11/01/2011

2010/12/18: HAITI: LES MENSONGES DE BILL CLINTON ...

-----Message d'origine-----
From: Xarlo@aol.com
Sent: Saturday, December 18, 2010 10:02 PM
To:
Subject: On rattrappe plus vite un menteur qu'un boiteux, dit un proverbe...
 
Un coup de pied de Fidel au cul de Clinton...
 
************
LES MENSONGES DE BILL CLINTON
 
Je regrette vraiment  d’avoir à le démentir. Aujourd’hui, ce n’est plus
que quelqu’un à l’aspect  bonhomme, consacré au legs historique, comme si l’
histoire de l’Empire, voire  quelque chose de plus important : le sort de l’
humanité, étaient garantis  au-delà de quelques dizaines d’années, et ce à
condition qu’aucune guerre  nucléaire n’éclate au sujet de la Corée, de l’
Iran ou de tout autre point chaud. 
L’Organisation des Nations Unies, on le sait, l’a nommé son « envoyé
spécial  » en Haïti.
Clinton –président des États-Unis entre les deux Bush – empêcha  l’ancien
président Carter, par jalousie politique ridicule, de participer aux 
négociations migratoires avec Cuba, signa la loi Helms-Burton et fut complice  des
actions de la Fondation nationale cubano-américaine contre notre patrie. 
Il existe abondance de preuves sur sa conduite, mais nous ne le prenions
pas  trop au sérieux pour autant et nous n’étions pas hostiles à ses activités
au  sujet de la mission que l’ONU lui avait assignée pour des raisons
évidentes. 
Nous coopérions avec ce pays frère depuis bien des années dans plusieurs 
domaines, notamment dans la formation de médecins et la prestation de
services à  la population, et Clinton ne nous gênait en rien. S’il désirait
remporter  quelques petits succès, nous n’avions pas de raisons de bloquer notre 
coopération avec Haïti sur un terrain aussi sensible.  Puis sont venus le 
terrible séisme qui a causé tant de morts et de destructions, et l’épidémie. 
Une réunion qui s’est déroulée avant-hier dans la capitale de la République
dominicaine au sujet de la reconstruction d’Haïti, et qui a rassemblé
environ  quatre-vingts personnes, dont plusieurs ambassadeurs des pays donateur
de plus  de cent millions de dollars, de nombreux membres de la Fondation
Clinton, ainsi  que des gouvernements étasunien et haïtien, est venue
compliquer les choses. 
Peu de gens y ont pris la parole, entre autres l’ambassadeur du Venezuela, 
parce que son pays est l’un des donateurs les plus importants, une
intervention  brève, émue et sûre. Quasiment tout le reste de cette réunion qui a
duré de 17 h  30 à minuit, c’est Clinton qui l’a occupé. L’ambassadeur cubain
était là, tel un  convive de pierre, à la demande d’Haïti et de
Saint-Domingue. On ne lui a pas  concédé la parole, ce qui en a fait un simple témoin d’
une rencontre qui n’a  réglé absolument rien. Elle devait se prolonger le
lendemain,  mais rien ne  s’est passé.
Cette réunion de République dominicaine a été une manœuvre  trompeuse, et
les Haïtiens étaient indignés à juste titre. Leur pays, détruit  par le
séisme de janvier dernier, a été en fait livré à son sort. 
Aujourd’hui, jeudi  16 décembre, une dépêche de l’agence de presse 
étasunienne AP, affirme ce qui suit :
« L’ancien président Bill Clinton a  exprimé sa confiance dans les efforts
de reconstruction d’Haïti, durant une  visite d’une journée au milieu de
désordres civils, d’un mal endémique et d’une  crise politique inextricable.
« L’envoyé spécial de l’ONU en Haïti s’est  rendu dans ce pays affligé, un
jour après que la Commission intérimaire de  reconstruction, dont il
partage la présidence, a été contrainte de se réunir  dans la République
dominicaine voisine, à cause de la violence qui a éclaté  après les élections
présidentielles aux résultats controversés tenues en Haïti  le 28 novembre.
« Clinton a visité une clinique spécialisée pour  cholériques, gérée par
Médecins sans frontière, qui a traité cent mille  personnes touchées par l’
épidémie qui a éclaté en octobre. Puis il s’est rendu  sur la principale base
de troupes de pacification de l’ONU pour rencontrer des  fonctionnaires
haïtiens et internationaux.
« La réunion de la veille a  approuvé des projets pour environ 430 millions
de dollars. Mais le plus notable,  ce sont les expressions d’indignation
devant la lenteur de la reconstruction et  une lettre adressée par des
Haïtiens frustrés qui affirment qu’on les tient à  l’écart des décisions et que
les projets approuvés "ne contribuent pas à la  reconstruction d’Haïti ni au
développement à long terme". »
Mais observez ce  que Clinton a ajouté ensuite en conférence de presse :
« "Je partage leur  frustration".
« …des centaines de milliers d’Haïtiens trouveront un logement  permanent l
’an prochain et bien plus cesseront de vivre sous la tente, comme le  font
plus d’un million de personnes depuis le séisme du 12 janvier.
« Ces  promesses ont déjà été faites. […] De  plus, des 5,7 milliards  de 
dollars promis en aide pour 2010-2011, seuls 897 millions sont arrivés. »
En  fait, ces 897 millions ne se voient nulle part.
C’est par ailleurs prendre  vraiment beaucoup de libertés avec la vérité
que d’affirmer qu’une clinique  gérée par Médecins sans frontière a traité
cent mille personnes !
La  doctoresse Lea Guido, représentante de l’Organisation panaméricaine de
la  santé/Organisation mondiale de la santé en Haïti, vient d’informer
aujourd’hui  dans un communiqué de presse que le nombre de cholériques s’était
élevé au 11  décembre à 104 918, une quantité de malades vraiment sans
précédent que Médecins  sans frontières n’a pas pu traiter dans une clinique.
L’Europe, les USA et  le Canada – et M. Clinton le sait pertinemment –
enlèvent des médecins, du  personnel infirmier et de rétablissement et d’autres
techniciens de la santé aux  pays caribéens et n’ont pas le personnel
requis pour remplir une telle mission,  sauf  honorables exceptions.
Clinton prétend de toute évidence, par ses  mensonges, passer sous silence
le travail réalisé par plus de mille médecins,  personnels infirmiers et
techniciens cubains et latino-américains qui mènent le  plus gros de la
bataille pour vaincre l’épidémie de la seule façon possible : en  allant dans les
endroits les plus reculés du pays dont la moitié des presque dix  millions d’
habitants vit dans des zones rurales.
Il aurait été impossible,  dans de telles conditions, de traiter un si
grand nombre de personnes sans  l’appui de l’éminente Latino-Américaine qui
représente l’OPS-OMS à Cuba et en  Haïti.
Notre pays s’est engagé à mobiliser le personnel humain requis pour 
remplir cette noble tâche.
Lea Guido a affirmé : « Les ressources humaines  que Cuba envoie sont
destinées actuellement aux zones les plus isolées de cette  nation. Et c’est tout
à fait opportun. »
Ces ressources arrivent, et le  reste du personnel nécessaire sera très
vite sur place.
Hier, la Brigade  médicale cubaine a traité 931 patients, dont deux sont
décédés, soit un taux de  mortalité de 0,2 p. 100.
 
 
Fidel Castro Ruz
Le 16  décembre 2010

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualité, haïti, amérique, presse, silence, médias, télévision, solidarité, cuba, venezuela, politique | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/05/2010

12/05/2010: Chomsky sur l'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel!" ...

 

From: NICOLAS
Sent: Wednesday, May 12, 2010 10:56 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme]: L'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel" (tiré d'Investig'action)
Chomsky sur l'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel!"
Noam Chomsky   
Noam Chomsky est le plus grand intellectuel des États-Unis. La quantité impressionnante de ses écrits, qui comprennent prés de 100 livres, ont depuis des décennies démonté et exposé les mensonges des élites au pouvoir et les mythes qu’elles entretiennent. Et Chomsky l’a fait malgré la censure des médias commerciaux qui l’ont mis sur une liste noire, malgré son statut de paria au sein du monde universitaire et, de son propre aveu, malgré le fait qu’il soit un orateur pédant et parfois légèrement ennuyeux. Il combine une indépendance intellectuelle avec une démarche rigoureuse, une capacité remarquable de saisir les détails et une intelligence hors du commun. Il dénonce sans détours notre système à deux partis qu’il décrit comme un mirage orchestré par un gouvernement au service des entreprises privées, et il critique sévèrement l’intelligentsia libéral (liberal : plus ou moins l’équivalent de "progressiste" aux US – NdT) qui ne sont que les courtisans du système et décrit le flot émis par les médias commerciaux comme une forme de « lavage de cerveau ». En tant que critique le plus clairvoyant du capitalisme débridé, de la globalisation et de l’empire, il aborde sa 81ème année en nous mettant en garde sur le peu de temps qui nous reste pour sauver notre démocratie anémique.

 



« La situation actuelle est très similaire à l’Allemagne de Weimar, » m’a dit Chomsky au téléphone depuis son bureau à Cambridge, Massachusetts. « Les similarités sont frappantes. Il y avait aussi à l’époque une énorme déception par rapport au système parlementaire. Le fait le plus frappant n’était pas que les Nazis aient réussi à détruire les sociaux-démocrates et les communistes mais que les partis traditionnels, les partis conservateurs et libéraux, étaient eux aussi hais et qu’ils ont disparu. Les Nazis ont su combler le vide avec beaucoup d’intelligence et d’habilité. »

« Les États-Unis ont beaucoup de chance de n’avoir aucune figure charismatique qui se détache du lot, » a poursuivi Chomsky. « Chaque figure charismatique est si évidemment un escroc qu’elle finit par s’autodétruire, comme McCarthy ou Nixon ou les prêcheurs évangélistes. Si quelqu’un de charismatique devait se détacher, ce pays serait dans de sales draps à cause de la frustration, de la déception et de la colère justifiée et l’absence de toute réponse cohérente. Que sont censés penser les gens quand ont leur dit « j’ai une réponse, nous avons un ennemi » ? Un jour ce sont les Juifs, un autre les immigrés clandestins ou les noirs. On nous dira que les mâles blancs constituent une minorité persécutée. On nous dira que nous devons nous défendre ainsi que l’honneur de la nation. La force militaire sera exaltée. Des gens seront tabassés. Cela pourrait se transformer en une force irrésistible. Et dans ce cas, elle sera bien plus dangereuse que l’Allemagne. Les États-Unis sont une puissance mondiale. L’Allemagne était puissante mais ses adversaires l’étaient encore plus. Je crois que nous n’en sommes pas loin. Si les sondages ne se trompent pas, ce ne sont pas les Républicains, mais l’extrême droite républicaine, les républicains cinglés, qui vont remporter les prochaines élections. »

« Je n’ai jamais rien vu de tel », a-t-il ajouté. « Je suis assez vieux pour me souvenir des années 30. Toute ma famille était sans emploi. Les conditions étaient bien plus difficiles que de nos jours. Mais il y avait de l’espoir. Les gens avaient un espoir. Le syndicat CIO s’organisait. Plus personne ne veut l’admettre de nos jours mais le Parti Communiste était le fer de lance dans l’organisation des travailleurs et des droits civiques. Y compris pour des choses simples comme envoyer ma tante au chômage à la campagne pour prendre une semaine de vacances. C’était un mode de vie. Il n’y a rien de tel aujourd’hui. L’ambiance dans le pays est effrayante. Le niveau de colère, de frustration et de haine envers les institutions n’est pas organisée d’une manière constructive. Ça part en vrille dans des fantasmes autodestructeurs. »

« J’écoute les commentateurs à la radio, » a dit Chomsky, « mais ce n’est pas pour écouter Rush Limbaugh (célèbre commentateur d’extrême droite -NdT), mais pour écouter les gens qui téléphonent. Ils sont comme (le pilote kamikaze) Joe Stack. Qu’est-ce qui m’arrive ? se demandent-ils. J’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire. Je suis un bon chrétien. Je travaille dur pour nourrir ma famille. Je possède une arme. Je crois aux valeurs de ce pays et pourtant ma vie s’effondre. »

Chomsky, plus que tout autre intellectuel américain, a décrit dans de nombreuses oeuvres la descente aux enfers du système politique et économique américain. Il nous rappelle que le véritable questionnement intellectuel est toujours subversif. Il défie des présomptions culturelles et politiques. Il critique les structures. Il est pratique sans cesse l’autocritique. Il fait éclater les mythes et stéréotypes complaisants dont nous nous servons pour nous flatter et ignorer notre complicité dans les actes de violence et d’oppression. Et il dérange les puissants et leurs apologistes libéraux.

Chomsky réserve ses critiques les plus acerbes pour l’élite libérale de la presse, des universités et du système politique qui servent d’écran de fumée à la cruauté du capitalisme débridé et des guerres impérialistes. Il dénonce leurs postures morales et intellectuelles comme un arnaque. C’est pour cela que Chomsky est détesté, et peut-être craint, plus par les élites libéraux que par la droite qu’il condamne aussi. Lorsque Christopher Hitchens (journaliste « réactionnaire de gauche » du magazine The Nation – NdT) a décidé de devenir la marionnette de l’administration Bush après les attaques du 11 septembre, un de ses premiers articles a été une attaque féroce contre Chomsky. Hitchens, contrairement à la plupart des gens qu’il sert, savait quel était l’intellectuel qui comptait aux États-Unis

« Ça ne m’intéresse pas d’écrire sur Fox News, » a dit Chomsky. « C’est trop facile. Ce qui m’intéresse ce sont les intellectuels libéraux, ceux qui se présentent et se prennent pour des critiques du pouvoir, courageux, qui se battent pour la vérité et la justice. Au fond, ils ne sont que les gardiens du temple. Ce sont eux qui définissent les limites à ne pas dépasser. Ce sont eux qui disent jusqu’où il est permis de s’aventurer. Ils disent « Regardez comme je suis courageux. » Mais ne vous aventurez pas un millimètre de plus. C’est vrai pour les secteurs éduqués de la population car ce sont eux les plus dangereux à cause de leur soutien au pouvoir. »

Parce qu’il échappe à toute catégorisation et rejette toutes les idéologies, Chomsky a été indispensable au débat américain depuis des décennies, depuis son travail sur la guerre au Vietnam jusqu’à ses critiques sur l’administration Bush. Il persiste à jouer l’iconoclaste, celui qui se méfie du pouvoir sous toutes ses formes.

« La plupart des intellectuels se considèrent comme la conscience de l’humanité, » dit l’universitaire spécialiste du Moyen Orient Norman Finkelstein. « Ils se divertissent et admirent quelqu’un comme Vaclav Havel. Chomsky, lui, méprise Havel. Chomsky adopte la vision du monde de Julien Benda. Il existe deux ensembles de principes. Les principes de pouvoir et de privilège et les principes de vérité et de justice. Si vous courez après le pouvoir et les privilèges, ce sera toujours au détriment de la vérité et de la justice. Benda dit que le credo de tout intellectuel doit être, comme l’a dit le Christ, « mon royaume n’est pas de ce monde. » Chomsky dénonce les prétentions de ceux qui se déclarent les détenteurs de la vérité et de la justice. Il montre que ces intellectuels sont en fait détenteurs du pouvoir et des privilèges et de tout le mal qui va avec. »

« Certains livres de Chomsky contiennent des choses comme une critique du plan Arias en Amérique centrale, et il peut lui consacrer 200 pages » a dit Finkelstein. « Mais deux ans plus tard, qui se souvient d’Oscar Arias ? C’est à se demander si Chomsky n’aurait pas mieux fait d’écrire sur des sujets plus ambitieux, des sujets plus intemporels qu’on pourrait encore lire dans 40 ou 60 ans. C’est ce qu’a fait Russel avec des livres tels que « Marriage and Morals ». Pouvez-vous encore relire ce que Chomsky a écrit sur le Vietnam ou l’Amérique centrale ? La réponse est souvent « non ». Ça en dit long sur le personnage. Il n’écrit pas pour son ego. Si c’était le cas, il aurait écrit dans un style grandiloquent qu’il aurait laissé en héritage. Il écrit parce qu’il veut influer sur le cours des choses et participer au changement politique. Il se soucie de la vie des gens et s’attache aux détails. Il essaie de réfuter les mensonges quotidiens déversés par les grands médias. Il aurait pu consacrer son temps à rédiger des essais philosophiques qui auraient duré dans le temps, comme l’ont fait Kant ou Russel. Mais il s’est investi dans les détails minuscules qui font toute la différence et font gagner une bataille politique. »

« J’essaie d’encourager les gens à penser de façon autonome, à remettre en question les idées communément admises, » a dit Chomsky lorsque je l’ai interrogé sur ses objectifs. « Ne prenez pas vos présomptions pour des faits acquis. Commencez par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcez-la à se justifier. La plupart du temps, elle n’y arrive pas. Soyez prêts à poser des questions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. Essayez de penser par vous-même. Il y a beaucoup d’information en circulation. Vous devez apprendre à juger, à évaluer et à comparer les choses. Il vous faudra faire confiance à certaines choses, sinon vous ne pourriez pas survivre. Mais lorsqu’il s’agit de choses importantes, ne faites pas confiance. Dés que vous lisez quelque chose d’anonyme, il faut se méfier. Si vous lisez dans la presse que l’Iran défie la communauté internationale, demandez-vous qui est la communauté internationale ? L’Inde est opposée aux sanctions. Le Brésil est opposé aux sanctions. Le Mouvement des pays Non-Alignés est opposé aux sanctions et l’a toujours été depuis des années. Alors qui est la communauté internationale ? C’est Washington et tous ceux qui se trouvent être en accord avec lui. C’est le genre de choses que vous pouvez découvrir par vous-mêmes, mais pour ça il faut travailler. Et c’est pareil pour tous les sujets, les uns après les autres. »

Le courage de Chomsky de parler au nom de ceux, tels les Palestiniens dont la souffrance est souvent minimisée ou ignorée par les grands médias, montre qu’il est possible de mener une vie morale. Et, peut-être plus encore que sa formation, c’est son exemple d’indépendance morale et intellectuelle qui représente un appui pour tous ceux qui remettent en cause le discours hypocrite dominant et osent dire la vérité.

« Je ne saurais vous dire combien de gens, moi inclus, et ceci n’est pas une hyperbole, dont les vies ont changé grâce à lui » dit Finkelstein, qui a été exclu de plusieurs universités à cause de son courage intellectuel et son indépendance. « Sans Chomsky, il y a bien longtemps que j’aurais abandonné. J’ai pris pas mal de coups dans ma vie professionnelle. Et c’est parce que je savais qu’un des plus grands esprits de l’histoire humaine avait confiance en moi que j’ai pu supporter tous ces coups. Il y a beaucoup de gens dont l’existence n’est même pas reconnue, les petits comme on les appelle, qui reçoivent un jour un courrier de Chomsky. Ca leur insuffle une nouvelle énergie. Chomsky a fait bouger beaucoup, beaucoup de gens qui se sont découverts un potentiel qui, sans lui, aurait été perdu pour toujours. »

 

Source: Le Grand Soir

 

tiré d'Investig'action

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, usa, presse, guerre, television, romain, democratie, imperialisme, silence, liberte, medias, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/01/2010

14/12/09: Il y a 70 ans, la France déclare la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes...

 
 
 

Il y a 70 ans, la France déclare la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes. Par Jean Lévy

lundi 14 décembre 2009, par Comité Valmy


POURQUOI CE SILENCE ENTOURANT LE DEBUT DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ?

Alors que nous venons de subir la mobilisation totale des médias, communiant dans une même campagne anticommuniste, à l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin, il est bon de comparer cette campagne avec le quasi silence entourant le 70ème anniversaire de la Seconde Guerre mondiale.

Et pourtant cet évènement a davantage affecté notre propre histoire.

Revenons donc au rappel de la situation politique et militaire au cours de ce qu’on appelait, à l’époque, « la drôle de guerre ».

Faisant fi une fois de plus à ses promesses, l’Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre.1939

Le 3, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne.

On aurait pu penser que profitant de l’engagement massif des panzers et de l’aviation nazis à l’Est, les forces occidentales allaient en profiter pour mener l’offensive à l’Ouest, la ligne Siegfried non terminée, n’étant pas en état de constituer un obstacle infranchissable.

Et bien non !

L’armée française reste l’arme au pied, se contentant d’activité de patrouilles, dans le forêt frontière de la Warndt.

Le gouvernement Daladier est trop occupé à traquer les militants communistes et à faire procéder à la déchéance des députés du PCF, fidèles à leur parti, dissous dès septembre.

Seul, « l’ennemi intérieur » est visé par les autorités, pas l’ennemi de l’autre côté du Rhin.

Raison invoquée pour « justifier » cette répression de masse visant, non l’Etat à qui on a déclaré la guerre, mais un parti d’opposition, hostile au conflit : le pacte de non-agression germano-soviétique, signé le 23 août précédent.

Il s’ensuit, dans notre pays, une campagne anticommuniste féroce, d’une envergure jamais atteinte. Tous les partis, de gauche comme de droite, toute la presse, se sont joints au hallali « antirouge ». La presse communiste étant interdite depuis fin août, donc avant la déclaration de guerre, aucune voix ne s’élève publiquement contre ce déferlement de haine.

Mais, pourquoi cette offensive intérieure ?

Disons-le tout net : la signature du pacte de non-agression met en échec la stratégie envisagée par la bourgeoisie française. Celle-ci souhaitait un affrontement militaire entre l’Allemagne et l’URSS, en laissant cette dernière, seule, face à la Wehrmacht, espérant un effondrement de l’Armée Rouge.

Sans la signature du pacte, ce scénario aurait été, sans doute, possible.

L’Allemagne aurait, dès lors, dominé l’Europe pour une très longue période, sans possible éventualité d’un retournement militaire.

Qui peut croire que, face aux 200 divisions nazies, retenues en Union soviétique, un débarquement anglo-saxon eut été possible en Normandie, en juin 44 ?

La défaite française de mai-juin 40, préparée de longue date par les forces du capital, montre clairement que celles-ci avaient, bien avant Montoire, l’objectif d’une France intégrée dans une Europe allemande.

C’est donc la signature du fameux pacte de non-agression, signé par von Ribbentrop et Molotov, le 23 août, qui met bas ce sinistre scénario. L’URSS gagne ainsi deux ans de répit, qui lui permet de contenir devant Moscou les divisions hitlériennes, et d’infliger, ensuite, les défaites que l’on sait à la Wehrmacht, de Stalingrad jusqu’à Berlin.

Notre bourgeoisie a mesuré, dès l’automne 39, l’ampleur de l’échec de sa stratégie. Elle en a fait payer le prix au seul parti qui avait défendu le pacte, le Parti communiste français, celui-ci ayant analysé sa portée et ses conséquences.

On peut même dire que les forces du Capital n’ont pas encore digéré, de nos jours, l’échec subi en août 39. Comment expliquer, sans cela, la persistance actuelle d’une campagne toujours massive contre, ce que les médias à leur service, appellent « la collusion Hitler-Staline » et contre les « communistes qui ont approuvé le Pacte germano-soviétique » ?

Il est vrai que l’objectif d’une Europe intégrée, sous domination économique allemande, est toujours à l’ordre du jour

Jean LEVY

18:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, communisme, presse, guerre, television, romain, allemagne, fascisme, imperialisme, capitalisme, silence, urss, information, hitler, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/12/2009

28/12/09: Un article très, très intéressant quand même, à plus d'un titre, cet article sur BellaCiao - Fr ...

Très, très intéressant quand même, à plus d'un titre, cet article sur BellaCiao - Fr
RoRo
 
 

From: anonymous
Sent: Monday, December 28, 2009 4:15 PM
Subject: Les courants majoritaires de la direction du Parti communiste français (PCF) au pied du mur... de Berlin 


Pierre Kulemann
Les courants majoritaires de la direction du Parti communiste français (PCF) au pied du mur... de Berlin !
Décryptons ensemble les "décrypteurs" !
Avant-propos
Le journal "L'Humanité" a publié un hors-série exceptionnel à l'occasion du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin 1
Marie-George Buffet, secrétaire générale du PCF, Pierre Laurent, coordinateur du PCF et Francis Wurtz, membre éminent du Conseil national du PCF ont contribué à ce hors-série, ce qui (...)
 
Les courants majoritaires de la direction du Parti communiste français (PCF) au pied du mur... de Berlin 
lundi 28 décembre 2009 (15h48)

Pierre Kulemann

Les courants majoritaires de la direction du Parti communiste français (PCF) au pied du mur... de Berlin !

Décryptons ensemble les "décrypteurs" !

Avant-propos

Le journal "L’Humanité" a publié un hors-série exceptionnel à l’occasion du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin 1

Marie-George Buffet, secrétaire générale du PCF, Pierre Laurent, coordinateur du PCF et Francis Wurtz, membre éminent du Conseil national du PCF ont contribué à ce hors-série, ce qui permet raisonnablement d’affirmer qu’on a là la position des courants principaux de la direction du PCF sur le sens à donner à la chute du mur de Berlin. Bruno Odent, responsable de la rubrique internationale de "L’humanité" nous dit que""L’Humanité" et "L’Humanité Dimanche" se sont mobilisées pour décrypter la signification profonde de l’évènement"2 .

Je vous invite, si vous en avez le temps et le goût, à vous livrer avec moi à une petite enquête politique pour "décrypter les décrypteurs", et abonder dans leur sens ou encore tenter d’enrichir leur analyse, si cela nous paraît pertinent !

1. Avant-propos 2. Le mur de Berlin et Gorbatchev 3. "La fin de l’histoire" du socialisme réellement existant? 4. Zhao Gao,"De la nature d’un daim comme étant celle d’un cheval" 5. Le capitalisme termine sa course, le socialisme, première phase du communisme, commence la sienne !

Le mur de Berlin et Gorbatchev

Examinons d’abord la liste des invités à ce "débat" et commençons par Andrei Gratchev, ancien conseiller du président Mikhail Gorbatchev. Il nous dit :"Je suis fier du rôle primordial de déclencheur politique de cette transformation globale de la situation mondiale qu’a joué le projet de démocratisation lancé par la perestroïka"3

Nos lecteurs savent-ils que ce n’est pas l’opinion des Russes, pourtant directement concernés ! Ainsi quand Gorbatchev s’est présenté comme candidat à la présidence de la Fédération de Russie en 1996, les résultats ont été pathétiques comme le rapporte le magazine français "Libération" :"Mikhaïl Gorbatchev est en tournée électorale. A 65 ans, le dernier dirigeant de l’Union soviétique se présente pour la première fois de sa vie au suffrage des Russes. Imperturbable, malgré les sondages qui le créditent d’un score ridicule entre 0,6 et 1% des voix , et les titres de la presse qui ironisent sur «Gorbatchev, le retour»... A Saint-Pétersbourg, à Rostov-sur-le-Don ou même à Stavropol, sa région natale, les insultes pleuvent. A Omsk, en Sibérie, un individu lui flanque son poing sur le visage. Raïssa, sa femme, hostile depuis le début à sa participation à l’élection présidentielle, refuse d’en supporter davantage et ne l’accompagne plus.4

Depuis Gorbatchev se console en vendant des sacs Vuiton ! "Mikhaïl Gorbatchev, dernier dirigeant de l’Union Soviétique, est le nouvel ambassadeur de la maison de luxe Louis Vuitton. Il apparaîtra dans les publicités de la griffe dès le début du mois d’août, dans la presse économique internationale. Il est mis en scène dans une limousine, avec un sac posé sur la banquette. Le cliché a été réalisé par la photographe Annie Leibovitz qui a, par ailleurs, réalisé une campagne complète pour Louis Vuitton."5 Quant à Andreï Gratchev lui-même, il bénéficie de la présomption d’innocence dans une affaire de corruption dans le cadre de l’Angolagate 6

C’était en 1996. Est-ce que la régression du "socialisme réellement existant" est mieux vue en 2009 par les Russes et par les peuples du monde, tant qu’à y être? Non, pas vraiment ! En effet il y a dans le hors-série de "L’Humanité" sur la chute du mur un invité très discret qui figure dans un petit cadre vers la fin à la page 61. Il s’agit tout simplement des peuples du monde ! En effet, il s’agit d’un sondage du monde gigantesque ! 29 033 personnes dans 27 pays ont été sondées pour la BBC World Service par l’insitut international de sondage GlobeScan en collaboration avec le Program on International Policy Attitudes (PIPA) de l’Université du Maryland aux USA du 19 juin au 13 octobre 2009. C’est un document d’une extraordinaire richesse que je vous invite à consulter et que je compte bien utiliser ici pour compléter le Hors-série que nous décryptons ensemble 7

Voici donc ce que répondent les peuples, y compris les Russes, à cette "démocratisation" vantée par Gorbatchev, Gratchev et, semble-t-il, par les courants majoritaires de la direction actuelle du PCF : 61 % des Russes et 54 % des Ukrainiens regrettent la fin de l’Union soviétique. Malgré la propagande antisoviétique universelle, 12 pays sur les 27 pays sondés regrettent aussi la fin de l’Union soviétique !

Nous pourrions ajouter que le Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF), le deuxième parti politique en importance de Russie, nous dit : "Soyons réalistes, demandons l’impossible : retour au socialisme et restauration de l’URSS !" et ajoute « Même dans des circonstances de fraudes électorales massives, le Parti Communiste reçoit systématiquement entre 15 et 20% lors des différentes scrutins. Nous savons, toutefois, que notre potentiel de soutien va bien au-delà. » 8 Vous me direz que 15 à 20 %, ce n’est pas la majorité absolue, ni relative puisque c’est le Parti de Poutine qui a la majorité actuellement en Russie.

C’est cependant beaucoup plus que notre PCF qui se rapproche plus électoralement, politiquement et idéologiquement de Gorvatchev et Gratchev que des communistes russes ! C’est bien Andreï Gratchev, comme conseiller de Gorbatchev qui est invité dans le Hors-série, tandis que les Communistes russes, eux, ne sont pas invités.

Chers lecteurs, vous pourriez me demander par quelle sorte de logique je commence ma partie du décryptage par la Russie, alors que le thème du hors-série du PCF est la chute du mur de Berlin que beaucoup célèbrent mais que beaucoup aussi déplorent ! C’est un autre invité du Hors-série, Egon Krenz, qui explique mon choix. Krenz nous dit en effet :"Le 1er novembre 1989, Gorbatchev me dit "Egon, la réunification n’est pas à l’ordre du jour[...], tu dois te méfier de Khol". Au même moment, Gorbatchev envoyait plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué double jeu. Il nous a poignardé dans le dos" 9 Krenz semble donc avoir été un des nombreux dirigeants et militants communistes, sans parler des peuples des pays socialistes, qui ont cru à la perestroïka (reconstruction) et à la glasnost (transparence). Egon Krenz, longtemps adjoint de Eric Honecker, et dernier président du Conseil d’État de la République démocratique allemande (RDA) a cru à Gorbatchev, qu’il connaissait bien, et a compris trop tard que la Glasnost n’était qu’un masque et il a perdu confiance dans l’avenir du "socialisme réellement existant" :"le système ancien est définitivement mort" affirme-t-il10 .

Hans Moodrow, qui, à la différence de Krenz, voulait rayer le rôle dirigeant du parti communiste (SED) en RDA rejoint Krenz sur la question de la responsabilité de Gorbatchev ;"Lors d’un autre sommet, celui du COMECON qui eut lieu du 9 au 10 janvier 1990 à Sofia [...] le représentant soviétique a annoncé que la forme de coopération entre nos deux pays, fondée sur le rouble convertible était terminée [...] En clair, cela signifiait que la RDA [...] n’avait plus aucune chance de subsister.

Notons que le peuple de l’ex-RDA, de l’Allemagne de l’Est, comme on l’appelle souvent, regrette lui aussi la chute du mur. En 1999, la revue étasunienne "USA today" écrivait : "Quand le mur de Berlin s’est écroulé, les Allemands de l’Est ont imaginé une vie de liberté où les biens de consommation étaient abondants et où les épreuves allaient disparaître. Dix ans plus tard, chose remarquable, 51 % d’entre eux disent qu’ils étaient plus heureux sous le communisme" 11 Ce n’est pas une grosse majorité, mais tout de même c’est "remarquable" comme le dit USA Today. En dehors des pays développés de l’Ouest, c’est différent. Selon le sondage de la BBC déjà cité, 69 % des Egyptiens déplorent la fin de l’Union soviétique. En Inde, au Kénya, en Indonésie, les opinions sont partagées. Le Wall Street journal nous apprend que "Dans les années 1980, des centaines de familles civiles soviétiques vivaient à Kaboul sans protection particulière. Aujourd’hui, tous les Occidentaux vivent emmurés dans des complexes lourdement gardés" 12 Le Wall Street Journal ajoute "Contrairement à toutes les prédictions, après le départ du dernier soldat soviétique en février 1989, le gouvernement (communiste) de M. Najibullah, au lieu de s’écrouler, passa à l’offensive. Il marqua des victoires décisives contre les rebelles et survécut à la chute de l’Union soviétique et ne perdit que quand les vivres et les armes russes ont manqué. Sans la continuation de l’aide étasunienne aux guérillas, ce gouvernement aurait pu durer encore très longtemps affirment de nombreux moudjahidins" 13 Là encore la "déconstruction" de Gorbatchev semble jouer un rôle central ! Il a privé la RDA, le tiers-monde en général, Cuba, le Viet-Nam et l’Afghanistan entres autres, de l’aide soviétique pendant que les USA redoublaient leur terrorisme dans ces mêmes lieux ! Mais ne nous éloignons pas trop du sujet, même si tout est lié, et revenons au mur de Berlin et à ce que certains, de gauche comme de droite, voudraient qu’il symbolise.

"La fin de l’histoire" du socialisme réellement existant?

"Le concept de « fin de l’histoire » avait d’abord été élaboré par Hegel, puis repris de diverses manières par plusieurs philosophes, dont Alexandre Kojève et critiqué par Karl Marx pour qui l’humanité n’était pas encore sortie de sa préhistoire. Pour Fukuyama comme pour Hegel, l’Histoire s’achèvera le jour où un consensus universel sur la démocratie mettra un point final aux conflits idéologiques. Fukuyama publia un premier article sur le sujet (The end of History?) au cours de l’été 1989 dans la revue The National Interest (article repris dans la revue française Commentaire n° 47, automne 1989). Il en développe les thèses dans un livre controversé publié en 1992, La Fin de l’Histoire et le dernier homme, dans lequel il défend l’idée que la progression de l’histoire humaine, envisagée comme un combat entre des idéologies, touche à sa fin avec le consensus sur la démocratie libérale qui tendrait à se former après la fin de la Guerre froide."14

Sommes-nous, avec cet Hors-série, avec les courants principaux de la direction du PCF et avec les autres "Gorbatchéviens" dans le monde en face d’une variante de la théorie de la "Fin de l’histoire" au moins pour "le socialisme réellement existant"? Quant au communisme, il demeurerait seulement comme "l’avenir d’une espérance" comme le dit le sous-titre du livre de Patrice Cohen-Séat, dirigeant du PCF, ou "une utopie"15 comme le dit François Hollande, dirigeant socialiste français, donc irréalisable. On ne pourrait que s’en approcher, tout en restant dans le monde de la démocratie des pays capitalistes développés. Faisons d’abord une liste d’affirmations "gratuites" (Je dois dire que je suis abasourdi quand je vois des personnes intelligentes, des historiens chevronnés, des journalistes de valeur, affirmer avec "autorité" des prédictions qui relèvent plutôt de la boule de cristal des voyants escrocs) :

1) Bruno Odent, responsable de la rubrique internationale du journal "L’Humanité" :"Il y a vingt ans la chute du mur de Berlin allait entraîner avec elle la disparition d’un monde qui se réclamait du socialisme "réellement existant" [...] Jusqu’à l’inéluctable écroulement"16

2)Francis Wurtz, membre éminent de la direction du PCF, du Parti de la Gauche Européenne (PGE) : "Avec la chute du mur, un système s’est définitivement effondré..."17 "S’agissant de la sympathie vis-à-vis de l’Union soviétique, je pense qu’il faut relativiser celle qui existait entre les communistes français et l’URSS.(...) L’URSS n’était pas la boussole."18 On croit rêver ! "Si on fait référence à ce qui s’autoproclamait communisme dans les pays de l’Est, alors non. Cette acception est morte"19

3) Susan George : "Je n’ai jamais eu de sympathie particulière pour l’Union soviétique"20 "...certains parlent de révolution. Je ne sais pas ce que ça veut dire aujourd’hui. Je ne connais ni le nom ni l’adresse du Tsar"21 (Ce à quoi Francis Wurtz répond :"Ce que vous dites sur le Palais d’hiver fait partie d’une mythologie enterrée au PCF"22 Francis Wurtz confond peut-être le PCF avec les courants actuellement dominants de sa direction !

4) Hans Modrow, dirigeant du SED critiqué par Honecker qui jugeait qu’il nuisait au Parti, premier ministre à la veille de la chûte du mur, a aboli le rôle dirigeant du Parti que Krenz voulait maintenir. Il rejoint cependant Krenz en ce qui concerne la responsabilité de Gorbatchev en disant que, quand au sommet du COMECON de janvier 1990, l’Union soviétique a mis fin au rouble convertible "En clair, cela signifiait que la RDA qui était le plus gros partenaire commercial de l’Union soviétique [...] n’avait plus aucune chance de subsister"23

5) Gregor Gysi, dirigeant du SED en novembre 1989 et co-président du groupe parlementaire de l’actuel Die Linke en Allemagne, est plus nuancé. Il concède que le peuple était attaché à la RDA, qu’il a cru, avec la chute du mur "qu’ils allaient maintenant bénéficier de leurs droits politiques, tout en conservant leurs droits sociaux", mais, comme tous les intervenants du Hors-série"que le moment n’est pas venu pour un dépassement"24 du capitalisme.

6) Dans le débat des historiens dans le Hors-série, Pierre Grosser, professeur d’histoire à Science-Po à Paris voit dans la chute du mur la suite de la chute de dictateurs comme Ferdinand Marcos aux Philippines ! Personne dans la table ronde ne lui réplique sur ce point ! Grosser y voit le "symbole de la chute du communisme"25 . Pourtant, Pierre Grosser dit que "Les sociétés de l’Est ne rêvaient pas de dérégulation ni de capitalisme à l’américaine, mais plutôt de bénéficier des deux systèmes"26.Il se contredit un peu ! C’est en effet ce que Gorbatchev a réussi à faire croire et ce que les courants dominants de la direction actuelle du PCF voudraient aussi nous faire croire. On voudrait nous faire croire qu’on peut, sans révolution, bénéficier du niveau de vie et des libertés politique des classes aisées des pays capitalistes avancés et en même temps des protections sociales des pays du "socialisme réellement existant".C’est un leurre qui a couté bien cher à ceux qui y ont cru ;Le sondage de la BBC confirme que c’est bien ce que les gens ont cru avant de réaliser que c’était impossible, trop tard pour faire rapidement marche arrière !

7) Marie-Pierre Rey, professeur d’histoire soviétique à la Sorbonne se souvient du discours de Gobatchev de décembre 1988 à l’ONU où il déclare que l’URSS n’interviendra plus par la force dans les démocraties populaires. "C’est une renonciation claire à la doctrine Brejnev, une façon de commencer à rendre ces démocraties à leur destin" 27

Zhao Gao,"De la nature d’un daim comme étant celle d’un cheval"

Connaissez-vous l’histoire de l’eunuque Zhao Gao, conseiller de l’empereur. Il montrait à l’empereur un daim et faisait répéter par ses nombreux complices à la cour à l’empereur qu’il s’agissait d’un cheval. Finalement, l’empereur se demanda s’il ne devenait pas fou, et crut que c’est à tort qu’il voyait un daim. Eh bien, notre hors-série est presque un nouveau Zhao Gao !

Avec des différences que nous avons décortiquées, il est vrai, tous les intervenants, sauf un, affirment que "le 9 novembre 1989, c’est l’effondrement du mur de Berlin. C’est l’échec définitif d’une expérience d’alternative au capitalisme, qui aura finalement tourné le dos à l’espoir soulevé au début du XXe siècle".

Nous avons déjà vu, grâce au sondage d’opinion réalisé pour la BBC, que telle n’est pas l’opinion des peuples du monde. Et puis, non, le daim n’est pas un cheval ! Seul intervenant à le constater, même si c’est avec regret, Serge Wolikow nous dit un peu pompeusement : "Je note que des pays se réclament toujours du communisme d’État" et que cela ne contribue pas à crédibiliser la démarche émancipatrice de l’idée communiste. [Grosser tente de se rattrapper en ajoutant] "Le modèle qui disparaît après novembre 1989 ne saurait constituer une référence pour cette notion de culture politique communiste"28 Eh oui, le "socialisme réellement existant" se réforme constamment et existe bel et bien, entre autres, à Cuba, au Viet-Nam, en Chine. Des partis communistes qui ont toujours confiance dans un "socialisme réellement existant" font partie d’un gouvernement de coalition, entre autres, en Afrique du Sud, dans divers Etats de l’Inde, à Chypre, en Moldavie. Enfin, des partis qui ont toujours confiance dans un "socialisme réellement existant" sont solidement installés en Grèce, au Portugal, en Russie même. Quel dommage que ces partis communistes n’aient pas été invités à participer au Hors-série, cela aurait mis un peu d’animation, de pluralisme. On aurait tout de suite vu que le daim n’est pas un cheval ! D’autant plus que les invités au hors-série, dans la droite ligne de Gorbatchev de l’eurocommunisme, du communisme critique, de l’alter-communisme, enfin tous ceux, sous un nom ou un autre, qui jugent qu’une révolution n’est pas à l’ordre du jour et qu’il faut seulement rêver de liberté et d’égalité (on se demande pourquoi la fraternité n’est pas mentionnée) ont du mal à grandir ou même dans certains cas à survivre, comme en France, en Espagne, en Italie.

Le capitalisme termine sa course, le socialisme, première phase du communisme, commence la sienne !

Laissons le mot de la fin à Marie-George Buffet, l’actuelle secrétaire générale du PCF : "La division du monde en deux blocs, dont le mur était l’expression, a placé les deux camps dans l’incapacité de répondre aux grands défis du siècle. Ces défis de développement équitables appellent non une logique de domination, mais celle des coopérations : l’humanité vit une seule aventure !" 29 Les deux blocs n’existent plus, mais la lutte entre le camp du capitalisme et celui du communisme est plus rude que jamais. Le nier a un nom : la collaboration de classe ! Pour que l’échiquier politique en France cesse de glisser vers la droite, il me semble nécessaire que le Parti communiste français redevienne révolutionnaire et reprenne sa place dans le camp communiste. Cela pourrait contribuer à rendre le Parti socialiste français socialiste. Soit les dirigeants actuels prennent conscience que le daim n’est pas un cheval, ou s’ils se cramponnent dans leur gorbatchevisme, il faudrait une nouvelle équipe dirigeante ! Il n’y a pas de raison que le rejet des nombreuse dérives autoritaires, dictatoriales et parfois criminelles qui ont eu lieu dans les pays communistes nous amènent à défendre une "démocratie" capitaliste qui a "esclavagé", puis colonisé des continents entiers et qui fait encore aujourd’hui mourir de faim un enfant toutes les cinq secondes. C’est comme si les crimes de la Révolution française (car la Révolution française a eu aussi ses dérives) devaient nous ramener à Louis XVI !

Le capitalisme termine sa course, le socialisme, première phase du communisme, commence la sienne !

notes

1 1989, Un mur tombe. 2009, la Crise. Et maintenant, que Faire?,Hors-série, Paris, novembre-décembre 2009

2 Idem, p.3

3 Idem, p. 72

4http://www.liberation.fr/portrait/0...

5 http://www.plurielles.fr/mode/mikha...

6 http://suitedesnouvelles.com/politi...

7 http://www.globescan.com/news_archi...

8 http://solidarite-internationale-pc...

9 Hors-série, opus cité, p. 47

10 Idem, p. 47

11 USA Today, 11 octobre 1999, p.1 (Le pourcentage a augmenté depuis avecla crise des subprime.

12 The Wall Street Journal ; 30 novembre 2009, P. 21

13 Idem, P. 21

14 http://fr.wikipedia.org/w/index.php...

15 Hors-série, p. 59

16 Hors-série, opus cité, p. 3

17 Idem, P. 20

18 Idem, p.21

19 Idem ; p. 22

20 Idem, p.22

21 Idem, p. 22

22 Idem, p. 22

23 Idem, p. 28

24 Idem, p. 32

25 Idem, p. 48

26 Idem, p.51

27 Idem. p. 50

28 Idem, p.51

29 Idem, p.59



De : Pierre K
lundi 28 décembre 2009

15:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, presse, television, capitalisme, berlin, silence, urss, medias, information, pc, gorbatchev, 28 12 09 romain, pcf | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/12/2009

26/12/09: LE DROIT DE L’HUMANITÉ À L’EXISTENCE...

 

Réflexions du compañero Fidel 
 
 
LE DROIT DE L’HUMANITÉ À L’EXISTENCE

 

Les changements climatiques causent d’ores et déjà des dommages considérables, et des centaines de millions de pauvres en souffrent les conséquences.

Les centres de recherche les plus avancés assurent qu’il reste très peu de temps pour échapper à une catastrophe irréversible. Selon James Hansen, de l’Institut Goddard, de la NASA, un niveau de trois cent cinquante parties de dioxyde de carbone par million est encore tolérable ; or, il dépasse actuellement trois cent quatre-vingt-dix et il augmente tous les ans à raison de deux parties par million, soit plus que les niveaux d’il y a six cent mille ans. Les deux dernières décennies ont été les plus chaudes depuis qu’il existe des mesures. Ce gaz a augmenté de quatre-vingts parties par million ces cent cinquante dernières années.

Les glaces de la mer Arctique, l’énorme couche de deux kilomètres d’épaisseur qui couvre le Groenland, les glaciers d’Amérique du Sud qui alimentent les principales sources d’eau douce de cette région, le volume colossal qui couvre l’Antarctique, la couche qui reste encore sur le Kilimandjaro, les neiges qui couvrent l’Himalaya et l’énorme masse gelée de la Sibérie fondent à vue d’œil. Des scientifiques prestigieux redoutent des sauts quantitatifs dans les phénomènes naturels qui provoquent les changements.

L’humanité avait placé de grands espoirs dans le Sommet de Copenhague, qui devait prolonger le Protocole de Kyoto souscrit en 1996 mais entré en vigueur seulement en 2005. L’échec éclatant de ce Sommet a engendré des épisodes honteux qu’il faut dûment éclaircir.

Les États-Unis, qui comptent moins de 5 p. 100 de la population mondiale, émettent le quart du dioxyde de carbone. Leur nouveau président avait promis de coopérer aux efforts internationaux pour faire face à un problème qui touche son pays autant que le reste du monde. Les réunions préalables au Sommet ont mis en lumière que les dirigeants de cette nation et ceux des pays les plus riches manœuvraient pour faire retomber le poids des sacrifices sur les pays émergents et les pays pauvres.

Beaucoup de dirigeants et des milliers d22222e représentants des mouvements sociaux et des institutions scientifiques, décidés à se battre pour préserver l’humanité du pire risque qu’elle a encouru dans son Histoire, se sont rendus à Copenhague à l’invitation des organisateurs du Sommet. Je m’abstiens d’entrer dans le détail de la brutalité dont ont fait preuve les forces de l’ordre danoises contre les milliers de manifestants et d’invités des mouvements sociaux et scientifiques pour me concentrer sur les aspects politiques du Sommet.

Un véritable chaos a régné à Copenhague et des choses incroyables s’y sont passées. Les mouvements sociaux et les institutions scientifiques n’ont pas eu le droit d’assister aux débats. Des chefs d’État ou de gouvernement n’ont même pas eu la possibilité de donner leur opinion sur des problèmes vitaux. Obama et les dirigeants des pays les plus riches ont séquestré la conférence avec la complicité du gouvernement danois, et les institutions des Nations Unis ont été mises sur la touche.

Barack Obama, qui est arrivé le dernier jour du Sommet et n’y est resté que douze heures, s’est réuni avec deux groupes d’invités triés sur le volet par lui-même et ses collaborateurs. Et c’est accompagné de l’un de ces groupes qu’il a eu une réunion dans la salle plénière avec le reste des délégations de plus haut niveau. Aussitôt  après avoir pris la parole, il s’est retiré par une porte dérobée. À cette réunion plénière, hormis le petit groupe choisi par lui, les autres représentants des États n’ont pas eu le droit de prendre la parole. Si les présidents bolivien et vénézuélien ont pu le faire, c’est seulement parce qu’ils l’ont réclamé avec énergie, soutenus par les autres, et que le président du Sommet n’a pas eu d’autre solution que de la leur céder.

Dans une salle contiguë, Obama a réuni les dirigeants des pays les plus riches, de plusieurs nations émergentes les plus importantes et de deux pays très pauvres. Il y a présenté un document négocié avec deux ou trois des principaux pays, il a ignoré l’Assemblée générale des Nations Unies, il a donné des conférences de presse et il est reparti, tel Jules César qui s’exclama au terme d’une ses campagnes victorieuses en Asie mineure : Vini, vidi, vici !

Le Premier ministre en personne du Royaume-Uni, Gordon Brown, avait affirmé le 19 octobre : « Si nous n’aboutissons pas à un accord dans les prochains mois, il ne fait pas le moindre doute qu’une fois que l’élévation débridée des émissions aura provoqué des dommages, aucun accord mondial rétrospectif à quelque moment du futur ne pourra en éliminer les effets. À cette date, il sera alors irrémédiablement trop tard. »

Et il avait conclu son discours sur cette péroraison dramatique : « Nous ne pouvons nous donner le luxe de l’échec. Si nous échouons maintenant, le prix à payer sera très lourd.  Si nous agissons maintenant, si nous agissons de concert, si nous agissons en faisant preuve de hauteur de vue et de détermination, nous pouvons encore remporter la victoire à Copenhague. Mais, si nous échouons, la planète Terre sera en danger, et il n’existe pas de plan de rechange. »

Il affirme pourtant à présent avec arrogance que l’Organisation des Nations Unies a été prise en otage par un petit groupe de pays comme Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et Tuvalu,  et il accuse la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres nations émergentes d’avoir cédé aux séductions des États-Unis pour souscrire un accord qui expédie aux oubliettes le Protocole de Kyoto et ne contient aucun engagement contraignant pour les États-Unis et leurs riches alliés.

Je me vois obligé de rappeler que l’Organisation des Nations Unies a vu le jour voilà à peine soixante ans, après la Deuxième Guerre mondiale, alors que les pays indépendants ne dépassaient pas la cinquantaine. Elle compte aujourd’hui plus de cent quatre-vingt-dix États indépendants, après que la lutte décidée des peuples a eu liquidé l’odieux système colonial.

La République populaire de Chine s’est même vu refuser pendant des années le droit d’entrée à l’ONU, un gouvernement fantoche y usurpant sa représentation à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité. C’est grâce au soutien tenace d’un nombre croissant de pays du Tiers-monde que la Chine bénéficia peu à peu de la reconnaissance de la communauté internationale, ce qui fut un facteur très important pour que les USA et leurs alliés de l’OTAN reconnaissent ses droits à l’ONU.

C’est l’Union soviétique qui contribua le plus par sa lutte héroïque à la défaite du fascisme, au prix de plus de vingt-cinq millions de morts et d’énormes destructions dans tout le pays. C’est au terme de cette lutte qu’elle émergea comme une superpuissance capable de contrebalancer en partie la domination absolue qu’exerçait le système impérial des USA et des anciennes nations coloniales, et sa mise à sac impitoyable des peuples du Tiers-monde. La désintégration de l’URSS a permis aux USA d’étendre leur pouvoir politique et militaire en direction de l’Est, vers le cœur de la Russie, et de renforcer leur influence sur le reste de l’Europe. Ce qui s’est passé à Copenhague n’a donc rien d’étonnant.

Je tiens à souligner les déclarations injustes et outrageantes du Premier ministre britannique et la tentative des États-Unis d’imposer comme accord du Sommet un document dont les pays participants n’ont discuté à aucun moment.

Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodríguez, a affirmé dans la conférence de presse qu’il a donnée le 21 décembre des vérités absolument indéniables. J’en cite quelques paragraphes:

« À Copenhague, je tiens à le souligner, la Conférence des Parties n’a adopté aucun accord, aucune décision concernant des engagements, qu’ils soient contraignants ou pas, ni absolument aucune décision relevant du droit international : à Copenhague, il n’y a pas eu d’accord, tout simplement !

« Le Sommet a été un échec, et l’on veut pourtant berner l’opinion publique mondiale. […] la carence de volonté politique a sauté aux yeux…

« …il a constitué un recul dans l’action de la communauté internationale pour prévenir ou alléger les retombées des changements climatiques…

« …la température mondiale pourrait s’élever de 5º en moyenne… »

Puis notre ministre a apporté d’autres données intéressantes sur les conséquences possibles de cet échec, selon les dernières recherches scientifiques :

« …de la date du Protocole de Kyoto à ce jour, les pays développés ont élevé leurs émissions de 12,8 p. 100… 55 p. 100 de ce volume correspondant aux USA

« Un Étasunien consomme en moyenne 25 barils de pétrole par an, un Européen 11, un Chinois moins de 2, un Latino-Américain ou un Caribéen, moins de 1.

« Trente pays, dont ceux de l’Union européenne, consomment 80 p. 100 des combustibles produits. »

Le fait est que les pays développés signataires du Protocole de Kyoto ont élevé radicalement leurs émissions. Ils veulent toutefois substituer maintenant à la base adoptée pour calculer ces émissions, autrement dit 1990, une nouvelle base, 2005, de sorte que les engagements envisagés par les USA, les plus gros pollueurs, ne représenteraient qu’une réduction de 3 p. 100 par rapport à vingt-cinq ans avant ! C’est là se moquer d’une manière éhontée de l’opinion mondiale…

Le ministre cubain, parlant au nom des pays de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), et défendant la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres États importants à économie émergeante, a ratifié le concept dégagé à Kyoto de

« responsabilités partagées, mais différenciées, ce qui veut dire que les pays à accumulation historique et les pays développés, responsables de cette catastrophe, ont des responsabilités différentes de celles des petits États insulaires ou des pays du Sud, surtout des pays les moins avancés… »

« Responsabilités veut dire financement ; responsabilités veut dire transfert de technologies dans des conditions acceptables. Mais Obama joue sur les mots, et au lieu de parler de "responsabilités" partagées mais différenciées, il parle de "réponses" partagées, mais différenciées…

« …il abandonne la salle plénière sans même daigner écouter qui que ce soit, de même qu’il n’avait écouté personne avant son intervention. »

Obama avait affirmé lors d’une conférence de presse ayant précédé son départ de la capitale danoise : « Nous avons généré ici à Copenhague un accord substantiel sans précédent : pour la première fois dans l’Histoire, les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités. »

Dans son exposé clair et irréfutable, notre ministre s’est exclamé :

« Que signifie : "…les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités" ? Ça veut dire qu’il fait retomber une part importante du fardeau que représente le financement des mesures d’atténuation et d’adaptation que doivent adopter les pays, surtout ceux du Sud, face aux changements climatiques, sur la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud. Car, il faut bien le dire, la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et tous les pays appelés par euphémisme en développement ont été victimes d’un braquage, d’un hold-up !

Voilà dans quels termes frappants et irréfutables notre ministre a raconté ce qu’il s’est passé à Copenhague.

Je dois ajouter que le 19 décembre, à dix heures du matin, alors que notre vice-président Esteban Lazo et notre ministre des Relations extérieures étaient déjà repartis, on a assisté à une tentative tardive de ressusciter le document mort-né de Copenhague en tant que document du Sommet. Il ne restait plus alors pratiquement aucun chef d’État et seuls quelques ministres. De nouveau, la dénonciation des membres restants des délégations de Cuba, du Venezuela, de Bolivie, du Nicaragua et d’autres pays a fait capoter la manœuvre. Voilà comme s’est conclu le Sommet : sans gloire !

On ne saurait non plus oublier qu’aux heures les plus critiques de cette journée-là, tard dans la nuit, le ministre cubain des Relations extérieures, et les délégations qui livraient cette digne bataille, ont offert leur coopération au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dans la lutte toujours plus dure qui se déroulait et dans les efforts à consentir à l’avenir pour préserver notre espèce.

L’organisation écologique World Wide Fund (WWF) a averti que les changements climatiques échapperaient à tout contrôle dans les cinq à dix prochaines années si les émissions n’étaient pas réduites radicalement.

Mais Obama lui-même m’épargne la peine de démontrer ce que j’ai dit sur ses agissements.

Il a déclaré le 23 décembre, dans une interview à la chaîne de télévision CBS, que les gens avaient raison d’être déçus des résultats du Sommet sur les changements climatiques : « …au lieu d’un échec total, d’une inaction totale, ce qui aurait été un énorme recul, nous avons pu du moins nous maintenir en gros là où nous étions… »

Selon l’agence de presse, Obama est le plus critiqué par les pays qui sentent presque à l’unanimité que le Sommet s’est achevé sur un désastre.

L’ONU est maintenant dans une impasse. Demander à de nombreux autres États d’adhérer à un accord arrogant et antidémocratique serait humiliant.

Poursuivre la bataille et exiger à toutes les conférences, surtout celles de Bonn et de Mexico, le droit de l’humanité à l’existence, en nous fondant sur la morale et la force que nous donne la vérité, telle est à mon avis la seule voie.

Fidel Castro Ruz

Le 26 décembre 2009

18:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, cuba, usa, presse, television, romain, euro-dictature, capitalisme, silence, castro, medias, information, copenhague | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/12/2009

16/12/09: Copenhague ou le marché des dupes...

Sent: Wednesday, December 16, 2009 10:18 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] CRISE ECONOMIQUE ET CRISE ECOLOGIQUE

Copenhague ou le marché des dupes

Un poème de William Wordsworth écrit en 1802 et publié en 1807 semble aujourd’hui d’une irrécusable actualité, et conviendrait à la fois comme exergue au sommet mondial sur la dégradation des conditions climatiques qui doit se tenir à Copenhague le 6 décembre 2009 et source de méditation pour les participants.

Si, depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, nous devons accorder crédit aux contenus argumentés et chiffrés d’articles de quotidiens et d’hebdomadaires ou aux essais plus substantiels publiés dans des revues spécialisées, la planète frôle aujourd’hui une catastrophe climatologique, géographique et agricole irréversible où se mêlera, selon les régions du globe, d’un côté la submersion par les océans des zones basses, côtes et deltas, et de l’autre, la disparition des vastes zones humides continentales (mer d’Aral, lac Tchad) avec pour conséquence immédiate une désertification massive, l’assèchement des plus grands fleuves par exemple en Chine et dans la Péninsule indochinoise, où, en raison de la disparition prévue des glaciers de l’Himalaya, le Yang-Tsé-Kiang et le Mékong risquent de voir leur niveau d’eau baisser vers un étiage sans précédent pour la survie des populations. À cela il faut bien
évidemment souligner les désastres des urbanisations sans limite : que ce soit d’un côté Dubai et le délire de l’hybris financière, ou de l’autre Calcutta, Le Caire ou Lagos comme enfer d’une insigne misère. Mais, comme le disait Marx, « pour qu’il y ait des riches il faut des pauvres », dès lors, logiquement, pour qu’il y ait de très riches, il faut beaucoup de très pauvres.

En ce sens « The world is too much with us », relève, après s’être énoncé naguère comme la sombre prophétie d’un poète romantique effrayé par les débuts systématiques du machinisme et du déploiement industriel, d’une réalité évidente à tous ceux qui jettent un regard sans fard sur notre monde et son quotidien. Le sombre et très conservateur romantique Wordsworth me remet en mémoire un autre romantique, socialement libéral (au sens que ce terme impliquait au début du XIXe siècle en Angleterre, aujourd’hui on dirait social-démocrate), beaucoup plus flamboyant certes, mais surtout beaucoup plus optimiste, Shelley, qui écrivait dans The Ode of the West Wind (L'Ode au Vent d'Ouest), « The trumpet of a prophecy ! O Wind, /If Winter comes, can Spring be far behind ? » (Les trompettes d’une prophétie ! Ô vent, / Alors, quand l’hiver vient, le printemps est là, qui attend derrière lui, en embuscade). Mais présentement,
l’ultime vers de ce somptueux poème devrait se réécrire : If Spring comes can Winter be far behind and for ever (Si le printemps vient l’hiver attend, derrière lui en embuscade et pour toujours). Cet hiver sera un désert qui croit sans cesse, un hiver désertique réel, et aussi un hiver comme métaphore d’un désert de l’âme ou de l’esprit des peuples et des élites qu’unit un même égarement, une même inconscience, une même insouciance aveuglée de la frénésie du manque sous sa double modalité spectaculaire : la voracité consumériste et l’avidité insatiable du profit. Interview ici, déclarations solennelles là, intensification des voyages officiels préparatoires, le président Sarkozy tente de convaincre les plus puissants parmi les pays émergents (Brésil, Inde, par exemple) qu’il convient impérativement de trouver le consensus d’un moratoire pour abaisser le taux de gaz à effet de serre… De plus, États-Unis
et Chine avancent pour la première fois des données chiffrées des réductions auxquelles ils pourraient consentir. Bonnes intentions et vœux pieux, effets d’annonce multiples se disputent l’approbation populaire dans un halo d’incertitudes. D’un côté des scientifiques sérieux aidés de journalistes appelés par le sensationnel qui fait vendre du papier, nous annoncent la pire des catastrophes planétaires, de l’autre, d’autres scientifiques, moins nombreux certes, mais non moins puissants nous mettent en garde contre ce qu’ils nomment les « affabulations des demi-savants et des charlatans ».

Aussi l’homme simple se demande-t-il qui doit-je croire ? Les uns qui vivent ici ou là, à quelques dizaines de mètres au-dessus du niveau de la mer, ou plus haut, ou plus éloignés des littoraux, perçoivent-ils cette menace que les peuples des littoraux saisissent journellement ? Les autres qui vivent dans les pays européens tempérés, saisissent fort mal l’inexorable avancée du désert de sable et ne peuvent témoigner d’une expérience existentielle de l’assèchement du lit des fleuves qui est si familière à d’autres vivants au cœur des climats continentaux.

Certes, le glacier du Mont-blanc recule, ceux de l’Everest aussi, et pis, celui du Groenland qui couvrait naguère un quasi continent, se rétrécit comme peau de chagrin. On peut noter encore les tempêtes régulières sur l’Europe occidentale qui ressemblent de plus en plus à des tornades tropicales et le fait aujourd’hui avéré que l’augmentation constante du niveau des Océans provoquera en France dans une cinquantaine d’années la disparition de la Camargue, de la zone côtière du célèbre Marais poitevin, ainsi qu’une moitié de l’île de Ré. Pourtant, une fois passé le souffle des tempêtes, les destructions de biens parfois fort graves et l’étonnement qu’elles suscitent, tout revient à la normale, pas même les sécheresses estivales et l’effondrement des nappes phréatiques n’alarment le bon peuple. Le citoyen roumain quant à lui, hystérisé par des campagnes électorales et une vie politique où l’essentiel
n’est jamais abordé, a-t-il entendu dire une fois que le delta du Danube est menacé purement et simplement de disparition, comme la Camargue ou celui du Gange au Bengale ? Sait-il le peuple roumain que la sécheresse menace simultanément le sud du pays d’une véritable désertification ? Si le peuple est inconscient c’est en partie de sa faute, mais c’est aussi parce que les élites, ces belles âmes démocratiques de la parade du spectacle anticommuniste, ces chantres du libéralisme, voire bien plus rarement ces prétendus critiques d’une pseudo-gauche tout aussi crapuleuse que la pseudo-droite ne s’occupent que de rafistolages idéologiques : la liberté, laquelle ? Celle des prédateurs impunis, voleurs de la richesse collective ! Ou celle d’un soi-disant artiste créateur dont on s’aperçoit bien vite qu’il n’est plus commandé que par le seul goût du lucre ! Et, last but not least, le chevalier de l’anticommunisme sans
plus de communisme , un combat sans risque, sauf à recevoir les prébendes de ses maîtres publics et privés qui l’emploient ! Tout un fatras de bla-bla entretenus par de grotesques demi-savants…

Regardons ce qui se passe et nommons un chat un chat. Dubai, la vitrine de la finance déliée de toute base industrielle vient d’entrer dans l’état d’une faillite retentissante. En une génération, des anciens bédouins sont passés du dos des dromadaires, des tentes plantées dans le désert, d’un ascétisme certain au gratte-ciel de 800 mètres de haut et aux îles artificielles comme centre d’un tourisme hyperluxueux ; en moins de trente ans, ils sont devenus des dirigeants mégalomanes, l’esprit perdu sous l’effet de l’hybris d’un capitalisme fondé sur le crédit illimité (garanti par la rente pétrolière des Émirats) et la spéculation foncière effrénée, pris dans un tournis identique à celui qui alimenta les surprimes étasuniennes sans que personne ne protestât parmi les ONG écologiques ni les gouvernements prétendument soucieux de l’avenir de la planète. Et, en dépit de leur affirmation, mettre en œuvre un
capitalisme « islamique » tempéré par les préceptes économiques de la Charia, on constate qu’il s’agit là, une fois encore, d’une énième imposture du grand, très grand business et ce quelle que soit la religion de ceux qui en sont les acteurs dominants. Classés comme les pays provoquant le pire impact écologique dans la mer (plus que les États-Unis ou la Chine !), ils consomment de l’eau dessalée en masse (environ 2000 litres par jour et par habitant !) et deux millions de litres par semaine pour chacun de sept golfs qui entourent la ville-État plantée dans le désert du Rub al-Khali qui court jusqu’en bordure du Golfe persique!

Avec nombre de non-dits, l’affaire semble mal partie… Aussi Copenhague risque-t-il de ne présenter qu’un spectacle clinquant pour amuser les peuples, mais dans les faits, il se révélera un sinistre flop. En effet, si l’on s’en tient aux gaz à effet de serre, aux ravages chimiques et agronomiques des terres agricoles (intensification de l’usage des engrais chimiques, de la déforestation, de la monoculture), aux abus sans limite du pompage de l’eau dans les nappes phréatiques et son usage irréfléchi, à la sécheresse des terres continentales que cela entraîne et qui augmente, ce ne sont pas des modifications techniques des techniques de production appelées « développement durable » qui seront à même de nous protéger d’une catastrophe planétaire qui est déjà là, devant nous, à nos portes.

La crise écologique du début du vingt et unième siècle révèle quelque chose de bien plus abyssal que la crise économique, bien que cette dernière, pur produit du capitalisme du crédit globalisé, en soit l’un des symptômes parmi d’autres. Cette crise écologique qui devient au fil des ans un authentique désastre global dans le cadre de l’économie de marché planétarisée, révèle l’impasse, la banqueroute, la totale déconfiture du mode-à-être-dans-le-monde de l’homme moderne. Or, il ne s’agit plus de communisme ou d’anticommunisme primaires, secondaires ou tertiaires, il s’agit de ce mode-à-être qui inclut et l’expérience passée du socialisme réel et celle toujours présente du capitalisme arrivé à sa troisième révolution technique, nommé la modernité tardive… Ce mode-à-être se présente comme un Janus bifrons : simultanément le capitalisme financier et son horizon indépassable, le profit comme
Weltanschauung et télos du passé, du présent et du devenir, et le déchaînement de la techno-science comme objectivation totale (idéalement sans reste) où toutes activités humaines et toutes choses naturelles se transforment en connaissance comme possibilité du produire indéfini… Or, ce que proposent les hommes politiques, les scientifiques, les divers agitateurs écologiques ne sont que de piteux palliatifs, pis, des techniques de substitution qui souvent détruisent plus de nature que celles auxquelles elles doivent se substituer (la fabrication de nouvelles générations d’instruments électroniques, d’ordinateurs, de téléphones cellulaires exigent toujours plus de très rares métaux ou de l’or dont les recherchent détruisent encore et encore des pans entiers de forêts vierges congolaises par exemple !) ou des instruments qui défigurent la surface de la terre l’enlaidissant plus encore qu’auparavant (par exemple les
éoliennes sur terre et en mer !).

Ce qui ne sera pas dit à Copenhague sera l’essentiel, lequel est résumé dans l’introduction d’un remarquable petit livre de la physicienne indienne Vadana Shiva qui s’est attachée à la défense du droit des agriculteurs et de la diversité biologique: « La culture mercantile est en guerre avec les diverses cultures du partage, dans lesquelles l’eau est offerte et reçue en tant que don. La culture du plastique, cette production non viable, non renouvelable et polluante, est en guerre avec les civilisations basées sur la terre et la boue, le renouveau et le rajeunissement. Imaginons que la tradition d’offrir de l’eau des Piyaos se perde, et qu’un milliard d’Indiens doive se désaltérer avec de l’eau en bouteille plastique. Combien cela fera-t-il de montagnes de déchets d’emballages ? Quelle sera la quantité d’eau polluée par le stockage de ces déchets ? Or tous les préparatifs de Copenhague ne parlent que de gaz à
effet de serre et de réchauffement de la terre, mais, que je sache, non de ce qui a déjà lieu et qui ne fera que se renforcer, ce que prédisait il y a quinze ans le président de la Banque mondiale (institution peu suspecte de marginalité intellectuelle !), Ismail Serageldin : « Si les guerres de ce siècle [le XXe siècle] ont été celles du pétrole, les guerres du siècle prochain seront celles de l’eau. » En effet, tout est préparé pour ces guerres qui ont déjà commencé et que la vulgate politico-journalistique nous présente souvent et à tort comme des guerres tribales, des guerres mettant aux prises des tenants de l’extrémisme religieux, du terrorisme, alors qu’il s’agit tout bonnement de s’approprier, de voler pour dominer la gestion d’eaux vives (fleuves, rivières et torrents) traversant plusieurs pays riverains. Le texte de Vandana Shiva nous présente un mode-à-être dans le monde qui se fonde sur la consommation
modérée de ressources naturelles avec des moyens techniques venus directement de produits locaux dont le renouvellement n’épuise pas, tant s’en faut, ce même milieu naturel, fût-ce une nature modelée de longue date par le travail de l’homme. Or, pour les grands pouvoirs économiques du monde, il n’est surtout pas question de remettre en question le capitalisme dont le renforcement et la protection semblent toujours à l’ordre du jour. Son motto demeure : toujours plus de production, toujours plus de profits. Voilà donc l’essentiel, hormis une augmentation catastrophique du chômage en Occident qui n’inquiète que dans la mesure il est porteur graves troubles sociaux potentiels.

Mais, comme d’aucuns ont pu le constater, la grande crise économique de l’automne 2008 n’a rien changé à la marche économique de la finance. Les pertes ont été épongées par les gouvernements avec les deniers publics prêtés à taux quasi nuls aux banques, tandis qu’elles-mêmes continuaient à prêter aux particuliers et aux entreprises industrielles et commerciales à des taux bien plus élevés. Ainsi, après un an, le capitalisme de troisième type, comme le Phénix, a ressurgi de ses cendres, régénéré, si bien que les banques ayant survécu à l’ouragan des surprimes en sont sorties renforcées, et la finance plus concentrée qu’auparavant.

Au risque de choquer les esprits légers, ignares, menés par un « idéalisme de rêve » selon l’expression de Nietzsche, il faut dire sans détour que rien de sérieux n’est fait à Copenhague ni ne sera fait plus tard pour sauver la planète d’un désastre annoncé et que le roman de Cormac McCarthy, The Road, suggère et illustre de manière plus foncièrement pessimiste (c’est-à-dire plus réaliste) que le Brave New World d’Huxley.

En effet, les solutions de Vandana Shiva valent pour une Inde où le monde rural représente encore 50% de la population active, aussi pour la Chine où les ruraux sont environ 55% de la population active et pour deux trois grands pays émergents à la puissance industrielle et financière (Brésil, Indonésie). Toutefois, il faut aussi rappeler que depuis une dizaine d’années une majorité de plus en plus marquée de la population mondiale vit dans des villes qui sont devenues des mégapoles monstrueuses pour lesquelles ces solutions d’harmonie consumériste rurale ou pararurale ne sont pas de mise : Tokyo (33 millions), Bombay (22 millions), New York (21 millions), Séoul et Mexico City (20 millions), Delhi (19 millions), San Paolo (18 millions), Shanghai et Lagos (17 millions), Le Caire et Calcutta (15 millions), plus une quarantaine d’autres qui dépassent les 5 millions d’habitants, nous ramènent à la cruelle réalité…

Comment alimenter ces gens et leur fournir l’énergie nécessaire dès lors que bien des activités sont centrées sur des moyens techniques grands consommateurs d’électricité ? Comment les alimenter sans que les rendements et les plantes sélectionnées ne détruisent la terre ? Comment leur assurer de l’eau potable sans que la consommation n’épuise les réserves terrestres ? S’il faut par exemple dessaler l’eau de mer, la consommation d’énergie est si importante qu’elle contribue à la ruine de la terre. À ces remarques réalistes, les discours écologiques ne répondent que par des simulacres ou des faux-semblants ou même n’y répondent pas du tout car ils mettraient en cause le système économique global de domination. Deux thèmes seront particulièrement omis, celui de l’eau d’une part, et, de l’autre, celui des pollutions exportées, les masses de déchets médicaux envoyés depuis l’Europe occidentale vers les
pays du tiers-monde européen (Roumanie et Bulgarie), ou pis, les déchets électroniques expédiés en Afrique où ils empoisonnent les enfants ! Seuls les rejets de CO2 seront le thème de ces débats, car pour le moment ils représentent le seul aspect de la pollution écologique qui semble très partiellement maîtrisable en offrant de nouveaux débouchés à l’industrie… et au profit…

Une première manière propre à ce simulacre de questionnement énonce une piètre contradiction qui, néanmoins, marche auprès des peuples lobotomisés par la publicité et la mise en scène de la convoitise. D’un côté on laisse tomber une larme compassionnelle sur le réchauffement de la terre, la pollution de l’air, la disparition des espèces menacées, de l’autre, on prend des mesures fiscales pour maintenir et augmenter la production et donc la consommation d’automobiles. Mieux, on prévoit que le Mondial de football prévu en Afrique du Sud l’an prochain polluera neuf fois plus que le précédent qui s’était tenu en Allemagne, en raison des trajets en avion plus longs pour y venir … Une seconde manière dévoile la possibilité de profits immenses en faisant fond sur une création accélérée d’objets ou d’action dites écologiques dont on ne dit rien du coût environnemental !

Ce qui en anglais se nomme le « green business » semble devenir, comme l’imposture de l’agriculture bio, une très bonne affaire. Un article publié dans Le Temps de Genève par Luis Lema son correspondant à New York sous le titre « Le green business sera le moteur de l’économie de demain » donne le ton : « Pour le professeur américain Daniel Kammen , les énergies renouvelables constitueront les grandes opportunités économiques dans un avenir pas si lointain. » On pressent déjà les conflits économiques derrière les larmes de crocodile du réchauffement climatique. En effet, dès lors que le développement écologique et « durable » s’articulera sur des notions purement mercantiles, ce qui dominera ce ne sera pas l’attention préventive aux dégâts multiples dus à la production, fût-elle « écologique », mais aux possibilités de profits maxima. Ce ne sera point la terre qui sera au centre du souci de l’homme post
moderne en son habitat terrestre, mais encore et toujours le profit…

Certes, à la veille du sommet les journaux titrent sur l’optimisme qui anime les délégations , mais, en contrepoint et sur la même page on peut lire un autre titre qui dit tout : « Pékin juge prioritaire sa croissance ». Et comme il n’y a pas que Pékin, il y a aussi New Delhi, Brasilia, etc… On comprend que l’optimisme n’est qu’une posture, qu’une volonté d’effet sans réel accord de fond.

De fait les contradictions écologiques formulées par les hommes politiques et les journalistes aux ordres ne posent jamais la seule problématique qui implique la nature abyssale et révolutionnaire des solutions qu’il conviendrait d’envisager. Ce qui aujourd’hui remet en cause la vie de l’homme sur terre n’est rien de moins que son mode-à-être qui, de fait, est son mode-à-produire et à-se-produire, mode de la quantité, puisqu’elle seule assure les très grands profits.

Or, remplacer le produire actuel par un produire écologique toujours fondé sur le quantitatif sera, pendant un temps, le renouvellement bienvenu de la lutte contre la baisse tendancielle du taux de profit (ce que furent dans les années 1990 le téléphone et l’ordinateur portables). Mais en son fonds rien n’aura changé quant à l’essence du produire capitaliste… Car, que je sache, il s’agit une fois encore du capitalisme (privé ou d’État) comme fabrique du monde, avec toujours le même motto : « toujours plus », « toujours nouveau »… Or, ce qui se produit représente bien plus que le résultat d’une Weltanschauung, c’est l’incarnation de la forme ultime de la métaphysique (cf., Heidegger, « Question de la technique », ou « A propos de la question de l’être ») qui détermine l’horizon des espérances, la formulation du « bon gouvernement » et l’« éthique positive » des hommes. Tant qu’il en sera ainsi, on
peut s’attendre à voir fondre sur nous cette catastrophe dont nul ne peut prédire l’ampleur qu’elle revêtira, mais, à coup sûr, envisager les effets qu’elle déploiera : la violence sauvage et la féroce barbarie de l’éternelle nature humaine quêtant sa survie, celle de l’homo homini lupus.

Claude Karnoouh Paris décembre 2009

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-crise-economique-et-crise-ecologique-41301544.html

11:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, usa, presse, romain, chine, climat, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/11/2009

15/11/09: VINGT ANS APRES ...

 From: nicolas

Sent: Sunday, November 15, 2009 10:44 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme]: VINGT ANS APRES Comité Valmy

 

 

 

VINGT ANS APRES - Jean Lévy

QUATRE VINGT NEUF (2/2)

lundi 9 novembre 2009, par Comité Valmy


Voir en ligne : Quatre vingt neuf (1/2)

Riga ( monde libre) Comme chaque année le 16 mars, d’anciens combattants de la légion Waffen SS lettonne paradent pour commémorer le combat contre les rouges.

 

Aujourd’hui, 9 novembre, tous les médias sont sur les dents.

Radio France, en premier.

Sur l’ensemble des ses chaînes, basées pour un jour à Berlin, la radio publique consacre l’ensemble de ses émissions au 20ème anniversaire de la « chute du Mur ».

Pourquoi un tel déferlement de propagande ?

Pourquoi ce grand « show » avec la participation des ‘Grands » du monde occidental ?

Pourquoi aujourd’hui, alors que nos médias étaient bien plus discrets sur l’évènement, lors du 10ème anniversaire ?

Revenons en arrière.

En 1999, le monde était différent de ce qu’il est de nos jours.

Faisons un rapide tour d’horizon sur l’ensemble de notre globe.

La Russie est dépecée, disloquée, réduite à un territoire privé de l’Ukraine, de la Biélorussie et de ses Républiques caucasiennes et asiatiques. Elle est gouvernée par un satrape ivrogne, Boris Eltsine, qui vend les richesses nationales aux plus offrants, aux puissances étrangères, en premier lieu.

Les Etats-Unis se considèrent les maîtres du monde.

Cuba socialiste et ses dix millions d’habitants, isolés, pris au piège d’un blocus yankee, se débattent dans les plus profondes difficultés.

Le régime de Fidel Castro va-t-il pouvoir survivre à l’ombre de la bannière étoilée ?

Certes, au Venezuela, un militaire inconnu, Hugo Chavez, vient d’être élu président. Il proclame vouloir agir pour le peuple. Mais pourra-t-il mener à bien son programme démocratique, à une encablure de la flotte des Etats-Unis ?

L’Equateur, la Bolivie, le Nicaragua demeurent, pour l’heure, des satellites de Washington.

Sur le plan international, au Conseil de sécurité, qui se soucie de la Chine populaire, qui fait encore profil bas ? Elle estime n’être pas encore en état de peser sur les affaires mondiales.

L’impérialisme peut intervenir ouvertement dans les Balkans. Belgrade est quotidiennement bombardé par les avions de l’Otan. L’US Air force se permet de viser l’ambassade de Pékin.

Aussi, point d’ennemis menaçants, à l’horizon, pour les forces du Capital.

Celui-ci peut en 1999, faire l’économie d’une offensive anticommuniste, à partir de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Rien ne semble lors menacer sa toute puissance.

Le « péril rouge » n’est plus – ou pas encore revenu – à l’ordre des priorités de l’impérialisme.

En 2009, le monde a totalement changé. Les rapports de forces se sont inversés.

La Russie de Poutine et de Medvedev défendent pied à pied l’intérêt national russe, et ses richesses énergétiques d’Etat sont indispensables à la satisfaction des besoins européens.

La République Populaire chinoise est en passe de devenir la seconde puissance économique du monde. Sa diplomatie s’active sur tous les continents et sa voix est déterminante au sein des Nations Unies. La Russie et la Chine coopèrent étroitement dans le cadre de l’Organisation de Coopération de Shanghai.

« Rien maintenant ne peut plus se décider sans nous, à l‘échelle mondiale » a déclaré le président russe, lors de sa visite à Pékin, en mai 2008.

En Amérique latine, l’Alternative Bolivarienne des Amériques (ALBA) réunit Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua. Ces pays, développent une économie qui n’agit plus sous la contrainte de Washington.

Cuba n’est plus seul.

Dans les Etats considérés, il y a encore une décennie, comme « l’arrière-cour » des Etats-Unis, toutes les tentatives américaines de déstabilisation, fomentées par la CIA, ont échoué.

Au Proche-Orient, au Liban, le Hezbollah a mis en échec l’armée d’Israël en 2006. Et le Hamas, malgré l’hostilité des Occidentaux et l’offensive de Tel Aviv, contrôle toujours la bande de Gaza.

Le régime iranien peut mener une politique indépendante, malgré les pressions occidentales grâce au soutien de la Chine et de la Russie.

Tels sont les changements survenus en dix à peine, qui conduisent l’impérialisme à se considérer, à nouveau, menacé dans sa toute puissance.

Européens et Américains tentent de « criminaliser le communisme », face à l’ennemi de toujours : les peuples confrontés avec la dure réalité du capitalisme, aggravée par la crise et son cortège de misère, de chômage, d’atteintes aux libertés.

Le modèle du « marché »et de « la concurrence libre et non faussée » n’a plus cours.

Et, dans chaque pays, et en premier lieu en France, les regards, ceux de la jeunesse en particulier, pourraient se tourner vers une autre société. Le capital, mis sur la défensive, en est conscient.

D’où l’offensive idéologique développée à partir de la « chute du mur » de Berlin.

Jean LEVY

 

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16:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, cuba, communisme, russie, romain, chine, europe, economie, euro-dictature, propagande, urss, roger | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/12/2008

14/12/2008: Une certaine écologie est-elle un égoisme de classe bobo ?

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Sent: Sunday, December 14, 2008 9:15 PM
Subject: Une certaine écologie est-elle un égoisme de classe bobo ?

Si l'on en croit les sondages d'opinions, 75% des électeurs du parti Vert en Allemagne appartiendraient au 25% de la tranche supérieure des
revenus allemands. Les enquêteurs n'ont pas trouvé ...un seul ouvrier parmi les électeurs de ce parti. ...Même si ce parti a mis dans sa
direction un "Turc", visiblement aussi branché que hussein obama, un peu plus peut-être que condoléances Rice ou le "chimiste aux fiolles"
collin powell, eux, un peu déconnectés ces derniers temps.

Une thèse apparait, peut-être à cause de la crise, et l'écologie "coute" cher;
 peut-être à cause de l'apparition d'une classe de bobos écolos branchés ex-68ards bourgeois qui, avec un cynisme illimité, brandit
humanitarisme guerrier de salon et soucis pour les papillons et les baleines (et mépris des "classes dangereuses" : vive la prostitution libre au
Kosovo ! Liberté pour les mafias albanaises ! Mort a Saddam là mais à bas la guillotine ici ! Vive la théodémocratie tibétaine écolo ! Vive la
sagesse des moines esclavagistes tibétains et harro sur les barbus de nos "sales" banlieues ! Danton contre Robespierre ! ingérence
humanitaire là-bas, indifférence humaniste ici ! etc, etc.).
 Peut-être est-ce aussi à cause du ras-le-bol devant la "civilisation de la peur" (dixit Tariq Ramadan), que nos élites nous construisent :
pollution, mafias, terrorismes, délinquances, etc, autant de peurs (imaginaires ? inventées ? manipulées ?) qui poussent les bourgeois riches
vers les "gated cities" écolos, "hygiéniques", stérilisées ...et stériles. A propos, le mot "écologie" a été inventé en Allemagne à la fin du XIXe
siècle dans les milieux scientifiques allemands proches de la droite guerrière extrémiste et biologiste. Pas très lumineux tout cela.

Alors cette thèse vaut la peine qu'on y réfléchisse. L'écologie n'est-elle pas, en partie au moins, réactionnaire ?

Si l'on en croit l'interprétation de l'écologie donnée par le comique US-américain George Carline, l'écologie serait une forme d'égoïsme de
classe :

"... Les gens passent d'un jour à l'autre, en ayant peur à chaque minute, en fait de tout. De l'air, de l'eau et de la terre. Appeurés par les
produits insecticides, les pesticides, les émulsifiants dans la nourriture, les produits cancérigènes. Appeurés par les produits radio-actifs et
l'amiante. Appeurés par la disparition des espèces. (...) Or, 90% de toutes les espèces qui ont vécu sur la terre ont disparu. Elles sont mortes !

Nous ne les avons pas toutes tuées. Elles ont tout simplement disparu. C'est une loi de la nature. 25 espèces disparaissent chaque jour,
indépendamment de nos activités. Indépendamment de ce que nous faisons sur cette planète, il y a 25 espèces qui existent aujourd'hui et qui
disparaitront demain. (...)
 
Je suis fatigué de toute cette gangrène. Très fatigué. Fatigué par cet enc... de "Jour de la Terre", fatigué par ces écologistes contents d'eux-
mêmes, des blancs, des bourgeois libéraux qui pensent que le seul malheur existant, c'est le nombre insuffisant de pistes cyclables.
    Ils cherchent en fait à avoir de l'espace sécurisé pour leurs volvos ! Ils s'en foutent de la planète. Vous savez ce qui les intéressent ? Un
espace propre, entretenu, pour pouvoir vivre. Dans leur propre milieu. Ils se font du soucis, car un jour ils sentent qu'ils pourraient rencontrer
de l'inconfort. Cet égoïsme étroit, éloigné de toute esprit lumineux, ne m'impressionne pas. A part cela, il n'y a rien de mal qui se passe avec
notre planète. Rien de mal.

   La terre va bien. Ce sont les gens qui sont devenus idiots. La terre est là depuis quatre milliards et demis d'années. Nous, depuis 100 000
ans ...Et nous devrions penser que nous représentons une menace pour cette belle boule bleu-verte qui tourne autour du Soleil ? ....."

une thèse à mettre au dossier de notre réflexion.
BD

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21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, courcelles, capitalisme, exploitation, exploitation capitaliste, histoire, medias, presse, propagande, politique, romain, silence, societe, verts, ecolo, environnement, nature, mensonges, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/10/2008

23/09/2008: Les Etats-Unis ont besoin d’un esprit révolutionnaire...

 

sur: www.michelcollon. info

Les Etats-Unis ont besoin d’un esprit révolutionnaire

Howard Zinn  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Al Jazeera s’entretient avec Howard Zinn, écrivain, historien de l’Amérique, critique social et activiste, de la manière dont la guerre en Irak a changé le regard des autres sur les Etats-Unis et des raisons pour lesquelles « l’Empire » serait près de l’effondrement.
 
9 septembre 2008


Howard Zinn: Depuis un certain temps, et à coup sûr aujourd’hui, l’Amérique évolue vers moins de pouvoir et moins d’influence dans le monde.

Manifestement, depuis la guerre en Irak, le reste du monde s’est détourné des Etats-Unis et, si la politique étrangère américaine persiste dans cette voie agressive, violente et indifférente aux sentiments et réflexions des autres peuples, alors oui, l’influence des Etats-Unis va poursuivre son déclin.
C ‘est l’empire le plus puissant qui ait jamais existé tout en étant en train de s’écrouler, un empire qui n’a pas d’avenir… parce que le reste du monde lui devient étranger et tout simplement aussi parce qu’il croule sous les engagements militaires, avec des bases partout dans le monde alors qu’il est à bout de ressources sur son propre territoire.

Cette situation entraîne un mécontentement croissant au pays et je pense que l’empire américain va dès lors suivre le chemin des autres empires avant lui, c’est ce qui est en train de se produire.


Question : Y a-t-il un espoir de voir les Etats-Unis aborder sous un autre angle le reste du monde ?

HZ : s’il y a un espoir, il ne peut être porté que par le peuple américain.

Par un peuple américain suffisamment révolté et indigné par ce qui est arrivé à son pays, par la dégradation de son image aux yeux du monde, par l’épuisement de ses ressources humaines, les carences en éducation et dans le domaine de la santé ainsi que par la mainmise du monde des affaires sur la politique, avec les répercussions que cela entraîne sur la vie au quotidien du peuple américain.

Sans compter les prix à la hausse de la nourriture, l’insécurité croissante et la mobilisation des jeunes pour la guerre.
Je pense que tout cela peut faire naître un mouvement de révolte.

Nous avons assisté à des soulèvements dans le passé : le mouvement ouvrier, les droits civils, la mobilisation contre la guerre au Vietnam. Je pense que si les Etats-Unis poursuivent dans la même direction, nous pourrions assister à la naissance d’un nouveau mouvement populaire. C’est le seul espoir pour les Etats-Unis.


Q : Comment les Etats-Unis en sont-ils arrivés là ?

HZ : Si nous en sommes arrivés là, je présume que c’est parce que la population américaine a laissé les choses se dégrader à ce point, c’est-à-dire qu’il s’est trouvé assez d’Américains pour s’estimer satisfaits de leur situation, juste assez.

Bien sûr, beaucoup d’Américains ne le sont pas, c’est pourquoi la moitié de la population ne vote pas, elle se sent exclue.
Mais il y a juste assez d’Américains qui sont satisfaits, qui estiment recevoir assez de petits cadeaux de l’Empire, juste assez de personnes suffisamment satisfaites pour perpétuer le système. Nous en sommes arrivés là grâce à l’aptitude du système à se maintenir en satisfaisant juste assez de monde pour maintenir sa légitimité.
Mais je pense que cette époque sera bientôt révolue.


Q : Que devrait savoir le monde à propos des Etats-Unis ?

HZ : Je pense que beaucoup dans le monde ignorent qu’il existe une opposition aux Etats-Unis.

Très souvent, les gens dans le monde croient que Bush est populaire chez nous, ils pensent : « oh, il a été élu à deux reprises » ; ils ne comprennent pas la perversité du système politique américain qui a permis à Bush de l’emporter deux fois.
Ils ne comprennent pas la nature fondamentalement anti-démocratique d’un système dans lequel tout le pouvoir est aux mains de deux partis qui ne diffèrent guère l’un de l’autre et dont les gens ne peuvent saisir les différences.

Dès lors, nous sommes dans une situation où il va falloir des changements fondamentaux de la société américaine si nous voulons que la population soit à nouveau en harmonie avec elle.


Q : Pensez vous que les Etats-Unis puissent se remettre de leur situation actuelle ?

HZ : Et bien, j’espère en un rétablissement mais à ce jour, nous n’avons rien vu venir.

Vous m’avez interrogé au sujet de ce que le reste du monde ignore à propos des Etats-Unis et, comme je vous l’ai dit, il ignore l’existence d’une vraie opposition.
Il y a toujours eu une opposition, mais elle a toujours été écrasée ou anesthésiée, maintenue à l’ombre ou marginalisée en sorte que sa voix ne puisse être entendue.

Les gens dans le monde n’entendent que les voix des dirigeants américains.
Ils n’entendent pas les voix de tous ceux qui dans ce pays n’approuvent pas les dirigeants et veulent des politiques différentes.

Je pense aussi que le reste du monde devrait savoir que ce qui se passe en Irak n’est que le prolongement d’une longue politique impériale d’expansion dans le monde.

Je pense aussi que beaucoup croient que cette guerre en Irak n’est qu’une aberration ponctuelle et qu’avant cette guerre les Etats-Unis étaient un pouvoir inoffensif.
Ils n’ont jamais été un pouvoir inoffensif et cela depuis le tout début, dès la révolution américaine, depuis la confiscation des terres des Indiens, la guerre du Mexique, la guerre hispano-américaine…
C’est embarrassant à dire, mais nous avons dans ce pays une longue histoire d’expansion violente et je pense que non seulement beaucoup d’étrangers l’ignorent, mais aussi beaucoup d’Américains.


Q : Peut-on améliorer cette situation ?

HZ : Vous savez, cet espoir, s’il existe, réside dans ce grand nombre de citoyens américains qui sont corrects, ne veulent pas la guerre, ne veulent pas tuer d’autres peuples.

Il est difficile d’entrevoir cette espérance parce que les Américains qui pensent ainsi sont exclus des médias, leurs voix ne sont pas entendues et on ne les voit jamais à la TV.

J’ai participé dans ma vie à nombre de mouvements sociaux et j’ai pu voir qu’au début ou juste avant le développement de ces mouvements, il semblait n’y avoir aucun espoir.
J’ai vécu dans le Sud pendant sept ans, pendant les années du mouvement des droits civils, et la situation semblait désespérée mais il y avait de l’espoir en profondeur.
Quand les personnes s’organisent, commencent à agir, commencent à travailler ensemble, alors elles osent prendre des risques, s’opposer à l’ordre établi et commettre des actes de désobéissance civile.

Alors l’espoir devient évident et se concrétise en changement.


Q : Pensez vous qu’il existe une façon pour les Etats-Unis de retrouver une influence positive sur la marche du monde ?

HZ : Oui mais pour cela nous avons besoin d’une nouvelle direction politique qui soit sensible aux vrais besoins des Américains et ni la guerre ni l’agression ne font partie de ces besoins.

Elle devra être également sensible aux besoins des autres peuples et comprendre que les ressources américaines, au lieu de financer les guerres, pourraient contribuer à aider ceux qui souffrent.

Il y a eu des tremblements de terre et des catastrophes naturelles partout dans le monde et aux Etats-Unis aussi, mais cela a entraîné bien peu de réactions, voyez l’ouragan Katrina.
Les gens dans ce pays, particulièrement les pauvres et les gens de couleur ont été victimes du pouvoir Américain comme d’autres peuples ailleurs dans le monde.


Q : Pourriez-vous nous faire une synthèse de ce dont nous venons de débattre, le pouvoir et l’influence des Etats-Unis ?

HZ : Le pouvoir et l’influence des Etats-Unis ont décliné rapidement depuis la guerre en Irak parce que cette guerre a exposé, comme cela n’avait jamais été le cas dans l’Histoire, la manière dont s’exerçait le pouvoir américain dans ce type de situation et dans d’autres.

Dès lors que l’influence US décroît, son pouvoir décroît aussi.
Si forte que soit la machine de guerre, le pouvoir ne dépend pas que d’elle. Au total, le pouvoir décroît.
À terme, le pouvoir repose sur la légitimité morale du système et les Etats-unis ont perdu cette légitimité morale.

Mon espoir est que le peuple Américain se soulève spontanément et change cette situation pour son plus grand bénéfice et celui du reste du monde.



Traduit par Oscar GROSJEAN pour Investig'Action

Source: 09/09/08 « Al Jazeera »

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, liberte, mensonges, presse, politique, romain, resistance, silence, societe, television, usa, actualite, amerique, collon, capitalisme, democratie, dictature, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/10/2008

01/10/2008: Gibier de potence...

Sent: Wednesday, October 01, 2008 11:31 AM
 
les textes de shamir

Mercredi 1 Octobre 2008 6h59mn 32s
le texte de la conf du 25 sept, et l'avant propos du livre, à la suite..
Gibier de potence

(L’effondrement de la grande pyramide) par Israël Shamir (traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier) 25 septembre 2008
Au lieu d’annoncer un désastre, l’effondrement financier offre une occasion unique de soigner tous les maux de l’Amérique. Une occasion à ne pas rater !
Sept ans après les attentats du 11 septembre, nous assistons derechef à un effondrement, plus grandiose et encore plus jouissif - celui de la pyramide financière américaine. Il avait fallu deux décennies pour la construire ; son effondrement n’a nécessité que quelques semaines. Coupons court aux pleurnicheries hypocrites : c’est là un show magnifique. Pas de regrets, pas de ‘mais’… Les bourses des valeurs américaines avaient flambé tandis que les Etats-Unis bombardaient Bagdad et Belgrade, elles avaient prospéré tandis qu’ils dévalisaient Moscou et qu’ils pressaient Pékin comme un citron pour en extraire les dernières gouttes de sueur. Tant qu’ils se payaient du bon temps, ils n’en avaient que davantage de fric pour envahir l’Irak, menacer l’Iran et étrangler la Palestine. En résumé : quand c’était ‘bon pour eux’, c’était mauvais pour nous. Rendons-leur, pour une fois, la monnaie de leur pièce, et
faisons-leur avaler leur propre potion amère…
Quand je dis « rendons-leur », je veux dire « à eux précisément », ici, et non pas les Américains, et quant au « nous », ce ne sont pas tous les autres habitants de notre chère planète. Non : « eux », c’est une minuscule pellicule de la population américaine, c’est la bande d’opulents enrichis du jour au lendemain de la côte Est, à Manhattan et autres hauts-lieux de la finance. Ces vingt dernières années, nous avons assisté à un grand transfert d’argent vers le haut, vers un quarteron extraordinairement exclusif et restreint d’animaux voraces. Alors que la majorité des Américains perdaient la possibilité d’envoyer leurs enfants dans les universités, ces gros matous se payaient de luxueuses villas en Floride et des immeubles de rapport à Tel Aviv. Pire : ils ont dépensé des milliards pour acheter les médias, afin de subvertir la démocratie américaine et d’envoyer des soldats américains faire la guerre aux
antipodes. Une grande partie de l’argent ainsi volé a été soustraite à l’économie américaine et siphonnée vers Israël, où les prix de l’immobilier ont crevé le plafond, et où ils n’ont d’ailleurs pas fini de monter.
Bien fait pour leurs tronches : ils étaient extrêmement fiers de savoir les chartes financières des Etats-Unis et du monde entier écrites dans un petit bureau réservé à Henry Paulson (du Trésor), à Ben Bernanke et à Alan Greenspan (de la Réserve fédérale), à Maurice Greenberg de l’A.I.G... Ils s’étaient construit leur monde à part, entourés des Lehman Brothers, de Merrill Lynch, de Goldman Sachs, Marc Rich, Michael Milen, Andrew Fastow, George Soros et consorts. Leur nouveau monde de Lexus et Nexus était glorifié par Tom Friedman, du New York Times. N’ont-ils pas décerné le Prix Nobel d’économie à Myron Scholes et à Robert C. Merton, les fiers PDG d’un fonds de placement à la réputation désormais infamante, le Long Term Capital Management Hedge Fund, qui a été racheté par la Réserve Fédérale de New York pour non moins de 3,6 milliards de dollars ? Le président Bush les a récompensés de leur irresponsabilité
en les exonérant d’impôts. Alors, aujourd’hui : qu’ils crachent au bassinet ! Qu’ils paient pour tout le bon temps qu’ils se sont payés!
Ils ont raflé vos dollars sonnants et trébuchants, et ils en ont fait de la monnaie de singe, en les transformant en assignats non convertibles, ne dégageant aucun intérêt, de la Banque Fédérale , gagés uniquement sur la confiance des « gogos », pour reprendre les termes d’un internaute avisé. La ruine des ouvriers américains (et même de la classe moyenne américaine) est inéluctable. La grande peur autour du grand accélérateur de particules hadrons de Genève, supposé capable de créer un trou noir avalant la planète Terre toute entière était [sans doute inconsciemment] fondée sur une sensation d’être aspirés par le fond, celle-la même que génère le spectacle des ultra-riches américains en train de disparaître, avalés par leur trou noir financier.
Ce n’est certes pas la première entourloupe à base de confiance trahie de l’Histoire : ainsi, Jay Gould et Joseph Seligman avaient provoqué le crack boursier du « Vendredi Noir », à la fin du XIXème siècle. Jacob Schiff, lui, provoqua la célèbre panique financière du « Jeudi Noir », qui entraîna une dépression économique d’ampleur nationale [1]. Seligman avait déjà été le deus ex-machina du scandale de Panama, une escroquerie boursière devenue proverbiale, en France. L’escroquerie avait été montée par deux juifs d’origine allemande, Jacques Reinach et Cornelius Herz, qui avaient acheté les députés français. Tandis que Reinach s’occupait des députés de droite, l’équivalent français des « Républicains » américains, Herz se chargeait d’acheter les « Démocrates ». L’encyclopédie en ligne sur Internet Wikipédia cite la philosophe Hanna Arendt, qui a écrit à ce sujet que les hommes assurant
l’interface entre le secteur privé et l’Etat étaient quasi-exclusivement des juifs. C’est cette étreinte torride entre l’Etat et le monde du business qui fut la recette assurée du désastre.
Manifestement, les choses ont changé, depuis lors. Aujourd’hui, les Mammonites sont membres de diverses confessions religieuses, y compris des adeptes de la Christian Science comme Hank Paulson, dont le revenu annuel net est estimé à 700 millions de dollars et dont la carrière chez Goldman Sach (dont il a été le président de 1998 à 2006) a fait de lui le candidat qui allait de soi pour le poste de Secrétaire au Trésor américain. Seule, leur dévotion au dieu de la Rapacité n’a pas changé. Dans un monde capitaliste idéal, dans le monde de l’ « économie de marché » qu’ils n’ont cessé de célébrer, ils devraient normalement payer les pots cassés. Dans le roman extrêmement divertissant de Glen David Gold, « Carter bat le Diable » [Carter Beats the Devil], leur ancêtre spirituel se voit condamné au goudron et aux plumes par le peuple vigoureux du Connecticut, autour de l’an de grâce 1670, pour avoir acheté toute une
cargaison de produits importés dans l’intention malhonnête de devenir riche du jour au lendemain en s’emparant des marchés et en saignant à blanc ses concitoyens. Aujourd’hui, un tel malfaiteur recevrait la médaille du Fonds néolibéral Milton Friedman, il serait cité au tableau d’honneur du Jinsa, cette boîte à idées à l’intitulé évocateur d’ « Institut juif pour les Questions de Sécurité nationale » (Jewish Institute for National Security Affairs) et la prestigieuse Harvard Business School le citerait en exemple…
Aujourd’hui, ils ont l’intention d’utiliser leur contrôle sur le gouvernement américain pour faire payer les pots cassés au peuple américain. Que l’on qualifie cette manœuvre de « nationalisation », de « privatisation » ou de « rachat », le résultat des courses sera qu’un nombre énorme d’Américains vont se retrouver sur la paille, et que tous les Américains crouleront sous le poids des impôts. Quant aux organisateurs de la pyramide financière, ils joueront des flûtes : ils se retireront dans leurs manoirs douillets pour gérer en toute quiétude leurs investissements hyper-protégés, en béton, comme ils l’ont toujours fait.
On s’est foutu de la gueule des Américains ; on les a dévalisés tout aussi facilement que des Albanais peu au fait des questions financières, voici de cela quelques années. C’est même pire : les Albanais avaient décroché leurs tromblons à gros sel et ils avaient pourchassé les voleurs ; les Américains, eux, s’aplatissent, et ils tendent l’autre joue.
Les Américains ont le droit de savoir qui les a dévalisés, eux et leurs enfants : ce sont ces hommes qui se sont enrichis d’une manière tellement ostentatoire durant ces vingt dernières années. Il faut que ces gens-là paient leur forfaiture. Et si le gouvernement, le président, le Congrès et le Sénat, les Démocrates et les Républicains traînent les pieds pour faire passer la justice, les citoyens américains ordinaires ont tout-à-fait la possibilité de faire ce que leurs ancêtres yankees du Connecticut avaient fait : ils peuvent les tartiner généreusement de goudron et les rouler dans le duvet de quelques polochons. Si ça ne suffit pas : accrochez ces salauds aux lampadaires !
Est-ce que ce n’est pas là, en l’occurrence, l’occasion ou jamais de se souvenir pour quelle raison précise les Pères Fondateurs de l’Amérique ont gravé dans le marbre du Deuxième Amendement de leur constitution le droit des gens à posséder et à porter des armes. Grâce à Dieu, il n’a pas encore été supprimé. Ces armes, ce n’est pas aux voleurs de s’en servir mais au peuple, quand les autres moyens ne marchent pas. Aux armes ! comme disaient les Français en se ruant sur les escrocs. L’Amérique a une grande tradition d’application directe et immédiate de la justice, leur mot d’ordre du grand Ouest : « pendez-les haut et court ! » C’est le moment ou jamais.
Faisons rentrer les soldats américains d’une guerre totalement inutile, et supprimons les bases militaires américaines dans le monde entier : le véritable ennemi des Américains est chez eux, aux Etats-Unis. Pour reprendre les paroles de Lénine, qui résonnent toujours, et restent d’actualité, transformons la guerre impérialiste en une guerre civile, contre ces bâtards cupides ! Au lieu de pressurer les contribuables, faisons des Etats-Unis une zone ‘milliardaire-free’. Les milliardaires, ces rats de la pire rapacité, se sont fait des c.uilles en or avec leur Grande Pyramide : mettons-les sur la paille ! Vidons leurs comptes bancaires numérotés ! La disparition de trillions de dollars de leurs comptes bancaires numérisés fera remonter la valeur du billet vert ; et vous, vous toucherez vos salaires en argent réel, et non plus en monnaie de singe.
Et, cerise sur le gâteau, étant donné que plus de la moitié de tous les milliardaires du globe sont des membres revendiqués du lobby israélien, cela résoudra par la même occasion les problèmes du Moyen-Orient. Pour plus de sûreté, confisquez tous les avoirs des bâtisseurs de Pyramide financière : ceux de Paulson et de Bernanke, ceux des PDG de Merrill Lynch et de Goldman Sachs, sans oublier ceux du président George Deubeuliou Bush, qui a fermé les yeux sur tout ça. La paix reviendra, ou plus exactement adviendra, en Palestine, en Afghanistan et en Irak ; les Américains pourront, à nouveau, être fiers de leur pays. Une telle auto-restitution massive réinstaurera la démocratie aux Etats-Unis : les prochains candidats à la présidence n’iront plus, chapeau à la main, déclarer leur féauté devant le congrès de l’Aipac. La défaite de la rapacité permettra au peuple de se tourner vers Dieu ; le ballast balancé par-dessus bord
permettra d’apporter à tous les citoyens la sécurité sociale, les soins médicaux et l’éducation gratuite. Ainsi, bien loin d’être une catastrophe, l’effondrement financier offre une opportunité unique de guérir tous les maux de l’Amérique ! Une occasion à ne manquer sous aucun prétexte !
Quant à vous, citoyens du monde entier en-dehors de l’Amérique, permettez-moi de vous donner un conseil : ne jetez pas par les fenêtres un argent honnêtement gagné pour, soi-disant, sauver la monnaie de singe. Rejetez les ronronnements séducteurs venant de Washington. Considérez que vos dépôts aux Etats-Unis sont d’ores et déjà foutus. Si vous en obtenez quand-même un petit quelque-chose : tant mieux ! Mais ne gaspillez ni votre argent, ni vos efforts, dans l’espoir vain de récupérer ce qui est, de toute manière, déjà parti en fumée. Il y a un avoir d’une valeur inestimable, que vous pouvez obtenir en échange de vos placements bidonnés : votre liberté, et votre indépendance. Le dollar effondré, cela veut dire que votre économie sera sauvée. L’effondrement de la Pyramide financière américaine vous rendra libres !
[1] Benjamin Ginsberg, The Fatal Embrace: Jews and the State, University of Chicago Pres, Chicago 1993, p 73.
°°°°°°°°
La Bataille du Discours, Avant-propos
par Israël Adam Shamir, p. 11-17, BookSurge 2008
http://www.amazon.fr/Bataille-discours-Israel-Adam-shamir/dp/1439211434
Traduction par Marcel Charbonnier


[Inscription sur le tank: “Today Baghdad , Tomorrow Paris”]

Sur ce tank, photographié sur la terre irakienne, on peut lire le slogan : « Aujourd’hui à Bagdad, demain à Paris ! ».. Durant la guerre en Irak, aux jours de l’opposition de Jacques Chirac à l’agression des Etats-Unis, cette animosité était très répandue parmi les Yankees : en la France , ils voyaient leur pire ennemi. Mais le pire qu’ils aient pu commettre, c’était de rebaptiser les « French Fries » (les frites) en « Freedom Sticks » (bâtonnets de la Liberté ), ce qui a beaucoup fait s’esclaffer les gens intelligents. Toutefois, quelques années plus tard, ce slogan est devenu la réalité : après la prise de Bagdad, Paris aussi est tombé aux mains des forces américaines. Pour installer un fantoche américain à Bagdad, les Américains avaient dû se battre durant plusieurs semaines. Mais le fantoche américain du Palais de l’Elysée y a été installé sans qu’on ait eu à tirer la moindre balle.
En dépit de son look de Panthère Rose, Sarkozy restera comme un des personnages les plus sinistres de l’histoire de France. La France avait été le seul pays, au monde, qui eût réussi à se débarrasser de l’occupation yankee ; c’est désormais du passé. Le Président Sarkozy a décidé de détricoter le grand œuvre de Charles de Gaulle, lequel avait réussi à chasser l’armée américaine d’occupation et à placer l’armée française sous le contrôle de la nation. Sarkozy a remis l’armée française sous la coupe de l’Otan. Il a envoyé des soldats français en Afghanistan, versant leur sang sur l’autel de la soumission à l’atlantisme. Dans un de ces discours pompeux dont il a le secret, il a juré « de ne pas livrer l’Afghanistan » [aux Afghans, j’imagine…] « Une guerre est en cours, dans ce pays – une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme, une guerre que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre,
et que nous ne perdrons pas ! » Il n’a fait que répéter les propos tenus par Jacques Doriot, lorsque celui-ci décida d’envoyer des ‘volontaires’ français se battre aux côtés du Troisième Reich, contre l’Union soviétique.
Alors : « Bienvenue en France occupée » ? Oh non : quelle absurdité ! La vie n’est pas si horrible : les cafés sont ouverts, les théâtres sont pleins, les Français sont libres de s’exprimer, allez-vous objecter. Mais, sous l’occupation allemande, les cafés étaient tout aussi pleins, et les Halles étaient tout aussi achalandées. Récemment, il y a eu une exposition de photos prises par André Zucca, intitulée « Les Parisiens sous l’Occupation », et cette expo nous a rappelé que le train-train quotidien se déroulait comme d’habitude, même alors. Maimonide a écrit, très sagement, que la vie continuera comme d’habitude, même une fois le Messie venu : le soleil se lèvera, puis il se couchera, les filles tomberont amoureuses, et les gars se battront.
Sans même y prendre garde, la France –et avec elle l’Europe– est passée de l’ère de la démocratie à la tyrannie du libéralisme totalitaire, fondé sur trois pouvoirs a-démocratiques et non élus –celui des banques, celui des médias et celui des juges– et soutenu par les armées et par les banques des USA. Cette tyrannie sans nom n’a pas non plus de visage : nous n’élisons pas ceux qui tiennent notre sort en leurs mains ; nous ne les connaissons même pas, ni ce qu’ils veulent faire de nous, mais nous en ressentons le pouvoir écrasant.

Les essais ici réunis ont été écrits principalement en Israël/Palestine, et ce lieu de leur écriture m’a rendu particulièrement sensible à un trait étrange, et quelque peu inattendu, de la nouvelle tyrannie : généralement dépourvue de tout sentiment humaniste, elle est extrêmement partiale, dès lors qu’il s’agit des juifs (en leur faveur, bien entendu). Pour un centième de ce que font les juifs, quotidiennement, les Palestiniens peuvent être affamés jusqu’à ce que mort s’ensuive, les Libanais bombardés, les Iraniens vitrifiés et les Russes ostracisés. Ce sont les hauts postes tenus par des juifs, dans les trois branches non-élues du pouvoir, qui fournissent une explication d’une telle partialité.
Les hommes politiques français le sentent bien: à chaque fois qu’un juif est blessé, tous les dirigeants politiques français se précipitent à son chevet, et des milliers d’hommes et de femmes bien intentionnés défilent, en solidarité. Si le mur d’une synagogue est sali de graffitis, le président de la République accourt, afin de faire part de sa colère et de sa tristesse. Mieux vaut nier la Création du monde et la Crucifixion du Christ que douter de la suprême importance de l’Holocauste, cette nouvelle religion élitiste et antidémocratique, fondement de l’interventionnisme et de la supériorité des riches-et-puissants. Bien que ce culte démente la soi-disant séparation de l’Eglise et de l’Etat, nul émule de Voltaire n’écrase l’infâme et, quand bien même y en aurait-il un qui le veuille, la République a de nouvelles prisons, qui valent bien celle de la Bastille.
Essayez seulement, pour voir, de formuler la moindre critique au sujet de l’apartheid à direction juive en Palestine, de ses racines historiques et idéologiques. On ne vous expédiera pas dans un camp, c’est vrai, mais on vous submergera sous les pénalités jusqu’à vous faire disparaître. Mon ouvrage consacré à cette question, The Galilee Flowers, a été publié en plusieurs langues et dans beaucoup de pays, tant en Europe qu’ailleurs. Il a été publié, également, en France, sous le titre L’Autre Visage d’Israël. Mais il n’y a qu’en France que la première édition de ce livre a été brûlée, sur les injonctions du CRIF, et que l’éditeur de la deuxième édition a été condamné à une amende d’un montant de quinze mille euros.

Ainsi, moi, qui suis Israélien, j’ai été poursuivi par le CRIF pour manque de respect envers les juifs, et un tribunal français a reçu la plainte transmise par la LICRA. Y a-t-il une autre communauté, existe-t-il une autre religion ou un autre groupe de personnes qui jouissent d’une telle protection ? Ne vous y trompez pas : ces jugements ne sont nullement fondés sur le droit, mais uniquement sur son interprétation biaisée. Quand un raciste antimusulman est poursuivi pour offense à l’Islam, les tribunaux rejettent, indignés, de telles plaintes, au nom de la liberté d’expression. En fait, les tribunaux ne jouissent jamais d’une totale liberté de décision : ils sont susceptibles d’accepter une plainte afin de protéger la dignité de quelqu’un, ou bien ils peuvent la rejeter, afin de protéger les libertés. Les juges sont des êtres humains : ils savent surtout ce qui est bon pour eux-mêmes. S’ils interdisaient les attaques
contre l’Islam, tout en autorisant la critique de la judéité, ils pourraient probablement dire adieu à leur promotion, pour commencer… Aujourd’hui, les juifs sont dans la position de l’aristocratie sous l’ancien régime : ils sont au-dessus de toute critique et il est tout simplement inenvisageable de les mettre en cause.

Nombreux sont ceux qui ont remarqué les origines juives de Sarkozy. Mais cela ne veut pas dire grand-chose. Si vous voulez observer ce que sont le véritable sycophantisme et l’authentique soumission aux juifs, alors écoutez plutôt Fadela Amara, la secrétaire d’Etat française (d’origine algérienne) chargée de la Politique de la Ville *. Pour elle, seuls importent la souffrance juive, les droits juifs, la mémoire juive. Et rien d’autre ; ni les peines des Français, ni celles de son propre peuple. Elle donne de la voix pour défendre le sang de responsables juifs potentiellement déloyaux. Elle « regrette » le malheur des Algériens ou des Africains colonisés, mais « cela ne saurait être comparé » au sort des juifs. Elle hait le Hamas, le gouvernement palestinien démocratiquement élu, elle abhorre le président de l’Iran ; elle soutient les caricatures et les films antimusulmans, et se elle sent comme chez elle en Israël.
Elle vous gouverne, dans l’ombre courte Sarkozy. Un autre ministre, celui des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, fut le gauleiter de l’Otan au Kosovo occupé ; sous son administration bienveillante, des milliers de Kosovars de la « mauvaise » ethnie ou de la « mauvaise » croyance religieuse ont été chassés de chez eux, ou tués. Aujourd’hui, il vous gouverne. Sioniste et activiste droit-de-l’hommiste, il a soutenu toutes les interventions militaires fondées sur les « droits de l’homme » : bombardements de la Serbie , invasion de la Somalie , invasion de l’Irak… (Remplissez les pointillés…) Il a gouverné le Kosovo conquis par l’Otan, et il a autorisé ses chouchous, les gangs albanais, à brûler des églises et à expulser les Serbes. Aujourd’hui – normal – il soutient les plans d’attaque de l’Iran fomentés par Bush, et les projets israéliens d’étranglement de Gaza.

Ni Sarkozy, ni Kouchner ne seraient parvenus au pouvoir, si ces puissances non-élues que sont les médias, les banques et la justice, n’avaient pas comploté contre votre liberté, placé BHL et Finklelkraut à l’intérieur de chaque téléviseur et de chaque poste de radio, arrêté et jeté en prison des gens pensant différemment, et financé exclusivement certains projets bien particuliers, à l’exclusion de tous les autres. Il faut réinstaurer la démocratie ; les pouvoirs non-élus doivent être placés sous le contrôle des électeurs.
Ce qui se passe en France préoccupe énormément le monde entier. La France était un phare de civilisation, un bastion de culture et le pays par excellence où il faisait bon vivre. Nous, les milliards d’étrangers, nous aimerions que vous restiez à la hauteur de vos glorieuses traditions françaises. Nous en vous conjurons : ne devenez pas, à votre tour, des clones produits en masse !

Israel Adam Shamir
Jaffa


*La gauchiste (de service) de Sarkozy (extraits)
par Adara Primor, le 26 août 2008, in Haaretz (Israël)
https://www.haaretz.co.il/hasen/pages/ShArtStEngPE.jhtml?itemNo=971505

Fadela Amara (43 ans), secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville , est féministe et célibataire, militante dans l’âme et elle a l’anti-islamisme dans le sang. Bien que liée à la gauche idéologique, elle est ministre dans un gouvernement de droite…


Comme chez elle, en Israël

Amara dit qu’en Israël, elle s’est sentie, de fait, comme chez elle.


L’Holocauste : incomparable

L’Algérie : « Il est exact que mon père, né sous le colonialisme, était privé de ses droits. Il n’avait pas pu aller à l’école, et je ne peux que regretter ces « intervalles malheureux » qui parsèment l’histoire de la France. Mais il n’y a rien de commun, en cela, avec la Solution finale. Le terrible Holocauste fut l’acte le plus barbare auquel le monde ait eu jamais à faire face. Cela n’est comparable à absolument rien d’autre. Même pas au génocide, au Rwanda. »


Mais, au Rwanda, il s’agissait d’un génocide organisé, cependant ?

« Certes, mais il n’avait pas été planifié, ni mis à exécution, de la même manière, mécaniste et perverse. A mon avis, le piège auquel certains intellectuels tentent de recourir en mettant tout sur le même plan, au nom d’une sorte de compétition entre les différentes mémoires, représente le summum de l’antisémitisme. C’est là un acte d’antisémitisme de luxe… L’antisémitisme est en train de revenir, sous une nouvelle formule, dans les banlieues, où les Islamistes ont pourri le cerveau de nos gamins. Si nous avions rempli nos rôle comme il aurait fallu, et si nous avions radicalement réduit l’antisémitisme en France, y compris dans l’administration, nous n’assisterions pas, aujourd’hui, dans les banlieues, à sa forme islamiste, ni à son discours, qui a des tonalités fascistes. Tout cela, c’est le résultat de notre lâcheté, et aussi du fait que nous n’avons pas voulu l’admettre, que nous voulions ne
pas savoir.


Soutenez-vous la proposition controversée du Président Sarkozy, d’assigner à chaque élève des écoles élémentaires la tâche de se souvenir d’un enfant juif particulier ayant péri dans l’Holocauste ?

« Oui. Je suis si terriblement angoissée à l’idée que cela puisse se produire à nouveau, que je ferais n’importe quoi à ce sujet. L’idée de l’adoption de la mémoire d’un enfant disparu dans l’Holocauste – peut-être pas par un élève en particulier, mais par une classe entière – est une idée qui est, à la fois, bonne, efficace et nécessaire. En particulier, aujourd’hui.

« Les gens évoquent un si grand nombre de mémoires – colonisation, esclavage, etc… Mais c’est sur l’Holocauste qu’il faut mettre l’accent, parce que nous n’en avons pas suffisamment internalisé la mémoire.

« Etant quelqu’un qui respecte la démocratie, et opposée aux forces islamistes, j’ai été très très triste, quand le Hamas a remporté les élections...

« Quoi qu’il en soit, on ne peut permettre à quiconque de remettre en cause le droit à l’existence d’Israël, comme le fait ce psychopathe de président iranien !...


Ce « président psychopathe », comme vous dites, vous effraie-t-il ?

« Quiconque affirme ne pas avoir peur de quelqu’un comme lui est aussi fou que lui ! »


Quelle est votre position en ce qui concerne la publication de la caricature du Prophète Mahomet ?

« En tant que partisane fanatique de la liberté d’expression, je la défends. Je comprends que d’aucuns puissent avoir été offensés par cette publication, mais je ne comprends toujours pas pourquoi elle a pu provoquer un tel tollé ? »


Et vous soutenez aussi la distribution du film produit par le Hollandais d’extrême-droite Geert Wilders, qui affirme que le Coran est d’essence fasciste, et qui le compare au Mein Kampf d’Adolf Hitler ?

« Oui ! », répond Amara avec ferveur. « Je suis contre la comparaison établie avec Mein Kampf, mais j’exige qu’on me permette de combattre pour que les gens puissent s’exprimer conformément à leurs idées et à leurs croyances. »


Même s’ils ont l’intention de provoquer ?

« Oui. S’il existe des gens qui pensent que l’Islam est une religion de terroristes, je dois être en mesure de les entendre dire cela, et de leur répliquer sur ce point : c’est l’essence même de la démocratie ».
 

13/08/2008

12/08/2008: ouvrage De Munich à Vichy...

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Sujet: TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy
Date: Tue, 12 Aug 2008 22:40:28 +0200
De: Annie Lacroix-Riz <annie.lacroix-riz@wanadoo.fr>


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 12 août 2008 22:39
Objet : TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy

 

Chers amis et camarades,

Mon ouvrage De Munich à Vichy sort demain.

Voir ci-dessous les deux textes suivants, qui y ont été consacrés par deux lecteurs de ses épreuves, Jean Lévy et Jean-Christophe Grellety.

 

Bonne lecture,

 

Amitiés,

 

Annie

 

Signature à la fête de l'Huma

 

 

1° Le blog du 4 août 2008 de Jean Lévy

De Munich à Vichy

 

Nous commençons ce 'blog' par une 'histoire'.

Il s'agit d'une des nombreuses apostrophes attribuées au général de Gaulle.

Le chef de la France libre rencontre pour la première fois le général Giraud.

Nous sommes au Maroc, en janvier 1943. Les troupes anglo-américaines ont débarqué en Afrique du Nord, le 7 novembre 1942. Giraud, fraîchement arrivé de Vichy (où il avait adoubé Pétain), venait d'être promu, par le représentant de Roosevelt, « proconsul » français, en Afrique du Nord.

De Gaulle, tenu en dehors des opérations militaires alliées en Afrique du Nord, écarté de toute responsabilité politique par les plans US, rechigne.

Il impose sa venue et une nouvelle redistribution des cartes. Au repas de 'réconciliation', en présence du président des Etats-Unis et de Churchill, Giraud, très disert, raconte avec force détails son évasion d'Allemagne.

Son récit terminé, de Gaulle le félicite et poursuit :

«Vous pourriez peut-être nous conter maintenant comment vous fûtes fait prisonnier    ».

Cette 'histoire' a une morale. si les victoires et les moments glorieux de notre passé, sont célébrés avec faste, et sont accompagnés d'officielles et récurrentes cérémonies commémoratives, les évènements sombres, les époques noires passent souvent à la trappe de l'Histoire.

On rend hommage chaque année aux héros de la « Grande guerre » chaque 11 novembre. On fête la Libération de Paris d'août 44, la capitulation allemande du 8 mai 45.

Si la capitale a été libérée, c'est que le pays a été envahi, et s'il a été envahi, c'est que notre pays a subi un désastre militaire sans précédent (il a fallu 35 jours aux panzers nazis pour occuper Paris), Mais pose-t-on la question :  « comment la France en est-elle arrivée là ? ».

 

Certes, des « explications » diverses ont été données très succinctement.

D'un côté, on prétend que « notre armée (considérée en 1939 comme la première du monde) a été mal conduite, avec des généraux incapables, un armement insuffisant et inadapté ».

De l'autre, on met en cause 'les 40 heures qui auraient réduit nos capacités  industrielles d'armement', le Front Populaire et son 'esprit de jouissance(qui) l'aurait emporté sur l'esprit de sacrifice' (dixit Pétain), la 'faiblesse' de la IIIème République face aux Etats 'virils' (l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste).

Mais le motif, le plus souvent évoqué depuis des décennies, c'est « la trahison de l'Union soviétique » qui, en signant en août 1939, un pacte de non-agression avec l'Allemagne hitlérienne, aurait donné « un coup de poignard dans le dos aux Alliés ».

Cette affirmation, sans cesse assénée, tant par les médias que dans nos collèges et lycées, distillée comme « vérité officielle », depuis près de soixante-dix ans, est devenue l'Histoire, avec un grand H.

Cette version des faits répond à la volonté de la classe dirigeante de corrompre les esprits, non seulement en fonction du passé, mais également du présent. Cette attitude délibérée s'insère dans la lutte idéologique actuelle que mène, tous azimuts, le capitalisme financier contreles forces qui s'opposent à sa domination.

 

Certes, des livres militants ont tenté de donner d'autres explications. Ils ont rappelé les faits, la trahison rampante de la bourgeoisie, « préférant Hitler au Front populaire », le chemin qui a mené de la République à l'Etat français.

Mais il manquait des ouvrages savants, écrits par des historiens, nourris aux sources des archives croisées dont on dispose aujourd'hui, soucieux de prendre en compte la réalité politique et économique de la période précédant la seconde guerre mondiale et des attitudes des principaux acteurs, qui ont joué un rôle dans la décennie des années trente.

Annie Lacroix-Riz, professeur à Paris-VII, s'inspirant de cette méthodologie

 

rigoureuse, nous apporte, depuis des années, ouvrage après ouvrage, les réponses aux questions posées par la Seconde guerre mondiale, la défaite, l'Occupation.

Après « Banquiers et industriels sous l'Occupation », puis « Le choix de la défaite », Annie Lacroix-Riz publie « De Munich à Vichy, L'assassinat de la Troisième République ».* Cet ouvrage, qui couvre les deux dernières années qui ont précédé la défaite, de 1938 à 1940, s'appuie sur l'ensemble des archives disponibles, françaises, allemandes, britanniques, américaine, portant sur les sources diplomatiques, policières, économiques et politiques des camps en présence.

Annie Lacroix-Riz, en 300 pages, avec plus de 50 pages de références qui authentifient les affirmations de l'auteur, une ample bibliographie et une chronologie des évènements, restitue la vérité sur cette période décisive, vérité délibérément occultée par l'histoire officielle. L'historienne permet de comprendre l'enchaînement des évènements, les raisons d'une défaite programmée par les élites de ce temps, « l'assassinat » orchestré de la Troisième République. La réussite de ce plan supposait l'écrasement de toute résistance populaire, la mise hors la loi du Parti Communiste français

 

et de ses militants. Ce qui fut réalisé AVANT LA DEFAITE par le personnel politique en place, de droite comme, prétendument, de 'gauche'.

Pour arriver à ses fins, il fallait pervertir les esprits et falsifier l'Histoire.

Ce qui fut fait à l'époque et qui se perpétue de nos jours.

Il faut lire Annie Lacroix-Riz.

Même les esprits ouverts, tous ceux qui avaient compris la réalité de la trahison des élites dans les années trente, même ceux-là restent ébahis par l'énormité du complot, la « collaboration » avant la lettre, dès 1938, et même bien avant, entre politiciens français et nazis allemands, entre la police française et la Gestapo,

 

Cette année marquera le 70ième anniversaire de la honteuse capitulation de Munich du 28 septembre 1938. Puis, la fin de la « semaine des deux dimanches », l'écrasement de la résistance ouvrière avec la grève du 30 novembre (deux ans après le Front populaire), la réception des dignitaires hitlériens à Paris, le 6 décembre suivant, par le gouvernement Daladier- Bonnet-Reynaud (d'où furent exclus les ministres juifs), les décrets instituant les premiers camps de concentration visant les « étrangers indésirables ».

Il serait donc bon, avec le dernier ouvrage d'Annie Lacroix-Riz, de faire connaître au plus grand nombre, la vérité sur ces évènements qui préparaient la défaite et ouvraient la voie à Vichy.

 

Au-delà de notre histoire enfin restituée, cette bataille idéologique s'intègre à celle que nous menons, aujourd'hui, vis-à-vis des mêmes ennemis, l'élite de la grande bourgeoisie, ses politiciens soumis et leurs médias, contre la nouvelle trahison nationale que constitue la « collaboration européenne » au sein de l'Union, au détriment de notre peuple, de sa souveraineté, de son indépendance.

 

*Annie LACROIX-RIZ, « De Munich à Vichy,

        L'assassinat de la Troisième République 1938-1940 »

        publié chez Armand COLIN

Cet ouvrage doit sortir au mois d'août.

 

2° l’entretien avec Jean-Christophe Grellety, paru ce jour, http://jeanchristophegrellety.typepad.com

15:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, paix, propagande, politique, histoire, liberte, socialisme, guerre, paris, pc, resistance, silence, television, urss, actualite, agenda, france, fascisme, hitler, staline, imperialisme, mensonges, medias, presse, usa, agressions, courcelles, capitalisme, communisme, europhe, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/07/2008

19/07/2008: La bataille de Cuito Cuanavale et l’épopée internationaliste...

Sur le blog Changement de société

From: socio13
Sent: Saturday, July 19, 2008 6:43 AM
Subject: La bataille de Cuito Cuanavale et l’épopée internationaliste


La bataille de Cuito Cuanavale et l’épopée internationaliste

Le 18 juillet 2008,  Mandela fêtait ses 90 ans. Au même moment, Bush et les autres occidentaux parlent d’envahir le Darfour pour le pétrole et sous des prétextes humanitaires, l’impérialisme humanitaire comme l’a désigné Bricmont. Mon ami Bricmont qui n’est pas communiste l’a souvent répété, depuis que les communistes ont été battus, avec la chute de l’URSS, la politique a perdu son sens, comme si les enjeux s’étaient rétrécis, comme si la médiocrité et l’hypocrisie des intérêts, le tout à l’égo, avaient remplacé l’épopée humaine. Mais il parle de notre triste Europe, de notre triste occident, heureusement ailleurs le monde s’est remis en marche, et les communistes, les vrais sont là…  Il parlent d’un autre monde, du socialisme, ils sont debouts.

Quelquefois, ici même, certains me reprochent mes colères… Comment ne pas ressentir de la colère quand on voit comment les communistes acceptent de contribuer à ce qu’on les dépouille de leur histoire, de leur présent même puisque les luttes partout se poursuivent, que partout les communistes sont là? On cache aux communistes français l’existence de cette humanité qui est repartie à l’assaut du ciel aux côtés des victimes de la famine, de la misère, luttes  plus d’actualité que jamais.

L’ABANDON DE L’INTERNATIONALISME

Comment ne pas ressentir de la colère devant l’acceptation de grotesques mesquineries, le débat réduit à des propos et des pratiques de commères…  Quand on voit des cloportes oser s’attaquer à un géant comme Fidel et de surcroît accuser d’idolâtrie ceux qui exigent le respect, c’est la politique de nos dirigeants, les “staliniens” accusent de “stalinisme” ceux qui ont refusé de se mettre à genoux et eux perpétuent le véritable légitimisme dogmatique, le culte sacré de l’imbécilité.  Aboyant à gauche et mordillant les révolutionnaires, les géants, et se couchant devant le capital, ce faisant on prive les communistes de mémoire, comme de pouvoir se situer dans le monde actuel… Les communistes dont j’ai eu la chance de partager l’existence étaient différents, puisqu’il est question d’Afrique du sud de lutte contre l’apartheid, je me souviens de mon mari qui en phase terminale d’un cancer m’interrogeait: “As-tu envoyé ma signature pour les dix de Soweto? “  Je me souviens de toi mon ami cubain qui dirigea cette lutte et me redonna espoir face à la trahison des communistes français.

Nous étions la planète… J’ai pleuré de bonheur devant la prise de SaIgon-Ho-chi Minh et j’ai pleuré de douleur à la mort d’Allende… Jusqu’à mon dernier souffle, pour cet homme qui en mourant pensait au combat des autres,  je contribuerais à rétablir la vérité sur l’épopée des communistes. Et voici au premier rang de cette épopée, Fidel et le peuple cubain. Est-ce un hasard si les deux figures les plus lumineuses aujourd’hui sont celles du Che Guevara et celle de Nelson Mandela. Ce sont les figures de l’internationalisme. Vous, on vous a seulement appris à trahir: “les gens ne votent pas sur les problèmes internationaux“!!! “On en a assez pris avec le soutien de l’URSS!” Voici ce qu’on vous répète depuis des années, voilà ce que à quoi des dirigeants stupides ont réduit l’épopée humaine communiste… Avec ce cynisme qu’ils prennent pour de la stratégie alors qu’il n’est que la preuve de leur renoncement, de leur débilité.

Ecoutez-vous, regardez-vous dans un miroir, vous n’osez même plus admirer ce qui est admirable, respecter ce qui mérite le respect, vous ne pouvez dire votre accord sans l’assortir d’une dénégation “je ne pratique pas l’ idolâtrie” et qui vous le demande ? L’admiration, le respect vont avec ce que l’on exige de soi-même… Ne voyez-vous pas le ridicule de ne pas oser admirer, respecter qui le mérite et ne pas oser déboulonner votre propre dirigeants qui ont failli… Comme me le disait un ami cubain : “Que l’on tremble devant Staline, que l’on soit impressionné par la stature de Fidel Castro, mais que l’on n’ose pas s’élever contre un Robert Hue ou une Marie Georges Buffet, c’est incompréhensible!”…

Est-ce que pour autant cela vous rend plus modestes, plus sincères ?  Que nenni, à vous on ne l’a fait pas… Vous savez tout… Il y a même une étrange secte celle qui ose de la France endormie juger de qui est un meilleur révolutionnaire de Fidel, de Chavez, des Farc et prendre position, diviser comme s’il était chez lui… Exiger que la Chine fasse la preuve de son socialisme… de quel droit, quels sont vos exploits ?

On vous a transformé en donneurs de leçons, vous jugez les autres à partir de ce que les maîtres des médias vous obligent à penser, ou alors en pure réaction avec de pseudo outrances révolutionnaires, il n’y a plus de politique, d’action, mais le bien ou le mal généralement construit par les autres, là aussi vous avez perdu le sens de la résistance et avec elle votre liberté de penser et d’agir. Et pour tenter d’oublier ce que l’on fait de vous, vous donnez des leçons à qui ne les demande pas… Et vous êtes aussi ignorants que présomptueux dans vos jugements, on vous a privé du temps et de l’espace pour penser votre vie, pour la transformer…

NELSON MANDELA A DECRIT….

Avant de vous parler de la bataille de Cuito Cuanavale, je voudrais vous citer une page de notre livre (1), nous l’avons écrite pour cette mission sacrée du révolutionnaire (2), il raconte un moment particulier: Nelson Mandela était l’invité d’honneur de la célébration du 26 juillet 1991: il est libre, et c’est son premier voyage à l’étranger depuis sa libération le 11 février 1990. Le moment est terrible, c’est celui de l’effondrement du socialisme, les Cubains vont choisir la folie de la résistance, la même que celle de Mandela au fond de sa prison, sans savoir ce qu’il adviendra, mais parce que les uns et les autres ont connu l’esclavage et ils ne veulent pas y retourner. L’horizon est bouché.

Voici comment Fidel caractérise ce moment :

“c’est la terrible vague de néo-libéralisme qu’il y a dans toute l’Amérique latine et dans tout le monde… Autrement dit, le capitalisme jubile devant les désastres politiques survenus dans les pays socialistes de l’Est de l’Europe pour des raisons que nous ne pouvons pas analyser ici…. Parmi ceux qui avaient des idées très claires, très claires, extrêmement claires, plus claires que les eaux de Varadero, il y avait le Che, comme prophète qui avait entrevu les fruits que donneraient certaines pratiques utilisées dans la construction du socialisme… Il faut faire des études sérieuses et profondes… chacun doit être responsable de ses propres faits et de ses propres actes, et la révolution cubaine l’est, historiquement, parce qu’elles ont été nôtres et pas d’autrui, et que nous avons nos idées, nos conceptions, et que nous avons fait les choses à notre manière.”

Prenant la parole avant Fidel, Nelson Mandela visiblement ému de se trouver face au peuple qui a si généreusement versé son sang pour l’Afrique, avait affirmé:

Le peuple cubain occupe une place spéciale dans le coeur du peuple africain. Les internationalistes cubains ont apporté à l’indépendance, à la liberté et à la justice en Afrique une contribution hors de pair par son caractère de principe et désintéressée. Nous en Afrique, nous sommes d’ordinaire victimes de pays qui souhaitent morceler notre territoire ou saper notre souveraineté. Il n’existe pas de précédent dans l’histoire de l’Afrique qu’un autre peuple se lève pour défendre l’un de nous. la défaite de l’armée de l’apartheid a été une inspiration pour le peuple sud-africain combattant! Sans la défaite de Cuito Cuanavale, nos organisations seraient encore interdites! La défaite de l’armée raciste à Cuito carnavale m’a permis d’être ici aujourd’hui! Cuito Cuanavale a été un tournant dans l’histoire de la lutte pour la libération de l’Afrique australe“.

La bataille de Cuito Cuanavale par José STEINSLEGER 

20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, solidarite, socialisme, exploitation capitaliste, castro, france, actualite, courcelles, communisme, cuba, marxisme, medias, politique, pc, societe, urss, histoire, leninisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/04/2008

23/0/2008: l'ânerie en politique ...



-------- Message original --------

Sujet: l'ânerie en politique
Date: Wed, 23 Apr 2008 11:46:02 +0200
De: Comité Valmy <info@comite-valmy.org>


 
Le Dalaï-lama "citoyen d'honneur" de Paris   ...  Ou de "l'ânerie en politique"...
brève de Charles Gilbert sur le site du Comité Valmy: www.comite-valmy.org

La ville de Paris logeait déjà un âne à l'Elysée. Voilà qu'elle en abrite un deuxième dans son  Hôtel de ville. Les braiements de cette nouvelle avant-garde de l'ânerie annonce à coup sûr la fusion de leurs semblables dans la nouvelle cavalânerie socialUMPiste en voie de formation.

L'âne de l'Elysée, le premier s'était  tiré une balle dans le pied en fonçant, front obtus,  sur le chiffon rouge agité par le Ménard sans frontière, mais pas sans dollars. Ses maîtres, atterrés par tant d'ânerie, ont dû lui ordonner un demi-tour sans protestation ni murmure en lui rappellant la fonction mercantile de ses pérégrinations dans l'Empire du Milieu (le Zhong Guo, seule terre entre les Océans et les Barbares) qu'il était en train de saccager. Il a, paraît-il des "conseillers" ! Que serait-ce donc s'il n'en avait pas ? Entre temps, deuxième balle dans le pied : des patrons employeurs de "sans papiers" entreprennent de casser son  programme touristique de charters expulsifs laborieusement installé !

Et voilà qu'en écho, un second âne, chaleureusement soutenu par les braiements du  marécage vert qui encombre l'Hôtel de Ville, se met à braire vers le vieux lama arrièré,  pensionnaire de la CIA et autres fondations pieuses. Admirons au passage l'héroïque audace de ces partis -communistes, et centristes- qui ont réussi à s'abstenir peut-être pour ne pas  fâcher trop leurs partenaires socialUMPistes, pensant probablement qu'il ne faut pas se mettre à dos une poignée de crétins parisiens pour un malheureux milliard et quelques de lointains chinois à peine sortis de la barbarie et pressés d'y rentrer à nouveau.
Bref, Paris étale jusqu'à l'obscènité la profonde misère politique des "Z'élites" françaises dont la soumission au maître angloricain en pleine débacle  n'en finit plus de nous faire vomir.

A quoi bon s'attarder sur ces lugubres débats d'un spectacle crépusculaire quand l'orage gronde à l'horizon ? 

18:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, chine, courcelles, dalai-lama, droits de l homme, france, medias, politique, propagande, repression, democratie, euro-dictature, general, histoire, imperialisme, liberte, paris, presse, romain, tibet, verts | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/04/2008

10/04/2008: TIBET - HAITI: la différence ... ?


TIBET - HAITI: la différence ... ?

Je ne sais pas si vous avez effectué les comparaisons néccessaires (?).
-dès le début des émeutes de Lhassa, les ricanos-occidentaux, leurs médias sécurisés et domestiqués et tous les bourreurs de crane (Ménard-Rsf en tête), ont aussitôt parlé de manifestations pacifiques, de violations des "droits de l'homme", de répression et de désinformation de la part des Chnois. Et cela continue ...
-aujourd'hui les mêmes médias titrent "émeutes en Haïti". Là, le peuple est en  grève et en révolte dans un des pays du Monde "libre" parmi les plus pauvres du monde. La misère s'amplifie, les gens protestent contre la vie de plus en plus chère (jusqu'à 80% pour les produits de première nécessité) et vont bientôt crever de faim dans la rue, sont à bout ... Sans parler du reste sur le plan humain...
Là, pas question de répression, de violations des droits de l'homme ... Il est vrai qu'il y a 3 - 4 ans, Ricains, Canadiens et Français sont allés mettre leur nez et que la répression, dans ce pays désormais occupé lui aussi, se fait sous le sigle "UN".
Alors ? La vérité en Haïti, comme au Tibet, ne comptez pas sur nos journalistes "libres" et totalement "indépendants" pour vous la dire ... Chez nous la presse n' est pas censurée, elle est tout simplement manipulée par les comédiens de service...
RoRo

21:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, chine, cia, democratie, droits de l homme, histoire, imperialisme, medias, presse, propagande, romain, silence, usa, politique, dalai-lama, repression, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/04/2008

10/04/2008: S’agit-il de s’intéresser au Tibet ou de développer un anti-communisme primaire ?



-------- Message original --------
Sujet: Tibet ou anticommunisme primaire?
Date: Thu, 10 Apr 2008 07:45:10 +0200
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>


S’agit-il de s’intéresser au Tibet ou de développer un anti-communisme primaire ?

On peut s’interroger parfois à propos des faits divers, pourquoi tout à coup l’un d’entre eux prend de l’ampleur, donne lieu à des comportements de compassion qui frisent l’hystérie, la rumeur s’enfle, et nous sommes devant un espèce de nœud paranoïaque de la société.  Sur le plan politique, la presse et la radio tentent de chauffer à blanc l’opinion publique pour aboutir à des phénomènes semblables, y arrivent-elles ? Vous remarquerez qu’elles ne mettent “le paquet” que quand il s’agit de provoquer la haine, l’hystérie des masses contre les communistes, aucun autre sujet ne les mobilise. Le communiste dans leur imaginaire est toujours plus ou moins le mal absolu et il est sans rival. Même pas la haine anti-musulman, même pas le racisme anti-chinois, il y faut le piment de l’anti-communisme primaire.

Etrange ? Si l’on considère la folie du passage de la flamme à Paris, on peut effectivement noter un certain résultat en matière de crétinisation  des masses ou comment donner à la politique la passion du fait divers pédophile en montant l’équation : communisme égal dictature?  Pourtant si on y regarde de près le phénomène de la « contestation » tibétaine qui a bénéficié d’une couverture médiatique inouïe, qui a été préparé jour après jour par les radios et télévisions, a connu un succès limité. Assez pour nous rendre ridicules aux yeux de la planète, pas assez pour entrainer la population française.

Ce qui est frappant dans ce phénomène est le fait que la population française à qui radio et télévision serinent sans aucune contradiction que le peuple tibétain et le peuple chinois subissent un martyre quotidien de la part du pouvoir communiste chinois ne s’intéresse que très modérément à la question, rien à voir avec par exemple le fait divers pédophile. On sait que pour faire évoluer l’opinion publique très anti-guerre lors de la première guerre d’Irak, il a fallu inventer la fable des bébés kowétiens arrachés à leur couveuse par les méchants irakiens. Là au titre des fictions télévisuelles, il y a bien eu les photos de la police népalaise bastonnant les moines tibétains, photos devenues celles de la police chinoise, ou encore on a balancé sur internet une photo de soldats chinois figurants dans un film s’apprêtant à mettre  une robe de bonze, comme la preuve des exactions qu’auraient pour les médias (absents) concocté la « propagande «  chinoise.  Mais le moine tabassé ne provoque pas l’hystérie des foules française. Je n’ai pas pour habitude d’être exagérément optimiste ces derniers temps sur un peuple français capable d’élire un Nicolas Sarkozy -  je reconnais que le monde politicien ne lui offre aucun choix digne de ce nom- mais je puis vous assurer que l’hystérie pro-tibétaine n’a jamais dépassé le cercle du politico-médiatique et encore chez ces gens-là  il a été  rare d’atteindre les sommets d’un élu vert épris de la spiritualité tibétaine. Même Ayrault, le président du groupe socialiste qui a fait monter le drapeau tibétain sur le fronton de sa mairie, même Ségolène l’éternelle gourde qui a proposé le boycott des jeux olympiques comme elle avait refusé le nucléaire civil aux iraniens, toujours un cran au-dessus de Bush, ont eu du mal à tenir le rythme fou d’un élu vert déchaîné de passion pour le dalaï Lama (1). Il est vrai qu’en matière d’anti-communisme primaire on a rarement fait mieux même à droite qu’un vert. Mais la population française s’obstine à ne suivre qu’avec beaucoup de distance.

Certes, l’extrême-gauche a fait ce qu’elle a pu pour faire monter la sauce. Marie Georges Buffet, la « dirigeante » du PCF a renouvelé son exploit de 2003 quand elle en avait appelé à l’Europe contre Cuba, elle a demandé que l’Europe exige des Chinois qu’ils arrêtent la répression sur les Tibétains. La LCR elle a appelé à suivre le sulfureux Robert Ménard comme en 2003. On ne change pas une stratégie anti-communiste qui gagne et qui est en train de transformer le communisme en France en chapelle hystériques et groupusculaires. Ces étranges communistes solubles dans les médias qui d’ailleurs n’ont qu’un rêve : abandonner ce mot de communiste trop lourd à porter suivent san état d’âme le discours dominant qui fonctionne sur le modèle du fétichiste “je sais bien mais quand même”(2), le communisme n’est pas la dicature mais quand même là où il y a communiste il y a toujours dictature.

Ce qui nous vaut cet étrange paradoxe de la question tibétaine, non seulement la gauche volant à la rescousse de moines obscurantistes et féodaux, voire pire, mais alors qu’aucune nouvelle de repression ne parvient du Tibet et que visblement les victimes l’ont été de la part de brutes déchaînées, des tibétains massacrant d’une manière raciste d’autre chinois, ces appels pathétiques à faire cesser la répression chinoise.
 
De gaulle disait « la politique de la France ne se décide pas à la corbeille », là c’est pire la politique de la France est un doux mélange de la corbeille et de groupuscules atlantistes qui prétendent nous faire rejouer l’affaire Dreyfus et les luttes anti-coloniales de Sartre pour le plus grand profit des agents de la CIA. Mais honnêtement si je dois en croire radio-bistrot, toutes les conversations entendues ci et là, en France tout le monde se moque  parfaitement du dalaï Lama.Et l’opération contre la flamme olympique a été sévérement jugée.
 
Nous subodorons confusément que nous  avons eu affaire à  une bande de provocateurs professionnels,venus de toute l’Europe, grassement payés à ne rien foutre d’autre, je veux parler des tibétains professionnels qui autour de dalaï Lama recevant des subsides confortables de la NED (officine de la CIA) propagent leur religion, fondent des monastères et dont déjà un article de ria novosti s’interrogeait : sommes-nous en train d’assister à la naissance d’un fondamentalisme bouddhiste, une organisation terroriste donc contradictoire avec le pacifisme bouddhiste, un phénomène proche d’Al qaida ? Tout le laisse à penser. Il faut également citer au titre des stipendiés de la CIA, un produit made in France, Robert Ménard, un individu totalement grotesque qui a terminé la journée en faisant partir des pétards sur la façade de notre dame de paris. Les syndicats qui ont essayé d’occuper un point stratégique pour populariser leurs luttes apprécieront les complicités nécessaires dans la police française pour accomplir ce genre de choses, Comme les complicités nécessaires pour que quelques centaines de tibétains déguisés puissent occuper le terrain. Comment un pareille bande de branquignoles peut-elle paraître diriger la politique de la France ? Comment avons-nous réussi à donner au monde entier ce spectacle incroyable des rues de Paris débordées, d’une police entièrement mobilisée incapable de contenir une bande de deux ou trois cents provocateurs professionnels, quels ordres avaient reçu  la police française pour se montrer aussi incapable ?

Il y a certes la soumission de notre gouvernement et de son président non seulement aux Etats-Unis mais à son président le plus déconsidéré. Alors même que l’Europe a manifesté lors du sommet de Bucarest une timide résistance aux exigences d’un Bush sur le départ, Sarkozy frétillant comme un caniche a envoyé des soldats dans la guerre perdue d’Afghanistan. mais là encore l’événement illustre quelque chose de plus profond :  il s’agit de ne jamais se poser la question de savoir si le péril qui nous menacerait provient d’un quelconque pays du tiers-monde ou bien provient des Etats-Unis qui s’avère être aujourd’hui le pays le plus dangereux, le plus anti-démocratique pour la planète qui se puisse imaginer. Tout ce cirque autour de la Chine, des jeux olympiques évite cette question pourtant essentielle : qui menace la paix dans le monde ? Qui est à l’origine de la crise qui déferle sur nous ? Tant que cette question ne sera jamais posée par la gauche et l’extrême-gauche, il y a peu de chance pour qu’elle soit au centre de notre politique et Sarkozy aura les mains libres pour envoyer des soldats en Afghanistan, pour soutenir les crimes en irak et en Israël. Et les députés de gauche pourront se mêler à ceux de droite sur le parvis pour exiger… la fin des méfaitrs chinois.

C’est dans ce contexte qu’il faut interroger le style du pouvoir français. Le président, l’exhibitionniste compulsif a réussi en peu de temps à imprimer un style très particulier à toute la politique de la France, c’est un désordre permanent. Chaque initiative produit immédiatement sa caricature : l’engagement pour le Darfour, le soutien à la dictature tchadienne pour complaire aux USA et à Exxon tourne à l’arche de Zoe. Avec chaque fois la lancinante question, mais qui va payer ? Le président se lance-t-il dans la libération d’Ingrid Bétancourt, même désordre, ses copains Uribe et Bush lui savonnent la planche sous les pieds en massacrant les négociateurs. Alors à partir de là c’est le bordel intégral, un avion qui part revient, Kouchner qui propose d’aller dans la jungle. Tout est comme cela, les institutions sont coulées, le patronat se crêpe le chignon, les chouchous du président viennent insulter les députés, c’est à prendre ou à laisser dit Jacques Attali, suivi de près par la secrétaire d’Etat à l’environnement qui les traite de lâches, après la raclée prise aux municipales, tous ces gens l’ont mauvaise.  Sommes-nous face à un fou, voire comme s’enfle la rumeur quelqu’un qui userait trop de substances illicites ? Ca c’est ce que l’on tente de nous faire croire, en fait cette agitation, cette pipolisation, ces promesses non tenues, et cette vulgarité, sont simplement l’illustration du fait qu’il n’y a plus aucune alternative politique, plus d’opposition crédible et que donc les caprices du pouvoir, les intérêts débridés et la vulgarité médiatique n’a plus aucun contrepoids. La ridicule journée du passage de la flamme n’a fait que l’illustrer.

La droite est devenue folle parce qu’elle n’a plus aucune opposition devant elle.

Ce qui est sûr c’est que ce moment complètement paranoïaque du passage de la flamme dans les rues de Paris est révélatrice d’un mal plus profond, nous avons un Sarkozy comme président mais il n’est que le symptôme d’un politico-médiatique complètement dégénéré, incapable de définir une politique cohérente. C’est très inquiétant parce qu’au-delà de ces pitreries, nous sommes confrontés à une crise d’une grande violence qui va peser très lourdement sur nos vies, et déjà pèse sur notre emploi, notre pouvoir d’achat, si la France est devenue ce bordel, il y a des gens qui sont en capacité de continuer à défendre leurs intérêts et à nous faire payer cette crise de la finance, et à imposer par exemple de nouvelles augmentations du prix du gaz, la fin des droits sociaux à la SNCF, une accélération partout de la pression sur les plus pauvres. Et cette politique ubuesque, ce désordre généralisé n’est que le guignol destiné à nous faire croire que nos malheurs sont dû au méchant étranger, au « péril jaune ».

Il y a une logique impérialiste que reflète le politico-médiatique: les Etats-Unis veulent imposer un monde unipolaire où ils seraient tout puissant avec leurs vassaux européens et japonais. Mais tout témoigne de leur incapacité de soutenir une telle ambition, alors il faut imposer l’idée que toute concurrence à l’hégémonie, toute force émergente est un danger. Ce que l’on ne peut pas assimiler parce qu’il s’oppose au tout marché, parce qu’il développe de nouveaux rapports sud-sud, un développement endogène ne doit pas être toléré, c’est ce que l’on appelle le choc de civilisation. je ne suis pas sûre que l’on puisse parler de civilisation à propos de ce qui s’est passé à Paris.

Danielle bleitrach

(1) qu’il me soit permis de signaler aux « spiritualistes » verts que  dans les montagnes népalaises où sévit le tourisme occidental on en est à des opérations de nettoyage des sommets couverts de canettes de bière de l’ordre de 17 tonnes de déchet. Et si par hasard l’espèce humaine les intéresse, la démocratie les préoccupe toujours  au Népal où  des groupes terroristes assassinent les « maoistes » participant aux élections et bien placés pour les gagner, Hier sept d’entre eux ont été abattus dans l’ouest du pays, des attentats à l’explosifs ont lieu pour empêcher les élections. Pourquoi personne paraît-il s’intéresser aux meurtres commis à Katmandou, est-ce parce que le bailleur de fond est la CIA ? ou parce que pour les manifestants français un bon communiste est un communiste mort ?

(2) Octave Mannoni expliquait que le fétichiste fonctionnait sur le modèle: je sais bien que ma mère n’a pas de penis mais la paire de bottine suppléait à ce manque. L’anticommunisme fonctionne sur ce modèle. Il était frappant de constater que quand l’on démontrait à un de ces excités pro-tibétain que la photo qui était censée représenter les policiers chinois se déguisant en moine était une escroquerie, ils répondait “peut-être” mais de toute façon les Chinois font pire.

21:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, chine, usa, courcelles, dalai-lama, cia, colonialisme, communisme, droits de l homme, democratie, liberte, medias, politique, presse, propagtande, romain, repression, silence, socialisme, tibet, television | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/04/2008

08/04/2008: JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE ...

Des morts au Tibet ? Sûrement ! Mais Chinois et/ou Tibétains ??? Qui répondra à cette question dans la presse domestiquée capitaliste, anti-chinoise et anti-communiste ???
RoRo


mardi 8 avril 2008 (20h13) :
Thibet, un autre son de cloche !


***********

JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE

par Jean Luc Mélenchon

mardi 8 avril 2008

Je ne suis pas communiste chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d'accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d'accord avec l'opération de Robert Menard contre les jeux olympique de Pékin. Je ne suis pas d'accord avec la réécriture de l'histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu.

Je ne partage pas du tout l'enthousiasme béat pour le Dalaï Lama ni pour le régime qu'il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l'on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait pas permettre à la Chine d'être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de Chinois qui ont voulu et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite !

UN PRETEXTE

Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n'est pas celui du sport qui est un moment d'ouverture et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance ? Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n'entreprend quoi que ce soit dans ce sens. Si l'on devait vraiment se fâcher avec le gouvernement chinois, pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion ? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s'appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a -ton demandé quelque chose ? Quoi ? Qu'a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L'ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s'en soucie ? Avec une morgue ressemblant a du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s'il n'existait pas ? Pourquoi sinon parce qu'on pense par devers soi qu'il n'en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie jusqu'au nom des gouvernants qui dirigent un peuple de un milliard quatre cents millions de personnes que l'on croit assez veules pour être maîtrisées par une simple police politique !

D'une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l'écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l'obligation pour les Chinois de faire le commerce de l'opium ! Si la volonté est d'affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n'est de nature à modifier quoi que ce soit d'autre que l'opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet.

Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l'usage d'un public conditionné par la répétition d'images qui visent à créer de l'évidence davantage que de la réflexion. Exemple : seule l'enquête « d'arrêt sur image» rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d'un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l'assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l'amitié pour les Tibétains n'est qu'une variante nauséabonde du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l'ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être avéré. Comment l'apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont ceux du «gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j'ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu'il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n'importe quelles circonstances on essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l'enchaînement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l'époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu'il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n'oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n'excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison.

UN PERSONNAGE SUSPECT

J'’exprime les plus nettes réserve à propos de l'action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti-chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait-il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d'administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l'on m'interrogeait sur le sujet du Tibet et des Jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j'en suis venu au rôle de monsieur Menard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire... Hors micro, les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoi qu'il en soit, il semble qu'il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l'association internationale des droits de l'homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï Lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux et ce que ne fait pas le Dalaï Lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un défenseur des droits de l'homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats-Unis d'Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d'avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action.

LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE

A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler « d'invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice-président de l'assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu'au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d'abolir le servage au Tibet et régions limitrophes.

Dans une négation des traditions, que j'approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d'esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n'évoque pas le satut des femmes sous ce régime-là. Mais il est possible de se renseigner si l'on a le coeur bien accroché. L'autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non-violence ainsi qu'aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu'il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l'horrible « invasion » qui y a mis fin. Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d'entre eux là où il n'y en avait que 2% au temps béni des traditions. Et l'espérance de vie dans l'enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi, l'anéantissement des Tibétains se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959, faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les Chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d'un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet.

A l'heure actuelle, je n'éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu'il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes-clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu'elle veut et à ses partisans de même. Mais je m'accorde le droit d'être en désaccord total avec l'idée de leur régime théocratique.

Je suis également hostile à l'embrigadement d'enfants dans les monastères. Je suis opposé à l'existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l'autorité politique des religieux, même de ceux que l'album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l'ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l'avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n'ai jamais soutenu l'Ayatollah Khomeiny, même quand j'étais contre le Shah d'Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n'encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives sécessionistes que je condamne. Je demande : pourquoi pour exercer sa religion et la diriger, le Dalaï Lama aurait-il besoin d'un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d'amputer la Chine du quart de sa surface ! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n'être assis sur aucune royauté ?

FAUTEUR DE GUERRE

En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu'à Lhassa ? Bien sûr, aucun de ceux qui s'agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien n'indique mieux le paternalisme néo-colonial ni le racisme sous-jacent à l'enthousiasme pro-tibétain que l'indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d'histoire et de culture chinoise.

J'ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe-partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l'inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là-bas qu'ici. Mais elle sera certainement vécue par les Chinois du commun comme un acte injurieux si son motif pro-Dalai Lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d'Europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu'il portait lors des remises de médailles un tee-shirt sur lequel était écrit : "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il jurisprudence ? Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux ? Bien sûr que non !

Puisque le but c'est justement que le Tibet soit aux Chinois ce que le Kosovo a été aux serbes. Mais comme cela n'a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l'ennemi et la mise en scène médiatique, il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs. Je le souhaite.

Je suis un ami de la Chine. Et je sais que l'intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l'on voudrait les entrainer.

Lien : [www.rezocitoyen.org]

20:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, liberte, politique, presse, actualite, belgique, chine, cia, communisme, courcelles, democratie, histoire, imperialisme, colonialisme, propagande, repression, silence, medias, television, tibet, usa, dalai-lama, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/04/2008

05/04/2008: Tibet: quelques vérités commencent donc à sortir, même dans la presse domestiquée et sécurisée du capitalisme...

Quelques vérités commencent donc à sortir, même dans la presse domestiquée et sécurisée du capitalisme...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Tibet
Date: Sat, 5 Apr 2008 01:42:36 +0200
De: Demunter - Dellau <mmla@skynet.be>


Dans son numéro de ce vendredi, Le Monde publie sur 2 pages (photos et légendes explicites comprises) une "enquête" sur le déroulement des manifestations au Tibet.
De nombreuses descriptions, s'appuyant sur des témoignages de journalistes et touristes présents, vont à l'encontre des mensonges répandus ces derniers jours et confirment donc l'activisme et la brutalité des manifestants tibétains.
Quelques extraits significatifs :
Les Jeux Olympiques auronr lieu dans 5 mois, les projecteurs de la presse internationale sont braqués sur la Chine. Pour les Tibétains, c'est une aubaine. Ils entendent bien profiter de ce moment exceptionnel.
(...)
Des volées de pierre s'abattent sur les boucliers de la PAP (police armée du peuple) qui cède sous l'assaut 
(...)
Les émeutiers caillassent des camions de la police, s'en prennent à l'agence Chine nouvelle, aux bâtiments de la sécurité publique, au complexe commercial, à une mosquée dont la porte flambe. Ils frappent avec violence des Chinois han croisés en chemin, incendient toutes les échoppes appartenant à des non-Tibétains 
(...)
L'émeute prend un caractère ouvertement racial. C'était un un déversement de violence ethnique (citation de l''Economist)
(...)
L'ampleur des destructions et les traces de violence ont choqué certains Tibétains pourtant très anti-chinois (citation de Die Welt)
(...)
Des jeunes crânent : on leur a montré , aux Chinois, ce dont on était capables
(...)
22 morts, dont la plupart sont des innocents brûlés dans l'incendie de leur domicile
(...)
Aucune image disponible n'illustre une répression sanglante alors que nombre de documents attestent des agressions raciales anti-han et anti-hui
(...)
D'autres incidents graves éclatent à Luhuo (donc pas seulement à Lhassa). Ce sont les nonnes qui sont descendues les premières dans la rue
(...)
D'ailleurs, la réalité de tout cela est évidente puisque le pacifiste chef religieux du Tibet est, de son propre aveu, dépassé par ses ouailles :
Le dalaï lama avoue son impuissance à enrayer ce qu'il appelle un "mouvement populaire" et envisage de démissionner si les violences persistent
    
Mais, ho ! faudrait quand même pas passer pour un suppot du régime chinois
Et - il était temps - voilà donc le journal de s'interroger avec une évidente mauvaise foi sur ce qu'il appelle un "mystère très troublant" : pourquoi les forces chinoises, pourtant massivement déployées, ont-elles laissé les émeutiers piller, brûler et détruire ? Etaient-elles débordées ? Avaient-elles reçu des consignes de modération ?  Ou était-ce du machiavélisme pour justifier une répression ?
Bref, à l'encontre de sa propre description, le journal estime que l'histoire des émeutes reste à écrire !!!!!......
Très troublant mystère du journalisme, non ?
Martial Demunter

16:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, cia, dalai-lama, droits de l homme, actualite, belgique, courcelles, democratie, histoire, imperialisme, politique, presse, propagande, medias, romain, silence, television, liberte, tibet | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/04/2008: de Michel Collon ...

 -------- Message original --------

Sujet: NOUVEAU: Chomsky, Elections US, Congo, Argentine, Tibet, Palestine, Net-journalisme...
Date: Sat, 5 Apr 2008 10:37:28 +0200
Répondre à :: michel.collon@skynet.be


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01/04/2008

30/03/2008: Ernest Glinne, à propos du Tibet ...

 -------- Message original --------
Sujet: Fw: TIBET: réponse interne avec élargisements potentiels..
Date: Sun, 30 Mar 2008 19:41:06 +0200
De: ernest glinne <ernest.glinne@skynet.be>


----- Original Message -----
Sent: Sunday, March 30, 2008 6:36 PM
Subject: TIBET

Cher Tim,
J'ai tenté d'atteindre le www..end the violence..etc, pour tomber sur une demi-douzaine de textes assez curieux, dont une publicité pour un Tshirt < à ne pas montrer aux Jeux Olympiques >.. Je te communiqueà toutes fins utiles mon appréciation, pour toi et les ami(e)s intéressé(e)s.
1. Le Tibet a été une extension-tampon de l'Empire britannique jusqu'au milieu du 17ème siècle. La suzeraineté de la Chine a alors été reconnue au point que le Tibet, sa hiérarchie et ses temples ont dès lors payédes redevances à Pékin. L'appartenance à la Chine a été confirmée ( à la demande de Tchang Kaï Chek et avec l'accord de tous les Occidentaux ) à la fin de la la deuxième guerre mondiale. Cette appartenance n'est pas discutable et il serait potentiellement désastreux de créer un nouveau problème à la Taïwan-Formose..Il est impossible que je souscrive à toute forme d'indépendantisme tibétain, littéralement exprimée ou par implication...
2.La tradition théocratique féodale du < tibétisme > n'est pas motivante pour nos militants de gauche. Est par contre attachante, comme ce fut démontré à l'égard de Ghandi et des non-violents de l'Inde, la solidarité avec la protestation ou l'affirmation paisible et sans arme ,sinon celle de la dignité. De la Birmanie au Tibet, la solution de gravissimes problèmes INTERIEURS a tout à gagner de la démonstration d'un soutien extérieur,éthique et politique, à l'égard des pacifistes rabroués , a fortiori lorsqu'ils sont assassinés.
3. La fin de mesures répressives et la reconnaissance réelle d'une autonomie culturelle( dans le cadre de la protection des minorités ) sont des exigences justifiées au niveau du droit des gens et de la moralitéinternationale. La sinisation du Tibet par une affluence démesurée de Chinois devrait préoccuper l'UNESCO.
4.J'ai mes raisons de croire que l'Administration Bush et ses services de déstabilisation ne sont pas étrangers à la création de dérives médiatiques en ce moment où l'Irak, l'Afghanistan (où sont engagés 500militaires belges et 5 F16..) et l'effondrement du capitalisme US proche d'un 1929 font que Washington est le centre de gravité négatif du monde.
5. Quoique je déteste très fort des écrits de de Coubertin, <père> des Jeux Olympiques, il ne faut pas mêler leur réunion à Pékin avec la question tibétaine. Les JO doivent dissocier sport et politique à leur niveau.
C'est une tradition qui a ses bons et ses mauvais côtés. Les JO ont eu lieu à Berlin en 1936, trois ans après la conquête du pouvoir par Hitler, ...qui a quitté la tribune lorsqu'un athlète afroaméricain a spectaculairement battu les invincibles aryens... Le Dalaï Lama lui-même ne demande pas du tout un boycott des Jeux. Les Ministres des Affaires étrangères ( joignons-y Chastel...) sont là pour user de la voie diplomatique...Et pourquoi pas un débat avec notre < bourgmestre pour la paix > locale !
A toi d'apprécier si et comment il conviendrait de diffuser cette opinion..


-------- Message original --------
Sujet: [romain : paix_socialisme_communisme] A l' occasion des Jeux olympiques de Pékin ...
Date: Mon, 31 Mar 2008 13:31:34 +0200
De: Romain <roger.romain@skynet.be>



A l' occasion des Jeux olympiques de Pékin ...

STOP à la civilisation et à la "répression" chnoises contre les émeutiers, vandales, incendiaires et meurtriers du Tibet !

Avec la Cia, Reporters sans frontières et l'infatigable Robert Ménard, exigeons la restauration du pouvoir absolu, féodal, dictatorial, exploiteur et criminel du dalaï-lama, de ses seigneurs et moines à Lhassa.

Ce jour, le courageux Ménard et ses gangs d' émeutiers manifestent à Bagdad.

Demain, ils seront à Kaboul.

Après-demain à Tel Aviv et à Gaza.

Dans 3 jours, ils remettront leurs protestations devant le camp de concentration ricain de Guantanamo.

Dans 4 jours, ce sera le tour du 127bis à Steenokkerzeel en souvenir de Semira Adama, étouffée avec un coussin pour que l'on n'entende pas ses cris...

Ensuite, à Washington, ils réclameront enfin un procès équitable pour le noir Abu-Jamal emprisonné depuis près de 30 ans au paradis ricain pour un crime qu'il n'aurait pas commis...

Toutes ces manifs de protestations légitimes en présence d' "Euronew" et des autres médias domestiqués et sécurisés du capitalisme et du Monde "libre", mobilisés pour nous "informer".

Justice, Paix, "démocratie", "Droits de l' Homme", "Liberté"...: si les émeutes "pacifiques" de Lhassa  se produisaient à Bruxelles, Paris, Londres, Berlin, New York, Séoul, Gênes, ...,

elles ne seraient évidemment pas réprimées par les robocops de nos régimes "libres" et "démocratiques" capitalistes !

Les infos que l'on vous cache: pour en savoir un peu plus sur le Tibet et le chef de bandes Robert Ménard, cliquez donc sur les liens ci-dessous ...

 

http://lecapitalismecestlaguerre.skynetblogs.be

http://histoire.skynetblogs.be
http://romainroger@blogspot.com

http://users.skynet.be/roger.romain/rsf_menard.htm


roger.romain@skynet.be

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31/03/2008: Faits et chiffres sur le développement du Tibet

-------- Message original --------

Sujet: Fw: Le Quotidien du Peuple en ligne - Faits et chiffres sur le développement du Tibet
Date: Mon, 31 Mar 2008 16:27:14 +0200
De: nicolas mailto:nicolas@nerim.net
Pour :: Romain mailto:roger.romain@skynet.be

On peut voir que le Tibet n'est pas colonisé par les Hans.
On peut constater que la politique de l'enfant unique n'est pas appliquée aux Ethnies minoritaires donc ethnies tibétaines...
Nicolas

Mise à jour 28.03.2008
Faits et chiffres sur le développement du Tibet

La Région autonome du Tibet, représentant un huitième du territoire chinois avec une population de 2,8 millions d'habitants, s'est développée rapidement ces dernières années. Voici des faits et chiffres clés sur le Tibet:

Economie: l'économie du Tibet a enregistré une croissance annuelle supérieure à 12 % ces sept dernières années. En 2007, le produit intérieur brut (PIB) du Tibet était de 34,2 milliards de yuans (environ 4,88 milliards de dollars), soit 12 000 yuans par personne et le double de celui en 2002. Les revenus nets par personne des paysans et bergers ont connu une croissance à deux chiffre pour la cinquième année consécutive, ayant atteint 2 788 yuans en 2007.

Education: au cours des cinq dernières années, le gouvernement a investi 8,22 milliards de yuans dans l'éducation pour améliorer les installations scolaires, augmenter le taux d'alphabétisation et élever la qualité de l'éducation.

Logement: en 2006, le gouvernement régional du Tibet a lancé un programme de construction de logements en faveur de 220 000 foyers de paysans et bergers avant 2010. Plus de 570 000 personnes se sont installées dans de nouvelles maisons depuis et les investissements du gouvernement régional ont atteint 1,3 milliard de yuan. La surface d'habitation par berger au Tibet a atteint 36, 4 m2, soit 16,8 m2 de plus qu'avant la mise en place de ce programme.

Environnement: Pendant le 10e plan quinquennal (2001-2005), 120 millions de yuans ont été investis dans la protection des zones humides et des prairies au Tibet. Trente-huit réserves naturelles ont été créées, occupant 408 300 km2 et représentant 34% de la superfice totale de la région.

Santé: selon le département provincial de santé, 100 % des paysans et bergers, soit 80 % de la population locale, ont été couverts par le système d'assurance maladie et profitent de soins médicaux gratuits. L'espérance de vie au Tibet s'est allongée à 67 ans, contre 35,5 ans pendant les années 1950.

Ethnies et religions: selon le dernier recensement en 2000, la population d'ethnie tibétaine est passée de 1,2 million en 1964 à 2,41 millions en 2000, représentant 92 % de la population totale au Tibet. Le gouvernement central a affecté 700 millions de yuans à l'entretien de 1 400 monastères et sites culturels au Tibet depuis 1980. Le Tibet compte plus de 1 700 sites religieux du Bouddhisme tibétain qui abritent 460 000 moines et religieuses, quatre mosquées avec 3 000 musulmans ainsi qu'une église catholique pour 700 croyants.


http://french.people.com.cn/Chine/6382300.html


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Envoyé par romain dans Ce que la grande presse "libre", "neutre" et "indépendante" capitaliste ne vous dira pas le 3/31/2008 06:30:00 PM

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24/03/2008

23/03/2008: La droite chute avec Sarkozy ...

 -------- Message original --------
Sujet: DEFAITE DE SARKOZY AUX MUNICIPALES
Date: Sun, 23 Mar 2008 21:22:35 +0000 (GMT)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr


La droite chute avec Sarkozy www.lariposte.com Les résultats des élections municipales et cantonales ont confirmé ce qu’indiquaient déjà tous les sondages : à peine dix mois après la victoire de Nicolas Sarkozy aux présidentielles, le soutien dont bénéficie la politique du gouvernement a nettement chuté. La droite a perdu les voix de millions de travailleurs et de retraités qui, en 2007, avaient crû aux promesses démagogiques de l’UMP, et dont les difficultés se sont aggravées depuis. Après avoir distribué des milliards d’euros de ristournes fiscales aux plus riches, le gouvernement a déclaré aux plus pauvres : « circulez, les caisses sont vides ». Le chômage n’a reculé que dans les statistiques officielles. Les services publics et la sécurité sociale ont été attaqués. La crise du logement se poursuit. La précarité et la misère gagnent chaque jour du terrain. En un mot, la régression frappe tous les organes du corps social – à l’exception de cette minorité de privilégiés pour laquelle travaille Sarkozy. Telles sont les causes fondamentales de la défaite électorale de la droite.Ces résultats balayent une fois pour toutes l’idée selon laquelle la victoire de Sarkozy, en 2007, marquait un « virage à droite » de la société française, qui était supposée s’enfoncer dans une période de « réaction » et « d’adhésion aux valeurs de la droite ». Les dirigeants socialistes et communistes qui dressaient un tel diagnostic cherchaient à se disculper de toute responsabilité dans la défaite : « que voulez-vous, les gens virent à droite ! » Dix mois plus tard, non seulement le résultat des élections locales détruit la théorie du « glissement vers la droite », mais il rappelle que la gauche a perdu les élections présidentielles faute d’un programme crédible et combatif.Comme il fallait s’y attendre, c’est le Parti Socialiste qui a le plus bénéficié du rejet de la politique gouvernementale. Mais il ne faudrait pas y voir le moindre enthousiasme à l’égard de son programme. Dans ce domaine, rien n’a été résolu. Des millions de jeunes, de salariés et de retraités ont utilisé le vote socialiste comme le moyen le plus sûr de battre la droite – voilà tout. En fait, l’abstention aurait sans doute été moins élevée et la défaite de la droite encore plus sévère si le PS avait mené campagne sur un programme sérieux.Le PCFL’autre fait important de ces élections – que les médias capitalistes s’efforcent de passer sous silence – c’est le résultat du PCF. Aux cantonales, qui expriment mieux l’implantation nationale du parti, il progresse légèrement en pourcentage de voix. Cette progression, même modeste, aura un effet positif sur le moral et la combativité des militants communistes, qui avaient été sonnés par le score du parti en 2007. Les innombrables « analystes » et « commentateurs » bourgeois qui, depuis les présidentielles, annonçaient la mort toute proche du PCF, vont devoir une fois de plus remballer leur nécrologie.Le score du PCF est une mauvaise nouvelle pour la classe dirigeante, qui rêve de le voir disparaître. Mais elle est aussi une mauvaise nouvelle pour ceux qui, dans le parti lui-même, ont exploité le revers électoral de 2007 pour en appeler au « dépassement » du parti vers « autre chose » – bref, à sa liquidation. De fait, on ne liquide pas un parti qui progresse ! Les liquidateurs ne se laisseront sans doute pas détourner de leurs objectifs par ce seul résultat électoral. Mais il est clair qu’il affaiblit leur position. A l’inverse, il conforte la position de tous les militants qui – comme La Riposte – veulent maintenir et renforcer le PCF.Ceci étant dit, il ne faudrait pas exagérer la progression du parti – ni, surtout, en tirer la conclusion que, désormais, il ne peut plus reculer. Les causes fondamentales du déclin du PCF, au cours de la dernière période, résident dans le caractère réformiste de son programme, qui a été vidé de toute atteinte à la propriété capitaliste. En d’autres termes, ce n’est pas un programme communiste, mais une version « anti-libérale » – c’est-à-dire un peu plus à gauche – du programme du PS. Or, les travailleurs n’ont pas besoin de deux partis réformistes, et auront forcément tendance à voter pour le plus grand.Le problème des idées et du programme du PCF n’est donc toujours pas réglé. Le score du PCF, aux cantonales et aux municipales, n’exprime pas l’enthousiasme des électeurs pour cette usine à gaz de mesures fiscales qui constitue le « socle » de son programme. Ce score reflète surtout l’implantation nationale et les réserves sociales dont dispose toujours le parti, malgré les graves carences de son programme. La seule garantie d’une progression durable du PCF réside dans un retour aux idées du marxisme et dans l’adoption d’un programme réellement communiste.A en croire de nombreux dirigeants du parti, les idées du socialisme révolutionnaire « effrayent » les travailleurs. D’où, selon eux, la nécessité d’un discours et d’un programme plus « modérés ». Nous avons déjà répondu à cette idée absurde – qui, si elle était correcte, signifierait l’impossibilité du socialisme en général. Mais une anecdote permet à elle seule de réfuter cet argument classique des réformistes. Lors du premier tour des élections cantonales, en Haute-Garonne, plusieurs camarades de La Riposte étaient investis par le PCF local. Partout, ils ont amélioré les scores de 2001. Notre camarade Hubert Prévaud, par exemple, était le candidat PCF d’un grand canton de Toulouse. Dans sa profession de foi, envoyée à tous les électeurs du canton, Hubert fustigeait « la poignée de milliardaires qui s’accapare la richesse nationale », et expliquait : « tant que les banques et les grands groupes de l’industrie et du commerce demeureront la propriété d’une minorité capitaliste, rien ne sera définitivement acquis. Il est donc grand temps de mettre à l’ordre du jour le programme et les principes du socialisme. C’est un changement fondamental, un changement révolutionnaire qui est nécessaire. » Les mots « socialisme » et « révolutionnaire » ont-ils effrayé les travailleurs du canton ? Non. Avec 12,7 % des suffrages, Hubert a plus que doublé le résultat du PCF en 2001. Avec 2421 voix, il fait le meilleur score du PCF dans tout le département, en nombre de voix. Nous ne voulons pas exagérer la portée de cet exemple, mais il ne cadre pas du tout avec l’idée que le marxisme « effraye » les électeurs !Le MoDemLes militants et les électeurs de gauche auront accueilli avec une satisfaction toute particulière la défaite de François Bayrou, à Pau. De manière générale, le MoDem a perdu ces élections. Partout où il s’est maintenu, au deuxième tour, face à l’UMP et à la gauche, il s’est littéralement effondré (à l’exception de Pau, où il manque de peu la victoire). La polarisation croissante de la société ne laisse pas de place au « Centre », ou plus exactement à la fiction d’un « Centre ». Les dirigeants du MoDem, qui sont les fidèles serviteurs de la classe capitaliste, prétendent se situer « au-delà des clivages ». Ils feignent d’ignorer l’existence de clivages bien réels dans la société française : entre les riches et les pauvres, entre les exploiteurs et les exploités. Or, sous l’impact de la crise du capitalisme, le gouffre ne cesse de s’élargir entre les classes sociales. Dans ce contexte, le Centre « fort et indépendant » que Bayrou appelle de ses vœux n’a aucune chance de voir le jour. D’ores et déjà, des responsables du MoDem tirent les conclusions de leur défaite électorale : ils demandent que leur parti jète le masque « centriste » et soutienne ouvertement le gouvernement de Sarkozy.La défaite du MoDem aurait été encore plus nette si, dans un grand nombre de villes, les dirigeants du PS ne l’avaient pas accueilli sur leurs listes. Ces alliances avec la droite illustrent la complète dégénérescence politique de la direction actuelle du PS. Elles soulignent l’adhésion totale des dirigeants socialistes à « l’économie de marché » – c’est-à-dire au capitalisme. Comme le disait Lénine, « la politique est de l’économie concentrée ». Les « réformistes sans réformes » que sont Royal, Hollande et compagnie n’ont aucune alternative à la politique de Sarkozy. Sur toutes les questions touchant aux intérêts fondamentaux des capitalistes, ils sont d’accord avec la droite. Les militants qui ont adhéré au PS pour lutter contre la misère et les injustice sociales doivent se mobiliser contre cette dérive droitière de leurs dirigeants et contre la politique d’alliance avec le prétendu « Centre ».La présence de candidats PCF sur des listes d’« union » avec le PS et le MoDem a provoqué un profond malaise, dans les rangs du parti. La direction du PCF a cherché à minimiser l’affaire et à placer la responsabilité de ces accords sur les épaules des seuls dirigeants socialistes. Mais cela n’a pas convaincu beaucoup de militants communistes, qui ont appris avec stupéfaction la fusion des listes du PCF et du MoDem à Aubagne, entre les deux tours. La Riposte s’est fermement opposée à ces alliances. Dans toutes les villes où des candidats du MoDem ont été élus sur des listes de gauche, nous pensons que les militants du PS et du PCF devraient exiger une rupture de leurs élus avec ceux du MoDem – quitte à perdre la majorité aux conseils municipaux.Instabilité croissanteEntre les deux tours des élections, Nicolas Sarkozy déclarait qu’il « tiendrait compte » des résultats. Bien sûr ! Et de quelle façon ? « En accélérant le rythme des réformes », expliquent tous les ministres. Autrement dit, en poursuivant la politique de contre-réformes rejetée par les électeurs. Les dirigeants socialistes reprochent au gouvernement de ne pas « entendre » le verdict des urnes. Or, Sarkozy et sa clique l’ont très bien entendu, très bien compris. Ils savent, comme François Hollande, lire les résultats d’une élection. Mais ils sont au pouvoir pour servir les intérêts de la classe capitaliste, laquelle exige de nouvelles attaques contre la vaste majorité de la population – à commencer par une nouvelle contre-réforme des retraites. Ces attaques seront menées au pas de charge. La crise du capitalisme français, son déclin sur le marché mondial et le niveau historique de son endettement pèsent infiniment plus lourd, aux yeux du patronat, qu’une simple défaite électorale. La politique du gouvernement a été rejetée dans les urnes. Mais désormais, il va falloir la combattre dans la rue, les entreprises, les quartiers, les lycées et les universités.La défaite de la droite renforce le camp de tous ceux qui luttent contre la politique réactionnaire du gouvernement. La période à venir sera marquée par de grandes mobilisations de la jeunesse et des salariés. La chute rapide de la popularité de Sarkozy est, à elle seule, une illustration limpide de l’énorme instabilité politique et sociale qui caractérise notre époque. Sous la surface de la société, une immense quantité de matériel explosif s’est accumulée. Quarante ans après la grande grève générale de mai 68, toutes les conditions d’une nouvelle explosion révolutionnaire sont réunies. Il faut s’y préparer. Et cela signifie d’abord qu’il faut réarmer le mouvement ouvrier avec les seules idées à la hauteur de sa tâche historique : les idées du marxisme.Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)Publication : lundi 17 mars 2008

20:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, belgique, france, paris, democratie, capitalisme, politique, silence, medias, propagande | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/09/2007

27/09/2007: Si vous ne me recevez plus sur hotmail.com ... L' Internet n' est pas libre !

-------- Message original --------

Sujet:  Si vous ne me recevez plus sur hotmail.com ...
Date: Thu, 27 Sep 2007 09:17:42 +0200
De: Romain <roger.romain@skynet.be>


Si vous avez une boîte emails chez hotmail.com, il est très possible que vous ne me recevez plus. Mes messages me sont systématiquement renvoyés. Et ce n' est pas la première fois ... D'autres que vous semblent décider, sur Internet, ce que vous pouvez ou ne pouvez pas recevoir, et de la part de qui... Ou alors, il doit y avoir un problème technique, informatique, quelque part ...
J' en suis désolé, mais il vous faudra alors protester auprès de qui de droit si vous souhaitez toujours recevoir les messages quotidiens de mes listes de diffusion....
RoRo

12:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, presse, silence, democratie, liberte, capitalisme, politique | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/09/2007

15/09/2007: Lettre ouverte de Maires des Hauts-de-Seine entrés en Résistance contre des méthodes qui leur rappellent Vichy....

 -------- Message original --------
Sujet: Lettre ouverte de Maires des Hauts-de-Seine entrés en Résistance contre des méthodes qui leur rappellent Vichy
Date: Sat, 15 Sep 2007 18:08:09 +0200
De: Gilbert Leonard <gleonard@laposte.net>


Paris le 15 septembre 2007,

Lettre ouverte de Maires des Hauts-de-Seine entrés en Résistance contre des méthodes qui leur rappellent Vichy.

Dans la lettre ouverte ci-dessous datée du 13 septembre 2007 et adressée à Hortefeux, Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du codéveloppement [le MIIIN & Cie, le Ministère qui mine la France de l'intérieur],
Plusieurs maires des Hauts-de-Seine dénoncent les méthodes Hortefeux dictées par Nicolas Sarkozy.
Extraits:
" Nous sommes indignés qu'un Ministre enjoigne aux Préfets de menacer les Maires de poursuites judiciaires pour les initiatives prises en faveur de la reconnaissance de chacun.
Cela rappelle trop des méthodes employées en d’'autres temps à l’'égard des Maires et des Préfets.
"

Ces Maires ont décidé de rentrer en Résistance contre un régime non pas de Rupture, mais de "Retour débridé à l'époque des vieux démons qui a bel et bien existé en France ".
Retour "sans complexe" démontré par les récentes rafles d'immigrés, les expulsions locatives de familles démunies, voire handicapées.
Le vote en commission des lois, ce même 13 septembre, de l'amendement discriminatoire et à caractère raciste [selon les mots mêmes du maire UMP Etienne Pinte] sur les tests ADN à l'encontre plus particulièrement des Africains en est encore une preuve flagrante.
Le Ministre explique avoir "pris connaissance d’un amendement accepté en commission. Aucun sujet ne doit être tabou". L'actualité précise chaque jour sa pensée et celle du régime en place "aucun sujet n'est tabou, sauf ..."

On ne résiste pas contre des lois et des pratiques qui n'existent pas,
On résiste contre les lois et pratiques abjectes qui existent,
Il n'y a que les Dictatures qui interdisent et punissent toute résistance à leurs lois et pratiques.
La Résistance, la vraie, est un Devoir; elle ne s'accommode pas des lois et pratiques inhumaines.

Gilbert Léonard

-------- Message original --------
Sujet: RE.D.I.D Lettre ouverte au Ministre de l’Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement
Date: Fri, 14 Sep 2007 17:43:23 +0200 (CEST)
De: DIABATE Sekou <iacd001@yahoo.fr>
Répondre à :: redid_ani@yahoogroupes.fr
Pour :: REDID <redid_ani@yahoogroupes.fr>


 

Lettre ouverte au Ministre de l’'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement
« Nous ne sommes pas à  vos ordres »
Monsieur le Ministre,
Vous rappelez actuellement à l’'ordre les Préfets des départements dont « les résultats doivent être améliorés en termes de reconduites à la frontière ». Certains Préfets ont d'’ores et déjà écrit aux Maires pour les « mettre en garde » contre toutes les initiatives de solidarité avec les sans papiers, comme les parrainages, qu'’ils pourraient soutenir sur le territoire de leur commune.
Nous, Maires de Bagneux, Chaville, Clamart, Clichy-la-Garenne, Gennevilliers, Fontenay-aux-Roses, Nanterre, Malakoff, rappelons que nous menons des actes citoyens pour protéger les habitants qui vivent, travaillent, étudient dans nos communes.
Nous sommes les Maires de tous, quelles que soient la nationalité ou l’origine, et notre rôle est d’aider chacun à trouver sa place au sein de notre société commune : le pays des droits de l'Homme.

Nous sommes indignés qu'un Ministre enjoigne aux Préfets de menacer les Maires de poursuites judiciaires pour les initiatives prises en faveur de la reconnaissance de chacun.
Cela rappelle trop des méthodes employées en d'autres temps à l'égard des Maires et des Préfets.
Votre vision obsessionnelle du chiffre en matière de politique d’immigration est d’autant plus condamnable que ce sont des êtres humains qui sont en jeu, alors même que vous n’éprouvez pas la même exigence vis à vis d’objectifs chiffrés fixés par la loi –pensons à la loi SRU- pour permettre le droit au logement !
Nous appelons tous les élus locaux à réagir avec détermination face à cette tentative de mise au pas et à nous rejoindre dans l'affirmation des libertés et des valeurs démocratiques de notre République.
                                  
Marie Hélène AMIABLE
Maire de Bagneux
Députée des Hauts-de Seine
Jacques BOURGOIN
Maire de Gennevilliers
Conseiller général des Hauts-de-Seine
Pascal BUCHET
Maire de Fontenay-aux-Roses
Conseiller général des Hauts-de-Seine
 
Gilles CATOIRE
Maire de Clichy-la-Garenne
Conseiller général des Hauts-de-Seine
Patrick JARRY
Maire de Nanterre
Philippe KALTENBACH
Maire de Clamart
Conseiller régional d’Ile-de-France
Jean LEVAIN
Maire de Chaville
Conseiller général des Hauts-de-Seine< /o>
Catherine MARGATE
Maire de Malakoff
Conseiller général des Hauts-de-Seine
           
A consulter sur notre site (www.iacd-news.org) à la rubrique « Droit de réponse »
 
Cordialement, Sékou

21:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, france, politique, democratie, liberte, capitalisme, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/01/2007

30/01/2007: TCHÉQUIE - POLOGNE: les envahisseurs ricano-otaniens sont désormais là ...

TCHÉQUIE - POLOGNE: les envahisseurs ricano-otaniens sont désormais là ...

 

En TCHÉQUIE, pays « libéré » du « Communisme » et désormais éclaté, comme l’  Urss et la Yougoslavie, et vendu à l’  Occident capitaliste par ses nouveaux dirigeants, les Ricains veulent installer une base de radars.

 

La même chose en POLOGNE où il est question de 10 bases d’  interception de missiles.

 

Tenez-vous bien : l’  ennemi visé par ces installations, c’ est … la Corée du Nord et l’ Iran, contre qui les impérialistes, après la Serbie, l’ Afghanistan, l’ Irak, le Liban, veulent en découdre tôt ou tard.

 

En TCHÉQUIE, cela fait quand même du pétard parmi une partie de la population qui proteste et réclame un référendum sur la question.

 

A plat ventre derrière un dangereux cinglé, le monde ricano-otano-occidental plonge de plus en plus dans la folie meurtrière, impérialiste et colonialiste. Et le 11 septembre 2001 n’  a rien à voir là-dedans.

 

RoRo

14:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, euro-dictature, imperialisme, colonialisme, courcelles, paix, barbar, guerre, terrorisme, otan, onu, usa, occupations, capitalisme, oppression capitaliste, iran, coree, resistance, solidarite, politique, actualite, histoire, belgique, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/01/2007

SOLIDAIRE n° 4 du mercredi 24 janvier 2007

n°4 - 24/01/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Les fausses solutions
Herwig Lerouge

Nouvelles des entreprises
Accord interprofessionnel (AIP) • Le meilleur accord depuis des années ?
Jef Bruynseels

Une sidérurgie à chaud liégeoise est-elle viable ?
Raoul Hedebouw

En bref

Grève aux AMP • Automatiser? OK, mais pas sur notre dos
Riet Dhont

Arjo Wiggins - Nivelles • Les travailleurs obligent la direction à se mouiller
Alice Bernard

Ford-Genk • Petit avant-goût de la nouvelle loi sur la flexibilité extrême
Michel Vanduffel

Tessenderlo Chemie • D’une restructuration à l’autre
Free Van Doorslaer

Tate & Lyle, Alost   • On en fait aujourd’hui deux fois plus qu’il y a quatre ans
Romain Dierickx

BASF Anvers • Le patron viré !
Raf Vandecasteele

Santé
La Louvière • Les comptes de Médecine pour le peuple bloqués ?
Marco Van Hees

Belgique
Portrait • François Houtart : prêtre, professeur et marxiste
Jean Pestieau

Vignette autoroutière • Les Hollandais vont-ils déserter les autoroutes belges?
Alice Bernard

Environnement • Je roule à l’huile de friture...
Benjamin Pestieau

Pub à l’école • Le compte est bon… pour la banque
Pierre Charles

Energie • Electrabel et consorts augmentent leurs tarifs de nuit
Thomas Blommaert

Jean-Pierre paye 50 % de taxes, son patron 5 %
Marco Van Hees

International
Irak • La «nouvelle» stratégie de Bush
Pol De Vos

En bref

Bolivie • Paysans contre «provinces autonomes»
André Crespin

Equateur • Rafael Correa confirme son programme social
Bert De Belder

Liban • Les communistes contre les privatisations
Danny Claes

Régions
Deurne • «Je jure fidélité à ce stéthoscope social»
Free Van Doorslaer

Charleroi • Des tentes pour dire que le logement est un droit
Myriam de Ly

Anvers • Le conseil communal instaure l’interdiction du foulard
Koen Calliauw

Ça s'est passé près de chez vous

Dossier
Transferts Flandre Wallonie : Mythes et réalités
Herwig Lerouge

Cartoons
Cartoon • Vignette autoroutière
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
L’invasion des poux

Presse et lettres
Lettres

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22/01/2007: Bosnie: La trahison comme prix de l’intégration à l’Europe

De : Collectif guantanamo [mailto:collectifguantanamo@yahoo.fr]

Objet : Bosnie : La trahison comme prix de l'intégration à l'Europe

 

Bosnie

La trahison comme prix de l’intégration à l’Europe

Par le Collectif guantanamo, France, 26 janvier 2007

Imaginez que la République espagnole, au lieu d’être écrasée, aurait triomphé et battu les forces  rebelles du général Franco en 1938. Imaginez que la plupart des 50 000 combattants des Brigades internationales, en premier lieu les communistes allemands, tchèques, slovaques, polonais, autrichiens et italiens auraient préféré rester dans l’Espagne républicaine pour éviter se retrouver dans les prisons de leurs pays soumis à dictatures ou occupés. Imaginez que, dix ans plus tard, le gouvernement de Madrid, dirigé par des hommes ayant combattu eux-mêmes durant la guerre civile, aurait décidé de retirer la citoyenneté espagnole accordée dix ans plus tôt aux brigadistes et de les renvoyer dans leurs pays, toujours sous la botte fasciste.

Eh bien, ce scénario invraisemblable est en train de se réaliser en Bosnie-Herzégovine. Il suffit de remplacer République espagnole par République de Bosnie-Herzégovine et « brigadistes » par « combattants musulmans ».

Environ 1 500 volontaires musulmans venus du monde entier ont combattu dans les rangs de l’armée bosniaque durant la guerre qui a ensanglanté ce pays de 1991 à 1995. La plupart d’entre eux sont restés dans le pays et ont acquis la citoyenneté bosniaque, soit en reconnaissance de leurs bons et loyaux services dans la défense de la Bosnie agressée soit par mariage avec une femme bosniaque.

Or voici que, depuis quelques mois, le gouvernement bosniaque a constitué une commission chargée de réexaminer le dossier de ces anciens combattants et de leur retirer leur nationalité. 330 hommes ont déjà été frappés par cette mesure, 500 autres sont en attente de passer devant la commission. Une fois privés de leur nationalité bosniaque, les intéressés disposent de deux mois pour trouver un pays d’accueil. Et la plupart d’entre eux n’en trouvent évidemment pas. Quel pays, cinq ans après le 11 septembre, serait-il disposé à accueillir des combattants de la liberté désormais étiquetés « terroristes jihadistes » ?

Quelle mouche a donc piqué le gouvernement bosniaque ? Cette mouche s’appelle l’intégration à l’Europe. L’expulsion des combattants musulmans est une des conditions posées à la Bosnie par l’Union européenne et par l’OTAN pour son adhésion à ces deux structures. Et, fidèle au proverbe ottoman « baise la main que tu ne peux mordre », le gouvernement bosniaque s’exécute. Le nouveau Premier ministre, le Serbe de Bosnie Nikola Spiric ne fera que continuer sur la voie tracée par son prédécesseur, le Musulman Adnan Terzić, lui-même ancien combattant de la guerre de Bosnie. « L’année qui est devant nous sera celle des grands défis, dont le plus important est d’intensifier nos efforts pour adhérer à l’Union européenne et à l’OTAN », vient de déclarer Spiric. Et les choses sont en bonne voie, puisque la Bosnie vient de signer l’accord qui l’intègre au « Partenariat pour la Paix », première étape pour une adhésion à l’OTAN. Et elle s’apprête à signer cette année l’Accord de stabilisation et d’association avec l’Union européenne.

Le retrait de leur nationalité et l’obligation de quitter la Bosnie est une véritable tragédie pour les anciens combattants de liberté bosniaque. Où aller ? L’un d’eux, le Tunisien Mounir Silini, a été arrêté à Paris il y a quelques semaines alors qu’il tentait de rejoindre la Grande-Bretagne. Menacé d’expulsion vers la Tunisie, il a finalement pu être relâché et déposer une demande d’asile en France. Deux Algériens, Noureddine Gaci et Omar Frendi, ont été arrêtés par la police italienne à Parme le 18 janvier, en possession de faux papiers. Leur arrestation s’inscrit dans une opération lancée par la police italienne à l’échelle nationale sous le nom de code « Retour 2 », destinée à identifier et arrêter les ex-combattants musulmans fuyant la Bosnie et tentant leur chance sur le territoire italien.

Ce n’est pas la première fois que les Bosniaques trahissent leurs frères d’armes. Ils ont déjà livré à la CIA six Bosniaques d’origine algérienne qui sont toujours détenus à Guantanamo, après avoir été acquittés par la justice bosniaque de l’accusation d’avoir préparé un attentat (imaginaire) contre l’ambassade US à Sarajevo.

Un procès récent à Sarajevo a contribué à entretenir la paranoïa antiterroriste. Mirsad Bektasevic, une jeune Suédois né en Serbie, âgé de 19 ans, Abdulkadir Cesur, un jeune Turc né au Danemark de 21 ans et Bajro Ikanovic, un Bosniaque de 29 ans, ont été condamnés respectivement à 15 ans et 4 mois , 13 ans et 4 mois et 8 ans de prison pour avoir préparé des attentats à l’explosif contre des cibles non-préciséees.

Les ex-combattants musulmans, dont un certain nombre de Maghrébins, qui sont presque tous âgés de 40 ans et plus, n’ont évidemment rien à voir avec ce genre d’affaires. Ils s’étaient tous refait une vie civile et familiale pacifique. Ce n’est pas l’avis de Bruxelles, Berlin, Londres, Rome et Paris ni bien sûr de Washington.

Il serait temps que les défenseurs des droits de l’homme et du citoyen et les parlementaires européens s’alarment de ce scandale. Sinon, des centaines d’hommes se retrouveront à terme dans des prisons tunisiennes, algériennes, marocaines, saoudiennes, égyptiennes, syriennes, pakistanaises ou russes, qui ne sont que des îles de l’archipel du nouveau goulag de l’Empire dont le centre est à Guantanamo.
Source : http://chroniquedeguantanamo.blogspot.com/2007/01/bosnie-...

28/01/2007

26/01/2007: L’armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie

De : melusine [mailto:melusine@nerim.net]
Envoyé : vendredi 26 janvier 2007 21:02
À : sortir de l europe
Objet : Fw: L'armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie RESEAU VOLTAIRE

 

 

Subject: L'armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie RESEAU VOLTAIRE

 

L’armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie


Le 7 et le 22 janvier 2007, les États-Unis ont lancé des raids aériens contre la Somalie. Ces opérations militaires visaient à appuyer les forces éthiopiennes et ont permi de renverser le gouvernement mis en place par les « Tribunaux islamiques ».

Un nouveau gouvernement a immédiatement été installé. Hussein Aïdid a été nommé ministre de l’Intérieur. Il est le fils de l’ancien général Farah Aïdid et l’un des dirigeants du parti « Congrès de la Somalie unifiée » soutenu par l’Ethiopie et les États-Unis.

Dans son édition du 24 janvier 2004, le quotidien arabophone en ligne Arabtimes révèkle qu’Hussein Aïdid fut engagé volontaire dans les forces états-uniennes. Il servit comme marine lors de la première Guerre du Golfe et obtint la carte verte (autorisation permanente de séjour aux USA), puis la nationalité états-unienne.

 

19:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afrique, crimes, capitalisme, courcelles, cia, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, gangsterisme, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, occupations, politique, petrole, presse, barbarie, romain, racisme, resistance, silence, terrorisme, u | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/01/2007: Les mensonges du journal Le Monde à propos du Vénézuela.

De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 26 janvier 2007 21:20

Objet : Fw: Les mensonges du journal Le Monde à propos du Vénézuela.

 

from :  melusine@nerim.net 

 

 

 

Les mensonges du Monde à propos du Venezuela

 

Thierry Deronne

 

 

Les pieds de Greta Garbo
C´est sous ce titre que l´écrivain Julio Cortazar écrivait au Monde dans les années 80 pour lui reprocher son refus de voir les avancées de la révolution sandiniste au Nicaragua. Dès que la liberté y avait abandonné le champ philosophique et s´était transformée en réalité pour des milliers de paysans sans terre, de coupeurs de bananes, d´enfants promis à la tuberculose, la machine médiatique s´était mise à fabriquer le “totalitarisme sandiniste”. Jouant du piano à quatre mains avec ceux qui finançaient les attaques meurtrières de la “contra”, le Figaro Magazine puis le Monde (sous la plume d´un certain de la Grange) ne s´étaient rien refusé, inventant de soi-disants “charniers sandinistes”, démentis par la suite par Amnesty.

 

La guerre médiatique ne cessa que le jour oú, vaincus électoralement,  les sandinistes remirent le pouvoir à l´opposition. Les éditoriaux applaudirent alors les “grands démocrates” dont ils juraient la veille qu´ils s´éterniseraient au pouvoir en bons “marxistes totalitaires”. Les correspondants firent leur valise. Le Nicaragua disparut du champ médiatique tandis qu´on reprivatisait la santé, reprenait les terres aux paysans et que revenait au galop le cortège de mortalité infantile, de prostitution, d´analphabétisme. Le tiers de la population émigra du pays redevenu “libre”.


Comment ne pas se souvenir des protestations sans réponse de Cortázar au Monde, en voyant ce soir de janvier 2007, le peuple sacrifié revenir sur cette place de Managua oú Daniel Ortega assume la présidence ? A ses côtés, Hugo Chávez interroge la foule :  “Imaginez un instant ce que serait ce pays aujourd´hui, sa santé, son éducation, si on n´avait détruit sa révolution ?”. Les 32 centrales électriques que le Vénézuéla envoie immédiatement au Nicaragua produiront 60 megawatts, mettant fin au cauchemar quotidien des coupures de courant. Des tracteurs suivent déjà, comme ceux envoyés en Bolivie. Le correspondant du Monde, un certain Nicolas Bourcier, est soulagé : “Un feu d´artifices conclut la cérémonie. Ortega s´en va. Pas une fois, il n´a prononcé le mot “révolution” (12.01.2007). Ortega a bien prononcé le mot, évoquant le boom de l´analphabétisme sous l´ère néo-libérale.


Depuis huit ans, Garbo est vénézuélienne mais le Monde refuse toujours de lever les yeux. La technique est immuable. Minimiser les réformes sociales, les politiques Sud-Sud et la démocratie participative pourtant sans précédent. Occulter les idées et l´engagement des millions de citoyen(ne)s qui en bénéficient. Marteler que Chávez surfe sur le pétrole, qu´il n´a donc aucun mérite. Et que si ce “national-populiste” n´est pas encore dictateur, c´est qu´il le deviendra.


Décembre 2006. En pleine liesse populaire, Hugo Chávez repart pour un nouveau mandat, réélu avec 62,8 % des votes et un taux record de participation. Avec une dizaine d´élections en huit ans validées par les observateurs, Chávez “injecte une forte dose de vitamines démocratiques á l´Amérique Latine” dit l´écrivain Eduardo Galeano. Au moment oú le gouvernement français veut privatiser le gaz et l´électricité, exposant sa population à payer plus, Hugo Chávez, plus démocrate et visionnaire, respecte ses promesses. Il ordonne la nationalisation de la compagnie d´électricité et de celle du téléphone, la récupération de toutes les industries-clefs privatisées par les gouvernements précédents, le renforcement du contrôle de l´État sur l´industrie pétrolière et sur la Banque Centrale en vue d´accélérer le développement du pays, la démocratisation accélérée de l´État par l´octroi de nouveaux pouvoirs aux Conseils communaux et la convocation d´une assemblée constituante.


“Vous avez aimé Castro ? vous aimerez Chávez” répond le Monde (19.12.2006), qui traite le  président vénézuélien de “n´importe-quoi-iste” et de “caricature du populisme”. Aux envoyés spéciaux de donner un semblant de “couleur locale” à cette ligne. La liste de leurs mensonges est longue. La palme revient à un certain Paulo A. Paranagua, ex-membre d´un groupe armé qui admirait Cuba dans les années 70, et qui a retourné sa veste depuis. En l´embauchant, Edwy Plenel s´est sans doute rappelé qu´un nouveau converti est toujours plus fanatique qu´un original de droite. Mais sa rage ne s´explique pas seulement par l´expiation d´un passé gauchiste. L´image des avant-gardes armées prend un coup de vieux à l´heure oú les peuples construisent eux-mêmes, à travers des assemblées constituantes, le socialisme du XXIème siècle. Paranagua punit ces peuples trop intelligents à coup d´épithètes. Evo Morales et ses indiens ? “Incultes et illettrés”. Les vénézuéliens ? “Des buveurs de whisky, fascinés par les États-Unis”. En janvier 2005 il annonce l ´annulation d´un sommet entre Evo Morales et Hugo Chávez, à la suite de “tensions” entre les deux gouvernements. C´est faux. Le sommet se tient quelques jours plus tard à Caracas, jetant les bases d´une coopération qui n´a cessé de croître dans tous les secteurs.


Le 09.01.2007, dans “les raisons de la popularité de Chávez” le Monde attaque la victoire “apparemment” démocratique du président. Un peuple qui vote contre le néolibéralisme, ça n´existe pas, ni en France ni au Vénézuéla. Chávez se maintient au pouvoir par une force magique, au-delà des urnes. En 2004 déjà Sylvie Kauffman découvrait que “Hugo Chávez est doué d´un instinct de survie exceptionnel” et qu´il “est passé maître dans l´art de manoeuvrer”. Cette fois, le Monde reprend les thèses de Alfredo Ramos Jimenez et de Carlos Romero, cautions universitaires et ultra-conservatrices de la droite vénézuélienne :
 
l“Le nombre de spots télévisés et de pages de publicité” en faveur de Chávez. Le Monde ne dit pas qu´au Vénézuéla, 95 % des chaînes de télé, radio et presse écrite, sont aux mains de l´opposition et des transnationales. Beaucoup de ces médias ont été impliqués dans le coup d´État sanglant de 2002. Cette “dictature médiatique” rend d´autant plus remarquable la victoire de Chávez.
 
l“Revêtir la chemise rouge et participer aux mobilisations”chavistes” est une obligation à laquelle on ne saurait se soustraire, sous peine de perdre l´emploi ou l´aide publique” ; De plus, il y a “1,3 millions de votants dont l´adresse ne figurerait pas sur les listes”. Le Monde ne dit pas qu´au Vénézuéla le vote est secret, ni que cette campagne quotidienne des chaines commerciales de l´opposition sur le thème de la “cubanisation” ou de la “fraude” a fait sourire les observateurs et experts électoraux du monde entier. L´Organisation des États Américains, l´Union Européenne, l´Asociación de Juristas Latinoamericanos et le Centre Carter, ont qualifié le processus électoral de décembre 2006 de “transparent, équitable et démocratique”.
 
l“2 millions d´électeurs naturalisés – essentiellement des colombiens”. La république bolivariennne a, ces dernières années, réglé une vieille dette d
émocratique en régularisant les étrangers qui prouvent légalement qu´ils vivent et travaillent depuis dix ans au Vénézuéla. Passer de la clandestinité à la citoyenneté, c´est pouvoir ouvrir un compte bancaire, signer un contrat, louer une maison, inscrire ses enfants a l´école, et voter. Le Monde suggère-t-il de rétablir le suffrage censitaire pour sauver la démocratie ?
 
Le Monde attaque ensuite la politique du gouvernement bolivarien :
l“les missions éducatives sont des palliatifs qui ne modifient pas une éducation nationale défaillante”. C´est faux. Grâce à la Misión Robinson, le Vénézuéla a été déclaré par l´UNESCO territoire libre de l´analphabétisme en novembre 2005. Le gouvernement a supprimé le paiement de droits d´inscription dans les écoles publiques, construit 650 nouvelles écoles et pris en charge 10.000 de plus. Il a créé l´Université Bolivarienne qui accueille les secteurs populaires exclus jusqu´ici des études supérieures, oú 400.000 jeunes étudient grâce à la Misión Sucre. Record historique, 12 millions de vénézuéliens, près de la moitié de la population totale, étudient.
 
l“Quant au logement décent auquel aspirent des millions de vénézuéliens, le gouvernement a échoué à lancer un programme de construction digne de ce nom”. C´est faux. En 2006 le gouvernement a investi 6,6 milliards de bolivars, construit 13.068 logements nouveaux et veut en construire deux cent mille en 2007. La baisse du taux d´intérêt hypothécaire, passé de 35 % avant 1998 à 5 % actuellement, a permis l´accès au logement à plus de 73.000 familles.
 
l“l´absence de plan de développement susceptible de créer des emplois en nombre suffisant pour faire baisser le chômage, déguisé par le truquage des statistiques et par l´économie informelle”. C´est faux. La première année, Chávez trouve un chômage à 15,3 %. En 2002-2003, le coup d´État et le sabotage économique font exploser ce taux à 19,2 %. En quatre ans, grâce aux mesures gouvernementales, le chômage a perdu 10 points, tombant à  9, 6 %.
 
l“Le gouvernement “arrose” tous azimuts, que ce soit par les programmes sociaux, la corruption, le crédit bon marché ou les cadeaux faits aux banques.” C´est faux. Loin d´acheter la “paix sociale” comme le faisaient les gouvernements antérieurs, le gouvernement Chávez assortit les crédits, les missions (Vuelvan Caras, Madres del Barrio, etc..) de formations et de mécanismes de soutien par lesquels les bénéficiaires peuvent créer des activités socio-productives.
 
lLe 11.12.2006 le Monde affirme que “Chávez n´a pas réussi à faire baisser la pauvreté”. C´est faux. En sept ans de révolution, le nombre de foyers pauvres a baissé de 49.000 à 33.900 . A quoi il faut ajouter l´accès gratuit aux soins, à l´éducation, au logement. Le salaire minimum est passé de 36 dollars en 1996 à 238 dollars en 2006, soit une augmentation de 560 %. Sous les gouvernements antérieurs l´augmentation ne dépassait jamais l´inflation, ce qui la rendait fictive.
 
Dans “Au Vénézuéla, viva la corrupción !” (01.01.2007) le Monde va plus loin et affirme sans preuve que le président Chávez “a l´habitude de voyager à l´étranger avec des valises de pétrodollars”. Puis il part du fait que l´orientation du FONDEN, Fonds de Développement National se trouve constitutionnellement sous l´autorité du chef de l´État pour en faire “une grosse tirelire dont l´usage dépend exclusivement du président de la République et du ministre des finances”, “sans règles connues ni obligation de publier ses entrées et ses dépenses.”. C´est faux. Les réserves internationales, en augmentation constante grâce aux cours du pétrole, n´appartiennent pas à la Banque Centrale mais à la République, laquelle consacre enfin les excédents (au-delà d´un plafond de 29,9 milliards de dollars) à de multiples programmes sociaux en faveur de millions de vénézuéliens. Ce samedi 13 janvier, comme chaque année, le président Chávez a présenté à l´Assemblée Nationale le bilan de la gest! ion 2006, rendant compte de la dépense publique. Cet épais document, accessible par tous, détaille les projets financés par le FONDEN.
Evidemment, dans un libre marché en pleine croissance et compte tenu de la culture héritée des régimes antérieurs, la corruption a fait des progrès. Tout le monde, à commencer par le président Chávez, le souligne. Mais le Monde veut convaincre le lecteur que “la corruption découle de la facon de gouverner de Chávez”. En oubliant de dire que contrairement à l´époque de Carlos Andres Perez (social-démocrate populiste), le gouvernement n´est plus nommé par l´entreprise privée. Le 9 janvier 2007 (quelques jours avant que Rafael Correa, nouveau président de l´Equateur, prenne une mesure semblable) le président Chávez annonce la réduction des salaires excessifs des fonctionnaires. Il dénonce devant les députés ceux qui gagnent entre 7 et 30 millons par mois, en plus des frais généraux et autres pensions multimillonnaires, et l´époque oú “les ministres, les gouverneurs qui achevaient leur mandat sans s´être offert une villa, étaient vus comme des idiots alors que les corrompus étai! ent reconnus comme des êtres intelligents”. Tirant les enseignements de nombreux témoignages reccueillis au cours de la campagne électorale, il ordonne aux ministres de passer trois jours par semaine à labourer le pays, pour dresser avec la population des rapports circonstanciés sur tout ce qui ne va pas dans les politiques publiques. A la différence de la France ou du Brésil, le Vénézuéla s´attaque à la corruption à travers une arme redoutable : la démocratie participative. Conscient qu´il ne peut mettre “un policier derrière chaque fonctionnaire”, le gouvernement a fait adopter en 2005 la loi des Conseils Communaux qui dote les communautés du pouvoir de contrôler l´usage des fonds publics. 18.238 de ces conseils se sont déjà formés, soit  des centaines de milliers de citoyens exerçant le “contrôle social” sur l´éxécution des politiques publiques (éducation, infrastructures, logement, santé, agriculture, transport). En 2007 cinq milliards de dollars seront transférés et adm! inistrés par les conseils communaux dont le pouvoir sera renforcé par de nouvelles lois.
 
Si le Monde avait enquêté sur le terrain, il aurait remarqué de nombreux commerces fermés pendant un ou deux jours, et lu sur leur vitrine, les avis du SENIAT (fisc national) informant les badauds des fraudes commises et du manque à gagner pour les politiques d´éducation, de santé, et pour la sécurite sociale. Alors que sous les gouvernements antérieurs, la corruption annulait une grande part de la rentrée d´ impôts, l´opération “evasión cero” (fraude zéro) a permis de récupérer pour le budget de l´État la somme de 52,2 milliards de bolivars.
 
En recyclant le cliché colonialiste du “viva la corrupción !”, le Monde conduit ses lecteurs à une grave inintelligence de ce qui se passe aujourd´hui au Vénézuéla, en Bolivie ou en Equateur. Simon Bolivar et Simon Rodriguez, dont se réclament aujourd´hui Evo Morales, Rafael Correa et Hugo Chávez, disaient leur refus de copier les “républiquettes” européennes. Sans pelotons d´éxécution mais par la force pacifique du nombre, les assemblées constituantes refondent des républiques plus aptes à résoudre les problèmes de corruption qu´une Europe dominée par les forces du marché.
 
Le 08.01.2007, le Monde laisse entendre que le Vénézuéla s´achemine vers la création d´un “parti unique” et que “Chávez impose a ses partisans et au gouvernement une centralisation accrue”. C´est faux. Le débat, qui commence à peine, sur le parti “unido” - c´est-à-dire uni et non pas “unique” -  répond au besoin de créer un grand parti de gauche (sur le modèle du PT brésilien original). C´est le même défi qu´affronte Rafael Correa, qui vient d´assumer la présidence de l´Equateur après sa victoire surprise contre les partis traditionnels, celui d´unifier un mouvement politique cohérent, solide, autour de sa révolution citoyenne et de réunifier le mouvement indigène face à des partis qu´il considère comme de “véritables mafias liées à des intérêts privés ou familiaux”. Au Vénézuéla, il s´agit de dépasser l´électoralisme qui marquait le MVR, structure hétéroclite créée lors de la première campagne de Chávez face aux machines à frauder du bipartisme rivé au pouvoir – Acción Demo! cràtica (social-démocrate) et Copei (démocrate-chrétien). Chávez propose que ce nouveau parti de gauche, qui s´insèrera parmi une quarantaine de partis de droite et de gauche, élise ses dirigeants démocratiquement, par le vote de la base, et non par cooptation au sommet.
Paranagua cite le sociologue Edgardo Lander de l´Université Centrale du Vénézuéla, pour qui “l´identité entre l´État et un parti ne conduit pas à la démocratie”. Contacté par nous, Edgardo Lander s´amuse de cette manipulation : “jamais Paranagua ne m´a contacté. Mon opinion se résume à :  il faut poursuivre le débat.”
 
Le 02.01.2007, le Monde affirme que “Hugo Chávez veut mettre au pas une télévision “putchiste”. C´est faux. Le spectre des ondes hertziennes, qui n´est pas illimité, est un patrimoine public comme l´air, l´eau, la terre. Il n´appartient à nul entrepreneur privé mais à tous les vénézuéliens. La concession octroyée il y a vingt ans par l´État à l´entreprise commerciale RCTV, arrive à son terme en mai 2007. Or RCTV n´a cessé d´attenter contre les institutions démocratiques en incitant à la haine, à la violence, en participant activement à la préparation et à la réalisation du coup d´État sanglant d´extreme-droite du 12 avril 2002 contre le président Chávez (voir le documentaire de Kim Bartley, la Révolution ne sera pas télévisée). Tandis que le dictateur Carmona dissout toutes les institutions démocratiques et fait réprimer les partisans de Chávez, le directeur de RCTV, Marcel Granier, accourt au palais pour le féliciter et, de là, impose le black-out de la chaîne sur la résist! ance populaire. Certains journalistes démissionnent, comme Andrés Izarra, directeur de l´information. Lorsque la population chasse finalement les putschistes, le 13 avril, elle encercle le siège de RCTV, protestant contre la censure. En 1989 déjà, occultant les 3000 morts que l´armée vient de massacrer sur ordre de Carlos Andrés Pérez, la chaîne appelle les vénézuéliens à rentrer chez eux puisque “la paix est revenue”. En décembre 2002, RCTV appelle de nouveau à renverser le président Chávez, et se fait porte-parole quotidienne des militaires putschistes de la Plaza Francia puis des organisateurs du putsch pétrolier (remake de la grève des camionneurs contre Salvador Allende). De nombreuses voix avaient alors réclamé la fermeture d´un média contre lequel n´importe quel autre gouvernement aurait pris immédiatement des mesures. Celui du Vénézuéla a préféré attendre l´expiration légale de la concession.
Il ne s´agit donc ni de fermer RCTV, ni de l´exproprier : l´entreprise pourra continuer à émettre par cable et par satellite. Il s´agit de démocratiser la fréquence qu´elle a occupée durant le laps de la concession, en l´octroyant à une coopérative mixte de travailleurs dont les droits ont toujours été bafoués par le patron de RCTV, d´enseignants qui ont analysé les effets pervers de la violence transmise par RCTV, de journalistes que la chaîne a forcés à se transformer en vendeurs de portables ou de crêmes faciales, de producteurs indépendants exploités dans sa maquila des telenovelas, et d´organisations citoyennes ou de médias associatifs jusqu´ici exclus par racisme ou par mépris social. Des ambassadeurs africains avait protesté par écrit auprès de RCTV en mars 2004, lorsque la chaîne avait traité plusieurs chefs d´État noirs, reçus par Chávez, de “singes”.
“Atteinte au pluralisme éditorial !” proteste RSF, cité par Marie Delcas. Quel pluralisme ? Celui du quasi monopole privé de la communication ? Dans le cas de RCTV, quoi de plus démocratique que de permettre à un collectif pluraliste de créateurs d´en faire autre chose qu´une machine à organiser des coups d´État ? S´il s´agit vraiment de défendre le “pluralisme éditorial” ou la “liberté d´expression”, pourquoi le Monde ou RSF n´ont-ils pas protesté lors de la répression des médias communautaires ou de la fermeture, réelle celle-là, de l´unique chaîne publique par les putschistes de 2002 ? Pourquoi restent-ils muets sur la complicité de médias privés dans les violations des Droits de l´Homme, lorsqu´ils traitent d´”envahisseurs” ou de “guérilleros” les paysans assassinés lorsqu´ils réclament une terre pour la travailler ? Pourquoi n´enquêtent-ils pas sur le mouvement profond de démocratisation de l´information, dont le Vénézuéla est pour l´heure le seul exemple au monde ? Une! loi pensée, mûrie avec les médias associatifs permet en effet aux organisations citoyennes d´accéder au spectre radio-électrique, le seul frein à cette démocratisation restant le quasi monopole privé des fréquences. Déjà près de deux cents radios et télés associatives (réprimées sous les gouvernements antérieurs) ont été légalisées, deux cents autres sont en voie de l´être. Sans que leur parole ne soit contrôlée par le gouvernement. Cette explosion de liberté s´accompagne de la reconstruction du service public de la télévision avec TeleSur ou Vive TV. Celle-ci transmet de nombreux programmes participatifs réalisés par les organisations populaires ainsi que des productions indépendantes, des documentaires sociaux d´Amerique Latine et du monde entier. Ce nouveau mode de production d´une information “socialement utile”, qui transforme les codes de la communication marchande, amorce la praxis de quarante ans de théorie critique de la communication.
En ce qui concerne RSF, le Monde ne dit pas que la première correspondante de RSF au Vénézuéla, Maria Sol Pérez Schael, membre de l´opposition, confiait au journal El Universal que son coeur vibrait à la vue des militaires putschistes. Ni que dans sa revue “Médias”, le directeur de RSF Robert Ménard, écrivait : “Les alters ont toutes les indulgences pour l´ex-putchiste Hugo Chávez, ce caudillo d´opérette qui ruine son pays mais se contente – pour l´instant ? - de discours à la Castro sans trop de conséquences réelles pour les libertés de ses concitoyens”... Ni que la journaliste Naomi Klein a reproché à RSF de confondre liberté d´expression et liberté d´entreprise alors que la plus grande menace sur la liberté d´expression ne vient plus des États mais du monopole privé de la communication.
C´est une vielle ruse de l´Histoire que de voir des entreprises privées de communication s´autoproclamer “médias d´information”. Cela leur permet d´en appeler à la “liberté d´expression” quand leurs intérêtss sont menacés. RSF n´existait pas encore quand Armand Mattelard analysant l´alliance de la SIP (société de propriétaires de médias) et des grands médias chiliens dans le coup d´État contre Allende, écrivait : “L´enquête judiciaire sur l´administration du journal El Mercurio, accusé d´irrégularités fiscales, a servi de prétexte pour dénoncer de soi-disant mesures coercitives contre “la presse libre”. Le message émis par la presse de la bourgeoisie chilienne revient à sa source, renforcé par l´autorité que lui confère le fait d´avoir été reproduit à l´étranger. Nous sommes en présence d´une SIP tautologique. Sa campagne n´est qu´un immense serpent qui se mord la queue.”
 
Conclusion à l´heure des chacals
 
Une des sources écartées par le Monde, et qui caractérise pourtant le processus vénézuélien, est la critique populaire à tous les échelons. Dans les conseils communaux, dans les médias associatifs, dans les manifestations et les assemblées citoyennes, cette critique sans baillon fait bouger les choses. Lorsqu´on demande aux vénézuéliens ce qu´ils pensent de la révolution, surgit un flot de reproches amers sur la corruption, la bureaucratie, les promesses non tenues. Mais lorsqu´on leur demande pour qui ou pour quoi ils votent, la réponse majoritaire est : pour que continue le processus. C´est que contrairement au système antérieur, l´actuel permet de transformer la critique en changements concrets. Ce qui explique le score croissant d´un président, après huit ans de gouvernement, là oú on attendrait l´usure. Si les peuples font eux-mêmes la critique, s´ils connaissent mieux que quiconque leurs problèmes et les possibles solutions, pourquoi ne pas les écouter ?
 
La critique du Monde est d´une tout autre nature. C´est du point de vue d´une minorité infime que le Monde attaque le fait que les réserves d´une banque centrale puissent servir le développement national, ou occulte les progrès de la souveraineté alimentaire à travers la réforme agraire, ou les nombreux bienfaits sociaux de l´intégration du Sud, à travers l´OPEP – que rejoindra sous peu l´Equateur, ou la création d`une Banque du Sud. Mais à mesure que cette politique se propage en Bolivie et en Equateur, le Monde se retrouve dans une position difficile. Sans doute, à force de mépriser le peuple et de se coupler aux mouvements de la Bourse, est-il tombé dans le même piège que les médias privés vénézuéliens : croire que le peuple n´existe pas et que l´Histoire est finie.


En France la critique des médias sème dans un  terrain encore inégal, les idées qui permettront un jour de démocratiser l´information. Ce n´est pas une “éthique” retrouvée par miracle qui rendrait le Monde, Libération ou TF1 plus “objectifs”. Mais comme le proposait le Conseil National de la Résistance en 1944, l´appropriation citoyenne de l´information.
 
* Licencié en Communications Sociales, IHECS, Bruxelles. Cofondateur des télévisions associatives Teletambores et Camunare Rojo TV. Actuel vice-président de la télévision publique Vive, Venezuela.
http://www.vive-fr.org/blog
 
Thierry Deronne
Vicepresidencia de Producción
BLOG : http://www.vive-fr.org/blog/ 

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23/01/2007

22/01/2007: L' Euro-dictature capitaliste, la Serbie et le reste ...

L' Euro-dictature capitaliste, la Serbie et le reste ...

 

 

L’  Euro-dictature vient d’  avaler la Bulgarie et la Roumanie qui perdent ainsi, à leur tour, leur indépendance et leur souveraineté nationales, en s’  intégrant dans le grand machin capitaliste de 500 millions d’ habitants et d’ où elles auront difficile d’  en sortir un jour lorsque les peuples déçus en auront assez.

 

L’  Euro-dictature n’  intègre pas et ne sert pas les peuples, elles les dissout.

 

Elle vise toujours le Belarus, l’  Ukraine, la Turquie et maintenant la Moldavie et … la Serbie qu’  elle a agressée en 1999… avec l’  aide des alliés ricains et de Solana.

Ca ne va cependant pas tout seul : les nationalistes viennent de remporter les élections serbes, que les deux partis « démocratiques » à la sauce et à la solde des ricano-otano-occidentaux veulent éjecter du pouvoir.

Attendons donc la suite et la relance de la fameuse Constitution capitaliste que la chancelière allemande veut relancer …

RoRo

21:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, terrorisme, actualite, belgique, capitalisme, courcelles, romain, liberte, europe, guerre, usa, grande-bretagne, presse, silence, resistance, social, syndicats, pol, euro-dictature, oppression capitaliste, imperialisme, politique, onu, occupations | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/01/2007: Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : samedi 20 janvier 2007 18:04

Objet : Tsahal ou le mythe de «l'armée la plus morale du monde»

 


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----- Original Message ----- 

From: sc

Sent: Saturday, January 20, 2007 7:38 AM



Tsahal ou le mythe de « l’armée la plus morale du monde »

Silvia Cattori

19 janvier 2007

 

En Israël les gens sont généralement très fiers de leur armée. Les autorités israéliennes se sont toujours attachées à la présenter comme quelque chose de pur, de noble, d’unique. Et d’aller répéter que c’est « l’armée la plus morale du monde ».

 

Tsahal (Force de défense israélienne) n’est pas une armée de défense, comme son nom l’indique, mais une armée offensive, xénophobe, responsable de la plus vaste épuration ethnique et de la plus longue occupation militaire du monde moderne.

 

Créée en mai 1948, avec la participation des organisations terroristes Haganah, Lehi, Irgoun, Tsahal est une armée offensive au service de l’idéologie raciste du Grand Israël. Ses premiers faits d’armes et de sauvagerie ont été de planifier et d’exécuter les massacres ainsi que la destruction des villes et villages qui devaient pousser les Palestiniens à l’exode et aboutir à leur déportation pour édifier, en lieu et place, un État réservé « exclusivement aux juifs ». Cette purification ethnique, qui a vidé la Palestine des trois quarts de sa population autochtone et l’a rayée de la carte, est cyniquement qualifiée de guerre d’indépendance par les Israéliens. Une guerre coloniale, et une épuration ethnique, qui n’ont jamais cessé.

 

C’est cette terreur organisée -institutionnalisée par des centaines de lois racistes et de mesures d’apartheid dites de « séparation »- qui réglemente tout le quotidien des Palestiniens de façon à les maintenir sous la domination et sous le contrôle total de l’armée israélienne, qui a permis à Israël d’imposer sa « suprématie juive »

 

L’armée israélienne a le droit de tout faire. Se servir d’un arsenal militaire, conçu pour affronter des armées modernes aguerries, contre des civils complètement démunis, femmes et enfants y compris. « Israël a le droit de se défendre » est le leitmotiv des autorités israéliennes quand les protestations de l’opinion le mettent en question. Le problème est que ce « droit de se défendre » qu’Israël revendique, est à sens unique, exclusif, comme tout ce qui a trait à son projet d’expansion coloniale. Dans les années 80, les soldats de Tsahal visaient les jambes des enfants, en 90 les bras, dès 2000 la poitrine et la tête. « Israël a le droit de se défendre » rétorquent lâchement les « grands » de ce monde quand la vue de ces massacres odieux révulse les citoyens. Autrement dit, l’armée israélienne a le droit de massacrer des peuples en toute impunité. Or, même les enfants peuvent comprendre que, quand Israël envoie des bataillons de soldats et de chars tirer avec des canons de guerre sur des populations mises en situation d’infériorité et dans l’incapacité de riposter, ce n’est pas pour « se défendre », bien évidemment, mais pour avilir, humilier, exterminer, et signifier à ces Arabes qui s’obstinent à rester, malgré la dureté, sur le peu de terre qu’il leur reste, que c’est Israël le maître.

 

En 2006, les soldats israéliens ont ôté la vie à 742 Palestiniens, (dont 145 enfants), en ont blessé 3.735 et enlevés 5.671 autres, dont 360 enfants. 210 Palestiniens ont été tués dans des assassinats ciblés. Durant la même période, les Palestiniens ont ôté la vie à 23 Israéliens et enlevé un soldat, en tout et pour tout.(1)

 

La politique de « défense » de l’État d’Israël est ni plus ni moins du « terrorisme d’État ». Avec ses escadrons de la mort (Forces spéciales) qui débarquent par surprise dans la vie précaire des villageois palestiniens et ne laissent que cadavres et douleurs derrière eux, avec ses agents secrets qui fomentent des attentats terroristes -qu’ils attribuent ensuite aux Arabes-, avec plus de 600.000 soldats et réservistes qui, une fois dans les zones occupées, ne connaissent que le langage du meurtre et de l’humiliation,(Israéliens ou double nationaux d’origine russe, polonaise, moldave, américaine, française, etc) Tsahal n’est donc pas cette entité auréolée de vertus que présentent les journalistes asservis à Israël. Mais une armée exclusive, barbare.

 

Pour ces populations arabes occupées par des forces étrangères, c’est une chose humiliante que de voir ces troufions venus du dehors tourner leurs armes et leur haine contre eux, et de s’entendre dire que la Palestine leur appartient, que « cette terre, c’est Dieu qui la leur a donnée ». Il y a un racisme latent en Israël qui s’exprime du reste ouvertement ; un refus majoritaire de considérer les voisins arabes comme des êtres dignes d’être traités humainement, en égaux.

 

L’idée de se sacrifier pour l’État d’Israël est très ancrée dans l’esprit de ces Israéliens qui ont « grandi dans le berceau du sionisme». Il n’y a pas une famille israélienne qui ne tire bénéfice, directement ou indirectement, de l’occupation militaire. Dès l’âge de 18 ans, les filles et les garçons ont l’obligation d’accomplir 3 ans de service militaire (2 ans pour les femmes), puis un mois par année jusqu’à 50 ans.

 

« Notre armée est pure. Elle ne tue pas des enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et à cause de notre morale il y a peu de victimes » disent les généraux israéliens dans le film Tsahal de Claude Lanzmann. Ainsi, comme on le constate ici, ceux qui en Israël ont les mains couvertes de sang, sont toujours montrés comme des agneaux, et l’opinion internationale est maintenue dans l’ignorance par ces cinéastes, journalistes et écrivains qui, en travestissant la réalité, se rendent complices de leurs crimes de guerre.

 

De quelles « valeurs morales » peut-on se prévaloir quand on envoie des soldats déguisés en Arabes exécuter, sans autre forme de procès, des Palestiniens qui ne sont ni armés ni dans une position de combat, et des avions de guerre bombarder des maisons remplies de femmes et d’enfants ? Ce qui se passe sur le terrain contredit malheureusement ces généraux à qui Claude Lanzmann a donné la parole.

 

Israël viole toutes les lois internationales. Il a légalisé la torture, la prise en otage des familles dont un membre est recherché, les châtiments collectifs, les arrestations et les exécutions extrajudiciaires, les réquisitions de terres, le contrôle de 80 % des ressources arabes en eaux, le bouclage des villes et des villages qui interdisent les déplacements et emprisonnent des millions de Palestiniens. Cette liste n’est pas exhaustive.

 

Le quotidien des Palestiniens a toujours été bouleversé par les assassinats, les dévastations, les enlèvements perpétrés par ces bataillons de soldats qui font irruption à toute heure du jour et de la nuit, envahissent leurs foyers de façon violente, massive, cassent tout, effrayent, humilient les parents en présence de leurs enfants, enlèvent les hommes ; assassinats, dévastations et enlèvements qui n’ont cessé de se multiplier et de redoubler en cruauté depuis 2000. Ce fut durant cette période, fort traumatisante pour les Palestiniens, que l’on a entendu parler de ces Israéliens, appelés « refuzniks », qui refusaient de servir en Palestine. Ce qui fit naître l’espoir que la paix puisse trouver une chance dans ce refus.

 

En juillet 2006, l’armée israélienne envahissait à nouveau le Liban. C’est à ce moment là que nous avons rencontré des anciens soldats connus pour avoir signé le manifeste « Courage de refuser ». En 4 ans, seuls quelques 600 Israéliens l’ont signé. Alors que leur pays était engagé dans une nouvelle guerre inhumaine, déséquilibrée, illégale, qui entraînait la mort de centaines de Libanais, il était étonnant de constater que ces refuzniks dont le refus de servir avait fait rêver des foules de gens au-dehors, étaient favorables à cette guerre horrifiante lancée par Israël. En témoignent les réponses d’Elad, 32 ans, physicien, proche des « Anarchistes contre le mur », (2) que nous avons recueillies alors qu’il attendait de partir, une bourse européenne en poche, au Centre universitaire européen en Hongrie.

 

- Faites-vous toujours partie du mouvement « refuzniks » ?

 

- J’ai signé l’appel “Courage de refuser”, mais je n’en fais plus partie. Leurs membres sont sionistes.

 

- Peut-on être refuznik et sioniste ?

 

- Naturellement ! Que veut dire le terme sioniste pour vous ? Vous pouvez être sioniste et être contre l’occupation. Le sionisme a différentes significations. Pour les Palestiniens, cela veut dire que vous brutalisez leurs terres. Donc, pour eux, tout Israélien qui soutient l’occupation est sioniste, une mauvaise personne. Mais, en Israël, le sionisme signifie quelque chose de bien. Ce terme a une signification positive. Aider une vieille dame à traverser la rue, par exemple, est qualifié comme un geste sioniste. Dans l’opinion, plus généralement parlant, le sionisme signifie qu’Israël doit être un État juif. Bien des gens appartenant au mouvement « Courage de refuser» se définissent comme sionistes. Je ne suis pas sioniste. Je ne pense pas que le concept d’État juif soit un concept juste: je pense qu’il implique le racisme à un niveau très profond.

 

- Que ressentez-vous, en ce moment où votre pays est à nouveau engagé dans une guerre au Liban et où vos frères rasent villes et villages ?

 

- Je pense que le Liban doit décider si c’est un État ou pas. Il y a deux armées au Liban. Une armée qui est démocratique, qui est la plus petite et la moins efficace des deux, et qui n’exerce pas sa souveraineté. Et l’armée du Hezbollah qui est, selon tous les critères, une bonne armée, mais qui ne répond pas au peuple libanais ; qui agit au nom de Nasrallah et répond à la Syrie et à l’Iran. C’est une armée de guerre. Le Hezbollah veut la guerre ; la guerre est un bon business pour le Hezbollah. Je ne pense pas que c’était au peuple libanais de payer le prix. D’un autre côté, j’ai lu qu’Israël a tué des centaines de personnes en peu de jours. C’est horrible et, moralement, il n’y a pas d’excuse à cela. Et stratégiquement cela ne sert aucun objectif. Ils ont juste détruit le Liban. Je pense que c’est ce que le Hezbollah voulait et que c’est une bonne chose pour lui.

 

Ici, nous avons été déconcerté de l’entendre faire sienne la propagande militaire la plus sommaire. Cet homme, que nous avions en face de nous et que nous avions souhaité rencontrer en pensant que sa façon de voir trancherait avec celle de l’État Major israélien, et de ses compatriotes en général, ne se démarquait pas de leurs opinions.

 

- A Bil’in, vous soutenez les Palestiniens que l’armée israélienne combat, et au Liban, vous soutenez l’armée israélienne ? N’est-ce pas contradictoire ?

 

- Oui, c’est comme cela. En fait, si je considère les choses en profondeur, quand je m’oppose à ce que fait l’armée, je le fais dans l’espoir d’avoir une vie meilleure ; je ne le fais pas pour les Palestiniens, mais pour moi-même.

 

- Avez-vous tué des Libanais quand vous étiez au Liban dans les années 90 ?

 

- J’avais 18 ans quand j’ai commencé l’armée. Après une année d’entraînement en Israël, entre 1995 et 1996 je suis allé au Sud Liban et j’en suis revenu à l’âge de 21 ans. J’ai reçu plus de coups que je n’en ai donnés. Des amis ont été tués. C’était comme à la guerre.

 

- Vous vous êtes battu à Cana en 1996. N’avez-vous pas envie d’en parler ?

 

- Oui je me trouvais à Cana lors de l’opération appelée «  Raisins de la colère ». Ce qu’ils ont fait alors était très violent mais moins violent que ce qu’ils font aujourd’hui. L’objectif de cette opération était le même que celui que poursuit l’armée israélienne aujourd’hui : en finir avec le Hezbollah et faire pression sur le gouvernement libanais pour faire taire les armes du Hezbollah.

 

- Votre bataillon a tiré tout en sachant qu’il y avait là des civils non armés ?

 

- Ils ont tirés sur le mortier. La bombe n’a pas été tirée dans le but de tuer des gens. Après une semaine de combat, le Hezbollah a installé ses mortiers près du camp de réfugiés pour tirer contre les positions israéliennes, pensant que l’armée israélienne ne tirerait pas là. Les forces israéliennes ont été touchées par le Hezbollah et elles ont demandé de pouvoir tirer contre cette position. C’est alors qu’une des bombes est tombée sur le camp des réfugiés sous protection des Nations-Unies.

 

- Comment pouvez-vous dire « ils ont tiré sur le mortier » alors qu’il y a eu au moins 130 réfugiés palestiniens tués et des centaines de blessés. Un bain de sang énorme ! C’étaient pourtant des femmes et des enfants et pas des combattants du Hezbollah ?

 

- La cible était le mortier.

 

- Comment peut-on tirer pour faire taire un mortier quand on sait que l’on peut tuer des femmes et des enfants ?

 

-L’objectif était le mortier.

 

Aucune émotion, aucune inflexion dans la voix. Aucune confidence, pensions-nous. Des réponses brèves, désincarnées, apprises par cœur. S’agit-il, pensions-nous, pour tous ces soldats qui ont été envoyés sur le front massacrer des civils, de ne jamais avouer un meurtre, ne jamais assumer le fait que toute opération militaire sur le terrain est une responsabilité collective, ne jamais incriminer ses camarades ?

 

- Vous ne semblez pas condamner cette action ?

 

- Non je ne blâme pas le soldat qui a tiré sur le mortier. Il a reçu une liste de numéros, il les a mis sur l’ordinateur et il a tiré. Je blâme le gouvernement israélien qui ne devait pas entrer au Liban, ni lancer cette opération, et ne devait pas se servir des populations civiles pour obtenir des buts politiques.

 

- C’est à ce moment là que vous avez quitté l’armée ?

 

- Je n’avais plus que quatre mois avant le terme quand j’ai dit que je ne voulais plus continuer.

 

- Et, aujourd’hui, vous êtes d’accord avec votre gouvernement qui massacre des femmes et des enfants ?

 

- En ce temps là, le Hezbollah se battait contre l’occupation de nos troupes. Aujourd’hui c’est différent; ce que fait le Hezbollah n’est pas légitime.

 

- Au moment où nous parlons, l’armée israélienne occupe et bombarde ces mêmes lieux où vous avez combattu. Que ressentez-vous ?

 

- Oui, je connais très bien les lieux où ils se trouvent en ce moment. J’étais là dans le village de Marjaron où il y a eu une grande bataille hier. Et à Benjel où ils sont en train de se battre.

 

- Vous avez signé hier le manifeste « Courage de refuser », et vous semblez être totalement d’accord aujourd’hui avec l’agression du Liban par l’armée israélienne ?

 

- Je ne voudrais pas être envoyé au Liban. Cela dit, la guerre n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé des soldats. Je pense que le Hezbollah voulait la guerre. Leur but est de tuer des civils. Israël n’aurait pas commencé si le Hezbollah n’avait pas kidnappé…

 

- Les informations que nous avons indiquent que les soldats israéliens enlevés par les forces du Hezbollah se trouvaient à l’intérieur du Liban ?

 

- Ce n’est pas ce que je sais. Ce qui est sûr est qu’ils ont été kidnappés en Israël.

 

- Israël a envahi le Liban, rasé des villages pour trois soldats captifs. Cela n’indique-t-il pas qu’Israël avait un plan, qu’il voulait partir en guerre et qu’il a sauté sur l’occasion ?

 

- Bien évidemment qu’Israël a des plans prêts. C’est ce qu’une armée fait. De toute évidence, ce qui se passe va au-delà du kidnapping de deux soldats. La décision d’aller au Liban a été basée sur le fait que, si le Hezbollah fournissait un prétexte, Israël saisirait cette occasion comme élément déclencheur pour changer les règles du jeu au Liban. La dureté de la réaction d’Israël tient à diverses raisons. L’une d’elles est qu’Israël a compris que, s’il intervient au Liban, son action doit être très dure, très efficace. On ne peut pas laisser les choses comme cela, dans une situation où il y a deux armées au Liban. Qui est le souverain ? Le Hezbollah ou le gouvernement libanais ? Par son intervention, Israël signifie au Liban qu’il n’est pas tolérable pour lui de se soumettre à une situation où le Liban n’est pas un Etat souverain. Il y a deux armées au Liban et l’une d’elles fait ce qu’elle veut alors qu’il n’y a plus d’occupation israélienne au Liban.

 

- J’étais récemment au Liban. Israël violait l’espace aérien jour et nuit ; et les  fermes de Sebha sont considérées par les Libanais comme occupées ?

 

- Sebha c’est quelques centaines de kilomètres carrés. Le Hezbollah s’en sert comme prétexte pour continuer de se battre. La guerre est un bon business pour le Hezbollah.

 

- Mais ne croyez-vous pas que la branche armée du Hezbollah qui défend le Liban contre l’agression israélienne mène une lutte de résistance ? N’y a-t-il pas là tout un peuple qui résiste contre son envahisseur ?

 

- Quelle résistance ?

 

- Le peuple Libanais est unanime, semble-t-il, à soutenir les forces qui mènent une lutte de résistance ?

 

- Résistance contre quoi ?

 

- Les Libanais qui se font massacrer n’ont-ils pas le droit de se défendre ? Vous soutenez bien le mouvement des « Anarchistes contre le mur » qui vont manifester chaque vendredi à Bil’in contre votre armée. Le Hezbollah au Liban résiste comme les Palestiniens résistent à Bil’in. N’est-ce pas le même combat ?

 

- Soutenir Bil’in c’est ce qu’il faut faire. Ce qui se passe au Liban et dans les « territoires » n’a rien en commun.

 

Pas un mot ne désigne les choses par leurs noms : Palestine, Palestiniens. On reste dans l’abstraction. Pas de « nous », pas de reconnaissance des responsabilités.

 

Les réponses d’Elad soulèvent d’autres questions. Les refuzniks n’ont-ils pas été un facteur d’équilibre à un moment où les atrocités de Tsahal risquaient par trop de retourner l’opinion ? N’ont-ils pas été un effet de marketing, de mode ? Présentés comme une « lumière d’espoir et de courage » par ceux qui, dans le camp de paix, véhiculent des illusions, n’ont-ils pas volé la place des résistants qu’Israël traite de « terroristes », et que ses F 15 exterminent avec des missiles en violation de toutes les lois internationales ? Un militant pour la justice en Palestine nous donne ici sa réponse.

 

« Les refuzniks sont restés un mouvement très marginal en Israël. On leur a accordé une place sans commune mesure avec leur réalité. Composé de divers groupes qui, en gros, sont d'accord sur le refus d'aller faire leur service, et leurs temps de réserve, dans les "territoires palestiniens occupés". Leurs motivations sont morales et politiques. La première phrase du manifeste fondateur du mouvement « Courage de Refuser » dit: "Nous, officiers et soldats combattants de réserve de Tsahal, qui avons grandi dans le berceau du sionisme et du sacrifice pour l'état d'Israël..." Ce n’est donc pas étonnant que des refuzniks aient résolument approuvé la guerre menée contre le Liban. Car là, ils "défendent et renforcent l'état d'Israël ! » C’est leur positionnement exclusif sur « les territoires de 67 » qui explique pourquoi les refuzniks ont bénéficié d’une grande promotion de la part des mouvements de solidarité en Europe ; ces derniers s’en sont servis pour défendre leur ligne politique et celle du camp de paix en général qui se borne à dire que « le problème est l'occupation depuis 1967 », qu’il suffit de se retirer derrière la ligne verte ».

 

Faire l’impasse sur ce qui s’est passé avant 1967, revient à pérenniser l’existence d’Israël comme Etat exclusivement juif sur 80 % du sol historique de la Palestine, donc à évacuer la question du droit au retour des réfugiés. Dans une situation où tout est illégal, la tentation de l’ambiguïté et du déni de l’épuration ethnique est une échappatoire humainement compréhensible. Néanmoins, tout Israélien ne peut jamais perdre de vue qu’il foule le sang des Palestiniens, qu’Israël ne peut s’imposer, comme « Etat juif exclusif », que par la force et de la brutalité; et qu’en vivant sur cette terre volée -qui contraint Israël à mener des guerres sans fin pour la garder- l’on ne peut que prolonger les souffrances des Palestiniens. La résolution 194 de l’ONU reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs terres, même si, de facto, Israël ne l’a jamais reconnu.

 

Or, les réfugiés palestiniens qu’Israël a exclus, ghettoïsés, n’attendent qu’une chose : qu’on leur rende ce qu’on leur a pris. Pour eux, tout Israélien, vivant dans cet Etat qui s’est construit sur sa terre, est un colon qui viole les principes de justice et les droits humains. Il n’y a qu’une chose à faire : laisser les Palestiniens -et les Syriens expulsés hors du plateau du Golan- revenir là d’où ils ont été délogés, tout de suite. Et enfin, cesser d’accuser « d’antisémitisme » ceux qui demandent à Israël de reconnaître ses torts.

 

Transformer Israël en un Etat qui reconnaîtrait aux réfugiés Palestiniens leur droit à retourner chez eux, et qui accepterait de les traiter sur un pied d’égalité, dans un seul Etat, quelle que soit leur religion, ne signifierait nullement « l’anéantissement d’Israël » ni le rejet « des juifs à la mer » comme on l’entend dire parfois, mais la fin d’une forme d’Etat pratiquant la discrimination religieuse et ethnique.

 

Le camp de la paix (3) et le camp de la guerre ne sont pas si éloignés que cela. « Le problème en Israël est qu’entre Peace Now (La Paix maintenant) et Avigdor Lieberman, il n’y a pas, contrairement à ce qu’on dit, une si grande distance idéologique. C’est une question de tactique pour savoir comment assurer au mieux un Etat juif avec une forte majorité démographique, sinon exclusive » se désole l’historien israélien Ilan Pappe(4).

 

Refuser de servir dans les « territoires palestiniens occupés » - ce terme « territoires » est aussi ambigu qu’inacceptable- tout en s’attribuant le droit de rester sur cette terre volée, qui contraindra Israël à faire la guerre aux Arabes pour des siècles, n’est pas une position humainement et moralement acceptable.

 

Etre autorisé à aller s’établir à Tel Aviv, à Jerusalem ou à Haïfa -et être de facto éligible à la nationalité israélienne- parce que l’on est de confession juive, s’installer à demeure dans des maisons où les propriétaires, qui en ont été brutalement dépossédés, n’ont pas le droit de revenir et doivent rester à croupir dans des ghettos misérables en Cisjordanie, en Syrie, au Liban, à Gaza, est-ce normal ? Certes non. Mais rien n’est normal en Israël.

 

 

1)       http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=6027&ty...  - De septembre 2000 à fin 2006, 5'150 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes et les colons, dont 1151 enfants. Le  nombre d’attaques israéliennes depuis le sommet de Charm-El-Sheikh en février 2005, s'élève à 70.079.

2)          « Anarchistes contre le mur » est un mouvement israélien, dont le splendide Yonatan Pollack, 25 ans, est l’initiateur, qui compte quelques douzaines de jeunes militants. Tous les vendredis ils participent -en association avec l’International Solidarity Movement palestinien (ISM)et des internationaux de passage- à la manifestation contre la construction du mur, notamment à Bil'in. Ils sont très appréciés des villageois palestiniens qui les connaissent et mènent à leur côté des actions de résistance non violente directes et, comme eux, se font brutaliser par les soldats israéliens. Tout comme le petit groupe de militants de Tayoush.

3)          Il comprend notamment : Gush Shalom (fondé en 1993 par Uri Avnery), Femmes en Noir, Bat Shalom, (Comité contre la démolition des maisons), Physicians for Human Rights. Ce camp de paix ne compte que quelques centaines de membres actifs mais il dispose dehors d’un large soutien politique et financier, de la part d’organisations juives et associations pro-palestiniennes. En France, il a le soutien, notamment, de l’Association française Palestine Solidarité (AFPS) et de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), dont il inspire la ligne politique : deux Etats (« chacun chez soi »), la reconnaissance que le retour des refugiés est un droit, mais qui toutefois « ne peut plus être applicable ».

4)          http://electronicintifada.net/v2/article6206.shtml

21:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, fascisme, general, guerre, histoire, imperialisme, capitalisme, israel, liban, liberte, onu, occupations, palestine, politique, petrole, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, press | |  Facebook | |  Imprimer | | |