07/11/2008

02/11/2006: Élections U.S. du 4/11. Qui aura le pouvoir réel ?


Sent: Sunday, November 02, 2008 1:45 PM
 
Subject: je sais... c'est charnu mais c'est autre chose que du PPDA ou Pujadas...

 

Élections U.S. du 4/11. Qui aura le pouvoir réel ? 

L’administration républicaine actuelle Bush, Cheney, et Cie, possède des liens extrêmement étroits avec les leviers essentiels du pouvoir aux U.S.A. :

 

* Les Banques.

  •  Le gang Paulson (1) et ses 700 milliards de dollars dont il dispose pratiquement à son gré, et surtout pour sa banque (Golden Sach),
  • Le banquier David Rockefeller ; la Chase Manhattan bank : voir la "Trilatérale" et "Bilderberg,"

*

* Le lobby militaro-industriel (l’armement).

  • Idem, ce lobby et la famille Bush, se sont enrichis à milliards de dollars grâce aux guerres du terrorisme inventées par l’administration Bush contre l’Afghanistan et de l’Irak,
  • La "National Riffle" a toujours été du côté Républicain et s’est enrichie de toutes ces guerres,

* Les États-majors des armées compromis dans les 3.000 assassinats du 11/09/01 : ils ont fait effacer à coups de bulldozers l’absence de preuve sur les gazons du pentagone (pas de trace d’avion) … et aussi organiser le tir du missile sur le pentagone et … fait assassiner plusieurs dizaines de militaires y compris des officiers.

* Les Services secrets :

  • Le NSA bien sûr qui a été obligatoirement impliqué dans les actes précédemment cités,
  • Mais aussi la C.I.A. :
    • qui a fait sauter entre-autre l’ immeuble où se trouvait entre-autre ses services de New-York dans le WTC 7 (la 3ème tour) le 11/09. Tour qui a sauté quelques minutes après que sa destruction ait été annoncé à la radio comme ayant déjà eu lieu ... de manière imprévisible ; l’ordre n’ayant pu être exécuté à temps … peut-être à cause de la pagaille qu régnait au WTC ce jour là !
    • La C.I.A. était aussi chargée de la liaison entre l’administration U.S. et l’I.S.I. (les services secrets pakistanais) dans la semaine qui a précédé le 11/09 ainsi que le 09/09, l’assassinat du commandant Massoud destiné à semer le chaos en Afghanistan avant la guerre U.S. (et justifiant celle-ci : un pays dans le chaos ne pouvant faire la guerre aux "terroristes").
  • Le F.B.I. chargé d’étouffer les enquêtes aux États-Unis sur la spéculation boursière, les jours précédents le 11/09 contre les compagnie victimes des attentats du 11/09.
  • Peut-être d’autres services secrets avaient soit découvert le coup d’État de l’administration Bush ou ont dû participer à l’étouffement des preuves.
  • Le Service impliqué (N.S.A. ; C.I.A. ;&/ou I.S.I. dans le méga attentat du 20/09/08 au Pakistan, qui a fait 60 morts et des dizaines de blessés, le camion supposé terroriste avait en fait sauté sur une mine devant l'entrée de l'Hôtel et d’autres mines avaient été installées par l’OTAN aux 4ème-5ème étage de l’hôtel. Le but étant de terroriser le nouveau gouvernement Pakistanais et d’obtenir sa soumission à tous les désirs du gang Bush et Cie.
  • Le super service secret U.S. qui supervise tous les autres, et permet ainsi d’avoir d’un seul coup la haute main sur la totalité des 17 services secrets U.S..

 

                Ce ne sont pas les liens d’Obama avec le lobby des agro-carburants voir même les « lobbyistes des géants de l’industrie américaine : Cisco, Microsoft, Boeing… (4) ou ceux de Mme Mc Cain avec la bière (2) et une partie du lobby juif (5), traditionnellement républicain qui feront le poids.

 

                Le futur Président des U.S.A., vraisemblablement Obama sauf coup de théâtre extraordinaire, sera donc ficelé comme une mouche dans une toile d’araignée tissée par le gang Bush Cheney et Cie. L'armée, les services secrets, l'armement, les banques etc... décideront sans doute ce qu'ils voudront aux ordres du gang Bush, sans tenir compte des ordres de la "maison blanche", mais du chef de cette mafia qui détiendra toujours la réalité du pouvoir.

                Ce gang vient très habilement de mettre dans les pattes d’Obama Colin Powell (3), très fortement soupçonné d’être un des auteurs des attentats du 11/09.

De plus, Obama est un des seuls candidats démocrate à ne pas avoir demandé la réouverture de l’enquête du 11/09 – ou plus exactement une véritable enquête (puisque à part l’enquête présidentielle bidon il n’y en a jamais eu) - sur les évènements du 11 septembre 2001, ce n’est sans doute pas l’effet du hasard si c’est lui qui s’en est mieux sorti que les autres, les relais des lobbies républicain dans la presse, ont dû « aider » l’opinion publique à faire le « bon » choix ... démocrate. Peut-être le gang Bush pensait-il que les étasuniens ne voteraient jamais pour un noir à la présidence … et qu’ils préfèreraient finalement un républicain.

                La bande à Bush ne souhaite certainement pas la victoire d’Obama. Ils auraient préféré un homme à eux au sommet de l’État, pour continuer. Mais leur bilan, même s’il est génial pour les milliardaires de leur bande qui a fait des profits fabuleux pendant 8 ans en se couvrant de sang et d'horreurs, est catastrophique pour le peuple U.S. qui ne veut plus entendre parler de cette administration.

De toute façon, Obama sera sous surveillance très étroite, on vient de le voir, et il ne lui sera toléré aucun écart. Le sort de John Fitzgerald Kennedy ou de Marin Luther King lui sera réservé au moindre "faux pas". Les Républicains et le gang Bush et Cie, feront tout pour qu'Obama échoue et qu'ils reviennent eux, au pouvoir. Ils en ont les moyens. Réussiront-ils ?

 

Voir pour des éléments de réponse à cette question essentielle -chaque jour : Présidentielle américaine 2008, http://www.humanite.fr/

 

Enfin, la nouvelle administration U.S. hérite d’une situation financière catastrophique ; quelques chiffres repères :

* 14.150 milliards U.S.$ de P.I.B. en 2008 (environ).

* Intérêt de la dette : 8,2 % du budget 2007. En 2007, la dette détenue par le public et cumulée des intérêts a augmenté 210,2 milliards de $ à 5.100 milliards $. Elle représentait presque 50 % des dettes totales du Gouvernement (rapport officiel).

Alors qu'en 1989, la dette publique des États-Unis s'élevait à 2 700 milliards de dollars, le chiffre a dépassé le 30 septembre dernier la barre des 10 000 milliards de dollars (environ 70 % du P.I.B.).

Budget U.S. 2.009 supérieur à 3 trillions de U.S. $ : 3 milles milliards U.S $.

U.S.A. : 700 milliards U.S.$ (700.000.000.000 $) du plan Paulson.

(1) Le gang Paulson plusieurs dirigeants de Goldman Sachs sont aux plus hauts postes financiers de la planète ; M. Henry Paulson, secrétaire d'État au Trésor US lui-même, a été P.D.G de Goldman Sachs ; il peut désormais décider de la composition du secteur financier américain. Vous ne le croirez pas -- nous avons nous-même du mal à le croire -- mais Gretchen Morgenson a déclaré dans le New York Times que la décision de sauver AIG avait été prise par un très petit groupe. Non seulement un récent directeur de Goldman était présent -- Hank Paulson -- mais le PDG actuel de la firme, Lloyd Blankfein, y était aussi -- le seul représentant de Wall Street. L'article continuait en expliquant que Goldman Sachs avait pas mal d'argent en jeu dans AIG -- environ 20 milliards de dollars. (…)

Avec 700.000.000.000 $ (700 milliards) (¹) dans le compte en banque de leur chef -- gracieusement offerts par le gouvernement US -- nous ne doutons pas que Goldman et le reste des initiés de la finance travaillent d'arrache-pied pour que cet argent termine là où ils veulent qu'il soit. (…)

Source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20081017-1272.html

Info de Pascal B. Vendredi 17 octobre 2008 (déjà parue)

(2) Mme Mc Cain et la bière :

Si la politique a toujours été l’affaire de son mari, c’est elle qui gère le business familial. Héritière du distributeur de bière Hensley, présidente de la compagnie Budweiser, Cindy McCain est à la tête d’une fortune estimée à 64 millions d’euros. Avec ce joli pactole et ses contacts dans le monde de la finance, elle a joué un rôle important dans la carrière politique de son mari. Grâce à son aide, le candidat républicain est entré au Congrès dès 1983, avant de décrocher le poste de sénateur d’Arizona trois ans plus tard.

(3) L’ancien secrétaire d’État Colin Powell a annoncé (le 19/10/08) qu’il allait voter en faveur du candidat démocrate. Ce soutien tombe à pic pour Obama qui aborde la dernière ligne droite de la campagne avec une avance qui se réduit un peu dans les sondages.

Ancien chef d‘état-major des armées et général en retraite, Colin Powell est et reste un républicain mais il n’a cessé de prendre ces distances avec l’administration Bush depuis son départ de la tête de la diplomatie américaine.

Il y a peu de membres du parti républicain aussi populaires aux États-Unis que le général Colin Powell. Lequel affiche un imposant CV : ancien conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan, ancien commandant en chef et stratège de « Desert Storm », la première guerre américaine contre Saddam Hussein, et ancien secrétaire d’État de George W. Bush de 2001 a 2005.

Il était en particulier Secrétaire d’État en septembre 2001, et il rencontra le Général Mahmoud Ahmad (chef de l’ISI – les services secrets Pakistanais) officiellement 2 jours après le 11 septembre. En fait Mahmoud Ahmad a été présent à Washington pendant la semaine précédent et suivant le 11 septembre (environ une dizaine de jours en tout) et fit transiter les fonds des attentats du 11 septembre (fournis par la C.I.A.) par un proche, à la fois de l’ISI et de Al Quaeda. À ces divers titres, Colin Powell est fortement soupçonné d’appartenir avec Dick Cheney et W Bush au gang de criminels U.S., ayant commandité et exécuté les coups d’États des 09/09/01 (assassinat du commandant Massoud) et du 11/09/01 au W.T.C..

                À 15 jours du vote du 04/11/2.008, Colin Powell ne prend guère de risque ! ! !. Par contre, on peut se poser la question pourquoi, joue-t-il cette partition ? Est-ce que le gang Bush et Cie espère que Colin Powell sera nommé à un poste important par Obama. Ainsi, il pourra surveiller de l’intérieur l’administration démocrate, et prévenir de la moindre dérive.

                On pourra relire le tissus de mensonges inventés par le gang Bush, lus par Colin Powell à la tribune de l’O.N.U. et qui s’est moqué ce jour là, plus encore que les autres de tous les ambassadeurs du monde. On a pu dire ce jour là au sens propre : Colin Powell se moque du monde (11 février 2003)

Sur les armes de destructions massives http://www.voltairenet.org/article9026.html

                L'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell a admis que sa présentation en 2003 devant l'Onu sur les armes de destruction massives (ADM) prétendument détenues par l'Irak était une "tache" sur sa réputation.

 

                Powell avait fait le 5 février 2003, devant le Conseil de sécurité de l'Onu, une longue présentation du dossier à charge des États-Unis concernant les ADM supposées du régime de Saddam Hussein. Ces arguments ont servi à justifier l'invasion du pays quelques semaines plus tard, mais aucune de ces armes n'a été retrouvée.

http://web2.radio-france.fr/chaines/france-culture2/information/accueil/fiche.php?diffusion_id=34490&index=6&PHPSESSID=b93c0fc21655dabe31f7dbb96da82f3d

(4) Avant même le résultat final, la campagne américaine est d'ors et déjà entrée dans les annales comme étant la plus longue et la plus chère de l'histoire des États-Unis (et du monde). À eux deux, Obama et McCain ont ainsi récolté pas moins de 1,3 milliards $ ! D'où vient cet argent ? Et qui sponsorise les candidats ? Enquête.

http://news.fr.msn.com/election_presidentielle_americaine_photos.aspx?cp-documentid=9630372&imageindex=1

 

Voyages, opérations logistiques sur le terrain, publicités télévisées, commandes de sondages, honoraires de conseillers stratégiques… Depuis le début de la campagne, républicains et démocrates s'affrontent à coups de centaines de millions de dollars. Et à ce petit jeu, le plus riche c'est Obama qui a déboursé pas moins de 750 millions $ sur un total reçu de 834 millions ! McCain arrive loin derrière avec des dépenses évaluées à 477 millions $ sur 513 millions $ recueillis…

 

Obama et les petits donateurs

C'est la principale nouveauté de la campagne 2008 : les appels à donation sur l'Internet, une méthode surtout utilisée par le camp démocrate, ont attiré des millions de personnes. Selon les chiffres publiés en septembre, Barack Obama a amassé un pactole de 454 millions $, depuis le début de la campagne. 94 % de ces dons provient de personnes ayant signé des chèques de moins de 200 $ ! Un phénomène totalement nouveau aux États-Unis où les fonds levées pendant la campagne présidentielle proviennent généralement de lobbies et d'entreprises. (source : AFP)

 

Obama et le secteur de l’éthanol

L'Illinois, dont Barack Obama est le sénateur, est un des principaux états de la "Corn Belt" (la ceinture du maïs) et un des plus gros producteurs d'éthanol. Défenseur de l'alternative au pétrole, le sénateur a ainsi soutenu le maintien des subventions fédérales aux producteurs tout en s'opposant à l'allègement des barrières douanières sur l'éthanol brésilien. Ces prises de position ont choqué les écologistes au moment où l'intérêt écologique des biocarburants fait débat. Autre signe d'allégeance de la part du candidat démocrate : des membres de son équipe conseillent ou administrent des sociétés productrices d'éthanol. Enfin, Obama a utilisé à deux reprises un jet privé fourni par Archer Daniels Midland, un géant de l'agriculture spécialisé… dans l'éthanol. (source : New York Times)

 

Obama et les lobbyistes de Washington

C'est une des principales contradictions du candidat démocrate. Depuis le début de sa campagne, Barack Obama insiste sur son indépendance financière vis-à-vis des lobbies et notamment de Washington. Un discours pour le moins mensonger quand on sait que, pour trouver de l'argent, le sénateur de l'Illinois s’est entouré d'anciens lobbyistes travaillant jusqu'à l'an passé pour les géants de l'industrie américaine : Cisco, Microsoft, Boeing… Depuis un an, Barack Obama aurait ainsi touché plusieurs centaines de milliers de dollars grâce à ses "chercheurs de fonds". (source : The Washington Times)

 

Obama et un promoteur immobilier véreux

Aux États-Unis, Tony Rezko est un homme qu'Obama aimerait bien faire oublier. Reconnu coupable de fraude, blanchiment d’argent et corruption, ce promoteur immobilier a détourné plusieurs centaines de milliers de dollars dont une partie s'est retrouvée… dans les caisses de campagne d'Obama ! Les deux hommes se sont en fait connus à Chicago il y a une dizaine d'années, Tony Rezko finançant les grandes étapes de la carrière du candidat démocrate (élection au Sénat de l'Illinois puis au Sénat fédéral). L'affaire aurait pu devenir très embarrassante pour Obama puisqu'en 2005 Rezko lui a revendu un terrain à un prix inférieur à celui du marché. Depuis, Obama a déclaré avoir reversé toutes les donations de Rezko à des œuvres caritatives ! (source : liberation.fr)

 

Obama et le soutien des people

Scarlett Johansson, Cindy Crawford, Jennifer Aniston, Edward Norton, Matt Damon, Will Smith… Si de nombreux intellectuels ont apporté leur soutien au candidat démocrate, les stars d'Hollywood ne sont pas en reste. Ainsi, Tom Hanks a réalisé un clip pour soutenir le sénateur de l'Illinois tandis que George Clooney a récolté pas moins d'1 million $ grâce à des levées de fonds ! Plus spectaculaire : selon une étude réalisée par des chercheurs du Maryland, le soutien de la star des médias Oprah Winfrey, particulièrement appréciée par la communauté noire, aurait rapporté à Obama près d'1 million de voix issues du vote afro-américain ! (source : nouvelobs.com)

(5) Le lobby juif partagé : Israël: Obama comme Mac Cain contrôlés par le même lobby.

 

Aux États-Unis, il n'y a pas que le lobby pro Israël (AIPAC) qui influence la politique US. Le quotidien israélien Haaretz recense 36 juifs américains fortement impliqués des deux côtés dans la campagne présidentielle.

 

Dans la course à la présidence entre John McCain et Barak Obama ce qui a dominé ce sont les problèmes de Wall Street et la capacité de chacun des présidentiables à pouvoir remplir la fonction présidentielle, la question d' Israël est restée dans l'ombre. Mais le vote juif reste un élément clé dans des états disputés, et, les juifs jouent divers rôles pour façonner les campagnes des candidats. Parmi eux 36 sont mentionnés dans une liste ci dessous. Cette liste est loin d'être exhaustive, par manque de place, un grand nombre de juifs qui ont joué une part active dans les campagnes n'y figurent pas - parmi eux le sénateur US du Maryland, Ben Cardin, substitut d'Obama, et le conseiller d'Obama, l'ex membre du Congrès pour la Californie, Mel Levine.

 

Il manque de même un certain nombre de juifs qui ont joué des rôles mineurs, mais méritent d'être mentionnés pour l'intérêt qu'ils ont suscité - en particulier Sandra Froman, la première présidente juive de la National Rifle Association (2005-2007 un puissant lobby des armes ndlr) et membre du Comité de Direction de Sportmen for McCain, et Linda Lingle, première gouverneur juive d'Hawaii, qui avait auparavant défendu Sarah Palin ( co listière de McCain ndlr)

 

Ci dessous la liste par ordre alphabétique.

 

Sheldon Adelson ; Républicain, néoconservateur et un méga donateur, bien que des déboires financiers et des disputes internes aient altéré sa contribution à l'effort de campagne de McCain.

 

David Axelrod : chef stratégiste et conseiller en médias dans la campagne d'Obama, il a construit des soutiens de base via une campagne "virale" médiatique, les nouvelles technologies et en insistant sur le thème du changement.

 

Steven Bob et Sam Gordon : les deux rabbins du mouvement reformé du district de Chicago ont crée Rabbis for Obama, persuadant des centaines de collègues rabbiniques de soutenir publiquement le candidat. L'influence du groupe sur l'électorat juif est difficile a cerner.

 

Matt Brooks : directeur exécutif de la Coalition Républicaine Juive est tête de liste dans les médias pour répondre sur des problèmes juifs.

 

Max Broxmeyer : un homme d'affaires qui préside le Jewish Institute for National Sécurity Affairs, une boîte à penser conservatrice, il sert comme président dans la campagne de Mc Cain de la Jewish Advisory Coalition, et est membre du comité national de financement de la campagne du candidat.

 

Éric Cantor : membre du Congrès pour l'état de Virginie, il y est le seul Républicain juif, a émergé comme principal substitut de Mc Cain pour tenter d'obtenir les voix de la Floride et celles de son propre état.

 

Laurie David : activiste sur la question du réchauffement climatique qui a produit le film dans lequel Al Gore tient la vedette, "An Inconvenient Truth", ancienne épouse de Larry David créateur de " Seinfeld" et de "Curb Your enthousiasm", l'une des plus prestigieuses collectrices juives de fonds d'Hollywood.

 

Ira Forman : directeur exécutif du National Jewish Democratic Council, il est la contre partie de Matt Brook.

 

Barney Frank : membre Démocrate du Congres pour le Massachusett, est l'un des libéraux des plus visibles, et de franc parler au Congrès. il est ouvertement gay et une cible fréquente des commentateurs pro McCain, particulièrement sur Fox News, où, parce qu'il tient la présidence du Comité sur les Services Financiers du Congrès, on a dit qu'il portait une responsabilité première dans la crise des prêts immobiliers. Il a joué un rôle prépondérant dans la négociation du paquet de subventions pour Wall Street.

 

Malcolm Hoenlien : en principe neutre en tant que directeur de la « Conference of Présidents of Major American Jewish Organisations », il a invité Sarah Palin à s'exprimer lors d'une manifestation anti Ahmadinejad à l'ONU, puis a cédé aux pressions et s'est rétracté. On considère qu'il a aidé la campagne de Mc Cain dans le choix fait par les électeurs juifs indécis.

 

Cheryl Jacobs : il co préside la campagne de Mc Cain dans le County de Broward en Floride, rabbin conservateur, pendant longtemps Démocrate a soutenu la campagne d' Hillary Clinton puis est passé du côté de McCain.

 

Henri Kissinger : le New York Times a appelé l'ancien secrétaire d'état un " proche conseiller de l'extérieur" de la campagne de McCain. Le candidat l'appelle régulièrement pour avoir des conseils de politique étrangère et avant le débat des vices présidents il a organisé une cession de briefing de haut niveau avec Palin.

 

Ed Koch : l'ancien maire de New York City reste le symbole en or pour des juifs d'un certain âge. il a soutenu Bush en 2004, et Hillary Clinton pendant les primaires maintenant il soutient Obama.

 

William Kristol : comme éditeur du magazine hebdomadaire de Rupert Murdoch, le Weekly Standard, journaliste au New York Times et commentateur sur Fox News, c'est une voix néo-conservatrice extrêmement influente.

 

Sherry Lansing : la première femme à diriger l'un des plus importants studios d'Hollywood (Paramount) elle est l'une des principales donatrices pour le candidat Démocrate et l'une des principales collectrices de fonds.

 

Ed Lasky : par le biais du site internet American Thinker, ses articles ont aidé à répandre la campagne de rumeurs largement diffusées sur la soit disant position anti-Israël d'Obama.

 

Henri Lehman : immigrant de Bavière, qui s'est installé en Alabama en 1844, à l'âge de 23 ans, et a crée H. Lehman, un établissement qui en acceptant du coton brut au lieu de paiements en liquide l'a amené plus tard au commerce du coton. En 1850, lui et ses frères Emmanuel et Mayer ont crée Lehman's Brothers, qui est devenu l'une des premières et l'une des plus puissantes banques d'investissement à Wall Street. L'effondrement spectaculaire de Lehman Brother's mi Septembre, la plus grande banqueroute de l'histoire de l'Amérique, a provoqué une panique financière mondiale, qui, plus que tout autre facteur, pourrait déterminer les résultats de l'élection présidentielle de 2008.

 

Joe Leberman : Senateur du Connecticut, qui était le colistier d'Al Gore en 2000 pour le parti Démocrate; il est actuellement l'homme clé de McCain pour les électeurs juifs indécis.

 

Mike Moore : il a lancé Jewsvote.org, en utilisant des méthodes high tech pour contrer des sites web attaquant Obama. Le groupe soutien également The Great Schlep - une campagne pour que les petits enfants aillent rendre visite à leurs grands parents en Floride pour les persuader de voter pour Obama.

 

Eli Pariser : il est à la tête de MoveOn.org, un groupe libéral ayant un site Internet qui a récolté d'importantes sommes pour les candidats démocrates.

 

Martin Peretz : l'éditeur de New Republic, il a écrit un article ayant eu de l'influence intitulé " Can Friends of Israël - and Jews - trust Obama . In a word Yes " ( les amis d'Israël - et les juifs - peuvent-ils faire confiance à Obama ? En un mot, Oui)

 

Dennis Prager : ll intervient dans des émissions sur la radio nationale, sans mâcher ses mots avec vivacité, a de l'influence, et malgré quelques réserves sur la campagne de McCain il a jeté tout son poids derrière lui.

 

Penny Pritzker : elle préside la campagne financière nationale d'Obama. Milliardaire, héritière d'une famille de juifs bien connus comme donateurs, et pionnière dans son soutien à Obama, elle a été critiqué pour son implication dans l'effondrement d'une banque liée aux hypothèques sur prêts immobiliers.

 

Ed Rendell : le gouverneur de l'État clé de Pensylvannie, il est ancien dirigeant du Comité National Démocrate, et un porte parole à la tête de la campagne Démocrate.

 

Denise Rich : ex épouse du milliardaire Marc Rich, mondaine, elle est une méga collectrice de fonds pour les Démocrates.

 

Robert Rubin : le conseiller principal sur l'économie d'Obama, a une connaissance incontestée du fonctionnement de Wall Street, et a été Secrétaire au Trésor dans l'Administration Clinton.

 

Dan Shapiro : un ancien responsable du National Security Council dans l'Administration Clinton, c'est un conseiller expérimenté sur la politique au Moyen Orient, et un coordinateur du vote juif dans la campagne d'Obama. On dit qu'il a co-écrit le discours prononcé par Obama devant AIPAC (le lobby pro Israël) dans lequel le candidat déclarait : " Jérusalem restera la capitale d'Israël et elle doit restée in-divisée" - une déclaration qu'Obama a plus tard partiellement modifiée.

 

Sarah Silverman : "comédienne de choc" elle était porte-parole dans une vidéo du Great Schlep ( voir Mi Moore ci dessus). Son monologue a provoqué un contre clip d'un vétéran comique Jackie Mason.

 

Alan Solow : juriste de Chicago actif au sein de la communauté juive et dans la « Conference Of Présidents ». Il est depuis une douzaine d'années supporter d'Obama.

 

Jon Stewart : animateur d'une émission satyrique de TV " The Daily Show" il est probablement devenu le plus écouté du vote libéral de la nation. Le New York Times a nommé l'émission de Steward "une authentique force culturelle et politique".

 

Barbra Streisand : la chanteuse super star, une célébrité libérale juive et une méga collectrice de fonds. Elle avait soutenu Hillary Clnton lors des primaires et soutient Obama depuis la Convention Démocrate. Elle a aussi organisé une collecte de fonds à Hollywood en Septembre, incluant un dîner à 25.800 dollars l'assiette.

 

Robert Wexler : un substitut clé d'Obama, le membre du Congrès pour la Floride a mené une campagne intensive pour attirer vers Obama le riche électorat du Sunshine State et le détourner de McCain

 

Fred Zeidman : stratégiste juif de tête pour McCain, il est président du « Holocaust Memorial Council » des US, et un poids lourd parmi les Républicains juifs.

 

Bradley Burston et JJ Golberg - 17/10/08 www.haaretz.com

____________

Information complémentaire (source www.haaretz.com)

 

Sur le groupe de rabbins qui ont décidé de soutenir Barak Obama leur motivation, selon ce qu'ils ont écrit : " nous avons mis en jeu notre crédibilité en tant que rabbins aimant Israël en soutenant publiquement le Sénateur Obama comme Président à cause des dénigrements et mensonges qui viennent de la partie adverse". ..." Jamais auparavant dans l'histoire des US un groupe de rabbins d'une telle importance ne s'est crée pour soutenir activement un candidat comme président."

 

Sur le vote juif aux US : une étude annuelle a été publiée le mois dernier par le « Américan Jewish Committee » révélant que selon des estimations les électeurs juifs américains voteront à 57% pour Obama contre 30% pour McCain. Alors même qu'il y a 2% de juifs aux US, 4% des votes lors des élections présidentielles sont des votes d'électeurs américains juifs. Dans certains états, comme la Floride, le vote juif est considéré comme crucial. Plus de 40% des juifs américains participent financièrement aux campagnes présidentielles, ce qui représente 1/5 des donations pour les campagnes.



                "C'est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des États-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan", a-t-il dit sur la chaîne de télévision ABC.




Le lobby pétrolier qui ne peut que se louer de l’action de Bush depuis septembre 2001 car il s’est enrichi – ce lobby et la famille Bush, à milliards de dollars grâce à l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak.

20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualites, usa, presse, information, medias, silence, television, terrorisme, democratie, liberte, elections | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/09/2007

14/09/2007: 11 septembre 2001 : les tours jumelles se seraient effondrées suite à une explosion ...



-------- Message original --------
Sujet: [CSP] 11 septembre 2001 : les tours jumelles se seraient effondrées suite à une explosion
Date: Fri, 14 Sep 2007 16:33:44 +0200
De: <sierramaestra@wanadoo.fr>
Répondre à :: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr


WASHINGTON, 13 septembre - RIA Novosti. Les tours jumelles du World Trade Center de New York se sont effondrées suite à des explosions, et non pas en raison de l'incendie qui s'est déclenché après que les avions détournés par les terroristes se sont écrasés sur le bâtiment, selon un groupe d'experts.

"L'affaissement des tours jumelles possède toutes les caractéristiques d'un effondrement dû à une explosion, et rien ne laisse penser qu'il ait été provoqué par un incendie", ont affirmé les experts du groupe "Architectes et ingénieurs pour la vérité sur les attentats du 11 septembre". Auparavant, l'enquête avait conclu que l'incendie avait provoqué l'effondrement des tours.

Selon les experts, le fait que les tours se sont effondrées très rapidement confirme la version selon laquelle les tours ont explosé après le choc provoqué par les avions

En outre, les bruits d'explosions à l'endroit de l'impact des avions ont duré une seconde et des éclairs étaient visibles, ce dont peuvent témoigner les 118 personnes interrogées ainsi que des journalistes.

La pulvérisation du béton dans les airs, les nuages de poussière et le fait que les structures des bâtiments n'ont pas empêché l'effondrement, "qui s'est produit en chute libre", confirment également le fait que les tours jumelles ont explosé. En outre, selon les experts, c'est ce dont témoigne également l'onde de choc qui s'est étendue jusqu'à cent mètres du point d'impact, et la destruction presque intégrale des bâtiments.

Sur le lieu de l'effondrement, sous les décombres, les pompiers ont découvert des tonnes de métal fondu et figé, ce qui ne pouvait avoir lieu que suite à l'utilisation d'un mélange explosif contenant de la thermite.

En outre, le professeur Steven Jones a découvert des traces de thermite, matière utilisée dans l'armée, dans le métal figé et dans les prélèvements de poussière réalisés sur le lieu de l'effondrement des tours.

Les experts du département américain de déminage ont noté une oxydation et une fusion inter-granulaire extrêmement rapide du métal.

La théorie de l'explosion est encore confirmée par le fait qu'environ mille corps n'ont pas été retrouvés, et que 700 fragments d'os ont été découverts sur les bâtiments environnants. De plus, pas un seul cas de destructions liées à l'incendie n'a été recensé.

"Six ans après, nous ne connaissons pas encore toute la vérité sur ce qui s'est passé ce jour-là. Mais nous sommes sûrs d'une chose : la version officielle soutenue par l'administration Bush et la commission 9/11 est erronée. C'est faux, nous le savons", a déclaré Bob Bowman, expert en sécurité nationale.

"Nous, peuple américain, avons besoin de connaître la vérité et exigeons une nouvelle enquête sur les événements du 11 septembre", a-t-il fait remarquer.

Source : RIA-Novosti (14/09/2007)

http://fr.rian.ru/world/20070913/78482732.html

CUBA SOLIDARITY PROJECT
http://vdedaj.club.fr/spip/
"Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba,
nous n'avons rien dit, nous n'étions pas Cubains."

Pour vous abonner (gratuitement), envoyez un courrier (vide) à
CubaSolidarityProject-abonnement@yahoogroupes.fr

Pour diffuser un message aux abonnés:
CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr

Pour contacter directement le responsable
(commentaires, réactions, menaces et lettres d'amour)
cubasolidarity@club-internet.fr

Lettre aux députés européens à signer
http://vdedaj.club.fr/cuba/lettre_deputes.html

livre CUBA EST UNE ILE - Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj
http://vdedaj.club.fr/cuba/cuba_ile_livre.html
livre les Etats-Unis, DE MAL EMPIRE - D. Bleitrach, V. Dedaj, M. Vivas
http://vdedaj.club.fr/cuba/de_mal_empire.html

Boutique en ligne
http://vdedaj.club.fr/spip/boutique.php3

Chambres chez l'habitant
http://www.cuba-linda.com/

22:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, usa, terrorisme, barbarie, democratie, liberte, capitalisme, romain, courcelles, histoire, actualite, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/07/2007

01/06/2007: C'est le diable qui les rassemble ...

C'est le diable qui les rassemble

La Havane, 1er.06.07(ACN) Comme c'était à prévoir, W. Bush décida que le terroriste Luis Posada Carriles  ne va pas payer pour les crimes qu'il a commis, comme celui du 11 septembre 2001 et ce en récompense des « services rendus » à la CIA et à la phobie de la révolution cubaine qu'a la Maison Blanche.

Le journal Granma a publié un article sous le nom « Tradition de famille du clan Bush » dans lequel il rappelle que l'actuel gouvernement des États-Unis construit des prisons internationales, voire secrètes, refuse les accords internationaux tout en jugeant sans garanties procédurales ses captifs de la guerre antiterroriste, cependant protège des criminels notoires dont les victimes sont des citoyens cubains et d'autres nations.

Il dit que Orlando Bosch, Posada Carriles, Pedro Remón, Guillermo Novo Sampoll et Gaspar Jiménez Escobedo, entre autres, ont leurs mains tachées de sang et pourtant la justice étatsunienne et d'autant moins l'actuelle administration, ne les font pas s'asseoir sur le banc des accusés pour leurs crimes  de lèse-humnaité.

Ainsi demeurent impunis les assassins de Sergio Pérez Castillo, fonctionnaire cubain qui est mort à cause de l'explosion d'une bombe qui a détruit le 12ème étage du bâtiment où se trouvaient les bureaux de la Représentation commerciale  de Cuba à Montréal le 3 avril 1972.

Dans un document du FBI daté du 16 août 1978 l'on dit qu'au mois de juin 1974 Orlando Bosch avait reconnu d'avoir envoyé des colis-bombes aux ambassades de Cuba à Lima, au Pérou, à Madrid, en Espagne, à Ottawa, au Canada et à Buenos Aires, en Argentine.

Le 9 août 1976 ils ont séquestré, torturé et fait disparaître    Jesús Cejas Arias et Crescencio Galañena Hernández, fontionnaires à l'ambassade de Cuba à Buenos Aires.

C'était le temps où agissait l'organisation criminelle dénommée CORU,créée par Bosch, Posada Carriles et d'autres acolytes, qui en cette année-là avaient commis des dizaines d'actes terroristes contre des entités cubaines et d'autres pays latino-américains qui entretenaient des relations avec Cuba.

Maintenant ces deux personnages sinistres du monde de la violence et du crime, Orlando Bosch et Luis Posada Carriles, terroristes notoires du continent américain, sont vus ensemble causant drôlement aux salons du Club Big Five, le club le plus distingué et élégant de Miami, comme s'ils étaient des innocents qui font des projets en vue de participer à la prochaine fête de carnaval dans ce club luxueux.


MMF

Service en langue francaise
Agence cubaine d'information
frenchnews@ain.cu www.cubainfo.ain





El Diablo los junta


_______________________________________________
Frances mailing list
Frances@ain.cu
http://ainch.ain.cu/mailman/listinfo/frances

22:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, democratie, usa, terrorisme, imperialisme, cuba | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/02/2007

12/02/2007: Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

-----Message d'origine-----
De : Anti-imperialist Camp [mailto:camp@antiimperialista.org]
Envoyé : lundi 12 février 2007 18:30

Objet : Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

 

1) Le gouvernement irakien va pendre trois jeunes femmes pour résistance

2) Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

3) L'impasse libanaise

4) Le peuple serbe reste rebelle à l'Occident

 

***

 

1) Le gouvernement irakien va pendre trois jeunes femmes pour résistance

L'avocat appelle à l'action de solidarité

 

La Cour Criminelle Suprême irakienne a condamné trois femmes à la mort par

pendaison pour cause de complicité dans le meurtre des policiers irakiens

loyaux envers l'occupation et pour participation dans ce que la Cour a

considéré comme étant du terrorisme. Selon une source interne le Syndicat

des Avocats Irakiens les trois femmes sont :

 

Wacen Taleb (31 ans) : accusée du meurtre de cinq policiers par

participation à une attaque à mains armées

 

Zainab Fadhel (25 ans) : accusée d'avoir attaqué une patrouille militaire

mixte irako-américaine en septembre dernier avec son mari et son cousin à

Bagdad.

 

Lika Omar Muhammad (26 ans) : accusé de participation au meurtre de

fonctionnaires dans la Zone Verte avec son mari et son frère

 

Walid Hayali, avocat et membre du Syndicat des Avocats Irakiens, a dit que

la Cour a publié une décision sous l'article (156) contre les trois femmes

sans leur permettre de faire appel à un avocat. L'avocat a appelé le monde

entier à agir pour arrêter l'exécution des trois femmes et condamner la Cour

dirigeante. Il a spécifié que Lika Omar Muhammad a donné naissance à sa

fille en prison il y a quelques mois et qu'elle est continue à l'allaiter

tandis que Wacen Taleb est en charge d'une fille de trois ans. Il a expliqué

que les trois dames sont maintenant dans la prison "Kazim Yeh" dans la zone

Kazimiyah de Bagdad.

 

Reçu de l'Alliance Patriotique Irakienne (IPA)

 

***

 

2) Rassemblement des forces de la Résistance Arabe en Europe

 

Les 24/25 mars est prévu un très important rassemblement des représentants

politiques des forces d'Irak, de Palestine et du Liban. Il aura lieu en

Italie à Chianciano entre Rome et Florence. C'est la première fois qu'un tel

événement est devenu possible en Europe. Il y a deux facteurs principaux

pour ce changement. Premièrement, tandis que le mouvement anti-guerre

souffre d'un reflux sérieux le composant anti-impérialiste dans le soutien à

la résistance a été renforcé. Personne ne peut désormais nier que les

mouvements de la résistance populaire sont le facteur principal pour arrêter

la machine de guerre impériale. Deuxièmement, le changement de gouvernement

en Italie. Tandis que le gouvernement Prodi est aussi servile envers les USA

que Berlusconi, il est néanmoins venu aux affaires en promettant un

changement de politique étrangère. Donc il sera certainement plus difficile

pour le gouvernement actuel d'empêcher la conférence que cela était pour

Berlusconi.

 

Orateurs arabes :

www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5055&Item

id=219

 

Inscription :

www.iraqiresistance.info/register.php?l=en

 

Nouvelle information :

www.iraqiresistance.info

 

***

 

3) Impasse libanaise

Interview avec Saham Idriss sur l'incitation à la guerre civile par les

forces pro-US, les difficultés de l'opposition populaire et le parti-pris de

l'UNIFIL

 

Q: Les troupes internationales déployées au Liban sont déclarées être des

forces de paix. Mais ne sont elles pas en train d'aider un gouvernement qui

a perdu sa légitimité démocratique et s'est changé en une marionnette de

l'Ouest, devenant ainsi un facteur conduisant au conflit ?

 

Les forces de l'UNIFIL sont là pour protéger Israël. C'est ce que le

Conseiller allemand a déclaré en arrière en octobre. Sinon, l'UNIFIL aurait

dû être déployée des deux côtés des frontières libano / israéliennes, comme

l'a noté Robert Fisk (qui n'est pas un fan du Hezbollah). Maintenant à la

fois Israël et le Hezbollah ont eu besoin que la guerre s'arrête : la guerre

n'avait pas permis à Israël d'être en aucune façon plus près de vaincre son

adversaire, et le Hezbollah après 34 jours de guerre ressentait la pression

sur tous les fronts (en particulier avec les réfugiés du sud établis dans

des secteurs où il n'était pas le bienvenu, pour le moins). Ainsi un article

1701 amendé qui a permis à UNIFIL d'aider l'Armée libanaise à se déployer au

sud a été jugé bon pour les deux parties en guerre. Cependant l'UNIFIL a

commencé à éveiller des soupçons parmi la population du Sud aussi bien qu'à

la direction du Hezbollah : le bataillon espagnol a fouillé les maisons et a

arrêté les gens; les troupes françaises se sont abstenues d'attaquer les

avions de guerre israéliens qui volaient au-dessus de leur quartier général;

Les Israéliens continuent à porter atteinte à la souveraineté libanaise sur

une base quotidienne sans que l'UNIFIL lève un seul doigt. Avec l'appui

actuel de l'occident pour le gouvernement Siniora, la présence de l'UNIFIL

au sud est considérée certainement comme un encouragement pour ne pas dire

plus à ce gouvernement.

 

Interview complet en anglais :

www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5053&Item

id=55

 

***

 

4) Le peuple serbe reste rebelle à la normalisation impérialiste

Le sentiment anti-occidental dominant parmi les masses populaires

 

Les dernières élections serbes ont montré un réseau de polarisation. D'un

côté il y a les forces anti-occidentales menées par le Parti Radical (SRS)

qui reste de loin le parti le plus fort. Puis il y a toujours le Parti

Socialiste (SPS) qui pourrait un fois de plus dépasser le seuil de 5 %.

Ensemble ils représentent les classes populaires. De l'autre côté il y a le

bloc gouvernemental pro-occidental soi-disant "Démocratique" qui a mené la

contre-révolution contre le gouvernement Milosevic dans l'intérêt de

l'impérialisme. Le résultat principal de l'élection a été qu'à l'intérieur

du bloc occidental le Parti Démocratique (DS) totalement pro-occidental a

gagné au détriment du nationaliste bourgeois Kostunica.

 

Les profiteurs du néo-capitalisme et du néo-colonialisme - et ceux qui

espèrent en devenir - ne veulent pas continuer le jeu double de Kostunica

entre les lignes. Ils veulent une pleine soumission à l'Ouest afin de

devenir une partie normalisée de l'Europe impérialiste comme le reste de

l'Europe de l'Est.

 

Le point de cristallisation de l'opposition populaire est la question

nationale du Kosovo et des territoires peuplés de Serbes dans les autres

anciennes républiques de la Yougoslavie. Mais derrière cette insistance sur

le droit à l'autodétermination se cache une opposition contre le pillage

néo-colonialiste et le capitalisme sauvage. Bien que non clairement

articulée, la souveraineté nationale est connectée avec le désir vague d'un

modèle de développement différent de celui imposé par le capitalisme

impérialiste.

 

Déclaration complète en anglais :

www.antiimperialista.org/index.php?option=com_content&task=view&id=5063&Item

id=55

 

************************************

Camp Anti-impérialiste 

www.antiimperialista.org

camp@antiimperialista.org

14:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak, usa, terrorisme, fascisme, colonialisme, crimes, silence, presse, romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, imperialisme, guerre, islam, capitalisme, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/02/2007

17/02/2007: Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

Encore une saloperie à mettre au crédit des agresseurs et tueurs ricano-otano-occidentaux !

RoRo

 

De : crj-mailinglist@yahoogroups.com [mailto:crj-mailinglist@yahoogroups.com] De la part de Coord. Naz. per la Jugoslavia
Envoyé : samedi 17 février 2007 0:06

Objet : [JUGOINFO] Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

http://balkans.courriers.info/article7705.html

 

NEZAVISNE NOVINE

 

Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

TRADUIT PAR SELMA KULJUH

Publié dans la presse : 11 janvier 2007

Mise en ligne : mardi 13 février 2007

 

 

Comme le Kosovo et la Serbie, la Bosnie-Herzégovine a été frappée par les munitions à uranium appauvri. L’OTAN avait essentiellement bombardé des positions militaires serbes. Les conséquences de ces bombardements sur la santé sont de mieux en mieux connus : de nombreux soldats italiens ayant servi dans les Balkans souffrent de cancers des ganglions lymphatiques. Qui va financer le nettoyage des sites bombardés ?

Par D. Risojevic

« Le gouvernement de la Bosnie-Herzégovine doit demander ( ???) l’aide ( ???) de l’OTAN pour le nettoyage des lieux ayant été exposés aux effets des munitions à l’uranium appauvri », a déclaré Jelena Durkovic, ancienne présidente de la Commission de la recherche du Parlement de Bosnie-Herzégovine. 

Alarmée par l’annonce du taux élevé de mortalité parmi les soldats italiens qui ont servi dans les forces armées de l’OTAN dans les localités concernées, Jelena Durkovic a précisé que le gouvernement de Bosnie-Herzégovine devait passer à l’action et commencer le nettoyage des sites contaminés. 

Jelena Durkovic dirigeait auparavant la commission du Parlement de Bosnie-Herzégovine consacrée à l’étude des effets de l’uranium appauvri ainsi que de ses conséquences sur la population. Elle estime que l’Agence des radiations ionisantes formée par la Commission de la recherche devrait examiner tous les rapports sur les effets de l’uranium appauvri sur l’environnement et sur la population, après quoi il faudrait entreprendre le nettoyage du terrain contaminé. 

« C’est l’OTAN qui devrait ( ???) financer le nettoyage car, en fin de compte, c’est l’Alliance atlantique qui a créé ce problème », précise Jelena Durkovic. 

Selon les informations fournies par les associations d’anciens militaires italiens, plus de 50 soldats ayant servi dans les forces armées de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo sont morts, tandis qu’on compte plus de 200 malades. 

On a mené plusieurs recherches en Bosnie-Herzégovine sur ce sujet mais, pour l’instant, sans établir de lien très net entre le taux élevé de cancer dans certaines régions et les effets de l’uranium appauvri. On a souvent cité le cas des réfugiés de Hadzici à Bratunac qui, juste après la guerre, mouraient en grand nombre du cancer. Slavica Jovanovic, employée au centre de santé local de Bratunac, a constaté que le taux de mortalité des habitants de Hadzici était deux fois plus élevé que celui de la population locale. Auparavant, les autorités de Bosnie-Herzégovine avaient découvert 14 localités qui avaient été exposées aux effets de l’uranium appauvri. Cela a été confirmé par les recherches de l’agence des Nations unies. 

En général, il s’agit d’anciennes positions tenues par l’armée de RS ainsi que des usines des munitions aux alentours de Sarajevo, exposées au bombardement des forces de l’OTAN. Le rapport des experts médicaux rédigé en 2002 pour le ministère de la Défense italien a révélé qu’un grand nombre des soldats ayant servi dans les Balkans ont été victimes de maladies malignes des ganglions lymphatiques. Il en va de même pour les vétérans de guerre en Belgique, en Espagne, en Portugal et aux Pays-Bas. 

La Grande Bretagne et les États-Unis ont reconnu que l’inhalation de poussière d’uranium appauvri pouvait nuire à la santé, mais que le danger était passager et localisé.

 

__._,_.___

Messaggi relativi a questo argomento (1) Rispondi (mediante post su web) | Inizia un nuovo argomento

Messaggi

18:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, histoire, silence, presse, oppression capitaliste, liberte, democratie, crimes, fascisme, guerre, colonialisme, usa, otan, terrorisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/02/2007: Franco Cavalli, un député suisse, impressionné par les avancées de Cuba en matière de santé et d'éducation.

-----Message d'origine-----
De : frances-bounces@ain.cu [mailto:frances-bounces@ain.cu] De la part de Info-Cuba
Envoyé : vendredi 16 février 2007 21:05

Objet : [Frances]
Franco Cavalli, un député suisse, impressionné par les avancées de Cuba en matière de santé et d'éducation.

 

 

 

ACN Service en langue française

 

Franco Cavalli, un député suisse, impressionné par les avancées de Cuba

en matière de santé et d'éducation.

 

La Havane, 16.02.07 : Le député suisse, Franco Cavalli, satisfait de sa

visite de l'île, s'est déclaré aujourd'hui, impressionné par les

avancées de Cuba en matière de santé et d'éducation.

 

Il dit que la délégation du groupe parlementaire « Amitié Suisse-Cuba »

qu'il dirige est satisfait des programmes que le pays distribue

gratuitement dans les secteurs sanitaires et santé publique dans les

nations du tiers monde comme le Venezuela, Equateur, Bolivie et

Nicaragua.

 

Les visiteurs se sont déclarés émerveillés, en particulier avec le

projet de l'école Latino américaine de Médecine, où de nombreux jeunes

de milieux défavorisés, de 24 pays d'Amérique latine, d'Afrique et

Etats-Unis suivent des formations de médecins.

 

Nous avons découvert un peuple fier, qui est prêt à défendre

indépendance et souveraineté nationales, a-t-il déclaré lors d'une

entrevue exclusive pour l'AIN, celui qui est également Président de

l'Union Internationale de Lutte contre le Cancer.

 

Cavalli a dénoncé le génocide blocus économique, commercial et

financier du Gouvernement de Etats unis contre Cuba, « parce qu il a

constaté ses effets négatifs sur la population dans des domaines comme

la santé », il a critiqué les campagnes de distorsion de la réalité de

l'île caribéenne divulgués par les médias du vieux continent.

 

Après avoir souligné que ce contact favorise les relations entre la 

Suisse  et Cuba, il a souligné que l'apport le plus significatif qu'a

pu donner son pays s'est effectué dans le développement de la société

du savoir.

 

Nous allons transmettre les résultats de ce voyage au reste des 80

membres du groupe législatif Suisse-Cuba, ce qui sera important pour

faire pression sur le parlement  le gouvernement Fédéral suisse afin

que s'accroisse la coopération scientifique et économique bilatérale.

 

Les visiteurs se sont entretenus longuement avec Ricardo Alarcón,

Président de l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, avec Fernando

Remírez de Estenoz, membre du Secrétariat du Comité Central du Parti

Communiste de Cuba, et avec le conseiller Felipe Pérez Roque, entre

autres représentants locaux.

 

Service en langue française Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu www.cubainfo.ain.cu

 

Diputado suizo impresionado por logros sociales de Cuba

Por Juan Diego Nusa Peñalver

 

_______________________________________________

Frances mailing list

Frances@ain.cu

http://ainch.ain.cu/mailman/listinfo/frances

12:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, usa, terrorisme, amerique, education, sante, romain, courcelles, belgique, histoire, social, solidarite, imperialisme, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/02/2007: Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

Encore une saloperie à mettre au crédit des agresseurs et tueurs ricano-otano-occidentaux !

RoRo

 

De : crj-mailinglist@yahoogroups.com [mailto:crj-mailinglist@yahoogroups.com] De la part de Coord. Naz. per la Jugoslavia
Envoyé : samedi 17 février 2007 0:06

Objet : [JUGOINFO] Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

http://balkans.courriers.info/article7705.html

 

NEZAVISNE NOVINE

 

Bosnie : les séquelles des bombardements à l’uranium appauvri

 

TRADUIT PAR SELMA KULJUH

Publié dans la presse : 11 janvier 2007

Mise en ligne : mardi 13 février 2007

 

 

Comme le Kosovo et la Serbie, la Bosnie-Herzégovine a été frappée par les munitions à uranium appauvri. L’OTAN avait essentiellement bombardé des positions militaires serbes. Les conséquences de ces bombardements sur la santé sont de mieux en mieux connus : de nombreux soldats italiens ayant servi dans les Balkans souffrent de cancers des ganglions lymphatiques. Qui va financer le nettoyage des sites bombardés ?

Par D. Risojevic

« Le gouvernement de la Bosnie-Herzégovine doit demander ( ???) l’aide ( ???) de l’OTAN pour le nettoyage des lieux ayant été exposés aux effets des munitions à l’uranium appauvri », a déclaré Jelena Durkovic, ancienne présidente de la Commission de la recherche du Parlement de Bosnie-Herzégovine. 

Alarmée par l’annonce du taux élevé de mortalité parmi les soldats italiens qui ont servi dans les forces armées de l’OTAN dans les localités concernées, Jelena Durkovic a précisé que le gouvernement de Bosnie-Herzégovine devait passer à l’action et commencer le nettoyage des sites contaminés. 

Jelena Durkovic dirigeait auparavant la commission du Parlement de Bosnie-Herzégovine consacrée à l’étude des effets de l’uranium appauvri ainsi que de ses conséquences sur la population. Elle estime que l’Agence des radiations ionisantes formée par la Commission de la recherche devrait examiner tous les rapports sur les effets de l’uranium appauvri sur l’environnement et sur la population, après quoi il faudrait entreprendre le nettoyage du terrain contaminé. 

« C’est l’OTAN qui devrait ( ???) financer le nettoyage car, en fin de compte, c’est l’Alliance atlantique qui a créé ce problème », précise Jelena Durkovic. 

Selon les informations fournies par les associations d’anciens militaires italiens, plus de 50 soldats ayant servi dans les forces armées de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo sont morts, tandis qu’on compte plus de 200 malades. 

On a mené plusieurs recherches en Bosnie-Herzégovine sur ce sujet mais, pour l’instant, sans établir de lien très net entre le taux élevé de cancer dans certaines régions et les effets de l’uranium appauvri. On a souvent cité le cas des réfugiés de Hadzici à Bratunac qui, juste après la guerre, mouraient en grand nombre du cancer. Slavica Jovanovic, employée au centre de santé local de Bratunac, a constaté que le taux de mortalité des habitants de Hadzici était deux fois plus élevé que celui de la population locale. Auparavant, les autorités de Bosnie-Herzégovine avaient découvert 14 localités qui avaient été exposées aux effets de l’uranium appauvri. Cela a été confirmé par les recherches de l’agence des Nations unies. 

En général, il s’agit d’anciennes positions tenues par l’armée de RS ainsi que des usines des munitions aux alentours de Sarajevo, exposées au bombardement des forces de l’OTAN. Le rapport des experts médicaux rédigé en 2002 pour le ministère de la Défense italien a révélé qu’un grand nombre des soldats ayant servi dans les Balkans ont été victimes de maladies malignes des ganglions lymphatiques. Il en va de même pour les vétérans de guerre en Belgique, en Espagne, en Portugal et aux Pays-Bas. 

La Grande Bretagne et les États-Unis ont reconnu que l’inhalation de poussière d’uranium appauvri pouvait nuire à la santé, mais que le danger était passager et localisé.

 

__._,_.___

Messaggi relativi a questo argomento (1) Rispondi (mediante post su web) | Inizia un nuovo argomento

Messaggi

11:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, usa, euro-dictature, europe, imperialisme, terrorisme, fascisme, guerre, democratie, liberte, romain, courcelles, histoire, belgique, silence, crimes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/02/2007

15/02/2007: La Colombie s’emploie à déstabiliser l’Équateur. L’oncle Sam souhaite la destitution de Correa

De : e.colonna [mailto:e.colonna@free.fr]
Envoyé : jeudi 15 février 2007 21:42

Objet : La Colombie s'emploie à déstabiliser l'Équateur

 

La Colombie s’emploie à déstabiliser l’Équateur. L’oncle Sam souhaite la destitution de Correa

 

Par André Maltais

Le 9 fevrier 2007

L'autjournal, no 256

 

 

Le 26 novembre, l’Équateur élisait un nouveau président, l’économiste de gauche Rafael Correa, faisant du petit pays andin le premier État de la côte ouest latino-américaine à « basculer à gauche ».  Cela ouvre une brèche dans l’axe stratégique états-unien (entre la Colombie, le Pérou et le Chili) qui, jusque là, privait le Brésil, l’Argentine, le Venezuela et tous les pays du Marché commun du Sud (Mercosur) d’un débouché sur le Pacifique.


Tout au long de la campagne présidentielle, Rafael Correa a promis que son pays va dire définitivement non à un traité de libre-échange avec les États-Unis pour se tourner vers le Mercosur qui comptera bientôt sept membres (Paraguay, Uruguay, Bolivie, Brésil, Argentine, Venezuela et Équateur). En mai dernier, les États-Unis avaient suspendu les négociations avec Quito parce que l’ancien gouvernement d’Alfredo Palacios « traitait mal » certaines entreprises états-uniennes (dont la pétrolière Occidental Petroleum) accusées de violations de contrats. Le nouveau président équatorien a aussi annoncé qu’il n’allait pas renouveler l’accord avec les États-Uniens qui concède à ces derniers une base militaire dans le port de Manta.  Cet accord prend fin en 2009.  Mieux, lors d’un récent voyage au Brésil, Correa a proposé de relier Manta au port fluvial de Manaus, sur l’Amazone brésilien, afin d’assurer aux exportations du Mercosur leur premier débouché sur le Pacifique et vers l’Asie.  Appelée « corridor multimodal Manta-Manaus », l’initiative ferait en sorte que le Brésil ne serait plus forcé d’emprunter le Canal de Panama pour commercer avec l’Asie, gagnant temps et argent de façon considérable. Selon l’Agence de presse du Mercosur (APM), Lula a tellement hâte d’incorporer l’Équateur au Mercosur qu’il a déjà consenti à ce pays le fonds de compensation que reçoivent les pays moins développés du bloc, comme le Paraguay et l’Uruguay.  L’entente entre les deux pays prévoit également que le projet soit confié à la firme de génie civil brésilienne Odebrecht.


L’Amazonie n’a pas fini de voir des pelleteuses et du béton car, toujours selon l’APM, Brasilia négocie des projets similaires avec la Colombie (reliant Belem et Tunaco), le Pérou (le nord de l’Amazonie et Tacna) et le Chili (Santos et Antofagasta).  Mais ces trois pays étant signataires de traités commerciaux avec les États-Unis, les projets traînaient jusque là en longueur. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que l’industrie de la construction brésilienne ait été la deuxième plus importante source de financement pour la campagne présidentielle de Lula, en octobre dernier, après le secteur bancaire.


Rafael Correa s’est aussi engagé à ce que, à partir de janvier, les compagnies pétrolières renégocient leurs contrats avec le pays afin d’augmenter les revenus de l’État.  Actuellement, la compagnie nationale Petroecuador touche des revenus équivalant à un seul baril de pétrole sur cinq que produisent les transnationales.  De plus, le Brésil et le Venezuela ont convenu d’aider l’Équateur à construire et administrer ses propres raffineries de pétrole, ce qui lui permettra d’en finir avec l’actuelle situation où il doit exporter son pétrole pour en acheter les produits dérivés.


Le nouveau président de 43 ans a aussi l’intention de limiter les paiements de la dette extérieure du pays afin d’investir en éducation et en santé, de freiner le capital spéculatif et de renforcer la souveraineté du pays andin de même que son intégration dans la Communauté sud-américaine des nations, projet latino-américain équivalant à l’Union européenne.


Pour tout ça, les États-Unis ont commencé à se venger en menaçant la Bolivie et l’Équateur, à partir du 1er juillet 2007, de ne plus être admissibles aux avantages douaniers que Washington accorde depuis 1991 aux pays andins (Bolivie, Équateur, Colombie et Pérou) en échange de leur engagement à lutter contre la production et le trafic de drogues.  Pour la première fois, cette année, la Maison Blanche a annoncé que ces tarifs douaniers préférentiels seront reconduits pour les seuls pays qui signeront un traité de libre-échange avec les États-Unis.  La pression exercée est énorme pour l’Équateur car elle affecte des exportations de l’ordre d’un milliard de dollars générant autour de 200 000 emplois.  L’Oncle Sam compte aussi sur la Colombie voisine pour provoquer le nouveau gouvernement équatorien. Ainsi, le 12 décembre, le président colombien Alvaro Uribe violait un accord signé un an plus tôt avec l’Équateur par lequel Bogota s’engageait à cesser les fumigations aériennes de glyfosate sur les cultures de coca situées à moins de dix kilomètres de la frontière entre les deux pays.  Le glyfosate est un herbicide hautement toxique qui, largué des hauteurs, affecte non seulement la coca mais les autres cultures licites parmi lesquelles elle est semée, les animaux, les écosystèmes et la santé des populations. La reprise des fumigations aériennes s’est faite sans consulter l’Équateur et, devant les protestations de ce dernier, les opérations se sont poursuivies comme si de rien n’était.  Qualifiant « d’hostiles » le geste et l’attitude de la Colombie, le président Correa a annulé une visite à Bogota, prévue pour le 21 décembre.


Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement colombien renchérissait en massant 13 500 militaires de plus dans les régions fumigées et parlant d’y construire un poste frontière.  De plus, les militaires colombiens accusent l’Équateur d’abriter des leaders guérilleros de son côté de la frontière de même que le président vénézuélien Hugo Chavez d’avoir poussé Rafael Correa à ne pas se rendre en Colombie.  Ce n’est pas un hasard, nous dit le journaliste Fernando Lopez, de l’APM, si ces événements se produisent seulement un mois avant que le nouveau président équatorien n’entre en fonctions :
  « Le président élu devra manœuvrer avec beaucoup de précautions  parce que George W. Bush, par le biais d’Uribe, fera de la frontière colombiano-équatorienne un lieu de tensions permanentes afin de déstabiliser le gouvernement progressiste qui s’installera à Quito, le 15 janvier prochain ».

Rafael Correa devra aussi affronter ses propres forces de droite qui, pour l’instant, l’attendent de pied ferme dans un Congrès contrôlé à plus des deux tiers par les partisans d’Alvaro Noboa, l’homme que le nouveau président a facilement défait au second tour de la présidentielle, et de Lucio Gutierrez, ex-président renversé par un soulèvement populaire, en 2005.  Le Congrès ne compte aucun membre d’Alliance Pays, le parti de Rafael Correa, parce que ce parti n’existait pas officiellement lors du premier tour et n’a donc pu y présenter de candidat.  Mais Correa veut changer l’actuelle constitution du pays afin d’introduire les changements pour lesquels l’a élu la population.  Pour cela, dès le jour de son intronisation, il compte déclencher un référendum demandant à la population la création d’une Assemblée constituante.


Menacé en cas d’approbation de celle-ci, le Congrès envisage déjà de destituer le nouveau président dès ses premiers mois au pouvoir.  La lutte sera âpre mais le nouveau président d’origine modeste compte deux redoutables atouts:  un vaste appui populaire que confirment les deux tiers du vote reçus au second tour de la présidentielle, et une alliance régionale avec l’ensemble des pays du Mercosur incluant … le Brésil !


Disclaimer: The views expressed in this article are the sole responsibility of the author and do not necessarily reflect those of the Centre for Research on Globalization.

To become a Member of Global Research

The Centre for Research on Globalization (CRG) at www.globalresearch.ca grants permission to cross-post original Global Research articles in their entirety, or any portions thereof, on community internet sites, as long as the text & title are not modified. The source must be acknowledged and an active URL hyperlink address to the original CRG article must be indicated. The author's copyright note must be displayed. For publication of Global Research articles in print or other forms including commercial internet sites, contact: crgeditor@yahoo.com

www.globalresearch.ca contains copyrighted material the use of which has not always been specifically authorized by the copyright owner. We are making such material available to our readers under the provisions of "fair use" in an effort to advance a better understanding of political, economic and social issues. The material on this site is distributed without profit to those who have expressed a prior interest in receiving it for research and educational purposes. If you wish to use copyrighted material for purposes other than "fair use" you must request permission from the copyright owner.

To express your opinion on this article, join the discussion at Global Research's News and Discussion Forum

For media inquiries: crgeditor@yahoo.com

© Copyright André Maltais, L'autjournal, no 256, 2007

The url address of this article is: www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&c...

22:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amerique, usa, imperialisme, capitalisme, colonialisme, terrorisme, romain, courcelles, belgique, histoire, silence, actualite | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/02/2007: L’Iran doit se tenir prêt à contrer une attaque nucléaire

De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : vendredi 16 février 2007 20:25
Objet : [mannekenpeace] L'Iran doit se tenir prêt à contrer une attaque nucléaire

 

Compte à rebours
L’Iran doit se tenir prêt à contrer une attaque nucléaire

Léonid Ivashov
16 février 2007
Réseau Voltaire

Pour le général Leonid Ivashov, ancien chef d’état-major interarmes de la Fédération de Russie, il ne fait aucun doute que l’administration Bush planifie des frappes nucléaires contre l’Iran et que le Pentagone sera en mesure de les effectuer dans les prochaines semaines. Il ne fait pas de doute non plus que les États-Unis n’en seront pas dissuadés par les autres puissances nucléaires et qu’ils ne devront essuyer qu’une riposte conventionnelle. La seule inconnue réside dans l’approbation de ce projet ou dans l’opposition du Congrès des États-Unis.

http://www.voltairenet.org:80/article145295.html


Dans l’ensemble des informations en provenance du Moyen-Orient, on trouve un nombre croissant d’écrits affirmant que d’ici à quelques mois les États-Unis mèneront des frappes nucléaires contre l’Iran. À titre d’exemple le Kuwaiti Arab Times, citant des sources bien informées mais anonymes, rapporte que les États-Unis projettent de lancer une attaque à l’aide de missiles et de bombes sur le territoire iranien avant la fin du mois d’avril 2007. La campagne débutera depuis la mer et sera appuyée par le système de défense anti-missile Patriot de manière à épargner aux troupes états-uniennes une opération terrestre et réduire l’efficacité d’une riposte en provenance de « n’importe quel pays du Golfe persique ».

« N’importe quel pays » fait essentiellement référence à l’Iran. La source ayant communiqué l’information au journal koweïtien croit que les forces états-uniennes en Irak ainsi que les autres pays de la région seront protégés de toute frappe de missile iranien par les Patriot aux frontières.

Ainsi, les préparatifs d’une nouvelle agression états-unienne ont atteint leur phase de finalisation 1.. Les exécutions de Saddam Hussein et ses associés les plus proches constituaient une partie de ces préparatifs. Leur but était de servir d’ « opération déguisée » pour les efforts des stratèges états-uniens visant à envenimer délibérément la situation à la fois en Iran et dans tout le Moyen-Orient.

Évaluant les conséquences du geste, les États-Unis ont effectivement ordonné la pendaison de l’ancien dirigeant irakien et de ses associés. Cela démontre que les États-Unis ont irréversiblement adopté le plan de partition de l’Irak en trois pseudo-États : chiite, sunnite et kurde. Washington considère qu’une situation de chaos contrôlé l’aidera à dominer l’approvisionnement en pétrole du Golfe persique ainsi que d’autres voies de transport de pétrole stratégiquement importantes.

L’aspect de plus important de la question est qu’une zone de conflit sanglant sans fin sera créée au cœur du Moyen-Orient, dans laquelle les pays voisins de l’Irak, à savoir l’Iran, la Syrie et la Turquie (via le Kurdistan) seront inévitablement aspirés. Cela résoudra le problème de la complète déstabilisation de la région, une tâche de prime importance pour les États-Unis et particulièrement Israël. La guerre en Irak n’était qu’un pas dans une série d’étapes du processus de déstabilisation régionale. Ce n’était qu’une phase du processus les rapprochant d’un règlement de comptes avec l’Iran et d’autres pays que les États-Unis ont ou vont stigmatiser.

Néanmoins il n’est pas aisé pour les États-Unis de se lancer dans une campagne militaire de plus alors que l’Irak et l’Afghanistan ne sont pas « pacifiés » (les États-Unis manquent des ressources nécessaires pour le faire). En outre, les protestations contre la politique des néo-conservateurs de Washington s’intensifient partout dans le monde. En raison de tout ce qui précède, les États-Unis feront usage de l’arme nucléaire contre l’Iran. Il s’agira du second cas d’utilisation d’armes nucléaires au combat après l’attaque états-unienne de 1945 contre le Japon.

Les cercles militaires et politiques israéliens font ouvertement des déclarations sur la possibilité de frappes de missiles nucléaires sur l’Iran depuis octobre 2006, quand l’idée fut appuyée par George W. Bush. Actuellement on parle d’une « nécessité » de frappes nucléaires. On pousse l’opinion à croire que cette éventualité n’a rien de monstrueux et que, bien au contraire, une frappe nucléaire est relativement faisable. Il n’y a prétendument pas d’autre moyen d’« arrêter » l’Iran.

Comment les autres puissances nucléaires vont-elles réagir ? En ce qui concerne la Russie, dans le meilleur des cas son gouvernement se contentera de condamner les frappes, et au pire il déclarera que « même si les États-Unis ont fait une erreur, le pays-cible a lui-même provoqué l’attaque » - comme lors des frappes qu’a subi la Yougoslavie.

L’Europe réagira sensiblement de la même façon. Cependant, il est possible que les protestations de la Chine et d’autres pays vis-à-vis des attaques nucléaires soient plus importantes. Dans tous les cas, il n’y aura pas de représailles nucléaires à l’encontre des forces états-uniennes - l’administration Bush en est totalement sûre.

Les Nations Unies n’ont aucun poids dans ce contexte géopolitique. En ne condamnant pas l’attaque subie par la Yougoslavie, le Conseil de sécurité des Nations Unies en a partagé la responsabilité. Cette institution se contente d’adopter des résolutions que les Russes et les Français interprètent comme étant une renonciation à l’usage de la force, mais que les États-uniens et les Britanniques comprennent comme un « cautionnement » de leurs agressions.

Quant à Israël, il sera de façon certaine la cible des attaques de missiles iraniens ; il est alors possible que la résistance du Hezbollah et des Palestiniens devienne plus active. Les Israéliens se poseront en victimes, auront recours à des provocations pour justifier une agression, souffriront de dommages raisonnables et les États-Unis indignés finiront par déstabiliser l’Iran, en présentant cela comme un châtiment bien mérité.

Certaines personnes semblent croire que les protestations de l’opinion publique pourront arrêter les États-Unis. Je ne pense pas. Il ne faut pas exagérer l’importance de ce facteur. Par le passé, j’ai essayé pendant des heures de convaincre Milosevic que l’OTAN se préparait à attaquer la Yougoslavie. Pendant longtemps, il a refusé de l’envisager et me disait sans cesse : « Lisez donc la Charte de l’ONU. Pour quelles raisons pourraient-ils faire ça ? ».

Mais ils l’ont fait. Ils ont délibérément ignoré la législation internationale, et ils l’ont fait. Et quel est le résultat ? Bien sûr, l’opinion publique a été choquée et indignée. Mais les agresseurs ont obtenu exactement ce qu’ils voulaient : Milosevic est mort, la Yougoslavie est divisée et la Serbie est colonisée - les officiers de l’OTAN ont établi leur quartier général dans les bureaux du ministère de la Défense du pays.

Il est arrivé la même chose en Irak. L’opinion publique a été choquée et indignée. Or ce qui intéresse les États-Unis n’est pas l’ampleur de l’indignation, mais l’étendue des revenus de leur complexe militaro-industriel.

L’information selon laquelle un deuxième porte-avions états-unien devrait arriver dans le Golfe persique d’ici la fin du mois de janvier permet de faire une analyse de l’évolution possible du conflit. Pour attaquer l’Iran, les États-Unis emploieraient essentiellement la force nucléaire aérienne. Des missiles de croisière (transportés par des avions, des sous-marins et des bâtiments de surface) et, éventuellement, des missiles balistiques seraient utilisés. Selon toutes probabilités, les frappes nucléaires seraient suivies de raids aériens lancés depuis les porte-avions, ainsi que d’autres types d’attaques.

L’Iran possède une armée puissante et les forces US pourraient souffrir des pertes importantes. C’est inacceptable pour G. W. Bush, qui se trouve déjà en position délicate. Il n’est pas nécessaire de lancer une attaque terrestre pour détruire les infrastructures en Iran, inverser le développement du pays, engendrer la panique et créer un chaos politique, économique et militaire. C’est un objectif réalisable d’abord par le nucléaire, puis par les moyens de guerre conventionnels. Voilà l’utilité du déploiement de la flotte de porte-avions à proximité des côtes iraniennes.

Quels sont les moyens de défense de l’Iran ? Ils sont considérables, mais restent largement inférieurs aux forces . L’Iran possède 29 systèmes russes de missiles anti-aériens « Tor ». Ils constituent incontestablement un renforcement de la défense aérienne iranienne. Cependant, à l’heure actuelle, l’Iran n’a aucune protection assurée contre les raids aériens.

La tactique sera la même que d’habitude : d’abord, neutraliser la défense aérienne et les radars, ensuite attaquer l‘armée de l’air dans le ciel, puis à terre les installations de contrôle et les infrastructures, sans prendre de risques.

D’ici quelques semaines, nous verrons la machine de guerre informationnelle se mettre en mouvement. L’opinion publique est déjà sous pression. Nous allons assister à une sorte de montée hystérique anti-iranienne, de nouvelles « fuites » dans les médias, de la désinformation, etc.

Simultanément, tout cela envoie un message à l’opposition « pro-occidentale » et à une fraction de l’élite de Mahmoud Ahmadinejad pour qu’ils se préparent aux évènements à venir. Les États-Unis tablent sur le fait qu’une attaque de l’Iran engendre inévitablement le chaos dans le pays, pour ensuite corrompre quelques généraux iraniens et dès lors créer une « cinquième colonne » dans le pays.

Bien entendu, l’Iran et l’Irak sont des pays très différents. Cependant, si l’agresseur réussit à provoquer un conflit entre les deux branches des forces armées iraniennes, le Corps des gardes de la Révolution islamique et l’armée, le pays se retrouvera en situation critique, particulièrement dans l’hypothèse où, au tout début de la campagne, les États-Unis parviendraient à atteindre le dirigeant iranien et à mener une frappe nucléaire, ou une frappe conventionnelle massive par des moyens conventionnels, contre l’état-major du pays.

À ce jour, la probabilité d’une attaque des États-Unis contre l’Iran est extrêmement élevée. Que le Congrès états-unien donne l’autorisation pour cette guerre reste un fait encore incertain. Le recours à une provocation pourrait éliminer cet obstacle (une attaque sur Israël ou bien des cibles états-uniennes dont les bases militaires). L’ampleur de la provocation pourrait être de l’ordre des attentats du 11 septembre 2001 à New-York. Alors le Congrès dira certainement « oui » au président états-unien.

Léonid Ivashov
Le général Léonid Ivashov est ancien chef d’état-major interarmes de la Fédération de Russie. Il est aujourd’hui vice-président de l’Académie russe de géopolitique et membre de la conférence Axis for Peace.

N.B. Cet article a été rédigé par le général Leonid Ivashov avant la déposition au Congrès du secrétaire états-unien à la Défense Robert Gates (6 février 2007) indiquant que Washington devait se préparer à une confrontation militaire avec la Russie et avant le discours du président Vladimir V. Poutine devant la Conférence sur la sécurité de Munich (10 février 2007) affirmant que Moscou ne laisserait pas les États-Unis décider seuls de la guerre ou de la paix [en Iran].
Version française : Réseau Voltaire



1 « Le général Eberhart étudie un scénario de bombardement nucléaire de l’Iran », Réseau Voltaire, 3 août 2005.
http://www.voltairenet.org/article17493.html

21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, iran, usa, terrorisme, presse, silence, belgique, imperialisme, fascisme, guerre, romain, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/01/2007

30/01/2007: TCHÉQUIE - POLOGNE: les envahisseurs ricano-otaniens sont désormais là ...

TCHÉQUIE - POLOGNE: les envahisseurs ricano-otaniens sont désormais là ...

 

En TCHÉQUIE, pays « libéré » du « Communisme » et désormais éclaté, comme l’  Urss et la Yougoslavie, et vendu à l’  Occident capitaliste par ses nouveaux dirigeants, les Ricains veulent installer une base de radars.

 

La même chose en POLOGNE où il est question de 10 bases d’  interception de missiles.

 

Tenez-vous bien : l’  ennemi visé par ces installations, c’ est … la Corée du Nord et l’ Iran, contre qui les impérialistes, après la Serbie, l’ Afghanistan, l’ Irak, le Liban, veulent en découdre tôt ou tard.

 

En TCHÉQUIE, cela fait quand même du pétard parmi une partie de la population qui proteste et réclame un référendum sur la question.

 

A plat ventre derrière un dangereux cinglé, le monde ricano-otano-occidental plonge de plus en plus dans la folie meurtrière, impérialiste et colonialiste. Et le 11 septembre 2001 n’  a rien à voir là-dedans.

 

RoRo

14:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, euro-dictature, imperialisme, colonialisme, courcelles, paix, barbar, guerre, terrorisme, otan, onu, usa, occupations, capitalisme, oppression capitaliste, iran, coree, resistance, solidarite, politique, actualite, histoire, belgique, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/01/2007

SOLIDAIRE n° 4 du mercredi 24 janvier 2007

n°4 - 24/01/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Les fausses solutions
Herwig Lerouge

Nouvelles des entreprises
Accord interprofessionnel (AIP) • Le meilleur accord depuis des années ?
Jef Bruynseels

Une sidérurgie à chaud liégeoise est-elle viable ?
Raoul Hedebouw

En bref

Grève aux AMP • Automatiser? OK, mais pas sur notre dos
Riet Dhont

Arjo Wiggins - Nivelles • Les travailleurs obligent la direction à se mouiller
Alice Bernard

Ford-Genk • Petit avant-goût de la nouvelle loi sur la flexibilité extrême
Michel Vanduffel

Tessenderlo Chemie • D’une restructuration à l’autre
Free Van Doorslaer

Tate & Lyle, Alost   • On en fait aujourd’hui deux fois plus qu’il y a quatre ans
Romain Dierickx

BASF Anvers • Le patron viré !
Raf Vandecasteele

Santé
La Louvière • Les comptes de Médecine pour le peuple bloqués ?
Marco Van Hees

Belgique
Portrait • François Houtart : prêtre, professeur et marxiste
Jean Pestieau

Vignette autoroutière • Les Hollandais vont-ils déserter les autoroutes belges?
Alice Bernard

Environnement • Je roule à l’huile de friture...
Benjamin Pestieau

Pub à l’école • Le compte est bon… pour la banque
Pierre Charles

Energie • Electrabel et consorts augmentent leurs tarifs de nuit
Thomas Blommaert

Jean-Pierre paye 50 % de taxes, son patron 5 %
Marco Van Hees

International
Irak • La «nouvelle» stratégie de Bush
Pol De Vos

En bref

Bolivie • Paysans contre «provinces autonomes»
André Crespin

Equateur • Rafael Correa confirme son programme social
Bert De Belder

Liban • Les communistes contre les privatisations
Danny Claes

Régions
Deurne • «Je jure fidélité à ce stéthoscope social»
Free Van Doorslaer

Charleroi • Des tentes pour dire que le logement est un droit
Myriam de Ly

Anvers • Le conseil communal instaure l’interdiction du foulard
Koen Calliauw

Ça s'est passé près de chez vous

Dossier
Transferts Flandre Wallonie : Mythes et réalités
Herwig Lerouge

Cartoons
Cartoon • Vignette autoroutière
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
L’invasion des poux

Presse et lettres
Lettres

12:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidaire, romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, social, syndicats, capitalisme, oppression capitaliste, repression, europe, euro-dictature, ptb, terrorisme, imperialisme, colonialisme, racisme, occupations, presse, politique, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/01/2007

26/01/2007: L’armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie

De : melusine [mailto:melusine@nerim.net]
Envoyé : vendredi 26 janvier 2007 21:02
À : sortir de l europe
Objet : Fw: L'armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie RESEAU VOLTAIRE

 

 

Subject: L'armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie RESEAU VOLTAIRE

 

L’armée US installe un de ses Marines au pouvoir en Somalie


Le 7 et le 22 janvier 2007, les États-Unis ont lancé des raids aériens contre la Somalie. Ces opérations militaires visaient à appuyer les forces éthiopiennes et ont permi de renverser le gouvernement mis en place par les « Tribunaux islamiques ».

Un nouveau gouvernement a immédiatement été installé. Hussein Aïdid a été nommé ministre de l’Intérieur. Il est le fils de l’ancien général Farah Aïdid et l’un des dirigeants du parti « Congrès de la Somalie unifiée » soutenu par l’Ethiopie et les États-Unis.

Dans son édition du 24 janvier 2004, le quotidien arabophone en ligne Arabtimes révèkle qu’Hussein Aïdid fut engagé volontaire dans les forces états-uniennes. Il servit comme marine lors de la première Guerre du Golfe et obtint la carte verte (autorisation permanente de séjour aux USA), puis la nationalité états-unienne.

 

19:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afrique, crimes, capitalisme, courcelles, cia, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, gangsterisme, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, occupations, politique, petrole, presse, barbarie, romain, racisme, resistance, silence, terrorisme, u | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/01/2007: Les mensonges du journal Le Monde à propos du Vénézuela.

De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 26 janvier 2007 21:20

Objet : Fw: Les mensonges du journal Le Monde à propos du Vénézuela.

 

from :  melusine@nerim.net 

 

 

 

Les mensonges du Monde à propos du Venezuela

 

Thierry Deronne

 

 

Les pieds de Greta Garbo
C´est sous ce titre que l´écrivain Julio Cortazar écrivait au Monde dans les années 80 pour lui reprocher son refus de voir les avancées de la révolution sandiniste au Nicaragua. Dès que la liberté y avait abandonné le champ philosophique et s´était transformée en réalité pour des milliers de paysans sans terre, de coupeurs de bananes, d´enfants promis à la tuberculose, la machine médiatique s´était mise à fabriquer le “totalitarisme sandiniste”. Jouant du piano à quatre mains avec ceux qui finançaient les attaques meurtrières de la “contra”, le Figaro Magazine puis le Monde (sous la plume d´un certain de la Grange) ne s´étaient rien refusé, inventant de soi-disants “charniers sandinistes”, démentis par la suite par Amnesty.

 

La guerre médiatique ne cessa que le jour oú, vaincus électoralement,  les sandinistes remirent le pouvoir à l´opposition. Les éditoriaux applaudirent alors les “grands démocrates” dont ils juraient la veille qu´ils s´éterniseraient au pouvoir en bons “marxistes totalitaires”. Les correspondants firent leur valise. Le Nicaragua disparut du champ médiatique tandis qu´on reprivatisait la santé, reprenait les terres aux paysans et que revenait au galop le cortège de mortalité infantile, de prostitution, d´analphabétisme. Le tiers de la population émigra du pays redevenu “libre”.


Comment ne pas se souvenir des protestations sans réponse de Cortázar au Monde, en voyant ce soir de janvier 2007, le peuple sacrifié revenir sur cette place de Managua oú Daniel Ortega assume la présidence ? A ses côtés, Hugo Chávez interroge la foule :  “Imaginez un instant ce que serait ce pays aujourd´hui, sa santé, son éducation, si on n´avait détruit sa révolution ?”. Les 32 centrales électriques que le Vénézuéla envoie immédiatement au Nicaragua produiront 60 megawatts, mettant fin au cauchemar quotidien des coupures de courant. Des tracteurs suivent déjà, comme ceux envoyés en Bolivie. Le correspondant du Monde, un certain Nicolas Bourcier, est soulagé : “Un feu d´artifices conclut la cérémonie. Ortega s´en va. Pas une fois, il n´a prononcé le mot “révolution” (12.01.2007). Ortega a bien prononcé le mot, évoquant le boom de l´analphabétisme sous l´ère néo-libérale.


Depuis huit ans, Garbo est vénézuélienne mais le Monde refuse toujours de lever les yeux. La technique est immuable. Minimiser les réformes sociales, les politiques Sud-Sud et la démocratie participative pourtant sans précédent. Occulter les idées et l´engagement des millions de citoyen(ne)s qui en bénéficient. Marteler que Chávez surfe sur le pétrole, qu´il n´a donc aucun mérite. Et que si ce “national-populiste” n´est pas encore dictateur, c´est qu´il le deviendra.


Décembre 2006. En pleine liesse populaire, Hugo Chávez repart pour un nouveau mandat, réélu avec 62,8 % des votes et un taux record de participation. Avec une dizaine d´élections en huit ans validées par les observateurs, Chávez “injecte une forte dose de vitamines démocratiques á l´Amérique Latine” dit l´écrivain Eduardo Galeano. Au moment oú le gouvernement français veut privatiser le gaz et l´électricité, exposant sa population à payer plus, Hugo Chávez, plus démocrate et visionnaire, respecte ses promesses. Il ordonne la nationalisation de la compagnie d´électricité et de celle du téléphone, la récupération de toutes les industries-clefs privatisées par les gouvernements précédents, le renforcement du contrôle de l´État sur l´industrie pétrolière et sur la Banque Centrale en vue d´accélérer le développement du pays, la démocratisation accélérée de l´État par l´octroi de nouveaux pouvoirs aux Conseils communaux et la convocation d´une assemblée constituante.


“Vous avez aimé Castro ? vous aimerez Chávez” répond le Monde (19.12.2006), qui traite le  président vénézuélien de “n´importe-quoi-iste” et de “caricature du populisme”. Aux envoyés spéciaux de donner un semblant de “couleur locale” à cette ligne. La liste de leurs mensonges est longue. La palme revient à un certain Paulo A. Paranagua, ex-membre d´un groupe armé qui admirait Cuba dans les années 70, et qui a retourné sa veste depuis. En l´embauchant, Edwy Plenel s´est sans doute rappelé qu´un nouveau converti est toujours plus fanatique qu´un original de droite. Mais sa rage ne s´explique pas seulement par l´expiation d´un passé gauchiste. L´image des avant-gardes armées prend un coup de vieux à l´heure oú les peuples construisent eux-mêmes, à travers des assemblées constituantes, le socialisme du XXIème siècle. Paranagua punit ces peuples trop intelligents à coup d´épithètes. Evo Morales et ses indiens ? “Incultes et illettrés”. Les vénézuéliens ? “Des buveurs de whisky, fascinés par les États-Unis”. En janvier 2005 il annonce l ´annulation d´un sommet entre Evo Morales et Hugo Chávez, à la suite de “tensions” entre les deux gouvernements. C´est faux. Le sommet se tient quelques jours plus tard à Caracas, jetant les bases d´une coopération qui n´a cessé de croître dans tous les secteurs.


Le 09.01.2007, dans “les raisons de la popularité de Chávez” le Monde attaque la victoire “apparemment” démocratique du président. Un peuple qui vote contre le néolibéralisme, ça n´existe pas, ni en France ni au Vénézuéla. Chávez se maintient au pouvoir par une force magique, au-delà des urnes. En 2004 déjà Sylvie Kauffman découvrait que “Hugo Chávez est doué d´un instinct de survie exceptionnel” et qu´il “est passé maître dans l´art de manoeuvrer”. Cette fois, le Monde reprend les thèses de Alfredo Ramos Jimenez et de Carlos Romero, cautions universitaires et ultra-conservatrices de la droite vénézuélienne :
 
l“Le nombre de spots télévisés et de pages de publicité” en faveur de Chávez. Le Monde ne dit pas qu´au Vénézuéla, 95 % des chaînes de télé, radio et presse écrite, sont aux mains de l´opposition et des transnationales. Beaucoup de ces médias ont été impliqués dans le coup d´État sanglant de 2002. Cette “dictature médiatique” rend d´autant plus remarquable la victoire de Chávez.
 
l“Revêtir la chemise rouge et participer aux mobilisations”chavistes” est une obligation à laquelle on ne saurait se soustraire, sous peine de perdre l´emploi ou l´aide publique” ; De plus, il y a “1,3 millions de votants dont l´adresse ne figurerait pas sur les listes”. Le Monde ne dit pas qu´au Vénézuéla le vote est secret, ni que cette campagne quotidienne des chaines commerciales de l´opposition sur le thème de la “cubanisation” ou de la “fraude” a fait sourire les observateurs et experts électoraux du monde entier. L´Organisation des États Américains, l´Union Européenne, l´Asociación de Juristas Latinoamericanos et le Centre Carter, ont qualifié le processus électoral de décembre 2006 de “transparent, équitable et démocratique”.
 
l“2 millions d´électeurs naturalisés – essentiellement des colombiens”. La république bolivariennne a, ces dernières années, réglé une vieille dette d
émocratique en régularisant les étrangers qui prouvent légalement qu´ils vivent et travaillent depuis dix ans au Vénézuéla. Passer de la clandestinité à la citoyenneté, c´est pouvoir ouvrir un compte bancaire, signer un contrat, louer une maison, inscrire ses enfants a l´école, et voter. Le Monde suggère-t-il de rétablir le suffrage censitaire pour sauver la démocratie ?
 
Le Monde attaque ensuite la politique du gouvernement bolivarien :
l“les missions éducatives sont des palliatifs qui ne modifient pas une éducation nationale défaillante”. C´est faux. Grâce à la Misión Robinson, le Vénézuéla a été déclaré par l´UNESCO territoire libre de l´analphabétisme en novembre 2005. Le gouvernement a supprimé le paiement de droits d´inscription dans les écoles publiques, construit 650 nouvelles écoles et pris en charge 10.000 de plus. Il a créé l´Université Bolivarienne qui accueille les secteurs populaires exclus jusqu´ici des études supérieures, oú 400.000 jeunes étudient grâce à la Misión Sucre. Record historique, 12 millions de vénézuéliens, près de la moitié de la population totale, étudient.
 
l“Quant au logement décent auquel aspirent des millions de vénézuéliens, le gouvernement a échoué à lancer un programme de construction digne de ce nom”. C´est faux. En 2006 le gouvernement a investi 6,6 milliards de bolivars, construit 13.068 logements nouveaux et veut en construire deux cent mille en 2007. La baisse du taux d´intérêt hypothécaire, passé de 35 % avant 1998 à 5 % actuellement, a permis l´accès au logement à plus de 73.000 familles.
 
l“l´absence de plan de développement susceptible de créer des emplois en nombre suffisant pour faire baisser le chômage, déguisé par le truquage des statistiques et par l´économie informelle”. C´est faux. La première année, Chávez trouve un chômage à 15,3 %. En 2002-2003, le coup d´État et le sabotage économique font exploser ce taux à 19,2 %. En quatre ans, grâce aux mesures gouvernementales, le chômage a perdu 10 points, tombant à  9, 6 %.
 
l“Le gouvernement “arrose” tous azimuts, que ce soit par les programmes sociaux, la corruption, le crédit bon marché ou les cadeaux faits aux banques.” C´est faux. Loin d´acheter la “paix sociale” comme le faisaient les gouvernements antérieurs, le gouvernement Chávez assortit les crédits, les missions (Vuelvan Caras, Madres del Barrio, etc..) de formations et de mécanismes de soutien par lesquels les bénéficiaires peuvent créer des activités socio-productives.
 
lLe 11.12.2006 le Monde affirme que “Chávez n´a pas réussi à faire baisser la pauvreté”. C´est faux. En sept ans de révolution, le nombre de foyers pauvres a baissé de 49.000 à 33.900 . A quoi il faut ajouter l´accès gratuit aux soins, à l´éducation, au logement. Le salaire minimum est passé de 36 dollars en 1996 à 238 dollars en 2006, soit une augmentation de 560 %. Sous les gouvernements antérieurs l´augmentation ne dépassait jamais l´inflation, ce qui la rendait fictive.
 
Dans “Au Vénézuéla, viva la corrupción !” (01.01.2007) le Monde va plus loin et affirme sans preuve que le président Chávez “a l´habitude de voyager à l´étranger avec des valises de pétrodollars”. Puis il part du fait que l´orientation du FONDEN, Fonds de Développement National se trouve constitutionnellement sous l´autorité du chef de l´État pour en faire “une grosse tirelire dont l´usage dépend exclusivement du président de la République et du ministre des finances”, “sans règles connues ni obligation de publier ses entrées et ses dépenses.”. C´est faux. Les réserves internationales, en augmentation constante grâce aux cours du pétrole, n´appartiennent pas à la Banque Centrale mais à la République, laquelle consacre enfin les excédents (au-delà d´un plafond de 29,9 milliards de dollars) à de multiples programmes sociaux en faveur de millions de vénézuéliens. Ce samedi 13 janvier, comme chaque année, le président Chávez a présenté à l´Assemblée Nationale le bilan de la gest! ion 2006, rendant compte de la dépense publique. Cet épais document, accessible par tous, détaille les projets financés par le FONDEN.
Evidemment, dans un libre marché en pleine croissance et compte tenu de la culture héritée des régimes antérieurs, la corruption a fait des progrès. Tout le monde, à commencer par le président Chávez, le souligne. Mais le Monde veut convaincre le lecteur que “la corruption découle de la facon de gouverner de Chávez”. En oubliant de dire que contrairement à l´époque de Carlos Andres Perez (social-démocrate populiste), le gouvernement n´est plus nommé par l´entreprise privée. Le 9 janvier 2007 (quelques jours avant que Rafael Correa, nouveau président de l´Equateur, prenne une mesure semblable) le président Chávez annonce la réduction des salaires excessifs des fonctionnaires. Il dénonce devant les députés ceux qui gagnent entre 7 et 30 millons par mois, en plus des frais généraux et autres pensions multimillonnaires, et l´époque oú “les ministres, les gouverneurs qui achevaient leur mandat sans s´être offert une villa, étaient vus comme des idiots alors que les corrompus étai! ent reconnus comme des êtres intelligents”. Tirant les enseignements de nombreux témoignages reccueillis au cours de la campagne électorale, il ordonne aux ministres de passer trois jours par semaine à labourer le pays, pour dresser avec la population des rapports circonstanciés sur tout ce qui ne va pas dans les politiques publiques. A la différence de la France ou du Brésil, le Vénézuéla s´attaque à la corruption à travers une arme redoutable : la démocratie participative. Conscient qu´il ne peut mettre “un policier derrière chaque fonctionnaire”, le gouvernement a fait adopter en 2005 la loi des Conseils Communaux qui dote les communautés du pouvoir de contrôler l´usage des fonds publics. 18.238 de ces conseils se sont déjà formés, soit  des centaines de milliers de citoyens exerçant le “contrôle social” sur l´éxécution des politiques publiques (éducation, infrastructures, logement, santé, agriculture, transport). En 2007 cinq milliards de dollars seront transférés et adm! inistrés par les conseils communaux dont le pouvoir sera renforcé par de nouvelles lois.
 
Si le Monde avait enquêté sur le terrain, il aurait remarqué de nombreux commerces fermés pendant un ou deux jours, et lu sur leur vitrine, les avis du SENIAT (fisc national) informant les badauds des fraudes commises et du manque à gagner pour les politiques d´éducation, de santé, et pour la sécurite sociale. Alors que sous les gouvernements antérieurs, la corruption annulait une grande part de la rentrée d´ impôts, l´opération “evasión cero” (fraude zéro) a permis de récupérer pour le budget de l´État la somme de 52,2 milliards de bolivars.
 
En recyclant le cliché colonialiste du “viva la corrupción !”, le Monde conduit ses lecteurs à une grave inintelligence de ce qui se passe aujourd´hui au Vénézuéla, en Bolivie ou en Equateur. Simon Bolivar et Simon Rodriguez, dont se réclament aujourd´hui Evo Morales, Rafael Correa et Hugo Chávez, disaient leur refus de copier les “républiquettes” européennes. Sans pelotons d´éxécution mais par la force pacifique du nombre, les assemblées constituantes refondent des républiques plus aptes à résoudre les problèmes de corruption qu´une Europe dominée par les forces du marché.
 
Le 08.01.2007, le Monde laisse entendre que le Vénézuéla s´achemine vers la création d´un “parti unique” et que “Chávez impose a ses partisans et au gouvernement une centralisation accrue”. C´est faux. Le débat, qui commence à peine, sur le parti “unido” - c´est-à-dire uni et non pas “unique” -  répond au besoin de créer un grand parti de gauche (sur le modèle du PT brésilien original). C´est le même défi qu´affronte Rafael Correa, qui vient d´assumer la présidence de l´Equateur après sa victoire surprise contre les partis traditionnels, celui d´unifier un mouvement politique cohérent, solide, autour de sa révolution citoyenne et de réunifier le mouvement indigène face à des partis qu´il considère comme de “véritables mafias liées à des intérêts privés ou familiaux”. Au Vénézuéla, il s´agit de dépasser l´électoralisme qui marquait le MVR, structure hétéroclite créée lors de la première campagne de Chávez face aux machines à frauder du bipartisme rivé au pouvoir – Acción Demo! cràtica (social-démocrate) et Copei (démocrate-chrétien). Chávez propose que ce nouveau parti de gauche, qui s´insèrera parmi une quarantaine de partis de droite et de gauche, élise ses dirigeants démocratiquement, par le vote de la base, et non par cooptation au sommet.
Paranagua cite le sociologue Edgardo Lander de l´Université Centrale du Vénézuéla, pour qui “l´identité entre l´État et un parti ne conduit pas à la démocratie”. Contacté par nous, Edgardo Lander s´amuse de cette manipulation : “jamais Paranagua ne m´a contacté. Mon opinion se résume à :  il faut poursuivre le débat.”
 
Le 02.01.2007, le Monde affirme que “Hugo Chávez veut mettre au pas une télévision “putchiste”. C´est faux. Le spectre des ondes hertziennes, qui n´est pas illimité, est un patrimoine public comme l´air, l´eau, la terre. Il n´appartient à nul entrepreneur privé mais à tous les vénézuéliens. La concession octroyée il y a vingt ans par l´État à l´entreprise commerciale RCTV, arrive à son terme en mai 2007. Or RCTV n´a cessé d´attenter contre les institutions démocratiques en incitant à la haine, à la violence, en participant activement à la préparation et à la réalisation du coup d´État sanglant d´extreme-droite du 12 avril 2002 contre le président Chávez (voir le documentaire de Kim Bartley, la Révolution ne sera pas télévisée). Tandis que le dictateur Carmona dissout toutes les institutions démocratiques et fait réprimer les partisans de Chávez, le directeur de RCTV, Marcel Granier, accourt au palais pour le féliciter et, de là, impose le black-out de la chaîne sur la résist! ance populaire. Certains journalistes démissionnent, comme Andrés Izarra, directeur de l´information. Lorsque la population chasse finalement les putschistes, le 13 avril, elle encercle le siège de RCTV, protestant contre la censure. En 1989 déjà, occultant les 3000 morts que l´armée vient de massacrer sur ordre de Carlos Andrés Pérez, la chaîne appelle les vénézuéliens à rentrer chez eux puisque “la paix est revenue”. En décembre 2002, RCTV appelle de nouveau à renverser le président Chávez, et se fait porte-parole quotidienne des militaires putschistes de la Plaza Francia puis des organisateurs du putsch pétrolier (remake de la grève des camionneurs contre Salvador Allende). De nombreuses voix avaient alors réclamé la fermeture d´un média contre lequel n´importe quel autre gouvernement aurait pris immédiatement des mesures. Celui du Vénézuéla a préféré attendre l´expiration légale de la concession.
Il ne s´agit donc ni de fermer RCTV, ni de l´exproprier : l´entreprise pourra continuer à émettre par cable et par satellite. Il s´agit de démocratiser la fréquence qu´elle a occupée durant le laps de la concession, en l´octroyant à une coopérative mixte de travailleurs dont les droits ont toujours été bafoués par le patron de RCTV, d´enseignants qui ont analysé les effets pervers de la violence transmise par RCTV, de journalistes que la chaîne a forcés à se transformer en vendeurs de portables ou de crêmes faciales, de producteurs indépendants exploités dans sa maquila des telenovelas, et d´organisations citoyennes ou de médias associatifs jusqu´ici exclus par racisme ou par mépris social. Des ambassadeurs africains avait protesté par écrit auprès de RCTV en mars 2004, lorsque la chaîne avait traité plusieurs chefs d´État noirs, reçus par Chávez, de “singes”.
“Atteinte au pluralisme éditorial !” proteste RSF, cité par Marie Delcas. Quel pluralisme ? Celui du quasi monopole privé de la communication ? Dans le cas de RCTV, quoi de plus démocratique que de permettre à un collectif pluraliste de créateurs d´en faire autre chose qu´une machine à organiser des coups d´État ? S´il s´agit vraiment de défendre le “pluralisme éditorial” ou la “liberté d´expression”, pourquoi le Monde ou RSF n´ont-ils pas protesté lors de la répression des médias communautaires ou de la fermeture, réelle celle-là, de l´unique chaîne publique par les putschistes de 2002 ? Pourquoi restent-ils muets sur la complicité de médias privés dans les violations des Droits de l´Homme, lorsqu´ils traitent d´”envahisseurs” ou de “guérilleros” les paysans assassinés lorsqu´ils réclament une terre pour la travailler ? Pourquoi n´enquêtent-ils pas sur le mouvement profond de démocratisation de l´information, dont le Vénézuéla est pour l´heure le seul exemple au monde ? Une! loi pensée, mûrie avec les médias associatifs permet en effet aux organisations citoyennes d´accéder au spectre radio-électrique, le seul frein à cette démocratisation restant le quasi monopole privé des fréquences. Déjà près de deux cents radios et télés associatives (réprimées sous les gouvernements antérieurs) ont été légalisées, deux cents autres sont en voie de l´être. Sans que leur parole ne soit contrôlée par le gouvernement. Cette explosion de liberté s´accompagne de la reconstruction du service public de la télévision avec TeleSur ou Vive TV. Celle-ci transmet de nombreux programmes participatifs réalisés par les organisations populaires ainsi que des productions indépendantes, des documentaires sociaux d´Amerique Latine et du monde entier. Ce nouveau mode de production d´une information “socialement utile”, qui transforme les codes de la communication marchande, amorce la praxis de quarante ans de théorie critique de la communication.
En ce qui concerne RSF, le Monde ne dit pas que la première correspondante de RSF au Vénézuéla, Maria Sol Pérez Schael, membre de l´opposition, confiait au journal El Universal que son coeur vibrait à la vue des militaires putschistes. Ni que dans sa revue “Médias”, le directeur de RSF Robert Ménard, écrivait : “Les alters ont toutes les indulgences pour l´ex-putchiste Hugo Chávez, ce caudillo d´opérette qui ruine son pays mais se contente – pour l´instant ? - de discours à la Castro sans trop de conséquences réelles pour les libertés de ses concitoyens”... Ni que la journaliste Naomi Klein a reproché à RSF de confondre liberté d´expression et liberté d´entreprise alors que la plus grande menace sur la liberté d´expression ne vient plus des États mais du monopole privé de la communication.
C´est une vielle ruse de l´Histoire que de voir des entreprises privées de communication s´autoproclamer “médias d´information”. Cela leur permet d´en appeler à la “liberté d´expression” quand leurs intérêtss sont menacés. RSF n´existait pas encore quand Armand Mattelard analysant l´alliance de la SIP (société de propriétaires de médias) et des grands médias chiliens dans le coup d´État contre Allende, écrivait : “L´enquête judiciaire sur l´administration du journal El Mercurio, accusé d´irrégularités fiscales, a servi de prétexte pour dénoncer de soi-disant mesures coercitives contre “la presse libre”. Le message émis par la presse de la bourgeoisie chilienne revient à sa source, renforcé par l´autorité que lui confère le fait d´avoir été reproduit à l´étranger. Nous sommes en présence d´une SIP tautologique. Sa campagne n´est qu´un immense serpent qui se mord la queue.”
 
Conclusion à l´heure des chacals
 
Une des sources écartées par le Monde, et qui caractérise pourtant le processus vénézuélien, est la critique populaire à tous les échelons. Dans les conseils communaux, dans les médias associatifs, dans les manifestations et les assemblées citoyennes, cette critique sans baillon fait bouger les choses. Lorsqu´on demande aux vénézuéliens ce qu´ils pensent de la révolution, surgit un flot de reproches amers sur la corruption, la bureaucratie, les promesses non tenues. Mais lorsqu´on leur demande pour qui ou pour quoi ils votent, la réponse majoritaire est : pour que continue le processus. C´est que contrairement au système antérieur, l´actuel permet de transformer la critique en changements concrets. Ce qui explique le score croissant d´un président, après huit ans de gouvernement, là oú on attendrait l´usure. Si les peuples font eux-mêmes la critique, s´ils connaissent mieux que quiconque leurs problèmes et les possibles solutions, pourquoi ne pas les écouter ?
 
La critique du Monde est d´une tout autre nature. C´est du point de vue d´une minorité infime que le Monde attaque le fait que les réserves d´une banque centrale puissent servir le développement national, ou occulte les progrès de la souveraineté alimentaire à travers la réforme agraire, ou les nombreux bienfaits sociaux de l´intégration du Sud, à travers l´OPEP – que rejoindra sous peu l´Equateur, ou la création d`une Banque du Sud. Mais à mesure que cette politique se propage en Bolivie et en Equateur, le Monde se retrouve dans une position difficile. Sans doute, à force de mépriser le peuple et de se coupler aux mouvements de la Bourse, est-il tombé dans le même piège que les médias privés vénézuéliens : croire que le peuple n´existe pas et que l´Histoire est finie.


En France la critique des médias sème dans un  terrain encore inégal, les idées qui permettront un jour de démocratiser l´information. Ce n´est pas une “éthique” retrouvée par miracle qui rendrait le Monde, Libération ou TF1 plus “objectifs”. Mais comme le proposait le Conseil National de la Résistance en 1944, l´appropriation citoyenne de l´information.
 
* Licencié en Communications Sociales, IHECS, Bruxelles. Cofondateur des télévisions associatives Teletambores et Camunare Rojo TV. Actuel vice-président de la télévision publique Vive, Venezuela.
http://www.vive-fr.org/blog
 
Thierry Deronne
Vicepresidencia de Producción
BLOG : http://www.vive-fr.org/blog/ 

14:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, bolivie, belgique, amerique, capitalisme, courcelles, cuba, cia, colonialisme, chili, democratie, fascisme, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, politique, petrole, presse, propagande, romain, silence, social, syndicats, terrorisme, usa, ven | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/01/2007

20/01/2007: Lettre manuscrite du Président Saddam Hussein au peuple des USA

 Lettre manuscrite du Président Saddam Hussein au peuple des USA.htm

 

 

Site d'information sur la Palestine et le Moyen-Orient

 

Palestine - Solidarité

 

Retour :  Accueil  Originaux  Dernières dépêches  -  Analyses  Ressources  -  Mises à jour

 

 

 

 

 


Testament

Lettre manuscrite du Président Saddam Hussein au peuple des USA

 

Saddam Hussein, 6 juillet 2006

Au nom de Dieu le Miséricordieux, le Bienfaisant
«Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certains d'entre eux ont atteint leur fin, et d'autres attendent encore; et ils n'ont varié aucunement (dans leur engagement); afin qu'Allah récompense les véridiques pour leur sincérité, et châtie, s'Il veut, les hypocrites, ou accepte leur repentir. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Et Allah a renvoyé, avec leur rage, les infidèles sans qu'ils n'aient obtenu aucun bien, et Allah a épargné aux croyants le combat. Allah est Fort et Puissant.» [Le Coran 33:23-25]
La paix sur ceux qui croient et désirent la paix, et la miséricorde de Dieu et sa bénédiction. Je vous adresse cette lettre depuis mon lieu d’incarcération, pour tenter, en vertu de ma responsabilité morale, humaine et constitutionnelle, de faire qu’aucun parmi vous ne puisse dire ne pas avoir entendu un message de paix après que la guerre ait commencé, pour réfuter ainsi ses prétextes, dans le désir de paix pour vous ainsi que pour notre digne, loyal et héroïque peuple. Alors que je dis cela, je ne sais pas si mes frères et camarades à l’extérieur qui conduisent la Résistance vous ont déjà approché ou pas. Cela est dû à la «démocratie» de vos dirigeants qui depuis mon arrestation à ce jour m’interdit l’accès aux journaux, aux magazines, à la radio et à la télévision. Cela m’a isolé du monde et isole le monde de moi, pour que je ne puisse pas entendre ou voir quoi que ce soit en dehors de mon lieu d’emprisonnement.
Est-ce cela le vrai visage de la démocratie et des droits de l’homme que vos dirigeants préconisent pour l’extérieur des USA !? Ou auraient-ils alors menti? Cette «Démocratie» comprendrait-elle, le meurtre de personnes dans les prisons, certaines au moyen de pistolets par des investigateurs étasuniens. Ou alors tout cela, et d’autres détails encore qui donneraient des cheveux blancs à une personne sensible, vous ont été cachés par vos dirigeants pour que vous ne sachiez pas la vérité!?
En tout cas, je vous adresse cette lettre dans l’espoir qu’elle vous arrivera, et que vous en prendrez connaissance. Sur la base de ma responsabilité je porte ces faits devant l’opinion internationale, quelle que soit sa couleur ou sa nationalité, parce que c’est notre devoir envers elle, de même que c’est le sien envers nous de ne pas accepter la malfaisance.
1. Je vous adresse cette lettre aujourd’hui sur le conseil de mon avocat éminent, le professeur Ramsey Clark. Celui-ci ainsi que le professeur Curtis Dobler sont des exemples de conviction humanitaire et m’ont laissé une très bonne impression. En cette occasion je voudrais saluer leur courage pour s’être proposés pour cette tâche, bien qu’ils connaissaient les dangers encourus – quatre parmi les avocats de la défense ont été assassinés.

Peuple des USA , il me semble que les officiels de votre gouvernement persistent dans le mensonge et ne vous disent pas les raisons exactes pour lesquelles ils ont engagé cette agression. Ils ont trompé délibérément, dès le départ, pas seulement la communauté internationale, et en particulier l’Union européenne mais aussi les peuples des USA  eux-mêmes. Ils n’est pas non plus vrai quand ils disent, après que leurs mensonges aient été découverts, d’avoir été trompés par leurs agences de renseignement et les pantins amenés dans leur fourgon pour les servir en Iraq. Cela rappelle ce qu’avait l’habitude de faire le vieil impérialisme et les vieux empires des 19ème et 20ème siècles. Nos affirmations sont basées sur beaucoup de faits, et voici les principaux d’entre eux:

Les équipes d’inspecteurs – agissant au nom des Nations Unies qui ont fouillé même des maisons privées, des départements gouvernementaux, des palais présidentiels – savaient que l’Iraq n’avait pas d’armes de destruction massive. Les dirigeants de ces équipes étaient étasuniens, britanniques et avaient en plus des espions et des volontaires d'autres nationalités. Ces équipes qui ont fouillé l’Iraq de fond en comble, d’une extrémité à l’autre n’ont jamais trouvé d’informations contraires à celles communiquées par notre gouvernement. Les inspections ont duré plus de sept ans. En plus des équipes qui voyageaient en voiture et à pied, ils se sont servis d’avions espions, d’hélicoptères et de satellites. Les dirigeants étasuniens et britanniques pensaient que c’était l’opportunité historique pour frapper l’Iraq et détruire ses aspirations légitimes, ses éminentes réussites scientifiques et culturelles de ces 35 dernières années. Ils ont fait usage d’informations collectées par leurs espions parmi les équipes d’inspecteurs et ont utilisé - après l’incident du 11 septembre - la soi-disant guerre contre le terrorisme. Ils ont mélangé les cartes pour faire remonter des objectifs décidés d’avance, autres que ceux annoncés publiquement au départ.

Ils ont estimé que l’embargo inique n’avait pas réussi à détruire la volonté de l’Iraq, pas plus que ses aspirations légitimes de se développer économiquement, culturellement, scientifiquement et en tant que civilisation. Ils ont cru que l’Iraq était sur le point de briser l’embargo économique à l’aide de ceux qui coopéraient avec lui sur la base d’intérêts mutuels et des sentiments nationaux fraternels pour ce qui concernait les Arabes. Les dirigeants de votre pays ont cru que là se trouvait leur chance d’imposer leur volonté au monde, par le contrôle du pétrole du Moyen-Orient, sa production et sa nouvelle mercatique et d’autres objectifs – ceux dont nous avons parlé avant 2003 – en plus d’avoir atteint un de leurs objectifs sionistes et obtenir leur soutien à vos élections. L’Iran et ses laquais de leur côté ont joué un sale rôle en faisant paraître l’agression attractive et en facilitant son implémentation.

2. Malgré la pression de l’évidence les officiels étasuniens ne se sont pas retirés de l’Iraq, mais avouèrent que les faits étaient contraires à ce qu’ils avaient affirmé lors de l’invasion de mars-avril 2003. S’ils avaient été honnêtes quand ils ont dit qu’ils avaient été trompés par les informations qu’on leur avait fourni, qui ont servi de justification à l’invasion – comme quoi la sécurité des USA  était affecté – ils auraient dû se retirer de l’Iraq et faire leurs excuses à l’héroïque peuple iraquien, au peuple étasunien et aux peuples du monde pour ce qu’ils avaient commis.

Aucun parmi les [officiels] étasuniens n’a demandé à son gouvernement, avant la guerre, comment l’Iraq qui n’était pas encore sorti du sous-développement, pouvait-il menacer la sécurité d’un pays comme les USA , au-delà de l’Atlantique, et la raison pour laquelle l’Iraq aurait voulu les menacer, surtout à une époque où ceux-ci n’avaient pas encore violé son territoire. Si les officiels étasuniens voulaient promouvoir l’idée que la menace iraquienne provenait de l’opposition entre l’Iraq et les USA  au sujet de l’occupation sioniste de la Palestine et d’autres terres arabes, on peut réponde que l’Iraq n’était pas le seul pays dans le monde, arabe ou non, qui soit dans ce cas. De plus, qui a autorisé les USA  à commander à leur guise les politiques des autres pays et à leur faire la guerre s’ils ne s’y conforment pas? Comment peut-on comprendre l’appel des USA  pour la démocratie, si cela ne permet pas les différences d’opinion même sur des questions de caractère régional, sinon international?

Un autre mensonge était la prétention par les officiels étasuniens que l’Iraq avait des liens avec ce qu’ils appelaient le «terrorisme» alors que le Premier ministre britannique allait déclaré le contraire – l’Iraq ne possédait pas non plus d’armes interdites par les instances internationales - ce qui a obligé Bush de déclarer la même chose. Malgré cela, aucune parmi les personnalités étasuniennes importantes n’a demandé au président Bush, sur quelle analyse rationnelle ou information réaliste reposait cette affirmation. Savez-vous, mesdames et messieurs, pourquoi ils ne l’ont pas demandé? Parce que certains parmi vos personnalités proéminentes sont manipulés par des puissances occultes qui déforment l’information que vous recevez concernant l’Iraq, durant des années ils ont préparé le terrain pour faciliter cette agression. Par conséquent, personne n’a demandé aux officiels étasuniens, par exemple, pourquoi aucun Iraquien n’avait pris part aux événements du 11 septembre!? Et si la participation d’individus à l’attaque de cibles étasuniennes n’implique pas forcément la participation d’un pays, alors, comment pouvez-vous accuser un état comme l’Iraq, dont le caractère de son système politique est connu, de soi-disant relations avec la terreur? Comment pouvez vous accepter cette accusation comme l’une des deux à avoir servi de prétexte pour agresser notre peuple, détruisant son patrimoine et ses réalisations, menaçant des vies directement et journellement?

Le savez-vous, mesdames et messieurs, que j’avais demandé à un des officiels étasuniens qui s’est entretenu avec moi pendant deux semaines: «Sur quoi avez vous basé ces fausses accusations?» Il m’a répondu qu’en ce qui concerne les armes de destruction massive, «nous n’avions rien pour confirmer ce que vous disiez», et concernant les liens avec le terrorisme, il a dit: «Parce que vous, Saddam Hussein, n’avez pas envoyé de lettre de condoléances au président Bush après l’incident» [du 11 septembre].

J’ai souri avec amertume et lui ai dit qu’en ce qui concerne la prétendue absence de confirmations à propos de nos déclarations, il semblerait que vos officiels mentent et imaginent que leurs homologues dans les autres pays du monde font de même ou alors que parmi ceux avec qui vous avez des relations il y en a - qu’ils s’opposent ou s’accordent avec vous - qui ne vous disent pas la vérité. C’est une question dangereuse, pas seulement pour les autres pays dans le monde, mais aussi pour les USA , si personne ne dit leur dit «c’est une erreur» et «ce n’est pas acceptable»! Et à un moment ou les avions étasuniens ciblent l’Iraq et détruisent nos biens publics et privés, tuant sans raison des citoyens iraquiens, y compris des femmes et des enfants, et imposent à notre pays un embargo injuste lui interdisant l’importation même de crayons pour les enfants de l’école primaire, qu’est ce qui obligerait Saddam Hussein à envoyer un télégramme de condoléances au président d’un état, dont les officiels ont commis tous ces crimes, si ce n’était que par hypocrisie et par faiblesse? Je ne suis ni hypocrite ni faible et je n’ai pas envoyé de télégramme de condoléances à Bush. Cependant j’ai été d’accord pour l’envoi d’un tel télégramme au nom du gouvernement par le camarade Tarik Aziz, le Vice-Premier ministre, à notre ami Ramsey Clark et à travers lui aux familles qui ont été frappées.
Les grands états vivent-ils tellement en dehors de la réalité pour imaginer que quiconque n’envoie pas de lettre de condoléances mérite qu’on lui déclare la guerre, ainsi qu’à son pays et à son peuple!? Constatez-vous comment les dirigeants de votre pays se sont même servis de votre sang pour promouvoir une politique dangereuse et agressive? Est-ce une telle moralité que devrait avoir un peuple, des hommes, des responsables politiques? Il n’y a rien de plus grave, et qui conduise à des désastres, que les erreurs commises par des gens frappés de délires, méprisant délibérément le rôle des autres. Il s’agit bien là de la pire maladie des dirigeants étasuniens impliqués dans la guère contre l’Iraq.

3. Après mon arrestation ils ont vainement tenté de m’intimider. Un des leurs généraux m’a fait une série de menaces et essayé de négocier avec moi, promettant de me laisser la vie si je consentais à lire de ma propre voix et à signer une déclaration, qui appelait le peuple d’Iraq et à la Résistance de baisser les armes. Selon mon interlocuteur, si je refusais, mon sort serait celui de Mussolini. Évidemment, j’ai refusé avec dédain; et n’ai même pas touché ce sale document pour ne pas me souiller. Je lui ai dit que si j’avais la chance de m’adresser à mon peuple, je leur demanderait d’intensifier leur résistance.

 

Sept jours plus tard, ils ont envoyé en renfort un groupe. Ils m’ont dit qu’ils venaient d’une université aux USA  et voulaient engager avec moi une large discussion. J’étais d’accord et leur ai confirmé que l’Iraq n’avait rien de ce dont les officiels étasuniens l’accusaient et leur ai conseillé que les é-U quittent rapidement l’Iraq et s’excusent auprès du peuple iraquien. Je les avais alors prévenus de ce à quoi ils sont aujourd’hui confrontés – en fait, avec le temps leur situation empirera et ils n’auront même pas la possibilité de retirer leur armement ni leur équipement quand les deux moitiés de l’Iraq les submergeront, si Dieu le veut, parce que notre peuple est profondément enraciné et consciencieux. Notre libération ne peut être nette et complète que dans l’unité et la tolérance parmi les rangs de notre peuple. Les plaies doivent être soignées et non pas envenimées davantage.

Je les avais alors averti, mais ils n’ont pas changé, ils n’ont pas remplacé les clés du mensonge et persistent à frapper à la porte du mal plutôt qu’à celle de la légitimité. À ce propos j’ai attaché à cette lettre quelques versets d’une longue ode de 56 versets. [Ils n’ont pas été traduits]

 

4. Il n’est pas rationnel, ni convainquant, qu’un pays tel que les USA  ayant accès à toutes les agences de renseignement des pays de l’Est, et de la plupart des pays de l’Ouest, ne sache pas, ni ne puisse apprendre la vérité. Beaucoup de pays dans le monde peuvent trouver un intérêt dans nos guerres, mais les USA , malgré ce qu’ils peuvent penser, n’en ont pas, bien au contraire.

 

Les USA  sont un grand pays de l’autre côté de l’Atlantique. Un grand pays d’une telle puissance inégalée, faisant penser à certaines gens chez vous qu’il est en voie de devenir un empire mondial. N’ont-ils pas appris la leçon de la guerre du Vietnam? Alors que les Occidentaux appuyaient l’idée que le communisme international et le bloc soviétique étaient une menace pour leurs intérêts et leur sécurité, cette propagande n’était qu’un piètre prétexte. Néanmoins les USA  s’en sont servis, se sont enrobés dedans, jusqu’à ce que le peuple héroïque du Vietnam les expulsé par la force.

 

Pour ce qui concerne l’invasion de l’Iraq, elle est survenue dans un contexte où le premier pas était facile, du point de vue de la réaction de la communauté internationale et du rapport de forces international. Pourtant elle s’est avérée plus coûteuse que leur guerre contre le Vietnam. C’est dû au fait que lorsque les USA  ont été expulsés du Vietnam, ils n’ont pas perdu de leur prestige, ni de leur rang. Mais quand ils seront expulsés, voire mis en déroute par un pays comme l’Iraq, qui n’a pas l’appui direct d’une grande puissance, ils perdront le fondement de leur position et de leur crédibilité internationale.

 

En fait, leur réputation a déjà commencé à se désagréger. Ils ne sont plus en mesure de brandir le grand bâton et menacer de s’en servir comme ils le faisaient dans le passé, quand la menace accomplissait davantage que son usage. J’irai plus loin encore et dire qu’après cette guerre, ce bâton n’effraye plus beaucoup de monde, et les USA  ont besoin du silence des pays les plus petits et les plus modestes, à qui ils tentent de faire plaisir pour qu’ils ne dénoncent pas leurs crimes et leurs politiques téméraires et déviantes.

Dans le passé, beaucoup de pays dans le monde s’étaient habitués à courtiser les USA . La plupart d’entre eux, hormis quelques-uns, cédaient aux menaces ou les parent avec des arguments défensifs. Mais maintenant, Mao Zedong, de chère mémoire, rit dans sa tombe parce que sa prédiction a été réalisée, les USA  se sont avérés un tigre de papier. Cela a été par la volonté du Dieu éternel et vivant et des ses représentants sur terre, les héroïques Moudjahidin dans le glorieux, vertueux, militant, Iraq djihadiste. Que Dieu bénisse le peuple héroïque de l’Iraq, que Dieu bénisse le djihad et les Moudjahidin.

 

Mesdames et messieurs, peuple des USA , l’époque est terminée où les armées les plus grandes et les mieux armées pouvaient vaincre les formations organisées de l’armée opposée et amener ainsi leur guerre à un terme. Maintenant regardez notre armée courageuse, notre peuple héroïque et nos Moudjahidin, ont remplacé le système de formations organisées avec une nouvelle façon de faire la guerre. Au fur et à mesure que les étasuniens sur le terrain deviennent les cibles des armes des révolutionnaires ou sont attaqués par des meurtrières bombes humaines, dont le corps est empli de la foi en Dieu, la supériorité étasunienne s’effrite. En fait, dans le proche avenir, cette supériorité deviendra un fardeau et l’équipement difficile à récupérer. Les USA , se fieront-ils à la voix de la rationalité qui appelle à la préservation de ce qui leur reste encore, ou à Satan, le dissimulateur, et aux suppôts du sionisme pleins de haine, qui continueront à pousser les étasuniens jusqu’à ce que les vagues les avalent et qu’ils sombrent dans les profondeurs de la mer enragée?

Qui, après tout, a décrété que le gouvernement des USA  deviendraient le gendarme du monde, modelant le monde suivant leur souhait, donnant des ordres aux pays du monde? Saddam Husssein, mesdames et messieurs, est un honorable patriote, un homme honnête. Il est un homme d’état résolu à implémenter la loi, avec justice, mais bienveillance. Il aime son peuple et sa nation. Il est droit. Il ne trahit, ni ne trompe. Il parle la vérité même contre lui-même. Est-ce que des tyrans comme Bush aiment de telles caractéristiques? Si Bush avait été une des personnes telles que De Gaulle ou même Reagan, peut-être les aurait-il comprises ou tout au moins il ne les aurait pas détestées. Mais je dois vous avertir que votre pays découvrira plus encore, mesdames et messieurs. Votre pays à perdu sa réputation et sa crédibilité. Vos compatriotes qui pouvaient voyager de par le monde, être respectés, en sécurité et les bienvenues où qu’ils aillent, ne peuvent plus maintenant sortir des USA  sans craindre pour leur vie. Votre département d’état émet constamment des mises en garde sur les régions du monde qui sont dangereuses pour vous.

Ce sont les dirigeants des USA  avec leurs politiques qui ont créé dans le monde une atmosphère anti-étasunienne par leur comportement arrogant, leur attitude hautaine et agressive, leur manque de respect pour la loi internationale et la sécurité du monde – y compris la sécurité de ma nation arabe, par leur soutien à l’entité sioniste en Palestine – et leurs positions sur d’autres questions mondiales et humaines.

Aujourd’hui vous êtes dans une situation internationale fâcheuse et personne d’autre que vous-mêmes, ne peut vous secourir. Si vous vous réformez vous ouvrirez pour vous et le monde une nouvelle opportunité. Il vous appartient de décider de prendre ou pas cela en compte. Ce dont vous avez besoin est une concurrence libre et juste dans une situation de paix, pour assurer la sécurité.

 

Bien après le 18ème siècle ils sont venus comme les anciens envahisseurs au Moyen-Orient rappeler des souvenirs qui réveillent et suscitent la résistance. Le Moyen-Orient, la patrie arabe en particulier, a été le berceau de prophètes et de messagers de Dieu. Est-ce que ce berceau à prophètes, l’endroit où ils sont enterrés, serait aussi la maison de démons et de leurs adeptes – les envahisseurs malveillants?

Nous avons cru, et notre foi nous a convenu

 

Puis sont venus le Sionistes avec le diable pour guide

Ils ont surgi sur nous comme des envahisseurs, injustes.

 

Ils n’ont pas arrêté leur progression, ni resté sur place,

 

Leur patron diabolique avait préparé leur dilemme.

Mais pour nous, nous avons comme patron Dieu le Miséricordieux.

Peuple des USA , malgré les crimes que votre gouvernement a perpétré contre notre peuple, notre nation arabe et l’humanité, le peuple d’Iraq – et par là j’entends les vrais Iraquiens, pas ceux dont la loyauté est aliénée, ceux qui préfèrent servir des étrangers plutôt que leur peuple – je parle du peuple libre d’Iraq, qui même dans les circonstances présentes ne pense pas seulement à sa destinée mais aussi de la destinée des autres, là où il est possible de trouver une solution à un problème pénible.

 

Sur cette base j’ai dit à quelques étasuniens que j’ai rencontré en prison, pourquoi n’arrivez-vous pas à un accord avec la Résistance pour désigner un pays et définir des modalités qui permettraient à la Résistance de livrer les soldats étasuniens qu’elle capture, plutôt que d’avoir à les exécuter comme c’est le cas, semble-t-il, aujourd’hui. En fait le degré de responsabilité de la résistance pour cela est inconnu, mais il est connu que les USA  n’ont pas respecté la loi internationale en Iraq, y compris les Conventions de Genève concernant les prisonniers et les détenus. Que la responsabilité incombe à la Résistance ou à d’autres parties sans lien avec elle, la justification pour cela réside dans le fait qu’il n’y a pas de lieu convenu où garder des prisonniers.

Donc pour faire face aux nécessités humanitaires et pour éliminer la justification de tuer les prisonniers je vous fais cette proposition ainsi qu’à la Résistance et à tous ceux concernés. Je fais cela avec les meilleures intentions. Si vous l’acceptez, et respectez les Conventions de Genève alors l’argument de ceux qui tuent plutôt que prendre des prisonniers disparaîtra. Mais si votre gouvernement ne l’accepte pas, il portera la responsabilité pour l’avoir refusée, ainsi que toutes les conséquences. Cela sera particulièrement vrai si le nombre de prisonniers étasuniens dans l’avenir augmente, et nous croyons que tel sera le cas. Votre gouvernement est-il incapable d’anticiper avant qu’il ne soit touché?

Mesdames et messieurs, l’heure est venue à votre gouvernement de considérer tous les peuples comme ses égaux devant la loi internationale quelle que soit leur importance et les pays auxquels ils appartiennent. Quand un pays viole la loi internationale, que ce soit par sa politique ou par le comportement de son armée, il doit subir les conséquences de ses actes et n’a pas le droit de demander à d’autres de le protéger en vertu des lois qu’il a bafouées.

Mesdames et messieurs, ceux qui ont manqué leur chance d’essayer de prévenir la guerre, ont encore la possibilité d’agir pour y mettre un terme et ramener la paix et la liberté en Iraq selon la volonté de son peuple, sans intervention étrangère quelle qu’elle soit.

Peuple des USA , je vous parle ni par faiblesse, ni en suppliant. Moi, mon peuple, mes frères, mes camarades et ma nation – nous nous adressons à vous sur la base de la responsabilité morale et humaine. Je vous dis que les officiels que vous connaissez, et le premier d’entre eux, votre Président, vous a menti, fourvoyé et trompé en se servant des media qui vous ont dépeint l’Iraq comme incorrigible et Saddam Hussein comme un haïssable dictateur, que son peuple hait et n’attend que l’opportunité pour s’en débarrasser. Certains, se vautrant dans le mensonge et la fausseté au point de déclarer ouvertement que les Iraquiens accueilleraient les envahisseurs avec des fleurs; des chants et des cymbales.

Je sais que beaucoup de personnes ne font pas suffisamment d’analyses, n’ont pas le temps, ni la capacité, ni le désir de faire des évaluations précises pour découvrir la vérité quand des informations falsifiées leur sont présentées. Les peuples des USA  n’avaient pas la possibilité de vérifier, par exemple: pourquoi, si le peuple d’Iraq haït Saddam Hussein, comment a-t-il réussi à battre l’Iran de Khomeini après huit ans de guerre d’agression que l’Iran a tenté de nous imposer sous le slogan d’exporter la révolution en commençant par l’Iraq? Peuple des USA , la victoire sur Khomeini n’était pas due à la brièveté de la guerre. Elle n’est arrivée qu’après huit ans de guerre d’usure où nous avons perdu des dizaines de milliers d’hommes de notre côté et des centaines de milliers du côté iranien.

Et si Saddam Hussein avait été un dictateur, pourquoi a-t-il établi un parlement avec des élections pour la première fois en 1980, pendant la guerre, alors qu’il n’y avait pas de parlement en Iraq depuis 1958? Si lui et son gouvernement étaient des dictateurs, comment a-t-il pu visiter des écoles, des universités, des villes et des villages et passer la nuit avec le peuple où qu’il se trouvait? Comment pourrait-il voyager et se guider, sur le front de la bataille, la nuit et le jour, même dans les tranchées des lignes avancés parmi des soldats musulmans!?

Oui mesdames et messieurs, votre gouvernement vous a trompé, et vous, ou plutôt pour la plupart d’entre vous, n’avez pas eu l’opportunité d’enquêter par vous-mêmes ou par d’autres moyens pour découvrir la vérité parce que le lobby sioniste qui poussait à la guerre, ensemble avec quelques centres de pouvoir, vous trompaient, vous bernaient, cachaient à vos yeux la réalité, échangeant les faits pour de l’information falsifié et tendancieuse. La dernière raison et ce n’est pas la moindre, si Saddam Hussein avait été un dictateur haï et méprisé par son peuple, comment se fait-il que son peuple l’ait enduré et pourquoi aurait-il été choisi par référendum?

Peuple des USA , les infortunes qui vous ont affligé – et cela comprend la chute de crédibilité – ainsi que celles qui ont affligé la nation arabe à l’intérieur de laquelle l’héroïque peuple iraquien, sont dues au comportement téméraire de votre gouvernement soumis à la pression sioniste et des centres de pouvoir, qui l’ont conduit à commettre ces crimes et ces actions scandaleuses à des fins spécifiques qui n’ont rien à voir avec vos intérêts. La responsabilité pour les massacres et le sang qui coule maintenant à torrents dans les rues et la campagne d’Iraq, incombe aux USA  avant tout autre. Vous savez, ou plutôt vous devez maintenant avoir compris, que ni les pantins que les forces étasuniennes ont amené dans leurs avions ou abord de leurs chars, ni l’Iran qui poussait et continue à pousser en avant ceux qui le soutiennent, n’auraient pu causer ce bain de sang, ni atteindre notre honneur, ni détruire la propriété de notre peuple et de notre état, si les USA  n’avaient pas entrepris et ordonné, cette agression. Ils continuent encore à donner des ordres dans la Zone Verte. Par conséquent les USA  porte le blâme de tous ces crimes et tous ces outrages. Ainsi, pourriez-vous mettre fin à ce qui arrive en utilisant comme méthode la vérité directe sans évasion ni digression? Ou inviteriez-vous la machine de la mort à continuer à dévorer la chair des Iraquiens et la chair des étasuniens sans rien faire pour arriver à une solution.

Il est de votre responsabilité historique, mesdames et messieurs, d’arriver à faire ce changement, car vous pourriez sauver les restes de la réputation et de la crédibilité des USA  et de ses intérêts légitimes. Si vous ne faites rien, vous resterez silencieux à propos de quelque chose de mal. «Ô notre Seigneur! Déverse sur nous l'endurance et fais nous mourir entièrement soumis.» [Le Coran 7:126]

Peuple des USA , les guerres que votre gouvernement promeut dans le monde – une d’entre elles étant l’Iraq – sous l’influence de certains centres de pouvoir – que vous connaissez mieux que nous – ne sont pas dans l’intérêt du peuple des USA . Vous savez mieux que beaucoup d’autres, comment vous avez payé de votre sang pour vous libérer du colonialisme britannique et après cela comment les USA  d’Amérique ont été unifiés et les rivières de sang versées pour que cela s’achève. Ainsi mesdames et messieurs, comment acceptez-vous cette interférence qui abaisse les USA  avant d’abaisser l’Iraq? Comment pouvez-vous accepter non seulement l’invasion mais aussi que votre gouvernement s’embourbe dans les affaires internes de l’Iraq? Vous savez que l’Iraq est une terre de prophètes, de messagers et de figures intègres. Vous savez que Bagdad est au regard du monde islamique, la quatrième ville la plus sainte de la patrie arabe après la Mecque , al Médina et Jérusalem. Comment pouvez-vous imaginer que l’Iraq pourrait se concilier avec le règne colonial, même s’il arrive cette fois-ci sous un autre nom et sous d’autres slogans? Sauvez votre pays, mesdames et messieurs et quittez l’Iraq.

Paix!

 

Dieu est le plus grand! Dieu est le plus grand!

Signé


Saddam Hussein

Original : albasrah.net
Traduit de l'arabe par Alexandre Moumbaris

URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1934&lg=fr

 

 

Source : TLAXCALA
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=1934

20:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak, occupations, guerre, usa, grande-bretagne, euro-dictature, otan, onu, terrorisme, fascisme, imperialisme, colonialisme, histoire, actualite, romain, belgique, courcelles, resistance, solidarite, democratie, liberte, repression, capitalisme, oppression ca | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/01/2007: En Irak, des syndicalistes en lutte - Bulletin d'informations du 20 janvier 2007

En Irak, des syndicalistes en lutte - Bulletin d'informations du 20 janvier 2007

 

Bulletin d'informations du 20 janvier 2007

 

En Irak, au milieu de la guerre civile et de l’occupation militaire, les syndicats restent l’un des seuls traits d’union entre travailleurs, hommes et femmes, de différentes origines culturelles ou confessionnelles. Malgré les difficultés, ils luttent pour améliorer la vie quotidienne, obtenir des droits sociaux et en finir avec l’occupation.

En Irak, des syndicalistes en lutte

La Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak (FCOSI) a organisé, le 27 décembre à Bassora (sud de l’Irak), une importante manifestation contre la hausse du prix du fuel, devant le siège de la Compagnie pétrochimique publique. La hausse des prix est organisée par le gouvernement afin de faciliter le processus de privatisation.

« Sous prétexte de faibles profits, des milliers de travailleurs risquent d’être mis dehors », a dénoncé Falah Alwan, secrétaire général de la FCOSI. En effet, 5000 ouvriers de la raffinerie sont menacés de licenciements liés à ces privatisations. Déjà, les salaires, qui sont gelés depuis plusieurs années, sont payés avec un retard toujours plus important. Une seconde hausse du prix du fuel, principal moyen de chauffage, est prévue en mars.

Le 12 janvier, à l’appel de la FCOSI et d’autres organisations, des travailleurs de quartiers sunnites et chiites ont manifesté ensemble contre la corruption  la centrale électrique de Karbala, à 100 km au sud de Bagdad. La FCOSI a appelé au départ des troupes d’occupation et exigé que les ouvriers jouent un rôle déterminant dans la création du futur gouvernement irakien dans les lois sociales et dans la constitution.

A Zakho, au Kurdistan d’Irak, la FCOSI dénonce les discriminations contre les travailleurs Arabes venus du centre et du sud de l’Irak, qui reçoivent des paies inférieures à celles des Kurdes et des travailleurs étrangers. Les ouvriers arabes sont de plus en plus nombreux à venir chercher du travail à Zakho et dans les autres villes Kurdes, en raison du manque de boulot et de sécurité dans le centre et dans le sud.

A Bagdad, le Syndicat des services de la FCOSI évalue à 132 le nombre des coiffeurs assassinés par les milices islamistes dans les quartiers d’Al-Amil et Al-Bayaa. Les islamistes considèrent que la coiffure est contraire à la religion.

Enfin, le 5 décembre 2006 à Bagdad, plusieurs leaders syndicaux de la FCOSI, présidée par Falah Alwan, de la FGTI (Fédération générale des travailleurs irakiens), présidée par Hmoud Majid et du Syndicat des ingénieurs en Irak, présidé par Ali Husein Msheil, se sont rencontrés dans les locaux de la FCOSI, rue Al-Zaim à Bagdad, en vue d’organiser une conférence générale des travailleurs. Leur objectif est de discuter des problèmes essentiels des travailleurs dans la situation de guerre civile et de mettre fin à la division actuelle du mouvement ouvrier. Déjà, lors de son premier congrès, la FGTI avait lancé un appel en faveur d’une fusion avec la FCOSI.

 

Agenda

Nicolas Dessaux présentera son livre "Résistances irakiennes  contre l'occupation, l'islamisme et le capitalisme" :

Le mercredi 24 janvier, à Lille, Centre culturel libertaire, 4 rue de Colmar, M Porte des postes

www.solidariteirak.org

Ce bulletin, diffusé à 8709 adresses, est envoyé en format .html. S'il s'affiche mal, veuillez le signaler pour qu'il vous soit envoyé dans un autre format. Si vous ne souhaitez plus recevoir ce bulletin d'information périodique,  signalez le à contact@solidariteirak.org

20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak, occupations, imperialisme, fascisme, terrorisme, usa, liberte, democratie, guerre, barbarie, actualite, histoire, romain, courcelles, solidarite, syndicats, social, resistance, capitalisme, oppression capitaliste, repression, colonialism | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/01/2007

22/01/2007: L' Euro-dictature capitaliste, la Serbie et le reste ...

L' Euro-dictature capitaliste, la Serbie et le reste ...

 

 

L’  Euro-dictature vient d’  avaler la Bulgarie et la Roumanie qui perdent ainsi, à leur tour, leur indépendance et leur souveraineté nationales, en s’  intégrant dans le grand machin capitaliste de 500 millions d’ habitants et d’ où elles auront difficile d’  en sortir un jour lorsque les peuples déçus en auront assez.

 

L’  Euro-dictature n’  intègre pas et ne sert pas les peuples, elles les dissout.

 

Elle vise toujours le Belarus, l’  Ukraine, la Turquie et maintenant la Moldavie et … la Serbie qu’  elle a agressée en 1999… avec l’  aide des alliés ricains et de Solana.

Ca ne va cependant pas tout seul : les nationalistes viennent de remporter les élections serbes, que les deux partis « démocratiques » à la sauce et à la solde des ricano-otano-occidentaux veulent éjecter du pouvoir.

Attendons donc la suite et la relance de la fameuse Constitution capitaliste que la chancelière allemande veut relancer …

RoRo

21:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, terrorisme, actualite, belgique, capitalisme, courcelles, romain, liberte, europe, guerre, usa, grande-bretagne, presse, silence, resistance, social, syndicats, pol, euro-dictature, oppression capitaliste, imperialisme, politique, onu, occupations | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/01/2007

19/01/2007: Fidel est un mythe vivant, a déclaré Pierre Richard ...

De : e.colonna [mailto:e.colonna@free.fr]
Envoyé : vendredi 19 janvier 2007 23:31
À : Undisclosed-Recipient:;
Objet : [CSP] Fidel est un mythe vivant, a déclaré Pierre Richard

 

 

Subject: [CSP] Fidel est un mythe vivant, a déclaré Pierre Richard

 

 

ACN Service en langue française

 

Fidel est un mythe vivant, a déclaré Pierre Richard.

 

La Havane, 19.01.07  :  « Fidel Castro a un charisme extraordinaire ,  qui

fascine ; il est  l'un des  personnages les plus importants du  XXème siècle

; en France, il n'en existe aucun de sa dimension ; cet  homme est un mythe

vivant », a déclaré l'acteur Pierre Richard, qui est  de nouveau de passage

à Cuba.

 

Le journal Granma, développe aujourd'hui une longue entrevue avec ce

personnage du cinéma français, il y parle de son enfance, de l'indignation

face à tant d'injustice sur cette planète, de celles commises par les

Etats-Unis contre les peuples d'Amérique Latine, entre autres nations, de la

pauvreté qui s'accroît dans le monde et de sa première rencontre avec le

lieder cubain.

 

Pierre Richard commente que son obsession pour la justice lui vient de son

enfance : « J'ai grandi dans un monde de richesses, dans une  famille de «

bourgeoisie aristocratique ». Je me rappelle que, enfant, je volais des

pommes dans un château pour les donner à des travailleurs. Je le faisais de

manière spontanée. Personne ne m'a jamais expliqué que c'était bien ou mal,

mais, instinctivement, je sentais que je devais le faire car ces personnes

en avaient besoin. »

 

« Mais je dois reconnaître, que quand je fais un point sur ma vie, je trouve

que je n'ai pas défendu de grandes causes. Peut être est ce pour ça que j'ai

cherché à donner un sens humain à mes films. A part dire ce que je pense, je

ne me suis jamais engagé dans un combat politique, je ne me suis même jamais

mis à la tête d'une manifestation. Néanmoins, je suis indigné par les

injustices qui m'entourent, bien que j'aie la reconnaissance et l'argent me

permettant de fermer les yeux. »

 

Il explique que son premier voyage à Cuba fut motivé par le Ché, quand,  en

1987, un ami, journaliste français, lui proposa de faire un documentaire sur

cet inoubliable guérillero et, dès son arrivée sur le sol cubain, il a été

surpris par la gentillesse des gens. « Jamais, je  n'avais pu imaginer que

mes films pouvaient être si populaires sur  cette terre que les médias nous

présentent plein de dangereux communistes.»

 

A propos de sa première rencontre avec Fidel, il se rappelle qu'ils

conversèrent quelques 45 minutes. « Je voulais qu'il me parle de mon film

sur le Ché, mais il ne le fit pas, pourtant, j'appris qu'il l'avait vu et

qu'il l'avait apprécié. Nous avons parlé de la cuisine cubaine et de la

mer.»

 

« Mais, durant chaque minute de cet entretien, je me suis rendu compte que

c'était un personnage extrêmement charismatique. Je le regardais, fasciné,

car il est fascinant, en effet, il est très grand, il fait beaucoup de

gestes pour parler. »

 

« On peut croire ou non à Fidel Castro, mais cet homme est un mythe.»

 

Service en langue française Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu www.cubainfo.ain.cu

16:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amerique, cuba, histoire, atcualite, paix, communisme, solidarite, social, syndicats, courcelles, presse, silence, revolution, terrorisme, usa, france, paris, romain, belgique, sociliasme, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/01/2007

15/01/2007: Palestine 2007 : Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie

Site d'information sur la Palestine et le Moyen-Orient

 

Palestine - Solidarité

 

Retour :  Accueil  Sommaire Ilan Pappe  -  Originaux  Dernières dépêches  -  Analyses  Ressources  -  Mises à jour



The Electronic Intifada

Palestine 2007 : Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie
Ilan Pappe

11 janvier 2007

Ici même - il n’y a pas si longtemps j’ai déclaré qu’Israël menait une politique génocidaire dans la bande de Gaza. J’ai beaucoup hésité avant d’employer ce terme si chargé et pourtant j’ai décidé de l’adopter. Evidemment la réponse que j’ai reçue, y compris de certains militants importants des droits de l’homme, montrait un certain malaise quant à l’usage de ce terme. J’ai réfléchi pendant un moment à l’idée de repenser ce mot mais je le reprends aujourd’hui avec une conviction encore plus forte : c’est le seul moyen approprié pour décrire ce que l’armée israélienne est en train de faire à Gaza.

Le 28 décembre 2006, l’organisation des Droits de l’Homme B’Tselem a publié son rapport annuel sur les atrocités israéliennes dans les territoires occupés. Les forces israéliennes ont tué l’année dernière six cent soixante citoyens. Le nombre de palestiniens tués par Israël l’année dernière a triplé par rapport à l’année précédente (environ deux cents). Selon B’Tselem, les israéliens ont tué cent quarante et un enfants l’année dernière. La plupart de ces morts sont de Gaza où les forces israéliennes ont démoli environ 300 maisons et détruit des familles entières. Ce qui signifie que depuis 2000, les forces israéliennes ont tué presque quatre mille palestiniens dont la moitié d’enfants, et fait plus de 20 000 blessés.

B’tselem est une organisation conservatrice, et il est possible que les chiffres soient plus importants. Mais la question ce n’est pas seulement l’escalade intentionnelle des tueries, mais la tendance et la stratégie. En ce début 2007, les décideurs font face à deux réalités très différentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Dans le premier cas, ils sont plus près que jamais de finir la construction de leur frontière Est. Leur débat idéologique interne est terminé et leur maître plan pour annexer la moitié de la Cisjordanie est en cours à toute vitesse. La dernière phase a été reportée en raison de la promesse faite par Israël, conformément à la Feuille de Route, de ne pas construire de nouvelles colonies. Israël a trouvé trois manières de circonvenir cette prétendue interdiction. D’abord il a déterminé qu’un tiers de la Cisjordanie (appartenait) au Grand Jérusalem ce qui lui a permis de construire à l’intérieur de ces zones des villes et des centres communautaires.

Deuxièmement il a développé d’anciennes colonies dans de telles proportions qu’il n’y avait pas besoin d’en construire de nouvelles. Cette évolution a franchi un degré de plus en 2006 (des centaines de caravanes ont été installées pour marquer la frontière de ces expansions, les plans prévus pour les nouvelles villes et les quartiers ont été arrêtés et le système de routes et de voies de contournement de l’apartheid a été terminé). Au total, les colonies, les bases militaires, les routes et les murs permettront à Israël d’avoir annexé presque la moitié de la Cisjordanie dès 2010. A l’intérieur de ces territoires il y aura un nombre considérable de Palestiniens contre lesquels les autorités israéliennes continueront d’appliquer leur politique lente et insidieuse de transfert, un sujet trop ennuyeux pour que les médias occidentaux s’en préoccupent et trop insaisissable pour que les organisations des droits de l‘homme établissent un point général sur le sujet. Rien ne presse ; tant qu’il s’agit des israéliens, ils ont la haute main ici : les mécanismes intriqués d’insultes et de déshumanisation pratiqués par l’armée et la bureaucratie sont toujours aussi efficaces contribuer à ce processus de dépossession.

La pensée stratégique d’Ariel Sharon selon qui cette politique est bien meilleure que celle voulue par les très directs « transféristes » ou les nettoyeurs ethniques, comme le plaide Avbigdor Liberman, est acceptée par tous au gouvernement, des travaillistes à Kadima. Les petits crimes du terrorisme d’état sont aussi efficaces puisqu’ils permettent aux sionistes libéraux de par le monde d’adoucir leur condamnation d’Israël et même de considérer toute véritable critique de la politique criminelle d’Israël comme de l’antisémitisme.

D’un autre côté, il n’y a pas de stratégie israélienne claire quant à la Bande de Gaza ; mais il y a une expérience quotidienne avec une (stratégie). Gaza, au regard des israéliens, est une entité geo-politique très différente de la Cisjordanie. Le Hamas contrôle Gaza, tandis qu’Abu Mazen semble conduire la Cisjordanie en morceaux avec la bénédiction des Israéliens et des Américains. Il n’y a aucune partie de Gaza qu’Israël convoite et il n’y a pas d’arrière pays comme en Jordanie, vers lequel les Palestiniens de Gaza peuvent être expulsés. Le nettoyage ethnique y est inefficace.

La précédente stratégie à Gaza c’était la ghettoïsation des Palestiniens mais cela ne marche pas. La communauté ghettoïsée continue d’exprimer sa volonté de vivre en tirant des missiles artisanaux à l’intérieur d’Israël. Ghettoïser ou mettre en quarantaine des communautés non désirées, même si elles étaient considérées comme sous- humaines ou dangereuses n’a jamais été une solution dans l’Histoire. Les juifs le savent mieux que quiconque avec leur propre histoire. Les étapes qui ont suivi, dans le passé, contre ces communautés ont été encore plus horribles et barbares. Il est difficile de dire ce que le futur réserve à la population de Gaza, ghettoïsée, mise en quarantaine, non désirée et démonisée. Sera-ce la répétition d’exemples historiques menaçants ou bien sera-ce un meilleur destin, encore possible ?

Créer cette prison et jeter la clef à la mer, comme un Envoyé Spécial des Nations Unies John Dugard l’a dit, ce fut une option contre laquelle les Palestiniens de Gaza ont réagi avec force dès Septembre 2005. Ils étaient déterminés à montrer jusqu’au bout qu’ils faisaient encore partie de la Cisjordanie et de la Palestine. Ce mois-là, ils lancèrent le premier et significatif - en nombre mais pas en qualité - barrage de missiles contre l’Ouest du Negev. Ce bombardement était la réponse à une campagne israélienne d’arrestation massive de militants du Hamas et du Jihad Islamique de la région de TulKarem. Les Israéliens ont répondu avec l’opération « Première pluie ». Il faut s’arrêter un instant sur la nature de cette opération. Elle s’inspirait des mesures punitives infligées en premier lieu par les pouvoirs coloniaux, puis par les dictatures, contre les révoltes de prisonniers ou les communautés bannies. Un spectacle effrayant du pouvoir de l’oppresseur pour intimider, précédé de toutes sortes de punitions collectives et brutales, qui se terminaient par un grand nombre de morts et de blessés. Pour « Première pluie » des avions supersoniques ont survolé Gaza pour terroriser toute la population, suivis de lourds bombardements de vastes régions, à partir de la mer, du ciel et de la terre. La logique, a expliqué l’armée israélienne, c’était de créer une pression telle qu’elle affaiblirait le soutien de la population de Gaza aux lanceurs de rockets. Comme s’y attendaient aussi les israéliens, l’opération n’a fait qu’augmenter le soutien aux lanceurs de rockets et a donné l’impulsion à leurs nouvelles tentatives. Le véritable objectif de cette opération spécial était expérimental. Les généraux israéliens souhaitaient savoir comment ce type d’opération serait reçu chez eux, dans la région et dans le monde. Et il semble qu’instantanément la réponse fut « très bien » ; en particulier personne ne s’est intéressé aux nombres de morts et aux centaines de blessés palestiniens laissés derrière après que « Première pluie » se soit retirée.

Et depuis « Première Pluie » et jusqu’à juin 2006 toutes les opérations qui se sont succédées ont été conçues sur le même modèle. La différence ce fut l’escalade : plus de puissance de feu, plus de victimes, plus de dommages collatéraux et, comme on pouvait s’y attendre, en réponse, plus de Quassams. Pour accompagner ces mesures en 2006, on eut recours, à d’avantage de sinistres moyens pour assurer l’emprisonnement complet du peuple de Gaza par le boycott et le blocus, auquel l’Europe, honteusement, collabore toujours. L’enlèvement de Gilad Shalit en juin 2006 a fourni l’occasion aux Israéliens d’augmenter plus encore les composantes de ses missions tactiques supposées punitives. Après tout, il n’y avait eu encore aucune stratégie à la suite de la décision tactique d’Ariel Sharon d’expulser 8000 colons dont la présence compliquait les missions « punitives » et dont l’éviction faisait de lui un quasi candidat au Prix Nobel de la Paix. Depuis lors, les actions « punitives » s’enchaînent et deviennent elles-mêmes stratégie.

L’armée israélienne adore le drame et on peut constater l’escalade dans le langage. « Première pluie » a été remplacée par « Pluies de Printemps », nom général qui a été attribué aux opérations « punitives » depuis juin 2006 (dans un pays où il n’y a pas de pluie en été, la seule précipitation à laquelle on peut s’attendre ce sont des douches de bombes de F-16 et des obus d’artillerie frappant la population de Gaza.

« Pluies d’été » a apporté une composante originale : l’invasion terrestre de quartiers de Gaza. Ce qui a permis à l’armée de tuer encore plus efficacement des citoyens et de présenter cela comme le résultat de lourds combats à l’intérieur de zones très peuplées, résultat inévitable dues aux circonstances et non à la politique israélienne. Avec la fin de l’été est venu l’opération « Nuages d’automne » qui fut encore plus efficace : le 1er Novembre 2006, en moins de 48 heures, les israéliens ont tué soixante dix civils ; à la fin de ce mois-là, avec en plus de petites opérations pour les accompagner, presque deux cents (personnes) ont été tuées, dont la moitié étaient des femmes et des enfants. Comme on peut le voir d’après les dates certaines de ces actions ont été parallèles aux attaques israéliennes contre le Liban, ce qui rendit les choses plus faciles pour finir les opérations sans trop attirer l’attention extérieure, ni une seule critique.

De « Première pluie » à « Nuages d’automne » on peut lire l’escalade à travers tous les paramètres. Le premier c’est la disparition de la distinction entre cibles civiles et non civiles : la tuerie gratuite a fait de la population dans son ensemble la cible principale de l’opération de l’armée. La seconde c’est l’escalade dans les moyens : l’emploi de toutes les machines à tuer possibles que possède l’armée israélienne. Troisièmement, l’escalade est visible dans le nombre de victimes : avec chaque opération, et chaque future opération, un nombre encore plus important de gens seront susceptibles d’être tués et blessés.

Finalement, et bien plus important, ces opérations deviennent stratégie - la manière dont Israël a décidé de résoudre le problème de la bande de Gaza. Un transfert rampant en Cisjordanie et une politique génocidaire calculée à Gaza sont les deux stratégies qu’Israël utilise désormais. D’un point de vue électoral la stratégie de Gaza est problématique car elle ne récolte aucun résultat tangible ; la Cisjordanie d’Abou Mazen cède aux pressions israéliennes en l’absence de force significative pour arrêter la stratégie israélienne d’annexion et de dépossession. Mais Gaza continue à tirer en réponse. Cela peut amener l’armée israélienne à engager des opérations encore plus massivement génocidaires dans le futur. Il y a un grand danger, de voir se reproduire ce qui s’est passé en 1948, l’armée réclamant une action « punitive » et collatérale encore plus drastique et systématique contre la population assiégée de la Bande de Gaza.

Ironiquement, la machine à tuer israélienne s’est reposée ces derniers temps. Même un nombre relativement important de missiles Quassam, dont un ou deux très meurtriers, n’ont pas poussé l’armée à l’action. Le porte parole de l’armée dit que cela montre sa « retenue », retenue inexistante par le passé comme probablement à l’avenir. L’armée se repose, tandis que ses généraux se réjouissent des tueries internes à Gaza qui font le travail pour eux. Ils observent avec satisfaction l’émergence d’une guerre civile à Gaza, qu’Israël fomente et encourage. Du point de vue israélien, peu importe la manière dont on réduit démographiquement la population à gaza ; par le biais d’affrontements internes au celui des assassiants israéliens. La responsabilité d’en finir avec le combat interne repose évidemment sur les groupes palestiniens eux-mêmes, mais l’interférence américaine et israélienne, les emprisonnements continuels, la faim et l’étranglement de Gaza sont autant de facteurs qui rendent le processus de cette paix interne très difficile. Mais cette paix ne saurait tarder, et alors, au premier signe d’accalmie « Pluies d’Eté » tomberont de nouveau sur le peuple de Gaza, infligeant dévastation et mort.

Et on ne se fatiguera jamais de souligner les inévitables conclusions politiques (à tirer) de cette lamentable réalité de l’année que nous laissons derrière nous et de celle qui nous attend : Il n’y a pas d’autre moyen d’arrêter Israël si ce n’est par le boycott, le désinvestissement, et les sanctions.

Nous devons tous soutenir clairement cela ouvertement, inconditionnellement, quoiqu’en disent les gourous de notre monde sur l’efficacité ou la raison d’être de ces actions. Les Nations Unies ne veulent pas intervenir à Gaza comme ils le font en Afrique ; les Nobel de la paix ne veulent pas s’enrôler pour sa défense comme ils le font pour les causes de l’Asie du Sud-Est. Le nombre de gens tués ici ne bouleverse pas autant que d’autres calamités et ce n’est pas nouveau - c’est dangereusement vieux et troublant. Le seul talon d’Achille de cette machine à tuer, c’est sa relation indispensable avec la civilisation « occidentale » et l’opinion publique. C’est pourquoi, il est encore possible de contrecarrer la stratégie d’élimination du peuple palestinien par le biasi du nettoyage ethnique en Cisjordanie et celui du génocide dans la Bande de Gaza."

http://electronicIntifada.net/v2/article 6374.shtml

(Texte traduit par Carole SANDREL)

 


Source : CAPJPO EuroPalestine
http://www.europalestine.com:80/...

20:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crimes, courcelles, actualite, barbarie, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liberte, onu, occupations, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2007

SOLIDAIRE du mercredi 10 janvier 2007

n°2 - 10/01/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Le prince Laurent et vous

Nouvelles des entreprises
Projet d’accord interprofessionnel (AIP) • Le fossé salaires-bénéfices ne diminue pas
Jef Bruynseels, Johnny Coopmans & Jo Cottenier

En bref

VW • Les primes? C’est le pain d’aujourd’hui, mais la faim de demain
Riet Dhont

VW • Une majorité étroite accepte le préaccord
Daniel Savage

Santé
L’abus des brevets met les soins de santé en danger
Mark Kennes

Belgique
Vœux • Ce qui peut changer en 2007
David Pestieau

Energie • Plusieurs façons d’acheter plus pour payer moins
Alice Bernard

Elections législatives • Le cartel Dirk Van Duppen (PTB) - Jef Sleeckx(CAP) compromis
Peter Mertens

International
In Memoriam • Jean Van Lierde, pionnier anticolonialiste
Tony Busselen

Saddam Hussein : l'exécution qui abrège un procès gênant
Bert De Belder

Ethiopie - Somalie • L'ombre de Washington plane sur la guerre
Tony Busselen

En bref

Bolivie • Bras de fer entre gouvernement et opposition
André Crespin

Union européenne • L’Allemagne veut (re)fourguer la Constitution
Jean Pestieau

Régions
In Memoriam Maxime Nélis

In Memoriam Henriette Bosmans-Courtens

[Portrait] Saïd Maamar, au four et au moulin
Julien Versteegh

La Louvière • Une revendication du PTB acquise dès le deuxième conseil communal?
Marco Van Hees

Hoboken • La porte du PTB est ouverte depuis trois mois
Mark Kennes

Courtrai • Menacée d'expulsion, Viola peut compter sur ses copains
Jan Noordijk

Rozemaai (Anvers Nord) • Un ascenseur pour 50 familles
Ella Wagemans

Ça s'est passé près de chez vous

Genk • Harrie Dewitte n’a pas raté son entrée
Free Van Doorslaer

à Zelzate, ça promet d’être passionnant
Gaston Van Dyck

Lommel • AKTIEF entend dépasser le SP.a à gauche

Dossier
La grande braderie des bâtiments publics
Thomas Blommaert

Cartoons
Cartoon • Laurent
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

15:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : repression, actualite, resistance, capitalisme, oppression capitaliste, courcelles, presse, silence, solidaire, terrorisme, euro-dictature, histoire, romain, belgique, communisme, ptb, syndicats, solidarite, social | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/01/2007

06/01/2007: Au risque d’une guerre civile ...

Site d'information sur la Palestine et le Moyen-Orient

 

Palestine - Solidarité

 

Retour :  Accueil  Sommaire M. Warschawski  -  Originaux  Dernières dépêches  -  Analyses  Ressources  -  Mises à jour



Info Palestine

Au risque d’une guerre civile
Michel Warschawski

 

Les États-Unis et Israël tentent de renforcer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Fatah), aux dépens du Premier ministre, Ismaïl Haniyeh (Hamas). Conséquence : les affrontements interpalestiniens se multiplient, et les risques d’une guerre civile augmentent.

« Il faut renforcer Abou Mazen [Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité nationale palestinienne] ! », tel est le nouveau mot d’ordre qui, dans le consensus israélien, tient lieu de stratégie. Lancé par Condoleezza Rice lors de la visite, il y a deux mois, du Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, à Washington, il a été reçu cinq sur cinq par les politiques israéliens, comme il se doit quand c’est l’Empire qui parle. Une chose est de dire « Oui chef ! », tout autre chose est de donner un contenu à ce mot d’ordre.

Jusqu’à présent, le « renforcement d’Abou Mazen » s’est soldé par une bise retentissante, suivie d’un dîner dans la résidence d’Ehoud Olmert et d’un chèque de quelques centaines de milliers de dollars. La bise a mis le président palestinien dans l’embarras, le repas n’était pas terrible et les dollars... appartiennent de toute façon aux Palestiniens, et étaient retenus illégalement dans les caisses du trésor israélien.

Même la libération de quelques centaines de détenus palestiniens - seule mesure qu’auraient appréciée les Palestiniens des territoires occupés - n’a pas été concédée par le Premier ministre israélien, transformant la bise médiatisée en une étreinte des plus compromettantes pour le président palestinien, dont l’image de marque est déjà suffisamment dégradée et qui n’avait pas besoin de cette hypocrite marque d’amitié pour être accusé par certains militants de son propre parti d’être devenu, si ce n’est un collaborateur, du moins une marionnette aux mains des Américains.

Il s’agit de renforcer Abou Mazen afin d’affaiblir le gouvernement Hamas, massivement élu et toujours soutenu par la majorité des Palestiniens. Pour ce faire, il faudrait montrer au peuple palestinien que, contrairement au Hamas, Abou Mazen peut obtenir le gel de la colonisation - auquel Israël s’est engagé dans la feuille de route, il y a près de cinq ans ! - et, dans le cadre de négociations rapides et efficaces avec Israël, mettre fin à 40 ans d’occupation. Mais cela n’est évidemment pas au programme du gouvernement d’union nationale d’Ehoud Olmert et d’Amir Peretz.

Comment peut-on espérer renforcer Abou Mazen, alors que la colonisation se poursuit de façon accélérée et, contrairement à l’époque d’Ariel Sharon, fait l’objet des fanfaronnades du Premier ministre et de son ministre de la Défense, le travailliste Amir Peretz, qui viennent tous les deux d’annoncer la reconstruction d’une colonie dans la vallée du Jourdain ? Cette déclaration a d’ailleurs provoqué l’ire du département d’État américain, qui veut à tout prix donner l’impression que si les choses ne s’améliorent pas dans les relations israélo-palestiniennes, au moins elles n’empirent pas.

Comment renforcer Abou Mazen quand on lui concède quelques centaines de milliers de dollars, alors que l’on empêche le Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, de faire entrer plusieurs milliards de dollars dont l’Iran vient de faire don à l’Autorité palestinienne ? Si l’on voulait faire passer Mahmoud Abbas pour un collabo aux yeux de son propre peuple, on ne s’y prendrait pas autrement. Mais le pire est que les Israéliens ne le veulent pas, et ce n’est que par aveuglement colonial qu’ils donnent à celui qu’ils voudraient effectivement renforcer, mais sans y mettre le prix, le baiser de la mort.

La stratégie algérienne

Las de tenter d’affaiblir le Hamas par le renforcement impossible, dans les conditions actuelles, d’Abou Mazen, certains proches du président des États-Unis et de la CIA, d’une part, et des services secrets israéliens, de l’autre, préfèrent la méthode algérienne de 1992, qui consistait à renverser par la force un gouvernement légitime, quitte à fomenter une guerre civile. C’est l’arrière-fond des confrontations sanglantes à Gaza de ces dernières semaines entre des militants du Fatah et des militants du Hamas, et dont le Fatah porte l’entière responsabilité. Le Fatah, ou plutôt un courant du Fatah, que l’on peut appeler le « courant algérien » ou encore le « courant éradicateur », est encouragé par Washington et Tel-Aviv et est prêt à en découdre avec le Hamas pour récupérer le pouvoir... et ses prébendes.

Comme l’a montré le cas algérien, de telles manœuvres ne feront que renforcer la popularité du Hamas, d’autant que les prétendus chevaliers de la démocratie et de la laïcité, qui rêvent d’en découdre avec le gouvernement légitime, tel Muhammad Dahlan, l’ancien chef de la sécurité préventive à Gaza, ont une image de marque plutôt sulfureuse, qui ne peut que grandir celle du Hamas que personne ne peut accuser de malversation ou de corruption. Yasser Arafat entrera dans l’histoire comme celui qui a été prêt à sacrifier jusqu’à sa liberté pour empêcher une guerre fratricide entre Palestiniens et contrer les pressions combinées de Tel-Aviv et de Washington. Mahmoud Abbas n’a ni la carrure, ni le prestige du fondateur de l’OLP et, même s’il est injuste de l’accuser de tenter de fomenter une guerre civile, il tente en revanche de satisfaire la Maison Blanche en essayant de déstabiliser le pouvoir légitime afin de lui imposer un gouvernement qui donnerait un pouvoir de veto à ceux précisément que les électeurs ont voulu sanctionner.

La situation constitutionnelle qui crée, de fait, un double pouvoir - celui du Conseil législatif et celui du président, tous deux élus par le suffrage universel - donne une couverture légale aux manœuvres du président Abbas. Mais, aux yeux de la majorité des Palestiniens, elles ont une forte odeur de compromission avec Bush et Olmert.

5 janvier 2007 - - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lcr-rouge.org/article.ph...

 


Source : Info Palestine
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=483

20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, onu, usa, israel, palestine, occupations, guerre, barbarie, gangsterisme, colonialisme, terrorisme, sionisme, imperialisme, fascisme, crimes, histoire, actualite, romain, courcelles, presse, silence, solidarite, resistance, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/01/2007: 5 ans déjà ... Fermez Guantánamo Bay !

De : Collectif guantanamo [mailto:collectifguantanamo@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 5 janvier 2007 12:28

Objet : 5 ans déjà ... Fermez Guantánamo Bay !

 

5 ans déjà ... Fermez Guantánamo Bay !

Le 11 janvier, le centre de détention américain de Guantánamo « fêtera » ses cinq années d’existence. Afin de marquer cette date, des militants des droits humains vont se mobiliser dans le monde entier pour manifester leur solidarité avec les détenus et leurs familles, et exiger une nouvelle fois, avec toujours plus de force, que le gouvernement des USA ferme Guantánamo.
En France, Amnesty International organise une manifestation le samedi 6 janvier à 14 heures au pont de Grenelle à Paris, devant la réplique de la Statue de la Liberté et une autre manifestation à Toulouse le 13 janvier. L’organisation propose aussi d’envoyer un message à George Bush lui demandant de fermer le bagne de Guantánamo ou
de faire juger équitablement les détenus.
Voici le message proposé, à envoyer à
The Honourable George W. Bush, The President of the United States, 1600 Pennsylvania Avenue NW, Washington DC 20500, United States of America
Ou par courriel à
president@whitehouse.gov

Dear Mr. President,
I would like to state our concern over the situation of all Guantánamo detainees.
Due to their situation, it is a matter of the most importance that they are given immediate access to fair trials, or in case they are not tried, they should be immediately released.
Besides their imprisonment, it is a matter of major concerns the allegations of torture and ill-treatment of several prisoners. Since these facts occurred while they are in US custody, we call on the US authorities to immediately conduct a full and impartial investigation, and to make sure that all those found responsible for such acts are brought to justice.
Thus, we would like to appeal to the US government to set up a commission of inquiry into all aspects of the detention policies and practices taken on the "war on terror" led by the USA.
I also call for immediate closing of the Guantánamo detention facilities.
Yours sincerely,

Parmi les actions ailleurs dans le monde, la plus originale que nous ayons retenue aura lieu à Birmingham, en Grande-Bretagne :

'Brisez les chaînes, fermez Guantánamo!'
À l’occasion des cinq ans d'existence de Guantánamo, Clive Stafford-Smith, un avocat spécialiste des droits humains, Mark Thomas, humoriste et militant, ainsi que des membres de
Reprieve et d'AI UK, entre autres, apporteront un "gâteau d’anniversaire" à la société Hiatts (à Birmingham).
Le groupe Seize the Day jouera une chanson satirique intitulée Do the Shackle Shuffle at Club X-Ray, et le traditionnel Happy Birthday. Pour plus de détails, visitez le site web de
Seize the Day.
Les manifestants porteront la tenue orange des détenus de Guantánamo, ainsi que diverses entraves et des fers aux pieds. Ils danseront (autant que faire se peut) au rythme de la musique.
Il se dit que la société Hiatts, qui a fourni des fers pour le commerce aux esclaves en 1807, fabrique actuellement les entraves utilisées par les militaires américains à Guantánamo.
La manifestation sera suivie d’un meeting à la University of Central England (Perry Barr Campus), Attwood building Room 040, vers 15 heures.
Pour plus de détails sur l’organisation de la journée, visitez
http://www.guantanamo.org.uk/.


'Break the chains, close  down Guantánamo'
Human rights lawyer, Clive Stafford-Smith, comedian and activist, Mark Thomas and members of the
Birmingham Guantánamo campaign, Reprieve and Amnesty International UK will deliver a ‘birthday cake’ to Hiatts of Birmingham on the 5th anniversary of Guantánamo. 
Folk band Seize the Day will perform their satirical song Do the Shackle Shuffle at Club X-Ray and Happy Birthday. For a preview of the original song visit
Seize the Day website.
Protesters will be dressed in orange Guantánamo jump suits, ready-shackled, and will dance  - or shuffle - as the band performs. 
It is said that Hiatts, shackle  supplier to the Slave Trade in 1807, manufactures the shackles used by the US military at Guantánamo.
The protest will be followed by a meeting at the University of Central England (Perry Barr Campus), Attwood building Room 040 starting after the protest around 3.00 pm.
Please check
www.guantanamo.org.uk for final plans for the day.

'Rompen las cadenas, cerremos Guantánamo'
El abogado de derechos humanos Clive Stafford-Smith, el comediante y activista Mark Thomas y miembros de la Birmingham Guantánamo campaign, Reprieve y Amnesty International UK entregarán una 'tarta de cumpleaños' a la empresa Hiatts de Birmingham en el quinto aniversario de Guantánamo. 
El grupo de música folk Seize the Day interpretará su canción satírica Do the Shackle Shuffle at Club X-Ray y Cumpleaños feliz. Visita el sitio web de 
Seize the Day para escuchar las canciones.  
Los participantes en la protesta irán esposados y vestidos de naranja, y bailarán - o arrastrarán los pies - al ritmo de la música.
Se dice que Hiatts, suministrador de esposas para al comercio de esclavos en 1807, fabrica las esposas que se utilizan en Guantánamo.
Después de la manifestación se celebrará un mitin a las 15 en la University of Central England (Perry Barr Campus), Attwood building Room 040.
Visita la página 
www.guantanamo.org.uk (Inglés) para conocer la última hora sobre los planes para el 11 de enero.

 

 

Informez-vous sur le blog http://chroniquedeguantanamo.blogspot.com

13:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, cuba, amerique, terrorisme, fascisme, barbarie, gangsterisme, occupations, colonialisme, imperialisme, guerre, democratie, liberte, onu, repression, capitalisme, oppression capitaliste, mccarthysme, histoire, actualite, romain, courcelles, presse, silenc | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/01/2007: Pour la Palestine, un secret ...


 

Site d'information sur la Palestine et le Moyen-Orient

 

Palestine - Solidarité

 

Retour :  Accueil  Originaux  Dernières dépêches  -  Analyses  Ressources  -  Mises à jour



Tariq Ramadan.com

Pour la Palestine, un secret ...
Tariq Ramadan

 

L’aube. Le silence... et le temps qui semble s’arrêter. Il est l’heure des solitaires pensées où l’on demande à Dieu, à son cœur, à sa conscience, à son être tout entier de comprendre. Quel secret fait donc vivre notre humanité, quelle douleur, quel souffle ? Solitaires pensées, infiniment.
Soudain me viennent à l’esprit une myriade d’images. Au cœur de la guerre et des conflits, des êtres exilés, maltraités, traînés, torturés... ensemble concentrés dans les camps de la mort. Humiliés pour un nom, une origine, une identité. Humiliés et oubliés. C’était hier et dans les brumes de ma mémoire les visages sont à la fois marqués et noyés dans l’immensité du mal que l’Histoire des hommes a bercée. Responsables de notre Histoire, sans doute n’avons-nous pas toujours su comment nous y prendre avec la vie... Tristement, amèrement.
Hier comme aujourd’hui. Qui sommes-nous donc ? Des innocents réitérant à l’envie l’insouciance de leurs maladresses ? Des fous emportés par l’inconscience de leurs gestes ? Des monstres enfin colonisés par leur soif de pouvoir et de confort ? Qui sommes-nous ? Les victimes d’hier, bourreaux d’aujourd’hui... opprimé du crépuscule, dictateur de l’aube ? Que serons-nous après cette longue nuit ? Qui sommes-nous donc ? Quelle mémoire est la nôtre ? Les mêmes images : des êtres exilés, maltraités, traînés, torturés... ensemble concentrés dans les camps de la même mort. Aujourd’hui comme hier. Ils le savaient, ont laissé faire... Nous le savons, nous laissons faire. Identique lâcheté.
L’aube. Le silence... et le temps qui semble s’arrêter. J’ai soudain envie de parler à ma fille, à mon fils. Envie de murmurer l’essentiel. Un secret. Je ne sais pas, au fond, ce que sont les êtres humains ; je ne sais pas, à vrai dire, ce que valent leurs espérances ; je ne sais plus, vraiment, ce que valent leurs promesses... Je ne sais plus. Nous nous sommes tellement trahis. Ma fille, mon fils, si notre sang vit de sens alors il est l’heure de réveiller nos communes mémoires. Se réveiller et résister.
On nous a trompés. Nos rêves furent si beaux, la réalité si laide. On nous avait dessiné la paix comme on peint un espoir : pour nous, au-delà de nous... sans nous. Sans effort. Tous spectateurs d’un destin qui aurait dû se faire sans mémoire, sans justice, sans sacrifice. Sans dignité. A l’horizon de la Palestine, j’entends les mélodies assoupies des consciences blessées, des culpabilités entretenues, des malaises qui étouffent : j’aimerais être la voix des sans voix, perdus, exilés ou réfugiés, qui par deux fois ont payé le prix de nos lâchetés. J’aimerais, comprends-tu, être l’énergie de cette victime mémoire du crépuscule enfantant l’exigeante justice de l’aube. Tirer profit de notre nuit... de notre histoire. J’aimerais tant.
L’aube. Le silence... et le temps qui semble s’arrêter. Une vie pour la paix. Se lever enfin et au nom de ces mille images d’êtres exilés, maltraités, traînés, torturés... ensemble concentrés dans les camps de la mort... hier comme aujourd’hui... redevenir la conscience des opprimés. Ici se cache l’amour, la dignité, l’espérance. Ici naît la foi, le souffle, l’exigence. La paix est à ce prix : entre nous, avec nous, pour nous. Ne jamais démissionner. Peu de choses en effet... mais au cœur de cet étourdissant silence, parmi les êtres humains, je ne connais point d’autre secret.
***

Ce texte a été écrit en juin 2001, avant septembre 2001 et le reste... , pour paraître dans l’ouvrage collectif Un très proche Orient, édité par Sapho (oct. 2001). Rien n’a changé... on promettait aux Palestiniens une feuille de route, une paix si proche, le respect et la dignité. Ce sont les mensonges, les hypocrisies et les indignités qui les ont accompagnés depuis...

Depuis.. mon visa pour les Etats-Unis a été revoqué pour avoir critiqué, avec constance et détermination, la politique américaine et également pour avoir financé des projets éducatifs dans les territoires occupés, dévastés, terrorisés. On a inventé d’autres prétextes, bien sûr, des mensonges, encore et toujours, de l’actuelle administration américaine. Or, s’il fallait ne plus jamais entrer aux Etats-Unis pour défendre la justice et la dignité des Palestiniens... alors je n’hésiterais pas une seconde. Ne jamais se taire, condamner les trahisons et dire avec force notre attachement à la cause palestinienne. C’est notre honneur, et notre secret clairement avoué ...

 


Source : Tariq Ramadan
http://www.tariqramadan.com/article.php3?id_article=912

12:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terrorisme, israel, usa, sionisme, imperialisme, fascisme, colonialisme, barbarie, occupations, guerre, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, silence, solidarite, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/01/2007: Les check-points "servent à nous humilier"

De : ForumCommuniste@yahoogroupes.fr
Envoyé : vendredi 5 janvier 2007 11:27

Objet : [ForumCommuniste] Les check-points "servent à nous humilier"

 

La "Paix" de l'occupant ...

Les check-points "servent à nous humilier"

 

Les habitants de Cisjordanie affichent leur scepticisme face à l’annonce israélienne d’un allégement des barrages en Cisjordanie

Les quatre blocs de béton qui barrent la route du village de Ras Karkar sont toujours là. Dix jours après l’annonce, le 25 décembre, par le premier ministre israélien Ehoud Olmert de la levée prochaine de certains barrages israéliens en Cisjordanie, la mesure tarde à se concrétiser.

Ras Karkar, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Ramallah, pourrait être parmi les premiers bénéficiaires de cet allégement annoncé. La route principale, qui dessert également la colonie de Dolev, a été fermée en 2002 après une vague d’attentats suicides en Israël.

Depuis, les Palestiniens doivent emprunter une route de contournement, étroite et dangereuse, au fond d’une vallée encaissée qui n’était auparavant qu’un chemin de pâture pour le bétail. Cela allonge le trajet d’une dizaine de kilomètres.

« Regardez cette route ! On ne peut même pas se croiser à deux voitures. Il faut que l’un se range sur le côté pour laisser passer l’autre. Tous les mois, on doit changer un pneu à cause de l’état de la route qui abîme le caoutchouc », tempête un chauffeur du taxi qui balaye d’un haussement d’épaule les promesses israéliennes de faciliter les déplacements des Palestiniens en Cisjordanie. « Les annonces d’Olmert, c’est pour la presse. On n’a aucune confiance.

Depuis toujours, on entend dire que l’armée va lever des barrages. Ça n’arrive jamais. »

 

"Sur le terrain, on ne voit rien"

Devant la gare routière de Ramallah, d’où partent les taxis collectifs pour le nord de la Cisjordanie, les chauffeurs qui attendent les passagers pour Naplouse, Jénine ou Qalqilya, affichent le même scepticisme. « On n’a rien vu. Je fume toujours un paquet de cigarettes par jour en attendant aux check-points », ironise un chauffeur.

Tous passent plusieurs heures par jour aux différents points de contrôle qui coupent la Cisjordanie en plusieurs tronçons. « Il n’y a eu aucune amélioration, lance un autre. Les Israéliens parlent mais, sur le terrain, on ne voit rien. Vendredi 29 décembre, veille de l’Aïd, ils ont fermé le check-point d’Atara (NDLR : point de contrôle au nord de Ramallah). On a mis plus de quatre heures pour arriver à Qalqilya. »

Depuis la seconde Intifada, Israël a considérablement restreint la liberté de circulation des Palestiniens en Cisjordanie. Entre Ramallah et Naplouse, le trajet d’une quarantaine de kilomètres peut prendre entre 45 minutes et plus de trois heures, selon la sévérité des contrôles aux trois check-points qu’il faut traverser.

Lors d’une enquête, le bureau des Nations unies chargé de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) a recensé pas moins de 534 « obstacles », check-points, blocs de béton ou simples amas de terre, qui entravent les déplacements des Palestiniens en Cisjordanie, sur un territoire de la taille d’un demi-département français. L’armée israélienne explique que ces barrages sont nécessaires pour empêcher la circulation des armes et des activistes palestiniens recherchés.

 

"Depuis deux ou trois ans tout est bloqué"

« Depuis deux ou trois ans tout est bloqué. Beaucoup de chemins ont été fermés », témoigne Abou Daoud par la fenêtre de sa longue Mercedes huit places. Parfois, nous sommes forcés de passer à travers champ, mais gare à toi si les soldats te voient. Ils peuvent te frapper ou casser la voiture. Des fois, ils confisquent les clés, c’est pour ça que tous les chauffeurs en ont au moins quatre », dit-il dans un éclat de rire, en agitant plusieurs trousseaux de rechange.

De son côté, l’armée israélienne affirme n’avoir reçu aucune consigne pour commencer à lever des barrages. « C’est encore au niveau politique, entre le bureau du premier ministre et celui du ministre de la défense », affirme une porte-parole du bureau de presse de l’armée israélienne. En fait, les généraux traînent les pieds pour appliquer ce plan de démantèlement, qu’ils jugent préjudiciable à la sécurité d’Israël et des colons qui vivent en Cisjordanie.

Selon les informations du quotidien israélien Haaretz, les premiers assouplissements pourraient commencer à prendre effet cette semaine. Si les mesures annoncées sont effectivement appliquées, 27 barrages routiers qui ne sont pas occupés par des soldats seront démantelés. Les contrôles seront également allégés sur une quinzaine de check-points.

 

Les check-points "servent à nous humilier"

Une goutte d’eau, juge Khaled, 30 ans, qui travaille à Ramallah et ne rentre chez lui à Naplouse qu’une fois par semaine pour éviter le tracas de check-points. « Souvent les soldats nous font descendre de voiture et nous demandent de nous déshabiller. Les check-points ne sont pas là pour arrêter les personnes recherchées. Ils servent à nous humilier, à faire sentir que les Israéliens sont là. C’est une forme de pression psychologique. Si certains barrages sont enlevés, à la moindre alerte, ils seront vite remis en place. »

Preuve supplémentaire pour les Palestiniens de l’ambiguïté de la politique israélienne, le jour de l’annonce de la levée de certains barrages, Ehoud Olmert a également officialisé la construction d’une nouvelle colonie juive dans la vallée du Jourdain, Maskiot, pour accueillir les colons évacués de Gaza en 2005.

C’est la première fois depuis dix ans qu’une colonie va être construite en Cisjordanie avec l’aval du gouvernement israélien. « Quel message cherchent-ils à envoyer ? », s’est interrogé Saeb Erekat, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, jugeant que cette construction violait le nouvel esprit de coopération affiché par le premier ministre israélien.

 

Karim LEBHOUR, à Ramallah
La Croix du 04 janvier 2007

 

 

Pétition

 

Non au terrorisme de l'État d'Israël

contre les peuples Palestinien et Libanais

 

Signez et faites signer la pétition à l'adresse :

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

 

4088 signatures

 

www.aloufok.net

 

Participez à la liste de Diffusion " Assawra "
Liste dédiée à l'Intifada ...
S'inscrire en envoyant un message à :  assawra-subscribe@yahoogroupes.fr 

 

12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, israel, terrorisme, imperialisme, fascisme, barbarie, guerre, occupations, democratie, liberte, colonialisme, actualite, histoire, romain, courcelles, resistance, solidarite, presse, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/01/2007

02/01/2007: Malheur aux vaincus...

De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : mardi 2 janvier 2007 19:45
Objet : [mannekenpeace] Malheur aux vaincus

 

Malheur aux vaincus

Marco D’Eramo
2 janvier 2007
Il manifesto

On nous l’avait montrée comme une pendaison sobre, réglée : la vidéo distribuée par le gouvernement irakien était muette.

Mais ensuite est arrivée la bande sonore dans laquelle les gardes et les spectateurs qui n’arrêtent pas de se foutre de Saddam Hussein; comme des ultras de stade, ils lui crient le nom de Moqtada al-Sadr, ennemi implacable du dictateur; lui hurlent « Va en enfer ! »; lui entonnent une prière chiite, à lui qui est sunnite; jusqu’à ce que, juste avant que ne s’ouvre la trappe, Saddam Hussein dise : « Les vrais hommes ne se conduisent pas comme ça ».

L’exécution se révèle donc comme ce qu’elle était, une vengeance, vile, en plus, abjecte. Les médias anglo-saxons sont maintenant « scandalisés » : ils auraient voulu une exécution aseptisée. Aux USA, sévit toujours l’idée que la peine de mort puisse être prescrite comme dans une salle d’opération, par le gaz, par l’électricité, par une injection, tout moyen pourvu que ça ne rappelle pas le sang. On se retrouve au contraire avec un assassinat de gangsters de rue qui arrivent finalement à mettre la main sur le boss enfin désarmé du gang rival. Et maintenant donc les puritains s’indignent. La BBC est « choquée ». Le New York Times a la nausée. L’hypocrisie n’a pas de limite : la faute de l’opprobre retombe naturellement entièrement sur le premier ministre Nuri Al Maliki. Les américains, eux, avaient essayé de tuer Saddam selon le protocole, mais ces barbares ont tout fait rater. Au malaise dégoûté des médias contribue aussi le nouveau seuil franchi par les pertes étasuniennes en Irak, qui ont maintenant dépassé le mur des 3.000 morts. C’est extraordinaire comme tout d’un coup certains chiffres deviennent des seuils. Personne dans les médias étasuniens n’avait pipé mot quand ils avaient dépassé les 1.000 morts, tout comme ils étaient aussi restés assez discrets pour les 2.000. Maintenant, tout d’un coup, la côte 3.000 devient une « pierre angulaire », comme l’est la mort de Saddam Hussein, selon Georges Bush le jeune. On ne voit pas encore très clairement pourquoi à partir de l’été dernier le système des médias s’est réveillé tout d’un coup, après des années de silence obséquieux, pour ne pas dire d’omertà, envers Bush. Les médias découvrent maintenant que la guerre est une affaire sale, que le sang se mêle toujours à la merde, comme dans la pendaison dégoûtante de Saddam Hussein.

C’est dans ce contexte qu’un conseiller de Al Maliki a rabroué Romano Prodi, seul gouvernant européen à avoir exprimé son désaccord avec un peu plus que l’embarras maugréant des autres capitales. Le conseiller irakien a dit : « Que Prodi s’occupe de Mussolini, nous nous occupons, nous, de Saddam Hussein; en concluant par une perle : « A la fin de la seconde guerre mondiale, Mussolini a été jugé en une minute seulement. Le juge lui a demandé son nom et, à la réponse "Benito Mussolini", il lui a dit : le tribunal vous condamne à mort, et la sentence a été exécutée sur le champ ».

Pas mal, comme imagination : il n’y a eu ni procès, ni juge, ni condamnation, Mussolini a été fusillé en même temps que sa maîtresse Claretta Petacci, à côté de Come, le 28 avril 1945, par des partisans qui les avaient capturés alors qu’ils essayaient de s’enfuir d’Italie. Ce fut un geste préjudiciable, mais totalement différent d’un procès farce qui s’est conclu en une exécution obscène. Il ressemble plus à la mort des deux fils de Saddam Hussein, Udai et Qusai, tués en juillet 2003 par des soldats étasuniens. La guerre c’est tuer l’ennemi, pas condamner le vaincu rien que parce qu’il a perdu. Il serait plus honnête de dire : « Malheur aux vaincus ».

Editorial de mardi 2 janvier 2007 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/02-Dicembre-2007/art1.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDZC&langue=1&id=25166

 

20:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, irak, usa, terrorisme, fascisme, imperialisme, colonialisme, guerre, barbarie, oppression capitaliste, sionisme, occupations, politique, actualite, histoire, presse, silence, resistance, solidarite, grande bretagne, israel, pa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/01/2007: Fascisme, islam et grossiers amalgames

De : ForumCommuniste@yahoogroupes.fr [mailto:ForumCommuniste@yahoogroupes.fr] De la part de Al Faraby
Envoyé : mardi 2 janvier 2007 12:44

Objet : [ForumCommuniste] Fascisme, islam et grossiers amalgames

 

Comprendre 

Fascisme, islam et grossiers amalgames

( Stefan Durand )

 

Alors que les Etats-Unis s’enlisent en Irak et que ce pays sombre dans la guerre civile, l’administration Bush continue de justifier ses interventions au Proche-Orient au nom de la lutte contre le « fascisme islamique ». Ce cadre idéologique permet de ranger dans la même catégorie des mouvements disparates, d’Al-Qaida au Hezbollah en passant par les Frères musulmans.

« Ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses. La loi, le pouvoir, le maître, le monde, la rébellion, la foi. Ils peuvent ainsi faire des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. » En cela, « ils cassent le travail consistant à “former” des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. » En 1977, Gilles Deleuze dénonçait ce qu’il appelait la « pensée nulle » des « nouveaux philosophes ».

Trente années plus tard, ces penseurs toujours « nuls » mais plus vraiment « nouveaux » et toujours pas « philosophes » se retrouvent à l’avant-garde pour propager en France, sur la base de « mélanges grotesques », le concept creux de « fascisme islamique ».

On pourrait se contenter de passer outre si ce concept n’avait pas été utilisé publiquement par le président des Etats-Unis, M. George W. Bush, le 7 août 2006, et à l’occasion d’autres discours officiels américains, dans lesquels on regroupait des organisations fort différentes les unes des autres (Al-Qaida, les Frères musulmans, le Hamas, le Hezbollah...), faisant de ces mouvements les « successeurs du nazisme et du communisme ». La requalification de la « guerre contre le terrorisme » en « guerre contre le fascisme islamique », et donc l’inscription des mouvements fondamentalistes musulmans dans la lignée de ce qu’on a appelé au XXe siècle, sans distinctions, les « totalitarismes », n’est pas innocente. Elle vise à relégitimer des politiques bellicistes, en se fondant sur des amalgames et sur les vieilles ficelles de la « politique de la peur ».

La paternité du néologisme « islamo-fascisme » a été revendiquée dans l’hebdomadaire néoconservateur The Weekly Standard par le journaliste Stephen Schwartz (1), qui collabore par ailleurs à un site Internet très controversé, FrontPage magazine, de David Horowitz.

Toutefois, n’ayant utilisé le terme pour la première fois qu’en 2001, ce n’est donc pas Schwartz qui a inventé l’expression, mais l’historien Malise Ruthven en 1990, dans le quotidien britannique The Independent (2). Et Christopher Hitchens a popularisé la formule aux Etats-Unis. Journaliste brillant, autrefois à gauche, il s’est rallié à la guerre contre l’Irak du président Bush. Mais c’est probablement à l’orientaliste Bernard Lewis (3), conseiller de la Maison Blanche, mû par une forte hostilité envers l’islam, qu’on doit son cheminement jusque dans un discours officiel du président. Schwartz se considère d’ailleurs comme un disciple de Lewis.

 

Des mouvements transnationaux

 

Si l’on se fonde sur les traditionnelles définitions théoriques formulées par des experts du fascisme (Hannah Arendt, Renzo De Felice, Stanley Payne ou Robert O. Paxton), on s’aperçoit qu’aucun des mouvements islamistes regroupés par le président Bush dans l’expression « islamo-fascisme » ne correspond aux critères. Non pas que la religion soit incompatible avec le fascisme. Si Payne estime que le fascisme a besoin pour se développer d’un espace séculier (4), Paxton et d’autres lui rétorquent que cela ne vaut que dans le cas européen. Il peut bel et bien exister un fascisme musulman, comme d’ailleurs un fascisme chrétien, un fascisme hindou et un fascisme juif.

Toutefois, les mouvements montrés du doigt par l’administration Bush n’entrent pas dans cette catégorie. L’islamisme doit être appréhendé comme un phénomène contemporain, nouveau et distinct. Certains éléments du fascisme traditionnel peuvent assurément être décelés dans des mouvements fondamentalistes musulmans : la dimension paramilitaire, le sentiment d’humiliation et le culte du chef charismatique (dans une mesure toutefois relative et peu comparable avec les cultes du Duce ou du Führer). Mais toutes les autres dimensions (nationalisme expansionniste, corporatisme, bureaucratie, culte du corps...), fondamentales, du fascisme font généralement défaut.

Les mouvements islamistes sont souvent transnationaux, et donc bien loin du « nationalisme intégral » qui caractérisa les fascismes européens des années 1930. Le fascisme était, par nature, impérialiste et expansionniste. Or, s’il est vrai que des cellules d’Al-Qaida opèrent dans de nombreux pays et que certains mouvements islamistes rêvent d’une reconquête de l’Andalousie ou de la Sicile et de la restauration du califat, des formations comme le Hamas et le Hezbollah, si contestables que puissent être leurs orientations religieuses et certaines de leurs actions armées (en particulier les attentats contre des civils), sont en lutte contre des occupations territoriales.

De son côté, le régime des talibans en Afghanistan s’apparentait davantage, par son absolutisme religieux, aux théocraties obscurantistes du Moyen Age qu’aux régimes fascistes ayant émergé dans les pays industrialisés à la suite de la première guerre mondiale.

La dimension corporatiste – relation quasi fusionnelle entre l’Etat, les entreprises et les corps de métiers –, inhérente au fascisme, fait également défaut dans le contexte islamique (la relation étroite, en Iran, entre les commerçants du bazar et le régime ne peut lui être comparée). De plus, les mouvements islamistes ne sont pas, en général, soutenus par le complexe militaro-industriel d’un pays, même si, en Iran encore, l’articulation entre l’Etat religieux et la puissante industrie militaire pourrait laisser penser le contraire. Mais cette articulation existe aussi dans des pays qu’on ne saurait qualifier de « fascistes », par exemple les Etats-Unis, la France ou le Japon.

Disposer d’un « Etat partisan » représente une condition nécessaire à l’exercice d’un pouvoir de nature fasciste. Or les groupes islamistes ciblés sont le plus souvent des organisations non étatiques, en marge du pouvoir de leur pays, ou persécutés par ce der= nier. Par ailleurs, si paradoxal que cela puisse paraître pour des mouvements idéologiquement structurés par la religion, les aspects idéologiques apparaissent souvent secondaires chez ces organisations islamistes, alors que Raymond Aron soulignait la « place démentielle » de l’idéologie dans tout système totalitaire, lequel reposait selon lui sur un « primat de l’idéologie (5) ».

Les mouvements islamistes instrumentalisent la religion et cherchent à s’en servir comme d’une idéologie, mais il n’y a pas volonté de créer un « homme nouveau », comme ce fut le cas en Europe. Il s’agit plus de vieux archaïsmes religieux ou sociétaux que d’une idéologie globale et cohérente. De surcroît, le succès populaire de ces mouvements découle souvent de facteurs autres qu’idéologiques. A titre d’exemple, le vote Hamas ne reflète pas une adhésion du peuple palestinien à l’idéologie religieuse de ce mouvement, mais serait surtout la résultante d’un vote-sanction contre la corruption du Fatah. Au Liban, nombreux sont ceux qui soutiennent le Hezbollah sans souscrire pour autant à son discours islamiste. Et les intellectuels qui appuient ces mouvements le font généralement en dépit de leur idéologie, non par adhésion à l’islamisme. En revanche, le fascisme et le nazisme, en tant qu’idéologies, ont séduit des intellectuels par milliers, dont certains très éminents.

Al-Qaida, par exemple, ne peut se prévaloir que de rares soutiens de cet ordre, et son discours, des plus sommaires, rappelle davantage celui des phénomènes sectaires anciens que celui des régimes fascistes européens.

Le fascisme et le nazisme étaient des mouvements de masse, fondés sur une politisation et un consentement des foules, alors que les organisations islamistes, en dépit de tous les éléments propices, comme la crise économique et l’humiliation généralisée, se heurtent dans la plupart des pays musulmans à des sociétés civiles attachées à leurs libertés. Le nombre de ceux qui soutiennent les mouvements fondamentalistes musulmans en Afrique du Nord n’est pas beaucoup plus élevé que le nombre de ceux qui, en Europe, soutiennent les mouvements de la droite extrême. Le mouvement Al-Qaida ne parvient à séduire qu’une partie très réduite des musulmans. Dans chacun des pays musulmans sommeillent, sous des dictatures fréquemment inféodées aux Etats-Unis, des sociétés civiles extraordinairement vives, non pratiquantes et antitotalitaires. En outre, comme l’écrit Paxton : « Ce qui nous empêche essentiellement de succomber à la tentation de taxer de fascistes les mouvements islamiques fondamentalistes comme Al-Qaida et les talibans est qu’ils ne sont pas le produit d’une réaction contre des démocraties dysfonctionnelles. Leur unité est davantage organique que mécanique, pour reprendre la célèbre distinction d’Emile Durkheim (6). Par-dessus tout, ces mouvements ne peuvent pas “renoncer aux institutions libres”, n’en ayant jamais eu (7). » On pourrait évoquer bien d’autres éléments permettant de récuser cette analogie avec le fascisme : pas de monopole de l’information (même en Iran ou en Arabie saoudite, malgré le strict contrôle du pouvoir religieux, des brèches existent qui laissent passer le souffle d’une certaine liberté), pas de darwinisme social, pas d’économie dirigée ni de mobilisation planifiée de l’industrie, pas de monopole des armes...

Le cas de la République islamique d’Iran est certes problématique. M. Mahmoud Ahmadinejad peut s’appuyer sur un « Etat partisan », contrôle très étroitement les médias par l’intermédiaire d’un ministère de la culture et de l’orientation islamique, et mobilise son économie – planifiée – ainsi que son imposant complexe militaro-industriel. Peut-on pour autant parler, même dans ce cas, d’islamo-fascisme ? Pas vraiment, tant les contre-pouvoirs demeurent nombreux et la société civile vigilante. Le président iranien doit composer avec le Majlis (Parlement), et il lui a fallu plusieurs mois pour obtenir de celui-ci la confirmation de certains ministres. Le numéro un de l’Etat iranien, le « guide suprême », l’ayatollah Ali Khamenei, a par ailleurs soumis les décisions du gouvernement de M. Ahmadinejad à l’aval du Conseil de discernement, dirigé par M. Hachémi Rafsandjani, qui n’est autre que le candidat défait par M. Ahmadinejad à l’élection présidentielle.

M. Ahmadinejad doit aussi composer avec l’ancien président, le « réformateur » Mohammad Khatami, lequel conserve une popularité non négligeable. L’éditorialiste Tzvi Barel soutient dans Haaretz que les diatribes anti-israéliennes du président iranien « s’expliquent en fait par les tensions idéologiques et les rapports de forces au sein de la République islamique (8) ». Enfin, le « populiste » Ahmadinejad a beaucoup de mal à séduire les élites, et une grande partie de la société civile iranienne est déterminée à lutter contre l’emprise des ultraconservateurs.

Si le terme générique d’« islamo-fascisme » paraît incongru, cela ne signifie pas que l’imprégnation fasciste soit absente en contexte islamique. Les mondes arabe et musulman comptent un nombre considérable de dictatures et de régimes autoritaires que l’on pourrait qualifier de fascisants, souvent alliés des Etats-Unis dans leur « guerre mondiale contre le terrorisme ». Les dictateurs d’Azerbaïdjan, d’Ouzbékistan, du Kazakhstan et du Turkménistan, quatre Etats musulmans, sont curieusement épargnés par les critiques américaines, bien que le caractère semi-fasciste de ces régimes saute aux yeux. La monarchie saoudienne est en odeur de sainteté à Washington, malgré son fondamentalisme et son obscurantisme religieux, son appui à des mouvements islamistes radicaux et ses outrances. Le soutien à la politique extérieure américaine paraît valoir excuse de toutes les dérives autocratiques et fascisantes. Désormais absous dans les chancelleries occidentales après avoir renié son turbulent passé, comme le réclamait Washington, le colonel Mouammar Kadhafi a pu célébrer le trente-septième anniversaire de son arrivée au pouvoir en appelant au meurtre de ses opposants, sans que nul ne s’en émeuve en Occident (9).

Le terme « fasciste » pouvait-il se justifier à propos de la dictature du président Saddam Hussein, des baasistes et de leurs moukhabarat (services secrets) en Irak ? Sans doute. Le régime de M. Hussein était un régime ultranationaliste, reposant sur le culte démesuré du chef, ne distinguant pas entre les sphères publique et privée, et de surcroît expansionniste. Lors d’une conférence au Koweït en 1987, Edward W. Said avait mis en garde les gouvernants du Golfe : « En continuant de soutenir financièrement Saddam Hussein, vous vous rendez complices de ce fascisme arabe, dont vous finirez par être les victimes. » Ce n’est que le 2 août 1990, après l’invasion de leur pays, que les dirigeants koweïtiens le comprirent.

 

Anciens alliés de Washington

 

L’hypocrisie est encore plus frappante si l’on songe que ceux que l’on qualifie aujourd’hui d’« islamo-fascistes », notamment les néotalibans afghans, étaient, durant leur lutte contre les Soviétiques dans les années 1980, encensés à Washington comme les « équivalents moraux » des Pères fondateurs des Etats-Unis (10). Les Frères musulmans égyptiens ont été eux aussi très généreusement aidés par les services de renseignement britanniques et américains. Et le gouvernement israélien a favorisé les Frères musulmans en Palestine (avant la naissance du Hamas) pour endiguer le pouvoir du Fatah, des marxistes et de l’Organisation de libération de la Palestine.

On peut et on doit critiquer avec détermination certains mouvements obscurantistes et fanatiques qui, dans le monde musulman, ont recours au terrorisme, mais sans pour autant employer des termes provocants et datés comme « nazislamisme » ou « islamo-fascisme », qui stigmatisent des populations entières en établissant une relation directe entre leur religion et les partis extrémistes qui l’ont instrumentalisée au nom d’objectifs politiques. Refuser un concept frauduleux ne signifie nullement que l’on doive s’interdire de critiquer les crimes des islamistes et leur vision du monde. Le brillant intellectuel pakistanais Eqbal Ahmad n’a-t-il pas fait preuve d’un courage exceptionnel en défendant devant des foules pakistanaises en colère l’écrivain Salman Rushdie, menacé de mort par une fatwa iranienne ?

Toutes ces considérations n’ont que peu d’importance aux yeux des jacksoniens (11) et des néoconservateurs qui dominent la politique extérieure des Etats-Unis, pour qui l’usage de l’expression « fascisme islamique » est surtout utile en raison de sa charge émotionnelle. Elle permet de semer la peur. Or c’est là que réside l’un des principaux dangers. En accréditant l’idée que l’Occident combat un nouveau fascisme et de nouveaux Hitler, on prépare l’opinion à accepter l’idée que la guerre peut et doit être « préventive ». La réponse à la « menace fasciste », massive, se trouve donc justifiée quelles qu’en soient les conséquences en termes de vies humaines. « Les Alliés ont bien bombardé Dresde », répliquèrent certains néoconservateurs à ceux qui critiquaient le largage par les F-16 israéliens de centaines de bombes à sous-munitions sur des quartiers civils libanais.

L’acharnement à vouloir « nazifier » son adversaire n’a rien d’inédit. Périodiquement, les médias occidentaux découvrent un « IVe Reich » et un « nouveau Führer ». Successivement Gamal Abdel Nasser, Yasser Arafat, Slobodan Milosevic, M. Hussein et à présent M. Ahmadinejad ont été comparés à Hitler. Nasser était appelé le « Hitler du Nil ». Menahem Begin qualifiait Arafat de « Hitler arabe ».

Aujourd’hui, le président iranien et ses philippiques négationnistes offrent un terrain fertile aux manipulations des médias. C’est ainsi que le néoconservateur iranien Amir Taheri, ancien collaborateur du Shah, a diffusé une « nouvelle » selon laquelle l’Iran s’apprêterait à faire porter l’étoile jaune aux juifs iraniens. Bien que fausse, elle a fait la « une » du quotidien conservateur canadien The National Post, avec en gros titre : « Le IVe Reich ». Que cette information ait été vigoureusement niée par les juifs iraniens eux-mêmes et par toute la presse n’a rien changé à l’affaire. Le « coup médiatique » a réussi, et des centaines de milliers de Canadiens et d’Américains sont désormais convaincus que les juifs iraniens portent une étoile jaune. Ce qui sera fort utile si les Etats-Unis décident de lancer une nouvelle guerre préventive contre l’Iran...

Les utilisateurs de l’expression « islamo-fascisme » ont en commun de vouloir en découdre et de poursuivre les actions armées menées au nom de la « guerre mondiale contre le terrorisme ». Au fil des ans, l’historien britannique Lewis a popularisé la notion selon laquelle les Arabes et les « Orientaux » ne comprennent que la force. Il aurait été bien inspiré de lire Arendt, qui écrivait : « Nonobstant tous les espoirs du contraire, il semble qu’il y a un argument que les Arabes sont incapables de comprendre : c’est la force (12). »

Unir sous une seule bannière, celle d’« islamo-fascistes », des dizaines de mouvements disparates, souvent en conflit les uns avec les autres, et ayant des objectifs très divers, permet d’enraciner le mythe d’un complot islamiste mondial, d’occulter les questions géopolitiques purement profanes, et donc de ne plus évoquer les causes qui ont entraîné la naissance de la plupart de ces mouvements. Notamment les occupations coloniales et les conflits territoriaux dont seule une juste résolution peut permettre d’assécher le terreau sur lequel prospère le terrorisme islamiste contemporain.

On singe à peu de frais les postures churchilliennes et on se permet symétriquement de traiter de « munichois » tous ceux qui s’opposent à ces guerres aussi absurdes que contre-productives. Au lieu de voir en eux des esprits lucides, on les présente comme autant d’« idiots utiles », incarnations modernes d’Edouard Daladier et de Neville Chamberlain signant en 1938 les accords de Munich avec Hitler. « Rien n’est pire que les prétendues leçons de l’Histoire, lorsqu’elle est mal comprise et mal interprétée », disait Paul Valéry.

 

Stefan Durand

Chercheur.

Le Monde-diplmatique de novembre 2006

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3597

 

Notes

 

(1) Cf. son article du 17 août 2006, « What is “islamofascism” ? ».

(2) 8 septembre 1990 : « L’autoritarisme gouvernemental, pour ne pas dire l’islamo-fascisme, est la règle plutôt que l’exception du Maroc au Pakistan. »

(3) Lire Alain Gresh, « Bernard Lewis et le gène de l’islam », Le Monde diplomatique, août 2005.

(4) Parce qu’à ses yeux « un fascisme religieux limiterait inévitablement les pouvoirs de son dirigeant, non seulement à cause du contre-pouvoir culturel du clergé, mais aussi des préceptes et des valeurs véhiculés par la religion traditionnelle ».

(5) Raymond Aron, Démocratie et totalitarisme, Gallimard, Paris, 1965.

(6) Pour simplifier, la théorie durkheimienne oppose la « solidarité organique », caractérisée par la différenciation et une faible conscience collective, à la « solidarité mécanique », caractérisée par les ressemblances et une forte conscience collective.

(7) Robert O. Paxton, Le fascisme en action, Seuil, Paris, 2004.

(8) Cet article a été repris par Courrier international le 3 novembre 2005, sous le titre « Cause toujours, Ahmadinejad ».

(9) Dépêche Reuters du 31 août 2006. En d’autres temps, cette nouvelle aurait fait la « une » des grands quotidiens américains.

(10) Pour un panorama global de ces liaisons dangereuses, notamment en Asie du Sud-Est, cf. l’ouvrage du professeur à Columbia Mahmoud Mamdani, Good Muslim, Bad Muslim. America, the Cold War and the roots of terror, Three Leaves Publishing, New York, 2005.

(11) Walter Russel Mead appelle « jacksoniens », en référence au président américain Andrew Jackson (1829-1837), les ultranationalistes qui n’hésitent pas à intervenir à l’extérieur mais qui, contrairement aux néoconservateurs, ne cherchent pas à s’engager dans le nation building. MM. Richard Cheney et Donald Rumsfeld peuvent être qualifiés de « jacksoniens ».

(12) Hannah Arendt, « Peace or armistice in the Near East ? », dans Review of Politics, université Notre-Dame, Indiana, janvier 1950.

 

www.aloufok.net

 

Participez à la liste de Diffusion " Assawra "
Liste dédiée à l'Intifada ...
S'inscrire en envoyant un message à : 
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr 

10:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, grande bretagne, fascisme, islam, imperialisme, colonialisme, racisme, terrorisme, usa, occupations, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, silence, politique, democratie, liberte, onu, irak, afghanistan, sionisme, iran, turquie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/01/2007

31/12/2006: Pendaison d'un chef d'état indépendant, route vers la démocratie US

De : Stop USA [mailto:info@stopusa.be]
Envoyé : dimanche 31 décembre 2006 18:46

Objet : Pendaison de Saddam Hussein - Ophanging van Saddam Hussein

 

Pendaison d'un chef d'état indépendant, route vers la démocratie US

Stop United States of Aggression
31 décembre 2006
 
http://www.stopusa.be/home/texts.php?section=EA&langu...
 

Au petit matin du 30 décembre 2006, l'ex-président irakien Saddam Hussein est exécuté.
Saddam Hussein est condamné par un tribunal orchestré et financé par l'occupant américain. Trois avocats de Saddam ont été assassinés. 4 des 5 juges initialement sélectionnés ont été remplacé suite à l'intervention du gouvernement irakien fantoche.

Il ne fait aucun doute que l'ordre d'exécution est venu de Washington. Saddam Hussein était détenu dans une base militaire américaine dans le nord de l'Irak. Il était donc un prisonnier de guerre que les Etats-Unis ont livrés à ses ennemis. Ceci constitue une nouvelle étape vers un monde où règne la loi de la jungle et où le droit et les conventions internationales ne sont plus qu'un chiffon de papier. Il s'agit d'une grave menace à l'égard de tous ceux qui s'opposent à la 'pax americana'.


 
Le Président Saddam Hussein a été formellement condamné pour avoir fait exécuter 148 personnes, pour avoir participé à un attentat contre le cortège présidentiel en pleine guerre Iran-Irak.

C'est assez intéressant de mettre cela en perspective avec les exactions et massacres commis par "les libérateurs américains" en Irak. En 2005 la ville de Falluja fut pratiquement rasée, pour venger 4 mercenaires qui y avaient été tués, faisant des milliers de morts. La force US tente d'écraser la résistance de manière aveugle en pilonnant des quartiers d'habitations, utilisant des armes illégales, comme le phosphore blancs. Le gouvernement britannique, attaqué en justice par les familles d'Irakiens assassinés par les soldats britanniques, déclare en 2004 que « la Convention européenne sur les droits de l'Homme n'a jamais été prévue pour s'appliquer dans les circonstances du chaos irakien ». Une récente étude de la revue médicale britannique The Lancet évalue à 655.000 le nombre d'Irakiens ayant perdu la vie en conséquence directe et indirecte de l'invasion et de l'occupation. 


Aujourd’hui, les médias s’épanchent en longs panégyriques unilatéralement sur les crimes du dictateur. Mais quel que soient les crimes de Saddam Hussein, ce n'est certainement pas pour cela qu'il a connu ce sort particulier.
Son véritable crime, aux yeux des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, c'est d'avoir en 1972 nationalisé le pétrole, et d'avoir consacré l'argent au développement du pays, à l'industrialisation, et l'éducation. L'Irak obtient dans les années 80 trois médailles de l'Unesco pour ses efforts en matière d'alphabétisation : « Le système éducatif en Irak avant 1991 était l’un des plus performants dans la région, avec un taux brut de scolarisation proche de 100 % dans l’enseignement primaire et un niveau élevé d’alphabétisation pour les deux sexes. L’enseignement supérieur était de qualité, particulièrement dans les établissements d’enseignement scientifique et technologique, et le corps enseignant compétent et motivé. »1.
Dans son livre anti-Saddam « The death lobby » (1991) , T.R. Timmerman, membre du Congrès américain et de la Commission Affaires étrangères à l’époque, écrit : « Saddam faisait construire des écoles (…) Il a étendu le réseau d’électricité irakien jusque dans les régions les plus reculées. Des observateurs étrangers commençaient déjà à attirer l’attention sur le développement économique irakien comme une des rares histoires à succès dans le tiers monde. (…) Avec leur programme économique, ils parviennent réellement à augmenter le niveau de vie de la population irakienne »2.

Depuis 1990, deux guerres et un blocus de 12 ans ont ramené ce pays dans le rang qui convient à un pays du Tiers monde.


En novembre 1532, le chef Inca Atahualpa est "jugé" par un tribunal des conquistadors espagnol, et condamné à mort. Il est pendu en août 1533. Parmi les chefs d'accusation, notamment le fait d'avoir été cruel avec ses ennemis. L'Histoire aura moins retenu la cruauté réelle ou supposée de Atahualpa, que le grotesque de cette parodie de justice.


L'Histoire placera dans le même rayon le procès de Saddam Hussein, "procès équitable", selon GW Bush, instruit par les fantoches mis en place par les envahisseurs, dans des conditions si ridicules qu'aucune ONG n'a pu soutenir sa légitimité.

Le peuple irakien ne connaîtra pas la justice avant que M. Bush et d'autres responsables américains soient jugés pour leurs crimes en Irak et ailleurs.


1 http://unesdoc.unesco.org/images/0013/001308/130838f.pdf, mentionné dans Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisme_arabe
2 page 25 dans l’édition néerlandophone, « De Judaskus »

 

 

+++++

 

Ophanging onafhankelijk staatshoofd, weg naar de VS-democratie

Stop United States of Aggression
31 December 2006
 
http://www.stopusa.be/home/texts.php?section=EA&langu...
 

In de ochtend van 30 december werd de Iraakse ex-president Saddam Hoessein terecht gesteld. Saddam Hoessein werd veroordeeld voor een georchestreerde rechtbank die gefinancierd werd door de Amerikaanse bezetter. Drie advocaten van Saddam werden vermoord. Vier van de vijf initieel aangeduide rechters werden vervangen na tussenkomst van het Iraakse marjonettenregime.

Het lijdt geen twijfel dat het order tot executie uit Washington kwam. Saddam Hoessein werd vastgehouden op een Amerikaanse militaire basis in het noorden van Irak. Hij was dus een krijgsgevangene van de VS die aan zijn vijanden werd uitgeleverd. Dit betekent een nieuwe stap naar een wereld waar de wet van de jungle heerst en waar de internationale overeenkomsten niet meer zijn dan een stukje papier. Het is een grote bedreiging voor al diegenen die zich verzetten tegen de "pax americana".

President Saddam Hoessein werd formeel veroordeeld voor het laten executeren van 148 personen voor hun deelname aan een aanslag tegen het presidentiële convooi in volle Iran-Irak oorlog.

Het is interessant om dit in het perspectief te plaatsen van de misdaden begaan door de "Amerikaanse bevrijders" in Irak. In 2005 werd de stad Falluja zo goed als van de kaart geveegd om de dood van vier huurlingen te wreken. Er vielen duizenden doden. De US-strijdkrachten probeerden het verzet blindelings te verpletteren door hevig woonwijken te bombarderen. Ze gebruikten hierbij illegale wapens, zoals witte fosfor. De Britse regering die door families van door Britse troepen vermoorde Irakezen wordt aangeklaagd verklaarde in 2004 dat « De Europese Conventie over de Mensenrechten nooit werden voorzien voor toepassing in omstandigheden als de chaos in Irak». Een recente studie van het Brits medisch tijdschrift The Lancet schat dat 655.000 Irakezen de dood vonden als direct en indirect gevolg van de invasie en de bezetting.

Vandaag buigen alle media zich in het lang en breed over alle misdaden die Saddam Hoessein beging. Maar welke ook de misdaden van Saddam Hoessein geweest zijn, het is zeker niet daarvoor dat hem nu dergelijk lot beschoren is. Zijn echte misdaad, in de ogen van de VS en Groot-Britannië, is dat hij in 1972 de olie nationaliseerde, en dat hij dit geld gebruikte voor de ontwikkeling van zijn land, voor de industrialisatie en het onderwijs. Irak kreeg in de jaren '80 drie medailles van de Unesco voor zijn inspanningen inzake alfabetisering: « Het onderwijssysteem in Irak was voor 1991 één van de meest performante in de regio, met bijna een 100% scholarisatiegraad in het lager onderwijs en een hoge alfabetiseringsgraad voor zowel vrouwen als mannen. Het hoger onderwijs was van een hoge kwaliteit, vooral in de wetenschappelijke en technologische instellingen. Het onderwijzend personeel was competent en gemotiveerd. »1

In zijn anti-Saddam boek « The death lobby » (1991) schrijft T.R. Timmerman, lid van het Amerikaans congres en lid van de commissie buitenlandse zaken indertijd: « Saddam liet scholen bouwen (…) hij heeft het electriciteitsnet van Irak uitgebouwd tot in de verste uithoeken. Buitenlandse observatoren begonnen reeds de aandacht te vestigen op de economische ontwikkeling van Irak als één van de zeldzame succesverhalen in de Derde Wereld (…) Met hun economisch programma slagen ze erin het levensniveau van het Iraakse volk te verhogen

Sinds 1990, hebben twee oorlogen en 12 jaar blokkade het land teruggebracht naar de rang van een Derde Wereld land.


In november 1532 werd het Inca stamhoofd Atahualpa "berecht" door een tribunaal van Spaanse veroveraars en ter dood veroordeeld. Hij werd opgehangen in augustus 1533. Onder de beschuldigingen, onder andere het feit "wreed te zijn geweest met zijn vijanden Maar de Geschiedenis herinnert zich minder de al dan niet ware wreedheden van Atahualpa dan wel het groteske karakter van deze parodie van gerechtigheid.

De geschiedenis zal het proces van Saddam Hoessein op dezelfde manier belichten. Volgens G.W.Bush een "rechtvaardig proces" gevoerd door een marionettenregering in het zadel gebracht door de bezetter, onder zulke belachelijke voorwaarden dat geen enkele ngo zijn legitimiteit heeft kunnen ondersteunen.

Het Iraakse volk zal geen gerechtigheid kennen vooraleer Bush en andere Amerikaanse verantwoordelijken berecht zullen worden voor de misdaden die zij begingen in Irak en elders.

13:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, irak, terrorisme, guerre, occupations, barbarie, colonialisme, imperialisme, fascisme, oppression capitaliste, repression, democratie, liberte, actualite, politique, histoire, romain, courcelles, presse, silence, solidarite, onu, otan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/01/2007: Appel franco-arabe : communiqué suite à lapendaison de Saddam Hussein

De : Patricia Latour [mailto:patricia.latour@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 2 janvier 2007 9:59

Objet : Fw: Appel franco-arabe : communiqué suite à lapendaison de Saddam Hussein

 

 

L'Appel Franco-Arabe

  

Communiqué de l’Appel franco-arabe suite à la pendaison de Saddam Hussein



    Même si les événements qui avaient touché l’Irak depuis plus d’une décennie ont souvent dépassé l’entendement humain, c’est avec surprise et consternation que nous avons appris « l’exécution » de Saddam Hussein, faisant suite à un procès que tous les juristes indépendants, et tous les hommes libres, de par le monde considèrent comme inique, illégal et scandaleux.

 

            À cela s’ajoute le fait que sa mort a été décidée un jour férié en Irak, ce que l’on ne peut comprendre autrement que comme un acte de provocation. Si, dans leur vision simpliste, les occupants de l’Irak avaient voulu diviser les Irakiens, ils ne s’en seraient pas pris autrement.

 

            Par ce « procès », et la pendaison qui a suivi, on a ôté aux Irakiens la possibilité d’examiner et de débattre de la longue période au cours de laquelle Saddam Hussein a exercé les fonctions de Président de la République d’Irak, État reconnu internationalement depuis la création de l’ONU, et dont l’Irak fut un des fondateurs.

 

            Ceux des citoyens irakiens qui ont cru judicieux de servir un envahisseur étranger pour trancher des problèmes intérieurs ont découvert dès 2003, avec les centaines de milliers de morts, les pillages de leur patrimoine culturel et économique national, les assassinats de leurs hommes de sciences et de civils, l’émergence de « milices » autoproclamées, les tortures et les prisons secrètes, etc. à quel point on s’était joué d’eux de façon cynique et criminelle. La pendaison de Saddam Hussein « couronne » ce processus, alors même que, de mois en mois, les forces de la résistance à l’occupant augmentent en force et en unité, malgré les provocations, et les tentatives de créer des divisions artificielles, sectaires ou tribales.

 

            La pendaison de Saddam Hussein constitue également une nouvelle atteinte à l’état de droit, ce qui lance un défi à toutes les nations libres. Car l’agression dont a été victime l’Irak en 2003, sans déclaration de guerre préalable et sans consensus international, constitue une atteinte au droit international. Le gouvernement irakien reconnu internationalement n’ayant pas signé d’acte de capitulation, il faut rappeler que le droit et les institutions irakiennes en place au moment de l’invasion sont toujours légales au regard du droit. Et aucun occupant n’a le droit de modifier les structures, les lois et les institutions nationales tant que dure l’occupation et qu’un gouvernement national unanimement reconnu n’est pas reconstitué. Le droit irakien a été violé à de nombreuses reprises depuis 2003 par les envahisseurs, la pendaison de Saddam Hussein venant s’ajouter à ces graves violations successives. Seul un peuple irakien libre de présence occupante aurait eu le droit de mettre Saddam Hussein en jugement.

 

            Mais, depuis l’aube de l’humanité, on n’a jamais vu un occupant réussir à changer durablement la composition et le cours de l’histoire d’un peuple. La vérité finit toujours par triompher. Tôt ou tard, ce peuple redevient maître de son destin et juge librement sa propre histoire. La signification du rôle joué par Saddam Hussein dans l’histoire de l’Irak appartient et appartiendra au peuple irakien, dans toutes ses composantes. Saddam Hussein a présidé au destin d’un Irak unifié, et qui a connu un grand bond dans son développement économique, social et culturel. Il a mené des combats et des politiques intérieures et extérieures que chaque Irakien a le droit de juger, et lui seul. Pour ce faire, encore faudrait-il que son pays soit libre de présence armée étrangère et que les conditions d’une confrontation équitable d’opinions libres, et a fortiori d’un débat juridique, soient garanties. La parodie de procès rappelant les années les plus sombres des dictatures du XXe siècle à laquelle nous venons d’assister constitue une injure pour le peuple irakien, et pour toute la communauté internationale des peuples libres. Elle vise à créer des blessures supplémentaires dans le corps déjà meurtri du peuple irakien et de la nation arabe. Mais le peuple de Sumer, de Babylone et d’Assyrie, le peuple qui a construit Bagdad et Samarra, le peuple qui s’est relevé de la monstrueuse occupation mongole a toujours su sortir de chacune de ses épreuves plus fort et plus uni qu’auparavant. L’Appel franco-arabe souhaite que, cette fois-ci encore, les forces vives de la société irakienne surmontent l’épreuve actuelle pour assurer l’indépendance, la souveraineté et l’unité de tout l’Irak, élément indispensable à l’équilibre et au développement de tout le monde arabe.

 

 

Paris, le 30 décembre 2006

Le Conseil d’administration de l’Appel franco-arabe

10:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terrorisme, barbarie, usa, irak, fascisme, imperialisme, occupations, democratie, liberte, repression, otan, onu, europe, politique, capitalisme, crimes, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, silence, resistance, solidarite, op | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/12/2006

30/12/2006: Saddam Hussein a été exécuté samedi à l'aube: une sinistre comédie supplémentaire ...

C’ est la soi-disant justice des vainqueurs sur les vaincus.

Si l’ Irak avait envahi les Usa ou la Grande-Bretagne, c’ est Bush ou Blair qui aurait été pendu ce 30 décembre 2006 au bout d’ une solide corde. Exactement pour les mêmes raisons, les mêmes atrocités, les mêmes saloperies….

Les gens qui ont un minimum d’ intelligence, d’ honnêteté et de logique le comprendront, l’ admettront aisément.

Le monde aurait pu se passer de cette sinistre farce supplémentaire afin de pouvoir passer plus paisiblement les deux derniers jours de 2006.

Quant à voir un pas de plus vers la « démocratie » sauce ricano-otano-occidentale grâce à la pax americana en Irak, il y a longtemps que les vrais démocrates en ont fait leur deuil.

RoRo

 

 

 

De : Xarlo@aol.com [mailto:Xarlo@aol.com]
Envoyé : samedi 30 décembre 2006 10:56

Objet : Saddam Hussein a été exécuté samedi à l'aube

 

Un salopard n'a pas fini tranquillement dans son lit... Mais était-ce le pire ? Mais est-il le seul?

Pourquoi Kissinger, l'instigateur de tous les massacres en Amérique latine (et prix Nobel de la Paix !!) ne rend-il pas des comptes devant les tribunaux internationaux?

Pourquoi Pinochet est-il mort dans son lit?

Pourquoi Fujimori vit-il tranquillement au Chili?

Pourquoi ceux qui ont porté Sadam au pouvoir et l'ont surarmé pour qu'il fasse la guerre à l'Iran et massacre les Kurdes sont-ils impunis, glorifiés et encore aux commandes?

Etc.. etc..

Pourquoi Bush n'est-il pas jugé pour ses crimes contre l'Humanité?

 

Rien n'est réglé; ils ont mis à nouveau le feu à la poudrière... Qui sème le vent récolte la tempête...

 

en fichier joint, le palmarès de Washington (pour ne parler que d'eux...);  en espagnol mais ça se passe de traduction !!

 

Saddam Hussein a été pendu à l'aube à Bagdad

30/12/2006 09h21

Image d'une télévision irakienne montrant le président Saddam Hussein juste avant sa pendaison à Bagdad le 30 décembre 2006
©AFP/Al Iraqyia TV

BAGDAD (AFP) - Saddam Hussein, condamné pour l'exécution de 148 villageois mais accusé d'avoir provoqué des dizaines de milliers de morts, a été pendu samedi à l'aube, "résolu et courageux" selon un témoin.

"Saddam est monté calmement à la potence, il était résolu et courageux", a raconté à la télévision nationale Iraqia le Conseiller à la sécurité nationale, Moaffaq al-Roubaï.

L'exécution de l'ancien président irakien, juste avant 06H00 (03H00 GMT), qui n'a pas donné lieu immédiatement à de grandes scènes populaires à Bagdad, a été saluée par le président américain George Bush comme une "étape importante" de l'Irak vers la démocratie.

Saddam Hussein "n'a pas essayé de résister, n'a rien demandé. Il tenait un coran dans sa main qu'il a souhaité envoyer à une personne". Il avait "les deux mains attachées quand il a été pendu", a raconté M. Roubaï.

Ses dernières paroles, selon un autre témoin, le juge Mounir Haddad, ont été: "J'espère que vous resterez unis et je vous mets en garde: ne faites pas confiance à la coalition iranienne, ces gens sont dangereux".

 

 

12:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, irak, grande bretagne, imperialisme, colonialisme, fascisme, gangsterisme, barbarie, actualite, histoire, courcelles, romain, presse, silence, oppression capitaliste, democratie, liberte, occupations, guerre, iran, otan, onu, resistance, solidarite, terrorisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/12/2006

27/12/2006: Républicains et démocrates d' accord pour envoyer encore plus de tueurs Us en Irak ???

De : Marcus Lemaire [mailto:fa029559@skynet.be]
Envoyé : mercredi 27 décembre 2006 14:27

Objet : N° 238 - Journal d'Irak Special dossier - 27-12
Importance : Haute

                 Journal d'Irak   Special dossier (extraits)

                                              N° 238                                                                           27/12/06 

                                              Par M.Lemaire


 

Le " Journal d’Irak " est visible dès maintenant sur ...

a) Mon blog : http://journal-liban.blogspot.com

b) Site de  BRussells Tribunal : http://www.brusselstribunal.org/ sous www.brusselstribunal.org/Lemaire.htm.

Site de Aredam  http://www.aredam.net ou il  est placé à la rubrique n° 14, en page d'index :14  Journal de Bagdad, La guerre en Irak.

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

3-1 Dossier : Saddam Hussein va être exécuté.

a) Opinion de Adriana Evangelizt.

Saddam Hussein va être exécuté et Pinochet est mort tranquillement dans son lit après avoir fait torturer et exécuté des milliers de personnes.

Voilà la justice des hommes et plus particulièrement celle de Bush. Ah ils n'ont pas honte ! Quand on sait que la soldatesque américaine a tué plus de 655 000 irakiens, que valent la vie de 148 personnes que Saddam aurait fait exécuté alors qu'il avait été victime d'un attentat ? Et que dire du gouvernement irakien, marionnette aux mains de l'équipe Bush, qui ressemble à celui de Pétain lors de la dernière invasion en France ?

On suppose qu'eux non plus ne seront pas jugés comme le fut le maréchal dont le seul tort fut de ne plus être maître de son pays sous le joug des nazis. Si Saddam Hussein est exécuté, que Bush ne s'attende pas à une clémence christique. Il peut planter son nez dans la Bible, on voit ce qu'il en fait. Le triste constat qu'il faut faire c'est que les plus grands criminels que la terre ait pu porter -depuis qu'elle existe- gouvernent le monde et qu'ils se préparent à trinquer pour la nouvelle année sur le dos de centaines de milliers de cadavres qui par leur faute ne verront pas, eux, l'An 2007. Ces individus sont une abomination.

 

b) Compte-rendu de l'Afp : Saddam Hussein exécuté dans les trente jours .

La condamnation à mort de l'ex-dictateur pour l'exécution de 148 chiites dans les années 80 a été confirmée par la cour d'appel irakienne. La sentence pourrait être appliquée avant un mois, ce qui empêcherait la tenue de tout nouveau procès contre Saddam Hussein.
L'appel de l'ancien dictateur a été rejeté. La cour d'appel irakienne a confirmé aujourd'hui la condamnation à mort de Saddam Hussein. L'ancien raïs devrait donc être pendu dans les trente jours. Le juge de la cour d'appel Arif Shaheen a précisé que la sentence pourrait être appliquée "à n'importe quel moment à partir de mercredi". Dans le même temps, les appels de son demi-frère, Barzan al-Tikriti, l'ancien chef des renseignements du régime baasiste, et de l'ex-président du tribunal révolutionnaire, Awad al-Bandar, ont été également rejetés et leurs condamnations à mort confirmées.
L'avocat de Saddam Hussein, maître Khalil Doulaïmi, s'est exprimé depuis Amman, en Jordanie. Il a à nouveau qualifié
le procès de son client de "100% politique" et a fustigé une décision "prévisible". Plus rien ne semble donc pouvoir sauver celui qui a tenu l'Irak d'une main de fer de 1979 à 2003, car d'après la constitution irakienne, aucune autorité, pas même le chef de l'Etat, ne peut user d'un droit de grâce. La décision du tribunal a également été critiquée par Amnesty International qui a fait part de sa déception face à un "procès faussé". Abondant dans le sens de l'organisation non-gouvernementale,

Salim al-Jibouri, membre du parti islamique, a regretté que le procès de l'ex-dictateur se soit transformé en un "show".
Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

 


c) Compte-rendu de l'Ats : Saddam Hussein sera pendu d'ici trente jours.

La cour d'appel irakienne a confirmé la condamnation à mort de Saddam Hussein pour le massacre de villageois chiites à Doujail en 1982. Le président déchu sera exécuté dans les 30 jours par pendaison et à n'importe quel moment à partir de mercredi, selon un juge..

Saddam Hussein qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à l'invasion américaine et la chute de son régime en avril 2003, avait été condamné à mort par pendaison le 5 novembre pour l'exécution de 148 villageois chiites de Doujail (au nord de Bagdad), dans les années 1980, en représailles à un attentat contre le convoi présidentiel.

Son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar avaient également été condamnés à la peine capitale. Leur appel a aussi été rejeté et tous deux seront également pendus d'ici 30 jours.

"Ce jugement figure dans les agendas américain et iranien visant à diviser l'Irak et à l'engager dans une guerre civile", a estimé l'avocat du président déchu. Selon la loi irakienne, aucune autorité, pas même le chef de l'Etat, ne peut user du droit de grâce ni commuer les peines prononcées.

En outre, la tenue d'un autre procès n'ayant pas de caractère suspensif, Saddam Hussein sera pendu, même s'il est actuellement jugé avec six anciens dirigeants pour avoir ordonné et mis en oeuvre les campagnes militaires Anfal en 1987-88 dans le Kurdistan. Ces campagnes ont coûté la vie à 180'000 Kurdes selon l'accusation.

Le verdict a été annoncé alors que le Pentagone a fait état mardi de la mort de six GI's à Bagdad. Pour le seul week-end de Noël, 16 Américains ont péri en Irak.

(ats / 26 décembre 2006 19:00)


3-2 Point de vue de Bill Van Auken : Bush met la table pour une escalade militaire en Irak.
Les remarques prononcées par le président Bush à sa conférence de fin d’année mercredi, ainsi qu’une série de développements militaires et politiques, vont inexorablement dans le sens d’une escalade majeure de la guerre américaine en Irak dans la prochaine année.
Bush n’a pas révélé beaucoup qui n’était pas déjà connu lors de sa rencontre avec les journalistes, rejetant comme étant « hypothétiques » toutes les questions sur le supposé virage de son administration vers une nouvelle offensive militaire en Irak basée sur un renfort de 40 000 soldats de combat américains dans ce pays.
Le président a affirmé qu’il était toujours en train d’évaluer les diverses recommandations de sources militaires, diplomatiques et irakiennes, tout comme celles du rapport déposé avec fanfare, mais déjà marginalisé du Groupe d’étude sur l’Irak, avant de présenter sa nouvelle politique dans un discours que l’on attend pour le début de janvier.

Son nouveau secrétaire de la Défense, Robert Gates, a passé son troisième jour de travail mercredi à Bagdad où il a rencontré des généraux américains. Après, il a dit aux journalistes : « Nous avons discuté de ce qui était évident. Nous avons discuté de la possibilité d’une augmentation du nombre des soldats et de ce que cela pourrait accomplir. »
Bush a clairement dit que
son administration n’a pas l’intention de se plier à la volonté du peuple américain, telle qu’exprimée dans les bureaux de scrutin il y a six semaines, répudiant de façon massive la guerre en Irak et administrant une bonne raclée au Parti républicain.
« Je ne vais pas spéculer à voix haute sur ce que je vais dire à la nation lorsque je serai prêt à le faire sur la façon d’aller de l’avant, a dit Bush. Je vais vous dire que nous considérons toutes les options. Naturellement, parmi celles-ci, il y a l’option d’augmenter le nombre des soldats. Mais pour cela, il faut une mission précise qui pourra être accomplie s’il y avait plus de soldats. »

Des sondages récents ont montré
une opposition écrasante à l’augmentation de la présence militaire américaine en Irak. Selon un sondage réalisé à la demande de CNN dont les résultats ont été publiés cette semaine, l’option d’envoyer plus de soldats est appuyée par à peine 11 pour cent de la population. 64 pour cent s’opposent à la guerre et 54 pour cent appellent pour le retrait de toutes les forces américaines du pays soit immédiatement soit au cours de l’année qui vient.

On a demandé à Bush s’il était, étant donné les sondages,
s’il désirait toujours « suivre une voie qui semble être en opposition à la volonté du peuple américain. »
Le président a répondu par l’affirmative. « Je veux suivre une voie qui mène à la victoire, a-t-il dit, et c’est exactement pourquoi nous faisons notre révision. » Il a rejeté une politique de « retraite », déclarant que cela « encouragerait les radicaux » et « nuirait à la crédibilité des Etats-Unis ».
Un des échanges les plus révélateurs de la conférence de presse fut la réponse de Bush à la question « Si vous concluiez qu’une augmentation du nombre des soldats en Irak était nécessaire, iriez-vous contre l’avis vos commandants militaires s’ils ne croyaient pas que ce soit une bonne idée ? »
Il a répondu en décrivant la demande du journaliste comme « une question hypothétique dangereuse ». Le danger, en ce qui le concerne, était de nature politique. Depuis que la guerre a débuté, Bush a répété qu’il basait ces décisions sur le nombre de soldats requis sur les avis de ses généraux en Irak, plutôt que sur ceux des « politiciens de Washington ».
Il s’est enveloppé dans le drapeau du « commandant en chef » dans le but de tordre le sens constitutionnel du terme, qui insiste sur le contrôle des institutions civiles sur l’armée, et de décrire toute critique de sa politique comme équivalente à une trahison.

Aujourd’hui, il est de notoriété publique que la proposition d’ajouter des dizaines de milliers de soldats aux troupes combattantes dans la région de Bagdad et de la province d’Anbar est opposée par une importante couche des officiers de l’armée. Des généraux seniors, y compris les chefs d'état-major interarmées, ont laissé savoir qu’ils voyaient un déploiement plus important comme une mesure téméraire et désespérée qui entraînera en toute probabilité un accroissement de la résistance irakienne et qui exposera plus de soldats américains à des attaques mortelles.
NBC News a cité mercredi soir un commandant senior anonyme qui a comparé le déploiement de soldats supplémentaires à « du kérosène que l’on jette sur le feu ».
Les commandants ont aussi exprimé leur crainte que la méthode proposée pour arriver à augmenter le nombre des soldats — le redéploiement hâtif de certaines unités de combat en Irak et le retardement du départ prévu pour d’autres — affaiblisse encore plus l’armée à long terme, tout en portant un autre coup au moral des troupes déjà chancelant.

Mardi, le secrétaire de presse de la Maison-Blanche Tony Snow a été obligé de nier l’existence d’une « chicane entre le président et les chefs d'état-major interarmées ».
L’hostilité au sein des hauts rangs de l’armée envers l’augmentation du nombre des soldats en Irak est à peine cachée. Le général James Conway, le commandant du corps des Marines, a dit samedi : « Nous ne croyons pas qu’ajouter des soldats dans le seul but d’en augmenter le nombre — un simple épaississement du mélange — soit nécessairement la meilleure façon d’aller de l’avant. »
D’autres dont les vues reflètent ceux des principaux dirigeants militaires ont été plus directs. Colin Powell, l’ancien secrétaire d’État de George W. Bush et l’ancien président des chefs d'état-major interarmées dans l’administration de Bush senior, a décrit l’armée comme étant « à peu près brisée » par la guerre en Irak.

Lors de sa propre conférence d’adieu mardi, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a décrit l’échec de l’ONU d’empêcher la guerre américaine contre l’Irak comme « le pire moment » de ses dix ans de présidence à la tête de l’organisme mondial, et avertissait justement qu’il y avait des « inquiétudes qu’il y ait une nouvelle opération militaire » contre l’Iran, qui serait, dit-il, « imprudente et désastreuse ».
Un des thèmes centraux de la conférence de presse de Bush était de dépeindre la débâcle en cours en Irak comme étant un élément d’une lutte continue contre les « radicaux » et les « extrémistes » qui nécessitera « des choix difficiles et des sacrifices additionnels ».
Il déclaré son appui la proposition d’augmenter la capacité militaire américaine pour poursuivre l’occupation de l’Irak aussi bien que de participer dans de nouvelles guerres en augmentant les rangs de l’armée. « Je suis tenté de croire que nous avons besoin d’augmenter… la force permanente autant de l’armée des Etats-Unis, que le corps des Marines », a déclaré Bush.
Ses commentaires faisaient écho à sa déclaration donnée dans une entrevue avec le Washington Post que les Etats-Unis avaient besoin de plus de force sur le terrain. « Il est correct de dire que cette guerre idéologique dans laquelle nous sommes va durer encore un certain temps, et que nous allons avoir besoin d’une force militaire qui est capable d’être en mesure de soutenir nos efforts et nous aider à amener la paix », a-t-il dit.

Alors que le président a décliné toute discussion concrète qui quantifierait l’augmentation du nombre des soldats, certains représentants officiels ont indiqué que l’objectif est d’ajouter 70 000 troupes permanentes dans les rangs des militaires en devoir actif
La conférence de presse de Bush a encore clairement indiqué que l’opposition de masse à la guerre en Irak exprimée aux urnes du 7 novembre est ignorée et répudiée par l’administration.
Les démocrates, qui doivent leur nouvelle majorité à la Chambre et au Sénat à ce large sentiment contre la guerre, appuient pleinement la proposition de Bush d’accroître le nombre de soldats. « Je suis content qu’il ait réalisé qu’il est nécessaire d’accroître la taille des forces armées… mais il y a deux ans que les démocrates le disent » a dit au Washington Post le représentant de l’Illinois Rahm Emanuel, le nouveau président du caucus démocrate de la Chambre.
Le sénateur John Kerry du Massachusetts, qui, en tant que candidat démocrate aux élections présidentielles de 2004, avait appelé pour une augmentation de 40 000 troupes supplémentaires dans les rangs de l’armée, a également soutenu la proposition d’extension de l’armée et des Marines, disant que c’était « un pas pragmatique requis pour faire face aux signes d’une armée en rupture ».
La direction entrante démocrate a assuré qu’elle allait approuver la requête du Pentagone, dévoilée mercredi, pour une demande de fonds supplémentaires de près de 100 milliards $ pour la guerre en Irak et en Afghanistan. La requête mènerait le budget de cette année pour les deux interventions à près de 170 milliards $ – ou plus de 3 milliards $ par semaine.
« Les démocrates se sont donné comme objectif de s’assurer que nos troupes aient tout ce dont elles ont besoin », a déclaré le porte-parole pour la nouvelle majorité au Sénat, Harry Reid.
L’establishment politique dans son ensemble – malgré de sérieuses divisions internes sur la politique en Irak – ne veut pas abandonner ses tentatives de soumettre ce riche pays pétrolier à la domination des Etats-Unis ou de renoncer à la stratégie plus large d’utiliser la puissance militaire américaine pour poursuivre les intérêts globaux du capitalisme américain.
Non seulement l’oligarchie dirigeante américaine refuse-t-elle de mettre un terme à la guerre en Irak, elle est en train de préparer une augmentation de la taille de son armée pour une nouvelle intervention encore plus sanglante.
 Bill Van Auken

Sources WSWS

Posté par Adriana Evangelizt

Mercredi 27 Décembre 2006

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, capitalisme, terrorisme, resistance, usa, irak, imperialisme, fascisme, barbarie, colonialisme, guerre, occupations, crimes, actualite, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/12/2006: Dean ne voulait pas aller à la guerre

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de Al Faraby
Envoyé : mercredi 27 décembre 2006 19:50

Objet : [assawra] Dean ne voulait pas aller à la guerre

 

Dean ne voulait pas aller à la guerre

 

Mercerdi 27 décembre 2006

 Un réserviste américain qui refusait d'être envoyé en Irak tué par la police

 

 

Un réserviste de l'armée de terre américaine déprimé à l'idée d'être envoyé en Irak a été tué mardi par la police après être resté 14 heures retranché chez son père, dans le Maryland (nord-est), en menaçant de se tuer si quiconque approchait.

Selon sa famille, James Emerick Dean, âgé de 28 ans, s'était barricadé lundi soir avec plusieurs armes à feu.

Après avoir menacé de retourner son arme contre lui, il avait ensuite averti la police qu'il tirerait sur toute personne qui pénétrerait dans la maison.

Mardi, vers la mi-journée, alors que la police s'apprêtait à utiliser des gaz lacrymogènes pour le forcer à quitter les lieux, le réserviste est apparu à la porte de la maison et a pointé son arme sur un policier. Un collègue de ce denier a alors tiré et tué Dean, selon le shérif du comté de St. Mary, Tim Cameron.

Le jeune homme, qui avait déjà servi 18 mois en Afghanistan, avait mal accepté que l'armée décide son déploiement en Irak, ont expliqué ses proches.

Une voisine du père de Dean, Wanda Matthews, a confirmé au "Washington Post" que le réserviste souffrait de dépression depuis qu'il se savait en partance pour l'Irak. "Son père m'avait dit qu'il ne voulait pas aller à la guerre", a-t-elle témoigné. "Il connaissait et ne voulait pas y retourner."

 

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3583

 

www.aloufok.net

 

Participez à la liste de Diffusion " Assawra "
Liste dédiée à l'Intifada ...
S'inscrire en envoyant un message à : 
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr 

 

 

__._,_.___

Messages pour ce thème (1) Répondre (par envoi Web) | Commencer un nouveau thème

Messages

ASSAWRA, liste de diffusion dédiée à l'Intifada ...

Visitez Al-Oufok : http://www.aloufok.net

20:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, colonialisme, guerre, occupations, politique, irak, terrorisme, imperialisme, barbarie, actualite, histoire, courcelles, democratie, liberte, capitalisme, resistance, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |