23/01/2007

20/01/2007: Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : samedi 20 janvier 2007 18:04

Objet : Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

 


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Sent: Saturday, January 20, 2007 7:38 AM



Tsahal ou le mythe de « l’armée la plus morale du monde »

Silvia Cattori

19 janvier 2007

 

En Israël les gens sont généralement très fiers de leur armée. Les autorités israéliennes se sont toujours attachées à la présenter comme quelque chose de pur, de noble, d’unique. Et d’aller répéter que c’est « l’armée la plus morale du monde ».

 

Tsahal (Force de défense israélienne) n’est pas une armée de défense, comme son nom l’indique, mais une armée offensive, xénophobe, responsable de la plus vaste épuration ethnique et de la plus longue occupation militaire du monde moderne.

 

Créée en mai 1948, avec la participation des organisations terroristes Haganah, Lehi, Irgoun, Tsahal est une armée offensive au service de l’idéologie raciste du Grand Israël. Ses premiers faits d’armes et de sauvagerie ont été de planifier et d’exécuter les massacres ainsi que la destruction des villes et villages qui devaient pousser les Palestiniens à l’exode et aboutir à leur déportation pour édifier, en lieu et place, un État réservé « exclusivement aux juifs ». Cette purification ethnique, qui a vidé la Palestine des trois quarts de sa population autochtone et l’a rayée de la carte, est cyniquement qualifiée de guerre d’indépendance par les Israéliens. Une guerre coloniale, et une épuration ethnique, qui n’ont jamais cessé.

 

C’est cette terreur organisée -institutionnalisée par des centaines de lois racistes et de mesures d’apartheid dites de « séparation »- qui réglemente tout le quotidien des Palestiniens de façon à les maintenir sous la domination et sous le contrôle total de l’armée israélienne, qui a permis à Israël d’imposer sa « suprématie juive »

 

L’armée israélienne a le droit de tout faire. Se servir d’un arsenal militaire, conçu pour affronter des armées modernes aguerries, contre des civils complètement démunis, femmes et enfants y compris. « Israël a le droit de se défendre » est le leitmotiv des autorités israéliennes quand les protestations de l’opinion le mettent en question. Le problème est que ce « droit de se défendre » qu’Israël revendique, est à sens unique, exclusif, comme tout ce qui a trait à son projet d’expansion coloniale. Dans les années 80, les soldats de Tsahal visaient les jambes des enfants, en 90 les bras, dès 2000 la poitrine et la tête. « Israël a le droit de se défendre » rétorquent lâchement les « grands » de ce monde quand la vue de ces massacres odieux révulse les citoyens. Autrement dit, l’armée israélienne a le droit de massacrer des peuples en toute impunité. Or, même les enfants peuvent comprendre que, quand Israël envoie des bataillons de soldats et de chars tirer avec des canons de guerre sur des populations mises en situation d’infériorité et dans l’incapacité de riposter, ce n’est pas pour « se défendre », bien évidemment, mais pour avilir, humilier, exterminer, et signifier à ces Arabes qui s’obstinent à rester, malgré la dureté, sur le peu de terre qu’il leur reste, que c’est Israël le maître.

 

En 2006, les soldats israéliens ont ôté la vie à 742 Palestiniens, (dont 145 enfants), en ont blessé 3.735 et enlevés 5.671 autres, dont 360 enfants. 210 Palestiniens ont été tués dans des assassinats ciblés. Durant la même période, les Palestiniens ont ôté la vie à 23 Israéliens et enlevé un soldat, en tout et pour tout.(1)

 

La politique de « défense » de l’État d’Israël est ni plus ni moins du « terrorisme d’État ». Avec ses escadrons de la mort (Forces spéciales) qui débarquent par surprise dans la vie précaire des villageois palestiniens et ne laissent que cadavres et douleurs derrière eux, avec ses agents secrets qui fomentent des attentats terroristes -qu’ils attribuent ensuite aux Arabes-, avec plus de 600.000 soldats et réservistes qui, une fois dans les zones occupées, ne connaissent que le langage du meurtre et de l’humiliation,(Israéliens ou double nationaux d’origine russe, polonaise, moldave, américaine, française, etc) Tsahal n’est donc pas cette entité auréolée de vertus que présentent les journalistes asservis à Israël. Mais une armée exclusive, barbare.

 

Pour ces populations arabes occupées par des forces étrangères, c’est une chose humiliante que de voir ces troufions venus du dehors tourner leurs armes et leur haine contre eux, et de s’entendre dire que la Palestine leur appartient, que « cette terre, c’est Dieu qui la leur a donnée ». Il y a un racisme latent en Israël qui s’exprime du reste ouvertement ; un refus majoritaire de considérer les voisins arabes comme des êtres dignes d’être traités humainement, en égaux.

 

L’idée de se sacrifier pour l’État d’Israël est très ancrée dans l’esprit de ces Israéliens qui ont « grandi dans le berceau du sionisme». Il n’y a pas une famille israélienne qui ne tire bénéfice, directement ou indirectement, de l’occupation militaire. Dès l’âge de 18 ans, les filles et les garçons ont l’obligation d’accomplir 3 ans de service militaire (2 ans pour les femmes), puis un mois par année jusqu’à 50 ans.

 

« Notre armée est pure. Elle ne tue pas des enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et à cause de notre morale il y a peu de victimes » disent les généraux israéliens dans le film Tsahal de Claude Lanzmann. Ainsi, comme on le constate ici, ceux qui en Israël ont les mains couvertes de sang, sont toujours montrés comme des agneaux, et l’opinion internationale est maintenue dans l’ignorance par ces cinéastes, journalistes et écrivains qui, en travestissant la réalité, se rendent complices de leurs crimes de guerre.

 

De quelles « valeurs morales » peut-on se prévaloir quand on envoie des soldats déguisés en Arabes exécuter, sans autre forme de procès, des Palestiniens qui ne sont ni armés ni dans une position de combat, et des avions de guerre bombarder des maisons remplies de femmes et d’enfants ? Ce qui se passe sur le terrain contredit malheureusement ces généraux à qui Claude Lanzmann a donné la parole.

 

Israël viole toutes les lois internationales. Il a légalisé la torture, la prise en otage des familles dont un membre est recherché, les châtiments collectifs, les arrestations et les exécutions extrajudiciaires, les réquisitions de terres, le contrôle de 80 % des ressources arabes en eaux, le bouclage des villes et des villages qui interdisent les déplacements et emprisonnent des millions de Palestiniens. Cette liste n’est pas exhaustive.

 

Le quotidien des Palestiniens a toujours été bouleversé par les assassinats, les dévastations, les enlèvements perpétrés par ces bataillons de soldats qui font irruption à toute heure du jour et de la nuit, envahissent leurs foyers de façon violente, massive, cassent tout, effrayent, humilient les parents en présence de leurs enfants, enlèvent les hommes ; assassinats, dévastations et enlèvements qui n’ont cessé de se multiplier et de redoubler en cruauté depuis 2000. Ce fut durant cette période, fort traumatisante pour les Palestiniens, que l’on a entendu parler de ces Israéliens, appelés « refuzniks », qui refusaient de servir en Palestine. Ce qui fit naître l’espoir que la paix puisse trouver une chance dans ce refus.

 

En juillet 2006, l’armée israélienne envahissait à nouveau le Liban. C’est à ce moment là que nous avons rencontré des anciens soldats connus pour avoir signé le manifeste « Courage de refuser ». En 4 ans, seuls quelques 600 Israéliens l’ont signé. Alors que leur pays était engagé dans une nouvelle guerre inhumaine, déséquilibrée, illégale, qui entraînait la mort de centaines de Libanais, il était étonnant de constater que ces refuzniks dont le refus de servir avait fait rêver des foules de gens au-dehors, étaient favorables à cette guerre horrifiante lancée par Israël. En témoignent les réponses d’Elad, 32 ans, physicien, proche des « Anarchistes contre le mur », (2) que nous avons recueillies alors qu’il attendait de partir, une bourse européenne en poche, au Centre universitaire européen en Hongrie.

 

- Faites-vous toujours partie du mouvement « refuzniks » ?

 

- J’ai signé l’appel “Courage de refuser”, mais je n’en fais plus partie. Leurs membres sont sionistes.

 

- Peut-on être refuznik et sioniste ?

 

- Naturellement ! Que veut dire le terme sioniste pour vous ? Vous pouvez être sioniste et être contre l’occupation. Le sionisme a différentes significations. Pour les Palestiniens, cela veut dire que vous brutalisez leurs terres. Donc, pour eux, tout Israélien qui soutient l’occupation est sioniste, une mauvaise personne. Mais, en Israël, le sionisme signifie quelque chose de bien. Ce terme a une signification positive. Aider une vieille dame à traverser la rue, par exemple, est qualifié comme un geste sioniste. Dans l’opinion, plus généralement parlant, le sionisme signifie qu’Israël doit être un État juif. Bien des gens appartenant au mouvement « Courage de refuser» se définissent comme sionistes. Je ne suis pas sioniste. Je ne pense pas que le concept d’État juif soit un concept juste: je pense qu’il implique le racisme à un niveau très profond.

 

- Que ressentez-vous, en ce moment où votre pays est à nouveau engagé dans une guerre au Liban et où vos frères rasent villes et villages ?

 

- Je pense que le Liban doit décider si c’est un État ou pas. Il y a deux armées au Liban. Une armée qui est démocratique, qui est la plus petite et la moins efficace des deux, et qui n’exerce pas sa souveraineté. Et l’armée du Hezbollah qui est, selon tous les critères, une bonne armée, mais qui ne répond pas au peuple libanais ; qui agit au nom de Nasrallah et répond à la Syrie et à l’Iran. C’est une armée de guerre. Le Hezbollah veut la guerre ; la guerre est un bon business pour le Hezbollah. Je ne pense pas que c’était au peuple libanais de payer le prix. D’un autre côté, j’ai lu qu’Israël a tué des centaines de personnes en peu de jours. C’est horrible et, moralement, il n’y a pas d’excuse à cela. Et stratégiquement cela ne sert aucun objectif. Ils ont juste détruit le Liban. Je pense que c’est ce que le Hezbollah voulait et que c’est une bonne chose pour lui.

 

Ici, nous avons été déconcerté de l’entendre faire sienne la propagande militaire la plus sommaire. Cet homme, que nous avions en face de nous et que nous avions souhaité rencontrer en pensant que sa façon de voir trancherait avec celle de l’État Major israélien, et de ses compatriotes en général, ne se démarquait pas de leurs opinions.

 

- A Bil’in, vous soutenez les Palestiniens que l’armée israélienne combat, et au Liban, vous soutenez l’armée israélienne ? N’est-ce pas contradictoire ?

 

- Oui, c’est comme cela. En fait, si je considère les choses en profondeur, quand je m’oppose à ce que fait l’armée, je le fais dans l’espoir d’avoir une vie meilleure ; je ne le fais pas pour les Palestiniens, mais pour moi-même.

 

- Avez-vous tué des Libanais quand vous étiez au Liban dans les années 90 ?

 

- J’avais 18 ans quand j’ai commencé l’armée. Après une année d’entraînement en Israël, entre 1995 et 1996 je suis allé au Sud Liban et j’en suis revenu à l’âge de 21 ans. J’ai reçu plus de coups que je n’en ai donnés. Des amis ont été tués. C’était comme à la guerre.

 

- Vous vous êtes battu à Cana en 1996. N’avez-vous pas envie d’en parler ?

 

- Oui je me trouvais à Cana lors de l’opération appelée «  Raisins de la colère ». Ce qu’ils ont fait alors était très violent mais moins violent que ce qu’ils font aujourd’hui. L’objectif de cette opération était le même que celui que poursuit l’armée israélienne aujourd’hui : en finir avec le Hezbollah et faire pression sur le gouvernement libanais pour faire taire les armes du Hezbollah.

 

- Votre bataillon a tiré tout en sachant qu’il y avait là des civils non armés ?

 

- Ils ont tirés sur le mortier. La bombe n’a pas été tirée dans le but de tuer des gens. Après une semaine de combat, le Hezbollah a installé ses mortiers près du camp de réfugiés pour tirer contre les positions israéliennes, pensant que l’armée israélienne ne tirerait pas là. Les forces israéliennes ont été touchées par le Hezbollah et elles ont demandé de pouvoir tirer contre cette position. C’est alors qu’une des bombes est tombée sur le camp des réfugiés sous protection des Nations-Unies.

 

- Comment pouvez-vous dire « ils ont tiré sur le mortier » alors qu’il y a eu au moins 130 réfugiés palestiniens tués et des centaines de blessés. Un bain de sang énorme ! C’étaient pourtant des femmes et des enfants et pas des combattants du Hezbollah ?

 

- La cible était le mortier.

 

- Comment peut-on tirer pour faire taire un mortier quand on sait que l’on peut tuer des femmes et des enfants ?

 

-L’objectif était le mortier.

 

Aucune émotion, aucune inflexion dans la voix. Aucune confidence, pensions-nous. Des réponses brèves, désincarnées, apprises par cœur. S’agit-il, pensions-nous, pour tous ces soldats qui ont été envoyés sur le front massacrer des civils, de ne jamais avouer un meurtre, ne jamais assumer le fait que toute opération militaire sur le terrain est une responsabilité collective, ne jamais incriminer ses camarades ?

 

- Vous ne semblez pas condamner cette action ?

 

- Non je ne blâme pas le soldat qui a tiré sur le mortier. Il a reçu une liste de numéros, il les a mis sur l’ordinateur et il a tiré. Je blâme le gouvernement israélien qui ne devait pas entrer au Liban, ni lancer cette opération, et ne devait pas se servir des populations civiles pour obtenir des buts politiques.

 

- C’est à ce moment là que vous avez quitté l’armée ?

 

- Je n’avais plus que quatre mois avant le terme quand j’ai dit que je ne voulais plus continuer.

 

- Et, aujourd’hui, vous êtes d’accord avec votre gouvernement qui massacre des femmes et des enfants ?

 

- En ce temps là, le Hezbollah se battait contre l’occupation de nos troupes. Aujourd’hui c’est différent; ce que fait le Hezbollah n’est pas légitime.

 

- Au moment où nous parlons, l’armée israélienne occupe et bombarde ces mêmes lieux où vous avez combattu. Que ressentez-vous ?

 

- Oui, je connais très bien les lieux où ils se trouvent en ce moment. J’étais là dans le village de Marjaron où il y a eu une grande bataille hier. Et à Benjel où ils sont en train de se battre.

 

- Vous avez signé hier le manifeste « Courage de refuser », et vous semblez être totalement d’accord aujourd’hui avec l’agression du Liban par l’armée israélienne ?

 

- Je ne voudrais pas être envoyé au Liban. Cela dit, la guerre n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé des soldats. Je pense que le Hezbollah voulait la guerre. Leur but est de tuer des civils. Israël n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé…

 

- Les informations que nous avons indiquent que les soldats israéliens enlevés par les forces du Hezbollah se trouvaient à l’intérieur du Liban ?

 

- Ce n’est pas ce que je sais. Ce qui est sûr est qu’ils ont été kidnappés en Israël.

 

- Israël a envahi le Liban, rasé des villages pour trois soldats captifs. Cela n’indique-t-il pas qu’Israël avait un plan, qu’il voulait partir en guerre et qu’il a sauté sur l’occasion ?

 

- Bien évidemment qu’Israël a des plans prêts. C’est ce qu’une armée fait. De toute évidence, ce qui se passe va au-delà du kidnapping de deux soldats. La décision d’aller au Liban a été basée sur le fait que, si le Hezbollah fournissait un prétexte, Israël saisirait cette occasion comme élément déclencheur pour changer les règles du jeu au Liban. La dureté de la réaction d’Israël tient à diverses raisons. L’une d’elles est qu’Israël a compris que, s’il intervient au Liban, son action doit être très dure, très efficace. On ne peut pas laisser les choses comme cela, dans une situation où il y a deux armées au Liban. Qui est le souverain ? Le Hezbollah ou le gouvernement libanais ? Par son intervention, Israël signifie au Liban qu’il n’est pas tolérable pour lui de se soumettre à une situation où le Liban n’est pas un Etat souverain. Il y a deux armées au Liban et l’une d’elles fait ce qu’elle veut alors qu’il n’y a plus d’occupation israélienne au Liban.

 

- J’étais récemment au Liban. Israël violait l’espace aérien jour et nuit ; et les  fermes de Sebha sont considérées par les Libanais comme occupées ?

 

- Sebha c’est quelques centaines de kilomètres carrés. Le Hezbollah s’en sert comme prétexte pour continuer de se battre. La guerre est un bon business pour le Hezbollah.

 

- Mais ne croyez-vous pas que la branche armée du Hezbollah qui défend le Liban contre l’agression israélienne mène une lutte de résistance ? N’y a-t-il pas là tout un peuple qui résiste contre son envahisseur ?

 

- Quelle résistance ?

 

- Le peuple Libanais est unanime, semble-t-il, à soutenir les forces qui mènent une lutte de résistance ?

 

- Résistance contre quoi ?

 

- Les Libanais qui se font massacrer n’ont-ils pas le droit de se défendre ? Vous soutenez bien le mouvement des « Anarchistes contre le mur » qui vont manifester chaque vendredi à Bil’in contre votre armée. Le Hezbollah au Liban résiste comme les Palestiniens résistent à Bil’in. N’est-ce pas le même combat ?

 

- Soutenir Bil’in c’est ce qu’il faut faire. Ce qui se passe au Liban et dans les « territoires » n’a rien en commun.

 

Pas un mot ne désigne les choses par leurs noms : Palestine, Palestiniens. On reste dans l’abstraction. Pas de « nous », pas de reconnaissance des responsabilités.

 

Les réponses d’Elad soulèvent d’autres questions. Les refuzniks n’ont-ils pas été un facteur d’équilibre à un moment où les atrocités de Tsahal risquaient par trop de retourner l’opinion ? N’ont-ils pas été un effet de marketing, de mode ? Présentés comme une « lumière d’espoir et de courage » par ceux qui, dans le camp de paix, véhiculent des illusions, n’ont-ils pas volé la place des résistants qu’Israël traite de « terroristes », et que ses F 15 exterminent avec des missiles en violation de toutes les lois internationales ? Un militant pour la justice en Palestine nous donne ici sa réponse.

 

« Les refuzniks sont restés un mouvement très marginal en Israël. On leur a accordé une place sans commune mesure avec leur réalité. Composé de divers groupes qui, en gros, sont d'accord sur le refus d'aller faire leur service, et leurs temps de réserve, dans les "territoires palestiniens occupés". Leurs motivations sont morales et politiques. La première phrase du manifeste fondateur du mouvement « Courage de Refuser » dit: "Nous, officiers et soldats combattants de réserve de Tsahal, qui avons grandi dans le berceau du sionisme et du sacrifice pour l'état d'Israël..." Ce n’est donc pas étonnant que des refuzniks aient résolument approuvé la guerre menée contre le Liban. Car là, ils "défendent et renforcent l'état d'Israël ! » C’est leur positionnement exclusif sur « les territoires de 67 » qui explique pourquoi les refuzniks ont bénéficié d’une grande promotion de la part des mouvements de solidarité en Europe ; ces derniers s’en sont servis pour défendre leur ligne politique et celle du camp de paix en général qui se borne à dire que « le problème est l'occupation depuis 1967 », qu’il suffit de se retirer derrière la ligne verte ».

 

Faire l’impasse sur ce qui s’est passé avant 1967, revient à pérenniser l’existence d’Israël comme Etat exclusivement juif sur 80 % du sol historique de la Palestine, donc à évacuer la question du droit au retour des réfugiés. Dans une situation où tout est illégal, la tentation de l’ambiguïté et du déni de l’épuration ethnique est une échappatoire humainement compréhensible. Néanmoins, tout Israélien ne peut jamais perdre de vue qu’il foule le sang des Palestiniens, qu’Israël ne peut s’imposer, comme « Etat juif exclusif », que par la force et de la brutalité; et qu’en vivant sur cette terre volée -qui contraint Israël à mener des guerres sans fin pour la garder- l’on ne peut que prolonger les souffrances des Palestiniens. La résolution 194 de l’ONU reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs terres, même si, de facto, Israël ne l’a jamais reconnu.

 

Or, les réfugiés palestiniens qu’Israël a exclus, ghettoïsés, n’attendent qu’une chose : qu’on leur rende ce qu’on leur a pris. Pour eux, tout Israélien, vivant dans cet Etat qui s’est construit sur sa terre, est un colon qui viole les principes de justice et les droits humains. Il n’y a qu’une chose à faire : laisser les Palestiniens -et les Syriens expulsés hors du plateau du Golan- revenir là d’où ils ont été délogés, tout de suite. Et enfin, cesser d’accuser « d’antisémitisme » ceux qui demandent à Israël de reconnaître ses torts.

 

Transformer Israël en un Etat qui reconnaîtrait aux réfugiés Palestiniens leur droit à retourner chez eux, et qui accepterait de les traiter sur un pied d’égalité, dans un seul Etat, quelle que soit leur religion, ne signifierait nullement « l’anéantissement d’Israël » ni le rejet « des juifs à la mer » comme on l’entend dire parfois, mais la fin d’une forme d’Etat pratiquant la discrimination religieuse et ethnique.

 

Le camp de la paix (3) et le camp de la guerre ne sont pas si éloignés que cela. « Le problème en Israël est qu’entre Peace Now (La Paix maintenant) et Avigdor Lieberman, il n’y a pas, contrairement à ce qu’on dit, une si grande distance idéologique. C’est une question de tactique pour savoir comment assurer au mieux un Etat juif avec une forte majorité démographique, sinon exclusive » se désole l’historien israélien Ilan Pappe(4).

 

Refuser de servir dans les « territoires palestiniens occupés » - ce terme « territoires » est aussi ambigu qu’inacceptable- tout en s’attribuant le droit de rester sur cette terre volée, qui contraindra Israël à faire la guerre aux Arabes pour des siècles, n’est pas une position humainement et moralement acceptable.

 

Etre autorisé à aller s’établir à Tel Aviv, à Jerusalem ou à Haïfa -et être de facto éligible à la nationalité israélienne- parce que l’on est de confession juive, s’installer à demeure dans des maisons où les propriétaires, qui en ont été brutalement dépossédés, n’ont pas le droit de revenir et doivent rester à croupir dans des ghettos misérables en Cisjordanie, en Syrie, au Liban, à Gaza, est-ce normal ? Certes non. Mais rien n’est normal en Israël.

 

 

1)       http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=6027&ty...  - De septembre 2000 à fin 2006, 5'150 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes et les colons, dont 1151 enfants. Le  nombre d’attaques israéliennes depuis le sommet de Charm-El-Sheikh en février 2005, s'élève à 70.079.

2)          « Anarchistes contre le mur » est un mouvement israélien, dont le splendide Yonatan Pollack, 25 ans, est l’initiateur, qui compte quelques douzaines de jeunes militants. Tous les vendredis ils participent -en association avec l’International Solidarity Movement palestinien (ISM)et des internationaux de passage- à la manifestation contre la construction du mur, notamment à Bil'in. Ils sont très appréciés des villageois palestiniens qui les connaissent et mènent à leur côté des actions de résistance non violente directes et, comme eux, se font brutaliser par les soldats israéliens. Tout comme le petit groupe de militants de Tayoush.

3)          Il comprend notamment : Gush Shalom (fondé en 1993 par Uri Avnery), Femmes en Noir, Bat Shalom, (Comité contre la démolition des maisons), Physicians for Human Rights. Ce camp de paix ne compte que quelques centaines de membres actifs mais il dispose dehors d’un large soutien politique et financier, de la part d’organisations juives et associations pro-palestiniennes. En France, il a le soutien, notamment, de l’Association française Palestine Solidarité (AFPS) et de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), dont il inspire la ligne politique : deux Etats (« chacun chez soi »), la reconnaissance que le retour des refugiés est un droit, mais qui toutefois « ne peut plus être applicable ».

4)          http://electronicintifada.net/v2/article6206.shtml

21:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, fascisme, general, guerre, histoire, imperialisme, capitalisme, israel, liban, liberte, onu, occupations, palestine, politique, petrole, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, press | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2007

11/01/2007: de Michel Collon, journaliste belge,...

De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 15:00
À : roger.romain@skynet.be
Objet : NOUVEAU : Somalie, pétrole, Belgique, Otan, Colombie, Saddam et les médias

 

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16/12/2006

12/12/2006: Un peu de miséricorde pour nos prisonniers

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de cirepal
Envoyé : mardi 12 décembre 2006 9:36
À : assawra
Objet : [assawra] Un peu de miséricorde

 

Un peu de miséricorde pour nos prisonniers

 

Prisonniers détenus depuis 15 ans et plus dans les geôles de l’occupation sioniste ( 7 décembre 2006 )

 

Par Abdel Nasir Awni Ferwana, ancien prisonnier et chercheur spécialiste de la question des prisonniers

palestinebehindbars.org

 

Au cours des derniers mois, on a beaucoup parlé de l’échange possible de prisonniers, entre les organisations de la résistance palestinienne et le gouvernement de l’occupation israélienne. Depuis le 25 juin, en effet, jour de l’illustre opération « illusions dissipées » au cours de laquelle le soldat israélien Gilad Shalit a été capturé, nous suivons avec attention les nouvelles, oscillant entre un espoir démesuré de voir enfin la fin du calvaire de milliers de prisonniers palestiniens et arabes et entre l’abattement, la fatigue et même le désespoir, du fait des nouvelles reçues.

 

Notre espoir est justifié par plusieurs causes : l’histoire contemporaine de la révolution palestinienne a été le théâtre de nombreux échanges de prisonniers, opérations commencées par le FPLP le 23 juillet 1968, lorsqu’un groupe du Front, sous la direction de Layla Khalid, avait attaqué un avion d’El Al, transportant une centaine d’Israéliens, avant de se diriger vers Alger, où un échange entre les passagers et 37 prisonniers lourdement condamnés s’est déroulé.

Au cours des nombreux échanges menés entre les organisations de la résistance palestinienne et le gouvernement de l’occupation israélienne, des milliers de prisonniers arabes et palestiniens ont été libérés.

 

Néanmoins, l’opération d’échange « Galilée » menée le 20 mai 1985 entre le Front Populaire – Commandement Général et le gouvernement de l’occupation, la plus célèbre, fut celle qui a libéré le plus grand nombre de prisonniers, avec 1155 prisonniers appartenant à toutes les organisations et les régions géographiques. L’échange a inclus le militant internationaliste japonais Kozo Okamoto, des frères arabes, des militants des régions occupées en 1948, de la ville d’al-Quds ainsi que des camps de l’exil, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Tous les prisonniers libérés avaient le droit de choisir leur destination géographique après leur libération. De plus, la majorité des prisonniers libérés avaient été condamnés à de lourdes condamnations, entre la prison à perpétuité et des dizaines d’années en prison, à cause de leur participation à des opérations ayant occasionné des pertes humaines dans les rangs de l’ennemi.

 

Depuis la capture du soldat israélien Shalit, suscitant notre espoir, nous avons rêvé le renouvellement de l’opération « Galilée », mais le temps qui passe sans nous apporter du nouveau commence à nous lasser et à nous démoraliser. Et notre rêve d’une autre opération « Galilée » commence à s’envoler, pour plusieurs raisons : le rapport de forces favorable au gouvernement de l’occupation lui permet de s’entêter, de maintenir ses conditions injustes envers nos prisonniers, et la multiplicité des déclarations contradictoires de responsables palestiniens en sont les principales, auxquelles il faut ajouter les nouvelles contradictoires relayées par les médias.

 

Dans cette situation, nous devons au moins accorder un peu de miséricorde à nos prisonniers, et éviter de jouer avec leurs sentiments et ceux de leurs familles. Les déclarations devraient être unifiées, claires, véridiques, sans exagération ni surévaluation.

 

Il n’est pas important que l’échange se déroule, ni que le nombre de prisonniers soit une centaine, un millier ou plusieurs milliers, l’important est de briser ce « veto » israélien qui empêche la libération de prisonniers ayant résisté au cours d’opérations ayant occasionné des pertes israéliennes, avec tout le respect et la considération que nous devons aux prisonniers et détenus, qui sont au nombre actuel de 11.000, dont plus de 2000 citoyens et des dizaines de députés et ministres arrêtés, depuis la capture du soldat Shalit.

 

Depuis cette opération, l’administration carcérale de l’occupation mène une campagne de violence inouïe mais silencieuse, loin des médias, occupés par la situation régionale. Cette campagne vise tous les aspects de leur vie, leur humanité, leur dignité, leur quotidien. Les prisonniers sont privés de tout, des médicaments et des soins, des visites familiales, et même de leur vie en commun et de leur déplacement à l’intérieur des sections. De nombreux prisonniers ont été isolés, dans des cellules individuelles ou collectives.

 

C’est ce qui m’amène à lancer un appel à l’ensemble de notre peuple, à redoubler d’efforts et d’attention pour mettre en avant leur situation et leurs souffrances, en exigeant leur libération dans tous les médias et toutes les tribunes, locales, arabes et internationales. Et tous ceux qui demandent la libération du soldat israélien Shalit doivent savoir que des milliers de Palestiniens meurent lentement dans les prisons de l’occupation israélienne. Nous devons faire entendre leurs cris et montrer les images de leur calvaire.

 

Puisque nous parlons de l’échange, je ne puis taire ma préférence pour la libération prioritaire des anciens prisonniers, pour plusieurs raisons, la principale étant que j’ai personnellement vécu l’expérience, je suis un des fils de prisonniers dont le père a été libéré après avoir passé 15 ans en prison, dans le cadre d’une opération d’échange, en 1985, et je connais exactement la situation douloureuse des prisonniers et de leurs familles.

 

Aujourd’hui, l’occasion se présente à ceux qui détiennent Shalit, ceux qui ont courageusement agi pour faire libérer ceux que le processus politique et les organisations palestiniennes n’ont pu faire, pour mettre en avant les anciens prisonniers, détenus avant les accords d’Oslo (367 prisonniers) ou au moins tous ceux qui ont passé plus de 15 ans en prison, sans exception (181 prisonniers). Il faut empêcher le gouvernement de l’occupation d’exclure chacun de ces prisonniers sous le prétexte de sa nationalité, de son lieu de résidence, ou de l’accusation pour laquelle il a été arrêté ou l’organisation à laquelle il appartient. Il leur suffit d’avoir passé toutes ces années derrière les barreaux. Certains d’entre eux ont passé plus de leur moitié de leur vie en prison, certains y sont enfermés depuis plus d’un quart de siècle… Et j’ai grande confiance en ceux qui ont capturé le soldat, en ceux qui mènent les négociations, qui s’accrocheront à leurs conditions.

 

Comme les autres, je rêve au retour de ces prisonniers, dans leurs maisons et à leurs familles, où ils pourront vivre et rencontrer leurs proches, sans barreaux ni entraves, où ils pourront voir le soleil sans barreaux ni barbelés.

 

Plus de cinq mois sont passés, cinq mois aussi longs que les années, pour les prisonniers, qui attendent la victoire et la fin du calvaire de milliers de prisonniers, voire de dizaines de milliers de personnes, si l’on ajoute les familles et les proches.

 

Je crains, que Dieu nous en garde, que les espoirs et les promesses ne s’évanouissent.

 

Et même si cela était, les rêves vont demeurer, les prisonniers resteront la cause, ceux qui sont debout, résistants, derrière les barreaux, toujours fidèles et armés de l’espoir, vivants mais souhaitant le martyre pour la cause de Dieu.

 

Traduction

Centre d'Information sur la Résistance en Palestine

 

 

     

 

 

ASSAWRA, liste de diffusion dédiée à l'Intifada ...

 

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10:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israel, palestine, barbarie, occupations, sionisme, terrorisme, democratie, liberte, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, usa, imperialisme, colonialisme, resistance, solidarite, guerre, liban, silence, repression, racisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/12/2006

03/12/2006: Ségolène Royal au Proche Orient

Effectivement, qu’ espérer d’ autre de la part  d’ une représentante de la social-démocratie internationale ???

RoRo

 

 

 

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de Jean Baumgarten
Envoyé : dimanche 3 décembre 2006 15:27

Objet : [assawra] Ségolène Royal au Proche Orient

 

Ségolène Royal au Proche Orient

Durant son voyage à Beyrouth elle est allée dare-dare présenter ses condoléances à la famille Gemayel, dite « Les Parrains » . Son entretien avec le président de la chambre a été des plus court et elle a conclu sa visite sur sa croyance en la démocratie libanaise ( c'est - à dire envers les leaders du mouvement dit du «14 mars », c'est - à dire la droite libanaise, obscurantiste, alliée aux fascistes de la phalange, et qui défendent « l'occident » ( les Etats-Unis, Israël, et la majorité de l'Union européenne dont la France de Chirac.)

Elle a paraît-il oublié de remarquer une phrase d'un membre du Hezbollah comparant l'occupation de la Palestine à l'occupation de la France par les Nazis ( il faut souligner que l'occupation de la Palestine « ne dure » que depuis plus de 39 ans .); si elle avait compris cette allusion elle « ne serait pas restée une minute de plus ». En Palestine elle a refusé de recevoir les membres du Hamas qui sont sortis victorieux du seul scrutin démocratique ayant eu lieu dans un pays arabe , et elle s'est complue à discuter avec le Pétain local, Mahmoud Abbas .

Enfin , avant d'entamer son voyage en Israël où elle rencontrera toutes les personnes importantes à elle imposées, elle réclame la « tenue d'une conférence sur le Proche - Orient ».

Qu'aurais-je fait à sa place, se demande le quidam moyen, qu'aurais-je fait de plus utile que Madame Royal?

1) J'aurais annoncé que je n'irais pas en Israël .
2) A Beyrouth j'aurais exprimé ma sympathie pour le quart de la population qui s'est déplacée dans le centre de Beyrouth.
3) Je me serais abstenu de visiter la famille Gemayel.
4) J'aurais eu une longue conversation avec le Hezbollah.
5) Sitôt arrivée en Cisjordanie ( à condition que les israéliens me laissent arriver) j'aurais eu une longue conversation avec le président Hanieh ( du Hamas) auprès de qui je me serais enquis de la situation en Palestine occupée et à qui j'aurais posé une multitude de questions.

Il ne faut pas rêver : Madame Royal est une fausse bonne future (?) présidente de la République française .

Son voyage au Proche Orient nous prouve son attachement aux bonnes vieilles valeurs de la colonisation française, elle nous prouve simplement son attachement aux vieilles pratiques de Guy Mollet, François Mitterrand et . Lionel Jospin! ( Pour ne pas remonter plus haut !)

Jean Baumgarten

21:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oppression capitaliste, fascisme, france, paris, palestine, occupations, liban, israel, terrorisme, sionisme, colonialisme, imperialisme, ps, solidarite, resistance, barbarie, usa, capitalisme, democratie, liberte, politique, guerre, histoire, presse, silen | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/11/2006

13/11/2006: Premier bilan militaire de la guerre du Liban

 

De : COMAGUER [mailto:comaguer@wanadoo.fr]
Envoyé : lundi 13 novembre 2006 16:18
À : 'Romain Roger '
Objet : bulletin 156

 

 

 

 

 


CONTRE LA GUERRE, COMPRENDRE ET AGIR

Bulletin n°156 – semaine 45 – 2006

 

FEUILLE DE ROUTE VERS LA CATASTROPHE

Comme en témoigne l’entrée au gouvernement du leader de l’extrême-droite nationaliste israélienne : Lieberman , et la brutalité accrue des attaques quotidiennes contre les Palestiniens de Gaza, l’équipe dirigeante israélienne a fait le choix d’une politique sanguinaire, meurtrière et qui ferme la porte à toute négociation avec les palestiniens. Implicitement et pour reprendre une expression terrifiante qui a eu cours en d’autres  circonstances, Israël ne laisse plus le choix aux Palestiniens qu’entre la valise ou le cercueil. Ce durcissement est la réponse, la pire des réponses, à l’échec militaire et politique qu’a subi Israël cet été au Liban, échec dont il faut prendre l’exacte mesure.

 

Premier bilan militaire de la guerre du Liban

Il a été facile pendant le déroulement de la guerre d’en suivre au jour le jour les évènements sur le terrain et ce qui transpirait des cercles de la diplomatie internationale. En cette matière cependant on sait que coexistent le discours public et les tractations plus ou moins secrètes. Le premier est d’usage  et d’accès immédiat, destiné au grand public mais aussi à intoxiquer l’adversaire, le second ne se découvre que progressivement  et quelquefois beaucoup plus tard au fil des recherches des historiens et  au hasard des témoignages des acteurs.

Pourtant, la guerre du Liban vient de faire l’objet, dans un délai relativement court, d’un premier décryptage qui mérite d’être connu.

Il a été publié en anglais par deux bons connaisseurs de la politique internationale : ALASTAIR CROOKE et MARK PERRY. Qui sont-ils ?

ALASTAIR  CROOKE est britannique. Universitaire de formation il a fréquenté les cercles du pouvoir puisqu’il a été conseiller de JAVIER SOLANA, ancien secrétaire général de l’OTAN et aujourd’hui haut commissaire de l’Union Européenne pour les relations extérieures.  Ce n’est  donc pas un intellectuel critique mais c’est un personnage qui peut avoir accès facilement à des niveaux élevés de l’appareil politique et militaire occidental.

MARK PERRY est un historien étasunien, auteur de plusieurs livres sur l’histoire de son pays et sur ses engagements au Moyen-Orient qui lui aussi a fréquenté le monde politique puisque YASSER ARAFAT l’avait choisi pour faire partie de la délégation palestinienne qui négociait les accords d’Oslo.

Ces deux personnages qui vivent donc à la charnière de la recherche universitaire et de la politique ont fondé ensemble une sorte de club de discussion de haut niveau : le FORUM DES CONFLITS (CONFLICTS FORUM – www.conflictsforum.org) où l’on débat des grandes questions de la politique internationale et en priorité de la question palestinienne qu’ils connaissent bien tous les deux. CONFLICTS FORUM organise donc des rencontres et publie des analyses.

Après avoir eu de nombreux contacts avec les analystes du Pentagone qui ont, bien entendu, collecté une énorme masse de données sur cette guerre, ils ont rédigé dans ce cadre et sous leurs deux signatures un rapport intitulé

Comment le Hezbollah a battu Israël

qui a été publié le 12 Octobre  dans le quotidien de Hong-Kong en ligne : ASIA TIMES. (www.atimes.com)

Son titre suscite évidemment la curiosité car, si dans le monde arabe la guerre a bien été perçue comme un défaite d’Israël, les médias occidentaux se sont en général bien gardés de reprendre à leur compte ce genre de conclusion et très vite l’intérêt s’est concentré sur l’ONU, la FINUL, la reconstruction...c'est-à-dire sur l’après-guerre.

Ce rapport a été traduit en français, il est accessible sur le site de PALESTINE SOLIDARITE et chacun peut en faire la lecture intégrale. Cependant,  nous avons jugé utile d’en extraire les points principaux et d’y ajouter quelques commentaires.

La guerre a été brève, les évènements se sont succédé très rapidement et le premier intérêt de l’étude de CROOKE et PERRY est d’en proposer un phasage et une lecture militaire. Lecture  très froide, clinique, mais qu’il ne faut pas ignorer car, on le constate chaque jour, cette défaite d’Israël n’a pas amené la paix au Proche-Orient et  tous ceux qui, tout en intensifiant l’agression contre les Palestiniens, préparent une nouvelle guerre – les militaires dont c’est le métier et les politiques qui y songent - doivent tirer les enseignements de celle-ci.

L’étude est découpée en trois parties :

1 – Comment le Hezbollah a gagné la guerre du renseignement

2-  Comment le Hezbollah a gagné la guerre sur le terrain

3 – Comment le Hezbollah a gagné la bataille politique

Première partie :

Dans cette première partie CROOKE et PERRY expliquent l’échec de l’offensive aérienne israélienne qui a constitué la première phase de la guerre du 12 au 14 Juillet.

La capture de deux soldats israéliens dans le secteur des fermes de Shebaa et la mort de huit autres dans l’accrochage avec le Hezbollah a entrainé une riposte d’une intensité que le Hezbollah n’avait lui-même pas prévu. En effet, cette capture de soldats israéliens n’était pas la première et, dans les cas précédents, Ariel Sharon lui-même avait accepté la demande d’échange de prisonniers présentée par le Hezbollah et les échanges, bien qu’incomplets (il reste encore des prisonniers libanais en Israël) avaient eu lieu. Cette fois pas question de négocier et l’action militaire israélienne vise à détruire le Hezbollah, son infrastructure, ses bunkers, ses stocks d’armes et son système de transmission.

Elle échoue car, depuis le départ de l’armée israélienne du Sud-Liban en 2000, le Hezbollah a construit un double réseau de bunkers, un que l’on pourrait qualifier de virtuel constitué dans des zones peuplées au vu et au su de la population et des agents israéliens qui y sont mélangés et que le Hezbollah a quasiment tous identifiés et un deuxième réel que le renseignement israélien ignore. L’aviation israélienne va donc bombarder copieusement et sans résultat les bunkers « virtuels » qui sont vides. Au bout de 72 heures de pilonnage intensif, le Hezbollah conservera presque intactes ses installations, ses munitions et ses hommes. De plus, autre succès militaire, le Hezbollah réussit à maintenir ses liaisons internes et il continuera à le faire pendant toute la durée du conflit. Les experts du Pentagone estiment qu’à peine 7% des capacités militaires du Hezbollah ont été détruites pendant cette phase. Dans cette même période, quelques brèves incursions de blindés israéliens ont lieu sur le territoire libanais mais les chars sont détruits par le Hezbollah.

Le gouvernement israélien décide alors d’intensifier les bombardements en ciblant cette fois les objectifs civils : routes, ports, aéroports puis ensuite écoles et mosquées. Il s’agit d’une part de couper les lignes d’approvisionnement du Hezbollah et d’autre part de dresser la population libanaise contre le Hezbollah.

Ce calcul échouera puisque la population soutiendra les combattants et que les politiciens qui, dans le fond de leur cœur, souhaitaient l’écrasement du Hezbollah, à savoir le Premier ministre FOUAD SINIORA, le général GEAGEA et ses milices chrétiennes et le druze WALID JOUMBLATT, seront condamnés au silence par l’évolution, pour eux imprévue, de la situation. Ils étaient en effet les uns et les autres convaincus,  comme l’étaient les dirigeants étasuniens, français et israéliens  que le retrait de l’armée syrienne allait permettre d’en finir avec le Hezbollah. Cette phase s’achève avec le massacre de Qana qui soulève une telle réprobation internationale qu’il débouche sur un cesser le feu de 48 heures. Ce cesser le feu est respecté par le Hezbollah ce qui démontre le maintien de l’unité de commandement de la résistance.

Deuxième partie

Face à cette situation qui n’avait pas été envisagée par le gouvernement israélien, persuadé qu’il était d’une supériorité militaire écrasante et définitive, deux possibilités s’offrent à lui : soit la prise en considération de la demande initiale d’échange de prisonniers , soit l’escalade militaire sous la forme de l’invasion terrestre. Il choisit la seconde, l’accompagnant d’un appel à l’aide de la « communauté internationale » et en lançant l’idée du déploiement d’une force internationale.

C'est-à-dire qu’à la fois il poursuit l’aventure militaire (il décide pour cela de rappeler des réservistes dés le 21 Juillet) et en même temps, conscient des difficultés qu’il rencontre,  il commence à chercher des appuis extérieurs pour trouver une porte de sortie politique. Il souhaite  que cet appui vienne de l’OTAN c'est-à-dire implique directement le « grand frère » étasunien. Mais l’OTAN ne répondra pas à cette sollicitation. Le déploiement des réservistes, improvisé, va se faire de façon chaotique, sans plan d’ensemble, et des soldats israéliens vont se retrouver propulsés sans munitions sur le front.

L’appel à l’aide est bien reçu à Washington qui imaginait aussi que l’armée israélienne ne ferait qu’une bouchée du Hezbollah et le 22 Juillet les Etats-Unis commencent à expédier par voie aérienne l’armement demandé par Tel Aviv, en particulier les bombes à guidage laser.

Commence alors l’invasion du Sud-Liban. Mais l’armée israélienne, si elle arrive bien à pénétrer dans les villages libanais ne parvient pas à s’y maintenir. Le Hezbollah va en effet utiliser une tactique semblable à celle utilisée par  les combattants vietnamiens et rendre la vie impossible à cette armée qui se voudrait d’occupation. Il le fait avec une très grande économie de moyens puisqu’il n’engagera dans la guerre que la seule brigade NASR chargée du Sud-Liban qui ne compte que 3000 hommes. Aucun renfort ne sera nécessaire et ses pertes seront très faibles, moins de 200 hommes.

Quand, le 25 Juillet, CONDOLEEZA RICE arrive à Jérusalem pour  trouver une issue, on approche du point culminant de la bataille terrestre : Israël engage ses meilleures unités, rappelle encore 15000 réservistes et déverse sur le Liban une grande quantité de bombes à fragmentation qui visent clairement la population civile. Mais les experts militaires US commencent à comprendre qu’il n’y aura pas de victoire israélienne d’autant moins que le Hezbollah a continué, sans jamais pouvoir être neutralisé, d’envoyer des roquettes sur Israël. D’après COOKE et PERRY le Hezbollah n’a tiré pendant toute la guerre que 4000 roquettes sur un total de 16000 en sa possession. Tous les limiers de la FINUL doivent à cette heure chercher celles qui restent !

A ce sujet, le Hezbollah aura fait preuve d’une grande maîtrise. Il sait qu’après un tir de roquette, dont le point de lancement est identifié instantanément le délai de riposte de l’armée israélienne est de 90 secondes. Toutes ses unités de lanceurs sont mobiles et ont été entraînées à se déplacer dans les 60 secondes suivant le tir. Donc l’armée israélienne riposte dans le vide. Pendant cette phase et jusqu’au cesser le feu le Hezbollah va détruire 40 chars israéliens et encore le fera-t-il avec des missiles anciens de fabrication soviétique et datant de la guerre de 1973.

Pour ALASTAIR CROOKE et MARK PERRY la guerre de 34 jours, aérienne puis terrestre, est une évidente défaite militaire d’Israël.

Troisième Partie

Cette défaite a et va continuer à avoir des conséquences politiques considérables. Le monde arabe et plus largement l’ensemble du monde musulman a vu et compris qu’Israël avait perdu. Cette  victoire a été acquise par une lutte du type de la guérilla populaire et non pas à l’issue d’un affrontement de deux armées classiques. La guérilla a eu la capacité de toucher le territoire israélien lui-même. Les régimes arabes qu’ils soient ouvertement alliés à Israël comme l’égyptien et le jordanien ou simplement passifs se retrouvent en position d’accusés et face à une opinion publique qui leur dit ; « Vous voyez,  il est possible de résister à Israël et vous ne l’avez pas fait. » Ces régimes sont d’autant plus embarrassés que la leçon est administrée par un parti qui, se réclame du chiisme alors qu’ils sont tous sunnites et que ce parti a eu le soutien de la majorité  du peuple libanais : chrétiens, sunnites, chiites, communistes et autres, tous confondus.

 

L’office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (www.reliefweb.int) a publié des cartes détaillées des opérations de la guerre du Liban qui font apparaître toutes les zones de combat et de bombardement. Trop lourdes pour être jointes à ce bulletin elles sont d’une grande utilité.

 

 

Il ne faut pas considérer l’étude de CROOKE et PERRY comme un soutien au Hezbollah (ils reconnaissent d’ailleurs qu’ils n’ont pas rencontré de dirigeants du Hezbollah)  mais plutôt comme une invitation aux gouvernements des Etats-Unis et d’Israël à tirer les leçons de cet échec et à réviser leur stratégie. 

Mais ils admettent que la guerre du Liban est un véritable tournant dans la situation au Proche et au Moyen Orient.

Elle l’est effectivement  pour un ensemble de raisons :

-         l’espoir a changé de camp ce qui est d’une grande importance politique

-         la méthode efficace pour s’opposer à l’expansion sioniste est la guérilla armée sur le modèle vietnamien

-         le conflit est, de facto, internationalisé et pas comme le souhaitait Israël (via l’OTAN). En effet quelles que soient les arrière-pensées – et elles sont nombreuses et en général hostiles au Hezbollah - des diverses fractions de la FINUL,  la présence au Liban, à côté de troupes occidentales, de troupes chinoises, russes, indiennes fait qu’aucun gouvernement important dans le monde ne peut désormais ni  se désintéresser du conflit, ni ignorer les violations du cesser le feu par Israël, ni être à la merci de la propagande israélienne et étasunienne sur la question. Le Liban est devenu un point de cristallisation de l’ensemble des tensions internationales d’où sont seuls absents les militaires US.

-         La sauvagerie des attaques israéliennes contre la population de Gaza est proportionnelle à la crainte de Tel-Aviv de voir la résistance palestinienne passer clairement à  la lutte armée, choix qui s’impose à elle désormais dans la mesure où il est le seul susceptible d’arrêter la mécanique exterminatrice lancée à grande vitesse et où il est clair, même s’il s’agit d’un raisonnement d’apparence glaciale, que les pertes humaines palestiniennes ont atteint un tel niveau qu’il ne serait pas dépassé en cas de passage effectif à la guérilla organisée.

 

 

 

 

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22:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, israel, liban, palestine, guerre, barbarie, fascisme, colonialisme, racisme, imperialisme, sionisme, actualite, presse, silence, histoire, romain, courcelles, resistance, solidarite, occupations, oppression capitaliste, onu, otan, propagande, terrorisme, gangsterisme, crimes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/11/2006: PRESIDENTIELLES : MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de Omar
Envoyé : lundi 13 novembre 2006 12:43

Objet : [Transfer_info] PRESIDENTIELLES : MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances

 

Élection présidentielle française 2007

MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances
par Cédric Housez*

 

En cette période de course aux soutiens électoraux, les postulants à l’élection présidentielle française donnent des gages à leurs alliés du moment. Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn ont choisi de donner des entretiens à la revue néoconservatrice Le Meilleur des mondes. Le premier y souligne son amitié personnelle avec les hommes en place à Washington et Tel-Aviv, le second y affirme son alignement sur la politique des États-Unis et d’Israël.

 


 

 

En France, le premier tour de l’élection présidentielle n’aura lieu que le 22 avril 2007, néanmoins la pré-campagne est déjà ouverte. Ce démarrage précoce est probablement dû à la primaire interne au sein du Parti socialiste et aux discussions sur la procédure d’investiture au sein du parti au pouvoir, l’UMP. Si les candidats potentiels cherchent à séduire les électeurs, la réciproque est également vraie. Les groupes d’intérêts ou des courants de pensées trans-partisans sollicitent déjà les candidats potentiels.


Dans ce contexte, les contacts évoluent entre les représentants français du néoconservatisme états-unien et les candidats à la candidature. S’il continuent à apprécier Nicolas Sarkozy à droite, ils semblent s’écarter de Ségolène Royal à gauche et lui préférer Dominique Strauss-Kahn. Un changement qui se manifeste par l’intérêt soudain de la presse atlantiste pour l’ancien ministre des Finances.

 

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« Le Meilleur des mondes »

La revue des néo-conservateurs en France.

Un signal fort est donné par la livraison d’automne de la revue trimestrielle Le Meilleur des mondes [1], créée en lien avec la Foundation for the Defense of Democracies [2] pour servir de porte-voix aux néoconservateurs en France.


Dans son éditorial, la revue affirme qu’elle souhaite orienter le débat de la prochaine élection présidentielle car : « Nous voici de plain-pied dans le XXIème siècle, et les années 2007-2012 s’annoncent comme des années sombres, des années de tempêtes, des années de malheur, des années de courage (…) Souhaitons que cette campagne présidentielle permette enfin le débat qui a tant manqué en 2002 et dont le pays a lourdement payé les conséquences. ». La revue prend acte du fait que c’est Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, et non Dominique Strauss-Kahn, qui caracolent en tête des sondages mais concernant ce duel annoncé, Le Meilleur des mondes rappelle que « l’expérience des compétitions présidentielles précédentes enseigne à chacun la plus grande prudence », avant de consacrer pas moins de 12 pages d’entretien à N. Sarkozy et autant à D. Strauss-Kahn. Au total, 24 pages d’interviews complaisantes dans lesquels les deux candidats peuvent garantir à quel point ils partagent les analyses et la grille de lecture des néo-conservateurs.

 

Il est difficile de comparer points par points les entretiens donnés par les deux hommes. En effet, MM. Sarkozy et Strauss-Kahn n’ont pas été confrontés aux même questions, ni aux même intervieweurs.

 

Nicolas Sarkozy répond à Pascal Bruckner, André Glucksman, Michaël Prazan et Yasmina Reza et l’entretien porte surtout sur sa vision de la place de la France dans le monde, sur les alliances à mettre en place, et sur l’avenir de l’Union européenne. En outre, (présence d’André Glucksman oblige), il lui est demandé de condamner énergiquement la politique russe. Dominique Strauss-Kahn est interviewé par Elié Cohen, Myriam Encaoua, Gérard Grunberg, Michel Laval et Michel Taubman. Il parle longuement du Liban et de l’Iran (liant ces deux questions), de l’Union européenne, de sa vision de l’économie française et du programme socialiste en la matière.

 

Par ailleurs, il faut noter que les deux hommes n’occupent pas le même type de responsabilité et disposent donc d’une marge de manœuvre différente. N. Sarkozy est ministre en exercice et, même s’il prend souvent des libertés avec la discipline gouvernementale, il ne peut aller trop loin. Par ailleurs, il est président de l’UMP, parti dont la frange gaulliste ne partage pas son atlantisme. M. Sarkozy ne peut donc pas aller aussi loin que M. Strauss-Kahn dans ses déclarations et souvent il élude certaines questions ou ne répond que brièvement, se contenant d’évoquer les liens qui l’unissent personnellement aux États-Unis et à Israël en guise de positionnement plus précis. À plusieurs moments, le ministre de l’Intérieur vante le lien franco-états-unien en reprenant les arguments les plus fréquents de la doxa atlantiste : «  je suis partisan d’une France amie des États-Unis, et je vais m’expliquer sur ce point : les États-Unis sont un des rares pays au monde avec lequel nous n’avons jamais fait la guerre. Il y a eu la Pologne, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup d’autres. Les Américains sont venus nous aider à deux reprises, et nous les avions nous-mêmes aidés, il y a plus longtemps. Nous partageons les mêmes valeurs, nous sommes riverains du même océan, ils sont la première puissance économique, militaire et monétaire. Nos enfants rêvent de la musique américaine et des films américains. Et quand on leur demande d’aller faire un séjour linguistique, ils préfèrent aller à New York qu’à Sheffield. Est-ce que ça veut dire que l’on doit aligner nos positions sur celles des Américains ? Non. On peut parfaitement avoir des désaccords, mais on doit se souvenir, dans l’expression de ses désaccords, que nous sommes amis depuis longtemps et pour longtemps. Que la France ait une position autonome vis-à-vis des États-Unis, tant mieux, c’est souvent nécessaire ! Mais il n’y a pas d’avenir dans l’opposition entre eux et nous. J’ajoute, pour être très clair, que le gouvernement américain peut ne pas nous plaire, mais je demande la même indulgence envers ce gouvernement que celle que nous professons envers un certain nombre de gouvernements d’autres pays. Je pense notamment à la Chine et à la Russie, avec qui les désaccords sont plus importants ». Cette conclusion vise à égratigner les choix stratégiques du président Chirac. Pour M. Sarkozy, la France devrait se concentrer sur son partenarait avec l’Allemagne et se rapprocher du Royaume-Uni. Elle devrait abandonner le mirage de l’Axe Paris-Berlin-Moscou-Pékin.

 

Comme il se doit, M. Sarkozy célèbre les « valeurs communes » franco-états-uniennes. Cependant, ce slogan se suffisant à lui-même, il n’explicite pas ce que sont ces valeurs : violer le droit international en envahissant l’Irak et en reconnaissant les annexions israéliennes ? Bafouer la liberté individuelle en enlevant des suspects en Europe et en multipliant les prisons secrètes ? Maltraiter les minorités en refusant de porter secours aux noirs de la Nouvelle-Orléans et tirant à vue sur les immigrés clandestins hispanos ? Mépriser la dignité humaine en torturant à Guantanamo et en pratiquant la peine de mort ? Etc…

 

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Visite de Nicolas Sarkozy au président états-unien, le 13 septembre 2006

Par ailleurs, M. Sarkozy veut croire que l’alliance avec les États-Unis n’est bloquée que par les dirigeants actuels mais rencontre une vraie sympathie populaire : « Il y a, parfois, un décalage entre ce que pense une partie de nos élites et ce que ressent le peuple français. On l’a bien vu lors des anniversaires commémoratifs du débarquement, qui ont été un succès populaire considérable. Et on le voit bien chaque jour dans l’attachement des Français à un certain mode de vie américain, aux films américains, à la littérature américaine, à la musique américaine ». De même, M. Sarkozy rappelle ses liens avec Israël : « Mon premier voyage comme président de l’UMP était en Israël pour rencontrer Sharon », mais ne va pas beaucoup plus loin. Sur les questions liées au Proche-Orient, il se contente de reprendre les poncifs sur le « nécessaire » désarmement du Hezbollah, le présentant comme un jouet de « puissances extérieures ». Il réclame également un « soutien » de la France aux États-Unis dans le dossier iranien, mais ne développe pas cette question et parle d’un indispensable combat contre « les régimes despotiques » qui soutiennent le terrorisme, sans citer lesquels.

 

Bref, l’allusion et l’affirmation des liens personnels entre lui et les dirigeants américanistes sont de rigueur et suffisent à garantir son allégeance.

 

En comparaison, Dominique Strauss-Kahn paraît adhérer nettement plus aux analyses et aux intérêts états-uniens et israéliens que son concurrent. L’ancien ministre des Finances se livre ainsi à une attaque en règle de l’Iran en se fondant sur la rhétorique « antitotalitaire » en vogue dans les milieux américanistes [3] : « La politique qui est aujourd’hui conduite en Iran sous la houlette d’Ahmadinejad comporte de nombreuses expressions du totalitarisme qui, en tant que telles, doivent être combattues ; À ce propos, c’est pour moi une grave erreur d’avoir prétendu, comme l’ont fait Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, que l’Iran jouait « un rôle stabilisateur » dans la région. Cela entraine une confusion sur la nature réelle de ce qu’est le régime iranien actuel. Cela revient à envoyer un message erroné à un pays qui use largement de sa capacité de nuisance – on le voit au Liban via le Hezbollah, en Irak ou avec le chantage nucléaire qu’il cherche à exercer. » . Et il ajoute : « Cela ne me gêne pas de considérer le régime iranien, ou d’autres régimes politiques du Moyen-Orient, comme des totalitarismes », sans préciser quels sont les autres « régimes totalitaires » que compte le Moyen-Orient. Avant d’asséner froidement : « On mesure que les Américains se sont trompés de cible : la menace ne venait pas de l’Irak mais de son voisin perse ». M. Strauss-Kahn approuverait donc une action militaire contre l’Iran, mais n’indique pas s’il souhaiterait ou non que la France y participe.

 

Le candidat à l’investiture socialiste se livre également à une lecture aussi peu claire que biaisée de la situation au Proche-Orient et de l’agression d’Israël contre le Liban cet été : « Le Hezbollah n’est pas seulement une organisation terroriste (…) mais c’est aussi une organisation terroriste dont on attend le désarmement par le Liban (…) Si le Hezbollah est une composante du gouvernement libanais, le conflit auquel nous venons d’assister, et auquel nous pouvons encore assister demain, devient alors un conflit traditionnel entre deux États. Dans ce cas, il n’y a plus de fondements aux réticences que l’on a pu avoir par rapport aux réactions israéliennes. Nous avions un agresseur qui venait du Nord (le Liban), et qui a illégalement agressé un pays (Israël) se trouvant au sud de sa frontière. Si cet agresseur constitue une partie de l’État libanais, c’est alors le Liban qui attaque Israël. Je ne crois évidemment pas que l’on puisse retenir cette interprétation. Il s’agit donc bien d’une organisation terroriste et il faut que les Libanais désarment le Hezbollah ». Stricto sensu, si M. Strauss-Kahn affirme que les Libanais ont illégalement attaqué Israël, c’est qu’il considère que l’État juif est en paix avec le Liban. Cela implique que, comme M. Bush, il admet l’annexion des fermes de Chebaa par Israël et la détention de milliers de prisonniers de guerre libanais.

 

M. Strauss-Kahn affiche également son souhait de se rapprocher des États-Unis et de se détacher des vieux principes de la diplomatie française tel que la politique arabe de la France : « La fameuse politique arabe de la France. C’est une supercherie que le Quai d’Orsay réussit à vendre depuis des décennies à l’ensemble de la classe politique ! Elle nous permet de croire que nous sommes ainsi à l’abris de toute menace terroriste (…) cela me paraît tout à fait absurde ». M. Strauss-Kahn reprend donc à son compte les propos de F. Hollande cité par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en novembre 2005 [4]. En outre, il feint de croire que la politique française au Proche-Orient, conçue par le président De Gaulle après la guerre israélo-arabe de 1967, aurait pour but de protéger le pays de la menace terroriste. Au passage, il sous-entend un lien entre les États arabes et le terrorisme international.

 

Enfin, M. Strauss-Kahn s’attaque au projet économique du Parti socialiste. Face aux inquiétudes de l’économiste néo-libéral Elie Cohen, il s’engage tacitement à ne pas respecter les engagements de son parti : « Je n’endosse pas [les erreurs de diagnostics économiques du projet socialiste] puisque je [les] dénonce et j’ai passé mon temps à [les] dénoncer publiquement ! (…) Mais, si mettre toutes [les propositions économiques] bout à bout constitue une ressource utile, cette « bibliothèque » ne constitue pas à elle seule une politique. Il incombera donc au président de la République de fixer ses priorités. Libre à lui d’ajouter ou d’ajourner telle ou telle mesure selon son appréciation de la situation économique française ».

À la lecture comparée de ces deux entretiens, on a finalement l’impression que Dominique Strauss-Kahn, bien que moins proche idéologiquement, répond mieux aux attentes de la revue que son concurrent de droite. En effet, dans son éditorial, Le Meilleur des mondes pose les deux points importants aux yeux des néoconservateurs : l’accélération de l’harmonisation de l’économie française au modèle anglo-saxon (présenté sous la rhétorique de la nécessaire « réforme » face à la mondialisation) et le développement du bellicisme contre l’Iran présenté comme la pire menace pour « l’Occident ». L’éditorial indique : « Ben Laden (…) ce chef de bande, capable de coups de main sanglants, a perdu avec la chute des talibans le semblant d’appareil d’État qui pouvait servir de base arrière à son djihad. C’est de Téhéran, d’où elle est partie en 1979 que la révolution islamique semble aujourd’hui prendre un nouveau et terrifiant envol. Elle dispose désormais d’un leader : le président Ahmadinejad, qui rappelle, par son arrogance et son mépris des règles internationales, les pires dictateurs du XXème siècle. Elle a son héros : Hassan Nasrallah. Sa passion : la haine de l’Occident. Son objectif symbolique : la destruction de l’État d’Israël. Son arme inédite : les milliers de martyrs potentiels qui, du Maroc à l’Indonésie, sont poussés au sacrifice par une haine aveuglante. Il lui manque encore la bombe atomique. Pour combien de temps ? ». On notera que pour la revue, l’Iran a remplacé parfaitement la figure d’Al Qaïda dans le rôle de l’adversaire, à tel point que Le Meilleur des mondes prétend désormais que les fondamentalistes sunnites sont prêts à obéir à leur ennemi millénaire, l’Iran chiite.

 

Notons que Dominique Strauss-Kahn est président du Comité scentifique de la Fondation Jean-Jaurès, une association directement soutenue par la NED [5] et qu’il est membre du Club de Bilderberg, un groupe de cooptation des cercles de l’OTAN. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est beaucoup moins bien introduit dans les milieux pro-états-uniens. Il a, au contraire, privilégié le développement de relations personnelles avec les seuls leaders du courant néoconservateur états-unien et avec ceux de la droite israélienne.

Cédric Housez
Spécialiste français en communication politique, rédacteur en chef de la rubrique « Tribunes et décryptages ».
Les articles de cet auteur

 


[1] Le Meilleur des mondes, Éditions Denoël, Automne 2006.

[2] « Les trucages de la Foundation for the Defense of Democracies », Voltairenet, 2 février 2005.

[3] « Choc des civilisations : la vieille histoire du « nouveau totalitarisme » », par Cédric Housez, Réseau Voltaire, 19 septembre 2006.

[4] « France : le Parti socialiste s’engage à éliminer les diplomates pro-arabes », par Ossama Lotfy, Réseau Voltaire, 30 novembre 2005.

[5] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », Voltairenet, 24 janvier 2004.

 

 

 

15:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, imperialisme, sionisme, israel, barbarie, liban, actualite, courcelles, histoire, france, paris, socialisme, europe, euro-dictature, oppression capitaliste, democratie, liberte, usa, terrorisme, romain, porpagande, politique, presse, silence, otan, guerre, colonialisme, imperia | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/11/2006

02/11/2006: «Ce que nous avons fait est fou et barbare»

 

De : ForumCommuniste@yahoogroupes.fr [mailto:ForumCommuniste@yahoogroupes.fr] De la part de Al Faraby
Envoyé : jeudi 2 novembre 2006 9:34

Objet : [ForumCommuniste] «Ce que nous avons fait est fou et barbare»

 

«Ce que nous avons fait est fou et barbare»

( Au Sud-Liban, l'armée israélienne a déversé plus d'un million de sous-munitions lors des trois derniers jours du conflit. )

( Par Christophe AYAD )

 

Il est midi sur les hauteurs de Ras al-Aïn. Une énorme explosion secoue le village engourdi par la torpeur ensoleillée d'une belle fin de mois de septembre. Les habitants sursautent à peine. Un mois et demi après la guerre qui a opposé Israël au Hezbollah, les détonations continuent de se faire entendre quotidiennement. Ce sont les démineurs qui font exploser les milliers d'engins non explosés et autres sous-munitions qui tapissent littéralement la campagne.

 

Ce jour-là, à Ras al-Aïn, les experts de Bactec, une société britannique spécialisée dans le déminage, viennent de faire sauter un millier d'engins à la fois. Ils n'ont même pas eu besoin de les ramasser : «Nous les avons trouvés là, au milieu d'un champ, explique le chef d'équipe de Bactec. Les villageois les avaient ramassés eux-mêmes et rangés dans des caisses en bois. Puis ils nous ont appelés.» 

 

«Engins mortels oubliés» .

 

Lassés d'attendre les équipes de déminage, débordées par l'ampleur de la tâche, les habitants de Ras al-Aïn, à une dizaine de kilomètres au sud de Tyr, ont déminé à leurs risques et périls. «En fait, ils ont payé des journaliers palestiniens pour faire le travail», confie un employé municipal. Un dollar la sous-munition : le salaire de la peur. Face à la «performance», les experts britanniques sont aussi admiratifs qu'embêtés : «Ce que ces gens ont fait est incroyable. Ces objets peuvent exploser au moindre contact. Mais en procédant de la sorte, ils ont aussi complètement brouillé le terrain. Lorsque nous déminons, nous le faisons de manière systématique. Là, rien ne garantit qu'il ne reste pas des engins mortels oubliés.» 

 

Comme des dizaines d'autres villages du sud du Liban, certains quartiers de Ras al-Aïn ont été littéralement couverts de sous-munitions. Les murs de certaines maisons portent l'inscription «CBU» ( Cluster Bomb Unit ) à la peinture rouge, signalant ainsi qu'elles sont un piège mortel. Les paysans du coin hésitent à retourner dans leurs vergers, alors que la cueillette des olives bat son plein. «On en trouve partout, dans les champs, sur les toits des maisons, dans les vergers, accrochées aux branches des arbres, absolument partout», explique Dalia Farran, la porte-parole du Mining Action Coordination Centre (Macc), l'organisme mi-étatique, mi-onusien chargé du déminage au Sud-Liban. Macc a vu le jour en 2000, dans la foulée du retrait israélien du Liban. A l'époque déjà, l'armée israélienne avait laissé un demi-million de mines en partant. De 2000 à 2004, cinq millions de mètres carrés avaient été nettoyés et 62 000 engins désamorcés. Aujourd'hui, tout est à recommencer, en bien pire.

 

«Fou et barbare». 

 

Théoriquement, les bombes à sous-munitions, qui peuvent être tirées par obus d'artillerie (88 engins par obus), roquette (540 sous-munitions) ou bombe larguée par avion (640 engins mortels), sont larguées à quelques mètres du sol. Elles sont censées percer des blindages, mais jusqu'à 40 % d'entre elles n'explosent pas à l'impact. L'armée israélienne en a tiré des dizaines de milliers, semble-t-il pour interdire l'accès de certaines zones aux tireurs de roquettes du Hezbollah. Mais la plupart des tirs ont été effectués lors des 72 dernières heures, alors que l'arrêt des hostilités était presque acquis par la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU. «C'est comme si, de rage et de dépit, les Israéliens avaient voulu rendre cet endroit invivable», avance un diplomate occidental. Le commandant israélien d'une base de lance-roquettes, interviewé par le quotidien israélien Haaretz, a révélé que 1,2 million de sous-munitions avait été déversé au cours des trois derniers jours du conflit. «Ce que nous avons fait est fou et barbare», concluait-il. Quelque 750 sites «pollués» ont été recensés jusqu'à présent : «En moyenne, explique Dalia Farran, chaque site représente 197 000 mètres carrés à dépolluer.» Selon une évaluation sommaire, il y aurait aujourd'hui entre 1 million et 1,5 million de sous-munitions non explosées dans le sud du Liban. Cette zone s'étend même au nord du fleuve Litani.

 

Avec plus de 120 blessés et 21 morts (16 civils et 5 artificiers de l'armée libanaise) à la mi-octobre, les sous-munitions, dont la taille ne dépasse pas la moitié d'une canette de Coca, ont causé une moyenne de trois accidents par jour. Une véritable course contre la montre est engagée car les intempéries de l'hiver risquent d'enterrer les engins mortels, les rendant encore plus difficiles à détecter. L'armée française, mais aussi les Italiens, les Chinois, les Espagnols, etc., participent aux côtés de l'armée libanaise, sous-équipée pour cette tâche, aux opérations de déminage de Bactec et de Mine Action Group (MAG), une ONG britannique présente au Liban depuis plusieurs années.

Ce jour-là, les experts de Bactec ne s'attardent pas à Ras al-Aïn. Une nouvelle urgence les attend à Aïta al-Chaab, près de la frontière israélienne, où deux enfants ont été grièvement blessés par un engin qui traînait par terre. Dans le sud du Liban, après la guerre, c'est encore la guerre.

 

Par Christophe AYAD  - Libération du 2 novembre 2006

Avec la complicité de nadiamontrouge@yahoo.fr

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3476

 

Pétition

 

Non au terrorisme de l'État d'Israël

contre les peuples Palestinien et Libanais

 

Signez et faites signer la pétition à l'adresse :

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

 

3930 signatures

 

www.aloufok.net

 

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21:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, liban, israel, palestione, occupation, barbarie, terrorisme, fascisme, gangsterisme, imperialisme, sionisme, guerre, usa, actualite, presse, histoire, romain, belgique, courcelles, paix, democratie, liberte, capitalisme, oppression capitalist | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/10/2006

26/10/2006: Réseau Voltaire attaqué - Voltaire Network under attack

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : jeudi 26 octobre 2006 23:23

Objet : Réseau Voltaire attaqué - Voltaire Network under attack

 


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[FRANÇAIS] + [ENGLISH]

 

Le site Réseau Voltaire en butte à des perturbations - Silvia Cattori - 24 octobre 2006

Témoignage de la journaliste Silvia Cattori au sujet des journalistes et des membres des réseaux de militants/antes de l'information qui travaillent dans des conditions difficiles et dangereuses, dans des situations d'horreur et de désolation, auprès de populations bombardées, terrifiées, dépourvues des ressources les plus élémentaires, pour diffuser la vérité sur les agressions fascistes perpétrées par les forces impérialistes US et leurs alliés contre les peuples, crimes contre l'humanité que les médias bourgeois décrivent comme des opérations humanitaires.  (AA)

 

The "Voltaire Network" under attack - Silvia Cattori - October 24, 2006 - http://www.voltairenet.org/article143832

This is the testimony of journalist Silvia Cattori concerning the journalists and members of activist information networks working in difficult and dangerous conditions, in situations of horror and devastation, with populations who have been bombed, terrified and deprived of the most elementary living resources, to inform the public about the truth of the fascist aggressions perpetrated by the military forces of US imperialists and their allies against the peoples, crimes against humanity that the bourgeois media describe as humanitarians operations.  (AA)

 


 

Le site Réseau Voltaire en butte à des perturbations.

Silvia Cattori - 24 octobre 2006 

http://www.voltairenet.org/article143832.html

 

Ecrire, garder le moral, tout au long de ces années douloureuses de guerres et de massacres de populations innocentes - en Afghanistan, en Palestine, en Irak, au Liban - n'a pas été une tâche facile.

En effet, témoigner d'évènements aussi violents qui génèrent tant de victimes et tant de souffrances pour des millions de gens, exige une force intérieure immense, une force capable de résister aux intimidations, aux insultes, et même aux menaces de mort.

 

Ecrire pour faire entendre, de façon sincère et désintéressée, la voix des sans voix, ne va pas de soi. Face à des catastrophes humaines d’une telle ampleur, on se sent souvent écrasé par un sentiment d'impuissance, par le sentiment de n'avoir pas su communiquer de la meilleure façon les situations dramatiques dont on a été témoin.

 

Ecrire un article, cela prend parfois des semaines avec, au bout, la pénible impression que votre voix n'a pas été entendue. Et qu'il va falloir recommencer, et se soumettre à encore plus de solitude et de sacrifices.

 

Je sais les difficultés qu’à connu le site Réseau Voltaire récemment. Un site particulièrement menacé parce qu’il mène des investigations sur des activités terrifiantes et que les Etats concernés, ont intérêt à cacher. Son président, Thierry Meyssan, qui a présenté les attentats du 11 septembre 2001 comme le résultat d'un complot intérieur, continu d’être attaqué de toutes parts. Je pense aussi ici à son équipe de jeunes journalistes dont je connais l'abnégation et l'engagement en faveur des opprimés : elle fait un travail qui mérite notre reconnaissance.

  

La lecture de l’article dont le lien figure ci-après explique les raisons de la disparition du Réseau Voltaire du net durant neuf jours.

 

http://www.voltairenet.org/article143787.html

Le Réseau Voltaire publie une vingtaine de sites internet en huit langues différentes. Au cours des dernières semaines ce service a été perturbé, allant jusqu’à une interruption de neuf jours.

Nous avons subis de nombreuses attaques informatiques durant l’offensive israélienne contre le Liban. Nos techniciens sont parvenus à stopper les intrusions et à rétablir le service, chaque fois en moins de quatre heures. Cependant, un de nos sites en langue russe a été hacké et un message désobligeant d’un groupe armé a été placé en « une ». Les fichiers de notre librairie de vente par correspondance ont été gravement endommagés. Surtout, les paramètres d’une de nos listes de diffusion en langue arabe ont été changés de sorte que plus de 8 000 correspondants ont reçus une avalanche de spams bloquant leurs messageries. Selon une enquête du quotidien libanais As-Safir, ces attaques auraient été réalisées par une unité de guerre informatique de Tsahal.

Début septembre, le fonctionnement de notre centre serveur est devenu chaotique. Finalement, nos serveurs se sont désynchronisées et le site s’est bloqué. Les examens techniques n’ont pas permis de déterminer l’origine de la panne et a fortiori si elle est imputable à une malfaçon ou à une malveillance. Nous avons renouvelé notre matériel : acheté des machines plus performantes et changé nos logiciels. Cependant, un certain nombre de données ont été perdues, rendant plus difficile la remise en route des services. Nos techniciens sont en train de réinstaller nos sites de sorte que nos diverses publications pourront reprendre en fin de semaine. D’ores et déjà, la plupart des articles sont à nouveau accessibles.

Le Réseau Voltaire offre à plus de 2 millions d’internautes chaque mois un accès gratuit à des informations et des analyses de l’actualité internationale, sur son site principal (voltairenet.org) et sur des sites périphériques (911investigations etc.). Il édite également gratuitement les sites internet de revues et d’agences de presse, notamment dans des pays du Tiers-monde.

Dans le même temps, les administrateurs et les journalistes du Réseau Voltaire font face à une forte adversité : plusieurs d’entre eux se sont vu interdire l’accès aux Etats-Unis ou aux territoires occupés par Israël, leurs noms ont été inscrits sur des listes d’interdiction de vol des compagnies aériennes anglo-saxonnes ou sur des listes d’interdiction de transactions bancaires internationales. Certains ont été confrontés à de graves problèmes de sécurité.

La continuation du travail du Réseau Voltaire nécessite des moyens financiers pour répondre à ces défis. Il est de votre responsabilité d’usager de ce service et de citoyen de participer à ce financement. Vous pouvez effectuer un don occassionnel par Paypal, ou mieux encore, vous engager à verser une participation régulière comme vous le feriez pour un abonnement. Le Réseau Voltaire compte sur vous.

 

 


 

----- Original Message -----

From: sc

To: sc

Sent: Wednesday, October 25, 2006 5:11 PM

Subject: Voltaire Network under attack. English - French

 

Voltaire Network under attack.

Silvia Cattori - October 24, 2006

http://www.voltairenet.org/article143832.html

To write while keeping up one's morale during these painful years of war and massacres of innocent populations -in Afghanistan, in Palestine, in Iraq, in Lebanon - has not been an easy task. In fact, to be witness events of such violence that produce so many victims and so much suffering for millions of people requires an immense inner force, capable of resisting intimidation, insults, and even death threats.

 

Writing to be heard in a sincere and disinterested way, the voice of those without voice, is not easy. In the face of human catastrophes of such an ampler, we often feel crushed by a feeling of impotence, by a feeling that we didn't know how best to communicate the dramatic situations of which we were witness.

 

Writing an article sometimes takes weeks and one is left with the horrible impression that one's voice was not heard, that one must start over yet again, and undergo the solitude and sacrifices.

I know of the difficulties undergone recently by the site of the Voltaire Network. It is a site that is particularly threatened because it undertakes investigations on the terrifying activities that the concerned States wish to hide. Its president, Thierry Meyssan, who presented the attacks of September 11, 2001 as the result of an internal plot, continues to be attacked from all sides. I think also of his team of young journalists, whose abnegation and engagement in favour of the oppressed I know well. They do a job that merits our thanks.

 

The article linked here explains the reasons why the Voltaire Network website disappeared for nine days recently.

10/10/2006

09/10/2006: LYON : Le maire PS suspend son adjointe Sabiha Ahmine...

Les « libertés » politiques en France « démocratique » et capitaliste…  A la sauce Ps …

RoRo

 

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de bouayad_mohssine
Envoyé : lundi 9 octobre 2006 17:42

Objet : [Transfer_info] LYON : Le maire PS suspend son adjointe Sabiha Ahmine...

 

Le maire PS de Lyon suspend son adjointe Sabiha Ahmine (originaire de Sétif)

 

Le sénateur-maire de Lyon (PS), Gérard Collomb a suspendu vendredi son adjointe à l’intégration et aux Droits des Citoyens, Sabiha Ahmine (PC) pour avoir participé à une manifestation pour la paix au Proche-Orient. Que cette même "gauche" qui a essayé d’interdire à Cenon (près de Bordeaux), à la demande du CRIF cet été, la pièce de théâtre d’enfants palestiniens, ne vienne pas nous demander nos voix lors des prochaines échéances électorales !

 

Ainsi Sabiha Ahmine a été suspendue pour avoir participé à une manifestation, à l’appel d’un collectif d’associations et de partis de gauche et d’extrême-gauche, qui a rassemblé plus d’un millier de personnes, dans le cadre de la semaine européenne contre la guerre, décidée par le Forum social européen d’Athènes.

 

Il aura suffi que trois députés UMP, Christian Philip, Jean-Michel Dubernard et Emmanuel Hamelin, pour ne pas les nommer, écrivent à Gérard Collomb en se plaignant que "des drapeaux d’un mouvement radical islamiste" aient été agités lors de cette manifestation pour que le maire PS s’exécute et suspende une élue.

 

Ci-dessous le Communiqué de presse du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien :

"Nous venons d’apprendre la suspension de la délégation de madame Sabiha Ahmine suite à sa participation à la manifestation du 23 septembre et au courrier de trois députés de l’UMP.

 

Nous tenons à rappeler les points suivants : La manifestation du 23 septembre n’a donné lieu à aucun propos ou slogans antisémites. Même si le ton des deux cortèges de cette manifestation était différent (voir compte rendu du Progrès du 24/09/2006) il n’y a pas eu de slogans racistes. Quelques individus brandissant un panneau assimilant l’étoile de David au nazisme ont été expulsés de la manifestation dès le début, les policiers sur place et les journalistes en ont attesté.

 

Il y a eu dans le premier cortège quelques drapeaux du Hezbollah et portraits de H Nasrallah. Quelques manifestants entendaient ainsi soutenir la principale force de résistance libanaise, c’est leur droit, même si ce n’était pas le choix de la plupart des manifestants.

 

Nous sommes surpris que Monsieur Collomb prenne au pied de la lettre le courrier de trois députés de l’UMP qui agitent un chiffon rouge et assènent des contre-vérités. Entre les déclarations de Mr Sarkozy de cet été, demandant de combien de temps l’armée israélienne avait besoin pour « terminer le travail » au Liban et l’alignement devant Monsieur Bush du mois de septembre, nous ne pouvons pas dire que l’UMP soit à même de donner des leçons en matière de politique éclairée au Proche Orient. Nous aurions préféré que « nos » trois députés utilisent leur énergie à dénoncer les crimes contre les populations civiles du Liban et de Palestine plutôt qu’aux manœuvres politiciennes.

Nous nous étonnons de la réaction disproportionnée de monsieur Collomb et du déséquilibre de ses appréciations. Nous lui avons écrit au mois de Mai dernier et avons protesté contre la venue d’un marchand d’armes israélien, invité par son adjoint aux finances, Yvon Deschamps, dans une salle de la Mairie du 6ème.

 

Manifestement il y a deux poids et deux mesures dans la politique municipale. Il est visiblement plus fâcheux pour monsieur Collomb de manifester pour une paix juste au Proche Orient que d’inviter un marchand de canon israélien dans une salle municipale.

 

Nous demandons la réintégration de Madame Sabiha AHMINE dans sa délégation."

 

Jérôme FAYNEL Collectif 69 de soutien au Peuple Palestinien Publié le 2 octobre 2006

 

CAPJPO-EuroPalestine

 

Source : http://www.setif.info/article1455.html

 

 

***

 

Le maire de Lyon suspend une adjointe pour avoir participé à une manifestation controversée

 

Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, a suspendu "à titre d'avertissement" vendredi soir son adjointe à l'intégration et aux droits des citoyens, Sabiha Ahmine (PCF), qui avait participé à une manifestation pour la paix au Proche-Orient au côté de partisans du Hezbollah, a-t-on appris samedi par un courrier envoyé aux médias et à l'intéressée.

 

Dans cette lettre, Gérard Collomb explique que la présence de Sabiha Ahmine le 23 septembre dernier "dans un cortège où ont été proférés des slogans en totale contradiction avec notre politique qui vise à faire dialoguer ensemble toutes les communautés et à favoriser toutes les initiatives de paix dans le monde et en particulier au Proche-orient" le "contraint"à la suspendre de sa délégation.

 

Le maire réagit ainsi après avoir reçu jeudi un courrier signé par trois députés UMP du Rhône, Christian Philip, Jean-Michel Dubernard et Emmanuel Hamelin, affirmant que "des drapeaux d'un mouvement radical islamiste, auteur par le passé d'attentats contre des soldats français", avaient été brandis pendant cette manifestation". Et de demander à Gérard Collomb de prendre une "position claire" sur la présence de son adjointe dans le cortège.

L'élue communiste, de son côté, clame sa bonne foi et ses "convictions profondément républicaines". Elle affirme que la présence de drapeaux du Hezbollah dans son dos est le fruit d'une manipulation. Elle condamne également "tous les slogans antisémites ou d'appel à la haine entre les peuples de certains manifestants" proférés pendant ce rassemblement. AP

 

Source : http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EEVAyklFZuUuOTAxRY.shtml

 


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09/10/2006: Un livre extraordinaire : L'impérialisme humanitaire

Au service de la politique criminelle de George W Bush et de l’ impérialisme ricain …

RoRo

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 9 octobre 2006 22:32

Objet : Un livre extraordinaire : L'impérialisme humanitaire

 


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QUARANTIÈME SOLDAT CANADIEN TUÉ EN AFGHANISTAN :

 

Le 40ème soldat canadien a été tué samedi en Afghanistan dans la guerre de Bush pour le pétrole et les profits de nos actionnaires.

 

Les collaborateurs de Bush,

- notre premier ministre Harper, du gouvernement conservateur minoritaire,

-  le bon monsieur Karzaï, qui a été reçu au Canada par un organisme de promotion des droits et de la démocratie (!!!)

- le brave general Mucharaf, qui a déclaré qu'il est dans cette guerre parce que Bush a menacé de bombarder le Pakistan s'il ne se rangeait pas du côté impérialiste;

tous ces braves gens disent que le peuple canadien doit être prêt à verser plus de sang,

à consacrer plus de milliards de dollars de nos taxes pour les désastreuses aventures impérialistes de Bush,

pour les transnationales du pétrole, pour la domination mondiale du monde par les États-Unis.

 

Verser le sang du peuple afghan?

Verser le sang de nos soldats?

Pourquoi?

 

Est-ce que le Canada est attaqué par l'Afghanistan?

Est-ce que les intérêts canadiens en Afghanistan sont menacé?

Il y a tellement de problèmes dans des tas de pays, pourquoi tant de soldats et tant d'argent pour l'Afghanistan?

Pour libérer une nation d'une dictature?  Mais les seigneurs de la guerre d'Afghanistan, alliés du Bush, sont aussi terribles que les talibans!

Pour libérer les femmes?  Les seigneurs de la guerre sont aussi oppresseurs et anti-démocratiques que les talibans et le Canada les appuie!

La culture de l'opium a atteint des records de production.

Pour justifier les guerres impérialistes modernes auprès des peuples, les impérialistes (US et canadiens) ont trouvé un moyen :

L'IMPÉRIALISME HUMANITAIRE (VOIR CI-DESSOUS).

Faire accepter les invasions, les occupations, les guerres, les conquêtes impérialistes.

 

Le Canada a oublié un principe : il ne faut pas s'engager dans un conflit qu'on ne contrôlera pas.

La guerre du Canada en Afghanistan est une catastrophe à tous les points de vue.

Le gouvernement Harper veut augmenter notre engagement dans une guerre pour nous lier à jamais à l'impérialisme US.

 

Nos pauvres soldats croient combattre pour la démocratie et la patrie canadienne.

Le nationalisme de Stephen Harper et de son gouvernement minoritaire est un nationalisme pro-états-unien!

Harper est en train de transformer notre pays en une république de banane pour servir les intérêts des transnationales.

 

Préparez-vous à la grande manifestation

POUR LE RETRAIT DES TROUPES MAINTENANT! CANADA HORS DE L'AFGHANISTAN

Samedi 28 octobre à Montréal, à Toronto, dans les grandes villes du Québec et du Canada anglophone.

 

Antonio Artuso


 

Jean Bricmont

L’Impérialisme humanitaire

Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

Préface de Normand Baillargeon

Toute idée, aussi légitime soit-elle, court le risque d’être transformée en idéologie et d’être utilisée par les pouvoirs en place à des fins qui leur sont propres. C’est ce qui arrive avec les idées de défense des droits de l’homme et de démocratie lorsqu’elles se transforment en légitimation de l’ingérence militaire unilatérale et qu’elles appuient le rejet du droit international. C’est à ce discours et à cette représentation qu’il faut s’attaquer si l’on veut construire une opposition radicale et sans complexe aux guerres actuelles et futures. Ce livre se propose de démêler un certain nombre de confusions idéologiques fort répandues sur les thèmes des droits de l’homme, de la démocratie et des rapports entre l’Occident et le reste du monde, confusions qui représentent le principal obstacle à la construction d’un réel mouvement d’opposition aux guerres impériales.

« Peut-on poser des principes humanitaires, invoquer les “droits de l’homme” en ex-Yougoslavie ou en Irak par exemple, et compter ensuite sur les moyens militaires des États-Unis pour les faire respecter, eux dont rien dans la pratique “n’indique la moindre préoccupation sincère pour les droits de l’homme et de la démocratie” ? La réponse de Jean Bricmont est franchement négative. »
Serge Halimi, Le Monde diplomatique

« L’ouvrage de Jean Bricmont exprime la révolte morale d’un homme de science concerné par les guerres contemporaines et par la manière dont elles sont légitimées. Il ose porter un autre regard sur le discours destiné à conquérir l’adhésion des peuples et des individus et fait oeuvre de démystification. »
François Houtart, Alternatives Sud

Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a notamment publié Impostures intellectuelles avec Alan Sokal (Odile Jacob, 1997).

12:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, amerique, barbarie, capitalisme, canada, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, gangsterisme, histoire, irak, imperialisme, liban, oppression capitaliste, paix, politique, presse, romain, racisme, resistance, silence, solidarite, te | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/10/2006

06/10/2006: France: MEETING ANTI IMPERIALISTE

 

De : FISCHER BERNARD [mailto:fischer02003@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 2 octobre 2006 22:57

Objet : MEETING ANTI IMPERIALISTE

 

VENDREDI 6 OCTOBRE 2006, 19 H ; SOUTENONS LA RÉSISTANCE DES PEUPLES DU MOYEN-ORIENT !

 

Soutenons la résistance des peuples du Moyen-Orient ! Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !

AU LIBAN, la nouvelle agression criminelle israélienne vient de détruire une grande partie du pays et de tuer des milliers d'habitants. Cependant, la tentative sioniste de provoquer une guerre civile et la division du pays a jusqu'à présent été mise en échec par le soutien populaire à la résistance armée : non seulement celle-ci n'a pas été anéantie par les forces sionistes, mais pour la première fois dans cette région, elle les a repoussées en leur infligeant de lourdes pertes.

EN IRAK, les États-Unis et leurs alliés ont mené deux guerres totales, ils ont détruit un pays et massacré son peuple, victime durant des années d'un embargo meurtrier. Responsables du chaos actuel, les occupants n'hésitent pas à susciter la guerre civile dans ce pays, sans parvenir à anéantir la guérilla qui les frappe jour après jour.

EN PALESTINE, le sionisme perpétue sa politique coloniale expansionniste. L'État sioniste d'Israël poursuit le nettoyage ethnique des Palestiniens dont il occupe la terre, il poursuit la destruction de la société palestinienne, la casse systématique de ses infrastructures. Cependant, malgré le mur de l'apartheid, les massacres de Gaza et les assassinats de militants, malgré les punitions collectives et les milliers d'emprisonnements arbitraires, malgré l'incroyable pression internationale l'incitant à la capitulation, la résistance multiforme de tout un peuple démontre qu'il ne renonce pas à ses droits nationaux légitimes.

Du Liban à l'Afghanistan, le plan « Grand Moyen-Orient » vise à renforcer la domination de l'impérialisme étatsunien sur toute la région. Cette politique est à l'origine des menaces contre la Syrie ou l'Iran, elle est à l'origine des guerres d'agression subies depuis des années par les peuples arabes. Mais la résistance de ces peuples met en échec le terrorisme impérialiste.

Les grandes puissances qui soutiennent et protègent l'entité sioniste (France et États-Unis en tête) ont fait voter par le Conseil de sécurité de l'ONU la résolution 1701 qui - après la résolution 1559 - met en demeure le gouvernement libanais de neutraliser la résistance. De son côté, Israël pourra continuer ses attaques - sous le prétexte habituel de son « droit à se défendre » - et maintiendra son occupation d'une partie du territoire libanais. L'envoi de troupes au Liban, sous commandement militaire français, dans le cadre de la Finul, n'est que le prolongement d'une politique impérialiste et sioniste dans la région. Il doit être combattu sans concessions ni ambiguïtés : Troupes françaises hors du Liban !

DES MILLIERS DE PRISONNIERS, dont de jeunes enfants, croupissent dans les geôles sionistes : des résistants à l'occupation, enlevés par les bandes armées d'Israël, mis au secret parfois depuis plus de trente ans et détenus arbitrairement. Ce sont des otages de la politique de terreur israélienne. Parmi les combattants antisionistes prisonniers, l'un d'entre eux nous concerne directement : GEORGES IBRAHIM ABDALLAH, COMMUNISTE LIBANAIS, DÉTENU EN FRANCE DEPUIS 23 ANS

Georges Ibrahim Abdallah est membre des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL). Son organisation riposta en 1982 à l'invasion sioniste du Liban en exécutant en France Barsimantov, responsable du Mossad, et Ray, attaché militaire US et responsable de l'OTAN en Europe. Georges Abdallah a été condamné en 1987 par un tribunal spécial à la prison à perpétuité avec une peine de sûreté de 15 ans, bien que sa participation directe n'ait jamais été établie. Le procès de Georges Abdallah fut le résultat d'une manipulation des services secrets français et d'une campagne de désinformation visant à faire l'amalgame entre les FARL et une série d'attentats aveugles commis entre 1986 et 1987. Georges Abdallah est en même temps victime des pressions sionistes et étatsuniennes sur la France. Ainsi, Reagan lui-même aborda le sujet lors d'une rencontre avec Mitterrand.

Aujourd'hui, Georges Abdallah continue à subir, comme d'autres prisonniers politiques révolutionnaires emprisonnés en France, la vengeance d'État, alors que selon le droit français il aurait pu être libéré depuis 1999 par un simple arrêté administratif du ministère de la Justice. La juridiction régionale de Pau autorisa d'ailleurs sa libération en novembre 2003 à la condition qu'il quitte la France. Mais sur ordre du ministre de la Justice, Dominique Perben, le procureur général fit appel et le maintien en prison de Georges Abdallah fut ordonné. Dans la situation actuelle, son maintien en détention apparaît encore plus clairement comme une complicité du gouvernement français avec l'État sioniste.

Le combat pour la libération de Georges Abdallah est de la responsabilité collective de tous ceux qui se revendiquent du camp de la révolution et de la liberté des peuples : communistes, anti-impérialistes, anticolonialistes, antisionistes.

Vendredi 6 octobre 2006, 19 h

MEETING

Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah Militant communiste arabe détenu en France depuis 23 ans Et pour la libération de tous les prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les geôles sionistes

Bourse du Travail de Saint-Denis (9-11 rue Génin, métro : Porte de Paris)

Avec Henri Alleg, Georges Labica, Serge Quadruppani, Sourani Ghazi (membre du Bureau Politique du FPLP), Buthania Khoury (réalisatrice palestinienne du documentaire « Femmes en lutte ») et d'un représentant d'une organisation palestinienne de prisonniers « Nadi Al Assir » De Beyrouth : des interventions du mouvement syndical libanais dont Kastro Abdullah (secrétaire général de la FENASOL)

Organisé par le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Avec la participation du Collectif de soutien à la résistance des peuples du Moyen Orient contre le l'impérialisme et le sionisme

Premiers signataires : Nanterre Palestine, Groupe CRI (communiste révolutionnaire internationaliste), St Ouen Palestine, Enfants de Palestine, Association des Palestiniens en France, Comité palestinien pour le droit au retour (section France), Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Mouvement Justice pour la Palestine, Secours Rouge, Parti communiste Maoïste de France, Revolutionary Proletariat International, ISM France, Niort pour la Palestine, SolidarP, Convergence des causes, Socialismo o Barbarie, comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire, Fédération Syndicale Etudiante Paris I/IV, Camp Anti-Impérialiste, Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT)

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim  :8 c/o LPJ, 58 rue Gay-Lussac, 75005 Paris - +Abdallah  liberonsgeorges@no-log.org

www.enfantsdepalestine.org

23:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, fascisme, histoire, france, imperialisme, injustice, israel, liban, liberte, oppression capitaliste, onu, otan, occupations, palestine, politique, presse, ps, romain, r | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2006

30/09/2006: De Michel Collon, journaliste belge: NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

De Michel Collon, journaliste belge:         NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

 

De la part de Michel Collon
Envoyé : vendredi 29 septembre 2006 20:49
À : Par
Objet : NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

 

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Nouveau sur :

MAUVAIS LIEN ?
Mes excuses pour le lien erroné de la précédente interview sur Darwin, Bush, Ratzinger, etc.
Dans un tel cas, vous pouvez toujours retrouver les articles annoncés
en allant directement en page d'accueil à "Nouveau sur le site".


ACTUALITE :
Hugo Chavez - Discours à l'ONU : Le monde se réveille, Monsieur Bush !
"Hier, Monsieur Bush est venu parler ici comme s'il était le propriétaire du monde"
Chavez

Marseille Solidaire - Les descendants des « Indigènes » sont à Cachan et parmi les déboutés de Sarkozy !
Honorer (trop tard) les indigènes d'hier pour mieux persécuter ceux d'aujourd'hui ?
Indigènes

Leila - En Ratzinger, les architectes du Choc des civilisations ont-ils trouvé leur Apôtre ?
Le parcours d'un homme qui a choisi d'oublier la violence de l'Occident
Ratzinger

Ann Jones - Afghanistan : le paradis des "aides fantômes"
Où est parti l'argent des "dons" US et français ?
Afghanistan

MOYEN - ORIENT :
Daniel Sturm - « Tu ne vois rien, tu ne sens rien et tu ne regardes rien »
350 ex-soldats israéliens préparent une expo et une tournée sur les crimes de Tsahal
Soldat israélien

Marie Nassif - Debs - Position du PC libanais sur la Finul, le Hezbollah, les USA...
L'Europe collabore avec Bush mais ferait bien de se méfier. Elle aussi est visée.
FINUL, Hezbollah...

Emile Lahoud - Discours du président libanais à l'ONU
Lahoud, chrétien, répond à Bush sur le Hezbollah et le "Nouveau Moyen-Orient"
Liban

MEDIAS :
Association des Journalistes - Indépendants, ces journalistes ? Témoignages de pigistes surexploités
Faux indépendants, vrais exploités précaires. "Pisser de la copie", n'importe quelle copie...
Journalistes exploités


Salim Lamrani - Reporters sans Frontières osera-t-il publier cette réponse ?
RSF avoue enfin qu'elle est financée par Washington, mais...
Reporters sans Frontières

11:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, afghanistan, amerique, courcelles, cuba, democratie, europe, euro-dictature, france, histoire, imperialisme, liban, israel, politique, collon, presse, propagande, resistance, sionisme, silence, terrorisme, usa, venezuela, vatican, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/09/2006

22/09/2006: Prisonniers palestiniens et arabes : résistants otages du terrorisme sioniste

De : palestine_en_marche [mailto:palestine_en_marche@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 22 septembre 2006 0:08

Objet : Fw: Prisonniers palestiniens et arabes : résistants otages du terrorisme sioniste

 

N'oublions pas

Saïd Atabeh (détenu depuis 1977),

Nael Barghouty (détenu depuis 1978),

Samir Kintar (détenu depuis 1979),

Akram Mansour (détenu depuis 1979),

Muhammad Abu Ali (détenu depuis 1980),

Sami Younes (détenu depuis 1983),

Bishr Miqt (détenu depuis 1985). 

 

 

 

Prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons sionistes :

Résistants otages du terrorisme sioniste

 

Israël poursuit ses crimes et son agression, contre le peuple palestinien : tous les jours, il tue des résistants, il tue des civils innocents, il détruit des maisons, il rase des champs. Israël poursuit son blocus avec l'aide des Etats-Unis et l'Europe, et la complicité de certains Etats arabes, limitrophes surtout. Et Israël, tous les jours, kidnappe des Palestiniens lors de rafles commises à toute heure de la journée, de préférence à l'aube. Dans les prisons israéliennes, les mesures répressives contre les prisonniers s'accentuent. Les enfants sont utilisés pour travailler et le comble de l'ignonimie des sionistes reste dans leurs justifications : "la rééducation des enfants palestiniens". Cela ferait sans doute plaisir à Segolène Royal. Des témoignages émouvants parviennent des prisonniers, sur les conditions de détention, sur les tortures légalisées dans cet Etat. A l'approche du mois de Ramadan, les familles comptent avec douleur le nombre d'années passées sans leur fils, fille, mère ou père, détenus année après année, alors que les différentes promesses de libération ont été incapables d'aboutir. Déjà à l'approche de la rentrée scolaire, les familles pleuraient le sort de leurs enfants détenus, qui ne pourront pas rejoindre, comme les enfants du monde, leurs classes et leurs amis. 

Deux à trois fois par semaine, la parade médiatique sioniste se renouvelle : convocation des ministres et députés kidnappés au tribunal militaire, semblant de mener des enquêtes ou des délibérations comme dans des Etats ordinaires, déclarations à la presse et retour des kidnappés à leurs  géoles .

De plus, Israël veut diviser les prisonniers, refusant d'admettre que les prisonniers palestiniens issus des régions occupées en 48 sont "échangeables", puisque cet Etat les considère comme des citoyens israéliens. Pour cela, il n'hésite pas à interdire une des structures les plus importantes de la société civile palestinienne de l'intérieur, l'association Ansar el-Sageen qui non seulement défend les prisonniers de 48 mais aussi, par le biais de ses bureaux dans les principales villes de la Cisjordanie, défend les prisonniers et les familles des prisonniers. Le raid policier sur le local de l'association et son pillage ainsi que l'intimidation de son président témoignent de la violence étatique sioniste lorsque les Palestiniens vivant dans leur pays, occupé en 48, se mobilisent.

Lorsque Kofi Anan, secrétaire gérénal de l'ONU, s'était rendu récemment dans la région, il a exprimé la position de la "communauté internationale" vis-à-vis de ces 10.000 otages de l'Etat sioniste : ils ne mériteraient pas l'intérêt de l'ONU, leur sort serait lié à des négociations. Bafouant la dignité de ces milliers de détenus, il ne s'est intéressé qu'au sort des trois soldats israéliens capturés au début de l'été. Qui prétend que l'ONU et les instances internationales défendent les droits des peuples à vivre dans la dignité et l'indépendance ?

Nos prisonniers, palestiniens et arabes, détenus dans les prisons israéliennes, seront libérés, grâce à la résistance légitime palestinienne et libanaise. Cependant, nous avons un rôle important à jouer : ne pas oublier les prisonniers dans nos actions et mobilisations, rester en contact avec leurs familles, leur envoyer des lettres ou des cartes d'amitié, participer à notre échelle à aider leur résistance quotidienne.

 

Prison de Telmond : répression des prisonnières

La prisonnière Su'ad Abu Hamad, de la ville de Nazareth, a déclaré qu'une sauvage campagne de répression s'est abattue sur les prisonnières, la direction de la prison prétendant que deux prisonnières avaient essayé de s'enfuir, en creusant un tunnel. Lors de sa rencontre avec l'avocat de Nadi al-asir, au centre d'interrogatoire d'al-Jalame, le 17 septembre 2006, où elle avait été isolée avec trois autres prisonnières : Arin Ahmad, Abir Amrou et Shirine Sheikh, elle a déclaré que la direction de la prison a transféré les prisonnières suivantes à la prison de Ramleh : Laila Bukhari, Nisrine Abu Zaina, Tahani Zaki, Aysha Abiyat, Ramah Habayeb, Manal Ghanem, Lamia Jalgoum, Sana' Amrou, Su'ad Ghazal, Lina Hadayda, Hala Jabr, Maysoun Abu Ayshe, Riham Ayyash, Firyal Jaara et Amina Mouna.

La direction de la prison avait prétendu que deux prisonnières avaient creusé un tunnel dans la cellule n°16, le 12 septembre dernier, pour justifier sa répression et le transfert des prisonnières.

Le prisonnier Anwar Saoud Hafez Barahma, de Tubas, 30 ans, arrêté depuis le 12 août 2006 a témoigné à son avocat de l'association nadi al-asir, avoir été torturé sauvagement au cours de son arrestation et dans le centre d'interrogatoire d'al-Jalame.

Il a affirmé avoir été arrêté lorsqu'il était parti, à Ramallah, pour acheter un médicament à sa mère. Il a été arrêté au barrage de Attara, puis transféré au centre de détention de Ofer. Le 22 août, il a été transféré au centre d'interrogatoire d'al-Jalame, où il se trouve jusqu'à présent. Il été sauvagement torturé lors des interrgatoires, il a perdu connaissance 5 fois de suite, les séances d'interrogatoire étaient de 9 heures d'affilée, surtout les premiers jours, puis entre 4 et 5 heures, les jours suivants. Mais cela dure depuis 26 jours.

Dans ce centre, il a été enfermé dans une cellule minuscule, où il s'est senti suffoquer. Il s'est mis à crier pour qu'il soit sorti et a menacé les gardiens de se suicider. Ils l'ont alors sorti et mis dans une autre cellule, où il a été attaché au lit, avec des chaînes, pendant plus de 9 heures. "Lorsque je demandais à boire, ils versaient l'eau sur mon corps et ma bouche, pour me faire souffrir psychologiquement".

Alors qu'il se trouvait attaché sur ce lit, il a été cogné sur ses oreilles, les gardiens hurlaient cntre lui et l'insultaient. Ils l'ont menacé de le garder ainsi pendant trois mois.

Le prisonnier affirme ne pas savoir pourquoi il a été arrêté, et quelles sont les charges retenues contre lui, mais les instructeurs ont affirmé qu'il est un "terroriste".

Il avait déjà été fait prisonnier en 1993 et passé 15 mois en prison.

 

Nadi al-Asir al-Filistini, organisation de soutien aux prisonniers et de leurs familles, a lancé une campagne à la solidarité à l'occasion du mois de Ramadan, pour soutenir les prisonniers qui vivent des conditions difficiles, au moment où le blocus économique contre le peuple palestinien et ses institutions se poursuit par "Israël et la communauté internationale". La campagne vise à envoyer aux prisonniers des produits alimentaires et des produits de première nécessité.

 

Dans la prison de Nafha

Les prisonniers dans la prison de Nafha, située à l'extrême sud du désert du Naqab occupé, ont déclaré le 14 septembre dernier à l'avocat de Nadi al-Asir que les conditions de détentin sont extrêmement pénibles, et qu'ils sont soumis à des punitions collectives de la part de l'administration pénitentiaire.

Ils souffrent des transferts incessants des prisonniers, et actuellement, 95% des prisonniers de Nafha sont ceux qui ont été condamnés, alors que la plupart de ceux qui étaient seulement arrêtés ont été transférés. Les prisonniers affirment que ces changements visent à faire de la prison de Nafha une prison pour les condamnés, pour faire de la section Ohali Kedar, dans la prison de Beer Saba', une prison pour les arrêtés.

Les prisonniers se sont plaints des amendes très lourdes que les geôliers leur imposent (racket organisé par les autorités), et les punitions collectives qui touchent les cellules en entier : mise en isolement individuel, interdiction des visites, interdictions des promenades, et des visites entre cellules. Ces punitions constituent des pressions psychologiques intenses sur les prisonniers.

Les prisonniers de Nafha se sentent isolés : les familles sont rarement autorisées à visiter, les stations des télévisions locales ont été interdites et les radios ont des difficultés à recevoir, les avocats ont des difficultés pour les visiter. La Croix-Rouge internationale organise peu de visites, une visite tous les quatre mois, ce qui a de graves conséquences sur la famille du prisonnier. En effet, celle-ci est contrainte d'attendre la visite de la Croix-Rouge pour régler tous les problèmes liés aux moyens de vie de la famille, comme les procurations que doivent donner les prisonniers à leurs familles pour toutes les démarches administratives et financières. Les prisonniers se sont plaints également de l'interdiction qui leur est faite de poursuivre leurs études dans les universités, prétextant des raisons de sécurité.

Les prisonniers de Nafha sont également privés des vêtements, même apportées par la famille. Selon les règlements, les prisonniers peuvent recevoir tous les trois mois des vêtements en provenance des familles, mais l'administration gêne ces règlements, en mettant des interdits, ce qui fait que les prisonniers sont privés de renouvellement de leurs vêtements, allant jusqu'à 6 mois ou 9 mois d'affilée.

Quatre nouvelles sections ont été nouvellement ouvertes dans la prison, chaque section pour 120 prisonniers. Les prisonniers de Nafha s'attendent à l'ouverture de trois nouvelles sections pour que la prison de Nafha puisse contenir 850 prisonniers. Mais ces nouvelles sections manquent de tous les constituants nécessaires à une vie digne. De plus, les prisonniers ont demandé à toutes les associations de solidarité de leur envoyer des livres.

(Rapports de Nadi al-asir al-Filistini)

 

La prisonnière Arij Arqawi, de Jénine, témoigne

Ali Samoudi

 

La prisonnière Arij Mustafa Arqawi, de Jénine, a lancé un appel aux organismes internationaux et humanitaires pour agir et faire cesser la campagne répressive israélienne contre les prisonnières, et notamment dans la prison de Telmond - Hasharon, suite à l'annonce par la direction de la prison avoir découvert une tentative de fuite de la part des prisonnières.

Dans un entretien avec la prisonnière, condamnée à quatre ans de prison, Arij a démenti les allégations de l'administration pénitentiaire, affirmant qu'il s'agit d'une nouvelle mesure inventée par l'administration pour accentuer sa répression contre les prisonnières, arracher leurs droits et les priver de toute vie digne.

Arij Arqawi a déclaré que les prisonnières ont été surprises par la mobilisation de l'administration pénitentiaire, parlant d'un tunnel creuse, pour commencer à fouiller et à investir les cellules, pour brutaliser les prisonnières, les insulter et finalement, les séparer en isolant des prisonnières et en transférant d'autres.

Détenue depuis 38 mois, Arqawi a déclaré que les conditions de détention sont de pire en pire, surtout depuis la capture des soldats israéliens, à Gaza et au Liban, comme s'il y avait une volonté de vengeance sur les prisonnières, les empêchant d'être reliées au monde extérieure. Les chaînes satellitaires ont été supprimées, les visites et la cantine aussi. Les prisonnières malades ont été privées de soin, sauf à l'akamol (aspirine) et à l'eau.

Les pressions psychologiques prennent plusieurs formes : concernant les visites des familles, l'administration pénitentiaire supprime la visite à la dernière minute, après que la famille ait passé une demi-journée, à partir de 4 ou 5 heures du matin, à se rendre à la visite. Quant aux visites elles-mêmes, quand elles sont autorisées, les prisonnières ne peuvent saluer, embrasser ou toucher leurs familles. C'est derrière une vitre épaisse et par téléphone que les prisonnières communiquent.

Arij a déclaré que les prisonnières sont en colère contre les mesures de transfert de plusieurs prisonnières. Elle lance un cri d'appel à la Croix-Rouge Internationale et à toutes les institutions humanitaires pour agir et mettre fin à ces violations flagrantes du droit humanitaire.

 

Le prisonnier Hamze Zayed : sa mère attend courageusement sa libération

Jénine, Ali Samoudi

 

La maladie et l'âge n'ont pas entamé la volonté et la détermination de cette mère palestinienne, Jamila Zayed, dont le fils Hamze est en prison depuis vingt ans, condamné à la prison à perpétuité. Israël a refusé de le libérer tout au long de ces années, ni dans les opérations d'échanges ni dans les "mesures de bonne invention". Malgré sa tristesse et son âge avancé, elle continue à espérer sa libération, à espérer assister à son mariage, comme tous ceux de sa génération qui ont été diplômés, qui ont des familles alors que Hamze passe année après année derrière les barreaux. Ils l'ont privé d'études, il a été arrêté alors qu'il était étudiant à l'université de Beer Zeit, et ils empêchent sa mère de l'embrasser. Depuis 20 ans, elle vit cette amertume. Son père est décédé alors qu'il était en prison, il aurait bien voulu le voir et l'embrasser avant sa mort.

Jamila se rappelle les instants de l'arrestation, vingt ans plus tôt. Elle n'oublie pas quand les forces de l'occupation ont arrêté ses deux fils, Hamze, 21 ans et Umar, 23 ans, avant de les condamner à la prison à vie, en 1986, avec leur camarade Samer Mahroum, accusés d'avoir tué un coln israélien, Ilyahu Amidi, dans la ville d'al-Quds, dans une opération du FPLP. Pour l'occupation, l'arrestation des deux frères n'était pas suffisante, "ils ont démoli une partie de notre maison et clos une autre partie. Ils ont pratiqué la torture la plus sauvage, les ont privés de visites pendant de longues périodes, par esprit de vengeance après cette opération qui a suscité des remous dans la rue israélienne.

"Nous avons patienté, nous avons supporté toutes ces souffrances, nous avons espéré leur libération lorsque le processus de paix a cmmencé, mais malgré toutes les opérations de libération ou d'échanges de prisonniers, le geôlier israélien a insisté pour supprimer le nom de Hamze et de son camarade Samer de toutes les listes, car ils sont considérés comme ayant du sang sur les mains. Malgré tous les efforts que nous avons faits, Hamze et Samer n'ont pu être libérés. Et l'espoir se renouvelle constamment, mais la vie passe rapidement, et Hamze est toujours en prison.

"A chaque mois de Ramadan qui vient, et ce sont les mêmes souvenirs qui reviennent, Ramadan s'achève puis la fête, et mon coeur bat pour le voir, pour le sentir près de moi, à la maison". Et en ce mois de Ramadan, je crie : "n'oubliez pas Hamze, j'en appelle à Sayyid Hassan Nasrallah, à la résistance à Gaza, je leur demande d'être fermes et déterminés, de mener des négociations pour faire libérer ceux qui ont des lourdes peines, ceux que Israël insiste à vouloir maintenir en prison. Donnez nous l'occasion de nous rencontrer, laissez entrer la joie dans ma vie en serrant dans mes bras celui qui a maintenant 40 ans, et qui est derrière les barreaux".

 

Traduit par

Palestine en marche

20:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crimes, colonialisme, democratie, actualite, barbarie, courcelles, fascisme, histoire, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, otan, occupations, palestine, paix, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa, guerre | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/09/2006

24/09/2006: Discours de Hugo Chávez, président du Venezuela, aux Nations Unies, le 20 septembre 2006


De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : dimanche 24 septembre 2006 15:13
Objet : [mannekenpeace] Re: [siecle_de_combat] Discours de Chavez : entre réalité sociale et pouvoir des médias

 

pour ceux qui ne l'ont pas encore lu :

 

Discours de Hugo Chávez, président du Venezuela, aux Nations Unies, le 20 septembre 2006

http://questionscritiques.free.fr/discours/Hugo_Chavez_ON...

 

"Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d'abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n'ont pas lu ce livre à le lire.

 

Noam Chomsky, l'un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l'un de ces tout derniers ouvrages, /'Hegemony or Survival: The Imperialist Strategy of the United States.'/ [L'hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l'agite en face de l'Assemblée Générale.] C'est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s'est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, sur ce qui se passe aujourd'hui et sur la plus grande menace qui plane sur notre planète.

 

Les prétentions hégémoniques de l'Empire Américain mettent en danger la survie-même de l'espèce humaine. Nous continuons de vous alerter sur ce danger et nous en appelons au peuple des Etats-Unis et au monde à faire cesser cette menace, qui est une épée de Damoclès. J'avais pensé, un moment, vous faire la lecture de ce livre, mais pour des raisons de temps, [il fait tourner les pages du livre, qui sont nombreuses] je me contenterai de vous le recommander.

 

Il se lit facilement, c'est un très bon livre, et je suis sûr, Madame la Présidente, que vous le connaissez. Il a été publié en anglais, en russe, en arabe et en allemand. Je pense que les premiers qui devraient le lire sont nos frères et nos soeurs des Etats-Unis, parce que la menace se trouve exactement dans leurs propres foyers.

 

Le diable s'est introduit chez eux. Le diable, le diable lui-même, est dans leur maison.

 

Et Hier, le diable est venu ici. Ici, le diable est entré. Juste ici. [Il fait le signe de croix] Et ça sent encore le soufre aujourd'hui. Hier, Mesdames et Messieurs, de cette tribune, le président des Etats-Unis, le monsieur que j'appelle le Diable, est venu ici parler comme s'il possédait le monde entier. Vraiment. Comme s'il était le propriétaire du monde.

 

Je pense que nous pourrions appeler un psychiatre pour analyser la déclaration que le président des Etats-Unis a faite hier. En tant que porte-parole de l'impérialisme, il est venu pour faire partager ses remèdes de charlatan afin d'essayer de préserver le modèle actuel de domination, d'exploitation et de pillage des peuples du monde.

 

Alfred Hitchcock aurait pu utiliser [cette déclaration] comme scénario pour un de ses films. Je peux même proposer un titre : "La Recette du Diable".

 

Comme Chomsky le dit [dans son livre] de façon claire et détaillée, l'empire américain fait tout ce qu'il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide.

 

La déclaration du dépositaire du monde -- cynique, hypocrite, emplie de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler.

 

Ils disent qu'ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c'est cela leur modèle démocratique ! C'est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s'impose par les armes, les bombes et l'artillerie.

 

Quelle étrange démocratie ! Aristote pourrait bien ne pas la reconnaître -- ou les autres qui sont aux racines de la démocratie. Quelle sorte de démocratie imposez-vous avec les Marines et les bombes ?

 

Hier, le président des Etats-Unis nous a dit, ici-même, dans cette salle, et je cite : "Partout où vous regardez, vous entendez des extrémistes vous dire que vous pouvez échapper à la pauvreté et retrouver votre dignité par la violence, la terreur et le martyre". Partout où il regarde, il voit des extrémistes. Et vous, mes frères -- il regarde la couleur de votre peau et il dit, oh ! il y a un extrémiste. Evo Morales, le valeureux président de Bolivie est, pour lui, un extrémiste.

 

Les impérialistes voient des extrémistes partout. Ce n'est pas que nous soyons des extrémistes. C'est que le monde se réveille. Il se réveille partout. Et les gens se lèvent.

 

J'ai le sentiment, cher dictateur du monde, que vous allez vivre le reste de votre vie comme un cauchemar, parce que le reste d'entre nous se lève, tous ceux qui se soulèvent contre l'impérialisme américain, qui réclament l'égalité, le respect, la souveraineté des nations.

 

Oui, vous pouvez nous appeler des extrémistes, mais nous sommes en train de nous soulever contre l'empire, contre ce modèle de domination.

 

Alors, le président a dit -- et c'est lui qui l'a dit -- : "Je suis venu parler directement aux populations du Moyen-Orient, pour leur dire que mon pays veut la paix".

 

C'est vrai. Si nous marchons dans les rues du Bronx, si nous nous promenons dans New York, Washington, San Diego, dans n'importe quelle ville, San Antonio, San Francisco et que nous demandons aux gens, aux citoyens des Etats-Unis, que veut ce pays ? Veut-il la paix ? Ils diront oui.

 

Mais ce gouvernement ne veut pas la paix. Le gouvernement des Etats-Unis ne veut pas la paix. Il veut exploiter son système d'exploitation, de pillage, d'hégémonie par la guerre.

 

Il veut la paix ? Mais que se passe-t-il en Irak ? Que se passe-t-il au Liban ? En Palestine ? Que se passe-t-il ? Que s'est-il passé ces 100 dernières années en Amérique Latine et dans le monde ? Et à présent il menace le Venezuela -- de nouvelles menaces contre le Venezuela, contre l'Iran ?

 

Il a parlé au peuple libanais. Beaucoup d'entre vous, leur a-t-il dit, ont vu comment leurs maisons et leurs communautés ont été prises dans les tirs croisés. Comment peut-on être cynique à ce point ? Quelle capacité à mentir d'un air penaud ! Les bombes sur Beyrouth d'une précision millimétrée ?

 

Ce sont des feux croisés ? Il pense à un western, lorsque les gens dégainent de la hanche et tirent et que quelqu'un se trouve pris dans les feux croisés.

 

Ceci est impérialiste, fasciste, assassin, génocide. L'empire et Israël qui tirent sur les Palestiniens et les Libanais. C'est ce qu'il s'est passé. Et à présent, nous entendons "Nous souffrons parce que nous voyons nos maisons détruites".

 

Le président des Etats-Unis est venu parler aux peuples -- aux peuples du monde. Il est venir leur parler -- J'ai apporté quelques documents avec moi, parce que ce matin je lisais quelques déclarations -- et je vois qu'il s'est adressé au peuple d'Afghanistan, au peuple du Liban, au peuple de l'Iran. Et il s'est adressé directement à ces peuples.

 

Et vous pouvez vous demander, alors que le président des Etats-Unis s'adresse à ces peuples du monde, ce que ces peuples du monde lui diraient si on leur donnait la parole ? Qu'auraient-ils à dire ?

 

Et je pense avoir une petite idée de ce que les peuples du Sud, les oppressés pensent. Ils diraient "Impérialiste yankee, rentre chez toi!" Je pense que c'est ce que ces peuples diraient si on leur donnait le micro et s'ils pouvaient parler d'une seule voix aux impérialistes américains.

 

Et voici pourquoi, Madame la Présidente, mes chers collègues, mes amis, l'année dernière nous sommes venus ici dans cette même salle, comme nous l'avons fait ces huit dernières années, et nous avons dit quelque chose qui s'est à présent confirmée -- entièrement, entièrement confirmée.

 

Je ne pense pas que quiconque dans cette pièce pourrait défendre ce système. Voyons les choses en face ! Soyons honnêtes ! Le système de l'O.N.U., né après la Deuxième Guerre Mondiale, a fait faillite. Il est inutile.

 

Oh, oui ! Il est bon de nous réunir tous ensemble une fois par an, de nous rencontrer, de faire des déclarations et de préparer toutes sortes de longs documents et d'écouter de bons discours, comme celui que de (inaudible), hier, celui du Président Lula. Oui c'est bon pour cela. Et il y a beaucoup de discours et nous en avons entendu beaucoup, du président du Sri Lanka, par exemple, et de la Présidente du Chili.

 

Mais nous, l'assemblée, avons été transformés en un organe à peine délibérant. Nous n'avons aucun pouvoir, aucun pouvoir d'avoir le moindre impact sur la terrible situation mondiale. Et c'est pourquoi le Venezuela propose une nouvelle fois, ici, aujourd'hui, le 20 septembre [2006] que nous ré-établissions les Nations-Unies.

 

L'année dernière, Madame, nous avons fait quatre propositions modestes que nous ressentions comme étant d'une importance cruciale. Nous devons en assumer la responsabilité, nos chefs d'Etats, nos ambassadeurs, nos représentants, et nous devons en discuter.

 

La première est l'extension [du Conseil de Sécurité], et Lula en parlé hier ici-même. Le Conseil de Sécurité comporte à la fois une catégorie permanente et une catégorie non-permanente, (inaudible) les pays en développement et les pays sous-développés doivent accéder à des sièges de membres permanents. C'est la première étape.

 

Deuxièmement, des méthodes efficaces pour s'occuper et résoudre les conflits mondiaux, des décisions transparentes. Point trois, la suppression immédiate -- et c'est une chose à laquelle tout le monde appelle -- du mécanisme antidémocratique connu sous le nom de veto, le veto sur les décisions du Conseil de Sécurité.

 

Permettez-moi de vous donner un exemple récent. Le veto immoral des Etats-Unis qui a permis aux Israéliens, en toute impunité, de détruire le Liban. Exactement devant nous tous alors que nous étions debout à regarder, une résolution du conseil fut empêchée.

 

Quatrièmement, nous devons renforcer, comme nous l'avons toujours dit, le rôle et les pouvoirs du secrétaire général des Nations-Unies.

 

Hier, le secrétaire général nous a pratiquement livré son discours d'adieu. Et il a reconnu que pendant ces dix dernières années, les choses sont tout simplement devenues plus compliquées ; la faim, la pauvreté, la violence, les violations des droits de l'homme se sont aggravées. C'est la conséquence extrême de l'effondrement du système des Nations Unies et des prétentions hégémoniques des Etats-Unis.

 

Madame, le Venezuela, il y a quelques années, a décidé de livrer cette bataille au sein des Nations-Unies en reconnaissant l'ONU. En tant que membres, et nous prêtons nos voix, nos réflexions. Notre voix est une voix indépendante pour représenter la dignité et la recherche de la paix et ré-élaborer le système international ; pour dénoncer la persécution et l'agression par les forces hégémoniques de la planète.

 

Voici comment le Venezuela s'est présenté. La patrie de Bolivar a cherché à obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité. Voyons ! Bon, il y a eu une attaque en règle par le gouvernement étasunien, une attaque immorale, pour essayer d'empêcher le Venezuela d'être élu librement à un poste au Conseil de Sécurité.

 

L'imperium a peur de la vérité, il a peur des voix indépendantes. Il nous appelle extrémistes, mais ce sont eux les extrémistes. Et j'aimerais remercier tous les pays qui ont aimablement annoncé leur soutien au Venezuela, même si le scrutin est secret et qu'il n'est pas nécessaire d'annoncer ces choses.

 

Mais étant donné que l'imperium a attaqué, ouvertement, ils ont renforcé les convictions de nombreux pays. Et leur soutien nous renforce. Le Mercosur, en tant que bloc, a exprimé son soutien. Nos frères du Mercosur. Le Venezuela, avec le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay, est un membre à part entière du Mercosur.

 

Et de nombreux autres pays d'Amérique Latine, *CARICOM* et la Bolivie ont exprimé leur soutien au Venezuela. La Ligue Arabe, l'ensemble de la Ligue Arabe a exprimé son soutien, nos frères des Caraïbes, l'Union Africaine. Presque toute l'Afrique a exprimé son soutien pour le Venezuela et des pays comme la Russie et la Chine et beaucoup d'autres.

 

Je vous remercie chaleureusement de la part du Venezuela, de la part de notre peuple et de la part de la vérité, parce que le Venezuela, avec un siège au Conseil de Sécurité, n'exprimera pas seulement la pensée du Venezuela, mais il sera aussi la voix de tous les peuples du monde et nous défendrons la dignité et la vérité.

 

Au-delà et au-dessus de tout cela, Madame la Présidente, je pense que nous avons des raisons d'être optimistes. Un poète aurait dit "désespérément optimistes", parce qu'au-dessus et au-delà des guerres et des bombes et de la guerre agressive et préventive et la destruction de peuples entiers, on peut voir qu'une nouvelle ère se dessine.

 

Ainsi que Silvio Rodriguez le dit, cette ère donne naissance à un coeur. Il y a des moyens alternatifs de penser. Il y a des jeunes gens qui pensent différemment. Et ceci s'est déjà vu en l'espace d'une simple décennie. Il a été démontré que la fin de l'histoire était une affirmation totalement fausse et la même chose a été démontrée à propos de la /Pax Americana/ et de l'établissement du monde capitaliste néolibéral. Il a été démontré que ce système engendre la pauvreté. Qui le croit maintenant ?

 

Ce que nous avons à faire maintenant est de définir le futur du monde. L'aube se lève partout. Vous pouvez vous en rendre compte en Afrique et en Europe et en Amérique Latine et en Océanie. Je veux insister sur cette vision optimiste.

 

Nous devons nous renforcer, notre volonté de livrer bataille, notre conscience. Nous devons construire un monde nouveau et meilleur. Le Venezuela se joint à cette lutte et c'est pourquoi nous sommes menacés. Les Etats-Unis ont déjà planifié, financé et mis en place un coup d'Etat au Venezuela et ils continuent de soutenir les tentatives de coup d'Etat au Venezuela et ailleurs.

 

La Président Michelle Bachelet nous a rappelé, il y a juste un instant, l'assassinat horrible de l'ancien ministre des Affaires Etrangères, Orlando Letelier.

 

Et je voudrais ajouter une chose : Ceux qui ont perpétré ce crime sont libres. Et cet autre événement où un citoyen américain est mort, tué par les Américains eux-mêmes. Ils étaient des tueurs de la CIA, des terroristes.

 

Et nous devons rappeler dans cette pièce que dans exactement trois jours il y aura un autre anniversaire. Trente ans auront passé depuis cette attaque terroriste horrible contre l'avion cubain de la ligne /Cubana de Aviacion/, où 73 innocents ont trouvé la mort.

 

Et où se trouve le plus grand terroriste de ce continent qui a pris la responsabilité de faire sauter cet avion ? Il a passé quelques années en prison au Venezuela. Mais grâce à la CIA et aux responsables du gouvernement [vénézuélien] de l'époque, il fut autorisé à s'échapper et il vit dans ce pays, protégé par le gouvernement [des Etats-Unis].

 

Mais il a été condamné. Il avait avoué son crime. Mais les normes du gouvernement étasunien sont à géométrie variable. Il protège les terroristes lorsqu'il le veut.

 

Et ceci, pour dire que le Venezuela est entièrement engagé à combattre le terrorisme et la violence. Et nous sommes l'un des peuples qui combattent pour la paix.

 

Luis Posada Carriles est le nom de ce terroriste qui est protégé ici. Et d'autres personnes extrêmement corrompues qui se sont échappées du Venezuela vivent aussi ici sous protection : un groupe qui a posé des bombes dans diverses ambassades, qui a assassiné des gens pendant le coup d'Etat. Ils m'ont kidnappé et ils allaient me tuer, mais je pense que Dieu est descendu et notre peuple est sorti dans les rues et l'armée y était aussi et ainsi je suis ici devant vous, aujourd'hui.

 

Mais ces personnes qui ont dirigé ce coup d'Etat sont ici, aujourd'hui, dans ce pays, protégés par le gouvernement américain. Et j'accuse le gouvernement américain de protéger ces terroristes et d'avoir un discours complètement cynique.

 

Nous avons mentionné Cuba. Oui, nous y étions, il y a encore quelques jours. Nous sommes revenus de là-bas très heureux. Et là-bas, vous voyez qu'une nouvelle ère est née. Le Sommet des 15, le Sommet des non-alignés, ont adopté une résolution historique. Ceci est le document qui en a résulté. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous le lire.

 

Mais vous avez toute une série de résolutions ici qui ont été adoptées d'une façon transparente après un débat ouvert -- par plus de 50 chefs d'Etats. Pendant quelques semaines, La Havane était la capitale du Sud et nous avons donné, une fois encore, un nouvel élan au groupe des non-alignés.

 

Et s'il y a quelque chose que j'aimerais vous demander à tous ici, mes compagnons, mes frères et mes soeurs, c'est de bien vouloir prêter votre bonne volonté pour permettre un nouvel élan au Mouvement des Non-Alignés afin de donner naissance à une nouvelle ère, pour empêcher l'hégémonie et empêcher de nouvelles avancées de l'impérialisme.

 

Et comme vous le savez, Fidel Castro est le président des non-alignés pour les trois prochaines années et nous pouvons lui faire confiance pour qu'il dirige cette charge efficacement. Malheureusement, ils ont pensé "Oh ! Fidel est en train de mourir." Mais ils vont être déçus parce qu'il n'est pas mort. Et non seulement il est en vie, il est de retour dans son uniforme vert et il préside désormais les non-alignés.

 

Donc, mes chers collègues, Madame la Présidente, un nouveau mouvement, fort, est né, un mouvement du Sud. Nous sommes des hommes et des femmes du Sud. Avec ce document, avec ces idées, avec ces critiques. Je referme à présent mon dossier. Je prends le livre avec moi. Et, n'oubliez pas, je le recommande très fortement et très humblement à vous tous.

 

Nous voulons des idées pour sauver notre planète, pour sauver la planète de la menace impérialiste. Et espérons que dans ce siècle-même, dans pas trop longtemps, nous verrons cette, nous verrons cette nouvelle ère. Et pour nos enfants et nos petits-enfants, un monde de paix basé sur les principes fondamentaux des Nations-Unies, mais de Nations-Unies rénovées.

 

Et peut-être devrons-nous déménager leur siège. Peut-être devons nous le mettre ailleurs ; peut-être dans une ville du Sud. Nous avons proposé le Venezuela.

 

Vous savez que mon médecin personnel a dû rester dans l'avion. Le chef de la sécurité a dû rester enfermé dans un avion verrouillé. Aucuns de ces deux messieurs n'ont été autorisés à venir assister à la réunion de l'Onu. Ceci est un autre abus et un autre abus de pouvoir de la part du Diable. Cela sent le soufre ici, mais Dieu est avec nous et je vous embrasse tous.

 

Que Dieu nous bénisse tous ! Bonne journée à vous.

----- Original Message -----

From: Yves Wangneur

To: Albert ; Jean Bricmont ; Thierry Delforge ; Patsy ; radioairlibre ; thierry thomas ; Siecle ; Manneken Peace

Sent: Saturday, September 23, 2006 6:35 PM

Subject: [siecle_de_combat] Discours de Chavez : entre réalité sociale et pouvoir des médias

 


Suite au discours de Chavez à l'ONU, il y a eu beaucoup de réactions, essentiellement de la part de l'élite. Et puisque certains croient encore en l'angélisme de Clinton, le type qui se faisait tailler des pipes (par une moche en plus) au lieu de bosser, je vous propose de noter la réaction de cette personne : "Le discours de Chavez porte préjudice à son pays". Qui a dit que les Démocrates étaient le 2°parti servant l'impérialisme ?
Les différents journaux américains ont vivement critiqué les déclarations de Chavez, estimant que c'était "de la folie gauchiste". "El Comercio" (de Lima) a parlé d'insulte, La Libre Belgique parle d'injures.
Cela, c'est le discours des médias, des gens qui sont censés nous représenter.
Les représentés, donc nous, ont une réaction un peu différente. Comme vous le savez, Chavez fait référence à un des derniers bouquins de Chomsky : "Hégémonie ou survie". Sur Amazon, les commandes pour ce livre sont passés en 2 jours de la 160.772° place à la septième !!!
Ce qui tend à démontrer 2 choses : 1) Les gens écoutent Chavez, l'approuvent et suivent ses conseils, 2) Ils sont interessés par la pensée de Chomsky.

Ca doit être ça le populisme ...

20:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, romain, cuba, cia, colonialisme, chili, democratie, crimes, fascisme, guerre, actualite, afghanistan, amerique, afrique, belgique, courcelles, gangsterisme, histoire, iran, irak, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, occupations, paix, palestine, politique, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/09/2006

18/09/2006: QUI ARME ISRAËL: ISRAËL, MEMBRE DE LA FRANCOPHONIE ?...:Gaza est une prison

 

QUI ARME ISRAËL ? par Xavière Jardez (p. 3 à 5)

 

 

n°64

  18 septembre 2006

 

 

- ISRAËL, MEMBRE DE LA FRANCOPHONIE ?...

- Non, merci !

 

                                                                    par Gilles Munier

 

Les 28 et 29 septembre, se tiendra à Bucarest le XIème Sommet de la Francophonie. Cinquante trois pays devraient y participer. Selon certains observateurs, l’absence du Liban - si elle est confirmée – va permettre à Israël d’adhérer à l’organisation internationale.

 

Il faut savoir que les décisions aux sommets de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) se prennent à l’unanimité des membres présents. Les pressions exercées par la France sur la Roumanie pour qu’elle n’invite pas le Président libanais Emile Lahoud ayant été suivies d’effets : il n’y aura pas de veto libanais à l’entrée d’Israël dans la Francophonie. Il suffira que le Canada propose la candidature de l’Etat hébreu -  comme on lui en prête l’intention - pour qu’elle soit acceptée, probablement sans discussion.

 

Lobbying israélien

Tout a commencé avec l’accord Bush-Chirac de partage du « Grand Moyen-Orient ». Les Etats-Unis acceptaient que la France « mette de l’ordre » dans son pré carré : la Syrie et Le Liban, pays faisant partie de sa zone d’influence après la Première guerre mondiale. Les grandes manœuvres ont commencé en septembre 2004 avec le vote de la résolution 1559 de l’ONU et le refus du président français d’accepter la prolongation pour 3 ans du mandat d’Emile Lahoud à la présidence du Liban. Depuis, les ministres français de passage à Beyrouth refusent de le rencontrer.

 

L’idée de Jacques Chirac d’intégrer rapidement Israël dans la Francophonie date aussi de 2004. En février, recevant à Paris le Président israélien Moshé Katsav, il avait déclaré qu’un consensus devait «permettre dès que possible l’admission d’Israël… au sein des instances de la Francophonie ». Rafic Hariri, alors Premier ministre du Liban, était sans aucun doute dans la confidence. L’Etat hébreu qui s’estime marginalisé dans les organisations internationales, pourrait donc présenter sa candidature au sommet de l’OIF, ce dont il s’était abstenu jusque là, sûr d’essuyer une rebuffade, ce qui en diplomatie est assimilé à un affront.

 

Depuis la visite de Moshé Katsav, le Haut Conseil scientifique franco-israélien est en activité. Les ventes d’armes et la coopération militaire franco-israélienne ont été discrètement relancées. Trois villes israéliennes : Tel-Aviv, Eilat et Natanya, ont intégré l’Association francophone internationale de coopération décentralisée (AFICOD). En 2005, l’université de Tel-Aviv a été admise sein de l’AUPELF (Association des universités partiellement ou entièrement de langue française). Israël est devenu un des principaux partenaires du Forum francophone des affaires… etc… etc…

 

En juin 2006, le Sénateur André Ferrand (1) et Philippe Richert –  Président du groupe France-Israël au Sénat – pouvaient se frotter les mains : Edouard Balladur, Président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, avait dit à Shimon Pérès, à Jérusalem, qu’il souhaitait « une entrée rapide d’Israël dans la francophonie » et  que « le seul obstacle était le Liban » (2). A Paris, Ehud Olmet passait pour un « homme de paix », et Israël était présenté -  sans rire - comme un pays francophone … et francophile. Un mois plus tard, « Tsahal » agressait le Liban, les victimes civiles dépassaient le millier et les infrastructures du pays détruites. Qana était de nouveau synonyme de crime de guerre

 

« Ingérence directe » dans les affaires du Liban

On aurait pu penser que cette guerre allait renvoyer aux calendes grecques le projet de candidature israélienne à la Francophonie. Il n’en est rien. Christian Prada, ministre d’Etat roumain chargé de la Francophonie, était à Beyrouth début septembre pour convaincre Fouad Siniora, Premier ministre libanais, d’assister au sommet. Il lui a proposé d’y « poursuivre des négociations sérieuses sur le processus en cours au Liban » (2). L’an dernier, Jacques Saada, ministre canadien responsable de la francophonie, était allé plus loin en suggérant l’adhésion simultanée d’Israël et de l’Autorité palestinienne à l’OIF, afin que leur présence soit une « valeur ajoutée au processus de paix israélo-palestinien » (3).

 

L’interdiction faite au Président Lahoud de participer au sommet de Bucarest est condamnée par la majorité des Libanais. Le 21 juin 2006, il avait rappelé, avec le soutien du Général Aoun, que ce n’est pas à la France de « décider de la personne qui présidera la délégation libanaise au sommet ». Une violente campagne anti-Chirac s’était alors développée, accusant le Président français d’ « ingérence directe » dans les affaires libanaises.

 

Fouad Siniora, Premier ministre déjà contesté pour ses amitiés à l’étranger, est bien embarrassé. S’il se rend en Roumanie, il passera définitivement pour un traître. Il a certes déclaré, le 30 août 2006, que « le Liban sera le dernier pays du monde arabe à ratifier un traité de paix avec Israël », mais en ajoutant qu’il ne signera «aucun accord séparé tant qu'une paix globale et juste ne sera pas instaurée dans la région sur la base de l'initiative saoudienne » (4), mais il n’a pas précisé s’il était hostile à des contacts indirects avec l’Etat hébreu dans cette arène internationale.

 

L’adhésion à part entière d’Israël à la Francophonie va être interprétée comme un gage donné au terrorisme d’Etat. Qui peut croire qu’après cela les Israéliens ne lorgneront plus vers les eaux du Litani ? Ou que l’Etat hébreu va démanteler ses colonies de peuplement et mettre son arrogance en sourdine ? Au nom de la solidarité entre pays « francophones », est-on prêt à avoir pour ennemis prioritaires ceux qu’Israël nous désignera ? Deux mois après l’agression contre le Liban, pays considéré à juste titre comme un des piliers de la francophonie dans le monde, il ne faudra pas s’étonner si le tour de passe-passe chiraquien est perçu par les pays musulmans comme un coup de force pro israélien. 

 

Notes :

(1) Et par ailleurs Président du groupe France-Yémen au Sénat !

(2) Edouard Balladur à Jérusalem souhaite une entrée rapide d'Israël dans la francophonie. Commentaires de Max Semory (7/6/06 – audio)

http://www.a7fr.com/Default.aspx?tabid=52&articleType=ArticleView&articleId=8466

 (2) Bucarest « insiste » sur la présence de Siniora au sommet de la francophonie (L’Orient-Le Jour – 8/9/06).

(3) Israël et la Palestine futurs membres de la Francophonie, par Elias Lévy (The Canadian jewish news, 1/9/05   http://www.cjnews.com/viewarticle.asp?id=7160&s=1

(4) Siniora pessimiste pour un traité de paix entre le Liban et Israël (Libaniews - 30/8/06)

http://www.libnanews.com/2006/08/sanioura_pessim.html

 

Palestine : Gaza est une prison 

par Patrick Cockburn - The Independent – Extrait - 7/9/06

 

«C'est notre pire année depuis 1948 [année du début de l'exode massif de réfugiés palestiniens à Gaza», affirme le Dr Maged Abu-Ramadan, ophtalmologiste devenu maire de la ville de Gaza.  «Gaza est une prison.  Ni les personnes ni les marchandises n'ont le droit de quitter la région.  Les gens connaissent déjà la famine.  Ils essaient de survivre en mangeant du pain, des falafels (boulettes frites de fèves sèches et de pois chiches), et les quelques tomates et concombres qu'ils font pousser

 

Les rares moyens que les habitants/antes de Gaza avaient pour faire un peu d'argent ont disparu.  Le Dr Abu-Ramadan dit que les Israéliens «ont détruit 70% des orangeraies pour créer des zones de sécurité».  Les oeillets et les fraises, deux principaux produits d'exportation de Gaza, ont été jetés ou abandonnés et pourrissent. Un bombardement aérien israélien a détruit la centrale électrique et 55% de l'énergie électrique est maintenant presque aussi intermittente qu'à Bagdad.

 

L'offensive israélienne au cours des deux derniers mois a frappé une société déjà durement affectée par le retrait des subventions de l'Union européenne après qu'en mars le Hamas a été élu en tant que gouvernement palestinien.  Israël retient les taxes prélevées sur les marchandises qui entrent à Gaza.  Ployant sous les pressions des États-Unis, les banques arabes à l'étranger ne remettent pas les fonds au gouvernement.       Traduction : Collectif de traduction - pueblo@sympatico.ca 

Texte intégral : http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article1372026.ece

Dossier : Qui arme Israël ?

 

Armes israéliennes :

« Le cessez-le-feu n’est pas dans l’intérêt d’Israël »

selon le Pentagone

 

par Xavière Jardez

 

C’est avec une insistance malsaine que les médias français et autres ont souligné et soulignent toujours l’origine syrienne et iranienne des armes  du Hezbollah, armes qui ne se comparent en rien à l’arsenal israélien (voir encadré), le Hezbollah ne disposant d’aucune capacité de défense aérienne, et qu’un silence de plomb sur l’origine US des armes d’Israël a été respecté.

 

La dépendance vis-à vis de l’Iran des chefs de la résistance libanaise est bien moindre que celle des politiciens  israéliens vis-à-vis des Etats-Unis où un lobby pro-israélien a tous les pouvoirs ou celle de la communauté juive à l’étranger vis-à-vis d’Israël.

 

Toutes les armes qui équipent l’armée israélienne, et qu’elle utilise dans ses attaques contre les populations, palestinienne et libanaise, pour ses assassinats ciblés, dans ses démolitions de maisons (bulldozer Caterpillar),  etc… comme le rapportent les documents du Département d’Etat sur les droits de l’homme de 2003, 2004 et 2005 proviennent dans leur grande majorité des Etats-Unis. Il peut y avoir quelques avions de chasse français, mais ses F-16 produits à Forth Worth, ses hélicoptères Apache, ses missiles Sparrow et Sidewinter, tout cela vient des Etats-Unis. Et l’usage qu’en fait l’Etat sioniste est en complète violation de la loi américaine sur le contrôle de l’exportation d’armes (Arms Export Control Act) : les armes d’origine US ne peuvent être utilisées que pour une défense légitime et la sécurité intérieure.

 

L’aide militaire à Israël, via le Foreign Military Financing,  qui en a été le bénéficiaire le plus important de tous temps, a largement augmenté depuis 2001 et les ventes d’armes à ce pays ont atteint des sommets vertigineux par rapport à sa population qui est de 0 ;01% de la population mondiale !!! Elles se chiffrent à 3 milliards de dollars par an pour l’aide militaire, un total 10.5 milliards de dollars  – soit 500 dollars pour chaque Israélien - et 6,3 milliards de dollars pour les ventes d’armes, depuis la venue de l’administration Bush au pouvoir*. Pour 2007, Bush a demandé au Congrès une rallonge budgétaire pour Israël de 2,24 milliards de dollars.

 

Traitement privilégié

Mais les relations d’Israël avec les Etats-Unis sont aussi uniques en ce sens que les Etats-Unis fournissent 20% du budget militaire israélien annuel. 70% de cette somme sont  dépensés directement par Israël en armes auprès des sociétés suivantes, Lockheed Martin, Boeing (pour les F-18 et F 14), Raytheon (pour les missiles Tomawak, Sidewinder, autres missiles de haute technologie) sans qu’Israël ait à débourser un centime. Récemment, Lockeheed Martin et l’industrie militaire israélienne  ont signé directement un accord pour la production conjointe d’une version du F-16 appelé Sufa qui sera construit en partie à Tel Aviv et terminé à Fort Worth, Texas, d’une valeur de 4,5 milliards de dollars. On assiste là au développement de relations supranationales entre des multinationales de l’armement et un Etat, sans que le ministère de la Défense américain n’intervienne. Aucun autre pays désirant acheter du matériel US ne connaît un tel privilège d’autant que toute commande d’armement doit dépasser 100 000 dollars, sauf pour Israël.

 

Par ailleurs, Israël reçoit du Economic Support Funds des fonds d’un montant, pour 2006 ; de 273 millions de dollars en une seule fois et non par trimestre, forçant ainsi  les Etats-Unis à payer de 50 à 60 millions d’intérêt pour les sommes qu’ils empruntent à cette fin. Ou abandonnent le remboursement de prêts consentis pour des besoins militaires.

 

Les Etats-Unis garantissent aussi  les recherches et les applications militaires en Israël. Ils ont contribué des milliards de dollars au développement du tank Merkava et de l’avion d’attaque au sol Lavi.  Depuis 1995, les Etats-Unis et Israël ont activement développé une arme à infra rouge avancée, dans le cadre d'un programme commun anti missile, programme connu sous le nom de Tactical High Energy Laser (THEL). Le THEL est une arme laser chimique mobile et déployant une grande quantité d'énergie. Ce programme commun, « Nautilus », a permis la mise au point de systèmes d'armements laser. Sont impliquées les sociétés israéliennes d'armement aérospatiales Rafael, Israël Aircraft Industries (IAI) et  Tadiran 6.

 

La dépendance d’Israël  à l’égard de Washington s’étend aussi à l’accès au renseignement militaire, à la maintenance et à l’assistance technique pour une performance optimale, qui  s’élève à 629 millions de dollars. Mais, en cas d’urgence les Etats-Unis sont prêts à l’épauler.  Ainsi  le 14 juillet, les Etats-Unis ont décidé de vendre pour 120 millions de carburant d’avions à l’armée israélienne  « pour promouvoir la paix et la sécurité dans la région » selon la  formulation de la Defence Security Cooperation Agency. Ou encore, la livraison anticipée de bombes laser et à guidage de précision (bombes anti-bunkers GB 4 28, construite par Lockheed pendant la guerre d’Irak en 1991), dans le cadre d’une vente d’armes dans lequel Israël peut puiser à volonté, considérée par des responsables du Pentagone comme « inhabituelle ». Cette pratique n’est pas nouvelle puisque après la première Intifada, Israël avait demandé la livraison additionnelle d’hélicoptères Black Hawk et Apache et en 2001, celle de 50 d’avions de combat F-16. A l’époque, Israël n’était pas engagé militairement à l’extérieur de ses frontières !

 

On a fait beaucoup de cas des missiles lancés sur le nord d’Israël par le Hezbollah prétendument sur des zones civiles. Peut-être que quelque mille missiles Fafjr 3 d’origine iranienne ou syrienne avec un rayon d’action de  50 kms ont touché cette région avec des pertes civiles se montant à 30 ou 40 personnes. Qui peut croire que cette zone du pays n’était pas une zone d’activité  militaire avec ses arsenaux, ses usines de production d’armes, etc…? Mais on oublie d’annoncer que l’arsenal israélien de ce type d’armes est plutôt impressionnant : 1000 missiles Redeye, 400 missiles terre-air, 400 missiles de défense portables Stinger, 444 missiles Harpoon. (Voir encadré)

 

Armes interdites

La liste ne s’arrête pas à l’armement lourd. On y trouve aussi des bombes à fragmentation  (cluster bomb). Inventées au moment de la guerre du Vietnam, fournies à Israël, elles ont été largement disséminées au Liban où  249 localités sont un foyer de bombes non-explosées notamment de type M  42 spécialement conçues pour les personnes et de type M 77, venant vraisemblablement des Etats-Unis.  C’est ce devrait déterminer une enquête en cours à Washington, lancée pour des motifs de  relations publiques

 

Au Liban, la découverte de corps présentant des caractéristiques inconnues – brûlures sans être brûlé, odeur nauséabonde, membres tordus- ont conduit des médecins et l’OMS à ouvrir  une enquête pour déterminer si Israël a eu recours à des armes chimiques ou biologiques (bactériologique ou virale) . Leurs effets se comparent à ceux des pesticides car ils paralysent le système nerveux, bloquent la respiration et provoquent des hémorragies internes. L’armée libanaise évoque l’utilisation de bombes emplies d’un produit spécial, totalement interdites par les Conventions de Genève. Il pourrait s’agir d’une « Emptying bomb ». Ces bombes vident le corps de son air, entraînant la mort par asphyxie et arrêt du cœur. N’oublions pas qu’Israël n’a jamais ratifié la Convention sur les Armes chimiques tout comme il n’a pas ratifié le Traité de non-prolifération et n’a jamais soumis ses installations nucléaires à une quelconque inspection.  Des rumeurs circulent sur l’existence d’un programme d’armes chimiques qui serait installé à Israel Institute for Biological Research à Ness Ziona.

 

L’agression israélienne au Liban et la faible performance, en apparence, de l’armée israélienne vont conduire, selon Shimon Péres, à l’émergence d’une nouvelle catégorie d’armes « armes miniaturisées » ou « robots télécommandés » ou même d’ armes basées sur les nanotechnologies. On peut concevoir que les Etats-Unis pousseront Israël à parfaire et expérimenter sur le terrain une arme nouvelle testée en Irak, le « Rayon de la Mort » qui consiste en l’envoi sur une personne d’ondes courtes électro-magnétiques semblables à celles du micro-ondes. La chaîne italienne Ray News 24  a présenté, en mai dernier, un reportage de journalistes irakiens à ce sujet qui fait l’objet d’une investigation par le Strategic Research Institute de Californie.

 

Vu l’arsenal israélien peut-être la 4ème armée du monde  pour reprendre une comparaison à la mode pour  l’Irak-! – on aurait pu penser qu’Israël se suffisait de son partenaire américain. Mais, non. La France, l’Allemagne et la Grande Bretagne  concourent pour le sauver.  Depuis mars 2006, la coopération entre EADS et l’IAI (Israeli Aircraft Industries) en matière de production de drones a débouché sur la constitution d’un véritable partenariat intégré, situé en Israël même, dont la première conséquence est le soutien économique français de plusieurs centaines de millions de  dollars à l’effort de guerre israélien et le transfert de technologie et de compétences militaires de la France vers Israël utilisées pour affamer et massacrer Palestiniens et Libanais.

 

La Grande Bretagne, elle, a cherché à améliorer la force de frappe des F-16 en vendant des composants à l’Etat sioniste via Lockheed Martin, le 7 juillet dernier en contravention avec la législation interdisant l’exportation d’armes s’il existe « un risque clair que le récipiendaire utiliserait le produit…de manière agressive contre un pays tiers…ou (pour) une revendication territoriale avec usage de la force ».

 

Quant à l’Allemagne, elle permettra, avec la construction de deux sous-marins nucléaires  U 212 de type Dolphin, pour une valeur de 1,27 milliards de dollars, dont un tiers financé par l’Allemagne, d’accroître la capacité nucléaire d’Israël. Ces deux bâtiments s’ajouteront aux trois autres déjà construits  et payés par l’Allemagne dans les années 90 qui sillonnent en  permanence l’un, la Mer rouge et le Golfe Persique, l’autre, la Méditerranée. Ils seront équipés pour permettre le lancement de missiles porteurs de charges nucléaires  ayant un rayon d’action de 4500 kms sans être repérés et peuvent atteindre un objectif situé à 1500 kms. 

Israël, 3ème pays exportateurs d'armes.

Israël, marchand d’armes, pourrait paraître un paradoxe pour un pays dit « démocratique » et  sur la défensive. Les ventes d'armes, hors du processus officiel (Défense, Mossad, armée), très secret (v. Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), sont un secteur très peu régulé et cette activité lucrative des trafiquants d'armes israéliens a lieu au grand jour. Elle est bien connue des services du ministère de la défense israélienne, qui l’encourage et la soutient,  des officiers de l'armée israélienne et de toute personne familière avec l'industrie de l'armement du pays. C’est après la guerre du Ramadan, en 1973 que les fabricants d’armes pour la Défense israélienne ont conquis les marchés internationaux et permis la survie de l’Etat sioniste même. En 2001, les exportations d’armes ont rapporté quelque 2.6 milliards de dollars et en 2002, elles ont augmenté de 40%, plaçant Israël, pour certains,  juste derrière les Etats-Unis et la Russie.

 

Il n'y a pratiquement pas un seul conflit militaire, confrontation ethnique ou guerre civile, passé ou présent (Sierra Leone Libéria, Côte d’Ivoire, Sri Lanka, Philippines, Népal où les armes israéliennes ont été commandées pour les partisans du roi par l’ambassadeur US, l’Afrique du Sud de l’apartheid, le Chili de Pinochet, le cartel de la drogue colombienne, Rwanda au plus fort du génocide) qui n’ait été le destinataire d’armement israélien et le champ d’opération de trafiquants d'armes, de consultants en sécurité, d'instructeurs, et d'unités de protection indépendants qui lavent Israël de toute opprobre  en cas de publicité embarrassante.

 

Ce qui précède n’est qu’un faible aperçu de la puissance militaire d’Israël au service de la défense des « intérêts stratégiques » des Etats-Unisau Moyen Orient. Israël a aidé ces derniers  à « l’anéantissement des mouvements nationalistes radicaux » et à  «  tester les armes américaines ». De plus, les agences de renseignements de deux pays ont « collaboré » et « Israël a drainé vers des pays tiers les armes que les Etats-Unis ne pouvaient envoyer directement » (ex: l’Irangate). écrit le professeur Zunes de l’Université de San Francisco, citant un analyste israélien  « C’est comme si Israël était devenu une autre agence fédérale qu’il est utile d’utiliser quand vous désirez faire quelque chose en toute discrétion ».

 

* L’administration US a à peine réussi à donner 320 millions de dollars pour la lutte contre le Sida

Sources : World Policy Institute : US military assistance and Arms Transfer to Israel: US Aid, companies Fuel Israeli Military 20  juillet 2006- Il Manifesto, 26 aoûtt 2006—Nada Sayad, Global Research, 23 août 2006- Loubnan ya Loubnan: La France, Israël et le marché de l’armement ,août 2006 ; http://www.arcuk.org/pages/arms_unto_the_nation.htm-

 

La loi du plus fort

Israël a une armée forte de 163 500 hommes plus 425 000 réserviste et 8000 garde-frontières. L’Autorité Palestinienne n’a pas d’armée, au plus 35 000 paramilitaires. L’armée israélienne dispose de 3 930 chars lourds, les Palestiniens aucun et n’ont rien pour faire face aux 855 canons automoteurs (calibre 155 et plus) de « Tsahal », rien face aux 520 canons tractés (calibre 105 et plus), rien face aux 198 lance-roquettes (calibre 122 mm et plus), rien face aux 770 mortiers de 120 mm et plus, rien face aux 1300 missiles (Stinger, Redeye et Chaparral). La marine israélienne aligne trois sous-marins et 47 bâtiments. Aucune vague pour les Palestiniens. L’aviation israélienne dispose de 446 avions de combat et 250 en réserves dont 98 F-15 et 237 F-16 et 133 hélicoptères. Côté palestinien, le déséquilibre est abyssal : un avion militaire aussi avion de transport et 4 hélicoptères cloués au sol.

Il ne reste aux Palestiniens que les pierres comme lors de la première bataille du Prophète.

Source : Le Débat Stratégique n° 61- mars 2002

 

Le Conseil Mondial des Eglises accuse Israël

d’avoir planifié la destruction du Liban

 

L’assaut d’Israël contre le Liban a été planifié avant l’opération du  Hezbollah  et avait pour but de monter les unes contre les autres les différentes religions vivant actuellement en  paix dans ce pays, selon une délégation du Conseil Mondial des Eglises, de retour d’une visite à Beyrouth et Jérusalem. La délégation, composée d’un membre du clergé catholique, protestant et d’un représentant du Conseil, a rencontré des  chefs religieux et des responsables libanais et palestiniens.

 

«  De retour du Liban, nous avons l’impression  que ces destructions ont été préparées. Si l’action du Hezbollah a été le déclencheur, cela aussi a été prévu » a déclaré, à Genève, Jean Arnold de Clermont, Président de la Conférence des Eglises Européennes et pasteur de l’Eglise Réformée de France. Il a ajouté, au cours d’une conférence de presse, qu’Israël ne voulait pas d’un Liban démocratique où Juifs, Chrétiens et Musulmans vivraient en harmonie car il ne veut pas voir un Etat voisin réussir là où il a échoué. Pour de Clermont, « le Hezbollah est un bouc émissaire. » « C’est le conflit israélo-palestinien qui est au cœur de la crise présente et non le rôle et les actions du Hezbollah » a poursuivi de Clermont. « Il n’y a aucun signe qui prouve que le gouvernement israélien ait remarqué la présence de la délégation alors que  (le premier ministre du Liban)  Siniora a insisté pour nous recevoir et a souligné l’importance du message spirituel en ce temps de crise »

 

Le  communiqué  conjoint émis par le Conseil et d’autres institutions ecclésiastiques souligne que  « Les représentants des différentes communautés que nous avons rencontrés au Liban s’accordent pour dire que les destructions ont été délibérées et planifiées ».

 

Source : Jérusalem Post – 16/8/06

 

 

FINUL: LA FRANCE PIÉGÉE AU LIBAN ?

par Gilles Munier

 

La FINUL  (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) a été créée par le Conseil de sécurité en 1978 « pour confirmer le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban, rétablir la paix et la sécurité internationales et aider le Gouvernement libanais à assurer le rétablissement de son autorité effective dans la région ». Elle n’a pu remplir sa mission pour la simple et bonne raison qu’Israël ne respecte aucune résolution des Nations unies : elle a donc assisté, impuissante, à deux invasions du Liban en 1982 et 2006, à l’occupation prolongée d’une partie du pays, à la création de camps de concentration. La FINUL a signalé à l’ONU, scrupuleusement, les infractions commises par les Israéliens : opérations de commandos, violations de l’espace aérien et bombardements meurtriers de civils, sans autre résultat qu’être accusée par Israël de « complicité avec le Hezbollah »…

 

« Erreurs de tirs » et objectifs visés « apparemment délibérément »

Entre 1978 et 2000, le Liban étant occupé, la FINUL s’est retrouvée derrière les lignes israéliennes, transformée en une sorte d’organisation humanitaire ! Qui sait que l’ONU a perdu au Liban 258 soldats victimes pour la plupart d’« erreurs de tirs » de « Tsahal » ou de snippers de l’Armée du Liban-Sud, une milice contrôlée par les renseignements militaires israéliens ? Qui se souvient du bombardement par Israël du camp de la FINUL à Qana le 18 avril 1996, et de la mort de 102 civils qui s’y étaient réfugiés ? L’ordre de tirer avait été donné par Shimon Perez… prix Nobel de la Paix en 1994 !

 

Avant d’engager de nouvelles troupes au Liban, Jacques Chirac se devait de réclamer les résultats de l’enquête demandée par Michèle Alliot-Marie après la mort du Commandant Jean-Louis Valet, le 9 janvier 2005 près de la frontière libano-israélienne. La FINUL avait conclu à « un acte délibéré » de l’armée israélienne… Une fin de non recevoir aurait été inacceptable, d’autant que le 25 juillet dernier, « Tsahal » a encore tué quatre casques bleus (1). Selon Kofi Annan, l’armée israélienne a visé leur position « apparemment délibérément ». L’affaire a évidement été classée, comme a été passé sous silence le contrôle humiliant par la marine de guerre israélienne des bâtiments français quittant Beyrouth avec des réfugiés, ou transportant vers le Liban les hommes et le matériel nécessaires à la FINUL. Cela ne présage rien de bon pour la suite des relations entre les casques bleus français et l’Etat hébreu.

 

La France dans un « guêpier »

Que cachait l’insistance de George W. Bush demandant à la France de participer à la FINUL  renforcée? Le général Jean Salvan, ancien commandant de cette force, a raison d’avoir « des doutes extrêmement sérieux sur l'efficacité » du nouveau déploiement onusien. Il faudrait l’écouter. Il craint que la France s’engage dans un « guêpier » (2), qu’on laisse « passer  les Israéliens » et demande de « taper sur  les chiites du Hezbollah » (3). En d’autres termes, la FINUL devrait plutôt  protéger le Liban des Israéliens !

 

Après la chute de Bagdad, Jacques Chirac a compromis la France dans le plan américano-israélien de remodelage du Proche-Orient et tablé sur le succès de ce bouleversement. Avec l’appui de son ami Rafic Hariri, ancien Premier ministre libanais, il pensait renverser facilement le régime à Damas et créer un Liban nouveau. Depuis l’assassinat inexpliqué de ce dernier, les seules assurances qui lui restent d’avoir une certaine influence française sur ces pays sont celles des néo conservateurs américains et d’Ehud Olmert. C’est peu. Le Président français sait que ce genre de promesses n’engage que ceux qui y croient ! Pour éviter la mort de soldats français et un désastre diplomatique, Jacques Chirac doit renouer avec la politique arabe de la France et – pourquoi pas – décréter un embargo sur les armes à destination d’Israël, comme l’a fait le Général de Gaulle en 1967.

 

Les troupes françaises seront bien accueillies au sud du Liban tant qu’elles respecteront la résistance. Dans le cas contraire, la France s’enfoncera dans un bourbier au regard duquel celui où pataugent les Américains en Irak semblera être une partie de plaisir.

 

Sur Internet : http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BR&langue=1&id=24899 (français)

http://www.albasrah.net/pages/mod.php?mod=art&lapage=../en_articles_2006/0906/gilles_120906.htm (anglais)

http://www.eurasia-rivista.org/cogit_content/articoli/UNIFIL_la_Francia_intrappo.shtml (italien)

 

(1) L'ONU étaye ses soupçons contre Israël après les tirs contre la FINUL (Le Monde, 28/8/06)

(2) Le général Salvan a  «des doutes » sur l'efficacité de la FINUL au Liban (Associated Press, 25/8/06)

(3) Interview du général Salvan (RFI, 25/8/06 - http://www.rfi.fr/actufr/articles/080/article_45766.asp

 

 

Campagne pour la libération du Président Saddam Hussein

Une coalition de 300 chefs de tribu, parmi lesquels celles des Al-Obeidi (1,5 million de membres), réclame la libération du Président Saddam Hussein. Elle va faire campagne pour que les charges pesant sur lui et ses compagnons soient levées. (Washington Post -3/9/06)

Un « Mouvement de jeunes des tribus du sud de l’Irak occupé » a rejoint cette initiative, appelant les « Chiites d’Ali » à lutter contre les envahisseurs occidentaux et  « iraniens safavides ».

Selon un responsable américain proche du « tribunal » qui juge le Président irakien, si la peine de mort réclamée contre lui dans l’affaire dite de Doujaïl est confirmée en appel, il pourrait être exécuté dans les 30 jours. Le procès se poursuivrait sans lui.

Atrocités israéliennes en Palestine :

du 24 au 30 août 2006

 

Pendant l’agression israélienne au Liban, les crimes et exactions de  l’armée d’occupation israélienne en Palestine ont été soigneusement passés sous silence.  En voici un aperçu, sans commentaire, sur 6 jours :

 

·          30 Palestiniens tués dont 3 enfants, un handicapé mental et une femme 

·          20 personnes ont été tuées à Shojaeya, dans la banlieue de  Gaza,

·          3 personnes ont été illégalement exécutées par les forces israéliennes en Cisjordanie

·          52 civils palestiniens, dont 18 enfants et une femme ont été blessés par des tirs israéliens

·          Des bombardements aériens ont détruit un certain nombre de maisons dans la bande de Gaza

·          3 maisons ont été détruites à Jabalya et à Gaza

·          Les FDI (Forces de défense israéliennes) ont mené 40 incursions contre des villes palestiniennes en Cisjordanie et ont envahi Shojaeya, dans la banlieue de Gaza.

·          50 civils palestiniens dont 6 enfants ont été arrêtés

·          Les FDI ont saisi un membre du Parlement palestinien à Ramallah

·          Elles ont arrêté 7 civils dans la bande de Gaza

·          Elles ont démoli 4 maisons à Naplouse

·          Elles ont détruit des biens appartenant à des civils dans la banlieue de Gaza, à Shojaeya

·          Elles ont poursuivi leur siège de la Palestine occupée en  accentuant leur blocus de la bande de Gaza qui ont entraîné des pénuries de nourriture et de pétrole. Elles ont installé des barrages à divers endroits de la Cisjordanie et arrêté 5 Palestiniens.

·          Elles ont poursuivi la construction du Mur d’Annexion en Cisjordanie et rasé des terrains tout autour de la ville d’Hébron à cet effet.

·          Les colons israéliens ont continué d’attaquer des civils et des biens palestiniens, notamment à Hébron

      Un enfant a été blessé à Beit Fourk, prés de Naplouse.

 

       http://www.pchrgaza.org/files/W_report/English/2006/31-08-2006.htm

 

 

 

TURKMENELI

Le Front Turkmène Irakien (Irak Türkmen Cephesi) a tenu sa deuxième assemblée consultative à Ankara les 22 et 23 août 2006.

 

Dans son communiqué final, il estime que « les autorités d’occupation ont commis une grave erreur concernant le nombre des Turkmènes en Irak et elles se sont montrées particulièrement injustes à leur égard lorsqu’elles ont décidé de les classer dans la catégorie des ‘minorités’ alors que les Turkmènes sont en réalité le troisième groupe ethnique important d’Irak et la troisième communauté principale qui compose le peuple irakien avec les Arabes et les Kurdes ».

 

Le Front « refuse catégoriquement l’annexion de Kirkouk à la région du nord de l’Irak », rappelant que  « selon les registres officiels le nombre d’habitants de Kirkouk qui a été déplacé de cette ville par le régime précédent est en dessous de 12.000 alors que le nombre de Kurdes qui a été amené et installé à Kirkouk depuis l’invasion américaine dépasse déjà le nombre de 600.000 ».

 

Les Turcomans demandent que leurs droits démocratiques soient respectés par les autorités kurdes à Erbil, et que Tell Afar et Tuz Kurmatu, deux grandes villes turcomanes, soient proclamées villes irakiennes.

BRÈVES

Partition de l’Irak - Abdel Aziz Al-Hakim, chef du  SCIRI (Conseil Suprême de la Révolution Islamique - pro iranien), propose la création de 3 super-régions dans le sud de l’Irak où sont situés 60% des réserves pétrolières. La sécurité en serait assurée par une force composée d’anciens miliciens chiites, notamment de la Brigade Badr.

Nasir Al-Saadi, proche de Moqtada al-Sadr, a déclaré qu’il n’était pas opposé à la création de régions, mais qu’il fallait d’abord libérer l’Irak. « L’heure n’est pas au fédéralisme » a-t-il ajouté.

 

Sistani – L’ayatollah Sistani se plaint de ne plus être écouté. Ali al-Jaberi, son porte parole à Bagdad, a récemment déclaré : « Après la guerre, les politiciens lui rendaient visite tous les mois. Avant de prendre une décision, ils demandaient son avis. Aucun d’entre eux n’est venu depuis deux ou trois mois. »

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2006/09/03/wirq03.xml

 

Colonisation de la Palestine - Ehud Olmert qui a été élu sur un plan de désengagement de Cisjordanie a donné son accord à l’Administration foncière israélienne pour qu’elle finance la construction de 700 logements pour les colons israéliens de Cisjordanie, alors que toutes les implantations sont considérées illégales par la Cour internationale de justice. Le nombre des colons dans cette région palestinienne avoisine les 240 000.   http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article1362687.ece

 

LIVRE

 

« Aux origines de la tragédie arabe »

par René Naba

 

Dans son dernier livre – Aux origines de la tragédie arabe - Réné Naba n’y va pas par quatre chemins : « Par trois fois en un siècle, le Monde arabe a perdu la bataille de la modernité et du décollage économique, perpétuant durablement sa sujétion ». Et, avec lui, il ne s’agit pas d’une phrase en l’air : c’est  en homme de terrain qu’il parle.

 

A cheval sur deux cultures – l’arabe et la française - journaliste au  service diplomatique de l’AFP pendant 8 ans, puis conseiller du Directeur général de RMC Moyen-Orient de 1989 à 1994, il décrit sans état d’âme l’envers du décor proche oriental et analyse le processus qui a conduit les idéaux nationalistes et progressistes à la déliquescence. Aucun chef d’Etat ou roi n’est épargné, à commencer par ceux encore aux commandes : le colonel Khadafi est pour lui « un des principaux fossoyeurs du nationalisme arabe et de la soumission du monde arabe à l’ordre américain » ; et la monarchie saoudienne ne vaut guère mieux : c’est une « illustration caricaturale de la réalité paralytique arabe », qui fait l’objet d’une « détestatation quasi générale dans le monde musulman ». Il explique pourquoi.

 

Le bilan qu’il dresse est dramatique. Aujourd’hui, dit René Naba, le monde arabe est « exsangue », épuisé par un demi siècle de violence ininterrompue. Il dérive « sans cohésion, sans thèmes mobilisateurs, ni objectifs fédérateurs ». Au Proche-Orient, le renouveau viendra -  peut être  - d’ « agitateurs d’idées » comme le Palestinien Marwan Barghouti, l’Irakien Moqtada  Al-Sadr ou le Libanais Hassan Nasrallah.

 

Spécialiste de la guerre médiatique (1), René Naba nous apprend, chiffres et documents à l’appui, comment les Etats-Unis sont parvenu à monopoliser le récit médiatique dans le monde arabe, comment  ils gèrent « le flot ininterrompu d’informations, de désinformations et de surinformations qui mène à la perte de repaires ».

 

A l’heure où en France certains milieux politiques s’inquiètent de l’influence d’Al-Manarla chaîne du Hezbollah libanais – sur les banlieues, qui sait que les côtes arabes de la Méditerranée sont littéralement bombardées par plus d’une centaine de radios évangélistes qui émettent dans toutes les langues et dialectes ? Qui sait surtout qu’à la veille de l’agression américaine contre l’Irak, alors que Dominique de Villepin prononçait son fameux discours aux Nations unies, Radio France International (RFI) louait son antenne la nuit aux organes américains de propagande religieuse ? RFI perçoit 2,2 millions d’euros par an pour ce service, c'est-à-dire l’équivalent de la moitié de la subvention allouée par le Quai d’Orsay !

 

Depuis l’agression américaine contre l’Irak la pression médiatique s’est encore développée. Les « commandos solos », ces studios volants installés sur des avions Hercules C-135, qui tentèrent d’intimider les Irakiens à la veille de l’invasion, ont été remplacés par Radio Sawa - dotée d’un budget de 16 millions de dollars - et par la chaîne de télévision Al-Hurra.

 

La presse écrite arabe, notamment Al-Hayat, n’est pas épargnée. Le quotidien londonien, dit de référence, est totalement inféodé à la dynastie wahhabite. Lors de sa création, il puisait déjà ses « informations et contre-informations auprès de spécialistes américains de la guerre psychologique ». Passé sous le contrôle du Prince Khaled Ben Sultan, fils du ministre saoudien de la Défense, qui a recruté « au prix fort les plus en vue des intellectuels de la diaspora arabe » et qui éponge le déficit : 15 millions de dollars par an !

 

Les médias indépendants comme Al Jazeera sont accusés de faire le jeu du terrorisme international. Pour domestiquer la chaîne qatariote, les Etats-Unis ont bombardé ses locaux « par erreur », ont fait licencier son directeur sous prétexte de collusion avec Saddam Hussein, emprisonner un de ses journalistes en l’accusant de liens avec Al-Qaïda, menacé même l’Emir de Qatar d’un coup d’Etat…

 

Le livre de René Naba ouvre un des volets du débat sur l’avenir du monde arabe et des relations Islam-Occident, à l’heure où la France semble changer de camp. Passionnant, éminemment instructif. A lire absolument.

                                                                                                                                                    G.M

 

(1) On lui doit : Guerre des Ondes – Guerre des Religions, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen (L’Harmattan, 1998)

 

 

Aux origines de la tragédie arabe, par René Naba

Editions Bachari, Paris 2006 (18 euros)

 

REVUE DE PRESSE

 

§                     Pourquoi allons-nous payer ?

Michel Collon

 

Nous, petits contribuables belges, français ou européens, allons payer pour reconstruire le Liban. C'est-à-dire pour réparer ce qu'Israël détruira de nouveau dans deux ou trois ans.

 

Les victimes libanaises en bénéficieront-elles ? Très peu car ce style de « reconstruction » les endettera et profitera surtout à quelques grosses entreprises européennes. Détruire et reconstruire, elles adorent.

 

En Europe, on n'a pas d'argent pour l'emploi, les écoles ou les pensions trop basses. Mais pour gonfler les profits de nos exportateurs, oui.

 

En Justice, c'est le coupable qui doit payer ce qu'il a cassé. En politique, pas du tout. Ce sont d'autres victimes. Cette hypocrisie de l'U. E. aidera les Etats-Unis à maintenir Israël dans son rôle de « flic » local. Chargé de patrouiller au Moyen-Orient, afin qu'Esso continue à augmenter chaque année ses bénéfices – records. Pendant que les peuples arabes subiront la pauvreté.

 

Ne serait-il pas plus logique d'adresser la facture à Washington d'où viennent les missiles, les chars, les bombes à fragmentation et surtout les ordres ?

 

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2006...

 

§                     Quelle reconstruction pour le Liban ?

      Omayna Abdel-Latif, Al Ahram, 31 août- 6 septembre 2006

 

Pour les  visiteurs venant de Beyrouth, Al Dahiya, (dans la banlieue sud de Beyrouth) siège du Hezbollah, de ses dirigeants et  de la télévision Al Manar  est un  passage obligé. Aucune photo ne peut donner l’ampleur des destructions infligées par Israël sur cette ville. Vivement critiqué pour n’avoir pas suffisamment rapidement pris la mesure de l’ampleur de la reconstruction, le  Premier ministre libanais, Fouad Siniora, s’y est rendu. Certains ont même accusé le ministre des affaires sociales, Nayla  Maoud, membre pro-américain du Camp du 14 mars et adversaire farouche du Hezbollah, d’être à l’origine du peu d’empressement du gouvernement à traiter des indemnisations à accorder. L’idée est d’exercer des pressions sur le Hezbollah dans une zone qui est la sienne. « Beaucoup pensent que le gouvernement ne veut pas aider dans la mesure où il tient le Hezbollah responsable des dommages » explique un membre du Hezbollah ; « Ils disent que le Hezbollah devrait reconstruire avec l’argent qu’il obtient de l’Iran ».

Cette visite n’a pu dissimuler la bataille qui fait rage entre le Hezbollah et le gouvernement libanais dans le domaine de la reconstruction.

 

Agissant très vite, le Hezbollah a offert 12 000 dollars à ceux dont la maison avait été détruite, (15 000 maisons doivent être reconstruites à al Dahiya seulement) attisant ainsi les accusations d’un ministre d’être un Etat dans l’Etat et de vouloir affaiblir le gouvernement central en achetant les loyautés  ou le silence.  Répliquant sur  Al Manar, le Hezbollah a parlé d’un « Etat absent » n’ayant deux semaines après le cessez-le-feu « aucun plan  d’urgence pour la reconstruction dans le sud ou à Al Dahiya ». Jihad Al Binaa, une ONG de 1500 ingénieurs a travaillé avec acharnement pour déblayer les rues, les routes des décombres. Elle a terminé son recensement des zones résidentielles. «  Attendre que l’Etat intervienne est futile » dit Abu Mahdi, de Jihad al Binaa «  en deux semaines, il n’a pas envoyé un seul tracteur pour enlever les décombres ». «  C’est  une erreur de percevoir Al Dahiya comme un arrière-pays chiite. Il y a des Druzes, des Chrétiens et des Sunnites et tous ont reçu une compensation du Hezbollah ».

 

Al Fadl Shalaq, ancien responsable du Conseil pour le Développement et la Reconstruction, crée par Rafiq Hariri, estime les dommages infligés par Israël supérieurs à ceux de la guerre civile au Liban entre 1975 et 1990*. Il a été contraint à la démission à la suite d’un différend avec Fouad Siniora  et ce départ alimente les spéculations  sur l’effort de reconstruction. Le Hezbollah et le Mouvement  Patriotique Libre (tendance du Général Aoun), qui participe à la reconstruction, dénoncent à cet égard le manque total de transparence du gouvernement.

 

Dans un entretien sur New TV, le 27 août, le Secrétaire Général du Hezbollah, Nasrallah, a mis l’accent sur les compensations et la reconstruction, et déclaré que la balle était dans le camp du gouvernement car il attendrait que le gouvernement donne sa position avant d’annoncer le montant de ses contributions.

 

(*) Les dégâts  causés par la guerre civile en 15 ans étaient estimés à 12 milliards de dollars contre  3,4 milliards pour ceux causés par Israël en 34 jours.

 

Vidéo

Effects of depleted uranium

http://blog.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendID=51394997&blogID=163877236

 

REVUE DE PRESSE

 

Agression israélienne au Liban : points de vue

 

§         Tom Segev, historien israélien et éditorialiste de Haaretz

       http://www.hebdo.ch/index.cfm?&id=2738

« …Pour autant que je sache, le Conseil de sécurité a pris sa décision…Par le passé, les Etats-Unis sont intervenus au Conseil de sécurité pour nous sauver de nous-mêmes. Pas cette fois, les Américains voulaient que nous menions cette guerre. Ils voulaient que l’on se batte et les voilà déçus par l’armée israélienne. Et, vu d’ici, on peut leur en vouloir de n’avoir pas permis un cessez-le-feu plus tôt. Cette guerre n’était pas justifiée et ne pouvait pas être gagnée…. Ce cessez-le-feu consiste à gérer le conflit, non pas à le résoudre. Notre conflit est celui avec les Palestiniens, pas avec le Hezbollah. Et même si les Etats-Unis décidaient d’occuper Téhéran, notre problème avec les Palestiniens resterait. Cette guerre contre le Liban n’aurait jamais dû avoir lieu. C’est une immense manipulation, un dérapage pour évacuer la question palestinienne… Mais cette guerre, elle, n’aboutira à rien… »

 

§         Entretien avec Larry Wilkerson,

(proche collaborateur de  l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell)

     par Gamal Essam El Din, Al Ahram, 17-23 août, 2006.

«  Que Bush ne soit pas sincère dans ses proclamations sur l’installation de la démocratie au Moyen Orient est manifeste car il n’est pas un démocrate. Voilà un président qui n’a de cesse d’ignorer les droits civiques des citoyens américains et qui a concentré trop de pouvoir entre ses mains….Le Vice-président US, Dick Cheney, est l’homme derrière toutes les erreurs de Bush en matière de politique étrangère. Il pense que les appels à la démocratisation au Moyen-Orient et en Russie pourraient être un moyen énorme pour obliger les dirigeants de ces régions à suivre la ligne américaine…. (Pensez-vous que le Président Bush place les intérêts d’Israël en tête de liste sur son calendrier du Moyen-orient ?).Oui . C’est tout à fait juste. Vous devriez savoir que les néo-conservateurs sont des évangélistes. Ils ressentent une affinité religieuse avec le peuple d’Israël. L’un d’entre eux est Douglas Feith qui a été le numéro 2 du Pentagone pendant des années. Il croit plus en Israël qu’aux Etats-Unis. C’est l’homme et ses acolytes qui ont été à l’origine de la guerre en Irak. Maintenant, ils pressent Bush d’attaquer l’Iran. Ils sont contre toutes solutions pacifiques.  Ils préfèrent les guerres et les confrontations militaires. Le soutien aveugle de Bush à Israël est la cause de cet anti-américanisme qui a atteint un niveau sans précédent. Israël a peut-être été un atout stratégique pendant la guerre froide, mais il est devenu maintenant un fardeau dans la guerre contre le terrorisme et les efforts plus larges des Etats-Unis pour s’occuper des Etats-voyous »

 

§         Lettre au Président Bush, Mohamed Hakki, 

      Analyste politique à Washington, Al Ahram, 31 août-6 septembre 2006.

« Quand vous avez utilisé cette expression (Islamo-facisme), il y a quelque temps, nous avons pensé que c’était un lapsus que vos conseillers expérimentés corrigeraient très vite. Quand le Général Boykin  l’a utilisée, nous avons pensé qu’il serait limogé très certainement. …Même après que vos actions- toutes vos actions eussent  trahi une admiration, une alliance et un soutien total pour Israël, surtout après la destruction totale du Liban, nous avons pensé que ces actes étaient simplement le résultat d’une confusion morale. Mais quand vous avez  comparé l’Islam au fascisme, alors là vous avez vraiment franchi les limites de la décence.

 

« …Le fascisme, Monsieur le Président, est défini par le Webster’s New World Dictionnary of the American Language « comme un système de gouvernement caractérisé par une dictature de parti unique rigide, une répression de l’opposition par la force, une économie d’entreprise privée sous  contrôle centralisé de l’Etat, un nationalisme belliqueux, le racisme et le militarisme, etc… » Benito Mussolini a été le fondateur du fascisme moderne mais personne ne l’a jamais accusé d’être un « Christo-fasciste »…..Quant à vos appels à la démocratisation du Moyen-Orient, le magazine allemand Der Speigel, dans un entretien avec votre prédécesseur, Jimmy Carter, écrit : « Il n’est pas surprenant que cela ait été discrédité. Jimmy Carter a dit « Je suis d’autant plus préoccupé maintenant que les Etats-Unis soutiennent et encouragent Israël dans ses attaques injustifiées contre le Liban. Israël n’a aucune justification morale pour ses bombardements massifs du Liban tout entier. » Croyez-moi, Monsieur le Président, tous les Arabes que je connais, pensent que c’est un geste magnanime d’accepter qu’Israël vive parmi eux  à condition cependant qu’il accepte d’y vivre en paix, renonce à son expansionnisme, à ses annexions et multiplications de colonies rampantes. …. »

     

§         Entretien avec Noam Chomsky

      par Nermeen al Mufti, Al Ahram, 17-23 août, 2006

«  …Nous pouvons écarter Bush et Rice qui participent à l’invasion américano-israélienne au Liban.  Nous savons, qu’en vertu des principes de l’Occident, il n’existe aucune justification morale ou légale pour cette guerre. La preuve en est que, pendant des années, Israël a régulièrement kidnappé des Libanais pour les envoyer dans des prisons en Israël y compris des prisons secrètes comme le fameux Camp 1391, qui a été révélé par accident et totalement oublié (aux Etats-Unis, il n’a même jamais été mentionné par la presse). Personne n’a suggéré que le Liban ou tout autre avait le droit d’envahir et de détruire, en représailles, une grande partie d’Israël. Comme l’illustre cet historique terrible et long, les enlèvements de civils – un crime plus grand que la capture de soldats- n’a aucune importance aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, et autres pays occidentaux et, en leur sein, pour une opinion sûre d’elle, quand cela est fait par « nous ». …Cet acte (la capture du soldat Shalit par le Hamas, le 25 juin) a soulevé un immense tollé en Occident et engendré un soutien plus grand pour Israël dans son escalade militaire contre Gaza. Cependant, un jour avant, le 24 juin, les forces israéliennes avaient enlevé deux civils à Gaza, un docteur et son frère,.et les avaient envoyés quelque part dans une prison israélienne. Le fait a peu fait de bruit et aucun commentaire dans les journaux. Le moment choisi révèle avec une clarté évidente que le scandale suscité par la capture des deux soldats est une manipulation cynique  qui balaie tout semblant de légitimité aux opérations qui ont suivi….Il faut se rappeler qu’Israël ne peut  faire que ce que son protecteur à Washington lui permet et soutient. »

 

·         La guerre au Liban et la bataille pour le pétrole

        Michel Chossudovsky (Centre pour la Recherche sur la Mondialisation, 26/7/06)*

Le jour même où se déclenchait l’agression israélienne contre le Liban, était inauguré l’oléoduc Ceyhan-Tblisi-Baku (BTC) qui relie la mer Caspienne à la côte est de la Méditerranée…..Le ministre de l’Energie et de l’Infrastructure israélien, Benyamin Ben Elezer assistait à cette inauguration accompagné d’une importante délégation de personnalités israéliennes du pétrole.

 

Le BTC contourne totalement le territoire de la Fédération de Russie. Il transite à travers les anciennes républiques soviétiques d’Azerbaïdjan et de Géorgie qui, toutes deux, sont devenues des « protectorats »  américains, parties intégrantes d’une alliance militaire avec les Etats-Unis et l’OTAN. De plus, ces deux pays ont une longue histoire de coopération militaire avec Israël. En 2005, les compagnies géorgiennes ont reçu quelque 24 millions de dollars de contrats militaires financés sous couvert de l’assistance militaire à Israël dans le cadre du « Financement militaire étranger » (FMF).

 

Les champs pétrolifères d’Azerbaïdjan sont un enjeu considérable pour Israël puisqu’il importe 20% environ de ses besoins en pétrole. L’ouverture du BTC facilitera ainsi grandement ses importations en provenance de la mer Caspienne.

 

Mais, un autre aspect relie cette mise en service et la guerre au Liban : alors que la Russie s’est affaiblie, Israël se voit confier le rôle stratégique de « protéger » le transport et les corridors de l’oléoduc venant de Ceyhan vers la Méditerranée orientale. 

 

Militarisation de la Méditerranée orientale

Le bombardement du Liban fait partie d’un vaste plan militaire soigneusement élaboré car l’extension de la guerre à la Syrie et à l’Iran a déjà été envisagée par les stratèges militaires US et israéliens. Ce calendrier militaire colle intimement au pétrole et aux oléoducs et reçoit le soutien des grandes compagnies pétrolières, détentrices de ces oléoducs. Dans le contexte de la guerre au Liban, il vise au contrôle par Israël des côtes de la Méditerranée orientale. En avril 2006, Israël et la Turquie ont annoncé des projets de construction d’oléoducs sous-marins qui éviteraient la Syrie et le Liban ainsi qu’un pipeline pour approvisionner Israël en eau à partir de sources en amont du bassin fluvial du Tigre et de l’Euphrate en Anatolie…au détriment de la Syrie et de l’Irak ….

 

Déviation stratégique du pétrole de la mer Caspienne

Dérouter le pétrole et le gaz de la Caspienne vers la Méditerranée orientale (sous protection israélienne) pour une réexportation vers l’Asie sert à saper le marché de l’énergie en Asie qui repose sur le développement de corridors directs entre l’Asie centrale et la Russie vers l’Asie du Sud-est, la Chine et l’Extrême Orient. Il a aussi pour objectif de réduire le rôle de la Russie en Asie Centrale et de priver la Chine d’approvisionnement en pétrole. Il vise aussi à isoler l’Iran. Israël détient ainsi un rôle important sur le marché global de l’énergie.

 

Dans la conjoncture présente, la reconstitution par Israël  de réserves d’armes de destruction massive américaines signale une escale de la guerre à l’intérieur et au-delà des frontières du Liban.

_______________________________________________________________________

 

Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez – p.1 : Drapeau de la Francophonie

 

Contact AFI : Gilles Munier – Courriel : gilmun@club-internet.fr

 

Fax : 02 23 20 96 58 – Portable : 06 19 74 45 99 - Site Internet des AFI : http://www.iraqtual.com

 

: gilmun@club-internet.fr

 

 

ISSN : 1773 – 9780

20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, courcelles, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, france, histoire, general, israel, imperialisme, liberte, paris, paix, palestine, liban, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/09/2006: Le Memri pour source d'information

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de amine bouchenaki
Envoyé : lundi 18 septembre 2006 10:56

Objet : [Transfer_info] PROPAGANDE : Le MEMRI, une source d'information impartiale ?

 

Le Memri pour source d'information

23 août 2006

 

Et voilà que, depuis quelques temps, de désintéressés lecteurs me font passer des «informations» destinées à mon édification personnelle, sous le forme d'articles intégralement reproduits, et généreusement traduits en français ou, au moins, en anglais.

Source de ces «traductions»: le Memri, «Middle East Media Research Institute». Ça fait toujours plaisir d'être pris pour une bille...

Les travaux de cet «institut», basé à Washington, consistent à combler une lacune des journalistes occidentaux: la méconnaissance absolue des langues orientales. De fait, les seules sources d'information au sujet du Moyen-Orient, accessibles, sont très orientées: les «grands» médias occidentaux internationaux et, essentiellement, les médias israéliens traduits en anglais. Pour le reste, on trouve L'Orient-Le Jour en français et Nahar en anglais, affreusement orientés, et ça ne va pas tellement plus loin. J'imagine que les envoyés spéciaux des médias français à Beyrouth dépendent également du bon vouloir de leurs accompagnateurs qui, quand ils rentrent le soir, lisent religieusement L'Orient-Le Jour à leur vieille tante d'Achrafieh. Ah si, vous pouvez toujours consulter l'agence de presse de la Républiqe arabe syrienne SANA, mais c'est évidemment assez partiel.

C'est là qu'intervient le Memri. Cette «ONG» offre gratuitement des traductions de sujets d'actualité, notamment traduits du farsi et de l'arabe. Pour le journaliste occidental, cet accès à de telles sources est une véritable bénédiction, puisque cela permet de réellement d'«accéder à la source».

L'activité de propagande de Memri a été dévoilée dès 2002 par un article du Guardian britannique. L'article de Brian Whitaker, «Selective Memri», est consultable en ligne. Une traduction en français de cet article est publiée sur Bellaciao.

Comme moi, Brian Whitaker a pu constater l'utilité de ces traductions gratuites:

Depuis quelque temps je reçois des petits cadeaux de la part d’un institut très généreux ayant son siège au USA. Les cadeaux prennent la forme d’une excellente traduction d’articles de journaux arabes, l’institut me les envoie par mail tous les quelques jours et ceci sans aucun frais pour moi. Ces mails parviennent aussi à de nombreux politiciens, universitaires, et journalistes. Les histoires qu’ils contiennent sont en général très intéressantes.

Le but officiel de Memri:

Selon son site web, le but de Memri serait de réduire le fossé linguistique entre l’Ouest – où peu de gens parlent l’arabe – et le Moyen-Orient et ceci grâce à des «traductions d’articles opportuns parus dans les médias arabes, farsi,ou hébreux».

En septembre 2005, le Monde diplomatique a publié un article exposant à son tour le fonctionnement du Memri: «Désinformation à l'israélienne», par Mohammed El Oifi.

Dans ces articles, nous apprenons que le Memri a été fondé en 1998 par le colonel Ygal Carmon, membre pendant 22 ans des services de renseignement israéliens avant de devenir conseiller pour le contre-terrorisme des Premiers ministres Shamir et Rabin. Selon le Guardian:

La consultation de l’une des pages d’archives web désormais supprimée nous livre la liste du personnel de Memri. Parmi les six personnes nommées, trois – en comptant Carmon – sont décrites comme ayant travaillé dans les services secrets israéliens.

Parmis les trois autres, l’un a servi dans le Commandement Nord du Corps d’artillerie de l’armée israélienne, l’un a une carrière universitaire, et le sixième est un ancien comédien intermittent.

La co-fondatrice de Memri avec le Colonel Carmon n’est autre que Meyrav Wurmser, qui dirige aussi le Centre pour la politique du Moyen-Orient (Center for Middle East Policy) au Hudson Institute [...].

L’omniprésent Richard Perle, président du conseil d’administration de la politique de défense du Pentagone, vient d’entrer au conseil d’administration du Hudson Institute.

L'activité principale de Memri est la sélection d'articles selon des critères bien précis. Selon le Guardian:

[...] soit elles donnaient un reflet négatif des Arabes, soit elles encourageaient l’agenda politique israelien. Je n’étais pas le seul à éprouver ce malaise.

Ibrahim Hooper [...] a souligné dans le Washington Times que «Memri n’avait d’autres fins que de trouver les pires propos qui soient dans le monde musulman et de les diffuser aussi largement que possible».

Pour le Monde diplomatique:

Il [Memri] a tendance à présenter comme majoritaires des courants d’idées très minoritaires dans la presse et les médias arabes. Ainsi, le lecteur non arabophone qui se contenterait de la lecture de ces traductions aurait l’impression que les médias arabes sont dominés par un groupe d’auteurs fanatiques, antioccidentaux, antiaméricains et violemment antisémites que combattraient quelques braves mais rares journalistes, que le Memri qualifie de «libéraux ou progressistes».

À ce stade, la dépendance d'un grand nombre de journalistes occidentaux aux traductions d'une émanation des services israéliens pour accéder aux écrits en arabe et en farsi est déjà problématique du seul fait de la sélection opérée.

Le second travers de l'activité «bénévole» du Memri est la traduction déformée des propos des auteurs. Un exemple donné par le Diplo:

Le professeur Halim Barakat, de l’université Georgetown (New York), aux États-Unis, a fait, lui aussi, les frais de ces méthodes. L’article qu’il a écrit dans le quotidien londonien Al-Hayat sous le titre «Ce monstre créé par le sionisme: l’autodestruction» a été reproduit par le Memri, explique son signataire, sous «un titre incitant à la haine: “Jews Have Lost Their Humanity” [Les juifs ont perdu leur humanité]. Ce que je n’ai pas dit... Chaque fois que j’écrivais “sionisme”, le Memri remplaçait par “juif” ou “judaïsme”. Ils [le Memri] veulent donner l’impression que je ne suis pas en train de critiquer la politique israélienne et que ce que je dis, c’est de l’antisémitisme». À peine cette traduction mise en ligne sur le site du Memri, l’auteur a reçu «des lettres de menaces» dont «certaines disent que je n’ai pas le droit d’enseigner dans les universités» – il a enseigné plus de trente ans –, «que je n’ai pas le droit d’être professeur et que je dois quitter les États-Unis...».

Le troisième axe de son activité consiste, purement et simplement, à lancer de grandes campagnes de manipulation au service des néoconservateurs et du gouvernement israélien. Résumé par le Monde diplomatique:

C’est lui qui a lancé, en 2001, une campagne de dénonciation des manuels scolaires palestiniens, largement infondée, pour faire croire que ceux-ci attisaient l’antisémitisme. En 2004, il réussit, avec notamment le relais du site Proche-Orient.info [...], à exploiter les «dérapages» de la télévision du Hezbollah, Al-Manar, pour faire interdire celle-ci en France, suscitant des protestations de l’association Reporters sans frontières. Il a activement participé à la campagne qui a abouti à la fermeture du centre Cheikh Zayed aux Émirats arabes unis.

On peut suspecter que, pour beaucoup de médias occidentaux, les «traductions» du Memri sont le principal, si ce n'est l'unique, accès à des auteurs arabes. Comme l'expliquent le Guardian et le Monde diplomatique, ça n'est pas sans conséquences.

Cela dit, je ne peux que reprendre la conclusion de Brian Whitaker, car il ne faudrait pas tomber dans la seule dénonciation de l'«activisme» israélien et américain en matière de propagande. Son indispensable complément, c'est la passivité des auteurs et intellectuels arabes à tout simplement essayer de se faire entendre ici.

Il n’est pas difficile de voir ce que les arabes pourraient faire pour contrer cela. Des groupes de médias arabes pourraient s’associer et publier eux-mêmes des traductions d'articles reflétant plus justement le contenu de leur journaux.

Cela ne serait pas au-dessus de leur moyens. Mais comme toujours ils préféreront peut-être ne rien faire et ronchonner contre les machinations des retraités des services secrets israéliens.

À mon petit niveau, je dois constater que, autant je rencontre des Libanais et des Palestiniens qui maîtrisent le français ou l'anglais, qui ont beaucoup de choses à dire sur leur région (et qui sont en plus particulièrement remontés...), autant suivre l'actualité du Liban via la blogosphère francophone ou anglophone démontre une incroyable vitalité des blogueurs pro-américains (pour simplifier...) et la quasi absence de positions opposées (disons: pro-Georges Corm ou pro-Alain Gresh!).

Je rappelle donc qu'il n'est pas nécessaire d'obtenir une autorisation du Mossad pour s'exprimer sur le Web.

posté par Nidal @ mercredi, août 23, 2006

 

Source : http://tokborni.blogspot.com/2006/08/le-memri-pour-source...

 


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19:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, algerie, courcelles, histoire, iran, islam, irak, imperialisme, israel, liban, palestine, politique, presse, propagande, romain, sionisme, silence, terrorisme, vatican | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/09/2006

16/09/2006: Canada-Afghanistan - Une guerre absurde

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : samedi 16 septembre 2006 3:47

Objet : Canada-Afghanistan - guerre absurde - pointless war

 

Canada-Afghanistan - Une guerre absurde - A pointless war

 


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traduction du Collectif de traduction de Montréal - pueblo@sympatico.ca

 


----- Original Message -----

From: Jan Slakov

To: jan

Sent: Friday, September 15, 2006 5:03 PM

Subject: Top Soldier Quits "Pointless War"


 

Le 10 septembre 20006, Bill Bell a envoyé la lettre suivante au premier ministre du Canada, Stephen Harper, du Parti conservateur.

 

Des copies de cette lettre ont été envoyées à :

- Jack Layton, leader du Nouveau Parti démocratique du Canada (qui exige le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan)

- Gordon O'Connor, ministre de la Défense du Canada du gouvernement conservateur

- Diane Finley, membre du Parlement, nommée ministre des Ressources humaines et du Développement social par le premier ministre du Canada.

- Conscience Canada / Nos impôts pour la paix, organisations du Canada et du Québec d'objecteurs de conscience fiscale (Personnes qui refusent de verser au gouvernement canadien le pourcentage de leur impôt sur le revenu fédéral correspondant au pourcentage du budget militaire du Canada).
 



M. Stephen Harper, premier ministre du Canada:

Monsieur,

 

Voici des extraits d'un article publié aujourd'hui, au cas où vous l'auriez manqué.

 

Haut  gradé démissionne alors que les maladresses transforment la campagne en une «guerre absurde»

 

Christina Lamb  

L'ancien aide-de-camp du commandant de la mission britannique dans le Sud de l'Afghanistan affirme la campagne militaire menée dans la province de Helmand constitue un «exemple classique de tout ce qui ne faut pas faire lors d'une mission anti-insurrectionnelle».

«Il est insensé de mener une grande campagne comme dans le bon vieux temps.  Cela ne f
ait qu'empirer les choses» affirme le capitaine Leo Docherty, des «Scots Guards», qui a été tellement déçu qu'il a quitté l'armée le mois passé.

«Toutes les personnes dont les maisons ont été d
étruites et dont les enfants ont été tués vont se tourner contre les Britanniques», explique-t-il.  «C'est une équation très simple : si les gens perdent des maisons et des champs de pavots ils nous combattront.  C'est très certainement ce que je ferais si j'étais eux!»


«Nous avons commis des maladresses grotesques.  Nous avons dit que nous agirons autrement que les soldats des États-Unis, qui bombardent et mitraillent les vil
lages, puis nous avons fait exactement la même chose qu'eux.»

[http://www.timesonline.co.uk/newspaper/0,,2761-2350795,00.html]

J'espère que vous me pardonnerez d'insister sur des faits qui sont évidents.  L'expression «guerre absurde» suffit.

D'autre part si le capitaine Docherty signale que les Afghans se tourneront contre les Britanniques, ils pourraient se tourner aussi contre les Canadiens, n'est-ce pas?
 
Envoyer nos forces armées dans un autre pays pour tuer des gens et détruire leur biens n'est pas une façon de leur inculquer  des attitudes et des comportements conformes à nos conceptions.
 
J'aimerais que vous établissiez la paix.
 
Bill Bell
Selkirk, Ontario, Canada
 


 

[ENGLISH]

 

----- Original Message -----

From: Jan Slakov

To: jan

Sent: Friday, September 15, 2006 5:03 PM

Subject: Top Soldier Quits "Pointless War"


Sept. 10 '06
from: Bill Bell
Letter sent to P.M. Harper with copies to Jack Layton, Gordon O'Connor, D. Finley, MP, Conscience Canada
 



Dear Mr Harper:

In case you missed it, here's an excerpt from an article that appeared today:

Top soldier quits as blundering campaign turns into 'pointless' war

Christina Lamb  

The former aide-de-camp to the commander of the British taskforce in southern Afghanistan has described the campaign in Helmand province as "a textbook case of how to screw up a counter-insurgency".

"Having a big old fight is pointless and just making things worse," said Captain Leo Docherty, of the Scots Guards, who became so disillusioned that he quit the army last month.

"All those people whose homes have been destroyed and sons killed are going to turn against the British," he said.  "It's a pretty clear equation - if people are losing homes and poppy fields, they will go and fight.  I certainly would.

"We've been grotesquely clumsy ‹ we've said we'll be different to the Americans who were bombing and strafing villages, then behaved exactly like them."

[http://www.timesonline.co.uk/newspaper/0,,2761-2350795,00.html]

I hope you will forgive my pointing out the obvious but I wonder if "pointless war" doesn't say it all.  Furthermore, Captain Docherty's remark about having Afghans "turn against" the British could just as well be applied to Canadians, couldn't it?
 
Sending your armed forces to another country to kill people and to destroy their property is not the way to model the attitudes and behaviours that you wish to instil in them.
 
I want you to make peace.
 
Bill Bell
Selkirk, ON

19:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, irak, palestine, liban, crimes, barbarie, canada, grande bretagne, usa, presse, silence, romain, courcelles, histoire, terrorisme, occupations, otan, onu, resistance, solidarite, paix, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/09/2006: « La victoire du Hezbollah a marqué le début du déclin d´Israël »


De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de chris den hond
Envoyé : vendredi 15 septembre 2006 11:44

Objet : [assawra] Nahla Chahal: "La victoire du Hezbollah marque le déclin d'Israël"

 

« La victoire du Hezbollah a marqué le début du déclin d´Israël »

Interview Nahla Chahal, coordinatrice des missions civiles en Palestine CCIPPP et chercheur à Paris.

Interview par Chris Den Hond (La Gauche, Belgique) et Nicolas Qualander (Rouge, France)

Nahla Chahal est coordinatrice des Campagnes civiles internationales pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP). Elle fut l´une des dirigeantes, au cours des années 70, de l´Organisation d´action communiste du Liban (OACL). De retour du Liban, où elle a passé plus d´un mois pendant l´offensive israélienne, elle raconte et analyse ces événements.

--- Quel est l´effet de la guerre sur le peuple libanais ?

On a vécu au Liban un moment extrêmement intense. Pourquoi? Moi, j´ai ouvert mes yeux, j´ai eu une conscience politique après la défaite en 1967. J´ai vu devant moi mon père, un militant communiste libanais, et ma mère, une militante communiste irakienne, s´effondrer en 1967. Mon père a même fait un infarctus à cause de la défaite. Les régimes arabes à l´époque avaient essayé de minimiser en disant que c´était une petite défaite. Mais pour nous, c´était la fin de toute une époque où toute une région était en train de se réaliser. Dans notre conscience de nationalistes arabes ou de communistes, Israël était là pour empêcher que le monde arabe puisse se réaliser en tant qu´entité, en tant que force régionale ou en tant que société. Ensuite, il y a eu tout un déclin de la région arabe. On disait : « On ne peut pas résister à Israël. C´est impossible». Ca dure depuis 40 ans maintenant. Moi, je considère que j´ai eu la grande chance d´avoir vu une preuve qu´Israël et l´hégémonie d´Israël et la suprématie d´Israël n´étaient pas un destin indéniable. Israël est maintenant entré dans une logique de « soit nous, soit eux ». Je suis consciente que ce qu´on a vécu n´est qu´une petite lueur, mais elle a prouvé qu´on peut avec la force d´une petite milice, la milice du Hezbollah, une souris, affronter un éléphant. Les dix premiers jours, il y avait une énorme panique. Mais soudain, quand les Israéliens n´ont pas pu avancer, les gens ont accepté de payer le prix. Ca, c´est historique.

--- Le but israélien et américain était de diviser la population libanaise. Pourquoi elle n´a pas réussi ?

Elle est déjà divisée. Si quelqu´un vous dit que toute la population libanaise a fait le choix de la résistance, c´est faux. Une grande partie de la population libanaise aime bien la résistance, mais n´est pas prête à payer le prix. Elle a fait un choix, elle a rejoint le camp de ce que j´appellerais le camp néolibéral dans le sens économique avant tout : s´amuser, se concentrer sur soi. Certains ont même dit : Le Hezbollah aurait dû attendre l´hiver, ainsi on n´aurait pas raté l´été sur la plage.

Le plan israélo-américain était de faire bouger une partie de la population libanaise contre le Hezbollah. Cela aurait pu arriver si le Hezbollah et les partis qui sont avec le Hezbollah - le Hezbollah est loin d´être seul dans la résistance - n´avait pas eu la capacité de résister.

--- Quel est ton jugement sur la résistance militaire du Hezbollah ?

Il y a eu quelque chose qu´on n´a pas vu depuis très longtemps dans cette partie du monde. Les combattants du Hezbollah se sont battus avec la conviction. On n´avait jamais vu 34 Merkavas (tanks israéliens) détruits en une seule journée. Jamais! Aucune armée arabe n´a pu faire cet exploit. Le Hezbollah est vraiment très bien organisés. Mais ce qui est le plus important, c´est que très vite, la population, la base sociale du Hezbollah s´est alignée sur leurs combattants. Ils ont pris soin des combattants. Ensuite il y a eu les discours de Hassan Nasrallah. Il est intervenu quatre fois et je crois que ce sont des pièces maîtresses à étudier dans la science politique. Tout le monde savait que son deuxième fils était dans les combats (son premier fils est mort en combat, ndlr). Les fils de tous les chefs du Hezbollah étaient dans les combats, le fils de Cheikh Naim Hassem - le numéro deux de Hezbollah-  a été très grièvement blessé, donc la population a compris de quoi il s´agissait.

--- Quelles sont les répercussions plus générales sur la région ?

Les Arabes attendaient, avec une angoisse qui leur serrait le coeur. Nous avons reçu beaucoup de délégations au Liban, des délégations arabes. Ils nous ont raconté que les Arabes avaient le coeur serré pendant les 4 premiers jours, parce qu´ils s´attendaient à la défaite. Au-delà du 10ème jour, les Arabes n´en ont pas cru leurs yeux. Ca commence à faire tâche d´huile. Vous savez qu´il y a un malaise énorme en Egypte et dans l´armée égyptienne. Aussi dans l´armée syrienne. Les gens disent : comment ça se fait que le Hezbollah est capable de faire cela ? Et nous ? Qu´est-ce qu´on fait ? Historiquement la bataille du Hezbollah a marqué le début du déclin d´Israël, la fin d´Israël qui terrorise l´ensemble de la région. Même si Israël recommence, il y a dans la mémoire ce phénomène qui s´est produit. Je pense que beaucoup d´Israéliens sont conscients de cela, notamment nos amis israéliens anticolonialistes.

--- Est-ce que la gauche peut travailler avec des groupes comme le Hezbollah et le Hamas,  que certains dans la gauche qualifient même comme des islamistes intégristes fascistes ? Et si oui, quel type d´alliance est possible ou souhaitable?

Je pars de la position du parti communiste libanais, le PCL. Ce parti communiste libanais est quand même un des partis les plus anciens et les plus sérieux dans la région et aussi les plus influents. Le PCL travaille main dans la main avec le Hezbollah. C´est une alliance critique à l´égard du Hezbollah. Le PCL dit ouvertement au Hezbollah : « Là tu t´es trompé ». Après 2000, le PCL a considéré que le Hezbollah avait gaspillé la victoire, parce que dans la politique interne libanaise, le Hezbollah s´est allié à ses ennemis, à ceux qui étaient contre la libération, la bourgeoisie néolibérale.

Je fais une différence dans les mouvements islamistes. Comme chez les communistes et les gens de la gauche, les mouvements islamistes ne sont pas les mêmes. Il n´y a aucun lien de parenté entre Ben Laden et le Hezbollah, aucun ! C´est comme dans les mouvements de gauche. Quel rapport est-ce que nous avons avec le Khmers rouges? Pour moi ce sont des fascistes. Il y a des fascistes chez les islamistes comme chez des gens de gauche, mais il y a aussi des gens libérés, progressistes. Je ne fais pas l´éloge du Hezbollah. Je connais les points de faiblesse. Le Hezbollah n´est pas encore assez conscient qu´il est un mouvement de théologie de la libération. Mais c´est le seul mouvement islamiste qui vient dans les forums sociaux mondiaux et européens. Depuis 2003, il envoie régulièrement des gens pour y participer. Il y a une alliance pratique et politique entre le Hezbollah et le Parti communiste libanais et le Parti du peuple - qui est un parti nationaliste de gauche. Ils se voient régulièrement et ne dissimulent pas les points de divergence. Le PCL par exemple reproche au Hezbollah de n´avoir jamais participé à des manifestations de revendication sociale, alors que sa base est une base composée de pauvres, de paysans, d´ouvriers et de la classe petite-bourgeoise défavorisée au Liban. Le Hezbollah dit parfois : « Vous avez raison, on n´était pas assez conscient de cela ». Il faut comprendre le Hezbollah comme un phénomène jeune, qui évolue beaucoup, qui écoute. C´est très important. C´est aussi un mouvement qui est libéré des dogmes hérités. Leur capacité à travailler avec les communistes est pour moi une forte indication de cela.




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11:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberte, fascisme, guerre, israel, liban, otna, onu, occupations, resistance, racisme, sionisme, solidarite, terrorisme, usa, actualite, belgique, courcelles, histoire, romain, colonialisme, crimes, democratie, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/09/2006

14/09/2006: ISRAEL : La culture du mépris des Palestiniens

The Holocaust and Palestine - L' holocauste et la Palestine occupée     08/11/2001

 

 

 

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de adac association
Envoyé : jeudi 14 septembre 2006 14:13
À : Transfer info
Objet : [Transfer_info] ISRAEL : La culture du mépris des Palestiniens

 

BERNARD NOEL(POETE)...LA CULTURE DU MEPRIS EN ISRAEL

(Bernard Noel, Grand Prix national de Poésie 1992 EST né le 19 novembre 1930.

Il est écrivain et poète,

« Poète, dit-on de Bernard Noël (l'un des plus grands, ne dit-on pas moins). Oui, mais à la condition qu'on dise que la poésie serait alors : tamis, râpe, laminoir de la langue. Supplice de la pensée au sens de Kafka dans La Colonie pénitentiaire (où le texte s'écrit à même la chair) »)

 

INCURSIONS, IRRUPTIONS. CULTURE DU MEPRIS EN ISRAEL BERNARD NOEL POETE ECRIVAIN

 

INCURSIONS

 

Le mot « incursion » sert à désigner, dans les derniers bulletins d'information de France-Culture, les opérations militaires israëliennes au Liban. Ce mot saisit parce qu'il est original par rapport au vocabulaire des autres chaînes. D'après Littré, « l'incursion est une course ; par conséquent celui qui la fait passe seulement sur le terrain qu'il ravage ». Bien que vieille d'un siècle et demi, cette définition décrit assez bien l'action d'Israël, sauf que la « course » viole cette fois l'espace aérien et que le « ravage » tombe ainsi principalement du ciel.

 

Littré renvoie au mot latin « incursio » qu'il traduit par « invasion ». La consultation du Gaffiot donne « choc , attaque » pour « incursio », puis « se jeter sur » pour « incursito » et « fondre sur, attaquer » pour « incurso ». Il ne faut pas, dit le Dictionnaire analogique, confondre « incursion » , qui est le fait de pénétrer momentanément dans un domaine qui n'est pas le sien, avec « irruption », qui consiste à pénétrer de vive force et à s'installer…

L'aviation, est l'instrument parfait de « l'incursion » puisqu'elle « se jette sur » son objectif et retourne aussitôt vers sa base. Les chars , les commandos, l'infanterie, par contre, sont obligés de faire « irruption » même si, officiellement, leur commandement n'a pas l'intention de s'installer. L'armée israëlienne, dénommée Tsahal, combine de toute évidence depuis un demi-siècle « incursion » et « irruption » pour le plus grand dommage de ses voisins.

 

L'histoire de cette période prouve en effet que l'existence et le comportement de Tsahal font de l'incursion et de l'irruption une méthode d'intimidation brutale dont l'exercice est sans cesse nourri d'actions violentes. Cela va du « bouclage » toujours arbitraire à la confiscation des terres, de la destruction des oliveraies et des maisons à l'assassinat ciblé, du bombardement des infrastructures civiles au bombardement des civils, de l'enlèvement et de la séquestration des responsables politiques à l'emprisonnement et à la torture de quiconque a l'infortune d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Tout cela au nom d'un droit à l'autodéfense et à la sécurité dont le résultat est de créer une insécurité générale, non seulement autour d'Israël mais dans tout le Moyen Orient.

 

Devant tant de violences, dont le seul succès est d'en appeler et d'en rappeler d'autres aux références totalitaires fâcheuses, il semble que le simple bon sens aurait dû conduire à demander à la paix ce que ne peut obtenir par la guerre. Mais non, l'Etat d'Israël s'obstine à entretenir l'oppression, la peur, la menace quand il ne passe pas à des actes qui visent à terroriser l'ennemi qu'en réalité ils fabriquent. Pourtant, ces jours-ci, les actes en question atteignent un degré où l'injustifiable le dispute à la sauvagerie. Une sauvagerie masquée par la technologie guerrière qui métamorphose les tueries en une affaire inhumaine que les communiqués qualifient de « dégâts collatéraux ».

 

L'humanité a sans doute besoin du contact, de la vision directe ou du face à face pour que le tueur ait conscience du droit de mort dont il dispose. On peut croire que tel n'est pas le cas de l'artilleur ou de l'aviateur qui tirent sur un « objectif », mais comment accorder cette circonstance atténuante aux généraux, ministres et chef de gouvernement dont le moins qu'on puisse attendre d'eux est qu'ils sachent ce qu'ils font ? Quand on compare l'importance des « dégâts » et la justification qu'en donnent les responsables israéliens, on se demande ce qui l'emporte chez eux du mensonge ou du racisme dans leur empressement à pousser au crime.

 

Bien sûr, une bonne partie de leur arrogance dans le déni des faits tient à l'aide constante et à la conduite exemplaire de leur soutien américain, qui a si brillamment réussi la démocratisation de l'Irak et de l'Afghanistan. Les crimes de guerre, la torture des prisonniers, les massacres changent de nature dès lors qu'on les qualifie de lutte contre le terrorisme : ils tirent même de cette qualité une sanctification. Et puis, de toute évidence, les victimes de cette lutte n'ont pas droit à ce statut : il suffit de vous étiqueter « terroriste » pour que vous cessiez d'être un humain.

 

Depuis des années, et les témoignages abondent à ce propos, on assiste en Israël à un entraînement au mépris. Au mépris du Palestinien, jour après jour humilié aux check-points, privé de travail, privé d'eau, d'électricité, de nourriture, malmené pour un oui pour un non, emprisonné sans jugement… Encore n'est-ce là que les formes les plus douces d'une oppression qui n'hésite pas à recourir aux obus, aux bombes, aux fusillades à Gaza ou au fameux « Mur » qui est en train de transformer la Cisjordanie en camp de concentration.

 

La gravité de la situation ainsi créée s'accompagne de dizaines de morts avec un fort pourcentage de femmes et d'enfants. Tout cela a été dénoncé en vain par des articles, des documentaires, des livres, mais rien ne dénonce la dégradation morale qu'entraîne chez les Israéliens l'exercice régulier de l'oppression. Si l'artilleur et l'aviateur ne voient peut-être pas ce qu'ils font, l'oppresseur le voit fort bien quand il laisse des malheureux attendre des heures durant un passage, quand il enfonce les portes, casse les meubles, quand il écrase une maison avec son tank ou son bulldozer, quand il tire sur des enfants. Pour supporter ce face à face, il faut avoir pratiqué longuement le mépris et même en avoir fait sa culture. On sait à quel point il faut déshumaniser l'Autre pour le traiter comme un être inférieur.

Le gouvernement israélien organise cette déshumanisation et le mépris raciste qui en découle. Il s'étonne de la résistance qu'il rencontre dans le temps même où il s'efforce d'en finir avec elle. D'où ce redoublement de violence, qui prouve un désir de génocide latent, et la rage de ne pas oser l'accomplir. Cette rage aveugle monsieur Olmert et sa clique puisqu'elle les fait agir à l'inverse de l'intérêt de leur peuple également aveuglé par leur propagande. Ainsi au quinzième jour de la destruction du Liban avec des bombes américaines dans le but de provoquer le rejet du Hezbollah cause, soit disant, de tout ce malheur, un sondage révèle aujourd'hui que 87% des Libanais voient dans le Hezbollah un mouvement de résistance qui les honore.

 

La bêtise politique est criminelle : on le voyait en Irak, en Afghanistan, on le voit hélas en Palestine et au Liban. Le plus accablant est que cette bêtise ne rencontre aucune opposition dans un Occident qui se déshonore en lui trouvant des motifs respectables. Les pays arabes ne font pas mieux mais ils ont l'excuse, grâce encore à l'Amérique, d'avoir des gouvernements qui sont étrangers aux aspirations de leurs peuples. Il n'est pas nouveau de traiter de terroristes des mouvements de résistance, mais les utilisateurs de cette rhétorique apparemment inusable devraient savoir qu'il est dangereux de précipiter la résistance dans le désespoir.

 

L'honneur n'a jamais été le fort des diplomates et des commerçants, mais il fut longtemps la règle du jeu des militaires. Quel honneur pourrait-il y avoir à bombarder une usine de lait, les pistes d'un aéroport civil ou les immeubles de l'autorité palestinienne ? Il est dommage que Tsahal et ses généraux n'aient jamais eu à méditer ce vers classique devenu proverbial : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». L'honneur d'Israël ne tient plus qu'aux quelques « refuzniks » qui refusent de massacrer des innocents, mais pour Tsahal, il est trop tard, cette armée d'élite n'est entraînée qu'à écraser plus faible qu'elle, aussi doit-on la considérer désormais comme la plus lâche du monde.

 

Bernard Noël, écrit le 2/08/06.

 

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=65869

 

Sites à visiter :

http://www.minorites.org/

http://www.palestine-vivra.org/

http://fr.groups.yahoo.com/group/assawra/

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13/09/2006

13/09/2006: NOUS NOUS OPPOSONS À L'ENVOI DE TROUPES ESPAGNOLES AU LIBAN


De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mercredi 13 septembre 2006 18:40
Objet : Liban - Non à la participation de l'Espagne [esp + fr]

 

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From: SolidNet

Sent: Wednesday, September 13, 2006 9:16 AM

Subject: CP of Peoples of Spain, Against Sending Spanish Troops to Lebanon [Sp.]

 

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CP of Peoples of Spain, Against Sending Spanish Troops to Lebanon [Sp. + Fr.]

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From: Communist Party of Peoples of Spain, Monday, September 11, 2006

http://www.pcpe.es , mailto:qboix@sct.ictnet.es

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LA POSICIÓN DE LOS Y LAS COMUNISTAS DEL PCPE:

NO AL ENVÍO DE TROPAS ESPAÑOLAS A LÍBANO

 

Ante la aprobación por parte del parlamento español, a propuesta del gobierno de Zapatero, del envío de tropas españolas al Líbano, el Comité Ejecutivo del PCPE manifiesta:

 

El PCPE expresa su rechazo al envío de tropas españolas al sur del Líbano en el marco de una fuerza multinacional (principalmente de países de la UE. y la OTAN) que bajo mandato de la ONU pretende establecerse en ese país como supuesta fuerza de intermediación entre Israel y la resistencia libanesa. Esta pretendida operación “humanitaria” esconde la verdadera esencia de la misma, que no es otra que defender los intereses del imperialismo europeo en la zona y legitimar las ilegales ocupaciones israelíes de los territorios palestinos, sur del Líbano y  los altos del Golán, pertenecientes a Siria. Para el PCPE se trata de un nuevo ejemplo de cómo el capitalismo transnacional amplía su círculo de influencia de la única manera que ya puede hacerlo, mediante la intervención militar directa disfrazada nuevamente de colaboración humanitaria desinteresada.

 

El reciente fracaso militar israelí en su empeño por aniquilar a la resistencia libanesa ha desatado la preocupación de las potencias imperialistas por cuanto puede significar el resquebrajamiento de la hegemonía sionista en la zona y por tanto de los intereses imperialistas tanto europeos como norteamericanos. La celeridad con la que se han desplegado las primeras tropas europeas demuestra hasta que punto las potencias imperialistas han asumido la urgencia de socorrer al estado de Israel, atravesado por una oleada de escándalos de corrupción gubernamental y debilitado por los reveses sufridos durante su agresión militar a Líbano.

 

La resolución 1701 de la ONU, en la que se ampara la presencia de  las tropas multinacionales en la zona  establece la ubicación de estas únicamente en territorio libanés pero no dentro de las fronteras israelíes. Para el PCPE  este hecho demuestra claramente que se trata más bien de una fuerza armada de ocupación cuya misión principal será garantizar a Israel la cobertura necesaria cuando este estime oportuno atacar al país vecino además de tratar de neutralizar a la resistencia libanesa, quien ha demostrado una sobrada capacidad de organización de la resistencia civil y operatividad militar suficiente para rechazar al ejército sionista.

 

El PCPE denuncia la doble moral practicada por sectores de la socialdemocracia en el estado español, fundamentalmente por IU y PCE, quienes se han alineado vergonzosamente con la política imperialista al justificar y votar favorablemente en el congreso el envío de tropas españolas, lo que les sitúa objetivamente del lado de los agresores y no de los agredidos.

 

El PCPE, en la línea de la resolución aprobada en Julio de este mismo año se reafirma en su profunda convicción internacionalista y expresa su más firme apoyo a las luchas de resistencia de los pueblos libanés y palestino contra el agresor sionista y las potencias imperialistas que lo sustentan.

 

¡VIVA LA SOLIDARIDAD INTERNACIONALISTA!

¡VIVA LA LUCHA DE LOS PUEBLOS PALESTINO Y LIBANÉS!

 

Comité Ejecutivo del Partido Comunista de los Pueblos de España

                                                                                  Septiembre de 2006

 

 

*End*

 

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Sent: Wednesday, September 13, 2006 9:16 AM

Subject: CP of Peoples of Spain, Against Sending Spanish Troops to Lebanon [Sp.]

 

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Parti communiste des peuples d'Espagne - Contre l'envoi de troupes espagnoles au Liban [Fr. +  Sp.]

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Source : Le Parti communiste des peuples d'Espagne, lundi le 11 septembre 2006

http://www.pcpe.es , mailto:qboix@sct.ictnet.es

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LA POSITION DU PARTI COMMUNISTE DES PEUPLES D'ESPAGNE (PCPE) :

NOUS NOUS OPPOSONS À L'ENVOI DE TROUPES ESPAGNOLES AU LIBAN

 

Devant l'approbation, par une partie des membres du Parlement espagnol, de la demande du gouvernement Zapatero d'envoyer des troupes espagnoles au Liban, le Comité exécutif du Parti communiste des peuples d'Espagne (PCPE) déclare :

 

Le PCPE s'oppose à l'envoi de troupes espagnoles au Sud du Liban dans le cadre d'une force multinationale (constituée principalement de pays membres de l'Union européenne et de l'OTAN), qui, sous le mandat de l'ONU, compte s'installer dans ce pays en tant que prétendue "force visant à servir d'intermédiaire entre Israël et la résistance libanaise.  Cette opération soi-disant "humanitaire” cache ses véritables objectifs, qui ne consistent qu'à défendre les intérêts de l'impérialisme européen dans la région et qu'à légitimer les occupations illégales de territoires palestiniens, du Sud du Liban et des plateaux du Golan, qui appartiennent à la Syrie.  Pour le PCPE, il s'agit d'un nouvel exemple de la manière utilisée par le capitalisme transnational pour étendre sa zone d'influence de la seule manière dont il est capable maintenant, c'est-à-dire au moyen d'interventions militaires directes, déguisées une fois de plus en collaboration humanitaire désintéressée.

 

Le récent échec militaire de l'armée israélienne, qui voulait détruire la résistance libanaise, a suscité l'inquiétude des puissances impérialistes quant à l'effritement de l'hégémonie sioniste dans la région et, par conséquent, des intérêts impérialistes, tant européens qu'états-uniens.  La vitesse avec laquelle les premières troupes européennes se sont déployées montre à quel point les puissances impérialistes ont assumé l'urgence de partir au secours de l'État d'Israël, actuellement secoué par une vague de scandales de corruption gouvernementaux et affaibli par les revers soufferts au cours de son agression militaire contre le Liban.

 

La Résolution 1701 de l'ONU, qui permet la présence de troupes multinationales dans la région, établi que celles-ci ne s'installeront que sur le territoire libanais et qu'elles ne s'installeront pas à l'intérieur des frontières israéliennes. Selon le PCPE, ce fait montre clairement qu'il s'agit plutôt d'une force d'occupation, ayant pour principale mission de garantir à Israël la couverture nécessaire, lorsqu'elle le jugera opportun, pour attaquer le pays voisin et essayer de neutraliser la résistance libanaise, qui a fait preuve d'une grande capacité d'organiser la résistance civile et d'une opérativité militaire suffisante pour repousser l'armée sioniste.

 

Le PCPE dénonce la morale «deux poids, deux mesures» pratiquée par certains secteurs de la social-démocratie de l'État espagnol, principalement l'IU et le PCE, qui se sont honteusement alignés à la politique impérialiste afin de justifier et de voter favorablement au Congrès l'envoi de troupes espagnoles, ce qui les place objectivement du côté des agresseurs et non de celui des agressés.

 

El PCPE, conformément à la résolution approuvée en juillet cette année, réaffirme sa plus profonde conviction en l'internationalisme et exprime son plus solide appui aux luttes de résistance des peuples libanais et palestiniens contre l'agresseur sioniste et contre les puissances impérialistes qui le maintiennent et l'appuient.

 

VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE!

VIVA LA LUTTE DES PEUPLES PALESTINIEN ET LIBANAIS!

 

Comité exécutif du Part communiste des peuples d'Espagne

                                                                                  Septembre 2006

 

 

 

*FIN DU COMMUNIQUÉ*

 

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23:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, espagne, europe, euro-dictature, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, onu, otan, occupations, palestine, presse, politique, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, us | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/09/2006: Non à la mission de l'ONU

Bravo : le Parti communiste grec est un Parti communiste qui voit clair dans le jeu impérialiste ricano-otan-occidental et pro-sioniste  !

RoRo

 

 

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mardi 12 septembre 2006 21:37
À : 00-artusoantonio
Objet : Fw: Liban-Lebanon - Non à la mission de l'ONU - No to UN mission

 


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Traduction du Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada)

 

----- Original Message -----

From: SolidNet

To: info@solidnet.org

Sent: Friday, September 08, 2006 9:23 AM

Subject: CP of Greece, About the Mission of the Greek Frigate to Lebanon

 

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PC de Grèce - Au sujet de la mission de la frégate grecque envoyée au Liban

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From: Communist Party of Greece, Friday, September 08, 2006

http://inter.kke.gr , mailto:cpg@int.kke.gr

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Le Parti communiste de Grèce s'oppose à la participation

 de la Grèce à la mission militaire au Liban

 

Le bureau de presse du Comité central du Parti communiste de la Grèce (KKE) a émis la déclaration suivante au sujet de la décision du gouvernement grec d'envoyer une frégate de la marine se joindre à la force d'intervention des Nations Unies au Liban :

 

«Le gouvernement de Démocratie Nouvelle a assumé d'immenses responsabilités en prenant la décision d'envoyer une frégate grecque et d'autres effectifs militaires au Liban.

 

Le rôle de la soi-disant “mission de maintien de la paix” des Nations Unies est clair et net: il s'agit d'une force d'occupation et d'imposition des objectifs impérialistes, qui interviendra carrément dans les affaires internes du Liban à l'encontre des intérêts des populations de la région.  La mission de cette force consiste à réaliser ce que les envahisseurs israéliens n'ont pas réussi à obtenir, c'est-à-dire le désarmement de la résistance populaire armée.

 

Le gouvernement grec est confronté à une question impitoyable : les forces navales et militaires de la Grèce devront soit renforcer le blocus naval inacceptable et provocateur d'Israël contre le Liban, soit faire partie d'une force de remplacement.

 

L'une ou l'autre de ces options constitue un engagement inacceptable et dangereux.

 

Toutes les parties doivent prendre une position clairement opposée à cette mission.  Ne pas protester clairement constituerait un appui à celle-ci.

 

Le Parti communiste de Grèce (KKE) lance un appel au people grec pour qu'il dénonce cette décision agressive du gouvernement grec et s'y oppose.

 

Aucune participation, d'aucune manière et par aucun moyen à la force d'occupation au Liban!

 

Solidarité avec les luttes des peuples!

 

Athènes, le 6 septembre 2006

 

*FIN DU COMMUNIQUÉ*

 

Pour s'abonner ou se désabonner : mailto:info@solidnet.org

Internet : http://www.solidnet.org

 

 

[ENGLISH]

 

----- Original Message -----

From: SolidNet

To: info@solidnet.org

Sent: Friday, September 08, 2006 9:23 AM

Subject: CP of Greece, About the Mission of the Greek Frigate to Lebanon

 

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CP of Greece, About the Mission of the Greek Frigate to Lebanon

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From: Communist Party of Greece, Friday, September 08, 2006

http://inter.kke.gr , mailto:cpg@int.kke.gr

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KKE Condemns Greek Participation in the Military Mission to Lebanon

 

The Press Bureau of the CC of KKE issued the following statement about the governmental decision to dispatch a Greek frigate to the UN intervention force in Lebanon

 

“The government of New Democracy assumes huge responsibilities with its decision to send the Greek Frigate and other military forces to Lebanon.

 

The role of the so-called “peacekeeping mission” of the UN is clear-cut and defined: it is an army of occupation and imposition of the imperialist designs, a force that will pointedly intervene in the internal affairs of Lebanon, against the interest of all peoples of the region. The mission of that force is to accomplish what the Israeli invaders failed to achieve, to disarm the armed popular resistance.

 

The Greek government is faced with a merciless question: will the Greek naval and military forces reinforce the unacceptable and provocative naval blockade of Lebanon by Israel or it is going to participate in a force replacing it

 

Either option constitutes an unacceptable and dangerous engagement

 

All parties must take an unambiguous position against the mission, muttering means agreement and consent.

 

KKE calls upon the Greek people to condemn and express its opposition to this aggressive decision of the Greek Government.

 

No participation, in any way or means, to the occupation force in Lebanon

 

Solidarity with the peoples’ struggle

 

Athens, 6 September 2006

 

*End*

 

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10:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, barbarie, courcelles, crmes, colonialisme, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, otan, occupation, palestine, politique, racisme, actualite, silence, resistance, sionisme, solidarite, terrorisme, usa, grece, presse, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/09/2006

06/09/2006: NON AU BLOCUS DES PEUPLES PALESTINIEN ET LIBANAIS


De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de FISCHER BERNARD
Envoyé : mercredi 6 septembre 2006 17:19

 

NON AU BLOCUS DES PEUPLES PALESTINIEN ET LIBANAIS TROUPES FRANCAISES HORS DU LIBAN

vendredi 1er septembre 2006, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

 

www.enfantsdepalestine.org

www.indigenes-republique.org

NON AU BLOCUS DES PEUPLES PALESTINIEN ET LIBANAIS TROUPES FRANCAISES HORS DU LIBAN

Durant plus de 4 semaines l'aviation israélienne a massacré plus de 1000 civils et détruit immeubles, ponts, routes, hôpitaux etc. Le caractère criminel de l'agression israélienne contre la population libanaise est désormais évident pour la majorité des peuples du monde et ses actions sont clairement qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Mais les objectifs assignés à la guerre menée par Israël n'ont pas été atteints : la résistance libanaise n'a pas cédé, le Hezbollah n'a pas été détruit et, jusqu'à ce jour, le peuple libanais a évité le piège de la guerre civile. Loin d'avoir été une nouvelle défaite pour les peuples arabes du Moyen-Orient, cette guerre a été ressentie par eux comme un échec d'Israël et un signe qu'il était possible de résister.

Pour les forces impérialistes et leurs alliés sionistes cet échec est inacceptable : comme en Irak et comme en Palestine, la résistance des peuples doit être brisée ! En Palestine, plus de 200 Palestiniens ont été assassinés et plus de 800 ont été blessés depuis la fin juin. Avec le soutien des Etats-Unis et avec la complicité de la Communauté Européenne, l'Etat terroriste d'Israël se prépare à prendre une revanche contre les Palestiniens après l'humiliation subie au Liban.

De même aucun doute n'est permis sur l'objectif de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, déjà présent dans la résolution 1559 votée en 2004 qui « demande que toutes les milices libanaises et non libanaises soient dissoutes et désarmées »

Faute d'avoir pu l'atteindre par l'agression israélienne, le Conseil de sécurité, sous l'impulsion des gouvernements états-unien et français, a décidé l'envoi au Liban d'une force internationale d'intervention. Après l'armée américaine qui occupe l'Irak, c'est au tour de l'Europe de prendre la tête d'une opération de police impérialiste au Liban.

Cette force armée n'est pas faite pour protéger les Libanais des attaques israéliennes répétées contre leur territoire et son occupation.

La présence au sud du Liban de cette armée doit permettre d'éloigner les combattants de la frontière avec Israël qui sera ainsi hors de portée des tirs mais pourra poursuivre ses raids aériens contre la population libanaise. Elle vise aussi à isoler les combattants de la résistance libanaise et à les empêcher de recevoir les armes dont ils ont besoin pour se défendre.

Toutes les conditions seront alors réunies pour tenter d'écraser la résistance.

A tous ceux qui sont révoltés par la politique criminelle de l'Etat d'Israël et qui s'indignent de l'impunité dont cet Etat terroriste bénéficie, nous disons : avec ses complices européens, le gouvernement français soutient le blocus imposé aux Palestiniens. Il proteste vigoureusement contre l'enlèvement de soldats israéliens mais ne fait rien contre l'emprisonnement illégal de milliers d'otages palestiniens, dont des parlementaires et des ministres du gouvernement. Il garde un silence complice face aux bombardements meurtriers quotidiens de Gaza et face aux assassinats de combattants et de civils en Cisjordanie. Chirac et la classe politique française ont cautionné l'agression israélienne contre le Liban, qualifiant de « terroriste » la résistance libanaise et trouvant l'action de l'état israélien seulement « disproportionnée ».

Le 7 septembre, à l'Assemblée Nationale, la classe politique française va affirmer un soutien unanime du PCF à l'UMP, à la mission des soldats français au Liban. Ceux qui agissent ainsi défendent les intérêts de l'impérialisme français et protègent l'état sioniste d'Israël. On ne peut à la fois soutenir l'envoi de troupes françaises au Liban et défendre les intérêts des opprimés, pas plus au Moyen-Orient qu'ici, en France.

Pas un homme, pas un sou pour la FINUL Retrait des troupes françaises du Liban

Collectif de soutien à la résistance des peuples du Moyen-Orient contre l'impérialisme et le sionisme

Premiers signataires : Nanterre Palestine, Groupe CRI (communiste révolutionnaire internationaliste), St Ouen Palestine, Enfants de Palestine, Association des Palestiniens en France, Comité palestinien pour le droit au retour (section France), Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Mouvement Justice pour la Palestine, Secours Rouge, Parti communiste Maoïste de France, Revolutionary Proletariat International, SOLIDARI'P, International Solidarity Movement-France-, Niort pour la Palestine,Socialismo o Barbarie, Comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire, Fédération Syndicale Etudiante Paris 1/4

Pour tout contact : tel : 06 20 69 36 30 / mail : justicepalestine@yahoo.fr



Sites à visiter :

http://www.minorites.org/

http://www.palestine-vivra.org/

http://fr.groups.yahoo.com/group/assawra/

http://fr.groups.yahoo.com/group/islam_jeunesse_internati...

11:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, europe, euro-dictature, fascisme, france, histoire, guerre, imperialisme, israel, liban, otan, onu, occupations, palestine, presse, politique, romain, racisme, resistance, solidarite, sionisme, silence, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/09/2006

08/09/2006: Halte à l'impérialisme humanitaire !

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : vendredi 8 septembre 2006 16:12
Objet : Communiqué : Impérialisme humanitaire

 


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----- Original Message -----

From: "Lux é diteur" <crioux@luxediteur.com>

Sent: Friday, September 08, 2006 8:44 AM

Subject: Communiqué : Impérialisme humanitaire


 

Communiqué, 7 septembre 2006

Hors d'Afghanistan : Halte à l'impérialisme humanitaire !
Fondements pour un retrait unilatéral des forces armées canadiennes

« L'Impérialisme humanitaire », un livre de Jean Bricmont publié chez LUX Éditeur est maintenant disponible en librairie. Dans cet ouvrage attendu, l'auteur livre des arguments forts pour une opposition sans complexe aux interventions militaires et dresse les fondements d¹un argumentaire qui pourrait servir aux Canadiens pour un retrait unilatéral de nos forces armées en Afghanistan.

En faisant un examen du consensus qui apparaît lorsque les grandes puissances, dont le Canada, s¹appuient sur la défense des droits humains et la promotion de la démocratie afin de justifier leurs invasions militaires, Bricmont jette un regard critique sur les préjugés et les manipulations qui sous-tendent l'idéologie de l¹ingérence. Par le fait même, il soulève un nombre de questions qui sont rarement énoncées et auxquelles on ne s¹attarde que trop rarement : à qui profitent vraiment ces ingérences militaires ? Aux populations locales ou aux grandes entreprises ? La vision traditionnelle du droit international, qui interdit l¹ingérence unilatérale, est-elle vraiment dépassée ? Lorsque l¹on parle de démocratie et de droits de l¹homme, pense-t-on aussi aux droits économiques et sociaux ? Doit-on envahir un pays entier et le plonger dans la guerre civile, sous prétexte, par exemple, que les femmes sont soumises à un régime barbare et dégradant ?

C¹est à ces questions, où les considérations politiques, éthiques et morales sont aussi nombreuses que complexes, que s¹attaque Jean Bricmont. Sans tomber dans le relativisme culturel, l¹auteur d¹Impérialisme humanitaire remet en question la légitimité et les effets des politiques occidentales vis-à-vis du tiers-monde. En esquissant une démarche politique autre que celle de l¹ingérence, fondée sur une vision radicalement différente des rapports Nord-Sud, Bricmont en appelle à l'engagement citoyen. Nos gouvernements tentent de justifier l'injustifiable : un appui servile à l'impérialisme le plus brutal et destructeur, pourvu qu'il se drape dans les oripeaux de la liberté.
C'est à cette logique qu'il faut s'opposer afin d'établir les bases morales d'un retrait des forces armées canadiennes d'Afghanistan.

Également co-auteur, avec Alan Sokal, du retentissant Impostures intellectuelles, Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l¹Université catholique de Louvain, en Belgique. Il est disponible pour des entrevues téléphoniques, et peut se déplacer à Paris pour des captations en studio (télé et radio). Afin de planifier une entrevue, ou demander un exemplaire du livre en service de presse, veuillez vous adresser à Louis-Frédéric Gaudet, en téléphonant au (514) 521-5499 ou en écrivant à l'adresse électronique suivante :
lf.gaudet@luxediteur.com.

Disponible en librairie
Jean Bricmont, L'Impérialisme humanitaire
Préface de Normand Baillargeon
Montréal, Lux Éditeur, 2006,
228 pages.
ISBN 2-895960-38-0
Prix : 21,95 $

21:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, belgique, courcelles, democratie, histoire, irak, imperialisme, liban, liberte, onu, otan, occupations, palestine, politique, presse, romain, resistance, solidarite, silence, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/09/2006

05/09/2006: LIBAN: Pourquoi allons-nous payer ?


De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : mardi 5 septembre 2006 0:43
Objet : Pourquoi allons-nous payer ?

 

Vous désinscrire ? Changer ou ajouter une adresse ? Ne pas répondre, cliquer directement: http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

Pourquoi allons-nous payer ?
MICHEL COLLON

Nous, petits contribuables belges, français ou européens, allons payer pour reconstruire le Liban. C'est-à-dire pour réparer ce qu'Israël détruira de nouveau dans deux ou trois ans.
Les victimes libanaises en bénéficieront-elles ? Très peu car ce style de « reconstruction » les endettera et profitera surtout à quelques grosses entreprises européennes. Détruire et reconstruire, elles adorent.
En Europe, on n'a pas d'argent pour l'emploi, les écoles ou les pensions trop basses. Mais pour gonfler les profits de nos exportateurs, oui.
En Justice, c'est le coupable qui doit payer ce qu'il a cassé. En politique, pas du tout. Ce sont d'autres victimes. Cette hypocrisie de l'U.E. aidera les États-Unis à maintenir Israël dans son rôle de « flic » local. Chargé de patrouiller au Moyen-Orient, afin qu'Esso continue à augmenter chaque année ses bénéfices - records. Pendant que les peuples arabes subiront la pauvreté.
Ne serait-il pas plus logique d'adresser la facture à Washington d'où viennent les missiles, les chars, les bombes à fragmentation et surtout les ordres ?


Davantage sur Israël et le Moyen-Orient : Invités

10:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, actualite, belgique, colonialisme, fascisme, guerre, imperialisme, barbarie, crimes, histoire, israel, liban, otan, onu, occupations, palestine, presse, politique, romain, racisme, resistance, silence, sionisme, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/09/2006

04/09/2006: Commémorer les massacres des camps de Sabra et Chatila


De : palestine_en_marche [mailto:palestine_en_marche@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 4 septembre 2006 13:47
Objet : Commémorer les massacres des camps de Sabra et Chatila

 

Commémorer les massacres des camps de Sabra et Chatila

 

9 septembre 2006 à partir de 10 heures : Place du Mas du Taureau, Vaulx-en-Velin

16 septembre 2006 à partir de 10 heures : devant le marché des Minguettes, Vénissieux

16 septembre 2006, à partir de 15 heures : Place Bellecour - Lyon

 

 

Les massacres des populations civiles : une constante de la politique sioniste

 

 

 Entre le 16 et le 18 septembre 1982, l’Etat d’Israël supervise un des massacres les plus sanglants de l’histoire contemporaine de la région : près de 3000 civils, enfants, femmes et vieillards pour la plupart, sont assassinés de sang-froid, dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, à Beyrouth. Après le retrait de la résistance palestinienne, sous la supervision des grandes puissances, Etats-Unis et France y compris, des hordes sauvages libanaises se lancent à l’assaut des camps, pendant deux jours et deux nuits, protégées et éclairées par les forces israéliennes qui occupaient Beyrouth.

 

Mais si le massacre de Sabra et Chatila fut exécuté par des sous-mains et supervisé par les sionistes, l’histoire du sionisme en Palestine est une suite de massacres, perpétrés par les juifs sionistes eux-mêmes : colons, membres de milices terroristes ou soldats de l’armée après 1948. Les massacres commis sont innombrables. Pour voler un pays, les sionistes massacrent. Massacrer des populations civiles va de pair avec  la destruction de villes et villages et des lieux saints. Massacrer des populations permet de falsifier l’histoire et d’effacer l’identité de toute une population : ces crimes contre les Palestiniens font partie intégrante de la nature de l’entité sioniste basée sur une idéologie raciste et colonialiste.

 

Le massacre des populations civiles palestiniennes est en effet inscrit dans l’idéologie sioniste. Celle-ci, dont le but est de créer « un Etat juif pour les juifs » et de former une « tête de pont de la civilisation occidentale » dans le monde arabe, considère que la Palestine doit être vidée de sa population autochtone, les Arabes palestiniens.

 

Bien avant l’instauration de l’Etat d’Israël, alors que la Palestine était sous mandat britannique, le mouvement sioniste s’est doté de milices (Stern, Irgoun, Haganah…), dont le seul but était de terroriser et massacrer la population palestinienne. La Haganah, créée en 1920, comportait en 1948, avant la proclamation de l’Etat d’Israël, 120 000 membres, ce qui représentait 20 % du total de la population juive "immigrée". Cet énorme pourcentage (par comparaison, le pourcentage des forces armées dans un pays est en règle générale de 1 à 2%) dénote bien la nature et les intentions d’un Etat basé sur la militarisation de sa population.

 

Près d’une centaine de massacres sont commis de 1937 au 15 Mai 1948 (date de la proclamation de l’Etat d’Israël) : grenades lancées sur des marchés, à la sortie des mosquées, comme à Haïfa ou al-Quds, attaque de villages et massacre de leurs habitants, comme à Abbassiya, en Décembre 1947, où des membres de l’Irgoun déguisés en soldats britanniques attaquent le village, font sauter des maisons, tirent sur les gens et placent des bombes à retardement qui feront d’autres victimes les jours suivants.

Ces massacres ont continué avec une violence accrue dans les périodes précédant et suivant la création de l’Etat d’Israël mais se perpétuent jusqu’à nos jours.

 

Hier comme aujourd’hui, qu’ils soient commis par des gangs terroristes ou par une armée régulière, les massacres s’inscrivent toujours dans un objectif politique, l’ultime étant d’occuper toute la Palestine en annihilant toute résistance.

 

Expulser

Ainsi le massacre de Deir Yassine, perpétré les 9-10 Avril 1948, avait-il aussi pour but de « servir d’exemple » à la population palestinienne, et notamment dans la région d’al-Quds, suivant le sinistre slogan sioniste : « Partez ou vous mourrez ». C’est aussi à cause du massacre de Deir Yassine que la partie occidentale de la ville d’al-Quds sera occupée. Il en était de même pour les massacres commis à la mosquée Dahmash, à Lid, le 11 juillet de la même année ou à Ramleh en juin et juillet, puisque les survivants furent poussés sur les routes de l’exil, avec les images des massacres gravés dans leurs cœurs.

Mais les sionistes ont poursuivi les réfugiés, voulant les empêcher de revenir à leurs villages et villes. Le 30 octobre 1948, les nouveaux Israéliens lancent une attaque sur le village de Houla, au sud du Liban, massacrant population libanaise et réfugiés palestiniens.

 

Punir la résistance et les résistants

Plusieurs massacres sont commis pour punir les résistants. Que ce soit à Sabra et Chatila en 1982, à Jénine en 2002, à Fakhani, quartier de la résistance palestinienne à Beyrouth, le 17 juillet 1981, ou à Qana (Liban), le 18 avril 1996, le but des massacres est de punir les résistants en massacrant leurs familles, leurs proches, leurs voisins.

Les massacres récents, commis au Liban au cours de la guerre américano-sioniste de juillet-août 2006, s’inscrivent dans cette optique : puisqu’il y a résistance populaire, les civils deviennent la cible privilégiée des bombardements meurtriers : villages et quartiers de villes, au sud ou dans la banlieue de Beyrouth, sont pilonnés avec une rage inégalée.

 

Prévenir une résistance

Des massacres ont également été commis par les forces sionistes pour créer un état de panique au sein de la population palestinienne, avant d’entreprendre une guerre. C’est le cas du massacre de Kfar Qassem, commis le 29 octobre 1956, à la veille de l’agression tripartite (anglo-franco-israélienne) contre l’Egypte.

C’est également le cas des massacres commis à  Rafah et Khan Younes, dans la bande de Gaza, en 1956, alors sous administration égyptienne. Pour les forces sionistes, il fallait empêcher qu’une résistance palestinienne soutienne l’Egypte contre l’agression. Mais c’est aussi le cas des massacres commis avant la guerre de juin 1967 : le 13 novembre 1966, massacre à Sumu’, près d’al-Khalil, avec destruction des maisons, le 6 mai 1967 dans la ville d’al-Quds, où 300 civils sont tués dans leurs maisons, par familles entières, et le 1er juin dans le camp de Rafah, tuant 23 civils.

 

S’emparer de lieux saints

Deux massacres recensés ont été commis dans le but de s’emparer des lieux saints : al-Haram al-Sharif à al-Quds et al-Haram al-Ibrahimi à al-Khalil, en 1990 et en 1994. L’armée et la police des frontières soutiennent les colons qui prétendent arracher ces lieux aux Musulmans. C’est au moment des prières que les attaques ont lieu, causant de lourdes pertes parmi les Palestiniens : à al-Quds, 23 tués et 850 blessés, et à al-Khalil, 24 tués et 132 blessés.

 

Se venger

Pour les sionistes, colons ou soldats, les Palestiniens sont les cibles des actes de vengeance. Le 20 mai 1990, 7 ouvriers palestiniens à Uyun Qura tombent sous les tirs d’un soldat israélien. Le 4 août 2005, un soldat colon, refusant le désengagement israélien de la bande de Gaza, massacre les passagers palestiniens d’un bus, à Shefa Amr, en Galilée, faisant quatre victimes et une dizaine de blessés.

Le massacre de Qibya, village palestinien de la région de Ramallah, le 14 octobre 1953, est probablement un acte de vengeance, mené par Ariel Sharon et commandé par Ben Gourion. Des familles entières furent décimées lors de ce massacre.

 

Quelles que soient les armes utilisées, quels que soient les auteurs, quel que soit le nombre de victimes, les nombreux massacres, actes prémédités envers des populations sans défense, perpétrés depuis l’invasion sioniste de la Palestine, témoignent de la nature criminelle de cet Etat que continuent à protéger et à soutenir les puissances occidentales.

 

Palestine en marche tel. 06 15 48 77 97

 

Pour commémorer les massacres de Sabra et Chatila, pour honorer la mémoire des martyrs de tous les massacres commis par l’entité sioniste

 

L’association et ses amis rappeleront, avec des panneaux, de nombreux massacres commis par les sionistes depuis 1937 jusqu’à 2006.

Soyez nombreux !

 

Au cours de ces rassemblements, nous demanderons le boycott d’Israël, institutions et produits, et ferons signer une pétition, adressée au préfet du Rhône, au maire de Lyon et au président Chirac, réclamant l’interdiction des galas en faveur de l’armée israélienne dans la région et en France.

 

 

Quelques massacres perpétrés par les sionistes en Palestine, Liban et Jordanie depuis 1938 jusqu’en 2006 (seul le nombre des personnes tuées est noté, le nombre des blessés et les autres actes commis ne le sont pas, sauf exception)

1ère partie : 1938-1967

 

Haïfa : 6 mars 1938 : 18 victimes.

Haïfa 6 juillet 1938 : 21 victimes

Al-Quds, 13 juillet 1938 : 10 victimes.

Al-Quds, 15 juillet 1938 : 10 victimes.

Haïfa, 25 juillet 1938 : 35 victimes

Balad el-sheikh : 12 juin 1939 : 5 victimes kidnappées puis tuées.

Haïfa : 19 juin 1939 : 9 victimes.

Balad el-sheikh (village près de Haïfa) : 30-31 Janvier 1947 : 60 victimes. Perpétré par les groupes sionistes.

Haïfa : 20 juin 1947 : 78 victimes. Perpétré par colons.

Abbassiya (est de Yafa) : 13 décembre 1947 : 7 victimes.

Al-Quds : 29 -30 décembre 1947 : 25 victimes.

Balad el-Cheikh : 31 décembre 1947 – 1er janvier 1948 : 30 victimes. Acte du Palmach.

 

Note : le nombre de massacres perpétrés à Haïfa entre 1937 et 48 explique pourquoi Haïfa est considérée comme « ville mixte », sa population palestinienne ayant été massivement massacrée ou expulsée suite aux massacres.

Les massacres avant 1948 ont été perpétrés par la Haganah, Stern, Irgoun, Palmach et autres groupuscules sionistes.

 

Deir Yassine :  9 avril 1948 : 100 victimes (12 enfants moins de 5 ans, 19 enfants moins de 15 ans, jeunes 9, adultes (29) vieillards (31). D'autres sources parlent de 250 victimes.

 

Lid (mosquée Dahmash) :  11 juillet 1948, 160 victimes. Suite à ce massacre en 1948, dirigé par Moshe Dayan, les autorités sionistes ferment la mosquée et n'autorisent sa réouverture qu'en 1997, soit 49 ans plus tard. Un autre massacre fut commis en même temps, dans la ville : 350 victimes.

 

Majd el-Krum : 5 novembre 1948 : 9 victimes.

Dawayma Palestine, région d'al-Khalil, 29 et 30 octobre 1948 : 580 victimes, puis 110 victimes parmi les habitants qui revenaient prendre leurs effets personnels les jours suivants.

Ramleh 11 juillet 1948 : 250 personnes tuées

Yafa, 4 janvier 1948 : 15 victimes. Acte du Stern.

Semiramis Hotel, près d’al-Quds : 5 janvier 1948 : 19 victimes.

Yazoor (près de Yafa) 22 janvier 1948 : 15 victimes qui dormaient.

Train de Haïfa : 31 mars 1948 : 40 victimes lors de son passage à Natanya.

Sa’sa’ (région Safad) 14 février 48 : 60 victimes.

 Lajjoun (région de Jénine) : 13 avril 1948 : 13 victimes.

Nasureddine (région de Tabaraya) 14 avril 1948 : 50 victimes parmi les 90 habitants du village.

Tantoura: 15 mai 1948. 200 victimes au moins. Troupes israéliennes.

Ayn Zeytun (région de Safad) 3 ou 4 mai 1948 : 70 prisonniers exécutés.

Abu Shousheh (région de Ramleh) 14 mai 1948 : 60 victimes. Massacre dirigé par Rahab’am Zeivi, exécuté par le FPLP en 2001.

 

Houla, Liban : 30 octobre 1948 : 69 victimes. Chasse aux réfugiés palestiniens à l'intérieur des villages libanais. Les noms des victimes notées.

 

Arab al-Azazmeh (Naqab) : 3 septembre 1950 : 13 victimes.

Beit Jala : 11 janvier 1952 : 7 victimes.

Al-Quds : 22 avril 1953 : 10 victimes (porte de Damas).

Camp de Breij, bande de Gaza : 28 octobre 1953, 20 victimes. Ariel Sharon prit part au massacre, Unité 101.

Qibya ( Palestine) 15 octobre 1953 :  67 victimes (armée unité 101)

Nahalin (région d’al-Quds) : 28 mars 1954 : 9 victimes.

Gaza : 28 février 1955 : 39 victimes.

Gaza : 5 avril 1956 : 60 victimes ( 27 femmes, 29 hommes et 4 enfants)

 Gaza : 15 avril 1956 : Massacre par bombardement : 13 enfants, une femme et 31 hommes furent massacrés.

Qalqylia : 10 octobre 1956 : 70 victimes.

Kfar Qasim : 29 octobre 1956 : 49 victimes.

Khan Younis : 3 novembre 1956 : 275 victimes.

Khan Younis : 12 novembre 1956 : 375 victimes.

Sammou’ (région d’al-Khalil)  : 13 novembre 1966 : 18 victimes.

14:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, onu, occupations, palestine, presse, politique, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/09/2006: LA FINUL RENFORCEE...ET APRES ?

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de RICHA Raymond
Envoyé : lundi 4 septembre 2006 10:47

Objet : [assawra] LA FINUL RENFORCEE.ET APRES ?

 

LA FINUL RENFORCEE...ET APRES ?

La FINUL poursuit son renforcement au Sud de notre Pays, avec aucune initiative concrète de la part des Nations Unis pour mettre fin à l'agression israélienne contre le Liban : le blocus se poursuit, des territoires encore occupés et nos prisonniers toujours détenus en Israël.

Le blocus ne pourra se poursuivre indéfiniment et devra un jour cesser , non pas par la pression de l'ONU ou des régimes arabes sur Israël, mais par la volonté inébranlable de notre Peule à résister jusqu'au bout.

Le renforcement et le déploiement des forces de la FINUL achevés, le dernier mètre carré de notre sol ne sera libéré que par la pression de la Résistance Libanaise, sous ses multiples formes, combattant sur tous les fronts.

Le Liban, fort de l'unité de son peuple résistant, pourra et saura agir pour la libération des siens détenus dans les prisons israéliennes.

ET APRES ?

Le moment viendra alors où la question de la présence des forces de la FINUL sur notre sol se posera : LA FINUL RENFORCEE...ET APRES ?

Si pour cette force, l'étape suivante est de faire pression sur notre gouvernement afin que notre armée fasse ce que les dirigeants israéliens n'ont pu faire, alors, encore une fois, NOTRE PEUPLE, PAR SA RESISTANCE SOUS TOUTES SES FORMES, SAURA AGIR ET METTRA EN ECHEC TOUTE TENTATIVE DE SOUMISSION DEFINITIVE A LA VOLONTE AMERICANO-ISRAELIENNE.

Les peuples de tous les pays de près ou de loin engagés dans cette aventure guerrière de colonisation devront savoir que la Résistance Libanaise est infiniment généreuse en intelligences et sacrifices, pour la dignité de son peuple et pour la souveraineté du Liban.

Elle sera dans la voix unie qui entonnera des plus hauts sommets de nos montagnes jusqu'aux derniers recoins de nos vallées ; elle sera dans la désobéissance de nos responsables élus et religieux ; elle sera dans la visée vraie et juste de nos soldats et de nos résistants, dans nos villes et villages, dans nos quartiers, rues et ruelles, dans nos usines et champs.

Ce jour là, la Géographie, dans ses trois formes physique, confessionnelle et politique, se taira par amour de notre Pays...ET ENCORE UNE FOIS, NOTRE PEUPLE POSERA LA QUESTION : ... ET APRES






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03/09/2006

03/09/2006: Coup de gueule de Amira Hass journaliste à Ha'aretz

Isräël et sa politique nazie: pires ou pas que ... les goulags soviétiques ???

RoRo

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de patrick feldstein
Envoyé : dimanche 3 septembre 2006 10:05
Objet : [assawra]
Coup de gueule de Amira Hass journaliste à Ha'aretz

 

Vraiment, vous ne voyez pas ?

Amira Hass

publié le samedi 2 septembre 2006.

 

 

" En tant que Juifs, nous bénéficions tous des privilèges que l'Etat d'Israël nous octroie. Nous sommes dès lors tous des collaborateurs. La question est de savoir ce que chacun d'entre nous fait, de manière véritablement active, directe et quotidienne, pour limiter la collaboration avec un régime de dépossession et d'oppression qui ne connaît pas la satiété."

 

Laissons de côté les Israéliens qui soutiennent idéologiquement la dépossession du peuple palestinien, sous-produit de " Tu nous as élu [parmi toutes les nations] " Laissons de côté les juges qui blanchissent n'importe quelle politique militaire de mort et de destruction. Laissons de côté les chefs militaires qui emprisonnent sciemment un peuple entier dans des enclos ceints de murailles, de miradors fortifiés, de mitrailleuses, de fil de fer barbelé, de projecteurs aveuglants. Laissons de côté les ministres. Tous ceux-là ne sont pas comptés parmi les collaborateurs. Eux, ce sont les architectes, les promoteurs, les concepteurs, les exécutants.

 

Mais il en est d'autres. Des historiens et des mathématiciens, de grands éditeurs, des stars des médias, des psychologues et des médecins de famille, des juristes qui ne sont pas sympathisants de Goush Emounim ni de Kadima, des enseignants et des éducateurs, des amateurs de randonnées et de chansons entonnées en choeur, des virtuoses de la haute technologie. Où êtes-vous ? Et qu'en est-il de vous, chercheurs spécialisés dans le nazisme et le génocide, l'antisémitisme et les goulags soviétiques ? Se peut-il vraiment que tous vous souteniez des lois méthodiquement discriminatoires ? Des lois qui feront que les Arabes de Galilée ne recevront même pas d'indemnités pour les dommages de la guerre, à hauteur des montants auxquels auront droit leurs voisins juifs (Aryeh Dayan, Haaretz, 21 août).

 

Se peut-il que tous vous souteniez une loi de citoyenneté raciste qui interdit à un Israélien arabe de vivre chez lui avec sa famille ? Que vous vous rangiez du côté de l'expropriation de nouvelles terres encore et de la dévastation d'autres vergers encore, pour offrir encore un quartier aux colons, encore une route pour les Juifs seulement ? Se peut-il que vous appuyiez les tirs d'obus et de missiles qui tuent des vieillards et des enfants dans la Bande de Gaza ? Se peut-il que tous vous soyez d'accord qu'un tiers du territoire de la Cisjordanie (la Vallée du Jourdain) soit fermé aux Palestiniens ? Que tous vous appuyiez la politique israélienne qui empêche à des milliers de Palestiniens citoyens de pays étrangers de rejoindre leur famille dans les Territoires ?

 

Avez-vous le cerveau à ce point lavé par l'excuse sécuritaire, en vertu de laquelle on interdit à des étudiants de Gaza d'aller étudier  l'ergothérapie à Bethlehem et la médecine à Abou Dis, ou à des malades de Rafah de recevoir des soins à Ramallah ? Aurez-vous tôt fait, vous aussi, de vous abriter derrière l'explication " nous ne savions pas " ? Nous ne savions pas que la discrimination pratiquée dans la distribution de l'eau (une distribution sous contrôle israélien) laissait sans eau des milliers de maisons palestiniennes durant tous les mois d'été, nous ne savions pas que lorsque l'armée israélienne bloquait l'entrée de villages, elle empêchait également leur accès aux puits et aux citernes d'eau.

 

Mais il n'est pas possible que vous ne voyiez pas les portes métalliques tout au long de la route 443 en Cisjordanie, ces portes qui en barrent l'accès à partir des villages palestiniens qui la bordent. Il n'est pas possible que vous souteniez le fait qu'on empêche des milliers d'agriculteurs palestiniens d'accéder à leurs terres et à leurs vergers, que vous souteniez le blocus de Gaza qui empêche l'entrée de médicaments pour les hôpitaux, que vous souteniez la coupure de la fourniture d'électricité et les coups portés à la distribution d'eau pour 1,4 millions de personnes, ou encore la fermeture pendant des mois de la seule issue qu'ils ont sur le monde.

 

Se peut-il que vous ne sachiez pas ce qui se passe à un quart d'heure de vos chaires d'université ou de vos bureaux ? Vous viendra-t-il à l'esprit que vous soutenez un système dans lequel des soldats hébreux, à des barrages installés au coeur de la Cisjordanie, font s'aligner en file des dizaines de milliers de personnes, chaque jour, sous un soleil de plomb, heures après heures, et font le tri : les habitants de Tulkarem et de Naplouse ne sont pas autorisés à passer ; ceux qui ont 35 ans ou moins : yalla, retour à Jénine ; pour les habitants du village de Salem,il est totalement interdit d'être ici ; une femme malade qui dépasse la file doit apprendre les bonnes manières et elle sera retenue pendant des heures, volontairement.

 

Le site de " Machsom Watch " est ouvert à tous. On peut y trouver d'innombrables témoignages semblables ou plus durs : activité de tous les jours. Non, il n'est pas possible que celui qui pousse de hauts cris pour chaque croix gammée tracée sur une tombe juive en France et pour tout titre antisémite apparaissant dans un journal local espagnol, ne sache pas comment avoir accès à cette information, ne soit pas choqué et ne pousse pas de hauts cris.

 

En tant que Juifs, nous bénéficions tous des privilèges que l'Etat d'Israël nous octroie. Nous sommes dès lors tous des collaborateurs. La question est de savoir ce que chacun d'entre nous fait, de manière véritablement active, directe et quotidienne, pour limiter la collaboration avec un régime de dépossession et d'oppression qui ne connaît pas la satiété. Signer une pétition qui se présente et faire un petit bruit de langue désapprobateur, cela ne suffit pas. Israël est une démocratie pour ses Juifs. Notre vie n'est pas mise en danger si nous protestons, nous ne serons pas envoyés dans des camps de prisonniers, nos revenus ne seront pas affectés, et il n'arrivera rien à nos moments de détente au coeur de la nature ou à nos escapades à l'étranger. Mais alors, le poids de la collaboration et de la responsabilité directe n'en est que plus incommensurablement lourd.

 

Amira Hass

Haaretz, 30 août 2006 - http://www.haaretz.co.il/hasite/spa...

Version anglaise : http:/:www.haaretz.com/hasen/spages...

Traduction de l'hébreu : Michel Ghys

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31/08/2006

SOLIDAIRE n° 31 du 30 août 2006

Solidaire n° 31 du 30 août 2006

30-08-2006

L'énergie 20% moins chère, c'est possible

Votre facture de gaz et d'électricité est salée. Et la libéralisation annoncée pour le 1er janvier 2007 en Wallonie et pour le 1er juillet 2007 à Bruxelles ne va pas l'alléger. Le PTB avance deux propositions pour la rendre 20% moins chère. Une entreprise communale de l'énergie et une réduction de la TVA de 21 à 6%.

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Molenbeek: «Nous voulons au maximum 15 élèves par classe»

«Moi, je n'ai jamais pu étudier...» dit un papa dans l'enquête réalisée par le PTB à Molenbeek. La situation des écoles y est alarmante. Réaction de Dirk De Block, n°2 sur la liste PTB aux élections communales.

> Lire l'article

Paul Pataer explique sa rupture avec le SP.a

«Gravement malade.» Tel est le diagnostic du sénateur honoraire et conseiller CPAS gantois Paul Pataer (67 ans) à propos du SP.a, parti au sein duquel il a été actif durant plus de vingt ans. Pataer s'en est allé. «Le débat politique au sein du SP.a a quasiment disparu.»

> Lire l'article

Près de 1.000 emplois menacés par Agfa-Gevaert en Belgique

Euphorie à la Bourse: Agfa-Gevaert annonce la suppression de 1.990 emplois, dont 945 en Belgique. Réactions des délégués.

La Nouvelle-Orléans, un an après l'ouragan Katrina

Le 29 août 2005, l'ouragan Katrina faisait 2.000 victimes à La Nouvelle-Orléans. Un an après, le Dr Geert Van Moorter de Médecine pour le Tiers Monde a voulu savoir où en était la situation.

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Et en plus...

23:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, communisme, elections, histoire, iran, liban, politique, presse, ps, ptb, romain, silence, solidaire, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30082006: Non à des bombardements sur l’Iran !

Non à des bombardements sur l’Iran ! 

La France doit réaffirmer son indépendance, s’opposer au projet de « Nouveau Moyen-Orient » et refuser le choc des civilisations !

A l’enlisement des impérialistes US en Irak et à leurs revers militaires qui se multiplient en Afghanistan vient de s’ajouter, lors de l’agression d’Israël contre le Liban, l’échec de la mission qu’ils avaient confiée aux dirigeants de ce pays et visant à détruire le Hezbollah chiite, en tant qu’actuel élément principal de la capacité de résistance armée libanaise. Ces difficultés stratégiques et d’autres, que connaissent les dirigeants des Etats-Unis, commencent à changer la donne et augmentent le risque annoncé d’une agression de caractère non conventionnel contre l’Iran.

 

Bases américaines encerclant l’Iran.

Il est devenu manifeste que pour développer leur domination à travers des interventions et des invasions militaires terrestres, même barbares et destructrices comme celles de l’Irak ou du Liban, l’impérialisme américain et ses alliés n’ont plus, malgré leur puissance technologique, la capacité de neutraliser ou de vaincre toujours, facilement, rapidement et sans pertes significatives pour eux, des résistances populaires et nationales en essor et qui se conjuguent. L’échec actuel de leur volonté colonialiste de remodeler, sur des bases ethnico-religieuses, un nouveau Moyen-Orient satellite en est un exemple patent.

En conséquence, leur tentation grandit de recourir, d’une manière générale, à des armes de destruction massive notamment nucléaires ou encore à des armes nouvelles très puissantes.

Les dirigeants terroristes états-uniens l’ont annoncé clairement : dans le contexte de leur stratégie de guerres préventives, ils n’excluent pas, sous le prétexte que l’Iran maintient (légitimement) son programme d’enrichissement d’uranium, d’utiliser les armes nucléaires contre ce pays souverain. Des responsables politiques et militaires préconisent l’utilisation d’armes nouvelles très puissantes qui donneraient des résultats équivalents à ceux obtenus avec des bombes nucléaires tactiques, mais suscitant, pensent-ils, une image politique moins négative, aux yeux de l’opinion publique mondiale.

Il est à souligner qu’aucun gouvernement européen n’a jamais désapprouvé, ne s’est jamais désolidarisé, de ces menaces américaines réitérées de bombardements éventuels ou probables contre l’Iran. Divers commentateurs géopolitiques affirment qui plus est, qu’il existerait un consensus sur ce sujet, entre la majorité des dirigeants de l’Europe germano-américaine et leurs suzerains à Washington.

L’Iran qui ne possède pas l’arme nucléaire et affirme jusqu’ici que ses objectifs en matière d’atome, sont civils et pacifiques, se trouve géographiquement proche de l’Etat d’Israël, qui n’a jamais signé le Traité de non-prolifération de ces armes et possédait dès 2003 quant à lui, environ 400 têtes nucléaires. Cette logique du deux poids, deux mesures, est intolérable.

A terme, la préservation de la paix dans le monde exige un désarmement nucléaire général et non la perpétuation d’un monopole à géométrie variable et restant ouvert aux seuls amis ou supplétifs de l’impérialisme US. En premier lieu, ne serait-il pas équitable que ceux qui demandent aux Iraniens de ne pas se doter de l’arme nucléaire, fassent preuve de la même exigence vis à vis de l’ensemble des pays concernés de la région et que tout le moyen-orient, pour commencer, soit dénucléarisé ?

L’Europe fédérale que le capital financier néo-libéral entend imposer aux peuples est inscrite de manière indélébile dans l’atlantisme le plus agressif et dans un processus impérialiste et totalitaire. Une analyse intéressante de l’Union juive française pour la paix, rappelle que la Commission européenne dit sans détours qu’elle attribue à Israël le rôle de garant de la stabilité et de la sécurité dans la région, pour construire la prospérité économique et que la France et l’Italie ont avec Israël des liens plus étroits encore, en particulier en matière d’armement. ( Israël est-il une menace nucléaire ? ( www.ujfp.org )  L’intérêt national de la France et de son peuple, mais aussi celui de tous les peuples du monde, impose à notre pays de se démarquer clairement de la politique de guerre des impérialistes américains de tous poils. Elle doit s’opposer à leur volonté d’orchestrer le choc des civilisations et de remodeler le Moyen-Orient sur des bases ethniques et religieuses, en entités antagonistes.

Dans la crise actuelle, J. Chirac et D. de Villepin ont l’occasion de réaffirmer utilement les positions gaulliennes qui furent les leurs, face à G. W. Bush, à l’ONU, au moment de leur refus de la guerre en Irak. En ont-ils la volonté face à Sarkosy, l’un des principaux porte-parole de G W Bush en France ? Eux-même semblent n’être plus que des acteurs intermittents et velléitaires d’un gaullisme dont les principes de respect du droits des nations à maîtriser leurs destins, sont rendus trop lourds pour eux, par des réflexes pavloviens acquis à la suite d’une longue pratique de capitulations européistes, de soumissions et d’abandons de la souveraineté nationale ? Son discours devant les ambassadeurs l’a montré, Jacques Chirac est conscient du danger majeur que représente le risque de divorce entre les cultures et les religions. A t’il perçu le rôle des USA dans la manipulation des extrémismes religieux ?

Au Liban, la politique de la France doit abandonner son ambivalence attestée par le boycott d’Emile Lahoud, Président francophone de la République, lors du dernier sommet de la Francophonie et par les déclarations de ministres français surtout préoccupés par la volonté de désarmer la Résistance libanaise et de neutraliser le Hezbollah. ( Jusqu’à ce que J Chirac reconnaisse qu’il s’agit d’un processus interne libanais) . L’unité nationale des Libanais est précieuse et doit être soutenue. Si le gouvernement de la France envoie des troupes au Liban pour s’ingérer dans les affaires intérieures de ce pays ou contribuer à « finir le travail » des agresseurs israéliens, il serait mieux inspiré de s’abstenir. L’audience de la France dépend de son refus s’engager dans une nouvelle aventure qui malgré la couleur des casques et la mise en avant de l’ONU, pourrait s’avérer purement impérialiste, dans la logique du Nouveau Moyen-Orient et dans celle du choc des civilisations chères à la politique des dirigeants états-uniens.

Une politique française conçue dans une logique anti-impérialiste, d’indépendance et de paix exigerait au contraire la sortie de la France de l’OTAN, son retrait aussi de l’Afghanistan où notre pays n’a rien à faire et un soutien solide, dépourvu de toute ambiguïté, à la nation et au peuple libanais. Notre pays devrait, en premier lieu, contribuer avec détermination à une juste solution du problème palestinien et se situer à l’avant garde, comme toute son histoire et sa vision du monde l’y prédispose, du combat contre l’engrenage du choc des civilisations lequel pourrait conduire à une nouvelle guerre mondiale.

Il serait de l’intérêt national d’une France libre, de se rapprocher davantage, de pays comme la Russie et la Chine qui sont directement concernés par la menace américaine, et qui ont constitué avec l’Iran et d’autres pays, l’Organisation de Coopération de Shanghai. Ces deux pays sont souvent amenés à s’opposer à la volonté US de régner sur un monde unipolaire et ne peuvent accepter passivement, les actuels préparatifs de guerre états-uniens. Ils subiraient les effets directs de cette guerre contre l’Iran et savent être sur la liste de guerres « préventives » ultérieures mais déjà à l’étude.

Des obstacles existent donc qui limitent les possibilités bellicistes des dirigeants américains et de leurs alliés. Mais les peuples du monde doivent d’abord compter sur eux-mêmes, sur leurs propres forces de résistance anti-impérialiste et pour la paix, sur leur prise de conscience et sur leur mobilisation internationaliste et solidaire. Il est urgent qu’en France, le peuple rétablisse sa souveraineté, celle de la Nation abandonnée par les fanatiques de l’Europe supranationale, ethniste et atlantiste, de la social-démocratie, de la fausse gauche comme de la vraie droite. C.Beaulieu 25.8.06.

23:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, courcelles, europe, euro-dictature, guerre, histoire, imperialisme, colonialisme, israel, iran, paix, paris, politique, presse, irak, afghanistan, liban, romain, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/08/2006

29/08/2006: Thierry Meyssan à Beyrouth : « Les médias n'ont pas montré les banlieues bombardées »


De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de dp.weyland@wanadoo.fr
Envoyé : mardi 29 août 2006 19:47
À : Assawra

 

Thierry Meyssan à Beyrouth : « Les médias n'ont pas montré les banlieues bombardées »

Thierry Meyssan est actuellement au Liban avec une délégation du Réseau Voltaire venue rencontrer les grands acteurs de la résistance libanaise. Malgré la destruction systématique par Tsahal des voies de communications, plusieurs personnalités françaises, dont le candidat à l'élection présidentielle Dieudonné M'bala M'bala, ont fait le voyage pour marquer leur soutien à un pays dévasté par 34 jours d'agression étrangère.

Contacté par téléphone, mardi 29 août 2006 vers 16 heures, alors qu'il se trouvait dans la banlieue sud de Beyrouth devant les ruines du quartier général du Hezbollah, Thierry Meyssan a donné ses premières impressions. « Tout est dévasté, c'est un immense champ de ruines. » Durant sept jours, ce quartier populaire de la région de Beyrouth a subit, à huit reprises, des bombardements massifs qui ont rasé de nombreux immeubles d'habitation. « Comme il ne s'agissait pas de missiles mais de bombardement aériens, les destructions sont énormes et les morts et les blessés sont très nombreux », a-t-il dit, la voix submergée par l'émotion. « Les télévisions françaises n'ont pas diffusé les images de ce qui s'est passé dans Beyrouth. Les médias n'ont pas montré les banlieues bombardées. En voyant cette banlieue dévastée , je comprends pourquoi : si la presse avaient montré des quartiers HLM bombardés, cela aurait provoqué un effet particulier sur beaucoup de gens », a expliqué le président du Réseau Voltaire.

M. Meyssan constatait les dégâts causés par la guerre dans les quartiers populaires de Beyrouth en compagnie du pasteur Jesse Jackson. Ancien leader du mouvement des droits civiques aux États-Unis, Jesse Jackson, fut le secrétaire particulier de Martin Luther King.

« La volonté et la détermination des Libanais suscitent l'admiration, a poursuivi l'écrivain français. Déjà, les bulldozers dégagent les gravois et chacun se prépare pour la suite. »

Au cours de son voyage au pays du cèdre, la délégation française doit rencontrer de nombreuses personnalités libanaises. Elle avait rendez-vous en fin de journée avec les responsables du PNSS, un parti laïque, et s'était déjà entretenue dans la matinée avec le général Michel Aoun. Celui-ci représente politiquement une part importante des chrétiens et a fait alliance avec le Hezbollah chiite dès 2005. Michel Aoun, qui a vécu en exil en France de 1991 à 2005, a longuement expliqué que la presse française déformait la réalité et donnait à ses lecteurs une image mensongère de son pays. Il a particulièrement accusé le quotidien conservateur Le Figaro et son journaliste Georges Malbrunot de mentir sur la réalité de la situation au Liban.

Réseau Voltaire, 29 août 2006





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11:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, actualite, politique, barbarie, crimes, courcelles, colonialisme, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, onu, otan, occupations, presse, palestine, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |