30/12/2010

29/12/10: La filière nazie d'Electrolux ...

Les liaisons nazies des impérialistes anglo-américains

La filière nazie d'Electrolux

Le fabricant suédois d'électroménagers Electrolux a été fondé en 1919 et repris dans les années 1930 par le riche suédois et collaborateur nazi Axel Wenner-Gren. Au début de la Deuxième Guerre mondiale, l'amitié Wenner-Gren avec le commandant en chef nazi de la Luftwaffe, Hermann Goering, et le duc de Windsor, qui a dû abdiquer le trône d'Angleterre en 1938 à cause de son soutien aux nazis, a conduit les Alliés à mettre Wenner-Gren sur une liste noire des entreprises et entrepreneurs. Wenner-Gren a également fait partie d'un partenariat avec le propriétaire d'ITT, Sosthène Behn, et le président de SKF, Sven Wingquist (voir ci- dessous), dans l'empire géant des munitions Bofors, acheté par Krupp, qui a fourni en armes l'Allemagne. ITT possédait 25 % de Focke Wulfe, qui a produit des avions de chasse pour la Luftwaffe allemande. ITT a également financé le coup d'État militaire sanglant de Pinochet, au Chili, en 1973.

En 1957, Wenner-Gren a proposé un plan au premier ministre W.A.C. Bennett de la Colombie-Britannique pour exploiter les ressources d'un territoire de 100 000 km carrés (représentant un dixième de la Colombie-Britannique) dénommé « la fosse des Rocheuses », dans le nord de la province. Le plan comprenait un « barrage plus grand que le barrage Hoover », mais seulement un chemin de fer reliant Prince-George à l'Alaska a été complété. Quelques années après la mort de Wenner-Gren, en 1961, le gouvernement de la Colombie-Britannique a construit le barrage WAC Bennett sur le lac Williston.


Un avion de combat Focke Wulfe 190.

En 1956, Wenner-Gren a vendu ses actions d'Electrolux aux Wallenberg, les plus puissants financiers capitalistes de la Suède. Marcus Wallenberg est le président actuel d'Electrolux et les Wallenberg contrôlent 27,6 % de la société. Marcus Wallenberg est également président de la banque appartenant à la famille Wallenberg, Skandinaviska Enskilda Banken (SEB), avec des filiales en Estonie, Lettonie, Lituanie, Ukraine, Russie, Allemagne et à New York. Il est président du fournisseur de matériel militaire Saab, vice-président du géant des télécommunications Ericsson et président de la Chambre de commerce internationale (CCI), une organisation commerciale mondiale qui comprend des milliers d'entreprises dans plus de 130 pays. Les Wallenberg détiennent également une participation importante dans Saab, Ericsson, SKF Bearing inc, Skandinavian Airlines Systems (SAS), Husqvarna, Atlas Copco, Astra Zeneca, et de nombreuses autres sociétés.

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, la Suède, qui est devenue avec la fin de la guerre le pays le plus riche en Europe, a été officiellement « neutre » mais ce n'est qu'un mythe. Les entreprises suédoises ont grandement collaboré avec les nazis, y compris en fournissant à l'Allemagne du minerai de fer, des roulements à billes, des denrées alimentaires, du bois et beaucoup d'autres matières premières, tout en offrant du crédit qui a permis la livraison de matériel de guerre à la Wermacht, fournissant le transport ferroviaire afin d'aider à l'invasion de la Norvège et agissant comme un intermédiaire pour le transit des marchandises et des devises à destination et en provenance d'Allemagne. Le roi de Suède Gustave V a été un ami proche de Herman Goering (dont la première femme était suédoise) et d'autres hauts responsables nazis.

Après la guerre, la Suède « neutre » a accepté de payer près de 70 millions $ de réparations, mais ne l'a toujours pas fait et elle détient toujours plusieurs tonnes d'or pris par les nazis, quelque part dans ses coffres de banque. Aujourd'hui, en Suède « neutre », le parti Svenskarnas qui se proclame néo-nazi est autorisé à participer officiellement à la politique suédoise, alors qu'il incite à des attaques racistes contre les immigrants et les « non-Suédois ».[1]

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, autant Electrolux (alors propriété de Wenner-Gren) que la famille Wallenberg ont collaboré avec les nazis. Selon l'American Jewish Committee[2], Electrolux AG à Berlin a utilisé de la main-d'oeuvre esclave pour fabriquer ses produits. En 2005, Electrolux a acheté la marque AEG, le plus grand fabriquant allemand de produits électriques durant la guerre, et maintenant transige « fièrement » à la bourse en utilisant la marque AEG-Electrolux, même si, pendant la Deuxième Guerre mondiale, AEG a donné de l'argent aux nazis, a fait partie du « Cercle des Amis » de Himmler et a exploité de la main-d'oeuvre esclave, y compris au camp de concentration d'Auschwitz.

La banque de Wallenberg, Enskilda Banken (qui a fusionné en 1972 avec Skandinaviska Banken pour former Skandinaviska Enskilda Banken), a collaboré avec les nazis en les aidant à disposer de millions de dollars en avoirs confisqués aux prisonniers, en convertissant l'or volé nazi en monnaie suédoise. Au cours de l'année 1939-1940, la Banque Enskilda a secrètement acheté toutes les succursales étrangères du groupe Robert Bosch, un fabricant allemand de bougies qui utilisait de la main d'oeuvre esclave. À son tour, Bosch a facilité la vente de 3,6 millions $ d'obligations allemandes détenues par Enskilda. La Banque Enskilda a également aidé les sociétés nazies telles IG Farben et Krupp à dissimuler leurs filiales à l'étranger pour éviter la confiscation par les Alliés.

Le secrétaire américain au Trésor, Henry Morgenthau, dans une lettre adressée au secrétaire d'État américain, en février 1945, a accusé Enskilda de faire des prêts importants sans garantie aux nazis et d'effectuer des investissements clandestins pour des capitalistes allemands dans les industries des États-Unis.

SKF Bearing appartenant à Wallenberg, le plus grand fabricant mondial de roulements à billes, a collaboré avec les nazis en leur fournissant des roulements à billes en acier, tout en retenant en même temps la fourniture aux Alliés. Jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, 60 % de la production de SKF a été acheminée vers l'Allemagne. SKF a été intimement lié à tous les groupes industriels en Suède et les administrateurs de SKF ont représenté des sociétés qui ont dirigé toute l'économie suédoise.

SKF a également contrôlé des mines de fer, des aciéries et des usines aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne. Sven Wingquist, un partenaire des Wallenberg et d'Axel Wenner-Gren, et un ami de Goering et du duc de Windsor, était directeur de la société SKF. Le cousin de Goering, le comte Hugo von Rosen, a été un administrateur américain de SKF pendant toute la guerre.

Bien que de petite taille, les roulements à billes de SKF ont été absolument essentiels pour les nazis. La Luftwaffe n'aurait pas pu voler sans roulements à billes, les chars et les véhicules blindés n'auraient pas pu rouler sans eux. Les canons nazis, les viseurs, les génératrices et les moteurs, les systèmes de ventilation, les U-boats, les chemins de fer, les machines d'exploitation minière et les dispositifs de communication n'auraient pas fonctionné sans roulements à billes. En fait, les nazis n'ont pu combattre durant la guerre si SKF Wallenberg n'avait pas fourni tous les roulements à billes dont ils ont eu besoin.[3]

Notes

1. Il a également été récemment révélé que le père de la reine actuelle de Suède a été membre du parti nazi, a travaillé pour une filiale brésilienne d'une société allemande qui a utilisé de la main-d'oeuvre esclave, puis est retourné en 1939 en Allemagne pour devenir riche en fabriquant de l'armement pour les nazis dans une usine volée à leurs propriétaires juifs, Wechsler et Henning.
2. Information provenant de Jewish Virtual Library Page, les données fournies par Berliner Geschichtswerkstatt)
3. La plupart des informations sur Enskilda et SKF proviennent de Higham, Charles, « Trading with the Enemy : An Exposure of the Nazi-American Money Plot », 1933-1949. New York, Dell, 1983.

 

Haut de page


Décès d'un éminent spécialiste
en fusées nazi étasunien

Walter Haeussermann, un membre dirigeant de l'équipe de spécialistes en fusées dirigée par le colonel nazi S.S. Werner von Braun, et qui fut expédiée aux États-Unis après la Deuxième Guerre mondiale afin d'aider à développer des missiles téléguidés étasuniens, est décédé le 8 décembre à Huntsville, en Alabama. Il y fut directeur du Centre de vol spatial Marshall. De 1939 à 1942, Haeusserman a travaillé pour les nazis à Peenemünde, en Allemagne, où il a contribué à développer le V-1, la « bombe volante » ainsi que les fusées supersoniques V-2. Lancées comme une pluie destructrice sur la population de Londres et d'Antwerpen en Belgique, les attaques par V-1 ont fait 22 892 victimes dont 8 000 morts, et ont détruit ou endommagé plus d'un million de maisons, tandis que les V-2 tuèrent 2 541 civils et en blessèrent 5 923 autres.

En 1942, Haeussermann fut envoyé à Darmstadt pour y développer un système de guidage gyroscopique pour le V-2. Les Alliés ayant bombardé Peenemünde en 1943-44, la production de V-1 et de V-2 fut déménagée à Mittelwerk, une installation souterraine mise en place par le gouvernement nazi dans les montagnes de Kohnstein, à proximité de Nordhausen. Une main d'oeuvre esclave provenant du camp de concentration de Buchenwald fut forcée de construire l'installation et de vivre dans ses tunnels. Cette main d'oeuvre fut ensuite forcée de construire un camp de concentration du nom de Dora ou Mittelbau près de l'installation, et fut forcée aussi de travailler dans l'usine souterraine de Mittelwork afin d'y produire des armes nazies. Près de vingt compagnies allemandes participèrent à la construction de Mittelwerk ainsi qu'au processus d'assemblage des fusées, y inclus Siemens, BMW et Telefunken.

Le grand patron nazi de Haeussermann, Werner von Braun, visita Dora en 1944-45. Ainsi, l'équipe de spécialistes en fusée était au courant des conditions inhumaines qui y sévissaient. Environ 60 000 personnes constituant une main d'oeuvre esclave et provenant de 21 pays, principalement de l'Union soviétique, de la Pologne et de la France, travaillèrent à Dora, et tous furent traités avec une grande cruauté, ce qui a entraîné la maladie, les blessures et la mort. Ces travailleurs peinaient de leurs mains nues 18 heures par jour, afin que le directeur des opérations, Arthur Rudolph, en tant que membre loyal du Parti nazi, puisse respecter l'objectif fixé par Hitler de produire 5 000 fusées V-2 afin de les faire pleuvoir sur Londres en un seul coup. L'endroit de travail le plus dangereux était l'atelier de galvanisation, où l'effet cumulatif des gaz toxiques tuait les travailleurs en moins d'un mois.

On estime que 25 000 personnes constituant cette main d'oeuvre esclave périrent à Dora : 9 000 sont mortes d'épuisement et d'affaissement, 350 furent pendues (dont 200 pour actes de sabotage), et les autres sont mortes suite aux maladies, aux privations ou par balles. La vibration des machines en rendit plusieurs déments. Après la guerre, les seules personnes soumises à des accusations criminelles furent seize gardiens de Dora. Le directeur des opérations, Arthur Rudolph, le directeur général de Mittelwerk, Georg Rickhy, ainsi que tous les autres scientifiques, ingénieurs et directeurs, s'en tirèrent sans qu'aucune accusation ne soit portée contre eux.

La Deuxième Guerre mondiale venait à peine de finir que Haeusserman et ses collègues nazis, y inclus von Braun, Rudolph et Rickhy, furent mutés aux États-Unis grâce au service de renseignement des États-Unis et son opération « Paperclip », malgré leur notoriété en tant que criminels de guerre. Operation Paperclip, qui existait encore en 1973, n'avait qu'un but et celui-ci devait être atteint à tout prix : se servir des scientifiques nazis dans la recherche militaire des États-Unis afin de développer des armes pour combattre l'Union soviétique. Le concept du missile de croisière, qui fut le sujet d'opposition massive lorsque testé au Canada, s'inspire du V-1.


Assermentation de 39 scientifiques d'origine allemande,
dont deux nazis, amenés aux États-Unis pour l'Opération
Paperclip, devenus citoyens américains le 11 novembre
1954 (Jour des anciens combattants aux États-Unis).

Les architectes du programme Paperclip n'ont pas hésité à utiliser la recherche meurtrière que les nazis avaient menée sur des sujets humains en état de captivité. Les scientifiques associés à Paperclip ont trempé dans l'évaluation de drogues psychoactives telles que le LSD sur environ 7 000 soldats étasuniens entre 1955 et 1975, sans qu'ils en soient conscients, sous prétexte de développer un « sérum de la vérité ». Un éminent scientifique nazi, Hubertus Strughold, en tant que dirigeant de l'Institut de la Force aérienne pour la médecine aéronautique, avait mené des expériences inhumaines au camp de concentration de Dachau, menant à la torture et à la mort des détenus à qui on administrait de l'eau salée, qu'on submergeait dans l'eau à des températures glaciales ou qu'on soumettait à de hautes pressions atmosphériques. Ce même Strughold débuta sa carrière aux États-Unis à l'École de médecine aéronautique, sur la Base des forces aériennes Brooks, au Texas, où des humains furent soumis à l'irradiation totale et à l'aveuglement par l'éclair, expériences reliées aux essais d'armes atomiques.

Il est estimé qu'au moins 1600 scientifiques nazis furent recrutés dans la période 1945-55, même si Operation Paperclip prétendait exclure tout individu « ayant été membre du Parti nazi, ayant été plus qu'un participant secondaire dans ses activités, ou ayant activement supporté le militarisme nazi ». Afin d'apaiser l'opinion publique, les renseignements étasuniens ont fabriqué des biographies pour les scientifiques nazis et ont éliminé tout document prouvant qu'ils avaient été membres du Parti nazi. Haeussermann et les autres nazis ont nié leur culpabilité jusqu'à la fin, déclarant qu'ils ne faisaient qu'exécuter les ordres (un argument de « défense » qui fut rejeté par les tribunaux de Nuremberg). Ils prétendaient aussi qu'ils n'étaient pas au courant de la main d'oeuvre esclave. En 1954, Haeussermann fut récompensé pour ses loyaux services aux nazis ainsi qu'à l'oligarchie financière étasunienne. On fit de lui un citoyen des États-Unis.

 

(Soutce : Hunt, Linda. Secret Agenda : The United States Government, Nazi Scientists, and Project Paperclip, 1945 to 1990. New York : St. Martin's Press. 1991)

12:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, nazisme, canada, usa, guerre, impérialisme, médias, silence, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/09/2010

12/09/10: 9 ans après le 11/9 ...

From: nicolas
Sent: Sunday, September 12, 2010 10:39 AM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] : 9 ans après le 11/9

 

http://www.reopen911.info/
Paris: Rassemblement au Trocadéro le 11/9 à 15h
 
Notes :
Neuf ans après le 11-Septembre
par Thierry Meyssan*


Le temps passe. Neuf ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la lucidité et la ténacité de Thierry Meyssan portent leurs fruits : une large majorité de personnes dans le monde ne croit plus à la version gouvernementale des États-Unis. Ce phénomène s’observe jusqu’aux États-Unis, où un dernier sondage évalue à 74 % le nombre de citoyens pris par le doute. Même les responsables de la commission d’enquête présidentielle admettent ne pas être convaincus par le rapport qu’ils ont signé. Pour l’initiateur opiniâtre de ce débat, le temps n’est plus à discuter de l’impossibilité de la version officielle, il faut maintenant saisir l’ONU et poursuivre les réels coupables.
____________________


Nous commémorons le neuvième anniversaire des attentats du 11-Septembre qui marquèrent le début d’une guerre que ses promoteurs voulaient sans fin. Après avoir tué près de 3 000 personnes aux États-Unis, les commanditaires des attentats causèrent la mort de plus d’un million de personnes supplémentaires en Afghanistan et en Irak. Leur plan prévoyait de poursuivre ce carnage en détruisant la Syrie et l’Iran, mais ils n’ont pu —pour le moment— mener cette phase à exécution.


À l’occasion de ce triste anniversaire, ceux qui ont rejeté la responsabilité de leur propre crime sur des islamistes avant de ravager le Proche-Orient musulman nous offrent une nouvelle mise en scène. Un faux débat agite les États-Unis à propos de la construction d’un centre culturel musulman à Manhattan, et un autre faux débat accompagne l’autodafé annoncé de Corans. À l’issue de ces provocations, les autorités US ne manqueront pas de nous expliquer qu’elles sont intervenues pour garantir la liberté religieuse dans leur pays, espérant ainsi nous faire oublier que les crimes de masse qu’elles ont commis au Proche-Orient le furent dans une ambiance de croisade contre l’islam.


Elles voudraient aussi nous empêcher de prendre conscience de leur échec à convaincre. Il y a neuf ans, j’étais seul à réfuter les mensonges du 11-Septembre, à dénoncer un coup d’État du complexe militaro-industriel, et à alerter sur les projets bellicistes du nouvel Empire. Malgré les insultes, les menaces et les attaques, j’ai parcouru le monde pour éclairer l’opinion publique internationale et désamorcer l’idéologie de guerre des civilisations. Je n’ai pas pu développer ce travail aux États-Unis, où j’ai été déclaré persona non grata. Cependant, une fois le choc assimilé et le deuil accepté, de courageux États-uniens ont porté le flambeau dans leur propre pays. Chaque année les sondages montrent que 10 % d’Américains supplémentaires doutent de la version établie par la Commission Kean-Hamilton.


Aujourd’hui plus de 70 % des États-uniens doutent, y compris MM. Kean et Hamilton, les co-présidents de la commission chargée de graver dans le marbre la version gouvernementale. À ce rythme constant, la totalité de la population US aura rejeté cette version dans trois ans.


Nous sommes désormais une large majorité dans le monde à exiger que toute la lumière soit faite sur ces crimes. Le 11-Septembre ayant été utilisé par les États-Unis et le Royaume-Uni devant l’ONU pour justifier de leur invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, cette affaire n’est plus nationale, mais internationale. Le temps est venu pour que l’Assemblée générale des Nations Unies désigne une commission d’enquête, réunisse les éléments déjà connus du public et prépare la mise en accusation des suspects.


Que nous ayons perdu des parents sous les décombres du World Trade Center ou sous ceux des maisons bombardées de Kaboul et de Bagdad, que nous ayons perdu des enfants tués par l’occupant ou tué en occupant le Proche-Orient, nous sommes tous victimes du même système. Nous devons ensemble lutter pour établir toute la vérité et punir les coupables, parce que nous ne parviendrons pas à la paix sans la justice.

http://www.voltairenet.org/fr
 
tir de TSS

14:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Obama | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, histoire, courcelles, actualites, grande-bretagne, silence, mensonge, presse, médias, impérialisme, gangstérisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/08/2010

08/08/10: Hiroshima et Nagasaki: Plus Jamais !

Sent: Sunday, August 08, 2010 5:41 PM
To:
Subject: PCC(M-L): Hiroshima et Nagasaki: Plus Jamais! Une seule humanité! Une seule lutte!
Hiroshima et Nagasaki: Plus Jamais!
Une seule humanité! Une seule lutte!
Luttons pour un gouvernement anti-guerre!

- Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) -

Il y a 65 ans cette année, soit les 6 et 9 août 1945, des bombes atomiques étaient larguées sur les villes japonaises de Hiroshima et de Nagasaki. La bombe atomique que les États-Unis ont lancée sur Hiroshima a tué environ 140 000 personnes sous le coup du choc initial et plus de 237 000 personnes en tout. Trois jours plus tard, la bombe qu'ils ont lancée sur Nagasaki a tué 8500 personnes sur le coup et a causé la mort de plus de 70 000 personnes suite aux radiations et à d'autres blessures.

En cette occasion, le PCC(M-L) commémore avec le plus grand respect les victimes d'Hiroshima et de Nagasaki et leurs familles de même que tous les peuples du monde qui ont souffert et continuent de souffrir des crimes que les impérialistes américains ont commis depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Le but visé par le largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki était de menacer les peuples du monde qui avaient émergé de la Deuxième Guerre mondiale comme une grande force pour la libération et l'émancipation. Elles ont constitué un avertissement que les États-Unis allaient commettre tous les crimes possibles afin d'établir leur hégémonie sur l'Europe, dominer l'Asie et défaire le communisme. Le gouvernement canadien, en tant que partie intégrante de l'impérialisme anglo-américain, a été directement impliqué dans la production de la bombe atomique, notamment en fournissant de l'uranium enrichi. Les ministres canadiens savaient à l'avance que la bombe allait être utilisée contre le peuple japonais.

Les 6 et 9 août sont devenus des moments où l'on commémore ceux qui ont été tués lors de ces crimes horribles et où les Canadiens et les peuples du monde expriment leur détermination à empêcher que de tels crimes contre l'humanité soient perpétrés à nouveau.

Les leçons historiques qui ont été apprises des événements tragiques organisés il y a 65 ans contre le peuple japonais sont tout aussi importantes aujourd'hui alors que les États-Unis menacent encore une fois d'un holocauste nucléaire des pays comme la République démocratique populaire de Corée et l'Iran. C'est un crime de la part de ceux qui ont utilisé les armes nucléaires dans le passé, dans le but de menacer les peuples du monde entier, contre un adversaire déjà battu que de menacer aujourd'hui d'utiliser les frappes nucléaires préventives en invoquant la «paix », la « sécurité nationale », la «sécurité humaine » et la « démocratie ».

Pour mener à bien la lutte de l'humanité pour débarrasser le monde des armes nucléaires et défaire le «nouvel ordre mondial » des impérialistes américains, il faut intensifier la lutte pour défendre la souveraineté et l'indépendance de toutes les nations grandes ou petites et éliminer la menace de l'utilisation de la force de même que l'utilisation de cette force pour régler les conflits entre les nations. Il faut également que la classe ouvrière et le peuple du Canada mettent en place un gouvernement anti-guerre qui rejette l'utilisation de la force comme moyen de résoudre les conflits entre les peuples et les nations, qui retire le pays des blocs et traités militaires agressifs comme l'OTAN, NORAD et le Commandement intégré américain et exige que tous les États nucléaires démantèlent leur arsenal militaire respectif en commençant par les États-Unis et les autres grandes puissances.

Hiroshima et Nagasaki: Plus Jamais!
Une seule humanité! Une seule lutte!
Luttons pour gouvernement anti-guerre!

 

 

 

          

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21:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, usa, japon, impérialisme, guerre | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/07/2010

26/05/10: Comment les USA ont acheté le vote sanction russe ... ?

From: NICOLAS
Sent: Wednesday, May 26, 2010 9:38 PM
To:
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Comment les US ont acheté le vote sanction russe contre l'Iran,Mireille Delamarre
Comment les USA ont acheté le vote sanction russe
contre l'Iran

 Mireille Delamarre


Samedi 22 mai 2010

Le consentement de la Russie pour une nouvelle résolution avec amplification des sanctions contre l'Iran au CSONU a été acheté par Washington.               Explications.

Le revirement de Moscou concernant de nouvelles sanctions au CSONU contre l'Iran, qui refuse de stopper son programme d'enrichissement d'uranium sous contrôle de l'AIEA alors que signataire du TNP l'Iran a tout à fait le droit de le faire, a été obtenu suite à un savant marchandage Washington/Moscou.

Selon le Washington Post du 22/05/2010, l'explication de cet accord de dernière minute pour obtenir le soutien de la Russie à ces nouvelles sanctions onusiennes contre l'Iran a été révélée vendredi quand l'administration Obama a déclaré avoir levé les sanctions contre quatre entités russes impliquées dans le commerce « illégal » d'armes avec l'Iran et la Syrie depuis 1999.

La levée des sanctions a été enregistrée vendredi dans le Registre Fédéral, cela juste trois jours après l'annonce par la secrétaire d'état US, Hillary Clinton, que la Russie avait donné son accord pour de nouvelles sanctions au CSONU contre l'Iran.

La Russie s'était plainte depuis longtemps de ces sanctions américaines touchant notamment Rosoboronexport, une entreprise d'état exportatrice d' armes et qui avait été sanctionnée pour des ventes à l'Iran en 2006 et 2008. Mais Moscou a marchandé la levée des sanctions ces derniers jours bien que les Américains aient affirmé avoir le OK de la Russie pour les sanctions depuis un certain temps déjà.

Les sanctions ont également été levées contre le Moscou Aviation Institute, sanctionné depuis 1999 pour avoir aidé l'Iran à développer ses missiles balistiques. La D.Mendeleyev University of Chemical Technology of Russia avait également été sanctionnée depuis 1999 pour avoir aidé l'Iran dans son programme de missiles de même que le Tula Instrument Design Bureau, sanctionné la même année pour avoir fourni des équipements anti tanks à la Syrie.

Depuis le début de l'année, l'administration Obama a également levé les sanctions contre deux autres entités russes Glavkosmos et Baltic State Technological University pour avoir travaillé avec l'Iran.

Pour faire échec à l'accord entre la Turquie, le Brésil et l'Iran sur l'échange de LEU à 3.5% contre du LEU enrichi à environ 20% en Turquie sous contrôle de l'AIEA pour son réacteur de recherche nucléaire de Téhéran fabricant des isotopes pour traiter les malades iraniens contre le cancer, échange réclamé par le P5+1 mais en fait prétexte à vouloir confisquer l'uranium enrichi à 3.5% par l'Iran, les US ont lancé toute une série de négociations marathon avec la Russie et la Chine deux pays récalcitrants avec un droit de veto au CSONU.

Selon certains responsables américains l'administration Obama a fait en sorte qu'il y ait dans la formulation de la proposition de résolution de sanctions une lacune concernant l'interdiction de vente d'armes qui permettrait aux Russes d'honorer la vente de missiles anti missiles S300 à l'Iran, vente conclue en 2005 d'un montant de plusieurs centaines de millions de dollars, déjà payés, retardée depuis 2007 sous la pression des américains et des israéliens.

Ces systèmes de missiles anti missiles S300 que Moscou affirme vouloir livrer à Téhéran mais dont la livraison aurait été retardée selon les Russes pour des « problèmes techniques » sont capables d'intercepter des missiles balistiques et d'abattre des avions de combat, et rendraient les sites d'installations nucléaires iraniens inattaquables notamment par les Israéliens.

Selon la proposition de résolution qui doit encore être discutée au CSONU celle -ci interdirait la vente de 8 catégories d'armes conventionnelles, dont des « missiles et systèmes de missiles comme définis selon le critère du Registre des Armes Conventionnelles de l'ONU ». Ce Registre inclus les missiles sol sol et les systèmes de missiles air sol mais pas les systèmes défensifs de missiles sol air.

Malgré l'offensive américaine pour faire passer cette nouvelle résolution amplifiant les sanctions contre l'Iran, Téhéran a décidé d'aller de l'avant dans son accord d'échange de LEU conclu avec le Brésil et la Turquie. L'Iran va transmettre une lettre officielle lundi au secrétaire général de l'AIEA comprenant les détails de cet accord d'échange. Les représentants du Brésil et de la Turquie auprès de l'AIEA vont accompagner leur homologue iranien pour remettre ce document. La première livraison de LEU à 3.5% devrait arriver en Turquie d'ici un mois.

L'administration Obama a réaffirmé son objectif de faire cesser le programme d'enrichissement d'uranium iranien et même avoué publiquement que cette proposition d'échange avait en fait pour objectif caché la suspension de ce programme.

La malhonnêteté de l'administration Obama et de ses acolytes français britannique allemand et probablement chinois et russe - ces deux derniers utilisant le nucléaire iranien pour marchander des concessions auprès de Washington, les Russes la levée des sanctions, les Chinois la fin des pressions économiques américaines pour une réévaluation de la monnaie chinoise -ne fait que confirmer ce qu'on savait depuis longtemps qu'Obama n'a jamais sérieusement cherché à dialoguer avec l'Iran et que derrière sa belle rhétorique se cache un va t-en guerre froid calculateur menteur pire que G.W Bush.

Le dossier Iran
Dernières mises à jour

 

 


Source : Planète non violence
http://www.planetenonviolence.org/...
 
 

17:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, presse, médias, silence, usa, iran, russie, impérialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/05/2010

12/05/2010: Chomsky sur l'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel!" ...

 

From: NICOLAS
Sent: Wednesday, May 12, 2010 10:56 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme]: L'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel" (tiré d'Investig'action)
Chomsky sur l'état qui règne aux USA: "Je n'ai jamais rien vu de tel!"
Noam Chomsky   
Noam Chomsky est le plus grand intellectuel des États-Unis. La quantité impressionnante de ses écrits, qui comprennent prés de 100 livres, ont depuis des décennies démonté et exposé les mensonges des élites au pouvoir et les mythes qu’elles entretiennent. Et Chomsky l’a fait malgré la censure des médias commerciaux qui l’ont mis sur une liste noire, malgré son statut de paria au sein du monde universitaire et, de son propre aveu, malgré le fait qu’il soit un orateur pédant et parfois légèrement ennuyeux. Il combine une indépendance intellectuelle avec une démarche rigoureuse, une capacité remarquable de saisir les détails et une intelligence hors du commun. Il dénonce sans détours notre système à deux partis qu’il décrit comme un mirage orchestré par un gouvernement au service des entreprises privées, et il critique sévèrement l’intelligentsia libéral (liberal : plus ou moins l’équivalent de "progressiste" aux US – NdT) qui ne sont que les courtisans du système et décrit le flot émis par les médias commerciaux comme une forme de « lavage de cerveau ». En tant que critique le plus clairvoyant du capitalisme débridé, de la globalisation et de l’empire, il aborde sa 81ème année en nous mettant en garde sur le peu de temps qui nous reste pour sauver notre démocratie anémique.

 



« La situation actuelle est très similaire à l’Allemagne de Weimar, » m’a dit Chomsky au téléphone depuis son bureau à Cambridge, Massachusetts. « Les similarités sont frappantes. Il y avait aussi à l’époque une énorme déception par rapport au système parlementaire. Le fait le plus frappant n’était pas que les Nazis aient réussi à détruire les sociaux-démocrates et les communistes mais que les partis traditionnels, les partis conservateurs et libéraux, étaient eux aussi hais et qu’ils ont disparu. Les Nazis ont su combler le vide avec beaucoup d’intelligence et d’habilité. »

« Les États-Unis ont beaucoup de chance de n’avoir aucune figure charismatique qui se détache du lot, » a poursuivi Chomsky. « Chaque figure charismatique est si évidemment un escroc qu’elle finit par s’autodétruire, comme McCarthy ou Nixon ou les prêcheurs évangélistes. Si quelqu’un de charismatique devait se détacher, ce pays serait dans de sales draps à cause de la frustration, de la déception et de la colère justifiée et l’absence de toute réponse cohérente. Que sont censés penser les gens quand ont leur dit « j’ai une réponse, nous avons un ennemi » ? Un jour ce sont les Juifs, un autre les immigrés clandestins ou les noirs. On nous dira que les mâles blancs constituent une minorité persécutée. On nous dira que nous devons nous défendre ainsi que l’honneur de la nation. La force militaire sera exaltée. Des gens seront tabassés. Cela pourrait se transformer en une force irrésistible. Et dans ce cas, elle sera bien plus dangereuse que l’Allemagne. Les États-Unis sont une puissance mondiale. L’Allemagne était puissante mais ses adversaires l’étaient encore plus. Je crois que nous n’en sommes pas loin. Si les sondages ne se trompent pas, ce ne sont pas les Républicains, mais l’extrême droite républicaine, les républicains cinglés, qui vont remporter les prochaines élections. »

« Je n’ai jamais rien vu de tel », a-t-il ajouté. « Je suis assez vieux pour me souvenir des années 30. Toute ma famille était sans emploi. Les conditions étaient bien plus difficiles que de nos jours. Mais il y avait de l’espoir. Les gens avaient un espoir. Le syndicat CIO s’organisait. Plus personne ne veut l’admettre de nos jours mais le Parti Communiste était le fer de lance dans l’organisation des travailleurs et des droits civiques. Y compris pour des choses simples comme envoyer ma tante au chômage à la campagne pour prendre une semaine de vacances. C’était un mode de vie. Il n’y a rien de tel aujourd’hui. L’ambiance dans le pays est effrayante. Le niveau de colère, de frustration et de haine envers les institutions n’est pas organisée d’une manière constructive. Ça part en vrille dans des fantasmes autodestructeurs. »

« J’écoute les commentateurs à la radio, » a dit Chomsky, « mais ce n’est pas pour écouter Rush Limbaugh (célèbre commentateur d’extrême droite -NdT), mais pour écouter les gens qui téléphonent. Ils sont comme (le pilote kamikaze) Joe Stack. Qu’est-ce qui m’arrive ? se demandent-ils. J’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire. Je suis un bon chrétien. Je travaille dur pour nourrir ma famille. Je possède une arme. Je crois aux valeurs de ce pays et pourtant ma vie s’effondre. »

Chomsky, plus que tout autre intellectuel américain, a décrit dans de nombreuses oeuvres la descente aux enfers du système politique et économique américain. Il nous rappelle que le véritable questionnement intellectuel est toujours subversif. Il défie des présomptions culturelles et politiques. Il critique les structures. Il est pratique sans cesse l’autocritique. Il fait éclater les mythes et stéréotypes complaisants dont nous nous servons pour nous flatter et ignorer notre complicité dans les actes de violence et d’oppression. Et il dérange les puissants et leurs apologistes libéraux.

Chomsky réserve ses critiques les plus acerbes pour l’élite libérale de la presse, des universités et du système politique qui servent d’écran de fumée à la cruauté du capitalisme débridé et des guerres impérialistes. Il dénonce leurs postures morales et intellectuelles comme un arnaque. C’est pour cela que Chomsky est détesté, et peut-être craint, plus par les élites libéraux que par la droite qu’il condamne aussi. Lorsque Christopher Hitchens (journaliste « réactionnaire de gauche » du magazine The Nation – NdT) a décidé de devenir la marionnette de l’administration Bush après les attaques du 11 septembre, un de ses premiers articles a été une attaque féroce contre Chomsky. Hitchens, contrairement à la plupart des gens qu’il sert, savait quel était l’intellectuel qui comptait aux États-Unis

« Ça ne m’intéresse pas d’écrire sur Fox News, » a dit Chomsky. « C’est trop facile. Ce qui m’intéresse ce sont les intellectuels libéraux, ceux qui se présentent et se prennent pour des critiques du pouvoir, courageux, qui se battent pour la vérité et la justice. Au fond, ils ne sont que les gardiens du temple. Ce sont eux qui définissent les limites à ne pas dépasser. Ce sont eux qui disent jusqu’où il est permis de s’aventurer. Ils disent « Regardez comme je suis courageux. » Mais ne vous aventurez pas un millimètre de plus. C’est vrai pour les secteurs éduqués de la population car ce sont eux les plus dangereux à cause de leur soutien au pouvoir. »

Parce qu’il échappe à toute catégorisation et rejette toutes les idéologies, Chomsky a été indispensable au débat américain depuis des décennies, depuis son travail sur la guerre au Vietnam jusqu’à ses critiques sur l’administration Bush. Il persiste à jouer l’iconoclaste, celui qui se méfie du pouvoir sous toutes ses formes.

« La plupart des intellectuels se considèrent comme la conscience de l’humanité, » dit l’universitaire spécialiste du Moyen Orient Norman Finkelstein. « Ils se divertissent et admirent quelqu’un comme Vaclav Havel. Chomsky, lui, méprise Havel. Chomsky adopte la vision du monde de Julien Benda. Il existe deux ensembles de principes. Les principes de pouvoir et de privilège et les principes de vérité et de justice. Si vous courez après le pouvoir et les privilèges, ce sera toujours au détriment de la vérité et de la justice. Benda dit que le credo de tout intellectuel doit être, comme l’a dit le Christ, « mon royaume n’est pas de ce monde. » Chomsky dénonce les prétentions de ceux qui se déclarent les détenteurs de la vérité et de la justice. Il montre que ces intellectuels sont en fait détenteurs du pouvoir et des privilèges et de tout le mal qui va avec. »

« Certains livres de Chomsky contiennent des choses comme une critique du plan Arias en Amérique centrale, et il peut lui consacrer 200 pages » a dit Finkelstein. « Mais deux ans plus tard, qui se souvient d’Oscar Arias ? C’est à se demander si Chomsky n’aurait pas mieux fait d’écrire sur des sujets plus ambitieux, des sujets plus intemporels qu’on pourrait encore lire dans 40 ou 60 ans. C’est ce qu’a fait Russel avec des livres tels que « Marriage and Morals ». Pouvez-vous encore relire ce que Chomsky a écrit sur le Vietnam ou l’Amérique centrale ? La réponse est souvent « non ». Ça en dit long sur le personnage. Il n’écrit pas pour son ego. Si c’était le cas, il aurait écrit dans un style grandiloquent qu’il aurait laissé en héritage. Il écrit parce qu’il veut influer sur le cours des choses et participer au changement politique. Il se soucie de la vie des gens et s’attache aux détails. Il essaie de réfuter les mensonges quotidiens déversés par les grands médias. Il aurait pu consacrer son temps à rédiger des essais philosophiques qui auraient duré dans le temps, comme l’ont fait Kant ou Russel. Mais il s’est investi dans les détails minuscules qui font toute la différence et font gagner une bataille politique. »

« J’essaie d’encourager les gens à penser de façon autonome, à remettre en question les idées communément admises, » a dit Chomsky lorsque je l’ai interrogé sur ses objectifs. « Ne prenez pas vos présomptions pour des faits acquis. Commencez par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcez-la à se justifier. La plupart du temps, elle n’y arrive pas. Soyez prêts à poser des questions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. Essayez de penser par vous-même. Il y a beaucoup d’information en circulation. Vous devez apprendre à juger, à évaluer et à comparer les choses. Il vous faudra faire confiance à certaines choses, sinon vous ne pourriez pas survivre. Mais lorsqu’il s’agit de choses importantes, ne faites pas confiance. Dés que vous lisez quelque chose d’anonyme, il faut se méfier. Si vous lisez dans la presse que l’Iran défie la communauté internationale, demandez-vous qui est la communauté internationale ? L’Inde est opposée aux sanctions. Le Brésil est opposé aux sanctions. Le Mouvement des pays Non-Alignés est opposé aux sanctions et l’a toujours été depuis des années. Alors qui est la communauté internationale ? C’est Washington et tous ceux qui se trouvent être en accord avec lui. C’est le genre de choses que vous pouvez découvrir par vous-mêmes, mais pour ça il faut travailler. Et c’est pareil pour tous les sujets, les uns après les autres. »

Le courage de Chomsky de parler au nom de ceux, tels les Palestiniens dont la souffrance est souvent minimisée ou ignorée par les grands médias, montre qu’il est possible de mener une vie morale. Et, peut-être plus encore que sa formation, c’est son exemple d’indépendance morale et intellectuelle qui représente un appui pour tous ceux qui remettent en cause le discours hypocrite dominant et osent dire la vérité.

« Je ne saurais vous dire combien de gens, moi inclus, et ceci n’est pas une hyperbole, dont les vies ont changé grâce à lui » dit Finkelstein, qui a été exclu de plusieurs universités à cause de son courage intellectuel et son indépendance. « Sans Chomsky, il y a bien longtemps que j’aurais abandonné. J’ai pris pas mal de coups dans ma vie professionnelle. Et c’est parce que je savais qu’un des plus grands esprits de l’histoire humaine avait confiance en moi que j’ai pu supporter tous ces coups. Il y a beaucoup de gens dont l’existence n’est même pas reconnue, les petits comme on les appelle, qui reçoivent un jour un courrier de Chomsky. Ca leur insuffle une nouvelle énergie. Chomsky a fait bouger beaucoup, beaucoup de gens qui se sont découverts un potentiel qui, sans lui, aurait été perdu pour toujours. »

 

Source: Le Grand Soir

 

tiré d'Investig'action

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, usa, presse, guerre, television, romain, democratie, imperialisme, silence, liberte, medias, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/03/2010

14/03/10: La Chine et les États-Unis :: La fin du rêve américain ?

From: nicolas
Sent: Saturday, March 13, 2010 10:15 PM
To:
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] La Chine et les États-Unis :: La fin du rêve américain ? SOLIDAIRE

 

 

9 mars 2010 16:41 | Il y a : 4  jour(s) |

La Chine et les États-Unis :: La fin du rêve américain ?

« La Chine sort victorieuse de la crise du crédit. » Ce n’est pas Solidaire qui le dit, mais De Tijd. Pour une partie de la classe dirigeante américaine, ce revirement donne lieu à une agressivité croissante.

Baudouin Deckers

Au début de l’année 2009, la plupart des analystes occidentaux concluaient que la Chine pourrait déjà s’estimer heureuse avec une croissance de 6 à 7 % de son produit intérieur brut. La Chine a conclu l’année 2009 avec une croissance de 8,7 %. Et le pays n’a pas dû aider des banques dans le besoin, puisqu’il leur était interdit d’investir dans les produits financiers toxiques de l’Occident. Le pays socialiste a investi massivement dans ses entreprises d’État. Il a augmenté les salaires minimaux, renforcé sa sécurité sociale et assuré une hausse du revenu de ses 700 millions de paysans. La Chine s’est mise à faire du commerce en Asie avec ses propres devises, non plus avec des dollars, monnaie peu sûre.

« La Chine sort victorieuse de la crise du crédit », lit-on dans De Tijd. « D’importants indicateurs économiques, dont la production industrielle, les investissements et la croissance de la quantité d’argent, ont rattrapé les niveaux d’avant la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. La crise contribue à ce qu’en 2010, l’économie chinoise va devenir plus importante que celle du Japon… » En 2027, la Chine prendra la place de première économie de la planète, dit encore De Tijd. « En ce mois de février, la Chine est devenue le premier pays exportateur au monde », annonce également le New York Times.

La Chine se porte donc très bien. Ce n’est pas le cas des États-Unis. De nombreux analystes occidentaux craignent que la crise financière de 2008 ne signifie la fin définitive de la suprématie américaine. Voici quelques mois, le professeur et prix Nobel Joseph Stiglitz écrivait que, plus tard, les historiens feraient remarquer que la période du triomphalisme américain n’avait à peine duré que vingt ans.

Coups d’épingle américains

Souvent, Barak Obama répète « Yes we can ». Mais d’autres fois, dans des articles ou conférences un peu plus sérieux, cela devient souvent « nous devons reconduire l’hégémonie américaine ». Mais la crise a poussé encore plus à l’avant-plan la Chine et d’autres nations émergentes. Les États-Unis se résigneront-ils à cet état des choses ? La question est souvent posée.

Le déficit commercial américain par rapport à la Chine déborde depuis longtemps. Obama veut que Pékin réévalue sa monnaie. Il impose à la Chine des limitations aux importations. Fin février, Washington décidait d’imposer une taxe à l’importation de 11 à 13 % aux tuyauteries en acier originaire de la Chine. Obama fournit pour 9 milliards de dollars d’armes à Taiwan – alors que les relations entre la Chine et cette province sont précisément en train de s’améliorer. Il reçoit le dalaï-lama, qui veut une scission du Tibet de la Chine.

Ce ne sont que les coups d’épingle « classiques » des États-Unis envers la Chine. Mais, aujourd’hui, ils expriment l’impatience croissante d’une partie non négligeable de la classe dirigeante, des hautes instances militaires, des faucons. « Il se pourrait que nous cédions le contrôle du sort de l’Amérique aux mains d’une grande puissance rivale sans même avoir tiré un seul coup de feu », bougonne le Pentagone, s’il faut en croire Arthur Herman, journaliste au New York Post.

En fait, la Chine ne menace aucun pays, pas même les États-Unis. La Chine a besoin d’un environnement pacifique pour pouvoir continuer à aller de l’avant sur le plan économique et assurer à son 1,3 milliard d’habitants développement et prospérité. Le programme d’Obama prévoit 60 000 hommes de plus dans son armée de terre et 27 000 autres dans ses troupes d’élite, les marines. Bien que, sous Bush, les États-Unis aient déjà dépensé presque autant que le reste du monde en défense (48,37 % du budget mondial !), Obama en remet une couche de 6,7 milliards de dollars.

Les États-Unis doivent se montrer prudents car la Chine possède plus d’un cinquième de leur dette extérieure. Chine et Etats-Unis sont des partenaires commerciaux dépendants l'un de l'autre  – ce qui comporte aussi nombre de risques pour la Chine. D’où, les efforts de Pékin pour accroître le commerce avec d’autres partenaires. Personne ne voit aujourd’hui ce que Washington pourrait entreprendre contre l’immense Chine, alors qu’il ne parvient même pas à se dépêtrer du bourbier afghan. Pourtant, les États-Unis installent de plus en plus de bases militaires sur le continent asiatique… La crise mondiale est grave. Les années 30 doivent nous rendre vigilants. Le mouvement pour la paix a encore beaucoup de pain sur la planche !

20:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, television, romain, belgique, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/02/2010

05/02/10: Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge...

-- Original Message -----

Sent: Friday, February 05, 2010 9:59 PM
Subject: [alerte_otan] Domenico Losurdo - Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel ...

 

Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge
 
La nouvelle est à présent officielle. Sous peu le Dalaï Lama sera reçu par Obama à la Maison Blanche. La rencontre entre ces deux âmes jumelles était inévitable : à vingt ans d’écart  l’un de l’autre (1989 et 2009), tous les deux ont reçu le Prix Nobel pour  la paix, et tous les deux ont reçu cette distinction ad maiorem Dei gloriam, ou, pour plus d’exactitude,  pour la plus grande gloire de la "nation élue" par Dieu. 1989 était l’année où les Usa obtenaient le triomphe dans la guerre froide et s’apprêtaient à démanteler l’Union soviétique, la Yougoslavie et aussi –comme ils l’espéraient- la Chine. Dans ces conditions, celui qui allait être couronné champion de la paix ne pouvait être que le moine intrigant qui depuis trente ans déjà, encouragé et financé par la Cia, se battait pour détacher de la Chine un quart de son territoire (le Grand Tibet).
 
En 2009, la situation  avait radicalement changé : les dirigeants de Pékin étaient arrivés à éviter la tragédie qu’on voulait infliger à leur pays ;  au lieu d’être renvoyés aux décennies terribles de la Chine, opprimée, humiliée et souvent condamnée en masse à la mort par inanition, à la "Chine crucifiée" dont parle les historiens, un cinquième de la population mondiale avait connu un développement  prodigieux (...) . Dans les conditions qui avaient émergé en 2009, le Prix Nobel pour la paix couronnait celui qui, grâce à son habileté oratoire et sa capacité de se présenter comme un homme nouveau et venant d’en bas, était appelé à redonner quelque lustre  à l’impérialisme étasunien.
 
En réalité, la signification authentique de la présidence Obama est à présent sous les yeux de tous. Il n’est de zone au monde dans laquelle  ne se soient pas accentués le militarisme et la politique de guerre des Usa. Dans le Golfe Persique a été envoyée une flotte, équipée pour neutraliser la riposte possible de l’Iran aux bombardements  sauvages qu’Israël prépare fébrilement grâce aussi aux armes fournies par Washington. En Amérique Latine, après avoir encouragé ou promu le coup d’état au Honduras, Obama installe sept bases militaires en Colombie, relance la présence de la IVème flotte, profite de l’urgence humanitaire en Haïti (dont la gravité est aussi la conséquence de la domination néocoloniale que les Usa y exercent depuis deux siècles) pour occuper massivement le pays : avec un déploiement de forces qui est aussi un lourd avertissement  aux pays latino-américains. En Afrique, sous prétexte de combattre le "terrorisme", les Usa renforcent leur dispositif militaire par tous les moyens : sa tâche réelle est de rendre le plus difficile possible l’approvisionnement  en énergie et matières premières dont la Chine a besoin, de façon à pouvoir l’étrangler au moment opportun.  En Europe même, Obama n’a pas du tout renoncé à l’expansion de l’OTAN à l’Est, et à l’affaiblissement de la Russie ; les concessions sont formelles et ne visent qu’à isoler le plus possible la Chine, le pays qui risque de mettre en question l’hégémonie planétaire de Washington.
 
Oui, c’est en Asie que le caractère agressif de la nouvelle présidence états-unienne émerge dans toute sa clarté. Il ne s’agit pas  seulement du fait que la guerre en Afghanistan a été étendue au Pakistan, avec un recours aux avions sans pilotes (et sa suite de "dommages collatéraux") nettement plus massif qu’à l’époque de l’administration Bush junior. C’est surtout ce qui arrive à Taïwan qui est significatif.  La situation allait s’améliorant nettement : entre la Chine continentale et l’île, les contacts et les échanges ont repris et se développent ; les rapports entre le Parti Communiste Chinois et le Kuomindang ont été rétablis. Avec la nouvelle vente d’armes, Obama veut atteindre un objectif bien précis : si vraiment on ne peut pas démanteler le grand pays asiatique, du moins faut-il en empêcher la réunification pacifique.
 
Et c’est en ce point là qu’annonce son arrivée à Washington une vieille connaissance de la politique du containment et du démantèlement de la Chine. Voici qu’au moment opportun entre de nouveau en scène Sa Sainteté qui, avant même de mettre les pieds aux Usa, bénit à distance le marchand de cannons qui siège à la Maison Blanche. Mais le Dalaï Lama n’est-il pas universellement connu comme le champion de la non-violence ? Je me permets, à propos de cette manipulation raffinée, de renvoyer à un chapitre de mon livre (La non-violence. Une histoire hors du mythe), que l’éditeur Laterza (Bari-Rome, NdT) sortira en librairie le 4 mars prochain . Pour le moment je me borne à anticiper un seul point. Des ouvrages ayant pour auteur ou co-auteur des ex-fonctionnaires de la Cia révèlent une vérité qui ne doit jamais être perdue de vue : la non-violence est un "écran" (screen) inventé  par le département des services secrets étasuniens majoritairement engagé dans la "guerre psychologique".  Grâce à cet "écran", Sa Sainteté était plongé dans une aura sacrée, alors que depuis longtemps, après sa fuite hors de Chine en 1959, il a promu au Tibet une révolte armée, alimentée par les ressources financières massives, par la puissante machine organisatrice et multi médiatique et par l’immense arsenal états-uniens ; révolte qui a cependant échoué à cause du manque d’appui de la part de la population tibétaine.  Il s’agissait d’une révolte armée –écrivent encore les ex-fonctionnaires de la Cia- qui a permis  aux Usa d’accumuler de précieuses expériences pour les guerres en Indochine, c’est-à-dire pour des guerres coloniales –c’est moi qui ajoute, cette fois- qui sont à ranger parmi les plus barbares du XXème siècle.
 
Maintenant, le Dalaï Lama et Obama se rencontrent. C’était dans la logique des choses.  Cette rencontre entre les deux Prix Nobel du mensonge sera plutôt affectueuse comme seule peut l’être une rencontre entre deux personnalités liées entre elles par des affinités électives. Mais elle ne promet rien de bon pour la cause de la paix.
 
Domenico Losurdo
 
Domenico Losurdo enseigne l’histoire de la philosophie à l’Université d’Urbino. Il dirige depuis 1988 la Internationale Gesellschaft Hegel-Marx für dialektisches Denken, et est membre fondateur de l’Associazione Marx XXIesimo secolo « Rievoluzione »
( voir : http://www.pdcitv.it/video/2644/Associazione-Marx-XXI--Domenico-Losurdo ).
Parmi ses nombreux ouvrages, sont (entre autres) disponibles en français :
Fuir l’histoire ? La révolution russe et la révolution chinoise aujourd’hui. (Le temps des Cerises-Delga, 2007),
Démocratie ou bonapartisme, triomphe et décadence du suffrage universel. (Le temps des Cerises
Le péché originel du 20ème siècle. (Aden, 2007)
Le révisionisme en histoire. Problèmes et mythes.  (Albin Michel, 2005)
Gramsci. Du libéralisme  au « communisme critique » (Syllepse, 2006)
Nietzsche, philosophe réactionnaire. Pour une biographie politique (Delga, 2008).
Contre-histoire du libéralisme,
Le Langage de l’Empire. Lexique de l’idéologie états-unienne (Laterza editori), sont en cours de traduction.
Staline. Histoire et critique d’une légende noire, paraîtra au printemps 2010 chez Aden.
 
Article original sur le blog de l’auteur :www.domenicolosurdo. it
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

21:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, guerre, romain, chine, colonialisme, imperialisme, silence, medias, tibet, mensonge, dalai-lama | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/12/2009

26/12/09: LE DROIT DE L’HUMANITÉ À L’EXISTENCE...

 

Réflexions du compañero Fidel 
 
 
LE DROIT DE L’HUMANITÉ À L’EXISTENCE

 

Les changements climatiques causent d’ores et déjà des dommages considérables, et des centaines de millions de pauvres en souffrent les conséquences.

Les centres de recherche les plus avancés assurent qu’il reste très peu de temps pour échapper à une catastrophe irréversible. Selon James Hansen, de l’Institut Goddard, de la NASA, un niveau de trois cent cinquante parties de dioxyde de carbone par million est encore tolérable ; or, il dépasse actuellement trois cent quatre-vingt-dix et il augmente tous les ans à raison de deux parties par million, soit plus que les niveaux d’il y a six cent mille ans. Les deux dernières décennies ont été les plus chaudes depuis qu’il existe des mesures. Ce gaz a augmenté de quatre-vingts parties par million ces cent cinquante dernières années.

Les glaces de la mer Arctique, l’énorme couche de deux kilomètres d’épaisseur qui couvre le Groenland, les glaciers d’Amérique du Sud qui alimentent les principales sources d’eau douce de cette région, le volume colossal qui couvre l’Antarctique, la couche qui reste encore sur le Kilimandjaro, les neiges qui couvrent l’Himalaya et l’énorme masse gelée de la Sibérie fondent à vue d’œil. Des scientifiques prestigieux redoutent des sauts quantitatifs dans les phénomènes naturels qui provoquent les changements.

L’humanité avait placé de grands espoirs dans le Sommet de Copenhague, qui devait prolonger le Protocole de Kyoto souscrit en 1996 mais entré en vigueur seulement en 2005. L’échec éclatant de ce Sommet a engendré des épisodes honteux qu’il faut dûment éclaircir.

Les États-Unis, qui comptent moins de 5 p. 100 de la population mondiale, émettent le quart du dioxyde de carbone. Leur nouveau président avait promis de coopérer aux efforts internationaux pour faire face à un problème qui touche son pays autant que le reste du monde. Les réunions préalables au Sommet ont mis en lumière que les dirigeants de cette nation et ceux des pays les plus riches manœuvraient pour faire retomber le poids des sacrifices sur les pays émergents et les pays pauvres.

Beaucoup de dirigeants et des milliers d22222e représentants des mouvements sociaux et des institutions scientifiques, décidés à se battre pour préserver l’humanité du pire risque qu’elle a encouru dans son Histoire, se sont rendus à Copenhague à l’invitation des organisateurs du Sommet. Je m’abstiens d’entrer dans le détail de la brutalité dont ont fait preuve les forces de l’ordre danoises contre les milliers de manifestants et d’invités des mouvements sociaux et scientifiques pour me concentrer sur les aspects politiques du Sommet.

Un véritable chaos a régné à Copenhague et des choses incroyables s’y sont passées. Les mouvements sociaux et les institutions scientifiques n’ont pas eu le droit d’assister aux débats. Des chefs d’État ou de gouvernement n’ont même pas eu la possibilité de donner leur opinion sur des problèmes vitaux. Obama et les dirigeants des pays les plus riches ont séquestré la conférence avec la complicité du gouvernement danois, et les institutions des Nations Unis ont été mises sur la touche.

Barack Obama, qui est arrivé le dernier jour du Sommet et n’y est resté que douze heures, s’est réuni avec deux groupes d’invités triés sur le volet par lui-même et ses collaborateurs. Et c’est accompagné de l’un de ces groupes qu’il a eu une réunion dans la salle plénière avec le reste des délégations de plus haut niveau. Aussitôt  après avoir pris la parole, il s’est retiré par une porte dérobée. À cette réunion plénière, hormis le petit groupe choisi par lui, les autres représentants des États n’ont pas eu le droit de prendre la parole. Si les présidents bolivien et vénézuélien ont pu le faire, c’est seulement parce qu’ils l’ont réclamé avec énergie, soutenus par les autres, et que le président du Sommet n’a pas eu d’autre solution que de la leur céder.

Dans une salle contiguë, Obama a réuni les dirigeants des pays les plus riches, de plusieurs nations émergentes les plus importantes et de deux pays très pauvres. Il y a présenté un document négocié avec deux ou trois des principaux pays, il a ignoré l’Assemblée générale des Nations Unies, il a donné des conférences de presse et il est reparti, tel Jules César qui s’exclama au terme d’une ses campagnes victorieuses en Asie mineure : Vini, vidi, vici !

Le Premier ministre en personne du Royaume-Uni, Gordon Brown, avait affirmé le 19 octobre : « Si nous n’aboutissons pas à un accord dans les prochains mois, il ne fait pas le moindre doute qu’une fois que l’élévation débridée des émissions aura provoqué des dommages, aucun accord mondial rétrospectif à quelque moment du futur ne pourra en éliminer les effets. À cette date, il sera alors irrémédiablement trop tard. »

Et il avait conclu son discours sur cette péroraison dramatique : « Nous ne pouvons nous donner le luxe de l’échec. Si nous échouons maintenant, le prix à payer sera très lourd.  Si nous agissons maintenant, si nous agissons de concert, si nous agissons en faisant preuve de hauteur de vue et de détermination, nous pouvons encore remporter la victoire à Copenhague. Mais, si nous échouons, la planète Terre sera en danger, et il n’existe pas de plan de rechange. »

Il affirme pourtant à présent avec arrogance que l’Organisation des Nations Unies a été prise en otage par un petit groupe de pays comme Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et Tuvalu,  et il accuse la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres nations émergentes d’avoir cédé aux séductions des États-Unis pour souscrire un accord qui expédie aux oubliettes le Protocole de Kyoto et ne contient aucun engagement contraignant pour les États-Unis et leurs riches alliés.

Je me vois obligé de rappeler que l’Organisation des Nations Unies a vu le jour voilà à peine soixante ans, après la Deuxième Guerre mondiale, alors que les pays indépendants ne dépassaient pas la cinquantaine. Elle compte aujourd’hui plus de cent quatre-vingt-dix États indépendants, après que la lutte décidée des peuples a eu liquidé l’odieux système colonial.

La République populaire de Chine s’est même vu refuser pendant des années le droit d’entrée à l’ONU, un gouvernement fantoche y usurpant sa représentation à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité. C’est grâce au soutien tenace d’un nombre croissant de pays du Tiers-monde que la Chine bénéficia peu à peu de la reconnaissance de la communauté internationale, ce qui fut un facteur très important pour que les USA et leurs alliés de l’OTAN reconnaissent ses droits à l’ONU.

C’est l’Union soviétique qui contribua le plus par sa lutte héroïque à la défaite du fascisme, au prix de plus de vingt-cinq millions de morts et d’énormes destructions dans tout le pays. C’est au terme de cette lutte qu’elle émergea comme une superpuissance capable de contrebalancer en partie la domination absolue qu’exerçait le système impérial des USA et des anciennes nations coloniales, et sa mise à sac impitoyable des peuples du Tiers-monde. La désintégration de l’URSS a permis aux USA d’étendre leur pouvoir politique et militaire en direction de l’Est, vers le cœur de la Russie, et de renforcer leur influence sur le reste de l’Europe. Ce qui s’est passé à Copenhague n’a donc rien d’étonnant.

Je tiens à souligner les déclarations injustes et outrageantes du Premier ministre britannique et la tentative des États-Unis d’imposer comme accord du Sommet un document dont les pays participants n’ont discuté à aucun moment.

Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodríguez, a affirmé dans la conférence de presse qu’il a donnée le 21 décembre des vérités absolument indéniables. J’en cite quelques paragraphes:

« À Copenhague, je tiens à le souligner, la Conférence des Parties n’a adopté aucun accord, aucune décision concernant des engagements, qu’ils soient contraignants ou pas, ni absolument aucune décision relevant du droit international : à Copenhague, il n’y a pas eu d’accord, tout simplement !

« Le Sommet a été un échec, et l’on veut pourtant berner l’opinion publique mondiale. […] la carence de volonté politique a sauté aux yeux…

« …il a constitué un recul dans l’action de la communauté internationale pour prévenir ou alléger les retombées des changements climatiques…

« …la température mondiale pourrait s’élever de 5º en moyenne… »

Puis notre ministre a apporté d’autres données intéressantes sur les conséquences possibles de cet échec, selon les dernières recherches scientifiques :

« …de la date du Protocole de Kyoto à ce jour, les pays développés ont élevé leurs émissions de 12,8 p. 100… 55 p. 100 de ce volume correspondant aux USA

« Un Étasunien consomme en moyenne 25 barils de pétrole par an, un Européen 11, un Chinois moins de 2, un Latino-Américain ou un Caribéen, moins de 1.

« Trente pays, dont ceux de l’Union européenne, consomment 80 p. 100 des combustibles produits. »

Le fait est que les pays développés signataires du Protocole de Kyoto ont élevé radicalement leurs émissions. Ils veulent toutefois substituer maintenant à la base adoptée pour calculer ces émissions, autrement dit 1990, une nouvelle base, 2005, de sorte que les engagements envisagés par les USA, les plus gros pollueurs, ne représenteraient qu’une réduction de 3 p. 100 par rapport à vingt-cinq ans avant ! C’est là se moquer d’une manière éhontée de l’opinion mondiale…

Le ministre cubain, parlant au nom des pays de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), et défendant la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres États importants à économie émergeante, a ratifié le concept dégagé à Kyoto de

« responsabilités partagées, mais différenciées, ce qui veut dire que les pays à accumulation historique et les pays développés, responsables de cette catastrophe, ont des responsabilités différentes de celles des petits États insulaires ou des pays du Sud, surtout des pays les moins avancés… »

« Responsabilités veut dire financement ; responsabilités veut dire transfert de technologies dans des conditions acceptables. Mais Obama joue sur les mots, et au lieu de parler de "responsabilités" partagées mais différenciées, il parle de "réponses" partagées, mais différenciées…

« …il abandonne la salle plénière sans même daigner écouter qui que ce soit, de même qu’il n’avait écouté personne avant son intervention. »

Obama avait affirmé lors d’une conférence de presse ayant précédé son départ de la capitale danoise : « Nous avons généré ici à Copenhague un accord substantiel sans précédent : pour la première fois dans l’Histoire, les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités. »

Dans son exposé clair et irréfutable, notre ministre s’est exclamé :

« Que signifie : "…les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités" ? Ça veut dire qu’il fait retomber une part importante du fardeau que représente le financement des mesures d’atténuation et d’adaptation que doivent adopter les pays, surtout ceux du Sud, face aux changements climatiques, sur la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud. Car, il faut bien le dire, la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et tous les pays appelés par euphémisme en développement ont été victimes d’un braquage, d’un hold-up !

Voilà dans quels termes frappants et irréfutables notre ministre a raconté ce qu’il s’est passé à Copenhague.

Je dois ajouter que le 19 décembre, à dix heures du matin, alors que notre vice-président Esteban Lazo et notre ministre des Relations extérieures étaient déjà repartis, on a assisté à une tentative tardive de ressusciter le document mort-né de Copenhague en tant que document du Sommet. Il ne restait plus alors pratiquement aucun chef d’État et seuls quelques ministres. De nouveau, la dénonciation des membres restants des délégations de Cuba, du Venezuela, de Bolivie, du Nicaragua et d’autres pays a fait capoter la manœuvre. Voilà comme s’est conclu le Sommet : sans gloire !

On ne saurait non plus oublier qu’aux heures les plus critiques de cette journée-là, tard dans la nuit, le ministre cubain des Relations extérieures, et les délégations qui livraient cette digne bataille, ont offert leur coopération au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dans la lutte toujours plus dure qui se déroulait et dans les efforts à consentir à l’avenir pour préserver notre espèce.

L’organisation écologique World Wide Fund (WWF) a averti que les changements climatiques échapperaient à tout contrôle dans les cinq à dix prochaines années si les émissions n’étaient pas réduites radicalement.

Mais Obama lui-même m’épargne la peine de démontrer ce que j’ai dit sur ses agissements.

Il a déclaré le 23 décembre, dans une interview à la chaîne de télévision CBS, que les gens avaient raison d’être déçus des résultats du Sommet sur les changements climatiques : « …au lieu d’un échec total, d’une inaction totale, ce qui aurait été un énorme recul, nous avons pu du moins nous maintenir en gros là où nous étions… »

Selon l’agence de presse, Obama est le plus critiqué par les pays qui sentent presque à l’unanimité que le Sommet s’est achevé sur un désastre.

L’ONU est maintenant dans une impasse. Demander à de nombreux autres États d’adhérer à un accord arrogant et antidémocratique serait humiliant.

Poursuivre la bataille et exiger à toutes les conférences, surtout celles de Bonn et de Mexico, le droit de l’humanité à l’existence, en nous fondant sur la morale et la force que nous donne la vérité, telle est à mon avis la seule voie.

Fidel Castro Ruz

Le 26 décembre 2009

18:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, cuba, usa, presse, television, romain, euro-dictature, capitalisme, silence, castro, medias, information, copenhague | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/12/2009

16/12/09: Copenhague ou le marché des dupes...

Sent: Wednesday, December 16, 2009 10:18 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] CRISE ECONOMIQUE ET CRISE ECOLOGIQUE

Copenhague ou le marché des dupes

Un poème de William Wordsworth écrit en 1802 et publié en 1807 semble aujourd’hui d’une irrécusable actualité, et conviendrait à la fois comme exergue au sommet mondial sur la dégradation des conditions climatiques qui doit se tenir à Copenhague le 6 décembre 2009 et source de méditation pour les participants.

Si, depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, nous devons accorder crédit aux contenus argumentés et chiffrés d’articles de quotidiens et d’hebdomadaires ou aux essais plus substantiels publiés dans des revues spécialisées, la planète frôle aujourd’hui une catastrophe climatologique, géographique et agricole irréversible où se mêlera, selon les régions du globe, d’un côté la submersion par les océans des zones basses, côtes et deltas, et de l’autre, la disparition des vastes zones humides continentales (mer d’Aral, lac Tchad) avec pour conséquence immédiate une désertification massive, l’assèchement des plus grands fleuves par exemple en Chine et dans la Péninsule indochinoise, où, en raison de la disparition prévue des glaciers de l’Himalaya, le Yang-Tsé-Kiang et le Mékong risquent de voir leur niveau d’eau baisser vers un étiage sans précédent pour la survie des populations. À cela il faut bien
évidemment souligner les désastres des urbanisations sans limite : que ce soit d’un côté Dubai et le délire de l’hybris financière, ou de l’autre Calcutta, Le Caire ou Lagos comme enfer d’une insigne misère. Mais, comme le disait Marx, « pour qu’il y ait des riches il faut des pauvres », dès lors, logiquement, pour qu’il y ait de très riches, il faut beaucoup de très pauvres.

En ce sens « The world is too much with us », relève, après s’être énoncé naguère comme la sombre prophétie d’un poète romantique effrayé par les débuts systématiques du machinisme et du déploiement industriel, d’une réalité évidente à tous ceux qui jettent un regard sans fard sur notre monde et son quotidien. Le sombre et très conservateur romantique Wordsworth me remet en mémoire un autre romantique, socialement libéral (au sens que ce terme impliquait au début du XIXe siècle en Angleterre, aujourd’hui on dirait social-démocrate), beaucoup plus flamboyant certes, mais surtout beaucoup plus optimiste, Shelley, qui écrivait dans The Ode of the West Wind (L'Ode au Vent d'Ouest), « The trumpet of a prophecy ! O Wind, /If Winter comes, can Spring be far behind ? » (Les trompettes d’une prophétie ! Ô vent, / Alors, quand l’hiver vient, le printemps est là, qui attend derrière lui, en embuscade). Mais présentement,
l’ultime vers de ce somptueux poème devrait se réécrire : If Spring comes can Winter be far behind and for ever (Si le printemps vient l’hiver attend, derrière lui en embuscade et pour toujours). Cet hiver sera un désert qui croit sans cesse, un hiver désertique réel, et aussi un hiver comme métaphore d’un désert de l’âme ou de l’esprit des peuples et des élites qu’unit un même égarement, une même inconscience, une même insouciance aveuglée de la frénésie du manque sous sa double modalité spectaculaire : la voracité consumériste et l’avidité insatiable du profit. Interview ici, déclarations solennelles là, intensification des voyages officiels préparatoires, le président Sarkozy tente de convaincre les plus puissants parmi les pays émergents (Brésil, Inde, par exemple) qu’il convient impérativement de trouver le consensus d’un moratoire pour abaisser le taux de gaz à effet de serre… De plus, États-Unis
et Chine avancent pour la première fois des données chiffrées des réductions auxquelles ils pourraient consentir. Bonnes intentions et vœux pieux, effets d’annonce multiples se disputent l’approbation populaire dans un halo d’incertitudes. D’un côté des scientifiques sérieux aidés de journalistes appelés par le sensationnel qui fait vendre du papier, nous annoncent la pire des catastrophes planétaires, de l’autre, d’autres scientifiques, moins nombreux certes, mais non moins puissants nous mettent en garde contre ce qu’ils nomment les « affabulations des demi-savants et des charlatans ».

Aussi l’homme simple se demande-t-il qui doit-je croire ? Les uns qui vivent ici ou là, à quelques dizaines de mètres au-dessus du niveau de la mer, ou plus haut, ou plus éloignés des littoraux, perçoivent-ils cette menace que les peuples des littoraux saisissent journellement ? Les autres qui vivent dans les pays européens tempérés, saisissent fort mal l’inexorable avancée du désert de sable et ne peuvent témoigner d’une expérience existentielle de l’assèchement du lit des fleuves qui est si familière à d’autres vivants au cœur des climats continentaux.

Certes, le glacier du Mont-blanc recule, ceux de l’Everest aussi, et pis, celui du Groenland qui couvrait naguère un quasi continent, se rétrécit comme peau de chagrin. On peut noter encore les tempêtes régulières sur l’Europe occidentale qui ressemblent de plus en plus à des tornades tropicales et le fait aujourd’hui avéré que l’augmentation constante du niveau des Océans provoquera en France dans une cinquantaine d’années la disparition de la Camargue, de la zone côtière du célèbre Marais poitevin, ainsi qu’une moitié de l’île de Ré. Pourtant, une fois passé le souffle des tempêtes, les destructions de biens parfois fort graves et l’étonnement qu’elles suscitent, tout revient à la normale, pas même les sécheresses estivales et l’effondrement des nappes phréatiques n’alarment le bon peuple. Le citoyen roumain quant à lui, hystérisé par des campagnes électorales et une vie politique où l’essentiel
n’est jamais abordé, a-t-il entendu dire une fois que le delta du Danube est menacé purement et simplement de disparition, comme la Camargue ou celui du Gange au Bengale ? Sait-il le peuple roumain que la sécheresse menace simultanément le sud du pays d’une véritable désertification ? Si le peuple est inconscient c’est en partie de sa faute, mais c’est aussi parce que les élites, ces belles âmes démocratiques de la parade du spectacle anticommuniste, ces chantres du libéralisme, voire bien plus rarement ces prétendus critiques d’une pseudo-gauche tout aussi crapuleuse que la pseudo-droite ne s’occupent que de rafistolages idéologiques : la liberté, laquelle ? Celle des prédateurs impunis, voleurs de la richesse collective ! Ou celle d’un soi-disant artiste créateur dont on s’aperçoit bien vite qu’il n’est plus commandé que par le seul goût du lucre ! Et, last but not least, le chevalier de l’anticommunisme sans
plus de communisme , un combat sans risque, sauf à recevoir les prébendes de ses maîtres publics et privés qui l’emploient ! Tout un fatras de bla-bla entretenus par de grotesques demi-savants…

Regardons ce qui se passe et nommons un chat un chat. Dubai, la vitrine de la finance déliée de toute base industrielle vient d’entrer dans l’état d’une faillite retentissante. En une génération, des anciens bédouins sont passés du dos des dromadaires, des tentes plantées dans le désert, d’un ascétisme certain au gratte-ciel de 800 mètres de haut et aux îles artificielles comme centre d’un tourisme hyperluxueux ; en moins de trente ans, ils sont devenus des dirigeants mégalomanes, l’esprit perdu sous l’effet de l’hybris d’un capitalisme fondé sur le crédit illimité (garanti par la rente pétrolière des Émirats) et la spéculation foncière effrénée, pris dans un tournis identique à celui qui alimenta les surprimes étasuniennes sans que personne ne protestât parmi les ONG écologiques ni les gouvernements prétendument soucieux de l’avenir de la planète. Et, en dépit de leur affirmation, mettre en œuvre un
capitalisme « islamique » tempéré par les préceptes économiques de la Charia, on constate qu’il s’agit là, une fois encore, d’une énième imposture du grand, très grand business et ce quelle que soit la religion de ceux qui en sont les acteurs dominants. Classés comme les pays provoquant le pire impact écologique dans la mer (plus que les États-Unis ou la Chine !), ils consomment de l’eau dessalée en masse (environ 2000 litres par jour et par habitant !) et deux millions de litres par semaine pour chacun de sept golfs qui entourent la ville-État plantée dans le désert du Rub al-Khali qui court jusqu’en bordure du Golfe persique!

Avec nombre de non-dits, l’affaire semble mal partie… Aussi Copenhague risque-t-il de ne présenter qu’un spectacle clinquant pour amuser les peuples, mais dans les faits, il se révélera un sinistre flop. En effet, si l’on s’en tient aux gaz à effet de serre, aux ravages chimiques et agronomiques des terres agricoles (intensification de l’usage des engrais chimiques, de la déforestation, de la monoculture), aux abus sans limite du pompage de l’eau dans les nappes phréatiques et son usage irréfléchi, à la sécheresse des terres continentales que cela entraîne et qui augmente, ce ne sont pas des modifications techniques des techniques de production appelées « développement durable » qui seront à même de nous protéger d’une catastrophe planétaire qui est déjà là, devant nous, à nos portes.

La crise écologique du début du vingt et unième siècle révèle quelque chose de bien plus abyssal que la crise économique, bien que cette dernière, pur produit du capitalisme du crédit globalisé, en soit l’un des symptômes parmi d’autres. Cette crise écologique qui devient au fil des ans un authentique désastre global dans le cadre de l’économie de marché planétarisée, révèle l’impasse, la banqueroute, la totale déconfiture du mode-à-être-dans-le-monde de l’homme moderne. Or, il ne s’agit plus de communisme ou d’anticommunisme primaires, secondaires ou tertiaires, il s’agit de ce mode-à-être qui inclut et l’expérience passée du socialisme réel et celle toujours présente du capitalisme arrivé à sa troisième révolution technique, nommé la modernité tardive… Ce mode-à-être se présente comme un Janus bifrons : simultanément le capitalisme financier et son horizon indépassable, le profit comme
Weltanschauung et télos du passé, du présent et du devenir, et le déchaînement de la techno-science comme objectivation totale (idéalement sans reste) où toutes activités humaines et toutes choses naturelles se transforment en connaissance comme possibilité du produire indéfini… Or, ce que proposent les hommes politiques, les scientifiques, les divers agitateurs écologiques ne sont que de piteux palliatifs, pis, des techniques de substitution qui souvent détruisent plus de nature que celles auxquelles elles doivent se substituer (la fabrication de nouvelles générations d’instruments électroniques, d’ordinateurs, de téléphones cellulaires exigent toujours plus de très rares métaux ou de l’or dont les recherchent détruisent encore et encore des pans entiers de forêts vierges congolaises par exemple !) ou des instruments qui défigurent la surface de la terre l’enlaidissant plus encore qu’auparavant (par exemple les
éoliennes sur terre et en mer !).

Ce qui ne sera pas dit à Copenhague sera l’essentiel, lequel est résumé dans l’introduction d’un remarquable petit livre de la physicienne indienne Vadana Shiva qui s’est attachée à la défense du droit des agriculteurs et de la diversité biologique: « La culture mercantile est en guerre avec les diverses cultures du partage, dans lesquelles l’eau est offerte et reçue en tant que don. La culture du plastique, cette production non viable, non renouvelable et polluante, est en guerre avec les civilisations basées sur la terre et la boue, le renouveau et le rajeunissement. Imaginons que la tradition d’offrir de l’eau des Piyaos se perde, et qu’un milliard d’Indiens doive se désaltérer avec de l’eau en bouteille plastique. Combien cela fera-t-il de montagnes de déchets d’emballages ? Quelle sera la quantité d’eau polluée par le stockage de ces déchets ? Or tous les préparatifs de Copenhague ne parlent que de gaz à
effet de serre et de réchauffement de la terre, mais, que je sache, non de ce qui a déjà lieu et qui ne fera que se renforcer, ce que prédisait il y a quinze ans le président de la Banque mondiale (institution peu suspecte de marginalité intellectuelle !), Ismail Serageldin : « Si les guerres de ce siècle [le XXe siècle] ont été celles du pétrole, les guerres du siècle prochain seront celles de l’eau. » En effet, tout est préparé pour ces guerres qui ont déjà commencé et que la vulgate politico-journalistique nous présente souvent et à tort comme des guerres tribales, des guerres mettant aux prises des tenants de l’extrémisme religieux, du terrorisme, alors qu’il s’agit tout bonnement de s’approprier, de voler pour dominer la gestion d’eaux vives (fleuves, rivières et torrents) traversant plusieurs pays riverains. Le texte de Vandana Shiva nous présente un mode-à-être dans le monde qui se fonde sur la consommation
modérée de ressources naturelles avec des moyens techniques venus directement de produits locaux dont le renouvellement n’épuise pas, tant s’en faut, ce même milieu naturel, fût-ce une nature modelée de longue date par le travail de l’homme. Or, pour les grands pouvoirs économiques du monde, il n’est surtout pas question de remettre en question le capitalisme dont le renforcement et la protection semblent toujours à l’ordre du jour. Son motto demeure : toujours plus de production, toujours plus de profits. Voilà donc l’essentiel, hormis une augmentation catastrophique du chômage en Occident qui n’inquiète que dans la mesure il est porteur graves troubles sociaux potentiels.

Mais, comme d’aucuns ont pu le constater, la grande crise économique de l’automne 2008 n’a rien changé à la marche économique de la finance. Les pertes ont été épongées par les gouvernements avec les deniers publics prêtés à taux quasi nuls aux banques, tandis qu’elles-mêmes continuaient à prêter aux particuliers et aux entreprises industrielles et commerciales à des taux bien plus élevés. Ainsi, après un an, le capitalisme de troisième type, comme le Phénix, a ressurgi de ses cendres, régénéré, si bien que les banques ayant survécu à l’ouragan des surprimes en sont sorties renforcées, et la finance plus concentrée qu’auparavant.

Au risque de choquer les esprits légers, ignares, menés par un « idéalisme de rêve » selon l’expression de Nietzsche, il faut dire sans détour que rien de sérieux n’est fait à Copenhague ni ne sera fait plus tard pour sauver la planète d’un désastre annoncé et que le roman de Cormac McCarthy, The Road, suggère et illustre de manière plus foncièrement pessimiste (c’est-à-dire plus réaliste) que le Brave New World d’Huxley.

En effet, les solutions de Vandana Shiva valent pour une Inde où le monde rural représente encore 50% de la population active, aussi pour la Chine où les ruraux sont environ 55% de la population active et pour deux trois grands pays émergents à la puissance industrielle et financière (Brésil, Indonésie). Toutefois, il faut aussi rappeler que depuis une dizaine d’années une majorité de plus en plus marquée de la population mondiale vit dans des villes qui sont devenues des mégapoles monstrueuses pour lesquelles ces solutions d’harmonie consumériste rurale ou pararurale ne sont pas de mise : Tokyo (33 millions), Bombay (22 millions), New York (21 millions), Séoul et Mexico City (20 millions), Delhi (19 millions), San Paolo (18 millions), Shanghai et Lagos (17 millions), Le Caire et Calcutta (15 millions), plus une quarantaine d’autres qui dépassent les 5 millions d’habitants, nous ramènent à la cruelle réalité…

Comment alimenter ces gens et leur fournir l’énergie nécessaire dès lors que bien des activités sont centrées sur des moyens techniques grands consommateurs d’électricité ? Comment les alimenter sans que les rendements et les plantes sélectionnées ne détruisent la terre ? Comment leur assurer de l’eau potable sans que la consommation n’épuise les réserves terrestres ? S’il faut par exemple dessaler l’eau de mer, la consommation d’énergie est si importante qu’elle contribue à la ruine de la terre. À ces remarques réalistes, les discours écologiques ne répondent que par des simulacres ou des faux-semblants ou même n’y répondent pas du tout car ils mettraient en cause le système économique global de domination. Deux thèmes seront particulièrement omis, celui de l’eau d’une part, et, de l’autre, celui des pollutions exportées, les masses de déchets médicaux envoyés depuis l’Europe occidentale vers les
pays du tiers-monde européen (Roumanie et Bulgarie), ou pis, les déchets électroniques expédiés en Afrique où ils empoisonnent les enfants ! Seuls les rejets de CO2 seront le thème de ces débats, car pour le moment ils représentent le seul aspect de la pollution écologique qui semble très partiellement maîtrisable en offrant de nouveaux débouchés à l’industrie… et au profit…

Une première manière propre à ce simulacre de questionnement énonce une piètre contradiction qui, néanmoins, marche auprès des peuples lobotomisés par la publicité et la mise en scène de la convoitise. D’un côté on laisse tomber une larme compassionnelle sur le réchauffement de la terre, la pollution de l’air, la disparition des espèces menacées, de l’autre, on prend des mesures fiscales pour maintenir et augmenter la production et donc la consommation d’automobiles. Mieux, on prévoit que le Mondial de football prévu en Afrique du Sud l’an prochain polluera neuf fois plus que le précédent qui s’était tenu en Allemagne, en raison des trajets en avion plus longs pour y venir … Une seconde manière dévoile la possibilité de profits immenses en faisant fond sur une création accélérée d’objets ou d’action dites écologiques dont on ne dit rien du coût environnemental !

Ce qui en anglais se nomme le « green business » semble devenir, comme l’imposture de l’agriculture bio, une très bonne affaire. Un article publié dans Le Temps de Genève par Luis Lema son correspondant à New York sous le titre « Le green business sera le moteur de l’économie de demain » donne le ton : « Pour le professeur américain Daniel Kammen , les énergies renouvelables constitueront les grandes opportunités économiques dans un avenir pas si lointain. » On pressent déjà les conflits économiques derrière les larmes de crocodile du réchauffement climatique. En effet, dès lors que le développement écologique et « durable » s’articulera sur des notions purement mercantiles, ce qui dominera ce ne sera pas l’attention préventive aux dégâts multiples dus à la production, fût-elle « écologique », mais aux possibilités de profits maxima. Ce ne sera point la terre qui sera au centre du souci de l’homme post
moderne en son habitat terrestre, mais encore et toujours le profit…

Certes, à la veille du sommet les journaux titrent sur l’optimisme qui anime les délégations , mais, en contrepoint et sur la même page on peut lire un autre titre qui dit tout : « Pékin juge prioritaire sa croissance ». Et comme il n’y a pas que Pékin, il y a aussi New Delhi, Brasilia, etc… On comprend que l’optimisme n’est qu’une posture, qu’une volonté d’effet sans réel accord de fond.

De fait les contradictions écologiques formulées par les hommes politiques et les journalistes aux ordres ne posent jamais la seule problématique qui implique la nature abyssale et révolutionnaire des solutions qu’il conviendrait d’envisager. Ce qui aujourd’hui remet en cause la vie de l’homme sur terre n’est rien de moins que son mode-à-être qui, de fait, est son mode-à-produire et à-se-produire, mode de la quantité, puisqu’elle seule assure les très grands profits.

Or, remplacer le produire actuel par un produire écologique toujours fondé sur le quantitatif sera, pendant un temps, le renouvellement bienvenu de la lutte contre la baisse tendancielle du taux de profit (ce que furent dans les années 1990 le téléphone et l’ordinateur portables). Mais en son fonds rien n’aura changé quant à l’essence du produire capitaliste… Car, que je sache, il s’agit une fois encore du capitalisme (privé ou d’État) comme fabrique du monde, avec toujours le même motto : « toujours plus », « toujours nouveau »… Or, ce qui se produit représente bien plus que le résultat d’une Weltanschauung, c’est l’incarnation de la forme ultime de la métaphysique (cf., Heidegger, « Question de la technique », ou « A propos de la question de l’être ») qui détermine l’horizon des espérances, la formulation du « bon gouvernement » et l’« éthique positive » des hommes. Tant qu’il en sera ainsi, on
peut s’attendre à voir fondre sur nous cette catastrophe dont nul ne peut prédire l’ampleur qu’elle revêtira, mais, à coup sûr, envisager les effets qu’elle déploiera : la violence sauvage et la féroce barbarie de l’éternelle nature humaine quêtant sa survie, celle de l’homo homini lupus.

Claude Karnoouh Paris décembre 2009

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-crise-economique-et-crise-ecologique-41301544.html

11:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, usa, presse, romain, chine, climat, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/11/2009

14/10/09: Roman Polanski a beaucoup d'amis ...

 

From: Reprise d'article.
Sent: Wednesday, October 14, 2009 8:32 PM
Subject: Roman Polanski a beaucoup d'amis

Par Katha Pollitt,

Alors que le rappel à la loi et la célébration de l'ordre sont les maîtres mots du régime Sarkozy, voilà que les amis se pressent autour d'un cinéaste inculpé pour viol sur mineure : devenu victime d'une « Amérique qui fait peur », selon Frédéric Mitterrand, Roman Polanski se voit magiquement exonéré – au nom de son âge, de son oeuvre, de sa vie – de toute responsabilité vis-à-vis de la justice. Quelques mois plus tôt, rappelons-le, c'est une autre victime de la « censure » que défendait le ministre de la culture français : Orelsan, un chanteur auteur de paroles d'une violence sexiste inouïe, dont la présence à des événements culturels subventionnés par la puissance publique avait suscité quelques remous. Voilà donc quels sont les individus qui, en France, bénéficient des indignations officielles, qui font naître les grandes causes nationales menées au nom de la « liberté » ! La suite française de l'affaire Polanski (le retour sur le livre de Frédéric Mitterrand dans lequel il raconte ses séjours sexuels passés en Thaïlande) illustre ce qui devient un fonctionnement structurel dans la France de Sarkozy : CRS et management pour la France d'en bas, toujours soupçonnée de paresse et de désobéissance, de sexisme et de racisme ; tolérance, compassion et impunité, au nom de leur « talent », pour les puissants, la jet set et les artistes de cour. L'actualité montre que la question des violences sexuelles suscite les doubles standards les plus hallucinants : ainsi, alors que pour les classes populaires on ne jure plus que par la « tolérance zéro », les « peines planchers », voire la « castration chimique des délinquants sexuels », Michèle Alliot-Marie estime, à propos de Frédéric Mitterrand, qu' « il faut permettre à chacun d'avoir fait des fautes, de s'en repentir et d'avoir toujours une deuxième chance » ! Dans ce contexte, il nous a semblé particulièrement utile de publier l'article consacré par l'essayiste étasunienne Katha Pollitt à l'effrayante mobilisation des « ami-e-s » de Polanski. Traduit par Nellie Dupont, il est reproduit ici avec l'autorisation de l'auteure.

Si un violeur échappe à la justice assez longtemps, le monde doit-il lui donner les moyens de ne pas passer par la case prison ? Si vous êtes le célèbre réalisateur Roman Polanski, beaucoup de gens talentueux et très connus vous répondront que oui. En 1977 à Los Angeles, après avoir drogué et violé une jeune fille de 13 ans en la sodomisant, Polanski avait plaidé coupable d'un crime requalifié en « relations sexuelles avec mineur » pour fuir en Europe juste avant que la peine ne soit prononcée.

Aujourd'hui, 32 ans plus tard, il vient d'être arrêté en Suisse alors qu'il se rendait au Festival du film de Zurich, et cela suscite l'indignation d'une communauté de célébrités internationales telles que : Salman Rushdie, Milan Kundera, Martin Scorsese, Pedro Almodovar, Woody Allen (on ne ricane pas au fond), Isabelle Huppert, Diane de Furstenberg, et beaucoup, beaucoup d'autres. Bernard Henri-Lévy, qui a joué un rôle essentiel dans l'organisation de ce comité de soutien, a déclaré que Polanski avait « peut-être commis une erreur de jeunesse » (il avait 43 ans au moment des faits).

Arborant un badge rouge sur lequel on pouvait lire « Libérez Polanski », Debra Winger, présidente du jury du Festival de Zurich, qualifia l'action des autorités suisses de « complot philistin ». Frédéric Mitterand, le ministre français de la Culture et de la Communication, déclara que l'arrestation « montrait le visage d'une Amérique qui nous fait peur » et présenta Polanski comme « jeté en pâture pour une histoire ancienne ». Le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins sans Frontières, déclara l'affaire « sinistre ».

Plus près de chez nous, Whoopi Goldberg expliqua dans The View que son crime n'était pas à proprement parlé du « viol-viol » mais, juste, vous savez, un viol. Ah, ça ! L'éditorialiste Anne Applebaum minimisa le crime dans le Washington Post. D'abord, elle ne prend pas en compte les véritables circonstances du crime (les drogues, le non consentement, la sodomie, etc), mais ensuite elle affirme qu' « il n'y aucune preuve que Polanski connaissait vraiment son âge ». Dans le genre argument désespéré… Polanski, qui devait ensuite entretenir une liaison avec Nastassja Kinski alors âgée de 15 ans, a pourtant ouvertement parlé de son penchant pour les très jeunes filles.

Le rédacteur en chef du Nation Katrina vanden Heuvel, qui d'abord admit avec surprise sur Twitter être d'accord avec Applebaum, a revu sa position : « Je renie mon soutien à Applebaum. Je pense que Polanski ne devrait pas bénéficier d'un traitement de faveur. La question qui se pose à présent est de savoir ce qui doit être fait pour que la justice soit rendue au mieux. Doit-il rentrer pour purger sa peine ? Y a-t-il d'autres moyens envisageables ? En même temps, je pense que les erreurs de procédures invoquées par la défense doivent être prises en compte dans cette affaire ».

Dans une contribution au New York Times, l'écrivain de pacotille Robert Harris rendit hommage à son grand ami Polanski, qui vient juste de terminer le tournage d'une adaptation d'un de ses romans : « Son passé ne m'intéresse pas. » Ceci nous en dit long sur ce que pense Harris des crimes sexuels, mais en quoi est-ce un argument dans l'affaire Polanski ?

Y'a un truc que je ne saisis tout simplement pas. Je comprends que Polanski a connu bien des tragédies au cours de sa vie, qu'il a fait des films magnifiques, qu'il a 76 ans, qu'un documentaire de 2008 a semé le doute quant à l'impartialité du juge (voyez en revanche l'article de Bill Wyman dans Salon, pour une convaincante mise au point sur cette affaire). Je comprends aussi que sa victime, qui a maintenant 44 ans, dit qu'elle a pardonné Polanski et voudrait que l'affaire soit classée parce qu'à chaque fois qu'elle refait surface, elle est à nouveau traînée dans la boue. Et c'est sans doute ce qui est en train de se passer en ce moment.

Dans le Huffington Post, une expatriée, admiratrice de Polanski, Joan Z. Shore (qui se présente comme co-fondatrice d'une organisation féministe belge pour l'égalité) écrit : « C'est la mère de la jeune mannequin de 13 ans "séduite" par Polanski qui avait poussé sa fille dans les bras du réalisateur parce qu'elle voulait qu'elle fasse une carrière dans le cinéma. La fille allait fêter son 14e anniversaire quelques semaines plus tard, elle n'était donc pas très loin de l'âge la majorité sexuelle fixée à 14 ans en Californie. (A présent ça doit même être 13 !) » Sauf qu'en fait, en 1977, en Californie, la majorité sexuelle était fixée à 16 ans. Aujourd'hui, elle est fixée à 18 ans sauf dans le cas où le partenaire n'a pas trois ans de plus. Pourtant, on retrouve l'argument de Shore (selon lequel Polanski fut la victime d'une nymphette et des manœuvres de sa mère) partout sur internet.

Les faits : Ce qui s'est passé n'est pas juste une vague et sordide affaire de cul dans laquelle deux versions s'affrontent. Un homme de 43 ans s'est débrouillé pour se retrouver seul avec une jeune fille de 13 ans, la faire boire, lui a fait prendre des sédatifs puissants, et après avoir vérifié où elle en était avec ses règles, l'a violée en la sodomisant, à deux reprises, alors qu'elle protestait ; elle s'est finalement laissée faire comme elle l'a dit devant un grand jury « parce que j'avais peur. » Ces faits sont avérés, ils ne sont contestés que par Polanski qui a cherché à dédramatiser plusieurs fois. On lui a permis de plaider coupable pour des faits requalifiés en délit, comme c'est le cas pour beaucoup de violeurs, pour éviter à la victime le traumatisme d'un procès et sa médiatisation. Mais cela ne doit pas pour autant nous laisser croire qu'il ne s'agissait que d'une affaire de libertinage. La victime mit des années à s'en remettre.

Les faits : En février 2008, le juge de la Cour supérieure de Los Angeles, Peter Espinosa reconnut à Polanski le droit de contester le jugement. Pour cela il doit tout simplement revenir aux Etats-Unis et se soumettre à la procédure. En quoi est-ce injuste ? S'il n'était pas ce réalisateur connu de part le monde et entouré d'une pléthore d'amis influents, mais un criminel sexuel lambda, penserait-on que c'est trop lui demander que de se soumettre à la procédure comme n'importe qui ?

C'est vraiment rageant de voir des superstars littéraires qui n'arrêtent pas de parler de dignité humaine, de droits humains et même de droits des femmes (surtout quand celles-ci sont Musulmanes) qui, ou bien ne considèrent pas que ce que Polanski a fait soit un viol, ou s'en moquent parce qu'après tout, il s'agit de Polanski : un artiste comme eux. Que des personnes qui le soutiennent soient des femmes est encore plus décevant.

Ne voient-elles pas qu'elles acceptent des arguments qui accusent la victime, minimisent le viol, et même, tirés par les cheveux, servent à exonérer le coupable. Une erreur de jeunesse, une mauvaise appréciation de l'âge de la jeune fille, une petite salope, une mère calculatrice, est-ce à ce genre de choses là qu'on doit penser quand des hommes s'attaquent à des gamines de collège ?

Le large soutien qu'a reçu Polanski nous donne à voir une élite culturelle bien-pensante sous son pire jour : pleine d'auto-suffisance et de bêtise. Ils font peut-être de grands films, écrivent de grands livres, créent de très beaux objets, ont sans doute de grandes idées humanistes et se soucient certainement de toutes les grandes causes justes (comme l'égalité devant la loi). Mais en l'occurrence, ils ne sont que le pendant blanc et cultivé des fans de R. Kelly [1] et Chris Brown [2] et autres supporters sportifs qui soutiennent d'emblée leurs athlètes préférés dès qu'ils sont accusés d'avoir frappé leur femme ou d'avoir violé des employées d'hôtel.

Pas étonnant que l'Américain moyen les déteste.

L'article original a été publié aux Etats-Unis dans The Nation (01/10/2009).

[1] En 2002, une bande vidéo montre le chanteur de R'nB, R. Kelly ayant des rapports sexuels avec une jeune fille de 14 ans. Il plaidera non coupable. Il sera finalement acquitté en 2008. NdlaT.

[2] Chris Brown, chanteur de R'nB et de Hip Hop, s'est excusé publiquement d'avoir battu sa compagne la chanteuse Rihanna. NdlaT.

17:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, television, romain, justice, europe, euro-dictature, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/11/2009

02/11/09: EURONEWS a lâché la phrase ...

EURONEWS a lâché la phrase ...
 
La propaganda des médias capitalistes va de plus en plus loin dans la campagne anti-communiste de plus en plus orchestrée.
 
Le 20e anniversaire de la "chute du mur" (comprenez l' Anschluss de la R.D.A) en est une nouvelle occasion.
 
Ce mardi, 03 novembre 2009, EURONEWS la chaîne télévisée de l' Euro-dictature capitaliste se livre à une interview du général  JARUZELSKI, apparemment reconverti lui aussi, puisqu'il se livre à une espèce de mea-culpa télévisé. C' est d'ailleurs pour cette raison et dans cet esprit que la chaîne l'interroge.
 
Mais la chaîne va plus loin. En préambule, elle explique que le général est inculpé en Pologne pour "crimes COMMUNISTES"...
 
Les boches parlaient des terroristes communistes.
 
Dans 20 ans, nos "démocrates", en peaux de lapin" parleront des criminels communistes...
 
Pour nos propagandistes de la pensée unique, les archives de la Stasi parlent... La Stasi avaient paraît-il 180.000 collaborateurs. Elles contiendraient 38 millions de dossiers.
 
Rappelons quand même qu' avant la "chute du mur", la propaganda occidentale affirmait sans rire qu' un Allemand de l' Est sur quatre travaillait pour la Stasi. La Rda avait quelque 18 millions d' âmes (On ne nous dit pas si les 38 millions de fichés ont fini ou non au goulag  ...).
 
Toutes les polices politiques du monde (y compris dans nos "démocraties" ont établi des fichiers), y compris en Belgique (Camille Huysmans avait aussi son dossier), et aux Usa qui ont connu la période oubliée du McCarthysme. La Rfa a connu les interdits professionnels et l'interdiction du Parti communiste d' Allemagne (sans doute parce qu'il fut là aussi à la tête de l'opposition anti-nazie ??? C' est pour enfermer en premier les communistes que l' Allemagne nazie ET CAPITALISTE a créé ses premiers camps de concentration et les Allemands, y compris ceux de l' Est, ont à une certaine époque assassiné plus de 20 millions de civiles soviétiques et des millions d' autres dans les autres pays envahis) .
 
La Belgique actuellement compte un flic en uniforme au km2. En Grande-Bretagne, il y a une caméra de surveillance pour 12 habitants. Dans toute l'Euro-dictature capitaliste, nos "démocrates" ne cessent de renforcer la répression et les forces de répression au service de l'ordre capitaliste.
 
Il y a plus d' emprisonnés aux Usa que dans l' ensemble des prisons du reste du monde... Les murs du camp de concentration ricain de Guantanamo comptent toujours des gens kidnappés dans leur pays depuis des années, enfermés sans inculpation, sans procès, sans condamnation, à l' abri des yeux et des oreilles du monde. La tâche est tellement immonde que même Obama n' arrive pas à s'en débarrasser sans l' aide de ses alliés complices européens... Les kidnappés en route pour de Guantanamo ont d' ailleurs transité en secret dans des aéroports de l' Euro-dictature...
 
En nous n' en sommes qu'au début. Les Robocops hantent les rues de Bruxelles et d' ailleurs ... dans l' entièreté du "Monde libre" en lutte contre le "terrorisme" des autres qu'il a créé, engendré par toutes ses interventions, ses injustices, son colonialisme, ses agressions, ses exploitations, ses pillages ... 
 
Où en seraient donc nos prétendues "démocraties" occidentales, s'il n'y avaient pas eu les communistes, l'Urss, Stalingrad et ... Staline, pour participer à leur sauvetage à une certaine époque ??? Au service de qui travailleraient aujourd'hui la plupart de nos braves chercheurs, historiens, analystes, journalistes, spécialistes de la propaganda ??? La guerre d'Hitler, Horthy, Mussolini, Franco, Salazar, Pinochet,...  continue avec l' aide de ses nouveaux Kollabos, complices et de tas de renégats ...
 
RoRo

13:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, communisme, presse, television, romain, europe, democratie, fascisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, propagande, silence, liberte, urss, medias, repression, staline, nazisme, rda | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/08/2009

29/08/2009: Démantèlement de l´empire militaire et financier US ?

From: FISCHER BERNARD
Sent: Saturday, August 29, 2009 6:58 PM
To: fischer02003@yahoo.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] COMMENT LA CHINE FINANCE LA CRISE


  Michael Hudson : Démantèlement de l´empire militaire et financier US ?

La ville Russe de Iekaterinbourg, la plus importante à l´est de l´Oural, pourrait désormais être connue comme le lieu où sont morts non seulement les tsars mais aussi l´hégémonie américaine.

Non pas uniquement l´endroit où le pilote américain Gary Powers a été abattu en 1960, mais aussi celui où l´ordre financier international dominé par les USA a été mis à bas.

La remise en cause de l´Amérique sera le thème principal des réunions élargies de Iekaterinbourg, en Russie (ex-Sverdlovsk) des 15 et 16 Juin rassemblant le président chinois Hu Jintao, le président russe Dmitri Medvedev et les représentant les six pays de l´ Organisation de Coopération de Shanghai (OCS).

Cette alliance regroupe la Russie , la Chine , le Kazakhstan, le Tadjikistan, le Kirghizstan et l´Ouzbékistan.

L´Iran, l´Inde, le Pakistan et la Mongolie y ont le statut d´observateurs. Mardi le Brésil s´y joindra pour les discussions commerciales entre les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).

Les participants ont assuré à des diplomates américains que leur objectif n´était pas le démantèlement de l´ empire financier et militaire des États-Unis. Ils veulent simplement discuter de l´aide mutuelle, indépendamment du rôle des États-Unis, de l´OTAN ou du dollar américain en tant que support du commerce international.

Les diplomates américains se demandent ce que cela signifie vraiment, si ce n´est une étape visant à rendre l´hégémonie américaine obsolète. C´est ce que signifie « monde multipolaire », après tout.

Pour commencer, en 2005, l´OCS avait demandé à Washington d´établir un calendrier de retrait de ses bases militaires en Asie centrale. Deux ans plus tard, les pays de l´OCS se sont ralliés officiellement à la position des ex-républiques de la CEI appartenant à l´Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), qui avait été fondée en 2002 en tant que contrepoids à l´OTAN.

Pourtant, la réunion n´a suscité que le désintérêt collectif de la presse aux États-Unis et même en Europe, bien que l´ ordre du jour y soit de remplacer le standard mondial du dollar par un nouveau système financier, ainsi qu´un nouveau système de coopération pour la defense. Un porte-parole du Conseil des Relations Extérieures (Un institut d´études géopolitiques américain, ndt) a déclaré qu´il pouvait difficilement imaginer que la Russie et la Chine puissent surmonter leurs rivalités géopolitiques [1], suggérant que l´Amérique peut pratiquer le « diviser pour régner » que la Grande-Bretagne a si habilement utilisé durant de nombreux siècles pour fragmenter les opposition dans son propre empire. Mais George W. Bush ( qui déclarait « Je suis un rassembleur, non un diviseur ») s´est placé dans la continuité de l´administration Clinton pour pousser la Russie , la Chine et leurs voisins à trouver un terrain
d´entente, lorsqu´il s´agit de trouver une alternative au dollar, et du même coup à la possibilité pour les Etats-Unis de prolonger indéfiniment leur déficit de la balance des paiements.

Cette séquence, qui pourrait représenter les dernières manifestations de l´hégémonie américaine, a débuté dès le mois d´avril lors de la conférence du G-20, et est devenue encore plus explicite à Saint-Pétersbourg au Forum économique international du 5 Juin, lorsque M. Medvedev a demandé à la Chine , la Russie et l´Inde de « construire un ordre mondial de plus en plus multipolaire. » Ce qui signifie en clair : nous avons atteint nos limites en ce qui concerne les subventions à l´encerclement militaire de l´Eurasie par les Etats-Unis, tout en les laissant s´approprier nos exportations, nos entreprises, les actifs et les biens immobiliers en échange d´une monnaie de papier de valeur douteuse.

« Le système unipolaire maintenu artificiellement » dont a parlé M. Medvedev [2], est fondé sur « un seul grand centre de consommation, financé par un déficit croissant, et donc de plus en plus de dettes, une monnaie de réserve jadis forte et une domination dans le système de l´évaluation des actifs et des risques. » A la racine de la crise financière mondiale, a t-il conclu, il y a le fait que les États-Unis produisent trop peu et dépensent trop. Leurs dépenses militaires sont particulièrement choquantes, comme par exemple le renforcement de l´aide militaire américaine à la Georgie annoncé la semaine dernière, le bouclier de l´OTAN en Europe de l´Est, et la mainmise des États-Unis dans les régions riches en pétrole comme le Moyen-Orient et l´Asie centrale.

Le point de friction avec tous ces pays est celui de la capacité qu´ont les États-Unis de faire fonctionner indéfiniment la planche à billets. Le surplus de dépenses d´importations des consommateurs américains par rapport aux exportations, les rachats par les USA de quantités de sociétés étrangères et de biens immobiliers, les dépenses que le Pentagone effectue à l´étranger : tous ces dollars aboutissent dans les banques centrales étrangères. Elles sont ensuite confrontées à un choix difficile : soit recycler ces dollars aux États-Unis en achetant des bons du trésor américains, soit laisser le « marché libre » déterminer le cours de leur monnaie par rapport au dollar - et par là même à déterminer le prix de leurs exportations sur les marchés mondiaux, créant ainsi du chômage et provoquant la faillite d´entreprises.

Lorsque la Chine et d´autres pays recyclent leurs flux de dollar US en achetant des bons du Trésor pour « investir » aux États-Unis, cette accumulation n´est pas vraiment volontaire. Cela ne reflète pas une foi en l´économie américaine qui rémunèrerait l´épargne des banques centrales, ni une quelconque préférence d´investissement, mais tout simplement un manque d´alternatives. Les « marchés libres » à la mode des USA piègent les pays dans un système qui les oblige à accepter indéfiniment des dollars. Mais désormais, ils veulent en sortir.

Cela implique la création d´une nouvelle alternative. Plutôt que de faire simplement « des changements cosmétiques comme certains pays et peut-être les organisations financières internationales pourraient le vouloir », comme l´a dit M. Medvedev à Saint-Pétersbourg : « ce dont nous avons besoin, ce sont des institutions financières d´un type tout à fait nouveau, où ne domineraient ni les problèmes politiques et les motivations [sous-jacentes] , ni aucun pays en particulier. »

Lorsque les dépenses militaires à l´étranger ont provoqué le déficit la balance des paiements US et ont conduit les Etats-Unis à abandonner l´étalon or en 1971, les banques centrales se sont trouvées démunies de cet actif traditionnellement utilisé pour solder les déséquilibres des paiements. La solution par défaut a consisté à investir les flux issus des paiements ultérieurs en obligations du Trésor américain, comme si celles-ci étaient « aussi fiables que l´or ». Les banques centrales détiennent maintenant pour 4 000 milliards de dollars de ces obligations dans leurs réserves internationales. Ces prêts ont également financé la plupart des déficits budgétaires du gouvernement américain depuis maintenant plus de trois décennies ! Etant donné que la moitié environ des dépenses discrétionnaires du gouvernement américain est consacrée aux opérations militaires - dont plus de 750 bases militaires à l´étranger et dans des opérations de plus en plus coûteuses dans les pays producteurs de pétrole et ceux qui permettent son transit - le système financier international est organisé de manière à financer le Pentagone, ainsi que les rachats par les États-Unis d´actifs étrangers censés rapporter beaucoup plus que les bons du Trésor que les banques centrales étrangères détiennent.

La principale question à laquelle sont confrontées les banques centrales mondiales est donc de savoir comment éviter d´ajouter encore plus de dollars US à leurs réserves et, par conséquent, de financer encore plus les dépenses qui creusent le déficit des États-Unis - y compris les dépenses militaires à leurs propres frontières ?

Pour commencer, les six pays de SCO et les pays du BRIC ont l´intention de commercer dans leurs propres monnaies afin de bénéficier mutuellement du crédit que les États-Unis avait monopolisé jusqu´à présent à son profit. À cette fin, la Chine a passé des accords bilatéraux avec l´Argentine et le Brésil pour effectuer leur échanges commerciaux en renminbi, la monnaie chinoise, plutôt qu´en dollar, en livre sterling ou en euros [3] . Il y a deux semaines, la Chine a également conclu un accord avec la Malaisie pour que les deux pays commercent en renminbi [4]. L´ancien Premier ministre, le Dr. Tun Mahathir Mohamad, m´a expliqué en janvier qu´en tant que pays musulman la Malaisie voulait éviter de faire tout ce qui pourrait faciliter l´action militaire américaine contre les pays islamiques, y compris la Palestine. La nation a trop d´actifs en dollars, ont expliqué ses collègues. Le gouverneur de la Banque centrale
chinoise, Zhou Xiao chuan, a écrit officiellement sur son site Internet que l´objectif est maintenant de créer une monnaie de réserve « indépendante d´une nation particulière » [5]. C´est l´objet des discussions à Iekaterinbourg.

En plus d´éviter de financer la prise de contrôle par les États-Unis de leur propre industrie et l´encerclement militaire américain de la planète, la Chine , la Russie et d´autres pays voudraient certainement se développer comme l´Amérique l´a fait. En fait, ils considèrent les États-Unis comme une nation hors-la-loi, financièrement et militairement. Comment caractériser autrement une nation qui promulgue un ensemble de lois pour les autres - sur la guerre, le remboursement de la dette et le traitement des détenus - mais n´en tient pas compte elle-même ? Les États-Unis sont maintenant le plus grand débiteur mais ont évité la punition des « ajustements structurels » imposés à d´autres pays endettés. Les taux d´intérêt US et les réductions d´impôt, alors les déficits commerciaux et budgétaires explosent, sont considérés comme le comble de l´hypocrisie, lorsqu´ils sont comparés à l´austérité que les
programmes de Washington imposent aux autres pays par le biais du FMI et des officines de Washington.

Les États-Unis demandent aux pays endettés de vendre leurs services publics et leurs ressources naturelles, d´augmenter leurs taux d´intérêts et d´augmenter les impôts au détriment de la paix sociale pour dégager un maximum d´argent et payer les créanciers.

Et aux USA, le Congrès a empêché la société Chinoise CNOOK d´acheter Unocal pour des raisons de sécurité nationale, tout comme il a empêché Dubaï d´acquérir des exploitations portuaires américaines et empêché des fonds souverains d´acheter des infrastructures clés. Les étrangers sont invités à imiter les japonais qui avaient investi dans des « éléphants blancs » comme le Rockfeller Center, sur lequel les investisseurs ont rapidement perdu un milliard de dollars puis ont fini par se retirer.

À cet égard, les États-Unis n´ont pas vraiment laissé à la Chine et aux autres pays en situation d´excédent de la balance des paiements d´autres choix que de devoir trouver un moyen d´éviter de nouvelles accumulations de dollars. À ce jour, la Chine tente de diversifier ses avoirs en dollars ailleurs qu´en bons du Trésor US, qui ne se sont pas révélés très fructueux. Hank Paulson, qui venait de la banque Goldman Sachs, avait conseillé à la banque centrale chinoise d´investir dans les titres à haut rendement émis par Fannie Mae et Freddie Mac, en expliquant que ceux-ci étaient de facto des obligations publiques. Ces titres se sont effondrés en 2008, mais au moins, le gouvernement américain a repris ces deux organismes de prêt hypothécaire, augmentant de facto de 5 200 milliards de dollars la dette nationale. En fait, ce renflouement a été rendu nécessaire en grande partie à cause des investissements effectués par les
Etats étrangers.

Infliger des pertes aux investisseurs gouvernementaux étrangers aurait quelque peu atteint la réputation des bons du Trésor, non seulement en détruisant la crédibilité des États-Unis, mais aussi parce que les émissions d´obligations par le gouvernement étaient insuffisantes pour absorber les dollars qui coulaient à flot dans l´économie mondiale avec la montée en flèche du solde déficitaire de la balance des paiements des États-Unis.

En recherchant de nouveaux actifs pour protéger la valeur de leurs avoirs en dollars alors que la bulle de crédit de la Réserve fédérale se traduisait par une baisse des taux d´intérêt, les fonds souverains chinois ont cherché à se diversifier à la fin de 2007. La Chine a pris des participations dans les fonds d´ investissement Blackstone et Morgan Stanley à Wall Street, Barclays en Grande-Bretagne, dans la Standard Bank d´Afrique du Sud (qui fut affiliée à la Chase Manhattan du temps de l´apartheid dans les années 1960) et dans le conglomérat financier belge Fortis proche de l´effondrement. Mais le secteur financier américain s´écroulait sous le poids de sa dette phénoménale, la valeur des actions des banques et des firmes d´investissement a plongé dans le monde entier.

Les étrangers voient le FMI, la Banque mondiale et l´Organisation Mondiale du Commerce comme les représentants de Washington dans un système financier soutenu par les bases militaires américaines et les porte-avions qui entourent la planète. Mais cette domination militaire est un vestige d´un empire américain qui n´est plus en mesure de régner par sa force économique. La puissance militaire américaine est basée davantage sur des armes atomiques et les frappes aériennes à longue distance que sur les opérations au sol, qu´il est devenu politiquement trop impopulaire de monter sur une grande échelle.

Sur le front économique, on ne voit pas comment les États-Unis pourraient trouver les 4 000 milliards de dollars qu´ils doivent aux gouvernements étrangers, à leurs banques centrales et aux fonds souverains mis en place pour écluser la surabondance de dollars. L´Amérique est devenue un mauvais payeur et de fait, une mauvais payeur agressif sur le plan militaire, car elle cherche à conserver le pouvoir sans pareil jadis gagné sur le plan économique. La question qui se pose est de savoir comment peser sur son comportement. Yu Yongding, un ancien conseiller de la banque centrale de Chine désormais membre de l´Académie des Sciences chinoise, a proposé de faire remarquer au secrétaire américain au Trésor Tim Geithner que les États-Unis devraient « épargner » d´abord et avant tout en pratiquant une réduction de leur budget militaire. « Les recettes fiscales des Etats-Unis ne sont pas susceptibles d´augmenter à court terme en
raison de la faible croissance économique, de la rigidité des dépenses et du coût de mener deux guerres. » [6]

À l´heure actuelle, c´est l´épargne étrangère, et non pas celle des américains, qui finance le déficit budgétaire américain en achetant la plupart des bons du Trésor. Cela se traduit par un impôt levé sans la contrepartie d´une représentation des électeurs étrangers sur la manière dont le gouvernement des États-Unis utilise leur épargne forcée. Pour les « diplomates » du système financier , il est donc nécessaire d´élargir le champ d´application de leurs politiques, au-delà du seul marché de secteur privé. Les taux de change sont déterminés par de nombreux facteurs, en plus de celui des « consommateurs brandissant des cartes de crédit » , pour reprendre l´euphémisme habituel qu´utilisent les médias américains à propos du déficit de la balance des paiements. Depuis le 13ème siècle, la guerre a été un facteur dominant dans la balance des paiements des grandes nations - et de leurs dettes. Les
obligations d´Etat financent essentiellement des dettes de guerre, dans la mesure ou en temps de paix les budgets ont tendance à être équilibrés. Ceci relie directement le budget de la guerre à la balance des paiements et aux taux de change.

Les pays étrangers se voient encombrés de reconnaissances de dette qui ne seront pas honorées - dans des conditions telles que s´ils agissent afin de mettre fin au festin américain, le dollar va plonger et leurs avoirs en dollars vont chuter par rapport à leur monnaie nationale et aux autres devises. Si la monnaie chinoise s´apprécie de 10% par rapport au dollar, sa banque centrale enregistrera l´équivalent de 200 milliards de dollars de pertes sur ses 2 000 milliards de dollars.

Cela explique pourquoi, quand les agences de notation envisagent que les titres du Trésor des États-Unis puissent perdre leur notation AAA, elles ne veulent pas signifier que le gouvernement ne serait pas en mesure d´imprimer des dollars papier pour honorer ses dettes. Elles indiquent plutôt que la valeur du dollar va se déprécier internationalement. Et c´est exactement ce qui se passe en ce moment. Lorsque M. Geithner prit un visage grave pour déclarer devant un auditoire à l´Université de Pékin au début du mois de Juin qu´il croyait en un « dollar fort » et que les investissements de la Chine aux États-Unis étaient sûrs, il a été accueilli par des rires sarcastiques [7].

L´anticipation d´une hausse des taux de change de la Chine incite les spéculateurs à chercher à emprunter des dollars pour acheter du renminbi et bénéficier de la hausse. Pour la Chine , le problème est que ce flux spéculatif deviendrait une prophétie auto-réalisatrice en faisant grimper sa monnaie. De ce fait, le problème des réserves est intrinsèquement lié à celui des contrôles de capitaux. Pourquoi la Chine devrait-elle voir ses compagnies rentables vendues pour des dollars fraîchement créés, que la banque centrale doit utiliser pour acheter à faible taux des bons du trésor américain ou perdre encore plus d´argent à Wall Street ? Pour éviter ce dilemme, il est nécessaire d´inverser la philosophie de l´ouverture des marchés de capitaux que le monde a adopté depuis Bretton Woods en 1944...

A l´occasion de la visite de M. Geithner en Chine, « Zhou Xiaochuan, directeur de la Banque populaire de Chine, la banque centrale du pays, a déclaré que c´était la première fois depuis que les pourparlers semestriels ont commencé en 2006, que la Chine avait besoin d´apprendre des erreurs de l´Amérique tout comme de ses succès » lorsqu´il fut question de la déréglementation des marchés de capitaux et du démantèlement des contrôles.

Une ère est donc arrivée à son terme. Face à des dépenses démesurées des Etats-Unis, la dé-dollarisation menace de forcer les pays à revenir aux doubles taux de change, qui furent fréquents entre les deux guerres mondiales : un taux de change pour le commerce des produits, un autre pour les mouvements de capitaux et les investissements, tout au moins pour les économies de la zone dollar [8]...

Même sans contrôle des capitaux, les pays réunis à Iekaterinbourg prennent des mesures pour éviter de recevoir involontairement de plus en plus de dollars. Voyant que l´hégémonie globale des États-Unis ne peut pas se poursuivre en l´absence du pouvoir d´achat qu´ils leur procurent eux-mêmes, ces gouvernements cherchent à hâter ce que Chalmers Johnson a nommé dans son ouvrage « les douleurs de l´empire » : la faillite de l´ordre mondial financier et militaire américain. Si la Chine , la Russie et leurs alliés non-alignés suivent leur propre chemin, les États-Unis ne pourront plus vivre grâce à l´épargne des autres (sous la forme de leurs propres dollars recyclés), ni disposer de cet argent pour financer des dépenses militaires illimitées.

Des responsables américains voulaient assister à la réunion de Iekaterinbourg en tant qu´observateurs. On leur a répondu : non. C´est un mot que les américains vont entendre beaucoup plus souvent à l´avenir.

Article original en anglais, De-Dollarization: Dismantling America´s Financial-Military Empire, The Yekaterinburg Turning Point, publié le 13 juin 2009.

Traduction Madeleine Chevassus pour Contre Info. .

Michael Hudson est un économiste spécialisé dans le domaine de la balance des paiements. Il a été le conseiller économique en chef du candidat Démocrate à la présidentielle Dennis Kucinich. Il est l´auteur de nombreux ouvrages, dont : « Super Imperialism : The Economic Strategy of American Empire ».

Michael Hudson

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&...

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-35418281.html

20:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, romain, belgique, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2009

09/02/2009: Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu ...

Sulla vicenda si vedano i numerosi altri documenti da noi diffusi su JUGOINFO: http://it.groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/msearch?MT=Racak+Ranta&MM=contains&pos=20&cnt=10 )


Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu


1) Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu (L. Magnin)

2) October 2008: Helena Ranta: Foreign Ministry tried to influence Kosovo reports / Controversy over events that triggered NATO attacks / Ranta speaks out about "Racak massacre" 


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Le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu

Le prétexte qui a justifié le bombardement de la Yougoslavie était un énorme mensonge

Louis Magnin
 
La Dr Helena Ranta, responsable de l'équipe d'enquêteurs sur le terrain, révèle comment elle a été obligée de confirmer la version officielle d'une sinistre mise en scène.
 
Helena Ranta, une spécialiste finlandaise de médecine légale de renommée mondiale, âgée de 62 ans, vient de publier sa biographie à Helsinki, écrite avec l’aide de Kaius Niemi, un des directeurs du journal Helsingin Sanomat. Elle était la responsable de l’équipe d’enquêteurs internationaux chargée sur place du rapport sur les événements qui s’étaient déroulés dans le village de Racak, au Kosovo, où 45 cadavres avaient été découverts en 1999. La sinistre trouvaille avait été immédiatement transformée par les médias occidentaux en un massacre de civils albanais attribué aux Serbes, suscitant l’indignation mondiale, et servant de prétexte justificatif du bombardement de la Yougoslavie. Dans son livre, Helena Ranta fait des révélations spectaculaires sur les pressions qu’elle a subies pour accréditer la fausse version de la culpabilité serbe, faisant ainsi voler en éclats un des plus grands mensonges de la guerre dans les Balkans. 
Elle y raconte que William Walker, le chef américain de la mission de l’OSCE au Kosovo pendant l’hiver 1998-1999, a brisé son crayon en bois et lancé les morceaux à sa figure, furieux des conclusions de son rapport, qui n’avaient pas utilisé “un langage suffisamment convaincant” à propos des atrocités serbes. Elle y décrit les pressions de trois fonctionnaires du ministère finlandais des Affaires étrangères qui exigeaient d’elle “des conclusions plus approfondies”. “J’ai conservé leurs e-mails” a-t-elle dit à son éditeur à Helsinki. 

Une déclaration imposée 

En 1999, elle avait été obligée de déclarer à la presse “oui, il s’agit d’un crime contre l’humanité”. Mais le journaliste finlandais Ari Rusila, expert pour les Balkans, écrit dans un article sur le livre d’Helena Ranta que, pendant son enquête, elle avait voulu que ses résultats ne soient en faveur ni des uns ni des autres et avait essayé de se soustraire aux infleunces politiques, mais que, dès le début, elle travaillait sous une intense pression de sa hiérarchie et des médias. Les autorités voulaient qu’elle prouve que les coups de feu ayant tué les victimes étaient les coups de grâce d’une exécution. L’objectif de Walker était d’aider l’UCK et de mettre en scène un massacre attribué aux Serbes permettant l’intervention militaire des Occidentaux, qui s’est produite au printemps 1999. 
Ranta précise que le chef à l’époque de la section politique du ministère, Pertti Torstila, aujourd’hui secrétaire d’Etat, lui a demandé de retirer de son rapport un commentaire “modérément critique” de la politique du gouvernement. Torstila a démenti cette affirmation en se prétendant “stupéfait”. 
L’intérêt de ces révélations est qu’elles confirment de façon définitive des doutes qui se manifestaient déjà à l’époque. Un article du 1er février 2001 de FAIR (Fairness & Accuracy in Reporting – Equité et exactitude dans le reportage) fait état du black-out des médias à leur propos. Il revient sur le déroulement des faits. 

Un “horrible massacre” 

En janvier 1999, William Walker annonce que les soldats serbes ont massacré 45 Albanais du village de Racak. Il qualifie la tuerie d’“horrible massacre”, précisant que les victimes étaient toutes des civils, brutalement exécutés, certains d’entre eux même mutilés après leur mort. 
Une fois l’histoire du massacre évoquée dans ses plus bouleversants détails par les grands médias du monde entier, la poussée vers la guerre s’est intensifiée et les alliés européens hésitants ont fait un pas décisif en ce qui concernait l’autorisation de frappes aériennes. Selon un article du Washington Post du 18 avril 1999, “Racak a transformé la politique balkanique de l’Occident comme peu d’événements isolés ont pu le faire.” 

Des doutes font surface 

Des questions troublantes ont pourtant vite vu le jour, mettant le massacre en doute et évoquant la possibilité que l’incident ait été manipulé pour pousser l’OTAN à la guerre, mais elles ont été complètement ignorées par les médias américains de l’époque. 
Des articles importants de correspondants chevronnés en Yougoslavie s’interrogeant sur la version de William Walker ont pourtant été publiés par des journaux français comme Le Figaro (“Nuages noirs sur un massacre”, 20/1/99), et Le Monde (“Les morts de Racak ont-ils réellement été massacrés de sang-froid ?”, 21/1/99). Le quotidien allemand Berliner Zeitung a rapporté, le 13/3/99, que plusieurs gouvernements, dont l’Allemagne et l’Italie, demandaient à l’OSCE de renvoyer William Walker, à la lumière d’informations reçues de contrôleurs de l’OSCE au Kosovo selon lesquelles les corps de Racak “n’étaient pas – comme le prétend Walker – des victimes d’un massacre serbe de civils” mais ceux de combattants de l’UCK tués au combat. 

Un rapport occulté pendant deux ans 

Le Sunday Times de Londres (12/3/99) a écrit que l’équipe d’observateurs américains de Walker travaillait secrètement avec la CIA pour pousser l’OTAN à la guerre. Selon le journal, “Les diplomates européens collaborant à l’époque avec l’OSCE affirment avoir été trahis par une politique américaine rendant les frappes aériennes inévitables.” 
Après le massacre, l’Union européenne a embauché l’équipe de scientifiques finlandais dirigée par Ranta pour enquêter sur les morts. Son rapport a été gardé secret pendant deux ans. Les médias US l’ont ignoré, malgré le fait que le rapport ait conclu qu’il y avait eu en effet des morts à Racak, mais qu’il n’y avait aucune preuve de massacre. 
Selon le Berliner Zeitung du 16/1/01, les enquêteurs finlandais n’ont pas pu établir que les victimes étaient des civils, s’ils étaient de Racak, ni où ils avaient été tués. De plus, ils n’ont trouvé qu’un seul cadavre montrant des traces d’exécution, et aucune preuve que des corps aient été mutilés. Le journal précise que ces conclusions avaient été finalisées en juin 2000, mais qu’elles ont été occultées par l’ONU et l’UE. Aucun journal américain n’en a parlé. 
Un second article de FAIR, daté du 18 juillet 2001, soulève à nouveau des questions. 
De nouvelles informations sur l’incident de Racak ont vu le jour. 

Des douilles introuvables 

Selon le documentaire de la Canadian Broadcasting Company, “La route de Racak” (The World at Six, 29/5/2000), quand l’envoyé spécial du Figaro Renaud Girard est arrivé au village, il a été surpris de voir que William Walker n’avait pas isolé la scène du crime pour permettre l’enquête. Il s’est également étonné de ne trouver pratiquement aucune douille sur le sol. “C’était étrange, a-t-il dit à la CBC. Peut-être quelqu’un les avait ramassées.” De retour à Pristina le même jour, il a parlé à son confrère Christophe Cha-telot du Monde de l’apparente absence de douilles. Chatelot a demandé à l’un des observateurs de Walker, un capitaine de l’armée américaine, pourquoi on n’en avait pas trouvées. “C’est parce que je les ai prises, a répondu le capitaine, j’en fais collection.” Le capitaine “a déclaré à Chatelot qu’il avait ramassé toutes les douilles en arrivant sur la scène.” 
Intrigué, Chatelot est retourné à Racak le lendemain. Quand il a essayé de trouver le capitaine américain, celui-ci était “tout à coup introuvable”. Chatelot affirme que la mission de l’OSCE lui a dit : “Nous ne le connaissons pas. Il n’a jamais été ici.” Quand il a demandé à parler aux quatre contrôleurs qui étaient présents à Racak et dans ses environs le jour de la tuerie, on lui a dit que leurs noms étaient subitement devenus un secret “classé confidentiel”. “C’est très curieux”, a-t-il dit à la CBC. 

Des agents de la CIA 

Plus tard, il est apparu que l’équipe d’observateurs américains de Walker était en grande partie composée d’agents secrets appartenant à la CIA. 
Dans son discours à la nation du 19 mars 1999, annonçant la décision de l’OTAN de lancer les frappes aériennes sur la Yougoslavie, le président Bill Clinton a dit : “Au moment où nous nous préparons à agir, nous devons nous rappeler des leçons apprises dans les Balkans. Nous devons nous souvenir de ce qui est arrivé dans le village de Racak en janvier – des hommes innocents, des femmes et des enfants ont été arrachés à leurs foyers, amenés dans un ravin, forcés à s’agenouiller dans la boue et mitraillés – pas pour quelque chose qu’ils auraient fait, mais simplement pour ce qu’ils étaient.” 
Tout récemment, le Byzantine Blog a marqué le neuvième anniversaire de l’affaire de Racak en rappelant que le jour de Noël 1993, 49 civils serbes avaient été massacrés dans le village bosniaque de Kravice par des troupes musulmanes basées à Srebrenica, un épisode qui n’a entraîné qu’une prudente condamnation des responsables internationaux, bien loin de l’impitoyable bombardement de 78 jours qui a suivi la mort à Racak de 45 Albanais armés. 
Le site en profite pour rappeler quelques détails supplémentaires que nos grands médias ont passé sous silence. 

Une brigade sur place de l’UCK 

Dès son arrivée sur place, Walker a accusé la police serbe du massacre, alors que c’était une police yougoslave multiethnique qui menait les actions antiterroristes au Kosovo. Ses opérations ont été suivies par les contrôleurs de l’OSCE, deux équipes de télévision étrangères et un grand nombre d’envoyés spéciaux de différents pays : aucun d’entre n’a assisté à un massacre avant que Walker n’en ait vu un. Au début de janvier 1999, le poste de commandement d’une brigade de l’UCK de 126 hommes avait été installé à Racak. Parmi eux se trouvait la famille Mujota, connue pour avoir assassiné six policiers serbes. Les villages environnants de Petrovo, Luzak et Rance étaient sous le contrôle de l’UCK. 

Une opération contrôlée par l’OSCE 

La police yougoslave a informé la mission de l’OSCE de son intention de lancer un raid anti-terroriste sur le village de Racak. L’action a débuté à 8 heures. Selon Renaud Girard, la police n’avait rien à cacher, puisqu’à 8 h 30 elle a invité une équipe de TV (deux reporters d’Associated Press) à filmer l’opération. Des membres de l’OSCE étaient présents et des contrôleurs ont observé le village pendant toute la journée à partir d’une vallée voisine. 
A 15 h, un rapport de la police a été rendu public par le International Press Center de Pristina, qui précisait qu’au cours des combats à Racak, 15 terroristes de l’UCK avaient été tués, et qu’une quantité significative d’armes avait été confisquée. A 15 h 30, les forces de police, accompagnée par l’équipe de TV d’Associated Press, ont quitté le village, emportant une pièce lourde d’artillerie de calibre 12,7 mm, deux engins d’artillerie portables, deux fusils de snipers et 30 kalashnikovs fabriqués en Chine. A 16 h 30, un reporter français a traversé le village en voiture, et y a vu trois véhicules oranges de l’OSCE. Les contrôleurs internationaux parlaient tranquillement avec trois adultes albanais en civil. Ils cherchaient des civils éventuellement blessés. En retournant au village à 18 h, le reporter les a vus emmener deux femmes et deux vieillards légèrement atteints. 

126 terroristes et 4 instructeurs 

Au centre du village, dans une maison où avait été installée la base de l’UCK, la police a trouvé un ordinateur contenant des informations sur la brigade de l’UCK et la liste de ses 126 membres, dont faisaient partie quatre personnes avec des noms anglo-saxons, qui ont été considérées comme des instructeurs étrangers. 
Quand les policiers yougoslaves ont investi le village, et commencé à sécuriser les routes et les tranchées, ils ont été attaqués par les Albanais à partir du Lake Mountain (Jezerska planina) et des villages avoisinants. Pris sous le feu d’une forte offensive et placés en contre-bas, ils ont du se replier. C’est alors qu’a eu lieu la grande mise en scène destinée à impressionner le monde entier. 

Des cadavres déplacés et rhabillés 

Les membres de l’UCK revenus dans Racak ont récupéré dans les ravins et vallons les corps des Albanais tués pendant le combat et les ont rassemblés dans un champ où auparavant il n’y en avait aucun. L’équipe de TV d’AP qui était entrée plus tôt dans le village avec la police a certifié que le champ où on avait empilé les cadavres des victimes soi-disant exécutées était à ce moment vide. Les Albanais ont rhabillé en civils une quarantaine de morts, et ont emmené les autres cadavres en uniforme à Budakovo, où ils les ont probablement enterrés. 
Le lendemain matin tôt, Walker est arrivé au champ pour indiquer comment les corps devaient être disposés pour faire croire à un massacre. La mise en place achevée, il a fait venir les équipes de TV et les journalistes. La description détaillée de l’épisode figure dans le livre du reporter Milorad Drecun intitulé “La seconde bataille du Kosovo”, au chapitre “Le mensonge de Racak”. 

Les frappes “humanitaires” 

L’agence Tanjug rappelle, à l’occasion de cet anniversaire, que la secrétaire d’Etat US de l’époque, Madeleine Albright, avait dit à CBS que “des dizaines de personnes avaient été égorgées à Racak” et que la seule solution était “des frappes aériennes humanitaires sur la Yougoslavie”. 
Dossier préparé par Louis MAGNIN. 
B. I. n° 138, décembre 2008.

21:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, actualite, mensonges, romain, histoire, guerre, paix, fascisme, imperialisme, colonialisme, europe, euro-dictature, usa, presse, medias, information, television, silence, otan, kosovo, nazisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/01/2009

15/01/2008: La crise financière de l'automne 2008

 
 

 
 
Dimanche, 12 Octobre 2008
La crise financière de l'automne 2008
Alain de Benoist
 
On dit souvent que le capitalisme est synonyme de crise, qu’il se nourrit des crises qu’il provoque, ou encore que sa « faculté d’adaptation » est sans limites, laissant ainsi entendre qu’il est indestructible. En réalité, il faut distinguer les crises cycliques, conjoncturelles (on connaît les célèbres cycles de Kondratieff), et les crises systémiques, structurelles (comme celles qui ont eu lieu entre 1870 et 1893, lors de la Grande Dépression de 1929, ou entre 1973 et 1982, lorsqu’un chômage structurel a commencé à apparaître dans les pays occidentaux). Avec la crise financière actuelle, il ne fait pas de doute que nous sommes devant une crise conjoncturelle, correspondant à une rupture de la pertinence logique et de la cohérence dynamique de l’ensemble du système. Venant après la crise du marché des actions de 1987, la récession américaine de 1991, la crise asiatique de 1997, l’explosion de la bulle des valeurs Internet de 2001, cette crise, beaucoup plus forte que les précédentes, est de toute évidence la plus grave que l’on ait connue depuis les années trente.

La plupart des gens ne comprennent pas grand-chose à ce qui se passe. On leur a pendant des années vanté les mérites du « modèle américain » et assuré des bienfaits de la « mondialisation heureuse ». Ils voient maintenant le modèle américain s’effondrer et la globalisation accroître la misère sociale. Le spectacle des banques centrales, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, qui ont injecté, depuis le 15 septembre, des centaines de milliards de dollars et d’euros sur les marchés financiers, les laisse songeurs : d’où vient tout cet argent ? Les interrogations se nourrissent encore du sentiment que personne ne semble vraiment savoir ce qu’on peut faire. Le silence relatif de la plupart des hommes politiques est à cet égard significatif. Enfin, les gens se demandent si cette crise était ou non prévisible. Si elle était prévisible, pourquoi n’a-t-on rien fait avant ? Si elle était imprévisible, n’est-ce pas la preuve que plus personne ne contrôle un système financier lancé dans une folle course en avant ?

C’est en fait à une triple crise que nous nous trouvons confrontés : crise du système capitaliste, crise de la mondialisation libérale, crise de l’hégémonie américaine.

L’explication la plus souvent avancée pour interpréter la crise actuelle est l’endettement des ménages américains par le biais des prêts hypothécaires immobiliers (les fameux « subprimes »). On oublie seulement de dire pourquoi ils se sont endettés.

L’un des traits dominants du « turbo-capitalisme », correspondant à la troisième vague de l’histoire du capitalisme, est la complète domination des marchés financiers globalisés. Cette domination donne un pouvoir accru aux détenteurs du capital, et plus particulièrement aux actionnaires, qui sont aujourd’hui les véritables propriétaires des sociétés cotées en Bourse. Désireux d’obtenir un rendement maximal aussi rapide que possible de leurs investissements, les actionnaires poussent à la compression des salaires et à la délocalisation opportuniste de la production vers des pays émergents où la hausse de la productivité va de pair avec de très bas coûts salariaux. Résultat : partout, l’augmentation de la valeur ajoutée profite aux revenus du capital plutôt qu’aux revenus du travail, la déflation salariale se traduisant par la stagnation ou la baisse du pouvoir d’achat de la plupart des gens, et la diminution de la demande solvable globale.

La stratégie actuelle de la Forme-Capital est donc de comprimer toujours plus les salaires, d’ aggraver toujours plus la précarité du marché du travail, produisant ainsi une paupérisation relative des classes populaires et des classes moyennes qui, dans l’espoir de maintenir leur niveau de vie, n’ont d’autre ressource que de s’ endetter, alors même que leur solvabilité diminue.

La possibilité offerte aux ménages d’emprunter pour couvrir leurs dépenses courantes ou acquérir un logement a été l’ innovation financière majeure du capitalisme d’après-guerre. Les économies ont alors été stimulées par une demande artificiellement fondée sur les facilités du crédit. Outre-Atlantique, cette tendance a été encouragée depuis les années 1990 par l’octroi de conditions de crédit de plus en plus favorables (apport personnel voisin de 0 %), sans aucune considération de la solvabilité des emprunteurs. On a ainsi cherché à compenser la baisse de la demande solvable résultant de la compression des salaires par l’ emballement de la machine à crédit. En d’ autres termes, on a stimulé la consommation à travers le crédit, faute de pouvoir la stimuler par l’ augmentation du pouvoir d’ achat. C’était là le seul moyen, pour les détenteurs de portefeuilles financiers, de trouver de nouveaux gisements de rentabilité, fût-ce au prix de risques inconsidérés

D’ où le surendettement pharamineux des ménages américains qui ont depuis longtemps choisi de consommer plutôt que d’ épargner (alors que 17 % de la population est déjà dépourvue de toute couverture sociale). Les ménages américains sont aujourd’hui deux fois plus endettés que les ménages français, trois fois plus endettés que les ménages italiens. Leur surendettement est même pratiquement égal au produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis.

Après quoi, on a spéculé sur ces « créances pourries » par le biais de la « titrisation », qui a permis aux grands acteurs de la sphère du crédit de se décharger, en les rendant liquides, des risques d’ insolvabilité de leurs emprunteurs. La « titrisation », qui est une autre des innovations financières majeures du capitalisme d’ après guerre, consiste à découper en tranches, dites obligations, les prêts accordés par une banque ou une société de crédits, puis à en revendre le montant, c’est-à-dire le risque, à d’ autres agents financiers appartenant au monde des fonds de placement. Il se crée ainsi un vaste marché du crédit, qui est aussi un marché du risque. C’ est l’ effondrement de ce marché qui a provoqué la crise actuelle.

Mais celle-ci est aussi une crise de la mondialisation libérale. La transmission brutale de la crise hypothécaire américaine aux marchés européens est le fruit direct d’ une mondialisation conçue et réalisée par les apprentis sorciers de la finance. Au-delà de sa cause immédiate, elle constitue l’aboutissement de 40 ans de déréglementation voulue par un modèle économique globalisé selon les recettes libérales. C’ est en effet l’ idéologie de la dérégulation qui a rendu possible le surendettement américain, tout comme elle avait déjà été à l’origine des crises mexicaine (1995), asiatique (1997), russe (1998), argentine (2001), etc. D’ autre part, c’ est aussi la globalisation qui a créé une situation dans laquelle les crises majeures se propagent désormais presque instantanément, de façon « virale » aurait dit Jean Baudrillard, à l’ ensemble de la planète. C’ est pourquoi la crise américaine a touché aussi vite les marchés financiers européens, à commencer par les marchés du crédit, avec toutes les conséquences que peut avoir une pareille onde de choc à un moment où l’ économie américaine comme celle de l’ Europe sont au bord de la récession, sinon de la dépression.

De ce point de vue, il est d’un irrésistible comique de voir ceux qui n’ont cessé de gloser sur les mérites de la « main invisible » et les vertus du marché « autorégulé » (« c’ est le marché qui doit s’ occuper du marché », lit-on régulièrement dans le Financial Times) se précipiter vers les pouvoirs publics pour demander leur recapitalisation ou leur nationalisation de fait. C’ est le vieux principe de l’ hypocrisie libérale : privatisation des bénéfices et socialisation des pertes. On savait déjà que les Etats-Unis, grands défenseurs du libre-échange, ne se privent jamais de recourir au protectionnisme chaque fois que celui-ci sert leurs intérêts. On voit maintenant comment les adversaires du « big governement » se tournent vers l’ Etat quand ils sont au bord de la faillite. La nationalisation de fait de Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants du prêt hypothécaire américains, représente à cet égard un fait sans précédent. Alors qu’en 1929, le gouvernement américain avait fait l’erreur de confier la gestion de la crise à un « syndicat de banquiers » dirigé par Rockefeller, Henry Paulson, secrétaire au trésor, et Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale, ont décidé de nationaliser les établissements les plus menacés. Décision unique dans l’histoire des Etats-Unis depuis l’époque de Ronald Reagan, et intervention la plus radicale jamais faite dans le monde privé de la finance de toute l’histoire de la Réserve fédérale. On peut y voir un brutal retour du principe de réalité. Mais c’est aussi, pour l’idéologie libérale, un effondrement de l’un de ses principes de légitimation (la sphère publique ne doit jamais interférer avec les mécanismes du marché, sous peine d’en diminuer l’efficacité).

On ne doit pas perdre de vue, enfin, que cette crise mondiale a sa source aux Etats-Unis, c’est-à-dire dans un pays qui doit déjà faire face à un déficit budgétaire abyssal, une dette extérieure qui ne cesse de croître et un déficit commercial colossal. Depuis dix ans, l’économie américaine n’a plus pour moteur la croissance due à la production réelle, mais l’expansion de la dette et la rente monétaire résultant de la domination mondiale du dollar. L’endettement total (dette publique + dette des ménages + dette des entreprises) représente aujourd’hui 13 000 milliards de dollars, soit l’équivalent de 410 % du PIB – l’adoption du plan Paulson étant encore appelée à aggraver le déficit !

Or, la crise ne peut que contribuer à éroder la confiance dans le dollar, lequel sera probablement amené encore à baisser. Le fait que le dollar soit à la fois une monnaie nationale et une unité de compte internationale, qui plus est libérée de tout lien avec l’or depuis 1971, a longtemps permis aux Etats-Unis d’affirmer et de faire peser leur hégémonie tout en contribuant d’enregistrer des déficits colossaux. Le procédé a consisté pour les Américains à exporter systématiquement leurs titres de dettes vers des pays excédentaires. A l’avenir, l’inquiétude des grands fonds publics et privés qui, notamment en Asie, détiennent des quantités considérables de titres publics et parapublics américains (bons du Trésor, etc.), et donc autant de créances sur les Etats-Unis, sera déterminante. A l’heure actuelle, 70 % de toutes les réserves étrangères dans le monde sont constituées en dollars, cette masse n’ayant plus depuis longtemps le moindre rapport avec le volume réel de l’économie américaine. Dans les années qui viennent, il n’est pas impossible que les pays exportateurs de pétrole abandonnent peu à peu le dollar (les fameux « pétrodollars ») pour l’euro. A long terme, cette situation pourrait aboutir à ce que des pays comme la Chine et la Russie postulent à des responsabilités financières internationales, voire à ce qu’ils se concertent pour concevoir un projet alternatif à l’ordre financier international actuel. George Soros, au printemps dernier, le disait sans ambages : « Le monde fonce vers la fin de l’ère du dollar ».

On assure maintenant qu’il suffirait de « réguler » ou de « moraliser » le système pour éviter ce genre de crises. Les hommes politiques, à commencer par François Fillon et Nicolas Sarkozy, parlent de « dévoiement de la finance », tandis que d’autres stigmatisent l’« irresponsabilité » des banquiers, laissant ainsi entendre que la crise n’est due qu’à une insuffisance de réglementation et qu’un retour à des pratiques plus « transparentes » permettrait de faire revenir sur la scène un capitalisme moins carnassier. C’est une double erreur. D’abord parce que c’est précisément l’impuissance des politiques à faire face à la crise d’efficacité du capital qui a ouvert la voie à la libéralisation totale du système financier. Ensuite et surtout, parce que c’est ignorer la nature même du capitalisme. « Le capital ressent toute limite comme une entrave », disait déjà Karl Marx. La logique de l’accumulation du capital, c’est l’illimitation, le refus de toute limite, l’arraisonnement du monde par la raison marchande, la transformation de toutes les valeurs en marchandises, le Gestell dont parlait Heidegger.

L’adoption du plan Paulson était certes nécessaire, mais elle aura sans doute des effets pervers. En effet, si les banques et les grosses sociétés au bord de la faillite sont par avance assurées du soutien financier des pouvoirs publics, cela représente une incitation indirecte à ce que les mêmes dysfonctionnements se reproduisent, débouchant ainsi sur de nouvelles crises spéculatives.

Dans l’immédiat, il est significatif que ni les injections de liquidités en provenance de la Réserve fédérale et des banques centrales, ni l’adoption du plan Paulson, ne semblent avoir provoqué la réaction positive escomptée de la part des marchés. C’est une claire démonstration des limites d’une politique purement monétaire.

Dans les phases de suraccumulation du capital, le renforcement du pouvoir financier devient le levier déterminant de toute stratégie visant à augmenter la rentabilité du capital. Au-delà de la seule finance, c’est en fait la régulation de l’économie tout entière par le seul critère du taux de profit, sans considération des facteurs humains, des vies broyées, de l’épuisement des ressources naturelles, des coûts non marchands (les « externalités négatives »), qui est mise en question par la crise financière. La cause finale de cette crise, c’est la recherche du profit financier le plus élevé possible dans le minimum de temps possible, en clair la recherche de l’augmentation maximale de la valeur des capitaux engagés à l’exclusion de toute autre considération.

Par un effet de « dominos », la crise peut-elle entraîner à terme des défauts de paiement en chaîne de tous les agents économiques, et donc un effondrement de tout le système financier mondial ? On n’en est pas là. Il est possible que les mesures prises ces dernières semaines soient de nature à empêcher le système financier de s’écrouler complètement. Mais dans le meilleur des cas, la crise économique va durablement se maintenir, avec une récession (voire une dépression) aux Etats-Unis et un très fort ralentissement en Europe, qui provoquera une remontée du chômage. Il devrait en résulter une baisse importante des profits, qui se répercutera inévitablement sur les marchés et les cours de la Bourse. Contrairement à ce que l’on dit parfois, le lien entre l’économie spéculative et l’économie réelle est bien réel. Les entreprises dépendent en effet du système bancaire, ne serait-ce que pour le crédit dont elles besoin pour leurs investissements. Or, la crise fait que les banques, fragilisées par l’accumulation de mauvaises dettes issues de l’immobilier, réduisent aujourd’hui brutalement leurs crédits (c’est le « credit-crunch »). Les conséquences politiques et sociales se feront très vite sentir.

Les difficultés ne font que commencer.

 
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16:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : information, usa, crise, economie, television, recession, exploitation, capitalisme, finance, romain, courcelles, silence, histoire, belgique, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/11/2008

21/11/2008: "les americains ont realise la plus grande escroquerie financiere de l'humanite"...

 

 

Sent: Friday, November 21, 2008 8:18 PM
Subject: [Transfer_info] CRISE : Les USA ont realisé la plus grande escroquerie financière de l'humanité

 "les americains ont realise la plus grande escroquerie financiere de l'humanite"

 
nov 02 2008
 

L´élection annoncée de Barack Obama sera interprétée comme

une régénération de la démocratie américaine, affirme Emmanuel Todd.

Suffira-t-elle pourtant à opérer les ruptures espérées?

Historien, démographe, auteur en 2002 d´un «essai sur la décomposition

du système américain», Todd ne cache pas sa perplexité.

S´il accueille avec enthousiasme l´accession d´un président noir

à la Maison-Blanche, il craint, dit-il, que l´événement ne s´inscrive

dans un «processus de dislocation».

- Voilà six ans, vous dressiez le tableau d´un pays devenu «un facteur

de désordre international». Une élection de Barack Obama pourrait-elle

modifier ce constat?
- Elle donnera dans un premier temps l´image d´une Amérique qui rebondit.

Avec Bush, on a eu le pire des présidents - une sorte de Rantanplan, qui

 fait la guerre, qui par sa maladresse accélère la destruction de l´empire américain.

Avec Obama, resurgit le visage d´une Amérique optimiste et dynamique.

Une Amérique civilisée, à la politique étrangère plus raisonnable, qui aspire à

se retirer d´Irak, qui ne veut pas déclarer la guerre à l´Iran.

Une Amérique qui pourrait néanmoins rester aussi anti-russe que la précédente,

les démocrates ciblant la Russie comme le seul véritable adversaire

stratégique des Etats-Unis.

Dans le climat actuel de débâcle, de déroute financière et morale, et compte-tenu

de la responsabilité inouie de l´Amérique dans le désordre du monde, la victoire

d´Obama va permettre aux pro-Américains des pays occidentaux de dire que

l´Amérique est redevenue merveilleuse. Elle redonnera quelques années

de vie supplémentaires à l´empire.

- L´accession d´un élu noir à la Maison-Blanche ne confirme-t-elle pas

les mutations intervenues au sein de la société américaine?
- Il se produit des événements vraiment extraordinaires aux Etats-Unis.

L´implosion du système financier et du mythe économique, d´un côté;

l´implosion de la structuration raciale, de l´autre. On comprend dans ces conditions

que les Américains vivent dans une sorte d´état d´apesanteur.

Cela dit, si l´affaissement du sentiment racial est évidemment une bonne

nouvelle, le racisme aura vraiment disparu le jour où les électeurs n´attendront

rien de particulier d´un président noir.

Obama est un homme politique américain. Son discours est truffé des

habituelles références aux valeurs religieuses. Il est entouré des personnalités

issues de l´establishment démocrate - ces mêmes démocrates qui ont, plus

nombreux encore que les républicains, voté les subventions au système bancaire.

- L´élection de Barack Obama ne plaide-t-elle pas pour la vitalité

de la démocratie américaine?
- Ce qui se passe est étrange, et paradoxal.

Si l´on observe l´histoire des Etats-Unis, on constate en effet que le racisme

n´est pas du tout un petit défaut de la démocratie blanche: il en est le fondement.

 Au départ, les colons anglais n´attachaient pas une grande importance à

la valeur de l´égalité, que ce soit dans la famille ou ailleurs.

Ce qui a permis alors d´assimiler des Européens d´origines très diverses,

c´est la fixation de la différence sur les Indiens et les Noirs.

Dans l´Amérique jacksonienne, le président était un héros des guerres contre

les Indiens. Le racisme a été le moteur de l´émergence démocratique.

Aujourd´hui, on assiste à l´avènement d´une ploutocratie irresponsable:

la montée des inégalités constitue la dynamique fondamentale de la société

américaine. L´Amérique cesse d´être démocratique au sens économique du terme.

Le racisme y est en baisse, mais la démocratie est malade.

Elle pourrit sous nos yeux. Dès lors, j´ai peur que l´on tombe très vite de haut.

Une partie de l´oligarchie est derrière Obama. Il a du reste ramassé plus d´argent

chez les riches que McCain. Son élection sera interprétée comme une regénération

de la démocratie américaine. J´ai quant à moi le sentiment qu´elle fait plutôt

partie d´un processus de dislocation.

- Les Etats-Unis comptent certaines des meilleures universités du monde.

Ils attirent de partout les capitaux, les chercheurs, les entrepreneurs

de la nouvelle économie. Ces atouts-là ne leur assurent-ils pas une place

centrale dans la compétition internationale?
- Quelques universités sont en effet très bonnes. Mais la majorité d´entre elles

est d´une médiocrité absolue.

Sur le terrain de la production scientifique et technologique, les chiffres

sont sans équivoque: l´Europe est redevenue le centre de gravité du monde.

Ce sont les Européens qui savent construire les centrales nucléaires modernes,

ou qui fabriquent des avions gros porteurs - même avec retard.
L´ouragan Katrina avait en 2005 constitué un premier moment de vérité.

On a compris tout à coup que les Américains ne disposaient pas d´assez

d´ingénieurs pour protéger les villes, ou les reconstruire. Je pense aussi que

le conflit au Caucase a contribué au cours de l´été dernier à précipiter

la crise financière. L´inexistence de l´Amérique a été perçue comme

un moment d´atterrissage dans la réalité.

- Il reste pour l´industrie américaine des secteurs porteurs.

L´informatique, la Silicon Valley...
- Si l´on songe à ce qu´étaient les Etats-Unis en 1945, il serait étonnant

qu´il ne reste rien de leur puissance industrielle et technologique.

Mais alors qu´ils étaient excédentaires dans tous les domaines,

ils enregistrent aujourd´hui un déficit commercial de 800 milliards de dollars.

La vitesse de régression est hallucinante, et elle n´épargnera pas l´informatique:

l´Inde va bientôt porter l´estocade.

- Le projet économique du candidat démocrate peut-il contrecarrer

la dépression qui menace?
- Il n´a pas de programme économique. Au début de sa campagne, il a

bien proposé quelques mesures protectionnistes, mais le déficit commercial est

tel que le protectionnisme entraînerait dans une première période une baisse

dramatique du niveau de vie.
Obama se confond avec son image. Or les difficultés américaines vont bien

au delà d´une image. Pour le moment, le dollar tient, car à l´extérieur, des institutions,

des gens riches, des Etats veulent que les Etats-Unis restent au centre du monde.

Mais la situation ne changera pas: elle devrait même se dégrader encore.

La question est maintenant de savoir comment, avec la fin de la mécanique

des subprimes, on va donner aux Américains les moyens financiers de continuer

à vivre aux frais de la planète.

- Les Etats-Unis gardent une forte capacité d´influence sur les leaders

d´opinion du monde occidental. Leur image est-elle en train de se troubler?
- L´Amérique, c´est une image. On ne peut en parler sans évoquer le cinéma,

 les scénarios de feuilletons télévisés, Hollywood.

Il y a dans tout ce qui est américain un côté extraordinairement virtuel.

Et voilà que par étape on voit émerger la réalité.

Il sera en ce sens très intéressant de suivre l´évolution de l´opinion dans

les oligarchies financières occidentales. Elles éprouvent un sentiment de solidarité

avec l´Amérique. Mais elles viennent aussi de se faire plumer...

Je n´aimerais pas être en ce moment un ploutocrate français de la sphère

financière.

- La notion d´«hyperpuissance» a-t-elle un sens pour vous?
- Dans le domaine militaire, le monde est déjà multipolaire. L´incertitude tient

aux illusions que les Américains entretiennent encore sur eux-mêmes.

Ils sont un peu comme les Russes, au moment de l´effondrement (??????) du

communisme. Lorsqu´ une puissance de cette nature possède encore une armée,

elle n´est pas à l´abri de réactions irrationnelles.
Les Etats-Unis ont également perdu la place centrale qu´ils occupaient sur

le terrain économique. Avec l´aventure des subprimes, ils ne viennent pas

moins de réaliser la plus grande escroquerie financière de l´histoire de

l´humanité. Autrement dit, ils ne sont plus dans ce domaine une hyperpuissance,

mais compte-tenu de l´absence de régulation de l´économie mondiale,

ils détiennent une «hypercapacité de nuisance».

Emmanuel Todd vient de signer chez Gallimard «Après la démocratie».

Source : TdG

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15:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, belgique, presse, medias, histoire, imperialisme, courcelles, colonialisme, silence, actualite | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/11/2008

02/11/2006: Élections U.S. du 4/11. Qui aura le pouvoir réel ?


Sent: Sunday, November 02, 2008 1:45 PM
 
Subject: je sais... c'est charnu mais c'est autre chose que du PPDA ou Pujadas...

 

Élections U.S. du 4/11. Qui aura le pouvoir réel ? 

L’administration républicaine actuelle Bush, Cheney, et Cie, possède des liens extrêmement étroits avec les leviers essentiels du pouvoir aux U.S.A. :

 

* Les Banques.

  •  Le gang Paulson (1) et ses 700 milliards de dollars dont il dispose pratiquement à son gré, et surtout pour sa banque (Golden Sach),
  • Le banquier David Rockefeller ; la Chase Manhattan bank : voir la "Trilatérale" et "Bilderberg,"

*

* Le lobby militaro-industriel (l’armement).

  • Idem, ce lobby et la famille Bush, se sont enrichis à milliards de dollars grâce aux guerres du terrorisme inventées par l’administration Bush contre l’Afghanistan et de l’Irak,
  • La "National Riffle" a toujours été du côté Républicain et s’est enrichie de toutes ces guerres,

* Les États-majors des armées compromis dans les 3.000 assassinats du 11/09/01 : ils ont fait effacer à coups de bulldozers l’absence de preuve sur les gazons du pentagone (pas de trace d’avion) … et aussi organiser le tir du missile sur le pentagone et … fait assassiner plusieurs dizaines de militaires y compris des officiers.

* Les Services secrets :

  • Le NSA bien sûr qui a été obligatoirement impliqué dans les actes précédemment cités,
  • Mais aussi la C.I.A. :
    • qui a fait sauter entre-autre l’ immeuble où se trouvait entre-autre ses services de New-York dans le WTC 7 (la 3ème tour) le 11/09. Tour qui a sauté quelques minutes après que sa destruction ait été annoncé à la radio comme ayant déjà eu lieu ... de manière imprévisible ; l’ordre n’ayant pu être exécuté à temps … peut-être à cause de la pagaille qu régnait au WTC ce jour là !
    • La C.I.A. était aussi chargée de la liaison entre l’administration U.S. et l’I.S.I. (les services secrets pakistanais) dans la semaine qui a précédé le 11/09 ainsi que le 09/09, l’assassinat du commandant Massoud destiné à semer le chaos en Afghanistan avant la guerre U.S. (et justifiant celle-ci : un pays dans le chaos ne pouvant faire la guerre aux "terroristes").
  • Le F.B.I. chargé d’étouffer les enquêtes aux États-Unis sur la spéculation boursière, les jours précédents le 11/09 contre les compagnie victimes des attentats du 11/09.
  • Peut-être d’autres services secrets avaient soit découvert le coup d’État de l’administration Bush ou ont dû participer à l’étouffement des preuves.
  • Le Service impliqué (N.S.A. ; C.I.A. ;&/ou I.S.I. dans le méga attentat du 20/09/08 au Pakistan, qui a fait 60 morts et des dizaines de blessés, le camion supposé terroriste avait en fait sauté sur une mine devant l'entrée de l'Hôtel et d’autres mines avaient été installées par l’OTAN aux 4ème-5ème étage de l’hôtel. Le but étant de terroriser le nouveau gouvernement Pakistanais et d’obtenir sa soumission à tous les désirs du gang Bush et Cie.
  • Le super service secret U.S. qui supervise tous les autres, et permet ainsi d’avoir d’un seul coup la haute main sur la totalité des 17 services secrets U.S..

 

                Ce ne sont pas les liens d’Obama avec le lobby des agro-carburants voir même les « lobbyistes des géants de l’industrie américaine : Cisco, Microsoft, Boeing… (4) ou ceux de Mme Mc Cain avec la bière (2) et une partie du lobby juif (5), traditionnellement républicain qui feront le poids.

 

                Le futur Président des U.S.A., vraisemblablement Obama sauf coup de théâtre extraordinaire, sera donc ficelé comme une mouche dans une toile d’araignée tissée par le gang Bush Cheney et Cie. L'armée, les services secrets, l'armement, les banques etc... décideront sans doute ce qu'ils voudront aux ordres du gang Bush, sans tenir compte des ordres de la "maison blanche", mais du chef de cette mafia qui détiendra toujours la réalité du pouvoir.

                Ce gang vient très habilement de mettre dans les pattes d’Obama Colin Powell (3), très fortement soupçonné d’être un des auteurs des attentats du 11/09.

De plus, Obama est un des seuls candidats démocrate à ne pas avoir demandé la réouverture de l’enquête du 11/09 – ou plus exactement une véritable enquête (puisque à part l’enquête présidentielle bidon il n’y en a jamais eu) - sur les évènements du 11 septembre 2001, ce n’est sans doute pas l’effet du hasard si c’est lui qui s’en est mieux sorti que les autres, les relais des lobbies républicain dans la presse, ont dû « aider » l’opinion publique à faire le « bon » choix ... démocrate. Peut-être le gang Bush pensait-il que les étasuniens ne voteraient jamais pour un noir à la présidence … et qu’ils préfèreraient finalement un républicain.

                La bande à Bush ne souhaite certainement pas la victoire d’Obama. Ils auraient préféré un homme à eux au sommet de l’État, pour continuer. Mais leur bilan, même s’il est génial pour les milliardaires de leur bande qui a fait des profits fabuleux pendant 8 ans en se couvrant de sang et d'horreurs, est catastrophique pour le peuple U.S. qui ne veut plus entendre parler de cette administration.

De toute façon, Obama sera sous surveillance très étroite, on vient de le voir, et il ne lui sera toléré aucun écart. Le sort de John Fitzgerald Kennedy ou de Marin Luther King lui sera réservé au moindre "faux pas". Les Républicains et le gang Bush et Cie, feront tout pour qu'Obama échoue et qu'ils reviennent eux, au pouvoir. Ils en ont les moyens. Réussiront-ils ?

 

Voir pour des éléments de réponse à cette question essentielle -chaque jour : Présidentielle américaine 2008, http://www.humanite.fr/

 

Enfin, la nouvelle administration U.S. hérite d’une situation financière catastrophique ; quelques chiffres repères :

* 14.150 milliards U.S.$ de P.I.B. en 2008 (environ).

* Intérêt de la dette : 8,2 % du budget 2007. En 2007, la dette détenue par le public et cumulée des intérêts a augmenté 210,2 milliards de $ à 5.100 milliards $. Elle représentait presque 50 % des dettes totales du Gouvernement (rapport officiel).

Alors qu'en 1989, la dette publique des États-Unis s'élevait à 2 700 milliards de dollars, le chiffre a dépassé le 30 septembre dernier la barre des 10 000 milliards de dollars (environ 70 % du P.I.B.).

Budget U.S. 2.009 supérieur à 3 trillions de U.S. $ : 3 milles milliards U.S $.

U.S.A. : 700 milliards U.S.$ (700.000.000.000 $) du plan Paulson.

(1) Le gang Paulson plusieurs dirigeants de Goldman Sachs sont aux plus hauts postes financiers de la planète ; M. Henry Paulson, secrétaire d'État au Trésor US lui-même, a été P.D.G de Goldman Sachs ; il peut désormais décider de la composition du secteur financier américain. Vous ne le croirez pas -- nous avons nous-même du mal à le croire -- mais Gretchen Morgenson a déclaré dans le New York Times que la décision de sauver AIG avait été prise par un très petit groupe. Non seulement un récent directeur de Goldman était présent -- Hank Paulson -- mais le PDG actuel de la firme, Lloyd Blankfein, y était aussi -- le seul représentant de Wall Street. L'article continuait en expliquant que Goldman Sachs avait pas mal d'argent en jeu dans AIG -- environ 20 milliards de dollars. (…)

Avec 700.000.000.000 $ (700 milliards) (¹) dans le compte en banque de leur chef -- gracieusement offerts par le gouvernement US -- nous ne doutons pas que Goldman et le reste des initiés de la finance travaillent d'arrache-pied pour que cet argent termine là où ils veulent qu'il soit. (…)

Source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20081017-1272.html

Info de Pascal B. Vendredi 17 octobre 2008 (déjà parue)

(2) Mme Mc Cain et la bière :

Si la politique a toujours été l’affaire de son mari, c’est elle qui gère le business familial. Héritière du distributeur de bière Hensley, présidente de la compagnie Budweiser, Cindy McCain est à la tête d’une fortune estimée à 64 millions d’euros. Avec ce joli pactole et ses contacts dans le monde de la finance, elle a joué un rôle important dans la carrière politique de son mari. Grâce à son aide, le candidat républicain est entré au Congrès dès 1983, avant de décrocher le poste de sénateur d’Arizona trois ans plus tard.

(3) L’ancien secrétaire d’État Colin Powell a annoncé (le 19/10/08) qu’il allait voter en faveur du candidat démocrate. Ce soutien tombe à pic pour Obama qui aborde la dernière ligne droite de la campagne avec une avance qui se réduit un peu dans les sondages.

Ancien chef d‘état-major des armées et général en retraite, Colin Powell est et reste un républicain mais il n’a cessé de prendre ces distances avec l’administration Bush depuis son départ de la tête de la diplomatie américaine.

Il y a peu de membres du parti républicain aussi populaires aux États-Unis que le général Colin Powell. Lequel affiche un imposant CV : ancien conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan, ancien commandant en chef et stratège de « Desert Storm », la première guerre américaine contre Saddam Hussein, et ancien secrétaire d’État de George W. Bush de 2001 a 2005.

Il était en particulier Secrétaire d’État en septembre 2001, et il rencontra le Général Mahmoud Ahmad (chef de l’ISI – les services secrets Pakistanais) officiellement 2 jours après le 11 septembre. En fait Mahmoud Ahmad a été présent à Washington pendant la semaine précédent et suivant le 11 septembre (environ une dizaine de jours en tout) et fit transiter les fonds des attentats du 11 septembre (fournis par la C.I.A.) par un proche, à la fois de l’ISI et de Al Quaeda. À ces divers titres, Colin Powell est fortement soupçonné d’appartenir avec Dick Cheney et W Bush au gang de criminels U.S., ayant commandité et exécuté les coups d’États des 09/09/01 (assassinat du commandant Massoud) et du 11/09/01 au W.T.C..

                À 15 jours du vote du 04/11/2.008, Colin Powell ne prend guère de risque ! ! !. Par contre, on peut se poser la question pourquoi, joue-t-il cette partition ? Est-ce que le gang Bush et Cie espère que Colin Powell sera nommé à un poste important par Obama. Ainsi, il pourra surveiller de l’intérieur l’administration démocrate, et prévenir de la moindre dérive.

                On pourra relire le tissus de mensonges inventés par le gang Bush, lus par Colin Powell à la tribune de l’O.N.U. et qui s’est moqué ce jour là, plus encore que les autres de tous les ambassadeurs du monde. On a pu dire ce jour là au sens propre : Colin Powell se moque du monde (11 février 2003)

Sur les armes de destructions massives http://www.voltairenet.org/article9026.html

                L'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell a admis que sa présentation en 2003 devant l'Onu sur les armes de destruction massives (ADM) prétendument détenues par l'Irak était une "tache" sur sa réputation.

 

                Powell avait fait le 5 février 2003, devant le Conseil de sécurité de l'Onu, une longue présentation du dossier à charge des États-Unis concernant les ADM supposées du régime de Saddam Hussein. Ces arguments ont servi à justifier l'invasion du pays quelques semaines plus tard, mais aucune de ces armes n'a été retrouvée.

http://web2.radio-france.fr/chaines/france-culture2/information/accueil/fiche.php?diffusion_id=34490&index=6&PHPSESSID=b93c0fc21655dabe31f7dbb96da82f3d

(4) Avant même le résultat final, la campagne américaine est d'ors et déjà entrée dans les annales comme étant la plus longue et la plus chère de l'histoire des États-Unis (et du monde). À eux deux, Obama et McCain ont ainsi récolté pas moins de 1,3 milliards $ ! D'où vient cet argent ? Et qui sponsorise les candidats ? Enquête.

http://news.fr.msn.com/election_presidentielle_americaine_photos.aspx?cp-documentid=9630372&imageindex=1

 

Voyages, opérations logistiques sur le terrain, publicités télévisées, commandes de sondages, honoraires de conseillers stratégiques… Depuis le début de la campagne, républicains et démocrates s'affrontent à coups de centaines de millions de dollars. Et à ce petit jeu, le plus riche c'est Obama qui a déboursé pas moins de 750 millions $ sur un total reçu de 834 millions ! McCain arrive loin derrière avec des dépenses évaluées à 477 millions $ sur 513 millions $ recueillis…

 

Obama et les petits donateurs

C'est la principale nouveauté de la campagne 2008 : les appels à donation sur l'Internet, une méthode surtout utilisée par le camp démocrate, ont attiré des millions de personnes. Selon les chiffres publiés en septembre, Barack Obama a amassé un pactole de 454 millions $, depuis le début de la campagne. 94 % de ces dons provient de personnes ayant signé des chèques de moins de 200 $ ! Un phénomène totalement nouveau aux États-Unis où les fonds levées pendant la campagne présidentielle proviennent généralement de lobbies et d'entreprises. (source : AFP)

 

Obama et le secteur de l’éthanol

L'Illinois, dont Barack Obama est le sénateur, est un des principaux états de la "Corn Belt" (la ceinture du maïs) et un des plus gros producteurs d'éthanol. Défenseur de l'alternative au pétrole, le sénateur a ainsi soutenu le maintien des subventions fédérales aux producteurs tout en s'opposant à l'allègement des barrières douanières sur l'éthanol brésilien. Ces prises de position ont choqué les écologistes au moment où l'intérêt écologique des biocarburants fait débat. Autre signe d'allégeance de la part du candidat démocrate : des membres de son équipe conseillent ou administrent des sociétés productrices d'éthanol. Enfin, Obama a utilisé à deux reprises un jet privé fourni par Archer Daniels Midland, un géant de l'agriculture spécialisé… dans l'éthanol. (source : New York Times)

 

Obama et les lobbyistes de Washington

C'est une des principales contradictions du candidat démocrate. Depuis le début de sa campagne, Barack Obama insiste sur son indépendance financière vis-à-vis des lobbies et notamment de Washington. Un discours pour le moins mensonger quand on sait que, pour trouver de l'argent, le sénateur de l'Illinois s’est entouré d'anciens lobbyistes travaillant jusqu'à l'an passé pour les géants de l'industrie américaine : Cisco, Microsoft, Boeing… Depuis un an, Barack Obama aurait ainsi touché plusieurs centaines de milliers de dollars grâce à ses "chercheurs de fonds". (source : The Washington Times)

 

Obama et un promoteur immobilier véreux

Aux États-Unis, Tony Rezko est un homme qu'Obama aimerait bien faire oublier. Reconnu coupable de fraude, blanchiment d’argent et corruption, ce promoteur immobilier a détourné plusieurs centaines de milliers de dollars dont une partie s'est retrouvée… dans les caisses de campagne d'Obama ! Les deux hommes se sont en fait connus à Chicago il y a une dizaine d'années, Tony Rezko finançant les grandes étapes de la carrière du candidat démocrate (élection au Sénat de l'Illinois puis au Sénat fédéral). L'affaire aurait pu devenir très embarrassante pour Obama puisqu'en 2005 Rezko lui a revendu un terrain à un prix inférieur à celui du marché. Depuis, Obama a déclaré avoir reversé toutes les donations de Rezko à des œuvres caritatives ! (source : liberation.fr)

 

Obama et le soutien des people

Scarlett Johansson, Cindy Crawford, Jennifer Aniston, Edward Norton, Matt Damon, Will Smith… Si de nombreux intellectuels ont apporté leur soutien au candidat démocrate, les stars d'Hollywood ne sont pas en reste. Ainsi, Tom Hanks a réalisé un clip pour soutenir le sénateur de l'Illinois tandis que George Clooney a récolté pas moins d'1 million $ grâce à des levées de fonds ! Plus spectaculaire : selon une étude réalisée par des chercheurs du Maryland, le soutien de la star des médias Oprah Winfrey, particulièrement appréciée par la communauté noire, aurait rapporté à Obama près d'1 million de voix issues du vote afro-américain ! (source : nouvelobs.com)

(5) Le lobby juif partagé : Israël: Obama comme Mac Cain contrôlés par le même lobby.

 

Aux États-Unis, il n'y a pas que le lobby pro Israël (AIPAC) qui influence la politique US. Le quotidien israélien Haaretz recense 36 juifs américains fortement impliqués des deux côtés dans la campagne présidentielle.

 

Dans la course à la présidence entre John McCain et Barak Obama ce qui a dominé ce sont les problèmes de Wall Street et la capacité de chacun des présidentiables à pouvoir remplir la fonction présidentielle, la question d' Israël est restée dans l'ombre. Mais le vote juif reste un élément clé dans des états disputés, et, les juifs jouent divers rôles pour façonner les campagnes des candidats. Parmi eux 36 sont mentionnés dans une liste ci dessous. Cette liste est loin d'être exhaustive, par manque de place, un grand nombre de juifs qui ont joué une part active dans les campagnes n'y figurent pas - parmi eux le sénateur US du Maryland, Ben Cardin, substitut d'Obama, et le conseiller d'Obama, l'ex membre du Congrès pour la Californie, Mel Levine.

 

Il manque de même un certain nombre de juifs qui ont joué des rôles mineurs, mais méritent d'être mentionnés pour l'intérêt qu'ils ont suscité - en particulier Sandra Froman, la première présidente juive de la National Rifle Association (2005-2007 un puissant lobby des armes ndlr) et membre du Comité de Direction de Sportmen for McCain, et Linda Lingle, première gouverneur juive d'Hawaii, qui avait auparavant défendu Sarah Palin ( co listière de McCain ndlr)

 

Ci dessous la liste par ordre alphabétique.

 

Sheldon Adelson ; Républicain, néoconservateur et un méga donateur, bien que des déboires financiers et des disputes internes aient altéré sa contribution à l'effort de campagne de McCain.

 

David Axelrod : chef stratégiste et conseiller en médias dans la campagne d'Obama, il a construit des soutiens de base via une campagne "virale" médiatique, les nouvelles technologies et en insistant sur le thème du changement.

 

Steven Bob et Sam Gordon : les deux rabbins du mouvement reformé du district de Chicago ont crée Rabbis for Obama, persuadant des centaines de collègues rabbiniques de soutenir publiquement le candidat. L'influence du groupe sur l'électorat juif est difficile a cerner.

 

Matt Brooks : directeur exécutif de la Coalition Républicaine Juive est tête de liste dans les médias pour répondre sur des problèmes juifs.

 

Max Broxmeyer : un homme d'affaires qui préside le Jewish Institute for National Sécurity Affairs, une boîte à penser conservatrice, il sert comme président dans la campagne de Mc Cain de la Jewish Advisory Coalition, et est membre du comité national de financement de la campagne du candidat.

 

Éric Cantor : membre du Congrès pour l'état de Virginie, il y est le seul Républicain juif, a émergé comme principal substitut de Mc Cain pour tenter d'obtenir les voix de la Floride et celles de son propre état.

 

Laurie David : activiste sur la question du réchauffement climatique qui a produit le film dans lequel Al Gore tient la vedette, "An Inconvenient Truth", ancienne épouse de Larry David créateur de " Seinfeld" et de "Curb Your enthousiasm", l'une des plus prestigieuses collectrices juives de fonds d'Hollywood.

 

Ira Forman : directeur exécutif du National Jewish Democratic Council, il est la contre partie de Matt Brook.

 

Barney Frank : membre Démocrate du Congres pour le Massachusett, est l'un des libéraux des plus visibles, et de franc parler au Congrès. il est ouvertement gay et une cible fréquente des commentateurs pro McCain, particulièrement sur Fox News, où, parce qu'il tient la présidence du Comité sur les Services Financiers du Congrès, on a dit qu'il portait une responsabilité première dans la crise des prêts immobiliers. Il a joué un rôle prépondérant dans la négociation du paquet de subventions pour Wall Street.

 

Malcolm Hoenlien : en principe neutre en tant que directeur de la « Conference of Présidents of Major American Jewish Organisations », il a invité Sarah Palin à s'exprimer lors d'une manifestation anti Ahmadinejad à l'ONU, puis a cédé aux pressions et s'est rétracté. On considère qu'il a aidé la campagne de Mc Cain dans le choix fait par les électeurs juifs indécis.

 

Cheryl Jacobs : il co préside la campagne de Mc Cain dans le County de Broward en Floride, rabbin conservateur, pendant longtemps Démocrate a soutenu la campagne d' Hillary Clinton puis est passé du côté de McCain.

 

Henri Kissinger : le New York Times a appelé l'ancien secrétaire d'état un " proche conseiller de l'extérieur" de la campagne de McCain. Le candidat l'appelle régulièrement pour avoir des conseils de politique étrangère et avant le débat des vices présidents il a organisé une cession de briefing de haut niveau avec Palin.

 

Ed Koch : l'ancien maire de New York City reste le symbole en or pour des juifs d'un certain âge. il a soutenu Bush en 2004, et Hillary Clinton pendant les primaires maintenant il soutient Obama.

 

William Kristol : comme éditeur du magazine hebdomadaire de Rupert Murdoch, le Weekly Standard, journaliste au New York Times et commentateur sur Fox News, c'est une voix néo-conservatrice extrêmement influente.

 

Sherry Lansing : la première femme à diriger l'un des plus importants studios d'Hollywood (Paramount) elle est l'une des principales donatrices pour le candidat Démocrate et l'une des principales collectrices de fonds.

 

Ed Lasky : par le biais du site internet American Thinker, ses articles ont aidé à répandre la campagne de rumeurs largement diffusées sur la soit disant position anti-Israël d'Obama.

 

Henri Lehman : immigrant de Bavière, qui s'est installé en Alabama en 1844, à l'âge de 23 ans, et a crée H. Lehman, un établissement qui en acceptant du coton brut au lieu de paiements en liquide l'a amené plus tard au commerce du coton. En 1850, lui et ses frères Emmanuel et Mayer ont crée Lehman's Brothers, qui est devenu l'une des premières et l'une des plus puissantes banques d'investissement à Wall Street. L'effondrement spectaculaire de Lehman Brother's mi Septembre, la plus grande banqueroute de l'histoire de l'Amérique, a provoqué une panique financière mondiale, qui, plus que tout autre facteur, pourrait déterminer les résultats de l'élection présidentielle de 2008.

 

Joe Leberman : Senateur du Connecticut, qui était le colistier d'Al Gore en 2000 pour le parti Démocrate; il est actuellement l'homme clé de McCain pour les électeurs juifs indécis.

 

Mike Moore : il a lancé Jewsvote.org, en utilisant des méthodes high tech pour contrer des sites web attaquant Obama. Le groupe soutien également The Great Schlep - une campagne pour que les petits enfants aillent rendre visite à leurs grands parents en Floride pour les persuader de voter pour Obama.

 

Eli Pariser : il est à la tête de MoveOn.org, un groupe libéral ayant un site Internet qui a récolté d'importantes sommes pour les candidats démocrates.

 

Martin Peretz : l'éditeur de New Republic, il a écrit un article ayant eu de l'influence intitulé " Can Friends of Israël - and Jews - trust Obama . In a word Yes " ( les amis d'Israël - et les juifs - peuvent-ils faire confiance à Obama ? En un mot, Oui)

 

Dennis Prager : ll intervient dans des émissions sur la radio nationale, sans mâcher ses mots avec vivacité, a de l'influence, et malgré quelques réserves sur la campagne de McCain il a jeté tout son poids derrière lui.

 

Penny Pritzker : elle préside la campagne financière nationale d'Obama. Milliardaire, héritière d'une famille de juifs bien connus comme donateurs, et pionnière dans son soutien à Obama, elle a été critiqué pour son implication dans l'effondrement d'une banque liée aux hypothèques sur prêts immobiliers.

 

Ed Rendell : le gouverneur de l'État clé de Pensylvannie, il est ancien dirigeant du Comité National Démocrate, et un porte parole à la tête de la campagne Démocrate.

 

Denise Rich : ex épouse du milliardaire Marc Rich, mondaine, elle est une méga collectrice de fonds pour les Démocrates.

 

Robert Rubin : le conseiller principal sur l'économie d'Obama, a une connaissance incontestée du fonctionnement de Wall Street, et a été Secrétaire au Trésor dans l'Administration Clinton.

 

Dan Shapiro : un ancien responsable du National Security Council dans l'Administration Clinton, c'est un conseiller expérimenté sur la politique au Moyen Orient, et un coordinateur du vote juif dans la campagne d'Obama. On dit qu'il a co-écrit le discours prononcé par Obama devant AIPAC (le lobby pro Israël) dans lequel le candidat déclarait : " Jérusalem restera la capitale d'Israël et elle doit restée in-divisée" - une déclaration qu'Obama a plus tard partiellement modifiée.

 

Sarah Silverman : "comédienne de choc" elle était porte-parole dans une vidéo du Great Schlep ( voir Mi Moore ci dessus). Son monologue a provoqué un contre clip d'un vétéran comique Jackie Mason.

 

Alan Solow : juriste de Chicago actif au sein de la communauté juive et dans la « Conference Of Présidents ». Il est depuis une douzaine d'années supporter d'Obama.

 

Jon Stewart : animateur d'une émission satyrique de TV " The Daily Show" il est probablement devenu le plus écouté du vote libéral de la nation. Le New York Times a nommé l'émission de Steward "une authentique force culturelle et politique".

 

Barbra Streisand : la chanteuse super star, une célébrité libérale juive et une méga collectrice de fonds. Elle avait soutenu Hillary Clnton lors des primaires et soutient Obama depuis la Convention Démocrate. Elle a aussi organisé une collecte de fonds à Hollywood en Septembre, incluant un dîner à 25.800 dollars l'assiette.

 

Robert Wexler : un substitut clé d'Obama, le membre du Congrès pour la Floride a mené une campagne intensive pour attirer vers Obama le riche électorat du Sunshine State et le détourner de McCain

 

Fred Zeidman : stratégiste juif de tête pour McCain, il est président du « Holocaust Memorial Council » des US, et un poids lourd parmi les Républicains juifs.

 

Bradley Burston et JJ Golberg - 17/10/08 www.haaretz.com

____________

Information complémentaire (source www.haaretz.com)

 

Sur le groupe de rabbins qui ont décidé de soutenir Barak Obama leur motivation, selon ce qu'ils ont écrit : " nous avons mis en jeu notre crédibilité en tant que rabbins aimant Israël en soutenant publiquement le Sénateur Obama comme Président à cause des dénigrements et mensonges qui viennent de la partie adverse". ..." Jamais auparavant dans l'histoire des US un groupe de rabbins d'une telle importance ne s'est crée pour soutenir activement un candidat comme président."

 

Sur le vote juif aux US : une étude annuelle a été publiée le mois dernier par le « Américan Jewish Committee » révélant que selon des estimations les électeurs juifs américains voteront à 57% pour Obama contre 30% pour McCain. Alors même qu'il y a 2% de juifs aux US, 4% des votes lors des élections présidentielles sont des votes d'électeurs américains juifs. Dans certains états, comme la Floride, le vote juif est considéré comme crucial. Plus de 40% des juifs américains participent financièrement aux campagnes présidentielles, ce qui représente 1/5 des donations pour les campagnes.



                "C'est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des États-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan", a-t-il dit sur la chaîne de télévision ABC.




Le lobby pétrolier qui ne peut que se louer de l’action de Bush depuis septembre 2001 car il s’est enrichi – ce lobby et la famille Bush, à milliards de dollars grâce à l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak.

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24/10/2008

03/10/2008: La Chine critique la politique financière des Etats-Unis ...

La Chine critique la politique financière des Etats-Unis
Peter Franssen  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Le quotidien du Parti communiste chinois estime qu’il faut un nouvel ordre financier mondial qui ne soit plus dépendant des États-Unis et du dollar. La politique financière américaine est responsable de la crise, écrit l’éditorialiste. La question sous-jacente est celle-ci : Pourquoi le monde devrait-il payer l’addition ?
 
Le commentaire se trouve dans l’édition pour l’étranger du People's Daily (17 septembre). L’éditorial est de la plume du professeur Shi Jianxun de l’université Tongji à Shanghai. « La crise aux États-Unis montre qu’il y a de grands manquements dans le contrôle et la surveillance du monde financier américain. Cette situation à provoqué la faillite de (la banque d’affaires) Lehman Brothers et elle peut dégénérer en un véritable tsunami financier. La faillite de Lehman Brothers peut avoir un effet domino. Elle aura également un contrecoup négatif sur l’économie dans d’autres pays. Le monde a un urgent besoin d’une monnaie diversifiée et d’un ordre financier qui soit juste et non plus dépendant des États-Unis », écrit le professeur Shi Jianxun.

Le dollar perd de son statut

En novembre dernier, le monde financier avait déjà été effrayé par un discours de Cheng Siwei, le vice-président du Parlement chinois. À ce moment, la Chine disposait de presque 1500 milliards de dollars en réserves de devises étrangères. Cheng déclarait : « La Chine doit équilibrer ses réserves de façon à ce que les devises fortes comme l’euro contrebalancent les devises faibles comme le dollar. »

Au même moment, un haut fonctionnaire de la Banque nationale chinoise disait que le dollar était « occupé à perdre son statut de principale monnaie de réserve dans le monde ».

Certains décideurs politiques estiment donc que la Chine ferait mieux de se couvrir contre les oscillations de cours du dollar en diversifiant ses devises étrangères. L’article de tête du People's Daily montre que ce point de vue gagne en influence dans les hautes sphères de l’État chinois.

Les conséquences négatives de la crise

La faillite de Lehman Brothers a des conséquences négatives immédiates pour trois banques chinoises qui ont des parts de Lehman ou de ses filiales. La China Merchants Bank a pour 70 millions de dollars d’actions de Lehman Brothers. L’Industrial & Commercial Bank of China pour 151 millions de dollars et la Bank of China pour 75 millions de dollars plus 53 millions de dollars de prêts à Lehman. Il est très vraisemblable que les Chinois peuvent faire une croix définitive sur ces 350 millions de dollars.

Ce sont les pertes immédiates. Ensuite, l’économie chinoise, à l’instar de l’économie mondiale, va également subir l’influence négative de la crise financière aux États-Unis. Le People's Daily écrit que la faute en incombe à la politique américaine. Ce que bien des banquiers centraux ailleurs dans le monde pensent également. Cette critique renforce, et pas dans une moindre mesure, le groupe de pays qui veulent se débarrasser de l’hégémonie du dollar. Aucun pays n’a envie de payer pour ce que même le candidat à la présidence Barrack Obama appelle « l’échec total de notre politique financière ».

Le chœur s’étoffe

Les deux bourses pétrolières dominantes dans le monde sont celles de Londres et de New York. Les deux sont aux mains d’entreprises américaines. Le pétrole, cela va de soi, est traité en dollars. Mais, à la mi-février de cette année, une bourse iranienne du pétrole s’est ouverte. L’or noir n’y est plus traité en dollars, mais en rial, la monnaie iranienne.

Une semaine avant l’ouverture de la bourse iranienne, Abdullah al-Badri, secrétaire général de l’OPEP, avait déclaré que, dans les dix ans à venir, les pays exportateurs de pétrole auraient troqué le dollar pour l’euro.

Le ministre irakien du pétrole, Hussein al-Shahristani, a dit à cette occasion : « L’OPEP va instaurer une commission afin d’étudier le passage du dollar vers toute une corbeille de monnaies. »

Au sein de l’OPEP, le Venezuela s’emploie en même temps que l’Iran à une accélération de ce processus.

D’autres pays producteurs de pétrole ne faisant pas partie de l’OPEP, telles la Norvège et la Russie, sont également prêts à laisser tomber le dollar. La décision de deux ou trois autres pays supplémentaires de passer à l’euro, au yen ou à une corbeille de monnaies est sans doute suffisante pour envoyer par le fond le navire amiral de l’hégémonie du dollar dans le monde, c’est-à-dire le pétrodollar. D’où ce commentaire de ce spéculateur hors format qu’est George Soros, au printemps dernier : « Le monde fonce vers la fin de l ‘ère du dollar. »

Jusqu’à présent, les États-Unis ont pu exporter la majeure partie de leur crise économique, tout simplement en augmentant le volume des dollars. Le monde avait besoin de ces dollars car le pétrole et les autres matières premières sont traités en dollars. C’est ainsi que 70 pour cent de toutes les réserves étrangères dans le monde sont constituées en dollars. Cette masse de dollars n’est plus, depuis bien longtemps, en rapport avec le volume réel de l’économie des Etats-Unis.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, quand la Grande-Bretagne et la livre britannique se sont retrouvées grièvement blessées, c’est le dollar qui est devenu la monnaie d’échange de la planète. Le point de vue du People's Daily montre que cette période court à sa fin.


Les lignes ci-dessus sont de la plume de Peter Franssen, rédacteur de www.infochina.be, le 19 septembre 2008.
 

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11/10/2008

23/09/2008: Les Etats-Unis ont besoin d’un esprit révolutionnaire...

 

sur: www.michelcollon. info

Les Etats-Unis ont besoin d’un esprit révolutionnaire

Howard Zinn  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Al Jazeera s’entretient avec Howard Zinn, écrivain, historien de l’Amérique, critique social et activiste, de la manière dont la guerre en Irak a changé le regard des autres sur les Etats-Unis et des raisons pour lesquelles « l’Empire » serait près de l’effondrement.
 
9 septembre 2008


Howard Zinn: Depuis un certain temps, et à coup sûr aujourd’hui, l’Amérique évolue vers moins de pouvoir et moins d’influence dans le monde.

Manifestement, depuis la guerre en Irak, le reste du monde s’est détourné des Etats-Unis et, si la politique étrangère américaine persiste dans cette voie agressive, violente et indifférente aux sentiments et réflexions des autres peuples, alors oui, l’influence des Etats-Unis va poursuivre son déclin.
C ‘est l’empire le plus puissant qui ait jamais existé tout en étant en train de s’écrouler, un empire qui n’a pas d’avenir… parce que le reste du monde lui devient étranger et tout simplement aussi parce qu’il croule sous les engagements militaires, avec des bases partout dans le monde alors qu’il est à bout de ressources sur son propre territoire.

Cette situation entraîne un mécontentement croissant au pays et je pense que l’empire américain va dès lors suivre le chemin des autres empires avant lui, c’est ce qui est en train de se produire.


Question : Y a-t-il un espoir de voir les Etats-Unis aborder sous un autre angle le reste du monde ?

HZ : s’il y a un espoir, il ne peut être porté que par le peuple américain.

Par un peuple américain suffisamment révolté et indigné par ce qui est arrivé à son pays, par la dégradation de son image aux yeux du monde, par l’épuisement de ses ressources humaines, les carences en éducation et dans le domaine de la santé ainsi que par la mainmise du monde des affaires sur la politique, avec les répercussions que cela entraîne sur la vie au quotidien du peuple américain.

Sans compter les prix à la hausse de la nourriture, l’insécurité croissante et la mobilisation des jeunes pour la guerre.
Je pense que tout cela peut faire naître un mouvement de révolte.

Nous avons assisté à des soulèvements dans le passé : le mouvement ouvrier, les droits civils, la mobilisation contre la guerre au Vietnam. Je pense que si les Etats-Unis poursuivent dans la même direction, nous pourrions assister à la naissance d’un nouveau mouvement populaire. C’est le seul espoir pour les Etats-Unis.


Q : Comment les Etats-Unis en sont-ils arrivés là ?

HZ : Si nous en sommes arrivés là, je présume que c’est parce que la population américaine a laissé les choses se dégrader à ce point, c’est-à-dire qu’il s’est trouvé assez d’Américains pour s’estimer satisfaits de leur situation, juste assez.

Bien sûr, beaucoup d’Américains ne le sont pas, c’est pourquoi la moitié de la population ne vote pas, elle se sent exclue.
Mais il y a juste assez d’Américains qui sont satisfaits, qui estiment recevoir assez de petits cadeaux de l’Empire, juste assez de personnes suffisamment satisfaites pour perpétuer le système. Nous en sommes arrivés là grâce à l’aptitude du système à se maintenir en satisfaisant juste assez de monde pour maintenir sa légitimité.
Mais je pense que cette époque sera bientôt révolue.


Q : Que devrait savoir le monde à propos des Etats-Unis ?

HZ : Je pense que beaucoup dans le monde ignorent qu’il existe une opposition aux Etats-Unis.

Très souvent, les gens dans le monde croient que Bush est populaire chez nous, ils pensent : « oh, il a été élu à deux reprises » ; ils ne comprennent pas la perversité du système politique américain qui a permis à Bush de l’emporter deux fois.
Ils ne comprennent pas la nature fondamentalement anti-démocratique d’un système dans lequel tout le pouvoir est aux mains de deux partis qui ne diffèrent guère l’un de l’autre et dont les gens ne peuvent saisir les différences.

Dès lors, nous sommes dans une situation où il va falloir des changements fondamentaux de la société américaine si nous voulons que la population soit à nouveau en harmonie avec elle.


Q : Pensez vous que les Etats-Unis puissent se remettre de leur situation actuelle ?

HZ : Et bien, j’espère en un rétablissement mais à ce jour, nous n’avons rien vu venir.

Vous m’avez interrogé au sujet de ce que le reste du monde ignore à propos des Etats-Unis et, comme je vous l’ai dit, il ignore l’existence d’une vraie opposition.
Il y a toujours eu une opposition, mais elle a toujours été écrasée ou anesthésiée, maintenue à l’ombre ou marginalisée en sorte que sa voix ne puisse être entendue.

Les gens dans le monde n’entendent que les voix des dirigeants américains.
Ils n’entendent pas les voix de tous ceux qui dans ce pays n’approuvent pas les dirigeants et veulent des politiques différentes.

Je pense aussi que le reste du monde devrait savoir que ce qui se passe en Irak n’est que le prolongement d’une longue politique impériale d’expansion dans le monde.

Je pense aussi que beaucoup croient que cette guerre en Irak n’est qu’une aberration ponctuelle et qu’avant cette guerre les Etats-Unis étaient un pouvoir inoffensif.
Ils n’ont jamais été un pouvoir inoffensif et cela depuis le tout début, dès la révolution américaine, depuis la confiscation des terres des Indiens, la guerre du Mexique, la guerre hispano-américaine…
C’est embarrassant à dire, mais nous avons dans ce pays une longue histoire d’expansion violente et je pense que non seulement beaucoup d’étrangers l’ignorent, mais aussi beaucoup d’Américains.


Q : Peut-on améliorer cette situation ?

HZ : Vous savez, cet espoir, s’il existe, réside dans ce grand nombre de citoyens américains qui sont corrects, ne veulent pas la guerre, ne veulent pas tuer d’autres peuples.

Il est difficile d’entrevoir cette espérance parce que les Américains qui pensent ainsi sont exclus des médias, leurs voix ne sont pas entendues et on ne les voit jamais à la TV.

J’ai participé dans ma vie à nombre de mouvements sociaux et j’ai pu voir qu’au début ou juste avant le développement de ces mouvements, il semblait n’y avoir aucun espoir.
J’ai vécu dans le Sud pendant sept ans, pendant les années du mouvement des droits civils, et la situation semblait désespérée mais il y avait de l’espoir en profondeur.
Quand les personnes s’organisent, commencent à agir, commencent à travailler ensemble, alors elles osent prendre des risques, s’opposer à l’ordre établi et commettre des actes de désobéissance civile.

Alors l’espoir devient évident et se concrétise en changement.


Q : Pensez vous qu’il existe une façon pour les Etats-Unis de retrouver une influence positive sur la marche du monde ?

HZ : Oui mais pour cela nous avons besoin d’une nouvelle direction politique qui soit sensible aux vrais besoins des Américains et ni la guerre ni l’agression ne font partie de ces besoins.

Elle devra être également sensible aux besoins des autres peuples et comprendre que les ressources américaines, au lieu de financer les guerres, pourraient contribuer à aider ceux qui souffrent.

Il y a eu des tremblements de terre et des catastrophes naturelles partout dans le monde et aux Etats-Unis aussi, mais cela a entraîné bien peu de réactions, voyez l’ouragan Katrina.
Les gens dans ce pays, particulièrement les pauvres et les gens de couleur ont été victimes du pouvoir Américain comme d’autres peuples ailleurs dans le monde.


Q : Pourriez-vous nous faire une synthèse de ce dont nous venons de débattre, le pouvoir et l’influence des Etats-Unis ?

HZ : Le pouvoir et l’influence des Etats-Unis ont décliné rapidement depuis la guerre en Irak parce que cette guerre a exposé, comme cela n’avait jamais été le cas dans l’Histoire, la manière dont s’exerçait le pouvoir américain dans ce type de situation et dans d’autres.

Dès lors que l’influence US décroît, son pouvoir décroît aussi.
Si forte que soit la machine de guerre, le pouvoir ne dépend pas que d’elle. Au total, le pouvoir décroît.
À terme, le pouvoir repose sur la légitimité morale du système et les Etats-unis ont perdu cette légitimité morale.

Mon espoir est que le peuple Américain se soulève spontanément et change cette situation pour son plus grand bénéfice et celui du reste du monde.



Traduit par Oscar GROSJEAN pour Investig'Action

Source: 09/09/08 « Al Jazeera »

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02/10/2008

01/10/2008: Gibier de potence...

Sent: Wednesday, October 01, 2008 11:31 AM
 
les textes de shamir

Mercredi 1 Octobre 2008 6h59mn 32s
le texte de la conf du 25 sept, et l'avant propos du livre, à la suite..
Gibier de potence

(L’effondrement de la grande pyramide) par Israël Shamir (traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier) 25 septembre 2008
Au lieu d’annoncer un désastre, l’effondrement financier offre une occasion unique de soigner tous les maux de l’Amérique. Une occasion à ne pas rater !
Sept ans après les attentats du 11 septembre, nous assistons derechef à un effondrement, plus grandiose et encore plus jouissif - celui de la pyramide financière américaine. Il avait fallu deux décennies pour la construire ; son effondrement n’a nécessité que quelques semaines. Coupons court aux pleurnicheries hypocrites : c’est là un show magnifique. Pas de regrets, pas de ‘mais’… Les bourses des valeurs américaines avaient flambé tandis que les Etats-Unis bombardaient Bagdad et Belgrade, elles avaient prospéré tandis qu’ils dévalisaient Moscou et qu’ils pressaient Pékin comme un citron pour en extraire les dernières gouttes de sueur. Tant qu’ils se payaient du bon temps, ils n’en avaient que davantage de fric pour envahir l’Irak, menacer l’Iran et étrangler la Palestine. En résumé : quand c’était ‘bon pour eux’, c’était mauvais pour nous. Rendons-leur, pour une fois, la monnaie de leur pièce, et
faisons-leur avaler leur propre potion amère…
Quand je dis « rendons-leur », je veux dire « à eux précisément », ici, et non pas les Américains, et quant au « nous », ce ne sont pas tous les autres habitants de notre chère planète. Non : « eux », c’est une minuscule pellicule de la population américaine, c’est la bande d’opulents enrichis du jour au lendemain de la côte Est, à Manhattan et autres hauts-lieux de la finance. Ces vingt dernières années, nous avons assisté à un grand transfert d’argent vers le haut, vers un quarteron extraordinairement exclusif et restreint d’animaux voraces. Alors que la majorité des Américains perdaient la possibilité d’envoyer leurs enfants dans les universités, ces gros matous se payaient de luxueuses villas en Floride et des immeubles de rapport à Tel Aviv. Pire : ils ont dépensé des milliards pour acheter les médias, afin de subvertir la démocratie américaine et d’envoyer des soldats américains faire la guerre aux
antipodes. Une grande partie de l’argent ainsi volé a été soustraite à l’économie américaine et siphonnée vers Israël, où les prix de l’immobilier ont crevé le plafond, et où ils n’ont d’ailleurs pas fini de monter.
Bien fait pour leurs tronches : ils étaient extrêmement fiers de savoir les chartes financières des Etats-Unis et du monde entier écrites dans un petit bureau réservé à Henry Paulson (du Trésor), à Ben Bernanke et à Alan Greenspan (de la Réserve fédérale), à Maurice Greenberg de l’A.I.G... Ils s’étaient construit leur monde à part, entourés des Lehman Brothers, de Merrill Lynch, de Goldman Sachs, Marc Rich, Michael Milen, Andrew Fastow, George Soros et consorts. Leur nouveau monde de Lexus et Nexus était glorifié par Tom Friedman, du New York Times. N’ont-ils pas décerné le Prix Nobel d’économie à Myron Scholes et à Robert C. Merton, les fiers PDG d’un fonds de placement à la réputation désormais infamante, le Long Term Capital Management Hedge Fund, qui a été racheté par la Réserve Fédérale de New York pour non moins de 3,6 milliards de dollars ? Le président Bush les a récompensés de leur irresponsabilité
en les exonérant d’impôts. Alors, aujourd’hui : qu’ils crachent au bassinet ! Qu’ils paient pour tout le bon temps qu’ils se sont payés!
Ils ont raflé vos dollars sonnants et trébuchants, et ils en ont fait de la monnaie de singe, en les transformant en assignats non convertibles, ne dégageant aucun intérêt, de la Banque Fédérale , gagés uniquement sur la confiance des « gogos », pour reprendre les termes d’un internaute avisé. La ruine des ouvriers américains (et même de la classe moyenne américaine) est inéluctable. La grande peur autour du grand accélérateur de particules hadrons de Genève, supposé capable de créer un trou noir avalant la planète Terre toute entière était [sans doute inconsciemment] fondée sur une sensation d’être aspirés par le fond, celle-la même que génère le spectacle des ultra-riches américains en train de disparaître, avalés par leur trou noir financier.
Ce n’est certes pas la première entourloupe à base de confiance trahie de l’Histoire : ainsi, Jay Gould et Joseph Seligman avaient provoqué le crack boursier du « Vendredi Noir », à la fin du XIXème siècle. Jacob Schiff, lui, provoqua la célèbre panique financière du « Jeudi Noir », qui entraîna une dépression économique d’ampleur nationale [1]. Seligman avait déjà été le deus ex-machina du scandale de Panama, une escroquerie boursière devenue proverbiale, en France. L’escroquerie avait été montée par deux juifs d’origine allemande, Jacques Reinach et Cornelius Herz, qui avaient acheté les députés français. Tandis que Reinach s’occupait des députés de droite, l’équivalent français des « Républicains » américains, Herz se chargeait d’acheter les « Démocrates ». L’encyclopédie en ligne sur Internet Wikipédia cite la philosophe Hanna Arendt, qui a écrit à ce sujet que les hommes assurant
l’interface entre le secteur privé et l’Etat étaient quasi-exclusivement des juifs. C’est cette étreinte torride entre l’Etat et le monde du business qui fut la recette assurée du désastre.
Manifestement, les choses ont changé, depuis lors. Aujourd’hui, les Mammonites sont membres de diverses confessions religieuses, y compris des adeptes de la Christian Science comme Hank Paulson, dont le revenu annuel net est estimé à 700 millions de dollars et dont la carrière chez Goldman Sach (dont il a été le président de 1998 à 2006) a fait de lui le candidat qui allait de soi pour le poste de Secrétaire au Trésor américain. Seule, leur dévotion au dieu de la Rapacité n’a pas changé. Dans un monde capitaliste idéal, dans le monde de l’ « économie de marché » qu’ils n’ont cessé de célébrer, ils devraient normalement payer les pots cassés. Dans le roman extrêmement divertissant de Glen David Gold, « Carter bat le Diable » [Carter Beats the Devil], leur ancêtre spirituel se voit condamné au goudron et aux plumes par le peuple vigoureux du Connecticut, autour de l’an de grâce 1670, pour avoir acheté toute une
cargaison de produits importés dans l’intention malhonnête de devenir riche du jour au lendemain en s’emparant des marchés et en saignant à blanc ses concitoyens. Aujourd’hui, un tel malfaiteur recevrait la médaille du Fonds néolibéral Milton Friedman, il serait cité au tableau d’honneur du Jinsa, cette boîte à idées à l’intitulé évocateur d’ « Institut juif pour les Questions de Sécurité nationale » (Jewish Institute for National Security Affairs) et la prestigieuse Harvard Business School le citerait en exemple…
Aujourd’hui, ils ont l’intention d’utiliser leur contrôle sur le gouvernement américain pour faire payer les pots cassés au peuple américain. Que l’on qualifie cette manœuvre de « nationalisation », de « privatisation » ou de « rachat », le résultat des courses sera qu’un nombre énorme d’Américains vont se retrouver sur la paille, et que tous les Américains crouleront sous le poids des impôts. Quant aux organisateurs de la pyramide financière, ils joueront des flûtes : ils se retireront dans leurs manoirs douillets pour gérer en toute quiétude leurs investissements hyper-protégés, en béton, comme ils l’ont toujours fait.
On s’est foutu de la gueule des Américains ; on les a dévalisés tout aussi facilement que des Albanais peu au fait des questions financières, voici de cela quelques années. C’est même pire : les Albanais avaient décroché leurs tromblons à gros sel et ils avaient pourchassé les voleurs ; les Américains, eux, s’aplatissent, et ils tendent l’autre joue.
Les Américains ont le droit de savoir qui les a dévalisés, eux et leurs enfants : ce sont ces hommes qui se sont enrichis d’une manière tellement ostentatoire durant ces vingt dernières années. Il faut que ces gens-là paient leur forfaiture. Et si le gouvernement, le président, le Congrès et le Sénat, les Démocrates et les Républicains traînent les pieds pour faire passer la justice, les citoyens américains ordinaires ont tout-à-fait la possibilité de faire ce que leurs ancêtres yankees du Connecticut avaient fait : ils peuvent les tartiner généreusement de goudron et les rouler dans le duvet de quelques polochons. Si ça ne suffit pas : accrochez ces salauds aux lampadaires !
Est-ce que ce n’est pas là, en l’occurrence, l’occasion ou jamais de se souvenir pour quelle raison précise les Pères Fondateurs de l’Amérique ont gravé dans le marbre du Deuxième Amendement de leur constitution le droit des gens à posséder et à porter des armes. Grâce à Dieu, il n’a pas encore été supprimé. Ces armes, ce n’est pas aux voleurs de s’en servir mais au peuple, quand les autres moyens ne marchent pas. Aux armes ! comme disaient les Français en se ruant sur les escrocs. L’Amérique a une grande tradition d’application directe et immédiate de la justice, leur mot d’ordre du grand Ouest : « pendez-les haut et court ! » C’est le moment ou jamais.
Faisons rentrer les soldats américains d’une guerre totalement inutile, et supprimons les bases militaires américaines dans le monde entier : le véritable ennemi des Américains est chez eux, aux Etats-Unis. Pour reprendre les paroles de Lénine, qui résonnent toujours, et restent d’actualité, transformons la guerre impérialiste en une guerre civile, contre ces bâtards cupides ! Au lieu de pressurer les contribuables, faisons des Etats-Unis une zone ‘milliardaire-free’. Les milliardaires, ces rats de la pire rapacité, se sont fait des c.uilles en or avec leur Grande Pyramide : mettons-les sur la paille ! Vidons leurs comptes bancaires numérotés ! La disparition de trillions de dollars de leurs comptes bancaires numérisés fera remonter la valeur du billet vert ; et vous, vous toucherez vos salaires en argent réel, et non plus en monnaie de singe.
Et, cerise sur le gâteau, étant donné que plus de la moitié de tous les milliardaires du globe sont des membres revendiqués du lobby israélien, cela résoudra par la même occasion les problèmes du Moyen-Orient. Pour plus de sûreté, confisquez tous les avoirs des bâtisseurs de Pyramide financière : ceux de Paulson et de Bernanke, ceux des PDG de Merrill Lynch et de Goldman Sachs, sans oublier ceux du président George Deubeuliou Bush, qui a fermé les yeux sur tout ça. La paix reviendra, ou plus exactement adviendra, en Palestine, en Afghanistan et en Irak ; les Américains pourront, à nouveau, être fiers de leur pays. Une telle auto-restitution massive réinstaurera la démocratie aux Etats-Unis : les prochains candidats à la présidence n’iront plus, chapeau à la main, déclarer leur féauté devant le congrès de l’Aipac. La défaite de la rapacité permettra au peuple de se tourner vers Dieu ; le ballast balancé par-dessus bord
permettra d’apporter à tous les citoyens la sécurité sociale, les soins médicaux et l’éducation gratuite. Ainsi, bien loin d’être une catastrophe, l’effondrement financier offre une opportunité unique de guérir tous les maux de l’Amérique ! Une occasion à ne manquer sous aucun prétexte !
Quant à vous, citoyens du monde entier en-dehors de l’Amérique, permettez-moi de vous donner un conseil : ne jetez pas par les fenêtres un argent honnêtement gagné pour, soi-disant, sauver la monnaie de singe. Rejetez les ronronnements séducteurs venant de Washington. Considérez que vos dépôts aux Etats-Unis sont d’ores et déjà foutus. Si vous en obtenez quand-même un petit quelque-chose : tant mieux ! Mais ne gaspillez ni votre argent, ni vos efforts, dans l’espoir vain de récupérer ce qui est, de toute manière, déjà parti en fumée. Il y a un avoir d’une valeur inestimable, que vous pouvez obtenir en échange de vos placements bidonnés : votre liberté, et votre indépendance. Le dollar effondré, cela veut dire que votre économie sera sauvée. L’effondrement de la Pyramide financière américaine vous rendra libres !
[1] Benjamin Ginsberg, The Fatal Embrace: Jews and the State, University of Chicago Pres, Chicago 1993, p 73.
°°°°°°°°
La Bataille du Discours, Avant-propos
par Israël Adam Shamir, p. 11-17, BookSurge 2008
http://www.amazon.fr/Bataille-discours-Israel-Adam-shamir/dp/1439211434
Traduction par Marcel Charbonnier


[Inscription sur le tank: “Today Baghdad , Tomorrow Paris”]

Sur ce tank, photographié sur la terre irakienne, on peut lire le slogan : « Aujourd’hui à Bagdad, demain à Paris ! ».. Durant la guerre en Irak, aux jours de l’opposition de Jacques Chirac à l’agression des Etats-Unis, cette animosité était très répandue parmi les Yankees : en la France , ils voyaient leur pire ennemi. Mais le pire qu’ils aient pu commettre, c’était de rebaptiser les « French Fries » (les frites) en « Freedom Sticks » (bâtonnets de la Liberté ), ce qui a beaucoup fait s’esclaffer les gens intelligents. Toutefois, quelques années plus tard, ce slogan est devenu la réalité : après la prise de Bagdad, Paris aussi est tombé aux mains des forces américaines. Pour installer un fantoche américain à Bagdad, les Américains avaient dû se battre durant plusieurs semaines. Mais le fantoche américain du Palais de l’Elysée y a été installé sans qu’on ait eu à tirer la moindre balle.
En dépit de son look de Panthère Rose, Sarkozy restera comme un des personnages les plus sinistres de l’histoire de France. La France avait été le seul pays, au monde, qui eût réussi à se débarrasser de l’occupation yankee ; c’est désormais du passé. Le Président Sarkozy a décidé de détricoter le grand œuvre de Charles de Gaulle, lequel avait réussi à chasser l’armée américaine d’occupation et à placer l’armée française sous le contrôle de la nation. Sarkozy a remis l’armée française sous la coupe de l’Otan. Il a envoyé des soldats français en Afghanistan, versant leur sang sur l’autel de la soumission à l’atlantisme. Dans un de ces discours pompeux dont il a le secret, il a juré « de ne pas livrer l’Afghanistan » [aux Afghans, j’imagine…] « Une guerre est en cours, dans ce pays – une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme, une guerre que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre,
et que nous ne perdrons pas ! » Il n’a fait que répéter les propos tenus par Jacques Doriot, lorsque celui-ci décida d’envoyer des ‘volontaires’ français se battre aux côtés du Troisième Reich, contre l’Union soviétique.
Alors : « Bienvenue en France occupée » ? Oh non : quelle absurdité ! La vie n’est pas si horrible : les cafés sont ouverts, les théâtres sont pleins, les Français sont libres de s’exprimer, allez-vous objecter. Mais, sous l’occupation allemande, les cafés étaient tout aussi pleins, et les Halles étaient tout aussi achalandées. Récemment, il y a eu une exposition de photos prises par André Zucca, intitulée « Les Parisiens sous l’Occupation », et cette expo nous a rappelé que le train-train quotidien se déroulait comme d’habitude, même alors. Maimonide a écrit, très sagement, que la vie continuera comme d’habitude, même une fois le Messie venu : le soleil se lèvera, puis il se couchera, les filles tomberont amoureuses, et les gars se battront.
Sans même y prendre garde, la France –et avec elle l’Europe– est passée de l’ère de la démocratie à la tyrannie du libéralisme totalitaire, fondé sur trois pouvoirs a-démocratiques et non élus –celui des banques, celui des médias et celui des juges– et soutenu par les armées et par les banques des USA. Cette tyrannie sans nom n’a pas non plus de visage : nous n’élisons pas ceux qui tiennent notre sort en leurs mains ; nous ne les connaissons même pas, ni ce qu’ils veulent faire de nous, mais nous en ressentons le pouvoir écrasant.

Les essais ici réunis ont été écrits principalement en Israël/Palestine, et ce lieu de leur écriture m’a rendu particulièrement sensible à un trait étrange, et quelque peu inattendu, de la nouvelle tyrannie : généralement dépourvue de tout sentiment humaniste, elle est extrêmement partiale, dès lors qu’il s’agit des juifs (en leur faveur, bien entendu). Pour un centième de ce que font les juifs, quotidiennement, les Palestiniens peuvent être affamés jusqu’à ce que mort s’ensuive, les Libanais bombardés, les Iraniens vitrifiés et les Russes ostracisés. Ce sont les hauts postes tenus par des juifs, dans les trois branches non-élues du pouvoir, qui fournissent une explication d’une telle partialité.
Les hommes politiques français le sentent bien: à chaque fois qu’un juif est blessé, tous les dirigeants politiques français se précipitent à son chevet, et des milliers d’hommes et de femmes bien intentionnés défilent, en solidarité. Si le mur d’une synagogue est sali de graffitis, le président de la République accourt, afin de faire part de sa colère et de sa tristesse. Mieux vaut nier la Création du monde et la Crucifixion du Christ que douter de la suprême importance de l’Holocauste, cette nouvelle religion élitiste et antidémocratique, fondement de l’interventionnisme et de la supériorité des riches-et-puissants. Bien que ce culte démente la soi-disant séparation de l’Eglise et de l’Etat, nul émule de Voltaire n’écrase l’infâme et, quand bien même y en aurait-il un qui le veuille, la République a de nouvelles prisons, qui valent bien celle de la Bastille.
Essayez seulement, pour voir, de formuler la moindre critique au sujet de l’apartheid à direction juive en Palestine, de ses racines historiques et idéologiques. On ne vous expédiera pas dans un camp, c’est vrai, mais on vous submergera sous les pénalités jusqu’à vous faire disparaître. Mon ouvrage consacré à cette question, The Galilee Flowers, a été publié en plusieurs langues et dans beaucoup de pays, tant en Europe qu’ailleurs. Il a été publié, également, en France, sous le titre L’Autre Visage d’Israël. Mais il n’y a qu’en France que la première édition de ce livre a été brûlée, sur les injonctions du CRIF, et que l’éditeur de la deuxième édition a été condamné à une amende d’un montant de quinze mille euros.

Ainsi, moi, qui suis Israélien, j’ai été poursuivi par le CRIF pour manque de respect envers les juifs, et un tribunal français a reçu la plainte transmise par la LICRA. Y a-t-il une autre communauté, existe-t-il une autre religion ou un autre groupe de personnes qui jouissent d’une telle protection ? Ne vous y trompez pas : ces jugements ne sont nullement fondés sur le droit, mais uniquement sur son interprétation biaisée. Quand un raciste antimusulman est poursuivi pour offense à l’Islam, les tribunaux rejettent, indignés, de telles plaintes, au nom de la liberté d’expression. En fait, les tribunaux ne jouissent jamais d’une totale liberté de décision : ils sont susceptibles d’accepter une plainte afin de protéger la dignité de quelqu’un, ou bien ils peuvent la rejeter, afin de protéger les libertés. Les juges sont des êtres humains : ils savent surtout ce qui est bon pour eux-mêmes. S’ils interdisaient les attaques
contre l’Islam, tout en autorisant la critique de la judéité, ils pourraient probablement dire adieu à leur promotion, pour commencer… Aujourd’hui, les juifs sont dans la position de l’aristocratie sous l’ancien régime : ils sont au-dessus de toute critique et il est tout simplement inenvisageable de les mettre en cause.

Nombreux sont ceux qui ont remarqué les origines juives de Sarkozy. Mais cela ne veut pas dire grand-chose. Si vous voulez observer ce que sont le véritable sycophantisme et l’authentique soumission aux juifs, alors écoutez plutôt Fadela Amara, la secrétaire d’Etat française (d’origine algérienne) chargée de la Politique de la Ville *. Pour elle, seuls importent la souffrance juive, les droits juifs, la mémoire juive. Et rien d’autre ; ni les peines des Français, ni celles de son propre peuple. Elle donne de la voix pour défendre le sang de responsables juifs potentiellement déloyaux. Elle « regrette » le malheur des Algériens ou des Africains colonisés, mais « cela ne saurait être comparé » au sort des juifs. Elle hait le Hamas, le gouvernement palestinien démocratiquement élu, elle abhorre le président de l’Iran ; elle soutient les caricatures et les films antimusulmans, et se elle sent comme chez elle en Israël.
Elle vous gouverne, dans l’ombre courte Sarkozy. Un autre ministre, celui des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, fut le gauleiter de l’Otan au Kosovo occupé ; sous son administration bienveillante, des milliers de Kosovars de la « mauvaise » ethnie ou de la « mauvaise » croyance religieuse ont été chassés de chez eux, ou tués. Aujourd’hui, il vous gouverne. Sioniste et activiste droit-de-l’hommiste, il a soutenu toutes les interventions militaires fondées sur les « droits de l’homme » : bombardements de la Serbie , invasion de la Somalie , invasion de l’Irak… (Remplissez les pointillés…) Il a gouverné le Kosovo conquis par l’Otan, et il a autorisé ses chouchous, les gangs albanais, à brûler des églises et à expulser les Serbes. Aujourd’hui – normal – il soutient les plans d’attaque de l’Iran fomentés par Bush, et les projets israéliens d’étranglement de Gaza.

Ni Sarkozy, ni Kouchner ne seraient parvenus au pouvoir, si ces puissances non-élues que sont les médias, les banques et la justice, n’avaient pas comploté contre votre liberté, placé BHL et Finklelkraut à l’intérieur de chaque téléviseur et de chaque poste de radio, arrêté et jeté en prison des gens pensant différemment, et financé exclusivement certains projets bien particuliers, à l’exclusion de tous les autres. Il faut réinstaurer la démocratie ; les pouvoirs non-élus doivent être placés sous le contrôle des électeurs.
Ce qui se passe en France préoccupe énormément le monde entier. La France était un phare de civilisation, un bastion de culture et le pays par excellence où il faisait bon vivre. Nous, les milliards d’étrangers, nous aimerions que vous restiez à la hauteur de vos glorieuses traditions françaises. Nous en vous conjurons : ne devenez pas, à votre tour, des clones produits en masse !

Israel Adam Shamir
Jaffa


*La gauchiste (de service) de Sarkozy (extraits)
par Adara Primor, le 26 août 2008, in Haaretz (Israël)
https://www.haaretz.co.il/hasen/pages/ShArtStEngPE.jhtml?itemNo=971505

Fadela Amara (43 ans), secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville , est féministe et célibataire, militante dans l’âme et elle a l’anti-islamisme dans le sang. Bien que liée à la gauche idéologique, elle est ministre dans un gouvernement de droite…


Comme chez elle, en Israël

Amara dit qu’en Israël, elle s’est sentie, de fait, comme chez elle.


L’Holocauste : incomparable

L’Algérie : « Il est exact que mon père, né sous le colonialisme, était privé de ses droits. Il n’avait pas pu aller à l’école, et je ne peux que regretter ces « intervalles malheureux » qui parsèment l’histoire de la France. Mais il n’y a rien de commun, en cela, avec la Solution finale. Le terrible Holocauste fut l’acte le plus barbare auquel le monde ait eu jamais à faire face. Cela n’est comparable à absolument rien d’autre. Même pas au génocide, au Rwanda. »


Mais, au Rwanda, il s’agissait d’un génocide organisé, cependant ?

« Certes, mais il n’avait pas été planifié, ni mis à exécution, de la même manière, mécaniste et perverse. A mon avis, le piège auquel certains intellectuels tentent de recourir en mettant tout sur le même plan, au nom d’une sorte de compétition entre les différentes mémoires, représente le summum de l’antisémitisme. C’est là un acte d’antisémitisme de luxe… L’antisémitisme est en train de revenir, sous une nouvelle formule, dans les banlieues, où les Islamistes ont pourri le cerveau de nos gamins. Si nous avions rempli nos rôle comme il aurait fallu, et si nous avions radicalement réduit l’antisémitisme en France, y compris dans l’administration, nous n’assisterions pas, aujourd’hui, dans les banlieues, à sa forme islamiste, ni à son discours, qui a des tonalités fascistes. Tout cela, c’est le résultat de notre lâcheté, et aussi du fait que nous n’avons pas voulu l’admettre, que nous voulions ne
pas savoir.


Soutenez-vous la proposition controversée du Président Sarkozy, d’assigner à chaque élève des écoles élémentaires la tâche de se souvenir d’un enfant juif particulier ayant péri dans l’Holocauste ?

« Oui. Je suis si terriblement angoissée à l’idée que cela puisse se produire à nouveau, que je ferais n’importe quoi à ce sujet. L’idée de l’adoption de la mémoire d’un enfant disparu dans l’Holocauste – peut-être pas par un élève en particulier, mais par une classe entière – est une idée qui est, à la fois, bonne, efficace et nécessaire. En particulier, aujourd’hui.

« Les gens évoquent un si grand nombre de mémoires – colonisation, esclavage, etc… Mais c’est sur l’Holocauste qu’il faut mettre l’accent, parce que nous n’en avons pas suffisamment internalisé la mémoire.

« Etant quelqu’un qui respecte la démocratie, et opposée aux forces islamistes, j’ai été très très triste, quand le Hamas a remporté les élections...

« Quoi qu’il en soit, on ne peut permettre à quiconque de remettre en cause le droit à l’existence d’Israël, comme le fait ce psychopathe de président iranien !...


Ce « président psychopathe », comme vous dites, vous effraie-t-il ?

« Quiconque affirme ne pas avoir peur de quelqu’un comme lui est aussi fou que lui ! »


Quelle est votre position en ce qui concerne la publication de la caricature du Prophète Mahomet ?

« En tant que partisane fanatique de la liberté d’expression, je la défends. Je comprends que d’aucuns puissent avoir été offensés par cette publication, mais je ne comprends toujours pas pourquoi elle a pu provoquer un tel tollé ? »


Et vous soutenez aussi la distribution du film produit par le Hollandais d’extrême-droite Geert Wilders, qui affirme que le Coran est d’essence fasciste, et qui le compare au Mein Kampf d’Adolf Hitler ?

« Oui ! », répond Amara avec ferveur. « Je suis contre la comparaison établie avec Mein Kampf, mais j’exige qu’on me permette de combattre pour que les gens puissent s’exprimer conformément à leurs idées et à leurs croyances. »


Même s’ils ont l’intention de provoquer ?

« Oui. S’il existe des gens qui pensent que l’Islam est une religion de terroristes, je dois être en mesure de les entendre dire cela, et de leur répliquer sur ce point : c’est l’essence même de la démocratie ».
 

13/08/2008

12/08/2008: ouvrage De Munich à Vichy...

-------- Message original --------

Sujet: TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy
Date: Tue, 12 Aug 2008 22:40:28 +0200
De: Annie Lacroix-Riz <annie.lacroix-riz@wanadoo.fr>


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 12 août 2008 22:39
Objet : TR: Réf. : Interview ALR sur De Munich à Vichy

 

Chers amis et camarades,

Mon ouvrage De Munich à Vichy sort demain.

Voir ci-dessous les deux textes suivants, qui y ont été consacrés par deux lecteurs de ses épreuves, Jean Lévy et Jean-Christophe Grellety.

 

Bonne lecture,

 

Amitiés,

 

Annie

 

Signature à la fête de l'Huma

 

 

1° Le blog du 4 août 2008 de Jean Lévy

De Munich à Vichy

 

Nous commençons ce 'blog' par une 'histoire'.

Il s'agit d'une des nombreuses apostrophes attribuées au général de Gaulle.

Le chef de la France libre rencontre pour la première fois le général Giraud.

Nous sommes au Maroc, en janvier 1943. Les troupes anglo-américaines ont débarqué en Afrique du Nord, le 7 novembre 1942. Giraud, fraîchement arrivé de Vichy (où il avait adoubé Pétain), venait d'être promu, par le représentant de Roosevelt, « proconsul » français, en Afrique du Nord.

De Gaulle, tenu en dehors des opérations militaires alliées en Afrique du Nord, écarté de toute responsabilité politique par les plans US, rechigne.

Il impose sa venue et une nouvelle redistribution des cartes. Au repas de 'réconciliation', en présence du président des Etats-Unis et de Churchill, Giraud, très disert, raconte avec force détails son évasion d'Allemagne.

Son récit terminé, de Gaulle le félicite et poursuit :

«Vous pourriez peut-être nous conter maintenant comment vous fûtes fait prisonnier    ».

Cette 'histoire' a une morale. si les victoires et les moments glorieux de notre passé, sont célébrés avec faste, et sont accompagnés d'officielles et récurrentes cérémonies commémoratives, les évènements sombres, les époques noires passent souvent à la trappe de l'Histoire.

On rend hommage chaque année aux héros de la « Grande guerre » chaque 11 novembre. On fête la Libération de Paris d'août 44, la capitulation allemande du 8 mai 45.

Si la capitale a été libérée, c'est que le pays a été envahi, et s'il a été envahi, c'est que notre pays a subi un désastre militaire sans précédent (il a fallu 35 jours aux panzers nazis pour occuper Paris), Mais pose-t-on la question :  « comment la France en est-elle arrivée là ? ».

 

Certes, des « explications » diverses ont été données très succinctement.

D'un côté, on prétend que « notre armée (considérée en 1939 comme la première du monde) a été mal conduite, avec des généraux incapables, un armement insuffisant et inadapté ».

De l'autre, on met en cause 'les 40 heures qui auraient réduit nos capacités  industrielles d'armement', le Front Populaire et son 'esprit de jouissance(qui) l'aurait emporté sur l'esprit de sacrifice' (dixit Pétain), la 'faiblesse' de la IIIème République face aux Etats 'virils' (l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste).

Mais le motif, le plus souvent évoqué depuis des décennies, c'est « la trahison de l'Union soviétique » qui, en signant en août 1939, un pacte de non-agression avec l'Allemagne hitlérienne, aurait donné « un coup de poignard dans le dos aux Alliés ».

Cette affirmation, sans cesse assénée, tant par les médias que dans nos collèges et lycées, distillée comme « vérité officielle », depuis près de soixante-dix ans, est devenue l'Histoire, avec un grand H.

Cette version des faits répond à la volonté de la classe dirigeante de corrompre les esprits, non seulement en fonction du passé, mais également du présent. Cette attitude délibérée s'insère dans la lutte idéologique actuelle que mène, tous azimuts, le capitalisme financier contreles forces qui s'opposent à sa domination.

 

Certes, des livres militants ont tenté de donner d'autres explications. Ils ont rappelé les faits, la trahison rampante de la bourgeoisie, « préférant Hitler au Front populaire », le chemin qui a mené de la République à l'Etat français.

Mais il manquait des ouvrages savants, écrits par des historiens, nourris aux sources des archives croisées dont on dispose aujourd'hui, soucieux de prendre en compte la réalité politique et économique de la période précédant la seconde guerre mondiale et des attitudes des principaux acteurs, qui ont joué un rôle dans la décennie des années trente.

Annie Lacroix-Riz, professeur à Paris-VII, s'inspirant de cette méthodologie

 

rigoureuse, nous apporte, depuis des années, ouvrage après ouvrage, les réponses aux questions posées par la Seconde guerre mondiale, la défaite, l'Occupation.

Après « Banquiers et industriels sous l'Occupation », puis « Le choix de la défaite », Annie Lacroix-Riz publie « De Munich à Vichy, L'assassinat de la Troisième République ».* Cet ouvrage, qui couvre les deux dernières années qui ont précédé la défaite, de 1938 à 1940, s'appuie sur l'ensemble des archives disponibles, françaises, allemandes, britanniques, américaine, portant sur les sources diplomatiques, policières, économiques et politiques des camps en présence.

Annie Lacroix-Riz, en 300 pages, avec plus de 50 pages de références qui authentifient les affirmations de l'auteur, une ample bibliographie et une chronologie des évènements, restitue la vérité sur cette période décisive, vérité délibérément occultée par l'histoire officielle. L'historienne permet de comprendre l'enchaînement des évènements, les raisons d'une défaite programmée par les élites de ce temps, « l'assassinat » orchestré de la Troisième République. La réussite de ce plan supposait l'écrasement de toute résistance populaire, la mise hors la loi du Parti Communiste français

 

et de ses militants. Ce qui fut réalisé AVANT LA DEFAITE par le personnel politique en place, de droite comme, prétendument, de 'gauche'.

Pour arriver à ses fins, il fallait pervertir les esprits et falsifier l'Histoire.

Ce qui fut fait à l'époque et qui se perpétue de nos jours.

Il faut lire Annie Lacroix-Riz.

Même les esprits ouverts, tous ceux qui avaient compris la réalité de la trahison des élites dans les années trente, même ceux-là restent ébahis par l'énormité du complot, la « collaboration » avant la lettre, dès 1938, et même bien avant, entre politiciens français et nazis allemands, entre la police française et la Gestapo,

 

Cette année marquera le 70ième anniversaire de la honteuse capitulation de Munich du 28 septembre 1938. Puis, la fin de la « semaine des deux dimanches », l'écrasement de la résistance ouvrière avec la grève du 30 novembre (deux ans après le Front populaire), la réception des dignitaires hitlériens à Paris, le 6 décembre suivant, par le gouvernement Daladier- Bonnet-Reynaud (d'où furent exclus les ministres juifs), les décrets instituant les premiers camps de concentration visant les « étrangers indésirables ».

Il serait donc bon, avec le dernier ouvrage d'Annie Lacroix-Riz, de faire connaître au plus grand nombre, la vérité sur ces évènements qui préparaient la défaite et ouvraient la voie à Vichy.

 

Au-delà de notre histoire enfin restituée, cette bataille idéologique s'intègre à celle que nous menons, aujourd'hui, vis-à-vis des mêmes ennemis, l'élite de la grande bourgeoisie, ses politiciens soumis et leurs médias, contre la nouvelle trahison nationale que constitue la « collaboration européenne » au sein de l'Union, au détriment de notre peuple, de sa souveraineté, de son indépendance.

 

*Annie LACROIX-RIZ, « De Munich à Vichy,

        L'assassinat de la Troisième République 1938-1940 »

        publié chez Armand COLIN

Cet ouvrage doit sortir au mois d'août.

 

2° l’entretien avec Jean-Christophe Grellety, paru ce jour, http://jeanchristophegrellety.typepad.com

15:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, paix, propagande, politique, histoire, liberte, socialisme, guerre, paris, pc, resistance, silence, television, urss, actualite, agenda, france, fascisme, hitler, staline, imperialisme, mensonges, medias, presse, usa, agressions, courcelles, capitalisme, communisme, europhe, information | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/07/2008

10/07/2008: Ce que le Dalaï Lama ne dit pas sur le Tibet et sur sa doctrine ...

Sur le site de Michel Collon: http://www.michelcollon.info
Ce que le Dalaï Lama ne dit pas sur le Tibet et sur sa doctrine
Elisabeth Martens  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Les raisons qui m’ont poussé à écrire ce livre qui va à l’encontre des idées toutes faites à propos du Tibet, de son histoire et de sa religion : de plus en plus d’amis proches écoutaient religieusement les discours du Dalaï Lama, se disaient sympathisants du Bouddhisme tibétain, et du même coup, adhéraient aux thèses du mouvement pour l’indépendance du Tibet. Au point où moi-même - plus sensibilisée à la question tibétaine parce que j’ai habité en Chine trois ans et parce que je donne des cours sur la pensée chinoise -, j’ai été amenée à me positionner. Dès lors, je me suis documentée et j’ai constaté que les informations disponibles, ici en Occident, à propos de l’histoire du Tibet et du Bouddhisme au Tibet sont soit détournées, soit inexistantes. De là, ma recherche.
 
« Histoire du Bouddhisme tibétain, la Compassion des Puissants »,
édition L’Harmattan, collection « Recherches asiatiques », 2007
ISBN : 978-2-296-04033-5, prix : 25,50 €

Texte de présentation du livre

Mon livre, résultat de cette recherche, raconte l’histoire du Bouddhisme tibétain (lire : BT dans la suite du texte), depuis sa formation jusqu’à son actualité brûlante ; il est divisé en trois parties distinctes : entrée, plat consistant et dessert… comme un bon repas de famille après lequel on n’a plus qu’à aller faire la sieste ! Pas de panique : il est écrit dans un style allègre et avec un brin d’ironie, ce qui allège la digestion. Toutefois il peut se lire comme trois petits livres, chacun relatant une époque du BT. L’entrée de notre petit repas familial concerne la période de gestation du BT, depuis l’enseignement du Bouddha (6ème AC), jusqu’à la formation de l’école bouddhiste qui, au 9ème PC, s’implante sur le Haut Plateau Tibétain : le Vajrayana ou Véhicule tantrique ou Tantrisme. Après avoir esquissé le Dharma (ou « enseignement du Bouddha »), je rappelle la scission que connut le Bouddhisme au 1er PC et les cheminements différents du Hinayana et du Mahayana (Petit et Grand Véhicules). Je survole ensuite l’évolution du Mahayana en Inde avec ses senteurs hindouistes et la naissance du Vajrayana au 6ème PC.

Je raconte un peu plus longuement l’entrée du Mahayana en Chine, son utilisation politique lors de l’éclatement de l’Empire chinois, et les questions que le Bouddhisme a posé à la pensée chinoise. Celle-ci, ne pensant pas en-dehors du monde physique et temporel, limité et duel, qui est le nôtre, n’était pas prête à entendre le message de délivrance du Dharma : pour la Chine, la souffrance (la « dukkha » du Bouddhisme) est l’autre facette du bien-être, et qui ne connaît pas l’un ne peut jouir de l’autre. Il n’empêche que la venue du Bouddhisme en Chine a placé celle-ci au pied de son mur philosophique : « transcendance ou immanence ? », la question était clairement posée. La Chine, après un millénaire d’influence bouddhiste, a résolument opté pour la dialectique et le Relativisme. Comme vous pouvez le constater, j’ai profité de cette première partie pour me poser des questions philosophiques et existentielles : qu’est-ce qu’une religion ? comment la distinguer d’une philosophie ? l’enseignement du Bouddha n’est-il pas aussi une religion, malgré ce qu’en disent actuellement ses adeptes ? quel est le rôle des religions dans la vie psychique des êtres humains ? quel est leur rôle dans l’évolution d’une société ? les religions sont-elles encore nécessaires ? ne peut-on se passer de la religion tout en développant notre côté spirituel ? etc. Autant de questions auxquelles je m’attarde, sans doute pour mettre mes propres idées au clair, tout en sachant que ces questions touchent la plupart d’entre nous. Donc, cette première partie de mon livre est écrite comme un essai.

La seconde partie du livre est le « plat consistant », le gros oeuvre après le hors-d’œuvre. Il s’agit de l’histoire du Bouddhisme au Tibet, depuis son arrivée au Tibet (vers le 6ème PC) jusqu’à sa pratique actuelle, au Tibet. Pour engager cette partie de l’histoire, j’ai voulu planter le décor : qu’appelle-t-on le « Tibet » avant l’arrivée du Bouddhisme ? La géographie du Haut Plateau explique comment des êtres humains ont atterri si haut et si loin de tout, dans des régions qui sont devenues inhospitalières, alors qu’elles ne l’étaient pas lorsque les premiers venus s’y sont installés. Qui sont ces gens, d’où venaient-ils ?

On s’aperçoit que ce que nous appelons le « peuple tibétain », sont des populations composites : les unes venant de l’Ouest (Asie centrale), les autres du Sud-Ouest (vallée de l’Indus), ou du Sud-Est (fonds des forêts birmanes), de l’Est (vallée du Yangzi), et du Nord (vallée du Fleuve Jaune). Cette diversité ethnique est encore visible aujourd’hui : d’une vallée à l’autre, l’architecture des maisons, les vêtements et même la langue, sont parfois différents. De ce fait, avant l’arrivée du Bouddhisme qui, au Tibet, a servi de ciment culturel et politique, le Haut Plateau tibétain était sillonné de populations de croyances et de cultures nettement plus variées. Leurs cultes étaient animistes et elles étaient influencées par une religion venue, semble-t-il, de l’Ouest (Asie centrale) : le Bön. Depuis le 4ème AC, il existait bien un petit royaume tibétain dans la vallée centrale du Yarlong (ou Brahmapoutre) avec la dynastie des Tubo, mais ce n’est qu’au 7ème PC que le roi SongTsen Gampo voulut agrandir son territoire. A la manière du célèbre Gengis Khan, le roi réunit les diverses populations du Haut Plateau en vue d’attaquer son puissant voisin, la Chine des Tang. Et c’est là que tout commença : la Chine repoussa les Tibétains, puis l’empereur des Tang offrit au roi tibétain sa fille en mariage.

Cette première alliance entre la Chine et le Tibet permit au Bouddhisme (école chinoise du JingTu) d’entrer à la cour royale du Tibet, où il resta coincé pendant quelques siècles. Au 9ème, la dynastie Tubo s’effrite et plonge les Tibétains dans l’instabilité politique, et ce jusqu’à l’arrivée des Mongols (13ème). Pendant ce temps-là, au 11ème, le Nord de l’Inde est assailli par des marées musulmanes. Or c’était justement dans le Nord de l’Inde que se trouvaient les plus importantes écoles du Tantrisme (ou Vajrayana formé en Inde vers le 6ème PC). Sous l’assaut des Musulmans, les maîtres tantriques fuient l’Inde et se réfugient de l’autre côté des montagnes de l’Himalaya : dans un Tibet sans foi ni loi. Le Bouddhisme, version tantrique, connaît alors une véritable explosion au Tibet : les maîtres importent les textes sacrés et les font traduire en tibétain (dont l’écriture est proche du sanskrit), les communautés tantriques se multiplient à vive allure, les écoles se subdivisent en de nombreuses sous-entités, dont les derniers nés (au 14ème) sont les plus connus : les Bonnets Jaunes. Les populations tibétaines, soumises jusque-là au bon vouloir des seigneurs et aux rivalités entre grandes familles de la noblesse tibétaine, se convertissent en masse au Bouddhisme et se mettent au service des communautés tantriques: la structure ecclésiastique du Tantrisme leur apporte sécurité et stabilité.

De cette manière, le Bouddhisme a permis d’instaurer au Tibet une société féodale. Le pouvoir est partagé entre la noblesse tibétaine et les communautés bouddhistes, plus de 90 % de la population est placée en servitude. C’est un système bien huilé qui va perdurer jusqu’à la moitié du 20ème siècle, pour le bonheur et le plaisir de quelques uns (noblesse et autorités tantriques) et au détriment de l’écrasante majorité (serfs et esclaves). L’arrivée des Mongols au 13ème ne va que conforter la structure féodale du Tibet ; les Mongols feront du Tibet une annexe de leur Empire chinois. Les Mandchous qui contrôlent l’Empire chinois du 17ème au 19ème divisent la Chine en 18 provinces ; depuis, le Tibet est une des 18 provinces chinoises.

Or, à la fin du 19ème, la Chine se vend par concessions successives et de plus en plus ridicules aux puissances occidentales. Le Tibet qui, grâce à la puissance de son pouvoir ecclésiastique, a amassé de grandes richesses, est convoité par les Anglais : le lieu de villégiature privilégié des lords britanniques pendant la saison des moussons - Darjeeling, Kalimpong, le Sikkim, etc.- sont autant de régions où aboutissent les caravanes de laine et de sel en provenance du Tibet. Constatant l’intérêt gourmand des Tsars russes pour le Haut Plateau, les Anglais ne font ni une ni deux : ils envahissent le Tibet, s’installent et ouvrent des comptoirs de commerce. Se retroussant les moustaches, ils jouent au bridge et au tennis devant le palais d’été du 13ème Dalaï Lama, principale autorité tibétaine à cette époque, sans omettre de l’inviter à une partie de badminton. Le grand Lama se trouble : Mandchous, Russes, Anglais, et même Japonais se pressent sur le pas de sa porte et louvoient dans les couloirs du Potala. « L’accord de Simla », qui devait être signé en 1913, signe en réalité le désaccord entre la Chine, le Tibet et l’Angleterre : la Chine ne cèdera pas le Tibet à l’Angleterre, le Tibet restera chinois ; plus tard, les Nations Unies approuveront.

Suite à la Seconde Guerre Mondiale, les Anglais sont remplacés par les Américains sur le Toit du Monde, et les parties de bridge par des boîtes de biscuits à l’huile d’arachide offertes par le président Roosevelt. Cette fois, le jeune 14ème Dalaï Lama est tiraillé entre, d’une part, la Chine communiste qui lui fait miroiter le développement économique du Tibet et une relative autonomie dans les prises de décisions concernant la politique intérieure du Tibet, et d’autre part, les Etats-Unis qui lui promettent une sécurité financière et logistique et une complète indépendance dans un futur à déterminer. Somme toute, il préfère les biscuits, même à l’huile de cacahuète. En 1959, il prend ses cliques et ses claques et s’en va avec ses tambours et ses trompettes, plus quelques carpettes, on ne sait jamais si elles commençaient à léviter. Ce que le Bouddhisme est devenu au Tibet suite au départ du Dalaï Lama, quelle a été son évolution, ses périodes difficiles, sa reconstruction, le regain d’intérêt de la Chine pour le BT, tout cela est relaté dans la fin de la seconde partie du livre. Vous l’aurez compris, ce second chapitre est une étude historique, fruit d’un long travail de documentation (voir biblio). J’ai voulu écrire cette partie, plus ardue pour le lecteur, dans un style naturel et laissant apparaître une progression dans le récit.

Le dessert, comme tous les grands desserts, plonge d’abord l’assemblée dans un profond silence, un recueillement presque méditatif, mêlé d’une certaine gêne, pour exploser ensuite en un fou rire général et se terminer en une bonne humeur communicative. Bref, je me suis beaucoup amusé dans le dernier chapitre et pour cause : dérision et autodérision étaient les fils conducteurs de ce pamphlet. Il retrace l’étrange parcours que le BT connut en Occident. Au 19ème, il fut recueilli avec ferveur par Helena Blavatsky, fille d’un colonel tsariste, et mise en contact avec des maîtres tantriques dès son jeune âge. Grâce à ses soins attentifs, les rites du BT vont servir, parmi d’autres pratiques ésotériques, à calmer les frayeurs de la bourgeoisie face à la montée du Socialisme.

Les successeurs de l’école de Théosophie fondée par Blavatsky ne sont autres que les nombreuses nébuleuses du New Age qui, dès le début du 20ème, défendront les thèses les plus « réactionnaires » : nostalgie des époques révolues, retour vers la terre-mère, culte de la race pure et des racines aryennes cachées dans les replis de l’Himalaya… un langage que l’idéologie nazie n’aura pas beaucoup de mal à récupérer avant et pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Pour le Dalaï Lama qui débarque en Europe fin des années 70, il valait mieux mettre ce passé récent au portemanteau des oubliettes. Avec l’aide de son généreux sponsor étasunien, il s’y est pris avec intelligence et patience : depuis 50 ans (un demi siècle !), la même histoire du pauvre roi-dieu déchu de son trône par l’horrible diable rouge à queue fourchue nous est servie au Mac Donald des mythes modernes, réveillant en nous le même archétype du bon père de famille qui acquit sa liberté et celle de son clan grâce à l’exil et à la souffrance, les mêmes clichés quant à la tolérance, la compassion, le détachement qui seraient les qualités innées du BT, le même déni systématique de l’histoire du Tibet, bref, le même manque de discernement dès qu’il s’agit de la question tibétaine.

Pourtant, dès qu’on se demande les raisons qui ont poussé les Etats-Unis à faire un tel cas de leur « citoyen modèle » (le Dalaï Lama vient de recevoir, des mains de G.W.Bush, la médaille d’or du meilleur citoyen américain, juste pendant que se tenait le congrès quinquennal du PCC !), la réponse est limpide : au lendemain de la « Grande Guerre », il était une effigie idéale pour soutenir la lutte contre le communisme chinois. Puis, dans la foulée de la guerre du Vietnam et du mouvement hippie, le Dalaï Lama a mis ses efforts dans un « retour aux sources du Bouddhisme », en nettoyant le BT de son aspect ésotérique et en le « philosophisant » (c’est depuis qu’on dit, chez nous, que le Bouddhisme n’est pas une religion mais une philosophie). Cela permit aux semi bourgeois intellectuels et post-68, que nous sommes, de ne plus « bêtement » croire en Dieu, mais d’adhérer au nouvel « athéisme qui embrasse l’absolu ». Qui plus est, le Bouddhisme, dans sa version dalaïste, ne demandait pas d’engagement, ce qui convenait parfaitement à notre egotisme.

Ce fut une étape délicate dans l’opération de séduction qu’entreprit le BT sur l’Occident intellectuel, mais ce fut une réussite, couronnée par un prix Nobel discerné au grand Dalaï en ’89, peu après les événements de la Place TianAnMen et la chute du Mur de Berlin ! Réussite totale pour le Dalaï Lama, à tel point qu’actuellement, une large majorité de la gauche intellectuelle, même celle qui se dit « progressiste » ou, encore plus, celle qui se dit « écologiste », et même en accord avec la droite (dont on ne peut pas vraiment dire qu’elle soit intellectuelle) adhère sans réserve à ses discours. Mais si le Dalaï Lama met « l’Occident pensant » dans sa manche en utilisant sa propre religion, n’est-ce pas pour mieux servir les desseins des Etats-Unis : fragiliser la Chine, la déstabiliser de l’intérieur par nos assauts incessants du « politiquement correct », pendant que les troupes américaines installent leurs bases militaires tout autour des frontières chinoises.


TABLE des MATIèRES

Introduction

Chapitre 1 : le Bouddhisme avant son entrée au Tibet

1.1. L’enseignement originel du Bouddha, le Dharma

Siddhârta Gautama, le Bouddha historique
La Transcendance bouddhiste : un Au-delà de la souffrance
Quelques originalités de la réflexion du Bouddha
« Les Quatre Nobles Vérités et le Sentier aux Huit Embranchements »
Le karma et la loi de « Cause à Effet »

1.2. Le Bouddhisme du Grand Véhicule, le Mahayana

Schisme fatal dans la communauté bouddhiste (1er AC)
Le Petit Véhicule se dirige vers l’Asie du Sud-Est
Le Grand Véhicule ouvre ses portes à l’ésotérisme
Principe de Vacuité, fondement des écoles du Grand Véhicule
Ecoles de la « Voie du Milieu » et de la « Pratique du Yoga »
La Vacuité bouddhiste et la physique quantique
Convergences entre Bouddhisme, Taoïsme et Relativisme
Divergences entre pensées bouddhiste et chinoise
D’où nous vient la pensée de la Transcendance ?
La poésie du « sentiment océanique »
Modèle chinois d’adoption de notre condition humaine
En Inde comme en Chine, le panthéon mahayaniste se multiplie
Le Tantrisme ou Vajrayana, ultime sursaut bouddhiste
« Expérimenter » : Voie tantrique vers l’Eveil
Le Tantrisme : paradis perdu ou enfer retrouvé ?
Fusion tantrique entre maître et disciple
Les divinités tantriques s’accouplent à leur shakti
Où donc se cache Siddhârta Gautama ?

1.3. Expansion du Grand Véhicule en Chine

Contexte de la Chine lors de l’arrivée du Bouddhisme (1er PC)
L’entré du Bouddhisme en Chine passe quasi inaperçue
Idéologie des Han lors de l’arrivée du Bouddhisme
La pensée holiste des Han, source d’inspiration pour le Tantrisme ?
A la recherche de l’unité perdue… ou acceptation de nos dualités ?
Le Bouddhisme s’installe en Chine grâce à sa confusion avec le Taoïsme
Le Bouddhisme, pacificateur des populations du Nord de la Chine (3-6ème PC)
Le JingTu, école bouddhiste la plus populaire en Chine
L’école du Vide, mais de quel « vide » s’agit-il ?
Au Sud, les avis sont partagés entre « gradualistes » et « subitistes »
Indianisation du Bouddhisme chinois et naissance du Tantrisme en Inde
Durant les Tang (7-9ème) : apogée du Bouddhisme chinois et contact avec le Tibet
Première répression du Bouddhisme en Chine : l’édit impérial de 845
Le MiZong, ou « l’école du Mystère », atteint le Tibet


Chapitre 2 : Histoire du Bouddhisme au Tibet

2.1. Paysages du Tibet avant l’arrivée du Bouddhisme

Le Plateau tibétain entre déserts, précipices et autres monstres sacrés
Le Bön, religion autochtone du Tibet
Première phase du Bön, reflet d’une société tribale et matriarcale
Polyandrie et démographie, de l’ancien Tibet au Tibet moderne
Seconde phase du Bön, naissance d’une doctrine influencée par l’Hindouisme
Le yungdrung, ou swastika, emblème du Bön

2.2. Phase d’implantation du Bouddhisme au Tibet (7-9ème)

Le Bouddhisme chinois sert les ambitions de Songtsen Gampo, roi des Tubo
Les conquêtes des Tubo génèrent un changement de structure sociale
Le Bouddhisme, catalyseur du patriarcat tibétain
Padmasambhava, maître tantrique indien, devient le père du Bouddhisme tibétain
Première école du Bouddhisme tibétain : l’école des Nyingmapa
Troisième phase du Bön et sa division en blanc, noir et zébré
Fin de règne des Tubo et premières persécutions bouddhistes

2.3. Renaissance du Bouddhisme tibétain (9-11ème)

Le Bouddhisme tibétain se réinstalle peu à peu sur le Haut Plateau
Une floraison de nouvelles écoles : Sakyapa, Kagyupa, Kadampa, etcetera
Le tantra de Kalachakra ou du « Maître de la Roue du Temps »
Le Royaume de Shambala : mythe ou réalité ?
Le Kalachakra revendique son authenticité
L’Islam, ennemi principal du Bouddhisme tibétain
Quels sont les autres ennemis de la « Bonne Doctrine » ?
Le rituel de Kalachakra œuvre-t-il pour la paix dans le monde ?
Le Tibet, l’écrin précieux des trois Véhicules
La population du Tibet subit les sévices de Kalachakra

2.4. Expansion du Bouddhisme tibétain (12-13ème)

La dynastie mongole des Yuan annexe le Tibet à l’Empire chinois
Les Mongols se convertissent au Bouddhisme tibétain
Phagpa Rinpotché nommé « précepteur impérial du Tibet »
L’histoire du « Bardo Thödol », le « Livre tibétain des morts »
Le Bardo Thödol à l’occidentale
Le Bouddhisme tibétain s’étend aux steppes mongoles

2.5. La réforme du Bouddhisme tibétain (14-15ème)

Tsongkapa, réformateur du Bouddhisme tibétain et fondateur des Bonnets Jaunes
Retour à un « Gradualisme » modéré pour l’école des Bonnet Jaunes
Les trois étapes de la Voie du Milieu
Mantra, mudra, mandala : voies sacrées de Réalisation
La petite porte du fond : voie douteuse vers la Réalisation
Le fulgurant succès des Bonnets Jaunes
Hiérarchie et discipline chez les Bonnets Jaunes
Le système des « tulkous » assure la succession et le maintien des biens

2.6. Le règne des douze premiers Dalaï Lamas (15 -19ème)

Le titre honorifique de « Dalaï Lama » est conféré par Altan Khan
Guerre civile entre écoles bouddhistes : le massacre de Drepung
Construction du palais du Potala sous le règne du Grand Cinquième
La dynastie mandchoue des Qing (1644-1911) place le Tibet sous son contrôle
La compagnie de Jésus rencontre le Bouddhisme tibétain
Guerre civile pour un Océan de Sagesse : second massacre de Drepung
L’établissement du « kashag », assemblée gouvernementale tibétaine
Les Mandchous tracent les frontières de la province tibétaine
Code civil tibétain décrété par les Mandchous
Du 8ème au 12ème Dalaï Lama : un siècle meurtrier pour les Dalaï !
Au 19ème, le Bouddhisme tibétain doit composer avec L’Empire britannique
La Russie des Tsars contaminée par le tantra de Kalachakra

2.7. Le Bouddhisme tibétain sous influence occidentale (19-20ème)

Des slaloms périlleux pour le Grand Treizième !
Une demande d’indépendance du Tibet avancée par le 13ème Dalaï Lama
Quelle modernisation pour quel Tibet ?
L’héritage spirituel et temporel du Grand Treizième
Le Bouddhisme tibétain s’allie à l’impérialisme nippon
En 1940, intrônisation du 14ème Dalaï Lama

2.8. Le Bouddhisme tibétain sous drapeau chinois (20-21ème)

En 1951, l’Armée Populaire de Chine arrive à Lhassa
Un début de règne difficile pour le 14ème Dalaï Lama
Le 14ème Dalaï Lama : « semi-bouddhiste, semi-marxiste » ?
Guerriers du Bouddha, soldats de la Libération et agents de la CIA sur le Toit du Monde
L’organisation de la résistance tibétaine est soutenue par la CIA
Exil du Dalaï Lama : forcé ou volontaire ?
Dharamsala, centre névralgique du mouvement pour l’indépendance du Tibet
Quelle démocratie à Dharamsala ?
La première bévue de la Chine : l’Arunachal-pradesh
La Révolution Culturelle, qu’eut-elle de « culturel » ?
Bouddhisme ou marxisme : risque de dérapage des « ismes »
Une grave erreur du PCC : avoir voulu éradiquer les religions
Résurgence du Bouddhisme tibétain sur le Haut Plateau à partir des années 80
Les émeutes de 1987 et 1988 à Lhassa
Amélioration du niveau de vie pour les Tibétains
Sa Sainteté le Dalaï Lama, prix Nobel de la Paix
Un nouvel objectif pour le Dalaï Lama : la re-bouddhéisation de la Chine
L’encerclement de la Chine par les USA
La réponse de la Chine
Liberté de religion en République Populaire de Chine ? et le FaLunGong ?


Chapitre 3 : Le Bouddhisme tibétain en Occident

3.1. Le Tibet, un mythe né en Occident

Quelques caractéristiques du Bouddhisme qui favorisent son implantation
Contexte idéologique de l’Europe lors de l’arrivée du Bouddhisme tibétain (19ème)
Le trait d’union : Helena Blavatsky, une étoile parmi les Tsars
La Société théosophique en marche contre le Matérialisme
Fin du 19ème, les touristes sont mal venus sur le Toit du Monde
D’Alexandra David-Neel à Lobsang Rampa, fils de plombier anglais
C.G. Jung et R. Wilhelm, un espoir pour l’orientalisme
Deux dissidents de la Théosophie : Krishnamurti et Steiner
Big Brother surveille les galaxies du Verseau
René Guénon : la « Tradition universelle » vient du Tibet !
Julius Evola ou le Bouddhisme tibétain au service du national-socialisme
L’Ahnenerbe en voyage initiatique au pays de Shambala
«…et si le Dalaï Lama devenait un criminel de guerre ! », dit le Dalaï Lama
Le mythe de la « bonne guerre », version zen
« Le sabre qui donne la vie » : une expression de D.T. Suzuki
Le Bouddhisme au service de la Guerre Froide
Golden sixties et beatnik : « let it be ! »
Durckheim et Herrigel, deux constructeurs d’ego

3.2. Usage postmoderne du mythe tibétain

La Bonne Doctrine s’implante au coeur de notre « matérialisme spirituel »
Chogyam Trungpa, précurseur de la vague dalaïste
La France, pays d’acceuil du Bouddhisme tibétain en Europe
Les mauvaises fréquentations du Dalaï Lama
Une fracture intellectuelle nécessaire à l’Eveil
Du génocide ethnique au génocide culturel
Bio branchés, BT-light ou dalaïstes convaincus : de quelle gauche s’agit-il ?
1989, l’année de tous les dangers… et de la naissance d’Arte
Les « aimables fadaises » du Dalaï Lama
Il faut un ego surdimensionné pour adhérer au Dharma
Le Bouddhisme tibétain joue la carte du « retour aux sources »
Bouddhisme et Christianisme : deux religions de salut
Les dialogues interreligieux : une internationale contre le relativisme

3.3. Critique de la bouddhomania actuelle

Phénoménologie bouddhiste et psychanalyse
Le Bouddhisme tibétain à la conquête du monde scientifique
Les pensées positives du Bouddhisme tibétain
Le dessein intelligent du Dalaï Lama
Le Bouddhisme tibétain jusqu’au cœur de nos écoles primaires
Bouddhisme tibétain et engagement social
« Se changer soi-même pour changer le monde »
Le Bouddhisme tibétain n’est pas une exception sur le marché des religions
Transcendance et concurrence en terre bouddhiste
Le marketing du Bouddhisme tibétain


Conclusion


Bibliographie




Bibliographie






Par auteurs

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138. « L’évolution démographique au Tibet jusqu’à aujourd’hui et les tendances de demain », Nouvelle Etoile, Beijing, 1994
139. « Le Dalaï Lama proclame sa foi dans la science et reconnaît connaître le stress », article paru dans « Le Monde » le 15 novembre 2005
140. « Le monde selon… Mathieu Ricard », sur www.routard.com
141. « Le Tibet, 100 questions et réponses », Ed. de Beijing Information, 1988
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144. « Tchouang-tseu, œuvre complète », traduction, préface et notes de Liou Kia-hway, Connaissance de l’Orient, Gallimard, 1969
145. « The Dalaï Lama, Beyond Dogma : Dialogues aud Discourses », Ed. Marianne Dresser, North Atlantic Books, 1996
146. « Tibet museum », compiled by Tibet Museum, Encyclopedia of China Publishing House, 2001
147. « Tibet, la Roue du temps, pratique du mandala », Catalogue expo Paris 1995, Actes Sud
« Tibetan and her Neighbours, A History », ouvrage collectif sous la direction d’Alex McKay, Ed. Hansjörg Mayer, 2003
148. « Tibetan Book of the Dead », trad. De Thupten Jinpa et Graham Coleman, Penguin Books, 2005
149. « Tibetan review », revue trimestrielle éditée à HongKong, Octobre 1995



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152. www.iiss.org/about-us : carte « US troop deployment » sur le site de « International Institute for Strategic Studies
153. www.afforthecc.org: « Dalaï-lama et les pétitions » passé sur radio-canada le 19/10/2005
154. www.berzinarchives.com
155. www.buddhaline.net: discours de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Parlement Européen (1/11/01)
156. www.cerbi.com
157. www.clio.fr/chronologie_tibet_durepli_a_l_ouverture_forcee
158. www.dalailama.com: site du Dalaï Lama
159. www.darshan.fr.eu.org
160. www.karmapa-europe.net
161. www.maisondeshimalayas.org
162. www.mindandlife.org : site de l’Institut Mind and Life
163. www.progressive.org
164. www.solhimal.free.fr
165. www.theepochtimes.com: site de « The Epoch Times », journal du FaLunGong
166. www.tibet.fr/site/gouvernement.php: site du gouvernement tibétain en exil et Free Tibet
167. www.tibet-info.net
168. www.tibet-info.org/amisdutibet/: site des « Amis du Tibet »
169. www.trimondi.de/Kalachakra/literatur.ka.htm
170. www.trimondi.de: forum critique sur le Kalachakra
171. www.wikipedia.org/wiki/livre_des_morts_tibétains

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06/07/2008

08/06//2008: L'Erythrée, un îlot résistant en Afrique de l'Est...

 -------- Message original --------

Sujet: : L'Erythrée, un îlot résistant en Afrique de l'Est
Date: Sun, 8 Jun 2008 14:02:37 +0200
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Samedi 7 juin 2008
 Il y a deux semaines, dans un entretien au Monde du 20 mai, le président érythréen Isaias Afwerki accusait Washington d'attiser les différends frontaliers entre Asmara et ses voisins, Djibouti et l'Ethiopie, et déclarait que le processus de démocratisation dans son pays ne reprendrait que si les Etats-Unis mettaient fin à l'état de guerre qu'ils entretiennent dans la zone  (http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/05/19/isaias-afwerki-la-politique-americaine-dans-la-corne-de-l-afrique-est-un-echec_1046809_3212.html). Le même jour le quotidien atlantiste accusait Asmara d'être un régime "intransigeant et nationaliste". Il devait cependant reconnaître que si presque partout en Afrique les Etats sont faibles, l'Erythrée faisait exception et que "l’éducation et l’accès aux soins sont gratuits. Le chômage est minime. Lourdement sanctionnée, la corruption est inexistante, tout comme la délinquance et la criminalité." (http://www.awetom.com/?p=430). La force de l'Etat en Erythrée constitue notamment un atout important dans le contexte actuel de crise alimentaire malgré la grande pauvreté de ce pays, qui a été sérieusement aggravée la guerre avec son voisin éthiopien de 1998-2000 (http://www.reliefweb.int/rw/RWB.NSF/db900SID/ASIN-7FBQPG?OpenDocument&rc=1&cc=eri).

L'Erythrée fait l'objet de pressions permanentes. Djibouti (qui accueille une base française et une base américaine sur son sol) a récemment accusé l’armée érythréenne d’avoir violé sa frontière nord (ce qu'Asmara a démenti), et le différend frontalier avec l'Ethiopie (client de Washington, qui occupe en ce moment militairement la Somalie) n'est toujours pas réglé. Le thème religieux fonctionne comme instrument de l'impérialisme occidental contre l'Erythrée. En 2004 la Commission sur la Liberté religieuse internationale américaine (USCIRF) - un organisme gouvernemental étatsunien - a dépêché une délégation en Erythrée en 2004. Elle a classé en 2005 l'Erythrée dans la liste de ses "pays de préoccupation particulière" (countries of particular concern), avec le Myanmar, la China, l'Iran, la Corée du nord, l'Arabie Saoudite, le Soudan, le Turkéménistan, l'Ouzbékistan, la Pakistan et le Vietnam (
http://www.uscirf.gov/index.php?option=com_content&task=view&id=1456&Itemid=59). Comme conséquence de cette inscription, l'Erythrée a fait l'objet par le Département d'Etat en septembre 2005 d'un embargo sur les ventes d'armes. Le rapport de l'USCIRF pour 2006 lui reproche d'être méfiante ("suspicious") à l'égard des groupes religieux baptistes, pentecôtistes, évangélistes et autres groupes chrétiens qui ne sont pas traditionnellement implantés en Erythrée (à la différence de l'Eglise copte et de l'Eglise catholique qui y sont institutionnalisées) - http://www.uscirf.gov/images/AR_2007/eritrea.pdf. On rappellera que les églises évangélistes sont directement liées aux intérêts étatsuniens. Par exemple, via leurs ONG, elles tentent de diffuser des OGM auprès des paysans, comme cela s'est produit en Ouzbékistan (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-12868350.html).  L'USCIRFdans son dernier rapport encourage le financement d'une commission des droits de l'homme "indépendante" (c'est à dire pro-occidentale) en Erythrée. L'Agence d'Etat pour le Développement international américaine USAID a fermé ses bureaux à Asmara le 31 décembre 2005 à la demande du gouvernement érythréen.

Les relations avec l'Union européenne, alliée des Etats-Unis, ont aussi été souvent tendues. En novembre 2001, l'Eythrée avait expulsé l'ambassadeur d'Italie après une ingérence dans sa politique de réglementation des médias. Le Parlement de Strasbourg a voté une résolution contre le gouvernement érythréen 7 février 2002
(http://www.shaebia.org/natural_to_protest_unfair_resolution.html) L'Union européenne depuis lors multiplie régulièrement les demandes d'instauration du pluralisme dans ce pays en vue du développement de partis plus favorables aux intérêts occidentaux (http://www.eritreadaily.net/News0407/article0907193.htm). Elle incite aussi le gouvernment érythréen à favoriser davantage le secteur privé capitaliste en libéralisant le marché et diminuant les impôts sur les sociétés (http://www.deleri.ec.europa.eu/eu_and_eritrea/country_strategy_paper_2002-2007.pdf p. 11)

A l'heure où Washington multiplie les sources de conflits (au Soudan, en Somalie) pour contrôler la Corne de l'Afrique sur la route du pétrole, l'Erythrée serait-elle pour les pouvoirs occidentaux un nouveau village d'Astérix à renverser ?

FD.

21:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, histoire, usa, afrique, courcelles, colonialisme, democratie, information, imperialisme, liberte, medias, otan, presse, romain, europe, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/06/2008

08/06/2008: 'Comment les États-Unis ont appauvri Haïti' ?


-------- Message original --------
Sujet: FW: comment ils l'ont appauvri...
Date: Sun, 8 Jun 2008 19:22:08 +0200
De: Joss Rovélas <jossrovelas@msn.com>


From: g.archimede@wanadoo.fr

Quelques informations:
 
'Comment les États-Unis ont appauvri Haïti'
 
source : San Francisco Bay View / Posté le 13 septembre 2003. Par J. Damu 

 
Même si la demande de réparations d'Haïti à la France est juste, cela masque le rôle que les États-Unis ont  joué dans le processus d'appauvrissement d'Haïti, un  rôle qui se poursuit jusqu'à ce jour.  Aujourd'hui, Haïti est un pays grandement endetté dont le rapport de la dette à exporter est de près de 300%, un chiffre bien plus élevé que ce qui est considéré viable même par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ces deux institutions sont dominées par les États-Unis.  En 1980, la dette d'Haïti était de $302 millions.


Depuis, elle a plus que triplé pour atteindre $1,1 milliards, soit environ 40% du produit national brut du pays. L'année dernière, Haïti a payé de plus grands montants pour la dette que pour les services médicaux à la population. 
Les fonctionnaires d'Haïti disent que plus de 80% de la dette actuelle a été contractée sous les régimes de François et Jean-Claude Duvalier, Papa Doc et BabyDoc. Ces deux régimes ont opéré sous l'oil bienveillant des États-Unis dont la longue et sordide histoire de garder Haïti bien à l'intérieur de leur sphère d'influence économique et politique est bien connue. 


C'est bien connu que la première cause de l'appauvrissement chronique d'Haïti est les réparations que le pays a dû payer aux anciens propriétaires de plantations qui sont partis après la révolution de 1804. Certains descendants blancs des anciens propriétaires de plantations, vivant maintenant en Nouvelle-Orléans, ont encore les coupons d'indemnisation distribués par la France. On peut ainsi dire qu'une certaine partie des réparations payées par Haïti ont servi au développement des États-Unis. En 1825, Haïti fut forcée d'emprunter 24 millions de francs des banques privées françaises pour commencer le remboursement de la dette écrasante d'indemnité.

Haïti n'a reconnu cette dette que pour obtenir en échange la reconnaissance de son indépendance par les Français, un principe qui continuera de caractériser les relations internationales d'Haïti.  Ces paiements d'indemnité ont causé une situation d'urgence financière continuelle et des perturbations politiques. En 51 ans, Haïti a été dirigée par 16 présidents différents - les nouveaux présidents prenant souvent le pouvoir à la tête d'une armée rebelle.  Néanmoins, Haïti a toujours effectué les paiements d'indemnité - et ensuite, les paiements de prêts à la banque - en respectant les délais.

Cependant, l'intervention de 1915 par les Marines en faveur des intérêts financiers américains a changé tout cela.  Le prélude à l'intervention américaine de 1915 a commencé en 1910 lorsque la Banque Nationale d'Haïti, fondée en 1881 avec un capital français et chargée dès le départ d'administrer le Trésor haïtien, disparut.

Elle fut remplacée par l'institution financière connue sous le nom de la Banque Nationale de la République d'Haïti.  Une partie du capital de la nouvelle banque nationale fut versée à la National City Bank of New York (Banque Nationale de la ville de New York), indiquant ainsi, pour la première fois, un intérêt américain dans les affaires financières d'Haïti. 


La motivation de départ de l'intérêt financier américain en Haïti était les projets de plusieurs corporations américaines en lien avec la National City Bank pour construire un chemin de fer dans ce pays. Pour que ces corporations - y compris la W.R.Grace Corp. - puissent protéger leurs investissements, elles ont fait pression sur le Président Woodrow Wilson et son Secrétaire d'Etat, William Jennings Bryan, afin de trouver des façons de stabiliser l'économie haïtienne, en obtenant une participation majoritaire dans les bureaux de la douane haïtienne, la principale source de revenus du gouvernement. 

Lorsque le Secrétaire d'état Bryan fut mis au courant de toutes les affaires d'Haïti par ses conseillers, il s'exclama : ' Je n'en crois pas mes oreilles ! Des nègres qui parlent français ! '.

Ironiquement, cependant, Bryan, un anti-impérialiste de longue date, était contre toute forme de relations d'exploitation entre les États-Unis et Haïti ou tout autre pays de l'hémisphère occidental. En fait, il avait demandé depuis longtemps d'annuler les dettes des plus petits pays afin que ces derniers puissent grandir normalement et se développer. Il n'est pas surprenant que les idées de Bryan n'étaient pas bien reçues à Washington ni à Wall Street. 


À cause de l'ignorance presque complète au sujet d'Haïti au Département d'Etat et à Washington, Bryan fut forcé de se tourner vers n'importe qui possédant des informations de première main. Il se trouva que cette personne était Roger L.Farnham, une des rares personnes étant très familières avec les affaires haïtiennes.  Farnham était très familier avec les affaires haïtiennes parce qu'il était vice-président de la National City Bank of New York et de la Banque Nationale de la République d'Haïti et président du Chemin de Fer National d'Haïti.

Malgré l'hostilité du Secrétaire d'Etat envers Wall Street et l'évident conflit d'intérêt de Farnham, Bryan compta beaucoup sur Farnham pour ses informations et ses conseils.  Étant vice-président de la National City Bank ainsi que de la Banque Nationale de la République d'Haïti, Farnham joua au chat et à la souris avec la législature haïtienne et le président.

À tour de rôle, il les menaçait d'une intervention américaine directe ou de bloquer les fonds du gouvernement s'ils refusaient de déléguer le contrôle des bureaux de douane haïtiens à la National City Bank. Pour défendre l'indépendance haïtienne, les législateurs refusèrent à chaque moment. 

Finalement, en 1914, avec le déclenchement de la Première Guerre Mondiale, Farnham réussit à convaincre Washington que la France et l'Allemagne représentaient des menaces directes pour les États-Unis par leur présence en Haïti. Chacun de ces pays avait une petite colonie de gens d'affaires là-bas. 

En décembre 1914, Farnham prit un arrangement avec les Marines américains pour que ces derniers débarquent à Port-au-Prince, entrent dans la Banque Nationale d'Haïti et volent deux coffres-forts contenant $500,000 en monnaie haïtienne et naviguent jusqu'à New York, où l'argent fut placé dans la New York City Bank. Avec cette manouvre, le gouvernement haïtien devint totalement dépendant de Farnham en ce qui a trait aux finances nécessaires aux opérations. 


La décision finale et immédiate d'intervenir en Haïti fut prise en juillet 1915, avec un autre renversement d'un président haïtien, s'agissant cette fois-ci de la fin sanglante de Vilbrun Guillaume Sam.  Durant les 19 années qui ont suivi, les Etats-Unis exercèrent une autorité suprême partout en Haïti, en utilisant souvent la distribution de médicaments ou de nourriture comme des formes douces de pacification.

Après quelques années cependant, des accusations pour les massacres de paysans haïtiens furent portées contre les militaires lorsque les Haïtiens se révoltèrent contre les programmes de construction des routes qui exigeaient du travail forcéLors d'un incident de la sorte à Fort Reviere, les Marines tuèrent 51 Haïtiens, tout en n'accusant aucune perte de leur côté.

Le secrétaire adjoint de la Marine, Franklin D.Roosevelt, remit la Médaille d'honneur du congrès au major Smedley D.Butler. Une situation relativement semblable à la remise de Médailles d'honneur aux ' héros ' du massacre à Wounded Knee, lorsque des centaines d'Indiens d'Amérique Sioux avaient été massacrés en 1890.  Des rapports d'abus des militaires américains contre les Haïtiens devinrent monnaie courante à un point que le responsable de la NAACP, James Weldon Johnson envoya une délégation pour enquêter sur les accusations, qui ont alors été confirmées. 

L'occupation américaine connaissait quelques succès - le système de santé fut amélioré et la devise stabilisée - mais ce fut d'autres sphères économiques qui subirent le plus de dommages. Durant les 19 années de l'intervention, un maximum d'effort fut mis en place pour rembourser les créanciers américains d'Haïti, tout en n'accordant que très peu ou pas du tout d'attention au développement de l'économie. 

En 1922, l'ancien Commandant de la brigade des Marines, John Russel, fut nommé Haut commissaire en Haïti, un poste qu'il occupa jusqu'aux derniers jours de l'occupation. Sous l'influence de Russel, toutes les différences d'opinion politique furent étouffées et les revenus des bureaux de douane furent détournés, souvent des mois d'avance, vers les créanciers américains d'Haïti, qui avaient endossé des prêts originellement accordés à Haïti pour payer les réparations aux propriétaires de plantation français ! 

En 1929, cependant, avec la dépression économique du monde occidental et la baisse du niveau de vie partout en Haïti, les sérieuses grèves d'étudiants et les révoltes de travailleurs, combinées à l'incapacité de Wall Street d'attirer de sérieux investisseurs là-bas, Washington décida qu'il était temps de mettre un terme à l'occupation militaire. Lorsque le président Franklin D.Roosevelt visita Haïti en 1934 pour annoncer le retrait des troupes, il fut le premier chef d'une nation étrangère dans l'histoire d'Haïti à s'y rendre en visite. 


Malgré le retrait des troupes américaines, les administrateurs financiers américains continuèrent de dominer l'économie haïtienne jusqu'à ce que la dernière dette des premiers prêts fut retirée en 1947.
 
Peu après le retrait américain d'Haïti, un genre de mouvement de sensibilisation noire prit naissance, un précurseur au mouvement de la ' négritude ' popularisé par Aimé Césaire et Léopold Senghor.

François Duvalier, croyant dès le début à la ' négritude ', prit le pouvoir à la fin des années 1950, rendant populaires des idées acceptées par une population qui avait résisté à une occupation étrangère blanche pendant des années.  Lorsque Duvalier prit la présidence de la première république noire du monde établie par les anciens peuples esclaves, Haïti avait expérimenté plus de 150 ans d'appauvrissement chronique et de politiques de prêts discriminatoires de la part des institutions et pouvoirs financiers les plus importants au monde.

Les prévisions économiques d'Haïti ne sont pas meilleures, même depuis l'élection démocratique de Jean-Bertrand Aristide, ce dernier étant constamment démonisé dans la presse américaine et mondiale

Il est maintenant temps de se rendre à l'évidence et de faire le nécessaire.  Répondre à la demande de réparations d'Haïti.

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19/05/2008

17/05/2008: Séisme en Chine et amnésie du Nouvel-Obs.



-------- Message original --------
Sujet: Séisme en Chine et amnésie du Nouvel.doc
Date: Sat, 17 May 2008 16:54:42 +0200
De: Maxime Vivas <maxime.vivas@orange.fr>


 Séisme en Chine et amnésie du Nouvel-Obs. Le séisme du lundi 12 mai 2008 en Chine a particulièrement frappé le Sichuan région du « grand Tibet ».

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao est arrivé le soir même, à 22 heures, dans la zone de l'épicentre du séisme à Dujiangyan.

 

Il s'est enquis de l'état de santé des rescapés avant de se rendre sur les lieux d’un l'hôpital partiellement détruit où restaient encore ensevelies une centaine de personnes.

Le Dalaï Lama se devait de parler. Il l’a fait le lendemain, mardi 13 mai. "Nous exprimons toutes nos condoléances aux familles endeuillées par cette grande tragédie et nous admirons la réponse rapide des autorités chinoises à déployer des équipes de secours pour secourir les survivants"

La presse française, qui s’en serait voulu naguère de censurer la moindre de ses paroles autour de la flamme olympique, a occulté ces propos.

A Paris, les Dalaï-lamistes, plus Dalaï-lamistes que le Dalaï-Lama se bouchent les oreilles devant pareil encensement « politiquement incorrect » et contreproductif dans le cadre de la Mère de toutes les  Batailles Ménardo-manichéenne.

Une recherche sur Internet et sur le site de la ville de Paris permet de découvrir que Bertrand Delanoë, qui fit en avril le Dalaï Lama citoyen d’honneur de la Capitale, a exprimé sa "profonde émotion". Hélas, le communiqué date du 9 mai et concerne la mort d’un chanteur français, Pascal Sevran !

Supposons naïvement qu’il soit possible, sans être soupçonné de vouloir importer le système politique chinois en France, de convenir que la réponse fut en effet rapide au plus haut niveau. Le site Internet du Nouvel Observateur du 14 mai note d’ailleurs que le « premier ministre Wen Jiabao s’est immédiatement rendu sur les lieux pour prendre la direction des opérations de sauvetage, comme ferait n’importe quel leader politique ».

La précision « comme ferait n’importe quel leader politique » tend à minimiser la réactivité, du dirigeant chinois. Nullement exemplaire, elle serait au contraire courante dans de telles circonstances. De la routine pour les chefs d’Etat.

Cependant, le Nouvel- Observateur parie ainsi sur l’amnésie des lecteurs qui n’ont sûrement pas tous oublié ce qui suit.

Le 29 août 2005, le cyclone Katrina dévaste la Louisiane.

Selon l'hebdomadaire Newsweek, vers 20 heures, le gouverneur de Louisiane a réclamé de l'assistance au président Bush qui ira se coucher sans avoir répondu à sa demande.

Le jour après que Katrina eut atteint la côte du Mexique, Bush jouait au golf. Il attendit 3 jours avant d’apparaître à la Télé et 5 jours avant de visiter les lieues du désastre. Dans un éditorial cinglant, le New York Times écrivit « Rien dans le comportement d’hier du Président- qui semblait désinvolte au point d’en être imprudent- rien ne témoignait qu’il comprenait la gravité de la crise en cours »Entre-temps, des militaires armés vont quadriller la région sinistrée avec ordre de tirer sur les pillards privés de nourriture.Le gouverneur Kathleen Blanco a été explicite : « 300 soldats de la garde nationale viennent juste de rentrer d’Irak. Ils ont une certaine expérience des combats. Ils rétabliront l’ordre dans les rues. Ils ont des M-16 prêts à tirer. Ces troupes savent comment tirer et tuer et elles sont plus que jamais prêtes à le faire ».Le 7 septembre 2005, sous le titre ironique : « L'Etat ne peut pas tout ? Mon pauvre ! », le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, publiait un communiqué :« La Louisiane noyée par un cyclone et martyrisée par un Etat absent et une société d'injustice sociale sera le Tchernobyl du régime absurde qui gouverne les USA. Rien de tel qu'une catastrophe pour révéler ce que vaut un système. A la face du monde éclatent l'incurie, la bureaucratisation, l'inefficacité et l'égoïsme de la société libérale dans son centre le plus avancé.Bon vent aux logisticiens de la Croix Rouge française qui vont aller enseigner aux sous-développés de la solidarité comment on s'occupe de ses semblables quand tout va mal ! Monsieur Bush a bien le bonjour des Français, citoyens d'un pays dévasté par une tempête catastrophique qui a réussi à rétablir le courant électrique et assisté le plus isolé des siens en moins de 48 heures ! Oui, la France, monsieur Bush, ce pays enfoncé dans la vieille Europe bureaucratique des acquis sociaux et des services publics ! »

Bien entendu, par ce que nous disons, Jean-Luc Mélenchon et moi, exceptionnellement épaulés par le Dalaï-Lama, nous exprimons un amour aveugle et suranné pour le regretté président Mao Zedong.

Nul doute que si un cataclysme en Russie amenait le Nouvel-Observateur à nous révéler que le Premier ministre russe se conduit « comme ferait n’importe quel leader politique », nous aurions du mal à ne pas ajouter : « Sauf Bush et les généraux birmans », objection qui constitue, on en conviendra, un éloge éhonté de Staline.

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14/05/2008

14/04/2008: RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption ...

-------- Message original -------- Sujet: ben, ça alors ! RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption
Date: Mon, 14 Apr 2008 04:23:11 EDT
Pour ::
Xarlo@aol.com

ça vous coupe la chique, non?
 
****************
 
RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption

PAR JEAN-GUY ALLARD
Reporters sans frontières (RSF) garde un silence total depuis quelques jours sur la scandale de corruption qui dégringole sur les principales sources de fonds aux Etats-Unis, le Cuban Freedom Center, de l'agent de la CIA, Frak Calzon, ami personnel du Secrétaire perpétuel et autoproclamé de l'organisation française Robert Ménard.
Le porte-parole de Bush, Scott Stanzel, a révélé il y a peu que le cas de Felipe Sixto, un conseiller présidentiel sur les questions cubaines et de Puerto Rico qui travaillait durant des années avec Calzon a été transféré au Département de la justice après qu'a été découvert que ce fonctionnaire était impliqué dans des activités de détournement de fonds.
Menard reçoit depuis longtemps de généreux subsides de l’organisation de Calzon, avec lequel il a noué des relations d'amitié.
L'utilisation illicite de fonds provenant de la United States Agency for International Development (USAID) a été détecté à la fin de janvier 2008, selon la confession de Calzon dans des déclarations publiques dans lesquelles il nie désespérément toute responsabilité dans les activités criminelles de son bras droit.
Selon AP, Sixto a laissé son poste à l'organisation de Calzon et s'est incorporé au bureau des Affaires intergouvernementales de la Maison Blanche comme conseiller spécial du Président au mois de juillet dernier et « avait comme mission le contact avec les fonctionnaires hispaniques, les groupes indiens et les législateurs des états dans les affaires concernant les relations avec Cuba, Puerto Rico, l'hygiène, les questions du travail, ou du milieu ambiant ».
Jusqu'à aujourd'hui, Calzon s'est abstenu d'expliquer pour quoi Sixto, qui était son plus indispensable collaborateur, a accepté subitement de quitter son organisation l'été dernier.
le GAO AVAIT DEJA MIS LE DOIGT DANS LA PLAIE
Résidant à Washington, le Cuban Freedom Center prétend passer pour une « organisation non gouvernementale » dont la mission est de promouvoir « les droits de l4homme et la transition démocratique » à Cuba. Sixto, un cubain de Miami résidant à .Frederick, Maryland, entretient des relations assidues avec les membres connus de la mafia cubanoaméricaine.
RSF possède en Floride des liens étroits avec des individus identifiés par le FBI lui-même comme terroristes et avec des groupes qui appuient ouvertement le terrorisme contre Cuba.
« Rien jusqu'ici ne met en relation le Cuban Freedom Center et je suis sûr que rien (en plus) ne l'a impliqué ou est actuellement impliqué dans ces activités », a juré Calzon à la AFP. L'agence Française affirme dans un câble que l'organisation de Calzon et de Sixto a envoyé à Cuba « des milliers de livres, ordinateurs portables, radios ondes courtes et médicaments »
Cependant, une enquête du General Accountability Office (GAO) un bureau de contrôle du gouvernement fédéral dans un rapport de 50 pages publié il y a quelques mois note que très peu des dizaines de millions distribués pour la USAID sous la Rubrique Cuba est effectivement parvenu dans l'île.
Un nombre important des organisations parasitaires de la « dissidence » de Miami s'est approprié cette fortune quand elle a touché la Floride.
Plus de 95% , c'est-à-dire la quasi-totalité des 65,4 millions du budget Cuba de la USAID examiné par le GAO a été attribué «en réponse à des propositions non sollicitées » sans justification légale, révélait le rapport.
Parmi les grands bénéficiaires de cette opération de détournement de fonds on trouve Cuban Freedom Center, de Calzón, qui a bénéficié de plus de 5 millions entre 1996 et 2005.
Comme si cela n'était pas suffisant, la USAID a reçu des subsides également de National Endowment for Democracy (IRI) et de la International Republican Institute (IRI), deux autres pourvoyeurs de RSF. Ce n'est pas par plaisir que Robert Ménard maintient un bureau à New York, et dispose d'une signature comptable en Virginie, à quelques minutes du Bunker de la CIA, en plus d'un compte bancaire nord-américain auquel lui seul a accès.
CALZON, UN EX TERRORISTE DU GROUPE ABDALA
A la fin des années 60, Frank Calzon, alors agent spécial de la CIA, a été le dirigeant du groupe terroriste Abdala, lié au mal nommé Front de Libération National de Cuba (FLNC).
Calzon devint à être directeur exécutif de la Fundación Nacional Cubano Americana (FNCA), depuis sa création en 1981, sous la directive de la Maison blanche de Ronald Reagan. Une organisation connue pour son appui aux activités criminelles du terroriste Luis Posada Carriles.
A partir de 1987, il passa à l'organisation d'extrême droite Freedom House pour là se créer une organisation propre,le Cuban Freedom Center, qui immédiatement reçut 400 mille dollars de la part du Gouvernement des Etats-Unis.
Ménard a connu Calzon à ce moment-là par l'intermédiaire de Otto Reich, un autre haut fonctionnaire nord américain, né à Cuba de père autrichien.
Durant ces années Robert Ménard nia ses relations avec Calzon.
En mars 2004, Ménard et Calzon se présentèrent en public ensemble, avec une mercenaire connue de Miami, Silvia Iriondo, dans une réunion avec les députés européens, provoquée par les alliés de José María Aznar dans l'Union Européenne.
En mai, Calzon mit la main sur 5 des 34 millions que Bush avait assignés pour la bonne marche de son plan d'annexion de Cuba. Reporters sans frontières s'est alors attribué une part du gâteau. Cependant, il fallut attendre un forum sur internet de l'hebdomadaire Nouvel Observateur, le 22 octobre 2004, pour que le chef de RSF reconnaisse ouvertement ses liens avec l'ex-agent de la CIA.
Pendant ce temps-là il développait en France des campagnes médiatiques qui montraient aux secteurs progressistes, que le chef de RSF obéissait aux directives très claires des renseignements nord-américains, Ce qui expliqua pourquoi il resta silencieux il y a peu quand d'importants médias progressistes comme la page web rebelion.org et l'Agence Bolivarienne d'Information ont été censurés par divers serveurs d'Intenet en Suisse et d'autres pays d'Europe.
Face au scandale Sixto-Calzon, Ménard a préféré éviter la question et réaliser en France une bruyante campagne contre la Chine, avec la presse française, propriété des mêmes grandes fortunes qui le soutiennent.
Néanmoins à Miami, il apparaît que la cas Sixto-Calzon est seulement la pointe de l'iceberg et que de nouvelles investigations pourraient promptement révéler d'autres scandaleux chapitres de la sale guerre contre Cuba menée depuis 50 ans par le gouvernement de Washington.
J.G.Allard
Canada

22:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, actualite, histoire, courcelles, rsf, tibet, chine, cia, democratie, liberte, presse, medias, information, television, usa, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/04/2008: Robert Ménard a reçu 100 000 $ de Taïwan...

-------- Message original --------
Sujet: Fw: [CSP] Robert Ménard a reçu 100 000 $ de Ta ïwan
Date: Mon, 14 Apr 2008 18:05:24 +0200
Pour :: democrite <
democrite@neuf.fr>


----- Original Message ----- 

Sent: Monday, April 14, 2008 2:36 PM Subject: [CSP]

Robert Ménard a reçu 100 000 $ de Taïwan  

10 avril 2008 Jean-Guy Allard 

Aucun organe de presse français ne l'a publié à l'époque, mais la presse taïwanaise en a fait grand état en janvier 2007: Robert Ménard, le fondateur et secrétaire perpétuel de Reporters sans frontières (RSF) qui  coordonne en ce moment des manifestations hostiles contre la Chine, a reçu officiellement un chèque de 100 000 dollars de Taïwan, pays connu pour  son appui aux régimes de droite les plus récalcitrants.  Ménard a voyagé le 28 janvier 2007 au pays de Tchang Kaï-chek pour recevoir son prix des mains du président Chen Shui-bian qui agissait au  nom de la Fondation taïwanaise pour la démocratie, un organisme paragouvernemental fondé un an auparavant pour appuyer les partenaires  étrangers de ce bastion de l'extrême droite internationale.  Ménard et deux employés de RSF ont notamment provoqué des incidents à Athènes quand ils ont tenté de déployer une bannière «pour le respect des droits de l'homme en Chine, durant la cérémonie de remise de la flamme olympique», selon l'agence française AFP, associée au groupe. Le secrétaire à vie de RSF a déjà annoncé par ce même intermédiaire qu'il y aura «d'autres actions au cours des prochains mois avec le même objectif».  En acceptant son prix à Taïwan et le chèque qui l'accompagnait, Ménard s'est engagé à créer un site web pour continuer à attaquer la République populaire de Chine contre laquelle RSF s'acharne depuis déjà plusieurs années.  Il ne fait pas doute que des transferts bancaires ont eu lieu entre Taipei et Paris où est installé le groupe français, parrainé (comme il a été contraint de le reconnaître) par le gouvernement des États-Unis par l'intermédiaire de la National Endowment for Democracy et de l'International Republican Institute, en plus d'autres sources de financement occulte de la droite européenne.  D'un autre côté, le patron de RSF ne pouvait ignorer que le président taïwanais Chen Shui-bian était l'objet d'accusations de corruption et de contrefaçon et a échappé à l'emprisonnement grâce à son immunité face aux poursuites pénales.  Son épouse, Wu Shu-chen, a été aussi accusée de corruption dans le cadre d'une grande enquête sur des détournements de fonds au sein du Parti démocrate progressiste.  Selon une vaste étude au sujet de Taïwan publiée par le sociologue José Antonio Egido, «le gouvernement taïwanais poursuit la politique anticommuniste de ses prédécesseurs, comme le prouve l'appui politique (et sûrement financier) qu'offre la Fondation pour la démocratie de Taïwan à l'opposition (lire les mercenaires payés par Washington) contre-révolutionnaire  cubaine».  Taïwan s'est constitué au cours des années en un véritable nid de l'anticommunisme créé et protégé par les États-Unis.  Pour l'expert, «la corruption n'est pas seulement une pratique de politique extérieure de ce régime mais bien un héritage de la Chine de Tchang Kaï- chek que l'on s'efforce de préserver ».  Visiblement heureux de se retrouver face à d'aussi généreux admirateurs, Ménard fait l'éloge du régime de Taïwan qu'il a qualifié de «meilleur exemple de la démocratie asiatique», rapportait Taiwan Info, un site web officiel du Ministère de l'information de l'île.  http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=758 

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13/04/2008

12/04/2008: "Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin"...


-------- Message original --------

Sujet: Daniel a dit
Date: Sat, 12 Apr 2008 10:06:25 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>


"Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin"
Devinez qui a dit ça?
Cohn-Bendit,
le 26 mars en séance plénière au parlement européen 
Déclaration reprise sur son site personnel  
Il avait déjà été splendide en ce qui concerne la guerre pour démembrer  la Yougoslavie, il reste fidèle à lui-même pour ce qui concerne la Chine en 2008
------------------------------------
Site d'intellectuels chinois dénonçant les médias occidentaux qui manipulent à souhait les images des évènements de Lhassa

11/04/2008

10/04/2008: TIBET - HAITI: la différence ... ?


TIBET - HAITI: la différence ... ?

Je ne sais pas si vous avez effectué les comparaisons néccessaires (?).
-dès le début des émeutes de Lhassa, les ricanos-occidentaux, leurs médias sécurisés et domestiqués et tous les bourreurs de crane (Ménard-Rsf en tête), ont aussitôt parlé de manifestations pacifiques, de violations des "droits de l'homme", de répression et de désinformation de la part des Chnois. Et cela continue ...
-aujourd'hui les mêmes médias titrent "émeutes en Haïti". Là, le peuple est en  grève et en révolte dans un des pays du Monde "libre" parmi les plus pauvres du monde. La misère s'amplifie, les gens protestent contre la vie de plus en plus chère (jusqu'à 80% pour les produits de première nécessité) et vont bientôt crever de faim dans la rue, sont à bout ... Sans parler du reste sur le plan humain...
Là, pas question de répression, de violations des droits de l'homme ... Il est vrai qu'il y a 3 - 4 ans, Ricains, Canadiens et Français sont allés mettre leur nez et que la répression, dans ce pays désormais occupé lui aussi, se fait sous le sigle "UN".
Alors ? La vérité en Haïti, comme au Tibet, ne comptez pas sur nos journalistes "libres" et totalement "indépendants" pour vous la dire ... Chez nous la presse n' est pas censurée, elle est tout simplement manipulée par les comédiens de service...
RoRo

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10/04/2008

10/04/2008: S’agit-il de s’intéresser au Tibet ou de développer un anti-communisme primaire ?



-------- Message original --------
Sujet: Tibet ou anticommunisme primaire?
Date: Thu, 10 Apr 2008 07:45:10 +0200
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>


S’agit-il de s’intéresser au Tibet ou de développer un anti-communisme primaire ?

On peut s’interroger parfois à propos des faits divers, pourquoi tout à coup l’un d’entre eux prend de l’ampleur, donne lieu à des comportements de compassion qui frisent l’hystérie, la rumeur s’enfle, et nous sommes devant un espèce de nœud paranoïaque de la société.  Sur le plan politique, la presse et la radio tentent de chauffer à blanc l’opinion publique pour aboutir à des phénomènes semblables, y arrivent-elles ? Vous remarquerez qu’elles ne mettent “le paquet” que quand il s’agit de provoquer la haine, l’hystérie des masses contre les communistes, aucun autre sujet ne les mobilise. Le communiste dans leur imaginaire est toujours plus ou moins le mal absolu et il est sans rival. Même pas la haine anti-musulman, même pas le racisme anti-chinois, il y faut le piment de l’anti-communisme primaire.

Etrange ? Si l’on considère la folie du passage de la flamme à Paris, on peut effectivement noter un certain résultat en matière de crétinisation  des masses ou comment donner à la politique la passion du fait divers pédophile en montant l’équation : communisme égal dictature?  Pourtant si on y regarde de près le phénomène de la « contestation » tibétaine qui a bénéficié d’une couverture médiatique inouïe, qui a été préparé jour après jour par les radios et télévisions, a connu un succès limité. Assez pour nous rendre ridicules aux yeux de la planète, pas assez pour entrainer la population française.

Ce qui est frappant dans ce phénomène est le fait que la population française à qui radio et télévision serinent sans aucune contradiction que le peuple tibétain et le peuple chinois subissent un martyre quotidien de la part du pouvoir communiste chinois ne s’intéresse que très modérément à la question, rien à voir avec par exemple le fait divers pédophile. On sait que pour faire évoluer l’opinion publique très anti-guerre lors de la première guerre d’Irak, il a fallu inventer la fable des bébés kowétiens arrachés à leur couveuse par les méchants irakiens. Là au titre des fictions télévisuelles, il y a bien eu les photos de la police népalaise bastonnant les moines tibétains, photos devenues celles de la police chinoise, ou encore on a balancé sur internet une photo de soldats chinois figurants dans un film s’apprêtant à mettre  une robe de bonze, comme la preuve des exactions qu’auraient pour les médias (absents) concocté la « propagande «  chinoise.  Mais le moine tabassé ne provoque pas l’hystérie des foules française. Je n’ai pas pour habitude d’être exagérément optimiste ces derniers temps sur un peuple français capable d’élire un Nicolas Sarkozy -  je reconnais que le monde politicien ne lui offre aucun choix digne de ce nom- mais je puis vous assurer que l’hystérie pro-tibétaine n’a jamais dépassé le cercle du politico-médiatique et encore chez ces gens-là  il a été  rare d’atteindre les sommets d’un élu vert épris de la spiritualité tibétaine. Même Ayrault, le président du groupe socialiste qui a fait monter le drapeau tibétain sur le fronton de sa mairie, même Ségolène l’éternelle gourde qui a proposé le boycott des jeux olympiques comme elle avait refusé le nucléaire civil aux iraniens, toujours un cran au-dessus de Bush, ont eu du mal à tenir le rythme fou d’un élu vert déchaîné de passion pour le dalaï Lama (1). Il est vrai qu’en matière d’anti-communisme primaire on a rarement fait mieux même à droite qu’un vert. Mais la population française s’obstine à ne suivre qu’avec beaucoup de distance.

Certes, l’extrême-gauche a fait ce qu’elle a pu pour faire monter la sauce. Marie Georges Buffet, la « dirigeante » du PCF a renouvelé son exploit de 2003 quand elle en avait appelé à l’Europe contre Cuba, elle a demandé que l’Europe exige des Chinois qu’ils arrêtent la répression sur les Tibétains. La LCR elle a appelé à suivre le sulfureux Robert Ménard comme en 2003. On ne change pas une stratégie anti-communiste qui gagne et qui est en train de transformer le communisme en France en chapelle hystériques et groupusculaires. Ces étranges communistes solubles dans les médias qui d’ailleurs n’ont qu’un rêve : abandonner ce mot de communiste trop lourd à porter suivent san état d’âme le discours dominant qui fonctionne sur le modèle du fétichiste “je sais bien mais quand même”(2), le communisme n’est pas la dicature mais quand même là où il y a communiste il y a toujours dictature.

Ce qui nous vaut cet étrange paradoxe de la question tibétaine, non seulement la gauche volant à la rescousse de moines obscurantistes et féodaux, voire pire, mais alors qu’aucune nouvelle de repression ne parvient du Tibet et que visblement les victimes l’ont été de la part de brutes déchaînées, des tibétains massacrant d’une manière raciste d’autre chinois, ces appels pathétiques à faire cesser la répression chinoise.
 
De gaulle disait « la politique de la France ne se décide pas à la corbeille », là c’est pire la politique de la France est un doux mélange de la corbeille et de groupuscules atlantistes qui prétendent nous faire rejouer l’affaire Dreyfus et les luttes anti-coloniales de Sartre pour le plus grand profit des agents de la CIA. Mais honnêtement si je dois en croire radio-bistrot, toutes les conversations entendues ci et là, en France tout le monde se moque  parfaitement du dalaï Lama.Et l’opération contre la flamme olympique a été sévérement jugée.
 
Nous subodorons confusément que nous  avons eu affaire à  une bande de provocateurs professionnels,venus de toute l’Europe, grassement payés à ne rien foutre d’autre, je veux parler des tibétains professionnels qui autour de dalaï Lama recevant des subsides confortables de la NED (officine de la CIA) propagent leur religion, fondent des monastères et dont déjà un article de ria novosti s’interrogeait : sommes-nous en train d’assister à la naissance d’un fondamentalisme bouddhiste, une organisation terroriste donc contradictoire avec le pacifisme bouddhiste, un phénomène proche d’Al qaida ? Tout le laisse à penser. Il faut également citer au titre des stipendiés de la CIA, un produit made in France, Robert Ménard, un individu totalement grotesque qui a terminé la journée en faisant partir des pétards sur la façade de notre dame de paris. Les syndicats qui ont essayé d’occuper un point stratégique pour populariser leurs luttes apprécieront les complicités nécessaires dans la police française pour accomplir ce genre de choses, Comme les complicités nécessaires pour que quelques centaines de tibétains déguisés puissent occuper le terrain. Comment un pareille bande de branquignoles peut-elle paraître diriger la politique de la France ? Comment avons-nous réussi à donner au monde entier ce spectacle incroyable des rues de Paris débordées, d’une police entièrement mobilisée incapable de contenir une bande de deux ou trois cents provocateurs professionnels, quels ordres avaient reçu  la police française pour se montrer aussi incapable ?

Il y a certes la soumission de notre gouvernement et de son président non seulement aux Etats-Unis mais à son président le plus déconsidéré. Alors même que l’Europe a manifesté lors du sommet de Bucarest une timide résistance aux exigences d’un Bush sur le départ, Sarkozy frétillant comme un caniche a envoyé des soldats dans la guerre perdue d’Afghanistan. mais là encore l’événement illustre quelque chose de plus profond :  il s’agit de ne jamais se poser la question de savoir si le péril qui nous menacerait provient d’un quelconque pays du tiers-monde ou bien provient des Etats-Unis qui s’avère être aujourd’hui le pays le plus dangereux, le plus anti-démocratique pour la planète qui se puisse imaginer. Tout ce cirque autour de la Chine, des jeux olympiques évite cette question pourtant essentielle : qui menace la paix dans le monde ? Qui est à l’origine de la crise qui déferle sur nous ? Tant que cette question ne sera jamais posée par la gauche et l’extrême-gauche, il y a peu de chance pour qu’elle soit au centre de notre politique et Sarkozy aura les mains libres pour envoyer des soldats en Afghanistan, pour soutenir les crimes en irak et en Israël. Et les députés de gauche pourront se mêler à ceux de droite sur le parvis pour exiger… la fin des méfaitrs chinois.

C’est dans ce contexte qu’il faut interroger le style du pouvoir français. Le président, l’exhibitionniste compulsif a réussi en peu de temps à imprimer un style très particulier à toute la politique de la France, c’est un désordre permanent. Chaque initiative produit immédiatement sa caricature : l’engagement pour le Darfour, le soutien à la dictature tchadienne pour complaire aux USA et à Exxon tourne à l’arche de Zoe. Avec chaque fois la lancinante question, mais qui va payer ? Le président se lance-t-il dans la libération d’Ingrid Bétancourt, même désordre, ses copains Uribe et Bush lui savonnent la planche sous les pieds en massacrant les négociateurs. Alors à partir de là c’est le bordel intégral, un avion qui part revient, Kouchner qui propose d’aller dans la jungle. Tout est comme cela, les institutions sont coulées, le patronat se crêpe le chignon, les chouchous du président viennent insulter les députés, c’est à prendre ou à laisser dit Jacques Attali, suivi de près par la secrétaire d’Etat à l’environnement qui les traite de lâches, après la raclée prise aux municipales, tous ces gens l’ont mauvaise.  Sommes-nous face à un fou, voire comme s’enfle la rumeur quelqu’un qui userait trop de substances illicites ? Ca c’est ce que l’on tente de nous faire croire, en fait cette agitation, cette pipolisation, ces promesses non tenues, et cette vulgarité, sont simplement l’illustration du fait qu’il n’y a plus aucune alternative politique, plus d’opposition crédible et que donc les caprices du pouvoir, les intérêts débridés et la vulgarité médiatique n’a plus aucun contrepoids. La ridicule journée du passage de la flamme n’a fait que l’illustrer.

La droite est devenue folle parce qu’elle n’a plus aucune opposition devant elle.

Ce qui est sûr c’est que ce moment complètement paranoïaque du passage de la flamme dans les rues de Paris est révélatrice d’un mal plus profond, nous avons un Sarkozy comme président mais il n’est que le symptôme d’un politico-médiatique complètement dégénéré, incapable de définir une politique cohérente. C’est très inquiétant parce qu’au-delà de ces pitreries, nous sommes confrontés à une crise d’une grande violence qui va peser très lourdement sur nos vies, et déjà pèse sur notre emploi, notre pouvoir d’achat, si la France est devenue ce bordel, il y a des gens qui sont en capacité de continuer à défendre leurs intérêts et à nous faire payer cette crise de la finance, et à imposer par exemple de nouvelles augmentations du prix du gaz, la fin des droits sociaux à la SNCF, une accélération partout de la pression sur les plus pauvres. Et cette politique ubuesque, ce désordre généralisé n’est que le guignol destiné à nous faire croire que nos malheurs sont dû au méchant étranger, au « péril jaune ».

Il y a une logique impérialiste que reflète le politico-médiatique: les Etats-Unis veulent imposer un monde unipolaire où ils seraient tout puissant avec leurs vassaux européens et japonais. Mais tout témoigne de leur incapacité de soutenir une telle ambition, alors il faut imposer l’idée que toute concurrence à l’hégémonie, toute force émergente est un danger. Ce que l’on ne peut pas assimiler parce qu’il s’oppose au tout marché, parce qu’il développe de nouveaux rapports sud-sud, un développement endogène ne doit pas être toléré, c’est ce que l’on appelle le choc de civilisation. je ne suis pas sûre que l’on puisse parler de civilisation à propos de ce qui s’est passé à Paris.

Danielle bleitrach

(1) qu’il me soit permis de signaler aux « spiritualistes » verts que  dans les montagnes népalaises où sévit le tourisme occidental on en est à des opérations de nettoyage des sommets couverts de canettes de bière de l’ordre de 17 tonnes de déchet. Et si par hasard l’espèce humaine les intéresse, la démocratie les préoccupe toujours  au Népal où  des groupes terroristes assassinent les « maoistes » participant aux élections et bien placés pour les gagner, Hier sept d’entre eux ont été abattus dans l’ouest du pays, des attentats à l’explosifs ont lieu pour empêcher les élections. Pourquoi personne paraît-il s’intéresser aux meurtres commis à Katmandou, est-ce parce que le bailleur de fond est la CIA ? ou parce que pour les manifestants français un bon communiste est un communiste mort ?

(2) Octave Mannoni expliquait que le fétichiste fonctionnait sur le modèle: je sais bien que ma mère n’a pas de penis mais la paire de bottine suppléait à ce manque. L’anticommunisme fonctionne sur ce modèle. Il était frappant de constater que quand l’on démontrait à un de ces excités pro-tibétain que la photo qui était censée représenter les policiers chinois se déguisant en moine était une escroquerie, ils répondait “peut-être” mais de toute façon les Chinois font pire.

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09/04/2008

08/04/2008: JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE ...

Des morts au Tibet ? Sûrement ! Mais Chinois et/ou Tibétains ??? Qui répondra à cette question dans la presse domestiquée capitaliste, anti-chinoise et anti-communiste ???
RoRo


mardi 8 avril 2008 (20h13) :
Thibet, un autre son de cloche !


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JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC LE BOYCOTT DES JEUX DE PEKIN ET LA PROPAGANDE ANTI CHINOISE

par Jean Luc Mélenchon

mardi 8 avril 2008

Je ne suis pas communiste chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d'accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d'accord avec l'opération de Robert Menard contre les jeux olympique de Pékin. Je ne suis pas d'accord avec la réécriture de l'histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu.

Je ne partage pas du tout l'enthousiasme béat pour le Dalaï Lama ni pour le régime qu'il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l'on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait pas permettre à la Chine d'être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de Chinois qui ont voulu et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite !

UN PRETEXTE

Si un boycott devait être organisé, dans une logique agressive conséquente, ce n'est pas celui du sport qui est un moment d'ouverture et de fraternisation. Pourquoi pas plutôt celui des affaires et de la finance ? Naturellement aucun des activistes mondains actuels ne le propose ni n'entreprend quoi que ce soit dans ce sens. Si l'on devait vraiment se fâcher avec le gouvernement chinois, pourquoi le minimum de ce qui se fait dans les relations normales entre les nations ne se fait-il pas à cette occasion ? Le président de la République chinoise (combien de protestataires se soucient de savoir comment il s'appelle ?) a-t-il été approché ? Lui a -ton demandé quelque chose ? Quoi ? Qu'a-t-il répondu ? Le premier ministre (combien se sont préoccupés de connaitre son nom ?) a-t-il été interpellé ? L'ambassadeur de Chine en France a-t-il été reçu et a-t-on eu un échange avec lui ? Qui s'en soucie ? Avec une morgue ressemblant a du racisme, on proteste contre un gouvernement dont on ne cite pas le nom des dirigeants, et dont on fait comme s'il n'existait pas ? Pourquoi sinon parce qu'on pense par devers soi qu'il n'en est pas vraiment un. La superbe occidentale nie jusqu'au nom des gouvernants qui dirigent un peuple de un milliard quatre cents millions de personnes que l'on croit assez veules pour être maîtrisées par une simple police politique !

D'une façon générale je ressens, en voyant tout cela, l'écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l'obligation pour les Chinois de faire le commerce de l'opium ! Si la volonté est d'affronter le régime politique de Pékin, aucun des moyens employés n'est de nature à modifier quoi que ce soit d'autre que l'opinion occidentale déjà totalement formatée sur le sujet.

Donc les évènements du Tibet sont un prétexte. Un prétexte entièrement construit à l'usage d'un public conditionné par la répétition d'images qui visent à créer de l'évidence davantage que de la réflexion. Exemple : seule l'enquête « d'arrêt sur image» rapporte que les « évènements du Tibet » ont commencé par un pogrom de commerçants chinois par des « tibétains ». Dans quel pays au monde de tels évènements restent-ils sans suite répressive ? La vie d'un commerçant chinois a-t-elle moins de valeur que celle du manifestant « tibétain » qui l'assassine à coups de bâton dans la rue ? Bien de l'amitié pour les Tibétains n'est qu'une variante nauséabonde du racisme contre les chinois. Elle se nourrit de tous les fantasmes que l'ignorance favorise. Que la répression ait été lourde est peut-être avéré. Comment l'apprécier ? Les seuls chiffres rabachés sont ceux du «gouvernement tibétain en exil ». Pourtant le gouvernement chinois, si j'ai bien entendu, annonce lui-même un nombre de blessés et de morts qui permet de comprendre qu'il y a eu une situation grave et sérieuse que les autorités admettent. Dans n'importe quelles circonstances on essaierait de comparer les informations. On essaierait de comprendre l'enchaînement des faits. Sinon autant dire que le gouvernement français de l'époque a ordonné de pousser deux jeunes dans un transformateur électrique à Clichy Sous Bois au motif qu'il avait alors une politique de main dure face aux banlieues. Personne n'oserait avancer une bêtise aussi infâme. Dans les émeutes urbaines américaines la répression a aussi la main lourde. Tout cela n'excuse rien. Mais cela permet de mettre des évènements en relation de comparaison.

UN PERSONNAGE SUSPECT

J'’exprime les plus nettes réserve à propos de l'action politique de monsieur Robert Ménard, principal organisateur des manifestations anti-chinoises. A présent, à propos du Tibet et des jeux olympiques, on ne voit que Robert Ménard. Il parle, parait-il, au nom de « Reporters sans frontière ». Cette association est réduite à la personne de Robert Ménard. Bien des anciens membres du conseil d'administration pourraient en dire long au sujet des conceptions démocratiques de monsieur Ménard dans sa propre association. Quand je me suis trouvé sur le plateau de radio à France Culture où l'on m'interrogeait sur le sujet du Tibet et des Jeux Olympiques, messieurs Marc Kravetz et Alexandre Adler sont restés silencieux quand j'en suis venu au rôle de monsieur Menard. Ils ne peuvent être soupçonnés de chercher à me complaire... Hors micro, les deux, exprimaient des réserves marquées sur les méthodes du personnage de Robert Ménard. Maxime Vivas a établi une analyse documentée extrêmement inquiétante sur ce personnage et ses sources de financements. Quoi qu'il en soit, il semble qu'il remplace aussi dorénavant les syndicats de journalistes, l'association internationale des droits de l'homme, Amnesty et ainsi de suite. Parfois même il remplace le Dalaï Lama. Robert Menard milite pour le boycott des jeux et ce que ne fait pas le Dalaï Lama. Celui-ci dit au contraire que le peuple chinois mérite les jeux. Robert Ménard est un défenseur des droits de l'homme à géométrie variable. A-t-il mené une seule action, même ultra symbolique, quand les Etats-Unis d'Amérique ont légalisé la torture ? A-t-il mené une seule action pour que les détenus de Guantanamo soient assistés d'avocat ? Robert Menard a un comportement qui soulève des questions sérieuses au sujet des motivations de son action.

LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE

A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler « d'invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice-président de l'assemblée populaire que « sa sainteté » a occupé sans rechigner. Cela jusqu'au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d'abolir le servage au Tibet et régions limitrophes.

Dans une négation des traditions, que j'approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d'esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n'évoque pas le satut des femmes sous ce régime-là. Mais il est possible de se renseigner si l'on a le coeur bien accroché. L'autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendu paradis de la non-violence ainsi qu'aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voila ce qu'il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l'horrible « invasion » qui y a mis fin. Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d'entre eux là où il n'y en avait que 2% au temps béni des traditions. Et l'espérance de vie dans l'enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi, l'anéantissement des Tibétains se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959, faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les Chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d'un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet.

A l'heure actuelle, je n'éprouve aucune sympathie pour « le gouvernement en exil du Tibet » dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu'il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes-clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu'elle veut et à ses partisans de même. Mais je m'accorde le droit d'être en désaccord total avec l'idée de leur régime théocratique.

Je suis également hostile à l'embrigadement d'enfants dans les monastères. Je suis opposé à l'existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l'autorité politique des religieux, même de ceux que l'album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l'ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l'avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n'ai jamais soutenu l'Ayatollah Khomeiny, même quand j'étais contre le Shah d'Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n'encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives sécessionistes que je condamne. Je demande : pourquoi pour exercer sa religion et la diriger, le Dalaï Lama aurait-il besoin d'un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d'amputer la Chine du quart de sa surface ! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n'être assis sur aucune royauté ?

FAUTEUR DE GUERRE

En ce qui concerne le droit international et la géopolitique, le dossier du Tibet tel que présenté par ses partisans est un facteur de violences, de guerres et de déstabilisation aussi considérable que celui des Balkans. Quel genre de Tibet est défendu ? Le "grand Tibet" incluant des régions comme le Yunnan et le Sichuan, sur les territoires des anciens seigneurs de la terre où sont organisés des troubles en même temps qu'à Lhassa ? Bien sûr, aucun de ceux qui s'agitent en ce moment ne se préoccupe de savoir de quoi il retourne à ce propos. Rien n'indique mieux le paternalisme néo-colonial ni le racisme sous-jacent à l'enthousiasme pro-tibétain que l'indifférence à ces questions qui mettent en cause la vie de millions de personnes et des siècles d'histoire et de culture chinoise.

J'ai lu que les athlètes français porteraient un maillot avec une déclaration un peu passe-partout qui est présentée comme une protestation politique . Je sais très bien que l'inscription "pour un monde meilleur" ne mange pas plus de pain là-bas qu'ici. Mais elle sera certainement vécue par les Chinois du commun comme un acte injurieux si son motif pro-Dalai Lama est connu. Peut-être est-il cependant aussi un peu hors limite des règles du sport international. Souvenons nous que la ligue européenne de natation a exclu des championnats d'Europe de natation le nageur serbe Milorad Cavic parce qu'il portait lors des remises de médailles un tee-shirt sur lequel était écrit : "le Kosovo est serbe". Cela fera-t-il jurisprudence ? Les champions français qui porteront un slogan annoncé comme politique seront-ils interdits de jeux ? Bien sûr que non !

Puisque le but c'est justement que le Tibet soit aux Chinois ce que le Kosovo a été aux serbes. Mais comme cela n'a rien de comparable, à part la volonté de dépeçage de l'ennemi et la mise en scène médiatique, il est fort probable que cela finisse à la confusion des agresseurs. Je le souhaite.

Je suis un ami de la Chine. Et je sais que l'intéret de mon pays et ses valeurs ne sont pas du côté où l'on voudrait les entrainer.

Lien : [www.rezocitoyen.org]

20:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, liberte, politique, presse, actualite, belgique, chine, cia, communisme, courcelles, democratie, histoire, imperialisme, colonialisme, propagande, repression, silence, medias, television, tibet, usa, dalai-lama, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |