02/10/2008

01/10/2008: Gibier de potence...

Sent: Wednesday, October 01, 2008 11:31 AM
 
les textes de shamir

Mercredi 1 Octobre 2008 6h59mn 32s
le texte de la conf du 25 sept, et l'avant propos du livre, à la suite..
Gibier de potence

(L’effondrement de la grande pyramide) par Israël Shamir (traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier) 25 septembre 2008
Au lieu d’annoncer un désastre, l’effondrement financier offre une occasion unique de soigner tous les maux de l’Amérique. Une occasion à ne pas rater !
Sept ans après les attentats du 11 septembre, nous assistons derechef à un effondrement, plus grandiose et encore plus jouissif - celui de la pyramide financière américaine. Il avait fallu deux décennies pour la construire ; son effondrement n’a nécessité que quelques semaines. Coupons court aux pleurnicheries hypocrites : c’est là un show magnifique. Pas de regrets, pas de ‘mais’… Les bourses des valeurs américaines avaient flambé tandis que les Etats-Unis bombardaient Bagdad et Belgrade, elles avaient prospéré tandis qu’ils dévalisaient Moscou et qu’ils pressaient Pékin comme un citron pour en extraire les dernières gouttes de sueur. Tant qu’ils se payaient du bon temps, ils n’en avaient que davantage de fric pour envahir l’Irak, menacer l’Iran et étrangler la Palestine. En résumé : quand c’était ‘bon pour eux’, c’était mauvais pour nous. Rendons-leur, pour une fois, la monnaie de leur pièce, et
faisons-leur avaler leur propre potion amère…
Quand je dis « rendons-leur », je veux dire « à eux précisément », ici, et non pas les Américains, et quant au « nous », ce ne sont pas tous les autres habitants de notre chère planète. Non : « eux », c’est une minuscule pellicule de la population américaine, c’est la bande d’opulents enrichis du jour au lendemain de la côte Est, à Manhattan et autres hauts-lieux de la finance. Ces vingt dernières années, nous avons assisté à un grand transfert d’argent vers le haut, vers un quarteron extraordinairement exclusif et restreint d’animaux voraces. Alors que la majorité des Américains perdaient la possibilité d’envoyer leurs enfants dans les universités, ces gros matous se payaient de luxueuses villas en Floride et des immeubles de rapport à Tel Aviv. Pire : ils ont dépensé des milliards pour acheter les médias, afin de subvertir la démocratie américaine et d’envoyer des soldats américains faire la guerre aux
antipodes. Une grande partie de l’argent ainsi volé a été soustraite à l’économie américaine et siphonnée vers Israël, où les prix de l’immobilier ont crevé le plafond, et où ils n’ont d’ailleurs pas fini de monter.
Bien fait pour leurs tronches : ils étaient extrêmement fiers de savoir les chartes financières des Etats-Unis et du monde entier écrites dans un petit bureau réservé à Henry Paulson (du Trésor), à Ben Bernanke et à Alan Greenspan (de la Réserve fédérale), à Maurice Greenberg de l’A.I.G... Ils s’étaient construit leur monde à part, entourés des Lehman Brothers, de Merrill Lynch, de Goldman Sachs, Marc Rich, Michael Milen, Andrew Fastow, George Soros et consorts. Leur nouveau monde de Lexus et Nexus était glorifié par Tom Friedman, du New York Times. N’ont-ils pas décerné le Prix Nobel d’économie à Myron Scholes et à Robert C. Merton, les fiers PDG d’un fonds de placement à la réputation désormais infamante, le Long Term Capital Management Hedge Fund, qui a été racheté par la Réserve Fédérale de New York pour non moins de 3,6 milliards de dollars ? Le président Bush les a récompensés de leur irresponsabilité
en les exonérant d’impôts. Alors, aujourd’hui : qu’ils crachent au bassinet ! Qu’ils paient pour tout le bon temps qu’ils se sont payés!
Ils ont raflé vos dollars sonnants et trébuchants, et ils en ont fait de la monnaie de singe, en les transformant en assignats non convertibles, ne dégageant aucun intérêt, de la Banque Fédérale , gagés uniquement sur la confiance des « gogos », pour reprendre les termes d’un internaute avisé. La ruine des ouvriers américains (et même de la classe moyenne américaine) est inéluctable. La grande peur autour du grand accélérateur de particules hadrons de Genève, supposé capable de créer un trou noir avalant la planète Terre toute entière était [sans doute inconsciemment] fondée sur une sensation d’être aspirés par le fond, celle-la même que génère le spectacle des ultra-riches américains en train de disparaître, avalés par leur trou noir financier.
Ce n’est certes pas la première entourloupe à base de confiance trahie de l’Histoire : ainsi, Jay Gould et Joseph Seligman avaient provoqué le crack boursier du « Vendredi Noir », à la fin du XIXème siècle. Jacob Schiff, lui, provoqua la célèbre panique financière du « Jeudi Noir », qui entraîna une dépression économique d’ampleur nationale [1]. Seligman avait déjà été le deus ex-machina du scandale de Panama, une escroquerie boursière devenue proverbiale, en France. L’escroquerie avait été montée par deux juifs d’origine allemande, Jacques Reinach et Cornelius Herz, qui avaient acheté les députés français. Tandis que Reinach s’occupait des députés de droite, l’équivalent français des « Républicains » américains, Herz se chargeait d’acheter les « Démocrates ». L’encyclopédie en ligne sur Internet Wikipédia cite la philosophe Hanna Arendt, qui a écrit à ce sujet que les hommes assurant
l’interface entre le secteur privé et l’Etat étaient quasi-exclusivement des juifs. C’est cette étreinte torride entre l’Etat et le monde du business qui fut la recette assurée du désastre.
Manifestement, les choses ont changé, depuis lors. Aujourd’hui, les Mammonites sont membres de diverses confessions religieuses, y compris des adeptes de la Christian Science comme Hank Paulson, dont le revenu annuel net est estimé à 700 millions de dollars et dont la carrière chez Goldman Sach (dont il a été le président de 1998 à 2006) a fait de lui le candidat qui allait de soi pour le poste de Secrétaire au Trésor américain. Seule, leur dévotion au dieu de la Rapacité n’a pas changé. Dans un monde capitaliste idéal, dans le monde de l’ « économie de marché » qu’ils n’ont cessé de célébrer, ils devraient normalement payer les pots cassés. Dans le roman extrêmement divertissant de Glen David Gold, « Carter bat le Diable » [Carter Beats the Devil], leur ancêtre spirituel se voit condamné au goudron et aux plumes par le peuple vigoureux du Connecticut, autour de l’an de grâce 1670, pour avoir acheté toute une
cargaison de produits importés dans l’intention malhonnête de devenir riche du jour au lendemain en s’emparant des marchés et en saignant à blanc ses concitoyens. Aujourd’hui, un tel malfaiteur recevrait la médaille du Fonds néolibéral Milton Friedman, il serait cité au tableau d’honneur du Jinsa, cette boîte à idées à l’intitulé évocateur d’ « Institut juif pour les Questions de Sécurité nationale » (Jewish Institute for National Security Affairs) et la prestigieuse Harvard Business School le citerait en exemple…
Aujourd’hui, ils ont l’intention d’utiliser leur contrôle sur le gouvernement américain pour faire payer les pots cassés au peuple américain. Que l’on qualifie cette manœuvre de « nationalisation », de « privatisation » ou de « rachat », le résultat des courses sera qu’un nombre énorme d’Américains vont se retrouver sur la paille, et que tous les Américains crouleront sous le poids des impôts. Quant aux organisateurs de la pyramide financière, ils joueront des flûtes : ils se retireront dans leurs manoirs douillets pour gérer en toute quiétude leurs investissements hyper-protégés, en béton, comme ils l’ont toujours fait.
On s’est foutu de la gueule des Américains ; on les a dévalisés tout aussi facilement que des Albanais peu au fait des questions financières, voici de cela quelques années. C’est même pire : les Albanais avaient décroché leurs tromblons à gros sel et ils avaient pourchassé les voleurs ; les Américains, eux, s’aplatissent, et ils tendent l’autre joue.
Les Américains ont le droit de savoir qui les a dévalisés, eux et leurs enfants : ce sont ces hommes qui se sont enrichis d’une manière tellement ostentatoire durant ces vingt dernières années. Il faut que ces gens-là paient leur forfaiture. Et si le gouvernement, le président, le Congrès et le Sénat, les Démocrates et les Républicains traînent les pieds pour faire passer la justice, les citoyens américains ordinaires ont tout-à-fait la possibilité de faire ce que leurs ancêtres yankees du Connecticut avaient fait : ils peuvent les tartiner généreusement de goudron et les rouler dans le duvet de quelques polochons. Si ça ne suffit pas : accrochez ces salauds aux lampadaires !
Est-ce que ce n’est pas là, en l’occurrence, l’occasion ou jamais de se souvenir pour quelle raison précise les Pères Fondateurs de l’Amérique ont gravé dans le marbre du Deuxième Amendement de leur constitution le droit des gens à posséder et à porter des armes. Grâce à Dieu, il n’a pas encore été supprimé. Ces armes, ce n’est pas aux voleurs de s’en servir mais au peuple, quand les autres moyens ne marchent pas. Aux armes ! comme disaient les Français en se ruant sur les escrocs. L’Amérique a une grande tradition d’application directe et immédiate de la justice, leur mot d’ordre du grand Ouest : « pendez-les haut et court ! » C’est le moment ou jamais.
Faisons rentrer les soldats américains d’une guerre totalement inutile, et supprimons les bases militaires américaines dans le monde entier : le véritable ennemi des Américains est chez eux, aux Etats-Unis. Pour reprendre les paroles de Lénine, qui résonnent toujours, et restent d’actualité, transformons la guerre impérialiste en une guerre civile, contre ces bâtards cupides ! Au lieu de pressurer les contribuables, faisons des Etats-Unis une zone ‘milliardaire-free’. Les milliardaires, ces rats de la pire rapacité, se sont fait des c.uilles en or avec leur Grande Pyramide : mettons-les sur la paille ! Vidons leurs comptes bancaires numérotés ! La disparition de trillions de dollars de leurs comptes bancaires numérisés fera remonter la valeur du billet vert ; et vous, vous toucherez vos salaires en argent réel, et non plus en monnaie de singe.
Et, cerise sur le gâteau, étant donné que plus de la moitié de tous les milliardaires du globe sont des membres revendiqués du lobby israélien, cela résoudra par la même occasion les problèmes du Moyen-Orient. Pour plus de sûreté, confisquez tous les avoirs des bâtisseurs de Pyramide financière : ceux de Paulson et de Bernanke, ceux des PDG de Merrill Lynch et de Goldman Sachs, sans oublier ceux du président George Deubeuliou Bush, qui a fermé les yeux sur tout ça. La paix reviendra, ou plus exactement adviendra, en Palestine, en Afghanistan et en Irak ; les Américains pourront, à nouveau, être fiers de leur pays. Une telle auto-restitution massive réinstaurera la démocratie aux Etats-Unis : les prochains candidats à la présidence n’iront plus, chapeau à la main, déclarer leur féauté devant le congrès de l’Aipac. La défaite de la rapacité permettra au peuple de se tourner vers Dieu ; le ballast balancé par-dessus bord
permettra d’apporter à tous les citoyens la sécurité sociale, les soins médicaux et l’éducation gratuite. Ainsi, bien loin d’être une catastrophe, l’effondrement financier offre une opportunité unique de guérir tous les maux de l’Amérique ! Une occasion à ne manquer sous aucun prétexte !
Quant à vous, citoyens du monde entier en-dehors de l’Amérique, permettez-moi de vous donner un conseil : ne jetez pas par les fenêtres un argent honnêtement gagné pour, soi-disant, sauver la monnaie de singe. Rejetez les ronronnements séducteurs venant de Washington. Considérez que vos dépôts aux Etats-Unis sont d’ores et déjà foutus. Si vous en obtenez quand-même un petit quelque-chose : tant mieux ! Mais ne gaspillez ni votre argent, ni vos efforts, dans l’espoir vain de récupérer ce qui est, de toute manière, déjà parti en fumée. Il y a un avoir d’une valeur inestimable, que vous pouvez obtenir en échange de vos placements bidonnés : votre liberté, et votre indépendance. Le dollar effondré, cela veut dire que votre économie sera sauvée. L’effondrement de la Pyramide financière américaine vous rendra libres !
[1] Benjamin Ginsberg, The Fatal Embrace: Jews and the State, University of Chicago Pres, Chicago 1993, p 73.
°°°°°°°°
La Bataille du Discours, Avant-propos
par Israël Adam Shamir, p. 11-17, BookSurge 2008
http://www.amazon.fr/Bataille-discours-Israel-Adam-shamir/dp/1439211434
Traduction par Marcel Charbonnier


[Inscription sur le tank: “Today Baghdad , Tomorrow Paris”]

Sur ce tank, photographié sur la terre irakienne, on peut lire le slogan : « Aujourd’hui à Bagdad, demain à Paris ! ».. Durant la guerre en Irak, aux jours de l’opposition de Jacques Chirac à l’agression des Etats-Unis, cette animosité était très répandue parmi les Yankees : en la France , ils voyaient leur pire ennemi. Mais le pire qu’ils aient pu commettre, c’était de rebaptiser les « French Fries » (les frites) en « Freedom Sticks » (bâtonnets de la Liberté ), ce qui a beaucoup fait s’esclaffer les gens intelligents. Toutefois, quelques années plus tard, ce slogan est devenu la réalité : après la prise de Bagdad, Paris aussi est tombé aux mains des forces américaines. Pour installer un fantoche américain à Bagdad, les Américains avaient dû se battre durant plusieurs semaines. Mais le fantoche américain du Palais de l’Elysée y a été installé sans qu’on ait eu à tirer la moindre balle.
En dépit de son look de Panthère Rose, Sarkozy restera comme un des personnages les plus sinistres de l’histoire de France. La France avait été le seul pays, au monde, qui eût réussi à se débarrasser de l’occupation yankee ; c’est désormais du passé. Le Président Sarkozy a décidé de détricoter le grand œuvre de Charles de Gaulle, lequel avait réussi à chasser l’armée américaine d’occupation et à placer l’armée française sous le contrôle de la nation. Sarkozy a remis l’armée française sous la coupe de l’Otan. Il a envoyé des soldats français en Afghanistan, versant leur sang sur l’autel de la soumission à l’atlantisme. Dans un de ces discours pompeux dont il a le secret, il a juré « de ne pas livrer l’Afghanistan » [aux Afghans, j’imagine…] « Une guerre est en cours, dans ce pays – une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme, une guerre que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre,
et que nous ne perdrons pas ! » Il n’a fait que répéter les propos tenus par Jacques Doriot, lorsque celui-ci décida d’envoyer des ‘volontaires’ français se battre aux côtés du Troisième Reich, contre l’Union soviétique.
Alors : « Bienvenue en France occupée » ? Oh non : quelle absurdité ! La vie n’est pas si horrible : les cafés sont ouverts, les théâtres sont pleins, les Français sont libres de s’exprimer, allez-vous objecter. Mais, sous l’occupation allemande, les cafés étaient tout aussi pleins, et les Halles étaient tout aussi achalandées. Récemment, il y a eu une exposition de photos prises par André Zucca, intitulée « Les Parisiens sous l’Occupation », et cette expo nous a rappelé que le train-train quotidien se déroulait comme d’habitude, même alors. Maimonide a écrit, très sagement, que la vie continuera comme d’habitude, même une fois le Messie venu : le soleil se lèvera, puis il se couchera, les filles tomberont amoureuses, et les gars se battront.
Sans même y prendre garde, la France –et avec elle l’Europe– est passée de l’ère de la démocratie à la tyrannie du libéralisme totalitaire, fondé sur trois pouvoirs a-démocratiques et non élus –celui des banques, celui des médias et celui des juges– et soutenu par les armées et par les banques des USA. Cette tyrannie sans nom n’a pas non plus de visage : nous n’élisons pas ceux qui tiennent notre sort en leurs mains ; nous ne les connaissons même pas, ni ce qu’ils veulent faire de nous, mais nous en ressentons le pouvoir écrasant.

Les essais ici réunis ont été écrits principalement en Israël/Palestine, et ce lieu de leur écriture m’a rendu particulièrement sensible à un trait étrange, et quelque peu inattendu, de la nouvelle tyrannie : généralement dépourvue de tout sentiment humaniste, elle est extrêmement partiale, dès lors qu’il s’agit des juifs (en leur faveur, bien entendu). Pour un centième de ce que font les juifs, quotidiennement, les Palestiniens peuvent être affamés jusqu’à ce que mort s’ensuive, les Libanais bombardés, les Iraniens vitrifiés et les Russes ostracisés. Ce sont les hauts postes tenus par des juifs, dans les trois branches non-élues du pouvoir, qui fournissent une explication d’une telle partialité.
Les hommes politiques français le sentent bien: à chaque fois qu’un juif est blessé, tous les dirigeants politiques français se précipitent à son chevet, et des milliers d’hommes et de femmes bien intentionnés défilent, en solidarité. Si le mur d’une synagogue est sali de graffitis, le président de la République accourt, afin de faire part de sa colère et de sa tristesse. Mieux vaut nier la Création du monde et la Crucifixion du Christ que douter de la suprême importance de l’Holocauste, cette nouvelle religion élitiste et antidémocratique, fondement de l’interventionnisme et de la supériorité des riches-et-puissants. Bien que ce culte démente la soi-disant séparation de l’Eglise et de l’Etat, nul émule de Voltaire n’écrase l’infâme et, quand bien même y en aurait-il un qui le veuille, la République a de nouvelles prisons, qui valent bien celle de la Bastille.
Essayez seulement, pour voir, de formuler la moindre critique au sujet de l’apartheid à direction juive en Palestine, de ses racines historiques et idéologiques. On ne vous expédiera pas dans un camp, c’est vrai, mais on vous submergera sous les pénalités jusqu’à vous faire disparaître. Mon ouvrage consacré à cette question, The Galilee Flowers, a été publié en plusieurs langues et dans beaucoup de pays, tant en Europe qu’ailleurs. Il a été publié, également, en France, sous le titre L’Autre Visage d’Israël. Mais il n’y a qu’en France que la première édition de ce livre a été brûlée, sur les injonctions du CRIF, et que l’éditeur de la deuxième édition a été condamné à une amende d’un montant de quinze mille euros.

Ainsi, moi, qui suis Israélien, j’ai été poursuivi par le CRIF pour manque de respect envers les juifs, et un tribunal français a reçu la plainte transmise par la LICRA. Y a-t-il une autre communauté, existe-t-il une autre religion ou un autre groupe de personnes qui jouissent d’une telle protection ? Ne vous y trompez pas : ces jugements ne sont nullement fondés sur le droit, mais uniquement sur son interprétation biaisée. Quand un raciste antimusulman est poursuivi pour offense à l’Islam, les tribunaux rejettent, indignés, de telles plaintes, au nom de la liberté d’expression. En fait, les tribunaux ne jouissent jamais d’une totale liberté de décision : ils sont susceptibles d’accepter une plainte afin de protéger la dignité de quelqu’un, ou bien ils peuvent la rejeter, afin de protéger les libertés. Les juges sont des êtres humains : ils savent surtout ce qui est bon pour eux-mêmes. S’ils interdisaient les attaques
contre l’Islam, tout en autorisant la critique de la judéité, ils pourraient probablement dire adieu à leur promotion, pour commencer… Aujourd’hui, les juifs sont dans la position de l’aristocratie sous l’ancien régime : ils sont au-dessus de toute critique et il est tout simplement inenvisageable de les mettre en cause.

Nombreux sont ceux qui ont remarqué les origines juives de Sarkozy. Mais cela ne veut pas dire grand-chose. Si vous voulez observer ce que sont le véritable sycophantisme et l’authentique soumission aux juifs, alors écoutez plutôt Fadela Amara, la secrétaire d’Etat française (d’origine algérienne) chargée de la Politique de la Ville *. Pour elle, seuls importent la souffrance juive, les droits juifs, la mémoire juive. Et rien d’autre ; ni les peines des Français, ni celles de son propre peuple. Elle donne de la voix pour défendre le sang de responsables juifs potentiellement déloyaux. Elle « regrette » le malheur des Algériens ou des Africains colonisés, mais « cela ne saurait être comparé » au sort des juifs. Elle hait le Hamas, le gouvernement palestinien démocratiquement élu, elle abhorre le président de l’Iran ; elle soutient les caricatures et les films antimusulmans, et se elle sent comme chez elle en Israël.
Elle vous gouverne, dans l’ombre courte Sarkozy. Un autre ministre, celui des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, fut le gauleiter de l’Otan au Kosovo occupé ; sous son administration bienveillante, des milliers de Kosovars de la « mauvaise » ethnie ou de la « mauvaise » croyance religieuse ont été chassés de chez eux, ou tués. Aujourd’hui, il vous gouverne. Sioniste et activiste droit-de-l’hommiste, il a soutenu toutes les interventions militaires fondées sur les « droits de l’homme » : bombardements de la Serbie , invasion de la Somalie , invasion de l’Irak… (Remplissez les pointillés…) Il a gouverné le Kosovo conquis par l’Otan, et il a autorisé ses chouchous, les gangs albanais, à brûler des églises et à expulser les Serbes. Aujourd’hui – normal – il soutient les plans d’attaque de l’Iran fomentés par Bush, et les projets israéliens d’étranglement de Gaza.

Ni Sarkozy, ni Kouchner ne seraient parvenus au pouvoir, si ces puissances non-élues que sont les médias, les banques et la justice, n’avaient pas comploté contre votre liberté, placé BHL et Finklelkraut à l’intérieur de chaque téléviseur et de chaque poste de radio, arrêté et jeté en prison des gens pensant différemment, et financé exclusivement certains projets bien particuliers, à l’exclusion de tous les autres. Il faut réinstaurer la démocratie ; les pouvoirs non-élus doivent être placés sous le contrôle des électeurs.
Ce qui se passe en France préoccupe énormément le monde entier. La France était un phare de civilisation, un bastion de culture et le pays par excellence où il faisait bon vivre. Nous, les milliards d’étrangers, nous aimerions que vous restiez à la hauteur de vos glorieuses traditions françaises. Nous en vous conjurons : ne devenez pas, à votre tour, des clones produits en masse !

Israel Adam Shamir
Jaffa


*La gauchiste (de service) de Sarkozy (extraits)
par Adara Primor, le 26 août 2008, in Haaretz (Israël)
https://www.haaretz.co.il/hasen/pages/ShArtStEngPE.jhtml?itemNo=971505

Fadela Amara (43 ans), secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville , est féministe et célibataire, militante dans l’âme et elle a l’anti-islamisme dans le sang. Bien que liée à la gauche idéologique, elle est ministre dans un gouvernement de droite…


Comme chez elle, en Israël

Amara dit qu’en Israël, elle s’est sentie, de fait, comme chez elle.


L’Holocauste : incomparable

L’Algérie : « Il est exact que mon père, né sous le colonialisme, était privé de ses droits. Il n’avait pas pu aller à l’école, et je ne peux que regretter ces « intervalles malheureux » qui parsèment l’histoire de la France. Mais il n’y a rien de commun, en cela, avec la Solution finale. Le terrible Holocauste fut l’acte le plus barbare auquel le monde ait eu jamais à faire face. Cela n’est comparable à absolument rien d’autre. Même pas au génocide, au Rwanda. »


Mais, au Rwanda, il s’agissait d’un génocide organisé, cependant ?

« Certes, mais il n’avait pas été planifié, ni mis à exécution, de la même manière, mécaniste et perverse. A mon avis, le piège auquel certains intellectuels tentent de recourir en mettant tout sur le même plan, au nom d’une sorte de compétition entre les différentes mémoires, représente le summum de l’antisémitisme. C’est là un acte d’antisémitisme de luxe… L’antisémitisme est en train de revenir, sous une nouvelle formule, dans les banlieues, où les Islamistes ont pourri le cerveau de nos gamins. Si nous avions rempli nos rôle comme il aurait fallu, et si nous avions radicalement réduit l’antisémitisme en France, y compris dans l’administration, nous n’assisterions pas, aujourd’hui, dans les banlieues, à sa forme islamiste, ni à son discours, qui a des tonalités fascistes. Tout cela, c’est le résultat de notre lâcheté, et aussi du fait que nous n’avons pas voulu l’admettre, que nous voulions ne
pas savoir.


Soutenez-vous la proposition controversée du Président Sarkozy, d’assigner à chaque élève des écoles élémentaires la tâche de se souvenir d’un enfant juif particulier ayant péri dans l’Holocauste ?

« Oui. Je suis si terriblement angoissée à l’idée que cela puisse se produire à nouveau, que je ferais n’importe quoi à ce sujet. L’idée de l’adoption de la mémoire d’un enfant disparu dans l’Holocauste – peut-être pas par un élève en particulier, mais par une classe entière – est une idée qui est, à la fois, bonne, efficace et nécessaire. En particulier, aujourd’hui.

« Les gens évoquent un si grand nombre de mémoires – colonisation, esclavage, etc… Mais c’est sur l’Holocauste qu’il faut mettre l’accent, parce que nous n’en avons pas suffisamment internalisé la mémoire.

« Etant quelqu’un qui respecte la démocratie, et opposée aux forces islamistes, j’ai été très très triste, quand le Hamas a remporté les élections...

« Quoi qu’il en soit, on ne peut permettre à quiconque de remettre en cause le droit à l’existence d’Israël, comme le fait ce psychopathe de président iranien !...


Ce « président psychopathe », comme vous dites, vous effraie-t-il ?

« Quiconque affirme ne pas avoir peur de quelqu’un comme lui est aussi fou que lui ! »


Quelle est votre position en ce qui concerne la publication de la caricature du Prophète Mahomet ?

« En tant que partisane fanatique de la liberté d’expression, je la défends. Je comprends que d’aucuns puissent avoir été offensés par cette publication, mais je ne comprends toujours pas pourquoi elle a pu provoquer un tel tollé ? »


Et vous soutenez aussi la distribution du film produit par le Hollandais d’extrême-droite Geert Wilders, qui affirme que le Coran est d’essence fasciste, et qui le compare au Mein Kampf d’Adolf Hitler ?

« Oui ! », répond Amara avec ferveur. « Je suis contre la comparaison établie avec Mein Kampf, mais j’exige qu’on me permette de combattre pour que les gens puissent s’exprimer conformément à leurs idées et à leurs croyances. »


Même s’ils ont l’intention de provoquer ?

« Oui. S’il existe des gens qui pensent que l’Islam est une religion de terroristes, je dois être en mesure de les entendre dire cela, et de leur répliquer sur ce point : c’est l’essence même de la démocratie ».
 

23/01/2007

20/01/2007: Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : samedi 20 janvier 2007 18:04

Objet : Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

 


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----- Original Message ----- 

From: sc

Sent: Saturday, January 20, 2007 7:38 AM



Tsahal ou le mythe de « l’armée la plus morale du monde »

Silvia Cattori

19 janvier 2007

 

En Israël les gens sont généralement très fiers de leur armée. Les autorités israéliennes se sont toujours attachées à la présenter comme quelque chose de pur, de noble, d’unique. Et d’aller répéter que c’est « l’armée la plus morale du monde ».

 

Tsahal (Force de défense israélienne) n’est pas une armée de défense, comme son nom l’indique, mais une armée offensive, xénophobe, responsable de la plus vaste épuration ethnique et de la plus longue occupation militaire du monde moderne.

 

Créée en mai 1948, avec la participation des organisations terroristes Haganah, Lehi, Irgoun, Tsahal est une armée offensive au service de l’idéologie raciste du Grand Israël. Ses premiers faits d’armes et de sauvagerie ont été de planifier et d’exécuter les massacres ainsi que la destruction des villes et villages qui devaient pousser les Palestiniens à l’exode et aboutir à leur déportation pour édifier, en lieu et place, un État réservé « exclusivement aux juifs ». Cette purification ethnique, qui a vidé la Palestine des trois quarts de sa population autochtone et l’a rayée de la carte, est cyniquement qualifiée de guerre d’indépendance par les Israéliens. Une guerre coloniale, et une épuration ethnique, qui n’ont jamais cessé.

 

C’est cette terreur organisée -institutionnalisée par des centaines de lois racistes et de mesures d’apartheid dites de « séparation »- qui réglemente tout le quotidien des Palestiniens de façon à les maintenir sous la domination et sous le contrôle total de l’armée israélienne, qui a permis à Israël d’imposer sa « suprématie juive »

 

L’armée israélienne a le droit de tout faire. Se servir d’un arsenal militaire, conçu pour affronter des armées modernes aguerries, contre des civils complètement démunis, femmes et enfants y compris. « Israël a le droit de se défendre » est le leitmotiv des autorités israéliennes quand les protestations de l’opinion le mettent en question. Le problème est que ce « droit de se défendre » qu’Israël revendique, est à sens unique, exclusif, comme tout ce qui a trait à son projet d’expansion coloniale. Dans les années 80, les soldats de Tsahal visaient les jambes des enfants, en 90 les bras, dès 2000 la poitrine et la tête. « Israël a le droit de se défendre » rétorquent lâchement les « grands » de ce monde quand la vue de ces massacres odieux révulse les citoyens. Autrement dit, l’armée israélienne a le droit de massacrer des peuples en toute impunité. Or, même les enfants peuvent comprendre que, quand Israël envoie des bataillons de soldats et de chars tirer avec des canons de guerre sur des populations mises en situation d’infériorité et dans l’incapacité de riposter, ce n’est pas pour « se défendre », bien évidemment, mais pour avilir, humilier, exterminer, et signifier à ces Arabes qui s’obstinent à rester, malgré la dureté, sur le peu de terre qu’il leur reste, que c’est Israël le maître.

 

En 2006, les soldats israéliens ont ôté la vie à 742 Palestiniens, (dont 145 enfants), en ont blessé 3.735 et enlevés 5.671 autres, dont 360 enfants. 210 Palestiniens ont été tués dans des assassinats ciblés. Durant la même période, les Palestiniens ont ôté la vie à 23 Israéliens et enlevé un soldat, en tout et pour tout.(1)

 

La politique de « défense » de l’État d’Israël est ni plus ni moins du « terrorisme d’État ». Avec ses escadrons de la mort (Forces spéciales) qui débarquent par surprise dans la vie précaire des villageois palestiniens et ne laissent que cadavres et douleurs derrière eux, avec ses agents secrets qui fomentent des attentats terroristes -qu’ils attribuent ensuite aux Arabes-, avec plus de 600.000 soldats et réservistes qui, une fois dans les zones occupées, ne connaissent que le langage du meurtre et de l’humiliation,(Israéliens ou double nationaux d’origine russe, polonaise, moldave, américaine, française, etc) Tsahal n’est donc pas cette entité auréolée de vertus que présentent les journalistes asservis à Israël. Mais une armée exclusive, barbare.

 

Pour ces populations arabes occupées par des forces étrangères, c’est une chose humiliante que de voir ces troufions venus du dehors tourner leurs armes et leur haine contre eux, et de s’entendre dire que la Palestine leur appartient, que « cette terre, c’est Dieu qui la leur a donnée ». Il y a un racisme latent en Israël qui s’exprime du reste ouvertement ; un refus majoritaire de considérer les voisins arabes comme des êtres dignes d’être traités humainement, en égaux.

 

L’idée de se sacrifier pour l’État d’Israël est très ancrée dans l’esprit de ces Israéliens qui ont « grandi dans le berceau du sionisme». Il n’y a pas une famille israélienne qui ne tire bénéfice, directement ou indirectement, de l’occupation militaire. Dès l’âge de 18 ans, les filles et les garçons ont l’obligation d’accomplir 3 ans de service militaire (2 ans pour les femmes), puis un mois par année jusqu’à 50 ans.

 

« Notre armée est pure. Elle ne tue pas des enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et à cause de notre morale il y a peu de victimes » disent les généraux israéliens dans le film Tsahal de Claude Lanzmann. Ainsi, comme on le constate ici, ceux qui en Israël ont les mains couvertes de sang, sont toujours montrés comme des agneaux, et l’opinion internationale est maintenue dans l’ignorance par ces cinéastes, journalistes et écrivains qui, en travestissant la réalité, se rendent complices de leurs crimes de guerre.

 

De quelles « valeurs morales » peut-on se prévaloir quand on envoie des soldats déguisés en Arabes exécuter, sans autre forme de procès, des Palestiniens qui ne sont ni armés ni dans une position de combat, et des avions de guerre bombarder des maisons remplies de femmes et d’enfants ? Ce qui se passe sur le terrain contredit malheureusement ces généraux à qui Claude Lanzmann a donné la parole.

 

Israël viole toutes les lois internationales. Il a légalisé la torture, la prise en otage des familles dont un membre est recherché, les châtiments collectifs, les arrestations et les exécutions extrajudiciaires, les réquisitions de terres, le contrôle de 80 % des ressources arabes en eaux, le bouclage des villes et des villages qui interdisent les déplacements et emprisonnent des millions de Palestiniens. Cette liste n’est pas exhaustive.

 

Le quotidien des Palestiniens a toujours été bouleversé par les assassinats, les dévastations, les enlèvements perpétrés par ces bataillons de soldats qui font irruption à toute heure du jour et de la nuit, envahissent leurs foyers de façon violente, massive, cassent tout, effrayent, humilient les parents en présence de leurs enfants, enlèvent les hommes ; assassinats, dévastations et enlèvements qui n’ont cessé de se multiplier et de redoubler en cruauté depuis 2000. Ce fut durant cette période, fort traumatisante pour les Palestiniens, que l’on a entendu parler de ces Israéliens, appelés « refuzniks », qui refusaient de servir en Palestine. Ce qui fit naître l’espoir que la paix puisse trouver une chance dans ce refus.

 

En juillet 2006, l’armée israélienne envahissait à nouveau le Liban. C’est à ce moment là que nous avons rencontré des anciens soldats connus pour avoir signé le manifeste « Courage de refuser ». En 4 ans, seuls quelques 600 Israéliens l’ont signé. Alors que leur pays était engagé dans une nouvelle guerre inhumaine, déséquilibrée, illégale, qui entraînait la mort de centaines de Libanais, il était étonnant de constater que ces refuzniks dont le refus de servir avait fait rêver des foules de gens au-dehors, étaient favorables à cette guerre horrifiante lancée par Israël. En témoignent les réponses d’Elad, 32 ans, physicien, proche des « Anarchistes contre le mur », (2) que nous avons recueillies alors qu’il attendait de partir, une bourse européenne en poche, au Centre universitaire européen en Hongrie.

 

- Faites-vous toujours partie du mouvement « refuzniks » ?

 

- J’ai signé l’appel “Courage de refuser”, mais je n’en fais plus partie. Leurs membres sont sionistes.

 

- Peut-on être refuznik et sioniste ?

 

- Naturellement ! Que veut dire le terme sioniste pour vous ? Vous pouvez être sioniste et être contre l’occupation. Le sionisme a différentes significations. Pour les Palestiniens, cela veut dire que vous brutalisez leurs terres. Donc, pour eux, tout Israélien qui soutient l’occupation est sioniste, une mauvaise personne. Mais, en Israël, le sionisme signifie quelque chose de bien. Ce terme a une signification positive. Aider une vieille dame à traverser la rue, par exemple, est qualifié comme un geste sioniste. Dans l’opinion, plus généralement parlant, le sionisme signifie qu’Israël doit être un État juif. Bien des gens appartenant au mouvement « Courage de refuser» se définissent comme sionistes. Je ne suis pas sioniste. Je ne pense pas que le concept d’État juif soit un concept juste: je pense qu’il implique le racisme à un niveau très profond.

 

- Que ressentez-vous, en ce moment où votre pays est à nouveau engagé dans une guerre au Liban et où vos frères rasent villes et villages ?

 

- Je pense que le Liban doit décider si c’est un État ou pas. Il y a deux armées au Liban. Une armée qui est démocratique, qui est la plus petite et la moins efficace des deux, et qui n’exerce pas sa souveraineté. Et l’armée du Hezbollah qui est, selon tous les critères, une bonne armée, mais qui ne répond pas au peuple libanais ; qui agit au nom de Nasrallah et répond à la Syrie et à l’Iran. C’est une armée de guerre. Le Hezbollah veut la guerre ; la guerre est un bon business pour le Hezbollah. Je ne pense pas que c’était au peuple libanais de payer le prix. D’un autre côté, j’ai lu qu’Israël a tué des centaines de personnes en peu de jours. C’est horrible et, moralement, il n’y a pas d’excuse à cela. Et stratégiquement cela ne sert aucun objectif. Ils ont juste détruit le Liban. Je pense que c’est ce que le Hezbollah voulait et que c’est une bonne chose pour lui.

 

Ici, nous avons été déconcerté de l’entendre faire sienne la propagande militaire la plus sommaire. Cet homme, que nous avions en face de nous et que nous avions souhaité rencontrer en pensant que sa façon de voir trancherait avec celle de l’État Major israélien, et de ses compatriotes en général, ne se démarquait pas de leurs opinions.

 

- A Bil’in, vous soutenez les Palestiniens que l’armée israélienne combat, et au Liban, vous soutenez l’armée israélienne ? N’est-ce pas contradictoire ?

 

- Oui, c’est comme cela. En fait, si je considère les choses en profondeur, quand je m’oppose à ce que fait l’armée, je le fais dans l’espoir d’avoir une vie meilleure ; je ne le fais pas pour les Palestiniens, mais pour moi-même.

 

- Avez-vous tué des Libanais quand vous étiez au Liban dans les années 90 ?

 

- J’avais 18 ans quand j’ai commencé l’armée. Après une année d’entraînement en Israël, entre 1995 et 1996 je suis allé au Sud Liban et j’en suis revenu à l’âge de 21 ans. J’ai reçu plus de coups que je n’en ai donnés. Des amis ont été tués. C’était comme à la guerre.

 

- Vous vous êtes battu à Cana en 1996. N’avez-vous pas envie d’en parler ?

 

- Oui je me trouvais à Cana lors de l’opération appelée «  Raisins de la colère ». Ce qu’ils ont fait alors était très violent mais moins violent que ce qu’ils font aujourd’hui. L’objectif de cette opération était le même que celui que poursuit l’armée israélienne aujourd’hui : en finir avec le Hezbollah et faire pression sur le gouvernement libanais pour faire taire les armes du Hezbollah.

 

- Votre bataillon a tiré tout en sachant qu’il y avait là des civils non armés ?

 

- Ils ont tirés sur le mortier. La bombe n’a pas été tirée dans le but de tuer des gens. Après une semaine de combat, le Hezbollah a installé ses mortiers près du camp de réfugiés pour tirer contre les positions israéliennes, pensant que l’armée israélienne ne tirerait pas là. Les forces israéliennes ont été touchées par le Hezbollah et elles ont demandé de pouvoir tirer contre cette position. C’est alors qu’une des bombes est tombée sur le camp des réfugiés sous protection des Nations-Unies.

 

- Comment pouvez-vous dire « ils ont tiré sur le mortier » alors qu’il y a eu au moins 130 réfugiés palestiniens tués et des centaines de blessés. Un bain de sang énorme ! C’étaient pourtant des femmes et des enfants et pas des combattants du Hezbollah ?

 

- La cible était le mortier.

 

- Comment peut-on tirer pour faire taire un mortier quand on sait que l’on peut tuer des femmes et des enfants ?

 

-L’objectif était le mortier.

 

Aucune émotion, aucune inflexion dans la voix. Aucune confidence, pensions-nous. Des réponses brèves, désincarnées, apprises par cœur. S’agit-il, pensions-nous, pour tous ces soldats qui ont été envoyés sur le front massacrer des civils, de ne jamais avouer un meurtre, ne jamais assumer le fait que toute opération militaire sur le terrain est une responsabilité collective, ne jamais incriminer ses camarades ?

 

- Vous ne semblez pas condamner cette action ?

 

- Non je ne blâme pas le soldat qui a tiré sur le mortier. Il a reçu une liste de numéros, il les a mis sur l’ordinateur et il a tiré. Je blâme le gouvernement israélien qui ne devait pas entrer au Liban, ni lancer cette opération, et ne devait pas se servir des populations civiles pour obtenir des buts politiques.

 

- C’est à ce moment là que vous avez quitté l’armée ?

 

- Je n’avais plus que quatre mois avant le terme quand j’ai dit que je ne voulais plus continuer.

 

- Et, aujourd’hui, vous êtes d’accord avec votre gouvernement qui massacre des femmes et des enfants ?

 

- En ce temps là, le Hezbollah se battait contre l’occupation de nos troupes. Aujourd’hui c’est différent; ce que fait le Hezbollah n’est pas légitime.

 

- Au moment où nous parlons, l’armée israélienne occupe et bombarde ces mêmes lieux où vous avez combattu. Que ressentez-vous ?

 

- Oui, je connais très bien les lieux où ils se trouvent en ce moment. J’étais là dans le village de Marjaron où il y a eu une grande bataille hier. Et à Benjel où ils sont en train de se battre.

 

- Vous avez signé hier le manifeste « Courage de refuser », et vous semblez être totalement d’accord aujourd’hui avec l’agression du Liban par l’armée israélienne ?

 

- Je ne voudrais pas être envoyé au Liban. Cela dit, la guerre n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé des soldats. Je pense que le Hezbollah voulait la guerre. Leur but est de tuer des civils. Israël n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé…

 

- Les informations que nous avons indiquent que les soldats israéliens enlevés par les forces du Hezbollah se trouvaient à l’intérieur du Liban ?

 

- Ce n’est pas ce que je sais. Ce qui est sûr est qu’ils ont été kidnappés en Israël.

 

- Israël a envahi le Liban, rasé des villages pour trois soldats captifs. Cela n’indique-t-il pas qu’Israël avait un plan, qu’il voulait partir en guerre et qu’il a sauté sur l’occasion ?

 

- Bien évidemment qu’Israël a des plans prêts. C’est ce qu’une armée fait. De toute évidence, ce qui se passe va au-delà du kidnapping de deux soldats. La décision d’aller au Liban a été basée sur le fait que, si le Hezbollah fournissait un prétexte, Israël saisirait cette occasion comme élément déclencheur pour changer les règles du jeu au Liban. La dureté de la réaction d’Israël tient à diverses raisons. L’une d’elles est qu’Israël a compris que, s’il intervient au Liban, son action doit être très dure, très efficace. On ne peut pas laisser les choses comme cela, dans une situation où il y a deux armées au Liban. Qui est le souverain ? Le Hezbollah ou le gouvernement libanais ? Par son intervention, Israël signifie au Liban qu’il n’est pas tolérable pour lui de se soumettre à une situation où le Liban n’est pas un Etat souverain. Il y a deux armées au Liban et l’une d’elles fait ce qu’elle veut alors qu’il n’y a plus d’occupation israélienne au Liban.

 

- J’étais récemment au Liban. Israël violait l’espace aérien jour et nuit ; et les  fermes de Sebha sont considérées par les Libanais comme occupées ?

 

- Sebha c’est quelques centaines de kilomètres carrés. Le Hezbollah s’en sert comme prétexte pour continuer de se battre. La guerre est un bon business pour le Hezbollah.

 

- Mais ne croyez-vous pas que la branche armée du Hezbollah qui défend le Liban contre l’agression israélienne mène une lutte de résistance ? N’y a-t-il pas là tout un peuple qui résiste contre son envahisseur ?

 

- Quelle résistance ?

 

- Le peuple Libanais est unanime, semble-t-il, à soutenir les forces qui mènent une lutte de résistance ?

 

- Résistance contre quoi ?

 

- Les Libanais qui se font massacrer n’ont-ils pas le droit de se défendre ? Vous soutenez bien le mouvement des « Anarchistes contre le mur » qui vont manifester chaque vendredi à Bil’in contre votre armée. Le Hezbollah au Liban résiste comme les Palestiniens résistent à Bil’in. N’est-ce pas le même combat ?

 

- Soutenir Bil’in c’est ce qu’il faut faire. Ce qui se passe au Liban et dans les « territoires » n’a rien en commun.

 

Pas un mot ne désigne les choses par leurs noms : Palestine, Palestiniens. On reste dans l’abstraction. Pas de « nous », pas de reconnaissance des responsabilités.

 

Les réponses d’Elad soulèvent d’autres questions. Les refuzniks n’ont-ils pas été un facteur d’équilibre à un moment où les atrocités de Tsahal risquaient par trop de retourner l’opinion ? N’ont-ils pas été un effet de marketing, de mode ? Présentés comme une « lumière d’espoir et de courage » par ceux qui, dans le camp de paix, véhiculent des illusions, n’ont-ils pas volé la place des résistants qu’Israël traite de « terroristes », et que ses F 15 exterminent avec des missiles en violation de toutes les lois internationales ? Un militant pour la justice en Palestine nous donne ici sa réponse.

 

« Les refuzniks sont restés un mouvement très marginal en Israël. On leur a accordé une place sans commune mesure avec leur réalité. Composé de divers groupes qui, en gros, sont d'accord sur le refus d'aller faire leur service, et leurs temps de réserve, dans les "territoires palestiniens occupés". Leurs motivations sont morales et politiques. La première phrase du manifeste fondateur du mouvement « Courage de Refuser » dit: "Nous, officiers et soldats combattants de réserve de Tsahal, qui avons grandi dans le berceau du sionisme et du sacrifice pour l'état d'Israël..." Ce n’est donc pas étonnant que des refuzniks aient résolument approuvé la guerre menée contre le Liban. Car là, ils "défendent et renforcent l'état d'Israël ! » C’est leur positionnement exclusif sur « les territoires de 67 » qui explique pourquoi les refuzniks ont bénéficié d’une grande promotion de la part des mouvements de solidarité en Europe ; ces derniers s’en sont servis pour défendre leur ligne politique et celle du camp de paix en général qui se borne à dire que « le problème est l'occupation depuis 1967 », qu’il suffit de se retirer derrière la ligne verte ».

 

Faire l’impasse sur ce qui s’est passé avant 1967, revient à pérenniser l’existence d’Israël comme Etat exclusivement juif sur 80 % du sol historique de la Palestine, donc à évacuer la question du droit au retour des réfugiés. Dans une situation où tout est illégal, la tentation de l’ambiguïté et du déni de l’épuration ethnique est une échappatoire humainement compréhensible. Néanmoins, tout Israélien ne peut jamais perdre de vue qu’il foule le sang des Palestiniens, qu’Israël ne peut s’imposer, comme « Etat juif exclusif », que par la force et de la brutalité; et qu’en vivant sur cette terre volée -qui contraint Israël à mener des guerres sans fin pour la garder- l’on ne peut que prolonger les souffrances des Palestiniens. La résolution 194 de l’ONU reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs terres, même si, de facto, Israël ne l’a jamais reconnu.

 

Or, les réfugiés palestiniens qu’Israël a exclus, ghettoïsés, n’attendent qu’une chose : qu’on leur rende ce qu’on leur a pris. Pour eux, tout Israélien, vivant dans cet Etat qui s’est construit sur sa terre, est un colon qui viole les principes de justice et les droits humains. Il n’y a qu’une chose à faire : laisser les Palestiniens -et les Syriens expulsés hors du plateau du Golan- revenir là d’où ils ont été délogés, tout de suite. Et enfin, cesser d’accuser « d’antisémitisme » ceux qui demandent à Israël de reconnaître ses torts.

 

Transformer Israël en un Etat qui reconnaîtrait aux réfugiés Palestiniens leur droit à retourner chez eux, et qui accepterait de les traiter sur un pied d’égalité, dans un seul Etat, quelle que soit leur religion, ne signifierait nullement « l’anéantissement d’Israël » ni le rejet « des juifs à la mer » comme on l’entend dire parfois, mais la fin d’une forme d’Etat pratiquant la discrimination religieuse et ethnique.

 

Le camp de la paix (3) et le camp de la guerre ne sont pas si éloignés que cela. « Le problème en Israël est qu’entre Peace Now (La Paix maintenant) et Avigdor Lieberman, il n’y a pas, contrairement à ce qu’on dit, une si grande distance idéologique. C’est une question de tactique pour savoir comment assurer au mieux un Etat juif avec une forte majorité démographique, sinon exclusive » se désole l’historien israélien Ilan Pappe(4).

 

Refuser de servir dans les « territoires palestiniens occupés » - ce terme « territoires » est aussi ambigu qu’inacceptable- tout en s’attribuant le droit de rester sur cette terre volée, qui contraindra Israël à faire la guerre aux Arabes pour des siècles, n’est pas une position humainement et moralement acceptable.

 

Etre autorisé à aller s’établir à Tel Aviv, à Jerusalem ou à Haïfa -et être de facto éligible à la nationalité israélienne- parce que l’on est de confession juive, s’installer à demeure dans des maisons où les propriétaires, qui en ont été brutalement dépossédés, n’ont pas le droit de revenir et doivent rester à croupir dans des ghettos misérables en Cisjordanie, en Syrie, au Liban, à Gaza, est-ce normal ? Certes non. Mais rien n’est normal en Israël.

 

 

1)       http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=6027&ty...  - De septembre 2000 à fin 2006, 5'150 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes et les colons, dont 1151 enfants. Le  nombre d’attaques israéliennes depuis le sommet de Charm-El-Sheikh en février 2005, s'élève à 70.079.

2)          « Anarchistes contre le mur » est un mouvement israélien, dont le splendide Yonatan Pollack, 25 ans, est l’initiateur, qui compte quelques douzaines de jeunes militants. Tous les vendredis ils participent -en association avec l’International Solidarity Movement palestinien (ISM)et des internationaux de passage- à la manifestation contre la construction du mur, notamment à Bil'in. Ils sont très appréciés des villageois palestiniens qui les connaissent et mènent à leur côté des actions de résistance non violente directes et, comme eux, se font brutaliser par les soldats israéliens. Tout comme le petit groupe de militants de Tayoush.

3)          Il comprend notamment : Gush Shalom (fondé en 1993 par Uri Avnery), Femmes en Noir, Bat Shalom, (Comité contre la démolition des maisons), Physicians for Human Rights. Ce camp de paix ne compte que quelques centaines de membres actifs mais il dispose dehors d’un large soutien politique et financier, de la part d’organisations juives et associations pro-palestiniennes. En France, il a le soutien, notamment, de l’Association française Palestine Solidarité (AFPS) et de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), dont il inspire la ligne politique : deux Etats (« chacun chez soi »), la reconnaissance que le retour des refugiés est un droit, mais qui toutefois « ne peut plus être applicable ».

4)          http://electronicintifada.net/v2/article6206.shtml

21:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, fascisme, general, guerre, histoire, imperialisme, capitalisme, israel, liban, liberte, onu, occupations, palestine, politique, petrole, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, press | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/01/2007

15/01/2007: Palestine 2007 : Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie

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Palestine 2007 : Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie
Ilan Pappe

11 janvier 2007

Ici même - il n’y a pas si longtemps j’ai déclaré qu’Israël menait une politique génocidaire dans la bande de Gaza. J’ai beaucoup hésité avant d’employer ce terme si chargé et pourtant j’ai décidé de l’adopter. Evidemment la réponse que j’ai reçue, y compris de certains militants importants des droits de l’homme, montrait un certain malaise quant à l’usage de ce terme. J’ai réfléchi pendant un moment à l’idée de repenser ce mot mais je le reprends aujourd’hui avec une conviction encore plus forte : c’est le seul moyen approprié pour décrire ce que l’armée israélienne est en train de faire à Gaza.

Le 28 décembre 2006, l’organisation des Droits de l’Homme B’Tselem a publié son rapport annuel sur les atrocités israéliennes dans les territoires occupés. Les forces israéliennes ont tué l’année dernière six cent soixante citoyens. Le nombre de palestiniens tués par Israël l’année dernière a triplé par rapport à l’année précédente (environ deux cents). Selon B’Tselem, les israéliens ont tué cent quarante et un enfants l’année dernière. La plupart de ces morts sont de Gaza où les forces israéliennes ont démoli environ 300 maisons et détruit des familles entières. Ce qui signifie que depuis 2000, les forces israéliennes ont tué presque quatre mille palestiniens dont la moitié d’enfants, et fait plus de 20 000 blessés.

B’tselem est une organisation conservatrice, et il est possible que les chiffres soient plus importants. Mais la question ce n’est pas seulement l’escalade intentionnelle des tueries, mais la tendance et la stratégie. En ce début 2007, les décideurs font face à deux réalités très différentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Dans le premier cas, ils sont plus près que jamais de finir la construction de leur frontière Est. Leur débat idéologique interne est terminé et leur maître plan pour annexer la moitié de la Cisjordanie est en cours à toute vitesse. La dernière phase a été reportée en raison de la promesse faite par Israël, conformément à la Feuille de Route, de ne pas construire de nouvelles colonies. Israël a trouvé trois manières de circonvenir cette prétendue interdiction. D’abord il a déterminé qu’un tiers de la Cisjordanie (appartenait) au Grand Jérusalem ce qui lui a permis de construire à l’intérieur de ces zones des villes et des centres communautaires.

Deuxièmement il a développé d’anciennes colonies dans de telles proportions qu’il n’y avait pas besoin d’en construire de nouvelles. Cette évolution a franchi un degré de plus en 2006 (des centaines de caravanes ont été installées pour marquer la frontière de ces expansions, les plans prévus pour les nouvelles villes et les quartiers ont été arrêtés et le système de routes et de voies de contournement de l’apartheid a été terminé). Au total, les colonies, les bases militaires, les routes et les murs permettront à Israël d’avoir annexé presque la moitié de la Cisjordanie dès 2010. A l’intérieur de ces territoires il y aura un nombre considérable de Palestiniens contre lesquels les autorités israéliennes continueront d’appliquer leur politique lente et insidieuse de transfert, un sujet trop ennuyeux pour que les médias occidentaux s’en préoccupent et trop insaisissable pour que les organisations des droits de l‘homme établissent un point général sur le sujet. Rien ne presse ; tant qu’il s’agit des israéliens, ils ont la haute main ici : les mécanismes intriqués d’insultes et de déshumanisation pratiqués par l’armée et la bureaucratie sont toujours aussi efficaces contribuer à ce processus de dépossession.

La pensée stratégique d’Ariel Sharon selon qui cette politique est bien meilleure que celle voulue par les très directs « transféristes » ou les nettoyeurs ethniques, comme le plaide Avbigdor Liberman, est acceptée par tous au gouvernement, des travaillistes à Kadima. Les petits crimes du terrorisme d’état sont aussi efficaces puisqu’ils permettent aux sionistes libéraux de par le monde d’adoucir leur condamnation d’Israël et même de considérer toute véritable critique de la politique criminelle d’Israël comme de l’antisémitisme.

D’un autre côté, il n’y a pas de stratégie israélienne claire quant à la Bande de Gaza ; mais il y a une expérience quotidienne avec une (stratégie). Gaza, au regard des israéliens, est une entité geo-politique très différente de la Cisjordanie. Le Hamas contrôle Gaza, tandis qu’Abu Mazen semble conduire la Cisjordanie en morceaux avec la bénédiction des Israéliens et des Américains. Il n’y a aucune partie de Gaza qu’Israël convoite et il n’y a pas d’arrière pays comme en Jordanie, vers lequel les Palestiniens de Gaza peuvent être expulsés. Le nettoyage ethnique y est inefficace.

La précédente stratégie à Gaza c’était la ghettoïsation des Palestiniens mais cela ne marche pas. La communauté ghettoïsée continue d’exprimer sa volonté de vivre en tirant des missiles artisanaux à l’intérieur d’Israël. Ghettoïser ou mettre en quarantaine des communautés non désirées, même si elles étaient considérées comme sous- humaines ou dangereuses n’a jamais été une solution dans l’Histoire. Les juifs le savent mieux que quiconque avec leur propre histoire. Les étapes qui ont suivi, dans le passé, contre ces communautés ont été encore plus horribles et barbares. Il est difficile de dire ce que le futur réserve à la population de Gaza, ghettoïsée, mise en quarantaine, non désirée et démonisée. Sera-ce la répétition d’exemples historiques menaçants ou bien sera-ce un meilleur destin, encore possible ?

Créer cette prison et jeter la clef à la mer, comme un Envoyé Spécial des Nations Unies John Dugard l’a dit, ce fut une option contre laquelle les Palestiniens de Gaza ont réagi avec force dès Septembre 2005. Ils étaient déterminés à montrer jusqu’au bout qu’ils faisaient encore partie de la Cisjordanie et de la Palestine. Ce mois-là, ils lancèrent le premier et significatif - en nombre mais pas en qualité - barrage de missiles contre l’Ouest du Negev. Ce bombardement était la réponse à une campagne israélienne d’arrestation massive de militants du Hamas et du Jihad Islamique de la région de TulKarem. Les Israéliens ont répondu avec l’opération « Première pluie ». Il faut s’arrêter un instant sur la nature de cette opération. Elle s’inspirait des mesures punitives infligées en premier lieu par les pouvoirs coloniaux, puis par les dictatures, contre les révoltes de prisonniers ou les communautés bannies. Un spectacle effrayant du pouvoir de l’oppresseur pour intimider, précédé de toutes sortes de punitions collectives et brutales, qui se terminaient par un grand nombre de morts et de blessés. Pour « Première pluie » des avions supersoniques ont survolé Gaza pour terroriser toute la population, suivis de lourds bombardements de vastes régions, à partir de la mer, du ciel et de la terre. La logique, a expliqué l’armée israélienne, c’était de créer une pression telle qu’elle affaiblirait le soutien de la population de Gaza aux lanceurs de rockets. Comme s’y attendaient aussi les israéliens, l’opération n’a fait qu’augmenter le soutien aux lanceurs de rockets et a donné l’impulsion à leurs nouvelles tentatives. Le véritable objectif de cette opération spécial était expérimental. Les généraux israéliens souhaitaient savoir comment ce type d’opération serait reçu chez eux, dans la région et dans le monde. Et il semble qu’instantanément la réponse fut « très bien » ; en particulier personne ne s’est intéressé aux nombres de morts et aux centaines de blessés palestiniens laissés derrière après que « Première pluie » se soit retirée.

Et depuis « Première Pluie » et jusqu’à juin 2006 toutes les opérations qui se sont succédées ont été conçues sur le même modèle. La différence ce fut l’escalade : plus de puissance de feu, plus de victimes, plus de dommages collatéraux et, comme on pouvait s’y attendre, en réponse, plus de Quassams. Pour accompagner ces mesures en 2006, on eut recours, à d’avantage de sinistres moyens pour assurer l’emprisonnement complet du peuple de Gaza par le boycott et le blocus, auquel l’Europe, honteusement, collabore toujours. L’enlèvement de Gilad Shalit en juin 2006 a fourni l’occasion aux Israéliens d’augmenter plus encore les composantes de ses missions tactiques supposées punitives. Après tout, il n’y avait eu encore aucune stratégie à la suite de la décision tactique d’Ariel Sharon d’expulser 8000 colons dont la présence compliquait les missions « punitives » et dont l’éviction faisait de lui un quasi candidat au Prix Nobel de la Paix. Depuis lors, les actions « punitives » s’enchaînent et deviennent elles-mêmes stratégie.

L’armée israélienne adore le drame et on peut constater l’escalade dans le langage. « Première pluie » a été remplacée par « Pluies de Printemps », nom général qui a été attribué aux opérations « punitives » depuis juin 2006 (dans un pays où il n’y a pas de pluie en été, la seule précipitation à laquelle on peut s’attendre ce sont des douches de bombes de F-16 et des obus d’artillerie frappant la population de Gaza.

« Pluies d’été » a apporté une composante originale : l’invasion terrestre de quartiers de Gaza. Ce qui a permis à l’armée de tuer encore plus efficacement des citoyens et de présenter cela comme le résultat de lourds combats à l’intérieur de zones très peuplées, résultat inévitable dues aux circonstances et non à la politique israélienne. Avec la fin de l’été est venu l’opération « Nuages d’automne » qui fut encore plus efficace : le 1er Novembre 2006, en moins de 48 heures, les israéliens ont tué soixante dix civils ; à la fin de ce mois-là, avec en plus de petites opérations pour les accompagner, presque deux cents (personnes) ont été tuées, dont la moitié étaient des femmes et des enfants. Comme on peut le voir d’après les dates certaines de ces actions ont été parallèles aux attaques israéliennes contre le Liban, ce qui rendit les choses plus faciles pour finir les opérations sans trop attirer l’attention extérieure, ni une seule critique.

De « Première pluie » à « Nuages d’automne » on peut lire l’escalade à travers tous les paramètres. Le premier c’est la disparition de la distinction entre cibles civiles et non civiles : la tuerie gratuite a fait de la population dans son ensemble la cible principale de l’opération de l’armée. La seconde c’est l’escalade dans les moyens : l’emploi de toutes les machines à tuer possibles que possède l’armée israélienne. Troisièmement, l’escalade est visible dans le nombre de victimes : avec chaque opération, et chaque future opération, un nombre encore plus important de gens seront susceptibles d’être tués et blessés.

Finalement, et bien plus important, ces opérations deviennent stratégie - la manière dont Israël a décidé de résoudre le problème de la bande de Gaza. Un transfert rampant en Cisjordanie et une politique génocidaire calculée à Gaza sont les deux stratégies qu’Israël utilise désormais. D’un point de vue électoral la stratégie de Gaza est problématique car elle ne récolte aucun résultat tangible ; la Cisjordanie d’Abou Mazen cède aux pressions israéliennes en l’absence de force significative pour arrêter la stratégie israélienne d’annexion et de dépossession. Mais Gaza continue à tirer en réponse. Cela peut amener l’armée israélienne à engager des opérations encore plus massivement génocidaires dans le futur. Il y a un grand danger, de voir se reproduire ce qui s’est passé en 1948, l’armée réclamant une action « punitive » et collatérale encore plus drastique et systématique contre la population assiégée de la Bande de Gaza.

Ironiquement, la machine à tuer israélienne s’est reposée ces derniers temps. Même un nombre relativement important de missiles Quassam, dont un ou deux très meurtriers, n’ont pas poussé l’armée à l’action. Le porte parole de l’armée dit que cela montre sa « retenue », retenue inexistante par le passé comme probablement à l’avenir. L’armée se repose, tandis que ses généraux se réjouissent des tueries internes à Gaza qui font le travail pour eux. Ils observent avec satisfaction l’émergence d’une guerre civile à Gaza, qu’Israël fomente et encourage. Du point de vue israélien, peu importe la manière dont on réduit démographiquement la population à gaza ; par le biais d’affrontements internes au celui des assassiants israéliens. La responsabilité d’en finir avec le combat interne repose évidemment sur les groupes palestiniens eux-mêmes, mais l’interférence américaine et israélienne, les emprisonnements continuels, la faim et l’étranglement de Gaza sont autant de facteurs qui rendent le processus de cette paix interne très difficile. Mais cette paix ne saurait tarder, et alors, au premier signe d’accalmie « Pluies d’Eté » tomberont de nouveau sur le peuple de Gaza, infligeant dévastation et mort.

Et on ne se fatiguera jamais de souligner les inévitables conclusions politiques (à tirer) de cette lamentable réalité de l’année que nous laissons derrière nous et de celle qui nous attend : Il n’y a pas d’autre moyen d’arrêter Israël si ce n’est par le boycott, le désinvestissement, et les sanctions.

Nous devons tous soutenir clairement cela ouvertement, inconditionnellement, quoiqu’en disent les gourous de notre monde sur l’efficacité ou la raison d’être de ces actions. Les Nations Unies ne veulent pas intervenir à Gaza comme ils le font en Afrique ; les Nobel de la paix ne veulent pas s’enrôler pour sa défense comme ils le font pour les causes de l’Asie du Sud-Est. Le nombre de gens tués ici ne bouleverse pas autant que d’autres calamités et ce n’est pas nouveau - c’est dangereusement vieux et troublant. Le seul talon d’Achille de cette machine à tuer, c’est sa relation indispensable avec la civilisation « occidentale » et l’opinion publique. C’est pourquoi, il est encore possible de contrecarrer la stratégie d’élimination du peuple palestinien par le biasi du nettoyage ethnique en Cisjordanie et celui du génocide dans la Bande de Gaza."

http://electronicIntifada.net/v2/article 6374.shtml

(Texte traduit par Carole SANDREL)

 


Source : CAPJPO EuroPalestine
http://www.europalestine.com:80/...

20:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crimes, courcelles, actualite, barbarie, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liberte, onu, occupations, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/01/2007

06/01/2007: Au risque d’une guerre civile ...

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Au risque d’une guerre civile
Michel Warschawski

 

Les États-Unis et Israël tentent de renforcer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Fatah), aux dépens du Premier ministre, Ismaïl Haniyeh (Hamas). Conséquence : les affrontements interpalestiniens se multiplient, et les risques d’une guerre civile augmentent.

« Il faut renforcer Abou Mazen [Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité nationale palestinienne] ! », tel est le nouveau mot d’ordre qui, dans le consensus israélien, tient lieu de stratégie. Lancé par Condoleezza Rice lors de la visite, il y a deux mois, du Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, à Washington, il a été reçu cinq sur cinq par les politiques israéliens, comme il se doit quand c’est l’Empire qui parle. Une chose est de dire « Oui chef ! », tout autre chose est de donner un contenu à ce mot d’ordre.

Jusqu’à présent, le « renforcement d’Abou Mazen » s’est soldé par une bise retentissante, suivie d’un dîner dans la résidence d’Ehoud Olmert et d’un chèque de quelques centaines de milliers de dollars. La bise a mis le président palestinien dans l’embarras, le repas n’était pas terrible et les dollars... appartiennent de toute façon aux Palestiniens, et étaient retenus illégalement dans les caisses du trésor israélien.

Même la libération de quelques centaines de détenus palestiniens - seule mesure qu’auraient appréciée les Palestiniens des territoires occupés - n’a pas été concédée par le Premier ministre israélien, transformant la bise médiatisée en une étreinte des plus compromettantes pour le président palestinien, dont l’image de marque est déjà suffisamment dégradée et qui n’avait pas besoin de cette hypocrite marque d’amitié pour être accusé par certains militants de son propre parti d’être devenu, si ce n’est un collaborateur, du moins une marionnette aux mains des Américains.

Il s’agit de renforcer Abou Mazen afin d’affaiblir le gouvernement Hamas, massivement élu et toujours soutenu par la majorité des Palestiniens. Pour ce faire, il faudrait montrer au peuple palestinien que, contrairement au Hamas, Abou Mazen peut obtenir le gel de la colonisation - auquel Israël s’est engagé dans la feuille de route, il y a près de cinq ans ! - et, dans le cadre de négociations rapides et efficaces avec Israël, mettre fin à 40 ans d’occupation. Mais cela n’est évidemment pas au programme du gouvernement d’union nationale d’Ehoud Olmert et d’Amir Peretz.

Comment peut-on espérer renforcer Abou Mazen, alors que la colonisation se poursuit de façon accélérée et, contrairement à l’époque d’Ariel Sharon, fait l’objet des fanfaronnades du Premier ministre et de son ministre de la Défense, le travailliste Amir Peretz, qui viennent tous les deux d’annoncer la reconstruction d’une colonie dans la vallée du Jourdain ? Cette déclaration a d’ailleurs provoqué l’ire du département d’État américain, qui veut à tout prix donner l’impression que si les choses ne s’améliorent pas dans les relations israélo-palestiniennes, au moins elles n’empirent pas.

Comment renforcer Abou Mazen quand on lui concède quelques centaines de milliers de dollars, alors que l’on empêche le Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, de faire entrer plusieurs milliards de dollars dont l’Iran vient de faire don à l’Autorité palestinienne ? Si l’on voulait faire passer Mahmoud Abbas pour un collabo aux yeux de son propre peuple, on ne s’y prendrait pas autrement. Mais le pire est que les Israéliens ne le veulent pas, et ce n’est que par aveuglement colonial qu’ils donnent à celui qu’ils voudraient effectivement renforcer, mais sans y mettre le prix, le baiser de la mort.

La stratégie algérienne

Las de tenter d’affaiblir le Hamas par le renforcement impossible, dans les conditions actuelles, d’Abou Mazen, certains proches du président des États-Unis et de la CIA, d’une part, et des services secrets israéliens, de l’autre, préfèrent la méthode algérienne de 1992, qui consistait à renverser par la force un gouvernement légitime, quitte à fomenter une guerre civile. C’est l’arrière-fond des confrontations sanglantes à Gaza de ces dernières semaines entre des militants du Fatah et des militants du Hamas, et dont le Fatah porte l’entière responsabilité. Le Fatah, ou plutôt un courant du Fatah, que l’on peut appeler le « courant algérien » ou encore le « courant éradicateur », est encouragé par Washington et Tel-Aviv et est prêt à en découdre avec le Hamas pour récupérer le pouvoir... et ses prébendes.

Comme l’a montré le cas algérien, de telles manœuvres ne feront que renforcer la popularité du Hamas, d’autant que les prétendus chevaliers de la démocratie et de la laïcité, qui rêvent d’en découdre avec le gouvernement légitime, tel Muhammad Dahlan, l’ancien chef de la sécurité préventive à Gaza, ont une image de marque plutôt sulfureuse, qui ne peut que grandir celle du Hamas que personne ne peut accuser de malversation ou de corruption. Yasser Arafat entrera dans l’histoire comme celui qui a été prêt à sacrifier jusqu’à sa liberté pour empêcher une guerre fratricide entre Palestiniens et contrer les pressions combinées de Tel-Aviv et de Washington. Mahmoud Abbas n’a ni la carrure, ni le prestige du fondateur de l’OLP et, même s’il est injuste de l’accuser de tenter de fomenter une guerre civile, il tente en revanche de satisfaire la Maison Blanche en essayant de déstabiliser le pouvoir légitime afin de lui imposer un gouvernement qui donnerait un pouvoir de veto à ceux précisément que les électeurs ont voulu sanctionner.

La situation constitutionnelle qui crée, de fait, un double pouvoir - celui du Conseil législatif et celui du président, tous deux élus par le suffrage universel - donne une couverture légale aux manœuvres du président Abbas. Mais, aux yeux de la majorité des Palestiniens, elles ont une forte odeur de compromission avec Bush et Olmert.

5 janvier 2007 - - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lcr-rouge.org/article.ph...

 


Source : Info Palestine
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=483

20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, onu, usa, israel, palestine, occupations, guerre, barbarie, gangsterisme, colonialisme, terrorisme, sionisme, imperialisme, fascisme, crimes, histoire, actualite, romain, courcelles, presse, silence, solidarite, resistance, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/01/2007: Pour la Palestine, un secret ...


 

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Tariq Ramadan.com

Pour la Palestine, un secret ...
Tariq Ramadan

 

L’aube. Le silence... et le temps qui semble s’arrêter. Il est l’heure des solitaires pensées où l’on demande à Dieu, à son cœur, à sa conscience, à son être tout entier de comprendre. Quel secret fait donc vivre notre humanité, quelle douleur, quel souffle ? Solitaires pensées, infiniment.
Soudain me viennent à l’esprit une myriade d’images. Au cœur de la guerre et des conflits, des êtres exilés, maltraités, traînés, torturés... ensemble concentrés dans les camps de la mort. Humiliés pour un nom, une origine, une identité. Humiliés et oubliés. C’était hier et dans les brumes de ma mémoire les visages sont à la fois marqués et noyés dans l’immensité du mal que l’Histoire des hommes a bercée. Responsables de notre Histoire, sans doute n’avons-nous pas toujours su comment nous y prendre avec la vie... Tristement, amèrement.
Hier comme aujourd’hui. Qui sommes-nous donc ? Des innocents réitérant à l’envie l’insouciance de leurs maladresses ? Des fous emportés par l’inconscience de leurs gestes ? Des monstres enfin colonisés par leur soif de pouvoir et de confort ? Qui sommes-nous ? Les victimes d’hier, bourreaux d’aujourd’hui... opprimé du crépuscule, dictateur de l’aube ? Que serons-nous après cette longue nuit ? Qui sommes-nous donc ? Quelle mémoire est la nôtre ? Les mêmes images : des êtres exilés, maltraités, traînés, torturés... ensemble concentrés dans les camps de la même mort. Aujourd’hui comme hier. Ils le savaient, ont laissé faire... Nous le savons, nous laissons faire. Identique lâcheté.
L’aube. Le silence... et le temps qui semble s’arrêter. J’ai soudain envie de parler à ma fille, à mon fils. Envie de murmurer l’essentiel. Un secret. Je ne sais pas, au fond, ce que sont les êtres humains ; je ne sais pas, à vrai dire, ce que valent leurs espérances ; je ne sais plus, vraiment, ce que valent leurs promesses... Je ne sais plus. Nous nous sommes tellement trahis. Ma fille, mon fils, si notre sang vit de sens alors il est l’heure de réveiller nos communes mémoires. Se réveiller et résister.
On nous a trompés. Nos rêves furent si beaux, la réalité si laide. On nous avait dessiné la paix comme on peint un espoir : pour nous, au-delà de nous... sans nous. Sans effort. Tous spectateurs d’un destin qui aurait dû se faire sans mémoire, sans justice, sans sacrifice. Sans dignité. A l’horizon de la Palestine, j’entends les mélodies assoupies des consciences blessées, des culpabilités entretenues, des malaises qui étouffent : j’aimerais être la voix des sans voix, perdus, exilés ou réfugiés, qui par deux fois ont payé le prix de nos lâchetés. J’aimerais, comprends-tu, être l’énergie de cette victime mémoire du crépuscule enfantant l’exigeante justice de l’aube. Tirer profit de notre nuit... de notre histoire. J’aimerais tant.
L’aube. Le silence... et le temps qui semble s’arrêter. Une vie pour la paix. Se lever enfin et au nom de ces mille images d’êtres exilés, maltraités, traînés, torturés... ensemble concentrés dans les camps de la mort... hier comme aujourd’hui... redevenir la conscience des opprimés. Ici se cache l’amour, la dignité, l’espérance. Ici naît la foi, le souffle, l’exigence. La paix est à ce prix : entre nous, avec nous, pour nous. Ne jamais démissionner. Peu de choses en effet... mais au cœur de cet étourdissant silence, parmi les êtres humains, je ne connais point d’autre secret.
***

Ce texte a été écrit en juin 2001, avant septembre 2001 et le reste... , pour paraître dans l’ouvrage collectif Un très proche Orient, édité par Sapho (oct. 2001). Rien n’a changé... on promettait aux Palestiniens une feuille de route, une paix si proche, le respect et la dignité. Ce sont les mensonges, les hypocrisies et les indignités qui les ont accompagnés depuis...

Depuis.. mon visa pour les Etats-Unis a été revoqué pour avoir critiqué, avec constance et détermination, la politique américaine et également pour avoir financé des projets éducatifs dans les territoires occupés, dévastés, terrorisés. On a inventé d’autres prétextes, bien sûr, des mensonges, encore et toujours, de l’actuelle administration américaine. Or, s’il fallait ne plus jamais entrer aux Etats-Unis pour défendre la justice et la dignité des Palestiniens... alors je n’hésiterais pas une seconde. Ne jamais se taire, condamner les trahisons et dire avec force notre attachement à la cause palestinienne. C’est notre honneur, et notre secret clairement avoué ...

 


Source : Tariq Ramadan
http://www.tariqramadan.com/article.php3?id_article=912

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05/01/2007: Les check-points "servent à nous humilier"

De : ForumCommuniste@yahoogroupes.fr
Envoyé : vendredi 5 janvier 2007 11:27

Objet : [ForumCommuniste] Les check-points "servent à nous humilier"

 

La "Paix" de l'occupant ...

Les check-points "servent à nous humilier"

 

Les habitants de Cisjordanie affichent leur scepticisme face à l’annonce israélienne d’un allégement des barrages en Cisjordanie

Les quatre blocs de béton qui barrent la route du village de Ras Karkar sont toujours là. Dix jours après l’annonce, le 25 décembre, par le premier ministre israélien Ehoud Olmert de la levée prochaine de certains barrages israéliens en Cisjordanie, la mesure tarde à se concrétiser.

Ras Karkar, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Ramallah, pourrait être parmi les premiers bénéficiaires de cet allégement annoncé. La route principale, qui dessert également la colonie de Dolev, a été fermée en 2002 après une vague d’attentats suicides en Israël.

Depuis, les Palestiniens doivent emprunter une route de contournement, étroite et dangereuse, au fond d’une vallée encaissée qui n’était auparavant qu’un chemin de pâture pour le bétail. Cela allonge le trajet d’une dizaine de kilomètres.

« Regardez cette route ! On ne peut même pas se croiser à deux voitures. Il faut que l’un se range sur le côté pour laisser passer l’autre. Tous les mois, on doit changer un pneu à cause de l’état de la route qui abîme le caoutchouc », tempête un chauffeur du taxi qui balaye d’un haussement d’épaule les promesses israéliennes de faciliter les déplacements des Palestiniens en Cisjordanie. « Les annonces d’Olmert, c’est pour la presse. On n’a aucune confiance.

Depuis toujours, on entend dire que l’armée va lever des barrages. Ça n’arrive jamais. »

 

"Sur le terrain, on ne voit rien"

Devant la gare routière de Ramallah, d’où partent les taxis collectifs pour le nord de la Cisjordanie, les chauffeurs qui attendent les passagers pour Naplouse, Jénine ou Qalqilya, affichent le même scepticisme. « On n’a rien vu. Je fume toujours un paquet de cigarettes par jour en attendant aux check-points », ironise un chauffeur.

Tous passent plusieurs heures par jour aux différents points de contrôle qui coupent la Cisjordanie en plusieurs tronçons. « Il n’y a eu aucune amélioration, lance un autre. Les Israéliens parlent mais, sur le terrain, on ne voit rien. Vendredi 29 décembre, veille de l’Aïd, ils ont fermé le check-point d’Atara (NDLR : point de contrôle au nord de Ramallah). On a mis plus de quatre heures pour arriver à Qalqilya. »

Depuis la seconde Intifada, Israël a considérablement restreint la liberté de circulation des Palestiniens en Cisjordanie. Entre Ramallah et Naplouse, le trajet d’une quarantaine de kilomètres peut prendre entre 45 minutes et plus de trois heures, selon la sévérité des contrôles aux trois check-points qu’il faut traverser.

Lors d’une enquête, le bureau des Nations unies chargé de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) a recensé pas moins de 534 « obstacles », check-points, blocs de béton ou simples amas de terre, qui entravent les déplacements des Palestiniens en Cisjordanie, sur un territoire de la taille d’un demi-département français. L’armée israélienne explique que ces barrages sont nécessaires pour empêcher la circulation des armes et des activistes palestiniens recherchés.

 

"Depuis deux ou trois ans tout est bloqué"

« Depuis deux ou trois ans tout est bloqué. Beaucoup de chemins ont été fermés », témoigne Abou Daoud par la fenêtre de sa longue Mercedes huit places. Parfois, nous sommes forcés de passer à travers champ, mais gare à toi si les soldats te voient. Ils peuvent te frapper ou casser la voiture. Des fois, ils confisquent les clés, c’est pour ça que tous les chauffeurs en ont au moins quatre », dit-il dans un éclat de rire, en agitant plusieurs trousseaux de rechange.

De son côté, l’armée israélienne affirme n’avoir reçu aucune consigne pour commencer à lever des barrages. « C’est encore au niveau politique, entre le bureau du premier ministre et celui du ministre de la défense », affirme une porte-parole du bureau de presse de l’armée israélienne. En fait, les généraux traînent les pieds pour appliquer ce plan de démantèlement, qu’ils jugent préjudiciable à la sécurité d’Israël et des colons qui vivent en Cisjordanie.

Selon les informations du quotidien israélien Haaretz, les premiers assouplissements pourraient commencer à prendre effet cette semaine. Si les mesures annoncées sont effectivement appliquées, 27 barrages routiers qui ne sont pas occupés par des soldats seront démantelés. Les contrôles seront également allégés sur une quinzaine de check-points.

 

Les check-points "servent à nous humilier"

Une goutte d’eau, juge Khaled, 30 ans, qui travaille à Ramallah et ne rentre chez lui à Naplouse qu’une fois par semaine pour éviter le tracas de check-points. « Souvent les soldats nous font descendre de voiture et nous demandent de nous déshabiller. Les check-points ne sont pas là pour arrêter les personnes recherchées. Ils servent à nous humilier, à faire sentir que les Israéliens sont là. C’est une forme de pression psychologique. Si certains barrages sont enlevés, à la moindre alerte, ils seront vite remis en place. »

Preuve supplémentaire pour les Palestiniens de l’ambiguïté de la politique israélienne, le jour de l’annonce de la levée de certains barrages, Ehoud Olmert a également officialisé la construction d’une nouvelle colonie juive dans la vallée du Jourdain, Maskiot, pour accueillir les colons évacués de Gaza en 2005.

C’est la première fois depuis dix ans qu’une colonie va être construite en Cisjordanie avec l’aval du gouvernement israélien. « Quel message cherchent-ils à envoyer ? », s’est interrogé Saeb Erekat, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, jugeant que cette construction violait le nouvel esprit de coopération affiché par le premier ministre israélien.

 

Karim LEBHOUR, à Ramallah
La Croix du 04 janvier 2007

 

 

Pétition

 

Non au terrorisme de l'État d'Israël

contre les peuples Palestinien et Libanais

 

Signez et faites signer la pétition à l'adresse :

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

 

4088 signatures

 

www.aloufok.net

 

Participez à la liste de Diffusion " Assawra "
Liste dédiée à l'Intifada ...
S'inscrire en envoyant un message à :  assawra-subscribe@yahoogroupes.fr 

 

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03/01/2007

02/01/2007: Malheur aux vaincus...

De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : mardi 2 janvier 2007 19:45
Objet : [mannekenpeace] Malheur aux vaincus

 

Malheur aux vaincus

Marco D’Eramo
2 janvier 2007
Il manifesto

On nous l’avait montrée comme une pendaison sobre, réglée : la vidéo distribuée par le gouvernement irakien était muette.

Mais ensuite est arrivée la bande sonore dans laquelle les gardes et les spectateurs qui n’arrêtent pas de se foutre de Saddam Hussein; comme des ultras de stade, ils lui crient le nom de Moqtada al-Sadr, ennemi implacable du dictateur; lui hurlent « Va en enfer ! »; lui entonnent une prière chiite, à lui qui est sunnite; jusqu’à ce que, juste avant que ne s’ouvre la trappe, Saddam Hussein dise : « Les vrais hommes ne se conduisent pas comme ça ».

L’exécution se révèle donc comme ce qu’elle était, une vengeance, vile, en plus, abjecte. Les médias anglo-saxons sont maintenant « scandalisés » : ils auraient voulu une exécution aseptisée. Aux USA, sévit toujours l’idée que la peine de mort puisse être prescrite comme dans une salle d’opération, par le gaz, par l’électricité, par une injection, tout moyen pourvu que ça ne rappelle pas le sang. On se retrouve au contraire avec un assassinat de gangsters de rue qui arrivent finalement à mettre la main sur le boss enfin désarmé du gang rival. Et maintenant donc les puritains s’indignent. La BBC est « choquée ». Le New York Times a la nausée. L’hypocrisie n’a pas de limite : la faute de l’opprobre retombe naturellement entièrement sur le premier ministre Nuri Al Maliki. Les américains, eux, avaient essayé de tuer Saddam selon le protocole, mais ces barbares ont tout fait rater. Au malaise dégoûté des médias contribue aussi le nouveau seuil franchi par les pertes étasuniennes en Irak, qui ont maintenant dépassé le mur des 3.000 morts. C’est extraordinaire comme tout d’un coup certains chiffres deviennent des seuils. Personne dans les médias étasuniens n’avait pipé mot quand ils avaient dépassé les 1.000 morts, tout comme ils étaient aussi restés assez discrets pour les 2.000. Maintenant, tout d’un coup, la côte 3.000 devient une « pierre angulaire », comme l’est la mort de Saddam Hussein, selon Georges Bush le jeune. On ne voit pas encore très clairement pourquoi à partir de l’été dernier le système des médias s’est réveillé tout d’un coup, après des années de silence obséquieux, pour ne pas dire d’omertà, envers Bush. Les médias découvrent maintenant que la guerre est une affaire sale, que le sang se mêle toujours à la merde, comme dans la pendaison dégoûtante de Saddam Hussein.

C’est dans ce contexte qu’un conseiller de Al Maliki a rabroué Romano Prodi, seul gouvernant européen à avoir exprimé son désaccord avec un peu plus que l’embarras maugréant des autres capitales. Le conseiller irakien a dit : « Que Prodi s’occupe de Mussolini, nous nous occupons, nous, de Saddam Hussein; en concluant par une perle : « A la fin de la seconde guerre mondiale, Mussolini a été jugé en une minute seulement. Le juge lui a demandé son nom et, à la réponse "Benito Mussolini", il lui a dit : le tribunal vous condamne à mort, et la sentence a été exécutée sur le champ ».

Pas mal, comme imagination : il n’y a eu ni procès, ni juge, ni condamnation, Mussolini a été fusillé en même temps que sa maîtresse Claretta Petacci, à côté de Come, le 28 avril 1945, par des partisans qui les avaient capturés alors qu’ils essayaient de s’enfuir d’Italie. Ce fut un geste préjudiciable, mais totalement différent d’un procès farce qui s’est conclu en une exécution obscène. Il ressemble plus à la mort des deux fils de Saddam Hussein, Udai et Qusai, tués en juillet 2003 par des soldats étasuniens. La guerre c’est tuer l’ennemi, pas condamner le vaincu rien que parce qu’il a perdu. Il serait plus honnête de dire : « Malheur aux vaincus ».

Editorial de mardi 2 janvier 2007 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/02-Dicembre-2007/art1.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDZC&langue=1&id=25166

 

20:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, irak, usa, terrorisme, fascisme, imperialisme, colonialisme, guerre, barbarie, oppression capitaliste, sionisme, occupations, politique, actualite, histoire, presse, silence, resistance, solidarite, grande bretagne, israel, pa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/12/2006: Huit légendes médiatiques sur l' Irak ...

De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : samedi 30 décembre 2006 15:25

 

Huit légendes médiatiques sur l’Irak
« Une vérité est un mensonge répété mille fois »

Réseau Voltaire
Publié le 13 mars 2003 http://www.voltairenet.org/article9234.html

« En 1991 l'Irak a massacré des Chiites qui s'étaient soulevés contre le régime. Selon les estimations du gouvernement états-unien, de 30 000 à 60 000 Chiites ont été tués. »

Les opposants au régime irakien ont mené une offensive contre le pouvoir en 1991, après la campagne de bombardements de la coalition internationale. Mais, comme en témoigne, entre autres, Jawad Bashara, un proche du Parti communiste irakien et membre du Forum irakien qui réunit des opposants à Saddam Hussein installés à Paris : « En 1991, le soulèvement populaire avait libéré quatorze grandes villes et la moitié de Bagdad, mais les Américains ne voulaient pas d'un pouvoir alternatif dominé par les Chiites, sous prétexte qu'ils pourraient faire une alliance avec l'Iran. Ils ont desserré le blocus autour de la garde républicaine et lui ont permis d'utiliser les armes de destruction massive, les missiles sol-sol, l'aviation, tout ce qui était interdit par les accords de cessez-le-feu, pour réprimer le soulèvement dans le sang. »  [ 1 ]
La réalité est plus complexe que la propagande. La politique des Etats-Unis dans cette région est dominée, depuis la révolution khomeyniste, par la volonté d'affaiblir les mouvements chiites en général et l'Iran en particulier. C'est pourquoi, les Etats-Unis ont financé et armé le régime de Saddam Hussein pour qu'il attaque l'Iran. puis, après la guerre du Golfe, ils ont continué à instrumentaliser le régime de Saddam Hussein, cette fois pour réprimer les mouvements chiites irakiens.

  Objectif : faire de Saddam Hussein un nouveau Staline en lui attribuant la responsabilité exclusive d'une répression de masse.

« Saddam Hussein a gazé plus de 5 000 Kurdes à Halabja en 1988 »

Les seules informations dont nous sommes sûrs est qu'une bataille entre l'Iran et l'Irak a eu lieu dans la zone d'Halabja, que les deux camps ont utilisé des gaz de combat interdits et que des civils kurdes, pris entre deux feux, ont été tués par ces gaz.
Le massacre d'Halabja n'avait pas soulevé de protestation de la communauté internationale, en mars 1988. À l'époque, il était admis que les civils avaient été tués « collatéralement » à la suite d'une erreur de maniement des gaz de combat. Deux ans plus tard, lorsque la guerre Irak-Iran prit fin et que les Occidentaux cessèrent de soutenir Saddam Hussein, le massacre d'Halabja fut attribué aux Irakiens. Un rapport classifié de l'Army War College démontra, en 1990, que cette imputation était peu crédible. Le Washington Post du 4 mai 1990 le résuma en ces termes : « L'affirmation iranienne du 20 mars [1990] selon laquelle la plupart des victimes d'Halabja a été empoisonnée par du cyanide a été considérée comme un élément clé [...]. Nous savons que l'Irak n'utilise pas de gaz cyanide. Nous avons une très bonne connaissance des agents chimiques que les Irakiens produisent et utilisent, et nous savons ce que chacun ne fait pas. »
Récemment, Stephen C. Pelletiere, un analyste politique pour l'Irak à la CIA pendant la guerre Iran-Irak puis professeur à l'Army War College qui participa à la rédaction du rapport, rappela dans le New York Times que le massacre d'Halabja était un crime de guerre, probablement commis par l'armée iranienne, et non un crime contre l'humanité commis par l'armée irakienne. Et, qu'en aucun cas, il ne s'est agit de l'assassinat délibéré de populations civiles (voir le résumé de la tribune libre de Stephen C. Pelletiere dans Tribunes libres internationales ).

  Objectif : faire de Saddam Hussein un nouvel Hitler en lui imputant des crimes contre l'humanité.

« Bagdad prétend qu'en douze ans l'embargo a causé la mort de centaines de milliers d'enfants et de personnes âgées alors qu'elles ont été victimes du régime de Saddam Hussein. »

Les sujets de presse sur les sanctions infligées à l'Irak commencent souvent par « Saddam prétend que... ». En fait, il existe, en la matière, des rapports précis provenant d'organisme internationaux reconnus.
Dès mars 1996, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiait un rapport alarmant sur dégradation de la situation sanitaire en Irak ( Rapport - Synthèse ). L'OMS attribuait directement aux sanctions l'augmentation de 600 % de la mortalité juvéno-infantile depuis 1990.
L'OMS impute également à l'embargo le développement et la réapparition de maladies infantiles qui étaient en voie de disparition. L'Unicef a publié un rapport en août 1999 montrant que les sanctions contre l'Irak ont contribué à la mort de 500 000 enfants.

  Objectif : masquer la responsabilité des États-Unis et du Royaume-Uni dans le maintien de l'embargo et occulter que ce maintien est un crime contre l'humanité.
En une occasion cependant, la responsabilité états-unienne avait été reconnue et assumée. On se souvient, en effet, que le 12 mai 1996, Madeleine Albright, alors secrétaire d'État, avait été interrogée sur les conséquences des sanctions par la journaliste Leslie Stahl qui lui demandait :
« Nous avons entendu qu'un demi-million d'enfants [en] sont morts. C'est supérieur au nombre d'enfants tués à Hiroshima. Est-ce que cela en valait vraiment la peine ? »
Mme Albright avait répondu : « Je pense que c'est un choix très difficile, mais nous pensons que cela en vaut la peine »  [ 2 ].

« Mauvaise foi de Saddam Hussein : il prétend qu'en 1998, les inspecteurs de l'ONU étaient des espions. »

C'est aussi ce qu'affirmait le New York Times à la « Une », le 7 janvier 1999 : « Des officiels états-uniens ont déclaré aujourd'hui que des espions américains ont travaillé secrètement dans les équipes d'inspecteurs des Nations Unies. »  [ 3 ]]
Le 6 janvier 1999, le Boston Globe rapportait, quant à lui, que des agents secrets états-uniens « ont mené une ambitieuse opération d'espionnage conçue pour pénétrer les services de renseignement irakiens et suivre les mouvements du leader irakien Saddam Hussein, selon des sources des États-Unis et de l'ONU » . [ 4 ]]
Le Washington Post du 2 mars suivant a indiqué en première page que les États-Unis « ont infiltré des agents et du matériel d'espionnage pendant trois ans au sein des équipes d'inspection en armement de l'ONU en Irak afin de surveiller l'armée irakienne, à l'insu des Nations Unies. »  [ 5 ]
L'information fut mise en doute, mais lorsque la presse demanda un démenti officiel, « les porte-parole de la CIA, du Pentagone, de la Maison Blanche et du Département d'État ont refusé de démentir catégoriquement » ( Washington Post du 2 mars 1999). [ 6 ]
En septembre 1991 déjà, l'ONU avait adressé une « réprimande publique » à David Kay, un inspecteur états-unien de la commission spéciale de désarmement en Irak, accusé de fournir des informations directement à Washington avant l'ONU [ 7 ]

  Objectif : faire croire que l'Irak n'a jamais véritablement accepté les inspections.

« Les inspecteurs de l'ONU ont été expulsés par l'Irak, en 1998. »

Informé d'une campagne de bombardement imminente, Richard Butler, le chef des inspections de l'époque, a décidé de retirer son personnel (Opération « Renard du désert » lancée le 16 décembre, 415 missiles de croisière tirés, 600 bombardements).
Relatant ce retour, le Washington Post du 18 décembre 1998 écrit : « Butler a ordonné à ses inspecteurs d'évacuer Bagdad, anticipant une attaque militaire, mardi soir »  [ 8 ]. Confirmant qu'il s'agit bien d'un départ volontaire et non d'une expulsion, USA Today du 17 décembre 1998 rapporte que « l'ambassadeur russe, Sergei Lavrov, a critiqué Butler pour son évacuation des inspecteurs d'Irak, mercredi matin, sans demander l'autorisation au Conseil de sécurité » . [ 9 ]

  Objectif : prétendre que Saddam Hussein a volontairement interrompu les inspections pendant plusieurs années pour reconstituer son arsenal à l'abri des regards.

Début 2003, l'Irak dispose de missiles à longue-portée.

Lors d' une rencontre avec Jose Maria Aznar le 22 février 2003 , George W. Bush a évoqué les missiles irakiens Al-Samoud 2 comme des missiles à longue-portée. En fait, les missiles incriminés figuraient dans la déclaration de 12 000 pages remise par l'Irak à l'ONU, le 7 décembre 2002. Dans une interview au Monde , Corinne Heraud, une inspectrice française de l'ONU explique qu'en octobre 2002 déjà, Bagdad avait déclaré que certains essais avaient dépassé la limite de 150 km.
Lorsque, à la demande d'Hans Blix, un groupe d'experts a rendu ses conclusions sur les Al-Samoud 2, le 12 février, John Negroponte ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, a qualifié l'information de « découverte » de « missiles violant les résolutions de l'ONU » , suggérant qu'il s'agissait d'une trouvaille inédite. Cette mise en scène, sous forme de scoop, a été reprise par de nombreux médias . Ainsi, la RTBF ou RFI entre autres, présentaient le 12 février comme une révélation « exclusive » ce qui n'était que la confirmation officielle de ce que l'Irak avait déclaré plusieurs mois auparavant.
Selon Associated Press , Hans Blix aurait annoncé en janvier que 40 essais avaient été effectués sur les missiles al-Samoud 2. Treize tirs auraient dépassé les 150 kilomètres autorisés par la résolution 687 et seul un tir aurait atteint 182 kilomètres. Le dépassement des 150 km est dû, selon Tarek Aziz vice-Premier ministre irakien, au fait que ces tests ont été effectués avec des vecteurs non chargés (ils peuvent transporter jusqu'à 300 kg de charge) et non équipés de dispositifs de guidage.
L'ambassadeur irakien auprès de Nations Unies, a déclaré le 12 février que son gouvernement souhaitait qu'une commission vienne vérifier la portée réelle des missiles.

  Objectif : faire croire que l'Irak représente aujourd'hui une menace pour ses voisins.

« L'Irak n'est pas autorisé à survoler les "zones d'exclusion aérienne" recouvrant les 2/3 de son territoire. »

Les zones d'exclusion aérienne qui comprennent les parties de l'Irak situées au nord du 36ème parallèle et au sud du 32ème parallèle ont été imposées par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, 18 mois après la guerre du Golfe. Depuis, la France est revenue sur sa position et a dénoncé ces zones. Le 3 septembre 1996, les États-Unis ont décidé unilatéralement d'étendre la zone du 32ème au 33ème parallèle.
Au regard du droit international et en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations Unies, l'Irak conserve le droit de se défendre sur l'ensemble de son territoire, y compris au dessus des zones déclarées « d'exclusion aériennes » par les États-Unis.

  Objectif : donner une apparence de légitimité aux raids aériens britanno-états-uniens contre les positions défensives irakiennes dans les zones d'exclusion aérienne.

« La guerre permettra de désarmer efficacement l'Irak. »

De 1991 à 1998, la première série d'inspections a permis d'éliminer bien plus d'armes que les six semaines de bombardements. En 1994, l'AIEA se déclarait « convaincue que, par suite des mesures de destruction, d'enlèvement et de neutralisation, qui ont été prises jusqu'ici, il n'est matériellement plus possible à l'Iraq de produire des armes nucléaires ou des matières utilisables dans les armes nucléaires ».
Selon l'États-unien Scott Ritter, ancien inspecteur de l'UNSCOM, « depuis 1998, l'Irak est grosso modo désarmé : de 90 à 95 % de ses capacités en armes de destruction massive ont été éliminées, et ce de façon vérifiable » Interview dans The Guardian .

  Objectif : justifier l'attaque contre l'Irak.

De nombreuses références reprises dans cet article ont été trouvées sur le site du collectif FAIR « Fairness & Accuracy In Reporting »

[ 1 ] L'Humanité du 20 novembre 2002 : http://www.humanite.presse.fr/journ... .

[ 2 ] Emission « 60 minutes » sur CBS , le 12 mai 1996. Leslie Stahl : - We have heard that a half million children have died. I mean that's more children than died in Hiroshima . And - you know - is the price worth it ? Madeleine Albright : - I think this is a very hard choice, but the price - we think the price is worth it.

[ 3 ] «  United States officials said today that American spies had worked undercover on teams of United Nations arms inspectors. » ( <span class="base64" title='WzxhIGhyZWY9IiNuaDQiIG5hbWU9Im5iNCIgY2xhc3M9InNwaXBfbm90ZSIgdGl0bGU9ImluZm8gbm90ZXMgNCI+NDwvYT5dIA==' ></span>« carried out an ambitious spying operation designed to penetrate Iraq's intelligence apparatus and track the movement of Iraqi leader Saddam Hussein, according to U.S. and U.N. sources ». [Copie de l'article sur globalpolicy.org->http://www.globalpolicy.org/security/issues/scomspy3.htm

<span class="base64" title='WzxhIGhyZWY9IiNuaDUiIG5hbWU9Im5iNSIgY2xhc3M9InNwaXBfbm90ZSIgdGl0bGU9ImluZm8gbm90ZXMgNSI+NTwvYT5dIA==' ></span>« Infiltrated agents and espionage equipment for three years into United Nations arms control teams in Iraq to eavesdrop on the Iraqi military without the knowledge of the U.N. agency. » ([Copie de l'article->http://www.library.cornell.edu/colldev/mideast/unspy.htm" class="spip_out">Copie de l'article )

[ 6 ] « spokesmen for the CIA, Pentagon, White House and State Department declined to repeat any categorical denials », Washington Post , 2 mars 1999 ( Copie de l'article )

[ 7 ] ( Le Monde , 3 octobre 1991, « Controverse à l'ONU sur la mission nucléaire en Irak Les informations recueillies à Bagdad n'auraient pas dû être transmises d'abord aux États-Unis » )

[ 8 ] «  Butler ordered his inspectors to evacuate Baghdad , in anticipation of a military attack, on Tuesday night »

[ 9 ] « Russian Ambassador Sergei Lavrov criticized Butler for evacuating inspectors from Iraq Wednesday morning without seeking permission from the Security Council. »



Objet : [mannekenpeace] Huit légendes médiatiques sur l'Irak

 

 

 

11:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, islam, israel, liberte, onu, guerre, histoire, imperialisme, otan, palestine, politique, presse, propagande, romain, racisme, col, irak, usa, actualite, afghanistan, capitalisme, crimes, barbarie, colonialisme, democratie, euro-dictature, fascisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/12/2006

SOLIDAIRE n°49 - 20/12/2006

n°49 - 20/12/2006

Solidaire
La une

Éditorial
Faux journal, vrai débat

Nouvelles des entreprises
VW • Les sous-traitants restent dans l’incertitude
Riet Dhont

VW • Les primes de départ sont-elles «exceptionnelles»?
Jo Cottenier

VW • Revenir comme intérimaire en 2009?
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La Poste • Libéralisation, non merci
Edith Janssen

Genk Kolderbos • Fermeture du bureau de poste, les employés réagissent
Tashunka Saeys

Grands magasins • Manifestation devant la Fedis

Marxisme • Pourquoi le capitalisme ferme des usines ultra-modernes
Emilie Aubrac

Belgique
Ils sont néerlandophones et carrément hostiles au séparatisme

Dossier • Séparatisme: neen bedankt!
Herwig Lerouge

Bénéfices des entreprises: multipliés par 3 en 3 ans
Marco Van Hees

Pas de bonus pension pour les travailleurs
Tom De Meester

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En bref

Cuba aujourd’hui, Fidel et le socialisme

Vietnam • Théâtre en campagne
Staf Henderickx

Palestine • Moi, Miras, 13 ans, transpercé par une balle
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Régions
Ça s'est passé près de chez vous

2006 en images

Cartoons
Cartoon • Leterme pris en flagrant délit
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Interview
Walter Zinzen (VRT): j’ai toujours emballé mon poison dans un large sourire
Thomas Blommaert

Presse et lettres
Lettres • Bonne ou mauvaise émission ?

Expresso
Espresso

Culture
[Portrait] Michael Franti, messager musical du changement social
Mark Kennes

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16/12/2006

12/12/2006: Un peu de miséricorde pour nos prisonniers

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de cirepal
Envoyé : mardi 12 décembre 2006 9:36
À : assawra
Objet : [assawra] Un peu de miséricorde

 

Un peu de miséricorde pour nos prisonniers

 

Prisonniers détenus depuis 15 ans et plus dans les geôles de l’occupation sioniste ( 7 décembre 2006 )

 

Par Abdel Nasir Awni Ferwana, ancien prisonnier et chercheur spécialiste de la question des prisonniers

palestinebehindbars.org

 

Au cours des derniers mois, on a beaucoup parlé de l’échange possible de prisonniers, entre les organisations de la résistance palestinienne et le gouvernement de l’occupation israélienne. Depuis le 25 juin, en effet, jour de l’illustre opération « illusions dissipées » au cours de laquelle le soldat israélien Gilad Shalit a été capturé, nous suivons avec attention les nouvelles, oscillant entre un espoir démesuré de voir enfin la fin du calvaire de milliers de prisonniers palestiniens et arabes et entre l’abattement, la fatigue et même le désespoir, du fait des nouvelles reçues.

 

Notre espoir est justifié par plusieurs causes : l’histoire contemporaine de la révolution palestinienne a été le théâtre de nombreux échanges de prisonniers, opérations commencées par le FPLP le 23 juillet 1968, lorsqu’un groupe du Front, sous la direction de Layla Khalid, avait attaqué un avion d’El Al, transportant une centaine d’Israéliens, avant de se diriger vers Alger, où un échange entre les passagers et 37 prisonniers lourdement condamnés s’est déroulé.

Au cours des nombreux échanges menés entre les organisations de la résistance palestinienne et le gouvernement de l’occupation israélienne, des milliers de prisonniers arabes et palestiniens ont été libérés.

 

Néanmoins, l’opération d’échange « Galilée » menée le 20 mai 1985 entre le Front Populaire – Commandement Général et le gouvernement de l’occupation, la plus célèbre, fut celle qui a libéré le plus grand nombre de prisonniers, avec 1155 prisonniers appartenant à toutes les organisations et les régions géographiques. L’échange a inclus le militant internationaliste japonais Kozo Okamoto, des frères arabes, des militants des régions occupées en 1948, de la ville d’al-Quds ainsi que des camps de l’exil, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Tous les prisonniers libérés avaient le droit de choisir leur destination géographique après leur libération. De plus, la majorité des prisonniers libérés avaient été condamnés à de lourdes condamnations, entre la prison à perpétuité et des dizaines d’années en prison, à cause de leur participation à des opérations ayant occasionné des pertes humaines dans les rangs de l’ennemi.

 

Depuis la capture du soldat israélien Shalit, suscitant notre espoir, nous avons rêvé le renouvellement de l’opération « Galilée », mais le temps qui passe sans nous apporter du nouveau commence à nous lasser et à nous démoraliser. Et notre rêve d’une autre opération « Galilée » commence à s’envoler, pour plusieurs raisons : le rapport de forces favorable au gouvernement de l’occupation lui permet de s’entêter, de maintenir ses conditions injustes envers nos prisonniers, et la multiplicité des déclarations contradictoires de responsables palestiniens en sont les principales, auxquelles il faut ajouter les nouvelles contradictoires relayées par les médias.

 

Dans cette situation, nous devons au moins accorder un peu de miséricorde à nos prisonniers, et éviter de jouer avec leurs sentiments et ceux de leurs familles. Les déclarations devraient être unifiées, claires, véridiques, sans exagération ni surévaluation.

 

Il n’est pas important que l’échange se déroule, ni que le nombre de prisonniers soit une centaine, un millier ou plusieurs milliers, l’important est de briser ce « veto » israélien qui empêche la libération de prisonniers ayant résisté au cours d’opérations ayant occasionné des pertes israéliennes, avec tout le respect et la considération que nous devons aux prisonniers et détenus, qui sont au nombre actuel de 11.000, dont plus de 2000 citoyens et des dizaines de députés et ministres arrêtés, depuis la capture du soldat Shalit.

 

Depuis cette opération, l’administration carcérale de l’occupation mène une campagne de violence inouïe mais silencieuse, loin des médias, occupés par la situation régionale. Cette campagne vise tous les aspects de leur vie, leur humanité, leur dignité, leur quotidien. Les prisonniers sont privés de tout, des médicaments et des soins, des visites familiales, et même de leur vie en commun et de leur déplacement à l’intérieur des sections. De nombreux prisonniers ont été isolés, dans des cellules individuelles ou collectives.

 

C’est ce qui m’amène à lancer un appel à l’ensemble de notre peuple, à redoubler d’efforts et d’attention pour mettre en avant leur situation et leurs souffrances, en exigeant leur libération dans tous les médias et toutes les tribunes, locales, arabes et internationales. Et tous ceux qui demandent la libération du soldat israélien Shalit doivent savoir que des milliers de Palestiniens meurent lentement dans les prisons de l’occupation israélienne. Nous devons faire entendre leurs cris et montrer les images de leur calvaire.

 

Puisque nous parlons de l’échange, je ne puis taire ma préférence pour la libération prioritaire des anciens prisonniers, pour plusieurs raisons, la principale étant que j’ai personnellement vécu l’expérience, je suis un des fils de prisonniers dont le père a été libéré après avoir passé 15 ans en prison, dans le cadre d’une opération d’échange, en 1985, et je connais exactement la situation douloureuse des prisonniers et de leurs familles.

 

Aujourd’hui, l’occasion se présente à ceux qui détiennent Shalit, ceux qui ont courageusement agi pour faire libérer ceux que le processus politique et les organisations palestiniennes n’ont pu faire, pour mettre en avant les anciens prisonniers, détenus avant les accords d’Oslo (367 prisonniers) ou au moins tous ceux qui ont passé plus de 15 ans en prison, sans exception (181 prisonniers). Il faut empêcher le gouvernement de l’occupation d’exclure chacun de ces prisonniers sous le prétexte de sa nationalité, de son lieu de résidence, ou de l’accusation pour laquelle il a été arrêté ou l’organisation à laquelle il appartient. Il leur suffit d’avoir passé toutes ces années derrière les barreaux. Certains d’entre eux ont passé plus de leur moitié de leur vie en prison, certains y sont enfermés depuis plus d’un quart de siècle… Et j’ai grande confiance en ceux qui ont capturé le soldat, en ceux qui mènent les négociations, qui s’accrocheront à leurs conditions.

 

Comme les autres, je rêve au retour de ces prisonniers, dans leurs maisons et à leurs familles, où ils pourront vivre et rencontrer leurs proches, sans barreaux ni entraves, où ils pourront voir le soleil sans barreaux ni barbelés.

 

Plus de cinq mois sont passés, cinq mois aussi longs que les années, pour les prisonniers, qui attendent la victoire et la fin du calvaire de milliers de prisonniers, voire de dizaines de milliers de personnes, si l’on ajoute les familles et les proches.

 

Je crains, que Dieu nous en garde, que les espoirs et les promesses ne s’évanouissent.

 

Et même si cela était, les rêves vont demeurer, les prisonniers resteront la cause, ceux qui sont debout, résistants, derrière les barreaux, toujours fidèles et armés de l’espoir, vivants mais souhaitant le martyre pour la cause de Dieu.

 

Traduction

Centre d'Information sur la Résistance en Palestine

 

 

     

 

 

ASSAWRA, liste de diffusion dédiée à l'Intifada ...

 

Visitez Al-Oufok : http://www.aloufok.net

10:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israel, palestine, barbarie, occupations, sionisme, terrorisme, democratie, liberte, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, usa, imperialisme, colonialisme, resistance, solidarite, guerre, liban, silence, repression, racisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/12/2006

03/12/2006: Ségolène Royal au Proche Orient

Effectivement, qu’ espérer d’ autre de la part  d’ une représentante de la social-démocratie internationale ???

RoRo

 

 

 

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de Jean Baumgarten
Envoyé : dimanche 3 décembre 2006 15:27

Objet : [assawra] Ségolène Royal au Proche Orient

 

Ségolène Royal au Proche Orient

Durant son voyage à Beyrouth elle est allée dare-dare présenter ses condoléances à la famille Gemayel, dite « Les Parrains » . Son entretien avec le président de la chambre a été des plus court et elle a conclu sa visite sur sa croyance en la démocratie libanaise ( c'est - à dire envers les leaders du mouvement dit du «14 mars », c'est - à dire la droite libanaise, obscurantiste, alliée aux fascistes de la phalange, et qui défendent « l'occident » ( les Etats-Unis, Israël, et la majorité de l'Union européenne dont la France de Chirac.)

Elle a paraît-il oublié de remarquer une phrase d'un membre du Hezbollah comparant l'occupation de la Palestine à l'occupation de la France par les Nazis ( il faut souligner que l'occupation de la Palestine « ne dure » que depuis plus de 39 ans .); si elle avait compris cette allusion elle « ne serait pas restée une minute de plus ». En Palestine elle a refusé de recevoir les membres du Hamas qui sont sortis victorieux du seul scrutin démocratique ayant eu lieu dans un pays arabe , et elle s'est complue à discuter avec le Pétain local, Mahmoud Abbas .

Enfin , avant d'entamer son voyage en Israël où elle rencontrera toutes les personnes importantes à elle imposées, elle réclame la « tenue d'une conférence sur le Proche - Orient ».

Qu'aurais-je fait à sa place, se demande le quidam moyen, qu'aurais-je fait de plus utile que Madame Royal?

1) J'aurais annoncé que je n'irais pas en Israël .
2) A Beyrouth j'aurais exprimé ma sympathie pour le quart de la population qui s'est déplacée dans le centre de Beyrouth.
3) Je me serais abstenu de visiter la famille Gemayel.
4) J'aurais eu une longue conversation avec le Hezbollah.
5) Sitôt arrivée en Cisjordanie ( à condition que les israéliens me laissent arriver) j'aurais eu une longue conversation avec le président Hanieh ( du Hamas) auprès de qui je me serais enquis de la situation en Palestine occupée et à qui j'aurais posé une multitude de questions.

Il ne faut pas rêver : Madame Royal est une fausse bonne future (?) présidente de la République française .

Son voyage au Proche Orient nous prouve son attachement aux bonnes vieilles valeurs de la colonisation française, elle nous prouve simplement son attachement aux vieilles pratiques de Guy Mollet, François Mitterrand et . Lionel Jospin! ( Pour ne pas remonter plus haut !)

Jean Baumgarten

21:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oppression capitaliste, fascisme, france, paris, palestine, occupations, liban, israel, terrorisme, sionisme, colonialisme, imperialisme, ps, solidarite, resistance, barbarie, usa, capitalisme, democratie, liberte, politique, guerre, histoire, presse, silen | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/11/2006

12/12/2006: tous ensemble contre le raciste Alain Finkielkraut !

 

De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 27 novembre 2006 22:14

Objet : fw : Le 12 décembre 2006, tous ensemble contre le raciste Alain Finkielkraut !

 

from : ARMADA  assoc.armada@yahoo.fr 

 

 

Le 12 décembre 2006, tous ensemble

contre le raciste Alain Finkielkraut !

 

Le 12 décembre prochain, la 17ème chambre correctionnelle de Paris fera savoir sa décision quant à la recevabilité de l’accusation d’incitation à la haine, à la violence et à la discrimination formulée par deux associations, COFFAD et MNH, à l’encontre d’Alain Finkielkraut.

 

Ce dangereux individu, considéré par certains comme un « brillant philosophe », a déjà été traduit en justice par le cinéaste israélien Eyal Sivan (qui s’efforce de défendre les Palestiniens) mais tout en provoquant l'indignation des associations se disant soucieuses "des droits de l'homme"...il n'a jamais été inquiété par elles...

 

En août et septembre 2001, la Conférence mondiale contre le racisme, réunie à Durban, votait à la fois la condamnation d’Israël comme Etat raciste et le droit absolu des Africains et Descendants d’Africains à exiger des Réparations morales et matérielles pour la déportation et la mise en esclavage multiséculaire des Africains, tant par les Arabes que par les Européens. Cette résolution est l’aboutissement de la réflexion des Africains et Descendants d’Africains du monde entier, depuis plus d’un siècle, depuis que les Noirs ont, par leur résistance, obligé les Etats esclavagistes à accepter l’abolition de l’esclavage.

 

Alain Finkielkraut est non seulement un écrivain jouissant de toutes les faveurs des éditeurs et des critiques, mais aussi un enseignant à l’Ecole Polytechnique, institution prestigieuse qui forme les élites appelées à diriger le pays. Avec son concurrent dans l’expression du mépris pour tout ce qui n’est pas blanc sioniste Bernard Henri Lévy, il occupe un terrain considérable à France Culture, dans les médias français, USaméricains et en Israel. C’est précisément en raison de son audience et de sa prétention à donner le la aux intellectuels français que nous avons le devoir de le combattre efficacement.

 

Jusqu’à maintenant, la réparation est une démarche éthique reconnue comme un devoir pour tous et un droit élémentaire pour toutes les victimes de crimes et de dommages, sauf quant il s’agit des Noirs, le groupe humain contre lequel ont été commis les crimes de masse les plus acharnés et systématiques, avec toutes leurs conséquences génocidaires dramatiques jusqu’à aujourd’hui.

- Si l’on veut sincèrement apaiser la colère des jeunes que Finkielkraut provoque par ses déclarations insultantes,

- si l’on veut prouver la sincérité de son attachement à l’antiracisme et aux valeurs républicaines,

- si l’on veut faire retrouver à la France son prestige en matière de réflexion indépendante et de recherche de la justice,

il faut faire bloc contre la trahison des intellectuels qui en adulant Alain Finkielkraut et en relayant sa haine raciale lui confèrent le statut de pensée officielle française.

 

Nous considérons comme très grave l’impunité dont jouit jusqu’à maintenant le raciste Alain Finkielkraut et nous joignons nos efforts à ceux des associations qui ont porté plainte contre lui pour que la société française n’évolue pas selon un modèle ethnique et raciste étranger, celui auquel veut nous soumettre cette hideuse idole des autorités pseudo-culturelles.

 

Les associations COFFAD, MNH, ARMADA appellent à un soutien massif pour que la justice française cesse de débouter les revendications noires sous n’importe quel prétexte. C’est l’unité de la société française autour de ses valeurs fondatrices qui est en jeu.

 

 

 

Rappel de quelques déclarations publiques d’Alain Finkielkraut :

Il y a tout juste onze mois, Alain Finkielkraut, interviewé dans le journal israélien Haaretz sur les émeutes en France, s'en était pris aux Noirs et à l'équipe nationale de football qu'il trouvait « la risée de l'Europe » parce que « black-black-black ».

Auparavant, dans l'émission « qui vive » diffusée le dimanche 6 mars 2005 par la radio de la communauté juive (RCJ), le « philosophe » au regard obscurci par la négrophobie exaltée, avait traité les Antillais de « population vivant de l'assistanat ».

Le mouvement HACHOMER HATZAIR et la radio communautaire RADIO SHALOM avaient lancé une pétition appelant les juifs et les blancs à faire bloc contre les arabes et les noirs de France le Vendredi 25 mars 2005.
Plusieurs personnalités, parmi lesquelles l'éditorialiste Jacques JULLIARD, l'ancien ministre Bernard KOUCHNER, le chercheur Pierre-André TAGUIEFF et le philosophe Alain FINKIELKRAUT, avaient signé cette pétition odieuse

 

Les insultes gratuites, ça suffit !

 

Toutes et tous

au TGI de Paris 17e chambre,

le 12 décembre 2006 à 13h 30,

4 bd du Palais Paris 4e métro : Cité ou Châtelet

 

"Celui qui vit dans la crainte ne sera jamais libre" (Horace)

La Justice doit être impartiale pour tous les actes et propos racistes, même ceux tenus par des "élites" intellectuelles, politiques et philosophiques !

 

 

Paris le 26 novembre 2006

 

Premières associations signataires : COFFAD, MNH, ARMADA, ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME, L'AZLS, CSJRCN,

 

 

 

23:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, paris, israel, usa, racisme, colonialisme, sionisme, actualite, afrique, capitalisme, oppression capitaliste, democratie, liberte, histoire, courcelles, romain, solidarite, silence, justice, football, fn, elections | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/11/2006

18/11/2006: le péché des Etats-Unis

 

De : palestine_en_marche [mailto:palestine_en_marche@yahoo.fr]
Envoyé : samedi 18 novembre 2006 19:11

Objet : Fw: le péché des Etats-Unis

 

 

----- Original Message -----

From: cirepal

 

Le péché des Etats-Unis

par Rashad Abu Shawar

15 novembre 2006

 

En terme de chiffres, il s'agit du 31ème veto contre la Palestine et son peuple. Dans un langage clair, et sans détours : ce veto est une fois encore la preuve que la politique des Etats-Unis, républicaine et démocratique, est stable dans son alignement sur l'entité sioniste. Le main du délégué démocrate au conseil de sécurité se lève sans crispation et la main de Bolton se secoue, crispée pour faire la loi, menacer et ordonner.

C'est la semelle de Bolton avant sa main qui a effacé le projet de résolution (arabe) qui avait été modifié, transformé, allégé, à plusieurs reprises, pour être accepté par l'administration américaine représenté par Bolton l'oppresseur, digne représentant de la politique américaine alignée et protégeant l'entité sioniste. C'est la légalité internationale, messieurs : une domination américaine, une soumission internationale, au temps du déshonneur arabe officiel, humilié par les Etats-Unis.

Le citoyen arabe ordinaire n'est pas préoccupé par le recours aux documents ou archives pour étudier les débuts de l'alignement américain sur le projet sioniste, avant la réussite des bandes armées à arracher la majeure partie de la terre de Palestine, et l'expulsion de centaines de milliers d'Arabes, mais il sait pratiquement l'ampleur de l'alignement des administrations américaines successives par le nombre d'avions, de chars, de canons, par les milliards de dollars soutenant l'instauration et la consolidation de cette entité, pour tuer le plus grand nombre de Palestiniens par des armes extrêmement sophistiquées, livrées directement des usines à l'armée de l'occupation, avant même de parvenir aux unités de l'armée américaine!

Sur les écrans des satellites arabes, qui ont interrogé quelques palestiniens, leur réponse fut unique concernant ce qu'ils prévoyaient du conseil de sécurité : nous ne nous attendions pas à une équité, ni une justice, les Etats-Unis sont la cause..

Les braves de l'Autorité (palestinienne) ont le visage défait, non par tristesse sur les égorgés de Beit Hanoun, ni par chagrin sur la famille Athamneh et l'enfant Maram, le nourrisson de 7 mois dont la dépouille a été levée haut par les foules, à la face du monde, mais parce qu'ils ont perdu la joie de leurs postes du pouvoir. Tu écoutes les analyses les plus étranges du genre "nous nous attendions à cette attitude américaine" introduites par une attitude ferme différente à 180° de l'attitude habituelle, "mais malgré tout, nous devons nous comporter avec les Etats-Unis qui sont la puissance la plus forte".

Ce genre de personnages appartient à une école politique dont la corruption s'est accentuée, elle s'est habituée à prononcer les demi-vérités en introduction pour passer aux conclusions contradictoires, un genre qui s'est habitué au jeu politique, où domiment ses intérêts et ses privilèges, acquis avec le sang de notre peuple dont la conscience et l'éveil national restent élevés mais que cette classe a masqués par son hypocrisie et ses mensonges.

Ceux-là cachent leur lâcheté et leur implication par la question suivante : veux-tu que nous combattions les Etats-Unis ?

Ils te mettent alors dans la position de l'aventurier extrémiste, alors qu'eux sont réalistes, pratiques, pragmatiques, qu'ils ont le souffle long, ils ne combattent pas les Etats-Unis et s'en vont pour faire la paix avec l'entité sioniste quels que soient les actes commis, ils ménagent tous les dirigeants arabes au détriment de la Palestine et de ses souffrances!

Ceux-là, nous ne leur demandons pas de mener une guérilla contre les Etats-Unis, mais nous n'acceptons pas qu'ils passent par-dessus le fait que les Etats-Unis sont alignés entièrement sur l'entité sioniste, avec la conscience claire d'un destin commun, et non parce qu'ils manquent d'informations ou qu'ils ignorent des aspects de la question palestinienne.

Ceux qui ont suivi la diffusion en direct de la première séance du conseil de sécurité ne se sont pas étonnés de voir Bolton, le délégué américain, plus agressif et plus violent même que le délégué de l'entité sioniste, sans parler de l'arrogance et du mépris qu'il a exprimés!

Il est temps que les politiciens palestiniens expriment au moins la situation réelle, qu'ils expriment la conscience et les intérêts du peuple palestinien, en annonçant que les Etats-Unis ont toujours choisi d'être un ennemi de la Palestine et de son peuple, qu'ils sont incapables d'avoir un rôle dans un processus de paix tant qu'ils ne changent pas leur attitude, à plus forte raison comme garants d'un processus de paix, dominant le quartet, qui est devenu le lieu d'espoir des politiciens arabes officiels, et des Palestiniens (réalistes) qui bougent, expriment et agissent à partir de leur volonté de préserver leur avenir (politique) et non l'avenir de la Palestine et de son peuple!

 

Non seulement les Etats-Unis sont hostiles à la Palestine, politiquement, mais ils exercent un rôle militaire et sur le terrain, en tuant notre peuple.

La radio officielle de l'entité sioniste a cité, à partir d'une source militaire, que des officiers américains supervisent les opérations de l'armée dans la bande de Gaza, et que l'action de ces officiers est de mettre les stratégies pour la direction de l'armée sioniste et comment les appliquer dans la bande de Gaza.

Le lundi 13, al-Jazeera a diffusé une nouvelle de Baghdad disant que les Marines ont attaqué un quartier, al-Baladiyat, où se trouvent des familles palestiniennes, arrêtant trois femmes, pillant tout l'argent qui s'y trouvait.

A Gaza, ils nous tuent, à Baghdad, ils poursuivent les familles palestiniennes qui y sont restées, ils volent l'argent comme le font leurs collègues et alliés, les soldats de l'armée de l'occupation à Beit Hanoun qui ont pillé ce qu'ils ont trouvé dans les maisons palestiniennes. Leur moralité est la même!

Malgré cela, les politiciens palestiniens vont passer par-dessus le rôle militaire américain sur le terrain. En quelques mots, ceux-là corrompent la conscience, ils participent au blocus, ils démantèlent les rangs, ils ont permis à la politique de blocus américano-sioniste et arabe officielle d'étouffer notre peuple.

L'unité nationale, la clarté de l'objectif, la distinction entre l'ennemi qui est hostile et persiste dans son hostilité, et entre l'ami, ce sont les armes de notre peuple qui poursuit la bataille pour son existence.

Notre ennemi agresse notre peuple avec assurance parce que nos rangs se sont divisés, et que la mentalité de la compromission s'est développée, et que notre objectif a été secoué..

Le sang de notre peuple à Beit Hanoun est l'occasion de rassembler nos rangs, nous les Palestiniens pour faire face à la politique américaine, qui a choisi d'être notre ennemi, de dire que nous ne lui faisons pas confiance, que nous ne lui ferons pas des concessions sur notre sang, notre terre, notre existence, notre droit.

Nous ne tenons pas l'échelle de travers, nous ne voulons pas être l'échelle sur laquelle grimpent nos ennemis et ceux qui font des concessions sur nos droits, y compris les régimes arabes officiels qui appelent leurs ministres des affaires étrangères au siège de la Ligue arabe au Caire, dont le secrétaire général a déclaré à la fin du congrès que la politique américaine était en train de changer en Irak, voulant dire qu'il est possible de la changer, par la conviction.

La politique américaine change en Irak du fait de la résistance, et non par les appels arabes.

Le massacre de Beit Hanoun, par son horreur, et parce que les martyrs sont tombés dans un seul lieu, et la plupart d'une même famille, a rassemblé le conseil de sécurité, et les ministres arabes des affaires étrangères, mais le massacre se poursuit dans la bande de Gaza. Le 3 novembre, 16 martyrs sont tombés en plusieurs endroits de la bande de Gaza, mais cela n'a probablement pas secoué les consciences, et parce que les Arabes officiels ne savent pas compter, ils restent incapables d'additionner le nombre total des martyrs lorsqu'ils tombent en plusieurs lieux.

Qu'Olmert évite de dénoncer le massacre de Beit Hanoun, prétendant que la raison est purement technique!

Le vrai péché est la présence de cet Etat et son agressivité, c'est le péché américain impardonnable, et quiconque justifie ce péché et insiste pour le reconnaître, y participe quel qu'il soit...

 

 

 Traduit par
 

Centre d'Information sur la Résistance en Palestine

11:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, palestine, israel, occupations, terrorisme, fascisme, colonialisme, barbarie, guerre, sionisme, imperialisme, atcualite, histoire, presse, silence, romain, courcelles, oppression capitaliste, paix, resistance, solidarite | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/11/2006

13/11/2006: Premier bilan militaire de la guerre du Liban

 

De : COMAGUER [mailto:comaguer@wanadoo.fr]
Envoyé : lundi 13 novembre 2006 16:18
À : 'Romain Roger '
Objet : bulletin 156

 

 

 

 

 


CONTRE LA GUERRE, COMPRENDRE ET AGIR

Bulletin n°156 – semaine 45 – 2006

 

FEUILLE DE ROUTE VERS LA CATASTROPHE

Comme en témoigne l’entrée au gouvernement du leader de l’extrême-droite nationaliste israélienne : Lieberman , et la brutalité accrue des attaques quotidiennes contre les Palestiniens de Gaza, l’équipe dirigeante israélienne a fait le choix d’une politique sanguinaire, meurtrière et qui ferme la porte à toute négociation avec les palestiniens. Implicitement et pour reprendre une expression terrifiante qui a eu cours en d’autres  circonstances, Israël ne laisse plus le choix aux Palestiniens qu’entre la valise ou le cercueil. Ce durcissement est la réponse, la pire des réponses, à l’échec militaire et politique qu’a subi Israël cet été au Liban, échec dont il faut prendre l’exacte mesure.

 

Premier bilan militaire de la guerre du Liban

Il a été facile pendant le déroulement de la guerre d’en suivre au jour le jour les évènements sur le terrain et ce qui transpirait des cercles de la diplomatie internationale. En cette matière cependant on sait que coexistent le discours public et les tractations plus ou moins secrètes. Le premier est d’usage  et d’accès immédiat, destiné au grand public mais aussi à intoxiquer l’adversaire, le second ne se découvre que progressivement  et quelquefois beaucoup plus tard au fil des recherches des historiens et  au hasard des témoignages des acteurs.

Pourtant, la guerre du Liban vient de faire l’objet, dans un délai relativement court, d’un premier décryptage qui mérite d’être connu.

Il a été publié en anglais par deux bons connaisseurs de la politique internationale : ALASTAIR CROOKE et MARK PERRY. Qui sont-ils ?

ALASTAIR  CROOKE est britannique. Universitaire de formation il a fréquenté les cercles du pouvoir puisqu’il a été conseiller de JAVIER SOLANA, ancien secrétaire général de l’OTAN et aujourd’hui haut commissaire de l’Union Européenne pour les relations extérieures.  Ce n’est  donc pas un intellectuel critique mais c’est un personnage qui peut avoir accès facilement à des niveaux élevés de l’appareil politique et militaire occidental.

MARK PERRY est un historien étasunien, auteur de plusieurs livres sur l’histoire de son pays et sur ses engagements au Moyen-Orient qui lui aussi a fréquenté le monde politique puisque YASSER ARAFAT l’avait choisi pour faire partie de la délégation palestinienne qui négociait les accords d’Oslo.

Ces deux personnages qui vivent donc à la charnière de la recherche universitaire et de la politique ont fondé ensemble une sorte de club de discussion de haut niveau : le FORUM DES CONFLITS (CONFLICTS FORUM – www.conflictsforum.org) où l’on débat des grandes questions de la politique internationale et en priorité de la question palestinienne qu’ils connaissent bien tous les deux. CONFLICTS FORUM organise donc des rencontres et publie des analyses.

Après avoir eu de nombreux contacts avec les analystes du Pentagone qui ont, bien entendu, collecté une énorme masse de données sur cette guerre, ils ont rédigé dans ce cadre et sous leurs deux signatures un rapport intitulé

Comment le Hezbollah a battu Israël

qui a été publié le 12 Octobre  dans le quotidien de Hong-Kong en ligne : ASIA TIMES. (www.atimes.com)

Son titre suscite évidemment la curiosité car, si dans le monde arabe la guerre a bien été perçue comme un défaite d’Israël, les médias occidentaux se sont en général bien gardés de reprendre à leur compte ce genre de conclusion et très vite l’intérêt s’est concentré sur l’ONU, la FINUL, la reconstruction...c'est-à-dire sur l’après-guerre.

Ce rapport a été traduit en français, il est accessible sur le site de PALESTINE SOLIDARITE et chacun peut en faire la lecture intégrale. Cependant,  nous avons jugé utile d’en extraire les points principaux et d’y ajouter quelques commentaires.

La guerre a été brève, les évènements se sont succédé très rapidement et le premier intérêt de l’étude de CROOKE et PERRY est d’en proposer un phasage et une lecture militaire. Lecture  très froide, clinique, mais qu’il ne faut pas ignorer car, on le constate chaque jour, cette défaite d’Israël n’a pas amené la paix au Proche-Orient et  tous ceux qui, tout en intensifiant l’agression contre les Palestiniens, préparent une nouvelle guerre – les militaires dont c’est le métier et les politiques qui y songent - doivent tirer les enseignements de celle-ci.

L’étude est découpée en trois parties :

1 – Comment le Hezbollah a gagné la guerre du renseignement

2-  Comment le Hezbollah a gagné la guerre sur le terrain

3 – Comment le Hezbollah a gagné la bataille politique

Première partie :

Dans cette première partie CROOKE et PERRY expliquent l’échec de l’offensive aérienne israélienne qui a constitué la première phase de la guerre du 12 au 14 Juillet.

La capture de deux soldats israéliens dans le secteur des fermes de Shebaa et la mort de huit autres dans l’accrochage avec le Hezbollah a entrainé une riposte d’une intensité que le Hezbollah n’avait lui-même pas prévu. En effet, cette capture de soldats israéliens n’était pas la première et, dans les cas précédents, Ariel Sharon lui-même avait accepté la demande d’échange de prisonniers présentée par le Hezbollah et les échanges, bien qu’incomplets (il reste encore des prisonniers libanais en Israël) avaient eu lieu. Cette fois pas question de négocier et l’action militaire israélienne vise à détruire le Hezbollah, son infrastructure, ses bunkers, ses stocks d’armes et son système de transmission.

Elle échoue car, depuis le départ de l’armée israélienne du Sud-Liban en 2000, le Hezbollah a construit un double réseau de bunkers, un que l’on pourrait qualifier de virtuel constitué dans des zones peuplées au vu et au su de la population et des agents israéliens qui y sont mélangés et que le Hezbollah a quasiment tous identifiés et un deuxième réel que le renseignement israélien ignore. L’aviation israélienne va donc bombarder copieusement et sans résultat les bunkers « virtuels » qui sont vides. Au bout de 72 heures de pilonnage intensif, le Hezbollah conservera presque intactes ses installations, ses munitions et ses hommes. De plus, autre succès militaire, le Hezbollah réussit à maintenir ses liaisons internes et il continuera à le faire pendant toute la durée du conflit. Les experts du Pentagone estiment qu’à peine 7% des capacités militaires du Hezbollah ont été détruites pendant cette phase. Dans cette même période, quelques brèves incursions de blindés israéliens ont lieu sur le territoire libanais mais les chars sont détruits par le Hezbollah.

Le gouvernement israélien décide alors d’intensifier les bombardements en ciblant cette fois les objectifs civils : routes, ports, aéroports puis ensuite écoles et mosquées. Il s’agit d’une part de couper les lignes d’approvisionnement du Hezbollah et d’autre part de dresser la population libanaise contre le Hezbollah.

Ce calcul échouera puisque la population soutiendra les combattants et que les politiciens qui, dans le fond de leur cœur, souhaitaient l’écrasement du Hezbollah, à savoir le Premier ministre FOUAD SINIORA, le général GEAGEA et ses milices chrétiennes et le druze WALID JOUMBLATT, seront condamnés au silence par l’évolution, pour eux imprévue, de la situation. Ils étaient en effet les uns et les autres convaincus,  comme l’étaient les dirigeants étasuniens, français et israéliens  que le retrait de l’armée syrienne allait permettre d’en finir avec le Hezbollah. Cette phase s’achève avec le massacre de Qana qui soulève une telle réprobation internationale qu’il débouche sur un cesser le feu de 48 heures. Ce cesser le feu est respecté par le Hezbollah ce qui démontre le maintien de l’unité de commandement de la résistance.

Deuxième partie

Face à cette situation qui n’avait pas été envisagée par le gouvernement israélien, persuadé qu’il était d’une supériorité militaire écrasante et définitive, deux possibilités s’offrent à lui : soit la prise en considération de la demande initiale d’échange de prisonniers , soit l’escalade militaire sous la forme de l’invasion terrestre. Il choisit la seconde, l’accompagnant d’un appel à l’aide de la « communauté internationale » et en lançant l’idée du déploiement d’une force internationale.

C'est-à-dire qu’à la fois il poursuit l’aventure militaire (il décide pour cela de rappeler des réservistes dés le 21 Juillet) et en même temps, conscient des difficultés qu’il rencontre,  il commence à chercher des appuis extérieurs pour trouver une porte de sortie politique. Il souhaite  que cet appui vienne de l’OTAN c'est-à-dire implique directement le « grand frère » étasunien. Mais l’OTAN ne répondra pas à cette sollicitation. Le déploiement des réservistes, improvisé, va se faire de façon chaotique, sans plan d’ensemble, et des soldats israéliens vont se retrouver propulsés sans munitions sur le front.

L’appel à l’aide est bien reçu à Washington qui imaginait aussi que l’armée israélienne ne ferait qu’une bouchée du Hezbollah et le 22 Juillet les Etats-Unis commencent à expédier par voie aérienne l’armement demandé par Tel Aviv, en particulier les bombes à guidage laser.

Commence alors l’invasion du Sud-Liban. Mais l’armée israélienne, si elle arrive bien à pénétrer dans les villages libanais ne parvient pas à s’y maintenir. Le Hezbollah va en effet utiliser une tactique semblable à celle utilisée par  les combattants vietnamiens et rendre la vie impossible à cette armée qui se voudrait d’occupation. Il le fait avec une très grande économie de moyens puisqu’il n’engagera dans la guerre que la seule brigade NASR chargée du Sud-Liban qui ne compte que 3000 hommes. Aucun renfort ne sera nécessaire et ses pertes seront très faibles, moins de 200 hommes.

Quand, le 25 Juillet, CONDOLEEZA RICE arrive à Jérusalem pour  trouver une issue, on approche du point culminant de la bataille terrestre : Israël engage ses meilleures unités, rappelle encore 15000 réservistes et déverse sur le Liban une grande quantité de bombes à fragmentation qui visent clairement la population civile. Mais les experts militaires US commencent à comprendre qu’il n’y aura pas de victoire israélienne d’autant moins que le Hezbollah a continué, sans jamais pouvoir être neutralisé, d’envoyer des roquettes sur Israël. D’après COOKE et PERRY le Hezbollah n’a tiré pendant toute la guerre que 4000 roquettes sur un total de 16000 en sa possession. Tous les limiers de la FINUL doivent à cette heure chercher celles qui restent !

A ce sujet, le Hezbollah aura fait preuve d’une grande maîtrise. Il sait qu’après un tir de roquette, dont le point de lancement est identifié instantanément le délai de riposte de l’armée israélienne est de 90 secondes. Toutes ses unités de lanceurs sont mobiles et ont été entraînées à se déplacer dans les 60 secondes suivant le tir. Donc l’armée israélienne riposte dans le vide. Pendant cette phase et jusqu’au cesser le feu le Hezbollah va détruire 40 chars israéliens et encore le fera-t-il avec des missiles anciens de fabrication soviétique et datant de la guerre de 1973.

Pour ALASTAIR CROOKE et MARK PERRY la guerre de 34 jours, aérienne puis terrestre, est une évidente défaite militaire d’Israël.

Troisième Partie

Cette défaite a et va continuer à avoir des conséquences politiques considérables. Le monde arabe et plus largement l’ensemble du monde musulman a vu et compris qu’Israël avait perdu. Cette  victoire a été acquise par une lutte du type de la guérilla populaire et non pas à l’issue d’un affrontement de deux armées classiques. La guérilla a eu la capacité de toucher le territoire israélien lui-même. Les régimes arabes qu’ils soient ouvertement alliés à Israël comme l’égyptien et le jordanien ou simplement passifs se retrouvent en position d’accusés et face à une opinion publique qui leur dit ; « Vous voyez,  il est possible de résister à Israël et vous ne l’avez pas fait. » Ces régimes sont d’autant plus embarrassés que la leçon est administrée par un parti qui, se réclame du chiisme alors qu’ils sont tous sunnites et que ce parti a eu le soutien de la majorité  du peuple libanais : chrétiens, sunnites, chiites, communistes et autres, tous confondus.

 

L’office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (www.reliefweb.int) a publié des cartes détaillées des opérations de la guerre du Liban qui font apparaître toutes les zones de combat et de bombardement. Trop lourdes pour être jointes à ce bulletin elles sont d’une grande utilité.

 

 

Il ne faut pas considérer l’étude de CROOKE et PERRY comme un soutien au Hezbollah (ils reconnaissent d’ailleurs qu’ils n’ont pas rencontré de dirigeants du Hezbollah)  mais plutôt comme une invitation aux gouvernements des Etats-Unis et d’Israël à tirer les leçons de cet échec et à réviser leur stratégie. 

Mais ils admettent que la guerre du Liban est un véritable tournant dans la situation au Proche et au Moyen Orient.

Elle l’est effectivement  pour un ensemble de raisons :

-         l’espoir a changé de camp ce qui est d’une grande importance politique

-         la méthode efficace pour s’opposer à l’expansion sioniste est la guérilla armée sur le modèle vietnamien

-         le conflit est, de facto, internationalisé et pas comme le souhaitait Israël (via l’OTAN). En effet quelles que soient les arrière-pensées – et elles sont nombreuses et en général hostiles au Hezbollah - des diverses fractions de la FINUL,  la présence au Liban, à côté de troupes occidentales, de troupes chinoises, russes, indiennes fait qu’aucun gouvernement important dans le monde ne peut désormais ni  se désintéresser du conflit, ni ignorer les violations du cesser le feu par Israël, ni être à la merci de la propagande israélienne et étasunienne sur la question. Le Liban est devenu un point de cristallisation de l’ensemble des tensions internationales d’où sont seuls absents les militaires US.

-         La sauvagerie des attaques israéliennes contre la population de Gaza est proportionnelle à la crainte de Tel-Aviv de voir la résistance palestinienne passer clairement à  la lutte armée, choix qui s’impose à elle désormais dans la mesure où il est le seul susceptible d’arrêter la mécanique exterminatrice lancée à grande vitesse et où il est clair, même s’il s’agit d’un raisonnement d’apparence glaciale, que les pertes humaines palestiniennes ont atteint un tel niveau qu’il ne serait pas dépassé en cas de passage effectif à la guérilla organisée.

 

 

 

 

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22:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, israel, liban, palestine, guerre, barbarie, fascisme, colonialisme, racisme, imperialisme, sionisme, actualite, presse, silence, histoire, romain, courcelles, resistance, solidarite, occupations, oppression capitaliste, onu, otan, propagande, terrorisme, gangsterisme, crimes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/11/2006: PRESIDENTIELLES : MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de Omar
Envoyé : lundi 13 novembre 2006 12:43

Objet : [Transfer_info] PRESIDENTIELLES : MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances

 

Élection présidentielle française 2007

MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances
par Cédric Housez*

 

En cette période de course aux soutiens électoraux, les postulants à l’élection présidentielle française donnent des gages à leurs alliés du moment. Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn ont choisi de donner des entretiens à la revue néoconservatrice Le Meilleur des mondes. Le premier y souligne son amitié personnelle avec les hommes en place à Washington et Tel-Aviv, le second y affirme son alignement sur la politique des États-Unis et d’Israël.

 


 

 

En France, le premier tour de l’élection présidentielle n’aura lieu que le 22 avril 2007, néanmoins la pré-campagne est déjà ouverte. Ce démarrage précoce est probablement dû à la primaire interne au sein du Parti socialiste et aux discussions sur la procédure d’investiture au sein du parti au pouvoir, l’UMP. Si les candidats potentiels cherchent à séduire les électeurs, la réciproque est également vraie. Les groupes d’intérêts ou des courants de pensées trans-partisans sollicitent déjà les candidats potentiels.


Dans ce contexte, les contacts évoluent entre les représentants français du néoconservatisme états-unien et les candidats à la candidature. S’il continuent à apprécier Nicolas Sarkozy à droite, ils semblent s’écarter de Ségolène Royal à gauche et lui préférer Dominique Strauss-Kahn. Un changement qui se manifeste par l’intérêt soudain de la presse atlantiste pour l’ancien ministre des Finances.

 

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« Le Meilleur des mondes »

La revue des néo-conservateurs en France.

Un signal fort est donné par la livraison d’automne de la revue trimestrielle Le Meilleur des mondes [1], créée en lien avec la Foundation for the Defense of Democracies [2] pour servir de porte-voix aux néoconservateurs en France.


Dans son éditorial, la revue affirme qu’elle souhaite orienter le débat de la prochaine élection présidentielle car : « Nous voici de plain-pied dans le XXIème siècle, et les années 2007-2012 s’annoncent comme des années sombres, des années de tempêtes, des années de malheur, des années de courage (…) Souhaitons que cette campagne présidentielle permette enfin le débat qui a tant manqué en 2002 et dont le pays a lourdement payé les conséquences. ». La revue prend acte du fait que c’est Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, et non Dominique Strauss-Kahn, qui caracolent en tête des sondages mais concernant ce duel annoncé, Le Meilleur des mondes rappelle que « l’expérience des compétitions présidentielles précédentes enseigne à chacun la plus grande prudence », avant de consacrer pas moins de 12 pages d’entretien à N. Sarkozy et autant à D. Strauss-Kahn. Au total, 24 pages d’interviews complaisantes dans lesquels les deux candidats peuvent garantir à quel point ils partagent les analyses et la grille de lecture des néo-conservateurs.

 

Il est difficile de comparer points par points les entretiens donnés par les deux hommes. En effet, MM. Sarkozy et Strauss-Kahn n’ont pas été confrontés aux même questions, ni aux même intervieweurs.

 

Nicolas Sarkozy répond à Pascal Bruckner, André Glucksman, Michaël Prazan et Yasmina Reza et l’entretien porte surtout sur sa vision de la place de la France dans le monde, sur les alliances à mettre en place, et sur l’avenir de l’Union européenne. En outre, (présence d’André Glucksman oblige), il lui est demandé de condamner énergiquement la politique russe. Dominique Strauss-Kahn est interviewé par Elié Cohen, Myriam Encaoua, Gérard Grunberg, Michel Laval et Michel Taubman. Il parle longuement du Liban et de l’Iran (liant ces deux questions), de l’Union européenne, de sa vision de l’économie française et du programme socialiste en la matière.

 

Par ailleurs, il faut noter que les deux hommes n’occupent pas le même type de responsabilité et disposent donc d’une marge de manœuvre différente. N. Sarkozy est ministre en exercice et, même s’il prend souvent des libertés avec la discipline gouvernementale, il ne peut aller trop loin. Par ailleurs, il est président de l’UMP, parti dont la frange gaulliste ne partage pas son atlantisme. M. Sarkozy ne peut donc pas aller aussi loin que M. Strauss-Kahn dans ses déclarations et souvent il élude certaines questions ou ne répond que brièvement, se contenant d’évoquer les liens qui l’unissent personnellement aux États-Unis et à Israël en guise de positionnement plus précis. À plusieurs moments, le ministre de l’Intérieur vante le lien franco-états-unien en reprenant les arguments les plus fréquents de la doxa atlantiste : «  je suis partisan d’une France amie des États-Unis, et je vais m’expliquer sur ce point : les États-Unis sont un des rares pays au monde avec lequel nous n’avons jamais fait la guerre. Il y a eu la Pologne, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup d’autres. Les Américains sont venus nous aider à deux reprises, et nous les avions nous-mêmes aidés, il y a plus longtemps. Nous partageons les mêmes valeurs, nous sommes riverains du même océan, ils sont la première puissance économique, militaire et monétaire. Nos enfants rêvent de la musique américaine et des films américains. Et quand on leur demande d’aller faire un séjour linguistique, ils préfèrent aller à New York qu’à Sheffield. Est-ce que ça veut dire que l’on doit aligner nos positions sur celles des Américains ? Non. On peut parfaitement avoir des désaccords, mais on doit se souvenir, dans l’expression de ses désaccords, que nous sommes amis depuis longtemps et pour longtemps. Que la France ait une position autonome vis-à-vis des États-Unis, tant mieux, c’est souvent nécessaire ! Mais il n’y a pas d’avenir dans l’opposition entre eux et nous. J’ajoute, pour être très clair, que le gouvernement américain peut ne pas nous plaire, mais je demande la même indulgence envers ce gouvernement que celle que nous professons envers un certain nombre de gouvernements d’autres pays. Je pense notamment à la Chine et à la Russie, avec qui les désaccords sont plus importants ». Cette conclusion vise à égratigner les choix stratégiques du président Chirac. Pour M. Sarkozy, la France devrait se concentrer sur son partenarait avec l’Allemagne et se rapprocher du Royaume-Uni. Elle devrait abandonner le mirage de l’Axe Paris-Berlin-Moscou-Pékin.

 

Comme il se doit, M. Sarkozy célèbre les « valeurs communes » franco-états-uniennes. Cependant, ce slogan se suffisant à lui-même, il n’explicite pas ce que sont ces valeurs : violer le droit international en envahissant l’Irak et en reconnaissant les annexions israéliennes ? Bafouer la liberté individuelle en enlevant des suspects en Europe et en multipliant les prisons secrètes ? Maltraiter les minorités en refusant de porter secours aux noirs de la Nouvelle-Orléans et tirant à vue sur les immigrés clandestins hispanos ? Mépriser la dignité humaine en torturant à Guantanamo et en pratiquant la peine de mort ? Etc…

 

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Visite de Nicolas Sarkozy au président états-unien, le 13 septembre 2006

Par ailleurs, M. Sarkozy veut croire que l’alliance avec les États-Unis n’est bloquée que par les dirigeants actuels mais rencontre une vraie sympathie populaire : « Il y a, parfois, un décalage entre ce que pense une partie de nos élites et ce que ressent le peuple français. On l’a bien vu lors des anniversaires commémoratifs du débarquement, qui ont été un succès populaire considérable. Et on le voit bien chaque jour dans l’attachement des Français à un certain mode de vie américain, aux films américains, à la littérature américaine, à la musique américaine ». De même, M. Sarkozy rappelle ses liens avec Israël : « Mon premier voyage comme président de l’UMP était en Israël pour rencontrer Sharon », mais ne va pas beaucoup plus loin. Sur les questions liées au Proche-Orient, il se contente de reprendre les poncifs sur le « nécessaire » désarmement du Hezbollah, le présentant comme un jouet de « puissances extérieures ». Il réclame également un « soutien » de la France aux États-Unis dans le dossier iranien, mais ne développe pas cette question et parle d’un indispensable combat contre « les régimes despotiques » qui soutiennent le terrorisme, sans citer lesquels.

 

Bref, l’allusion et l’affirmation des liens personnels entre lui et les dirigeants américanistes sont de rigueur et suffisent à garantir son allégeance.

 

En comparaison, Dominique Strauss-Kahn paraît adhérer nettement plus aux analyses et aux intérêts états-uniens et israéliens que son concurrent. L’ancien ministre des Finances se livre ainsi à une attaque en règle de l’Iran en se fondant sur la rhétorique « antitotalitaire » en vogue dans les milieux américanistes [3] : « La politique qui est aujourd’hui conduite en Iran sous la houlette d’Ahmadinejad comporte de nombreuses expressions du totalitarisme qui, en tant que telles, doivent être combattues ; À ce propos, c’est pour moi une grave erreur d’avoir prétendu, comme l’ont fait Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, que l’Iran jouait « un rôle stabilisateur » dans la région. Cela entraine une confusion sur la nature réelle de ce qu’est le régime iranien actuel. Cela revient à envoyer un message erroné à un pays qui use largement de sa capacité de nuisance – on le voit au Liban via le Hezbollah, en Irak ou avec le chantage nucléaire qu’il cherche à exercer. » . Et il ajoute : « Cela ne me gêne pas de considérer le régime iranien, ou d’autres régimes politiques du Moyen-Orient, comme des totalitarismes », sans préciser quels sont les autres « régimes totalitaires » que compte le Moyen-Orient. Avant d’asséner froidement : « On mesure que les Américains se sont trompés de cible : la menace ne venait pas de l’Irak mais de son voisin perse ». M. Strauss-Kahn approuverait donc une action militaire contre l’Iran, mais n’indique pas s’il souhaiterait ou non que la France y participe.

 

Le candidat à l’investiture socialiste se livre également à une lecture aussi peu claire que biaisée de la situation au Proche-Orient et de l’agression d’Israël contre le Liban cet été : « Le Hezbollah n’est pas seulement une organisation terroriste (…) mais c’est aussi une organisation terroriste dont on attend le désarmement par le Liban (…) Si le Hezbollah est une composante du gouvernement libanais, le conflit auquel nous venons d’assister, et auquel nous pouvons encore assister demain, devient alors un conflit traditionnel entre deux États. Dans ce cas, il n’y a plus de fondements aux réticences que l’on a pu avoir par rapport aux réactions israéliennes. Nous avions un agresseur qui venait du Nord (le Liban), et qui a illégalement agressé un pays (Israël) se trouvant au sud de sa frontière. Si cet agresseur constitue une partie de l’État libanais, c’est alors le Liban qui attaque Israël. Je ne crois évidemment pas que l’on puisse retenir cette interprétation. Il s’agit donc bien d’une organisation terroriste et il faut que les Libanais désarment le Hezbollah ». Stricto sensu, si M. Strauss-Kahn affirme que les Libanais ont illégalement attaqué Israël, c’est qu’il considère que l’État juif est en paix avec le Liban. Cela implique que, comme M. Bush, il admet l’annexion des fermes de Chebaa par Israël et la détention de milliers de prisonniers de guerre libanais.

 

M. Strauss-Kahn affiche également son souhait de se rapprocher des États-Unis et de se détacher des vieux principes de la diplomatie française tel que la politique arabe de la France : « La fameuse politique arabe de la France. C’est une supercherie que le Quai d’Orsay réussit à vendre depuis des décennies à l’ensemble de la classe politique ! Elle nous permet de croire que nous sommes ainsi à l’abris de toute menace terroriste (…) cela me paraît tout à fait absurde ». M. Strauss-Kahn reprend donc à son compte les propos de F. Hollande cité par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en novembre 2005 [4]. En outre, il feint de croire que la politique française au Proche-Orient, conçue par le président De Gaulle après la guerre israélo-arabe de 1967, aurait pour but de protéger le pays de la menace terroriste. Au passage, il sous-entend un lien entre les États arabes et le terrorisme international.

 

Enfin, M. Strauss-Kahn s’attaque au projet économique du Parti socialiste. Face aux inquiétudes de l’économiste néo-libéral Elie Cohen, il s’engage tacitement à ne pas respecter les engagements de son parti : « Je n’endosse pas [les erreurs de diagnostics économiques du projet socialiste] puisque je [les] dénonce et j’ai passé mon temps à [les] dénoncer publiquement ! (…) Mais, si mettre toutes [les propositions économiques] bout à bout constitue une ressource utile, cette « bibliothèque » ne constitue pas à elle seule une politique. Il incombera donc au président de la République de fixer ses priorités. Libre à lui d’ajouter ou d’ajourner telle ou telle mesure selon son appréciation de la situation économique française ».

À la lecture comparée de ces deux entretiens, on a finalement l’impression que Dominique Strauss-Kahn, bien que moins proche idéologiquement, répond mieux aux attentes de la revue que son concurrent de droite. En effet, dans son éditorial, Le Meilleur des mondes pose les deux points importants aux yeux des néoconservateurs : l’accélération de l’harmonisation de l’économie française au modèle anglo-saxon (présenté sous la rhétorique de la nécessaire « réforme » face à la mondialisation) et le développement du bellicisme contre l’Iran présenté comme la pire menace pour « l’Occident ». L’éditorial indique : « Ben Laden (…) ce chef de bande, capable de coups de main sanglants, a perdu avec la chute des talibans le semblant d’appareil d’État qui pouvait servir de base arrière à son djihad. C’est de Téhéran, d’où elle est partie en 1979 que la révolution islamique semble aujourd’hui prendre un nouveau et terrifiant envol. Elle dispose désormais d’un leader : le président Ahmadinejad, qui rappelle, par son arrogance et son mépris des règles internationales, les pires dictateurs du XXème siècle. Elle a son héros : Hassan Nasrallah. Sa passion : la haine de l’Occident. Son objectif symbolique : la destruction de l’État d’Israël. Son arme inédite : les milliers de martyrs potentiels qui, du Maroc à l’Indonésie, sont poussés au sacrifice par une haine aveuglante. Il lui manque encore la bombe atomique. Pour combien de temps ? ». On notera que pour la revue, l’Iran a remplacé parfaitement la figure d’Al Qaïda dans le rôle de l’adversaire, à tel point que Le Meilleur des mondes prétend désormais que les fondamentalistes sunnites sont prêts à obéir à leur ennemi millénaire, l’Iran chiite.

 

Notons que Dominique Strauss-Kahn est président du Comité scentifique de la Fondation Jean-Jaurès, une association directement soutenue par la NED [5] et qu’il est membre du Club de Bilderberg, un groupe de cooptation des cercles de l’OTAN. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est beaucoup moins bien introduit dans les milieux pro-états-uniens. Il a, au contraire, privilégié le développement de relations personnelles avec les seuls leaders du courant néoconservateur états-unien et avec ceux de la droite israélienne.

Cédric Housez
Spécialiste français en communication politique, rédacteur en chef de la rubrique « Tribunes et décryptages ».
Les articles de cet auteur

 


[1] Le Meilleur des mondes, Éditions Denoël, Automne 2006.

[2] « Les trucages de la Foundation for the Defense of Democracies », Voltairenet, 2 février 2005.

[3] « Choc des civilisations : la vieille histoire du « nouveau totalitarisme » », par Cédric Housez, Réseau Voltaire, 19 septembre 2006.

[4] « France : le Parti socialiste s’engage à éliminer les diplomates pro-arabes », par Ossama Lotfy, Réseau Voltaire, 30 novembre 2005.

[5] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », Voltairenet, 24 janvier 2004.

 

 

 

15:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, imperialisme, sionisme, israel, barbarie, liban, actualite, courcelles, histoire, france, paris, socialisme, europe, euro-dictature, oppression capitaliste, democratie, liberte, usa, terrorisme, romain, porpagande, politique, presse, silence, otan, guerre, colonialisme, imperia | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/11/2006: MANDELA : "Je continue ma lutte"

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de laurent-lambert
Envoyé : samedi 11 novembre 2006 21:01

Objet : [Transfer_info]
MANDELA : "Je continue ma lutte"

 

Publié récemment par le Monde, voici un texte remarquable d'un grand homme,  Nelson Mandela. Luttant toujours contre le racisme, l'injustice et donc le  sionisme, les tenants de cette idéologie raciste l'attaquent régulièrement dans  les forums et dans les médias ; défendons le donc en propageant son magnifique  message de justice et d'égalité.    Laurent  

***

 

Je continue ma lutte, par Nelson Mandela

LE MONDE | 07.11.06 | 14h04  •  Mis à jour le 07.11.06 | 14h04


Johannesburg, le 1er novembre, entouré d'amis comme Nadine Gordimer, je suis devenu Ambassadeur de la conscience pour Amnesty International. Recevoir cet honneur de la part des membres de la plus grande organisation de défense des droits humains dans le monde a été pour moi une grande joie. Le fait que cette distinction ait été inspirée par un poème du grand écrivain irlandais Seamus Heaney, De la république de la conscience, qui nous rappelle à tous notre devoir, me touche particulièrement :

Leurs ambassades, a-t-il dit, étaient partout
Mais agissaient indépendamment
et aucun ambassadeur ne pouvait être déchargé de ses fonctions.

 

Tout comme Amnesty International, je lutte pour la justice et les droits humains depuis de longues années. Je me suis maintenant retiré de la vie publique, mais tant que l'injustice et l'inégalité perdureront, aucun d'entre nous ne pourra prendre de repos. Nous devons devenir plus forts encore. Je continue ma lutte en faveur du respect des droits humains à travers la Fondation , le Fonds d'aide à l'enfance et la Fondation Mandela Rhodes. Ces trois institutions caritatives qui oeuvrent en mon nom ont pour tâche de continuer mon action dans des domaines qui m'ont préoccupé toute ma vie : l'enfance et la jeunesse, la mémoire et le dialogue, ainsi que la formation de nouvelles générations de dirigeants éthiques.

 

Mon souhait est que cette distinction puisse aider les militants partout dans le monde à maintenir une lueur d'espoir pour les prisonniers oubliés de la pauvreté. Comme l'esclavage ou l'apartheid, la pauvreté n'est pas naturelle. Ce sont les hommes qui créent la pauvreté et la tolèrent, et ce sont des hommes qui la vaincront. Vaincre la pauvreté n'est pas un geste de charité. C'est un acte de justice. Il s'agit de protéger les droits humains fondamentaux. Toute personne, partout dans le monde, a le droit de vivre dans la dignité, libre de toute crainte et de toute oppression, libérée de la faim et de la soif, et libre de s'exprimer et de s'associer comme elle l'entend.

 

Cependant, à l'aube de ce nouveau siècle, des millions de personnes sont toujours prisonnières, esclaves et enchaînées. La pauvreté massive et les inégalités sont de terribles fléaux de notre temps - à une époque où le monde s'enorgueillit des avancées formidables réalisées dans les domaines de la science, de la technologie, de l'industrie et de l'accumulation de richesses. Tant que la pauvreté persistera, il ne saurait y avoir de véritable liberté.

 

Les populations pauvres sont celles qui ont le moins accès au pouvoir en vue de déterminer les politiques à venir - en vue de déterminer leur avenir. Mais elles ont droit à une voix. On ne doit pas les faire asseoir en silence tandis que le "développement" se produit autour d'elles, à leurs dépens. Un véritable développement est impossible sans la participation des personnes concernées. Prenons le droit au logement. Trois millions de personnes en Afrique ont été expulsées de logements précaires depuis le début de ce siècle.

 

Nous avons aussi en Afrique le fléau du sida, qui décime la vie de notre peuple, particulièrement les personnes vivant dans la pauvreté. Nous partageons tous - riches et pauvres, gouvernements, entreprises et individus - la responsabilité de veiller à ce que tous aient accès à l'information, aux moyens de prévention et à un traitement. Notre point de départ pour cela doit être le respect des droits de la personne. Nous savons que ce sont les populations le plus marginalisées qui sont aussi le plus affectées par le sida. Et nous savons qu'à l'intérieur de ce groupe les femmes sont encore plus marginalisées et portent le fardeau le plus lourd. En tant que filles, mères, soeurs et grands-mères, elles font chaque jour l'expérience dans leur chair de la réalité de cette pandémie. Les femmes meurent aussi pour d'autres raisons qui pourraient être évitées. Une femme meurt toutes les minutes de complications dues à la grossesse. Et où vivent presque toutes ces femmes ? Dans les pays en développement - dans la pauvreté.

 

Amnesty International oeuvre pour faire en sorte que les droits des femmes existent. A travers son action sur la pauvreté et à travers sa campagne contre la violence à laquelle elles sont confrontées. Les femmes et les jeunes filles ont besoin de sécurité pour apprendre et travailler. Si les jeunes filles ne bénéficient pas d'un environnement sûr, exempt de toute discrimination, pour poursuivre des études ou obtenir un emploi, les conséquences s'en feront sentir toute leur vie. J'ai parlé auparavant de la nécessité d'un "tournant". Nadine Gordimer a évoqué une conversation qu'elle et moi avions eue en 1998. Elle nous a rappelé ce que j'avais dit alors : "Ce que je veux arriver à voir, c'est un environnement dans lequel les jeunes gens de notre pays ont une chance réelle de développer les possibilités qu'ils ont en eux pour inventer une vie meilleure pour eux-mêmes. C'est de cela qu'il s'agit lorsqu'on parle de développement."

 

Si tous les militants des droits humains à travers le monde croient cela et agissent sur cette base et s'ils arrivent à amener d'autres personnes à croire en cela, nous aurons alors atteint ce tournant dont je parlais.

 


 

Nelson Mandela, Prix Nobel de la paix en 1993, a été président de la République d'Afrique du Sud de 1994 à 1999.

 

Traduction-adaptation des propos tenus par Nelson Mandela, à l'occasion de sa distinction comme Ambassadeur de la conscience par Amnesty International.


 

Article paru! dans l' édition du 08.11.06

 

14:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, actualite, presse, silence, histoire, romain, courcelles, solidarite, racisme, sionisme, liberte, colonialisme, fascisme, oppression capitaliste, afrique, israel, imperialisme, euro-dictature, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/11/2006: ATTAL : Un milicien de la Ligue de défense juive, jugé à Paris le 15 novembre 2006

 

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de FISCHER BERNARD
Envoyé : dimanche 12 novembre 2006 22:58

Objet : [Transfer_info] ATTAL : Un milicien de la Ligue de défense juive, jugé à Paris le 15 novembre 2006

 

Audience mercredi 15 novembre 2005 à 9 H

au Tribunal de Grande Instance de Paris,

4 bd du Palais , métro Cité. Chambre 161

 

Anthony Attal, un milicien de la Ligue de défense juive, jugé à Paris le 15 novembre 2006.         

 

La Ligue de Défense Juive a plusieurs actions violentes terroristes reconnues à son actif.

Elle a d'abord existé sous le nom de Liberté Démocratie et Judaïsme en octobre 2000 comme la branche française de la Jewish Defense League, elle-même créée en 1968 aux USA. La JDL a été fondée à New York par le rabin Kahane chef du mouvement d'extrême droit sioniste Kach qui recommande l'expulsion de l'intégralité de la population arabe du "Grand Israel" qu'il voit inscrit outre en Palestine Occupée, en Jordanie, au Liban, en Syrie et dans le Sinaï.

 

En Israël, le parti Kach a eu des députés de 1984 à 1988, fut interdit d'élections en 1988 puis dissous en 1994. Il  est répertorié comme organisation terroriste aux USA. En 2001, la JDL est classée comme organisation terroriste par le FBI, son président Irv Rubin fût  mis en examen en particulier pour attentat contre une mosquée américaine et il s'est suicidé en prison avant son procès. Un autre membre de la JDL arrêté en même temps plaide coupable pour préparation d'attentats  et est condamné à 20 ans de détention.

 

En France, quatre étudiants de l'AGEN ont été agressés au sein même du tribunal administratif par des étudiants affiliés à l'Union des Étudiants Juifs de France accompagnés de membres de la LDJ avec des barres de fer et des coups de poing américains. L'une des victimes a eu des fractures graves et compliquées au visage ayant nécessité 45 jours d'arrêt de travail.

 

Un seul des membres de la milice a été condamné à une peine de dix mois avec sursis et deux années de mise à l'épreuve, Anthony Attal.

 

On attribue à la LDJ l'agression avec blessure grave à l'arme blanche commise contre un commissaire de police le 7 avril 2002 lors d'une manifestation du CRIF. Ce même jour une bonne dizaine de journalistes ont été sauvagement frappés.

Le 7 octobre 2003, des éléments de la LDJ s'en sont pris à des manifestants devant le siège de la délégation palestineinne à Paris.

Le 13 novembre 2003 Mouloud Aounit président du Mrap a été agressé devant l'Institut du Val Mandé. La preuve de la responsabilité de la LDJ n'a pu être établie.

Le 28 septembre 2004, la librairie Au pays de cocagne a été attaquée et mise à sac alors que l'écrivain Alain Soral y donnait des dédicaces.

 

Ce sont vraissemblablement des adeptes de la philosophie raciste Kahaniste qui ont agressé l'humoriste Dieudonné à son arrivée en Martinique le 2 mars 2005.
Enfin, le 20 janvier 2005, des membres de la LDJ ont agressé des militants qui faisaient signer un appel des travailleurs et syndicalistes palestiniens au cours d'une manifestation pour la défense des services publics à Paris.

 

L'une des militantes Catherine Guillaume a été légèrement blessée et sa plainte a finalement été prise en compte par le Parquet. Les photographies de l'agression ont permis d'identifier Anthony Attal.

 

Cet individu est impliqué par ailleurs dans des affaires d'escroquerie. Jusqu'à quand régnera l'impunité pour les petits soldats fascistes du Bétar-LDJ qui ont réussi à asperger d'acide une jeune fille de 13 ans venue assister à un spectacle de Dieudonné à Lyon ?

 

Sont-ils des intouchables en raison de leurs prestations délivrées au CRIF et à l'Association pour le bien-être du soldat israëlien comme nervis et services d'ordre ?

L'audience aura lieu le mercredi 15 novembre 2005 à 9 H au Tribunal de Grande Instance de Paris, 4 boulevard du Palais , métro Cité. Chambre 161
 
Source : http://www.convergencedescauses.com/index.php?optionfiltered=com_content&task=view&id=326&Itemid=1

  

 

14:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, paris, israel, sionisme, terrorisme, usa, fascisme, actualite, presse, histoire, romain, courcelles, politique, silence, resistance, solidarite | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/11/2006

04/11/2006: Beit Hanoun-poème-

 

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de ziad medoukh
Envoyé : samedi 4 novembre 2006 10:07

Objet : [assawra] Beit Hanoun-poème-

 

Beit Hanoun
( Ziad Medoukh )

Tu es devenue une ville de martyrs
Après ces opérations militaires
Et ces attaques meurtrières
D'une occupation qui déteste la lumière.

Une occupation aveugle et barbare
Qui est en train de commettre
Des génocides et des massacres
Contres tes arbres et ta terre.

Des massacres qui ont fait beaucoup de martyrs
Des femmes, des enfants et des vieillards
Qui ont donné leur sang pour une vie libre.
                        
Dans tes maisons c'est l'horreur
Des blessés  qui souffrent
Des prisonniers qui crient
                       Et des mères qui pleurent.
                    
Beit Hanoun, une ville pleine de vie et d'espoir
Est en train de vivre un cauchemar
À cause de cette terreur
Produite dans ses marchés et ses rues
Par des soldates et des militaires oppresseurs.
             
Beit Hanoun, continuer de résister et à dire
À tout le monde que tu resteras
Malgré l'occupant et ses mesures
La bougie de notre nord.

Les missiles aveugles tuent des écoliers et des écolières
Des innocents, des résistants qui sont morts
Pour toi, et pour la Palestine et son honneur
La Palestine des principes et des valeurs.

Beit Hanoun, tu resteras toujours dans nos mémoires
Comme une localité qui a défié les chars
Les tirs, les attaques et les bulldozers
D'une armée aveugle qui vit la déchirure.

Beit Hanoun, tu mérites le salut des solidaires
Malgré le silence, l'indifférence voire
La complicité internationale des autres
Qui n'arrivent pas à dénoncer ces crimes de guerre.

Beit Hanoun, ta résistance se poursuivra
Contre toutes les opérations militaires
Et tu affronteras tous les jours noires
Et cela malgré tes pertes et tes martyrs.

Beit Hanoun, continue de vivre
Et garde toujours l'espoir
D'un lendemain meilleur
Tu retrouveras un jour
Comme toute la Palestine ton sourire.


__._,_.___

ASSAWRA, liste de diffusion dédiée à l'Intifada ...

Visitez Al-Oufok : http://www.aloufok.net


11:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine, israel, sionisme, fascisme, terrorisme, imperialisme, racisme, colonialisme, barbarie, usa, romain, courcelles, histore, presse, silence, guerre, occupations, crimes, liberte, democratie, solidarite, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/11/2006

02/11/2006: «Ce que nous avons fait est fou et barbare»

 

De : ForumCommuniste@yahoogroupes.fr [mailto:ForumCommuniste@yahoogroupes.fr] De la part de Al Faraby
Envoyé : jeudi 2 novembre 2006 9:34

Objet : [ForumCommuniste] «Ce que nous avons fait est fou et barbare»

 

«Ce que nous avons fait est fou et barbare»

( Au Sud-Liban, l'armée israélienne a déversé plus d'un million de sous-munitions lors des trois derniers jours du conflit. )

( Par Christophe AYAD )

 

Il est midi sur les hauteurs de Ras al-Aïn. Une énorme explosion secoue le village engourdi par la torpeur ensoleillée d'une belle fin de mois de septembre. Les habitants sursautent à peine. Un mois et demi après la guerre qui a opposé Israël au Hezbollah, les détonations continuent de se faire entendre quotidiennement. Ce sont les démineurs qui font exploser les milliers d'engins non explosés et autres sous-munitions qui tapissent littéralement la campagne.

 

Ce jour-là, à Ras al-Aïn, les experts de Bactec, une société britannique spécialisée dans le déminage, viennent de faire sauter un millier d'engins à la fois. Ils n'ont même pas eu besoin de les ramasser : «Nous les avons trouvés là, au milieu d'un champ, explique le chef d'équipe de Bactec. Les villageois les avaient ramassés eux-mêmes et rangés dans des caisses en bois. Puis ils nous ont appelés.» 

 

«Engins mortels oubliés» .

 

Lassés d'attendre les équipes de déminage, débordées par l'ampleur de la tâche, les habitants de Ras al-Aïn, à une dizaine de kilomètres au sud de Tyr, ont déminé à leurs risques et périls. «En fait, ils ont payé des journaliers palestiniens pour faire le travail», confie un employé municipal. Un dollar la sous-munition : le salaire de la peur. Face à la «performance», les experts britanniques sont aussi admiratifs qu'embêtés : «Ce que ces gens ont fait est incroyable. Ces objets peuvent exploser au moindre contact. Mais en procédant de la sorte, ils ont aussi complètement brouillé le terrain. Lorsque nous déminons, nous le faisons de manière systématique. Là, rien ne garantit qu'il ne reste pas des engins mortels oubliés.» 

 

Comme des dizaines d'autres villages du sud du Liban, certains quartiers de Ras al-Aïn ont été littéralement couverts de sous-munitions. Les murs de certaines maisons portent l'inscription «CBU» ( Cluster Bomb Unit ) à la peinture rouge, signalant ainsi qu'elles sont un piège mortel. Les paysans du coin hésitent à retourner dans leurs vergers, alors que la cueillette des olives bat son plein. «On en trouve partout, dans les champs, sur les toits des maisons, dans les vergers, accrochées aux branches des arbres, absolument partout», explique Dalia Farran, la porte-parole du Mining Action Coordination Centre (Macc), l'organisme mi-étatique, mi-onusien chargé du déminage au Sud-Liban. Macc a vu le jour en 2000, dans la foulée du retrait israélien du Liban. A l'époque déjà, l'armée israélienne avait laissé un demi-million de mines en partant. De 2000 à 2004, cinq millions de mètres carrés avaient été nettoyés et 62 000 engins désamorcés. Aujourd'hui, tout est à recommencer, en bien pire.

 

«Fou et barbare». 

 

Théoriquement, les bombes à sous-munitions, qui peuvent être tirées par obus d'artillerie (88 engins par obus), roquette (540 sous-munitions) ou bombe larguée par avion (640 engins mortels), sont larguées à quelques mètres du sol. Elles sont censées percer des blindages, mais jusqu'à 40 % d'entre elles n'explosent pas à l'impact. L'armée israélienne en a tiré des dizaines de milliers, semble-t-il pour interdire l'accès de certaines zones aux tireurs de roquettes du Hezbollah. Mais la plupart des tirs ont été effectués lors des 72 dernières heures, alors que l'arrêt des hostilités était presque acquis par la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU. «C'est comme si, de rage et de dépit, les Israéliens avaient voulu rendre cet endroit invivable», avance un diplomate occidental. Le commandant israélien d'une base de lance-roquettes, interviewé par le quotidien israélien Haaretz, a révélé que 1,2 million de sous-munitions avait été déversé au cours des trois derniers jours du conflit. «Ce que nous avons fait est fou et barbare», concluait-il. Quelque 750 sites «pollués» ont été recensés jusqu'à présent : «En moyenne, explique Dalia Farran, chaque site représente 197 000 mètres carrés à dépolluer.» Selon une évaluation sommaire, il y aurait aujourd'hui entre 1 million et 1,5 million de sous-munitions non explosées dans le sud du Liban. Cette zone s'étend même au nord du fleuve Litani.

 

Avec plus de 120 blessés et 21 morts (16 civils et 5 artificiers de l'armée libanaise) à la mi-octobre, les sous-munitions, dont la taille ne dépasse pas la moitié d'une canette de Coca, ont causé une moyenne de trois accidents par jour. Une véritable course contre la montre est engagée car les intempéries de l'hiver risquent d'enterrer les engins mortels, les rendant encore plus difficiles à détecter. L'armée française, mais aussi les Italiens, les Chinois, les Espagnols, etc., participent aux côtés de l'armée libanaise, sous-équipée pour cette tâche, aux opérations de déminage de Bactec et de Mine Action Group (MAG), une ONG britannique présente au Liban depuis plusieurs années.

Ce jour-là, les experts de Bactec ne s'attardent pas à Ras al-Aïn. Une nouvelle urgence les attend à Aïta al-Chaab, près de la frontière israélienne, où deux enfants ont été grièvement blessés par un engin qui traînait par terre. Dans le sud du Liban, après la guerre, c'est encore la guerre.

 

Par Christophe AYAD  - Libération du 2 novembre 2006

Avec la complicité de nadiamontrouge@yahoo.fr

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3476

 

Pétition

 

Non au terrorisme de l'État d'Israël

contre les peuples Palestinien et Libanais

 

Signez et faites signer la pétition à l'adresse :

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

 

3930 signatures

 

www.aloufok.net

 

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21:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, liban, israel, palestione, occupation, barbarie, terrorisme, fascisme, gangsterisme, imperialisme, sionisme, guerre, usa, actualite, presse, histoire, romain, belgique, courcelles, paix, democratie, liberte, capitalisme, oppression capitalist | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/10/2006

26/10/2006: Réseau Voltaire attaqué - Voltaire Network under attack

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : jeudi 26 octobre 2006 23:23

Objet : Réseau Voltaire attaqué - Voltaire Network under attack

 


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[FRANÇAIS] + [ENGLISH]

 

Le site Réseau Voltaire en butte à des perturbations - Silvia Cattori - 24 octobre 2006

Témoignage de la journaliste Silvia Cattori au sujet des journalistes et des membres des réseaux de militants/antes de l'information qui travaillent dans des conditions difficiles et dangereuses, dans des situations d'horreur et de désolation, auprès de populations bombardées, terrifiées, dépourvues des ressources les plus élémentaires, pour diffuser la vérité sur les agressions fascistes perpétrées par les forces impérialistes US et leurs alliés contre les peuples, crimes contre l'humanité que les médias bourgeois décrivent comme des opérations humanitaires.  (AA)

 

The "Voltaire Network" under attack - Silvia Cattori - October 24, 2006 - http://www.voltairenet.org/article143832

This is the testimony of journalist Silvia Cattori concerning the journalists and members of activist information networks working in difficult and dangerous conditions, in situations of horror and devastation, with populations who have been bombed, terrified and deprived of the most elementary living resources, to inform the public about the truth of the fascist aggressions perpetrated by the military forces of US imperialists and their allies against the peoples, crimes against humanity that the bourgeois media describe as humanitarians operations.  (AA)

 


 

Le site Réseau Voltaire en butte à des perturbations.

Silvia Cattori - 24 octobre 2006 

http://www.voltairenet.org/article143832.html

 

Ecrire, garder le moral, tout au long de ces années douloureuses de guerres et de massacres de populations innocentes - en Afghanistan, en Palestine, en Irak, au Liban - n'a pas été une tâche facile.

En effet, témoigner d'évènements aussi violents qui génèrent tant de victimes et tant de souffrances pour des millions de gens, exige une force intérieure immense, une force capable de résister aux intimidations, aux insultes, et même aux menaces de mort.

 

Ecrire pour faire entendre, de façon sincère et désintéressée, la voix des sans voix, ne va pas de soi. Face à des catastrophes humaines d’une telle ampleur, on se sent souvent écrasé par un sentiment d'impuissance, par le sentiment de n'avoir pas su communiquer de la meilleure façon les situations dramatiques dont on a été témoin.

 

Ecrire un article, cela prend parfois des semaines avec, au bout, la pénible impression que votre voix n'a pas été entendue. Et qu'il va falloir recommencer, et se soumettre à encore plus de solitude et de sacrifices.

 

Je sais les difficultés qu’à connu le site Réseau Voltaire récemment. Un site particulièrement menacé parce qu’il mène des investigations sur des activités terrifiantes et que les Etats concernés, ont intérêt à cacher. Son président, Thierry Meyssan, qui a présenté les attentats du 11 septembre 2001 comme le résultat d'un complot intérieur, continu d’être attaqué de toutes parts. Je pense aussi ici à son équipe de jeunes journalistes dont je connais l'abnégation et l'engagement en faveur des opprimés : elle fait un travail qui mérite notre reconnaissance.

  

La lecture de l’article dont le lien figure ci-après explique les raisons de la disparition du Réseau Voltaire du net durant neuf jours.

 

http://www.voltairenet.org/article143787.html

Le Réseau Voltaire publie une vingtaine de sites internet en huit langues différentes. Au cours des dernières semaines ce service a été perturbé, allant jusqu’à une interruption de neuf jours.

Nous avons subis de nombreuses attaques informatiques durant l’offensive israélienne contre le Liban. Nos techniciens sont parvenus à stopper les intrusions et à rétablir le service, chaque fois en moins de quatre heures. Cependant, un de nos sites en langue russe a été hacké et un message désobligeant d’un groupe armé a été placé en « une ». Les fichiers de notre librairie de vente par correspondance ont été gravement endommagés. Surtout, les paramètres d’une de nos listes de diffusion en langue arabe ont été changés de sorte que plus de 8 000 correspondants ont reçus une avalanche de spams bloquant leurs messageries. Selon une enquête du quotidien libanais As-Safir, ces attaques auraient été réalisées par une unité de guerre informatique de Tsahal.

Début septembre, le fonctionnement de notre centre serveur est devenu chaotique. Finalement, nos serveurs se sont désynchronisées et le site s’est bloqué. Les examens techniques n’ont pas permis de déterminer l’origine de la panne et a fortiori si elle est imputable à une malfaçon ou à une malveillance. Nous avons renouvelé notre matériel : acheté des machines plus performantes et changé nos logiciels. Cependant, un certain nombre de données ont été perdues, rendant plus difficile la remise en route des services. Nos techniciens sont en train de réinstaller nos sites de sorte que nos diverses publications pourront reprendre en fin de semaine. D’ores et déjà, la plupart des articles sont à nouveau accessibles.

Le Réseau Voltaire offre à plus de 2 millions d’internautes chaque mois un accès gratuit à des informations et des analyses de l’actualité internationale, sur son site principal (voltairenet.org) et sur des sites périphériques (911investigations etc.). Il édite également gratuitement les sites internet de revues et d’agences de presse, notamment dans des pays du Tiers-monde.

Dans le même temps, les administrateurs et les journalistes du Réseau Voltaire font face à une forte adversité : plusieurs d’entre eux se sont vu interdire l’accès aux Etats-Unis ou aux territoires occupés par Israël, leurs noms ont été inscrits sur des listes d’interdiction de vol des compagnies aériennes anglo-saxonnes ou sur des listes d’interdiction de transactions bancaires internationales. Certains ont été confrontés à de graves problèmes de sécurité.

La continuation du travail du Réseau Voltaire nécessite des moyens financiers pour répondre à ces défis. Il est de votre responsabilité d’usager de ce service et de citoyen de participer à ce financement. Vous pouvez effectuer un don occassionnel par Paypal, ou mieux encore, vous engager à verser une participation régulière comme vous le feriez pour un abonnement. Le Réseau Voltaire compte sur vous.

 

 


 

----- Original Message -----

From: sc

To: sc

Sent: Wednesday, October 25, 2006 5:11 PM

Subject: Voltaire Network under attack. English - French

 

Voltaire Network under attack.

Silvia Cattori - October 24, 2006

http://www.voltairenet.org/article143832.html

To write while keeping up one's morale during these painful years of war and massacres of innocent populations -in Afghanistan, in Palestine, in Iraq, in Lebanon - has not been an easy task. In fact, to be witness events of such violence that produce so many victims and so much suffering for millions of people requires an immense inner force, capable of resisting intimidation, insults, and even death threats.

 

Writing to be heard in a sincere and disinterested way, the voice of those without voice, is not easy. In the face of human catastrophes of such an ampler, we often feel crushed by a feeling of impotence, by a feeling that we didn't know how best to communicate the dramatic situations of which we were witness.

 

Writing an article sometimes takes weeks and one is left with the horrible impression that one's voice was not heard, that one must start over yet again, and undergo the solitude and sacrifices.

I know of the difficulties undergone recently by the site of the Voltaire Network. It is a site that is particularly threatened because it undertakes investigations on the terrifying activities that the concerned States wish to hide. Its president, Thierry Meyssan, who presented the attacks of September 11, 2001 as the result of an internal plot, continues to be attacked from all sides. I think also of his team of young journalists, whose abnegation and engagement in favour of the oppressed I know well. They do a job that merits our thanks.

 

The article linked here explains the reasons why the Voltaire Network website disappeared for nine days recently.

26/10/2006: COURRIER : Protestons contre Douste-Blazy

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de Habib Iman
Envoyé : jeudi 26 octobre 2006 21:38
À : Transfer info
Objet : [Transfer_info]
COURRIER : Protestons contre Douste-Blazy

 

Pour protester (même par un court message) aux propos du ministre : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ ( allez sur "nous écrire" en bas à droite)

 

 

Protestation suite aux déclarations pro-israéliennes de Douste-Blazy

 

J.C Lefort - député PCF

 

publié le mardi 24 octobre 2006.

 

 

M. Philippe Douste-Blazy
Ministre des Affaires étrangères
37, Quai d’Orsay
75007 Paris


 

Monsieur le Ministre,

 

Dans une déclaration faite jeudi 19 octobre sur TFJ, une télévision de la communauté juive en France, vous avez déclaré que « J’ai beaucoup évolué sur la question du mur de séparation ». Vous avez ajouté que : "Même si moralement et éthiquement pour moi, ce mur posait problème, quand j’ai su qu’il y avait 80% d’attentats en moins là où se dresse ce mur, j’ai compris que je n’avais plus le droit de penser cela vis-à-vis des Israéliens ».

 

Monsieur le Ministre,

 

Votre déclaration non démentie constitue une triple insulte :

 

-  une insulte au peuple palestinien qui vit un véritable enfer, que vous semblez ignorer, derrière ce mur de 8 mètres de haut ou derrière la clôture de séparation truffée de barbelés, de caméras et large de 40 mètres. Pourquoi Monsieur le Ministre n’allez-vous donc pas vivre, comme un simple citoyen palestinien, ne serait-ce qu’une semaine en Cisjordanie pour vous faire une idée sur ce point humain ? Je doute que pareille expérience vous conforterait dans votre opinion. Par contre cela vous ramènerait aux réalités que vous méprisez aujourd’hui.

 

-  une insulte au droit international qui, par la voix de la Cour internationale de justice a rendu, le 9 juillet 2004, un avis parfaitement clair qui condamne cette construction et qui demande sa démolition et réparation aux populations victimes. Cet avis précise clairement (article 142) que « Israël ne peut se prévaloir du droit de légitime défense ou de nécessité comme excluant l’illicéité de la construction du mur (.) En conséquence la Cour juge que la construction du mur et le régime qui lui est associé sont contraires au droit international ». Elle précise, par ailleurs, que les Etats ne doivent en aucun cas accepter cette situation et encore moins lui prêter main forte.

 

-  une insulte à la France qui a de manière constante condamné cette barbarie humaine et une humiliation permanente qui ne constitue en rien un rempart aux attentats mais qui au contraire attise haine et ressentiment entre les peuples. Cette déclaration mine notre influence dans cette région du monde et nous fait basculer, d’un seul coup d’un seul, du côté des positions unilatérales de M. Olmert.

 

Quand un mur tombait, il y a peu de temps, le monde entier se réjouissait. Aujourd’hui c’est l’inverse : on se réjouit de la construction des murs et les USA s’apprêtent à en construire un, également, à la frontière mexicaine et cela sur une longueur de 1.200 kilomètres.

 

Monsieur le Ministre,

 

Votre déclaration ne peut manquer d’être considérée comme appuyant la politique d’occupation et de colonisation du gouvernement israélien puisque ce « mur de la honte » empiète très largement dans les territoires palestiniens ainsi que dans la partie Est de Jérusalem et viole ainsi le tracé de la ligne verte de 1967 qui constitue la référence internationale juridique incontestable s’agissant des frontières d’un futur Etat palestinien.

Il est vrai que, déjà, vous n’avez rien fait contre la construction, par deux entreprises françaises, du tramway reliant la ville de Jérusalem d’Ouest en Est, des entreprises qui ne peuvent pourtant s’ éxonérer du droit international que vous avez a défendre car ce tramway est un élément de consolidation de l’occupation israélienne illégale. Les Conventions de Genève permettaient de vous opposer à ces entreprises pour cette construction. Vous n’avez rien fait.

 

A tout cela s’ajoute l’arrêt du versement de l’ensemble de l’aide européenne aux territoires palestiniens qui ne manque pas de créer un chaos profitable aux éléments radicaux à qui vous poser des conditions tandis que des conditions identiques ne sont pas posées au gouvernement de M. Olmert. Cet unilatéralisme éloigne tout accord de paix dans cette région qui est la bouche du volcan qui ne cesse de cracher son feu qui embrasse le Proche-Orient.

 

De même c’est le silence sur l’utilisation par l’armée israélienne d’une nouvelle arme atroce, la DIME (Dense Inert Metal Explosive), qui brûle les et calcine les corps et coupent comme une scie les membres des personnes visées et atteintes. Ignoble. Et vous ne dîtes rien.

 

Cette déclaration est également à rapprocher de l’inaction absolue, sauf en terme de sanctions, dont fait preuve le Quartet alors que le Président de la République française disait vouloir sa réunion urgente en vue de la tenue d’une Conférence internationale impulsée par la France. Tout ceci est au point mort.

 

Votre déclaration décrédibilise la position française et va au devant des positions américaines et israéliennes du maintien de l’occupation et de la colonisation qui se développe.

 

Monsieur le Ministre, quand vous parlez c’est la France qui parle. Quand vous soutenez le mur, c’est la France qui soutient le mur. Quand vous refusez d’agir, c’est la France qui refuse d ’agir. Quand vous affichez une position identique à celle des américains et des israéliens, c’est la France qui change de position et s’écarte non seulement du droit international mais de toute construction de la paix.

 

En vérité vous faîtes le jeu des forces qui refusent la paix au Proche-Orient tout en ne manquant jamais de saluer d’un coup de chapeau le Président Abou Mazen qui s’échine à réunir les forces palestiniennes dans un gouvernement d’Union nationale. Cela vous ne le voulez pas de sorte que puisse durer ce conflit ou s’imposer la volonté unilatérale israélienne.

 

Vos déclarations sont graves, très graves. Elles sont même insensées. Elles appellent une condamnation formelle. C’est ce que je tiens à vous signifier par ce courrier.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à mes salutations distinguées.

 

J.C Lefort - député PCF

 


Jean-Claude Lefort
Député du Val-de-Marne

Lire également : Israël doit être jugé

Paris, le 21 octobre 2006

 

 

 

 

 

 

http://www.protection-palestine.org/article.php3?id_artic...



A voir :

http://www.dailymotion.com/kony/video/190126

http://www.dailymotion.com/maphia/video/xcryj_le-vrai-sar...

http://www.dailymotion.com/relevance/search/la%20fin%20de...


Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
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10:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barbarie, crimes, actualite, democratie, fascisme, france, euro-dictature, europe, general, guerre, imperialisme, israel, liberte, oppression capitaliste, onu, occupations, paix, palestine, politique, presse, romain, resistance, racisme, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, u | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/10/2006

14/10/2006: Soyons nombreux à protester.

 

 

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de Martine Monville
Envoyé : samedi 14 octobre 2006 14:58

Objet : [assawra] protestation science et vie junior d' octobre

 

Soyons nombreux à protester.

A Monsieur Jean Luc Breysse,

Directeur Général, directeur de la publication Science et Vie Junior (Excelsiors Publications 1 rue du Colonel Pierre Avia  75503 PARIS CEDEX 15 )

Monsieur le Directeur,

Je suis scandalisée par l'article raccourci sur le Mur de la Honte que vous venez de laisser publier dans le numéro d'Octobre de Science et Vie Junior.

C'est exactement, mot pour mot, le discours que j'ai entendu prononcer il y a un an, à la médiathèque d'Orléans, par l'ambassadeur d'Israël en France.

- Tout d' abord, le mur n'est pas particulièrement construit autour des villes mais annexe à Israël des terres fertiles comme celles de la vallée du Jourdain et de nombreux points d'eau, permettant ainsi aux Israéliens de cultiver intensivement leurs vergers tandis que les Palestiniens souffrent de plus en plus du manque d'eau, tant pour leurs cultures que pour leur consommation personnelle.

Par ailleurs  le gouvernement d'Israël vient d'annoncer que les futures frontières qu' il établira unilatéralement ( contrairement au droit international ) suivront le tracé du mur, donc annexeront de fait 46% de la Cisjordanie : Il s'agit donc d'un mur de colonisation et non d'un mur de sécurité.

- D' autre part, les Palestiniens ont droit, eux aussi, à la sécurité; pourtant les soldats israéliens franchissent régulièrement le Mur pour faire des incursions meurtrières dans les villages palestiniens  parallèlement aux bombardements des avions qui, eux, n'ont pas à tenir compte du Mur.

- En insistant sur le nombre faux de 900 tués par les attentats kamikases ( Il y a parmi les tués des soldats en action militaire ) et en omettant de dire que, depuis le mois de Septembre 2000, Israël avait tué plus de 4000 Palestiniens dont 350 enfants, vous imprimez dans des têtes réceptives d'enfants que les Israéliens ne font que se protéger du terrorisme palestinien sans être eux-mêmes agresseurs. Ce qui est faux: sans occupation, il n' y aurait pas d'attentats kamikases.

Il est faux de laisser entendre que les seuls problèmes liés au mur sont juridiques. Le problème est avant tout humain: Le Mur empêche les Palestiniens de vivre normalement. Il coupe en deux de nombreux villages, il les sépare les uns des autres et de leurs champs. Déjà, en mai 2005, on recensait 149 agglomérations et 675.000 habitants ayant subi les effets néfastes du mur.

Le confinement des Palestiniens dans des enclaves dont ils ne peuvent sortir qu'au gré de l' occupant, l'arrachage de centaines de milliers d'oliviers qui nourrissaient toute une population, l'empêchement de franchir le mur pour amener un malade à l' hôpital ( causant de nombreux morts ), pour se rendre à l'école, au travail ( quand il y en a ), ou dans les champs ( qui seront ensuite annexés comme non cultivés ), constituent un terrorisme d'état que les scientifiques devraient être les premiers à pointer du doigt.

Monsieur le Directeur, je vous joins une carte où l'annexion d'une grande partie de la Cisjordanie saute aux yeux de n' importe qui et vous serai reconnaissante d' apporter une correction quant à la finalité du Mur dans le prochain numéro de Science et Vie Junior.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur l'expression de mes sentiments d'humanité.


__._,_.___

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18:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, presse, silence, israel, palestine, terrorisme, imperialisme, colonialisme, usa, sionisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/10/2006

10/10/2006: Nous ne pouvons pas rentrer chez nous

Nous ne pouvons pas rentrer chez nous


Sam Bahour, 7 octobre 2006

Traduit par Fausto Giudice


Il y a treize ans, j’ai laissé une vie confortable aux USA pour un avenir incertain en Cisjordanie. Israël et l’OLP venaient de signer les Accords d’Oslo. Comme beaucoup d’autres, j’ai vu là une opportunité pour enfin construire une société et une économie qui s’achemineraient vers la liberté, vers une Palestine grandissant à côté d’Israël.
En tant qu’homme d’affaires palestinien-usaméricain, j’étais décidé à faire ma part. Je me suis donc installé à El Bireh, en Cisjordanie, où ma famille a vécu depuis de siècles. Là j’ai contribué à la création d’une société de télécommunications de 100 millions de dollars, qui emploie aujourd’hui plus de 2000 Palestiniens. J’ai décroché une maîtrise d gestion de l’Université de Tel Aviv. Puis j’ai créé un centre commercial de 10 millions de dollars – le premier de cette sorte dans les territoires palestiniens, et qui emploie plus de 220 Palestiniens. Je me suis marié et j’ai deux filles adorables.
Mais voilà que les autorités israéliennes ont décidé de mettre un terme à ma vie ici.
Même après la signature des Accords d’Oslo et la mise en place de l’Autorité palestinienne, Israël a gardé le contrôle de toutes les frontières et du registre d’état-civil. Rien ni personne ne peut entrer ou sortir de Cisjordanie ou de Gaza sans permission d’Israël. Depuis une douzaine d’années, j’attends donc qu’Israël accepte ma demande de permis de résidence.


Des juifs usaméricains ou de n’importe ailleurs au monde, peuvent venir en Israël et se voient octroyer automatiquement al citoyenneté. Des milliers de juifs usaméricains entrent et sortent librement d’Israël pour vivre dans des colonies illégales de peuplement en pleine Cisjordanie. Mais des Palestiniens dont les familles ont vécu là sans discontinuer depuis des siècles n’ont pas le même droit. J’ai besoin d’une carte de résidence délivrée par Israël pour vivre avec ma famille palestinienne dans la maison d e mon grand-père en Cisjordanie palestinienne.
Depuis 13 ans, je vis ici en renouvelant mon visa touristique tous les trois mois. Le mois dernier, un soldat israélien a tamponné mon passeport avec un visa d’un mois et il a écrit dessus « dernier permis », en arabe, en hébreu et en anglais. Je suis donc confronté à un choix terrible :
- je peux partir, arracher ma famille à ses racines et abandonner les entreprises que j’ai travaillé dur à monter ;
- Je peux partir seul et me séparer de ma femme et de mes filles ;
- - je peux rester ici comme « clandestin », risquant à tout instant d’être déporté.
Ma situation n’est pas unique. Des milliers de Palestiniens vivent dans un flou semblable. La plupart disposent de moins d’options souhaitables que moi. Mes enfants sont citoyens usaméricains. Nous pouvons retourner aux USA. Mais en venant ici, j’avais une vision et je reste déterminé à jouer un rôle dans le développement économique, dans la fin non-violente de l’occupation militaire israélienne et dans l’édification d’un État palestinien.
La politique israélienne est efficace pour décourager des gens comme moi. Selon le groupe israélien des droits humains B’Tselem, cela a été une politique officielle israélienne depuis 1983 que de « réduire autant que possible le nombre d’autorisations ou de demandes de regroupement familial » de Palestiniens. B’Tselem rapporte que rien que dans les six dernières années, plus de 70 000 personnes ont déposé des demandes d’immigration pour rejoindre leurs familles en Cisjordanie et à Gaza. Leurs demandes ont été soit rejetées, soit mises en attente, comme la mienne.
Chaque Palestinien qui s’en va allège ce qu’Israël appelle ouvertement la « menace démographique » qu’est censée représenter la croissance de la population palestinienne. Mais Israël devrait comprendre que la vraie menace ne vient pas de la démographie. Elle vient du contrôle exercé sur toute une population, des familles brisées et de obstacles mis au développement économique.
Israéliens et palestiniens sont destinés à être voisins. L’un des voisins ne peut assurer sa sécurité en condamnant l’autre aux épreuves et au désespoir. Beaucoup de gens comme moi – entrepreneurs, éducateurs, artistes et autres – auxquels Israël refuse l’entrée, sont venus pour construire des ponts et non des murs. Nous sommes venus pour investir dans une vie meilleure qui suivra cette occupation – un avenir lumineux commun pour les enfants palestiniens et israéliens.





Sam Bahour est le co-auteur de "Homeland: Oral Histories of Palestine and Palestinians" [Patrie : histoires orales de Palestine et de Palestiniens


Vous pouvez soutenir la démarche de Sam Bahour
. soit par mail à l’ambassade d’Israël à Paris (
Paris@israel.org ) avec copie au Ministre des affaires étrangères d’Israël ( sar@mofa.gov.il ) ;
. soit par courrier : Ambassade d’Israël - 3 rue Rabelais - 75008 Paris, avec copie faxée au Ministre des affaires étrangères d’Israël au n° 00 972 2 530 35 06
Un modèle de lettre de protestation vous est ci-dessous proposé, à personnaliser toutefois autant que possible :
" Monsieur l’Ambassadeur d’Israël à Paris,
Je tiens à vous manifester ma plus totale désapprobation quant au refus des autorités Israéliennes de laisser Monsieur Sam Bahour, Palestinien-Américain d’Al Bireh en Cisjordanie (où vit sa famille depuis des générations) résider dans son pays, la Palestine. En effet, après 9 années de résidence à Al Bireh, où il travaille et où il s’est marié, et également 9 années de renouvellements successifs de son visa "de touriste" par périodes de 3 mois, l’Administration civile Israélienne vient de proroger celui-ci pour un mois seulement, et à titre de tout "dernier permis". Il convient de noter que sa demande de résidence permanente au titre du regroupement familial a été refusée depuis 8 ans.
Il n’est pas tolérable que l’état d’Israël, qui occupe illégalement les Territoires Palestiniens depuis 36 ans, refuse à un Américain-Palestinien le droit de continuer à résider avec sa famille dans son propre pays, la Palestine, tandis qu’un Juif-Américain se verra décerner sous 24 h. un permis permanent s’il s’installe dans une colonie Israélienne, donc illégale au regard du droit international et des résolutions de l’ONU. Il n’est pas tolérable que l’état d’Israël applique ainsi des critères racistes, formellement contraires au droit international et humanitaire.
Je vous prie donc d’intervenir auprès des autorités Israéliennes pour que M. Sam Bahour bénéficie, sans délai, d’un permis de résidence permanente en Cisjordanie, Palestine.
Signé : nom/prénom, ville "


Traduit de l’anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs. URL de cet article :http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1310&lg=fr

22:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, usa, terrorisme, guerre, israel, barbarie, palestie, occupations | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/10/2006

09/10/2006: LYON : Le maire PS suspend son adjointe Sabiha Ahmine...

Les « libertés » politiques en France « démocratique » et capitaliste…  A la sauce Ps …

RoRo

 

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de bouayad_mohssine
Envoyé : lundi 9 octobre 2006 17:42

Objet : [Transfer_info] LYON : Le maire PS suspend son adjointe Sabiha Ahmine...

 

Le maire PS de Lyon suspend son adjointe Sabiha Ahmine (originaire de Sétif)

 

Le sénateur-maire de Lyon (PS), Gérard Collomb a suspendu vendredi son adjointe à l’intégration et aux Droits des Citoyens, Sabiha Ahmine (PC) pour avoir participé à une manifestation pour la paix au Proche-Orient. Que cette même "gauche" qui a essayé d’interdire à Cenon (près de Bordeaux), à la demande du CRIF cet été, la pièce de théâtre d’enfants palestiniens, ne vienne pas nous demander nos voix lors des prochaines échéances électorales !

 

Ainsi Sabiha Ahmine a été suspendue pour avoir participé à une manifestation, à l’appel d’un collectif d’associations et de partis de gauche et d’extrême-gauche, qui a rassemblé plus d’un millier de personnes, dans le cadre de la semaine européenne contre la guerre, décidée par le Forum social européen d’Athènes.

 

Il aura suffi que trois députés UMP, Christian Philip, Jean-Michel Dubernard et Emmanuel Hamelin, pour ne pas les nommer, écrivent à Gérard Collomb en se plaignant que "des drapeaux d’un mouvement radical islamiste" aient été agités lors de cette manifestation pour que le maire PS s’exécute et suspende une élue.

 

Ci-dessous le Communiqué de presse du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien :

"Nous venons d’apprendre la suspension de la délégation de madame Sabiha Ahmine suite à sa participation à la manifestation du 23 septembre et au courrier de trois députés de l’UMP.

 

Nous tenons à rappeler les points suivants : La manifestation du 23 septembre n’a donné lieu à aucun propos ou slogans antisémites. Même si le ton des deux cortèges de cette manifestation était différent (voir compte rendu du Progrès du 24/09/2006) il n’y a pas eu de slogans racistes. Quelques individus brandissant un panneau assimilant l’étoile de David au nazisme ont été expulsés de la manifestation dès le début, les policiers sur place et les journalistes en ont attesté.

 

Il y a eu dans le premier cortège quelques drapeaux du Hezbollah et portraits de H Nasrallah. Quelques manifestants entendaient ainsi soutenir la principale force de résistance libanaise, c’est leur droit, même si ce n’était pas le choix de la plupart des manifestants.

 

Nous sommes surpris que Monsieur Collomb prenne au pied de la lettre le courrier de trois députés de l’UMP qui agitent un chiffon rouge et assènent des contre-vérités. Entre les déclarations de Mr Sarkozy de cet été, demandant de combien de temps l’armée israélienne avait besoin pour « terminer le travail » au Liban et l’alignement devant Monsieur Bush du mois de septembre, nous ne pouvons pas dire que l’UMP soit à même de donner des leçons en matière de politique éclairée au Proche Orient. Nous aurions préféré que « nos » trois députés utilisent leur énergie à dénoncer les crimes contre les populations civiles du Liban et de Palestine plutôt qu’aux manœuvres politiciennes.

Nous nous étonnons de la réaction disproportionnée de monsieur Collomb et du déséquilibre de ses appréciations. Nous lui avons écrit au mois de Mai dernier et avons protesté contre la venue d’un marchand d’armes israélien, invité par son adjoint aux finances, Yvon Deschamps, dans une salle de la Mairie du 6ème.

 

Manifestement il y a deux poids et deux mesures dans la politique municipale. Il est visiblement plus fâcheux pour monsieur Collomb de manifester pour une paix juste au Proche Orient que d’inviter un marchand de canon israélien dans une salle municipale.

 

Nous demandons la réintégration de Madame Sabiha AHMINE dans sa délégation."

 

Jérôme FAYNEL Collectif 69 de soutien au Peuple Palestinien Publié le 2 octobre 2006

 

CAPJPO-EuroPalestine

 

Source : http://www.setif.info/article1455.html

 

 

***

 

Le maire de Lyon suspend une adjointe pour avoir participé à une manifestation controversée

 

Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, a suspendu "à titre d'avertissement" vendredi soir son adjointe à l'intégration et aux droits des citoyens, Sabiha Ahmine (PCF), qui avait participé à une manifestation pour la paix au Proche-Orient au côté de partisans du Hezbollah, a-t-on appris samedi par un courrier envoyé aux médias et à l'intéressée.

 

Dans cette lettre, Gérard Collomb explique que la présence de Sabiha Ahmine le 23 septembre dernier "dans un cortège où ont été proférés des slogans en totale contradiction avec notre politique qui vise à faire dialoguer ensemble toutes les communautés et à favoriser toutes les initiatives de paix dans le monde et en particulier au Proche-orient" le "contraint"à la suspendre de sa délégation.

 

Le maire réagit ainsi après avoir reçu jeudi un courrier signé par trois députés UMP du Rhône, Christian Philip, Jean-Michel Dubernard et Emmanuel Hamelin, affirmant que "des drapeaux d'un mouvement radical islamiste, auteur par le passé d'attentats contre des soldats français", avaient été brandis pendant cette manifestation". Et de demander à Gérard Collomb de prendre une "position claire" sur la présence de son adjointe dans le cortège.

L'élue communiste, de son côté, clame sa bonne foi et ses "convictions profondément républicaines". Elle affirme que la présence de drapeaux du Hezbollah dans son dos est le fruit d'une manipulation. Elle condamne également "tous les slogans antisémites ou d'appel à la haine entre les peuples de certains manifestants" proférés pendant ce rassemblement. AP

 

Source : http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EEVAyklFZuUuOTAxRY.shtml

 


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02/10/2006

06/10/2006: France: MEETING ANTI IMPERIALISTE

 

De : FISCHER BERNARD [mailto:fischer02003@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 2 octobre 2006 22:57

Objet : MEETING ANTI IMPERIALISTE

 

VENDREDI 6 OCTOBRE 2006, 19 H ; SOUTENONS LA RÉSISTANCE DES PEUPLES DU MOYEN-ORIENT !

 

Soutenons la résistance des peuples du Moyen-Orient ! Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !

AU LIBAN, la nouvelle agression criminelle israélienne vient de détruire une grande partie du pays et de tuer des milliers d'habitants. Cependant, la tentative sioniste de provoquer une guerre civile et la division du pays a jusqu'à présent été mise en échec par le soutien populaire à la résistance armée : non seulement celle-ci n'a pas été anéantie par les forces sionistes, mais pour la première fois dans cette région, elle les a repoussées en leur infligeant de lourdes pertes.

EN IRAK, les États-Unis et leurs alliés ont mené deux guerres totales, ils ont détruit un pays et massacré son peuple, victime durant des années d'un embargo meurtrier. Responsables du chaos actuel, les occupants n'hésitent pas à susciter la guerre civile dans ce pays, sans parvenir à anéantir la guérilla qui les frappe jour après jour.

EN PALESTINE, le sionisme perpétue sa politique coloniale expansionniste. L'État sioniste d'Israël poursuit le nettoyage ethnique des Palestiniens dont il occupe la terre, il poursuit la destruction de la société palestinienne, la casse systématique de ses infrastructures. Cependant, malgré le mur de l'apartheid, les massacres de Gaza et les assassinats de militants, malgré les punitions collectives et les milliers d'emprisonnements arbitraires, malgré l'incroyable pression internationale l'incitant à la capitulation, la résistance multiforme de tout un peuple démontre qu'il ne renonce pas à ses droits nationaux légitimes.

Du Liban à l'Afghanistan, le plan « Grand Moyen-Orient » vise à renforcer la domination de l'impérialisme étatsunien sur toute la région. Cette politique est à l'origine des menaces contre la Syrie ou l'Iran, elle est à l'origine des guerres d'agression subies depuis des années par les peuples arabes. Mais la résistance de ces peuples met en échec le terrorisme impérialiste.

Les grandes puissances qui soutiennent et protègent l'entité sioniste (France et États-Unis en tête) ont fait voter par le Conseil de sécurité de l'ONU la résolution 1701 qui - après la résolution 1559 - met en demeure le gouvernement libanais de neutraliser la résistance. De son côté, Israël pourra continuer ses attaques - sous le prétexte habituel de son « droit à se défendre » - et maintiendra son occupation d'une partie du territoire libanais. L'envoi de troupes au Liban, sous commandement militaire français, dans le cadre de la Finul, n'est que le prolongement d'une politique impérialiste et sioniste dans la région. Il doit être combattu sans concessions ni ambiguïtés : Troupes françaises hors du Liban !

DES MILLIERS DE PRISONNIERS, dont de jeunes enfants, croupissent dans les geôles sionistes : des résistants à l'occupation, enlevés par les bandes armées d'Israël, mis au secret parfois depuis plus de trente ans et détenus arbitrairement. Ce sont des otages de la politique de terreur israélienne. Parmi les combattants antisionistes prisonniers, l'un d'entre eux nous concerne directement : GEORGES IBRAHIM ABDALLAH, COMMUNISTE LIBANAIS, DÉTENU EN FRANCE DEPUIS 23 ANS

Georges Ibrahim Abdallah est membre des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL). Son organisation riposta en 1982 à l'invasion sioniste du Liban en exécutant en France Barsimantov, responsable du Mossad, et Ray, attaché militaire US et responsable de l'OTAN en Europe. Georges Abdallah a été condamné en 1987 par un tribunal spécial à la prison à perpétuité avec une peine de sûreté de 15 ans, bien que sa participation directe n'ait jamais été établie. Le procès de Georges Abdallah fut le résultat d'une manipulation des services secrets français et d'une campagne de désinformation visant à faire l'amalgame entre les FARL et une série d'attentats aveugles commis entre 1986 et 1987. Georges Abdallah est en même temps victime des pressions sionistes et étatsuniennes sur la France. Ainsi, Reagan lui-même aborda le sujet lors d'une rencontre avec Mitterrand.

Aujourd'hui, Georges Abdallah continue à subir, comme d'autres prisonniers politiques révolutionnaires emprisonnés en France, la vengeance d'État, alors que selon le droit français il aurait pu être libéré depuis 1999 par un simple arrêté administratif du ministère de la Justice. La juridiction régionale de Pau autorisa d'ailleurs sa libération en novembre 2003 à la condition qu'il quitte la France. Mais sur ordre du ministre de la Justice, Dominique Perben, le procureur général fit appel et le maintien en prison de Georges Abdallah fut ordonné. Dans la situation actuelle, son maintien en détention apparaît encore plus clairement comme une complicité du gouvernement français avec l'État sioniste.

Le combat pour la libération de Georges Abdallah est de la responsabilité collective de tous ceux qui se revendiquent du camp de la révolution et de la liberté des peuples : communistes, anti-impérialistes, anticolonialistes, antisionistes.

Vendredi 6 octobre 2006, 19 h

MEETING

Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah Militant communiste arabe détenu en France depuis 23 ans Et pour la libération de tous les prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les geôles sionistes

Bourse du Travail de Saint-Denis (9-11 rue Génin, métro : Porte de Paris)

Avec Henri Alleg, Georges Labica, Serge Quadruppani, Sourani Ghazi (membre du Bureau Politique du FPLP), Buthania Khoury (réalisatrice palestinienne du documentaire « Femmes en lutte ») et d'un représentant d'une organisation palestinienne de prisonniers « Nadi Al Assir » De Beyrouth : des interventions du mouvement syndical libanais dont Kastro Abdullah (secrétaire général de la FENASOL)

Organisé par le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Avec la participation du Collectif de soutien à la résistance des peuples du Moyen Orient contre le l'impérialisme et le sionisme

Premiers signataires : Nanterre Palestine, Groupe CRI (communiste révolutionnaire internationaliste), St Ouen Palestine, Enfants de Palestine, Association des Palestiniens en France, Comité palestinien pour le droit au retour (section France), Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Mouvement Justice pour la Palestine, Secours Rouge, Parti communiste Maoïste de France, Revolutionary Proletariat International, ISM France, Niort pour la Palestine, SolidarP, Convergence des causes, Socialismo o Barbarie, comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire, Fédération Syndicale Etudiante Paris I/IV, Camp Anti-Impérialiste, Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT)

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim  :8 c/o LPJ, 58 rue Gay-Lussac, 75005 Paris - +Abdallah  liberonsgeorges@no-log.org

www.enfantsdepalestine.org

23:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, fascisme, histoire, france, imperialisme, injustice, israel, liban, liberte, oppression capitaliste, onu, otan, occupations, palestine, politique, presse, ps, romain, r | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2006

30/09/2006: De Michel Collon, journaliste belge: NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

De Michel Collon, journaliste belge:         NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

 

De la part de Michel Collon
Envoyé : vendredi 29 septembre 2006 20:49
À : Par
Objet : NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

 

Vous désinscrire ? Changer ou ajouter une adresse ? Ne pas répondre, cliquer directement: http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

Nouveau sur :

MAUVAIS LIEN ?
Mes excuses pour le lien erroné de la précédente interview sur Darwin, Bush, Ratzinger, etc.
Dans un tel cas, vous pouvez toujours retrouver les articles annoncés
en allant directement en page d'accueil à "Nouveau sur le site".


ACTUALITE :
Hugo Chavez - Discours à l'ONU : Le monde se réveille, Monsieur Bush !
"Hier, Monsieur Bush est venu parler ici comme s'il était le propriétaire du monde"
Chavez

Marseille Solidaire - Les descendants des « Indigènes » sont à Cachan et parmi les déboutés de Sarkozy !
Honorer (trop tard) les indigènes d'hier pour mieux persécuter ceux d'aujourd'hui ?
Indigènes

Leila - En Ratzinger, les architectes du Choc des civilisations ont-ils trouvé leur Apôtre ?
Le parcours d'un homme qui a choisi d'oublier la violence de l'Occident
Ratzinger

Ann Jones - Afghanistan : le paradis des "aides fantômes"
Où est parti l'argent des "dons" US et français ?
Afghanistan

MOYEN - ORIENT :
Daniel Sturm - « Tu ne vois rien, tu ne sens rien et tu ne regardes rien »
350 ex-soldats israéliens préparent une expo et une tournée sur les crimes de Tsahal
Soldat israélien

Marie Nassif - Debs - Position du PC libanais sur la Finul, le Hezbollah, les USA...
L'Europe collabore avec Bush mais ferait bien de se méfier. Elle aussi est visée.
FINUL, Hezbollah...

Emile Lahoud - Discours du président libanais à l'ONU
Lahoud, chrétien, répond à Bush sur le Hezbollah et le "Nouveau Moyen-Orient"
Liban

MEDIAS :
Association des Journalistes - Indépendants, ces journalistes ? Témoignages de pigistes surexploités
Faux indépendants, vrais exploités précaires. "Pisser de la copie", n'importe quelle copie...
Journalistes exploités


Salim Lamrani - Reporters sans Frontières osera-t-il publier cette réponse ?
RSF avoue enfin qu'elle est financée par Washington, mais...
Reporters sans Frontières

11:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, afghanistan, amerique, courcelles, cuba, democratie, europe, euro-dictature, france, histoire, imperialisme, liban, israel, politique, collon, presse, propagande, resistance, sionisme, silence, terrorisme, usa, venezuela, vatican, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/09/2006

22/09/2006: Prisonniers palestiniens et arabes : résistants otages du terrorisme sioniste

De : palestine_en_marche [mailto:palestine_en_marche@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 22 septembre 2006 0:08

Objet : Fw: Prisonniers palestiniens et arabes : résistants otages du terrorisme sioniste

 

N'oublions pas

Saïd Atabeh (détenu depuis 1977),

Nael Barghouty (détenu depuis 1978),

Samir Kintar (détenu depuis 1979),

Akram Mansour (détenu depuis 1979),

Muhammad Abu Ali (détenu depuis 1980),

Sami Younes (détenu depuis 1983),

Bishr Miqt (détenu depuis 1985). 

 

 

 

Prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons sionistes :

Résistants otages du terrorisme sioniste

 

Israël poursuit ses crimes et son agression, contre le peuple palestinien : tous les jours, il tue des résistants, il tue des civils innocents, il détruit des maisons, il rase des champs. Israël poursuit son blocus avec l'aide des Etats-Unis et l'Europe, et la complicité de certains Etats arabes, limitrophes surtout. Et Israël, tous les jours, kidnappe des Palestiniens lors de rafles commises à toute heure de la journée, de préférence à l'aube. Dans les prisons israéliennes, les mesures répressives contre les prisonniers s'accentuent. Les enfants sont utilisés pour travailler et le comble de l'ignonimie des sionistes reste dans leurs justifications : "la rééducation des enfants palestiniens". Cela ferait sans doute plaisir à Segolène Royal. Des témoignages émouvants parviennent des prisonniers, sur les conditions de détention, sur les tortures légalisées dans cet Etat. A l'approche du mois de Ramadan, les familles comptent avec douleur le nombre d'années passées sans leur fils, fille, mère ou père, détenus année après année, alors que les différentes promesses de libération ont été incapables d'aboutir. Déjà à l'approche de la rentrée scolaire, les familles pleuraient le sort de leurs enfants détenus, qui ne pourront pas rejoindre, comme les enfants du monde, leurs classes et leurs amis. 

Deux à trois fois par semaine, la parade médiatique sioniste se renouvelle : convocation des ministres et députés kidnappés au tribunal militaire, semblant de mener des enquêtes ou des délibérations comme dans des Etats ordinaires, déclarations à la presse et retour des kidnappés à leurs  géoles .

De plus, Israël veut diviser les prisonniers, refusant d'admettre que les prisonniers palestiniens issus des régions occupées en 48 sont "échangeables", puisque cet Etat les considère comme des citoyens israéliens. Pour cela, il n'hésite pas à interdire une des structures les plus importantes de la société civile palestinienne de l'intérieur, l'association Ansar el-Sageen qui non seulement défend les prisonniers de 48 mais aussi, par le biais de ses bureaux dans les principales villes de la Cisjordanie, défend les prisonniers et les familles des prisonniers. Le raid policier sur le local de l'association et son pillage ainsi que l'intimidation de son président témoignent de la violence étatique sioniste lorsque les Palestiniens vivant dans leur pays, occupé en 48, se mobilisent.

Lorsque Kofi Anan, secrétaire gérénal de l'ONU, s'était rendu récemment dans la région, il a exprimé la position de la "communauté internationale" vis-à-vis de ces 10.000 otages de l'Etat sioniste : ils ne mériteraient pas l'intérêt de l'ONU, leur sort serait lié à des négociations. Bafouant la dignité de ces milliers de détenus, il ne s'est intéressé qu'au sort des trois soldats israéliens capturés au début de l'été. Qui prétend que l'ONU et les instances internationales défendent les droits des peuples à vivre dans la dignité et l'indépendance ?

Nos prisonniers, palestiniens et arabes, détenus dans les prisons israéliennes, seront libérés, grâce à la résistance légitime palestinienne et libanaise. Cependant, nous avons un rôle important à jouer : ne pas oublier les prisonniers dans nos actions et mobilisations, rester en contact avec leurs familles, leur envoyer des lettres ou des cartes d'amitié, participer à notre échelle à aider leur résistance quotidienne.

 

Prison de Telmond : répression des prisonnières

La prisonnière Su'ad Abu Hamad, de la ville de Nazareth, a déclaré qu'une sauvage campagne de répression s'est abattue sur les prisonnières, la direction de la prison prétendant que deux prisonnières avaient essayé de s'enfuir, en creusant un tunnel. Lors de sa rencontre avec l'avocat de Nadi al-asir, au centre d'interrogatoire d'al-Jalame, le 17 septembre 2006, où elle avait été isolée avec trois autres prisonnières : Arin Ahmad, Abir Amrou et Shirine Sheikh, elle a déclaré que la direction de la prison a transféré les prisonnières suivantes à la prison de Ramleh : Laila Bukhari, Nisrine Abu Zaina, Tahani Zaki, Aysha Abiyat, Ramah Habayeb, Manal Ghanem, Lamia Jalgoum, Sana' Amrou, Su'ad Ghazal, Lina Hadayda, Hala Jabr, Maysoun Abu Ayshe, Riham Ayyash, Firyal Jaara et Amina Mouna.

La direction de la prison avait prétendu que deux prisonnières avaient creusé un tunnel dans la cellule n°16, le 12 septembre dernier, pour justifier sa répression et le transfert des prisonnières.

Le prisonnier Anwar Saoud Hafez Barahma, de Tubas, 30 ans, arrêté depuis le 12 août 2006 a témoigné à son avocat de l'association nadi al-asir, avoir été torturé sauvagement au cours de son arrestation et dans le centre d'interrogatoire d'al-Jalame.

Il a affirmé avoir été arrêté lorsqu'il était parti, à Ramallah, pour acheter un médicament à sa mère. Il a été arrêté au barrage de Attara, puis transféré au centre de détention de Ofer. Le 22 août, il a été transféré au centre d'interrogatoire d'al-Jalame, où il se trouve jusqu'à présent. Il été sauvagement torturé lors des interrgatoires, il a perdu connaissance 5 fois de suite, les séances d'interrogatoire étaient de 9 heures d'affilée, surtout les premiers jours, puis entre 4 et 5 heures, les jours suivants. Mais cela dure depuis 26 jours.

Dans ce centre, il a été enfermé dans une cellule minuscule, où il s'est senti suffoquer. Il s'est mis à crier pour qu'il soit sorti et a menacé les gardiens de se suicider. Ils l'ont alors sorti et mis dans une autre cellule, où il a été attaché au lit, avec des chaînes, pendant plus de 9 heures. "Lorsque je demandais à boire, ils versaient l'eau sur mon corps et ma bouche, pour me faire souffrir psychologiquement".

Alors qu'il se trouvait attaché sur ce lit, il a été cogné sur ses oreilles, les gardiens hurlaient cntre lui et l'insultaient. Ils l'ont menacé de le garder ainsi pendant trois mois.

Le prisonnier affirme ne pas savoir pourquoi il a été arrêté, et quelles sont les charges retenues contre lui, mais les instructeurs ont affirmé qu'il est un "terroriste".

Il avait déjà été fait prisonnier en 1993 et passé 15 mois en prison.

 

Nadi al-Asir al-Filistini, organisation de soutien aux prisonniers et de leurs familles, a lancé une campagne à la solidarité à l'occasion du mois de Ramadan, pour soutenir les prisonniers qui vivent des conditions difficiles, au moment où le blocus économique contre le peuple palestinien et ses institutions se poursuit par "Israël et la communauté internationale". La campagne vise à envoyer aux prisonniers des produits alimentaires et des produits de première nécessité.

 

Dans la prison de Nafha

Les prisonniers dans la prison de Nafha, située à l'extrême sud du désert du Naqab occupé, ont déclaré le 14 septembre dernier à l'avocat de Nadi al-Asir que les conditions de détentin sont extrêmement pénibles, et qu'ils sont soumis à des punitions collectives de la part de l'administration pénitentiaire.

Ils souffrent des transferts incessants des prisonniers, et actuellement, 95% des prisonniers de Nafha sont ceux qui ont été condamnés, alors que la plupart de ceux qui étaient seulement arrêtés ont été transférés. Les prisonniers affirment que ces changements visent à faire de la prison de Nafha une prison pour les condamnés, pour faire de la section Ohali Kedar, dans la prison de Beer Saba', une prison pour les arrêtés.

Les prisonniers se sont plaints des amendes très lourdes que les geôliers leur imposent (racket organisé par les autorités), et les punitions collectives qui touchent les cellules en entier : mise en isolement individuel, interdiction des visites, interdictions des promenades, et des visites entre cellules. Ces punitions constituent des pressions psychologiques intenses sur les prisonniers.

Les prisonniers de Nafha se sentent isolés : les familles sont rarement autorisées à visiter, les stations des télévisions locales ont été interdites et les radios ont des difficultés à recevoir, les avocats ont des difficultés pour les visiter. La Croix-Rouge internationale organise peu de visites, une visite tous les quatre mois, ce qui a de graves conséquences sur la famille du prisonnier. En effet, celle-ci est contrainte d'attendre la visite de la Croix-Rouge pour régler tous les problèmes liés aux moyens de vie de la famille, comme les procurations que doivent donner les prisonniers à leurs familles pour toutes les démarches administratives et financières. Les prisonniers se sont plaints également de l'interdiction qui leur est faite de poursuivre leurs études dans les universités, prétextant des raisons de sécurité.

Les prisonniers de Nafha sont également privés des vêtements, même apportées par la famille. Selon les règlements, les prisonniers peuvent recevoir tous les trois mois des vêtements en provenance des familles, mais l'administration gêne ces règlements, en mettant des interdits, ce qui fait que les prisonniers sont privés de renouvellement de leurs vêtements, allant jusqu'à 6 mois ou 9 mois d'affilée.

Quatre nouvelles sections ont été nouvellement ouvertes dans la prison, chaque section pour 120 prisonniers. Les prisonniers de Nafha s'attendent à l'ouverture de trois nouvelles sections pour que la prison de Nafha puisse contenir 850 prisonniers. Mais ces nouvelles sections manquent de tous les constituants nécessaires à une vie digne. De plus, les prisonniers ont demandé à toutes les associations de solidarité de leur envoyer des livres.

(Rapports de Nadi al-asir al-Filistini)

 

La prisonnière Arij Arqawi, de Jénine, témoigne

Ali Samoudi

 

La prisonnière Arij Mustafa Arqawi, de Jénine, a lancé un appel aux organismes internationaux et humanitaires pour agir et faire cesser la campagne répressive israélienne contre les prisonnières, et notamment dans la prison de Telmond - Hasharon, suite à l'annonce par la direction de la prison avoir découvert une tentative de fuite de la part des prisonnières.

Dans un entretien avec la prisonnière, condamnée à quatre ans de prison, Arij a démenti les allégations de l'administration pénitentiaire, affirmant qu'il s'agit d'une nouvelle mesure inventée par l'administration pour accentuer sa répression contre les prisonnières, arracher leurs droits et les priver de toute vie digne.

Arij Arqawi a déclaré que les prisonnières ont été surprises par la mobilisation de l'administration pénitentiaire, parlant d'un tunnel creuse, pour commencer à fouiller et à investir les cellules, pour brutaliser les prisonnières, les insulter et finalement, les séparer en isolant des prisonnières et en transférant d'autres.

Détenue depuis 38 mois, Arqawi a déclaré que les conditions de détention sont de pire en pire, surtout depuis la capture des soldats israéliens, à Gaza et au Liban, comme s'il y avait une volonté de vengeance sur les prisonnières, les empêchant d'être reliées au monde extérieure. Les chaînes satellitaires ont été supprimées, les visites et la cantine aussi. Les prisonnières malades ont été privées de soin, sauf à l'akamol (aspirine) et à l'eau.

Les pressions psychologiques prennent plusieurs formes : concernant les visites des familles, l'administration pénitentiaire supprime la visite à la dernière minute, après que la famille ait passé une demi-journée, à partir de 4 ou 5 heures du matin, à se rendre à la visite. Quant aux visites elles-mêmes, quand elles sont autorisées, les prisonnières ne peuvent saluer, embrasser ou toucher leurs familles. C'est derrière une vitre épaisse et par téléphone que les prisonnières communiquent.

Arij a déclaré que les prisonnières sont en colère contre les mesures de transfert de plusieurs prisonnières. Elle lance un cri d'appel à la Croix-Rouge Internationale et à toutes les institutions humanitaires pour agir et mettre fin à ces violations flagrantes du droit humanitaire.

 

Le prisonnier Hamze Zayed : sa mère attend courageusement sa libération

Jénine, Ali Samoudi

 

La maladie et l'âge n'ont pas entamé la volonté et la détermination de cette mère palestinienne, Jamila Zayed, dont le fils Hamze est en prison depuis vingt ans, condamné à la prison à perpétuité. Israël a refusé de le libérer tout au long de ces années, ni dans les opérations d'échanges ni dans les "mesures de bonne invention". Malgré sa tristesse et son âge avancé, elle continue à espérer sa libération, à espérer assister à son mariage, comme tous ceux de sa génération qui ont été diplômés, qui ont des familles alors que Hamze passe année après année derrière les barreaux. Ils l'ont privé d'études, il a été arrêté alors qu'il était étudiant à l'université de Beer Zeit, et ils empêchent sa mère de l'embrasser. Depuis 20 ans, elle vit cette amertume. Son père est décédé alors qu'il était en prison, il aurait bien voulu le voir et l'embrasser avant sa mort.

Jamila se rappelle les instants de l'arrestation, vingt ans plus tôt. Elle n'oublie pas quand les forces de l'occupation ont arrêté ses deux fils, Hamze, 21 ans et Umar, 23 ans, avant de les condamner à la prison à vie, en 1986, avec leur camarade Samer Mahroum, accusés d'avoir tué un coln israélien, Ilyahu Amidi, dans la ville d'al-Quds, dans une opération du FPLP. Pour l'occupation, l'arrestation des deux frères n'était pas suffisante, "ils ont démoli une partie de notre maison et clos une autre partie. Ils ont pratiqué la torture la plus sauvage, les ont privés de visites pendant de longues périodes, par esprit de vengeance après cette opération qui a suscité des remous dans la rue israélienne.

"Nous avons patienté, nous avons supporté toutes ces souffrances, nous avons espéré leur libération lorsque le processus de paix a cmmencé, mais malgré toutes les opérations de libération ou d'échanges de prisonniers, le geôlier israélien a insisté pour supprimer le nom de Hamze et de son camarade Samer de toutes les listes, car ils sont considérés comme ayant du sang sur les mains. Malgré tous les efforts que nous avons faits, Hamze et Samer n'ont pu être libérés. Et l'espoir se renouvelle constamment, mais la vie passe rapidement, et Hamze est toujours en prison.

"A chaque mois de Ramadan qui vient, et ce sont les mêmes souvenirs qui reviennent, Ramadan s'achève puis la fête, et mon coeur bat pour le voir, pour le sentir près de moi, à la maison". Et en ce mois de Ramadan, je crie : "n'oubliez pas Hamze, j'en appelle à Sayyid Hassan Nasrallah, à la résistance à Gaza, je leur demande d'être fermes et déterminés, de mener des négociations pour faire libérer ceux qui ont des lourdes peines, ceux que Israël insiste à vouloir maintenir en prison. Donnez nous l'occasion de nous rencontrer, laissez entrer la joie dans ma vie en serrant dans mes bras celui qui a maintenant 40 ans, et qui est derrière les barreaux".

 

Traduit par

Palestine en marche

20:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crimes, colonialisme, democratie, actualite, barbarie, courcelles, fascisme, histoire, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, otan, occupations, palestine, paix, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa, guerre | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/09/2006

24/09/2006: Discours de Hugo Chávez, président du Venezuela, aux Nations Unies, le 20 septembre 2006


De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : dimanche 24 septembre 2006 15:13
Objet : [mannekenpeace] Re: [siecle_de_combat] Discours de Chavez : entre réalité sociale et pouvoir des médias

 

pour ceux qui ne l'ont pas encore lu :

 

Discours de Hugo Chávez, président du Venezuela, aux Nations Unies, le 20 septembre 2006

http://questionscritiques.free.fr/discours/Hugo_Chavez_ON...

 

"Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d'abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n'ont pas lu ce livre à le lire.

 

Noam Chomsky, l'un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l'un de ces tout derniers ouvrages, /'Hegemony or Survival: The Imperialist Strategy of the United States.'/ [L'hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l'agite en face de l'Assemblée Générale.] C'est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s'est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, sur ce qui se passe aujourd'hui et sur la plus grande menace qui plane sur notre planète.

 

Les prétentions hégémoniques de l'Empire Américain mettent en danger la survie-même de l'espèce humaine. Nous continuons de vous alerter sur ce danger et nous en appelons au peuple des Etats-Unis et au monde à faire cesser cette menace, qui est une épée de Damoclès. J'avais pensé, un moment, vous faire la lecture de ce livre, mais pour des raisons de temps, [il fait tourner les pages du livre, qui sont nombreuses] je me contenterai de vous le recommander.

 

Il se lit facilement, c'est un très bon livre, et je suis sûr, Madame la Présidente, que vous le connaissez. Il a été publié en anglais, en russe, en arabe et en allemand. Je pense que les premiers qui devraient le lire sont nos frères et nos soeurs des Etats-Unis, parce que la menace se trouve exactement dans leurs propres foyers.

 

Le diable s'est introduit chez eux. Le diable, le diable lui-même, est dans leur maison.

 

Et Hier, le diable est venu ici. Ici, le diable est entré. Juste ici. [Il fait le signe de croix] Et ça sent encore le soufre aujourd'hui. Hier, Mesdames et Messieurs, de cette tribune, le président des Etats-Unis, le monsieur que j'appelle le Diable, est venu ici parler comme s'il possédait le monde entier. Vraiment. Comme s'il était le propriétaire du monde.

 

Je pense que nous pourrions appeler un psychiatre pour analyser la déclaration que le président des Etats-Unis a faite hier. En tant que porte-parole de l'impérialisme, il est venu pour faire partager ses remèdes de charlatan afin d'essayer de préserver le modèle actuel de domination, d'exploitation et de pillage des peuples du monde.

 

Alfred Hitchcock aurait pu utiliser [cette déclaration] comme scénario pour un de ses films. Je peux même proposer un titre : "La Recette du Diable".

 

Comme Chomsky le dit [dans son livre] de façon claire et détaillée, l'empire américain fait tout ce qu'il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide.

 

La déclaration du dépositaire du monde -- cynique, hypocrite, emplie de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler.

 

Ils disent qu'ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c'est cela leur modèle démocratique ! C'est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s'impose par les armes, les bombes et l'artillerie.

 

Quelle étrange démocratie ! Aristote pourrait bien ne pas la reconnaître -- ou les autres qui sont aux racines de la démocratie. Quelle sorte de démocratie imposez-vous avec les Marines et les bombes ?

 

Hier, le président des Etats-Unis nous a dit, ici-même, dans cette salle, et je cite : "Partout où vous regardez, vous entendez des extrémistes vous dire que vous pouvez échapper à la pauvreté et retrouver votre dignité par la violence, la terreur et le martyre". Partout où il regarde, il voit des extrémistes. Et vous, mes frères -- il regarde la couleur de votre peau et il dit, oh ! il y a un extrémiste. Evo Morales, le valeureux président de Bolivie est, pour lui, un extrémiste.

 

Les impérialistes voient des extrémistes partout. Ce n'est pas que nous soyons des extrémistes. C'est que le monde se réveille. Il se réveille partout. Et les gens se lèvent.

 

J'ai le sentiment, cher dictateur du monde, que vous allez vivre le reste de votre vie comme un cauchemar, parce que le reste d'entre nous se lève, tous ceux qui se soulèvent contre l'impérialisme américain, qui réclament l'égalité, le respect, la souveraineté des nations.

 

Oui, vous pouvez nous appeler des extrémistes, mais nous sommes en train de nous soulever contre l'empire, contre ce modèle de domination.

 

Alors, le président a dit -- et c'est lui qui l'a dit -- : "Je suis venu parler directement aux populations du Moyen-Orient, pour leur dire que mon pays veut la paix".

 

C'est vrai. Si nous marchons dans les rues du Bronx, si nous nous promenons dans New York, Washington, San Diego, dans n'importe quelle ville, San Antonio, San Francisco et que nous demandons aux gens, aux citoyens des Etats-Unis, que veut ce pays ? Veut-il la paix ? Ils diront oui.

 

Mais ce gouvernement ne veut pas la paix. Le gouvernement des Etats-Unis ne veut pas la paix. Il veut exploiter son système d'exploitation, de pillage, d'hégémonie par la guerre.

 

Il veut la paix ? Mais que se passe-t-il en Irak ? Que se passe-t-il au Liban ? En Palestine ? Que se passe-t-il ? Que s'est-il passé ces 100 dernières années en Amérique Latine et dans le monde ? Et à présent il menace le Venezuela -- de nouvelles menaces contre le Venezuela, contre l'Iran ?

 

Il a parlé au peuple libanais. Beaucoup d'entre vous, leur a-t-il dit, ont vu comment leurs maisons et leurs communautés ont été prises dans les tirs croisés. Comment peut-on être cynique à ce point ? Quelle capacité à mentir d'un air penaud ! Les bombes sur Beyrouth d'une précision millimétrée ?

 

Ce sont des feux croisés ? Il pense à un western, lorsque les gens dégainent de la hanche et tirent et que quelqu'un se trouve pris dans les feux croisés.

 

Ceci est impérialiste, fasciste, assassin, génocide. L'empire et Israël qui tirent sur les Palestiniens et les Libanais. C'est ce qu'il s'est passé. Et à présent, nous entendons "Nous souffrons parce que nous voyons nos maisons détruites".

 

Le président des Etats-Unis est venu parler aux peuples -- aux peuples du monde. Il est venir leur parler -- J'ai apporté quelques documents avec moi, parce que ce matin je lisais quelques déclarations -- et je vois qu'il s'est adressé au peuple d'Afghanistan, au peuple du Liban, au peuple de l'Iran. Et il s'est adressé directement à ces peuples.

 

Et vous pouvez vous demander, alors que le président des Etats-Unis s'adresse à ces peuples du monde, ce que ces peuples du monde lui diraient si on leur donnait la parole ? Qu'auraient-ils à dire ?

 

Et je pense avoir une petite idée de ce que les peuples du Sud, les oppressés pensent. Ils diraient "Impérialiste yankee, rentre chez toi!" Je pense que c'est ce que ces peuples diraient si on leur donnait le micro et s'ils pouvaient parler d'une seule voix aux impérialistes américains.

 

Et voici pourquoi, Madame la Présidente, mes chers collègues, mes amis, l'année dernière nous sommes venus ici dans cette même salle, comme nous l'avons fait ces huit dernières années, et nous avons dit quelque chose qui s'est à présent confirmée -- entièrement, entièrement confirmée.

 

Je ne pense pas que quiconque dans cette pièce pourrait défendre ce système. Voyons les choses en face ! Soyons honnêtes ! Le système de l'O.N.U., né après la Deuxième Guerre Mondiale, a fait faillite. Il est inutile.

 

Oh, oui ! Il est bon de nous réunir tous ensemble une fois par an, de nous rencontrer, de faire des déclarations et de préparer toutes sortes de longs documents et d'écouter de bons discours, comme celui que de (inaudible), hier, celui du Président Lula. Oui c'est bon pour cela. Et il y a beaucoup de discours et nous en avons entendu beaucoup, du président du Sri Lanka, par exemple, et de la Présidente du Chili.

 

Mais nous, l'assemblée, avons été transformés en un organe à peine délibérant. Nous n'avons aucun pouvoir, aucun pouvoir d'avoir le moindre impact sur la terrible situation mondiale. Et c'est pourquoi le Venezuela propose une nouvelle fois, ici, aujourd'hui, le 20 septembre [2006] que nous ré-établissions les Nations-Unies.

 

L'année dernière, Madame, nous avons fait quatre propositions modestes que nous ressentions comme étant d'une importance cruciale. Nous devons en assumer la responsabilité, nos chefs d'Etats, nos ambassadeurs, nos représentants, et nous devons en discuter.

 

La première est l'extension [du Conseil de Sécurité], et Lula en parlé hier ici-même. Le Conseil de Sécurité comporte à la fois une catégorie permanente et une catégorie non-permanente, (inaudible) les pays en développement et les pays sous-développés doivent accéder à des sièges de membres permanents. C'est la première étape.

 

Deuxièmement, des méthodes efficaces pour s'occuper et résoudre les conflits mondiaux, des décisions transparentes. Point trois, la suppression immédiate -- et c'est une chose à laquelle tout le monde appelle -- du mécanisme antidémocratique connu sous le nom de veto, le veto sur les décisions du Conseil de Sécurité.

 

Permettez-moi de vous donner un exemple récent. Le veto immoral des Etats-Unis qui a permis aux Israéliens, en toute impunité, de détruire le Liban. Exactement devant nous tous alors que nous étions debout à regarder, une résolution du conseil fut empêchée.

 

Quatrièmement, nous devons renforcer, comme nous l'avons toujours dit, le rôle et les pouvoirs du secrétaire général des Nations-Unies.

 

Hier, le secrétaire général nous a pratiquement livré son discours d'adieu. Et il a reconnu que pendant ces dix dernières années, les choses sont tout simplement devenues plus compliquées ; la faim, la pauvreté, la violence, les violations des droits de l'homme se sont aggravées. C'est la conséquence extrême de l'effondrement du système des Nations Unies et des prétentions hégémoniques des Etats-Unis.

 

Madame, le Venezuela, il y a quelques années, a décidé de livrer cette bataille au sein des Nations-Unies en reconnaissant l'ONU. En tant que membres, et nous prêtons nos voix, nos réflexions. Notre voix est une voix indépendante pour représenter la dignité et la recherche de la paix et ré-élaborer le système international ; pour dénoncer la persécution et l'agression par les forces hégémoniques de la planète.

 

Voici comment le Venezuela s'est présenté. La patrie de Bolivar a cherché à obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité. Voyons ! Bon, il y a eu une attaque en règle par le gouvernement étasunien, une attaque immorale, pour essayer d'empêcher le Venezuela d'être élu librement à un poste au Conseil de Sécurité.

 

L'imperium a peur de la vérité, il a peur des voix indépendantes. Il nous appelle extrémistes, mais ce sont eux les extrémistes. Et j'aimerais remercier tous les pays qui ont aimablement annoncé leur soutien au Venezuela, même si le scrutin est secret et qu'il n'est pas nécessaire d'annoncer ces choses.

 

Mais étant donné que l'imperium a attaqué, ouvertement, ils ont renforcé les convictions de nombreux pays. Et leur soutien nous renforce. Le Mercosur, en tant que bloc, a exprimé son soutien. Nos frères du Mercosur. Le Venezuela, avec le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay, est un membre à part entière du Mercosur.

 

Et de nombreux autres pays d'Amérique Latine, *CARICOM* et la Bolivie ont exprimé leur soutien au Venezuela. La Ligue Arabe, l'ensemble de la Ligue Arabe a exprimé son soutien, nos frères des Caraïbes, l'Union Africaine. Presque toute l'Afrique a exprimé son soutien pour le Venezuela et des pays comme la Russie et la Chine et beaucoup d'autres.

 

Je vous remercie chaleureusement de la part du Venezuela, de la part de notre peuple et de la part de la vérité, parce que le Venezuela, avec un siège au Conseil de Sécurité, n'exprimera pas seulement la pensée du Venezuela, mais il sera aussi la voix de tous les peuples du monde et nous défendrons la dignité et la vérité.

 

Au-delà et au-dessus de tout cela, Madame la Présidente, je pense que nous avons des raisons d'être optimistes. Un poète aurait dit "désespérément optimistes", parce qu'au-dessus et au-delà des guerres et des bombes et de la guerre agressive et préventive et la destruction de peuples entiers, on peut voir qu'une nouvelle ère se dessine.

 

Ainsi que Silvio Rodriguez le dit, cette ère donne naissance à un coeur. Il y a des moyens alternatifs de penser. Il y a des jeunes gens qui pensent différemment. Et ceci s'est déjà vu en l'espace d'une simple décennie. Il a été démontré que la fin de l'histoire était une affirmation totalement fausse et la même chose a été démontrée à propos de la /Pax Americana/ et de l'établissement du monde capitaliste néolibéral. Il a été démontré que ce système engendre la pauvreté. Qui le croit maintenant ?

 

Ce que nous avons à faire maintenant est de définir le futur du monde. L'aube se lève partout. Vous pouvez vous en rendre compte en Afrique et en Europe et en Amérique Latine et en Océanie. Je veux insister sur cette vision optimiste.

 

Nous devons nous renforcer, notre volonté de livrer bataille, notre conscience. Nous devons construire un monde nouveau et meilleur. Le Venezuela se joint à cette lutte et c'est pourquoi nous sommes menacés. Les Etats-Unis ont déjà planifié, financé et mis en place un coup d'Etat au Venezuela et ils continuent de soutenir les tentatives de coup d'Etat au Venezuela et ailleurs.

 

La Président Michelle Bachelet nous a rappelé, il y a juste un instant, l'assassinat horrible de l'ancien ministre des Affaires Etrangères, Orlando Letelier.

 

Et je voudrais ajouter une chose : Ceux qui ont perpétré ce crime sont libres. Et cet autre événement où un citoyen américain est mort, tué par les Américains eux-mêmes. Ils étaient des tueurs de la CIA, des terroristes.

 

Et nous devons rappeler dans cette pièce que dans exactement trois jours il y aura un autre anniversaire. Trente ans auront passé depuis cette attaque terroriste horrible contre l'avion cubain de la ligne /Cubana de Aviacion/, où 73 innocents ont trouvé la mort.

 

Et où se trouve le plus grand terroriste de ce continent qui a pris la responsabilité de faire sauter cet avion ? Il a passé quelques années en prison au Venezuela. Mais grâce à la CIA et aux responsables du gouvernement [vénézuélien] de l'époque, il fut autorisé à s'échapper et il vit dans ce pays, protégé par le gouvernement [des Etats-Unis].

 

Mais il a été condamné. Il avait avoué son crime. Mais les normes du gouvernement étasunien sont à géométrie variable. Il protège les terroristes lorsqu'il le veut.

 

Et ceci, pour dire que le Venezuela est entièrement engagé à combattre le terrorisme et la violence. Et nous sommes l'un des peuples qui combattent pour la paix.

 

Luis Posada Carriles est le nom de ce terroriste qui est protégé ici. Et d'autres personnes extrêmement corrompues qui se sont échappées du Venezuela vivent aussi ici sous protection : un groupe qui a posé des bombes dans diverses ambassades, qui a assassiné des gens pendant le coup d'Etat. Ils m'ont kidnappé et ils allaient me tuer, mais je pense que Dieu est descendu et notre peuple est sorti dans les rues et l'armée y était aussi et ainsi je suis ici devant vous, aujourd'hui.

 

Mais ces personnes qui ont dirigé ce coup d'Etat sont ici, aujourd'hui, dans ce pays, protégés par le gouvernement américain. Et j'accuse le gouvernement américain de protéger ces terroristes et d'avoir un discours complètement cynique.

 

Nous avons mentionné Cuba. Oui, nous y étions, il y a encore quelques jours. Nous sommes revenus de là-bas très heureux. Et là-bas, vous voyez qu'une nouvelle ère est née. Le Sommet des 15, le Sommet des non-alignés, ont adopté une résolution historique. Ceci est le document qui en a résulté. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous le lire.

 

Mais vous avez toute une série de résolutions ici qui ont été adoptées d'une façon transparente après un débat ouvert -- par plus de 50 chefs d'Etats. Pendant quelques semaines, La Havane était la capitale du Sud et nous avons donné, une fois encore, un nouvel élan au groupe des non-alignés.

 

Et s'il y a quelque chose que j'aimerais vous demander à tous ici, mes compagnons, mes frères et mes soeurs, c'est de bien vouloir prêter votre bonne volonté pour permettre un nouvel élan au Mouvement des Non-Alignés afin de donner naissance à une nouvelle ère, pour empêcher l'hégémonie et empêcher de nouvelles avancées de l'impérialisme.

 

Et comme vous le savez, Fidel Castro est le président des non-alignés pour les trois prochaines années et nous pouvons lui faire confiance pour qu'il dirige cette charge efficacement. Malheureusement, ils ont pensé "Oh ! Fidel est en train de mourir." Mais ils vont être déçus parce qu'il n'est pas mort. Et non seulement il est en vie, il est de retour dans son uniforme vert et il préside désormais les non-alignés.

 

Donc, mes chers collègues, Madame la Présidente, un nouveau mouvement, fort, est né, un mouvement du Sud. Nous sommes des hommes et des femmes du Sud. Avec ce document, avec ces idées, avec ces critiques. Je referme à présent mon dossier. Je prends le livre avec moi. Et, n'oubliez pas, je le recommande très fortement et très humblement à vous tous.

 

Nous voulons des idées pour sauver notre planète, pour sauver la planète de la menace impérialiste. Et espérons que dans ce siècle-même, dans pas trop longtemps, nous verrons cette, nous verrons cette nouvelle ère. Et pour nos enfants et nos petits-enfants, un monde de paix basé sur les principes fondamentaux des Nations-Unies, mais de Nations-Unies rénovées.

 

Et peut-être devrons-nous déménager leur siège. Peut-être devons nous le mettre ailleurs ; peut-être dans une ville du Sud. Nous avons proposé le Venezuela.

 

Vous savez que mon médecin personnel a dû rester dans l'avion. Le chef de la sécurité a dû rester enfermé dans un avion verrouillé. Aucuns de ces deux messieurs n'ont été autorisés à venir assister à la réunion de l'Onu. Ceci est un autre abus et un autre abus de pouvoir de la part du Diable. Cela sent le soufre ici, mais Dieu est avec nous et je vous embrasse tous.

 

Que Dieu nous bénisse tous ! Bonne journée à vous.

----- Original Message -----

From: Yves Wangneur

To: Albert ; Jean Bricmont ; Thierry Delforge ; Patsy ; radioairlibre ; thierry thomas ; Siecle ; Manneken Peace

Sent: Saturday, September 23, 2006 6:35 PM

Subject: [siecle_de_combat] Discours de Chavez : entre réalité sociale et pouvoir des médias

 


Suite au discours de Chavez à l'ONU, il y a eu beaucoup de réactions, essentiellement de la part de l'élite. Et puisque certains croient encore en l'angélisme de Clinton, le type qui se faisait tailler des pipes (par une moche en plus) au lieu de bosser, je vous propose de noter la réaction de cette personne : "Le discours de Chavez porte préjudice à son pays". Qui a dit que les Démocrates étaient le 2°parti servant l'impérialisme ?
Les différents journaux américains ont vivement critiqué les déclarations de Chavez, estimant que c'était "de la folie gauchiste". "El Comercio" (de Lima) a parlé d'insulte, La Libre Belgique parle d'injures.
Cela, c'est le discours des médias, des gens qui sont censés nous représenter.
Les représentés, donc nous, ont une réaction un peu différente. Comme vous le savez, Chavez fait référence à un des derniers bouquins de Chomsky : "Hégémonie ou survie". Sur Amazon, les commandes pour ce livre sont passés en 2 jours de la 160.772° place à la septième !!!
Ce qui tend à démontrer 2 choses : 1) Les gens écoutent Chavez, l'approuvent et suivent ses conseils, 2) Ils sont interessés par la pensée de Chomsky.

Ca doit être ça le populisme ...

20:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, romain, cuba, cia, colonialisme, chili, democratie, crimes, fascisme, guerre, actualite, afghanistan, amerique, afrique, belgique, courcelles, gangsterisme, histoire, iran, irak, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, occupations, paix, palestine, politique, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/09/2006

07/09/2006: L'opération "savons solidaires de Palestine" continue. Un nouvel arrivage sera là début octobre.


De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de Jannin Martine

Objet : [assawra] Nouveaux savons solidaires de Palestine

 

L'opération "savons solidaires de Palestine" continue. Un nouvel arrivage sera là début octobre.

Grâce à vous déjà deux lots ( 10 000 savons arrivés novembre 2005 et  20 000 arrivés mars 2006) ont été vendus au profit intégral de Darna, la maison des associations de Naplouse.

C'est avec joie que nos amis palestiniens ont reçu au début de l'été notre nouvelle commande (avec provisions à l'appui) à un moment où tous les abandonnent et où il est tellement difficile de croire en l'avenir. Pourtant ils veulent y croire, en dépit de conditions de vie de plus en plus insupportables. A Naplouse, les incursions de l'armée sont quotidiennes sous prétexte de rechercher des terroristes, démolition de maisons, avec morts et blessés, arrestations, renforcement des contrôles et humiliations aux checkpoints.  Mais paradoxalement la vie continue.!

Bien que cette vente de savons soit une goutte d'eau face aux besoins, c'est pour les nabloussis un gage de confiance dans l'avenir qui les aide à résister; un soutien moral important.

Je vous rappelle que la vente de ces savons garantit un travail, payé dans des conditions réelles de commerce équitable, à des artisans et agriculteurs d'un village en bordure de Naplouse et que les bénéfices de notre vente sont reversés à Darna.

Les membres du CA de Darna viennent de prendre une décision qui montre leur dynamisme et leur confiance dans notre soutien : Darna va consacrer les bénéfices de la vente des savons à l'achat d'un local pour ses activités. Le processus d'achat est en route, un emprunt a été contracté et nous pensons être en mesure d'envoyer à Darna les sommes nécessaires au remboursement sur deux ans. Pour celà, nous comptons sur vous pour continuer à nous aider et à vendre nos savons.

Vous connaissez déjà ces merveilleux savons Darna de Naplouse. Il est possible que certains d'entre vous aient été victime, dans le dernier arrivage, de savons ou emballage défectueux (pour cause de séchage incomplet). Nous n'avons pris conscience de ce problème de certains savons défectueux qu'après en avoir expédié un bon nombre, nous vous demandons de nous en excuser. Cela ne se renouvellera pas . N'hésitez pas à nous dire en envoyant votre commande, si vous avez eu cette difficulté.

Nous vous proposons aujourd'hui des nouveaux savons

- les savons trraditionels, similaires à ceux que vous connaissez: même emballage, même qualité, même douceur (70% huile d'olive), même poids. (et même tarifs)
- un très joli coffret-cadeau cartonné contenant 4 savonnettes de 100g, parfumées. Qualité (70% huile olive) du savon traditionel, avec des ajouts naturels qui confèrent un parfum, une texture : du miel, du citron; du lait ou des boues de la mer morte.

15 000 savons classiques et 4000 coffrets sont attendus début octobre

En prime, les envois seront gratuits (nous vous faisons bénéficier d'une baisse du coût due à plusieurs facteurs - les frais (transport, formalités douanières, etc..) sont relativement moins importants pour une grosse quantité, -  l'huile d'olive est produite dans le même village que celui de  notre nouveau fabricant de savons

Eric Hazan,écrivain et éditeur parisien (édition la Fabrique) a visité Darna en juin 2006 . Voici ce qu'il a écrit sur sa visite à notre nouveau fabricant de savon.

Un fou de savon.

Pour parvenir à Beit Furik, petit village au nord-est de Naplouse, on passe par un checkpoint de campagne dont le franchissement est soumis aux caprices de soldats qui s'ennuient. B. nous attend sur le seuil de sa petite usine. Ses parents qui possédaient une savonnerie traditionnelle en ville l'avaient forcé à faire des études, mais une fois passé le dernier examen, il leur a apporté en cadeau son diplôme encadré et leur a annoncé que ce qui l'intéressait, c'était de faire du savon. Après que l'entreprise familiale dans la vieille ville eut été détruite trois fois par l'armée, il a décidé de s'établir ici, à Beit Furik. Toutes les machines sont fabriquées par lui, copiées sur des modèles italiens et israéliens. C'est un expérimentateur, qui invente toutes sortes de savons, au citron, au miel, à la figue. Il travaille avec des coopératives" israéliennes communistes", nous dit-il, mais pas seulement. C'est lui qui produit une bonne partie des savons fabriqués avec les boues de la mer Morte : en pleine Intifada, la société Ahva (amour) l'a invité à Ashdod pour traiter avec lui (" Ils m'ont accueilli comme le Messie "). Les touristes qui achètent ces savons noirâtres au bord de la mer Morte ne se doutent sûrement pas de leur origine, mais c'est un marché limité. Pour écouler sa production, B. doit pouvoir utiliser des camions, et pour faire circuler des camions, il faut une autorisation, un Special Movement Permit at Internal Checkpoints in Judea and Samaria . Pour cela, il doit faire à Naplouse le siège de la " Coordination " (terme qui date du temps d'Oslo où les services de sécurité israéliens et palestiniens travaillaient ensemble. Aujourd'hui, les Israéliens se coordonnent avec eux-mêmes). La Coordination accepte parfois, refuse souvent, si bien que les entrepôts de B. sont pleins de tonnes de savon qu'il ne peut pas faire sortir. Alors, dit-il en riant, il fait des cadeaux.
 
Avant l'Intifada, il existait à Naplouse beaucoup de petites usines comme celle de B., métallurgiques et textiles (la plupart des vêtements de rabbins étaient, paraît-il, fabriqués à Naplouse). L'encerclement de la ville les a obligées à fermer ou à réduire leur activité à un point où elles cessent d'être rentables.

Je vous remercie de votre aide et vous invite à répondre le plus vite possible au présent courrier.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire
Avec mes salutations cordiales et solidaires.

Danièle Touati,
Présidente de l'association Les Amis de Darna
tel : 06 32 66 18 62 - e-mail : amis.darna@wanadoo.fr
                     
DARNA : je vous rappelle que Darna, au profit de qui nous menons cette action, est une maison des associations pour l'initiative des jeunes et des citoyens à Naplouse. Créée il y a à peine plus d'un an son succès est grandissant (aujourd'hui c'est une plate-forme de 55 associations , dans tous les domaines, dont 40% villageoises) et son dynamisme étonnant. Ainsi c'est Darna qui est à l'initiative du Festival  économique , culturel et solidaire "Naplouse nous t'aimons", qui va se tenir les 18-19 et 20 septembre sur l'esplanade devant l'université de Al Najah à Naplouse, avec des centaines de stands et des milliers de visiteurs. Une résistance à l'enfermement de Naplouse, nous y serons.

Contactez nous pour de plus amples informations.

Remarque : je serai en Palestine du 16  au 30 septembre, pour le Festival de Naplouse,  pour visiter la fabrique de savon, etc... Donc si vous ne recevez pas de réponse immédiate à vos mails pendant cette période, ne vous impatientez pas. Merci


Les Amis de DARNA
7 rue de l'Epée de bois, 75005 Paris.
amis.darna@wanadoo.fr
06 32 66 18 62 (ou 06 78 31 10 52)



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14:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, colonialisme, france, paris, guerre, histoire, imperialisme, israel, onu, otan, palestine, politique, presse, romain, resistance, racisme, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/09/2006

18/09/2006: QUI ARME ISRAËL: ISRAËL, MEMBRE DE LA FRANCOPHONIE ?...:Gaza est une prison

 

QUI ARME ISRAËL ? par Xavière Jardez (p. 3 à 5)

 

 

n°64

  18 septembre 2006

 

 

- ISRAËL, MEMBRE DE LA FRANCOPHONIE ?...

- Non, merci !

 

                                                                    par Gilles Munier

 

Les 28 et 29 septembre, se tiendra à Bucarest le XIème Sommet de la Francophonie. Cinquante trois pays devraient y participer. Selon certains observateurs, l’absence du Liban - si elle est confirmée – va permettre à Israël d’adhérer à l’organisation internationale.

 

Il faut savoir que les décisions aux sommets de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) se prennent à l’unanimité des membres présents. Les pressions exercées par la France sur la Roumanie pour qu’elle n’invite pas le Président libanais Emile Lahoud ayant été suivies d’effets : il n’y aura pas de veto libanais à l’entrée d’Israël dans la Francophonie. Il suffira que le Canada propose la candidature de l’Etat hébreu -  comme on lui en prête l’intention - pour qu’elle soit acceptée, probablement sans discussion.

 

Lobbying israélien

Tout a commencé avec l’accord Bush-Chirac de partage du « Grand Moyen-Orient ». Les Etats-Unis acceptaient que la France « mette de l’ordre » dans son pré carré : la Syrie et Le Liban, pays faisant partie de sa zone d’influence après la Première guerre mondiale. Les grandes manœuvres ont commencé en septembre 2004 avec le vote de la résolution 1559 de l’ONU et le refus du président français d’accepter la prolongation pour 3 ans du mandat d’Emile Lahoud à la présidence du Liban. Depuis, les ministres français de passage à Beyrouth refusent de le rencontrer.

 

L’idée de Jacques Chirac d’intégrer rapidement Israël dans la Francophonie date aussi de 2004. En février, recevant à Paris le Président israélien Moshé Katsav, il avait déclaré qu’un consensus devait «permettre dès que possible l’admission d’Israël… au sein des instances de la Francophonie ». Rafic Hariri, alors Premier ministre du Liban, était sans aucun doute dans la confidence. L’Etat hébreu qui s’estime marginalisé dans les organisations internationales, pourrait donc présenter sa candidature au sommet de l’OIF, ce dont il s’était abstenu jusque là, sûr d’essuyer une rebuffade, ce qui en diplomatie est assimilé à un affront.

 

Depuis la visite de Moshé Katsav, le Haut Conseil scientifique franco-israélien est en activité. Les ventes d’armes et la coopération militaire franco-israélienne ont été discrètement relancées. Trois villes israéliennes : Tel-Aviv, Eilat et Natanya, ont intégré l’Association francophone internationale de coopération décentralisée (AFICOD). En 2005, l’université de Tel-Aviv a été admise sein de l’AUPELF (Association des universités partiellement ou entièrement de langue française). Israël est devenu un des principaux partenaires du Forum francophone des affaires… etc… etc…

 

En juin 2006, le Sénateur André Ferrand (1) et Philippe Richert –  Président du groupe France-Israël au Sénat – pouvaient se frotter les mains : Edouard Balladur, Président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, avait dit à Shimon Pérès, à Jérusalem, qu’il souhaitait « une entrée rapide d’Israël dans la francophonie » et  que « le seul obstacle était le Liban » (2). A Paris, Ehud Olmet passait pour un « homme de paix », et Israël était présenté -  sans rire - comme un pays francophone … et francophile. Un mois plus tard, « Tsahal » agressait le Liban, les victimes civiles dépassaient le millier et les infrastructures du pays détruites. Qana était de nouveau synonyme de crime de guerre

 

« Ingérence directe » dans les affaires du Liban

On aurait pu penser que cette guerre allait renvoyer aux calendes grecques le projet de candidature israélienne à la Francophonie. Il n’en est rien. Christian Prada, ministre d’Etat roumain chargé de la Francophonie, était à Beyrouth début septembre pour convaincre Fouad Siniora, Premier ministre libanais, d’assister au sommet. Il lui a proposé d’y « poursuivre des négociations sérieuses sur le processus en cours au Liban » (2). L’an dernier, Jacques Saada, ministre canadien responsable de la francophonie, était allé plus loin en suggérant l’adhésion simultanée d’Israël et de l’Autorité palestinienne à l’OIF, afin que leur présence soit une « valeur ajoutée au processus de paix israélo-palestinien » (3).

 

L’interdiction faite au Président Lahoud de participer au sommet de Bucarest est condamnée par la majorité des Libanais. Le 21 juin 2006, il avait rappelé, avec le soutien du Général Aoun, que ce n’est pas à la France de « décider de la personne qui présidera la délégation libanaise au sommet ». Une violente campagne anti-Chirac s’était alors développée, accusant le Président français d’ « ingérence directe » dans les affaires libanaises.

 

Fouad Siniora, Premier ministre déjà contesté pour ses amitiés à l’étranger, est bien embarrassé. S’il se rend en Roumanie, il passera définitivement pour un traître. Il a certes déclaré, le 30 août 2006, que « le Liban sera le dernier pays du monde arabe à ratifier un traité de paix avec Israël », mais en ajoutant qu’il ne signera «aucun accord séparé tant qu'une paix globale et juste ne sera pas instaurée dans la région sur la base de l'initiative saoudienne » (4), mais il n’a pas précisé s’il était hostile à des contacts indirects avec l’Etat hébreu dans cette arène internationale.

 

L’adhésion à part entière d’Israël à la Francophonie va être interprétée comme un gage donné au terrorisme d’Etat. Qui peut croire qu’après cela les Israéliens ne lorgneront plus vers les eaux du Litani ? Ou que l’Etat hébreu va démanteler ses colonies de peuplement et mettre son arrogance en sourdine ? Au nom de la solidarité entre pays « francophones », est-on prêt à avoir pour ennemis prioritaires ceux qu’Israël nous désignera ? Deux mois après l’agression contre le Liban, pays considéré à juste titre comme un des piliers de la francophonie dans le monde, il ne faudra pas s’étonner si le tour de passe-passe chiraquien est perçu par les pays musulmans comme un coup de force pro israélien. 

 

Notes :

(1) Et par ailleurs Président du groupe France-Yémen au Sénat !

(2) Edouard Balladur à Jérusalem souhaite une entrée rapide d'Israël dans la francophonie. Commentaires de Max Semory (7/6/06 – audio)

http://www.a7fr.com/Default.aspx?tabid=52&articleType=ArticleView&articleId=8466

 (2) Bucarest « insiste » sur la présence de Siniora au sommet de la francophonie (L’Orient-Le Jour – 8/9/06).

(3) Israël et la Palestine futurs membres de la Francophonie, par Elias Lévy (The Canadian jewish news, 1/9/05   http://www.cjnews.com/viewarticle.asp?id=7160&s=1

(4) Siniora pessimiste pour un traité de paix entre le Liban et Israël (Libaniews - 30/8/06)

http://www.libnanews.com/2006/08/sanioura_pessim.html

 

Palestine : Gaza est une prison 

par Patrick Cockburn - The Independent – Extrait - 7/9/06

 

«C'est notre pire année depuis 1948 [année du début de l'exode massif de réfugiés palestiniens à Gaza», affirme le Dr Maged Abu-Ramadan, ophtalmologiste devenu maire de la ville de Gaza.  «Gaza est une prison.  Ni les personnes ni les marchandises n'ont le droit de quitter la région.  Les gens connaissent déjà la famine.  Ils essaient de survivre en mangeant du pain, des falafels (boulettes frites de fèves sèches et de pois chiches), et les quelques tomates et concombres qu'ils font pousser

 

Les rares moyens que les habitants/antes de Gaza avaient pour faire un peu d'argent ont disparu.  Le Dr Abu-Ramadan dit que les Israéliens «ont détruit 70% des orangeraies pour créer des zones de sécurité».  Les oeillets et les fraises, deux principaux produits d'exportation de Gaza, ont été jetés ou abandonnés et pourrissent. Un bombardement aérien israélien a détruit la centrale électrique et 55% de l'énergie électrique est maintenant presque aussi intermittente qu'à Bagdad.

 

L'offensive israélienne au cours des deux derniers mois a frappé une société déjà durement affectée par le retrait des subventions de l'Union européenne après qu'en mars le Hamas a été élu en tant que gouvernement palestinien.  Israël retient les taxes prélevées sur les marchandises qui entrent à Gaza.  Ployant sous les pressions des États-Unis, les banques arabes à l'étranger ne remettent pas les fonds au gouvernement.       Traduction : Collectif de traduction - pueblo@sympatico.ca 

Texte intégral : http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article1372026.ece

Dossier : Qui arme Israël ?

 

Armes israéliennes :

« Le cessez-le-feu n’est pas dans l’intérêt d’Israël »

selon le Pentagone

 

par Xavière Jardez

 

C’est avec une insistance malsaine que les médias français et autres ont souligné et soulignent toujours l’origine syrienne et iranienne des armes  du Hezbollah, armes qui ne se comparent en rien à l’arsenal israélien (voir encadré), le Hezbollah ne disposant d’aucune capacité de défense aérienne, et qu’un silence de plomb sur l’origine US des armes d’Israël a été respecté.

 

La dépendance vis-à vis de l’Iran des chefs de la résistance libanaise est bien moindre que celle des politiciens  israéliens vis-à-vis des Etats-Unis où un lobby pro-israélien a tous les pouvoirs ou celle de la communauté juive à l’étranger vis-à-vis d’Israël.

 

Toutes les armes qui équipent l’armée israélienne, et qu’elle utilise dans ses attaques contre les populations, palestinienne et libanaise, pour ses assassinats ciblés, dans ses démolitions de maisons (bulldozer Caterpillar),  etc… comme le rapportent les documents du Département d’Etat sur les droits de l’homme de 2003, 2004 et 2005 proviennent dans leur grande majorité des Etats-Unis. Il peut y avoir quelques avions de chasse français, mais ses F-16 produits à Forth Worth, ses hélicoptères Apache, ses missiles Sparrow et Sidewinter, tout cela vient des Etats-Unis. Et l’usage qu’en fait l’Etat sioniste est en complète violation de la loi américaine sur le contrôle de l’exportation d’armes (Arms Export Control Act) : les armes d’origine US ne peuvent être utilisées que pour une défense légitime et la sécurité intérieure.

 

L’aide militaire à Israël, via le Foreign Military Financing,  qui en a été le bénéficiaire le plus important de tous temps, a largement augmenté depuis 2001 et les ventes d’armes à ce pays ont atteint des sommets vertigineux par rapport à sa population qui est de 0 ;01% de la population mondiale !!! Elles se chiffrent à 3 milliards de dollars par an pour l’aide militaire, un total 10.5 milliards de dollars  – soit 500 dollars pour chaque Israélien - et 6,3 milliards de dollars pour les ventes d’armes, depuis la venue de l’administration Bush au pouvoir*. Pour 2007, Bush a demandé au Congrès une rallonge budgétaire pour Israël de 2,24 milliards de dollars.

 

Traitement privilégié

Mais les relations d’Israël avec les Etats-Unis sont aussi uniques en ce sens que les Etats-Unis fournissent 20% du budget militaire israélien annuel. 70% de cette somme sont  dépensés directement par Israël en armes auprès des sociétés suivantes, Lockheed Martin, Boeing (pour les F-18 et F 14), Raytheon (pour les missiles Tomawak, Sidewinder, autres missiles de haute technologie) sans qu’Israël ait à débourser un centime. Récemment, Lockeheed Martin et l’industrie militaire israélienne  ont signé directement un accord pour la production conjointe d’une version du F-16 appelé Sufa qui sera construit en partie à Tel Aviv et terminé à Fort Worth, Texas, d’une valeur de 4,5 milliards de dollars. On assiste là au développement de relations supranationales entre des multinationales de l’armement et un Etat, sans que le ministère de la Défense américain n’intervienne. Aucun autre pays désirant acheter du matériel US ne connaît un tel privilège d’autant que toute commande d’armement doit dépasser 100 000 dollars, sauf pour Israël.

 

Par ailleurs, Israël reçoit du Economic Support Funds des fonds d’un montant, pour 2006 ; de 273 millions de dollars en une seule fois et non par trimestre, forçant ainsi  les Etats-Unis à payer de 50 à 60 millions d’intérêt pour les sommes qu’ils empruntent à cette fin. Ou abandonnent le remboursement de prêts consentis pour des besoins militaires.

 

Les Etats-Unis garantissent aussi  les recherches et les applications militaires en Israël. Ils ont contribué des milliards de dollars au développement du tank Merkava et de l’avion d’attaque au sol Lavi.  Depuis 1995, les Etats-Unis et Israël ont activement développé une arme à infra rouge avancée, dans le cadre d'un programme commun anti missile, programme connu sous le nom de Tactical High Energy Laser (THEL). Le THEL est une arme laser chimique mobile et déployant une grande quantité d'énergie. Ce programme commun, « Nautilus », a permis la mise au point de systèmes d'armements laser. Sont impliquées les sociétés israéliennes d'armement aérospatiales Rafael, Israël Aircraft Industries (IAI) et  Tadiran 6.

 

La dépendance d’Israël  à l’égard de Washington s’étend aussi à l’accès au renseignement militaire, à la maintenance et à l’assistance technique pour une performance optimale, qui  s’élève à 629 millions de dollars. Mais, en cas d’urgence les Etats-Unis sont prêts à l’épauler.  Ainsi  le 14 juillet, les Etats-Unis ont décidé de vendre pour 120 millions de carburant d’avions à l’armée israélienne  « pour promouvoir la paix et la sécurité dans la région » selon la  formulation de la Defence Security Cooperation Agency. Ou encore, la livraison anticipée de bombes laser et à guidage de précision (bombes anti-bunkers GB 4 28, construite par Lockheed pendant la guerre d’Irak en 1991), dans le cadre d’une vente d’armes dans lequel Israël peut puiser à volonté, considérée par des responsables du Pentagone comme « inhabituelle ». Cette pratique n’est pas nouvelle puisque après la première Intifada, Israël avait demandé la livraison additionnelle d’hélicoptères Black Hawk et Apache et en 2001, celle de 50 d’avions de combat F-16. A l’époque, Israël n’était pas engagé militairement à l’extérieur de ses frontières !

 

On a fait beaucoup de cas des missiles lancés sur le nord d’Israël par le Hezbollah prétendument sur des zones civiles. Peut-être que quelque mille missiles Fafjr 3 d’origine iranienne ou syrienne avec un rayon d’action de  50 kms ont touché cette région avec des pertes civiles se montant à 30 ou 40 personnes. Qui peut croire que cette zone du pays n’était pas une zone d’activité  militaire avec ses arsenaux, ses usines de production d’armes, etc…? Mais on oublie d’annoncer que l’arsenal israélien de ce type d’armes est plutôt impressionnant : 1000 missiles Redeye, 400 missiles terre-air, 400 missiles de défense portables Stinger, 444 missiles Harpoon. (Voir encadré)

 

Armes interdites

La liste ne s’arrête pas à l’armement lourd. On y trouve aussi des bombes à fragmentation  (cluster bomb). Inventées au moment de la guerre du Vietnam, fournies à Israël, elles ont été largement disséminées au Liban où  249 localités sont un foyer de bombes non-explosées notamment de type M  42 spécialement conçues pour les personnes et de type M 77, venant vraisemblablement des Etats-Unis.  C’est ce devrait déterminer une enquête en cours à Washington, lancée pour des motifs de  relations publiques

 

Au Liban, la découverte de corps présentant des caractéristiques inconnues – brûlures sans être brûlé, odeur nauséabonde, membres tordus- ont conduit des médecins et l’OMS à ouvrir  une enquête pour déterminer si Israël a eu recours à des armes chimiques ou biologiques (bactériologique ou virale) . Leurs effets se comparent à ceux des pesticides car ils paralysent le système nerveux, bloquent la respiration et provoquent des hémorragies internes. L’armée libanaise évoque l’utilisation de bombes emplies d’un produit spécial, totalement interdites par les Conventions de Genève. Il pourrait s’agir d’une « Emptying bomb ». Ces bombes vident le corps de son air, entraînant la mort par asphyxie et arrêt du cœur. N’oublions pas qu’Israël n’a jamais ratifié la Convention sur les Armes chimiques tout comme il n’a pas ratifié le Traité de non-prolifération et n’a jamais soumis ses installations nucléaires à une quelconque inspection.  Des rumeurs circulent sur l’existence d’un programme d’armes chimiques qui serait installé à Israel Institute for Biological Research à Ness Ziona.

 

L’agression israélienne au Liban et la faible performance, en apparence, de l’armée israélienne vont conduire, selon Shimon Péres, à l’émergence d’une nouvelle catégorie d’armes « armes miniaturisées » ou « robots télécommandés » ou même d’ armes basées sur les nanotechnologies. On peut concevoir que les Etats-Unis pousseront Israël à parfaire et expérimenter sur le terrain une arme nouvelle testée en Irak, le « Rayon de la Mort » qui consiste en l’envoi sur une personne d’ondes courtes électro-magnétiques semblables à celles du micro-ondes. La chaîne italienne Ray News 24  a présenté, en mai dernier, un reportage de journalistes irakiens à ce sujet qui fait l’objet d’une investigation par le Strategic Research Institute de Californie.

 

Vu l’arsenal israélien peut-être la 4ème armée du monde  pour reprendre une comparaison à la mode pour  l’Irak-! – on aurait pu penser qu’Israël se suffisait de son partenaire américain. Mais, non. La France, l’Allemagne et la Grande Bretagne  concourent pour le sauver.  Depuis mars 2006, la coopération entre EADS et l’IAI (Israeli Aircraft Industries) en matière de production de drones a débouché sur la constitution d’un véritable partenariat intégré, situé en Israël même, dont la première conséquence est le soutien économique français de plusieurs centaines de millions de  dollars à l’effort de guerre israélien et le transfert de technologie et de compétences militaires de la France vers Israël utilisées pour affamer et massacrer Palestiniens et Libanais.

 

La Grande Bretagne, elle, a cherché à améliorer la force de frappe des F-16 en vendant des composants à l’Etat sioniste via Lockheed Martin, le 7 juillet dernier en contravention avec la législation interdisant l’exportation d’armes s’il existe « un risque clair que le récipiendaire utiliserait le produit…de manière agressive contre un pays tiers…ou (pour) une revendication territoriale avec usage de la force ».

 

Quant à l’Allemagne, elle permettra, avec la construction de deux sous-marins nucléaires  U 212 de type Dolphin, pour une valeur de 1,27 milliards de dollars, dont un tiers financé par l’Allemagne, d’accroître la capacité nucléaire d’Israël. Ces deux bâtiments s’ajouteront aux trois autres déjà construits  et payés par l’Allemagne dans les années 90 qui sillonnent en  permanence l’un, la Mer rouge et le Golfe Persique, l’autre, la Méditerranée. Ils seront équipés pour permettre le lancement de missiles porteurs de charges nucléaires  ayant un rayon d’action de 4500 kms sans être repérés et peuvent atteindre un objectif situé à 1500 kms. 

Israël, 3ème pays exportateurs d'armes.

Israël, marchand d’armes, pourrait paraître un paradoxe pour un pays dit « démocratique » et  sur la défensive. Les ventes d'armes, hors du processus officiel (Défense, Mossad, armée), très secret (v. Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), sont un secteur très peu régulé et cette activité lucrative des trafiquants d'armes israéliens a lieu au grand jour. Elle est bien connue des services du ministère de la défense israélienne, qui l’encourage et la soutient,  des officiers de l'armée israélienne et de toute personne familière avec l'industrie de l'armement du pays. C’est après la guerre du Ramadan, en 1973 que les fabricants d’armes pour la Défense israélienne ont conquis les marchés internationaux et permis la survie de l’Etat sioniste même. En 2001, les exportations d’armes ont rapporté quelque 2.6 milliards de dollars et en 2002, elles ont augmenté de 40%, plaçant Israël, pour certains,  juste derrière les Etats-Unis et la Russie.

 

Il n'y a pratiquement pas un seul conflit militaire, confrontation ethnique ou guerre civile, passé ou présent (Sierra Leone Libéria, Côte d’Ivoire, Sri Lanka, Philippines, Népal où les armes israéliennes ont été commandées pour les partisans du roi par l’ambassadeur US, l’Afrique du Sud de l’apartheid, le Chili de Pinochet, le cartel de la drogue colombienne, Rwanda au plus fort du génocide) qui n’ait été le destinataire d’armement israélien et le champ d’opération de trafiquants d'armes, de consultants en sécurité, d'instructeurs, et d'unités de protection indépendants qui lavent Israël de toute opprobre  en cas de publicité embarrassante.

 

Ce qui précède n’est qu’un faible aperçu de la puissance militaire d’Israël au service de la défense des « intérêts stratégiques » des Etats-Unisau Moyen Orient. Israël a aidé ces derniers  à « l’anéantissement des mouvements nationalistes radicaux » et à  «  tester les armes américaines ». De plus, les agences de renseignements de deux pays ont « collaboré » et « Israël a drainé vers des pays tiers les armes que les Etats-Unis ne pouvaient envoyer directement » (ex: l’Irangate). écrit le professeur Zunes de l’Université de San Francisco, citant un analyste israélien  « C’est comme si Israël était devenu une autre agence fédérale qu’il est utile d’utiliser quand vous désirez faire quelque chose en toute discrétion ».

 

* L’administration US a à peine réussi à donner 320 millions de dollars pour la lutte contre le Sida

Sources : World Policy Institute : US military assistance and Arms Transfer to Israel: US Aid, companies Fuel Israeli Military 20  juillet 2006- Il Manifesto, 26 aoûtt 2006—Nada Sayad, Global Research, 23 août 2006- Loubnan ya Loubnan: La France, Israël et le marché de l’armement ,août 2006 ; http://www.arcuk.org/pages/arms_unto_the_nation.htm-

 

La loi du plus fort

Israël a une armée forte de 163 500 hommes plus 425 000 réserviste et 8000 garde-frontières. L’Autorité Palestinienne n’a pas d’armée, au plus 35 000 paramilitaires. L’armée israélienne dispose de 3 930 chars lourds, les Palestiniens aucun et n’ont rien pour faire face aux 855 canons automoteurs (calibre 155 et plus) de « Tsahal », rien face aux 520 canons tractés (calibre 105 et plus), rien face aux 198 lance-roquettes (calibre 122 mm et plus), rien face aux 770 mortiers de 120 mm et plus, rien face aux 1300 missiles (Stinger, Redeye et Chaparral). La marine israélienne aligne trois sous-marins et 47 bâtiments. Aucune vague pour les Palestiniens. L’aviation israélienne dispose de 446 avions de combat et 250 en réserves dont 98 F-15 et 237 F-16 et 133 hélicoptères. Côté palestinien, le déséquilibre est abyssal : un avion militaire aussi avion de transport et 4 hélicoptères cloués au sol.

Il ne reste aux Palestiniens que les pierres comme lors de la première bataille du Prophète.

Source : Le Débat Stratégique n° 61- mars 2002

 

Le Conseil Mondial des Eglises accuse Israël

d’avoir planifié la destruction du Liban

 

L’assaut d’Israël contre le Liban a été planifié avant l’opération du  Hezbollah  et avait pour but de monter les unes contre les autres les différentes religions vivant actuellement en  paix dans ce pays, selon une délégation du Conseil Mondial des Eglises, de retour d’une visite à Beyrouth et Jérusalem. La délégation, composée d’un membre du clergé catholique, protestant et d’un représentant du Conseil, a rencontré des  chefs religieux et des responsables libanais et palestiniens.

 

«  De retour du Liban, nous avons l’impression  que ces destructions ont été préparées. Si l’action du Hezbollah a été le déclencheur, cela aussi a été prévu » a déclaré, à Genève, Jean Arnold de Clermont, Président de la Conférence des Eglises Européennes et pasteur de l’Eglise Réformée de France. Il a ajouté, au cours d’une conférence de presse, qu’Israël ne voulait pas d’un Liban démocratique où Juifs, Chrétiens et Musulmans vivraient en harmonie car il ne veut pas voir un Etat voisin réussir là où il a échoué. Pour de Clermont, « le Hezbollah est un bouc émissaire. » « C’est le conflit israélo-palestinien qui est au cœur de la crise présente et non le rôle et les actions du Hezbollah » a poursuivi de Clermont. « Il n’y a aucun signe qui prouve que le gouvernement israélien ait remarqué la présence de la délégation alors que  (le premier ministre du Liban)  Siniora a insisté pour nous recevoir et a souligné l’importance du message spirituel en ce temps de crise »

 

Le  communiqué  conjoint émis par le Conseil et d’autres institutions ecclésiastiques souligne que  « Les représentants des différentes communautés que nous avons rencontrés au Liban s’accordent pour dire que les destructions ont été délibérées et planifiées ».

 

Source : Jérusalem Post – 16/8/06

 

 

FINUL: LA FRANCE PIÉGÉE AU LIBAN ?

par Gilles Munier

 

La FINUL  (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) a été créée par le Conseil de sécurité en 1978 « pour confirmer le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban, rétablir la paix et la sécurité internationales et aider le Gouvernement libanais à assurer le rétablissement de son autorité effective dans la région ». Elle n’a pu remplir sa mission pour la simple et bonne raison qu’Israël ne respecte aucune résolution des Nations unies : elle a donc assisté, impuissante, à deux invasions du Liban en 1982 et 2006, à l’occupation prolongée d’une partie du pays, à la création de camps de concentration. La FINUL a signalé à l’ONU, scrupuleusement, les infractions commises par les Israéliens : opérations de commandos, violations de l’espace aérien et bombardements meurtriers de civils, sans autre résultat qu’être accusée par Israël de « complicité avec le Hezbollah »…

 

« Erreurs de tirs » et objectifs visés « apparemment délibérément »

Entre 1978 et 2000, le Liban étant occupé, la FINUL s’est retrouvée derrière les lignes israéliennes, transformée en une sorte d’organisation humanitaire ! Qui sait que l’ONU a perdu au Liban 258 soldats victimes pour la plupart d’« erreurs de tirs » de « Tsahal » ou de snippers de l’Armée du Liban-Sud, une milice contrôlée par les renseignements militaires israéliens ? Qui se souvient du bombardement par Israël du camp de la FINUL à Qana le 18 avril 1996, et de la mort de 102 civils qui s’y étaient réfugiés ? L’ordre de tirer avait été donné par Shimon Perez… prix Nobel de la Paix en 1994 !

 

Avant d’engager de nouvelles troupes au Liban, Jacques Chirac se devait de réclamer les résultats de l’enquête demandée par Michèle Alliot-Marie après la mort du Commandant Jean-Louis Valet, le 9 janvier 2005 près de la frontière libano-israélienne. La FINUL avait conclu à « un acte délibéré » de l’armée israélienne… Une fin de non recevoir aurait été inacceptable, d’autant que le 25 juillet dernier, « Tsahal » a encore tué quatre casques bleus (1). Selon Kofi Annan, l’armée israélienne a visé leur position « apparemment délibérément ». L’affaire a évidement été classée, comme a été passé sous silence le contrôle humiliant par la marine de guerre israélienne des bâtiments français quittant Beyrouth avec des réfugiés, ou transportant vers le Liban les hommes et le matériel nécessaires à la FINUL. Cela ne présage rien de bon pour la suite des relations entre les casques bleus français et l’Etat hébreu.

 

La France dans un « guêpier »

Que cachait l’insistance de George W. Bush demandant à la France de participer à la FINUL  renforcée? Le général Jean Salvan, ancien commandant de cette force, a raison d’avoir « des doutes extrêmement sérieux sur l'efficacité » du nouveau déploiement onusien. Il faudrait l’écouter. Il craint que la France s’engage dans un « guêpier » (2), qu’on laisse « passer  les Israéliens » et demande de « taper sur  les chiites du Hezbollah » (3). En d’autres termes, la FINUL devrait plutôt  protéger le Liban des Israéliens !

 

Après la chute de Bagdad, Jacques Chirac a compromis la France dans le plan américano-israélien de remodelage du Proche-Orient et tablé sur le succès de ce bouleversement. Avec l’appui de son ami Rafic Hariri, ancien Premier ministre libanais, il pensait renverser facilement le régime à Damas et créer un Liban nouveau. Depuis l’assassinat inexpliqué de ce dernier, les seules assurances qui lui restent d’avoir une certaine influence française sur ces pays sont celles des néo conservateurs américains et d’Ehud Olmert. C’est peu. Le Président français sait que ce genre de promesses n’engage que ceux qui y croient ! Pour éviter la mort de soldats français et un désastre diplomatique, Jacques Chirac doit renouer avec la politique arabe de la France et – pourquoi pas – décréter un embargo sur les armes à destination d’Israël, comme l’a fait le Général de Gaulle en 1967.

 

Les troupes françaises seront bien accueillies au sud du Liban tant qu’elles respecteront la résistance. Dans le cas contraire, la France s’enfoncera dans un bourbier au regard duquel celui où pataugent les Américains en Irak semblera être une partie de plaisir.

 

Sur Internet : http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BR&langue=1&id=24899 (français)

http://www.albasrah.net/pages/mod.php?mod=art&lapage=../en_articles_2006/0906/gilles_120906.htm (anglais)

http://www.eurasia-rivista.org/cogit_content/articoli/UNIFIL_la_Francia_intrappo.shtml (italien)

 

(1) L'ONU étaye ses soupçons contre Israël après les tirs contre la FINUL (Le Monde, 28/8/06)

(2) Le général Salvan a  «des doutes » sur l'efficacité de la FINUL au Liban (Associated Press, 25/8/06)

(3) Interview du général Salvan (RFI, 25/8/06 - http://www.rfi.fr/actufr/articles/080/article_45766.asp

 

 

Campagne pour la libération du Président Saddam Hussein

Une coalition de 300 chefs de tribu, parmi lesquels celles des Al-Obeidi (1,5 million de membres), réclame la libération du Président Saddam Hussein. Elle va faire campagne pour que les charges pesant sur lui et ses compagnons soient levées. (Washington Post -3/9/06)

Un « Mouvement de jeunes des tribus du sud de l’Irak occupé » a rejoint cette initiative, appelant les « Chiites d’Ali » à lutter contre les envahisseurs occidentaux et  « iraniens safavides ».

Selon un responsable américain proche du « tribunal » qui juge le Président irakien, si la peine de mort réclamée contre lui dans l’affaire dite de Doujaïl est confirmée en appel, il pourrait être exécuté dans les 30 jours. Le procès se poursuivrait sans lui.

Atrocités israéliennes en Palestine :

du 24 au 30 août 2006

 

Pendant l’agression israélienne au Liban, les crimes et exactions de  l’armée d’occupation israélienne en Palestine ont été soigneusement passés sous silence.  En voici un aperçu, sans commentaire, sur 6 jours :

 

·          30 Palestiniens tués dont 3 enfants, un handicapé mental et une femme 

·          20 personnes ont été tuées à Shojaeya, dans la banlieue de  Gaza,

·          3 personnes ont été illégalement exécutées par les forces israéliennes en Cisjordanie

·          52 civils palestiniens, dont 18 enfants et une femme ont été blessés par des tirs israéliens

·          Des bombardements aériens ont détruit un certain nombre de maisons dans la bande de Gaza

·          3 maisons ont été détruites à Jabalya et à Gaza

·          Les FDI (Forces de défense israéliennes) ont mené 40 incursions contre des villes palestiniennes en Cisjordanie et ont envahi Shojaeya, dans la banlieue de Gaza.

·          50 civils palestiniens dont 6 enfants ont été arrêtés

·          Les FDI ont saisi un membre du Parlement palestinien à Ramallah

·          Elles ont arrêté 7 civils dans la bande de Gaza

·          Elles ont démoli 4 maisons à Naplouse

·          Elles ont détruit des biens appartenant à des civils dans la banlieue de Gaza, à Shojaeya

·          Elles ont poursuivi leur siège de la Palestine occupée en  accentuant leur blocus de la bande de Gaza qui ont entraîné des pénuries de nourriture et de pétrole. Elles ont installé des barrages à divers endroits de la Cisjordanie et arrêté 5 Palestiniens.

·          Elles ont poursuivi la construction du Mur d’Annexion en Cisjordanie et rasé des terrains tout autour de la ville d’Hébron à cet effet.

·          Les colons israéliens ont continué d’attaquer des civils et des biens palestiniens, notamment à Hébron

      Un enfant a été blessé à Beit Fourk, prés de Naplouse.

 

       http://www.pchrgaza.org/files/W_report/English/2006/31-08-2006.htm

 

 

 

TURKMENELI

Le Front Turkmène Irakien (Irak Türkmen Cephesi) a tenu sa deuxième assemblée consultative à Ankara les 22 et 23 août 2006.

 

Dans son communiqué final, il estime que « les autorités d’occupation ont commis une grave erreur concernant le nombre des Turkmènes en Irak et elles se sont montrées particulièrement injustes à leur égard lorsqu’elles ont décidé de les classer dans la catégorie des ‘minorités’ alors que les Turkmènes sont en réalité le troisième groupe ethnique important d’Irak et la troisième communauté principale qui compose le peuple irakien avec les Arabes et les Kurdes ».

 

Le Front « refuse catégoriquement l’annexion de Kirkouk à la région du nord de l’Irak », rappelant que  « selon les registres officiels le nombre d’habitants de Kirkouk qui a été déplacé de cette ville par le régime précédent est en dessous de 12.000 alors que le nombre de Kurdes qui a été amené et installé à Kirkouk depuis l’invasion américaine dépasse déjà le nombre de 600.000 ».

 

Les Turcomans demandent que leurs droits démocratiques soient respectés par les autorités kurdes à Erbil, et que Tell Afar et Tuz Kurmatu, deux grandes villes turcomanes, soient proclamées villes irakiennes.

BRÈVES

Partition de l’Irak - Abdel Aziz Al-Hakim, chef du  SCIRI (Conseil Suprême de la Révolution Islamique - pro iranien), propose la création de 3 super-régions dans le sud de l’Irak où sont situés 60% des réserves pétrolières. La sécurité en serait assurée par une force composée d’anciens miliciens chiites, notamment de la Brigade Badr.

Nasir Al-Saadi, proche de Moqtada al-Sadr, a déclaré qu’il n’était pas opposé à la création de régions, mais qu’il fallait d’abord libérer l’Irak. « L’heure n’est pas au fédéralisme » a-t-il ajouté.

 

Sistani – L’ayatollah Sistani se plaint de ne plus être écouté. Ali al-Jaberi, son porte parole à Bagdad, a récemment déclaré : « Après la guerre, les politiciens lui rendaient visite tous les mois. Avant de prendre une décision, ils demandaient son avis. Aucun d’entre eux n’est venu depuis deux ou trois mois. »

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2006/09/03/wirq03.xml

 

Colonisation de la Palestine - Ehud Olmert qui a été élu sur un plan de désengagement de Cisjordanie a donné son accord à l’Administration foncière israélienne pour qu’elle finance la construction de 700 logements pour les colons israéliens de Cisjordanie, alors que toutes les implantations sont considérées illégales par la Cour internationale de justice. Le nombre des colons dans cette région palestinienne avoisine les 240 000.   http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article1362687.ece

 

LIVRE

 

« Aux origines de la tragédie arabe »

par René Naba

 

Dans son dernier livre – Aux origines de la tragédie arabe - Réné Naba n’y va pas par quatre chemins : « Par trois fois en un siècle, le Monde arabe a perdu la bataille de la modernité et du décollage économique, perpétuant durablement sa sujétion ». Et, avec lui, il ne s’agit pas d’une phrase en l’air : c’est  en homme de terrain qu’il parle.

 

A cheval sur deux cultures – l’arabe et la française - journaliste au  service diplomatique de l’AFP pendant 8 ans, puis conseiller du Directeur général de RMC Moyen-Orient de 1989 à 1994, il décrit sans état d’âme l’envers du décor proche oriental et analyse le processus qui a conduit les idéaux nationalistes et progressistes à la déliquescence. Aucun chef d’Etat ou roi n’est épargné, à commencer par ceux encore aux commandes : le colonel Khadafi est pour lui « un des principaux fossoyeurs du nationalisme arabe et de la soumission du monde arabe à l’ordre américain » ; et la monarchie saoudienne ne vaut guère mieux : c’est une « illustration caricaturale de la réalité paralytique arabe », qui fait l’objet d’une « détestatation quasi générale dans le monde musulman ». Il explique pourquoi.

 

Le bilan qu’il dresse est dramatique. Aujourd’hui, dit René Naba, le monde arabe est « exsangue », épuisé par un demi siècle de violence ininterrompue. Il dérive « sans cohésion, sans thèmes mobilisateurs, ni objectifs fédérateurs ». Au Proche-Orient, le renouveau viendra -  peut être  - d’ « agitateurs d’idées » comme le Palestinien Marwan Barghouti, l’Irakien Moqtada  Al-Sadr ou le Libanais Hassan Nasrallah.

 

Spécialiste de la guerre médiatique (1), René Naba nous apprend, chiffres et documents à l’appui, comment les Etats-Unis sont parvenu à monopoliser le récit médiatique dans le monde arabe, comment  ils gèrent « le flot ininterrompu d’informations, de désinformations et de surinformations qui mène à la perte de repaires ».

 

A l’heure où en France certains milieux politiques s’inquiètent de l’influence d’Al-Manarla chaîne du Hezbollah libanais – sur les banlieues, qui sait que les côtes arabes de la Méditerranée sont littéralement bombardées par plus d’une centaine de radios évangélistes qui émettent dans toutes les langues et dialectes ? Qui sait surtout qu’à la veille de l’agression américaine contre l’Irak, alors que Dominique de Villepin prononçait son fameux discours aux Nations unies, Radio France International (RFI) louait son antenne la nuit aux organes américains de propagande religieuse ? RFI perçoit 2,2 millions d’euros par an pour ce service, c'est-à-dire l’équivalent de la moitié de la subvention allouée par le Quai d’Orsay !

 

Depuis l’agression américaine contre l’Irak la pression médiatique s’est encore développée. Les « commandos solos », ces studios volants installés sur des avions Hercules C-135, qui tentèrent d’intimider les Irakiens à la veille de l’invasion, ont été remplacés par Radio Sawa - dotée d’un budget de 16 millions de dollars - et par la chaîne de télévision Al-Hurra.

 

La presse écrite arabe, notamment Al-Hayat, n’est pas épargnée. Le quotidien londonien, dit de référence, est totalement inféodé à la dynastie wahhabite. Lors de sa création, il puisait déjà ses « informations et contre-informations auprès de spécialistes américains de la guerre psychologique ». Passé sous le contrôle du Prince Khaled Ben Sultan, fils du ministre saoudien de la Défense, qui a recruté « au prix fort les plus en vue des intellectuels de la diaspora arabe » et qui éponge le déficit : 15 millions de dollars par an !

 

Les médias indépendants comme Al Jazeera sont accusés de faire le jeu du terrorisme international. Pour domestiquer la chaîne qatariote, les Etats-Unis ont bombardé ses locaux « par erreur », ont fait licencier son directeur sous prétexte de collusion avec Saddam Hussein, emprisonner un de ses journalistes en l’accusant de liens avec Al-Qaïda, menacé même l’Emir de Qatar d’un coup d’Etat…

 

Le livre de René Naba ouvre un des volets du débat sur l’avenir du monde arabe et des relations Islam-Occident, à l’heure où la France semble changer de camp. Passionnant, éminemment instructif. A lire absolument.

                                                                                                                                                    G.M

 

(1) On lui doit : Guerre des Ondes – Guerre des Religions, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen (L’Harmattan, 1998)

 

 

Aux origines de la tragédie arabe, par René Naba

Editions Bachari, Paris 2006 (18 euros)

 

REVUE DE PRESSE

 

§                     Pourquoi allons-nous payer ?

Michel Collon

 

Nous, petits contribuables belges, français ou européens, allons payer pour reconstruire le Liban. C'est-à-dire pour réparer ce qu'Israël détruira de nouveau dans deux ou trois ans.

 

Les victimes libanaises en bénéficieront-elles ? Très peu car ce style de « reconstruction » les endettera et profitera surtout à quelques grosses entreprises européennes. Détruire et reconstruire, elles adorent.

 

En Europe, on n'a pas d'argent pour l'emploi, les écoles ou les pensions trop basses. Mais pour gonfler les profits de nos exportateurs, oui.

 

En Justice, c'est le coupable qui doit payer ce qu'il a cassé. En politique, pas du tout. Ce sont d'autres victimes. Cette hypocrisie de l'U. E. aidera les Etats-Unis à maintenir Israël dans son rôle de « flic » local. Chargé de patrouiller au Moyen-Orient, afin qu'Esso continue à augmenter chaque année ses bénéfices – records. Pendant que les peuples arabes subiront la pauvreté.

 

Ne serait-il pas plus logique d'adresser la facture à Washington d'où viennent les missiles, les chars, les bombes à fragmentation et surtout les ordres ?

 

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2006...

 

§                     Quelle reconstruction pour le Liban ?

      Omayna Abdel-Latif, Al Ahram, 31 août- 6 septembre 2006

 

Pour les  visiteurs venant de Beyrouth, Al Dahiya, (dans la banlieue sud de Beyrouth) siège du Hezbollah, de ses dirigeants et  de la télévision Al Manar  est un  passage obligé. Aucune photo ne peut donner l’ampleur des destructions infligées par Israël sur cette ville. Vivement critiqué pour n’avoir pas suffisamment rapidement pris la mesure de l’ampleur de la reconstruction, le  Premier ministre libanais, Fouad Siniora, s’y est rendu. Certains ont même accusé le ministre des affaires sociales, Nayla  Maoud, membre pro-américain du Camp du 14 mars et adversaire farouche du Hezbollah, d’être à l’origine du peu d’empressement du gouvernement à traiter des indemnisations à accorder. L’idée est d’exercer des pressions sur le Hezbollah dans une zone qui est la sienne. « Beaucoup pensent que le gouvernement ne veut pas aider dans la mesure où il tient le Hezbollah responsable des dommages » explique un membre du Hezbollah ; « Ils disent que le Hezbollah devrait reconstruire avec l’argent qu’il obtient de l’Iran ».

Cette visite n’a pu dissimuler la bataille qui fait rage entre le Hezbollah et le gouvernement libanais dans le domaine de la reconstruction.

 

Agissant très vite, le Hezbollah a offert 12 000 dollars à ceux dont la maison avait été détruite, (15 000 maisons doivent être reconstruites à al Dahiya seulement) attisant ainsi les accusations d’un ministre d’être un Etat dans l’Etat et de vouloir affaiblir le gouvernement central en achetant les loyautés  ou le silence.  Répliquant sur  Al Manar, le Hezbollah a parlé d’un « Etat absent » n’ayant deux semaines après le cessez-le-feu « aucun plan  d’urgence pour la reconstruction dans le sud ou à Al Dahiya ». Jihad Al Binaa, une ONG de 1500 ingénieurs a travaillé avec acharnement pour déblayer les rues, les routes des décombres. Elle a terminé son recensement des zones résidentielles. «  Attendre que l’Etat intervienne est futile » dit Abu Mahdi, de Jihad al Binaa «  en deux semaines, il n’a pas envoyé un seul tracteur pour enlever les décombres ». «  C’est  une erreur de percevoir Al Dahiya comme un arrière-pays chiite. Il y a des Druzes, des Chrétiens et des Sunnites et tous ont reçu une compensation du Hezbollah ».

 

Al Fadl Shalaq, ancien responsable du Conseil pour le Développement et la Reconstruction, crée par Rafiq Hariri, estime les dommages infligés par Israël supérieurs à ceux de la guerre civile au Liban entre 1975 et 1990*. Il a été contraint à la démission à la suite d’un différend avec Fouad Siniora  et ce départ alimente les spéculations  sur l’effort de reconstruction. Le Hezbollah et le Mouvement  Patriotique Libre (tendance du Général Aoun), qui participe à la reconstruction, dénoncent à cet égard le manque total de transparence du gouvernement.

 

Dans un entretien sur New TV, le 27 août, le Secrétaire Général du Hezbollah, Nasrallah, a mis l’accent sur les compensations et la reconstruction, et déclaré que la balle était dans le camp du gouvernement car il attendrait que le gouvernement donne sa position avant d’annoncer le montant de ses contributions.

 

(*) Les dégâts  causés par la guerre civile en 15 ans étaient estimés à 12 milliards de dollars contre  3,4 milliards pour ceux causés par Israël en 34 jours.

 

Vidéo

Effects of depleted uranium

http://blog.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendID=51394997&blogID=163877236

 

REVUE DE PRESSE

 

Agression israélienne au Liban : points de vue

 

§         Tom Segev, historien israélien et éditorialiste de Haaretz

       http://www.hebdo.ch/index.cfm?&id=2738

« …Pour autant que je sache, le Conseil de sécurité a pris sa décision…Par le passé, les Etats-Unis sont intervenus au Conseil de sécurité pour nous sauver de nous-mêmes. Pas cette fois, les Américains voulaient que nous menions cette guerre. Ils voulaient que l’on se batte et les voilà déçus par l’armée israélienne. Et, vu d’ici, on peut leur en vouloir de n’avoir pas permis un cessez-le-feu plus tôt. Cette guerre n’était pas justifiée et ne pouvait pas être gagnée…. Ce cessez-le-feu consiste à gérer le conflit, non pas à le résoudre. Notre conflit est celui avec les Palestiniens, pas avec le Hezbollah. Et même si les Etats-Unis décidaient d’occuper Téhéran, notre problème avec les Palestiniens resterait. Cette guerre contre le Liban n’aurait jamais dû avoir lieu. C’est une immense manipulation, un dérapage pour évacuer la question palestinienne… Mais cette guerre, elle, n’aboutira à rien… »

 

§         Entretien avec Larry Wilkerson,

(proche collaborateur de  l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell)

     par Gamal Essam El Din, Al Ahram, 17-23 août, 2006.

«  Que Bush ne soit pas sincère dans ses proclamations sur l’installation de la démocratie au Moyen Orient est manifeste car il n’est pas un démocrate. Voilà un président qui n’a de cesse d’ignorer les droits civiques des citoyens américains et qui a concentré trop de pouvoir entre ses mains….Le Vice-président US, Dick Cheney, est l’homme derrière toutes les erreurs de Bush en matière de politique étrangère. Il pense que les appels à la démocratisation au Moyen-Orient et en Russie pourraient être un moyen énorme pour obliger les dirigeants de ces régions à suivre la ligne américaine…. (Pensez-vous que le Président Bush place les intérêts d’Israël en tête de liste sur son calendrier du Moyen-orient ?).Oui . C’est tout à fait juste. Vous devriez savoir que les néo-conservateurs sont des évangélistes. Ils ressentent une affinité religieuse avec le peuple d’Israël. L’un d’entre eux est Douglas Feith qui a été le numéro 2 du Pentagone pendant des années. Il croit plus en Israël qu’aux Etats-Unis. C’est l’homme et ses acolytes qui ont été à l’origine de la guerre en Irak. Maintenant, ils pressent Bush d’attaquer l’Iran. Ils sont contre toutes solutions pacifiques.  Ils préfèrent les guerres et les confrontations militaires. Le soutien aveugle de Bush à Israël est la cause de cet anti-américanisme qui a atteint un niveau sans précédent. Israël a peut-être été un atout stratégique pendant la guerre froide, mais il est devenu maintenant un fardeau dans la guerre contre le terrorisme et les efforts plus larges des Etats-Unis pour s’occuper des Etats-voyous »

 

§         Lettre au Président Bush, Mohamed Hakki, 

      Analyste politique à Washington, Al Ahram, 31 août-6 septembre 2006.

« Quand vous avez utilisé cette expression (Islamo-facisme), il y a quelque temps, nous avons pensé que c’était un lapsus que vos conseillers expérimentés corrigeraient très vite. Quand le Général Boykin  l’a utilisée, nous avons pensé qu’il serait limogé très certainement. …Même après que vos actions- toutes vos actions eussent  trahi une admiration, une alliance et un soutien total pour Israël, surtout après la destruction totale du Liban, nous avons pensé que ces actes étaient simplement le résultat d’une confusion morale. Mais quand vous avez  comparé l’Islam au fascisme, alors là vous avez vraiment franchi les limites de la décence.

 

« …Le fascisme, Monsieur le Président, est défini par le Webster’s New World Dictionnary of the American Language « comme un système de gouvernement caractérisé par une dictature de parti unique rigide, une répression de l’opposition par la force, une économie d’entreprise privée sous  contrôle centralisé de l’Etat, un nationalisme belliqueux, le racisme et le militarisme, etc… » Benito Mussolini a été le fondateur du fascisme moderne mais personne ne l’a jamais accusé d’être un « Christo-fasciste »…..Quant à vos appels à la démocratisation du Moyen-Orient, le magazine allemand Der Speigel, dans un entretien avec votre prédécesseur, Jimmy Carter, écrit : « Il n’est pas surprenant que cela ait été discrédité. Jimmy Carter a dit « Je suis d’autant plus préoccupé maintenant que les Etats-Unis soutiennent et encouragent Israël dans ses attaques injustifiées contre le Liban. Israël n’a aucune justification morale pour ses bombardements massifs du Liban tout entier. » Croyez-moi, Monsieur le Président, tous les Arabes que je connais, pensent que c’est un geste magnanime d’accepter qu’Israël vive parmi eux  à condition cependant qu’il accepte d’y vivre en paix, renonce à son expansionnisme, à ses annexions et multiplications de colonies rampantes. …. »

     

§         Entretien avec Noam Chomsky

      par Nermeen al Mufti, Al Ahram, 17-23 août, 2006

«  …Nous pouvons écarter Bush et Rice qui participent à l’invasion américano-israélienne au Liban.  Nous savons, qu’en vertu des principes de l’Occident, il n’existe aucune justification morale ou légale pour cette guerre. La preuve en est que, pendant des années, Israël a régulièrement kidnappé des Libanais pour les envoyer dans des prisons en Israël y compris des prisons secrètes comme le fameux Camp 1391, qui a été révélé par accident et totalement oublié (aux Etats-Unis, il n’a même jamais été mentionné par la presse). Personne n’a suggéré que le Liban ou tout autre avait le droit d’envahir et de détruire, en représailles, une grande partie d’Israël. Comme l’illustre cet historique terrible et long, les enlèvements de civils – un crime plus grand que la capture de soldats- n’a aucune importance aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, et autres pays occidentaux et, en leur sein, pour une opinion sûre d’elle, quand cela est fait par « nous ». …Cet acte (la capture du soldat Shalit par le Hamas, le 25 juin) a soulevé un immense tollé en Occident et engendré un soutien plus grand pour Israël dans son escalade militaire contre Gaza. Cependant, un jour avant, le 24 juin, les forces israéliennes avaient enlevé deux civils à Gaza, un docteur et son frère,.et les avaient envoyés quelque part dans une prison israélienne. Le fait a peu fait de bruit et aucun commentaire dans les journaux. Le moment choisi révèle avec une clarté évidente que le scandale suscité par la capture des deux soldats est une manipulation cynique  qui balaie tout semblant de légitimité aux opérations qui ont suivi….Il faut se rappeler qu’Israël ne peut  faire que ce que son protecteur à Washington lui permet et soutient. »

 

·         La guerre au Liban et la bataille pour le pétrole

        Michel Chossudovsky (Centre pour la Recherche sur la Mondialisation, 26/7/06)*

Le jour même où se déclenchait l’agression israélienne contre le Liban, était inauguré l’oléoduc Ceyhan-Tblisi-Baku (BTC) qui relie la mer Caspienne à la côte est de la Méditerranée…..Le ministre de l’Energie et de l’Infrastructure israélien, Benyamin Ben Elezer assistait à cette inauguration accompagné d’une importante délégation de personnalités israéliennes du pétrole.

 

Le BTC contourne totalement le territoire de la Fédération de Russie. Il transite à travers les anciennes républiques soviétiques d’Azerbaïdjan et de Géorgie qui, toutes deux, sont devenues des « protectorats »  américains, parties intégrantes d’une alliance militaire avec les Etats-Unis et l’OTAN. De plus, ces deux pays ont une longue histoire de coopération militaire avec Israël. En 2005, les compagnies géorgiennes ont reçu quelque 24 millions de dollars de contrats militaires financés sous couvert de l’assistance militaire à Israël dans le cadre du « Financement militaire étranger » (FMF).

 

Les champs pétrolifères d’Azerbaïdjan sont un enjeu considérable pour Israël puisqu’il importe 20% environ de ses besoins en pétrole. L’ouverture du BTC facilitera ainsi grandement ses importations en provenance de la mer Caspienne.

 

Mais, un autre aspect relie cette mise en service et la guerre au Liban : alors que la Russie s’est affaiblie, Israël se voit confier le rôle stratégique de « protéger » le transport et les corridors de l’oléoduc venant de Ceyhan vers la Méditerranée orientale. 

 

Militarisation de la Méditerranée orientale

Le bombardement du Liban fait partie d’un vaste plan militaire soigneusement élaboré car l’extension de la guerre à la Syrie et à l’Iran a déjà été envisagée par les stratèges militaires US et israéliens. Ce calendrier militaire colle intimement au pétrole et aux oléoducs et reçoit le soutien des grandes compagnies pétrolières, détentrices de ces oléoducs. Dans le contexte de la guerre au Liban, il vise au contrôle par Israël des côtes de la Méditerranée orientale. En avril 2006, Israël et la Turquie ont annoncé des projets de construction d’oléoducs sous-marins qui éviteraient la Syrie et le Liban ainsi qu’un pipeline pour approvisionner Israël en eau à partir de sources en amont du bassin fluvial du Tigre et de l’Euphrate en Anatolie…au détriment de la Syrie et de l’Irak ….

 

Déviation stratégique du pétrole de la mer Caspienne

Dérouter le pétrole et le gaz de la Caspienne vers la Méditerranée orientale (sous protection israélienne) pour une réexportation vers l’Asie sert à saper le marché de l’énergie en Asie qui repose sur le développement de corridors directs entre l’Asie centrale et la Russie vers l’Asie du Sud-est, la Chine et l’Extrême Orient. Il a aussi pour objectif de réduire le rôle de la Russie en Asie Centrale et de priver la Chine d’approvisionnement en pétrole. Il vise aussi à isoler l’Iran. Israël détient ainsi un rôle important sur le marché global de l’énergie.

 

Dans la conjoncture présente, la reconstitution par Israël  de réserves d’armes de destruction massive américaines signale une escale de la guerre à l’intérieur et au-delà des frontières du Liban.

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Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez – p.1 : Drapeau de la Francophonie

 

Contact AFI : Gilles Munier – Courriel : gilmun@club-internet.fr

 

Fax : 02 23 20 96 58 – Portable : 06 19 74 45 99 - Site Internet des AFI : http://www.iraqtual.com

 

: gilmun@club-internet.fr

 

 

ISSN : 1773 – 9780

20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, courcelles, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, france, histoire, general, israel, imperialisme, liberte, paris, paix, palestine, liban, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |