorité chinoise sur le Tibet énormément gênait les seigneurs et les lamas. Ce qui les dérangeait le plus n'était pas que les intrus étaient chinois. Ils avaient vu les Chinois aller et venir au cours des siècles et avaient jouit de bonnes relations avec Generalissimo et son autorité de Kuomintang réactionnaire en Chine.
27 En effet, l'approbation du gouvernement Kuomintang était nécessaire pour valider le choix du Dalaï-lama actuel et du Panchen Lama. Quand le jeune Dalaï-lama a été installé à Lhasa, il était avec une escorte armée des troupes de Chiang Kaishek et un ministre chinois, conformément à la tradition vieille de plusieurs siècles.28 Ce qui a vraiment dérangé les seigneurs et lamas tibétains était que ces derniers chinois était des communistes. C'était seulement une question de temps, ils étaient sûrs, avant que les Communistes ne commence à imposer leurs solutions égalitaires et collectivistes à la théocratie fortement privilégiée.
En 1956-57, des bandes armées tibétaines ont tendus une embuscade à des convois de l'Armée Populaire de Libération chinoise. Le soulèvement a reçu l'appui matériel vaste de la C.I.A., y compris des armes, des provisions et de l'entraînement pour des unités de commando tibétaines. C'est de notoriété publique que la C.I.A. avait fondé des camps d'appui au Népal, avait effectué de nombreux ponts aériens et avait conduit des opérations de guérilla à l'intérieur du Tibet.
29 Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la Société américaine pour une Asie libre, un front de la C.I.A., avait énergiquement rendu public la cause de la résistance tibétaine. Le frère aîné du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, a joué un rôle actif dans ce groupe.
Beaucoup des commandos tibétains et des agents que la C.I.A. avait déposé dans le pays étaient les chefs de clans aristocratiques ou les fils de chefs. Pour quatre-vingt-dix pour cent d'entre eux, on n'a jamais plus reçus de nouvelles de nouveau, selon un rapport de la C.I.A. elle-même.
30 Les petites, légères et clairsemées garnisons chinoises au Tibet ne pourraient pas les capturer tous. L'armée chinoise devait obtenir l'appui des tibétains qui n'ont pas de sympathie avec le soulèvement. Cela suggère que la résistance ait une base plutôt étroite dans le Tibet. "Beaucoup de lamas et les membres séculiers de l'élite et le gros de l'armée tibétaine ont rejoint le soulèvement, mais, en général, la population ne l'a pas fait, entraînant son échec", écrit Hugh Deane.31 Dans leur livre sur le Tibet, Ginsburg et Mathos arrivent à une conclusion semblable : "les insurgés tibétains n'ont jamais réussi à rassembler dans leurs rangs ne fut-ce qu'une grande fraction de la population, alors, ne parlons pas d'une majorité. Autant qu'il peut être vérifié, la plupart du peuple de Lhasa et de la campagne attenante a échoué à joindre le combat contre les Chinois autant quand il a commencé que quand il a progressé."32 Finalement, la résistance s'est effondrée.
Les communistes renversent le féodalisme
Quelles que fussent les maux et la nouvelle oppression introduits par les chinois au Tibet après 1959, ils ont vraiment supprimé l'esclavage et le système de servage de travail impayé. Ils ont éliminé les nombreux impôts écrasants, commencé des projets de grands travaux et ont énormément réduit le chômage et la mendicité. Ils ont construit les seuls hôpitaux qui existent dans le pays et instauré l'éducation laïque, cassant ainsi le monopole de l'éducation des monastères. Ils ont mis en place la distribution d'eau courante et d'électricité dans Lhasa. Ils ont mis aussi fin aux flagellations, aux mutilations et aux amputations les établissant comme une forme de punition criminelle.
33
Les Chinois ont aussi exproprié les propriétés foncières et ont réorganisé les paysans dans des centaines de communes. Heinrich Harrer a écrit un best-seller de ses expériences au Tibet qui a été montré dans un film populaire de Hollywood. (Il fut ultérieurement révélé que Harrer avait été un sergent dans les SS d'Hitler.
34) Il annonce fièrement que les tibétains qui ont résisté aux Chinois et "qui ont vaillamment défendu leur indépendance ... étaient principalement les nobles, les semi-nobles et les lamas; ils ont été punis en étant contraint de devoir exécuter les tâches les plus humbles, comme travailler sur des routes et des ponts. Ils étaient à nouveau humiliés par le fait de devoir nettoyer la ville avant que les touristes ne soient arrivés." Ils ont aussi dû vivre dans un camp à l'origine réservé pour des mendiants et des vagabonds.35
En 1961, des centaines de milliers d'acres appartenant autrefois aux seigneurs et aux lamas avaient été distribuées à des fermiers locataires et à des paysans sans terre. Dans des secteurs pastoraux, les troupeaux qui appartenaient auparavant à la noblesse ont été rendu à des collectifs de bergers pauvres. Des améliorations ont été faites dans la reproduction du bétail et des nouvelles variétés de légumes et des nouvelles souches de blé et d'orge ont été introduites, avec des améliorations en matière d'irrigation, tout cela ayant mené à une augmentation de la production agraire.
36
Beaucoup de paysans sont restés aussi religieux que jamais, donnant l'aumône au clergé. Mais les gens n'ont plus été contraints de payer des tributs ou de faire des cadeaux aux monastères et aux seigneurs. Les nombreux moines qui avaient été enrôlés de force dans les ordres religieux étant enfants étaient maintenant libres de renoncer à la vie monastique, ce que des milliers ont fait, particulièrement les plus jeunes. Le clergé restant a vécu sur des bourses modestes dispensées par le gouvernement et sur le revenu supplémentaire gagné en officiant des services de prière, des mariages et des obsèques.
37
Les accusations portées contre les Chinois, faites par le Dalaï-lama lui-même, de stérilisation massive et de déportation forcées des tibétains ne reposent sur aucune preuve. Tant le Dalaï-lama que son conseiller et frère le plus jeune, Tendzin Choegyal, ont prétendu que "plus de 1,2 millions de Tibétains sont morts suite à l'occupation chinoise."
38 Peu importe combien de fois exposé, ce chiffre est bizarre. Le recensement officiel de 1953 - six ans avant les mesures de répression chinoises - a enregistré la population entière de Tibet à 1,274,000. D'autres évaluations varient d'un à trois millions.39 D'autres comptes de recensement évaluent la population tibétaine ethnique dans le pays à environ deux millions. Si les Chinois ont tué 1,2 millions de Tibétains au début des années 1960, des villes entières et des parties énormes de la campagne, en fait presque tout le Tibet, aurait été exterminé, transformé en un champ de meurtres ponctué de camps de la mort et de charniers - dont nous n'avons vu aucune preuve. Les forces armées chinoises présentes au Tibet n'étaient pas assez importantes pour regrouper, pourchasser et exterminer beaucoup de personnes même si elles y avaient passé tout leur temps en ne faisant rien d'autre.
Les autorités chinoises reconnaissent "vraiment des erreurs" dans le passé, particulièrement pendant la Révolution Culturelle en 1966-76 quand la persécution religieuse a atteint une haute vague tant en Chine qu'au Tibet. Après le soulèvement à la fin des années 1950, des milliers de Tibétains ont été incarcérés. Pendant le Grand bond en avant, la collectivisation obligatoire et l'agriculture de grain ont été imposées à la paysannerie, parfois avec un effet désastreux. À la fin des années 1970, la Chine a commencé à relâcher le contrôle sur le Tibet "et a essayé de réparer certains des dégâts provoqué pendant les deux décennies précédentes."
40 En 1980, le gouvernement chinois a amorcé des réformes censément conçues pour accorder au Tibet un degré plus grand d'autonomie et d'auto-administration. On permettrait maintenant aux Tibétains de cultiver des parcelles privées, vendre leurs surplus de moisson, de décider par eux-mêmes quel produit cultiver et de tenir des yaks et des moutons. On a de nouveau permis la communication avec le monde extérieur et les contrôles aux frontières ont été facilitées pour permettre aux Tibétains de visiter des parents exilés en Inde et au Népal.41
Élites, émigrés et argent de la C.I.A.
Pour la classe supérieure tibétaine des lamas et des seigneurs, l'intervention communiste était une calamité. La plupart d'entre eux se sont enfuis à l'étranger, de même que le Dalaï-lama lui-même, qui a été aidé dans sa fuite par la C.I.A.. Certains ont découvert avec horreur qu'ils devraient travailler comme pour vivre. Ces élites féodales qui sont restées au Tibet et ont décidé de coopérer avec le nouveau régime ont fait face des difficultés d'adaptation. Considérant ce qui suit :
En 1959, Anna Louise Strong a visité l'Institut Central des Minorités nationales à Beijing qui a formé des minorités ethniques diverses pour la fonction publique ou les a préparés pour l'entrée dans des facultés d'agriculture et de médecine. Des 900 étudiants tibétains présents, la plupart étaient des serfs fugitifs et des esclaves. Mais environ 100 étaient de familles tibétaines privilégiées, envoyés par leurs parents pour qu'ils puissent gagner des postes favorables dans la nouvelle administration. La division de classe entre ces deux groupes d'étudiants était trop évidente. Comme le directeur de l'institut l'a noté :
Ceux de familles nobles considéraient d'abord que, de toutes les façons, ils étaient supérieurs. Ils étaient de devoir porter leurs propres valises propres, de faire leurs propres lits, de s'occuper de leur propre chambre. Cela, pensaient-ils, était la tâche d'esclaves; ils se sentaient insultés parce que nous nous attendions à ce qu'ils le fassent eux-mêmes. Certains ne l'acceptèrent jamais, mais sont retournés à la maison; d'autres l'acceptèrent enfin. Les serfs, au début, craignaient les autres et ne pouvaient pas s'asseoir à l'aise dans la même pièce. A l'étape suivante, ils ressentaient moins de crainte, mais restaient toujours séparés et ne pouvaient pas se mélanger. Seulement après quelque temps et des discussions considérables, ils atteignirent l'étape à laquelle ils se mélangèrent facilement comme des camarades d'étude, se critiquant et s'aidant.
42
La mauvaise fortune des émigrés bénéficia d'une attention excessive en Occident et d'un appui substantiel des agences américaines consacrées à rendre le monde sûr pour l'inégalité économique. Pendant les années 1960, la communauté tibétaine en exil a secrètement mis dans sa poche 1,7 millions de $ par an venant de la C.I.A., selon des documents rendus publics par le Département d'Etat en 1998. Une fois que ce fait a été rendu public, l'organisation du Dalaï-lama lui-même a publié une déclaration admettant qu'il avait reçu des millions de dollars de la C.I.A. pendant les années 1960 pour envoyer des escadrons armés d'exilés au Tibet pour saper la révolution Maoïste. Le revenu annuel du Dalaï-lama était 186,000 $, faisant de lui un appointé de la C.I.A.. Les services secrets indiens l'ont aussi financés ainsi que d'autres exilés tibétains.
43 Il a refusé de dire si lui ou ses frères ont travaillé avec la C.I.A.. L'agence a aussi refusé de faire des remarques.44
Tandis qu'il se présente comme un défenseur de droits de l'homme, et ayant gagné le Prix Nobel de la Paix en 1989, le Dalaï-lama a continué à s'associer avec et à prendre conseil auprès des aristocrates émigrés et d'autres réactionnaires pendant son exil. En 1995, le Raleigh, N.C. News & Observer ont publié en couverture une photographie en couleurs montrant le Dalaï-lama étant embrassé par le sénateur Républicain réactionnaire Jesse Helms, sous le titre "le Bouddhiste captive le Héros des droits religieux".
45 En avril 1999, avec Margareth Thatcher, le Pape Jean Paul II et le premier George Bush, le Dalaï-lama a fait appel au gouvernement britannique afin qu'il libère Augusto Pinochet, l'ancien dictateur fasciste du Chili et un client de C.I.A. de longue date que l'on avait appréhendé alors qu'il était en visite en Angleterre. Il a recommandé vivement que l'on permettre à Pinochet de retourner dans sa patrie plutôt que d'être forcé d'aller en Espagne où il était requis par un juge espagnol pour passer en justice pour des crimes contre l'humanité.
Aujourd'hui, surtout par la National Endowment for Democracy (NED) et d'autres canaux qui sonnent plus respectablement que la C.I.A., le Congrès US continue d'allouer 2 millions de $ par an aux Tibétains en Inde, plus quelques millions complémentaires pour "des activités démocratiques" dans la communauté d'exil tibétaine. Le Dalaï-lama obtient aussi de l'argent du financier George Soros, qui dirige maintenant Radio Free Europe/Radio Liberty, la radio créée par la C.I.A., ainsi que d'autres instituts.
46
La question de culture
On nous dit que quand le Dalaï-lama a gouverné le Tibet, le peuple a vécu en symbiose satisfaisante avec leurs seigneurs monastiques et séculiers, dans un ordre social fondé sur une culture profondément spirituelle et de non violence. Le rapport profond de la paysannerie avec le système existant de croyance sacrée lui a censément donné une stabilité tranquille, inspirée par des enseignements religieux humains et pacifiques. On peut se rappeler les images idéalisées de l'Europe féodale présentées par des Catholiques conservateurs contemporains comme G. K. Chesterton et Hilaire Belloc. Pour eux, la Chrétienté médiévale était un monde de paysans satisfaits vivant dans un lien spirituel profond avec leur Église, sous la protection de leurs seigneurs.
47 A nouveau, nous sommes invités à accepter une culture particulière à ses propres conditions, qui signifie l'accepter tel qu'elle est présentée par sa classe privilégiée, par ceux du sommet qui en ont profité le plus. L'image du Shangri-La du Tibet n'a pas plus de ressemblance avec la réalité historique que ne l'a l'image idéalisée de l'Europe médiévale.
Il pourrait être dit que nous, citoyens du monde laïc moderne, ne pouvons pas saisir les équations de bonheur et de douleur, du contentement et de la tradition, qui caractérise des sociétés "plus spirituelles et "traditionnelles". Cela peut être vrai et cela peut expliquer pourquoi certains d'entre nous idéalisent de telles sociétés. Mais tout de même, un oeil énucléé est un oeil énucléé; une flagellation est une flagellation; et l'exploitation oppressante des serfs et des esclaves est toujours une injustice de classe brutale quels que soient ses embellissements culturels. Il y a une différence entre un un lien spirituel et un esclavage humain, même quand tous les deux existent côte à côte.
Certes, il y a beaucoup dans l'intervention chinoise qui doit être déploré. Dans les années 1990, les Hans, le plus grand groupe ethnique comprenant plus de 95 pour cent de la population énorme de la Chine, a commencé à se déplacer en nombre substantiel au Tibet et dans diverses provinces occidentales.
48 Ces repeuplements ont eu un effet sur les cultures indigènes de la Chine occidentale et du Tibet. Dans les rues de Lhasa et de Shigatse, les signes de prééminence chinoise sont aisément visibles. Les Chinois dirigent les usines et beaucoup des magasins et des étalages. De grands immeubles de bureaux et de grands centres commerciaux ont été construit avec des fonds qui auraient été mieux dépensés pour des usines de traitement d'eau et des logements.
Les cadres chinois au Tibet adoptaient trop souvent une attitude supérieure envers la population indigène. Certains ont considéré leurs voisins tibétains comme arriérés et paresseux, dans le besoin d'un développement économique et d'une "éducation patriotique". Pendant les 1990, des employés du gouvernement tibétain soupçonnés d'entretenir des sympathies nationalistes ont été licenciés et des campagnes ont été lancées pour discréditer le Dalaï-lama. Des Tibétains ont, selon certaines sources, été arrêtés, emprisonné et soumis au travail obligatoire pour avoir essayé de fuir le pays, et pour avoir mené des activités séparatistes et s'être engagé dans "la subversion" politique. Certaines des personnes appréhendées ont été retenues en détention administrative sans eau et alimentation adéquates, sans couvertures, soumis aux menaces, des coups et d'autres mauvais traitements.
49
Les règlements de planning familial chinois qui permettent une limite de trois enfants par familles tibétaines ont été mis en application de manière irrégulière et varient selon la zone. Si un couple dépasse la limite, les enfants en excès peuvent être interdits d'accès à la garderie subventionnée, aux services médicaux, au logement et à l'éducation. Cependant, l'histoire, la culture et la religion tibétaines sont déniées dans les écoles. Les matériels pédagogiques, quoique traduits en tibétain, se concentrent sur l'histoire et la culture chinoises.
50
Cependant, le nouvel ordre a ses partisans. Une histoire publiée en 1999 dans le "Washington Post" note que le Dalaï-lama continue à être révéré au Tibet, mais …
... peu de Tibétains accueilleraient un retour des clans aristocratiques corrompus qui se sont enfuis avec lui en 1959, et cela comprend la plus grande partie de ses conseillers. Beaucoup de fermiers tibétains, par exemple, n'ont aucun intérêt à recéder la terre qu'ils ont gagnée pendant la réforme agraire que la Chine a imposée aux clans. Les anciens esclaves du Tibet disent qu'ils, eux aussi, ne veulent pas que leurs anciens maîtres retournent au pouvoir.
"J'ai déjà vécu cette vie une fois auparavant," a dit Wangchuk, un ancien esclave de 67 ans qui portait ses meilleurs vêtements meilleurs pour son pèlerinage annuel vers Shigatse, un des sites les plus saints du Bouddhisme tibétain. Il a dit qu'il vénérait le Dalaï-lama, mais a ajouté, "je ne peux pas être libre sous le communisme chinois, mais je suis dans de meilleures conditions que quand j'étais un esclave."
51
Soutenir le renversement de la théocratie féodale du Dalaï-lama par la Chine ne signifie pas applaudir à tout ce que fait l'autorité chinoise au Tibet. Ce point est rarement compris par des adhérents du Shangri-La aujourd'hui à l'Ouest.
L'inverse est aussi vrai. Dénoncer l'occupation chinoise ne signifie pas que nous devons idéaliser l'ancien régime féodal. Une plainte commune parmi les prosélytes bouddhistes à l'Ouest est que la culture religieuse du Tibet est détruite par les autorités chinoises. Cela semble vraiment être le cas. Mais ce que je mets en doute est la nature soi-disant admirable et essentiellement spirituelle de cette culture d'avant l'invasion. Bref, nous pouvons préconiser la liberté religieuse et l'indépendance pour le Tibet sans devoir embrasser la mythologie d'un Paradis Perdu.
Finalement, il devrait être noté que la critique posée ici ne doit pas être considérée comme une attaque personnelle contre le Dalaï-lama. Il semble être un individu assez agréable, qui parle souvent de paix, d'amour et de non-violence. En 1994, dans une interview avec Melvyn Goldstein, il a poursuivi la performance jusqu'à dire qu'il était depuis sa jeunesse en faveur de la construction d'écoles, "de machines" et de routes dans son pays. Il prétend qu'il pensait que la corvée et certains impôts imposés aux paysans "étaient extrêmement mauvais". Et il n'avait pas aimé la façon dont les gens ont été surchargés avec des vieilles dettes parfois transmises de génération en génération.
52 En outre, il a rapporté avoir établi "un gouvernement-en-exil", une constitution écrite, une assemblée représentative et d'autres attributs démocratiques.53
Comme beaucoup de dirigeants d'autrefois, le Dalaï-lama sonne beaucoup mieux hors du pouvoir qu'au pouvoir. Gardez à l'esprit qu'il lui a fallu une occupation chinoise et presque quarante ans d'exil pour proposer la démocratie pour le Tibet et pour critiquer l'autocratie féodale oppressante dont il était lui-même l'apothéose. Mais sa critique du vieil ordre vient beaucoup trop tard pour des Tibétains ordinaires. Beaucoup d'entre eux veulent bien qu'il revienne dans leur pays, mais il apparaît que relativement peu veulent un retour à l'ordre social qu'il a représenté.
Dans un livre publié en 1996, le Dalaï-lama a proféré une déclaration remarquable qui doit avoir envoyé des frissons dans la communauté en exil. Elle se lit en partie comme suit :
De toutes les théories économiques modernes, le système économique du marxisme est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme est fondé seulement sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est fondé sur la distribution de richesse sur une base égale et sur l'utilisation équitable des moyens de production. Il est aussi concerné par le destin des travailleurs - qui sont la majorité - aussi bien que par le destin d'entre ceux qui sont défavorisés et dans le besoin et le marxisme se soucie des victimes de minorités exploitées. Pour ces raisons, le système m'interpelle et il semble juste ...
L'échec du régime en Union soviétique n'était, pour moi, pas l'échec du marxisme, mais l'échec du totalitarisme. Pour cette raison, je me considère comme demi-marxiste et demi-bouddhiste.
54
Et plus récemment, en 2001, en visitant la Californie, il a fait remarquer que "le Tibet, matériellement, est très, très en arrière. Spirituellement, il est tout à fait riche. Mais la spiritualité ne peut pas remplir nos estomacs." Voici un message qui devrait être pris en compte par les prosélytes bouddhistes bien alimentés et riche en Occident, qui ne peuvent pas être perturbés par des considérations matérielles car ils idéalisent le Tibet féodal.
Le bouddhisme et le Dalaï-lama exceptés, ce que j'ai essayé de défier, ce sont le mythe du Tibet, l'image du Paradis Perdu, d'un ordre social qui était un peu plus qu'une théocratie rétrograde despotique de servage et de pauvreté, si dommageable pour l'esprit humain, où la richesse énorme a été accumulée par une minorité privilégiée qui ont vécu avec beaucoup d'arrogance du sang, de la sueur et des larmes de la majorité. Pour la plupart des aristocrates tibétains en exil, c'est le monde auquel ils désirent ardemment retourner. C'est à une longue distance du Shangri-la.

Notes :


1. Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon : China, Tibet, and the Dalai Lama (Berkeley: University of California Press, 1995), 6-16.
2. Mark Juergensmeyer, Terror in the Mind of God, (Berkeley : University of California Press, 2000), 113.
3. Kyong-Hwa Seok, "Korean monk gangs battle for temple turf", San Francisco Examiner, December 3, 1998.
4. Gere quoted in "Our Little Secret", CounterPunch, 1-15 November 1997.
5. Dalai Lama quoted in Donald Lopez Jr., Prisoners of Shangri-La : Tibetan Buddhism and the West (Chicago and London : Chicago University Press, 1998), 205.
6. Stuart Gelder and Roma Gelder, The Timely Rain : Travels in New Tibet (New York : Monthly Review Press, 1964), 119.
7. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123.
8. Pradyumna P. Karan, The Changing Face of Tibet : The Impact of Chinese Communist Ideology on the Landscape (Lexington, Kentucky : University Press of Kentucky, 1976), 64.
9. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 62 and 174.
10. As skeptically noted by Lopez, Prisoners of Shangri-La, 9.
11. See the testimony of one serf who himself had been hunted down by Tibetan soldiers and returned to his master : Anna Louise Strong, Tibetan Interviews (Peking : New World Press, 1929), 29-30 90.
12. Melvyn Goldstein, William Siebenschuh, and Tashì-Tsering, The Struggle for Modern Tibet : The Autobiography of Tashì-Tsering (Armonk, N.Y.: M.E. Sharpe, 1997).
13. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 110.
14. Strong, Tibetan Interviews, 15, 19-21, 24.
15. Quoted in Strong, Tibetan Interviews, 25.
16. Strong, Tibetan Interviews, 31.
17. Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951 (Berkeley : University of California Press, 1989), 5.
18. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 175-176; and Strong, Tibetan Interviews, 25-26.
19. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 113.
20. A. Tom Grunfeld, The Making of Modern Tibet rev. ed. (Armonk, N.Y. and London: 1996), 9 and 7-33 for a general discussion of feudal Tibet; see also Felix Greene, A Curtain of Ignorance (Garden City, N.Y.: Doubleday, 1961), 241-249; Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951, 3-5; and Lopez, Prisoners of Shangri-La, passim.
21. Strong, Tibetan Interviews, 91-92.
22. Strong, Tibetan Interviews, 92-96.
23. Waddell, Landon, and O'Connor are quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123-125.
24. Quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 125.
25. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 52.
26. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 54.
27. Heinrich Harrer, Return to Tibet (New York: Schocken, 1985), 29.
28. Strong, Tibetan Interview, 73.
29. See Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA's Secret War in Tibet (Lawrence, Kansas: University of Kansas Press, 2002); and William Leary, "Secret Mission to Tibet", Air & Space, December 1997/January 1998.
30. Leary, "Secret Mission to Tibet".
31. Hugh Deane, "The Cold War in Tibet", CovertAction Quarterly (Winter 1987).
32. George Ginsburg and Michael Mathos Communist China and Tibet (1964), quoted in Deane, "The Cold War in Tibet". Deane notes that author Bina Roy reached a similar conclusion.
33. See Greene, A Curtain of Ignorance, 248 and passim; and Grunfeld, The Making of Modern Tibet, passim.
34. Los Angeles Times, 18 August 1997.
35. Harrer, Return to Tibet, 54.
36. Karan, The Changing Face of Tibet, 36-38, 41, 57-58; London Times, 4 July 1966.
37. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 29 and 47-48.
38. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet", Imprimis (publication of Hillsdale College, Michigan), April 1999.
39. Karan, The Changing Face of Tibet, 52-53.
40. Elaine Kurtenbach, Associate Press report, San Francisco Chronicle, 12 February 1998.
41. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 47-48.
42. Strong, Tibetan Interviews, 15-16.
43. Jim Mann, "CIA Gave Aid to Tibetan Exiles in '60s, Files Show", Los Angeles Times, 15 September 1998; and New York Times, 1 October, 1998.
44. Reuters report, San Francisco Chronicle, 27 January 1997.
45. News & Observer, 6 September 1995, cited in Lopez, Prisoners of Shangri-La, 3.
46. Heather Cottin, "George Soros, Imperial Wizard", CovertAction Quarterly no. 74 (Fall 2002).
47. The Gelders draw this comparison, The Timely Rain, 64.
48. The Han have also moved into Xinjiang, a large northwest province about the size of Tibet, populated by Uighurs; see Peter Hessler, "The Middleman", New Yorker, 14 & 21 October 2002.
49. Report by the International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril (Berkeley Calif. : 2001), passim.
50. International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril, 66-68, 98.
51. John Pomfret, "Tibet Caught in China's Web", Washington Post, 23 July 1999.
52. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 51.
53. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet."
54. The Dalai Lama in Marianne Dresser (ed.), Beyond Dogma : Dialogues and Discourses (Berkeley, Calif.: North Atlantic Books, 1996).
55. Quoted in San Francisco Chronicle, 17 May 2001.

18:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dalai-lama, imperialisme, tibet, chine, cia, romain, courcelles, histoire, actualite, belgique, democratie, liberte, communisme, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/03/2008: Tibet: pour la liberté, avec la CIA?...


-------- Message original --------
Sujet: Tibet
Date: Thu, 27 Mar 2008 01:02:51 +0100
De: democrite <democrite@neuf.fr>

Tibet: pour la liberté, avec la CIA?

En 1951, les communistes prenaient le pouvoir au Tibet. Au cours des deux siècles qui avaient précédé, pas un seul pays au monde n’avait reconnu le Tibet comme un pays indépendant. Durant ces deux cents ans, la communauté internationale avait considéré le Tibet comme une partie intégrante de la Chine ou, du moins, comme un État vassal. En 1950 déjà, l’Inde disait que le Tibet était une composante de la Chine. L’Angleterre qui, il y a quarante ans, occupait pourtant une position privilégiée au Tibet, suivit la position indienne au pied de la lettre.
Seuls les États-Unis se montrèrent hésitants. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, ils considérèrent le Tibet comme appartenant à la Chine et ils freinèrent même l’Angleterre dans ses avances au Tibet. Mais, après la guerre, les États-Unis voulurent faire du Tibet un rempart religieux contre le communisme.
Contrairement à ce qui se passa avec la question coréenne, ils furent complètement isolés. Ils ne purent mettre sur pied la moindre coalition internationale. En 1951, la majorité de l’élite tibétaine elle-même, y compris l’Assemblée générale élargie, accepta l’accord négocié avec la Chine à propos d’une «libération pacifique».
Mais cela changea lorsque, en 1956, les autorités décidèrent d’appliquer une réforme agraire dans les territoires tibétains de la province de Sichuan. L’élite locale n’accepta pas qu’on touche à ses propriétés et droits. Cela allait mener au soulèvement armé de 1959.
La préparation de la révolte armée avait duré des années, sous la direction des services secrets étasuniens, la CIA. C’est écrit noir sur blanc dans «The CIA's Secret War in Tibet» (La guerre secrète de la CIA au Tibet) de Kenneth Conboy (University Press of Kansas, 2002, 300 pages), un ouvrage à propos duquel le spécialiste de la CIA, William Leary, écrit: «Une étude excellente et impressionnante sur une importante opération secrète de la CIA durant la guerre froide.»
Un autre livre, «Buddha's Warriors – The story of the CIA-backed Tibetan Freedom Fighters» (Les guerriers de Bouddha – L’histoire des combattants tibétains de la liberté soutenus par la CIA), de Mikel Dunham (Penguin, 2004, 434 pages) explique comment la CIA a transféré des centaines de Tibétains aux États-Unis, les a entraînés et armés, a parachuté des armes sur le territoire, a enseigné aux gens comment ils pouvaient se servir d’armes à feu tout en étant à cheval, etc.
La préface de cet ouvrage a été rédigée par «Sa Sainteté le dalaï-lama». Sans doute ce dernier considère-t-il comme un honneur le fait que la rébellion séparatiste armée ait été dirigée par la CIA. Dans cette préface, il écrit: «Bien que je croie que la lutte des Tibétains ne puisse être remportée que par une approche à long terme et des moyens pacifiques, j’ai toujours admiré ces combattants de la liberté pour leur courage et leur détermination inébranlables.» (page XI)
Réactions tibétaines et internationales lors de la prise de pouvoir par les communistes, en 1951, Infortibet, 14 janvier 2008. en néerlandais:
http://infortibet.skynetblogs.be/post/5433093/tibetaanse-...-
Le «Cirque de l’ombre: la CIA au Tibet», un documentaire revu, Infortibet, 5 février 2008.
Compte-rendu en néerlandais: http://infortibet.skynetblogs.be/post/5512204/het-schaduw...
Source Michel Collon

13:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tibet, courcelles, chine, presse, romain, histoire, imperialisme, usa, silence, liberte, democratie, cia | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/03/2008

26/03/2008: La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama....


-------- Message original --------

Sujet: : La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama.htm
Date: Wed, 26 Mar 2008 09:26:41 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


Sent: Tuesday, March 25, 2008 8:58 PM
Subject: La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama


« L’Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003

Célébré et transfiguré par la cinématographie hollywoodienne, le Dalaï Lama continue sans aucun doute à jouir d’une vaste popularité : son dernier voyage en Italie s’est terminé solennellement par une photo de groupe avec les dirigeants des partis de centre-gauche, qui ont ainsi voulu témoigner estime et révérence à l’égard du champion de la lutte de « libération du peuple tibétain». Mais qui est réellement le Dalaï Lama ? Disons déjà, pour commencer, qu’il n’est pas né dans le Tibet historique, mais dans un territoire incontestablement chinois, très exactement dans la province de Amdo qui, en 1935, année de sa naissance, était administrée par le Kuomintang. En famille, on parlait un dialecte régional chinois, si bien que notre héros apprend le tibétain comme une langue étrangère, et est obligé de l’apprendre à partir de l’âge de trois ans, c’est-à-dire à partir du moment où, reconnu comme l’incarnation du 13ème Dalaï Lama, il est enlevé à sa famille et enfermé dans un couvent, pour être soumis à l’influence exclusive des moines qui lui enseignent à se sentir, à penser, à écrire, à parler et à se comporter comme le Dieu-roi des Tibétains, c’est-à-dire comme Sa Sainteté.  1.     Un « paradis » terrifiant  Je tire ces informations d’un livre (Heinrich Harrer, Sept ans au Tibet, diverses éditions en français autour du film de J-J. Annaud, je reprends ici la notation des pages de l’auteur de l’article dans la version italienne du livre, chez Mondadori, NdT) qui a même un caractère semi-officiel (il se conclut sur un « Message » dans lequel le Dalaï Lama exprime sa gratitude à l’auteur) et qui a énormément contribué à la construction du mythe hollywoodien. Il s’agit d’un texte, à sa façon, extraordinaire, qui réussit à transformer même les détails les plus inquiétants en  chapitres d’histoire sacrée. En 1946, Harrer rencontre à Lhassa les parents du Dalaï Lama, qui s’y sont transférés désormais depuis de nombreuses années, abandonnant leur Amdo natal. Cependant, ceux-ci ne sont toujours pas devenus tibétains : ils boivent du thé à la chinoise, continuent à parler un dialecte chinois et, pour se comprendre avec Harrer qui s’exprime en tibétain, ils ont recours à un « interprète ». Certes leur vie a changé radicalement : « C’était un grand pas qu’ils avaient réalisé en passant de leur petite maison de paysans d’une province chinoise reculée au palais qu’ils habitaient à présent et aux vastes domaines qui étaient maintenant leur propriétés ». Ils avaient cédé aux moines un enfant d’âge tendre, qui reconnaît ensuite dans on autobiographie avoir beaucoup souffert de cette séparation. En échange, les parents avaient pu jouir d’une prodigieuse ascension sociale. Sommes-nous en présence d’un comportement discutable ? Que non. Harrer se dépêche immédiatement de souligner la « noblesse innée » de ce couple (p. 133) : Comment pourrait-il en être autrement puisqu’il s’agit du père et de la mère du Dieu-roi ? Mais quelle société est donc celle sur laquelle le Dalaï Lama est appelé à gouverner ? Un peu à contrecœur, l’auteur du livre finit par le reconnaître : «  La suprématie de l’ordre monastique au Tibet est absolue, et ne peut se comparer qu’avec une dictature. Les moines  se méfient de tout courant qui pourrait mettre en péril leur domination ». Ce n’est pas seulement ceux qui  agissent contre le « pouvoir » qui sont punis mais aussi « quiconque le met en question » (p. 76). Voyons les rapports sociaux. On dira que la marchandise la plus bon marché  est celle que constituent les serfs (il s’agit, en dernière analyse d’esclaves). Harrer décrit gaiement sa rencontre avec un haut- fonctionnaire : bien que n’étant pas un personnage particulièrement important, celui-ci peut cependant avoir à sa disposition « une suite de trente serfs et servantes » (p.56). Ils sont soumis à des labeurs non seulement bestiaux mais même inutiles : « Environ vingt hommes étaient attachés à la ceinture par une corde et traînaient un immense tronc, en chantant en cœur leurs lentes mélopées, et avançant du même pas. En nage, et haletants, ils ne pouvaient pas s’arrêter pour reprendre leur souffle, car le chef de file ne l’autorisait pas. Ce travail terrible fait partie de leur impôt, un tribut de type féodal ». Ç’aurait été facile d’avoir recours à la roue, mais « le gouvernement ne voulait pas la roue » ; et, comme nous le savons, s’opposer ou même seulement discuter le pouvoir de la classe dominante pouvait être assez dangereux. Mais, selon Harrer, il serait insensé de vouloir verser des larmes sur le peuple tibétain de ces années-là : « peut-être était-il plus heureux ainsi » (p.159-160). Un abîme incommensurable séparait les serfs des patrons. Pour les gens ordinaires, on ne devait adresser ni une parole ni un regard au Dieu-roi. Voici par exemple ce qu’il advient au cours d’une procession : « Les portes de la cathédrale s’ouvrirent et le Dalaï Lama sortit lentement (…) La foule dévote s’inclina immédiatement. Le cérémonial religieux aurait exigé que l’on se jetât par terre, mais il était impossible de le faire à cause du manque de place.  Des milliers de gens  se courbèrent donc, comme un champ de blé sous le vent. Personne n’osait  lever les yeux. Lent et compassé, le Dalaï Lama commença sa ronde autour du Barkhor (…) Les femmes  n’osaient pas respirer ». La procession finie, l’atmosphère change radicalement : « Comme réveillée soudain d’un sommeil hypnotique, la foule passa à ce moment-là de l’ordre au chaos (…) Les moines soldats entrèrent immédiatement en action (…) A l’aveuglette, ils faisaient tourner leurs bâtons sur la foule (…) mais malgré la pluie de coups, les gens y revenaient comme s’ils étaient possédés par des démons (…) Ils acceptaient maintenant les coups et les fouets comme une bénédiction. Des récipients de poix bouillante tombaient sur eux, ils hurlaient de douleur, ici le visage brûlé, là les gémissements d’un homme roué de coups ! » (p.157-8).  Il faut noter que ce spectacle est suivi par notre auteur avec admiration et dévotion. Le tout, ce n’est pas un hasard, est compris dans un paragraphe au titre éloquent : « Un dieu lève la mai, en bénissant ».  Le seul moment où Harrer a une attitude critique se trouve quand il décrit les conditions d’hygiène et de santé dans le Tibet de l’époque. La mortalité infantile fait rage, l’espérance de vie est incroyablement basse, les médicaments sont inconnus, par contre des médications assez particulières ont cours : « souvent les lamas font des onctions à leurs patients avec leur salive sainte ; ou bien tsampa ( ? NdT) et beurre sont mélangés avec l’urine des saints hommes pour obtenir une sorte d’émulsion qui est administrée aux malades ». (p.194). Ici, même notre auteur dévot et tartuffe a un mouvement de perplexité : même s’il a été « convaincu de la réincarnation du Dieu Enfant » (p. 248), il n’arrive cependant pas à  « justifier le fait qu’on boive l’urine du Buddha vivant », c’est-à-dire du Dalaï Lama. Il soulève la question avec celui-ci, mais sans trop de résultats : le Dieu-roi «  ne pouvait pas combattre seul de tels us et coutumes, et dans le fond, il ne s’en préoccupait pas trop ». Malgré cela, notre auteur, qui se contente de peu, met de côté ses réserves, et conclut imperturbable : « En Inde, du reste, c’était un spectacle quotidien de voir les gens boire l’urine des vaches sacrées ». (p.294). A ce point, Harrer peut continuer sans plus d’embarras son œuvre de transfiguration du Tibet prérévolutionnaire. En réalité, celui-ci est lourd de violence, et ne connaît même pas le principe de responsabilité individuelle : les punitions peuvent aussi être transversales, et frapper les parents du responsable d’un délit même assez léger voire imaginaire (p. 79). Qu’en est-il des crimes considérés comme plus graves ? « On me rapporta l’exemple d’un homme qui avait volé une lampe dorée dans un ces temples de Kyirong. Il fut déclaré coupable, et ce que nous aurions nous considéré comme une sentence inhumaine fut exécutée. On lui coupa les mains en public, et son corps mutilé mais encore vivant fut entouré d’une peau de yak mouillée. Quand il arrêta de saigner, il fut jeté dans un précipice » (p. 75). Pour des délits mineurs aussi, par exemple, « jeu de hasard » on peut être puni de façon impitoyable s’ils sont commis les jours de festivité solennelle : « les moines sont à ce sujet inexorables et inspirent une grande crainte, parce que plus d’une fois il est arrivé que quelqu’un soit mort sous la flagellation de rigueur, la peine habituelle » (p. 153). La violence la plus sauvage caractérise les rapports non seulement entre « demi-dieux » et « êtres inférieurs » mais aussi entre les différentes fractions de la caste dominante : on « crève les yeux avec une épée » aux responsables des fréquentes « révolutions militaires » et « guerres civiles » qui caractérisent l’histoire du Tibet prérévolutionnaire (la dernière a lieu en 1947) (p.224-5). Et pourtant, notre zélé converti au lamaïsme ne se contente pas de déclarer que « les punitions sont plutôt drastiques, mais semblent être à la mesure  de la mentalité de la population » (p.75). Non, le Tibet prérévolutionnaire est à ses yeux une oasis enchantée de non-violence : « Quand on est depuis quelques temps dans le pays, personne n’ose plus écraser une mouche sans y réfléchir. Moi-même, en présence d’un tibétain, je n’aurais jamais osé écraser un insecte seulement parce qu’il m’importunait » (p.183). Pour conclure, nous sommes face à un « paradis » (p.77). Outre Harrer, cette opinion est aussi celle du Dalaï Lama qui dans son « Message » final se laisse aller à une poignante nostalgie des années qu’il a vécues comme Dieu-roi : « nous nous souvenons de ces jours heureux que nous passâmes ensemble dans un pays heureux » (happy) soit, selon la traduction italienne, dans « un pays libre ».  2.     Invasion du Tibet et tentative de démembrement de la Chine  Ce pays « heureux » et « libre », ce « paradis » est transformé en enfer par l’ « invasion » chinoise. Les mystifications n’ont pas de fin. Peut-on réellement parler d’ « invasion » ? Quel pays avait donc reconnu l’indépendance du Tibet et entretenait avec lui des relations diplomatiques ? En réalité, en 1949, dans un livre qu’il publie sur les relations Usa-Chine, le Département d’Etat américain publiait une carte éloquente en elle-même : en toute clarté, aussi bien le Tibet que Taiwan y figuraient comme parties intégrantes du grand pays asiatique, qui s’employait une fois pour toutes à mettre fin aux amputations territoriales  imposées par un siècle d’agression colonialistes et impérialistes. Bien sûr, avec l’évènement des communistes au pouvoir, tout change, y compris les cartes géographiques : toute falsification historique et géographique est licite quand elle permet de relancer la politique commencée à l’époque avec la guerre de l’opium et, donc, d’aller vers le démantèlement de la Chine communiste.  C’est un objectif qui semble sur le point de se réaliser en 1959.  Par un changement radical en regard  de la politique suivie jusque là, de collaboration avec le nouveau pouvoir installé à Pékin, le Dalaï Lama choisit la voie de l’exil et commence à brandir le drapeau de l’indépendance du Tibet. S’agit-il réellement d’une revendication nationale ? Nous avons vu que le Dalaï Lama lui-même n’est pas d’origine tibétaine et qu’il a été obligé d’apprendre une langue qui n’est pas sa langue paternelle. Mais portons plutôt notre attention sur la caste dominante autochtone.  D’une part, celle-ci, malgré la misère générale et extrême du peuple, peut cultiver ses goûts de raffinement cosmopolite : à ses banquets on déguste « des choses exquises  provenant de tous les coins du monde » (p.174-5). Ce sont de raffinés parasites qui les apprécient, et qui, en faisant montre de leur magnificence, ne font assurément pas preuve d’étroitesse provinciale : « les renards bleu viennent de Hambourg, les perles de culture du Japon, les turquoises de Perse via Bombay, les coraux d’Italie et l’ambre de Berlin et du Königsberg » (p.166). Mais tandis qu’on se sent en syntonie avec l’aristocratie parasite de tous les coins du monde, la caste dominante tibétaine considère ses serviteurs comme une race différente et inférieure ; oui, « la noblesse a ses lois sévères : il n’est permis d’épouser que quelqu’un de son rang » (p. 191). Quel sens cela a-t-il alors de parler de lutte d’indépendance nationale ? Comment peut-il y avoir une nation et une communauté nationale si, d’après le chantre même du Tibet prérévolutionnaire, les « demi-dieux » nobles, loin de considérer leurs serviteurs comme leurs concitoyens, les taxent et les traitent d’ « êtres inférieurs » (p. 170 et 168) ?  D’autre part, à quel Tibet pense le Dalaï Lama quand il commence à brandir le drapeau de l’indépendance ? C’est le Grand Tibet, qui aurait du rassembler de vastes zones hors du Tibet proprement dit, en annexant aussi les populations d’origine tibétaine résidant dans des régions comme le Yunnan et le Sichuan, qui faisaient partie depuis des siècles du territoire de la Chine et qui furent parfois le berceau historique de cette civilisation multiséculaire et multinationale. C’est clair, le Grand Tibet représentait et représente un élément essentiel du projet de démantèlement d’un pays qui, depuis sa renaissance en 1949, ne cesse de déranger les rêves de domination mondiale caressés par Washington.  Mais que serait-il arrivé au Tibet proprement dit si les ambitions du Dalaï Lama s’étaient réalisées ? Laissons pour le moment de côté les serfs et les « êtres inférieurs » à qui, bien entendu, les disciples et les dévots de Sa Sainteté ne prêtent pas beaucoup d’attention. Dans tous les cas, le Tibet révolutionnaire est une « théocratie » (p.169) : « un européen est difficilement en mesure de comprendre quelle importance on attribue au plus petit caprice du Dieu-roi ». Oui, « le pouvoir de la hiérarchie était illimité » (p.148), et il s’exerçait sur n’importe quel aspect de l’existence : « la vie des gens est réglée par la volonté divine, dont les interprètes sont les lamas » (p.182). Evidemment, il n’y a pas de distinction entre sphère politique et sphère religieuse : les moines permettaient « aux tibétaines les noces avec un musulman à la seule condition de ne pas abjurer » (p.169) ;  il n’était pas permis de se convertir du lamaïsme à l’Islam. Comme la vie matrimoniale, la vie sexuelle aussi connaît sa réglementation circonspecte : « pour les adultères, des peines très drastiques sont en vigueur, on leur coupait le nez » (p. 191).  C’est clair : pour démanteler la Chine, Washington n’hésitait pas à enfourcher le cheval fondamentaliste du lamaïsme intégriste et du Dalaï Lama.  A présent, même Sa Sainteté est obligé d’en prendre acte : le projet sécessionniste a largement échoué. Et voilà  apparaître des déclarations par lesquelles on se contenterait de l’ « autonomie ». En réalité, le Tibet est depuis pas mal de temps une région autonome. Et il ne s’agit pas que de mots. En 1988 déjà, tout en formulant des critiques, Foreign Office, la revue étasunienne proche du Département d’Etat, dans un article de Melvyn C. Goldstein, avait laissé passer quelques reconnaissances importantes : dans la Région Autonome Tibétaine, 60 à 70 % des fonctionnaires sont d’ethnie tibétaine et la pratique du bilinguisme est courante. Bien sur, on peut toujours faire mieux ; il n’en demeure pas moins que du fait de la diffusion de l’instruction, la langue tibétaine est aujourd’hui parlée et écrite par un nombre de personnes bien plus élevé que dans le Tibet prérévolutionnaire. Il faut ajouter que seule la destruction de l’ordre des castes et des barrières qui séparaient les « demi-dieux » des « êtres inférieurs » a rendu possible l’émergence à grande échelle d’une identité culturelle et nationale tibétaine. La propagande courante est l’envers de la vérité. Tandis qu’il jouit d’une ample autonomie, le Tibet, grâce aussi aux efforts massifs du gouvernement central, connaît une période d’extraordinaire développement économique et social. Parallèlement au niveau d’instruction, au niveau de vie et à l’espérance moyenne de vie, s’accroît aussi la cohésion entre les différents groupes ethniques, comme confirmé entre autres par l’augmentation des mariages mixtes entre hans (chinois) et tibétains. Mais c’est justement ce qui va devenir le nouveau cheval de bataille de la campagne anti-chinoise. L’article de B. Valli sur La Repubblica du 29 novembre 2003 en est un exemple éclatant. Je me bornerai ici à citer le sommaire : « L’intégration entre ces deux peuples est la dernière arme pour annuler la culture millénaire du pays du toit du monde ». C’est clair, le journaliste s’est laissé  aveugler par l’image d’un Tibet à l’enseigne de la pureté ethnique et religieuse, qui est le rêve des groupes fondamentalistes et sécessionnistes. Pour en comprendre le caractère régressif, il suffit de redonner la parole au chroniqueur qui a inspiré Hollywood. Dans le Tibet prérévolutionnaire, en plus des tibétains, et des chinois, « on peut rencontrer aussi des ladaks, des boutans (orthographe non garantie, NdT), des mongols, des sikkimais, des kazakhs, etc ». Les népalais sont aussi largement présents : « Leurs familles demeurent presque toujours au Népal, où eux-mêmes rentrent de temps en temps. En cela ils se différencient des chinois qui épousent volontiers des femmes tibétaines, et mènent une vie conjugale exemplaire ». (p. 168-9). La plus grande « autonomie » qu’on revendique, on ne sait d’ailleurs pas très bien si pour le Tibet à proprement parler ou pour le Grand Tibet, devrait-elle comporter aussi la possibilité pour le gouvernement régional d’interdire les mariages mixtes et de réaliser une pureté ethnique et culturelle qui n’existait même pas avant 1949 ?  3.     La cooptation du Dalaï Lama en Occident et dans la race blanche et la dénonciation du péril jaune  L’article de Repubblica est précieux car il nous permet de cueillir la subtile veine raciste qui traverse la campagne anti-chinoise actuelle. Comme il est notoire, dans sa recherche des origines de la race « aryenne » ou « nordique » ou « blanche », la mythologie raciste et le Troisième Reich ont souvent regardé avec intérêt l’Inde et le Tibet : c’est de là qu’allait partir la marche triomphale de la race supérieure. En 1939, à la suite d’une expédition de SS, l’autrichien Harrer arrive en Inde du Nord (aujourd’hui Pakistan) et, de là, pénètre au Tibet. Lorsqu’il rencontre le Dalaï Lama, il le reconnaît immédiatement, et le célèbre, comme membre de la race supérieure blanche : « Sa carnation était beaucoup plus claire que celle du tibétain moyen, et par certaines nuances plus blanche même que celle de l’aristocratie tibétaine » (p. 280). Par contre, les chinois sont tout à fait étrangers à la race blanche. Voilà pourquoi la première conversation que Sa Sainteté a avec Harrer est un événement extraordinaire : celui-ci se trouve « pour la première fois seul avec un homme blanc » (p. 277). En tant que substantiellement blanc le Dalaï Lama n’était certes pas inférieur aux « européens » et était de toutes façons « ouvert aux idées occidentales » (p. 292 et 294). Les Chinois, ennemis mortels de l’Occident, se comportent bien autrement. C’est ce que confirme à Harrer un « ministre–moine » du Tibet sacré : « dans les écritures anciennes, nous dit-il, on lisait une prophétie : une grande puissance du Nord fera la guerre au Tibet, détruira la religion et imposera son hégémonie au monde » (p.114). Pas de doute : la dénonciation du péril jaune est le fil conducteur du livre qui a inspiré la légende hollywoodienne du Dalaï Lama. Revenons à la  photo de groupe qui a mis un terme à son voyage en Italie. On peut considérer comme physiquement absents mais bien présents du point de vue des idées Richard Gere et les autres divas de Hollywood, inondés de dollars pour la célébration de la légende du Dieu-roi, venu du mystérieux Orient. Il est désagréable de l’admettre mais il faut en prendre acte : tournant le dos depuis quelques temps à l’histoire et à la géographie, une certaine gauche se révèle désormais capable de ne plus s’alimenter que de mythes théosophiques et cinématographiques, sans plus prendre de distances même avec les mythes cinématographiques les plus troubles.  Publié dans « L’Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003, p. 54-57. Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

10:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, romain, actualite, presse, medias, chine, tibet, silence, belgique, imperialisme, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |